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 Les régimes, la paléolithique...

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AMBRE

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MessageSujet: Les régimes, la paléolithique...   Mer 25 Jan 2012, 21:23

Le régime paéolithique



Le régime paléolithique est une méthode complètement révolutionnaire qui repose sur des bases scientifiques indiscutables. Il permet de perdre du poids, de contrôler son poids, d'améliorer sa forme et sa santé et de prévenir un certain nombre de maladies chroniques graves, dont les maladies cardiovasculaires et le diabète. C'est une alimentation riche en protéines, en fibres, pauvre en sucres et en certaines graisses, qui repose sur un strict contrôle de la quantité et de la qualité des glucides ingérés et sur l'éradication des aliments auxquels notre physiologie digestive et immunitaire n'est pas fondamentalement préparée.

Origine du régime paléo

Le régime paléolithique n'a pas été inventé :il correspond à ce que les premiers humains mangeaient spontanément, de façon naturelle. On en entend parler depuis que le Dr S. Boyd Eaton, en 1985, a publié un article intitulé « Paleolithic Nutrition » dans le prestigieux NewEnglish Journal of Medicine. Radiologiste et anthropologue médical à l'Université Emory (Atlanta), le Dr Eaton émettait alors l'opinion que l'alimentation idéale devait correspondre à celle de nos ancêtres de l'âge de la pierre.

Depuis, d'autres scientifiques se sont mis à étudier cette époque et ont déterminé quelles étaient les pratiques alimentaires des chasseurs-cueilleurs d'alors. Un de ces chercheurs, Loren Cordain, docteur en éducation physique, a publié « The Paleo Diet», où il décrit ce qui se mangeait du temps des cavernes et qui devrait, selon lui, se retrouver dans nos assiettes contemporaines. En 2005, ce professeur à l'Université du Colorado a écrit un second livre plus spécialement destiné aux sportifs, « The Paleo Diet for athletes ». Curieusement, ces deux ouvrages n'ont pas encore été traduits en français. C'est le Dr Rueff et le journaliste Thierry Souccar qui se sont chargés de faire connaître en France les travaux américains.

Une question de génome

La théorie du Dr Eaton repose sur une évidence incontestable : le génome humain n'a que très faiblement évolué depuis l'avènement des premiers hominidés, il y a quatre millions d'années. En effet, le taux de mutation de l'ADN humain ne dépasse pas 0,5% par million d'années. Depuis plus de 40.000 ans, il n'aurait évolué que de 0,02%! Au cours des derniers millénaires, une seule mutation notable a été observée chez l'être humain : les populations du Nord de l'Europe ont développé un gène qui leur permet de mieux digérer le lactose, ce sucre du lait toujours mal toléré par une grande majorité des habitants du globe. Pour le reste, nous sommes restés génétiquement semblables à nos lointains ancêtres vêtus de peaux de bêtes. Et c'est important? Très important, puisque ce sont les gênes qui déterminent les besoins physiologiques, notamment nutritionnels. Si nos cellules pouvaient parler, sûr qu'elles se plaindraient de notre façon de les nourrir ! Car deux chocs alimentaires sont venus radicalement perturber notre système digestif : la révolution néolithique, marquée par la sédentarisation et la naissance de l'agriculture il y a environ 10.000 ans, et la révolution industrielle (du XIXème siècle à nos jours), qui a créé de nouvelles denrées à base de produits transformés. L'inadéquation de ces deux nouveaux comportements avec nos possibilités physiologiques n'est pas sans conséquences pour l'organisme. Selon les hypothèses émises par plusieurs experts en nutrition, elle serait responsable d'au moins deux tiers des pathologies actuelles. Diabète, hypertension, maladies cardio-vasculaires et cancers risquent donc de trouver un terreau fertile dans nos sociétés.

Mais que mangeaient-ils, nos lointains aïeux? Sur ce point aussi, la science a largement comblé le déficit de connaissances. Selon les paléonutritionnistes, le règne végétal (fruits, légumes, plante sauvages, baies, noix, rhizomes... ) fournit jusqu'à 70% de la ration de subsistance.

Les végétaux sont consommés peu après leur cueillette, sans transformation. A cette époque, ils sont beaucoup plusriches en protéines que les céréales modernes, et surtout plus généreux en vitamines, minéraux etcomposés phytochimiques. Sur la base d'un apport énergétique quotidien de 3.000 calories (Kcal), Eaton estime que nos ancêtres du paléolithique supérieur recevaient 3 à 10 fois plus de vitamines que nous. Pour la vitamine C, que l'homme est un des rares êtres vivants à ne plus synthétiser, on pense que Cro-Magon en recevait 600 Mg par jour, soit 6 fois les apports actuels conseillés. L'alimentation paléolithique apporte aussi significativement plus decalcium (jusqu'à 2 fois les doses recommandées) et surtout de potassium : 10 g au lieu des 2,5 actuels. Comme le sel est une denrée rare, le ratio sodium/ potassium, un marqueur du risque d'hypertension, est au moins 30 fois plus bas qu'aujourd'hui ! A côté des produits de la cueillette, la viande occupe une place importante Les australopithèques, comme la célèbre Lucy, avaient des grandes mâchoires qui leur servaient à broyer des aliments végétaux comme les noix, les tubercules et les racines. On a longtemps cru qu'ils étaient végétariens, mais les études sur traces isotopiques - la mesure du rapport carbone/azote dans les os - ont révélé qu'ils étaient omnivores. Après eux, arrivent les premiers hommes, il y a 2,5 millions d'années. Ils ne savent ni ne peuvent atteindre de gros animaux : l'accès à la viande se fait sur les carcasses. Avec son silex tranchoir, Homo Habilis peut accéder à lamoelle, la cervelle, découper la langue. C'est ainsi que la viande prend une place prépondérante dans la stratégie alimentaire. Toujours charognard mais déjà fin chasseur, l'Homme de Neandertal est d'ailleurs plus carnivore qu'herbivore. Il y a 13.000 ans, son cousin de Cro-Magon raffolait du bison. L'analyse des stries dentaires par microscope électronique a confirmé le goût ancestral pour la chair animale. Bien sûr, selon la latitude et la période,

Les chasseurs-cueilleurs de cette période n'ont pas accès aux mêmes ressources. Près des Tropiques, la nourriture est probablement aux deux tiers végétale. Plus on remonte vers le Nord, plus la nourriture carnée domine. L'exemple extrême est donné par les fruits, qui mangeaient essentiellement de la viande et du poisson. Et qui s'en portaient bien, jusqu'à l'arrivée de la « civilisation »...

Moins de graisses, pas de sucres raffinés

L'arrivée de la civilisation entraîne toute une série de ruptures brutales avec le mode de vie originel. La viande, par exemple. Au paléolithique, les animaux sauvages qui se nourrissent de plantes sauvages donnent une viande maigre, dont le contenu en graisse ne dépasse pas 4%, au lieu de 25% aujourd'hui. Boyd Eaton en a déduit que le régime ancestral était relativement pauvre en matières grasses. Mais plus que la quantité, fluctuante selon les lieux et les époques, c'est la qualité des lipides qui fait toute la différence : jadis, les graisses réalisaient un équilibre idéal entre les deux grandes familles d'acides gras essentiels, les omega 3 et les omega 6. L'homme préhistorique trouvait ces deux familles dans la proportion physiologique de 1 pour 1, alors que le ratio actuel est de 20 pour 1 en faveur des omega 6. D'autre part, il ne consommait aucun laitage avant qu'il se sédentarise et commence à domestiquer certaines espèces animales. Le Dr Simopulos (Washington) a calculé que les graisses saturées étaient trois fois moins présentes autrefois que dans l'assiette moderne. Celle-ci est en revanche saturée de graisses végétales, quasiment absentes de l'alimentation originelle.

La fracture est tout aussi nette côté glucides : avant la révolution néolithique, les sucres naturels (fruits, légumes, racines, quelques graines, glucose de la viande) représentaient de 20 à 40% de la ration alimentaire. De nos jours, l'alimentation occidentale typique comprend de 50 à 60% de glucides. Et ici encore, c'est surtout la perte de qualité qui pose problème. Toute le monde sait que les sucres raffinés sont des « calories vides » dénuées d'intérêt nutritionnel. Ce que l'on sait moins, c'est que les glucides farineux (céréales, pâtes, légumes riches en amidon) ont, malgré leur complexité, des index glycémiques très élevés. Du régime Montignac au régime « IG bas » en passant par la méthode Atkins et les diètes protéinées, toutes les stratégies minceur efficaces passent par une restriction des aliments glycémiants que sont, par excellence, les produits céréaliers raffinés. Facteurs de surpoids et de diabète, la plupart des céréales modernes levées à la levure ont aussi l'inconvénient de charrier de l'acide phytique, un composé anti-nutritionnel qui piège les minéraux. Les plus courantes (blé, orge, seigle, avoine) ont le défaut supplémentaire de renfermer du gluten, une substance protéique mal tolérée par les intestins fragiles. Quant aux laitages, la plupart d'entre nous les digèrent difficilement, parce qu'après l'enfance, nous ne synthétisons presque plus de lactase, l'enzyme nécessaire à la transformation du lactose. Selon de nombreux auteurs, les protéines fournies par le lait de vache sont également inadaptées à la physiologie humaine. Ce qui est sûr, c'est que la ration protidique n'a pas grand chose à voir avec celle du paléolithique. Tous les équilibres d'antan se sont brisés en quelque 10.000 ans...

LES GRANDES LIGNES

La diète paléolithique supprime carrément deux des grands groupes d'aliments, à savoir les produits laitiers et les céréales (dont le pain). Elle fait évidemment partie des régimes faibles en glucides et riches en protéines.

Aliments autorisés :

toutes les viandes maigres (volaille, petit et gros gibier, taureau, autruche, chevreau...)

les petits animaux : escargots, grenouilles, insectes et larves

les poissons et fruits de mer, mollusques et crustacés

les oeufs (d'oiseaux et de tortue)

tous les fruits et légumes pauvres en amidon )

toutes les noix et la plupart des graines (de préférence germées)

fleurs, feuilles, champignons, épices...
Aliments interdits :

produits céréaliers

produits laitiers

légumineuses

produits transformés ou en conserve

tous les légumes riches en amidon (pomme de terre, manioc...)

les aliments salés

les sucres, hormis le miel avec modération

les boissons gazeuses



source
revoir:


La Candidose, une maladie de notre époque

Je connais plusieurs personne qui ont retrouvé la santé et perdu beaucoup de poids grâce à ce régime...quand à moi, je suis et reste végétarienne et ai repris mon régime sans gluten et ai de nouveau arrêté le café et les sucres , sauf les miels !


Dernière édition par AMBRE le Jeu 02 Fév 2012, 11:15, édité 1 fois
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MessageSujet: texte replacé du Mer 15 Juil 2009   Mar 31 Jan 2012, 15:46


Mangeurs de viande
De la Préhistoire à nos jours

De la chasse à la tauromachie
Indispensable à l'équilibre du corps humain, la quête de la viande, en ce qu'elle nécessite la traque du gibier, a contribué à l'organisation de la société et stimulé l'esprit du genre humain : en favorisant la stratégie, la cohésion, le partage et même la division du travail !



Présentation de l'éditeur :
L'homme est un mangeur de viande.
Par nécessité physiologique, par goût ; de la viande animale, mais aussi de la chair humaine lors de repas cannibales. Certains chercheurs affirment que la consommation de viande a déclenché l'hominisation ; pour d'autres, c'est la chasse et ses rituels très hiérarchisés qui auraient favorisé l'émergence de l'homme sociétal... Marylène Patou-Mathis, au cours de ses travaux sur la préhistoire, dont elle est une de nos meilleurs spécialistes, a étudié le rôle et l'impact de la viande sauvage dans les sociétés humaines jusqu'à notre époque. A travers la viande, c'est bien évidemment de la place de l'animal dont il s'agit. Une relation complexe s'est établie au fil du temps. En témoignent l'art préhistorique, les récits mythologiques, les croyances... où la figure animale est omniprésente. Cette théâtralisation de la Nature semble tomber dans l'oubli. Pourtant, la chasse, vieille de plusieurs centaines de milliers d'années, fait partie de notre patrimoine culturel. Seules quelques pratiques perdurent dans nos sociétés, telles la chasse à courre ou la tauromachie, avatar ancien du culte du taureau, mais elles font désormais polémiques. Signe que l'animal, aujourd'hui comme hier, occupe une place centrale dans notre monde et dans notre imaginaire qui s'en nourrit inlassablement...
L'auteur, Marylène Patou-Mathis
Préhistorienne, Marylène Patou-Mathis est directrice de recherches au CNRS, responsable de l'unité d'archéozoologie du département préhistoire du Muséum national d'histoire naturelle à Paris. Son ouvrage Neanderthal, une autre humanité (Perrin,Tempus, 2008) fait désormais autorité.

Sommaire de Chasseurs de Viande
Avant-propos
1 - L'alimentation humaine
2 - Armes et techniques de chasse
3 - Un gibier varié
4 - La chasse au fil du temps
5 - La chasse a-t-elle engendré l'Homme sociétal ?
6 - Animal symbole
7 - Le chasseur doit tuer son "frère"
8 - La chasse entre Eros et Thanatos
9 - Les mangeurs de viande humaine
10 - De la chasse à la tauromachie
Notes
Bibliographie
Remerciements

Un extrait de Mangeurs de viande
"...D'après les données archéologiques et les analyses biogéochimiques, les Australopithèques, robustes et graciles, et les premiers représentants du genre Homo d'Afrique étaient des omnivores opportunistes, consommateurs de plantes, d'invertébrés, mais également, dans une moindre mesure, de mammifères. Ces premiers Hominidés étaient suffisamment organisés pour dérober aux carnivores des morceaux de proies encore riches en viandes et les rapporter auprès de caches d'outils en pierre ou dans leur habitat pour les dépecer et les consommer. Alors, s'ils étaient capables de s'emparer de carcasses fraîches, ce qui nécessite certaines aptitudes, ils pouvaient tout aussi bien chasser de petites proies ou des jeunes animaux, à la main comme le font certains chimpanzés et babouins, ou à l'aide de pierre. Par ailleurs, pour Nicholas Toth, le développement, vers 2 millions d'années, des outils lithiques qui attestent de l'acquisition de capacités cognitives typiquement humaines résulterait d'un changement dans l'exploitation des ressources alimentaires, avec une consommation accrue de viande. À la même période, le climat change, une aridification entraîne l'apparition de nouvelles niches écologiques, dont la savane que les Hominidés ont rapidement occupée..."

http://www.hominides.com/html/actualites/mangeurs-de-viande-0191.php

http://web1.radio-france.fr/chaines/france-culture2/mediatheque/?&emission=130060156&month=5&id=475124506
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MessageSujet: Être mince , mais pas maigre...   Mer 01 Fév 2012, 16:59


Être mince , mais pas maigre...

MINCIR rapidement et durablement
avec un régime riche en protéines et pauvre en gucides!
l

Tableau: Les Belles rondes de Jeanne Lorioz

" Révolution " : ce terme vient du latin revolvere " retourner " et décrit le retour périodique à un point déterminé. La diététique est bien en train de vivre une véritable révolution, à la fois au sens étymologique et au sens commun (changement brusque et violent de direction). Jusqu’à présent, la plupart des experts recommandaient de suivre un régime pauvre en graisses et riche en glucides. Ce type de régime a résulté en une généralisation épidémique de l’obésité, du diabète et des maladies cardio-vasculaires. L’an dernier, les recherches conjointes de diététiciens, de médecins, de généticiens, d’archéologues et d’anthropologues ont permis, par une synthèse remarquable, de remettre en question l’opinion dominante. Le raisonnement qui soutient ce changement de paradigme est, comme toutes les grandes idées, d’une limpide simplicité.

1- Nous ne sommes pas génétiquement programmés pour consommer une alimentation riche en glucides.
Comme nos ancêtres du Paléolithique, nous avons des gènes de chasseurs-cueilleurs et nous sommes faits pour une alimentation riche en protéines et pauvre en glucides. Ce fait est amplement démontré par les études des anthropologues (voir l’interview du professeur Loren Cordain) et par celles des généticiens. L’adaptation de l’espèce humaine à un nouveau type d’alimentation peut prendre plusieurs centaines de milliers d’années. Or, il ne s’en est écoulé que quelques milliers depuis la fin du Paléolithique.

2- Les recommandations officielles visant à réduire la part des lipides dans l’alimentation et à augmenter celle des glucides favorisent la prise de poids, comme en témoigne le nombre croissant d’obèses, y compris parmi les enfants, dans les pays développés. Pire encore, des études longitudinales récentes (suivi de 128.000 médecins et infirmières pendant 12 ans) montrent une corrélation positive élevée entre la consommation de glucides et le risque de cancer et de maladie cardio-vasculaire !
Traiter la cause et non le symptôme
L’hormone Insuline régule notre métabolisme : son rôle principal est de contrôler le niveau de sucre sanguin, mais, quand le pancréas la produit en excès, elle provoque hypertension, surproduction de cholestérol et de triglycérides, diabète et obésité. L’excès chronique d’Insuline ne peut être réduit que par un régime approprié. Les régimes traditionnels pauvres en lipides et riches en glucides complexes ont l’effet exactement inverse. Ces régimes et les traitements médicaux de l’hypercholestérolémie, de l’hyperlipidémie et de l’hypertension traitent uniquement les symptômes de l’excès d’Insuline et échouent le plus souvent parce qu’ils aggravent la cause de ces maladies au lieu de la supprimer. En fait, les symptômes de l’hyperinsulinémie tuent plus de gens chaque année que les deux guerres mondiales, la guerre de Corée et la guerre du Vietnam réunies !
L’excès d’Insuline et le syndrome de résistance à l’Insuline
Le rôle majeur de l’Insuline est de contrôler le niveau de sucre dans le sang. Le bon fonctionnement de cette régulation dépend de " senseurs " : les récepteurs insuliniques disposés sur la membrane des cellules. Lorsque le sucre est présent en permanence de manière excessive dans l’organisme, ces récepteurs se désensibilisent : cette condition s’appelle résistance à l’Insuline. Pour compenser cette insensibilité, le pancréas va fabriquer de plus en plus d’Insuline pour obliger les récepteurs à répondre : la condition d’hyperinsulinémie se développe. Certaines personnes deviennent tellement résistantes à l’Insuline que la quantité d’hormone requise pour obtenir une réponse des récepteurs (et enlever le sucre du sang) est supérieure à ce que leurs pancréas peut fabriquer : ces personnes deviennent des diabétiques.

L’excès d’Insuline encourage les reins à retenir le sel et les fluides, stimule la production de cholestérol et de triglycérides et épaissit la partie musculaire des parois artérielles, ce qui accroît la pression du sang et donc la tension. L’excès d’Insuline envoie aussi un message aux adipocytes : il réduit le métabolisme basal, convertit les graisses alimentaires en graisses de réserve et décourage leur utilisation comme source d’énergie.

Dans une certaine mesure, l’influence de l’Insuline est contrebalancée par celle d’une autre hormone métabolique : le Glucagon, dont les effets sur l’organisme sont opposés. Mais lorsque la présence d’Insuline est trop importante, l’équilibre apporté par le Glucagon est rompu et son action est surcompensée.

L’alimentation est le facteur décisif du contrôle de la production d’Insuline et de Glucagon. Le régime riche en protéines et pauvre en glucides est conçu pour maximiser la production de Glucagon et réduire celle d’Insuline, ce qui permet de rétablir cet équilibre essentiel entre les deux hormones métaboliques.



Le Régime riche en protéines et pauvres en carbohydrates
Il permet de réduire l’hyperinsulinémie et donc l’obésité et les troubles métaboliques qui en découlent d’une manière spectaculaire et rapide. Ce régime fonctionne vite et bien parcequ’il est, tout simplement, celui que nos gènes nous programment pour suivre (voir l’interview du professeur Loren Cordain). A l’origine de cette découverte, le Dr Karen O’Dea : ce médecin australien voulait savoir pourquoi les aborigènes, dont le régime dans le bush restait proche de celui du Paléolithique (75% de protéines, 20% de lipides et 5% de glucides), devenaient rapidement diabétiques et obèses lorsqu’ils s’urbanisaient et adoptaient les habitudes culinaires occidentales. Après une série d’études étalées sur 10 ans, le Dr O’Dea concluait que toutes les anomalies métaboliques liées à l’hyperinsulinémie étaient normalisées par un retour relativement bref (environ 7 semaines) à une alimentation du type chasseur-cueilleur. Nul besoin, heureusement, de se nourrir de crickets, de kangourous, de crocodiles et de baies sauvages pour obtenir ces bénéfices : le régime riche en protéines et pauvre en carbohydrates est l’équivalent moderne du régime paléolithique
Le Régime en résumé
Le régime riche en protéines et pauvre en carbohydrates repose sur un strict contrôle de la quantité de glucides que vous ingérez quotidiennement :

1. Vous ne devez pas dépasser 30 grammes de glucides par jour au maximum pendant la phase I du régime (si votre surpoids est important) et 55 grammes par jour pendant la phase II (si votre surpoids est modéré ou si vous ne cherchez qu’à améliorer votre ratio masse musculaire / masse graisseuse). Réduire votre ration de glucides en deçà de 30 g n’accélérerait pas votre perte de poids et ne ferait que compliquer votre régime.

2. Utilisez un substitut de repas riche en protéines et pauvre en glucides de 1 à 3 fois par jour à la place de vos repas habituels ou comme " snack ". Mélangez le à de l’eau uniquement (ni à du lait, ni à du jus de fruit).

3. Vous devez toujours consommer suffisamment de protéines : entre 1,3 et 2 grammes par kilogramme de masse musculaire et par jour, de préférence en trois fois, selon que vous êtes plutôt sédentaire ou sportif. Choisissez plutôt du poisson, de la volaille (enlevez la peau), de la viande rouge (enlevez la graisse avant cuisson), des œufs, du fromage frais ou pauvre en matières grasses, du tofu ou du tempeh (si vous êtes végétariens). Si vous avez faim, augmentez légèrement votre ration de protéines.

4. Consommez suffisamment de fibres pour conserver un transit intestinal régulier.

5. Buvez au moins 1,5 litre d’eau par jour, entre les repas. Buvez un verre ou deux de vin rouge de bonne qualité (3 g de glucides par verre) par repas, si vous le souhaitez, mais oubliez la bière, les alcools et les sodas !

6. Choisissez des lipides sains : huile d’olive, noix, avocats, beurre (modérément) et évitez les excès de graisses saturées.

7. Pour vous aider à calculer votre apport total en glucides, utilisez les tables de composition des aliments publiées par l’Institut scientifique d’hygiène alimentaire (avec le concours du CNRS), qui indiquent, notamment, le contenu en glucides pour 100 g de la partie comestible des aliments courants. Pesez vos aliments et calculez leur contenu en glucides. Ne trichez pas ! Essayez, dans la mesure du possible, de répartir votre apport glucidique sur l’ensemble des repas de la journée.



source et Les questions les plus fréquentes ici
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MessageSujet: Re: Les régimes, la paléolithique...   Mer 01 Fév 2012, 17:56



Le nouveau régime Atkins:

Régime le plus suivi au monde, le régime Atkins, crée en 1972 par le cardiologue Robert Atkins, fait peau neuve.
A l’origine de ce régime, trois professeurs de médecine : le Docteur Westman, professeur de médecine à l'université Duke (Etats-Unis, Caroline du Nord), le Docteur Stephen Phinney, professeur de médecine émérite à la faculté de médecine de l'université de Californie Davis et le Docteur Jeff Volek, professeur et chercheur en nutrition et sport au sein du département de kinésiologie de l'université du Connecticut. Durant les dix dernières années, ces trois médecins se sont croisés lors de congrès et présentaient la même approche de la nutrition et les mêmes découvertes


Le Nouveau Régime Atkins, dont la version française est sorti en septembre 2011 est toujours basé sur la diminution des céréales et féculents et la non-diabolisation des graisses, mais dans sa nouvelle version les légumes verts occupent une place appréciable. Ce régime arrive en France précédé d'un nombre important d'études scientifiques positives. Il s’agit d’un régime à index glycémique très bas, qui peut rappeler le régime paléolithique.
Nous en parlons avec le Dr Eric Westman, professeur agrégé de médecine à l’université Duke (Caroline du Nord) et l'un des trois co-auteurs du livre.

LaNutrition.fr : En quoi Le Nouveau Régime Atkins est-il différent du précédent régime Atkins ?

Dr Westman. Dans ma pratique, la plupart des gens ne savent pas ce qu’est vraiment le régime Atkins. Ce livre donne au lecteur les bases scientifiques sur lesquelles ce régime est fondé, les études publiées. Nous avons intégré les dernières découvertes sur l’index glycémique. Mais ce qui est nouveau, c'est que le régime est maintenant beaucoup plus souple et plus flexible qu’autrefois, beaucoup plus facile à suivre. Saviez-vous que vous pouvez suivre désormais Atkins en étant végétarien ? Atkins est une façon de se nourrir qui fait la promotion d’aliments sains et bons. C’est aussi simple que ça. La science derrière Atkins, c'est que ce sont des aliments qui n’élèvent pas le sucre sanguin. Atkins a toujours fait la promotion des bonnes sources de glucides, de protéines et de graisses. Ce qu’il faut comprendre, c'est qu’Atkins est un régime alimentaire sain.

Comment les Américains perçoivent-ils Atkins et en quoi se trompent-ils ?

Je pense que la perception du public américain, c'est qu’Atkins se résume à des steaks et du bacon. Cette image erronée a deux origines : certains médias, qui adorent la polémique, et les milieux végétariens. Mais en réalité on peut manger des fruits de mer et du poisson. On peut varier les sources de protéines – volaille, œufs, laitages, soja et légumineuses. La seconde perception erronée est qu’il n'y aurait pas de légumes dans Atkins, que c'est un régime sans glucides. Mais on met les choses au clair dès le début du livre. Il vous faut des légumes. La base de l'alimentation, ce sont les légumes.

Est-ce une évolution par rapport au régime original du Dr Atkins, publié en 1972 ?

Les légumes ont toujours été là. La restriction en glucides était au minimum de 20 grammes par jour. Le nouveau Atkins intègre la nouvelle science de l'index glycémique et la capacité de soustraire la quantité de fibres, ce dont le Dr Atkins ne parlait pas. Nous avons introduit cet élément afin que l’on puisse manger plus de légumes en soustrayant les fibres.

Votre livre parle de « légumes fondamentaux ». C’est une notion qui ne figurait pas dans le premier livre.

Dans le livre d'origine, ces légumes n’avaient pas de nom, et les gens pensaient qu'il s'agissait d’un régime sans légumes. Les légumes de base sont ceux qui n’ont pas d’amidon, comme les asperges, le brocoli, les haricots verts, les tomates, les oignons, les poivrons, les épinards. Ce que nous déconseillons, ce sont le maïs et les pommes de terre. Mais vous pouvez avoir 5 portions de légumes verts à feuilles. J’ai des patients qui me disent: « Avec Atkins, je n’ai jamais mangé autant de légumes. »

Le régime original restreignait tellement les glucides que le corps se trouvait dans un processus appelé cétose. Est-ce toujours le cas dans le nouveau Atkins ?

La cétose est toujours présente dans la première phase, mais elle est limitée. Le régime à l’époque avait pour but de vous faire maigrir, pas de vous proposer un mode de vie sain que vous pouvez suivre pendant des mois et des années. Beaucoup de gens démarraient Atkins, puis ils restaient dans les phases d’induction. Ils ne mangeaient guère de végétaux et ne savaient pas quoi faire pour les intégrer. C'est pourquoi nous avons écrit le nouveau Atkins, pour vous apprendre comment réintégrer progressivement les glucides en fonction de votre métabolisme. Certaines personnes peuvent tolérer beaucoup de glucides, d'autres sont intolérantes ou sensibles aux glucides.

Comment savoir si on est intolérant ou sensible aux glucides?

Le plus simple, c’est de voir comment votre poids évolue. Si vous grossissez dès que vous mangez du pain, des pâtes, des gâteaux, du sucre, du soda, des jus de fruits… vous êtes probablement sensible aux glucides. Certains ont des fringales quand ils mangent des glucides. Si vous commencez une tablette de chocolat ou un paquet de biscuits et que vous ne pouvez pas vous arrêter, et vous avez toujours faim, cela signifie que vous êtes sensible aux glucides. Un médecin peut mesurer le glucose et l'insuline pour prendre une décision médicale. Mais vous pouvez le comprendre en surveillant votre poids ou votre tour de taille et de hanche et les envies que vous avez.

Pensez-vous qu'il est possible d’être dépendant des glucides, comme pour une véritable addiction ?

La science commence à peine à s’intéresser aux phénomènes de dépendance alimentaire. Personne ne connaît autour de soi des gens accros au faux-filet, qui ne peuvent pas arrêter d’en manger. Mais la plupart d’entre nous connaissent quelqu'un qui ne peut pas arrêter de manger des glucides ou des sucres. Il y a peut être quelque chose de vrai à cela. Quand ils parlent des glucides, certains patients disent : « Je suis accro ». Mais la science en est à ses débuts dans ce domaine.

Des nutritionnistes de premier plan comme le Pr Walter Willett (Harvard) reconnaissent aujourd'hui que le Dr Atkins avait vu juste. Pourtant, les régimes pauvres en glucides ont toujours aussi mauvaise presse chez les médecins. Pourquoi ?

C'est compliqué. Le régime Atkins a été étiqueté comme un régime alimentaire riche en graisses. On nous a dit pendant 40 ans que les graisses sont mauvaises. Maintenant, comme le souligne le Pr Willett, nous savons que c’est faux. La manière de considérer les glucides, les lipides, les protéines et la santé évolue. Mais elle évolue lentement. Dans le nouveau Atkins nous écrivons : « Faites la connaissance d’un nouvel ami : les graisses. » Nous essayons de réhabiliter un macronutriment dont personne ne veut parler. Les graisses dans votre assiette, ça ne veut pas dire des graisses dans vos artères et sur vos hanches, ce que beaucoup de gens croient encore.

Comment a évolué la science depuis la mort du Dr Atkins en 2003 ?

Les données cliniques étaient largement absentes de son vivant. Maintenant, nous avons des essais contrôlés randomisés, c’est-à-dire le niveau de preuves scientifiques le plus élevé, qui montrent que les graisses alimentaires n’ont pas de conséquences négatives sur la santé humaine. Nous n’imposons rien à personne, nous ne disons pas qu’un régime pauvre en glucides est meilleur qu’un régime pauvre en graisses. Mais s'il est une chose que nous avons apprise au cours des quatre dernières années, c'est que les régimes à faible teneur en glucides ou l'approche Atkins sont une option viable. Les gens devraient pouvoir manger de cette façon s’ils le souhaitent, mais ils en ont été longtemps découragés.

Comment s’est faite la rencontre entre les trois auteurs du livre ?

Au cours des 10 dernières années nous nous sommes retrouvés dans les congrès, à présenter le même type de recherches scientifiques, avec les mêmes conclusions. Nous sommes tous devenus des partisans d’Atkins car ce que nous constations confirmait ses préconisations. Les héritiers nous ont confié la mission de mettre à jour le régime de Robert Atkins pour intégrer les dernières données scientifiques.

Avez-vous connu le Dr Robert Atkins?

Je l'ai rencontré à plusieurs reprises. J’ai commencé par lui écrire une lettre, et il m’a rappelé. Je lui ai dit : « J'ai lu votre livre, c’est intéressant mais ce n'est pas de la science, ce sont des anecdotes. Où est la science? » Il a répondu : « Venez à ma clinique. Pourquoi voulez-vous que je fasse une étude alors que je sais à l’avance quels en seront les résultats ? » J’ai visité sa clinique, j’ai vu les patients, les dossiers médicaux et effectivement, ça semblait marcher. Mais je lui ai proposé d’en apporter la preuve scientifique par des études contrôlées. C’est ce qu’on a fait, et d'autres équipes de recherche aussi. Aujourd’hui, les études sont là, la communauté scientifique est impressionnée, on a la preuve que ce régime marche et qu’il est bon pour la santé, y compris pour des maladies co
mme le diabète.

http://www.amazon.fr/gp/product/291687867X/ref=pd_lpo_k2_dp_sr_1/280-4353692-3503108?pf_rd_m=A1X6FK5RDHNB96&pf_rd_s=lpo-top-stripe&pf_rd_r=02AQZQY5AZQB3KH91WXB&pf_rd_t=201&pf_rd_p=471061593&pf_rd_i=2263022082

commentaire :

J'ai lu de nombreux livres de régime, ou qui analysent les régimes.

Celui-ci est documenté, par une centaine d'études récentes et publiées
dans la presse médicale la plus sérieuse. C'est déjà un atout, par
rapport à de nombreux "gourous" qui n'ont que leur discours guerrier
pour motiver le patient en surpoids ou obèse.

Enfin, plusieurs dizaine d'années ont montré l'échec patent des régimes
hypocaloriques, hypolipidiques. A tel point qu'aux derniers Entretiens
de Bichat (2011), les professeurs en sont à recommander la chirurgie
bariatrique, dernier secours dans leur trousse de plus en plus vide.
Or, selon Arnaud BasDevant, spécialiste français de l'obésité, "C'est
échanger une pathologie pour une autre".

Ici, nous trouvons une piste qui a été ignorée et ridiculisée pendant 40
ans, par le dogme encore en vogue actuellement : "les gras seraient les
méchants".
Mais la science actuelle réhabilite les graisses, faisant le tri entre
elles, au fur et à mesure qu'elle les étudie de manière objective.

Ainsi, ce livre donne l'accès à des habitudes alimentaires plus saines,
durables, qui permettent d'améliorer son poids et sa santé, sans risque
de reprise de poids si on change durablement ses habitudes.

Enfin, ce livre est INTELLIGENT dans sa conception : il pose de
nombreuses questions qui permettent de savoir où on en est de son
parcours personnel.
Ici, pas de chiffres contraignants ou de durée pré-calculées. C'est un
régime qui s'adapte à vous. Et le but final de ce régime est de trouver
SON PROPRE EQUILIBRE glucidique.

Alors, voilà le livre que j'attendais, depuis des années que je
m'intéresse à la nutrition médicale.

Un grand bravo aux auteurs, courageux, qui vont devoir convaincre les
scientifiques encore englués dans 40 années d'erreur qui ont mené la
planète Terre dans une épidémie d'obésité
et de diabète.
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MessageSujet: Re: Les régimes, la paléolithique...   Jeu 02 Fév 2012, 11:15




Reçu ce matin


le régime des inuit en détail : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bmsap_0037-8984_1942_num_3_1_2783
un article de Cordain sur la paléodiète : http://www.scribd.com/doc/15601492/Entretien-avec-Loren-Cordain
Alaskan Eskimos, for example, had an estimated total daily energy intake of 12552 kJ (3000 kcal): ≈50% from fat, ≈30–35% from protein, and ≈15–20% from carbohydrates, largely glycogen from meat (7).
http://www.ajcn.org/content/71/3/665.full
In the natural environment, energy-dense, highly digestible foods of any type are generally rare. When available, such foods often serve not so much to satisfy that day's energy demands but rather to provide fat stores for use as energy during times of low food availability or, in women, to help meet the extra energy demands of reproduction. Because humans have large brains, it is particularly important that they are adept at storing excess dietary energy as fat because ketones can serve as an alternative fuel for the brain. Recent technology has circumvented this natural energy barrier by processing or otherwise altering both plant and animal foods such that much more energy can be ingested per day (15,24).


Histoire culturelle
Régime
L'Inuit ont traditionnellement été des chasseurs et des pêcheurs. Ils ont chassé, et chassent toujours, des baleines, walruses, caribou, joints, ours blancs, muskoxen, oiseaux, et parfois autre animaux moins généralement mangés tels que des renards. Le régime typique d'Inuit est haut en protéine et très haut en graisse - dans leurs régimes traditionnels, l'Inuit a consommé une moyenne de 75% de leur prise quotidienne d'énergie de graisse.[9] Tandis qu'il n'est pas possible de cultiver des usines pour la nourriture dans l'arctique, la collecte de ceux qui sont naturellement disponibles a toujours été typique. Des herbes, les tubercules, les racines, les tiges, les baies, et l'algue ont été rassemblés et préservés selon la saison et l'endroit (kuanniq ou algue comestible).[10][11][12][13][14]
Anthropologue Vilhjalmur Stefansson vécu avec et étudié un groupe d'Inuit.[15] L'étude a concentré sur le fait ce l'Inuit extrêmement régime de bas-hydrate de carbone n'a eu aucun effet nuisible sur la santé de Stefansson, ni ce de l'Inuit. Stefansson (1946) a également observé que l'Inuit pouvaient obtenir les vitamines nécessaires qu'elles ont eues besoin de leur régime traditionnel d'hiver, qui n'a pas contenu la matière de plante. En particulier, il a trouvé cela proportionné vitamine C a pu être obtenu à partir des articles dans le régime traditionnel de l'Inuit de la viande crue comme Joint bagué foie et peau de baleine. Tandis qu'il y avait de scepticisme considérable quand il a rapporté ces résultats, ils ont été soutenus dehors dans des études récentes.[16]


Une alimentation adaptée au froid
Depuis 1945, le contact des Inuit avec le monde moderne a provoqué une augmentation de la proportion de glucide dans leur régime alimentaire. Mais, pour eux, la "vraie nourriture" - tirée de l'environnement - demeure la plus prisée. Pour les 2/3 de la population qui vivent de la chasse, près de 80% des calories proviennent encore des ressources locales (mammifères marins). En hiver, le phoque annelé constitue la principale ressource en viande fraîche. En été, les ressources sont plus diverses : les mammifères migrateurs (phoque à capuchon, phoque du Groenland, narval, bélouga, baleine franche) procurent des excédents que l'on stocke pour l'hiver; phoque barbu, morse, ours polaire, poissons (chabot, omble chevalier, saumon, morue polaire) constituent d'excellentes sources de calories.
Les nutritionnistes se sont longtemps demandés comment le régime alimentaire des Inuit, très riche en protéines animales, pouvait être viable : l'excès d'azote associé à la consommation de viande entraîne en effet de sérieux troubles causés par certains résidus métaboliques (acide urique). En fait, la graisse des mammifères marins, mangée en même temps que la viande maigre, leur évite une surconsommation de viande. De plus, "l'essentiel des lipides ingérés, provenant des mammifères marins et des poissons, contient une forte proportion d'acides gras insaturés qui ont peu d'incidence sur le taux de cholestérol".
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MessageSujet: Re: Les régimes, la paléolithique...   Ven 03 Fév 2012, 17:38



Le lien entre notre alimentation et les maladies actuelles :
mangez comme un « chasseur-cueilleur » !

To’Uluma est un homme originaire de l’île de Boyowa, la plus grande des îles Trobriand, cet archipel océanien situé à l’extrémité orientale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Il s’apprête à fêter son 55ème anniversaire.
A 16 ans, il quitta son village natal, situé dans la région de Kiriwina, avec sa centaine d’habitants, pour travailler à Port Moresby, la capitale de Papouasie Nouvelle-Guinée. Cette vie est fort différente de ce qu’il avait connu. Le village est situé dans une plaine fertile du nord de l’île. On y arrive par une longue route plate, partant des lagunes de la côte occidentale. Il est ceinturé d’arbres fruitiers, de palmiers et de la partie encore vierge et intacte de la jungle. Les habitations sont construites en deux anneaux concentriques sur une vaste place ouverte. L’anneau extérieur se compose de maisons d’habitations ; l’anneau intérieur de cabanes servant de greniers dans lesquels on conserve la nourriture. Les habitants vivent relativement coupés du monde extérieur et perpétuent un mode de vie très traditionnel.[i]

Après bientôt 40 ans de déracinement, il revient parmi les siens : des problèmes au cœur l’empêchent de poursuivre son travail dans une cimenterie de la capitale. Il est également sujet à l’hypertension et au diabète de type II, et il présente un certain surpoids.
A sa connaissance, personne dans sa famille, ou même dans la communauté plus large n’a jamais eu de problèmes de cœur. Son grand-père, Mamwana Guya’u , l’ancien chef de la communauté, racontait bien l’histoire de cet homme retrouvé mort, sans traces de blessures, alors qu’il était parti chasser, mais personne ne sait ce qu’il lui était arrivé.

Dans une île toute proche, Kitava, Lindeberg et Lundh[ii] ont confirmé l’apparente absence d’attaques cardiaques, de lésions athérothrombotiques ou d’ischémies cardiaques. Des études similaires ont montré des résultats identiques pour des peuples Eskimos, indiens Navajo, des îles Salomon, Masai, Aborigènes, Bushmen, Pygmées, etc.

L’intérêt d’un mode de vie paléolithique ne se base donc pas uniquement sur des hypothèses fondées sur l’étude de nos ancêtres. Des recherches se concentrent également sur les sociétés de chasseurs-cueilleurs – ou proches du mode de vie des chasseurs-cueilleurs – qui perdurent encore actuellement ou qui ont perduré jusqu’à un temps très proche.
Et ces études convergent vers la conclusion que la prévalence de maladies comme les troubles cardiaques, le diabète, l’hypertension, l’obésité, etc., augmente dramatiquement lorsque ces sociétés adoptent un style de vie « moderne » (comprenez : notre mode de vie), par acculturation ou migration.[iii]
C’est le cas, à titre individuel, pour To’Uluma.

Dans le monde francophone, le mode alimentaire « paléolithique » bénéficie d’une couverture grandissante. Le Dr. Chevallier[iv] faisait récemment la « Une » du Nouvel Observateur[v] en France. Mais il est important de comprendre que la référence à la période paléolithique est une mise en perspective – nullement un argument en soi.
De nombreuses recherches étudient le lien entre tel ou tel aliment et l’apparition de maladies diverses chez des individus. On remarque ainsi des liens : certains aliments favorisent l’hypertension, d’autres le diabète, d’autres encore les troubles cardiaques ou certains cancers. A l’inverse, certains aliments diminuent les risques d’apparition de ces troubles. Des dizaines de milliers de recherches sont publiées chaque année, dans le monde, sur ces thématiques.
En prenant un peu de recul pour se poser la question de savoir quel est le point commun entre tous ces aliments qui provoquent les maladies citées, et le point commun entre les aliments qui permettent d’en réduire les risques, on remarque que les aliments les plus néfastes sont ceux que nous ne consommions pas durant la plus longue période de notre évolution[vi] (produits de l’agriculture : pain, pâtes, céréales, riz, etc. ; et produits de l’élevage : lait, fromage, etc.). On remarque par ailleurs que les aliments les plus bénéfiques pour la santé sont ceux que l’on consommait à cette époque : fruits, légumes, poissons, viande maigre, noix, etc. Enfin, on remarque que les maladies les plus présentes à l’heure actuelle (appelées souvent maladies de civilisation) étaient pratiquement absentes des sociétés primitives.

La référence au mode de vie paléolithique vient donc donner une cohérence à une multitude d’études scientifiques disparates sur la santé et les liens entre maladies et alimentation.

Athérosclérose

L’athérosclérose (épaississement de la paroi intérieure des artères) est typique du vieillissement dans les sociétés occidentales. Et on remarque que les autres mammifères sauvages sont épargnés de ce trouble, tant qu’ils restent dans leur habitat naturel.[vii]
Il y a de sérieuses preuves scientifiques selon lesquelles les céréales favorisent l’athérosclérose. Ce sont les lectines présentes dans les céréales qui sont principalement responsables de cet état. Comme l’explique très bien Robb Wolf[viii], ces protéines ne sont effectivement pas brisées lors du processus digestif normal, et peuvent donc être perçues, par notre corps, comme des « intrus », à l’instar des bactéries, virus et parasites, amenant le corps à se défendre. Les lectines affectent l’intestin grêle et provoquent, de surcroît, une résistance à la leptine, une hormone qui régule les réserves de graisse.
Les céréales les plus riches en lectines sont le blé, le seigle, l’orge, le millet, à savoir les céréales les plus riches en gluten.

Par ailleurs, les céréales sont pauvres en vitamine C, zinc, selenium, flavonoïdes, caroténoïdes, vitamine B12, acide folique, oméga-3, potassium, vitamine D et taurine, tous connus pour prévenir l’athérosclérose.[ix]

Mais les céréales ne sont pas les seuls aliments athérogènes : c’est également le cas du lait, du soja et surtout de l’huile d’arachide.



Problèmes cardiaques et surpoids

Une alimentation « paléolithique » pourrait également prévenir des attaques cardiaques grâce à son faible taux de sodium, ses quantités importantes de fruits et de légumes, ainsi que de protéines, de vitamines (B12, B6, C) et de potassium.[x]
Parmi les chasseurs-cueilleurs, la pression artérielle et l’indice de masse corporelle sont généralement bas, et ne montrent pas d’augmentation avec l’âge.
La sensibilité à l’insuline semble également élevée.

Dans les recherches[xi] de Lindeberg et al. sur les peuples de Kitava, une des îles Trobriand, voisine de l’île de Boyowa, les chercheurs ont montré que la population ne montrait aucun signe de surpoids, d’hypertension, d’hyperinsulinémie, d’ischémie myocardique, d’arrêt cardiaque, ou de malnutrition.
En comparaison avec la population suédoise, les peuples mélanésiens étudiés sont (pour les hommes) en général, entre 20 et 30 kg plus légers. Même si ces derniers sont un petit peu plus petits que les Suédois, il n’en reste pas moins que leur Indice de Masse Corporelle reste largement inférieur.[xii]
Les populations de chasseurs-cueilleurs présentaient un taux de graisse relativement bas, grâce, entre autres, au fait que les protéines représentaient près de 40 % de leur apport calorique. Les protéines ont plus de 3 fois l’effet thermique des glucides et des lipides, et jouent un rôle beaucoup plus important que les deux autres macronutriments en terme de satiété.[xiii] L’étude d’un certain nombre de populations a également montré que la mortalité par attaque cardiaque est inversement proportionnelle à l’apport en protéines.[xiv]

Selon les chercheurs, c’est à la fois l’absence de surpoids (en particulier au niveau de l’abdomen) et l’absence de résistance à l’insuline qui expliquent l’apparente absence de diabète et de maladies cardiovasculaires parmi les populations de Kitava.

Diabète de Type 2.

Il y a déjà plus de 30 ans, un comité d’experts de l’Organisation Mondiale de la Santé avait conclu que l’obésité constituait le risque principal pour les diabètes de Type II[xv]. La situation d’obésité provoque une réduction du nombre de récepteurs cellulaires à l’insuline, conduisant à un phénomène de résistance à l’insuline.
Une alimentation riche en fibres, en sucres complexes[xvi] et en protéines[xvii], associée à un taux d’activité physique important, a démontré sa capacité à réduire les risques de diabète.


Hypertension

De nombreux peuples sur la planète ne connaissent pas les problèmes d’hypertension, qui caractérisent par contre la plupart des sociétés occidentales. Ces peuples ne sont pas génétiquement immunisés contre l’hypertension : lorsqu’ils adoptent un style de vie occidental, par migration ou par acculturation, ils développent en premier une tendance à l’hypertension.
Et bien qu’ils soient originaires de régions au climat fort différent (arctique, forêt humide, désert, savane, etc.), ces peuples ignorant l’hypertension partagent plusieurs caractéristiques, comme une alimentation pauvre en sodium, riche en potassium et en calcium ; et un niveau d’activité physique élevé.
Récemment, une étude a également montré qu’une alimentation riche en protéines avait aidé des individus sujets à l’hypertension à diminuer cette tension, en seulement quatre semaines.[xviii]


Cancer

Comme je le mentionnais dans l’article d’introduction au mode de vie « Paleo » (voir Néo Santé, n°1), on estime que 35 % des cancers ayant entraîné la mort sont causés par des facteurs alimentaires.[xix] Plus largement, des études montrent que 70 à 90 % des cancers sont causés par des facteurs environnementaux, et pourraient donc, potentiellement, être évités.[xx]
Des études internationales montrent que le taux d’incidence de certains cancers diffère fortement d’un pays, ou d’une région du monde à l’autre. Ces différences ne peuvent correspondre à des différences génétiques, puisque des populations qui ont migré présentent, en très peu de générations, une probabilité de développer tel ou tel cancer, caractéristique de leur lieu d’accueil.[xxi] Ainsi, par exemple, les hommes japonais vivant à Hawaï ont 11 fois plus de cancers de la prostate que ceux vivant au Japon ; et les afro-américains ont 10 fois plus de cancers du colon que les Africains vivant au Nigéria.[xxii]


Alors, que manger ?

Il est relativement aisé de s’approcher de la manière de s’alimenter de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Il importe de :
Eliminer les céréales, les produits laitiers et, dans une moindre mesure, les légumineuses, qui n’étaient jamais consommés – ou très rarement – par nos ancêtres de la période paléolithique.
Eliminer toute nourriture issue d’un traitement (processed food) contenant des grains, du sucre raffiné, des huiles, du sel, et tout additif.
Répartir vos macronutriments pour que votre apport calorique provienne à 30-40% des protéines, plus ou moins 30 % des glucides et 30 % des lipides.[xxiii]Comparée à l’alimentation occidentale classique, votre alimentation doit êtrehyper-protéinée, et hypo-glucidique.
Privilégier, pour les protéines, une source maigre, comme la volaille, le poisson, la viande sauvage et les morceaux maigres des viandes rouges.
Privilégier, pour les glucides, des aliments à charge glycémique basse[xxiv]. En particulier : fruits et légumes. Pour exemple, la charge glycémique d’une pomme est de 4, alors qu’il est de 37 pour le pain complet. La salade et autres légumes verts ont une charge glycémique de 1, alors que les galettes au riz soufflé ont une charge glycémique de 68 ! Ces dernières provoqueront donc un pic d’insuline dans le sang infiniment plus élevé que des légumes ou des fruits.
Adopter une alimentation riche en fruits et légumes, noix et baies. Des aliments riches en micro-nutriments à faible charge glycémique, comme les baies, les prunes, les pommes, les melons, les épinards, les tomates, les brocolis, les choux-fleurs et les avocats sont ce qu’il y a de mieux.
Privilégier une alimentation riche en omega-3, comme l’était celle de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, et pauvre en omega-6.
Préférer une alimentation riche en potassium et pauvre en sodium, ce qui a été prouvé comme bénéfique pour réduire l’hypertension, les calculs rénaux, l’ostéoporose, les problèmes cardiaques, etc.

Même si cette alimentation constitue un changement important par rapport à nos habitudes alimentaires, il est beaucoup plus facile qu’il n’y paraît de l’appliquer. De plus en plus de personnes, dans le monde, commencent à manger « Paléo ». Vous trouverez des milliers de recettes sur internet, et autant de blogs différents. Cela n’est pas indépendant des méthodes d’entraînement qui valorisent cette manière de s’alimenter. Principalement, il s’agit du « CrossFit », une méthode d’entraînement dont j’avais parlé dans le premier numéro de cette revue, et dont les salles proposent pratiquement toujours un suivi alimentaire « Paléo ». La méthode d’entraînement « MovNat » est également basée, au niveau alimentaire, sur le modèle « Paléo ».

Par ailleurs, dites vous bien que chaque pas vers cette manière de s’alimenter est déjà un progrès pour votre santé et votre condition physique. Réduire les céréales, féculents, et autres aliments à charge glycémique élevée est déjà positif, même si vous ne les avez pas encore éliminés. Et certains régimes, comme le régime « Zone » du Dr. Sears, peuvent constituer des portes d’entrée vous amenant ensuite à une réelle alimentation paléolithique.

To’Uluma, quant à lui, peut espérer réduire ses problèmes de santé en revenant dans sa petite communauté, sur l’île de Boyowa. Des recherches[xxv] ont montré que 7 semaines après être revenus à un style de vie paléolithique, des Aborigènes australiens diabétiques ont vu des progrès importants en termes de perte de poids et de résistance à l’insuline. Plus largement, il est démontré que même à court terme, une alimentation paléolithique peut améliorer significativement la santé.[xxvi]

Alors qu’attendez-vous ?

Revue Néo Santé
Juin 2011
YVES PA
TTE
yvespatte@gmail.com
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MessageSujet: Re: Les régimes, la paléolithique...   Dim 05 Fév 2012, 21:42

Le régime paléolithique ressemble au "régime hormones" du dr. Thierry Hertoghe:
http://www.expert0nutrition.com/articles/Ralentir-le-vieillissement.php#livre-Thierry-Hertoghe

Les promesses : ralentir le vieillissement, avoir plus d'énergie et un meilleur moral, perdre du poids. Le régime paléolithique permettrait de rétablir l'équilibre hormonal perturbé par le style de vie actuel (alimentation trop sucrée, sédentarité et stress).

J'ai suivi ce régime quelques mois et c'est efficace ! Après mes 30 ans et mon burn-out, j'ai commencé à prendre beaucoup de poids et à être tout le temps fatiguée : ce régime m'a aidée à en reperdre une partie et à retrouver un peu d'énergie. Les diététiciens qui nous calculaient jusqu'ici un régime avec la moitié des calories sous forme de glucides (même complexes) se trompent complètement : c'est beaucoup trop ! Notre vie est trop sédentaire pour dépenser tous ces sucres qui se transforment en graisse et épuisent notre insuline. Une étude récente a même montré que les gens qui travaillent toute la journée assis au bureau prennent plus de poids que ceux qui exercent un job debout, même s'ils font du sport après leur travail !
Le livre est très simple d'utilisation : il faut remplir un grand questionnaire sur nos symptômes et en déduire après quelles hormones sont en excès ou en pénurie, et on est dirigé après vers la variante du régime qui nous convient le mieux.
Je le suis toujours mais pas à la lettre : suppression du pain et du riz, des pâtisseries, biscuits et cie bien entendu, très peu de pâtes et de pommes de terre mais je garde les légumineuses et les produits laitiers.

Par ces jours de grands froids, une idée m'est venue pour tenter d'éliminer la graisse réfractaire. Il est conseillé de manger plus pour lutter contre le froid : je ne mange pas plus et je marche au moins 1h d'un pas rapide tous les jours, cela ne demande pas un grand effort et on ne sent pas le froid quand on bouge. Si cela fonctionne, je le ferai breveter sous le nom de "régime cryogénique" ;-)
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MessageSujet: Re: Les régimes, la paléolithique...   Jeu 16 Fév 2012, 11:46








Gary Taubes : les recommandations nutritionnelles rendent les gens malades


Gary Taubes est le plus célèbre journaliste scientifique américain. Ses livres ont été récompensés par plusieurs prix.
Son dernier livre s'appelle FAT- Pourquoi on grossit. Il est considéré par de nombreux spécialistes comme le livre de nutrition le plus important de ces dernières décennies,
Selon Gary Taubes, la théorie sur laquelle est basée la gestion du poids (moins de calories, moins de graisses, plus d'exercice) est fondée sur de la mauvaise science, et les messages nutritionnels actuels font fausse route.
Sa démonstration s'appuie sur près de deux siècles d'histoire des sciences passionnante pour terminer par une conclusion stupéfiante, voire choquante pour certains, sur les vraies raisons du surpoids. Entretien avec un auteur qui dérange.


Dans FAT - Pourquoi on grossit, tu dis que le conseil de suivre un régime pauvre en graisses est une fumisterie.

Gary Taubes. C'est exact. Lorsque tu regardes attentivement les données, il n'y a aucune preuve réelle que cette approche fonctionne. Manger des aliments peu gras ne va pas te faire perdre du poids à long terme. Tu peux perdre un peu de poids au début, mais au bout de six mois, tu commences à le reprendre. Pourtant, depuis 40 ans on a dit aux Américains de manger moins de graisses et de calories. Le résultat c'est que nous n'avons jamais été aussi gros et autant malades du diabète.

Mais les aliments gras ne sont-ils pas mauvais pour le cœur et synonymes de cholestérol élevé ?

C'est tout aussi faux. C'est à cause de ce type d'affirmations que je me suis mis à écrire sur ce sujet. Je faisais des recherches sur les origines de l'épidémie d'obésité, quand je suis tombé sur les résultats de cinq essais cliniques qui essayaient de prouver que si nous suivons un régime pauvre en graisses avec moins de calories, alors les analyses de sang seront meilleures, les facteurs de risque baisseront et on maigrira.

Qu'est-il arrivé?

Les personnes qui suivaient un régime riche en matières grasses et qui mangeaient globalement plus ont perdu plus de poids, ont connu une baisse de la pression artérielle et des triglycérides et leur taux de bon cholestérol a augmenté. Ce que ces essais ont vraiment montré, c'est que si nous disons aux gens de faire précisément ce qui selon les nutritionnistes devrait les tuer, eh bien ils perdent du poids et leurs facteurs de risque cardiovasculaire s'améliorent.

Comment est-on arrivé à conseiller des régimes qui rendent les gens malades ?

Nous avons été conduits dans deux voies de garage. La première est l'hypothèse calories consommées/calories dépensées. Il semble logique de penser que l'on a besoin de brûler ce qu'on a mangé - cela ressemble à une loi de la physique. Si vous mangez plus que ce que vous dépensez, vous allez grossir. Mais c'est tout simplement faux. C'est comme si on disait que le soleil tourne autour de la Terre.

Et l'autre voie?

On nous dit que les graisses nous font grossir et nous font risquer l'infarctus. Cette affirmation est basée sur de la mauvaise science. Certains personnages influents dans le monde de la nutrition dans les années 1950 et début des années 60 en sont venus à croire cela, mais ce n'était fondé sur aucune recherche significative. Lorsque qu'ils ont conduit des études, ils n'ont pas réussi à le confirmer.

Mais alors, pourquoi cette école de pensée a survécu ?

En partie parce que la recherche coûte énormément d'argent ! Si les autorités sanitaires demandent aux organismes de recherche comme les NIH aux Etats-Unis ou l'Inserm en France de dépenser des milliards pour tester l'hypothèse qu'un régime alimentaire riche en graisses conduit à l'infarctus, il vaut mieux que les résultats soient positifs. Des résultats positifs permettent de recevoir d'autres financements. Les résultats négatifs sont importants en science, mais en politique c'est une autre histoire. Il ya un problème fondamental dans la façon dont nous abordons la science de la santé publique.
Donc ce concept non prouvé est devenu un fait

Une fois que tout le travail a été fait, que l'argent a été dépensé, les scientifiques avaient besoin de nous convaincre qu'ils avaient raison. Rapidement, cette idée a acquis une vie qui lui était propre. Article après article on nous a expliqué comment les matières grasses tuent les gens. A coups de manchettes dans tous les grands journaux. Après un certain temps nous l'avons cru parce qu'il semblait fou de ne pas le croire.

Si leur théorie était fausse, pourquoi devenons-nous gras ?

Nous grossissons parce que nous déréglons notre tissu adipeux. Ce sont des nutriments particuliers de l'alimentation qui en sont la cause.

Les glucides ?

Oui, les sucres sont en cause. Une fois que les gens ont cru que les graisses nous rendaient malades, la pensée dominante, c'est qu'au lieu de manger des graisses nous devrions manger un paquet de glucides. Donc, la base de la pyramide alimentaire - ou en France le socle des recommandations du Programme national nutrition santé - est bien connue : manger tous les jours des féculents - pâtes, pain, pommes de terre. Fait intéressant, jusqu'aux années 1960, l'opinion dominante en science et en médecine, mais aussi dans la population, c'est que les glucides faisaient grossir. C'est ce que pensait ma mère. Il y a un titre d'un article d'un journal médical des années 1960 que j'aime, c'est que "Toutes les femmes savent que les glucides font grossir." Ce qui est drôle, c'est qu'ils avaient raison. Ces sucres nous engraissent. Et dans les années 1960, au moment même où on comprenait pourquoi les glucides étaient mauvais pour la santé, nous avons jeté le paradigme et l'avons remplacé par l'idée que les féculents sont des aliments diététiques et sains, bons pour la ligne et le cœur. Pas étonnant que cela corresponde au début de l'épidémie d'obésité.

Comment agissent les glucides ?

Tout revient à l'insuline. L'insuline est une hormone qui agit pour vous faire stocker des calories sous forme de graisse dans les tissus adipeux. L'insuline, de concert avec le sucre sanguin plus élevé, c'est ce qui fait qu'une cellule adipeuse grossit. Et plus les glucides sont raffinés, plus ils sont faciles à digérer, plus la nourriture est sucrée, plus l'insuline s'élève.

Pourquoi avons-nous tant envie de glucides ?

Ceci est encore une hypothèse. Lorsque tu manges des glucides, letaux de sucre sanguin augmente. L'insuline est sécrétée, et ton corps dit à tes cellules de brûler ce sucre sanguin en priorité, de stocker des graisses pour plus tard. Quand l'insuline retombe, on devrait libérer les graisses stockées et les brûler. Mais si l'insuline reste élevée, ce qui arrive quand on mange beaucoup de ces aliments riches en glucides - les sucreries et les boissons sucrées, en particulier - le corps continue à dire aux muscles de brûler des glucides, même si on n'en a plus à brûler. Donc, on a envie d'en reprendre. C'est comme si il n'y avait qu'un seul nutriment que votre corps puisse utiliser, ou veuille utiliser, comme carburant - les glucides.

Pourquoi ai-je plus envie de Coca-Cola et de cookies que de pommes de terre?

Le sucre est particulier. Le sucre active dans le cerveau les mêmes circuits que ceux de la dépendance à la drogue.

Les enfants adorent les glucides. Est-ce qu'on les programme pour être obèses en les laissant répondre à leurs envies ?

Ca me fait peur de voir à quel point les enfants sont obsédés par les glucides. Dans le livre, je parle d'un cercle vicieux : les femmes sont de plus en plus plus lourdes pendant la grossesse, si elles sont obèses ou diabétiques, qu'elles développent un diabète gestationnel, elles donnent naissance à des enfants qui sont plus susceptibles de devenir obèses ou diabétiques une fois adultes. Génération après génération. Ce qui entraîne des taux d'insuline plus élevés. Donc les organismes apprennent à considérer les glucides comme les meilleurs nutriments à brûler une grande partie de la journée. Sommes-nous en train de donner naissance à des enfants qui, d'une génération à l'autre, auront toujours besoin de plus de glucides, ce qui les condamnerait à des problèmes de santé plus tard ? C'est possible.

Est-ce que tu limites la consommation de tes propres enfants en sucres et glucides ?

J'essaie de leur éviter de manger du sucre sans être un fanatique et de limiter les sucres raffinés, les glucides et les féculents. Je n'aime pas quand les parents des enfants en surpoids les forcent à courir ou à manger moins. Ils ne peuvent pas courir parce qu'ils stockent l'énergie sous forme de graisse. Ils ont faim parce qu'ils mangent les mauvais aliments. Les efforts pour les faire maigrir en les affamant ou en leur faisant faire de l'exercice sont mal venus. Le problème n'est pas qu'ils sont sédentaires. C'est un effet secondaire de la dérégulation de leur graisse.

Tout le monde doit éviter les glucides ?

Tout le monde ne doit pas suivre le régime Atkins, ce n'est pas mon message. Je veux faire passer l'idée simple que certains aliments font grossir et d'autres pas. La quantité et la qualité des glucides, c'est ce qui fait que le repas fait grossir ou pas. Les aliments sans glucides ne font pas grossir, de sorte qu'on peut en manger autant qu'on le souhaite, c'est le principe d'Atkins. On n'a pas besoin de manger plus que de raison, mais on n'a pas à s'inquiéter de prendre du poids. Les aliments sans glucides ne font tout simplement pas grossir.

Quels sont ces aliments ?

Eh bien, les aliments qui contiennent peu de glucides ou dans lesquels les glucides sont liés aux fibres et qui sont donc digérés relativement lentement. Le premier groupe est politiquement incorrect, parce que ce groupe comprend pratiquement tous les produits d'origine animale - viande, poisson, volaille, œufs, fromage, beurre. Le deuxième groupe est celui des légumes verts comme le brocoli, les épinards, le chou frisé...

Comment peut-on améliorer immédiatement son alimentation ?

En arrêtant de manger des glucides facilement digestibles et des sucres. Là encore, ces aliments font grossir, et si on ne les mange pas, on sera en meilleure santé. Et ce sont presque certainement les mêmes qui favorisent les maladies cardiaques, le diabète, et je dirais même le cancer et l'Alzheimer. Je rêve que dans cinq ans quand quelqu'un en surpoids ira voir son médecin, celui-ci au lieu de lui dire « Mangez moins et faites plus d'exercice », lui dise « Ces aliments font grossir -. les aliments riches en glucides et les sucreries. N'en mangez plus. »

C'est terrible de se dire qu'on n'a même plus droit à un petit gâteau !

J'ai écrit ce livre aussi bien pour les gens qui s'inquiètent de leur poids que pour les médecins qui traitent les personnes obèses. Si tu veux perdre 3 ou 4 kilos, peut-être que tu dois simplement renoncer au sucre, ou manger des pâtes moins souvent. Pour quelqu'un en surpoids de 30 kilos qui veut être aussi mince que possible, il faut faire plus. C'est une question de dose. Les changements à accomplir dépendent de votre corps et de l'ampleur du problème. Pour quelqu'un qui pèse 130 kilos, la modération ne fera probablement pas beaucoup de différence. Pour quelqu'un qui a pris 10 kilos depuis la fin des études, peut-être que la simple modération est la réponse et le petit gâteau occasionnel n'est pas un problème.

Tu écris que l'exercice ne fait pas maigrir. Pourquoi alors les coureurs à pied sont-ils si maigres ?

Nous pensons que c'est la course qui les a rendus maigres, mais ce raisonnement n'est pas bon. Les gens plus maigres courent mieux que les autres, et ils sont donc plus susceptibles de courir. La raison pour laquelle les gens maigres sont de bons coureurs c'est parce que leurs corps veut brûler leur énergie, plutôt que la stocker sous forme de calories. L'énergie les pousse à devenir coureurs.

Tout le monde ne peut pas faire de course à pied ?

Non, contrairement à ce qu'on croit, tu ne peux pas prendre une personne sédentaire et l'obliger à faire de l'exercice et s'attendre à ce que la graisse fonde et que cette personne soit mince. Tu ne peux pas affamer une personne obèse, pas plus que tu ne peux transformer un basset en lévrier en le forçant à courir. Tu te retrouveras avec un basset épuisé et affamé. Et au fil du temps, s'il a accès à la nourriture, ce basset reprendra du poids parce que c'est sa nature. La même chose est vraie pour ceux d'entre nous qui sont gras, mais cette nature dépend de l'environnement alimentaire - un environnement riche en glucides.

Que faut-il faire?

Nous n'avons pas à manger les aliments qui favorisent la graisse. Dans les aliments allégés on a remplacé la graisse par des glucides. Donc, si tu manges des céréales avec du lait écrémé et des yaourts zéro pour cent, tu manges d'une manière qui favorise l'adiposité. Si tu supprimes les glucides, tu peux être considérablement plus mince.

J'imagine que tu as supprimé les glucides. Rien ne te manque ?

Les pâtes. Et le jus d'orange le matin. Heureusement, je suis un carnivore, donc je suis heureux de manger de la viande tout le temps. Non pas qu'il faille manger de la viande pour ne pas manger de glucides. Je mange des légumes verts parce que ma mère m'a appris à les manger, et je les aime. Je mange probablement plus de légumes qu'avant parce que je les mange à la place des féculents. Je mange beaucoup d'œufs et de bacon, beaucoup de bœuf et de poulet.

Est-ce qu'on a moins envie de sucreries quand on arrête d'en manger ?

Ce goût pour le sucré disparaît. C'est comme toute dépendance. Quand j'étais plus jeune je fumais - et je ne pouvais pas imaginer la vie sans cigarettes. Mais quand j'ai arrêté, l'envie de fumer a duré environ trois semaines. Puis il y a eu deux années au cours desquelles les cigarettes m'ont simplement manqué, je devais toujours être sur mes gardes pour ne pas me remettre à fumer. Mais après un certain temps, je ne pouvais pas imaginer revenir en arrière, et j'ai trouvé difficile d'imaginer pourquoi j'avais jamais fumé. C'est vrai de la nicotine, des mauvaises relations et des glucides.

Quels ont été les résultats pour toi ?

Les histoires personnelles comme la miennne sont anecdotiques, elles n'ont pas de valeur scientifique. Mais j'ai d'abord essayé ce régime comme on tente une expérience il ya 10 ans - un économiste du MIT (Massachusetts Institute of Technology) m'avait suggéré d'essayer - et j'ai continué. Je pèse 4 kilos de moins, mais je gagnais un kilo par an à l'époque, donc je pense que je pèse 12 à 13 kilos de moins que ce que je pèserais si je ne suivais pas ce régime. J'ai plus d'énergie. J'ai besoin de moins de sommeil. Ma peau est de meilleure qulaité. Je pourrais continuer à énumérer les bénéfices, mais cela ressemble à une réclame, ce qui est précisément ce que j'essaie d'éviter.

Ta conclusion ?

Le message de ce livre, c'est qu'il s'agit de science, et lorsqu'on étudie les données scientifiques sans a priori, les choses sont claires.

Lire un extrait du livre ici



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MessageSujet: Re: Les régimes, la paléolithique...   Mar 03 Avr 2012, 14:40

reçu SUITE au POST PLUS HAUT/


Citation :
Bonjour,

Voici le résumé d'un des livres sur le régime faible en glucides et riche en graisses et protéines en français.
C'est "Le Nouveau Régime Atkins", publié fin 2011 aux éditions Thierry Souccar (le même qui tient le site "lanutrition.fr").

http://www.amazon.fr/Nouveau-r%C3%A9gime-Atkins-Eric-Westman/dp/291687867X



Ce livre est intéressant car très accessible, reprenant les principes de la paléodiète/régime cétogène.
Donc, c'est un livre que je conseillerai autour de moi. Le seul problème que j'ai trouvé est que les édulcorants ne sont pas clairement déconseillés (bon, un autre problème est que le soja n'est pas non plus déconseillé). Mis à part ça, l'explication est claire. D'ailleurs vous allez le voir vous-même, je copie les passages déterminants :


La pyramide alimentaire est fausse, les autorités donnent de mauvaises recommandations
"Commençons par un petit test rapide. Parmi les trois macronutriments suivants, quel est celui qui augmente le taux de graisses saturées et de triclycérides dans le sang lorsqu'il est consommé en grande quantité : protéines, lipides ou glucides ? Vous avez sans doute tendance à vouloir répondre "lipides". Pourtant, il s'agit des glucides.
Seconde question : lequel des trois fait baisser votre taux de cholestérol HDL (le "bon" cholestérol) ? A nouveau, la bonne réponse est "les glucides".
Au cours des quatre dernières décennies, le pourcentage d'adultes et d'enfants nord-américains souffrant de surpoids est monté en flèche. Albert Einstein a dit un jour : "On reconnait un fou à ce qu'il répète sans cesse les mêmes actes en s'attendant à des résultats différents". Car durant la même période, les institutions de la médecine et de la diététique conseillaient aux Nord-Américains de respecter la pyramide alimentaire recommandée par le Département de l'Agriculture des Etats-Unis, autrement dit : avoir la main légère sur les calories, éviter les graisses, privilégier les aliments riches en glucides. Aujourd'hui, les Américains consomment moins de graisses saturées qu'il y a quarante ans, mais autant de calories sous forme de glucides et leur alimentation quotidienne contient 200 calories de plus qu'à l'époque. Il est clair que quelque chose ne va pas." [p.10]
Le glucose est utilisé en premier au lieu de la graisse : "dictateur métabolique"
"Il faut savoir que c'est toujours le glucode (issu des glucides) que nous puisons notre énergie en premier lieu : une personne dont la nourriture est riche en glucides aura donc rarement besoin d'accéder à sa graisse corporelle. C'est la raison pour laquelle le fait d'absorber des glucides en grande quantité agit comme un "dictateur métabolique" : cela empêche votre corps de brûler ses réserves de graisse de la même façon que sur une aire de jeu, un dictateur en herbe empêche les autres enfants de monter sur la balançoire.

Mais ne baissez pas les bras : vous avez désormais accès à un outil efficace auquel vous allez pouvoir brûler votre graisse corporelle pour la transformer en énergie, tout en vous préservant de la sensation de faim. Car si vous réduisez suffisamment votre apport en glucides, votre corps va passer en mode "métabolisme brûleur de graisses" et forcer ainsi le "dictateur" à céder la place. Ce dernier cessera par conséquent d'envoyer un certain type de messages à votre cerveau : finis, les "Je suis fatigué et j'ai faim ! Donne-moi immédiatement à manger des aliments plein de sucre et d'amidon !". Ces réclamations lancinantes vont laisser place à un voluptueux silence." [p.26]

A propos des Polyols (comme le sucre de bouleau)

"La plupart des aliments pauvres en glucides sont édulcorés avec des agents sucrants tels que la glycérine, le mannitol, le sorbitol, l'érythritol, l'isomalt, le lactitol ou le maltitol. Appelées polyols, polyalcools ou glycols, ces édulcorants donnent une impression de sucré sans être aussi caloriques que le sucre (n'étant pas totalement absorbés par les intestins, ils apportent environ 50% des calories du sucre). De plus, ils n'entrainent pas les mêmes effets sur le métabolisme car, leur absorption étant non seulement incomplète mais aussi assez lente, elle a un impact minime sur les réponses glycémique et insulinique. Cela signifie que leur consommation interfère assez peu avec le brûlage des graisses : les polyols sont donc compatibles avec le régime Atkins. Par ailleurs, ils peuvent avoir un effet positif sur la santé du côlon et prévenir l'apparition des caries. Cependant, lorsqu'une personne consomme des polyols en grande quantité, la partie non absorbée peut avoir un effet laxatif et entraîner des problèmes gastro-intestinaux. La plupart des gens peuvent consommer de 20 à 30 g sans en ressentir d'effets indésirables mais, les réactions variant d'un individu à l'autre, nous vous conseillons néanmoins d'aborder ces substances avec prudence. [p.37]
Ce qui vous attend (signes de la cétose)

"Lorsqu'il commencera à brûler principalement de la graisse, votre corps procédera à divers ajustements pour accomplir l'Adaptation Atkins [note : les auteurs utilisent cette expression pour parler de la cétose]. Mais durant la phase de transition de premières semaines, certains symptômes peuvent survenir, dont les plus fréquents sont maux de tête, vertiges, sensations de faiblesse, forte fatigue et constipation. Pour les éviter, il existe heureusement des parades faciles à mettre en oeuvre. Nous les survolerons ci-dessous avant de les aborder plus en détail au chapitre 7 (page 117).

Nous avons déjà évoqué l'action positive qu'une alimentation pauvre en glucide a fréquemment sur le diabète de type 2 et l'hypertension, pouvant aller jusqu'à permettre une diminution des doses médicamenteuses. (...)

Il n'est pas recommandé de commencer une activité physique nouvelle ou intense en même temps que le programme Atkins. Laissez d'abord a votre organisme deux ou trois semaines pour s'adapter. Si, en revanche, vous faites déjà du sport régulièrement ou intensément et vous sentez à même de continuer sans épuiser votre énergie, il n'y a aucune raison de changer vos habitudes.

L'effet diurétique induit par l'adaptation de votre métabolisme va vous faire éliminer de l'eau, mais aussi des sels minéraux. Si vous étiez fréquemment ballonné et que cet inconvénient disparaît, c'est bon signe. Si vous souffriez d'hypertension, l'effet diurétique devrait faire baisser votre tension au cours des premiers jours ou semaines. Cela dit, pour la plupart des gens, une forte élimination d'eau s'accompagne d'effets indésirables. Pour les éviter, il suffit de boire beaucoup (d'eau ainsi que d'autres boissons) et de consommer au moins 1/2 cuillère à café de sel chaque jour, sous forme de sel de cuisine (...) Si vous faites cela dès le début, vous ne devriez souffrir ni de maux de tête, ni de vertiges, ni de fatigue, ni de constipation. Ce léger supplément de sodium - qui ne fait aucunement d'Atkins un régime riche en sel - est l'un des nombreux apports scientifiques au nouveau régime d'Atkins." [p.39]

Différence entre sources d'énergie : graisse vs glucide ou protéine

"1 gramme de protéine ou de glucide contient 4 calories contre 9 pour 1 gramme de lipides. Cela signifie que les graisses constituent une source d'énergie plus concentrée. Une partie des matières premières contenues dans les macronutriments sont transformées presque immédiatement en énergie, tandis que d'autres doivent d'abord être fractionnées en différents composants qui seront utilisés ultérieurement comme sources d'énergie." [p.40]

Comment les aliments se transforment en énergie - puis en graisse

"Le métabolisme humain est un mécanisme complexe, mais nous allons le simplifier au maximum : il s'agit essentiellement d'un processus chimique qui transforme la nourriture en énergie, ou l'utilise pour constituer les particules de notre corps qui deviennent ensuite nos organes, nos tissus et nos cellules. En mangeant les bons aliments, nous pouvons améliorer notre métabolisme, et notamment la façon dont il transforme les graisses. Lorsque nous mangeons moins d'aliments glucidiques - , notre organisme se met à brûler d'abord les graisses et non plus les glucides. Un individu moyen de poids normal possède dans ses tissus adipeux l'équivalent d'environ 100 000 calories - ce qui suffirait pour courir pendant environ 200 heures. à un rythme régulier - mais beaucoup de personnes ont encore bien plus en réserve. Plus qu'aucun autre régime, Atkins vous donne les clés pour accéder à ces réserves et les transformer en carburant.

Pour désigner les glucides, nous utilisons l'image du "dictateur métabolique" afin de rendre plus évidente l'importance du passage d'un métabolisme brûleur de glucides à un métabolisme brûleur de lipides. Lorsque nous consommons des glucides ils sont dirigés puis convertis en glucose (c'est-à-dire en sucre) que notre système sanguin transporte à travers tout notre corps. Autrement dit, la consommation de glucides est largement responsable des fluctuations de notre glycémie (taux de sucre sanguin). Il est également essentiel de comprendre qu'il n'y a pas que la quantité des glucides qui compte, mais que leur qualité détermine également l'étendue de leur impact. Par exemple, si vous mangez un bol de riz complet et de haricots, votre glycémie augmentera à la fois beaucoup moins et beaucoup plus lentement qu'avec une pâtisserie, un verre de jus d'orange ou un bol de céréales contenant du sucre ajouté. (Remarque : les aliments sucrés ne sont pas les seuls à être convertis rapidement en glucose; c'est aussi le cas de la purée de pommes de terre ou du pain blanc, pour ne citer qu'eux).

La quantité normale de sucre qui circule dans notre sang est minime, pas plus de quelques cuillerées à café. Aussi, pour maintenir la glycémie à un niveau normal après l'absorption d'une grande quantité de glucides, le glucose doit-il rapidement être transporté hors du sang et transféré dans les cellules. Cette information est transmise par l'hormone insuline. Une fois dans une cellule, le glucose a trois devenirs possibles :

- soit il est immédiatement brûlé et transformé en énergie;
- soit il est stocké en quantités limitées pour être utilisé ultérieurement comme carburant sous forme de glycogène;
- soit il est transformé en graisse.

Lorsqu'une cellule choisit cette dernière option, la transformation est irréversible : la graisse ne peut plus être reconvertie en glucose. Elle sera donc soit brûlée, soit stockée.

L'insuline n'a pas pour seule fonction de jouer les policiers de la circulation sanguine en dirigeant le glucose vers les cellules : c'est également elle qui contrôle la libération (ou la rétention) de la graisse stockée dans les cellules adipeuses (également appelées adipocytes). Plus votre taux d'insuline est élevé, moins il y a de graisse remise en circulation dans votre organisme pour y être utilisée comme carburant. Concrètement, cela signifie que lorsque vous mangez des aliments riches en glucide - et cela vaut tout particulièrement pour ceux qui contiennent beaucoup d'amidon raffiné et de sucre - votre production d'insuline augmente rapidement pour retirer le glucose contenu en excès dans votre sang et l'emmagasiner dans vos cellules tandis qu'en parallèle, votre organisme brûle beaucoup moins de graisse.

Il faut le savoir : notre organisme brûle toujours les glucides en priorité. Pourquoi ce traitement de faveur ? Tout simplement parce qu'il ne peut les stocker qu'en quantité limitée, pas plus de l'équivalent d'une demi-journée d'énergie (à comparer aux réserves adipeuses qui, même chez une personne mince, équivalent à environ deux mois d'énergie !). Il est donc logique que notre corps brûle autant de glucides que possible dès qu'ils sont absorbés et digérés. S'il ne le faisait pas, il manquerait rapidement de "place" pour les stocker. Ajoutez à cela la rapidité avec laquelle nous digérons le sucre et les autres glucides raffinés, et vous comprendrez à quel point cette chaîne de phénomènes court le risque de s'emballer dangereusement. Maintenant, imaginez que, de surcroît, le processus se répète trois, quatre, cinq fois par jour... Notre organisme n'a pas d'autre option face à un apport élevé de glucides, car c'est le "dictateur métabolique" qui lui impose sa loi. En raison de cet impératif biologique, les calories issues des matières grasses sont toujours reléguées en deuxième ligne, puis stockées pour la plupart (et notre organisme stocke, stocke, stocke...)

Tant que nous sommes jeunes et en bonne santé, l'ensemble du processus se déroule généralement sans conséquences visibles. Néanmoins, une glycémie qui fait des montagnes russes est assez inconfortable : car si la réponse insulinique est trop forte ou dure trop longtemps, le taux de sucre sanguin chute, entraînant une baisse brutale de l'énergie physique. C'est par exemple le "coup de pompe" de l'après-midi : la concentration baisse, on est fatigué et, souvent, on ressent une forte envie de grignoter du chocolat, une tartine ou des sucreries. Si on cède à cette envie, devinez ce qui se produit quelques heures plus tard ? Exactement : retour à la case départ. Quelqu'un qui reste pris dans ce schéma pendant de nombreuses années court le risque de développer une insulinorésistance, ce qui signifie qu'il aura besoin de toujours plus d'insuline pour transporter la même quantité de glucose. Son corps aura cédé au "dictateur" et les conditions finiront par être réunies pour qu'il développe un syndrome métabolique ou même un diabète de type 2 (...)

Au regard de l'histoire humaine, notre corps a eu très peu de temps pour apprendre à gérer les sucres et les glucides raffinés qui ont pris de plus en plus de place dans notre alimentation au cours des cinquante dernières années. La capacité à porter des "bagages" énergétiques sous forme de tissus adipeux était vitale pour nos lointains ancêtres, car cette masse graisseuse leur permettrait de supporter les longs intervalles entre les repas (la chasse seule n'est pas un système très efficace pour manger à heures régulières) ainsi que les périodes de famine. Tandis qu'aujourd'hui, la plupart des gens prennent chaque jour trois repas copieux constitués en grande partie de glucides raffinés - sans compter les cafés au lait et les barres chocolatées entre les repas - tout en ayant peu d'occasions d'attaquer leurs réserves. C'est simple : tant que nous continuons à nous bourrer de glucides que nous transformons en glucose puis en graisse - c'est-à-dire tant que nous laissons le dictateur faire sa loi - nous sommes condamnés à être trop gros.

L'Adaptation Atkins vous permet de mettre fin aux montagnes russes de votre glycémie en apprenant à votre organisme à puiser en priorité dans vos dépôts graisseux. Lorsque vous mangez principalement des aliments composés de protéines, de matières grasses et de fibres, votre organisme produit beaucoup moins d'insuline (certes, si vous mangez des protéines en grande quantité, elle peuvent être partiellement converties en glucose, mais les protéines entraînent une production d'insuline bien moins élevée que ne le font les glucides). (...) [p.42-44]

Fruits et légumes ?

Bien que les fruits et légumes soient souvent considérés comme étant interchangeables, ils sont en fait plus différents que semblables, du point de vue botanique ou métabolique. Néanmoins, l'Institut nation de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) continue de nous conseiller de manger chaque jour au moins cinq "fruits et légumes" sans faire de distinction entre eux. Ce qui n'est pas vraiment une bonne chose. En effet, la plupart des fruits contiennent beaucoup plus de sucre que les légumes non féculents et ne se comportent donc absolument pas de la même manière dans notre organisme. C'est pourquoi, à l'exception des olives, des avocats et des tomates qui, bien qu'étant botaniquement parlant des fruits, sont très proches des légumes en termes de réponse métabolique, le régime Atkins les met en parenthèse durant la période de démarrage. Ce n'est qu'à la phase de perte de poids continue que vous réintroduirez des baies, fruits assez peu glucidiques mais en revanche gorgées d'antioxydants et de fibres. [p.54]

Sucre = Poison

"L'insidieux "poison" consommé sous le nom de sucre fait peut-être marcher l'industrie agroalimentaire, mais il nuit à la santé et au bien-être des gens qui sont aux prises avec une surcharge glucidique. La grande majorité des aliments que l'on trouve dans les supermarchés contiennent des sucres ajoutés." [p.55]


p.56-57 : explication sur la dangerosité du sirop de glucose-fructose (55% fructose, 45% glucose).

Farine raffinée et complète reviennent au même
p.58 : sur les céréales : "Ce n'est qu'après que, de par le monde, des millions de personnes sont mortes de malnutrition après s'être nourries principalement de pain blanc que le gouvernement des Etats-Unis a réagi, ordonnant que la farine raffinée soit (re-)fortifiée avec un minimum de huit vitamines et sels minéraux essentiels (...)"
"Cependant, avec ou sans ce soi-disant "enrichissement", la farine continue à tuer des milliers de gens, sauf que cela prend plus de temps : pensez aux dégâts causés par le diabète et les maladies cardiovasculaires... Pourtant, à l'instar du sucre & Cie, la farine blanche et diverses autres formes de céréales soumises à une transformation excessive (dont le fameux sirop de glucose-fructose) sont devenues de véritables piliers de notre alimentation. Les sociétés occidentales sont désormais aussi accros aux céréales raffinées qu'au sucre... Et malheureusement, de par le monde, d'autres populations marchent sur nos pas."
Alimentation type des occidentaux = du sucre, du sucre, du sucre

"Comme nous l'avons vu, les glucides peuvent être métabolisées sous forme de graisse. D'ailleurs, à votre avis, qu'est-ce qu'un éleveur donne à manger à un porc ou à un boeuf lorsqu'il veut l'engraisser avant de le vendre. Gagné : des céréales !" (...)
"Il faut dire que l'alimentation-type d'un Nord-Américain ressemble hélas à ceci : un gâteau et du jus d'orange au petit déjeuner; à midi une soupe et un sachet de chips pris sur le pouce; au dîner, du poulet pané et de la purée de pommes de terre réchauffés au four à micro-ondes; sans compter diverses canettes de soda et friandises industrielles tout au long de la journée. A ce train-là, on arrive facilement à 300 g de glucides, qui de surcroit proviennent principalement de céréales raffinées et de sucres divers. (...) [p.59]
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MessageSujet: Re: Les régimes, la paléolithique...   Jeu 05 Avr 2012, 16:19




Bonsoir,

Voici la suite et fin.


Citation :

SATIETE

Le test de satiété est un moyen simple de savoir si votre apport de protéines est suffisant. Une fois que vous avez consommé ce que vous considérez être la juste quantité de protéines (accompagné d'une petite dose de matière grasse naturelle), demandez-vous si cela vous suffit. Si c'est le cas, vous pouvez en rester là. Sinon, accordez-vous une petite portion supplémentaire. Si après cela vous avez encore faim, vous pouvez ajouter à votre aliment protéique un peu d'huile d'olive, de crème ou d'une de nos délicieuses sauces. Mais il n'est pas vraiment nécessaire de surveiller ainsi votre apport en protéines que si vous pensez que vous en mangez trop ou trop peu. [p.70]


PROBLEMES AVEC LES PROTEINES VEGETALES

Dans de nombreuses régions du globe, les populations tirent la majeure partie de leurs protéines d'aliments d'origine végétale : fruits à coque, graines oléagineuses, légumineuses, céréales complètes, etc. Les légumes eux-mêmes comportent des protéines en petites quantités. Une protéine est considérée comme complète si elle contient les neufs acides aminés essentiels (c'est-à-dire ceux que notre organisme ne peut pas produire lui-même). La plupart des sources protéiques végétales sont déficitaires en un ou plusieurs de ces neufs acides aminés essentiels, ce qui leur vaut d'être qualifiées d'incomplètes. C'est pourquoi, lorsque l'on suit le régime Atkins, il peut être un peu plus compliqué de chercher à satisfaire la plupart ou la totalité de ses besoins en protéines par une consommation purement végétarienne ou végétalienne (...) En matière de protéines, il se peut qu'une alimentation principalement basée sur la viande de boeuf, le poulet, les laitages et les oeufs vous satisfasse pleinement. [p.71]


Un nouvel allié : les matières grasses
L'idée simpliste selon laquelle le gras nous rendrait gras n'a aucun fondement scientifique. Nous ne devenons pas fatalement ce que nous mangeons : nous sommes plutôt ce que notre corps choisit de stocker de la nourriture que nous lui prodiguons.

Il est temps d'arrêter de considérer les matières grasses comme un ennemi. Il faut le dire et le répéter sans équivoque : les matières grasses alimentaires sont une source indispensable d'énergie et de nutriments essentiels sans laquelle nous ne pourrions pas vivre. De plus, comme nous l'avons déjà évoqué, le fait de remplacer les sucres et les glucides raffinés par des matières grasses naturelles est un bon moyen de contrôler efficacement son poids. En effet, la graisse est un aliment hautement énergétique qui aide à mettre en oeuvre ce que nous appelons l'Adaptation Atkins (cétose). En remplaçant une partie des glucides de votre alimentation par un apport accru en lipides, vous constaterez que votre niveau énergétique est à la fois plus élevé et plus stable.

Mais commençons par définir et par expliquer quelques termes. Lorsque les scientifiques font référence aux matières grasses, ils utilisent généralement le terme "d'acides gras". C'est acides gras appartiennent au groupe des lipides. Comme elles ne sont pas solubles dans l'eau, les matières grasses permettent à notre organisme d'absorber les vitamines liposolubles A, D, E, et K, ainsi qu'un certain nombre d'autres micronutriments d'origine végétale.

Les lipides : un macronutriment multifonction

Dans notre organisme, les graisses sont utiles à plus d'un titre. De nombreuses parties de notre corps, notamment nos os et nos organes, sont par exemple rembourrées et isolées du froid par des cellules contenant de la graisse. Les acides gras sont également des éléments vitaux pour les membranes cellulaires, qui agissent comme de véritables porteurs de nos cellules, contrôlant tout ce qui en sort ou y rentre. Un grand nombre de nos cellules, parmi lesquelles celles du cerveau, contiennent par ailleurs des acides gras essentiels spécifiques nécessaires au bon fonctionnement cérébral : entre autres fonctions importantes, ils permettent en effet à nos nerfs et à notre système hormonal de transmettre des signaux au reste de notre corps.

Tout ça est bien beau, pensez-vous peut-être, mais ce que vous intéresse, c'est comment les matières grasses peuvent vous faire mincir. Nous y venons. Comme vous le savez déjà, les lipides ont, au même titre que les protéines, la faculté d'augmenter notre sensation de satiété. A titre d'exemple, 500 Calories issues de matières grasses procurent la même sensation de satiété que 1000 Calories issues de glucides raffinés. Comme les matières grasses sont des supports d'arômes, les aliments gras sont également plus goûteux. Par ailleurs, les lipides ralentissent l'entrée du glucose dans notre système sanguin, ce qui atténue les fluctuation de notre glycémie (qui peuvent, comme nous l'avons vu, nous redonner faim peu de temps après avoir absorbé des glucides). L'association de ces différentes propriétés est essentielle non seulement pour perdre du poids, mais également pour ne pas le rependre.

Pourtant, malgré toutes leurs vertus, les matières grasses ont été littéralement diabolisées au cours des cinquantes dernières années. Pendant longtemps, le grand public - mais aussi certains spécialistes de la nutrition - a adhéré à l'idée simpliste "tu es ce que tu manges". C'est assez étonnant car il n'existe aucune recherche montrant de façon irréfutable que les matières grasses naturelles soient mauvaises pour la santé. C'est ailleurs le contraire. Tout d'abord, les matières grasses choisies avec discernement ne présentent en soi aucune menace pour la santé. De plus, il n'existe aucune donnée concrète prouvant que jusqu'à concurrence de 60% des calories totales absorbées au cours des premières phases d'Atkins les matières grasses comportent un risque pour la santé. Cependant, il y a un mais, et non des moindres : l'association entre les lipides et une consommation assez élevée de glucides - raffinés notamment - peut, elle devenir un visa pour l'obésité, le diabète, les cardiopathies et un grand nombre d'autres maladies.

Calories et idées fausses

Le fait qu'à poids égal, les lipides soient plus caloriques que les protéines et les glucides a bien sûr alimenté la phobie des nourritures grasses. Rappelez-vous : 1 gramme de lipides contient 9 calories contre 4 pour 1 gramme de protéines ou de glucides. Cette équation semble en effet indiquer que le meilleur moyen de réduire son apport calorique serait de manger moins de matières grasses. Mais en apparence seulement car ce qui compte, ce n'est pas le poids des aliments, c'est ce qu'ils déclenchent dans notre organisme. Or, les matières grasses peuvent faire de grandes choses pour notre santé (à condition d'être associées avec la juste quantité de glucides). Statistiquement, l'apport en lipides de la population nord-américaine n'a pas beaucoup évolué entre 1971 et 2000 et a même légèrement baissé. On ne peut pas en dire autant des glucides, dont la consommation a fortement augmenté parallèlement à l'explosion de l'obésité. En pratique, une partie des matières grasses a été remplacée par des glucides en quantité supérieure. Le vrai coupable du développement de l'obésité, c'est la consommation accrue de calories issues des glucides, associée à un manque d'activité physique régulière. Voilà pour l'idée reçue selon laquelle "manger gras rend gras".

Il existe une autre raison pour laquelle le fait de réduire uniquement votre apport calorique risque de ne pas vous faire perdre autant de poids que vous le souhaiteriez. Il ne faut pas oublier que ce que vous manges est le carburant qui fournit de l'énergie à votre corps. Donc, lorsque ce dernier sent que la nourriture se raréfie, il fait des réserves d'énergie : c'est un processus d'autorégulation hérité d'une époque où nos lointains ancêtres devaient faire face à des périodes de disette, et où il était nécessaire à leur survie. Cela signifie que lorsque vous consommez moins de calories, votre métabolisme devient économe de celles qu'il dépense. Tandis qu'en apportant à votre organisme des matières grasses naturelles et bonnes pour la santé, vous apportez à votre métabolisme un carburant efficace qui contribue à maintenir votre énergie au niveau nécessaire.

Que deviennent les matières grasses ingérées

Ce qui se passe lorsque nous mangeons des aliments gras dépend d'une part des autres nutriments consommés en même temps, et d'autre part la réponse de notre organisme. Une personne jeune et active pourra éventuellement manger beaucoup de lipides - et même de glucides - tout en restant mince. Mais une personne n'ayant plus cette capacité de résilience juvénile, menant une vie sédentaire et ayant acquis quelques mauvaises habitudes alimentaires, risque hélas d'accumuler de la graisse corporelle. Une personne en surpoids qui consomme beaucoup de glucides - accompagnés ou non de beaucoup de lipides - a peu de chances de puiser l'énergie dont elle a besoin dans ses réserves de graisse corporelle. Elle va au contraire continuer à en accumuler année après année. C'est pour cette raison que les régimes pauvres en lipides et riches en glucides échouent dans la plupart des cas. A l'inverse, une réduction de notre apport glucidique nous libère de ce schéma de stockage corporel car notre organisme retrouve alors sa capacité à brûler des graisses : une consommation relativement importante de matières grasses n'a dans ce cas aucune incidence ni sur notre poids, ni sur notre santé.

Certaines personnes s'imaginent que l'idéal est finalement d'associer Atkins et un régime pauvre en graisses. Il est important de comprendre que c'est une erreur. Lorsque vous réduisez votre apport glucidique, les calories que vous absorbez à travers les matières grasses sont directement transformées en énergie (et non stockées). Des aliments savoureux et assez riches en lipides tels que par exemple les fruits à coque, le guacamole, la crème fouettée, les olives, le pesto, le beurre ou une salade au poulet avec de la mayonnaise vous procurent une sensation de satiété qui vous aide à contrôler votre appétit. De plus, ils vous assurent un apport calorique suffisant : votre métabolisme ne se met donc pas en "mode éco" et continue à brûler normalement vos réserves de graisse. Les protéines seules ne suffisent pas pour "rassurer" votre organisme : c'est l'association lipides + protéines qui évite à votre corps de réagir comme en situation de disette.

Que vous arriverait-il concrètement si vous mangiez moins de graisse dans l'espoir d'amener vos kilos à fondre plus rapidement ? La réponse est aussi simple que brutale : vous rencontreriez des problèmes de santé dont la résolution demanderait une intervention médicale. Bien sûr, il y a des cas dans lesquels des médecins font suivre un régime à la fois hypolipidique et hypoglucidique à certains patients afin de résoudre des problèmes métaboliques graves, mais ce type de diète requiert un contrôle médical rigoureux. Nous insistons : une consommation suffisante de matières grasses est l'une des clés du succès de la méthode Atkins. Alors ne vous faites pas de souci inutilement et savourez plutôt l'esprit tranquille les délicieux aliments qu'elle vous permet de manger.

Le métabolisme des graisses est un mécanisme corporel tout à fait naturel, et le chemin le plus court pour passer en mode "brûlage de graisses" est la phase de démarrage du régime Atkins, au cours de laquelle vous allez sevrer votre corps de ses habitudes liées à un apport élevé en glucides. Le passage d'un mode métabolique à l'autre peut demander quelques semaines de restrictions glucidiques, mais après cette période somme toute assez courte, vous aurez fait la majeure partie du chemin. (En revanche, il faut savoir qu'un seul repas riche en glucides suffit pour ralentir votre progression.)

Une autre idée reçue veut que ce soit le fait de manger des aliments gras qui déclenche le brûlage de la graisse corporelle. Il n'en est rien : c'est de la réduction de l'apport glucidique que provient la stimulation du métabolisme. Par ailleurs, il faut savoir que les matières grasses consommées au travers des aliments ne sont pas brûlées au détriment de la graisse corporelle. En fait, cette dernière se mélange aux lipides ingérés. Une fois que notre organisme s'est adapté au métabolisme brûleur de graisses, il brûle en priorité certaines composantes de ce mélange tandis que le reste est remis en circulation avant d'entrer dans le mélange suivant. (...) [p.77-81]

Cholestérol : Fin d'un mythe

Le mythe : Les aliments gras augmentent dangereusement notre taux de cholestérol.
La réalité : La simple idée de manger moins de glucides et davantage de lipides fait inévitablement apparaître le spectre de cholestérol et son cortège de problèmes cardiovasculaires. Pas de panique ! Comme les matières grasses, le cholestérol compte parmi les lipides. Et comme elles, il est indispensable à la vie en raison du rôle essentiel qu'il joue dans le bon fonctionnement des cellules, la production hormonale et la lutte contre les infections. Au contraire des matières grasses, il ne contient cependant aucune calorie et ne peut donc pas être brûlé par notre organisme pour produire de l'énergie. Par ailleurs, s'il est vrai que nous absorbons du cholestérol en mangeant des aliments d'origine animale (les plantes n'en contiennent pas), c'est notre foie qui en produit lui-même la majeure partie et ce, quelle qu'en soit la quantité provenant de notre nourriture. Autrement dit, notre taux de cholestérol dépend pour partie de notre alimentation, mais également de nos gènes et, surtout, de l'équilibre global des nutriments absorbés. Si ceux-ci correspondent aux besoins de notre organisme ce dernier sera à même de traiter le cholestérol sans danger pour notre santé.

Graisses saturées : Fin d'un mythe

Le mythe : Les graisses saturées sont responsables de nombreux problèmes de santé
La réalité : C'est faux ! Des recherches récentes indiquent que les bénéfices dus aux graisses saturées font d'elles un élément à part entière d'une consommation équilibrée de graisses naturelles. Une étude menée à Harvard a par exemple montré que plus les sujets observés consommaient d'acides gras saturés augmentent le taux de cholestérol - mais il suffit de remplacer les glucides par des protéines ou par n'importe quel type de matière grasse pour faire à nouveau baisser son taux de triglycérides et augmenter celui du "bon" cholestérol. De plus, le nombre de petites particules denses de "mauvais" cholestérol LDL diminue alors également, laissant place à des particules plus légères et de taille plus importante, connues pour être moins nocives. Question : que devient l'acide gras saturé ? Réponse : lorsque nous réduisons notre apport glucidique, notre organisme produit moins de graisse saturée et en brûle simultanément davantage. Par ailleurs - et bien que cela puisse paraître étrange -, il a été prouvé que durant les phases de perte de poids de la méthode Atkins, si vous absorbez des graisses saturées, moins vous consommez de glucides, plus vous réduisez le taux de graisse saturée de votre sang. Enfin, durant les phases de préstabilisation et de stabilisation d'Atkins, un apport accru en graisses saturées entraîne une présence moins élevée d'acides gras saturés dans le sang. [p.83]

HUILES

Pour la cuisine, les meilleurs choix sont les huiles d'olive, de colza et de carthame oléique (à teneur élevée en acide oléique), toutes riches en acides gras monoinsaturés. L'huile de colza n'est pas onéreuse mais elle doit être conservée au réfrigérateur pour éviter toute oxydation. On peut également cuisiner au beurre (à condition de ne pas la chauffer trop), ou en ajouter à table une noix sur les légumes, la viande ou le poisson. L'huile de coco (ou de coprah) est également une bonne option dans le cadre d'un régime hypoglucidique. [p.84]
Evitez les huiles de tournesol, d'arachide, de maïs, ainsi que de soja ou de coton qui sont toutes trop riches en oméga-6. [p.86]
Les huiles de lin, d'amande, de noix ou de colza sont généralement moins concentrées que l'huile de poissons, et les oméga-3 qu'elles contiennent se présentent sous une forme que notre organisme doit transformer afin de pouvoir les assimiler (et tous les organismes n'arrivent pas à réaliser cette transformation.) [p.86]

DEBUT CETOSE

Afin de débloquer le verrou qui empêche votre métabolisme de brûler vos réserves de graisse corporelle, vous allez commencer par réduire votre consommation de glucides assimilables à 20 g par jour. Pendant les deux semaines de la phase de démarrage (au minimum), vous devrez respecter cet apport aussi scrupuleusement que possible. [p.99]

JUS DE FRUITS

A l'exception de petites quantités de jus de citron et de citron vert, les jus de fruits n'ont pas plus leur place dans le régime Atkins que les sodas édulcorés avec du sucre ou du sirop de glucose-fructose, car ils sont très riches en en glucides. Cela vaut également pour le lait (y compris le lait écrémé), naturellement riche en lactose (le glucide du lait). [p.101]
La plupart des jus (ou nectars) de fruits ne sont ni plus ni moins que du sucre sous forme liquide - autrement dit : tabou ! [p.163]

COMPTEUR DE GLUCIDES

Procurez vous un compteur de glucides : soit sur le site francophone http://www.lanutrition.fr (sur la page d'accueil, la rubrique "Food advisor" vous permet d'effectuer une recherche par mots clés), soit en imprimant les tableaux que vous trouverez sur le site anglophone Atkins (à la page http://atkins.com/Program/FourPhases/CarbCounter.aspx) [p.109]

LE SEL

Nous sommes tous différents, et il est possible que votre métabolisme mette un certain temps à passer complètement en mode "brûlage de graisses". Tous les régimes pauvres en glucides sont naturellement diurétiques, c'est-à-dire qu'ils entraînent une élimination accrue du sodium et d'eau. Si au commencement de votre régime, vous ressentez une grande fatigue, êtes victime d'étourdissements lorsque vous vous levez ou vous exposez à la chaleur (que ce soit en prenant une douche ou un bain chaud en jardinant en plein soleil, etc), si vous vous sentez faible, souffrez de constipation, de maux de tête chroniques ou de crampes aux jambes, il est probable que vous manquiez de sodium. De même que les matières grasses, le sel est souvent injustement diabolisé. Il est pourtant indispensable à notre vie et à notre bien-être. [veiller à prendre un sel sans addition ni agglomérant, non traité] [p.130]

TONUS

Au bout d'une semaine ou deux, la plupart des personnes qui suivent le régime Atkins ressentent une amélioration spectaculaire de leur tonus et de leur bien-être général. Ce changement indique qu'elles ont passé le cap de l'Adaptation Atkins. [p.131]
La plupart des personnes qui suivent le régime Atkins font état d'une sensation d'euphorie et d'un dynamisme accru pendant ou peu après les deux premières semaines du programme. Ce bien-être est l'une des conséquences de l'Adaptation Atkins. L'activité physique que nous vous recommandons de pratiquer est, elle aussi, connue pour être excellente pour le moral. [p.155]

NE VOUS LAISSEZ PAS PRENDRE DE COURT

Imaginez la situation suivante : jusqu'à présent, vous avez suivi Atkins à la lettre. Mais un soir, après une journée de travail épuisante, vous rentrez chez vous et trouvez vos enfants réclamant leur dîner à cor et à cri. Rien de ce que contiennent vos placards n'entre dans le cadre de la phase de démarrage d'Atkins... et vous vous retrouvez à manger une pizza comme le reste de la famille. (....)
Réfrigérateur : Oeuf, fromage, harengs à la crème (sans sucre ajouté), poulet rôti, tranches de rosbif ou de dinde, saucisse sèche et autres charcuteries sans sucre ajouté, salade toute prète.
Congélateur : Steaks hachés, côtelettes d'agneau, crevettes, gambas, filets de poulet, etc. que vous aurez conditionnés en sachets individuels pour permettre une décongélation rapide (par exemple dans un bol d'eau chaude).
Garde-manger : Thon et saumon en boite ou sous vide, sardines, chair de crabe, clams, saucisse de Strasbourg. [p.132]

OEUFS

Les oeufs augmente le "bon" cholestérol et toutes les rumeurs sur le fait que c'est mauvais d'en manger beaucoup sont fausses [p.136]

BIEN MANGER HORS DE CHEZ SOI

Peut-être, comme beaucoup de gens, avez-vous souvent l'occasion de manger à l'extérieur. Comme nous l'avons déjà évoqué précédemment, rien ne s'y oppose. Optez pour de la viande ou du poisson grillés ou rôtis. Evitez les aliments frits, ainsi que les ragoûts qui sont souvent préparés avec des pommes de terre et/ou d'autres féculents. Rappelez-vous que les sauces contiennent généralement de la farine ou de la maïzena, toutes deux interdites en phase 1. Pour remplacer les féculents en accompagnement, demandez si l'on peut vous servir une portion supplémentaire de légumes ou de salade. Que ce soit la pomme de terre, le pain, le riz, les pâtes, les légumineuses ou le maïs, pratiquement chaque tradition gastronomique est fondée sur un ou plusieurs féculents servant d'aliment de base. [p.138]
Pour les salades: "Rappel : les sauces de salade industrielles sont généralement gorgées de sucre, d'amidon ou de sirop de maïs [p.139]"

L'ECHELLE DES GLUCIDES

Les échelons du bas correspondent aux aliments qu'il est recommandé de manger le plus régulièrement et les échelons du haut aux aliments qui, en fonction de votre tolérance aux glucides, ne pourront figurer qu'occasionnellement ou rarement, voire jamais au menu, et ce y compris en phase de stabilisation définitive.

Echelon n°1 : Légumes non-féculents : légumes-feuilles et autres légumes contenant peu de glucides
Echelon n°2 : Laitages riches en matière grasse et pauvre en glucides : crème fleurette, crème fraiche, la plupart des fromages à pâte dure [note : vue les problèmes que posent le lait et les laitages, je le déconseillerai à part certains à la rigueur....]
Echelon n°3 : Fruits à coque et graines oléagineuses (remarque : les chataignes n'entrent pas dans cette catégorie)
Echelon n°4 : Baies, cerises, melon
Echelon n°5 : Yaourt au lait entier, fromage frais (fromage blanc, brousse, ricotta)
Echelon n°6 : Légumineuses : haricots secs, pois chiches, lentilles, etc
Echelon n°7 : Jus de tomate et coktail de légumes, davantage de jus de citron et de citron vert
Echelon n°8 : Autres fruits (mais pas de jus de fruit ni de fruits séchés)
Echelon n°9 : Légumes riches en glucides tels que courges d'hiver, carotte ou pois
Echelon n°10 : Céréales complètes
[p.157]

PROBLEMES LIES A LA CONSOMMATION EN EXCES DE GLUCIDES EN MODE CETOSE

"Si vous êtes particulièrement sensible aux glucides, il n'y a qu'une solution : acceptez cet état de fait et veillez à en consommer peu car ce n'est qu'ainsi que vous éviterez de reprendre du poids et de subir les autres effets d'un métabolisme brûlant les graisses en priorité. Pour modifier en profondeur le fonctionnement de votre métabolisme, il peut même être nécessaire que vous réduisez les glucides au maximum pendant une certaine période. [p.192]
L'atout maître qui différencie la méthode Atkins des autres régimes est qu'elle entraîne une profonde modification de votre métabolisme (l'Adaptation Atkins), modification qui vous permet tout naturellement de mieux contrôler votre apport calorique. Mais l'Adaptation Atkins est un phénomène réversible : si vous dépassez votre seuil d'équilibre glucidique Atkins, vous laisseriez de nouveau libre cours au dictateur métabolique qui amène votre organisme à brûler du glucose au lieu de votre graisse corporelle pour produire de l'énergie. Comme vous le savez désormais, le contrôle de votre appétit ainsi que la sensation de satiété vous échapperont alors de nouveau - et vous reprendrez inéluctablement du poids. [p.203]

STABILISATION APRES LE DEMARRAGE

Pour brûler des graisses en phase 3, les règles de base sont les mêmes que pour les deux phases précédentes : comptez soigneusement les glucides consommés; veillez à ce que 12 à 15 g de glucides assimilables que vous consommez chaque jour proviennent de légumes non féculents ; continuez à respecter les quantités recommandées de protéines et mangez suffisamment de matières grasses naturelles pour vous sentir rassasié à la fin de chaque repas (...) [p.194]

CEREALES COMPLETES

Vous remarquerez que nous parlons ici de céréales complètes et non de céréales raffinées (...) L'avoine, le sarrasin, le riz complet et les autres céréales complètes constituent d'excellentes sources de fibres, de vitamines B et E et de minéraux comme le zinc et le magnésium. Mais en contrepartie, ils sont très riches en glucides, de même que les aliments dans la préparation desquels ils entrent. Aussi, et même si votre équilibre glucidique Atkins est très élevé, leur consommation présente un risque élevé de "réveil" du dictateur métabolique. Soyez donc extrêmement prudent en les réintroduisant et consommez-les toujours avec modération. [p.198]

APRES LE REGIME POUR PERDRE DU POIDS

Maintenant que vous n'avez plus de poids à perdre et brûlez donc moins de graisse corporelle, il va vous falloir puiser davantage d'énergie dans votre nourriture. La plupart des personnes ayant suivi Atkins rapportent une légère augmentation de leur appétit à l'approche de leur poids de santé. Il est important que vous compreniez que l'énergie supplémentaire nécessaire pour stabiliser votre poids doit provenir principalement des matières grasses contenues dans votre nourriture afin que votre métabolisme continue à fonctionner en mode brûleur de graisses. Si vous constatez que votre poids descend au-dessous du niveau qui vous convient ou si vous ressentez un fort besoin de manger du gras, augmentez légèrement votre consommation de lipides. [p.215]
(......)
En pratique, comment consommer davantage de calories issues de lipides tout en continuant à apprécier ce que vous mangez ? Tout simplement en ajoutant aux menus proposés pour la phase 3 de petites quantités de sauce (de salade ou autre), de beurre ou d'autres pâtes à tartiner (...) Ne laissez pas la phobie du gras vous mettre des bâtons dans les roues. [p.217]

NOUVELLES HABITUDES

Vous allez sans doute remarquer que vous êtes de plus en plus naturellement attirés par les aliments sains et qu'il vous est de plus en plus facile de vous tenir à l'écart de ceux qui ne vous conviennent pas. D'ailleurs, il est fort possible que vous n'ayez plus autant de plaisir à manger les aliments comme le pain blanc, les pâtes, les pommes de terre, etc. En effet, leur savoir et le plaisir que vous aviez à les manger par le passé provenaient pour une grande part non d'eux-mêmes mais de supports d'arômes, herbes aromatiques, épices, matières grasses, etc.
(....)
Gardez à l'esprit qu'en consommant des glucides vides, on conduit vite son métabolisme à quitter le mode brûleur de graisses. [p.223]

CHOLESTEROL LDL

Saviez-vous par exemple que derrière le terme générique de "cholestérol LDL" se cache en réalité tout une famille de particules de tailles différentes, dont les plus petites sont également les plus dangereuses ? Or, le régime Atkins élimine justement ces petites particules LDL de votre alimentation. [p.315]

CAUSE DES PROBLEMES DE L'ALIMENTATION

C'est parce que nous avons remplacé des calories issues de matières grasses par une avalanche de calories issues de glucides sans comprendre que le métabolisme de nombreuses personnes ne leur permet pas d'assimiler ces glucides supplémentaires. On peut aujourd'hui malheureusement affirmer que les régimes faibles en matières grasses ont produit l'effet inverse que celui escompté. [p.318]
(...)
En effet, le régime pauvre en lipides n'a révélé aucun effet positif notable ni en termes de perte de poids, ni en termes d'incidence sur les maladies cardiovasculaires, le diabète et le cancer. [p.318]

INSULINORESISTANCE

L'épidémie de syndrome métabolique gagne du terrain à mesure que les populations prennent du ventre. En France, cette maladie également appelée syndrome d'insulinorésistance, syndrome X ou, dans le langage courant, "syndrome de la bedaine", touche en moyenne environ un adulte sur cinq (pour un Américain sur quatre), augmentant leur risque de développer un diabète de type 2 ou une maladie cardiovasculaire. [p.318]

GRAISSES SATURES

Pourquoi on vous dit encore de limiter la consommation de graisses........

Des chercheurs ont étudié ce qui se passe lorsque l'on réduit sa consommation de graisses saturées et qu'on les remplace par des glucides. Une méta-étude récente compilant les résultats de onze études de cohortes américaines et européennes impliquant plus de 340 000 personnes sur des périodes allant jusqu'à dix ans est arrivée à la conclusion que le remplacement des graisses saturées par des glucides augmentait le risque d'accidents coronaires. Oui : selon les données scientifiques les plus fiables, les recommandations émanant des spécialistes de la santé de réduire les graisses saturées nous font en réalité courir un risque accru de contracter une maladie cardiovasculaire ! [p.322]

[Le problème est qu'on a associé les maladies cardiovasculaires aux particules de graisse circulant dans le sang car les personnes testées mangeaient des glucides ET des graisses. Comme le corps brûle les glucides en premier, les graisses ne sont pas traitées. GRAISSE + GLUCIDES = problème]

LA LONGUE HISTOIRE DES REGIMES PAUVRES EN GLUCIDES

On peut trouver une indication tout aussi valable de l'innocuité à long terme des régimes faibles en glucides dans les expériences rapportées par des Européens ayant exploré jadis le continent nord-américain et fait connaissance des cultures qui s'y étaient établies. Très souvent, les explorateurs ayant le mieux réussi ont été ceux qui avaient adopté le régime alimentaire des cultures autochtones - qui, dans de nombreuses régions, se composait essentiellement de viande et de matières grasses et comprenaient peu de glucides. Parmi les explorateurs qui ont rapporté ce type d'expériences, on trouve notamment Lewis et Clarke, John Rae, Frederick Schwarka, ou Daniel Boone.

L'explorateur dont l'expérience de chasseur a été le plus soigneusement documentée est l'anthropologue est l'anthropologue controversé Vilhjalmur Stefansson. Après avoir, au début des années 1900, passé une décennie chez les Inuits en Arctique, il a beaucoup écrit sur les régime alimentaire à une époque où la science découvrait l'existence des vitamines. Mis au défi de prouver qu'il pouvait rester en bonne santé en se nourrissant principalement de viande et de graisse, il s'est alimenté pendant un an comme un Inuit sous contrôle médical strict. Publiés dans une revue scientifique prestigieuse, les résultats montraient que Stefansson était resté en bonne santé et en bonne condition physique malgré un régime alimentaire composé pour plus de 80% de graisses animales et pour environ 15% de protéines.

Outre le fait qu'ils racontent des histoires remarquables d'endurance physique et de courage, les rapports de ces explorateurs fournissent de précieuses informations sur les pratiques alimentaires de sociétés de chasseurs ayant vécu durant des millénaires en ne mangeant que peu ou pas de glucides. Un élément particulièrement important est la grande valeur accordée par ces sociétés aux matières grasses plutôt qu'aux protéines, leur apport énergétique étant généralement riche en graisses et modéré en protéines. Et pour l'anecdote, sachez que Rae, Boone et Stefansson ont tous dépassé l'âge de 80 ans bien que s'étant, pendant des années, principalement nourris de viande et de graisses. (...) [p.324-325]

LES MARQUEURS DE L'AMELIORATION

Nous allons maintenant nous pencher de plus près sur certains des marqueurs biologiques les plus courants réagissant de façon positive aux régimes faibles en glucides.

Les triglycérides

Une grande partie de la graisse qui circule dans notre sang ainsi que de celle dont dispose notre organisme pour la brûler et la transformer en énergie se présente sous forme de triglycérides. L'augmentation des taux sanguins de triglycérides est une caractéristique essentielle du syndrome métabolique et s'est révélée être un facteur de risque indépendant de cardiopathies. Or, un des effets les plus spectaculaires et les plus constants d'une diminution de la consommation de glucides est une réduction des taux de triglycérides - réduction équivalente à celle produite par n'importe quel médicament actuellement sur le marché. Les régimes faibles en glucides font systématiquement baisser les triglycérides, tant à jeun qu'en réponse aux repas. Il est par ailleurs intéressant de noter que cet effet positif se produit y compris lorsque la perte de poids est minime.

Le cholestérol HDL

La portée clinique de l'augmentation des taux de HDL est largement reconnue comme un objectif important de bonne santé car cette lipoprotéine protège des maladies cardiovasculaires. Pour augmenter le taux de HDL, on recommande souvent d'opérer des changements de style de vie tels que se mettre à l'exercice ou perds du poids, mais les effets de tels changement sont faibles comparés à ceux que l'on obtient en suivant un régime pauvre en glucides : en matière d'augmentation du cholestérol HDL, une alimentation hypoglycidique s'avère en effet systématiquement plus efficace qu'un régime à faible teneur en matières grasses. Et si les effets sont importants sur les hommes, ils le sont encore plus sur les femmes. Les graisses saturées et le cholestérol sont des nutriments importants qui contribuent à une augmentation du taux de cholestérol HDL. Le remplacement des glucides par des lipides a également prouvé son efficacité pour augmenter le HDL.

Les cétones : qu'est-ce que c'est et à quoi ça sert ?

Les régimes anticonvulsivants (lire encadré : Epilepsie et alimentation pauvre en glucides, p.325) sont souvent appelés "régimes cétogènes" car le fait de restreindre l'apport de glucides exige de l'organisme qu'il utilise une alternative au glucose (sucre sanguin) comme combustible principal du cerveau. Cette alternative, ce sont l'acétoacétate et l'hydroxybutyrate, deux composés connus sous le nom de cétones, qui sont produits par le foie à partir de molécules de graisse. Le corps adopte la même stratégie de carburant alternatif durant un jeûne total de plus de quelques jours. Les cétones ont assez mauvaises réputation car ils peuvent atteindre des niveaux très élevés chez les individus atteints d'une diabète de type 1 non contrôlé, un état connu sous le nom d"acidocétose diabétique". Cependant, il y a un écart supérieur à un rapport de un à dix entre les taux de cétones constatés en cas d'acidocétose et ceux générés par un régime restreint en glucides ("cétose alimentaire"). Comparer les deux équivaut à peu près à amalgamer une inondation et une averse. Loin d'être une menace pour l'équilibre acide-base de l'organisme, la cétose alimentaire est une adaptation tout à fait naturelle, élégamment intégrée à la stratégie énergétique que suit ce dernier chaque fois que, les glucides étant limités, la graisse devient son principal carburant.

Le cholestérol LDL

L'objectif principal, tant des régimes à faible teneur en matières grasses que de nombreux médicaments comme les statines, est d'abaisser les concentrations de cholestérol LDL. En moyenne, les régimes hypolipidiques sont plus efficaces que les régimes hypoglucidiques pour réduire le cholestérol LDL. Mais il ne faut pas oublier qu'il ne suffit pas de faire baisser son taux de cholestérol LDL en limitant les graisses alimentaires pour réduire ses risques de développer des maladies cardiovasculaires. Pourquoi ? Il existe à cela une raison fort simple qui est que les régimes à faible teneur en matières grasse exacerbent les autres facteurs de risque en augmentant les triglycérides et en réduisant le cholestérol LDL elles-mêmes. Toutes les particules LDL ne présentent pas le même potentiel d'augmentation du risque cardiovasculaire. Il en existe de différentes tailles, et la recherche a montré que les plus petites contribuaient davantage à la formation plus élevée de formation de plaques dans les artères (athérosclérose) et étaient associées à un risque plus élevé de contracter des maladies cardiovasculaires. Or, si les régimes hypolipidiques peuvent faire diminuer la concentration totale de cholestérol LDL, ils ont tendance à augmenter la proportion des petites particules, ce qui les rend plus dangereux. A l'inverse, de nombreuses études indiquent que le fait de remplacer les glucides par des protéines ou des lipides entraîne une augmentation de la taille des particules de LDL. (.....)

L'inflammation

(....)
Chez les sujets présentant des niveaux élevés d'inflammation, la protéine C-Réactive (marqueur de l'inflammation) diminue davantage en réponse à un régime pauvre en glucides qu'à un régime hypolipidique.
(...)
Ces données désignent davantage les glucides que les lipides comme facteur clé nutritionnel contribuant à l'inflammation. Cela dit, il faut noter que l'association d'apports élevés tant de matières grasses que de glucides semble être particulièrement nocives.
(.....) [p.326-329]

POURQUOI LES REGIMES HYPOGLUCIDIQUES SONT PEU CONNUS

"La réponse est que l'engouement des quarante dernières années en faveur des régimes hypolipidiques, soutenu par l'industrie alimentaire comme par les pouvoirs publics, a mis beaucoup de temps pour s'essouffler. Et que ce n'est que depuis la publication des recherches récentes que nous avons citées dans les derniers chapitres que la communauté médicale a commencé à devenir réceptive à l'intérêt des régimes faibles en glucides.

A l'heure actuelle, les recommandations thérapeutiques commencent à peine à refléter cette nouvelle prise de conscience.

Voir aussi ce documentaire : http://www.cbc.ca/thelens/bigfatdiet/
http://lowcarbdiets.about.com/od/booksanddvds/fr/mybigfatdietdvd.htm
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Les régimes, la paléolithique...
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