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 Les écrits de Maître Eckhart - ENSTASE

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MessageSujet: Les écrits de Maître Eckhart - ENSTASE   Mer 16 Nov 2011, 22:27

N.B.: Maître Eckhart (1260-1327) : dominicain mystique rhénan n'est pas à confondre avec Eckhart Tolle !


Maître Eckhart : Un chemin vers la spiritualité traditionnelle

L’oeuvre de Maître Eckhart nous donne une liberté intérieure et transcendante qui peut nous conduire vers l’Unité.


Maître Eckhart était un dominicain qui naquit vraisemblablement vers 1260 et mourût probablement vers 1328. Nous n’avons que peu d’indications sur sa naissance et sa mort, par contre il fut un retentissant prédicateur qui fut sanctionné le 27 mars 1329 par la Bulle In agro dominico afin de stopper la diffusion de ses idées à tout le peuple. Il est l’auteur de nombreux sermons et traités ainsi que des commentaires de la bible, écrits en latin et en allemand. Ces textes sont après une étude minutieuse et une connaissance de la doctrine traditionnelle en parfait accord avec cette dernière, même s’il sont à une certaine distance du Principe ils sont l’aboutissement que pourrait être un ésotérisme chrétien. Nous pouvons donc sans ambiguïté indiquer que les écrits de Maître Eckhart sont à prendre en compte lorsque l’on chemine sur la voie de l’ésotérisme chrétien traditionnel.

En occident, la tradition primordiale a pris la forme de la tradition chrétienne, qui est certes éloignée du Principe mais qui contient dans son cœur l’esprit de la tradition primordiale. Les écrits de Maître Eckhart sont donc revêtus d’une enveloppe religieuse mais une lecture méditative permet à celui qui le peut de découvrir non pas un sens caché ou secret mais un sens profond qui permet à l’Esprit de s’ouvrir vers l’Absolu et dépasser les définitions engendrées par notre univers matérialiste et limité.

Nous découvrons à la lecture des écrits de Maître Eckhart une notion qui illumine toute son œuvre ; c’est la notion d’Unité qui est une des caractéristiques de la tradition primordiale. Dans le sermon « De l’homme noble » nous pouvons lire : « Il n’y a de distinction ni dans la nature divine ni dans les Personnes dans la mesure où elles sont unies dans la nature. », « dans l’Un seul on trouve Dieu ; et il faut que celui qui doit trouver Dieu devienne quelque chose d’Un. ». Cette notion d’Unité entraîne la distinction entre l’homme intérieur et l’homme extérieur, le premier attaché aux vérités du ciel ; le second préoccupé par l’activité terrestre. L’auteur nous confirme que c’est en se tournant vers le premier que l’on pourra atteindre l’Unité, le Centre ou l’Invariable milieu, désignations d’autres traditions.

Dans son sermon intitulé « Instruction pour la vie contemplative », nous pouvons lire que « C’est dans la mesure où l’homme se connaît lui-même qu’il peut en venir à la connaissance de Dieu ». C’est bien là un des fondements de la tradition où c’est par la connaissance de sa nature propre et de son enveloppe individuelle que l’homme, état humain, peut accéder à la connaissance de sa Personnalité c’est-à-dire du Soi, axe transcendant qui relie tous les états de l’Etre aussi bien dans le monde manifesté que dans le non manifesté (précisons, afin d’éviter toute confusion, que l’Etre peut être dépassé pour accéder au non-être), axe qui a sa source dans le Principe et qui fait actionner la roue qui nous entraîne inévitablement vers un retour vers le Principe. Dans le premier sermon « De la naissance éternelle » Maître Eckhart nous indique que « la nature et la volonté de Dieu c’est d’être le commencement et la fin de toutes choses ». Dans le quatrième sermon de ce même sujet nous pouvons lire que « Si tu veux trouver en toi ce noble fils, il faut que tu abandonnes la multiplicité et reviennes à ton point de départ, le fond, d’où tu es venu. ». A cette notion de cycle se rajoute l’idée de la multiplicité comme opposition à l’unité et c’est bien celui qui dépasse la multiplicité qui pourra trouver l’Unité et donc retourner vers le Principe. Maître Eckhart évoque, dans le sermon « De la connaissance de Dieu », le thème du Premier Principe : « Alors se pose la question de savoir comment le Premier Principe tient donc tout enfermé en soi ? Je réponds ceci : Toutes choses sont – en forme finie – apparues dans le fleuve du temps, et sont pourtant – en forme – infinies – demeurées dans l’Eternité. Là elles sont Dieu en Dieu. ». Un peu plus loin, il précise sa pensée en indiquant que : « alors ressuscitent aussi en toutes choses, non en elles mêmes, mais bien en celui qui les a transformées en lui. Là elles sont aussi spiritualisées, et il n’y a là qu’un esprit, et elles retournent avec l’esprit dans la source. »

La notion de Dieu, quelquefois intitulé Le Père, ne doit pas être enfermée dans un carcan défini, c’est d’ailleurs bien là le dépassement que doit insuffler toute démarche spirituelle traditionnelle, et donc non seulement à cette notion religieuse de Dieu créateur puisque dans le quatrième sermon évoqué plus haut, l’auteur affirme que « Dieu opère toutes ses œuvres, en lui comme en dehors de lui, en un instant. ». On retrouve bien là cette notion de connaissance intuitive et immédiate qui est la première révélation de celui qui marche sur le chemin de la tradition. Le Père engendre le fils ainsi Maître Eckhart nous permet de voir comment cette naissance peut être engendrer en nous même, dans notre intérieur et uniquement là car nos possibilités ne peuvent venir de l’extérieur. Les textes bibliques prennent alors une nouvelle dimension et notamment la vie du Christ. Une dimension illimitée et intérieure qui ne peut être comprise que par une lecture « du cœur » de la bible. Pour pouvoir lire spirituellement la bible et réaliser cette lecture, qui est dans la tradition primordiale un des contenus de la Connaissance avec l’étude, Maître Eckhart donne des instructions spirituelles notamment avec le discours sur le discernement et celui sur le détachement. On retrouve bien là aussi les fondements révélés par d’autres textes orientaux, notamment védiques, qui confirment la démarche de Maître Eckhart dans la voie traditionnelle. L’étude de la connaissance ne suffit pas à trouver son unité, elle doit être réalisée afin que celui qui chemine trouve le Centre, son centre d’où émane l’Axe sacré.

Le chemin d’accès balisé par Maître Eckhart peut nous permettre en occident de nous approcher de la tradition primordiale. Nous n’avons donc nullement besoin de chercher ailleurs une autre forme de tradition que nous possédons surtout que le plus souvent cette tradition extérieure est déformée au point où l’on en arrive à faire croire que la notion de transcendance est absente des traditions orientales ou autres. C’est le contresens le plus fréquent car le rattachement est une autre notion clé de la spiritualité traditionnelle.

Nous ne pouvons reprendre toutes les notions contenues dans les écrits de Maître Eckhart car de très nombreuses pages seraient alors nécessaires. Dans notre monde où tout nous pousse à alimenter notre individualité par un matérialisme sans cesse insatisfait, la lecture des œuvres de Maître Eckhart nous donne une liberté intérieure et transcendante que nous ne pourrons jamais obtenir de l’extérieur. Là aussi en conformité avec la démarche traditionnelle, nous pouvons apprendre que nous possédons tous un fragment de la vérité que nous découvrirons si nous portons sur nous même un regard lucide et éclairé par la Lumière qui vient de la ténèbre.

Nous terminerons cet article par les strophes IV et V d’un Poème, le seul qui nous soit parvenu, écrit par Maître Eckhart :

« Ce point est ma montagne
à gravir sans agir
Intelligence !
Le chemin t’emmène
Au merveilleux désert,
Au large, au loin,
Sans limite il s’étend.
Le désert n’a
Ni lieu ni temps,
Il a sa propre guise.

Ce désert est le Bien
Par aucun pied foulé,
Le sens créé
Jamais n’y est allé :
Cela est ; mais personne ne sait quoi.
C’est ici et c’est là,
C’est loin et c’est près,
C’est profond et c’est haut,
C’est donc ainsi
Que ce n’est ça ni ci. »

Laurent Mollard


Bibliographie : Maître Eckhart, Œuvres, éditions Tel Gallimard – L’œuvre latine de Maître Eckhart aux édictions du cerf

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/maitre-eckhart-un-chemin-vers-la-54923


Dernière édition par douceur le Ven 13 Jan 2012, 16:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les écrits de Maître Eckhart - ENSTASE   Dim 20 Nov 2011, 17:30

Citation :
Maitre Eckart (1260-1327) : Sa conception poussée jusqu’á une enstase radicale, évoquant le „non-né” des Upanishads, est á comparé á l’Orient.
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MessageSujet: Re: Les écrits de Maître Eckhart - ENSTASE   Dim 20 Nov 2011, 17:52

Extrait de Mouvements d’extase.

En regard des "états mystiques" de Georges Bataille


Citation :
(...) Bruno rappelle des exercices fondamentaux des yoga-sûtras, et du Bouddhisme du Sud, dans lesquels l’arrêt de la “pensée discursive” - de la pensée comme langage - dépend de techniques d’attention et de concentration, telles que les techniques de focalisation attentive sur “une fonction du corps, comme la respiration”, puis sur “le langage lui-même (les mots, les phrases)”, jouant sur la répétition rythmée, obsédante de mots. Bataille note que la prononciation de la syllabe “ôm” plongeait l’adepte dans une “torpeur religieuse” (...)” dont le prolongement dans l’intériorité est infini”5 ; mais il déclare avoir abandonné tôt cet exercice. Les “puissants prolongements” du yoga tantrique, ou de toxiques, auxquels Bataille fait allusion, sont finalement négligés pour le motif qu’ils mènent à une maîtrise de l’intériorité - “des mouvements intérieurs” - et à un détachement des objets, et dénoncés pour des raisons “morales” : Bataille déclare “vil” le plaisir, une femme... servant d’autre fin qu’eux-mêmes. “Vil surtout d’“exploiter” l’expérience, d’en faire un exercice apprêté, voire une compétition”6 .


Si, dans le yoga, le dhyâna se définit par une technique de concentration, d’intériorisation et de résorption de l’esprit en lui-même, il enveloppe l’adepte d’une torpeur diffuse assimilable à une rêverie. Mircea Eliade décrit les trois phases finales de l’expérience yogique de Patanjali incluses dans l’identification suprême du samyana (identification réalisée sur le plan “de la matière inerte (...) ou bien celui de la matière incandescente”1) : la “concentration”(dhâranâ), la “méditation”(dhyâna), et la “stase”(samâdhi) ou “en-stasis yogique”. Sur le mot “samâdhi”, traduit généralement par “concentration”, Eliade écrit : “Les significations du terme samâdhi sont : union, totalité ; absorption dans ; concentration totale de l’esprit ; conjonction.”(...)” Le mot est employé d’abord dans une acception gnoséologique : samâdhi est cet état contemplatif dans lequel la pensée saisit immédiatement la forme de l’objet, sans l’aide des catégories et de l’imagination (kalpanâ) ; état où l’objet se révèle “en lui-même”(svarûpa), dans ce qu’il a d’essentiel, et comme s’il était “vide de lui-même”. Le sujet, l’acte de connaissance et l’objet sont un, par identification. Pas de différence entre “l’acte et l’objet de la méditation”, mais “une coïncidence réelle entre la connaissance de l’objet et l’objet de la connaissance”2 . Le samâdhi est encore décrit par Eliade comme “un état invulnérable, complètement fermé aux stimuli”, mais distinct (tout en étant comparable) d’une “transe hypnotique” plus proche de “l’état vikshipta” qui n’est qu’une paralysie, d’origine émotive ou volitive, du flux mental”. L’“ékâgratâ yogique” inhérente au samâdhi est une réduction du champ de vision, une concentration continue en un point, instance plus imaginative que perceptive. Notons que cet exercice de concentration (ékâgratâ) relève de même que cette autre technique de concentration, trataka, d’un “yoga des yeux”(drishti-yoga). Trakata est un exercice de fixation d’un objet, d’une statue, ou d’un dessin. Dans la concentration proprement dite (dhâranâ) et propitiatoire aux états supérieurs de méditation et d’extase, les désirs et les pensées sont ralentis et rapportés à la sérénité d’une surface d’eau sans vague, dans une première phase de purification (cittaçuddhi). Secondement, les identifications aux turbulences intérieures (vrttis) doivent cesser, suivant ce que préconise Patanjali (“yoga citta vritti nirodha”) ; c’est un travail de déplacement des pôles d’identification.



“L’extase dans le vide” suppose “l’extase du non-savoir” qui ne peut se passer de l’antériorité de “l’extase devant l’objet”, devant le “point pur” ou “quelque image bouleversante”... “Si j’avais ignoré l’extase devant l’objet, je n’aurais pas atteint l’extase dans la nuit”1. Le point, la nuit, - l’extase - désignent un lieu et un processus d’expérience. L’identification, ou l’expérience perceptive de l’extase, subit chacun de ces deux modes d’appréhension. “Le but de la méditation est d’induire une sorte d’engourdissement”... Bataille opposa à ce moment de son parcours la lenteur d’une “crue envahissante” à la virulence de l’orage. Selon Bruno, Bataille dut souffrir de l’affadissement qui accompagnait cette “félicité diffuse et douce”. Ces expériences de torpeur somnolente, définies par Bruno comme une “phase d’intériorisation”2 , vont se prolonger par des exercices plus violents, où l’usage du langage projette celui-ci vers le bruit et le cri, et où le rôle des images va gagner en importance. Les supports de méditation ont les caractéristiques de la violence la plus intolérable : les photographies du supplicié chinois, “l’image menaçante d’un oiseau de proie fondant sur lui et lui ouvrant la gorge”3, l’horreur se dégageant des montagnes...(...)

(...) Jean Bruno évoque alors l’extase survenant “seulement quand eurent cessé la dramatisation et toute recherche en attente”3 . C’est une nouvelle phase de l’expérience qui se caractérise par une extase advenant “à l’improviste”, par une simplification considérable des techniques, et par un renoncement “à l’artifice des images saisissantes”4. L’expérience dépend désormais d’un “choc infime”, et s’amorce une alternance entre “états et réflexions”. Bruno met en lumière deux autres processus d’une “polarisation alternativement orientée vers l’intériorité ou le dehors” : “Intériorité et projection”(ibid.). D’autre part de la concentration, une “expansion extatique”5 qui agit par un “mode de dramatisation dépouillée”, écrit Bataille. “Il en vint, dit à son tour Bruno, à projeter au-delà de lui-même un “point” sur lequel se concentrait son désir de brûler” (ibid.). Et, tout dernièrement, Jean Bruno, faisant référence au tantra du Cachemire, au Vijñâna Bhairava, décrit la dernière phase de l’expérience extatique de Bataille : “la volatisation”, une libération prenant la forme d’un “vol d’oiseau”6 , d’un état suspendu.

Cette relation extase-enstase - “intériorité et projection” - est décelable dans les textes à la fois comme articulation diachronique - un va-et-vient entre l’extériorité et l’intériorité - et comme articulation synchronique - la plus vaste extériorité convoque immédiatement l’intériorité la plus intime, où l’accès au lieu clos de l’âme7 est accès à l’apérité infinie. Cette relation indique tout à la fois un processus et un espace. Une approche synchronique de l’expérience et du jeu des polarités induit un énergétisme où le temps de l’expérience doit alors nécessairement être posé en termes de mouvement, de forces exercées (et de puissances non manifestes), soit dans les termes d’un dynamisme et d’une physique. Le temps de l’expérience se trouve ainsi immergé dans un espace de l’expérience qui définit et répartit les forces en présence. C’est seulement en regard de cette logique énergétique que l’extase et l’enstase - ou bien plutôt l’étendue et le point - ont valeur de polarités effectives. Ceci-même implique un jeu de forces entre le corps et l’âme et peut-être au sein d’un seul “corpus verum” unifiant le corps et l’âme dans un même jeu de forces, tel que le propose par exemple Lucrèce dans son évocation de l’anima (comme énergie ruisselant jusqu’aux limites du corps, “per tota membra”) et de l’animus (force vitale concentrée en un point, sorte de “monas saccas”). Cette morphologie énergétique du corps dans l’expérience a trait aux évocations d’un corps subtil 1 .

Chez Eckhart, le passage du corps singulier de créature à l’étendue de la Déité équivaut à la réalisation de l’étendue dans la créature. L’accès par un mouvement centrifuge à l’étendue de la pure extériorité est un accès à un ordre supérieur de spatialité, précisément de l’ordre du sensorium Dei, d’un espace conçu comme continuité et extension de la Déité. Cet accès est d’abord le mouvement d’une inversion de perspective et de révolution du point de vue qui introduit l’oeil humain en lieu et place de l’oeil divin. Le nouvel oeil semble alors exercer sa qualité d’enveloppement du créé et révèle le corps singulier comme étant lui-même étendue et développement de la substance divine. L’oeil divin atteint l’être de l’intérieur, depuis le centre du corps, à partir du “point”, de l’“étincelle” de l’âme. L’âme semble être aussi cet espace hors du créé, tel qu’il n’appartient pas à la créature. Là où Bizet 2 voit une contradiction - quand Eckhart établit l’unité de l’âme et en hiérarchise les éléments constitutifs - l’on voit l’intention claire de décrire l’hétérogénéité de la créature et du Créateur à l’intérieur de l’homogénéité unitaire de l’âme.



Suivant une longue tradition qui prend source dans la noétique aristotélicienne et se transforme par les lectures d’Augustin et du Pseudo-Denys, Eckhart s’emploie à distinguer les puissances de l’âme ; le mens (gemuet), intellect agent animé du selenfünkelin, s’oppose à l’intellect passif enchâssé dans la corporéité de la créature. Or c’est depuis ce point du fünkelin, qui est à la fois abîme et unité trine essentielle, que se répand une énergie d’abord concentrée en ce point, que rejaillit une lumière qui s’y est d’abord écoulée. L’étincelle de l’âme est abîme parce qu’ouverte à l’écoulement direct de la lumière divine, et elle est unité pleine en ce qu’elle est donation de lumière. Le rapport de ressemblance entre l’âme et la puissance divine, la créature et le Créateur, signifie plus que la marque du Créateur sur la créature, mais de surcroît, que l’âme est l’organe de Dieu.

Le sensorium Dei est devenu sensorium commune. L’extension centrifuge décentre l’âme et la vide d’elle-même. Ce vide est au plus intime l’endroit de l’accueil et de la réception de Dieu. “Quand, très ardemment, elle [l’âme] parcourt ainsi avec sa pensée le cercle et ne peut pourtant pas le fermer, elle se jette dans son point central. (...) En ce point la toute-puissance créatrice échoit aussi en partage à l’âme”1. L’explicatio centrifuge induit une complicatio centripète. Poser la synchronicité de ces mouvements ne signifie pas que l’on doive les décrire hors de toute partition diachronique. Eckhart y consent lui-même 2. Ce point soulève la difficulté de la mise à jour d’une temporalité propre de l’expérience mystique, où ne seraient pas séparés logiquement l’extase et l’enstase. Notre examen concerne ici une chronologie de l’expérience, tant les mouvements de la sortie de soi et de la rentrée en soi comportent déjà en chacun d’eux des moments et des mouvements constitutifs que les mystiques eux-mêmes se sont employés à décrire, mais cela peut-être à des fins méthodologiques liées à la promulgation de leur récit. Nous trouvons dans l’oeuvre du mystique rhénan les éléments d’une bipolarité extase-entase que Jean Deluzan posa d’emblée dans une réciprocité synchronique3 .

Ce mouvement de révolution du corps et de la vision est au cours de l’extase le même mouvement de transformation de la volonté, soumise aux fluences de la conscience. Chez Eckhart, et cela vaut pour la mystique chrétienne en général, la volonté subjective, préalable, atteint un seuil au-delà duquel elle s’invertit et est voulue. Le sujet devenant objet d’une autre volonté et voué par celle-ci à se nier en tant que subjectivité 4. Mais c’est là tout le sens d’un abandon de l’ipséité.
Tout le texte de la mystique se réfère ostensiblement à une bipolarité au coeur de laquelle se déroule l’expérience, polarité double pouvant être synthétisée dans les couples définitionnels : extase/enstase ; extase/initiation ; extension (étendue)/ réduction (point)...1

(...)

Début et fin du texte : http://www.lampe-tempete.fr/bataille.html
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MessageSujet: Re: Les écrits de Maître Eckhart - ENSTASE   Ven 16 Déc 2011, 00:58

Bonsoir à tous,

Citation :
Bouddhanar:

Chercher à l'extérieur est fatalement sujet de préoccupation. Chercher à l'intérieur, en tenant arrêtés corps et esprit, est fatalement une entrave. Donc, le Ch'an n'est ni à l'intérieur ni à l'extérieur, ni dans l'être ni dans le non-être, ni dans le vrai ni dans le faux. Ainsi, l'on dit : « Intérieure ou extérieure, les deux visions sont fausses. »

http://antahkarana.forumzen.com/t2766-lumiere-sur-le-tibet-de-jan-van-rijckenborgh#23704

En effet car :

"Cette relation extase-enstase - “intériorité et projection” - est décelable dans les textes à la fois comme articulation diachronique - un va-et-vient entre l’extériorité et l’intériorité - et comme articulation synchronique - la plus vaste extériorité convoque immédiatement l’intériorité la plus intime, où l’accès au lieu clos de l’âme7 est accès à l’apérité infinie. Cette relation indique tout à la fois un processus et un espace. Une approche synchronique de l’expérience et du jeu des polarités induit un énergétisme où le temps de l’expérience doit alors nécessairement être posé en termes de mouvement, de forces exercées (et de puissances non manifestes), soit dans les termes d’un dynamisme et d’une physique. Le temps de l’expérience se trouve ainsi immergé dans un espace de l’expérience qui définit et répartit les forces en présence. C’est seulement en regard de cette logique énergétique que l’extase et l’enstase - ou bien plutôt l’étendue et le point - ont valeur de polarités effectives."

http://antahkarana.forumzen.com/t2754-les-ecrits-de-maitre-eckhart#23499


Citation :
Dans Lumière sur le Tibet, Rijckenborgh évoque la possibilité d'une auto-libération et son fils, qui n'est plus rose-croix, récuse formellement la démarche qui consiste à s'en remettre à un maître ou à une école pour parvenir à l'éveil. Or, depuis 1968, date du décès de Rijckenborgh, la Rose-Croix d'Or (Lectorium Rosicrucianum) s'est éloignée de cet idéal. Elle est en effet classée comme secte...

http://antahkarana.forumzen.com/t2766-lumiere-sur-le-tibet-de-jan-van-rijckenborgh

Une relation étroite apparaît entre l'Enstase (intérieur) ET l'extase (extérieur) et la notion de Libération, plus justement avec le principe d'Auto-libération.

Dans l'hindouisme, l'état de Samadhi (l'Enstase) est associé aux "Libérés Vivants" :


Citation :
Samadhi

Le samadhi est cet état contemplatif dans lequel la pensée saisie immédiatement la forme de l’objet. Cet objet de la méditation se révèle « en lui-même », dans ce qu’il a d’essentiel, et comme s’il était « vide de lui-même ».

Lorsque le samadhi est obtenu en fixant la pensée en un point de l’espace ou sur une pensée, l’enstase est dite « avec support » ou « différenciée » (samprajnata samadhi). S’il est obtenu en dehors de toute « relation », lorsqu’il est une pleine compréhension de l’être, c’est l’enstase « non différenciée » (asamprajnata samadhi).

L’enstase différenciée rend possible la compréhension de la vérité et met un terme à la souffrance, alors que l’indifférenciée détruit les impressions de toutes les fonctions mentales antécédentes et arrête les forces karmiques déclenchées par les activités passées du yogin.

L’enstase différenciée comprend plusieurs étapes et est perfectible. Le yogin acquiert des « pouvoirs miraculeux » en rapport avec l’objet expérimenté, mais utiliser ces pouvoirs entrave le chemin vers l’enstase indifférenciée. Cette dernière est acquise par l’illumination obtenue spontanément lorsque le yogin se trouve au dernier stade de l’enstase différenciée. C’est la libération du purusa de l’emprise de la Prakrti.

Après la libération, la situation reste paradoxale : le yogin est (re)devenu le purusa, mais a un corps ; il vit dans la durée mais participe en même temps à l’immortalité ; c’est un libéré vivant. Il a intégré la coïncidence des contraires. Le samadhi n’est pas une simple régression dans l’indistinct primordial. Il y a « retour à l’origine », mais avec cette différence que le « délivré de la vie » recouvre la situation originaire enrichie des dimensions de la liberté et de la trans-conscience. Cette conscience de la liberté, qui n’existe nulle part dans le Cosmos, ni aux niveaux de la vie, ni aux niveaux des dieux, n’existe que chez l’Etre Absolu (Brahman).

http://www.esoforums.com/esowiki/index.php?title=Yoga
Citation :
La croyance dans le libéré-vivant à la charnière entre dualité et non-dualité

La question du jivan-mukta, le libéré-vivant, permet de résumer à la fois la proximité et le désaccord des conceptions dualistes et non-dualistes. Le védanta dit que l'être humain peut se libérer commplètement dès cette vie et que sa conscience devient une avec l'absolu. Les dualistes refusent cette possibilité.

http://www.anandamayi.org/devotees/jv/jv15.htm

Citation :
Shrî RAMANA MAHARSHI

(...) La Libération (mukti) consiste, en réalisant le Soi, à découvrir que l'on n'est jamais né et que l'on ne mourra jamais, puisque le Soi est éternel. Par là disparaît la peur de la mort, et par suite toutes les autres. La seule mort réelle est celle du moi, lequel est déjà mort en tant qu'illusion. Si le sommeil permet d'être un avec le Soi sans le savoir, l'enstase (samâdhi) permet au libéré d'être un avec le Soi en en étant conscient.

Cette Libération peut être atteinte même en vivant dans ce monde, en exerçant une profession, à condition de réserver à la méditation (dhyâna) une ou deux heures par jour. Les animaux peuvent y parvenir aussi, et l'on sait de quel amour les entourait Bhagavân.

Par son radicalisme pédagogique et son authenticité traditionnelle, ce qui apparaît dans cette remarquable « personnalité » impersonnelle que fut le Maharshi, c'est l'archétype incarné du sage par excellence, du vrai maître, du Sadguru dans ce qu'il a d'incorruptible et d'universel, du délivré-vivant demeurant sur terre par simple compassion pour délivrer les non-vivants ; et à ce titre, exemple même d'une « réalisation descendante ».

Shrî Ramana Maharshi aura été en plein XXe siècle le représentant type du Sanâtana-dharma, de la « Tradition perpétuelle » qui n'est autre que la Tradition hindoue des origines, dans l'inséparable union de l'Amour et de la Connaissance.

http://nous-les-dieux.org/Personnalit%C3%A9s/Jean_Bi%C3%A8s/Les_Grands_Initi%C3%A9s_Du_XXe_Si%C3%A8cle/Shr%C3%AE_Ramana_Maharshi
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MessageSujet: Mouvement centrifuge et densification   Ven 13 Jan 2012, 16:31

Bonjour à tous,

Entre les écrits suivants et l'expérience décrite après, un parallèle évident existe.

Citation :
Cette relation extase-enstase - “intériorité et projection” - est décelable dans les textes à la fois comme articulation diachronique - un va-et-vient entre l’extériorité et l’intériorité - et comme articulation synchronique - la plus vaste extériorité convoque immédiatement l’intériorité la plus intime, où l’accès au lieu clos de l’âme est accès à l’apérité infinie. Cette relation indique tout à la fois un processus et un espace. Une approche synchronique de l’expérience et du jeu des polarités induit un énergétisme où le temps de l’expérience doit alors nécessairement être posé en termes de mouvement, de forces exercées (et de puissances non manifestes), soit dans les termes d’un dynamisme et d’une physique. Le temps de l’expérience se trouve ainsi immergé dans un espace de l’expérience qui définit et répartit les forces en présence.

(...) Chez Eckhart, le passage du corps singulier de créature à l’étendue de la Déité équivaut à la réalisation de l’étendue dans la créature. L’accès par un mouvement centrifuge à l’étendue de la pure extériorité est un accès à un ordre supérieur de spatialité, précisément de l’ordre du sensorium Dei, d’un espace conçu comme continuité et extension de la Déité. Cet accès est d’abord le mouvement d’une inversion de perspective et de révolution du point de vue qui introduit l’oeil humain en lieu et place de l’oeil divin. Le nouvel oeil semble alors exercer sa qualité d’enveloppement du créé et révèle le corps singulier comme étant lui-même étendue et développement de la substance divine. L’oeil divin atteint l’être de l’intérieur, depuis le centre du corps, à partir du “point”, de l’“étincelle” de l’âme. L’âme semble être aussi cet espace hors du créé, tel qu’il n’appartient pas à la créature.

(...) Le sujet devenant objet d’une autre volonté et voué par celle-ci à se nier en tant que subjectivité 4. Mais c’est là tout le sens d’un abandon de l’ipséité.
Tout le texte de la mystique se réfère ostensiblement à une bipolarité au coeur de laquelle se déroule l’expérience, polarité double pouvant être synthétisée dans les couples définitionnels : extase/enstase ; extase/initiation ; extension (étendue)/ réduction (point)...1


Citation :
L’expérience qui suit se déroulera d’une part, après la Fusion éthérico-énergétique avec ma Flamme Jumelle. D’autre part, après ce que j’appelle ma « période bleue » qui débuta suite au franchissement cardiaque (4°chacra), au travers de mes vécus liés à la gorge (5° chacra) pour se terminer par les « extensions et clarifications » du 3° oeil (ou 6° chacra)


... Assise, ma nuque s’active. De part et d’autres de celle-ci, à distance égale, s’activeront les flammes de mes Polarités : masculin (à gauche) et féminin (à droite). Les Gardiens de celles-ci (un Etre masculin et un Etre féminin se tiennent respectivement à leur cotés et « veillent sur elles ».
-------> Toute l’année dernière, ILS ont attiré mon attention sur ces 2 polarités distinctes de mon Etre, sans qu’alors je comprenne.
Ces Gardiens, d’abord l’Etre Féminin, déposent leur mains sur mon coronal comme y activant qqch. Je perçois à leur contact que mes flammes montent et s’entrelacent. Pourquoi ? Car l’Unité - rien avoir avec l’Unité, « être Un » compris dans le sens « humain », terme tellement utilisé et répandu à l’heure actuelle - ne peut être sans le réunion au préalable de ces 2 polarités ! Ceci « coule de Source ».

Je remarque que ma respiration est quasi indétectable,... comme ralentie à l’extrême, mes poumons ne se soulèvent pas et pourtant je n’étouffe pas... Je sais et réalise aussi que si qqn devait regarder mon pouls, il ne le détecterait pas !! Mon rythme cardiaque ayant lui-même fortement baissé...

Entre mon 3° chacra et mon 4° chacra, un point s’active... mais Mon Dieu mais à quel point ! Je sens qu’à cet endroit de mon corps qqch commence à gonfler, à gonfler, à gonfler comme un ballon. C’est dense, très dense...

J’ai un haut le corps, ma tête tombe en avant, je suis « expulsée » mais c’est bizarre ! Ce n’est pas « hors de moi » que je suis expulsée mais vers mon Centre, vers mon être intérieur... je suis expulsée à l’intérieur de moi (??!!). Je « chute à l’intérieur de moi » car je ne suis qu’une « enveloppe physique vide ».

Le ballon d’énergie très dense, gonfle encore et encore en moi, il est déjà si gros qu’il dépasse mon enveloppe corporelle et s’étend hors de moi à en devenir un anneau puis une sorte de grosse « bouée énergétique » et enfin comme une aura. Je réalise que je « baigne » dans une nouvelle « dimension » énergétique mais que cette dimension fait maintenant « partie de moi » ! Je ne suis plus extérieure à elle. Je « suis » cette énergie-dimension et la « répands » (??!!)

Dans cette dimension « interne » donc, un flash m’arrive... un carré avec seulement les contours percevables. Les contours sont d’un Blanc Lumineux. Je sais qu’il s’agit d’une Entité Géomantique. Je réalise que mon être se trouve plongé dans la 4D quand soudain je glisse, après un nouveau soubresaut « interne », vers une autre dimension. Une nouvelle Entité Géomantique m’apparaît alors brusquement. Une forme jaune à multiangles. Cela se passe tellement rapidement que j’ai à peine le temps de réaliser ce qu’il m’arrive !... Je reçois en Insuffle, que je suis dans la 8D. C’est étrange, j’ai « glissé dans cette dimension » quasi instantanément sans être passée par les autres... En arrivant dans la 8D, les sensations de densités augmentent encore, j’ai passé une nouvelle porte densatoire... la troisième...

Ce qu’il y a à l’intérieur de moi se densifie, mon aura se densifie, je suis cette « nouvelle matière
»...


Dernière édition par douceur le Jeu 16 Oct 2014, 01:12, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Les écrits de Maître Eckhart - ENSTASE   Ven 01 Juin 2012, 19:27

Maître Eckhart ou La profondeur de l'intime
"La solution de maître Eckhart est d’acquérir une « solitude intérieure », non pas en fuyant le monde, mais simplement en changeant sa façon de le regarder. Selon celui-ci, un détachement total s’impose jusqu’à « la triple déprise » : dépossession du monde, de Dieu et de soi."


Mourir à soi, naître en Dieu, «percer dans le fond de l'âme»... L'intime chez Maître Eckhart n'est ni le secret ni la simple intériorité, mais une distance essentielle en l'âme qui permet à l'homme d'être à la fois uni à Dieu et présent au monde - authentiquement humain. Cette expérience apparaît ainsi comme une expression privilégiée du détachement, objet principal de la prédication du théologien rhénan. Ouverte sur l'agir et non close sur elle-même, elle révèle en l'homme une profondeur infinie qui fait de lui un être libre, inappropriable. Mais dire l'intime est un défi pour la pensée comme pour le langage, et toute l'oeuvre de Maître Eckhart peut être considérée comme une tentative de décrire cet indicible. Jamais pourtant, malgré l'insuffisance des mots, le prédicateur ne renonce. Sa langue atteint au contraire une créativité et une poésie remarquables pour évoquer le lieu de la naissance de Dieu en l'âme.

Situant parfaitement Maître Eckhart dans le contexte intellectuel et théologique qui était le sien, et dont il s'est souvent distingué, cet essai offre une relecture passionnante et sensible de ce théologien mystique parmi les plus originaux. Un ouvrage de référence.


http://www.laprocure.com/maitre-eckhart-profondeur-intime-eric-mangin/9782021046052.html



Eric Mangin



Éric Mangin est théologien et philosophe, maître de conférences à la Faculté de philosophie de l'Université catholique de Lyon. Il a déjà traduit au Seuil les Sermons parisiens de Maître Eckhart et publie en même temps que cet essai le quatrième volume des Sermons allemands.
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MessageSujet: Re: Les écrits de Maître Eckhart - ENSTASE   Jeu 16 Oct 2014, 00:55

Extrait remonté :

Citation :
Nous découvrons à la lecture des écrits de Maître Eckhart une notion qui illumine toute son œuvre ; c’est la notion d’Unité qui est une des caractéristiques de la tradition primordiale. Dans le sermon « De l’homme noble » nous pouvons lire : « Il n’y a de distinction ni dans la nature divine ni dans les Personnes dans la mesure où elles sont unies dans la nature. », « dans l’Un seul on trouve Dieu ; et il faut que celui qui doit trouver Dieu devienne quelque chose d’Un. ». Cette notion d’Unité entraîne la distinction entre l’homme intérieur et l’homme extérieur, le premier attaché aux vérités du ciel ; le second préoccupé par l’activité terrestre. L’auteur nous confirme que c’est en se tournant vers le premier que l’on pourra atteindre l’Unité, le Centre ou l’Invariable milieu, désignations d’autres traditions.

Dans son sermon intitulé « Instruction pour la vie contemplative », nous pouvons lire que « C’est dans la mesure où l’homme se connaît lui-même qu’il peut en venir à la connaissance de Dieu ». C’est bien là un des fondements de la tradition où c’est par la connaissance de sa nature propre et de son enveloppe individuelle que l’homme, état humain, peut accéder à la connaissance de sa Personnalité c’est-à-dire du Soi, axe transcendant qui relie tous les états de l’Etre aussi bien dans le monde manifesté que dans le non manifesté (précisons, afin d’éviter toute confusion, que l’Etre peut être dépassé pour accéder au non-être), axe qui a sa source dans le Principe et qui fait actionner la roue qui nous entraîne inévitablement vers un retour vers le Principe. Dans le premier sermon « De la naissance éternelle » Maître Eckhart nous indique que « la nature et la volonté de Dieu c’est d’être le commencement et la fin de toutes choses
».
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Les écrits de Maître Eckhart - ENSTASE
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