ANTAHKARANA

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 Épanouissement de soi par la discipline de la conscience...

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AMBRE

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MessageSujet: Épanouissement de soi par la discipline de la conscience...   Jeu 15 Nov 2012, 19:44


Manly P. Hall

– Épanouissement de soi par la discipline de la conscience, Extraits et commentaires de par JSF




Le livre Manly P Hall, Self-Unfoldment by discipline of realization est très intéressant et se trouve dans la continuité des livres The reality of Being de Jeanne de Salzmann et L’initiation ou comment acquérir des connaissances sur les mondes supérieur de Rudolf Steiner.

Le livre de Jeanne de Salzmann rappelle essentiellement que l’accès à soi et au monde (c’est-à-dire la spiritualité) demande de l’énergie. Elle explique très bien que le but de la spiritualité est d’être, et que pour être véritablement, un degré d’attention particulier est nécessaire. Pour être conscient il faut être relié à une énergie supérieure. Tout le travail consiste donc à trouver le « bon alignement ». Jeanne de Salzmann explique très bien que la moindre tension provoque la perte de l’accès à l’énergie.

On pourrait voir l’être comme une toupie et l’âme comme étant le pivot de la toupie. La verticalité par la colonne vertébrale est le canal qu’utilise l’énergie et tout écart même minime, se répercute sur tout l’individu et le coupe de l’énergie. Ra (Elkins/Rueckert/McCarty), Théodore Illion, Stéphane Cardinaux, Marciniak, Topper et d’autres l’expliquent très bien.

On se rend compte par l’observation de soi qu’à certains moments on se sent davantage « être » qu’à d’autres. Ces moments laissent des souvenirs, laissent une marque dans la conscience (voir Gurdjieff, Needleman…)

On se rend compte aussi que certains facteurs peuvent provoquer ces moments de conscience. Ils peuvent être aléatoires, arrivant à un moment où d’un coup on se demande ce que l’on fait là, ou bien ils peuvent être provoqués, par la méditation, la respiration, le rappel de soi, etc.

Si l’on prend le problème à l’envers, au lieu de provoquer ces moments qui sont de faibles lueurs dans un monde sombre, on pourrait voir tout ce qui empêche à la conscience d’émerger.
C’est là que Manly P. Hall apporte des réponses. Il rejoint très souvent Gurdjieff , en disant que l’occidental est adapté à sa situation, adapté à vivre dans un milieu conflictuel et peu propice au recueillement, et qu’il doit donc se servir du milieu pour se développer davantage.

Il explique aussi que cette quête provoque une accélération des effets du karma. En somme, plus on cherche à atteindre quelque chose de réel, plus on sera mis dans des situations difficiles qui vont accroitre les expériences. C’est une sorte de mise à l’épreuve du candidat.

« Quand vous commencez les exercices métaphysiques un certain changement décisif se déroule en vous-même. Gardez confiance en votre protection des troubles physiologiques; mais rien ne peut vous protéger de la loi du karma. Cette loi a une manière de s’accélérer, avec pour résultat qu’une étude de ce genre accroitra sans aucun doute vos problèmes personnels. Vous vous mettez à payer les dettes karmiques plus rapidement.«

« Vous devez être préparé à faire face à des situations désagréables et difficiles. Elles apparaitront dès que vous commencerez à étudier. C’est un processus de purification dans lequel la conscience rejette certaines parties négatives d’elle-même. Lorsque le corps rejette les poisons physiquement, nous avons la maladie; lorsque l’âme commence à rejeter les poisons, nous avons aussi des troubles. Ils prennent souvent la forme de difficultés avec les personnes de notre entourage, de problèmes financiers ou de difficultés avec l’humeur. (…) Ne soyez donc pas surpris de voir les difficultés se multiplier« .

« Il est encourageant de se souvenir que la sagesse de la nature ne permet à aucun individu d’être confronté à des obstacles insurmontables.«

Cela mène à se débarrasser au final de son fardeau personnel :

« Un homme riche possède une richesse extérieure qui est d’une nature fragile et impersonnelle. Un homme fier ou égotique a un équivalent de richesse physique. Il est alourdit par un sentiment de sa propre importance. Quoi que nous avons, même s’il s’agit seulement d’une haute estime de nous-même, c’est un obstacle à notre progrès. Le plus gros de tous les fardeaux est la fierté personnelle. Un homme peut se débarrasser de ce qu’il possède, mais seulement des années de disciplines peuvent le libérer de la vanité de sa propre importance. »

Quant à la purification physique, Manly P Hall va à l’encontre des idées reçues car il ne conseille pas de se mettre à un régime végétarien (qui conduit la plupart du temps à des problèmes et n’est pas adapté à notre mode de vie actif occidental), et il ne conseille pas non plus de faire du sport (citant le proverbe zen qui dit qu’un homme ne devrait même pas marcher s’il ne sait pas où il va).

Manly P Hall évoque aussi le fait que la vie offre toutes les opportunités nécessaires (la « chance » chez Castaneda) mais que nous ne les percevons pas à cause de notre inattention.

« Le point essentiel de notre prise de conscience devrait être : ALLER AVEC LA VIE SUIVANT LA LOI. Ne vous laissez pas aller à l’extravagance d’une dépense inutile d’énergie. Adaptez vous aux conditions inattendues. Laissez-vous accepter l’attendu et l’inattendu avec une égale placidité« .

Ensuite il donne une liste pour aider à l’analyse de soi, pour détecter les forces et faiblesses des parties de sa nature émotionnelle et intellectuelle.

« Estimez votre consistance mentale en vous notant selon ces dix critères :

1. Continuité, 2. Persévérance, 3. Minutie, 4. Tranquillité, 5. Discrimination, 6. Inclusivité, 7. Sang-froid, 8. Modération, 9. Détachement vis-à-vis des résultats, 10. Sens de l’humour.

Estimez l’équilibre émotionnel avec ses dix critères :

1. Harmonie personnelle, 2. Contrôle des appétits, 3. Contrôle des affections, 4. Contrôle de la peur, 5. Contrôle de l’inquiétude, 6. Contrôle de l’enthousiasme, 7. Développement des impulsions artistiques, 8. Bienveillance, 9. Tempérance, 10. Contrôle de la tendance à vénérer

Passez en revue votre équilibre corporel sous ces dix critères :

1. Distribution adéquate du temps, attribution de périodes appropriées pour toute action physique, 2. Santé corporelle, 3. Contrôle des habitudes corporelles, 4. Alimentation, 5. Contrôle de l’ornementation et l’ostentation, 6. Capitalisation des biens corporels, par la prise en compte de l’apparence et le dépassement de la négligence envers le corps, 7. Exercice, 8. Oxygénation, 9. Contrôle des mouvements inutiles et des actions confuses, 10. Discipline du corps à obéir aux fins de la volonté. »

A propos de l’énergie, Manly P Hall y revient plus loin :

« Le but de l’énergie est d’animer toutes les parties de la nature; de fournir l’essence même de la réalisation — la vie elle-même. La plupart des gens portent très peu d’attention à l’allocation de leur énergie. Ils perdent l’énergie sans distinction jusqu’à ce qu’elle soit partie et qu’ils se demandent sérieusement pourquoi l’univers les a affligés. Les études sérieuses des métaphysiciens commencent lorsqu’ils ont atteints ces années où l’énergie décline. L’exubérance de la jeunesse est passée, le labeur et la responsabilité ont pris leur dû, et il est nécessaire d’organiser les ressources et conserver toute la vie pour le but principal de vivre et de s’illuminer. »

Cette économie de l’énergie s’exprime par une simplicité des actions, des gestes etc. Manly P. Hall s’aide ensuite de l’image bien connue de la mer… La mer est la vie avec tous ses aléas, ses vents, toutes les émotions, opinions, orages d’inquiétudes et terreurs des jours… Et pourtant au milieu de cette vie tempétueuse l’arhat poursuit son chemin avec tranquillité — parce qu’il a en lui réalisé de façon immuable la Loi.

Donc le corps et l’esprit doivent former un « enclos » pour se protéger des influences extérieures. C’est ce qu’exprime le symbole du 8.

« Cet « clôture des forces vitales en soi » signifie que l’individu doit en toutes choses se conserver lui-même; car personne ne peut accomplir un haut degré d’accomplissement spirituel s’il disperse ses ressources. Nous devons nous souvenir que la méditation et la conscience utilisent pour leur réalisation la même énergie que celle utilisée pour les occupations et préoccupations de la vie. »

Manly P Hall explique ensuite que c’est le symbole de la cape, le manteau des adeptes, qu’ils referment sur eux pour se recueillir intérieurement. L’initié Appolonius de Tyane après avoir refermé son manteau de laine, voyageait dans son second corps là où il voulait. C’est donc aussi le symbole du « tapis volant ».

Un autre thème du livre de Manly P Hall est ce que les Cassiopéens appellent très bien la « capacité à recevoir ». La capacité à recevoir pourrait être mesurée durant la journée, selon les moments. C’est le symbole du bol. « Les expériences de la journée, les problèmes de la vie, le karma, et le dharma, tout doit être accepté dans le bol ouvert de la conscience »(…) « qui peut dire ce qui est ou non une nourriture ? »

J’aime beaucoup ensuite lorsqu’il parle de l’introversion. « Votre conscience spirituelle doit être composée d’un équilibre entre les trois pouvoirs de votre âme : capacité de penser en terme de réalités spirituelle, d’éprouver en terme de participation impersonnelle au partage universel de la vie, de visualiser en terme de percevoir les valeurs derrière les formes. Le manque d’un de ces pouvoirs est une approche imparfaite. «

« Il est également vrai que toute tendance à l’introversion — le degré duquel nous nous coupons du flux de la vie chez les autres — endommage notre propre sensibilité. Toutes les expériences d’une vie normale contribuent respectivement à notre propre pouvoir de l’âme. Si nous nous restreignons de nos propres vies et réduisons la sphère d’expérience personnelle nous frustrons l’universalité de nous-mêmes. C’est une erreur commune des métaphysiciens. »

Manly P Hall parle également de la récapitulation sous la forme de « rétrospection ». C’est proche de ce que dit Castaneda.

On se rend compte que la conscience, notre capacité à VOIR, est toujours liée à l’énergie. Cette capacité à voir varie. Certains chocs, certaines pratiques, provoquent une réception accrue. Mais on se rend compte au fil de la vie qu’on tourne souvent en rond dans notre personnalité, en revivant des choses qui sont liées à des noeuds émotionnels et d’autres choses aussi qu’on répète juste par habitude.

La capacité à recevoir, à vivre, à ressentir le flux de la vie est brisé en premier lieu par la peur, qui provoque la formation d’une personnalité composée de gouts et de dégouts, donc d’un individu qui désire et qui ne désire pas, qui recherche et qui évite. Rechercher est un effort, de même qu’éviter est aussi un effort (= des symptômes d’un mode d’existence « proie-prédateur »). En bref on s’est enfermé dans des efforts au lieu d’accepter simplement ce qui est : en premier lieu que l’on est imparfait, en second lieu que la vie est imparfaite, et que dans ce monde imparfait il y a toutes les possibilités, négatives comme positives.

Manly P Hall écrit que nombreuses sont les personnes qui ont ruinées leur vies en contemplant leurs erreurs et en ignorant les opportunités. Il écrit aussi qu’il ne faut pas se condamner pour avoir commis des fautes, et qu’il ne faut pas vouloir atteindre une vertu morale qu’on ne peut pas accomplir.

L’acceptation du côté imparfait et sombre est la première porte qui ouvre sur une partie de soi délaissée, et c’est ce qui augmente d’un coup notre « capacité à recevoir ». Avec cet accroissement la personnalité diminue et l’âme a l’occasion de se développer. La vie est comme dit Gurdjieff la somme des moments où l’âme a vécu, ce qui n’est pas beaucoup si on les met bout à bout.

L’âme est aussi l’enfant intérieur. Mais elle porte un fardeau qui se remet en place à chaque nouvelle incarnation. « Examiner ce sujet de façon critique revient à explorer l’un des mystères les plus profonds de la vie contemplative. Philosophiquement, la personnalité n’est pas UN SEUL être, Une entité, Un principe, Une force unique. Chaque nouvelle personnalité qui vient à naitre est un assemblage d’autres vies de temps reculés et d’impulsions multiples. Comme le bûcheron qui revient avec ses fagots sur son dos, de même le corps rapporte à la naissance des fagots qui sont ramassées au travers des innombrables incarnations »

L’âme est la « personnalité transcendante qui est libre, qui possède un aspect spatial. Elle n’est pas limitée par les habitudes, les attitudes, les tendances, et les caractéristiques qui affligent et limitent la personnalité mortelle. C’est le secret de la seconde naissance« .

Plus loin Manly P Hall explique :

« En méditation la personnalité transcendante est visualisée au début comme naissant dans l’aura du coeur. Elle y demeure en contemplation de la Loi. Au fur et à mesure de la réalisation, la personnalité transcendante s’élève le long du nerf vague jusqu’au cerveau. Elle s’y assoit au niveau du lotus à mille pétales — l’aura de la glande pinéale. »

Cet éveil nouveau de l’âme exprime au travers de l’individu de nouvelles qualités, une nouvelle attitude envers la vie.

« N’interprétez jamais la vénération comme une simple acceptation de la sainteté d’un objet, d’une personne, ou d’une croyance. La vénération est bien davantage. C’est la bienveillance envers toute vie; une réalisation de la noblesse intrinsèque de toutes les choses vivantes. Elle ne fait pas tomber le disciple sur les genoux en adoration aveugle. Elle inspire plutôt un désir d’aimer, de servir, et de protéger toute vie. »

Ainsi avec l’âme qui peu à peu s’éveille, l’âme qui est la LUMIÈRE et l’AURORE NAISSANCE de Boehme, les moments de conscience s’accumulent jusqu’à former une continuité dans la vie. La vie n’est alors plus une série d’incidents qui semblent tous séparés, distincts, mais un film qui peu à peu prend sens…

« Nous devons nous souvenir que pour la personne normale la conscience est imparfaite, et les moments d’extension conscience sont séparés les uns des autres par des laps de temps qui pourraient être nommés des intervalles humains. Seuls les mystiques les plus évolués qui ont consacrés de nombreuses vies à l’épanouissement des disciplines mystiques en eux-mêmes peuvent maintenir en continu cette conscience.«

La conscience, la réalisation de la conscience, le simple fait d’être conscient, revient à être capable d’accepter TOUT CE QUI EST. Un des plus gros problèmes est ce que décrit Alice Miller : l’éducation lors de l’enfance produit une séparation intérieure qui fait qu’on se rend plus compte, on ne réalise plus, ses propres émotions, sensations et pensées.
On n’est alors conscient que d’une partie de ce que l’on pense, sent et éprouve, mais pas de la totalité du spectre des expériences. C’est pourquoi on peut dire qu’on n’est pas « intégré », et qu’il faut « s’abaisser » ou quitter ses illusions que l’on entretient sur soi-même (c’est souvent les traits de personnalité que l’on préfère), pour voir QUI l’on est vraiment.

« Si, cependant, le développement de la conscience et la pratique des disciplines philosophiques le disciple avance ses fondations jusqu’à l’antaskarana, le pont de la conscience, la structure du monde change car il apporte un nouveau degré de conscience à cette structure (…) A partir de ce moment là les forces destructrices du monde inférieur n’exercent plus d’influence sur le Soi illuminé. »

Lorsque toutes les tensions ont disparues, l’énergie peut librement s’écouler en soi et le second corps, le corps kesdjan commence à revivre, de la même façon que les fleurs s’épanouissent aux premières pluies dans le désert. L’arbre retrouve ses feuilles, la blessure se referme, etc.

Le corps kesdjan, le corps d’énergie, qui est UN avec le corps physique, est comme un nouveau-né (L’Euphorion du Faust de Goethe ?). Son énergie est d’un tel niveau que le corps doit se mettre en accord avec lui et lui se « fixer » au fur et à mesure autour du centre magnétique jusqu’à se développer comme un diamant.

…Le combat spirituel est un combat pour maintenir l’énergie, l’équilibre et l’attention…

… dans un état d’alignement mis en péril par l’identification au « monde extérieur » et au « monde intérieur »…

Ce serait un combat perdu d’avance s’il n’était pas possible de rediriger les forces vitales vers l’âme plutôt que vers la personnalité (la Maya). Lorsque l’oubli de soi règne, après vient le regret. Autant faire attention à soi. L’attention portée à sa vraie nature est toujours rendue au centuple par une énergie vivifiante.

Faire attention à soi… pourquoi ? Peut-être parce que même si l’on est imparfait, et quelle que soit notre vision de nous-même, nous appartenons originellement à une source commune. L’âme mérite donc autant d’attention qu’un enfant… elle demande à être soignée et défendue sans que le monde extérieur ne s’en aperçoive, jusqu’à sa pleine maturation.SOURCE
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MessageSujet: Re: Épanouissement de soi par la discipline de la conscience...   Sam 15 Déc 2012, 12:53



Pour conclure cette année sur Antahkarana FB et sur le forum,
je vous propose cette très majestueuse synthèse proposé par jurian:

Les Cristallisations de la Conscience –
Le point central et le processus d’alignement, d’un point de vue individuel et social.




Introduction
I – L’état ordinaire de sommeil
II – Le réveil
III – L’attention
IV – Naissance de l’âme
V – Croissance de l’âme
V – Alignement et polarisation
VI – Maintenir la vibration dans la société
Conclusion : Créer des réseaux
http://newsoftomorrow.org/actuas/chroniques/les-cristallisations-de-la-conscience-le-point-central-et-le-processus-dalignement-dun-point-de-vue-individuel-et-social

Citation :
EXTRAIT en guise de conclusion/
La conscience unit. Elle tisse des liens, créé des réseaux, éclaire là où il y a de l’ombre. D’un point de vue individuel, elle rassemble et intègre des points de conscience fragmentés en une unité. Elle « lie » tout ce qu’elle « lit », car elle opère à un niveau plus profond que les éléments perçus. Son origine est le flux vital insaisissable qui permet à toute manifestation d’exister. Elle est donc directement liée, d’un point de vue humain, à l’empathie. L’empathie est la capacité d’intégrer – conscientiser, ressentir, accepter – les expériences, émotions, pensées, d’autrui. A un certain niveau, il y a une jointure naturelle entre la conscience de soi et de celle des autres qui permet de ressentir l’inconscient comme un livre ouvert. De la même façon que la conscience rétablit dans l’unité les différents aspects d’une personnalité individuelle, elle peut aussi rétablir dans l’unité différentes personnes, ce qui pourrait vouloir dire que nos consciences forment une seule unité fragmentée dans cette densité de matière, qui cherche par le biais d’expériences communes, sa réunion finale.

Je vous souhaite à tous des moments de plénitude et
d 'Amour en cette fin d année 2012!
Nathalie Ambre
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MessageSujet: Re: Épanouissement de soi par la discipline de la conscience...   Jeu 20 Déc 2012, 10:35

Citation :
Extraits:

"ce que Jeanne de Salzmann appelle la « grande blessure » – la non-reconnaissance et non-acceptation du Moi réel par l’entourage :

Le sentiment intime du je suis de l’enfance n’a pas reçu de soutien, n’a pas pu se développer en relation au corps et à l’esprit en croissance. La véritable graine de l’immortalité, qui dans un homme ou une femme peut réellement résister au temps, est passée en arrière-plan avec l’âge. Elle est un millier de fois plus vive et plus intense que nos émotions habituelles et elle souffre avec une force insoutenable et étrange quand elle — quand je suis — est amené à vivre sur le mensonge et la violence. Cette substance essentielle de la singularité humaine vit et grandit au travers d’expériences de vérité. C’est sa nourriture. Mais tel que nous le connaissons, dans notre monde de la société humaine, mystérieusement et incroyablement endommagé, la vérité n’est jamais offerte à l’enfant qui grandit, sous aucune forme assimilable. Quelque chose de tout à fait contraire est donné et, sous d’innombrables formes, le sentiment intime du moi est astreint à se retirer dans une « sub-conscience » inconnue de la psychologie moderne. C’est une subconscience qui est au-dessus du moi ordinaire, non en-dessous ; la subconscience des perceptions les plus fines, à l’opposé de l’inconscient du besoin biologique refoulé. Ce « refoulement métaphysique » est la grande blessure que partagent tous les hommes et femmes nés dans le « monde »."

--------------------

"La connexion avec le Moi réel – le seul qui puisse témoigner de la justesse de nos actes – doit être maintenue en permanence. L’équilibre demandé est le même que celui de la toupie qui repose sur son point central. Pour que l’âme soit présente, avec ses énergies supérieures, l’alignement parfait doit être trouvé. Mark Hedsel, dans The Zelator, nous montre que cette notion était bien connue du mouvement médiéval qui donna naissance aux troubadours.81

La Voie du Fou n’est pas facile, car elle implique un acte d’équilibrage, dans lequel le Fou peut tomber et devenir un imbécile. C’est une voie rusée, une voie d’étrange connaissance. C’est ‘la Voie Qui n’en Est pas Une » – « la Voie qui Ne Peut être Nommée ». Ces titres seuls devraient nous alerter sur l’ignorance de cette Voie, à l’exception des ésotéristes. Peut-être que lorsque les autorités ecclésiastiques tentèrent d’éradiquer le Festum Fatuorum, la Fête des Fous, au 15ème siècle, ils parvinrent à faire passer dans la clandestinité tous les groupes ésotériques liés à cette Voie du Fou.82"

-----------

"Gurdjieff compare la lutte pour sortir de l’état de « sommeil » spirituel à quelqu’un assis inconfortablement entre deux chaises. Un déchirement ne peut exister qu’entre deux parties profondément liées, dont les désirs sont contraires. Une partie désire confluer avec le monde, une autre désire se retirer de cette activité qu’elle sait mortelle97."

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"Les individus qui ont développé leur conscience ont associé le yin et le yang, dans les « nœuds zéro » de cette onde stationnaire, atteignant finalement l’illumination quand ils atteignent le haut de la tête, ce qui lui donne des facultés de type « chamaniques »135. Un shaman a ce qu’on appelle en Chine, des « yeux yin » : il peut voir le monde yin des défunts. John Chang compare ce processus de constitution progressive du corps subtil au remplissage d’un verre, depuis le fond jusqu’en haut. A un certain niveau, l’union du yin et du yang fait réaliser que « la conscience de chacun de nous est interconnectée avec la conscience de tout le monde – nous faisons partie, comme l’avait prédit Jung, d’une conscience collective. » Quand la conscience augmente, l’énergie vitale, cette eau qui monte dans le vase corporel que l’on remplit, accroît la possibilité de s’attacher à l’illusion, car l’égo reçoit également cette énergie. C’est pourquoi Gurdjieff et Michael Topper mettent en garde de ne pas dévier de direction au cours d’un développement qui dans le pire des cas, peut former un centre magnétique noir.

L’énergie de lakundalini [...] peut être équilibrée et harmonisée au travers des chakras ou système vertical des plexus et centre endocriniens de telle façon qu’elle « déroule » son verrouillage serpentin. Au cours de ce moment spirituellement prodigieux, elle participe à une repolarisation globale des courants et champs-d’énergie de la forme de l’esprit-corps; elle aligne et intègre les systèmes multidimensionnels à des niveaux progressivement plus élevés d’intensité et de complétude potentielle. L’arrière du cou représente le point-de-transition crucial au niveau duquel le courant de nature éveillée de la kundalini marque une pause, pour ainsi dire, et se rassemble pour le saut fatidique dans lequel il « se jette dans l’abîme » qu’il y a entre les centres inférieurs et supérieurs corrélés aux « mondes » inférieurs et supérieurs.

C’est à ce moment qu’une ouverture aux influences cosmiques a lieu; une telle ouverture ou vulnérabilité est opérationnelle même pour tous ceux dont « l’éveil du pouvoir du serpent » est pratiquement si éloigné qu’il ne représente en fait rien du tout, et est particulièrement stimulé par des quantités excessives d’alcool, de stupéfiants ou de substances-spirituelles etc.

L’influx »d’influence cosmique » est particulièrement critique dans le cas d’un incident à grande échelle de la kundalini; des influences à la fois de type positif et négatif, équilibré et déséquilibré, sont disponibles lors du test de ce moment-là. A cette étape cruciale le « magazine déchargé » du courant multidimensionnel de la nature, dont le répertoire est lu plus largement, grésille à la base du cerveau — sa présence distincte peut même être « entendue » intérieurement comme un son de sifflement ou de crépitement, et sentie comme un scintillement électrique dans la région médullaire. A cette position, du moins temporairement, elle active des systèmes instinctuels codés dans le R-complexe (le cerveau postérieur reptilien) correspondant « de haut en bas » aux centre abdominal, coccygien etc. La revitalisation intense et l’éveil des schémas liés aux besoins instinctuels, de survie/de territoire et de modes de reproduction ainsi que la « volonté de puissance » associée au plexus solaire, gonfle la sensitivité psychique globale relative aux ouvertures respectives de ces influences »positives » et »négatives »."

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"un écho de cet l’œil du cœur chez Olga Kharitidi :

Pendant un bref moment il y eut une interruption dans ma perception. C’était comme si mon visage, mon identité, s’est déplacée en dessous de sa position habituelle dans ma tête pour s’arrêter au niveau du cœur. Pendant quelques secondes, il me semblait effectivement voir le monde depuis la partie centrale de mon corps, comme si des yeux mon cœur s’était fait des yeux et pouvait voir. Cela s’est accompagné d’une forte vague de chaleur et d’excitation qui frappa ma poitrine comme un éclair et qui disparût rapidement."

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"Stéphane Cardinaux, a dédié un chapitre de son livre aux différentes organisations et alignements possibles des chakras. Par ailleurs il est intéressant de s’arrêter à sa description de la conscience :

Pour moi, la conscience est la capacité à « éclairer » la réalité – visible et invisible – en faisant le lien (rendre conscient) entre le plan matériel et les plans plus subtils. La conscience puise dans les plans archétypaux (le supraterrestre) – causal, spirituel et divin – pour donner un sens aux plans terrestres – mental, astral, éthérique et physique. La conscience est à la fois observatrice et expérimentatrice des processus qui relient les plans entre eux. Elle couvre donc l’être humain dans son ensemble, dans la totalité de ses chakras et pas seulement au niveau mental, d’où émane ce que nous appelons communément « la pensée » qui est liée à la matière, par l’intermédiaire d’un cerveau. La spiritualité est dépendante du 7e chakra car c’est lui qui capte les informations des plans subtils et les fait circuler dans tout le corps.163

A un niveau individuel, la conscience passe donc par un équilibre de soi ou un déséquilibre de soi, qui mène à l’une ou l’autre des polarisation : positive ou négative. L’accumulation de l’énergie est liée à la pureté du degré d’orientation vers l’un ou l’autre des pôles service-de-soi ou service-des-autres. Dans la polarisation positive de la conscience, le seul et unique accès est donc le rayon vert, le cœur, auquel se fusionne le centre magnétique de la Personnalité : le plexus solaire fusionne avec le cœur. Ceci provoque un alignement global, l’apparition d’un « haut voltage ». Le « flux » vital, grâce à cet alignement, « descend » dans le centre émotionnel supérieur (le cœur), et de là, alimente en énergie le centre intellectuel inférieur (bas de la tête) et le centre émotionnel inférieur (le ventre/plexus solaire). Puis cette énergie cardiaque grandit et fait le lien entre le plan strictement matériel (base de la colonne vertébrale) au plan strictement spirituel (haut de la tête), ce lien représente l’ultime réalisation spirituelle permettant le Grand Œuvre.

Le chemin vers cette étape n’est autre que celui du Cœur. Si tu veux être parmi les hommes vrais, cherche l’union qui procure l’extase ! D’abord, dépasse le Sensible ; puis l’Imaginaire ; puis l’Intellect ; puis le cœur : voici pour toi l’état ! Alors ton âme sera immergée dans cet état ; à cette station, l’affaire pour ton âme sera aisée. Il est en toi cinq demeures spirituelles ; leur harmonie dépend de toi entièrement. La première demeure est celle du Sensible ; la seconde, celle de l’Imaginaire ; la troisième, celle de l’Intellect, lieu du tumulte et du vacarme ; la quatrième est celle du Cœur ; la cinquième, celle de l’Âme, dont l’accès est difficile. Lorsqu’ainsi tu connaîtras ta propre nature, tu pourras risquer ta vie pour la connaissance du divin. Lorsque tu auras dépassé ces cinq demeures ; tu seras le maître des sept sphères ! Tu verras ton être hors de toi-même ; l’intellect et l’esprit, tu les percevras sans intellect et sans esprit : Tu verras tout d’un autre œil ; tu entendras tout et pourtant tu sera sourd […]164"

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"Bernanos le réaffirme en disant que « l’on ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas tout d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure. » On apprend dès l’enfance à quitter la « subjectivité » personnelle pour rejoindre la « subjectivité » collective (nommée « objectivité ») et qui est en fait un « moule » fabriqué pour nourrir le fonctionnement destructeur de la société.

La seule vraie différence entre ce qu’on appelle l’expérience subjective et objective est définie par la position de l’attention. Les gens ordinaires font toujours une énorme différence entre les expériences intérieures et extérieures, et tendent à considérer comme « objectifs » les seuls événements extérieurs. Cela se produit car l’attention de ces gens n’a pas été formée à se concentrer sur la réalité intérieure, y compris les rêves.

Un enfant ne développe que les modes d’attention qui sont soutenus par la majorité. Les gens apprennent durant la vie à joindre leur attention à l’attention des autres pour voir la réalité de la même façon que tout le monde. Quand ils vont dormir et entrent dans l’état de rêve la nuit, ils se retrouvent seuls, et à moins d’avoir eu un entraînement spécial, leur attention de rêve est faible. L’expérience est moins tangible, car ils y mettent moins d’énergie pour la générer. Ils disent que c’est subjectif et non réel. […]

Il faut beaucoup de pouvoir pour apprendre pour soi que l’importance de la réalité et de l’expérience ne dépend pas du soutien des autres, mais de la capacité que l’expérience a de toucher et activer les modes les plus profonds de transformation en vous.174"

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"La théorie quantique des événements pourrait aussi être appliquée à un niveau macroscopique si l’on se fie à ce texte de vulgarisation d’Arkadiusz Jadczyk :

La matière/énergie telle quelle, « préfère », semble-t-il, l’état chaotique.

La matière/énergie telle quelle n’a pas même un concept de « création » ou « d’organisation ». C’est la conscience qui donne vie à ces concepts et par son interaction avec la matière, elle pousse l’univers soit vers le chaos et la dégénérescence, soit vers l’ordre et la création.203

Ce phénomène peut être mis sous forme de modèle mathématique et simulé sur un ordinateur utilisant la Théorie Quantique des Evènements. Est-ce que la Théorie Quantique des Evènements donne un modèle fidèle de l’interaction de la conscience avec la matière ? Nous ne le savons pas. Mais il y a des chances pour que ce soit le cas, parce qu’elle semble décrire les phénomènes plus correctement que la mécanique quantique orthodoxe ou ses théories rivales (Mécanique Bohmienne, GRW, etc).

Ce que nous apprenons de la Théorie Quantique des Evènements peut être dit simplement comme suit:

Appelons notre univers matériel « le système ». Le système est caractérisé par un certain « état ». Il est utile de représenter l’état du système par un point dans un disque. Le point au centre du disque, son origine, est l’état de chaos. Nous pourrions aussi le décrire comme « potentiel infini ». Les points sur le bord représentent les « purs états d’être », c’est à dire des états de « connaissance pure, non floue ». Entre les deux il y a des états mitigés. Plus l’état se rapproche du bord, plus pur et plus « organisé » il est.

Un « observateur », une « unité de conscience », extérieur, se fait une idée – peut-être exacte, peut-être fausse, peut-être entre les deux de l’état réel du système, et observe le système avec cette « conviction » au sujet de son état. L’observation, si elle se prolonge, a pour résultat que l’état du système « saute ». C’est dans ce sens qu’on crée sa propre réalité; mais comme toujours, le diable est dans le détail.

Les détails sont que l’état résultant de l’observation du système peut être plus pur ou plus chaotique, cela dépend de la « direction » du saut. La direction du saut dépend de l’objectivité de l’observation: dans quelle mesure l’observation est proche de la réalité de l’état.

D’après la Théorie Quantique des Evènements, si les attentes de l’observateur sont proches de l’état réel du système, le système saute, le plus souvent, vers un état plus organisé, moins chaotique.

Si d’autre part les attentes de l’observateur sont proches de la négation de l’état réel (c’est à dire quand les convictions de l’observateur sont plus proches du faux que du vrai par rapport à l’état REEL – la réalité objective) alors l’état du système va sauter vers un état plus chaotique, moins organisé. En outre, ce saut prendra, selon la règle, beaucoup plus de temps.

Autrement dit, si la connaissance de l’observateur à propos de l’état réel, est proche de la vérité, alors l’acte d’observation et de vérification en lui-même provoque promptement un saut et l’état résultant est plus organisé. Si la connaissance de l’observateur à propos de l’état réel est fausse, alors cela prend en général très longtemps pour provoquer un changement dans l’état du système, et l’état résultant est plus chaotique.

Ce que cela signifie c’est que de l’ordre peut être tiré du chaos grâce à l’observation de ce chaos tel qu’il EST et non pas en prétendant qu’il en est autrement.

En résumé, celui qui « croit » en la possibilité de « créer une réalité » différente de ce qu’elle EST, augmente le chaos et l’entropie. Si vos convictions sont perpendiculaires à la vérité, même si elles sont inébranlables vous êtes fondamentalement en conflit avec la vision que l’univers a de lui-même, et je peux vous assurer que ce n’est pas vous qui allez gagner. Vous attirerez la destruction sur vous-mêmes et sur tous ceux qui se livreront avec vous à ce genre d’exercice de « bras de fer » avec l’univers.

D’autre part, si vous êtes capable de voir l’univers comme il se voit lui-même, objectivement, sans cligner les yeux et en l’acceptant, vous vous alignez alors sur l’énergie créatrice de l’univers et votre propre conscience devient un transducteur d’ordre. Votre énergie d’observation, accordée de manière inconditionnelle, peut apporter l’ordre dans le chaos, peut créer à partir d’un potentiel infini."
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MessageSujet: Re: Épanouissement de soi par la discipline de la conscience...   Jeu 10 Jan 2013, 13:56

Bonjour,
à la relecture de ce magnifique travail de synthèse proposé plus haut, j 'ai noté cette phrase:

L’homme est un microcosme et un microthéos


Citation :
La pensée de Berdiaev est en effet une philosophie religieuse, une « théosophie » chrétienne, à la fois gnostique et prophétique, où « la connaissance constitue une fonction de la vie, une symbolique de (...) l'expérience spirituelle ».
Trois thèmes la dominent : le fait de « l'esprit » ;
la « dialectique existentielle du divin et de l'humain » ;
l'acte créateur comme « sens de l'histoire ». Le monde empirique, où règnent la séparation et la contrainte, n'épuise pas le réel.

Une autre modalité de celui-ci s'ouvre dans la profondeur de l'existence, s'inscrit dans l'expérience des saints, des mystiques, des prophètes, des réformateurs sociaux, des créateurs de vie et de beauté. Elle affleure parfois dans la transparence d'un visage. Elle est perçue par une connaissance intégrale où la personne s'ébauche dans la communion. Approfondissant le lien entre intériorité et transcendance, Berdiaev accepte la réduction anthropologique de l'humanisme, mais montre que celui-ci doit aboutir soit à la mort de l'homme, soit au réalisme spirituel qui situe l'homme comme « microcosme et microthéos ».

je vous invite à lire ceci qui est de Berdiaeff ou ces termes sont plus explicites
(je découvre aussi , et n'ai pas d'appréciation à formuler pour l 'instant)


http://www.biblisem.net/citatio/citberdi.htm
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MessageSujet: Re: Épanouissement de soi par la discipline de la conscience...   Lun 21 Jan 2013, 21:35

Bonjour,
Merci pour ces textes très inspirants et informatifs. Pour garantir l'épanouissement de soi en cette saison, l'utilisation d'une lampe de luminothérapie est conseillée. En effet, le manque de soleil peut avoir des conséquences négatives sur l'humeur et notre état en général car l'organisme produit plus de mélatonine que de sérotonine quand le soleil se fait rare.
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MessageSujet: En Conscience   Ven 30 Sep 2016, 09:42


Daniel Robin a écrit:

Je souhaite partager avec vous un film documentaire exceptionnel intitulé "En Conscience"
Un documentaire d’Anthony Chene

Ce film est une réussite sur au moins trois plans :

. La beauté des images et des paysages.
. La qualité des intervenants.
. La profondeur et les implications des témoignages et des analyses qu’il contient.

« En Conscience » nous propose une réflexion sur cinq thèmes fondamentaux :

.1) La conscience n’est pas matérielle. Elle n’est pas le produit de l’activité électrochimique du cerveau. Elle n’est pas de ce monde. Sa vraie « patrie » est hors de la matière.

.2) Cela implique que la mort n’existe pas. Seul le corps cesse de vivre, mais la conscience change de monde à la fin de notre passage sur terre. Elle aborde une autre vie avec d’autres objectifs à réaliser.

.3) Nous sommes venus sur la Terre pour apprendre et évoluer spirituellement. C’est la seule raison pour laquelle nous sommes incarnés dans un corps physique qui représente une limitation pour la conscience. Le monde matériel nous donne l’occasion unique d’expérimenter des situations complexes qui se déroulent comme « au ralenti » (lourdeur de la matière) afin que nous comprenions les enchaînement (causes et effets) qui relient nos actions et les effets de ces actions sur les autres et notre environnements. La Terre est une école.

.4) Le monde est en train de changer. Une ouverture s’opère dans les consciences au niveau planétaire. Les nouveaux paradigmes scientifiques vont intégrer la dimension spirituelle de l’être humain. Nous abordons une nouvelle phase de l’évolution de l’Humanité.

.5) Malgré les difficultés et les épreuves liées à notre incarnation dans un corps physique, l’univers dans lequel nous évoluons avec ce corps est riche de potentialités insoupçonnées. Il est beau et fascinant. Notre corps est l’instrument qui permet de saisir la beauté de la Terre.

Ce film - qui provoque une sorte d’éveil de notre conscience - offre l’occasion (rare de nos jours) de comprendre les vrais enjeux de la condition humaine. Il permet aussi de situer cette condition dans un ensemble plus vaste ou tout est vie et conscience. Il transforme notre façon d’appréhender l’Univers et la place que nous y occupons.

Daniel Robin du collectif Vertical-Project.

Synopsis :

Depuis la nuit des temps, des individus ont vécu des expériences de mort imminente, des phénomènes d’expansion de conscience, ou encore des sorties hors du corps.
Nous sommes allés à la rencontre de quelques-unes de ces personnes qui ont accepté de témoigner : qu’ont-elles vécu ? Qu’ont-elles vu ? En quoi ces expériences étaient bien différentes de simples rêves ou d’hallucinations ?
Nous avons également interrogé des psychiatres, des psychologues en milieu hospitalier, et d’autres spécialistes pour tenter de percer la réalité de ces phénomènes.
Que disent ces expériences sur notre conscience et sur la structure de la réalité ?
Comment prendre conscience de la véritable nature de notre être ?
Un documentaire d’Anthony Chene.




Intervenants :

- Olivier Chambon (Docteur psychiatre).
- Jean-Jacques Charbonier (Médecin anesthésiste-réanimateur).
- Sylvie Déthiollaz (Docteur en biologie moléculaire, directrice de l’ISSNOE).
- Eric Dudoit (Docteur en psychologie et psycho-pathologie).
- Marc Boucher de Lignon, Nicole Dron, Philippe Raboud  (témoins d’expériences de mort imminente).
- Akhena, Claude, Tara (témoins d’états modifiés de conscience).


VERTICAL PROJECT "Soyez acteur du changement que vous voulez voir dans le monde" Gandhi

Voir Notes: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages
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MessageSujet: Re: Épanouissement de soi par la discipline de la conscience...   Jeu 03 Nov 2016, 06:43

Dans la veine de Krishnamurti...

Questionnements à méditer :

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MessageSujet: Jocelin Morisson nous propose   Mer 23 Nov 2016, 07:58

Merci Athéna!

Jocelin Morisson nous propose ceci:


La physique quantique pourrait-elle nous permettre d’en apprendre davantage sur la conscience ?
Certains des fondateurs de la physique quantique ont déjà émis l'hypothèse d'un lien entre conscience et physique quantique. De récentes expériences ont d'ailleurs montré que des personnes en méditation profonde pouvaient modifier les résultats d’une expérience de physique quantique.


Atlantico : Il y a plusieurs mois, le physicien Matthew Fisher (Université de Californie, Santa Barbara) a avancé l'hypothèse selon laquelle les spins d'atomes de phosphore de notre cerveau pourraient jouer le rôle de "qubits", permettant ainsi à notre cerveau de fonctionner comme un ordinateur quantique. Quels sont précisément les mécanismes à l'oeuvre dans cette hypothèse ?
Jocelin Morisson : Matthew Fisher parle ici d’un état cohérent réparti à l’échelle du cerveau à partir de ces atomes de phosphore.

Ce que montre cette hypothèse, c’est qu’à l’échelle globale du cerveau, nous pouvons avoir des états intriqués, superposés, spécifiques d’états quantiques, et qui pourraient donc passer à travers des spins d’atomes de phosphore répartis dans l’ensemble des molécules du cerveau. Cela révèle que ce dernier serait capable d’avoir un état quantique dit cohérent, c’est-à-dire un état superposé, pouvant ainsi traiter de l’information à la manière d’un ordinateur quantique donc. Il convient de rappeler que l’état quantique, avec les principes de superposition et d’intrication, permet à un ordinateur ou au cerveau de démultiplier les capacités de calcul et de traitement de l’information. (un bit, c’est 0 ou 1, alors qu’un qubit peut être les deux).

Toutefois cette hypothèse ne dit pas comment la conscience intervient dans ce mécanisme. C’est d’ailleurs toute la problématique de cette réflexion à l’heure actuelle : il faut écrire des équations, des algorithmes, etc. dans lesquels le facteur conscience intervient directement.

Depuis plusieurs décennies, la question de savoir si un processus quantique serait à l'oeuvre dans le cerveau humain est posée. Où en est-on aujourd'hui dans les réponses apportées à cette question ?
Outre la récente hypothèse de Fisher, il existe des modèles plus anciens à l’instar de ceux de Roger Penrose  et de Stuart Hameroff. Tous deux s’appuyaient davantage sur la structure de ce qu’on appelle les microtubules à l’intérieur des neurones. Leur hypothèse consistait à dire que, vu que les microtubules sont à une certaine échelle, ceux-ci sont forcément le siège de phénomènes quantiques. Et effectivement, des atomes passent un par un à travers des canaux ioniques dans les cellules. Des processus quantiques sont donc à l’œuvre à l’intérieur des cellules dans la mesure où il est question d’échelle. A l’échelle des atomes, et en dessous (particules élémentaires, ions, etc.), les processus sont quantiques nécessairement.


Le problème aujourd’hui réside dans l’interprétation de la physique quantique. Des controverses existent pour savoir en quoi la physique quantique est liée à la question de la conscience ; et tout le monde n’est pas d’accord pour dire que la conscience a quelque chose à voir avec la physique quantique. En revanche, des sources très sérieuses existent pour dire que cela est fortement possible, et notamment parmi les fondateurs de la physique quantique comme le mathématicien John Von Neumann, suivi notamment par Eugène Wigner. Pour eux, il existe un agent psychique : le fait de se concentrer, de penser à quelque chose, dégage une sorte d’énergie capable d’interagir avec la matière à l’échelle quantique. Leur interprétation consiste également à affirmer qu’un phénomène quantique doit être observé par une conscience, afin qu’il prenne réellement forme.


Le phénomène de décohérence quantique serait l'un des principaux obstacles à l'hypothèse formulée par Matthew Fisher. En quoi consiste ce phénomène ?  
La décohérence quantique renvoie à l’impossibilité, pour ces états quantiques, d’être maintenus, s’annulant eux-mêmes entre eux car nous sommes dans un univers matériel où tous les objets autour de nous interagissent entre eux.

Ces interconnexions font que les états quantiques s’annulent, et qu’il n’y a qu’une forme qui se manifeste. La particularité de l’état quantique réside dans sa manifestation sous plusieurs formes, potentiellement. Cela part de la nature même de la matière, de la particule élémentaire, qui peut être une onde ou un corpuscule selon les conditions d’observation. Il existe une interprétation consistant à dire que c’est la conscience qui force la matière à se manifester de telle ou telle façon, et notamment d’adopter un comportement ondulatoire ou particulaire. Une autre interprétation, se rapprochant davantage de la décohérence, consiste, elle, à dire que ce sont les interactions naturelles entre les objets quantiques qui figent les états quantiques et qui forcent la matière à adopter une forme plutôt qu’une autre.

A-t-on déjà pu mettre en évidence des liens entre mécanismes quantiques et systèmes biologiques hors du corps humain ? Si oui, lesquels ?
Il a été démontré ces dernières années que la photosynthèse est un mécanisme qui fait appel à la physique quantique. Ceci s’explique par le fait qu’un seul photon de lumière fait réagir les molécules qui permettent de produire la chlorophylle, et qui se trouvent dans des états superposés, et donc quantiques. De ce fait, on se doute bien que des processus quantiques sont à l’œuvre dans tous les mécanismes biologiques, car encore une fois, il s’agit là d’une question d’échelle. Les lois qui gouvernent les particules élémentaires, les atomes, et même des molécules selon certaines circonstances, sont les lois de la physique quantique. Il y a donc nécessairement des processus quantiques, dans tout ce qui est vivant, y compris dans le corps humain.

La problématique actuelle réside dans le lien qu’il peut y avoir avec la conscience, et notamment dans le cerveau : quelle est l’interface entre le psychisme et ce tas de cellules constitutives du cerveau ? Les dernières expériences les plus spectaculaires montrent que des personnes en méditation profonde sont capables de modifier les résultats d’une expérience de physique quantique. On est là dans le cas des expériences dites des fentes de Young : il s’agit là de photons qui traversent une double fente ; même seul, le photon va traverser sous la forme d’une onde passant par les deux fentes à la fois. Cela permet de montrer que la lumière – et la matière plus généralement – a la double nature ondulatoire et corpusculaire. Si l’on place un détecteur derrière les fentes pour savoir  par laquelle le photon va passer, on s’aperçoit alors que cela contraint le photon à passer par une seule fente, et ainsi à se manifester de façon corpusculaire. Une personne en méditation peut ainsi faire la même chose, en se concentrant sur le passage du photon par une double fente, l’empêchant ainsi de passer sous la forme d’une onde mais l’obligeant à adopter celle d’un corpuscule. Ceci est bien la preuve que la concentration des personnes qui font de la méditation et qui sont habituées à concentrer leur attention sur un objet, permet d’influencer le comportement de la matière à l’échelle quantique.


On peut donc extrapoler sur les interprétations de Von Neumann ou Wigner, comme quoi la conscience joue un rôle dans la manifestation de la réalité autour de nous, et que selon nos intentions, la manière dont nous regardons le monde, celui-ci n’a pas tout à fait le même visage. Mais comme nous sommes plusieurs à interagir avec le monde autour de nous, forcément, il y a une réalité objective. Il ne faut pas non plus tomber dans la vision inverse, celle de la pensée magique !

Propos recueillis par Thomas Sila
pour http://www.atlantico.fr/decryptage/physique-quantique-pourrait-elle-permettre-en-apprendre-davantage-conscience-jocelin-morisson-2884927.html


Jocelin Morisson est journaliste scientifique, auteur et traducteur. Depuis plus de quinze ans, il s’intéresse aux états modifiés de conscience, à la physique quantique et ses implications philosophiques, ainsi qu'aux liens entre science, culture et spiritualité de façon générale. Son dernier ouvrage, co-écrit avec le physicien Philippe Guillemant, s'intitule La physique de la conscience. (proposé sur le forum)
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