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 Les révélations et La Vérité

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MessageSujet: Les révélations et La Vérité   Dim 24 Fév 2013, 00:28

Citation :
L’Évangile de la Vérité ou évangile de Vérité est un traité gnostique du II° s., en copte, trouvé avec la bibliothèque de Nag Hammadi. Son titre vient des premières lignes du texte, car il n'a pas de titre.

Extrait :

« L'Évangile de Vérité est joie pour ceux qui ont reçu du Père de Vérité la grâce de le connaître, à travers le pouvoir du Mot est venu du Plérôme, celui qui est dans la pensée et dans l'esprit du Père, c'est-à-dire celui qui s'est adressé au Sauveur. »
— Évangile de Vérité 16

Personne n'est capable d'affirmer qui a écrit ce texte mais on le fait correspondre aux idées de Valentin, prêcheur gnostique du IIe siècle (vers 180).

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vangile_de_la_v%C3%A9rit%C3%A9


Citation :
Valentin (Valentinius) fut le plus important des maîtres gnostiques. Il naquit en Égypte et fut éduqué à Alexandrie. Il enseigna à Rome entre 135 et 160.

Selon Tertullien, Il fut candidat pour être évêque de Rome en 143. Ses conceptions ésotériques le firent excommunier. L’Évangile de Vérité, ainsi que d’autres textes découverts à Nag Hammadi, se rattachent à l’école valentinienne. Il est aussi l'auteur de la Pistis Sophia. (...)

Un essai d'interprétation

La doctrine de Valentin est d'une particulière complexité, en ce sens où elle est une sorte de syncrétisme entre les différents tendances du « grand Orient », caractéristique de la vie spirituelle de l'Égypte helléniste, et notamment à Alexandrie au début de notre ère. À une forme « hérétique » de la spiritualité juive s'est greffée la sophistication de la pensée cosmologique grecque et la culture des « mystères » propre à l'Égypte ancienne. Les principaux concepts sont hellénistes dans leur formulation : Eons, ou Aeons, Sophia, Plerome, etc. Mais la sotériologie de Valentin est d'inspiration égyptienne-judaïque. (...)

Quelques éléments

Le Père, premier principe absolu et transcendant, est invisible et incompréhensible. Il s’unit à sa compagne, la Pensée (Ennoia) et engendre les quinze couples des éons, formant le Plérôme. Le dernier des éons, Sophia, veut connaître le Père et provoque une crise qui entraînera l’apparition du mal et des passions. Sophia et ses créations sont rejetées, produisant une sagesse inférieure.

En haut, un nouveau couple est créé, le Christ et son partenaire féminin le Saint-Esprit. Le Plérôme, de nouveau pur, engendre le Sauveur Jésus. En descendant dans les régions inférieures, le Sauveur mélange la matière, provenant de la sagesse inférieure (hylique), avec les éléments psychiques, engendrant le Démiurge, le dieu de la Genèse, qui se croit seul Dieu. Celui-ci crée le monde et le peuple de deux catégories d’hommes, les hyliques et les psychiques. Mais des éléments venant de la Sophia supérieure s’introduisent dans le souffle du Démiurge, donnant naissance aux pneumatiques. Le Christ descend alors sur Terre pour révéler la connaissance libératrice. Les pneumatiques, réveillés par la gnose, remonteront vers le Père.

La rédemption du dernier pneumatique sera accompagnée par l’anéantissement du Monde, de la Matière.

La Matière a une origine spirituelle, c’est un état, une « expression externe solidifiée » de l’Être absolu. L’ignorance (l’aveuglement de Sophia) est la cause première de l’existence du Monde. La connaissance constitue la condition originelle de l’Absolu.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Valentin_(gnostique)

Citation :
Malgré un tel titre, il ne s'agit pas d'un évangile, mais d'un traité d'enseignement religieux. (...) Il se présente comme « une bonne nouvelle qui donnera la joie à ceux auxquels le Père, par le Verbe, a accordé la gnose ». En fait, seul Jésus est mentionné dans le texte. Il est le révélateur du « livre vivant des vivants ». C'est l'ignorance qui a cloué le Sauveur à la Croix. Le salut vient quand l'homme s'éveille de son sommeil. On ne trouve dans ce livre aucune allusion aux innombrables mythes gnostiques développés dans les autres ouvrages de la bibliothèque. Seule s'y apparente l'idée diffuse d'une sorte de salut cosmique, en vertu duquel le « Plérôme » va chercher ses élus pour les sauver par la gnose. Il ne s'agit pas là néanmoins d'un vrai gnosticisme, mais de ce que J. Doresse (Les Livres secrets des gnostiques d'Égypte, Paris, 1958) appelle « une gnose christianisée ».

On peut admettre l'hypothèse prudente des éditeurs qui tendent à attribuer l'Évangile de Vérité de Nag Hammadi à Valentin ou à ses disciples. Dans ce cas, on posséderait désormais un texte authentique de Valentin, que l'on peut comparer aux citations plus ou moins tendancieuses venant des adversaires de celui-ci. Une telle comparaison fait apparaître Valentin comme étant moins « gnostique » que ses opposants ne le disent. Il serait plutôt un pionnier d'une certaine forme de théologie qui n'a pas eu le succès escompté, mais qui avait sa valeur.

Pierre HADOT
http://www.universalis.fr/encyclopedie/evangile-de-verite/
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MessageSujet: Valentin et l’évangile de vérité   Dim 24 Fév 2013, 00:37

Valentin et l’évangile de vérité

(…) Voici les grandes lignes de cette pensée gnostique :

Les élus ont une origine pré-temporelle :
Pour les chrétiens (cf. l'épître aux Ephésiens, Eph 1), la décision divine de sauver les hommes est éternelle.
Mais dans "l'évangile de vérité", ce sont les élus eux-mêmes qui ont une existence pré-temporelle, et le Sauveur, le Verbe, transmet la connaissance de l'origine et la fin des élus (EvVer 22, 10-20 ; 30, 5-15).


La signification de l'incarnation du Verbe change :
"L'évangile de vérité" décrit une « incarnation du Verbe », mais sa signification est subtilement différente de la signification chrétienne.

- D'une part, l'existence corporelle de Jésus permet de réveiller les élus à leur nature oubliée. (EvVer 20).
Pour la pensée chrétienne, les choses sont formulées un peu différemment : sans l'idée d'une préexistence des hommes.

- D'autre part, l'existence corporelle de Jésus empêche les non-élus de reconnaître Jésus comme le Fils/Verbe (EvVer 31, 1-6).
Un tel discours n'a rien à voir avec la pensée chrétienne.


La connaissance plutôt que la rédemption du péché :
Dans les écrits chrétiens, le rédempteur apporte la connaissance de Dieu (Eph 1, 15-19 ; Jn 17, 3 etc.) mais ce n'est jamais l'unique manière de faire référence à la Rédemption, et ce qui empêche la connaissance de Dieu, ce n'est pas la matière, c'est le péché.
Avec subtilité, "l'évangile de vérité" décrit l'œuvre de la rédemption en terme de connaissance et il déforme les références au Nouveau Testament.
Par exemple, pour les chrétiens, dans l'Apocalypse, Jésus Agneau ouvre le livre scellé, c'est la révélation du plan rédempteur, le livre est transmis à Jean et par lui à toute l'Eglise. Dans "l'évangile de vérité", Jésus est le livre vivant, et ce livre représente l'incompréhensibilité de Dieu le Père (EvVer 20, 1-4).
Autre exemple : EvVer 18, 24-25, dit que Jésus a été crucifié par « Erreur », et la croix est mentionnée comme « un arbre » (...)


L'Ancien Testament est abandonné :
Pour les disciples de Valentin comme pour les chrétiens, Jésus est le nom du Père, d'une manière singulière, unique (EvVer 38 ; Ph 2, 9-11 ; He 1, 4).
Cependant, dans "l'évangile de vérité", l'Ancien Testament n'est pas tenu pour Ecriture (EvVer 42) sous prétexte que Jésus a révélé le Père avec plus de "douceur".

Les chrétiens se souviennent des disciples d'Emmaüs, avant la fraction du pain, Jésus leur avait expliqué les Ecritures, « depuis Moïse et parcourant tous les prophètes » (Lc 24, 27). Cette première partie de l'Eucharistie dure jusqu'à nos jours : une lecture dit l'Ancien Testament ; puis la lecture de l'Evangile donne la lumière apportée par Jésus. Autrement dit, Jésus rejoint le peuple juif dans son histoire, avant de rejoindre les païens dans leur origine. Et les chrétiens, même au temps de la mission chez les païens, apprécient les « seuils de la foi » contenus dans l'Ancien Testament comme d'authentiques pédagogues (Galates 3, 24). « Ainsi nous tenons plus ferme la parole prophétique: vous faites bien de la regarder, comme une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour commence à poindre et que l'astre du matin se lève dans vos cœurs. » (2Pierre 1, 19) L'Ancien Testament, est pour tous comme un géant qui porte Jésus. « Pour accueillir Jésus jusqu'à l'ouverture du ciel, il faut accueillir le géant qui le porte »[5].


Il n'y a pas de rédemption de la chair :
Pour les disciples de Valentin, la mort de Jésus consiste à se dépouiller des « guenilles » corporelles. Et plutôt que de passer par une résurrection corporelle, Jésus passa par une délivrance de l'existence corporelle. L'existence corporelle est méprisée.
Au contraire, les chrétiens proclament la foi en « la résurrection de la chair » (Symbole des apôtres). La résurrection de la chair est perçue comme l' achèvement de la création et de la rédemption de la chair. Et ils en tirent les conséquences morales et écologiques.

http://www.mariedenazareth.com/16512.0.html?&L=0
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MessageSujet: L’ÉVANGILE DE LA VÉRITÉ    Dim 24 Fév 2013, 01:03

L’ÉVANGILE DE LA VÉRITÉ
(NH I, 3 ; XII, 2)


Joyeuse est la Bonne Nouvelle de la Vérité pour ceux qui ont reçu de la part du Père de la Vérité la grâce de le connaître, par la puissance de la Parole qui émana de 35 la Plénitude — Parole qui résidait dans la Pensée et dans l’Intelligence du Père. C’est elle qui est dénommée « Sauveur », car tel est le nom de l’oeuvre qu’elle devait accomplir pour le salut de ceux qui 17 en sont venus à ignorer le Père, tandis que le nom [de] « Bonne Nouvelle » est la révélation de l’espoir puisque, pour ceux qui sont à sa recherche, il signifie la découverte.

Parce que ceux 5 qui appartiennent au Tout cherchèrent à connaître celui dont ils sont issus et que le Tout était à l’intérieur de l’Inappréhendable inconcevable, lui qui est au-delà de toute conception, c’est alors que la 10 méconnaissance du Père se fit perturbation et angoisse. Puis la perturbation se figea à la manière d’un brouillard au point que nul ne put voir. De ce fait, l’Erreur tira sa 15 puissance. Elle se mit à oeuvrer sur sa propre matière dans le vide, ignorante de la Vérité. Elle consista en une fiction, élaborant artificiellement, grâce à la 20 puissance, une alternative à la Vérité. Or, ce n’était pas une dégradation pour lui, l’Inappréhendable inconcevable. Car elle n’était rien cette perturbation, non plus que l’oubli, non plus que la fabrication 25 mensongère. En revanche, la Vérité est inaltérable en sa stabilité, imperturbable, et sans artifice. C’est pourquoi, il vous faut mépriser l’Erreur ! Tel est (son) mode : être sans 30 racine. Elle consista en un brouillard à l’égard du Père, subsistant en élaborant des oeuvres, oublis et angoisses, afin de leurrer au moyen de ces choses ceux du 35 milieu et de les réduire en captivité.

L’oubli découlant de l’Erreur n’était pas apparent ; ce n’est pas 18 une [chose existante] sous la main du Père. Ce n’est pas entre les mains du Père que l’oubli en est venu à exister. Aurait-il donc pu exister à cause de lui ? Bien au contraire, ce qui vient à l’existence en lui est la 5 Connaissance, qui est apparue pour que se dissipe l’oubli et que le Père soit connu. Puisque, s’il en est venu à exister, cet oubli, parce qu’on ne connaissait pas le Père, dès l’instant où le 10 Père sera connu, il n’y aura désormais plus d’oubli. Telle est la Bonne Nouvelle annonçant Celui que l’on cherchait, qui se révéla aux parfaits de par l’immense compassion 15 du Père : le mystère caché, Jésus le Christ. Par son entremise, il illumina ceux qui étaient dans l’obscurité par l’entremise de l’oubli. Il les illumina ; il indiqua un chemin. Et 20 ce chemin est la Vérité qu’il leur a enseignée.

Aussi, l’Erreur s’est-elle déchaînée contre lui, l’a pourchassé. Elle fut broyée en lui, perdit toute vigueur. On le cloua au bois, il 25 devint fruit de la connaissance du Père. Ce n’est assurément pas parce qu’ils en mangèrent qu’il fut détruit ! Mais, à ceux qui l’ont mangé, il a permis de naître à la joie dans la découverte, car 30 lui, ceux qu’il a découvert en lui l’ont de même découvert lui en eux, l’Inappréhendable inconcevable.

Le Père, qui est parfait, lui le créateur du Tout, c’est en lui qu’est 35 le Tout. Or, si le Tout est privé de lui, puisqu’il a retenu en lui leur perfection, perfection qu’il n’a pas accordée au Tout, — n’était-ce pas jalousie de la part du Père ? Allons donc ! Quelle jalousie peut exister 40 entre lui et ses membres ? En effet, 19 si l’Éon avait été . [ . . . . . ], eux n’auraient pu accéder [au] Père. S’il retient leur perfection en lui, c’est pour la leur 5 accorder sous la forme d’un retour à lui ainsi que d’une connaissance unifiée à la perfection. C’est lui qui a ordonné le Tout et c’est en lui qu’est le Tout, or le Tout était privé 10 de lui. De même que normalement une personne souhaite, lorsque des gens ne la connaissent as, être connue et aimée, il en est ainsi, car enfin, 15 qu’est-ce qui faisait défaut au Tout sinon cette même Connaissance à propos du Père ?

Il devint un guide apaisant et adonné tout à loisir à l’enseignement. Il se montra publiquement et prit 20 la parole en tant que maître. S’approchèrent ceux qui d’après leur propre estimation sont des sages, lui tendant un piège. Mais il les confondait car ils 25 étaient vides. Ils le haïrent car ils étaient sans intelligence en vérité. Après tous ces gens s’approchèrent aussi les tout-petits qui possèdent 30 la connaissance du Père. Ayant été fortifiés, ils avaient appris à connaître les empreintes à l’effigie du Père : ils reconnurent et furent reconnus, ils furent glorifiés et glorifièrent. Ils prirent 35 conscience du Livre vivant des vivants qui est écrit dans la Pensée et dans l’Intelligence 20 [du P]ère.


Dernière édition par douceur le Dim 24 Fév 2013, 19:54, édité 1 fois
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MessageSujet: L’ÉVANGILE DE LA VÉRITÉ (2)   Dim 24 Fév 2013, 01:11

(...) S’étant engagé 35 dans les voies stériles, lourdes de menaces, il [Jésus] se fit un chemin à travers celles qui sont dépouillées du fait de l’oubli, car il est connaissance et perfection, lisant à haute voix ce qui est en 21 elles [ . . . ] . . . . . [ ] instruire ceux qui doivent être instruits. Or, ceux qui doivent être instruits sont les vivants inscrits dans le livre 5 des vivants. C’est sur eux-mêmes qu’ils s’instruisent, car ils sont les (biens) reçus du Père, tout en étant retournés à lui. Comme c’est dans le Père qu’est la perfection du Tout, 10 il est nécessaire que le Tout accède à lui. L’individu qui est parvenu à cet état de conscience hérite alors de ses biens propres et les tire à lui. Car celui qui est 15 inconscient est dépossédé, et ce dont il est dépossédé est considérable puis qu’il est dépossédé de cela même qui le comblerait. Comme c’est dans le Père que réside la perfection du Tout, 20 il est donc nécessaire que le Tout accède à lui et que chacun obtienne ainsi ses biens propres. S’il les a inscrits à l’avance, c’est qu’il les avaient destinés à 25 ses descendants : ceux dont il a déterminé à l’avance le nom, à la fin furent appelés. C’est donc que toute personne consciente est celle-là même dont le Père a prononcé 30 le nom. Car celui dont le nom n’a pas été cité est inconscient. Comment, sinon, quelqu’un pourrait-il entendre si son nom n’a pas été proclamé ? Assurément, qui est 35 inconscient jusqu’à la fin est une créature de l’oubli et se dissipera avec lui. Pourquoi, sinon, les gens frappés d’indignité 22 ne sont-ils pas nommés ? Pourquoi n’y a-t-il pas pour eux de convocation ? Dès lors, si quelqu’un est conscient, il est d’en haut. Lorsqu’on l’appelle, 5 il entend, répond, se tourne vers celui qui l’appelle, puis va le trouver. Il sait alors comment il se fait qu’on l’appelle : en toute connaissance, il 10 accomplit la volonté de celui qui l’a appelé, il cherche à lui plaire, il est dispos. Le nom d’un individu lui revient en propre : qui sera parvenu à un tel état de conscience sait 15 d’où il vient et où il va. Il est devenu lucide. Comme un homme qui a été ivre, il s’est désenivré. Ayant repris ses esprits, il a remit de l’ordre dans ses 20 affaires.

Il en a détourné beaucoup de l’égarement et il les a entraînés vers leurs voies d’où ils s’étaient déplacés, lorsqu’ils s’étaient égarés 25 à cause de la profondeur de Celui qui circonscrit chaque voie alors que rien ne le circonscrit. (...)

Telle est la connaissance du Livre vivant qu’il 40 a divulguée aux 23 éons porte à confusion, jusqu’à la dernière de se[s] [let]tres. Celui-ci ne se présente pas comme s’il s’agissait d’éléments vocaliques pas plus que ce ne sont 5 des consonnes muettes, pour que quelqu’un les lise et se perde en réflexions stériles. Mais, bien plutôt, ce sont des lettres de Vérité ne proclamant10 et ne connaissant qu’elles-mêmes. Et chaque lettre représente un savoir complet, à la manière d’un livre complet, car ce sont des lettres qui furent écrites 15 dans l’unité, le Père les ayant écrites pour les éons afin, qu’à l’aide des lettres qui le composent, ils connaissent le Père. Alors que sa Sagesse médite la20 Parole, que son enseignement la proclame, sa connaissance s’est révélée.

Sa longanimité étant une couronne sur sa tête, 25 la joie s’harmonisant à lui, sa gloire l’a exalté. Sa forme l’a révélé. Son repos, 30 l’a absorbé. Son amour l’a revêtu d’un corps. Sa fidélité l’a lié.
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MessageSujet: Évangile de Jésus Christ selon Philippe   Mar 30 Avr 2013, 00:23

Évangile de Jésus Christ
Selon Philippe


(9b) La Vérité engendra les noms dans le monde parce qu'il est impossible de l'apprendre sans noms.

(9c) La Vérité est unique mais en même temps elle est multiple pour que nous puissions, par amour, enseigner cet Unique grâce à sa multiplicité.

(12b) La Vérité est semée partout, elle qui existe depuis l'origine. Beaucoup la voient lorsqu'elle est semée, mais peu la voient quand elle est récoltée.

(31b) Une chose est Achamoth et autre chose Echmoth. Achamoth est la Sagesse (sophia) absolue Mais Echmoth est la sagesse de la mort, celle qui connaît la mort. C’est la petite sagesse.

(39) Si tu dis: Je suis juif, personne ne bronchera. Si tu dis: Je suis un Romain, personne ne s'en affectera. Si tu dis: Je suis un Grec, un barbare, un esclave, un homme libre, personne ne se troublera. Si tu dis: Je suis un chrétien, tous trembleront. Puisse-t-il m'arriver de recevoir ce nom-là, que les archontes ne supportent pas lorsqu'ils l'entendent.

(44a) La Sophia qui est appelée stérile est la mère des anges.

(50a) Quand les femmes libertines voient un homme seul, elles se jettent sur lui, jouent avec lui et le souillent. De même les hommes libertins s'ils voient une jolie femme seule, ils la séduisent ou lui font violence pour la souiller. Mais s'ils voient un homme et sa femme ensemble, les femmes ne peuvent venir vers l'homme, ni les hommes vers la femme. Il en est de même si l'image et l'ange sont unis, personne n'osera ni ne pourra aller vers l'homme ou la femme.

(54) L'âme et l'esprit sont nés de l'eau et du feu. C'est de l'eau, du feu et de la lumière que le fils de la chambre nuptial est né. Le feu est l'onction, la lumière est le feu. Je ne parle pas de ce feu qui n'a aucune forme, mais de cet autre feu dont la forme est blanche, qui est lumière et beauté, et qui confère la beauté.

(55a) La Vérité ne vient pas dans le monde nue, mais en signes et en images. On ne la recevra pas autrement.

(55b) Il y a une renaissance et une image de la renaissance. Il est assurément nécessaire de naître à nouveau selon cette image. Laquelle ? la résurrection. L'image doit ressusciter par l'image. La chambre nuptiale et l'image doivent pénétrer dans la Vérité par l'image, telle est la régénération.

(55c) On prononce le nom du Père, du Fils et de l’Esprit, et on le prononce même sur autrui, mais si on n'acquiert pas vraiment ce nom pour soi-même, le nom nous sera aussi repris. Or on le reçoit par l'onction de la plénitude du pouvoir de la croix, pouvoir que les apôtres ont appelé la droite et la gauche. Car cet homme n'est plus alors un chrétien mais un Christ. Le Seigneur a fait du tout un mystère: baptême et onction et eucharistie et rédemption et chambre nuptiale.

(62a) Il y avait à Jérusalem trois lieux d'offrande. Le premier, vers l'ouest, était appelé le Saint. Le deuxième, vers le sud, était appelé le Saint du Saint. Le troisième, vers l'est était appelé le Saints des Saints, l'endroit où seul le grand prêtre pénètre. Le baptême est le Saint, la rédemption est le Saint du Saint, la chambre nuptiale est le Saint des Saints. Le baptême implique la résurrection et la rédemption. La rédemption a lieu dans la chambre nuptiale. Mais la chambre nuptiale est ce qui est supérieur... à Jérusalem, le voile sépare le Saint des Saints... mais la chambre nuptiale est l’image de la chambre nuptiale qui est au-dessus de l’impureté. Son voile s’est déchiré du haut en bas car il convenait à quelques-uns d’en bas de monter en haut.

(63) Ceux qui sont revêtus de la Lumière parfaite, les forces naturelles ne les voient pas et ne peuvent s'en emparer. On revêtira cette Lumière dans le mystère, dans l'union.

(64a) Si la femme n’avait pas été séparée de l’homme, elle ne serait pas morte avec l’homme. Sa séparation a été à l’origine de la mort. C’est pourquoi Christ est venu remédier à cette séparation, qui existe depuis le commencement, réunir les deux, redonner la vie à ceux qui étaient morts dans la séparation et les unir. Or la femme s’unit à l’homme dans la chambre nuptiale. En vérité ceux qui se sont unis dans la chambre nuptiale ne seront plus jamais séparés. Ainsi Ève s’est séparée d’Adam parce qu’elle ne s’était pas unie à lui dans la chambre nuptiale.

(66) En vérité, il faut dire un mystère. Le Père du tout s'est uni à la vierge (parthenos) qui était descendue, et un feu l'éclaira en ce jour. Il apparut dans la chambre nuptiale. C'est pourquoi son corps qui fut produit en ce jour vint de la chambre nuptiale comme produit par le fiancé et la fiancée. C'est ainsi que Jésus a établi toute chose par eux. Il est nécessaire que chacun des disciples entre dans son repos.

(67b) Il y a deux arbres au milieu du jardin. L'un engendre des animaux, l'autre engendre des hommes. Adam mangea de l'arbre qui engendrait des animaux. Il devint animal et engendra des animaux. C'est pourquoi les enfants d'Adam adorent des animaux. L'arbre dont Adam a mangé le fruit est l'arbre des animaux c’est pourquoi les péchés furent nombreux ; s’il avait mangé... du fruit de l’arbre qui porte des hommes, alors les dieux adoreraient l’homme. Car Dieu à l’origine avait créé l’homme, mais maintenant les hommes créent des dieux. C’est ainsi qu’il en va dans le monde : les hommes créent des dieux et adorent leurs créatures. Mais ce sont ces dieux qui devraient adorer les hommes ! Telle est la vérité.

(83, 84, 85) En ce monde, l'union est entre l’époux et l’épouse, la force complétée par la faiblesse. Dans l'Éon, la forme de l'union est tout autre bien qu'on lui donne les mêmes noms. Cependant il y a d'autres noms, supérieurs à tous les noms donnés, et supérieurs aux plus forts. Car ici (ici-bas), il y a la force et ceux qui apparaissent excellent par leur force. Mais ceux qui sont là (dans l’Éon) ne sont pas deux choses distinctes, mais une même chose. Ce qui est ici ne pourra pas s’élever au-dessus du cœur de la chair.

(92a) Celui qui a la connaissance de la vérité est libre. Et l’homme libre ne pèche pas car celui qui commet le péché est l’esclave du péché.

(92b) La vérité est la mère, la connaissance est le père.

(92c) Ceux qui ne sont pas concernés par le péché, le monde les appelle libres. Pensant connaître la vérité, ils sont orgueilleux, c’est ce que veut dire ici libre.

(113) L’ignorance est la mère du mal, l’ignorance entraîne la mort ; ce que produit l’ignorance n’a jamais existé, n’existe pas et n’existera pas. Tandis que ceux qui sont dans la vérité seront parfaits quand toute la vérité se révèlera.

(114) Car la vérité est comme l’ignorance : quand elle est cachée, elle se repose en elle-même, mais si elle est révélée et reconnue elle est louée pour autant qu’elle est plus forte que l’ignorance et que l’erreur. Elle donne la liberté.

(115) La parole dit : Si vous connaissez la vérité, la vérité vous rendra libres.

(116) L’ignorance est esclavage, la connaissance est liberté.

(117) Si nous reconnaissons la vérité, nous récolterons ses fruits au-dedans de nous. Si nous nous unissons à elle, elle nous fera entrer dans la plénitude.

(118a) Présentement nous voyons les manifestations de la création et nous disons : les choses fortes sont hautement estimables et les choses faibles sont cachées et méprisables. Comparez avec les manifestations de la vérité : elles sont faibles et méprisées tandis que, cachées, elles sont fortes et estimables.

(118b) Les mystères de la vérité sont révélés sous forme de signes et d'images.

(121) Si quelques-uns sont dans l’ordre de la prêtrise, ils pourront pénétrer derrière le voile avec le grand prêtre.

(122) C’est pourquoi le voile ne s’est pas déchiré seulement en haut, car il ne se serait ouvert qu’à ceux d’en haut, ni ne s’est déchiré seulement en bas, car il ne se serait manifeste qu’à ceux d’en bas. Mais il s’est déchiré de haut en bas. Le haut s’est ouvert pour nous qui sommes en bas afin que nous entrions dans le secret de la vérité. Voilà véritablement ce qui est tenu en haute estime et qui est puissant. Or nous pénétrerons là grâce à de vils symboles et à des choses faibles et basses en vérité comparés à la gloire parfaite.

(123) Il y a une gloire qui surpasse la gloire, il y a une puissance qui surpasse la puissance. C’est pourquoi la perfection s’est ouverte à nous avec le secret de la vérité, et le Saint des Saints s’est manifesté et nous avons été conviés dans la chambre nuptiale.

(127) Tous ceux qui entreront dans la chambre nuptiale feront briller la lumière car ils ne sont pas comme les mariages qui se font dans la nuit, dont le feu s’allume seulement dans la nuit puis s’éteint. Mais les mystères de ce mariage s'accomplissent dans le jour et la lumière, ce jour et cette lumière qui ne s'éteignent pas.

(128 et 129) Si quelqu'un devient un fils de la chambre nuptiale, il recevra la lumière. Si quelqu'un ne la reçoit pas tant qu'il est dans ces lieux, il ne pourra la recevoir nulle part ailleurs. Celui qui recevra cette lumière-là ne sera ni vu ni compris, et personne ne pourra l'affliger alors même qu'il séjourne dans le monde. Et quand il quittera le monde, il aura déjà reçu la Vérité en images. Et le monde est devenu pour lui l'Éon, car l'Éon est pour lui la plénitude. Et il l'est de cette façon: il lui est manifesté à lui seul; il n'est pas caché dans les ténèbres ni dans la nuit, mais il est caché dans un jour parfait et dans une lumière sainte.

http://www.baucens.org/cariboost_files/_C3_89vangile_20de_20Philippe.doc
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