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 “Edition Spécial ” de “Semences de Kokopelli”,

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AMBRE

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MessageSujet: Re: “Edition Spécial ” de “Semences de Kokopelli”,    Mer 27 Nov 2013, 19:30



Les tambours de Gaïa se sont réveillés

Article Rédigé le 22 Novembre 2013 par :
Dominique Guillet
Pour contacter Dominique

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Une nuit de pleine lune embrasée de feux de forêts d'eucalyptus australiens naufragés dans la vallée de l'Urubamba, près de Cuzco dans les Andes - sur les pentes déforestées et érodées de ce qui fut autrefois le berceau de la cornucopia des Incas et des peuples millénaires qui les précédèrent - Xochipelli le Rêveur rencontra Kokopelli le Porteur de Semences. Il lui asséna une question fatidique : il y a 14 000 années de cela, l'agriculture n'aurait-elle pas été le début du chaos social ? Et il déclina coléreusement les dommages collatéraux de cette invention « tombée du ciel » après des millions d'années de chasse et de cueillette : surpopulation, monocultures, esclavage des animaux domestiques, établissement des villes avec leurs polices, leurs armées et leurs tribunaux afférents... et surtout, la destruction intégrale de la biosphère. Il lui asséna une seconde question fatidique : Monsanto, Syngenta, Bayer - et tous les criminels de l'agrochimie - ne constitueraient-ils pas l'aboutissement inéluctable de cette invention de l'agriculture ? Jardin, gardien/warden, garden : les étymologies ne mentent jamais.

Avons-nous donc, aujourd'hui, le droit ou le devoir de poser ces questions tabous ? Surtout nous, l'Association Kokopelli, dont la mission essentielle est de protéger les semences libres, de favoriser l'expansion des jardins familiaux et de promouvoir toutes les techniques agro-écologiques qui permettent aux peuples de se libérer du joug des multinationales. Ce que nous faisons depuis 20 ans avec un enthousiasme d'autant plus expansif que nous sommes de plus en plus soutenus dans notre lutte pour la libération des semences et de l'humus.

Au fil de ces deux derniers milliers d'années, les tambours qui rythmaient la vie quotidienne des Peuples Premiers, des Peuples Indigènes, se sont tus, à jamais, de la Sibérie au Congo, de la Chine au Pérou ... et sur toute la planète. Ces peuples qui n'avaient pas inventé le concept d'écologie - puisqu'il ne leur était pas venu à l'imagination de détruire les écrins de vie qui les nourrissaient - furent annihilés inexorablement par un syndrome connu sous le nom de détergent blanc plus que blanc.

Nous sommes au coeur du génocide. Fukushima avec ses centaines de tonnes de combustible usé, et non recyclable, et surtout ses tonnes de plutonium sur le toit du réacteur 4, qui joue la Tour de Pise, représente à lui seul un événement d'extinction planétaire, sans même parler des centaines de tonnes d'eau radioactive qui s'en déversent quotidiennement dans l'océan pacifique et qui massacrent les dauphins, liquéfient les étoiles de mer... et annihilent toute la vie des abysses océaniques. Monsanto stérilise l'animal humain avec son glyphosate. La Libye, le pays le plus riche d'Afrique, a été « libérée » par des criminels et 100 à 150 000 Libyens y sont morts sous les bombes à uranium appauvri « made in France » et, aujourd'hui, tout le pays est ensanglanté par une guerre civile. Tous les jours, 36 000 enfants meurent de faim alors que des milliers de milliards de dollars sont dépensés, tous les ans, pour construire des armements, « sauver » des banques et financer une myriade d'ignominies. L'insécurité alimentaire prévaut de plus en plus et ne fera que s'empirer au fil du refroidissement planétaire global, de l'érosion des sols, de la pénurie en eau... et de la spéculation débridée sur les ressources agricoles par les banksters.

L'opposition contrôlée gangrène une grande partie des mouvements de la société civile. En Amérique latine, par exemple, les fondations Ashoka et Avina qui financent la lutte contre les chimères génétiques sont elles-mêmes financées par Monsanto ou par les fondations de Bill Gates et de Rockefeller... En Europe et en Amérique du nord, la plus grande partie des distributeurs d'aliments « biologiques » ont été rachetés par les grands cartels de l'agro-alimentaire: Nestlé, Cargill, Coca-Cola, etc. En France, par exemple, Lima et Danival ont été rachetés par Hain Celestial, aux USA, derrière lequel se cache l'argent de Monsanto, Walmart, Philipp Moris, City Group et Martin Lockeed. En France encore, acheter les produits bios de Bonneterre, de Bjorg, d'Evernat, d'Allos, de Tartex, d'Alter Eco... c'est participer à la prospérité du Hollandais Royal Wessanen, l'un des grands groupes Européens de l'agro-alimentaire. En France encore, 95 % des légumes bios commercialisés sont produits à partir de semences de variétés hybrides F1 ; ce qui signifie que le consommateur bio, par exemple, a une « chance » sur deux d'acheter un melon bio « Monsanto/Bayer/Syngenta » puisque ces trois groupes de la chimie possèdent la moitié des 250 variétés de melons inscrites dans le catalogue national du GNIS ; ce qui signifie que de très nombreux maraîchers bios sont complices de la destruction de la biodiversité alimentaire. En France encore, l'association Kokopelli est « certifiée » bio par Qualité France, qui a été racheté par Bureau Véritas, l'un des leaders mondiaux du contrôle industriel. Dans le Tiers-Monde, l'IFOAM (la fédération internationale de l'agriculture biologique) rabat du petit paysan pauvre pour produire du bio, et encore plus de bio, au service de l'export vers les pays riches, au service de l'industrie bio, et donc au service de l'industrie tout court. Ad nauseam.

Et tout le monde se tait, ou presque. Surtout, rester politiquement correct, ne pas faire de vagues, ne pas traiter de criminels les gangsters, de tous bords politiques, qui vont « libérer » les pays regorgeant de pétrole, de gaz ou d'or. Et surtout ne pas cracher dans la soupe - et jamais dans la soupe bio ! Est-il bien raisonnable de rédiger un éditorial enflammé pour la revue de l'Association Kokopelli alors que notre objectif est de distribuer des semences gratuites dans tout le Tiers-Monde mais aussi d'en vendre toujours et toujours plus, en Europe, pour payer les charges salariales et tous les nouveaux impôts que l'Etat voyou, et corrompu, ponctionne pour sauver les banques et son système en effondrement pitoyable ? Sans même évoquer le coût sans cesse croissant de la « consommation » alors que nos sachets de semences sont toujours strictement au même prix depuis sept années.

Aujourd'hui, encore et toujours, je suis empreint d'une Rage transpersonnelle et je la revendique comme une arme d'éveil et d'impulsion régénératrice. Vous avez bien dit « arme » ? Je le dis. Nous sommes en guerre mais cette guerre, ce n'est pas nous qui l'avons lancée, ce sont les psychopathes prédateurs. Et c'est une guerre inexorable à l'encontre de la Vie et ces déments iront jusqu'au bout de leur folie meurtrière. Les biologistes de Monsanto, de Syngenta, de Bayer, de BASF, de Limagrain et de tous les autres criminels de l'agrochimie, n'ont-ils pas les mêmes diplômes et les mêmes doctorats que les biologistes courageux (Vélot, Séralini, Putszai...) qui s'opposent à leurs chimères génétiques et autres abominations ? Ils ont les mêmes mais c'est leur Intention qui diffère. Les uns sont des dé-générés qui se sont éloignés de l'humanité et de l'humanisme et ils sont au service de la propagation de la Mort; tandis que les autres sont au service de la protection de la Vie.

Ce n'est pas l'amour qui nous a plongés dans ce génocide immonde et ce n'est pas l'amour qui va nous en sortir. Où sont les Mâles, les Guerriers, les Hommes dignes de ce nom? Où sont les Guerrières, les Femmes dignes de ce nom qui vont guider et soutenir les Hommes dans la protection du fruit de leur matrice génératrice et dans la protection des fruits de la matrice généreuse de la Terre-Mère ? Vers la mi-septembre, j'ai participé avec Blanche Magarinos-Rey, notre avocate, à un forum à Bâle (au coeur du prestigieux Jardin Botanique de cette ville) dont l'objectif était supposément de rassembler la mouvance des Gardiens de Semences en Europe. Nous n'y avons vu qu'une poignée de jeunes Guerrières et Guerriers mais une pléthore, par contre, de vieux croutons et de vieilles croutonnes sclérosées au service de la technocratie, fût-elle « bio », au service de l'industrie bio, donc de l'industrie.

Je me suis contraint à des années de silence parce que j'engage notre association dès que j'ouvre la bouche sur des sujets divers et variés : arnaque du réchauffement climatique anthropique, dénonciation des nécrocarburants, protection des plantes instructrices et sacrées, traduction intégrale - et offerte gratuitement sur mon site Liberterre.fr - de l'oeuvre du shaman mystique John Lash, etc. Aujourd'hui, je déclare aussi la guerre à « l'opposition contrôlée » qui a pourri, miné et saboté, depuis de très nombreuses années, une grande partie des mouvements activistes et militants de préservation de l'environnement. Qui contrôle cette opposition ? Qui contrôle ceux qui répandent des rumeurs nauséabondes sur notre association (qui serait, selon eux, l'allié de Monsanto et de toute la mafia semencière) tout simplement parce que nous exigeons que toutes les variétés potagères à pollinisation ouverte du domaine public soient libres et exclues de toute législation Européenne sur la commercialisation des semences ? La démocratie ne peut pas fonctionner tant qu'elle est privée d'un fondement primordial : la Transparence. Aujourd'hui, le système patriarcal, pétri de haine de la Nature et du Féminin, est en train de s'écrouler sous le poids de ses propres mensonges. Aujourd'hui, je suis dans une colère furieuse mais je vais encore adopter un ton « mesuré ». Le jour où les Jeunes Tribus me délieront de la présidence de notre Association Kokopelli, je vais me dé-chaîner.

J'en appelle à la fougue, à la témérité, à l'ardeur des Jeunes Guerrières et Guerriers afin de libérer l'humanité de tous ces criminels, déments et ravagés par leur haine de la Vie. Et par tous les moyens possibles et imaginables qui ne mettront pas en danger leur propre intégrité. Parce que l'humanité a aussi besoin de leur énergie régénératrice pour faire émerger, de ce chaos infernal, les nouvelles Tribus du Futur. Au service de la biosphère, de la Vie, de la Joie, de la Fertilité et en co-évolution avec la Terre-Mère. L'épitaphe de cette humanité pourrait être : « ils ont péri de ne pas savoir rendre hommage à la Beauté ! » Nous sommes au seuil de l'extinction mais nous sommes aussi les Peuples des Semences, les Shista. Nous sommes les Enfants de la Rébellion et nous sommes en chemin. Ecoutez : les tambours de Gaïa se sont réveillés et ils résonnent dans l'atmosphère vivante de la Terre-Mère ! Pour la Vie.

voir en complément ceci:
Matt Damon : "Notre problème, c’est l’obéissance civile"


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MessageSujet: En prison pour avoir refusé de polluer !   Dim 23 Fév 2014, 00:16

En prison pour avoir refusé de polluer !




Citation :
Publiée le 17 févr. 2014

Emmanuel Giboulot, le viticulteur bio qui passera la semaine prochaine (lundi 24 février) au tribunal correctionnel pour avoir refusé un pesticide parle ! 

Un témoignage poignant.

Merci de le soutenir en signant sur http://ipsn.eu/petition/viticulteur/



http://ipsn.eu/petition/viticulteur.php


Citation :
Déclaration de soutien à Emmanuel Giboulot


Cher Emmanuel Giboulot,

Vous pouvez compter sur notre soutien sans faille dans l'épreuve que vous traversez.

J'estime que, au vu du contexte, il est absurde que vous soyez aujourd'hui convoqué devant le tribunal correctionnel.

C'est pourquoi je tiens à vous faire savoir que nous sommes des centaines de milliers à vous soutenir, et à encourager notre entourage à faire de même.

Permettez-moi de vous souhaiter, à vous et à votre famille, de surmonter cette épreuve avec sérénité. Soyez fier du bel exemple que vous donnez à tous les agriculteurs de France – biologiques ou conventionnels – et à tous les citoyens, et de votre attitude responsable face aux menaces qui pèsent aujourd'hui sur les abeilles.

C'est notre conviction totale, et j'espère que les milliers de lettres de soutien comme la mienne que vous recevrez vous apporteront le réconfort que vous méritez. C'est la moindre des choses dans un pays qui a un tel patrimoine environnemental à protéger, et où pourtant la biodiversité est si gravement menacée.

Solidairement,




PS : En raison du très grand nombre de connexions simultanées, nous avons dû suspendre le compteur automatique de signatures. Nous le mettrons à jour manuellement heure par heure. Merci de vos soutiens !


Citation :
Nombre de signatures :

427 212

le 22/02/2014 à 10:07
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MessageSujet: Re: “Edition Spécial ” de “Semences de Kokopelli”,    Sam 15 Mar 2014, 11:54

Article Rédigé le 12 février 2014 par :
Dominique Guillet
La Bio Piratée


Citation :
Le Troupeau aveugle de John Brunner (publié en 1972) est le chef d'oeuvre de l'écologie-fiction. C'était pour l'époque un ouvrage d'un pessimisme terrifiant, le plus dramatique de tout ce genre littéraire quant à ses descriptions poignantes de la pollution et de la destruction de l'environnement. 1972 est également l'année de publication de “L'Angoisse de l'an 2000” de Roger Heim, et de la création de la revue “la Gueule Ouverte”, “le Journal qui annonce la fin du monde”. Le titre anglais du “Troupeau Aveugle”, “The Sheep look up”, est emprunté au vers 125 du poème Lycidas de John Milton: «Les brebis affamées lèvent la tête (et ne sont point nourries)». Dans ce roman d'écologie-fiction, l'humanité se meurt soit de faim, soit de cancers provoqués par la pollution alimentaire et environnementale. John Brunner n'a pas vu venir, il est vrai, la pollution nucléaire généralisée et les délires des chimères génétiques: les cerises empoisonnées sur le gâteau toxique, excusons-le du peu. Ce qu'il a très bien vu venir dans “Le Troupeau aveugle”, par contre, c'est le rachat de la bio, le piratage de la bio, le frelatage de la bio… Quarante années plus tard, le troupeau aveugle, en quête de mieux-être et de nutrition digne de ce nom, se précipite dans les super-marchés “bios” sans se douter le moins du monde de l'identité de ceux qui tirent une grande partie des ficelles.

Dans mon essai “Les tambours de Gaïa se sont réveillés” (VOIR PLUS HAUT SUR CETTE PAGE), en novembre 2013, j'ai assurément lancé un gros pavé dans la mare en écrivant:

«En Europe et en Amérique du nord, la plus grande partie des distributeurs d'aliments “biologiques” ont été rachetés par les grands cartels de l'agro-alimentaire: Nestlé, Cargill, Coca-Cola, etc. En France, par exemple, Lima et Danival ont été rachetés par Hain Celestial, aux USA, derrière lequel se cache l'argent de Monsanto, Walmart, Philipp Moris, City Group et Martin Lockeed. En France encore, acheter les produits bios de Bonneterre, de Bjorg, d'Evernat, d'Allos, de Tartex, d'Alter Eco... c'est participer à la prospérité du Hollandais Royal Wessanen, l'un des grands groupes Européens de l'agro-alimentaire. En France encore, 95 % des légumes bios commercialisés sont produits à partir de semences de variétés hybrides F1; ce qui signifie que le consommateur bio, par exemple, a une “chance” sur deux d'acheter un melon bio “Monsanto/Bayer/Syngenta” puisque ces trois groupes de la chimie possèdent la moitié des 250 variétés de melons inscrites dans le catalogue national du GNIS; ce qui signifie que de très nombreux maraîchers bios sont complices de la destruction de la biodiversité alimentaire. En France encore, l'association Kokopelli est “certifiée” bio par Qualité France, qui a été racheté par Bureau Véritas, l'un des leaders mondiaux du contrôle industriel. Dans le Tiers-Monde, l'IFOAM (la fédération internationale de l'agriculture biologique) rabat du petit paysan pauvre pour produire du bio, et encore plus de bio, au service de l'export vers les pays riches, au service de l'industrie bio, et donc au service de l'industrie tout court. Ad nauseam.»

Depuis lors, certains militants me pressent de publier mes sources. Aujourd'hui, j'ose donc mettre en ligne une partie du dossier que j'ai commencé à rédiger sur le sujet de la bio piratée. Avec beaucoup de réticences, cependant, tellement tout cela est archi-déprimant. Il est possible, un jour étoilé, que je continue de rédiger les résultats de cette enquête que nous avons lancée. Pour l'instant, cependant, je consacre toutes mes énergies à la restructuration constructive et fertile de Kokopelli dans les Pyrénées de l'Ariège et c'est un grand plaisir. J'invite donc tous les militants très intéressés par ce sujet attristant - celui de la récupération d'une grande partie de la bio - à poursuivre eux-mêmes cette enquête. Il suffit de très peu de chose: savoir parler anglais et suivre la piste de l'argent.

En novembre 2012, lorsque l’Etat de Californie présenta au vote populaire la Proposition 37 destinée à rendre obligatoire l’étiquetage des OGMs, ce fut une levée de boucliers de la part de l’agro-chimie qui finança une campagne de rejet de cette proposition: Monsanto (7 millions de dollars), Dupont de Nemours (5 millions de dollars), BASF (2 millions de dollars), Bayer (2 millions de dollars), Dow (2 millions de dollars), Pepsico (1,7 million de dollars), Nestlé (1,2 million de dollars), Coca-Cola (1,1 million de dollars), Syngenta (1 million de dollars), General Mills (1 million de dollars), Del Monte, Kellog, Kraft, Heinz, Mars, Cargill, etc, etc. (1).

C’est alors que les consommateurs bios furent effarés d’apprendre qu’une centaine de compagnies proposant des aliments bios étaient en fait dans l’escarcelle du Cartel de l’agro-alimentaire ou du Cartel de l’agro-chimie et commencèrent à désélectionner ces compagnies de leur panier. Il existe même, aux USA, une application téléchargeable pour téléphones mobiles permettant de connaître l’identité de ces compagnies afin de les boycotter. (2)

Bonneterre, Distriborg, France Alter Eco, Evernat...


En France, également, un certain nombre de compagnies bios sont des filiales d’un des plus gros groupes Européens de l’Agro-alimentaire, la multinationale Royal Wessanen qui emploie 2100 personnes: Distriborg (Bjorg, Biodistrifrais et Bonneterre) rachetée en 2000 et dont le rachat total fut finalisé en décembre 2009; Evernat; Whole Earth; Zonnatura; Kallo; Clipper racheté en mars 2012; Ekoland; De Rit; Allos; Tartex; Culinessa; Biorganic; Bioslym; Merza; Fertilia; Kalisterra; (ce dernier, revendu en juillet 2011). Il en est de même de France Alter Eco (le leader du commerce équitable de produits biologiques) qui vient d’être racheté, en 2013, par Distriborg donc par Royal Wessanen et qui s’en vante. (3) « France Alter Eco s’adosse donc à un groupe disposant de moyens financiers plus importants. La marque va garder son nom, nous allons juste devenir une filiale de Distriborg, qui est elle-même une filiale du groupe hollandais Wessanen » s’exprime Laurent Murat, le directeur du marketing. Distriborg, c’est également les marques: Vivis fructose, Pléniday, Gayelord Hauser, Schär, Yao Tea, Wakama, Tuocha, Florystelle, Ephynéa, Ortis, Krisprolls, Tien Shan, Agnesi, Patak’s, Thai, Amoy, Grand’Italia, Kara et Skippy.

Royal Wessanen, pendant de nombreuses années, possédait Tree of Life, l’une des deux sociétés qui contrôlent 80% de la distribution du bio aux USA (l’autre étant United Natural Foods). Tree of Life est également le n°1 de la distribution bio au Royaume-Uni. Royal Wessanen a revendu Tree of Life USA en 2010 à KeHE Distributors (USA) pour 190 millions de dollars et il a revendu Tree of Life UK en juillet 2011. Royal Wessanen possède également, en UK, Kallo Foods Ltd (Kallo et Whole Earth).

Royal Wessanen est coté à la Bourse d’Amsterdam. Certains de ses principaux actionnaires sont (5):

- Delta Partner LLC, un Hedge Fund basé à Boston aux USA qui possédait 25.61 % des actions de Royal Wessanen en décembre 2012.

- Sparinvest SE, un Danois gestionnaire international d’actifs basé au Luxembourg qui possédait 3.17 % des actions de Royal Wessanen en juillet 2013. Ses principaux actionnaires sont les banques Danske Andelskassers, Nykredit, le fonds d’investissement Investeringsforeningen Sparinvest et le fond de pension Pensionskassen for Farmakonomer. En 2012, Sparinvest SE a signé un accord de partenariat avec le Chinois Haitong International Holdings dont le siège social est installé dans le paradis fiscal des îles Vierges britanniques.

- Invesco Ltd, un gestionnaire international d’actifs situé à Atlanta, aux USA, avec son siège social dans le paradis fiscal des Bermudes. Il possédait 2.62 % des actions de Royal Wessanen en septembre 2013. Le groupe emploie plus de 6200 collaborateurs répartis dans plus de 20 pays, et gérait 632 milliards de dollars en juin 2012. En 2004, cette compagnie a payé 450 millions de dollars d’amende aux USA pour pratiques de “trading” non conformes, un euphémisme dans ce milieu pour pratiques bancaires mafieuses. (4) Invesco est coté au Nasdac. Ses 5 principaux actionnaires sont Vanguard Group, Black Rock Fund, Wells Fargo, Morgan Stanley et Thornburg Investment.

- Global Thematic Partners LLC. Il possédait 2.25 % des actions de Royal Wessanen en septembre 2013. Il est coté au Nasdac et on retrouve dans ses actionnaires principaux Dow Chemical, Bunge (l’une des quatre principales multinationales de l’agro-alimentaire avec Cargill, Glencore et le Groupe Louis Dreyfus), Mosaic Company (le leader mondial de la Potasse et du Phosphate), Potash Corp Sask (engrais à base de potasse potasse, phosphate et nitrate) et CF Industries Holdings, Inc (engrais agricoles).

- Vanguard Group. Il possédait 0.65 % des actions de Royal Wessanen en septembre 2013. L’analyse des multinationales qui se cachent derrière Vanguard Group est présentée ci-dessus en relation avec le rachat de Lima et de Danival.

- Black Rock Fund. Il possédait 0.63 % des actions de Royal Wessanen en septembre 2013. L’analyse des multinationales qui se cachent derrière Black Rock Fund est présentée ci-dessus en relation avec le rachat de Lima et de Danival.

Lima et Danival


Danival, racheté en 2000 par le groupe français de parapharmacie, Viva Santé, vient d’être revendu, en 2011, au Belge Lima qui lui-même est acheté par Hain Celestial en 2002. Après consultation du Nasdac, il s’avère que les 5 principaux actionnaires de Hain Celestial sont les fonds bancaires suivants: Vanguard, Goldman Sachs, Jennison Associates, Black Rock Fund, et Coatue Management. Derrière le fonds bancaire Vanguard se cachent Monsanto (de l’agent orange aux chimères génétiques en passant par le RoundUp), Philip Morris (les cigarettes), Martin Lockheed (les armements), ExxonMobil (le pétrole), Walmart (le n°1 des supermarchés), Pfizer (la pharmacie), Merck (la pharmacie), City Group, Bank of America, etc. Derrière le fond bancaire Goldman Sachs se cachent: Apple, Microsoft, ExxonMobil, Vanguard, Google, General Electric, JP Morgan, Pfizer, Merck, etc. Derrière le fonds bancaire Black Rock se cachent: Apple, Microsoft, ExxonMobil, Coca Cola, Chevron, Procter and Procter, Philip Morris, etc. Ad nauseam. La bonne compagnie que voilà!

Un peu d’histoire. La société Hain Pure Food est créée en 1926 en Californie. Elle est rachetée en 1981 par Ogden Corporation (actuellement Covanta Energy Corporation qui est spécialisée dans le recyclage des déchets industriels et la production d’électricité). Elle est ensuite rachetée en 1986 par IC Industries (actuellement Whitman Corp, le sous-traitant de Pepsi qui acheta Pepsi Americas en 2000). Hain Pure Food est finalement racheté en 1994 par Irwin Simon, le propriétaire de Kineret Acquisition Corp (spécialités alimentaires) qui emprunte alors l’argent à Argosy Group LP (une compagnie de software). Fin 1994, le groupe prend le nom de Hain Food Group. En 1996, George Soros, le milliardaire prédateur psychopathe, rachète 16% des actions de la compagnie. Pour mémoire, George Soros est à la direction du CFR, le Council for Foreign Relations (16), il est l’un des membres du Groupe Bilderberg et il finance la clique militariste d’Avaaz. En 2000, Hain Food Group rachète Celestial Seasonning et change son nom en Hain Celestial. Celestial Seasonings est une société célèbre aux USA (depuis 1969) pour sa gamme de tisanes, non-bios, aux emballages poétiques, ornées d’axiomes de sagesse, de petites fleurs et de bisounours. Depuis peu, et enfin, (mars 2013), elle est également dans la ligne de mire des consommateurs avertis de par la très haute teneur en biocides (le Propachlor, un herbicide de Monsanto, et le Propargite, un acaricide vendu sous les noms de Omite et Comite) d’une partie de ses tisanes, teneur qui dépasse les normes permises par la Food and Drug Administration (FDA), ce qui n’est pas peu dire! Hain Celestial est également accusé de vendre des pâtes “bios” (De Boles Organic Pasta) contenant du MGK-264 (un synergisant cancérigène dans les pesticides) et du pyperonil butoxide (un synergisant cancérigène dans les insecticides). Hain Celestial est également accusé de commercialiser de faux cosmétiques “bios” sous les marques Jason et Avalon Organics. (7) L’un des cosmétiques de la gamme Jason, par exemple, n’a qu’un composant “bio” sur dix-neuf. (8)

A noter qu’en 2003, la compagnie Heinz (fondée en 1869 à Pittsburgh) rachète 19,5% des actions du Hain Celestial Group. Elle les revend à la fin de l’année 2005. Et pour la petite histoire, cette année, en février 2013, Heinz est racheté par le milliardaire américain Warren Buffett (troisième fortune du monde) qui s’allie, pour l’occasion, à la chaîne Burger King (dont le propriétaire est le fonds d’investissement Brésilien 3G Capital). Tout cela ne fait aucune différence car les actionnaires de Heinz sont les mêmes que ceux de Hain avec en sus, l’héritière de la famille, l’épouse du nouveau secrétaire d’État américain, John Kerry.

En conclusion, derrière Hain Celestial, avec ou sans Heinz (le célèbre Ketchup), se cache l’argent de Monsanto, Walmart, ExxonMobil, etc… Bon appétit.

Provamel

Provamel est l’une des marques avec Belsoy et Alpro Soya de la société Alpro, une filiale, créée en 1980, du Groupe Vandemoortele. Alpro est le leader Européen (15) des produits à base de soja, bio et non bio. Alpro fut revendu en 2009 pour 455 millions de dollars à Dean Foods, le leader mondial de la distribution de lait qui contrôle 90 % du lait aux USA. Alpro distribue ses produits dans une trentaine de pays.

Dean Foods est aussi le propriétaire de Horizon, le plus gros distributeur de lait bio aux USA, ainsi que de WhiteWave/Silk, l’un des leaders du lait de soja bio et de ses produits dérivés aux USA qu’il racheta en 2002. En 2009, Organic Consumers Association appela au boycott de Silk en raison du fait qu’une partie de son soja provenait du Brésil (déforestation de l’Amazonie) et de Chine dans des conditions de travail plus que douteuses sur le plan éthique. Selon le Star Telegram et d’autres sources, Silk aurait utilisé du lait de soja bio jusqu’en 2009, année durant laquelle Dean Foods décida de passer au lait de soja non bio en gardant les mêmes code-bars et en remplaçant le terme bio par naturel.

Rachels Organic, en UK, est également la propriété de Dean Foods.

En juillet 2013, Dean Foods a commencé à se délester de WhiteWaves (9) en échange d’une dette détenue par J.P. Morgan Securities LLC et BofA Merrill Lynch. Le 26 juin 2013, WhiteWave annonça que Dean Foods s’engageait à se débarrasser, sous les 18 mois, des 19,9 % des parts qu’il détient encore dans la société. (10)

En conclusion, Horizon, Silk, Alpro et Provamel restent en partie dans le giron d’actionnariat de Dean Foods jusque fin 2015. De plus, que Provamel soit dans le giron de Dean Foods ou de WhiteWave Food Company, cela ne fait aucune différence lorsque l’on analyse qui sont les cinq principaux fonds financiers qui contrôlent WhiteWave Food Company: Vanguard Group, Price T Rowe Associates, Shapiro Capital, FMR LLC, et Wellington Management.


Sur le plan éthique, il faut rappeler qu’en novembre 2012, Dean Foods a donné 253 000 dollars pour lutter contre la proposition 37 en Californie destinée à rendre obligatoire l’étiquetage des produits OGMs. En 2009, le Cornucopia Institute a accusé Dean Foods (Horizon), Abbott Laboratories (Similac) et Nurture, Inc. (Happy Baby) de contaminer délibérément la chaîne alimentaire bio en introduisant dans des aliments bios (13), tels que du lait et des nourritures pour bébés, des huiles processées avec des solvants synthétiques par Martek. (11). Ces huiles sont processées en un cocktail de substances synthétiques et diverses dont sont issues des compléments alimentaires, commercialisés sous les appellations DHA (acide docosahexaenoique/ omega-3) et ARA (acide arachinodique/ omega-6). De plus, ces huiles sont élaborées avec le recours de solvants très toxiques tels que l’hexane et Isopropyl alcohol. (14) Le Cornucopia Institute porta plainte (12) en affirmant que certaines huiles (Life’sDHA™ et Life’sARA™) étaient fabriquées à partir de fungi du sol et d’algues génétiquement modifiées par des mutations induites par des radiations ou l’usage des substances chimiques très nocives. Le Life’sDHA™ est produit à partir des algues Crypthecodinium cohni ou de Schizochytrium. Le Life’sARA™ est produit à partir du champignon Mortierella alpina.

En avril 2010, le Ministère de l’Agriculture US (USDA) déclara illégales, pour le secteur bio, les huiles de Martek mais l’administration Obama/Vilsak (un homme de paille de Monsanto) bloqua l’application de cette décision pendant encore 18 mois, plus particulièrement sous la pression des lobbyistes de Dean Foods.

Martek Biosciences Corporation a été rachetée en décembre 2010, pour 1,1 milliard de dollards par un conglomérat Hollandais, Royal DSM NV, au chiffre d’affaires de 12 milliards de dollars. Martek Biosciences Corporation produit des protéines fluorescentes d’algues pour la recherche médicale.

Martek Biosciences Corporation est en partenariat avec Monsanto pour produire une huile de soja génétiquement modifié à haute teneur en oméga 3. Selon certaines sources, les huiles incriminées dans les produits bios étaient en fait des produits élaborés par Monsanto dans les années 90 pour lesquels Martek n’avait pas encore les droits techniques.

Pronatura

Voyons maintenant le cas de ProNatura, le leader Français de la distribution de légumes et de fruits bio au chiffre d’affaires de 84 millions d’euros en 2010. Sa société est à 51% sous le contrôle d’Activa Capital depuis juillet 2005.

Activa Capital (fonds de pension, compagnies d’assurances, investisseurs privés, etc.), comme toutes les sociétés d’investissement, joue au Monopoly. En 2003, elle organise la reprise du groupe Mont Blanc, une filiale à 100% de Nestlé qui y reste actionnaire jusqu’en 2005. En octobre 2005, Activa rachète à Nestlé les 19% d’actions restantes dans Mont Blanc lors de son rachat d’une autre filiale de Nestlé, Gloria. En 2012, Activa Capital acquiert des actions majoritaires de la Financière Taoris, la holding contrôlant l’outsourceur Armatis.

Pro Natura a acquis la société Bioprim (un acteur majeur sur le marché des fruits et légumes biologiques) en octobre 2007. L’entreprise était détenue par ses deux dirigeants ainsi que par les fonds d’investissements IRDI et Soridec.

Ce fut son second grand rachat car, en août 2006, il avait racheté le leader belge Biomarché, basé à Sombreffe, qui devint ProNatura-Belgique. En rachetant Biomarché à Hain Celestial (l’actuel propriétaire de Lima et de Danival!!) , ProNatura devint le leader Européen de fruits et légumes bios. Mais, en 2008, ProNatura Belgique perdit un important client, le groupe Delhaize dont elle alimentait 300 magasins, sous la marque Delhaize Bio. Ce fut une perte sèche car, en Belgique, un tiers des fruits et légumes bios passent par les supermarchés Delhaize. En 2010, ProNatura décida de reprendre l’approvisionnement de certains magasins de distribution comme Système U et Cora France qu’elle avait jadis confié à Pronatura Belgique. Le 19 avril 2010, la Libre Belgique écrivit: «Les responsables syndicaux se rendront, ce lundi ou dans la semaine, au cabinet du ministre wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt (PS) pour le sensibiliser à la situation de l’entreprise nivelloise dont on nous assure qu’elle n’a pas démérité. Mais il semble qu’elle connaisse des problèmes de rentabilité, ce qui ne serait pas du goût du fonds de pension Activa Capital, l’actionnaire majoritaire du groupe ProNatura, créé par Henri de Pazzis. Celui-ci en est toujours le président». Sa filiale Belge fut, subséquemment, mise en liquidation en 2010 en licenciant une cinquantaine de personnes.

On comprend fort bien que ProNatura/Activa Capital ne souhaitait pas boucher les trous d’une filiale déficitaire alors qu’il redoublait d’efforts pour développer ses filiales de production en Afrique. Et de plus, il n’y a pas de délégués syndicaux au Togo.

Tradin Organic

Voyons maintenant le cas de Tradin Organic (The Organic Corporation B.V) qui est l’un des plus importants grossistes de la bio Européenne. Ce grossiste vend du tournesol de Bulgarie, des haricots de Chine, du sésame et du café d’Ethyopie, du sucre et de l’huile de noix de coco d’Indonésie, du jus d’orange du Mexique, du riz d’Indonésie, des fruits rouges de Serbie, des ananas du Vietnam, etc, etc. En 2008, Tradin Organic a été racheté par la multinationale Canadienne, SunOpta (6) qui annonce un chiffre d’affaire d’un milliard de dollars. SunOpta possède 66 % des actions de Opta Minerals Inc (recyclage, production et distribution de minéraux industriels) et une participation minoritaire dans Mascoma Corporation spécialisée dans les nécro-carburants.

SunOpta est coté au Nasdac. Ses cinq principaux actionnaires sont FMR LLC; West Face Capital; Connor, Clark and Lunn; Global Thematic Partners LLC; Gruber and MacBaine.

- FMR LLC, l’actionnaire principal de SunOpta, compte parmi ses actionnaires principaux: Monsanto, Coca Cola, ExxonMobil, Chevron, Amgen (leader mondial des biotechnologies), Biogen Idec (biotechnologies), Gilead (biotechnologies), Actavis (pharmacie), Merck (pharmacie), Pfizer, (pharmacie), Regeneron Pharmaceuticals, (pharmacie), Alexion Pharmaceutical (pharmacie), Procter and Gamble (pharmacie, cosmétiques), Johnson and Johnson (pharmacie), Wells Fargo, JP Morgan, Citygroup, Facebook, Apple, Microsoft, Google, General Electric, etc.

- Connor, Clark and Lunn. Ses actionnaires sont principalement des banques et des sociétés impliquées dans les énergies, dans les minerais industriels (mines d’or, par exemple), dans le pétrole, dans les fertilisants de synthèse...

- Global Thematic Partners LLC a déjà été présenté dans les actionnaires de Royal Wessanen.

- Gruber and MacBaine. Ses actionnaires sont principalement des entreprises de télécommunications, d’informatique...


En conclusion, Tradin Organic/SunOpta, l’un des plus importants grossistes de la bio Européenne, est financé par l’argent des mêmes multinationales qui financent Hain Celestial aux USA ou Royal Wessanen en Hollande. Et ce, pour aller piller le Tiers-Monde de sa biomasse puisque le “sourcing” de ses produits “bios” se situe strictement dans les pays les plus pauvres de la planète.


A SUIVRE…...

Notes

1. http://www.cornucopia.org/wp-content/themes/Cornucopia/downloads/prop37-poster.pdf
2. https://itunes.apple.com/us/app/buycott/id585933440?ls=1&mt=8
3. http://www.lsa-conso.fr/distriborg-rachete-france-alter-eco,142118
4. http://www.nytimes.com/2004/09/08/business/08place.html?_r=0
5. http://markets.ft.com/research/Markets/Tearsheets/Business-profile?s=WES:AEX
6. http://www.foodnavigator.com/Financial-Industry/SunOpta-seals-purchase-of-Tradin-Organic
7. https://glaucusresearch.com/wp-content/uploads/downloads/2013/02/GlaucusResearch-The_Hain_Celestial_Group_Inc-NasdaqHAIN-Strong_Sell_Febuary_21_2013.pdf
8. http://www.topclassactions.com/lawsuit-settlements/lawsuit-news/1168--hain-celestial-jason-a-avalon-organics-class-action-lawsuit
9. http://www.deanfoods.com/our-company/news-room/press-release.aspx?StoryID=1841335
10. http://www.whitewave.com/news/north-america/whitewave-spin-off-from-dean-foods-completed
11. http://foodfreedom.wordpress.com/2012/02/02/dean-foods-biotech-usda-conspiring-to-pollute-organics/
12 . http://cornucopia.org/USDA_Legal_Complaint_DHA_April_2008.pdf
13. http://www.cornucopia.org/List%20of%20Companies%20with%20Martek.pdf
14. http://www.cornucopia.org/what-are-marteks-dha-and-ara-oils/
15. http://www.european-business-journal.com/Alpro-Comm.-VA-SCA/portrait/59585
16. Le CFR et le Groupe Bilderberg sont deux des pseudopodes de la baudruche dénommée “Nouvel Ordre Mondial”. Le CFR et le Groupe Bilderberg ont été créés par la famille Rockefeller dont les fondations ont financé tant l’eugénisme, les chimères génétiques, l’abominable révolution verte que Greenpeace, les Amis de la Terre, le Réseau Action Climat, etc...SOURCE KOKOPELLI

Rappel de lecture:

Ambre a écrit:
Greg Page, l’homme qui contrôle l’alimentation de la planète§
Il a 59 ans et il n’accorde jamais d’entretien. Il est à peu près certain que son nom ainsi que celui de sa société ne vous disent absolument rien. Mais c’est entre ses mains que passe la plus grande partie des aliments que vous êtes capables d’imaginer. Cargill est une des quatre sociétés qui contrôlent 70 % du commerce mondial des denrées alimentaires. Alors que le monde affronte la plus grande crise alimentaire que l’on ait connue depuis des décennies, eux ils font leur chiffre d’affaires « en lisant les marchés ». C’est comme ça que ça marche.
Vous ne le savez pas, mais le toast de votre petit déjeuner est une marchandise qui a bien plus de valeur que le pétrole. La farine avec laquelle il est fabriqué a un nom : Cargill. Ça vous dit quelque chose ? Eh bien, Cargill est aussi le nom de la matière grasse qui recouvre votre toast et du glucose qui entre dans la marmelade qui lui donne sa douceur. Cargill est l’aliment qui a engraissé la vache laitière et la poule qui a pondu les œufs frits sur votre la poêle, Cargill est le grain de café et la fève de cacao, la fibre des biscuits et la boisson à base de soja. Et le sucre des sodas, et la viande des hamburgers, et la semoule des vermicelles ? Et aussi le maïs des chips mexicaines, et le tournesol de l’huile, et le phosphate des engrais… Et que me dites-vous du biocarburant de votre automobile, cet amidon que les compagnies pétrolières ont raffiné pour le transformer en éthanol et le mélanger à de l’essence ? Devinez.

Non, ne cherchez ni marque ni étiquette ; vous ne les trouverez pas. Cargill traverse l’histoire sur la pointe des pieds. Comment se peut-il qu’une entreprise fondée en 1865, qui compte 131.000 salariés répartis dans 67 pays, avec un chiffre d’affaires annuel de 120 milliards de dollars, soit 4 fois plus que celui de Coca-Cola et 5 fois celui de McDonald’s, soit si peu connue ?
SUITE http://antahkarana.forumzen.com/t1749p15-codex?
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MessageSujet: Re: “Edition Spécial ” de “Semences de Kokopelli”,    Jeu 22 Mai 2014, 23:10

SOS - la réforme de la législation sur le commerce des semences est une catastrophe !
Chers adhérents, chers sympathisants, che(è)r(e)s ami(e)s,

Voilà maintenant pratiquement deux ans qu’une réforme de la législation européenne sur le commerce des semences est ‘dans les tuyaux’ à Bruxelles. Après plus de 50 ans d’application d’un carcan législatif autoritaire et préjudiciable à la biodiversité, l’enjeu est important.

Après des mois de discussions internes, la Commission Européenne a finalement publié sa proposition de Règlement, le 6 mai dernier.

Le dossier se trouve maintenant entre les mains du Parlement Européen et du Conseil de l’Union Européenne.

Au Parlement Européen, c’est la Commission Agriculture qui est chargée d’examiner ce dossier, sous le rapport du député italien Silvestris, du parti de Berlusconi. Celui-ci doit avoir déposé son rapport pour le 24 octobre. Le 26 novembre, il devrait être présenté en séance publique et le vote des députés, au sein de la Commission Agriculture, devrait intervenir le 4 décembre prochain.

Nous avons donc très peu de temps pour faire connaître nos positions par rapport à ce texte.

Sur le fond, la proposition de réforme est tout à fait inacceptable au regard de la préservation de la biodiversité et de la libération de nos semences de variétés anciennes, patrimoine de tous. Vous trouverez nos explications ci-dessous.

Nous vous sollicitons tout spécialement aujourd’hui pour faire connaître à nos députés français siégeant à la Commission Agriculture du Parlement Européen notre rejet de ce texte et nos propositions.

Si vous adhérez à nos positions, en totalité ou en partie seulement, vous êtes invités à leur écrire. Les modalités de votre participation sont expliquées ici.

L’Équipe de Kokopelli >>> http://kokopelli-semences.fr/quoi_de_neuf/reforme_legislation_commerce_semences_catastrophe

Semeur de Vie depuis 1999 !

Semences potagères et aromatiques Bios, libres de droit et reproductibles
(non-hybrides F1 et non-OGM)
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MessageSujet: Re: “Edition Spécial ” de “Semences de Kokopelli”,    Mar 27 Mai 2014, 18:33

"La Guerre des Graines" C'est ce soir sur France 5 !

SOURCE
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MessageSujet: Re: “Edition Spécial ” de “Semences de Kokopelli”,    Mer 04 Juin 2014, 08:38

Ne ratez pas le documentaire ARTE  sur l'industrialisation du bio.
Le bio est-il la meilleur solution pour nourrir le monde ?
Le consommateur doit-il prendre en compte d'autres éléments avant l'acte d'achat ?
Quels sont les effets néfastes liés à l'industrialisation du marché biologique ?
À vous de vous faire une opinion.

En Roumanie, de gros investisseurs rachètent les terres de petits paysans pour pratiquer sur des milliers d’hectares des cultures et de l’élevage "bio", notamment de brebis alimentées l'hiver avec du maïs transgénique. En Thaïlande, des crevettes "bio" élevées dans des fermes géantes consomment de la nourriture industrielle et sont en contact avec des produits chimiques. En Chine, des élevages de dindes et de poulets ne doivent leur étiquette "bio" qu'à un trafic illégal de documents. En Espagne, des tomates "bio" poussent à côté de champs en culture intensive généreusement arrosés de produits phytosanitaires…

L'enquête de Christian Jentzsch montre que l’explosion de la demande en produits bio a conduit à une industrialisation systématique des modes de production. Dans nombre de cas, celle-ci s'opère au détriment de l’environnement, des petits agriculteurs et de la qualité des produits. Car, de plus en plus, ce sont de grands groupes internationaux ou la distribution discount qui contrôlent le bio. Ici comme ailleurs, la loi du marché s'est imposée. Une situation rendue possible par la multiplicité des organismes de certification (plus de cent labels et marques bio rien qu’en Allemagne), par la négligence d'ONG parfois peu regardantes et par une réglementation européenne finalement peu contraignante. Quant aux idéaux du commerce équitable portés par les premiers adeptes du bio, ils sont battus en brèche par ceux qui rémunèrent la main-d'œuvre – paysans locaux, voire immigrés sans-papiers – à vil prix.

http://www.arte.tv/guide/fr/046344-000/produire-bio?autoplay=1

Et en complément d 'info l'Article Rédigé le 12 février 2014 par :Dominique Guillet
La Bio Piratée sur la page précédente!
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MessageSujet: Re: “Edition Spécial ” de “Semences de Kokopelli”,    Mar 15 Juil 2014, 19:56


Le business de l'éthique, qui prétend réconcilier le porte-monnaie et la morale, brasse des milliards d'euros. Du Mexique au Kenya, Donatien Lemaître a décortiqué toute la filière. Il montre comment l'idée généreuse du commerce équitable est de plus en plus récupérée par des as du marketing ou des multinationales en quête de virginité....

SUR ARTE
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MessageSujet: Re: “Edition Spécial ” de “Semences de Kokopelli”,    Jeu 17 Juil 2014, 18:23

Citation :
Nouvelle spéciale de Kokopelli : Avaaz, bas les masques !
ATTENTION : Kokopelli dénonce la campagne frauduleuse d'AVAAZ concernant une prétendue "bourse aux graines" mondiale
Cher(e)s ami(e)s de Kokopelli,

L'organisation américaine AVAAZ a lancé il y a quelques jours une nouvelle campagne de levée de fonds, intitulée « La meilleure manière d’arrêter Monsanto », et diffusée largement sur Internet et par mail, visant supposément à créer le « tout premier eBay pour semences à but non lucratif ».

L'association KOKOPELLI n'est absolument pas à l'origine de cette campagne et ne connaît aucune organisation française ou européenne qui y participerait.

De plus, le courriel faisant la promotion de cette campagne prétend que « une coalition de 20 groupes et personnalités de l’agriculture durable tels que le Center for Food Safety et l’activiste Vandana Shiva sont prêts à lancer le projet. » Nous ne connaissons pas ces groupes, qui ne sont pas nommés, mais nous avons contacté Vandana Shiva à ce sujet et elle nous a répondu ceci : “I am not involved in this initiative, have never been contacted or consulted about it.” (je ne suis pas engagée dans cette initiative, et n'ai jamais été contactée ou consultée à son sujet) !!! Elle a également manifesté son indignation face à la récupération de ses nom et notoriété sur son blog SeedFreedom.

Si, sur ce blog, l’organisation américaine Center for Food Safety endosse ces manœuvres grotesques et parle « d’erreur » et de « malentendu », nous n’y croyons pas du tout. De quel type d’erreur peut-il s’agir lorsqu’il est question de lancer une campagne mondiale, dans 17 langues, pour récolter plusieurs centaines de milliers de dollars, voire des millions – car les sommes globales récoltées sont soigneusement occultées, mais ce sont déjà plus de 55.000 personnes qui ont donné - ?

Nous remarquons, de plus, que le texte de présentation de la campagne est très mal rédigé ; que ses termes sont particulièrement évasifs ; qu'il n'existe aucun site Internet relatif au projet évoqué ; que les “fermiers” et “organisations” partenaires ne sont pas nommés ; que les éventuels fournisseurs et bénéficiaires des semences ne sont pas identifiés ; que les actions projetées ne tiennent aucun compte des contraintes réglementaires qui nous obèrent depuis 60 ans, etc.

Tout cela n'est pas sérieux, et il semble donc que cette campagne soit une nouvelle imposture de l'organisation AVAAZ - dont nous-même, et d’autres, avons déjà dénoncé le caractère plus que douteux par le passé - destinée seulement à récolter des fonds auprès d'internautes généreux mais bien trop crédules.

Nous demandons donc le retrait immédiat de cette campagne - ou bien le détail exact et complet du projet évoqué dans celle-ci, s’il existe - et la transparence la plus totale sur l’utilisation des sommes récoltées, ou leur restitution aux donateurs trompés !

Nous vous recommandons donc la plus grande prudence vis-à-vis de cette campagne, et, de manière générale, vis-à-vis de l’organisation AVAAZ, et vous invitons à faire circuler ce message au plus grand nombre de destinataires possible.

L'équipe de Kokopelli - le 16 juillet 2014.
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MessageSujet: Re: “Edition Spécial ” de “Semences de Kokopelli”,    Lun 13 Oct 2014, 08:34

Dominique Guillet a écrit:
Les Multinationales des Nécro-technologies
à l’assaut des Semenciers Industriels Africains

L’Association Kokopelli vient de publier une analyse encore plus complète des Catalogues Nationaux du GNIS, en particulier en ce qui concerne les espèces de grande culture (Maïs, Orge, Soja, Tournesol, Blé et Colza) afin de mettre en valeur que seules quelques multinationales des nécro-technologies contrôlent la quasi-totalité des variétés (ou clones) inscrites dans ces catalogues. (1) Le quatrième semencier du monde, Limagrain, est en première position, dans les Catalogues Français, pour la plupart des espèces potagères et pour quelques espèces de grande culture, dont le maïs et l’orge. Ce sont, ainsi, quatre groupes qui contrôlent 60% des 1425 variétés F1 de maïs - enregistrées dans le catalogue du GNIS - dont Limagrain, Monsanto et Syngenta. Alors que nous commencions à faire circuler cette analyse, Vandana Shiva nous fit parvenir l’alerte sonnée par certaines alliances Africaines qui s’insurgent contre une nouvelle vague de rachat de semenciers Africains par les-dites multinationales, à savoir Limagrain, Monsanto, Syngenta et DuPont (Pioneer Hi-Bred).

Avant de passer en revue les derniers épisodes de cette nouvelle offensive à l’encontre de l’autonomie Africaine, il nous parait important de bien souligner que les multinationales de la semence et de l’agrochimie n’ont pas attendu de racheter les semenciers industriels Africains pour envahir le continent avec leurs technologies biocidaires. Rappelons qu’en 2004, par exemple, au Sénégal, alors que l’Association Kokopelli oeuvrait depuis plusieurs années afin de disséminer des semences de Vie et que nous tentions de briser les inerties locales (et les routines bien confortables de certaines ONGs) afin d’installer une banque de semences dans la région de Guédé, près du Fleuve Sénégal, nous avons été les témoins de la distribution de sacs de semences de maïs, par le gouvernement, qui ne portaient aucune mention d’origine, aucun nom de variété... Ces maïs croissaient fort bien mais sans produire d’épis! Il s’avéra que les paysans Sénégalais étaient vraisemblablement les cobayes, à leur insu, d’expérimentations avec des variétés de maïs transgéniques de Monsanto - variétés qualifiées subséquemment de thermo-réactives par des groupes de paysans de l’Inde qui en furent également les victimes.

Monsanto sévit en Afrique du sud depuis 1968, avec 19 herbicides homologués, et il y introduisit son Roundup vers 1975. Il est relativement facile de retracer son histoire car Monsanto n’a pas changé de nom: cette multinationale assume, sans vergogne et sans états d’âme, son image dévastée par une pléthore de scandales au fil des années: agent orange au Vietnam, hormone bovine, procès à l’encontre des paysans US, effets dévastateurs du glyphosate, corruption des hommes politiques, etc. D’autres multinationales sont plus enclines à pratiquer l’art du rideau de fumée et il est parfois difficile de s’y retrouver dans le labyrinthe des changements de dénomination, dans les fusions, dans les prises d’actions minoritaires et majoritaires, dans les partenariats... C’est le cas de Syngenta, créée en 2001, mais qui sévit, aussi depuis 1968, en Afrique du sud par exemple, avec l’un des herbicides les plus mutagènes de la planète, l’atrazine, commercialisée par Geigy, par Ciba-Geigy, par Novartis...

“Novartis”, le nouvel art en latin, à savoir, dans le cas des multinationales de la mort, l’art de mentir, de bluffer, de menacer, de corrompre, de s’affubler de logos pompeux “sciences de la vie” tout en détruisant la biosphère, tout en envoyant ses milices assassiner les paysans en Paraguay, par exemple.

Syngenta initie, ainsi, sa dynamique de rachats semencière en Afrique par une offensive en justice pour lutte contre les monopoles! On croit rêver. En effet, en 2012, Syngenta attaque devant les tribunaux (3) (au titre de la lutte anti-trust!!) pour empêcher DuPont (Pioneer Hi-Bred) d’acquérir Pannar Seed, en Afrique du sud, au prétexte que Monsanto et DuPont seront dans une situation de monopole dans ce pays - qui constitue, en fait, la source principale du business de Syngenta sur le continent Africain. Syngenta est débouté et décide de reporter ses ambitions d’envahissement de l’Afrique, un peu plus au nord, à savoir sur le Ghana, la Tanzanie, la Mozambique, la Côte d’Ivoire...

En 2012, Syngenta déclare que le marché Africain des semences, estimé à 1,5 milliard de dollars (3% du marché mondial des semences) va doubler et que le marché Africain des herbicides et autres biocides, estimé à 1 milliard de dollars (2% du marché mondial) va quadrupler dans les 10 années à venir.

En 2013, Syngenta annonce «qu’elle va acquérir MRI Seed Zambia Ltd et MRI Agro Ltd (MRI), un des leaders du développement, de la production et de la distribution de semences de maïs blanc en Zambie. Les perspectives de croissance du marché de maïs blanc sont considérables et ces cultures sont essentielles au devenir de la sécurité alimentaire de l’Afrique.»(2) Le rachat de cette compagnie semencière de Zambie est finalisé en fin d’année 2013 et il est accompagné de la litanie habituelle, de type Orwellien, des multinationales des nécro-technologies, à savoir: renforcement de la sécurité alimentaire, prospérité des petits paysans, développement durable, solutions intégrées, développement des communautés rurales, productivité accrue de 50% et plus, préservation des potentiels des sols, etc. Et sur le plan du business pur et dur, Syngenta déclare s’engager à créer un marché de l’ordre d’un milliard de dollars d’ici 2022, en Afrique, en y investissant 500 millions de dollars. On ne sait d’ailleurs pas quel type de variétés hybrides F1 de maïs distribue actuellement MRI Seed Zambia car leur site internet est en reconstruction. Il n’existe pareillement aucune information sur MRI Agro si ce n’est le fait qu’ils sont en partenariat avec USAID (le fer de lance des multinationales), ce qui est toujours une mauvaise nouvelle pour l’autonomie des peuples.

Ce rachat constitue une belle aubaine pour Syngenta car MRI est réputé posséder l’une des plus belles collections de ressources génétiques “maïs”, en Afrique, avec des variétés adaptées à des milieux tempérés, sub-tropicaux et tropicaux. Gageons qu’une partie de cette collection de maïs Africains est, aujourd’hui, bien au froid dans la morgue de Svalbard en Norvège. Les multinationales des nécro-technologies sont très friandes de ce biopiratage à grande échelle. On se rappelle que le même Syngenta tente de s’approprier, en 2002, de l’immense collection de riz de l’Université Agricole Indira Gandhi à Raipur en Inde, créée par le très respecté Professeur Richcharia: 19 000 variétés de riz traditionnels.

C’est donc en 2013 également, en juillet, que Pioneer Hi-Bred finalise son rachat de la société semencière d’Afrique du sud, Pannar Seed, après avoir convaincu les tribunaux d’Afrique du sud de sa bonne foi et de ses objectifs humanitaires. C’est selon un document interne de ces tribunaux (4) et selon les termes de Pioneer «un mouvement stratégique préventif à l’encontre de la compétition». De la compétition humanitaire, s’entend, au service de la prospérité de l’Afrique! En effet, si l’on en croit le site internet de Pioneer Hi-Bred, leur présence en Afrique n’est motivée que par le souci de bien-être des communautés rurales, le développement durable, l’éducation des jeunes, l’amélioration de la nutrition des populations...(19). Extrêmement pathétique. L’art du rideau de fumée, une nouvelle fois.

Qui est Pannar Seed (5): une entreprise créée en Afrique du sud en 1958 et qui a commencé à créer ses propres hybrides F1 de maïs dès les années 1960. Pannar se considère comme un membre important et respecté de l’industrie semencière internationale. Pannar possède plusieurs filiales dont Kombat (Afrique du sud. Agrochimiques), Pidelta (Afrique du Sud. Production de semences hybrides F1), Starke Ayres (Afrique du sud. Semences de légumes et de fleurs), Kay Star Seed/King Seed (South Dakota aux USA. Racheté en 2001) et Pau Seeds (USA. Semences de maïs. Racheté à Bayer en 2005).

Pannar Seed est considérée comme l’entreprise semencière la plus importante en Afrique avec une présence déclarée dans une vingtaine de pays du continent. Tout comme le semencier MRI, c’est une belle aubaine sur le plan du biopiratage car ce rachat confère à Pioneer Hi-Bred la main-mise sur l’une des plus vastes collections en ressources génétiques “maïs” d’Afrique - l’héritage peut-être de milliers d’années de sélections paysannes car il est quasiment certain que le maïs, en Afrique, ne date pas de Christophe Colomb.

Si l’on en juge par les photos de leur site internet, Pannar Seed pratique l’intégration raciale selon un mode que d’aucuns considéreraient quelque peu vieillot: à savoir les blancs dans les équipes de direction, et les équipes commerciales bien sûr, et les noirs dans les champs. Pas une once d’exclusivité, non plus, dans leur alliances transgéniques: Pannar Seed distibue des maïs chimériques intégrant tout autant les “événements de transformation” de Monsanto (Technologies YieldGard et Roundup Ready) que ceux de Syngenta (Technologies Agrisure de lutte contre la pyrale et de tolérance au glyphosate) ou que ceux, encore, de Pioneer (Technologies BioGene). L’universalisme génétique de Pannar va même jusqu’à intégrer la technologie Clearfield de BASF dans les variétés de tournesols hybrides F1 qu’ils créent et commercialisent en Europe et en Amérique Latine.

Rappelons que la technologie Clearfield de BASF consiste à pouvoir inonder les champs de tournesols libéralement avec l’herbicide Pulsar, l’imazamox, (appartenant à BASF) sans que les tournesols en soient quelque peu génés quant à leur croissance. La dissémination, en toute impunité, de ce type de variétés résistantes aux herbicides, à d’autres espèces agricoles, (par le biais de la mutagenèse) a pour conséquences une augmentation considérable des quantités d’herbicides utilisées dans les champs et surtout l’émergence de plus de 400 espèces d’adventices, sur la planète, devenues totalement résistantes aux herbicides. D’ailleurs, cette semaine-même, la Weed Science Society of America (9) vient de publier un nouveau rapport pour récuser deux mythes concernant les “super-weeds”, ces adventices qui ont la capacité de métaboliser sans soucis tous les herbicides du monde. Selon eux, tout d’abord, s’il est vrai que le transfert de gènes existe entre les plantes cultivées et les adventices, la résistance de ces dernières relèverait surtout de la très mauvaise habitude des agriculteurs de n’utiliser qu’un seul type d’herbicide. La Weed Science Society of America prône donc un universalisme herbicidaire et conseille aux agriculteurs de concocter des coktails d’herbicides dont le marché abonde grâce à la diligence de Monsanto, de Syngenta, de DuPont, de Bayer, de BASF... Secondement, selon eux, les “super-adventices” n’existeraient pas: ce sont simplement des adventices résistantes aux herbicides mais qui ne sont pas plus agressives que leurs cousines non résistantes, en l’absence d’herbicides. Très intéressant mais on ne voit pas quelle différence cela fait pour les agriculteurs qui sont souvent (depuis 10 ans) obligés d’abandonner leurs cultures de soja ou de maïs à la voracité de ces adventices évolutives. Il n’est pas précisé, sur leur site, qu’elle est la source de leurs financements.  

Et pour en finir avec l’universalisme biocidaire de Pannar, la société distribue également des variétés de blés dont les semences sont directement enrobées des fongicides de Bayer et des semences de soja Roundup Ready de l’incontournable Monsanto. Pannar Seed est, en effet, une entreprise semencière bien respectable de l’industrie semencière internationale!

Quid, d’ailleurs, des malfaisances semencières, en Afrique, du n°1 des nécro-technologies? Monsanto est un pionnier des «mouvements stratégiques préventifs à l’encontre de la compétition» sur ce continent. C’est, en effet, en 1998 et en 2000, que Monsanto a acheté deux des plus grandes compagnies semencières d’Afrique du Sud, Carnia et Sensako (en licenciant (8), par la même occasion, 25% de leurs employés au titre de la restructuration et consolidation). En 1970, Sensako fut la première entreprise semencière d’Afrique à mettre en place un programme de développement de variétés de blés hybrides F1. En 1980, Sensako établit un partenariat avec la société Dekalb (qui est rachetée par Monsanto en 1998 pour 2,3 milliards de dollars) et le premier blé hybride F1, SNK 108, est proposé en Afrique du sud en 1982. Durant les années suivantes, Sensako continue ses programmes de recherche en blés hybrides en utilisant des agents d’hybridation, produits par Schell, et fournis par l’entreprise semencière Nickerson (rachetée par Limagrain en 1990). Parallèlement à ces recherches, l’entreprise agro-alimentaire Cargill propose, vers la fin des années 1980, trois variétés de blés hybrides - Carina, Caritha et Carrol - créées par la société semencière d’Afrique du sud, Carnia, que Cargill rachète d’ailleurs à Omnia (société de fertilisants de synthèse en Afrique du sud) en 1997 et qui tombe dans l’escarcelle de Monsanto, en 1998, lorsque ce dernier rachète le secteur semences de Cargill.

Ces transactions permettent, à l’époque, à Monsanto (déjà très présent depuis 1968 en Afrique du sud) de s’accaparer d’une partie importante du marché des semences de maïs et de blés du pays (et de continuer à obliger les paysans à utiliser son Roundup alors que le glyphosate est tombé dans le domaine public). En 2004, le marché des semences de maïs y représente déjà 160 millions de dollars et en 2013, 350 millions de dollars - pour les seuls maïs F1. Cette même année 2004, le Catalogue National d’Afrique du sud présente plus de 400 variétés hybrides F1 (et transgéniques pour la grande majorité) de maïs jaunes ou blancs commercialisés par 18 compagnies dont 4 seulement  en contrôlent la quasi-totalité: Pannar (40%), Monsanto (23%), Pioneer Hi-Bred (18%) et Syngenta (16%). Quant aux variétés de blés hybrides F1 de la liste, Monsanto en contrôle alors 48%.

Quinze années plus tard, Monsanto vient de récidiver dans le secteur semences Africain par le biais de son partenaire Indien Mahyco (dont il possède 26% du capital). En effet, le semencier Mahyco vient de racheter au semencier Africain, SeedCo, une grande partie des actions qu’il possède dans Quton – l’unique compagnie semencière Africaine de coton qui est basée au Zimbabwe. Cette transaction manque, en fait, quelque peu de clarté car le directeur de SeedCo, Morgan Nzwere, évoque un rachat de 43 à 49% des actions pour un montant d’environ 10 millions de dollars tandis que l’Agence Ecofin mentionne un rachat de 60% des actions de Quton. Mahyco n’a pas encore issu de communiqué de presse en Inde concernant ce rachat qui aurait dû être finalisé d’ici la fin septembre 2014. Morgan Nzwere aurait affirmé que «Le business des semences cotonnières est actuellement un véritable cauchemar, à l’instar de l’industrie cotonnière en générale. Aussi désirons-nous nous en désengager de façon significative.»

En Inde, Monsanto et Mahyco ont créé une joint venture à 50/50, Mahyco-Monsanto Biotech (MMB), dont l’objectif déclaré est de sous-traiter les technologies transgéniques Bollgard et Bollgard II à 28 compagnies semencières de l’Inde afin qu’elles intègrent elles-mêmes ces technologies au génome des 300 variétés hybrides F1 de coton qu’elles commercialisent dans le pays. Ainsi que l’évoque Million Belay (7), le coordinateur de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA), ce n’est sûrement pas fortuit que Mahyco/Monsanto jette son dévolu sur l’unique société semencière Africaine productrice de semences de coton. De plus, toujours selon Million Belay, Quton serait l’unique société semencière Africaine proposant des variétés de coton non-hybrides, à savoir en pollinisation ouverte. Nous n’avons pas pu vérifier cette information car il n’existe pas, sur internet, de présentation officielle des semences distribuées par Quton. Le site officiel de SeedCo, très étrangement, ne présente aucune information sur la page consacrée à sa filiale Quton (18). Les seules informations disponibles sur la toile mentionnent le fait que Quton a reçu des prix d’excellence de par l’introduction de nouvelles variétés de coton transgéniques intégrant des résistances aux herbicides et aux insectes.

Rappelons que les variétés de coton transgénique de Monsanto sont un désastre avéré en Inde, qu’elles ont provoqué le suicide d’un nombre incroyablement élevé de paysans et qu’elles ont éliminé des terroirs de l’Inde toutes les variétés traditionnelles paysannes en pollinisation ouverte. Le rachat partiel de Quton par Mahyco/Monsanto est bien sûr la porte ouverte à un tel processus d’érosion génétique en Afrique sans parler du fait que Mahyco/Monsanto peut maintenant s’accaparer des variétés traditionnelles de coton sélectionnées par la paysannerie Africaine. Et par là-même, empêcher que ces variétés en pollinisation ouverte trouve le chemin de l’Inde afin que Mahyco/Monsanto puisse conserver son hégémonie 100% F1 (et transgénique de préférence) sur le sous-continent. De plus, Mahyco ne fait pas l’unanimité en Inde et commence à se confronter avec un certain nombre de difficultés. Ce n’est, donc, sûrement pas une coincidence si la directrice de Mahyco, Usha Barwale Zehr, vient d’être récemment nommée (6) au conseil d’administration de l’AGRA (l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique), un gang criminel mené par Kofi Annan et composé des pires psychopathes de la mafia de la pétro-pharma-agrochimie, dont l’objectif est de piller l’Afrique de ses richesses et de mettre en place un eugénisme discret mais toujours plus performant. La mort de 36 000 personnes, tous les jours, par affamement, accompagnée de quelques larmes de crocodiles de la FAO, n’est-elle pas une forme d’eugénisme discret mais performant alors que tous les ans 1700 milliards de dollars sont dépensés pour les armements dans le monde entier?

Et toujours dans le même registre du positionnement de l’Inde dans les affaires semencières de l’Afrique, ce n’est sûrement pas une coincidence, non plus, si un partenariat a été signé récemment, en novembre 2012, entre Krishidhan Seeds (23), Arcadia Biosciences, ICRISAT en Inde et USAID (24) afin de développer de nouvelles variétés transgéniques de millet pour l’Afrique.

Qu’en est-il maintenant de la position, en Afrique, du quatrième larron du Gang des quatre premières multinationales de la semence, à savoir Limagrain? En 1999, alors que Monsanto initie la dynamique de rachat des plus grands semenciers de l’Afrique, Limagrain s’installe discrètement en Afrique du sud par le biais de trois de ses filiales, Harris Moran (USA, rachetée en 1997 à Rhône-Poulenc), Clauze (rachetée en 1997) et Tézier (rachetée en 1979) en formant CHMT Seeds. Il semble ensuite que Limagrain se préoccupe avant tout de consolider son programme de rachat (initié en 1975 avec le rachat de Vilmorin) de dizaines de sociétés semencières et agro-alimentaires dans les autres continents du monde (France, USA, Japon, Belgique, Hollande, Israël, Brésil, Chine, Australie, Chili, ...) car il faut attendre l’année 2013 pour que Limagrain reparte à la chasse aux semences sur le continent Africain. C’est en effet cette année-là que Limagrain acquiert la compagnie semencière Africaine, Link Seed, à hauteur de 80% de son capital. Cette compagnie d’Afrique du sud ne commercialise que des variétés hybrides F1 de maïs, et des variétés de soja, intégrant toutes les technologies chimériques de Monsanto: Roundup Ready and YieldGard.

«Avec cette opération Vilmorin & Cie renforce la mondialisation de son activité en semences de maïs et poursuit son implantation stratégique sur le marché africain... Cette prise de participation majoritaire, à hauteur de 80 % du capital de la société, permet à Vilmorin & Cie de s’implanter durablement sur un marché d’avenir où les semences génétiquement modifiées sont déjà très largement adoptées par les agriculteurs.»

En 2013, également, Limagrain acquiert 15% de SeedCo, une compagnie semencière basée au Zimbabwe. Cette compagnie vient juste de déclarer (17) que Limagrain va investir une seconde tranche de 28 millions de dollars, d’ici la fin de l’année 2014, montant ainsi son acquisition de SeedCo à 28%. SeedCo existe depuis 1983. Elle achète Sementes de Moçambique (Semoc) en Mozambique en 1997 mais cette compagnie semencière, depuis lors, a été reprise dans son entièreté par l’Etat de Mozambique. En 2001, SeedCo crée une joint venture en Afrique du sud, Syngenta Seed Co, avec Syngenta Seed. SeedCo achète ensuite Quton, la compagnie de semences de coton, en 2006. SeedCo est présente dans 15 pays d’Afrique et commercialise des semences de maïs, de blé, de sorgho, d’arachides et de soja. Il est à noter que ses variétés de maïs, si elles ont toutes hybrides F1, ne sont cependant pas chimériques. Il est à noter également que toutes les autres variétés de blé, de sorgho, d’arachide et de soja semblent être à pollinisation ouverte et non chimériques.

Tout cela nous prouve que les ambitions de Limagrain en Afrique vont bien au-delà de la commercialisation de petites fleurs et de tomates. Dans ma traduction du communiqué de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique, je me suis permis de commenter qu’il n’est pas exact d’affirmer que «Par conséquent, cela signifie que trois des plus importantes multinationales des biotechnologies, Monsanto, Dupont et Syngenta ont fermement pris pied sur le continent Africain afin de pouvoir influer sur les marchés de deux parmi les trois plus importantes espèces modifiées génétiquement, globalement parlant: le maïs et le coton» (13).  

Amis Africains, prenez-garde, votre industrie semencière “hi-tech” (et “nécro-tech”, en très grande partie) est assiégée par le cartel des quatre plus importantes multinationales des nécro-technologies: Monsanto, DuPont, Syngenta et Limagrain. Ce n’est pas de très bon augure pour la survie des variétés paysannes traditionnelles de l’Afrique et pour le développement de techniques agro-écologiques respectant l’intégralité de la biosphère. On se rappelera que, de nombreuses années en arrière, Monsanto avait déclaré qu’un jour toutes les variétés traditionnelles de maïs de l’Afrique seraient contaminées par les chimères génétiques...

La multinationale Limagrain (qui continue de s’auto-identifier comme une “coopérative”, n’est-ce pas émouvant?) est l’un des promoteurs les plus importants des chimères génétiques (par exemple, création de variétés potagères chimériques en Amérique Latine depuis 1985) et l’un des leaders incontestés sur le marché mondial des semences de maïs, donc de maïs chimérique. L’attaque de Limagrain sur le secteur semencier industriel Africain du maïs est dans la logique inexorable de ces prédateurs. Il n’est que de décliner ses différentes acquisitions, dans ce secteur maïs, depuis 2009, en Asie, aux USA et en Amérique Latine:

- En novembre 2009: Prise de participation au capital d’Arcadia Biosciences (7,25%), basée à Davis en Californie.  Cette société est spécialisée dans la création de chimères génétiques résistantes à la sécheresse. Arcadia Biosciences vient de signer, en janvier 2014, un accord de partenariat (10) avec Genective S.A (une joint-venture créée en 2013 par Limagrain et KWS, le cinquième semencier mondial) afin de développer de nouveaux hybrides F1 de maïs en y incorporant sa technologie chimérique WUE (Water Use Efficiency). Limagrain a, de plus, signé un accord de partenariat avec Arcadia, en 2011, pour développer de nouvelles variétés de blés résistantes à la sécheresse et gérant mieux l’azote. Des variétés transgéniques? C’est ainsi que le présente l’article de la France Agricole (22).

Nous voyons donc, d’ailleurs, se profiler une triangulation très intéressante entre Limagrain, Arcadia Biosciences (détenue en partie par Limagrain) et Mahyco/Monsanto. Sur le continent Africain, nous venons de le mentionner, SeedCo vient d’être pris en pinces, par Limagrain, d’un côté, et par Mahyco, de l’autre. Alors qu’en Inde, Mahyco vient de mettre en place, très récemment (11), un nouveau partenariat avec Arcadia Biosciences (12) pour développer des variétés chimériques de riz résistantes à la sécheresse. (16)

- En fin 2009: Acquisition de Dahlco, aux USA, spécialisée dans la distribution de maïs, de soja et de luzerne.  

- En mai 2010: Acquisition de Mesa Maize aux USA. «Vilmorin & Cie renforce sa position concurrentielle sur le marché du maïs doux américain par l’acquisition de Mesa Maize. Cette opération permet à Clause de disposer de ressources génétiques bien adaptées à la demande des consommateurs et d’un positionnement global sur le marché du maïs doux.»

- En février 2011: Acquisition des actifs maïs de Sementes Guerra basée à Pato Branco dans l’Etat du Parana au Brésil. «Programmes de sélection et ressources génétiques, outils de production et réseau de commercialisation constituent les principaux atouts qui permettent ainsi à Vilmorin & Cie de se déployer sur ce nouveau territoire.»

- En août 2011 : Acquisition des activités maïs de Brasmilho basée à Goianésia dans l’Etat du Goiás au Brésil. «Brasmilho dispose de ressources génétiques de qualité...»

- En février 2012: Acquisition du fonds génétique de Genetica Agricola dans l’Etat du Mato Grosso au Brésil. «Ce programme de sélection, implanté dans le deuxième Etat producteur de maïs au Brésil, et dont les superficies progressent régulièrement, dispose d’un matériel génétique de qualité très bien adapté aux conditions de culture spécifiques de ces nouveaux territoires».

- En mai 2012: Projet de création d’une joint venture avec Anhui Hengji Seeds. «Dans le cadre de sa stratégie internationale dans le maïs, le quatrième semencier mondial a conclu un accord visant à créer une joint-venture de recherche, de production et de commercialisation de semences en Chine avec la société Anhui Hengji Seeds, a indiqué Vilmorin dans un communiqué. Si Pékin donne son feu vert, Vilmorin détiendra 45% des parts de la nouvelle entité.»

- En février 2013: Acquisition des fonds génétiques Genessed et KSP au Brésil. «Vilmorin & Cie poursuit l’enrichissement de son portefeuille de ressources génétiques avec l’acquisition de 2 nouveaux fonds génétiques de grande qualité: Geneseed, situé à l’est du Brésil dans l’Etat de Minas Gerais, et KSP au sud  dans l’Etat du Parana. Ces ressources génétiques contribueront à la création de nouveaux produits.»

- En mars 2013: Prise de contrôle intégral de Bisco Bio Sciences en Inde. «Elle vise à accélérer le déploiement des activités de Vilmorin & Cie sur le marché des grandes cultures en Inde, caractérisé par un taux de croissance élevé et des perspectives de développement extrêmement dynamiques. Basée à Hyderabad, Etat d’Andhra Pradesh, Bisco est un des tout premiers acteurs indiens en semences de maïs. Son portefeuille de produits couvre également des espèces importantes localement, telles que le millet, le sorgho et le riz.»

- En février 2014: Prise de contrôle intégral de la société Seed Asia, spécialisée en maïs tropical hybride, à Bangkok en Thaïlande.

On remarquera que dans tous ces rachats de semenciers, revient sans cesse la notion de contrôle et d’accaparement de ressources génétiques, de collections, de fonds génétiques (les citations sont extraites du site de Vilmorin/Limagrain). C’est le nerf de la Guerre des Semences: à savoir, le biopiratage, le recel des ressources génétiques développées par la paysannerie au fil des nombreux millénaires.

Et pour conclure avec cette pléthore de rachats de sociétés semencières par Limagrain, signalons le rachat, en novembre 2013, d’Eureka Seeds (Californie. USA), spécialisée dans la production de semences de tournesol; en octobre 2013 de Shamrock (Californie. USA), spécialisée dans la production de semences potagères; en octobre 2012, de Campbell’s Seeds (Californie. USA) spécialisée dans la production de semences potagères; en octobre 2012, de Century Seeds, en Inde, spécialisée dans la production de semences potagères.

Il faut également préciser que Limagrain crée, en 2000, avec l’Allemand KWS, le cinquième semencier mondial, une compagnie semencière aux USA (joint venture à 50/50), AgReliant, qui se dédie à la création et à la commercialisation de variétés chimériques de maïs et qui occupe la troisième place sur le marché des semences de maïs transgéniques aux USA.

Limagrain récidive de nouveau avec KWS (14), en juin 2013, en créant Genective S.A, une joint-venture à 50/50, dont l’objectif est de développer, faire approuver et commercialiser de nouvelles variétés de maïs génétiquement modifiés.  Limagrain et KWS précisent que les traits chimériques qu’ils souhaitent incorporer à ces nouvelles variétés de maïs concernent la résistance à la sécheresse, la résistance aux herbicides, la résistance aux insectes et une meilleure gestion de l’azote. «L’objectif est de disposer d’une technologie propriétaire (traits OGM) pour le développement de variétés de maïs génétiquement modifiées. KWS et Limagrain travaillent déjà ensemble depuis plus de dix ans avec beaucoup de succès au sein d’AgReliant, notre joint-venture 50/50 pour la sélection, la production et la commercialisation du maïs en Amérique du Nord. La création de cette nouvelle JV s’appuie sur la confiance existant entre les partenaires, avec l’ambition ensemble de renforcer leur capacité à rester indépendants à long terme.»(15)

La conclusion que nous tirons de ce bilan désastreux est la suivante. Il est clair, bien évidemment, que le rachat de tous ces semenciers industriels Africains favorise les processus de concentration semencière sous le contrôle de quelques multinationales des nécro-technologies dont une dizaine, sur toute la planète, rappelons-le, contrôlent les 3/4 des semences commercialisées; Monsanto étant au premier rang.

Mais, avec une telle panoplie, présentée par ces semenciers industriels Africains, de semences transgéniques (coton, maïs, soja), de variétés hybrides (blés et maïs) et de techniques culturales - indissociables de ce type de semences - prônant l’usage libéral des biocides et autres fertilisants de synthèse, que Pannar Seed, Quton, SeedCo, MRI Seed, Carnia et Sensako restent indépendantes ou qu’elles soient dans le giron de Pioneer Hi-Bred, de Monsanto, de Limagrain et de Syngenta, on ne voit pas trop, franchement, quelle grande différence cela fait pour la souveraineté alimentaire, la protection de la biodiversité cultivée paysanne et le développement de l’agro-écologie en Afrique.

Alors que nous sommes confrontés à l’ultime épisode de l’offensive des multinationales à l’assaut des semenciers industriels Africains, la question fondamentale est maintenant de savoir comment les organisations paysannes et les communautés rurales de l’Afrique vont pouvoir protéger ce qu’il leur reste des variétés authentiquement paysannes Africaines.

Et comment ils vont pouvoir se protéger également d’AGRA (l’un des principaux vecteurs de l’invasion actuelle de l’Afrique par les chimères génétiques), de l’UPOV et autres ARIPO (28) (Organisation Régionale Africaine de la Propriété Intellectuelle), des Fondations (Gates, Rockefeller, Ford, Pioneer, Syngenta...), des organisations internationales (ONU, FMI, Banque Mondiale...), des institutions agricoles (CGIAR, IRRI, CIMMYT,...), de REDD (20) (Réduction des émissions dues la déforestation et de la dégradation des forêts), des nouvelles Alliances entre Arcadia Biosciences, USAID et CIMMYT (21), et bien sûr des multinationales spécialisées dans les vaccins (Sanofi-Aventis, Novartis, Merck, GlaxoSmithKline...).

Puis-je renvoyer les lecteurs intéressés à l’un des quatre articles (25) que je rédigeai en septembre/octobre 2009, dans le but déclaré de dénoncer l’arnaque du réchauffement climatique anthropique. C’est un article de 29 pages, dense et renvoyant à pas moins de 218 liens et notes: Effets de “Serres” et Révolution Verte Eugénique. Et je concède qu’il faut sans doute être très courageux pour lire un tel pavé dans la mare du conformisme “humanitaire” - qui ne veut que du bien à notre chère Afrique, n’est ce pas? - et pour digérer un tel catalogue de catastrophes annoncées sur le continent Africain.

“Effets de Serres” est une allusion directe aux mécanismes de prédation qui ont été mis en place, depuis de nombreux siècles, à l’encontre de l’Afrique et des Peuples Africains. “Révolution Verte Eugénique” résume en quelques mots ce dont je suis convaincu depuis plus de 20 années: à savoir que cette nouvelle pseudo Révolution Verte est l’ultime épisode d’une guerre déclarée aux Peuples Africains. La destruction des agricultures vivrières, les monocultures imposées, la destruction de la biodiversité locale, la destruction des grandes forêts primaires, l’empoisonnement par les pesticides et autres biocides, les campagnes de vaccination, le sida, le virus ébola, la malaria, le non accès à l’eau potable, les guerres civiles armées par les industries Occidentales de l’armement, la malnutrition, la mort par affamement, etc, constituent les outils et vecteurs privilégiés partageant du même objectif: vider l’Afrique de ses populations.

L’Afrique constitue le dernier front des globalistes criminels qui ont déclaré la guerre à la Vie et nous sommes témoins, ces dernières années, d’une accélération exponentielle des processus de prédation au détriment des populations de ce continent. Des processus de prédation qui sont confortés par une militarisation généralisée dans certains pays de l’Afrique (par les USA, par la France), une militarisation  d’autant plus aisée que l’un des derniers remparts de l’autonomie Africaine a été détruit, par l’Alliance Occidentale, lors de la “libération” de la Libye en 2011, avec des dommages collatéraux qui ne sont jamais évoqués par la presse à la botte des criminels de guerre: à savoir le génocide de 150 000 civils Libyens sous les bombes à uranium appauvri “made in France”, un état de chaos généralisé à tout le pays, la confiscation des 1800 tonnes d’or appartenant à la Libye, le contrôle de leur pétrole, etc. Les petits caniches Français, de tous bords politiques, à la solde de l’Impérialisme, voulaient, en 2011, une guerre en Afrique pour se refaire la main; ils sont en train d’en préparer de nouvelles.

A l’image des deux guerres mondiales, fomentées par les multinationales Occidentales de la finance et de l’armement, afin de détruire les paysanneries de l’Europe de l’ouest et d’imposer en 1947 une agriculture de guerre hypermécanisée (par le biais du plan Marshall), les multinationales de l’alimentaire, de l’agro-pétrochimie et des semences n’ont besoin que d’une poignée d’esclaves, mal nourris de préférence pour les empêcher de réfléchir et de se révolter - en sus de l’artillerie lourde de la mécanisation agricole - pour transformer les terres Africaines en immenses greniers à nourriture et à nécro-carburants pour les estomacs humains et animaux des nations riches ainsi que pour les réservoirs des véhicules motorisés de ces mêmes nations. Il en est de même, d’ailleurs, pour les multinationales de l’industrie qui, elles aussi, n’ont besoin que d’une poignée d’esclaves et d’énormes machines pour extraire, des sols Africains, l’or, le diamant, le nickel, l’uranium, le gaz... et le pétrole dont l’Afrique abonde, à l’est, au centre, à l’ouest (26). Et, à ce sujet brûlant, nous ne pouvons que conseiller la lecture du dernier article de William Engdahl (27) “Ebola : une nouvelle guerre US pour le pétrole ?”.

Amis Africains, prenez garde aux campagnes de vaccination “pétrolébola” qui sont en train d’être organisées, en Afrique de l’ouest, par la même mafia qui a créé ex nihilo, en 2009, la pandémie de la grippe H1N1, qui a organisé avec l’OMS des campagnes de vaccination avec des vaccins anti-tétanos contenant des hormones destinées à stériliser les femmes, etc, etc, ad nauseam. (Note 1). Et aux âmes effarouchées par de telles informations, je poserais la question suivante: pourquoi les programmes de génocides, sous le couvert de “campagnes de vaccination”, seraient-ils plus choquants que l’outil géopolitique de la faim utilisé, tous les jours de l’année, pour dépeupler la planète de plus de 30 000 êtres humains?

Face à cette offensive généralisée des psychopathes déments et criminels à l’encontre de l’Afrique, nous ne pouvons qu’espérer qu’un jour étoilé, peut-être demain, les Tribus Africaines du Futur se mettent en chemin et fassent résonner les Tambours de Gaïa, notre Terre-Mère. A l’assaut des citadelles de l’Empire.

Dominique Guillet. Président-fondateur de Kokopelli


Note 1: dans “Semences de destruction”, ouvrage de William Engdahl. «La Fondation Rockefeller est l’un des soutiens financiers d’un programme de l’OMS en “santé de la reproduction” qui a développé un vaccin contre le tétanos qui contiendrait des hormones cachées de contrôle de naissance. Selon un rapport du Global Vaccine Institute, l’OMS a mis en place des campagnes de vaccination massives au Nicaragua, au Mexique et aux Philippines depuis le début des années 1990. Le Comité Pro Vida de Mexico, une organisation catholique, a testé de nombreuses fioles du vaccin et a découvert qu’elles contenaient une Gonadotrophine chorionique humaine (hCG), une hormone naturelle nécessaire au maintien d’une grossesse. Lorsque cette hormone est associée avec un vecteur de toxoïde tétanique, elle stimule une formation d’anticorps contre la hCG, ce qui interrompt la grossesse humaine. Des rapports similaires de vaccins truffés d’hormones hCG ont été reçus des Philippines et du Nicaragua.

Cette organisation a mis en valeur plusieurs autres phénomènes troublants concernant les programmes de vaccination de l’OMS. Le vaccin anti-tétanique n’était donné qu’à des femmes âgées de 15 à 45 ans, mais ni à des hommes ni à des enfants. La présence de hCG est la preuve irréfutable d’une contamination du vaccin. Elle ne fait sinon aucun sens. Avec le soutien financier de la Fondation Rockefeller, de la Banque Mondiale, du Population Council, de la Fondation Ford, parmi d’autres, l’OMS a oeuvré durant 20 ans pour développer un vaccin anti-fertilité en utilisant la hCG avec le tétanos, et d’autres vaccins, selon des articles scientifiques publiés sur ces campagnes de l’OMS. Tout cela a été certifié par l’OMS et par d’autres, dont la revue médicale Britannique respectée , le Lancet, le 11 juin 1988: “Essais cliniques d’un vaccin de contrôle des naissances de l’OMS”.

Jusqu’en 1993, l’OMS a dépensé un total de 365 millions de dollars sur de telles recherches en “santé de la reproduction” dont la recherche sur l’intégration de hCG au vaccin anti-tétanique. L’OMS n’a pas pu répondre aux questions concernant la présence d’éléments anti-hCG chez les femmes vaccinées. Leur réponse discrète a été que cette présence était “non significative”. Le vaccin était fabriqué par les Laboratoires Connaught (Rhone-Poulenc) au Canada et les Laboratoires Intervex et CSL en Australie.

Depuis les années 1920, la Fondation Rockefeller est l’un des principaux sponsors des programmes mondiaux de réduction de la population. Si les rapports concernant les vaccins de contrôle des naissances sont véridiques, il n’est pas difficile de soupçonner que la Fondation Rockefeller fait partie de ceux qui ont programmé d’utiliser la technologie des semences génétiquement modifiées comme un moyen potentiel de contrôler la population mondiale par l’entremise du contrôle futur des ressources alimentaires».

Liens

1. http://blog.kokopelli-semences.fr/category/agriculture-et-environnement/

2. http://www.syngenta.com/global/corporate/en/news-center/news-releases/Pages/130703.aspx

3. http://www.bloomberg.com/news/2012-06-26/syngenta-embarks-on-africa-drive-as-dupont-snaps-up-seed-target.html

4. http://www.comptrib.co.za/assets/Uploads/81AMDec10.pdf

5. http://pannar.com

6. http://agra-alliance.org/who-we-are/board-of-directors/

7. http://blog.kokopelli-semences.fr/category/agriculture-et-environnement/

8. http://www.gene.ch/genet/1999/Aug/msg00082.html

9. http://wssa.net/2014/10/weed-scientists-uproot-common-superweed-myths/

10. http://www.arcadiabio.com/news/press-release/arcadia-biosciences-licenses-water-use-efficiency-technology-genective

11. http://www.mahyco.com/newsevents/press-release

12. http://www.arcadiabio.com/news/press-release/arcadia-biosciences-and-mahyco-achieve-key-milestone-salt-tolerant-rice

13. http://www.vilmorin.info/vilmorin/index.aspx?site=VILMORI&lang=FR&section=STRATCROIS

14. http://ec.europa.eu/competition/mergers/cases/decisions/m6454_20130627_20310_3503300_EN.pdf

15. http://www.limagrain.com/activites/vie-des-societes/genective/article-382/fr.html#.VDmj2RYS_AU

16. http://www.thehindubusinessline.com/markets/commodities/mahyco-develops-new-gm-crops-sans-monsanto-support/article5722815.ece

17. http://www.thezimmail.co.zw/2014/06/30/limagrain-to-invest-28m-into-seed-co/

18. http://seeds.seedco.co/quton

19. http://www.pioneer.com/CMRoot/pioneer/about_global/news_media/pannar/ag_development_in_africa.pdf

20. http://www.grain.org/fr/bulletin_board/entries/4682-union-des-africains-contre-la-nouvelle-forme-de-colonialisme-ne-le-nouveau-reseau-contre-redd

21. http://www.arcadiabio.com/news/press-release/arcadia-biosciences-usaid-and-cimmyt-develop-heat-tolerant-wheat

22. http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/ogm-vilmorin-signe-un-accord-avec-arcadia-sur-un-ble-moins-gourmand-en-eau-38567.html

23. http://www.krishidhanseeds.com/company.html

24. http://www.arcadiabio.com/news/press-release/indo-us-consortium-develop-drought-tolerant-pearl-millet-asia-and-africa

25. http://www.liberterre.fr/gaiagnostic/dominique/eugenique.html

26. http://www.e-tech-blog.com/les-convoitises-sanglantes-sur-les-ressources-energetiques-immenses-d’afrique

27. http://fr.sott.net/article/23430-Ebola-une-nouvelle-guerre-US-pour-le-petrole

28. http://www.grain.org/bulletin_board/entries/4803-la-loi-sur-la-protection-des-varietes-ameliorees-des-plantes-de-l-aripo-criminalise-les-droits-des-agriculteurs-et-bouleverse-les-systemes-semenciers-en-afrique
SOURCES



OGM : L’ADN des cultures génétiquement modifiées est transféré aux humains qui les mangent.

Par Steven Peters

Dans une nouvelle étude publiée par la revue « Public Library of Science », des chercheurs affirment qu’il y a des preuves suffisantes que des repas qui ont des fragments de ces ADN portent des gènes complets pouvant entrer dans le corps humain par un mécanisme inconnu.Suite & Source: Esprit Science Métaphysiques
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MessageSujet: Re: “Edition Spécial ” de “Semences de Kokopelli”,    Mar 04 Nov 2014, 09:14


DOMINIQUE GUILLET NOUS AVERTI /extrait:

Citation :

""L’objectif fondamental – sur le plan de la fertilité des sols vivants – de toutes ces multinationales (et de leurs partenaires institutionnels ou de fondations “humanitaires”) est de répliquer ce qu’ils ont réalisé partout ailleurs sur la planète: à savoir la destruction des sols vivants par l’épandage systématique de fertilisants de synthèse et de biocides qui font la fortune des multinationales de l’agropétrochimie, lesquelles multinationales proclament toutes, depuis 2012, qu’elles sont en train d’intensifier leur présence prospère en Afrique. Rappelons, encore une fois, que les variétés modernes – hybrides F1 et chimériques – sont des variétés handicapées qui ne peuvent pas fonctionner sans l’apport de l’artillerie lourde des fertilisants de synthèse et des fongicides, herbicides, insecticides, nématocides… Rappelons également que depuis 50 années, le nombre des “pathologies végétales” ne cesse de s’accroître et ce en proportion de l’accroissement des intrants de l’agriculture toxique. Rappelons aussi que la quantité de biocides utilisée en agriculture est sans cesse croissante (46 milliards de dollars) (102) et ce en proportion d’un nombre sans cesse croissant de nouvelles variétés agricoles qui seraient résistantes à tout (insectes, champignons, bactéries, etc). Ne serait-il pas temps que l’agriculture mortifère change de paradigme ou de programme publicitaire? Parce qu’il semblerait fort que, saison après saison, ils perdent la guerre contre les dites pathologies. Il est d’ailleurs étrange que, ces dernières années, trois des espèces alimentaires les plus essentielles  de l’Afrique soient l’objet de pathologies fulgurantes: le maïs (la nécrose létale), le blé (une rouille) et le manioc (le virus de la mosaïque) qui font dire, d’ailleurs, aux promoteurs de chimères génétiques que hors la transgenèse, il n’est point de salut. Je ne mentionnerai pas les hypothèses émises par les agronomes au Cambodge (alors que j’y étais en mission semences) qui venaient de perdre toutes leurs variétés de maïs traditionnels détruits par un virus totalement inconnu l’année même où les variétés chimériques de Monsanto faisaient leur entrée dans le pays. Ce qui n’est sûrement qu’une fâcheuse coïncidence… mais le palmarès très étendu des crimes de Monsanto contre l’humanité est tel que les imaginations s’enflamment.  Il reste que le très respecté spécialiste en guerre biologique, le Professeur Francis Boyle, vient de donner, le 22 octobre 2014, une interview très troublante sur l’origine plus que probable d’une nouvelle souche du virus “pétrolébola” créée dans un laboratoire US en Afrique de l’ouest, au Sierra Léone. Et d’ailleurs Monsanto s’est investi financièrement, en juillet 2014, dans Tekmira, une société très impliquée dans le non-traitement du virus “pétrolébola”! Mais c’est un tout autre dossier, n’est-ce pas? (103) (104). Ce qui est certain, par contre, c’est que la généralisation des monocultures de variétés modernes en agrochimie, en Afrique, ne va qu’accroître la vulnérabilité de tout le système agricole et de la survie de tous les petits paysans qui s’y comptent par centaines de millions.""

http://blog.kokopelli-semences.fr/2014/11/les-mais-pour-lafrique-du-cimmyt-mythe-ou-realite/

Les laboratoires US de guerre biologique à l’origine de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest (interview de Francis Boyle)
Voici la retranscription en français de l’interview récente du spécialiste en guerre biologique, Francis Boyle(*), auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet des armes biologiques américaines, dont celui paru en français aux Editions Demi Lune "Guerre biologique et terrorisme".
L’enregistrement audio de cette émission se trouve ici :http://prn.fm/cant-happening-102214/
* * *
T R A N S C R I P T I O N    E N    F R A N C A I S
D E    L’ I N T E R V I E W
par IlFattoQuotidiano.fr
http://ilfattoquotidiano.fr/les-laboratoires-us-de-guerre-biologique-a-lorigine-de-lepidemie-debola-en-afrique-de-louest-interview-de-francis-boyle/
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MessageSujet: Pas de bol : les riz chimériques sont de retour!   Lun 17 Nov 2014, 13:55



Pas de bol : les riz chimériques sont de retour!



Dominique Guillet a écrit:
Avertissement. Dans ce présent article, plutôt que le terme “OGM”, j’adopte le terme “chimère” amplement utilisé, depuis de très nombreuses années, par Jean-Pierre Berlan, ancien directeur de recherches à l’INRA, et par Richard Lewontin, professeur de génétique à l’Université de Harvard; et j’ai recours, également, aux néologismes qui en découlent naturellement: “chimérique” (au lieu de transgénique), “chimériste” et “chimérisation”. Tout comme j’ai osé le terme “nécro-carburant”, au printemps 2007, dans ce même esprit d’authenticité sémantique,  j’utilise actuellement les termes “nécro-technologie” (au lieu de bio-technologie), “nécro-technologique”, “nécro-techs”, etc, afin de tenter de limiter, autant que faire se peut, la corruption du langage agricole évoquée par Jean-Pierre. 
«Les mots contribuent à définir la réalité. Lorsque des intérêts considérables sont en jeu, ils sont rarement neutres et objectifs. Ils créent plutôt la confusion, égarent la réflexion, empêchent de penser la réalité. Les utiliser sans les passer au feu de la critique, c’est faire preuve du même discernement que les lévriers lancés à la poursuite d’un leurre en peau de lapin. Les organismes génétiquement modifiés ou OGM illustrent cette corruption du langage : ce sont, en réalité, des clones chimériques brevetés (CCB). Un clone – à distinguer d’un individu ou d’une plante clonée – est une population d’organismes génétiquement identiques. Les « variétés » modernes de blé, d’orge, de colza, de maïs, de tomates, etc., sont constituées de plantes (ou de génotypes) identiques ou presque. Ce sont des clones». Jean-Pierre Berlan.


Des stratégies de fortes amplitudes, et soudaines, sont actuellement déployées afin de promouvoir à tous vents le Golden Rice. Nous avons évoqué l’entrée récente dans l’arène du grand guignol Anglais Mark Linas (un transfuge auto-proclamé du mouvement anti-OGM), les vociférations hystériques de l’organisation Golden Rice Now, les grandes proclamations du Golden Rice Project, les déclarations (un peu alambiquées) de l’IRRI, la pétition à l’encontre de Vandana Shiva en Italie pour la remplacer dans son rôle d’ambassadrice – à l’Expo 2015 à Milan – par Patrick Moore (un autre transfuge du mouvement pour la Paix Verte). Nous pouvons, même encore, allonger cette liste en mentionnant la très récente intervention/caution de Peter Singer (en Australie) présenté comme l’un des plus éminents philosophes de la morale (61); les déclarations hystériques récentes de Bjorn Lomborg (un autre transfuge et obsédé du réchauffement climatique anthropique) accusant les militants anti-OGM d’être responsables de la mort de 8 millions d’enfants depuis 12 années (80); le dossier spécial sur le riz doré de Sciences et Vie (81) de l’été 2014, etc, etc.

Le golden rice de l’IRRI est pourtant un échec patent. Pourquoi les chiméristes de cette institution continuent-ils donc, marris, de pédaler misérablement dans la semoule de riz doré? Parce que toute l’hystérie médiatique (discours incantatoires, publicités tapageuses, campagnes vociférantes, menaces…) entourant les riz chimériques dits “nobles” – à savoir les riz dorés, en particulier, et les riz “biofortifiés”, en général – n’est qu’un gigantesque rideau de fumée occultant, aux regards de l’opinion publique, premièrement la tentative d’hybridisation à 100% de tout le secteur rizicole mondial et, subséquemment, la chimérisation de tout ce secteur par la création de nouvelles variétés transgéniques de riz BT, ou bien de riz supposément résistants à la sécheresse, à la salinité, à l’arsenic ou bien, pire encore, de riz résistants aux herbicides de Bayer, de Syngenta, de Monsanto… 

La création de variétés chimériques de riz résistantes à l’arsenic est hautement symbolique de la nature intrinsèquement biocidaire de l’agriculture moderne. Depuis 1930, l’agriculture toxique a pourri les sols en les arrosant systématiquement de pesticides en tous genres à base d’arsenic (et on ne fera qu’évoquer, en sus, les dommages provoqués par les mines d’or, à cet égard). Or le riz possède cette capacité singulière de concentrer l’arsenic (tout comme le thym et les champignons en ce qui concerne la radioactivité). Récemment, des campagnes de mise en garde émanant de la FDA aux USA ou de la revue Nature (82), en début novembre 2014, visent à faire prendre conscience aux consommateurs qu’ils risquent de s’empoisonner – à l’arsenic – en mangeant du riz. D’où le recours à encore plus d’agriculture biocidaire en proposant (83) l’introduction de variétés chimériques de riz résistantes à l’arsenic, par la vaporisation de ce dernier – afin de boucler une boucle. Et ces boucles sont multiples, témoin cette nouvelle révolution transgénique (62) qui promet (par la chimérisation des variétés hybrides F1) de retrouver un fruit “perdu”, la tomate, dont l’industrie est accusée d’avoir saboté la saveur – alors que chez Kokopelli, nous en avons des centaines de tomates, toutes plus savoureuses les unes que les autres!!

Si l’espèce humaine veut survivre, elle doit éliminer à jamais le paradigme de l’agriculture occidentale moderne, un paradigme fondé tout autant sur l’arnaque de l’hybridisation pesticidaire (1920/1925) que sur l’arnaque du concept de résistances monogéniques – à savoir verticales (1905). Et nous conseillons à tous les lecteurs, intéressés par ce thème, l’ouvrage de l’agronome Canadien, Raoul Robinson, “Return to Resistance”. Une étude récente, publiée au printemps 2014, (64) est très symbolique de cette autre boucle initiée par la destruction intégrale des variétés traditionnelles paysannes à résistances polygéniques – à savoir horizontales. Les biologistes Ramakrishna Wusirika et Rafi Shaik y ont mis en exergue que sur les 3800 gènes du riz en relation avec le stress, 1377 gènes concernent à la fois des stress biotiques et abiotiques. Et sur ces 1377 gènes de stress, 196 sont capables de réagir à de multiples stress biotiques (bactéries, fungi, insectes, adventices et nématodes) et abiotiques (salinité, froid, sécheresse, métaux lourds, sols pauvres). Et ces deux biologistes ne peuvent refréner leur impatience d’utiliser une partie de ces maîtres-gènes afin de créer, par la transgenèse, de nouvelles variétés de riz chimériques résistantes à tout … mais, en vérité, résistantes à rien du tout. Parce la Nature ne fonctionne pas comme cela. La guerre lancée par l’agriculture biocidaire à l’encontre des adventices, des insectes, des virus, des champignons, des bactéries, des nématodes, etc, est une guerre perdue d’avance. Que cette guerre en appelle à la résistance monogénique (qui est un échec total – pour preuve, le recours annuel à 46 milliards de dollars de pesticides en tous genres, autorisés et même souvent interdits (90) ) ou en appelle à des simulacres de résistance polygénique par le biais de la transgenèse de seconde génération.

Il existait des centaines de milliers de riz traditionnels qui possédaient naturellement des résistances horizontales à tous les types de stress, biotiques ou abiotiques – pour preuve, l’humanité s’en est nourrie et délectée pendant des milliers d’années. Elles ont été détruites pour être remplacées par les variétés “améliorées” de l’IRRI, sans saveur, qui se sont succédées, depuis 1962, année après année, parce que toutes s’avéraient être des échecs flagrants – sur le plan des résistances. Ce fut l’échec de la révolution verte 1.0 – dont on continue pourtant de nous vanter les miracles, en pure propagande. L’IRRI tente maintenant, avec les multinationales des nécro-technologies, d’imposer et de généraliser une révolution verte 2.0 par l’hybridisation du riz, à savoir par la création de variétés artificielles élaborées à partir de lignées dites “pures” (des clones homozygotes) qui ne peuvent produire qu’avec force fertilisants et dont les résistances sont tout aussi nulles. Et l’IRRI nous promet donc, pour un proche futur (vers 2030), une révolution verte 3.0 fondée sur la chimérisation des hybrides, une chimérisation qui sera source de résistances: c’est promis, cette fois-ci, la main sur le cœur. Et bien évidemment, surtout, des résistances aux herbicides de Monsanto, de Bayer, de Syngenta qui – contrairement à ce que prétendent les menteurs invétérés – permettent de pulvériser deux fois, trois fois, dix fois plus d’herbicides qu’auparavant. Et des résistances, de plus, qui ne fonctionnent que très temporairement parce que les adventices elles-mêmes les développent!! Pour preuve l’existence de plus de 400 espèces d’adventices sur la planète qui métabolisent parfaitement les poisons herbicidaires des multinationales. Et qui, plus est, mutent et se métamorphosent ainsi que vient de le mettre en exergue (92) Ana Caicedo dans une étude portant sur l’évolution des riz sauvages, en Arkansas, dans les champs de riz “Clearfield” de BASF rendus résistants aux herbicides par mutagenèse.

On se plaît à rêver d’un jour bienheureux où les Tribus du Futur convieront tous ces savants déments – et leurs laquais et complices dans les institutions et les structures d’Etats – à se rassembler dans une île quelque peu isolée (au large de Fukushima, par exemple) pour y accomplir, en toute quiétude, leurs délires les plus mortifères. Le jour où le Titanic Agricole sombrera, à jamais, dans l’océan de ses vanités. Et en attendant ce jour bienheureux, la chasse aux chimères génétiques est ouverte. Et surtout la chasse aux biocides est ouverte car sans les biocides tout l’édifice de l’agriculture mortifère s’écroule: les hybrides et chimères en tous genres et les nécro-carburants.

L’Inde traditionnelle a prouvé qu’elle pouvait générer 12 ou 15 de tonnes de riz à l’hectare, et parfois même plus (85) (86). Il en est de même pour la méthode SRI développée à Madagascar. Libérons les semences et l’humus.

Dominique Guillet. 15 novembre 2014.

NB: en synergie avec ce présent article sur la chimérisation pesticidaire du riz, je ne peux que conseiller la lecture du dernier ouvrage de notre ami Fabrice Nicolino: Un empoisonnement universel – Comment les produits chimiques ont envahi la planète.
http://blog.kokopelli-semences.fr/2014/11/pas-de-bol-les-riz-chimeriques-sont-de-retour/
(image : yann-arthus-bertrand)
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MessageSujet: Re: “Edition Spécial ” de “Semences de Kokopelli”,    Sam 06 Déc 2014, 16:20




Nouveautés 2015 et Restructuration de la boutique de Kokopelli en ligne
Nous avons le plaisir, pour cette nouvelle année 2015, de vous proposer une gamme de semences encore plus diversifiée avec près de 300 nouveautés. Nous vous proposons, ainsi, un très grand nombre de nouvelles fleurs : cosmos, pois de senteur, ipomées, tournesols… ainsi qu’une gamme d’une quarantaine de variétés de tabacs, des plantes alliées du jardinier à usage agro-écologique. Nous vous proposons également une centaine de nouvelles variétés de tomates dont la plupart sont des créations relativement récentes d’Alan Kapuler (Mushroom), du très célèbre Tom Wagner, de Lee Goodwin (au Nouveau-Mexique) et de Brad Gates (Wild Boar Farm en Californie) ; une vingtaine de ces nouvelles variétés sont de couleur indigo (bleu) - tomate et tomates cerise - qui sont très riches en anthocyanes, de puissants antioxydants. Nous vous proposons également une nouvelle gamme delaitues, des sélections récentes de Frank Morton en Oregon dont certaines sont très résistantes en termes de mildiou. Ainsi que de nouvelles variétés de piments doux, de haricots à rames (des vieilles variétés de Suisse), de maïs doux, etc.
Nous avons également restructuré la boutique en ligne du site Kokopelli. Les plantes potagères sont maintenant répertoriées en légumes-racines, en légumes-fruits et légumes-feuilles. Vu le grand nombre de variétés de tomates disponibles aujourd’hui chez Kokopelli, nous les présentons sous deux rubriques : tomates et tomates-cerises qui sont ensuite déclinées par couleur, chaque couleur étant elle-même déclinée en variétés précoces, variétés de mi-saison et variétés tardives. Nous espérons que cette nouvelle classification permettra aux jardiniers de mieux choisir leurs variétés en fonction des conditions qui prévalent dans leur région : affinités, climat, longueur de saison, etc.

Notre liste boutique de disponiblités pour la saison 2014/2015 ainsi que notre bon de commande sonttéléchargeables à partir du site.




Actualités

Les Tomates Indigo : une révolution dans l'arc-en-ciel des tomates

Un article de Dominique qui évoque l'historique des tomates Indigo (appelées bleues), leurs qualités, leur culture… et qui est agrémenté de quelques petits potins chimériques : l'introduction en 2013 d'une tomate indigo chimérique en Angleterre par la société Persephone installée dans un parc technologique accueillant une autre société qui, avec Medicago au Canada, crée des tabacs transgéniques pour l'élaboration de vaccins contre les grippes virtuelles de l'OMS.

* * * * *


Les Tomates chez Kokopelli : saveurs, couleurs… et colères

Un article de Dominique qui évoque l'historique des tomates chez Kokopelli et qui couvre un certain nombre de thèmes : les flux de variétés de tomates sur la planète, le pillage des variétés de Tom Wagner, les fausses anciennes tomates de l'industrie, les aberrations du catalogue du GNIS...





Cadeaux Fertiles

Gamme Arc-En-Ciel Kokopelli !

Pour les cadeaux fertiles de fin d'année, semez la diversité ! Nous vous proposons, cette année, une"Gamme Arc-en-Ciel" comprenant 17 sachets, totalisant 92 variétés, qui sont déclinées ci-dessous. Cette "Gamme Arc-en-Ciel" est livrée dans un sac en tissu Kokopelli et elle est accompagnée d'un calendrier Kokopelli 2015, incluant le calendrier des semis.




Association Kokopelli - 
22 Cap de Lourm - 09290 Le Mas d’Azil - France
Tél : 05 61 67 69 87 - Fax : 05 34 02 14 54 
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MessageSujet: Dominique Guillet. 7 décembre 2014   Lun 08 Déc 2014, 17:29


La Bio Piratée, second épisode : Lima/Danival chez Hain Celestial

 
A la suite de la publication de notre article (23) sur “La Bio Piratée” – qui a beaucoup circulé sur la Toile – et malgré que l’on m’eût prié instamment de prolonger cette investigation douloureuse, j’avais décidé d’enterrer ce dossier franchement déprimant en me disant que Hain Celestial, Monsanto et Goldman Sachs, à l’image de notre civilisation moribonde, ne faisaient que passer et qu’un jour la Terre-Mère recyclerait bien tout ce fatras biocidaire.
Nonobstant, la semaine passée, je reçus ce courrier, transmis par une lectrice, de la Responsable Relations Clients chez Biocoop :La direction Filières et Produits Biocoop a creusé ce sujet et demandé à Lima et Danival leurs réponses dès juin 2013. La réponse de The Hain-Celestial Group (qui détient Lima et Danival) est très claire et fait foi pour Biocoop. « Le groupe Hain Celestial n’a aucune affiliation avec Monsanto et n’a jamais eu aucun lien avec cette société. De plus, comme toutes sociétés dont les actions sont cotées aux Etats-Unis, les  actionnaires sont tenus de déclarer leur propriété auprès de la commission des opérations en bourse. Vous pouvez consulter la liste des principaux actionnaires de Hain Celestial en suivant le lien ci-après. (22) Toute information véhiculée concernant une quelconque affiliation entre le groupe Hain Celestial et Monsanto est erronée.»
Je comprends fort bien que le Réseau Biocoop ne soit pas plus empressé que moi-même pour «creuser ce sujet» peu appétissant – même s’ils prétendent l’avoir fait. J’ose espérer que les cahiers de charge mis en valeur par le Réseau Biocoop ne soient pas à l’aune de leur acceptation aveugle de la “bonne foi” du groupe Hain Celestial, un monstre financier gobant des compagnies de l’alimentaire par douzaines. Tout d’abord, je n’ai jamais écrit que Monsanto était un actionnaire direct de Hain Celestial. Ensuite, lorsque l’on analyse les agissements, les déclarations, les procès, les partenariats et les objectifs afférents à ce groupe, toute relation directe ou indirecte avec Monsanto relève, vraiment, de l’épiphénomène. Et d’ailleurs, pour Erwin David Simon, le fondateur mégalomane de Hain Celestial, le rachat de Lima et de Danival n’est sans doute aussi que cela: un épiphénomène, l’une des nombreuses marches du tremplin qui va le propulser vers la place de leader mondial de l’alimentaire “naturel”. Mais les tremplins des bulles financières sont souvent bâtis sur des sables mouvants et ils s’effondrent lorsque les bulles éclatent… Surtout lorsque les bulles de la boulimie d’acquisitions ne fonctionnent qu’avec un fort niveau d’endettement entretenu par les grands Saigneurs de l’Internationale Bancaire. En parlant de boulimie, signalons que Hain Celestial a également établi (25) une joint venture avec Hutchison China Meditech Ltd, une société pharmaceutique Chinoise, dont les partenariats sont notoires avec Nestlé (28), avec la multinationale pharmaceutique Lilly et avec même… AstraZeneca/Syngenta (26) (et dont le président, Li Ka-Shing, est très impliqué dans les semences chimériques en Israël!). Et, en termes de crimes contre la biosphère et l’humanité, il est clair que l’on ne peut faire aucune différence entre Monsanto, Syngenta et Nestlé.
Ainsi, avec toute la sympathie que je porte à Claude Gruffat, le président de Biocoop (qui ne doit pas avoir la tâche facile en cette période de grand piratage de la bio), j’ai repris la plume en souhaitant aider le Réseau Biocoop à “creuser le sujet”. Qu’il soit clair que cette investigation n’est, en aucun cas, une remise en question de la qualité des produits bios de Lima et de Danival. J’en profite pour exprimer, une nouvelle fois, mon admiration (et mes sincères condoléances) aux membres de la famille Gevaert qui furent des pionniers de l’agriculture biologique en Europe. Pierre Gevaert est, de plus, un écologiste et auteur de nombreux ouvrages fort passionnants dont: “La famine mondiale est imminente”, “Alerte aux vivants et à ceux qui veulent le rester – Pour une renaissance agraire”, “L’avenir sera rural : au secours d’un monde moderne en dérive”.
 
Historique
La société Hain Pure Food est créée en 1926 en Californie. Elle est rachetée en 1981 par Ogden Corporation (actuellement Covanta Energy Corporation qui est spécialisée dans le recyclage des déchets industriels et la production d’électricité). Elle est ensuite rachetée en 1986 par IC Industries (actuellement Whitman Corp, le sous-traitant de Pepsi qui acheta Pepsi Americas en 2000). Hain Pure Food est finalement racheté en 1994 par Irwin David Simon, le propriétaire de Kineret Acquisition Corp (spécialités alimentaires) qui emprunte alors l’argent à Argosy Group LP (une compagnie de software). Fin 1994, le groupe prend le nom de Hain Food Group. En 1996, George Soros, le milliardaire prédateur psychopathe, rachète 16% des actions de la compagnie. Pour mémoire, George Soros est à la direction du CFR, le Council for Foreign Relations (Note 1), il est l’un des membres du Groupe Bilderberg et il finance la clique militariste d’Avaaz – et bien d’autres ignominies. En 2000, Hain Food Group rachète Celestial Seasoning et change son nom en Hain Celestial. Celestial Seasonings est une société célèbre aux USA (depuis 1969) pour sa gamme de tisanes, non-bios, aux emballages poétiques, ornées d’axiomes de sagesse, de petites fleurs et de bisounours – et farcis d’un cocktail détonnant de biocides en tous genres (voir plus bas).
En 2003, la compagnie Heinz (fondée en 1869 à Pittsburgh) rachète 19,5% des actions du Hain Celestial Group. Elle les revend à la fin de l’année 2005. Et pour la petite histoire, en février 2013, Heinz est racheté par le milliardaire américain Warren Buffett (troisième fortune du monde) qui s’allie, pour l’occasion, à la chaîne Burger King (dont le propriétaire est le fonds d’investissement Brésilien 3G Capital). Tout cela ne fait aucune différence car les actionnaires de Heinz sont les mêmes que ceux de Hain Celestial avec en sus, l’héritière de la famille, l’épouse du secrétaire d’État US, John Kerry.
Pendant de nombreuses années, le partenariat entre Hain Celestial et Heinz est très fructueux, tant sur le plan technique, que stratégique ou financier. En 2000, Hain Celestial rachète, à Heinz, Earth Best, une compagnie d’aliments pour bébés. En 2004, Hain Celestial rachète, à Heinz, deux compagnies alimentaires, Ethnic Gourmet et Rosetto. En 2006, Hain Celestial rachète, à Heinz, sa société d’aliments frais processés, Para Laboratories ainsi que la société anglaise, Linda McCartney Foods. Signalons que, pour lutter contre la proposition 37 en Californie destinée à rendre obligatoire l’étiquetage des produits OGMs, Heinz, en 2012, fait partie des contributeurs financiers (avec un don de 500 000 dollars) aux côtés de Monsanto, Nestlé, DuPont, BASF, Bayer, Coca-Cola, Syngenta, Unilever, Cargill, Dow, etc…
Hain Celestial/Heinz: mêmes combats, mêmes stratégies… et mêmes pesticideurs. D’ailleurs, la réputation de Hain Celestial, aux USA, est telle – et les relations entre Hain Celestial et Heinz sont tellement intimes – que les organisations luttant pour l’étiquetage des chimères génétiques n’hésitent pas, en 2012, à inclure Hain Celestial sur la liste des pro-OGMs. (7) (8) Ce qui suscite, en mars 2013, une prise de position publique (9) de Hain Celestial qui déclare être favorable à l’étiquetage des chimères génétiques. Une petite déclaration sur de l’étiquetage, cela n’engage à rien, n’est ce pas. Surtout quand on connaît la puissance financière de toute la mafia de l’agrochimie et des nécro-technologies qui en Californie, en Oregon et en Washington ont investi des dizaines de millions de dollars, dans chaque état, dans des campagnes médiatiques décourageant les consommateurs de voter pour la transparence. Surtout quand on sait que de toutes façons – comme dans le cas du Maui County à Hawaï – même si le peuple décide d’un moratoire sur les chimères génétiques, les multinationales contre-attaquent “en justice” (10) de suite, telles que Monsanto et Dow, dans ce cas précis. La lutte courageuse de certaines organisations pour l’étiquetage des chimères génétiques fait figure de combat pathétique face aux armes financières des nécro-technologies. En juin 2014, quatre lobbies/fédérations (Grocery Manufacturers Association, Snack Food Association, International Dairy Foods Association et National Association of Manufacturers) ont attaqué l’Etat du Vermont aux USA qui a imposé l’étiquetage des chimères génétiques.
Et, bien sûr, on ne peut que remettre en exergue la situation dramatique de l’agriculture aux USA: à savoir que près de 100% du maïs et du soja sont transgéniques, sans même parler de la luzerne, de la betterave, du colza, etc. Ce qui relativise les engagements non-chimériques de Hain Celestial, (9) et de tous les poids-lourds de la bio industrielle, dans le “Non-Gmo Project”, une organisation (avec Trade Mark) spécialisée dans le Greenwashing et totalement soutenue financièrement par ceux-là même – Whole Foods Market, Organic Valley, Stonyfield Farm (Danone), Horizon (Dean, le N°1 mondial du lait) et l’United Natural Foods (UNFI) – qui ont prôné, dès 2011, la co-existence transgénique pacifique avec Monsanto, Syngenta, Dow, etc. Il faut préciser que les 9 milliards de dollars de chiffres d’affaires de Whole Foods Market (l’un des leaders de la distribution bio industrielle aux USA) sont dérivés, pour les 2/3, de ses produits “naturels” (non bios) farcis de chimères génétiques. (Les destinées de Whole Foods Market et de Hain Celestial, son plus gros fournisseur, sont indissociables, d’ailleurs.)
Il en est de même pour Hain Celestial dont une petite partie seulement des compagnies, parmi les 60 et plus, sont réellement certifiées à 100% bios. Tout le reste n’est que du conventionnel ou du “naturel”. Du “naturel” plus ou moins contaminé par des chimères génétiques (en fonction des territoires agricoles dont il est issu) quand ce n’est pas par de la chimie lourde – qui, d’ailleurs, contaminerait aussi ses produits dits “bios”.
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MessageSujet: Nous ne sommes pas tombés de la dernière pluie…   Dim 21 Déc 2014, 09:36

Nous ne sommes pas tombés de la dernière pluie…

Un article de Servumpecus, ami de Kokopelli, en Suisse.
Eau et biosphère
L’eau (H2O) est un composé chimique essentiel à tous les êtres vivants. C’est le milieu de vie de la plupart des organismes présents sur Terre, sous terre et dans la mer. Dans la biosphère, la circulation de l’eau est décrite par le cycle de l’eau [1], et toutes les espèces animales et végétales en sont tributaires. A l’échelle mondiale, l’agriculture est le premier secteur de consommation d’eau, notamment pour l’irrigation. Lorsque celle-ci n’entre pas en ligne de compte, c’est l’eau des précipitations, la pluie, qui est la pourvoyeuse principale pour les plantes et les animaux.
Dans chaque pays des contrôles de la qualité de l’eau sont effectués par des ministères, des agences sanitaires et des services officiels de la consommation, entre autres. La plupart du temps, seule la qualité de l’eau potable pour la consommation humaine est analysée via des contrôles sanitaires : il s’agit de l’eau du robinet, de l’eau de source, des eaux minérales et en bouteille, de l’eau des fontaines…
En France [2], en Suisse [3], au Canada [4] ou encore en Belgique [5], l’utilisation de l’eau est extrêmement réglementée et fait l’objet de contraintes sévères. En effet, il est reconnu que « contrairement aux idées reçues et aux imaginaires bien ancrés, l’eau de pluie n’est ni pure ni potable, même si elle est en théorie très proche de l’eau douce. En effet, l’eau de pluie, avant de tomber dans nos toits et rues, subit la contamination des gaz, particules, aérosols provenant de l’activité humaine. Elle contient donc outre de la poussière, des ions inorganiques en provenance de la mer (calcium, magnésium, sodium, potassium, chlore, SO4, cuivre, zinc, plomb). On y retrouve évidemment toutes les particules et pollutions urbaines issues des industries et des gaz d’échappement des voitures (dioxyde de carbone, NOx, SOx). On y trouve aussi des pesticides, parfois en grandes concentrations. » [6]
 
Métaux trouvés dans l’eau de pluie et gestion du climat
N’y a-t-il que « de la poussière, des ions inorganiques en provenance de la mer » dans l’eau de pluie, outre des « gaz, particules et aérosols provenant de l’activité humaine » ?
Y a-t-il autre chose que du calcium, du sodium, du potassium, des oxydes de soufre et du chlore dans les eaux pluviales ? [7] Eh bien manifestement oui !
Récemment en Europe, des particuliers ont récolté de l’eau de pluie et fait effectuer des analyses par des laboratoires agréés [8],[9]. Divers métaux y ont été retrouvés, et parmi ceux-ci l’aluminium, le baryum et le strontium ont le plus la cote. Pourquoi donc ? Eh bien, parce que ces métaux seraient dispersés dans l’atmosphère pour diverses raisons, parmi lesquelles 1) le contrôle du climat ; 2) le contrôle démographique ; 3) le contrôle économique ; toutes les personnes qui s’en font l’écho sont évidemment traitées de conspirationnistes [10]. Selon ce dernier lien, je cite : « La théorie des chemtrails – contraction de chemical trails, littéralement traînées chimiques – est apparue aux Etats-Unis en 1996 après la publication d’une étude intitulée Le climat comme un multiplicateur de force : posséder le temps en 2025 rédigée par sept militaires de l’université de l’Air américaine à la demande de l’US Air Force. Les auteurs avaient alors entrepris de voir comment, en 2025, l’aviation américaine pourrait “maîtriser le climat”, en agissant notamment sur les pluies, les brouillards et les tempêtes, dans le but de parvenir à une suprématie militaire et aéronautique. Ce document s’inscrit dans une recherche plus large de l’armée américaine amorcée à l’apogée de la guerre froide sur les armes climatiques et la guerre environnementale, ainsi que de travaux de scientifiques sur lagéo-ingénierie – la modification de l’équilibre énergétique de la Terre pour lutter notamment contre le changement climatique – lancées dans les années 1950« .
A ce titre, il est surprenant et révélateur de constater qu’officiellement en août 2014 s’est tenue à Berlin la Conférence 2014 sur l’Ingéniérie du Climat (Climate Ingineering Conference 2014 [11], sous l’égide de l’IAAS (Institute for Advanced Sustainability Studies) qui est un institut de recherche qui se veut le lien entre le monde scientifique et la société civile pour la géo-ingénierie [12]. La session d’ouverture a donné le ton : « Il est urgent de déployer la géo-ingénierie au lieu de l’incertitude, car les mesures de réduction des gaz à effet de serre ont échoué» [13].
Cette option de réduction de l’effet de serre par la dispersion d’aérosols dans l’atmosphère est loin d’être une vue de l’esprit ! Les trois thèmes suivants serviront à titre exemplatif :
L’IRGC (International Risk Governance Council) [14] sis à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) a publié en 2010 un rapport intitulé “Cooling the Earth through Solar Radiation Management” (Refroidir le Terre en régulant le rayonnement solaire) [15].
Dans son “CHANGEMENTS CLIMATIQUES 2013 – Les éléments scientifiques, Résumé à l’attention des décideurs” (sic), le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC) a écrit : « Des méthodes visant délibérément à contrer le changement climatique, regroupées sous le terme de géo-ingénierie, ont été proposées. Il existe peu d’éléments permettant d’évaluer quantitativement et de manière complète les techniques de gestion du rayonnement solaire (SRM)… Les méthodes de type CDR présentent des limitations biogéochimiques et technologiques quant à leur potentiel à grande échelle. Nous ne disposons pas de connaissances suffisantes pour quantifier dans quelle mesure les émissions de CO2 pourraient être réduites grâce au CDR à l’échelle du siècle. » (page 32 [16]) ; nous lisons cependant dans ce même paragraphe que « Si la SRM prenait fin pour une quelconque raison, on peut affirmer, avec un degré de confiance élevé, que la température moyenne de la surface du globe augmenterait très rapidement jusqu’à atteindre des valeurs correspondant au forçage dû aux gaz à effet de serre« . Surprenant… : si la « gestion du rayonnement solaire prenait fin » signifie-t-il que cette gestion a déjà commencé ?!?
Enfin, l’organisation EuTRACE [17] a pour but « d’estimer les potentielles conséquences sociales de la géo-ingénierie et de porter une attention particulière aux sujets tels que l’acceptation sociale, l’opinion publique et la faisabilité des options politiques« . Il est surprenant de retrouver dans son panel de conseillers deux membres de Greenpeace, deux membres de la Croix Rouge et un membre des Amis de la Terre, entre autres [18] ! Que font ces conseillers dans une telle organisation ? Uniquement se rencontrer pour discuter de recommandations à formuler pour ce projet ?
Tout est donc en place pour que la gestion artificielle du rayonnement solaire soit une réalité, dont les risques ont été évalués par l’ISIS (Institute of Science in Society [19]), et s’il apparaît finalement que le réchauffement climatique, attribué aux activités humaines, ne puisse pas être actuellement formellement et scientifiquement établi [20] [20bis].
 
Toxicité de l’aluminium sur les organismes vivants
 L’aluminium est le troisième élément chimique le plus abondant sur Terre [21]. Il peut affecter de manière négative la vie terrestre et aquatique ; la concentration en aluminium que l’on retrouve régulièrement dans les eaux souterraines est d’environ 0,4 ppm. Suivant les endroits sur terre, il peut se retrouver à des concentrations élevées dans les précipitations pluvieuses (30 µg/litre, voire même 900 µg/litre. §5.1.2 [22]).
La dissolution des ions Al3+ est toxique pour les plantes car cette opération affecte les racines et diminue la consommation de phosphate [23]. Lorsque le pH est maintenu à une valeur inférieure à 8,5 (donc allant vers plus acidité), l’aluminium peut se solubiliser et provoquer la défloculation (i.e. la dissociation des particules constituant la matière considérée) du sol. Il peut y avoir également des pertes d’azote par volatilisation (rapport de l’OMS [24], page 136). Ainsi, l’augmentation d’aluminium libre dans les sols agricoles conduit à une perte de valeur de ces sols quant à son rendement [25]. Sur l’être humain, l’aluminium peut avoir des effets neurotoxiques (myofasciite à macrophages, encéphalopathie, épilepsie, troubles de mémoire, risque pour l’induction de la maladie d’Alzheimer) [26]. Par ailleurs, l’aluminium et le Glyphosate™ de la firme Monsanto interrompent de façon conjointe et spécifique le fonctionnement de la glande pinéale (sulfate de mélatonine), et conduisent à des taux élevés d’autisme [27]. Il affecte également le système immunitaire [28].
 
Toxicité du baryum sur les organismes vivants
Le baryum constitue 0,05% de la croûte terrestre ; la principale source d’émission du baryum dans l’atmosphère est l’activité industrielle ; aux Etats-Unis, on en retrouve de 1 à 20 microgrammes dans les eaux de surface et l’eau potable [29]. La présence de baryum dans l’air est principalement attribuable aux émissions industrielles, en particulier la combustion du charbon et du gazole et les déchets d’incinération ; il peut également résulter de poussières soufflées par les sols et les procédés d’extraction. Le temps de séjour de baryum dans l’atmosphère peut être de plusieurs jours, en fonction de la taille des particules. La plupart de ces particules sont toutefois beaucoup plus grandes que 10 micromètres et retombent rapidement sur la terre (§4.1.1 [30]).
Sur l’être humain, les sels solubles de baryum ingérés passent dans le sang et 91% de celui-ci est stocké dans les os [31] ; ainsi, le baryum soluble, ingéré à relativement hautes doses, conduit à une perte de potassium pouvant conduire à une tachycardie du ventricule cardiaque, de l’hypertension et ou de l’hypotension, à la faiblesse musculaire et à la paralysie [32].
En général, il a été montré que le baryum a la capacité d’inhiber la croissance de bactéries, de champignons, de mousses et d’algues (§10.2 [33]). De nombreuses plantes terrestres ont la capacité à stocker le baryum. Il existe la possibilité que les grandes quantités de baryum (jusqu’à 1260 µg/kg) qui s’accumulent dans les légumes, la luzerne et le soja puissent être nocives pour les bovins domestiques (§1.230). En l’absence de carbonate de calcium, le baryum est toxique pour les plantes [34]. Le baryum est également toxique pour le soja et le haricot [url=http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18259801 et http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11031303][35][/url] ; il inhibe la germination du maïs et du blé [36] [36bis].
 
Strontium
Ce composé chimique est présent dans l’eau de pluie à des concentrations comprises entre 0.7 et 380 microgrammes par litre, et dans la neige entre 0.01–0.76 microgrammes/litre ; plus d’informations sur les effets du strontium sur les animaux et les végétaux sont disponibles (ref. [37], pp. 57-59).
 
Monsanto et la géoingéniérie
Dans son brevet [38] obtenu en 2010 (no. 7˙851˙676) intitulé “Stress tolerant plants and methods thereof”, la firme agroalimentaire Monsanto a obtenu la mainmise sur la technologie permettant à des plantes transgéniques de résister à des stress abiotiques (i.e. : impropres à la vie !) permettant la croissance et/ou la germination améliorée dans le froid, la sécheresse, les inondations, la chaleur, les ultraviolets, l’ozone, les pluies acides, la pollution, les sols salins, les métaux lourds et autres stress. La revendication 7 du brevet comprend le maïs, le coton, le blé, le soja, le riz et le colza. Toute une liste de plantes, pratiquement tout ce qui se mange, est comprise dans le même processus (note 1).  Ce brevet confère à Monsanto des revendications qui vont bien au-delà de celles qui ont été obtenues par le Ministère de l’agriculture des Etats-Unis et le Département de la recherche agricole du Brésil pour la résistance du sorgho à l’aluminium [39], valable pour des sols plutôt acides (tandis que celui de Monsanto est valable pour des sols également basiques).
Nous lirons également avec intérêt le résumé d’une publication, publiée en 2009, de l’IFPRI (un des centres de recherches membre du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale ou CGIAR, fondé par la Banque Mondiale et dont la fondation Monsanto est un des 64 membres, parmi des ONG, des gouvernements et les fondations Gates et Rockfeller) ayant pour titre éloquent “Delivering genetically engineered crops to poor farmers” (Délivrer des plantes génétiquement modifiées pour les paysans pauvres) [40].
Pour les personnes qui auraient encore des doutes, il convient de lire l’article intitulé “Réchauffement climatique – Géo-ingénierie : scientifiques, milliardaires et militaires s’allient pour manipuler l’atmosphère” ou encore “Les dessous de la géoingéniérie” [41], [42].
 
Perspectives
Aux îles Spitzberg, situées dans l’Océan Arctique au nord de la Norvège, existe une réserve mondiale enterrée qui peut contenir jusqu’à 4,5 millions d’échantillons végétaux. Cette “banque de graines et semences” est censée protéger le patrimoine alimentaire de l’humanité d’une catastrophe planétaire. Sa construction a fait suite à la “Déclaration de Leipzig sur la conservation et l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture” [43]. Cette “Arche de Noé de l’Apocalypse” ou “Cave de la Fin du Monde”, comme certains l’appellent, est le fruit d’un accord tripartite entre le gouvernement norvégien, le “ Global Crop Diversity Trust” [44] et la “Nordic Gene Bank”. Le Trust, qui est financé et soutenu notamment par la Fondation Bill et Melinda Gates, la Fondation Rockefeller, Dupont/Pioneer, Syngenta AG, la Fondation Syngenta et la Fédération Internationale des Semences, les plus importants lobbies de l’industrie des semences, financera les opérations de cette “Arche” [45].
La doxa dominante part du principe que l’augmentation continuelle du gaz carbonique dans l’atmosphère est néfaste aux activités humaines. Le concept actuel de géoingéniérie a pour but la manipulation délibérée du climat terrestre pour contrebalancer les effets supposés du réchauffement climatique dû à l’émission continuelle de gaz à effet de serre, comme le gaz carbonique. La crainte est que les changements climatiques ne deviennent tellement importants que des effets graves soient dorénavant inévitables et incontrôlables, notamment sur la chute de la production alimentaire.
Cette problématique va au-delà de la gestion du climat et de la pollution de la biosphère. Nous conclurons donc par quelques phrases écrites en 2008 William Engdahl (auteur du livre OGM Semences de destruction) sur le site mondialisation.ca dans l’article intitulé “L’arche de Noé végétale en Arctique” [46], et qui en disent plus que toutes autres sortes de commentaires :« Nous arrivons maintenant au cœur du problème, à savoir la dangerosité et l’utilisation potentiellement abusive du projet de Bill Gates et de la Fondation Rockefeller à Svalbard. Le développement de semences brevetées pour la plupart des grandes cultures vivrières, comme le riz, le maïs, le blé et pour les céréales fourragères comme le soja, pourrait-il être utilisé dans une horrible forme de guerre biologique ? …
L’avenir nous dira, à Dieu ne plaise, si l’arche de Noé végétale de Bill Gates et de la Fondation Rockefeller au Svalbard fait partie d’une autre Solution Finale, celle entraînant l’extinction définitive de la Grande Planète Terre ».    
Servumpecus, le 26 octobre 2014
Note 1. Acacia, luzerne, aneth, pomme, abricot, artichaut, roquette, asperge, avocat, banane, orge, haricot, betterave, mûre, myrtille, brocoli, choux de Bruxelles, chou, colza, cantaloup, carotte, manioc, chou-fleur, céleri, cerise, coriandre, agrumes, clémentine, café, maïs, coton, concombre, sapin de Douglas, aubergine, endive, scarole, eucalyptus, fenouil, figues, arbre de la forêt, gourde, raisin, pamplemousse, kiwi, laitue, poireau, citron, citron vert, pin à encens, mangue, melon, millet, champignons, noix, avoine, gombo, oignon, orange, papaye, persil, pois, pêche, arachide, poire, poivre, kaki, le pin, ananas, banane, plantain, prune, grenade, peuplier, pomme de terre, potiron, coing, pin radiata, radicchio, radis, framboise, riz, seigle, sorgho, pin du sud, soja, épinards, courge, fraise, betterave à sucre, canne à sucre, tournesol, patate douce, mandarine, thé, tabac, tomate, gazon, vigne, melon d’eau, blé, igname et courgette !
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MessageSujet: Re: “Edition Spécial ” de “Semences de Kokopelli”,    Mer 31 Déc 2014, 11:27

Citation :

La Bio Piratée, troisième épisode : Lima, Euronature et la “bio orgasmique” de Philippe Woitrin





 
La société Lima a été créée en 1957 par la famille Gevaert lors de l’émergence de l’épopée de la Macrobiotique promue, en France, par leur ami Georges Oshawa, un biologiste Japonais. En 1989, Lima fut vendue au groupe Français Euronature, créé en juin 1989 – qui racheta à l’époque quelques dizaines de sociétés de l’agro-alimentaire: Lima, Viver, Celnat (racheté en 1991), Superdiet (racheté en 1991), Godard et Muller, Reynaud, Bertram’s, etc. En 1992, trois années après sa création, ce groupe rassemble quelque quarante sociétés spécialisées dans les produits de la mer, dans le foie gras et ce que l’on appelle à l’époque “la diététique”. Son fondateur, Pierre Kreutz, est un ancien responsable de la diversification chez Bongrain (un leader Européen de l’industrie laitière) et possède 2% du capital d’Euronature (avec une société en commandite). Son associé est Jean-Marie Rochefort, ex-membre du cabinet d’avocats Berlioz. Parmi les porteurs de capital: la Financière Desmarais (10% du capital), GAN, Clinvest, MAAF, la Financière Indosuez – pour la partie Française – et ensuite le Belge Sofina, la Caisse d’Epargne de Belgique, le groupe immobilier Hollandais Janivo et des investisseurs Koweïtiens et Saoudiens… En 1992, le chiffre d’affaires d’Euronature est de 2 milliards de francs – dont 15% sont réalisés par ses 9 sociétés bios Françaises, Belges et Hollandaises restructurées autour des marques Viver, Lima et Celnat. A l’époque, Pierre Kreutz prétend être le N°2 de “la diététique” loin derrière… Sandoz. (Sandoz et Ciba-Geigy ont fusionné, en 1996, pour créer Novartis et Novartis a fusionné, en 2000, avec AstraZeneca pour créer Syngenta).
En août 1992, Pierre Kreutz, selon le journal Les Echos, annonce vouloir procéder à quelques autres petits achats avant de s’attaquer à l’Allemagne et l’Italie. Il déclare viser les 5 milliards de francs avant la fin du siècle. Pierre Kreutz est un mégalomane, tout comme Irwin David Simon, et son petit empire bio – fondé sur des bulles financières (tout comme celui de l’Empire Céleste de Hain Celestial) – s’échoue très rapidement sur les falaises du Réel. Le groupe Euronature est mis en liquidation financière, en 1995, et l’on en retrouve encore des traces (1), en novembre 2010, dans un rapport de la Cour des Comptes (référé n° 59571) concernant le dossier célèbre du Crédit Lyonnais (Adidas, MGM, Comipar Pallas Stern, IBSA, Executive Life). Lors de la faillite d’Euronature, c’est le cabinet d’avocats Orrick Rambaud Martel qui apporta alors son soutien au Crédit Lyonnais.
Suite à cette liquidation financière, la famille Celle rachète le capital de Celnat; Viva Santé rachète Superdiet (c’est ce même groupe de parapharmacie, Viva Santé, qui rachète Danival en 2000 et qui le revendra à Lima/Hain en 2011). Et Lima est racheté par le groupe La Saga (Nonkels, Reform Waren) de Philippe Woitrin, un joueur de poker “bio”.
En 1998, Philippe Woitrin (avec Philippe Starck, célèbre designer et architecte français, et l’ex-agence publicitaire française LHHS, rebaptisée Air) lance OAO/WSL, une société de produits biologiques certifiés dont le siège est à Bruxelles. OAO pour “Organic and Orgasmic”. L’objectif est de vendre des produits bios et “sexys”, à la classe moyenne argentée, dans certains magasins en Europe (Conran Shop, Galeries Lafayette, Monoprix, Naturalia, Sainsbury, Tesco, Globus, Konmar), aux Etats-Unis (Super Target) et à Tokyo (Conran Shop). Philippe Woitrin ambitionne un partenariat avec la chaîne de magasins Seibu, le haut de gamme de l’alimentaire nippon. En bref, Philippe Woitrin – tout comme son grand patron actuel Irwin David Simon – va révolutionner la distribution de produits bios avec ses “Orgasmiques”. Quelques années plus tard, la bulle du bio orgasmique éclate et Michel Crespin (un ancien des filtres Melvita et de Lima) quitte la direction de la société en décembre 2001 pour prendre la direction marketing chez Hain Celestial Europe. Personne n’entend plus alors parler de révolution bio orgasmique – qui était supposée supplanter la bio non-orgasmique.
En 1999, Philippe Woitrin vend 50% des actions de Bioservice (sa centrale de distribution de produits bios et diététiques avec plus de 600 clients détaillants et 5500 références) à Natudis. En avril 2001, il vend la totalité de Bioservice à Natudis (Molenaartje, Ekoland, Vetara, etc) qui, elle-même, s’est fait racheter 40% de son capital, quelques jours auparavant, par Royal Wessanen, l’un des plus gros groupes Européens de l’Agro-alimentaire, qui a racheté le Français Distriborg en juin 2000.
En mai 2000, Philippe Woitrin est en voyage au Pérou pour tenter d’établir une filière d’approvisionnement en coton biologique. Au titre de la diversification. A ce même titre, il tente de se rapprocher de groupes de producteurs de fruits et légumes en Bretagne et dans les Pays de Loire et dans le nord ainsi que de producteurs de céréales et de produits secs dans le Massif Central. Ne rencontrant pas de succès en France, il se reporte sur le frais Belge.
Philippe Woitrin investit, en 2000, dans le capital du Belge Biomarché (créé en 1987). Le Biomarché est une société coopérative, grossiste en fruits et légumes bios, qui est le fournisseur quasi exclusif de produits frais bios pour les 350 magasins des enseignes Delhaize et Match du groupe Delhaize, en Belgique (en 1999, le groupe Delhaize contrôle près de 30% du chiffre d’affaires des produits bios en Belgique). C’est l’un des fondateurs de Biomarché, Philippe Pluquet, qui en est la cheville ouvrière et l’actionnaire principal. Entre 1987 et 2000, la petite coopérative est passée de 8 millions à 300 millions de chiffre d’affaire. La coopérative a besoin de financements pour faire face à une croissance exponentielle (et pour offrir à ses 25 salariés des conditions de travail moins exiguës) et c’est alors que Philippe Woitrin intervient – qui a flairé une bonne affaire. Philippe Woitrin va externaliser le service ventes, développer les produits transformés et Philippe Pluquet en viendra à perdre la maîtrise de son outil de travail et ses actions dans la coopérative. Philippe Woitrin n’est, en fait, pas du tout intéressé par le secteur des produits frais et il revend Biomarché, en août 2006, à un autre joueur de poker bio, M. de Passis, le co-propriétaire de ProNatura (sa société est à 51% sous le contrôle d’Activa Capital) et BioMarché devient ProNatura-Belgique. ProNatura (5) (6) devient alors, avec ce rachat, le leader Européen de fruits et légumes bios. Mais, en 2008, ProNatura Belgique perd son gros client Belge, le groupe Delhaize (qui se tourne vers la Hollande). ProNatura-Belgique est alors liquidé financièrement, en 2010, et licencie une cinquantaine de salariés.
Philippe Woitrin, fin 2001, revend l’intégralité de Lima à Hain Celestial aux USA et devient le directeur de Hain Celestial Europe. Dans la gamme de produits de Hain Celestial, figurent en bonne place les tisanes non-bios de Celestial Seasonings (farcies de pesticides (7), selon le rapport du Glaucus Research) qui sont distribuées en France par T-France (2) dans divers points de vente de la région parisienne (entre autres les Auchamp de Vélizy et de Taverny).
En janvier 2014, Philippe Woitrin cède sa place de directeur général de Hain Celestial Europe et en devient le “Non Executive Chairman”. Le directeur est maintenant Bart Dobbelaere. C’est un ancien du Groupe Campofrío – racheté par le Mexicain Sigma et le Chinois Shuanghui International – détenteur des marques Aoste, Justin Bridou et Cochonou. Bart Dobbelaere est également un ancien du Groupe Vandemoortele qui a créé la société Alpro, en 1980, spécialisée dans les produits à base de soja bio (Provamel) et non bio. Pour mémoire, Alpro fut revendu en 2009, pour 455 millions de dollars, à Dean Foods, le leader mondial de la distribution de lait qui contrôle 90% du lait aux USA (dont la société de lait bio Horizon).
Bart Dobbelaere (3) est donc maintenant le directeur général de Lima/Hain Celestial Europe. Ce n’est qu’un changement de têtes dans la grande famille des mégalomanes de la bio et du “Naturel”. Et d’ailleurs, sur le site de Hain Celestial Europe, Bart Dobbelaere déclare que les tisanes de Celestial Seasonings sont «garanties naturelles et saines»… , tout comme la gamme de confitures “Hartley’s” (non bios), tout comme la gamme de confitures “Frank Cooper’s” (non bios), tout comme la gamme de confitures Robertson’s (non bios), tout comme la gamme de chips “Terra” (non bios) et tout comme la gamme de produits “Dream” (4) à base de soja – une gamme de produits en grande majorité non-bios. Faut-il bien repréciser que “non bio”, dans le monde de l’agriculture moderne, signifie “toxique”? Il est vrai que, la main sur le coeur, le soja US de l’Empire Hain Celestial est garanti non-ogm,  ce qui veut dire garanti ogm entre 0 et 1%.
Et par qui donc toutes ces gammes sont-elles «garanties naturelles et saines»? Par Irwin David Simon, le fondateur de Hain Celestial aux USA. Un cas avéré d’auto-certification malsaine par l’industrie alimentaire pesticidée.
Et que dit le Réseau Biocoop? Il s’en remet à la bonne “foi” de Irwin David Simon. Un cas avéré de visualisation très positive… et “céleste”.
Dominique Guillet. Le 31 décembre 2014.
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MessageSujet: Re: “Edition Spécial ” de “Semences de Kokopelli”,    Mar 29 Nov 2016, 09:23

KOKOPELLI a écrit:

Conférence anthologique de Dominique Guillet (Tambours de Xochipelli), Président et fondateur de Kokopelli et Jean-Pierre Berlan, économiste et ancien Directeur de recherche à l’INRA - Institut National de la Recherche Agronomique.
Vidéo filmée en 2007 à l’Institut Universitaire de Technologie Lyon 1, ayant pour thème "L'agriculture et la semence".
Pour regarder la vidéo dans son intégralité :



Voici les thèmes abordés :
Jean-Pierre Berlan : Le décryptage du contrat que Monsanto lie avec les agriculteurs - Manipulation du vocabulaire, de la sémantique - Historique des OGM, appelé en 1973 chymère fonctionnelle ou génétique - Séparer la production et la reproduction, guerre secrète contre le vivant - Le Terminator, technique de la transgénèse : une graine qui suicide sa descendance - Signification de la semence - Le Roundup ou glyphosate - 1945, pétition des vendeurs d’ampoules, lampes, réverbères, etc. contre le Soleil, leur ennemi - ADN et protéines - Médecine et agriculture - Schéma agricole depuis la seconde guerre mondiale : capitaliste vs communiste - Agroécologie.
Dominique Guillet : l’étymologie - La mafia de la semence et leurs graines « résistantes » - Le travail de Kokopelli, les procès, etc. - Régime agricole venant du Maréchal Pétain de 1941 - Création du catalogue des variétés en France en 1905 - Kokopelli et les variétés inscrites au catalogue - Semences libres, base de l'agroécologie - Limagrain et le reste - OGM : 1982 - Le soja OGM - Les mensonges de la mafia - Destruction sol, air, eau - L'histoire de la procherie aux USA - Les terres en Indes.
Jean-Pierre Berlan : le travail d'un agriculteur chimique aujourd'hui - Le projet transgénique - Biologie moléculaire : Rockefeller and Co.
Dominique Guillet : le jardin familiale - L'arnaque du maïs "résistant" aux sécheresses via la transgénèse - Effets pervers de l'agriculture bio industrielle - Les enfants Chiliens - L'hybride F1.
Bon visionnage, et surtout, partagez !
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