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 La castration de la femme et de l’homme !

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MessageSujet: La castration de la femme et de l’homme !   Jeu 02 Oct 2014, 16:07

Je replace ici un sujet ouvert en Mars 2013 (sur FB) que j'actualise aujourd'hui avec une traduction de Hélios et une vidéo choc de Roger Dommergue
sur la "circoncision du 8 jour":



La castration de la femme et de l’homme


"Le clitoris est souvent considéré comme une imperfection de la création divine, un résidu masculin devant être ôté pour que la femme soit finie. De la même manière la circoncision ou ablation du prépuce est censée enlever à l’homme la partie féminine restante. "

A l’avènement du patriarcat, lorsque le géniteur devint père en s’appropriant les enfants de la mère par le mariage, il s’ensuivit une guerre terrible d’autorité parentale. A qui appartenait l’enfant ? A la famille de la mère ou à celle du père ? Pour affirmer sa propriété sur l’enfant, le père instaura le sacrifice du premier né, qui fut ensuite remplacé par la circoncision masculine. La circoncision permet ainsi au père de briser par la douleur le lien fusionnel mère-enfant. Outre son rôle de diabolisation de la sexualité hors mariage, la circoncision est une reconnaissance de paternité, et la sanctification du sang masculin (mythe du sang paternel, le rabbin suce le pénis coupé du bébé) au détriment du sang féminin (lignée maternelle fiable) diabolisé (menstrues et grossesse impures).
source et suite sur le très bon site Matricien.org
http://matricien.org/patriarcat/circoncision-excision-sacrifice/


ajout de ce nouveau document:
Comment la circoncision chez l'homme nuit aux femmes


Ronald Goldman, Ph.D.

Traduit par Hélios

mercredi 1 octobre 2014
Les méfaits de la circoncision

Un sujet dont on parle peu mais qui n'est pas du tout anodin, car il entraîne des répercussions aussi bien au plan individuel que social.


La circoncision est un traumatisme qui laisse une empreinte tout au long de la vie, plus spécialement quand elle est pratiquée sur un petit garçon âgé de 8 jours. La douleur est effroyable et elle se pratique souvent sans aucune anesthésie.


Sur le plan occulte, l'effet essentiel de la circoncision est d'éradiquer l'amour sur cette planète. Le bébé qui subit cet acte ne peut ni fuir ni combattre, c'est le traumatisme absolu. Il va apprendre à 8 jours qu'il ne peut faire confiance à sa mère (ni ensuite aux femmes en général) et qu'il ne peut compter sur aucune protection. Il risque de passer sa vie à compenser, à se venger. La pratique de certains rabbins d'arracher le prépuce avec les dents puis de boire le sang s'apparente à un sacrifice humain. Des bébés sont morts suite à ce "rituel"...
Découvrez certains effets psychologiques négatifs peu connus de la circoncision et de quelle manière ces effets nuisent aux femmes dans leurs relations aux hommes. Cet article est basé sur le compte-rendu de recherches dans la littérature médicale et psychologique.
sur BBB http://bistrobarblog.blogspot.be/2014/10/les-mefaits-de-la-circoncision.html


TNT comprimer , comme il le dit lui même,
pas pour toutes les oreilles!

Roger Guy Dommergue Polacco de Menasce,
plus connu sous le nom de Roger Dommergue.

Endocrinologue et écrivain issu d’une famille juive ayant un temps fait fortune dans le coton égyptien et la banque, il était notamment connu pour ses pamphlets, sa lutte contre la loi Gayssot (qu’il estimait être "la preuve par neuf d’une imposture"), et sa théorie sur l’action endocrinienne de la circoncision rituelle juive du huitième jour, qu’il désignait comme directement responsable du particularisme juif et de ses constantes à travers le temps et les civilisations.

Il s’est éteint en paix à Châteauroux à l’âge de 88 ans, alité depuis plusieurs années et ayant choisi de vivre modestement.


Comment la circoncision produit des psychopathes ?

Comment la circoncision du 8ème jour a transformé notre douce planète en enfer ?
Il développa une conscience aiguë de la question juive qui le mena à l'élaboration de "J'ai mal de la terre" et "Synthèse et Vérité".
Il réalisa que pendant des millénaires ses congénères maléficiaient d'une brillante mentalité spéculative mais prédatrice.
Elle détermina l'expulsion des Juifs de tous les pays où ils se trouvaient, à toutes les époques et dans toutes les langues et cela sans exception depuis l'antiquité jusqu'au Moyen Age et à l'époque moderne.

Il chercha à trouver l'origine de cette mentalité radicalement spécifique aux Juifs et jamais au Goyim.
Il ne trouva que la circoncision au 8ème jour.
Il découvrit alors l'œuvre du Docteur Jean Gautier qui mit en évidence l'œuvre physiologique la plus importante du monde : l'antériorité fonctionnelle du système hormonale sur le système nerveux.
Nous sommes dirigés par notre système hormonal et non notre système nerveux qui ne joue qu'un rôle très effacé dans des activités complexes.

Il mit en évidence l'existence de la première puberté qui commence au 8ème jour et durera 21 jours.
C'est ce jour-là que s'effectue la circoncision qui va perturber toute la première puberté.
La blessure de la circoncision va déterminer une déperdition hormonale de la génitale interne, organe du sens moral, de l'altruisme, de la synthèse et celle-ci va être lésée au profit d'une sur-stimulation de l'hypophyse et de la thyroïde.
D'où les possibilités fatales et déterministes de spéculations sans tenir le moindre compte de la synthèse humaine.
Le résultat final sera le capitalisme, le marxisme, le nucléaire des Rothschild, Marx, Freud, Oppenheimer etc ("Le mensonge du Progrès, c'est Israël" disait la philosophe juive Simone Weil).
Ce monde de martyrs, bourreaux et victimes, doit radicalement cesser par la suppression de la circoncision au 8ème jour."
http://changera.blogspot.be/2014/03/comment-la-circoncision-produit-des.html

Traumatisme de la circoncision
News of Tomorrow, 15 mai 2010

par Marc-André Cotton

Résumé : Les mutilations sexuelles infligées aux enfants, le plus souvent justifiées par des considérations religieuses, altèrent leur faculté naturelle à se positionner face aux parents. L’ordre patriarcal qui les impose se garde ainsi de toute remise en cause. C’est pourquoi elles perdurent en dépit des souffrances qu’elles impliquent, tant pour les filles que pour les garçons, et de leurs terribles conséquences sur les générations.

Le terme de circoncision désigne l’ablation d’une partie des organes sexuels, tant masculins que féminins, quelle que soit l’ampleur de cette ablation. En 1995, cédant à des pressions politiques, l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) décida de ne plus utiliser ce vocable pour les femmes et de le remplacer par l’expression mutilation sexuelle féminine, réservant le premier aux seuls hommes (1). Cette distinction manifeste l’existence d’un interdit posé sur la mise en cause des pratiques rituelles de mutilation sexuelle masculine, largement pratiquée, dont on estime à tort qu’elle est moins grave que la circoncision féminine, voire bénéfique pour la santé. Le débat occulte le fait que, dans les deux cas, ces pratiques ont pour fonction d’assurer la domination des hommes sur les femmes et sur leurs enfants, par l’impact d’un traumatisme dont la victime sera réduite à gérer toute sa vie les conséquences. L’une d’entre elles, et non des moindres, étant la compulsion à répéter (lire ci-dessous) sur ses propres enfants le rituel subi par soumission à l’ordre paternel.

http://www.futurquantique.org/2010/05/16/traumatisme-de-la-circoncision/

pour rappel cet article:Naomi Wolf: La circoncision en question sur Sott
http://www.sott.net/article/250529-Naomi-Wolf-The-Male-Circumcision-Question

"La circoncision est l'un des pires traitements fait à des enfants."
"L'Ether, Dieu et le diable. " de Wilhelm Reich!
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MessageSujet: Re: La castration de la femme et de l’homme !   Jeu 02 Oct 2014, 18:00


Circoncision, les dommages psychologiques un traumatisme majeur mais le plus souvent inconscient (psychologie, psychanalyse, psychiatrie) (mis à jour 14.10.2013)

extrait:

"… la circoncision est une épouvantable agression pratiquée sans anesthésie et qui ne peut que laisser un souvenir aussi inconscient qu'abominable à l'être qui l'a subie et en fait un esclave à vie." Frédérick Leboyer

source : Michel Hervé Bertaux-Navoiseau
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MessageSujet: Re: La castration de la femme et de l’homme !   Jeu 02 Oct 2014, 18:09

Je replace ici, la vidéo déjà précédemment postée dans "Droits des femmes" :
http://antahkarana.forumzen.com/t616-droits-des-femmes

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MessageSujet: Re: La castration de la femme et de l’homme !   Jeu 02 Oct 2014, 18:31

Citation :

25 novembre 2013
Interdire la circoncision en Europe ?
circoncision,réforme,morley

Une résolution adoptée, le 1er octobre 2013, par le Conseil de l'Europe inquiète les responsables juifs et musulmans. Le pasteur Morley réfute leurs arguments dans Réforme.


La circoncision des petits garçons est-elle une atteinte au "droit des enfants à l'intégrité physique" ?

C'est la position adoptée à une large majorité par le Conseil de l'Europe.

La résolution adoptée à une large majorité, le 1er octobre 2013, invite les États européens à « définir clairement les conditions médicales, sanitaires et autres à respecter s’agissant des pratiques qui sont aujourd’hui largement répandues dans certaines communautés religieuses, telles que la circoncision médicalement non justifiée des jeunes garçons ».

Juifs et musulmans s'inquiètent d'une remise en cause de leurs traditions religieuses.

A contrario, le pasteur protestant Jean-Paul Morley, estime dans une tribune publiée, cette semaine, dans Réforme, que l'on pourrait "imaginer une circoncision symbolique".
Une contribution intéressante au débat.


"On peut imaginer une circoncision symbolique"
Par Jean-Paul MORLEY, pasteur de l'Église protestante unie de France.

"Le débat sur la circoncision reprend périodiquement : après le Parlement allemand, c’est le Conseil de l’Europe qui a remis en question la circoncision.

"Les autorités religieuses juives et musulmanes se sont aussitôt accordées pour défendre ce rite. Les autorités chrétiennes, attentives à la liberté de conscience et de religion, semblent unanimes pour s’inquiéter également.

"C’est une compréhensible solidarité des religions face à une intrusion de l’État au cœur de leur foi et de leur pratique. De l’État ou… de la loi ?

"Car une partie de la question posée est là : les religions, au nom de leurs traditions, peuvent-elles faire exception à la loi commune, en particulier les conventions internationales sur les droits de la personne ? Lorsqu’il s’agit de la liberté de conscience et de religion, elles le doivent certainement.

"Mais ces libertés seraient-elles ici fondamentalement contredites ? Imposer la circoncision à un enfant de huit jours ne les contredit-elles pas davantage pour l’enfant ainsi marqué définitivement ?

"Et les arguments du tribunal de Cologne voici quelques mois, et des parlementaires européens aujourd’hui, ne sont-ils pas audibles, quand ils rappellent que « le corps de l’enfant est modifié durablement et de manière irréparable par la circoncision » ?

"Et que, selon la Déclaration des droits de l’enfant, « cette modification est contraire à l’intérêt de l’enfant, qui doit décider plus tard par lui-même de son appartenance religieuse » ?

Examinons les arguments des autorités juives et musulmanes :

– « La Torah prescrit l’ablation du prépuce à huit jours. » Exact. Mais elle prescrit aussi de lapider les homosexuels et les blasphémateurs. Elle autorise l’esclavage. Elle ordonne la remise de toutes les dettes et la restitution gratuite de tous les biens immobiliers tous les 50 ans. Autant de prescriptions parmi d’autres qui ne sont plus appliquées : la religion juive en a-t-elle pour autant perdu son sens ou sa force ?

– « C’est un signe d’alliance avec Dieu qui marque dans la chair notre appartenance au peuple juif. » C’est précisément ce « dans la chair » qui pose problème, parce qu’il remplace la décision de foi et de conscience par une intervention physique imposée et définitive à quelqu’un qui ne peut donner son avis et gardera cette marque toute sa vie.

– L’islam et le judaïsme évoquent volontiers un « acte d’hygiène et de propreté », mais cet argument a sans doute moins de sens aujourd’hui, en particulier dans nos sociétés hautement médicalisées.
Surtout, là n’est pas l’enjeu : il ne s’agit pas de santé mais de marquer dans la chair une appartenance religieuse. Doit-on rappeler que, durant l’Occupation, avoir appris cet argument médical aux petits garçons juifs pour expliquer leur circoncision, les a hélas rarement sauvés ?

– Le droit et la liberté des parents de transmettre leur religion à leurs enfants est évidemment absolu, mais marquer la chair en est-il vraiment le moyen ?
La religion se transmet essentiellement par l’enseignement, la pratique et surtout l’exemple de foi des parents et de l’entourage. L’imam Tareq Oubrou précisait que « toute éducation est une forme de violence » : mais les travaux des pédagogues depuis plus d’un siècle, comme le droit et la pratique dans les sociétés occidentales, nous ont libérés de cette conception.

– Enfin, si l’éducation religieuse constitue un droit fondamental des parents, doit-on pour autant considérer la circoncision comme faisant partie de l’éducation d’un enfant ? Sans donner le choix ? Et si c’était le cas de façon indispensable… qu’en serait-il des filles ? Exclues de cette éducation ? L’absence de circoncision les empêche-t-elles d’appartenir au peuple juif ?

"En réalité, la circoncision fait-elle le juif ou le musulman (lequel des deux, d’ailleurs ?) ou fait-elle surtout le mâle ? À ce sujet, ne peut-on remarquer que la défense de la circoncision comme symbolisant la non-toute-puissance du sexe masculin ne semble pas très efficace : les sociétés où elle se pratique, musulmane ou juive traditionaliste, étant parmi les plus sexistes…

Un enjeu d'appartenance

"Observons en revanche que la réflexion du Conseil de l’Europe, comme celle du tribunal de Cologne avant elle, reprend les mêmes fondements que l’interdiction légale de l’excision (intégrité physique et liberté du choix de l’enfant), même si les conséquences de ces deux gestes sont heureusement sans commune mesure.

"Mais il est vrai que la pratique de la circoncision, comme celle de l’excision, est peut-être moins un enjeu religieux qu’un enjeu d’appartenance à un groupe ou à une catégorie.

"Faut-il pour autant respecter toutes les pratiques culturelles traditionnelles, lorsqu’elles s’opposent aux droits de la personne ou de l’enfant ?

"Ne peut-on considérer qu’une des grandes avancées du siècle précédent est d’avoir fait naître l’un des grands espoirs du nôtre : que ces droits de la personne finissent par prévaloir partout sur les coutumes et les traditions culturelles ?

"Il n’est donc pas interdit de penser que ces députés européens soient des précurseurs. Et qu’un jour toute atteinte à l’intégrité physique d’un enfant sera bannie et même oubliée. Certains pays, et peut-être bientôt la France semble-t-il, interdisent même la fessée ou la gifle…

Réflexion légitime

"Peut-être, un jour, ne sera-t-il pas inconcevable pour les communautés juives et musulmanes d’envisager des cérémonies de circoncision présentant toute la solennité, le rituel et la foi qu’elles ont aujourd’hui, mais en effectuant une circoncision purement symbolique.

"Le Premier Testament, du Lévitique aux Prophètes, n’insiste-t-il pas lui-même sur l’importance de la circoncision du cœur – ou des oreilles ! –, c’est-à-dire la circoncision spirituelle, plutôt que sur celle du prépuce ? Un thème que reprendra l’apôtre Paul dans ses lettres.

"Un peu comme le baptême chrétien, qui remplace le plus souvent la « noyade » originelle par quelques gouttes sur le front. La décision réelle revenant ainsi au jeune, pour le juif au moment de sa Bar Mitzva, ou le musulman au moment de sa confession de foi solennelle, comme chez les chrétiens au moment de la confirmation.

"Ce baptême chrétien, geste purement symbolique mais plein de foi, qui préserve l’absolue liberté de choix du futur adulte, ne nous a pas empêchés de transmettre notre foi, sa pratique et son héritage spirituel, d’ailleurs en grande partie reçu du judaïsme.

"Cette liberté de conscience, qui n’a pas besoin de marque physique, et qui est au cœur de la conviction protestante, ne nous a jamais empêchés de nous identifier dans une filiation et une tradition, de génération en génération.

"La décision du tribunal allemand de Cologne a été invalidée. Elle a apparemment permis au Conseil de l’Europe d’ouvrir plus largement une réflexion devenue légitime."
source
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MessageSujet: Re: La castration de la femme et de l’homme !   Jeu 02 Oct 2014, 18:36

Citation :

La circoncision à l'origine de troubles de la personnalité (incapacité de ressentir des émotions et impulsivité)
Traduit par Néo Trouvetout
La Revue internationale de santé masculine « International Journal of Men's Health » a publié la première étude qui examine le lien entre le traumatisme précoce de la circoncision et les troubles de la personnalité de type alexithymie. L'étude, par Dan Bollinger et Robert S. Van Howe, MD, MS, FAAP, a constaté que les hommes circoncis sont 60% plus susceptibles de souffrir de l'alexithymie, l'incapacité de ressentir des émotions

Les personnes souffrant d'alexithymie ont des difficultés à identifier et à exprimer leurs émotions. Cela se traduit par une incapacité à éprouver de l'empathie envers les autres. Les personnes souffrant d'alexithymie sont si éloignées de leurs sentiments qu'elles se considèrent comme étant des robots. Si elle a été effectuée à un âge précoce, (circoncision infantile), cela pourrait limiter l'accès au language et entraver le processus de socialisation qui débute tôt dans la vie. L'alexithymie à un stade modéré ou élevé peut interférer avec les relations personnelles et même entraver les psychothérapies. Le comportement impulsif est un symptôme clé de l'alexithymie et l'impulsivité est un précurseur de la violence.

L'idée de l'enquête est venue quand les auteurs remarqué que les hommes américains (chez lesquels la circoncision assez courante) ont obtenu des scores plus élevés que les hommes alexithymiques européenne (pour lesquels la circoncision concerne moins de monde), et que les hommes européens obtenaient les mêmes scores que les femmes européennes et américaines.

Un motif fréquent qui décide les pères de faire circoncire leur fils qu'ils «se ressemblent» plus, mais les auteurs supposent une motivation inconsciente afin qu'ils « se sentent comme, » mais plutôt en d'autres termes « tout aussi lointain et émotionnellement indisponibles qu'eux-mêmes » . Il était au-delà des conception de cette étude de tester cela, et pourtant les commentaires reçus des participants circoncis parlaient d'une grande blessure psychique, qui, s'il n'est pas réglée, pourrait conduire à un désir inconscient de répéter ce traumatisme subit sur les autres.

Les auteurs recommandent que davantage de recherches soient menées sur ce sujet, mais en attendant, les parents qui envisagent la circoncision de leur fils pour nourrissons devraient être informés que la circoncision pourrait augmenter le risque d'alexithymie pour leur fils, y compris la difficulté à identifier et à exprimer ses sentiments, et celui ci pourrait développer un comportement impulsif. Des psychologues conseillent aux patients alexithymiques d'enquêter sur leur enfance et leur histoire néonatale avec de possibles événements traumatisants, y compris la circoncision.

Si cette tendance des hommes souffrant de traumatismes liés à la circoncision est vrai pour la population en général, ce qui constituerait un important problème de santé mentale et, considérant que les trois-quarts de la population masculine américaine est circoncise, un problème de santé publique, aussi.

L'Alexithymie vient du grec ancien, « ne pas avoir de mots pour des sentiments. » Il a été inventé par Peter Sifnos, psychothérapeute en 1973 pour décrire un état de carence dans la compréhension ou le ressenti des émotions. L'alexithymie tend à être persistane et chronique, elle ne diminue pas avec le temps. Cela est différent des réactions fondées sur d'autres traumatismes, comme le syndrome de stress post-traumatique, qui généralement se dissipent rapidement après le traumatisme.

Alexithymia and Circumcision Trauma: A Preliminary Investigation
Dan Bollinger and Robert S. Van Howe, M.D., M.S., FAAP
source
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MessageSujet: Re: La castration de la femme et de l’homme !   Jeu 02 Oct 2014, 18:51

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MessageSujet: Re: La castration de la femme et de l’homme !   Jeu 02 Oct 2014, 18:54

ATTENTION :
cette vidéo contient des images médicales pouvant choquer.


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MessageSujet: Re: La castration de la femme et de l’homme !   Ven 17 Oct 2014, 21:57

CIRCONCISION ET SEXUALITÉ : INTERVIEW DU DOCTEUR FRISCH (VIDÉO)
15 octobre 2014

En 2011, des chercheurs danois publient une étude portant sur les conséquences sexuelles de la circoncision chez l’homme et sa partenaire féminine.
Le docteur Morten Frisch, responsable de l’étude, a été interviewé l’année suivante par notre ami James Loewen. Dans une vidéo de 8 minutes, le chercheur parle des résultats de l’étude et explique les difficultés rencontrées pour en obtenir la publication en raison des pressions exercées.
Voici la vidéo de l’interview sous-titrée en français :



TRANSCRIPTION DE L’INTERVIEW
« Bonjour, je suis Morten Frisch, docteur à Copenhague, au Danemark.
J’ai conduit une étude sur les conséquences sexuelles de la circoncision masculine chez les hommes danois et leurs partenaires. Ce qui m’a incité à faire cela était le manque de preuves scientifiques sur les liens entre comportement sexuel, satisfaction sexuelle, fonctionnement sexuel et le fait que le pénis ait ou pas un prépuce. J’ai trouvé cela surprenant étant donné l’idée naturelle que cela puisse affecter le fonctionnement sexuel.
Après avoir réfléchi un moment à la manière de mener l’étude, j’ai contacté des collègues de Copenhague, qui mènent une enquête tous les quatre ou cinq ans, et je leur ai demandé de bien vouloir ajouter des questions à propos du statut de circoncision, pour les hommes eux-mêmes, mais aussi pour les femmes à propos de leur conjoint. Ils ont accepté et ils ont aussi ajouté un certain nombre de questions concernant les comportements et les problèmes sexuels de différents types.
James Loewen : À quelles conclusions votre étude est-elle arrivée ?
Il est important de souligner que la plupart des hommes circoncis et la plupart des femmes ayant un conjoint circoncis ne rencontrent pas de troubles sexuels majeurs. Je tiens à souligner cela pour éviter toute stigmatisation. Mais cela étant dit, il est important de noter qu’il y avait bien des différences entre les hommes circoncis et les hommes non circoncis.
Les hommes circoncis rapportaient des difficultés à atteindre l’orgasme bien plus fréquemment que les hommes non circoncis. Plus frappant encore et probablement plus surprenant aussi pour la plupart des gens, les femmes avec des conjoints circoncis rapportaient considérablement plus de problèmes sexuels et considérablement moins de satisfaction à leurs besoins sexuels que les femmes avec des conjoints non circoncis. Les femmes comme les hommes rapportaient des difficultés à atteindre l’orgasme, voire de l’impossibilité à l’atteindre, deux fois et demi plus souvent que les femmes avec des conjoints non circoncis et rapportaient des rapports sexuels douloureux bien plus souvent que les femmes avec des conjoints non circoncis.
Un aspect très particulier de cette étude est qu’il a fallu mener une lutte considérable pour pouvoir la publier. Avant cette étude, moi et mes collègues avions publié trois articles sur différents aspects des dysfonctionnements et troubles sexuels au Danemark, en examinant les liens entre statut socio-économique et dysfonctionnement sexuel, entre santé et dysfonctionnement sexuel ainsi qu’entre mode de vie et dysfonctionnement sexuel, et tous ces articles n’eurent absolument aucune difficulté à voir le jour. Ils furent publiés dans les deux journaux de médecine sexuelle les plus importants ainsi que dans des journaux américains.
Mais ce quatrième article qui ajoute une variable supplémentaire, à savoir la circoncision, a rencontré plus de difficultés que l’on puisse imaginer. Je m’y attendais, mais je n’aurais jamais prévu que les critiques soient si violentes. La manière dont cet article a été jugé et critiqué était absolument sans précédent pour moi. Jamais je n’avais reçu de critiques scientifiques si vicieuses et indécentes, nous accusant de racisme, de malhonnêteté et de toutes sortes de choses afin que les éditeurs rejettent l’article. C’était une forme d’obstruction, simplement pour éviter que cet article ne sorte.
D’habitude, dans la procédure de critique scientifique, on reçoit des réponses de la part de collègues du monde entier qui sont qualifiés en la matière et on obtient généralement des commentaires de quelques centaines de mots, des critiques constructives qui rendent votre étude meilleure et votre publication d’autant plus forte. Mais dans mon cas, ces critiques ont été totalement excessives. Il faut se rappeler que cet article s’articulait autour de 15 pages dans un journal scientifique, ce qui est plutôt ennuyeux, long et lourd à parcourir, donc je ne veux pas que quelqu’un le lise à moins d’être vraiment intéressé. Pourtant, lors de la première série de critiques, un si grand nombre de commentaires ont été émis que la réponse était deux fois et demi plus longue que l’article, ce qui est totalement inhabituel. Cela montre une disposition vraiment émotionnelle [et non rationnelle] de la part des critiques. Donc on voulait empêcher la publication de notre étude et tous les arguments imaginables ont été utilisés pour que notre étude soit mise de côté alors que les mêmes données avaient été utilisées pour trois publications précédentes sans que cela ne suscite de commentaire particulier. Mais ajouter la circoncision à la liste des critères a fait toute la différence et tout était désormais sans valeur selon ces critiques.
Donc cela montre à quel point certains sujets peuvent être sensibles dans le domaine scientifique. C’est toujours quelque chose qui me surprend, quand je vois combien certains portent des œillères tout en prétendant avoir un regard scientifique sur les choses alors qu’ils ne font que promouvoir leur projet politique.
La santé sexuelle et les difficultés sexuelles sont l’un de mes intérêts de recherche et je veux vraiment poursuivre les recherches dans ce domaine, mais il y un obstacle majeur qui est celui d’obtenir des financements, car dans ce domaines ils sont très limités. Je n’ai pas eu beaucoup de mal à trouver des financements pour mes études sur le cancer ou sur les maladies auto-immunes au fil des ans, mais obtenir des fonds pour financer des études sur le thème de la santé sexuelle est extrêmement difficile, même dans un pays comme le mien, qui est relativement à l’aise en matière de sexualité. Ce n’est pas facile de convaincre un organisme de financement que ce genre d’étude a de l’intérêt. J’aimerais donc avoir des doctorants pour mener des recherches supplémentaires sur ce sujet et les superviser.
Le temps dont je dispose ne me permet pas d’être aussi productif dans ce domaine que je le voudrais. Oui, je vais continuer, mais à un rythme qui soit techniquement et économiquement possible, parce que toutes les études que j’ai menées jusqu’à présent sur ce sujet n’ont pas reçu de financement, c’est une sorte de projet moral.
Pourquoi cela est-il si important ? Je ne saurais pas dire… C’est important parce que la sexualité humaine est une partie essentielle de nos vies. »

http://www.droitaucorps.com/etude-circoncision-sexualite-frisch

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MessageSujet: Re: La castration de la femme et de l’homme !   Lun 20 Oct 2014, 20:45

>Grande lectrice de Reich dont un forum lui est dédié ici  "L'Ether, Dieu et le diable. " de Wilhelm Reich! ( http://antahkarana.forumzen.com/t1126-l-ether-dieu-et-le-diable-de-wilhelm-reich?highlight=dieu)
Je me devais de vous proposer cet extrait:

Citation :
Au terme de sa biographie, je me dis pourtant que si Reich avait remplacé le mot sexe par celui d'Agapé, il aurait été plus convaincant. Le monde souffre de fustration, mais là ou le sexe est banalisé, on manque encore d'empathie, de capacité à voir l'autre comme un autre soi-même. Love is the way disent les t shirts. Ben ouais non ? D'ailleurs, Reich a cette belle phrase :

"la haine dépend de l'intensité de la négation de l'amour".

A cet égard, la lutte que Reich mena contre l'idée freudienne de la pulsion de mort est passionnante. Ce débat est d'une importance démesurée. Il est celui sur la nature humaine. Celui qui a opposé Hobbes et Rousseau (l'auteur oublie un peu qu'il y a eu des prédecesseurs à ses adorés papes de la psyché...). L'anthropologie contemporaine a relancé ces débats et Reich a su s'en emparer, se rapprochant de Malinowski. Celui-ci, à partir de ses travaux sur les îles Tobriand, a permis d'observer une société de permissivité sexuelle très large, cohérente, ou l'auto régulation était de mise, et les gens manifestement très heureux. L'universalité du complexe d'oedipe a été mis en cause aussi dans ces observations. Reich va s'appuyer sur Malinowski pour affirmer que la civilisation engendre la répression sexuelle, et non l'inverse.

(L'Homme est il bon ou mauvais par nature ? Les deux mon capitaine aurais je envie de répondre pour ma part. Et déjà, qui nous autorise à sérieusement parler de nature humaine ? Ou la situe t-on ? Chez Sapiens ? Chez Erectus ? Aux Iles Tobriand ? Aux Deux magots ? La nature humaine, par nature, n'est elle pas toujours culture humaine, puisque la culture c'est justement l'humanisation ? Le vieux débat entre Rousseau et Hobbes est sans doute dépassé. L'être humain a une grande palette de possibilités, et voila tout.)

Sa vie d'intellectuel peut se diviser en trois phases qui se chevauchent. Une période freudienne, une période marxiste, une période dite "orgonomique" - la plus contestable mais aussi la plus créative - où il chercha à résoudre la plupart des mystères de l'existence à partir d'une hypothèse : l'existence d'une énergie vitale baptisée l'orgone...

Jeune médecin autrichien après la première guerre mondiale, Reich se persuade rapidement du fait que la vie sexuelle est fondamentale dans la vie psychologique et sociale. Il entre alors en freudisme, et devient zélé. Même après son exclusion du mouvement psychanalytique il conservera son admiration pour Freud, surtout pour le Freud scientifique, et celui des premières intuitions. Leur rupture, qui prend des détours complexes, repose en réalité sur un point fondamental : Eros et Thanatos sont ils consubstantiels à l'humain ? Freud pense que oui, Reich ne le croit pas et relie le fameux malaise dans la civilisation à la répression sexuelle et non à une destructivité innée et fatale si on ne réprime pas sévèrement l'instinct.

Pour Reich, et là on a du mal à le suivre, la névrose est toujours d'origine sexuelle. Toujours. Attention, cela ne veut pas dire que le névrosé est toujours impuissant ou frigide, mais il y a immanquablement un dysfonctionnement orgastique chez lui. En affirmant cela, Reich s'isole de plus en plus au sein de la galaxie freudienne. Sans doute assez mégalomane (c'est moi qui le dit pas l'auteur), en tout cas effronté, il pense qu'il va inmanquablement rallier à lui la majorité du mouvement, qui doit comprendre que l'issue est dans la révolution sexuelle, la thérapie individuelle et la sublimation ne suffisant pas. La psychanalyse doit ainsi entrer dans la lutte révolutionnaire.

Influencé par les idées socialistes, Reich entretient alors de candides illusions sur la prétendue vie sexuelle saine de la classe ouvrière, tandis que la bourgeoisie serait coupable de toutes les névroses liées à sa volonté de répression sexuelle.  Il aura l'occasion de revenir peu à peu sur ce jugement hâtif.

A la fin des années 20, devant les capitulations honteuses de la social démocratie autrichienne, qui reste passive devant la répression des manifestations ouvrières à Vienne alors qu'elle est majoritaire, Reich se rapproche des communistes, faibles.  Il est scandalisé par la position des socialistes (qu'ils paieront par leur propre liquidation plus tard) et se radicalise, en vient à lire Marx et Engels plus profondément. De plus, la docilité des masses devant les policiers le persuade du fait que l'idée du sadisme des masses développée par Freud est une ineptie. Une seule journée, celle d'un massacre d'ouvriers en 1927, va compter énormément pour la suite de sa vie.

Il s'implique alors dans l'animation exaltée de centres de consultation liés au parti communiste, dont il tirera une matière très importante dans ses recherches. Il s'engage courageusement, et avec les arguments les plus pertinents encore utilisés aujourd'hui, pour l'avortement. Dans ces centres, il remet en cause le conservatisme freudien de manière définitive :

" Je paraissais stupide à mes propres yeux lorsque je m'entendais dire à un robuste fraiseur ou à un maçon qu'il devait apprendre à "sublimer sa sexualité" s'il voulait devenir "un être civilisé" "

L'activisme de Reich déplait évidemment dans les salons ou se réunissent les disciples de Freud. Mais Reich commence à être connu comme conférencier qui attire le public.
Il s'efforce de consolider sa position en théorisant fermement le lien entre matérialisme dialectique et freudisme, ce qui est une manière à la fois de s'aliéner les freudiens et les communistes stalinisés . Il démontre que la libido, le Moi le Ca et le Surmoi n'ont rien de métaphysiques mais constituent des réalités matérielles compatibles avec le marxisme. Mais en même temps il porte le fer chez les psis en dénonçant la volonté de la psychanalyse d'adapter le patient au principe de réalité. Car c'est bien la réalité sociale qui est pathogène. C'est elle qu'il faut changer. La psychanalyse ne peut pas être neutre socialement.
La psychanalyse a la même conception de la liberté humaine que celle proposée par Engels quand il dit que "le libre arbitre n'est rien d'autre que l'aptitude de pouvoir décider en connaissance de cause". Ceci par la prise de conscience du refoulé.
Mieux encore, la psychanalyse est profondément dialectique, dans la mesure où elle repose sur cette idée du désir transformé en angoisse. Le refus de la satisfaction de l'instinct engendre un conflit chez l'enfant et conditionne son développement.
Marxisme et psychanalyse surgissent tous deux de l'ère capitaliste comme des prises de conscience menant à la révolution. Car l'oppression économique et la répression sexuelle ont parties liées. Mais Reich subordonne la révolution sexuelle à la grande révolution sociale. Il est clair pour lui que la psychanalyse ne peut atteindre ses buts que sous le socialisme. Les débuts de la révolution russe ont été très audacieux en matière de libération sexuelle, et Reich s'enflamma d'enthousiasme. L'oppression sexuelle a pour but de rendre les gens dociles dès l'enfance, comme on castre les animaux à cet effet.  
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MessageSujet: Circoncision : c'est aux parents de dire non!   Mar 28 Fév 2017, 10:27


Circoncision : c'est aux parents de dire non!

par Marc-André Cotton



L’autre Œdipe : vers une intégration de nos héritages transgénérationnels


Cette interview est parue dans la revue PEPS No 14 (printemps 2016)

Résumé : Thierry Gaillard est l’auteur d’une nouvelle thèse sur le mythe d’Œdipe dans laquelle ce dernier n’est plus réduit à son interprétation freudienne. En se risquant derrière les apparences, il révèle un sujet aux prises avec les aliénations de ses ancêtres et nous invite à comprendre de quelle manière s’en libérer. Il a bien voulu répondre à nos questions.





PEPS : Pourriez-vous tout d’abord nous rappeler le rôle que joue le mythe d’Œdipe dans la pensée de Freud. En quoi sommes-nous concernés par son interprétation réductrice ?

Thierry GAILLARD : Le mythe d’Œdipe et son complexe jouent un rôle central dans la psychanalyse freudienne. Avec Œdipe, Freud pensait avoir trouvé une sorte de principe universel – à même de soulager le complexe des chercheurs en sciences humaines face aux sciences dites exactes, de la physique ou des mathématiques. Il s’est imaginé que chacun était habité par des pulsions d’amour envers sa mère et de rivalité ou de haine envers son père. Non seulement cela ne tient pas la route, mais c’est surtout une vision qui simplifie et réduit ce qui se joue dans les liens de filiation. Or ce qui lie pathologiquement l’enfant à ses parents, ce sont ses aliénations transgénérationnelles, ces histoires non terminées qui se transmettent sur plusieurs générations. Avec l’Œdipe freudien, la psychanalyse est restée interdite au seuil d’une aventure vers le véritable sens du mythe d’Œdipe, plus proche des sagesses traditionnelles de l’époque de Sophocle, et bien plus intéressante.

PEPS : Vous insistez au contraire sur l’importance de mettre des mots sur le passé, comme l’a fait Sophocle pour Œdipe, justement. En quoi est-ce nécessaire pour ce que vous nommez l’avènement du sujet en soi ?

Thierry GAILLARD : Dans les sociétés traditionnelles, celui qui devient un ancêtre respectable, c’est celui qui transmet son histoire et celle de ses aïeux. Vous pouvez léguer une grosse somme d’argent à vos descendants, mais si vous leur faites porter vos histoires non réglées, vous ne leur rendez pas service. Au contraire, nommer les choses, en parler, permet aux autres de prendre consciences de ce qu’ils savent inconsciemment, et donc de se construire de manière plus cohérente entre leurs intuitions, sensations et conscience. À l’inverse, lorsqu’on se refuse à leur parler de ce qui arrive, surtout lorsque c’est difficile, on leur transmet la charge inconsciente qui est le lit des héritages transgénérationnels et de la répétition des histoires non intégrées. Le verbe est ce par quoi l’adulte donne naissance au sujet dans l’enfant. Donner vie au corps n’est rien si l’on ne donne pas vie au sujet dans ce corps. Et pour cela la parole est magique. Ainsi la transmission de l’histoire, celle d’une civilisation, celle d’une famille, sont les gages de l’épanouissement de l’enfant.

PEPS : Vous avancez que la culture patriarcale a oublié la symbolique présente chez les Anciens, chez Sophocle par exemple. Qu’entendez-vous par là ?

Thierry GAILLARD : En effet, la naissance de notre civilisation, à Athènes, quelques siècles avant J.-C., marque l’abandon progressif des références de type mythologique et religieux, au profit du discours de la raison. C’est le fameux passage du « mythos » au « logos ». La même chose se produit pour la psychanalyse orthodoxe lorsqu’elle se retrouve face au mythe d’Œdipe. Au lieu de prendre le récit comme une métaphore, elle le dramatise comme s’il s’agissait d’une véritable histoire. C’est là le produit d’un conflit inconscient éludé. Pourtant la mythologie est la vie du symbolique, et l’on n’aurait pas idée de reprocher à Icare de voler comme il le fait sous prétexte que ce n’est pas réaliste. Pareillement, il fallait comprendre que les retrouvailles d’Œdipe et de Jocaste correspondent à une très ancienne tradition du retour dans la Terre-Mère suivie de l’initiation qui transforme les enfants en adulte. Après sa traversée du désert, dès lors qu’il reçoit l’hospitalité de Thésée, Œdipe est réintégré dans la communauté des hommes. Tout cela est ignoré lorsqu’on dramatise le mythe d’Œdipe et qu’on bute sur la transgression des tabous.

PEPS : Dans Œdipe-roi, Sophocle introduit le drame par une épidémie de peste, symbole de la malédiction qui pèse sur ses ancêtres. Mais son second volume, Œdipe à Colonne, se conclut sur la prospérité du royaume de Thésée. Comment comprendre cette symbolique dans l’optique d’une intégration de nos héritages transgénérationnels ?

Thierry GAILLARD : Il y aurait beaucoup de choses à dire à ce propos. Sophocle montre un roi, Œdipe, qui ne se connaît pas, puisqu’il n’a pas conscience de qui sont ses véritables parents, et qui sans le savoir commet le parricide, puis l’inceste. Parce qu’il est aliéné par un manque d’intégration transgénérationnelle, Œdipe est la cause de la calamité qui frappe sa cité. Donc même si lui semble aller bien, ses aliénations inconscientes se manifestent autour de lui avec la peste. Là ou bien d’autres s’en accommoderaient, Œdipe désire vraiment aider son peuple, il est prêt à tout, et de fait il perdra tout. Mais en même temps, il se gagnera lui-même. C’est-à-dire qu’il pourra mourir à une fausse vie et advenir sujet. En chemin, il devra faire le deuil de son ancienne existence, c’est-à-dire finir d’intégrer cette première partie de son histoire. Une fois ses aliénations transgénérationnelles digérées, il est réintégré dans la communauté et, du fait de son expérience, devient un personnage sacré. Celui qui, comme lui, aura intégré ses héritages n’en fera plus peser le poids sur les nouvelles générations et pourra transmettre la richesse de son propre parcours.

PEPS : Vous dites que le consentement de Jocaste à abandonner son fils, Œdipe, témoigne aussi d’un drame passé, non résolu. De votre point de vue, quel peut être le sens d’un passage à l’acte dans la découverte de nos origines ?

Thierry GAILLARD : En effet, Jocaste rejoue un premier matricide de l’histoire de Thèbes, lorsqu’Agavé tue de ses propres mains son fils, le roi Penthée, qu’elle a pris pour un lion alors qu’elle était en transe avec d’autres bacchantes. Je parle d’aliénation précisément pour monter à quel point nous rejouons des scénarios de nos ancêtres. Mais en même temps c’est une opportunité pour enfin intégrer les histoires restées en suspens. Donc oui, les folies, petites et grandes, les fantasmes aussi, peuvent nous mettre sur la piste d’héritages transgénérationnels qui nous habiteraient malgré nous.

PEPS : À l’image de Laïos et de Jocaste, on pourrait dire qu’en résistant à ce travail de mise à jour, les parents transmettent à leurs enfants un héritage qu’ils ne peuvent répudier. Comment voyez-vous la chose ?

Thierry GAILLARD : On perpétue une tradition de transmission sans même s’en rendre compte. Mais il faudrait peut-être dire qu’on perpétue l’oubli de notre histoire familiale, trop hantée qu’elle est d’événements non intégrés, comme si l’oubli et le refoulement pouvait empêcher le passé de ressurgir alors qu’au contraire, se sont ces systèmes de défense, érigés en lieu et place des processus sains d’intégration, qui sont responsables du retour des histoires de famille. C’est un problème culturel. Et cela s’aggrave lorsqu’on entend qu’aujourd’hui, des enfants de trois ans sont mis sous antidépresseurs. Non, il n’y a rien à chercher ou à changer dans l’entourage ! Non, ce n’est pas la mère qui a peut-être un deuil à faire ! Non, ce ne peut être à cause du père qui vient de perdre son travail ! L’enfant est dépressif, donc on va le médicamenter, comme ses parents si ça se trouve. Dans un article sur Camille Claudel, j’ai pu montrer comment un deuil non fait, celui d’une mère morte en couche, s’est répercuté sur Camille et amplifié dans sa propre vie. La leçon est toujours valable aujourd’hui.

PEPS : En d’autres termes, les enfants deviennent porteurs de l’incapacité de leurs parents à les accompagner dans leur chemin de vie. Mais alors, comment est-ce qu’on s’en sort ?!

Thierry GAILLARD : On s’en sort aussi grâce aux symptômes dans la mesure où ils nous obligent à grandir et à mieux nous connaître, et servent de boussole à l’introspection. Mais il faut parfois chercher une aide adéquate, particulièrement pour les analyses transgénérationnelles encore peu présentes dans la conscience collective. Et par exemple, comme j’ai cherché à le faire pour l’histoire d’Œdipe, en comprenant mieux comment fonctionnait la conscience du transgénérationnel pendant l’Antiquité : cela peut aider. Avec le transgénérationnel, il ne s’agit pas simplement de repérer tel ou tel événement qui « explique » un symptôme dont on aurait hérité. Il s’agit de lever le voile sur ces oublis pour permettre enfin une intégration. Un travail qui, simultanément, approfondit la connaissance de soi et du sujet en soi. Ainsi, pour le dire brièvement, l’on s’en sort en se rapprochant de soi-même.

Propos recueillis par Marc-André Cotton

© M.A. Cotton – 05.2016 / www.regardconscient.net
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