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 La permaculture, maladie infantile du jardinage naturel

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MessageSujet: La permaculture, maladie infantile du jardinage naturel   Ven 17 Juin 2016, 22:40

La permaculture, maladie infantile du jardinage naturel


La permaculture s’est imposée ces dernières années comme le concept
de jardinage préféré des bourgeois bohèmes écologistes et des paresseux
.


Citation :
Préambule
Deux hommes, (Rudolph Steiner et Masanobu Fukuoka) ont probablement jeté, à des périodes différentes de notre histoire, dans des aires géographiques très éloignées, les bases d’une des formes d’agriculture de demain.  

Si les humains étaient sages, s’ils n’étaient pas aussi corrompus par la monnaie, aussi avides de pouvoir, cette agriculture prédominerait sur Terre. Dès lors, les mots ‘malnutrition’, ‘famine’, ‘carences’ disparaîtraient de notre vocabulaire.

Comme nous ne verrons par la suite, les freins au développement d’une telle forme d’agriculture relèvent plus de la politique que de l’éthique : en effet ce mode de production agricole et la philosophie qui le sous-tends, représentent un danger pour l’économie de marché, puisqu’il est basé sur le principe d’échanges à court terme, de réciprocité et d’entraide. Alors que les multinationales de l’industrie agro-alimentaire cherchent à réduire les peuples en esclavage, le jardinage naturel libère chaque homme, chaque femme, de toute contrainte mercantile où qu’il ou elle se trouve de par le vaste monde
.

Les élèves turbulents, les fainéants, les derniers de la classe, en fait, ont laissé émerger l’idée que la nature peut subvenir seule à leurs besoins, et qu’il leur suffira de récolter ses bienfaits. Pour cela, ils se prévalent de la philosophie de Massanobu Fukuoka (dont on peut se demande s’il ont seulement ouvert un des livres)(Il écrit le livre La Révolution d’un seul brin de paille, publié en 1975 au Japon, qui raconte et théorise son expérience en agriculture naturelle). La médiacratie ordinaire, où de pseudo-journalistes, en mal d’idée, se contentent de copier des choses déjà écrites par ailleurs, a fait le reste. Les préceptes des mauvais élèves pourraient apparaître de nos jours comme l’exemple à suivre dans la pensée dominante écologiste moderne.

L’une de ces idées largement répandues semble inspirée du titre d’une de mes publications des années 1980 comme quoi, il ne faudrait plus travailler la terre. Or, Le Non-Travail du Sol était une boutade, pour marquer les esprits de l’époque qui imposaient le labour profond, et le bêchage des jardins selon la méthode à deux fers de bêche, qui consistait à enfouir la couche superficielle de terre riche en bio-éléments et en oxygène, et remonter à la surface la terre minérale anaérobie. Une parfaite stérilisation du sol !

J’expliquais toutefois dans cette plaquette (jugée subversive à l’époque) qu’il fallait remplacer les labours par un travail vertical du sol, soit par des outils à dents (cultivateur), soit par un labour superficiel avec des rotobêches.

Mais quand on est paresseux, on se contente de lire le titre d’un livre, sans même en lire la moindre ligne. En cela, ils pratiquent ce que Masanobu Fukuoka désignait comme Agriculture Sauvage Pure qui met en pratique le « non-agir » et qui conduit directement toute exploitation agricole menée ainsi à une reforestation en l’espace d’une quinzaine d’année, car quand la nature reprends ses droits, c’est la forêt primaire qui réapparaît.

L’idée que la nature serait une grande pourvoyeuse de ses bienfaits aux plus paresseux d’entre nous, et que le non agir permet des récoltes extraordinaires est une vue étroite de l’esprit de ceux qui, derniers de la classe, se sont endormis pendant qu’on leur expliquait le travail lié nécessaire à toute activité de jardinage.

Désormais, de nombreux amateurs qui n’ont lu, ni Rudolph Steiner, ni Masanobu Fukuoka, qui ne connaissent pas Maria Thun et aucun des pionniers de ces méthodes culturales, ne comprennent pas qu’elles sont étroitement liées à une philosophie et une approche globale du domaine. On applique donc des méthodes culturales sans en connaître le fondement, comme on utiliserait une recette de cuisine qui ne donnerait aucune proportion des divers éléments qui la compose.

Il s’en suit un certain nombre de déconvenues, c’est tout à fait logique.

Dans quelques jardins, les mulots et rats taupiers, attirés par les reliefs de cuisine laissé dans le composteur en plastique mangent toute les récoltes, dans d’autres jardins, la butte a fini par stériliser le sol, absorbant toute l’énergie de la biomasse dans une désespérée tentative de décomposer le bois qui la compose.

C’est ce qu’on appelle la pédagogie de l’échec !

Le jardinier débutant qui ne prends pas le temps de cultiver suffisamment son esprit pour s’imprégner de l’expérience des pionniers qui, depuis plus d’un siècle ont fait leur propre expérience, émaillée d’échecs cuisants, mais aussi couronnées de succès éclatants, ce jardinier-là, donc, va au devant de déceptions. Ces pionniers, dont la plupart sont aujourd’hui disparus, nous ont laissé le fruit de leurs recherches. Le jardinage respectueux de la nature n’est pas une suite de recettes, de techniques à appliquer sans réfléchir.

Le jardinage naturel commence par une longue période d’observation qui dépends du degré de connaissances, de l’apprentissage qui a été fait en matière d’agronomie et de botanique.

Puis viendra le temps des expérimentations, à comprendre comme telles : on ne maîtrise pas une science exacte en milieu naturel, on expérimente des techniques, liées à une façon de comprendre son milieu, et que l’on pense adaptées à notre situation.

C’est pourquoi celles et ceux qui se lancent, sans chercher à comprendre, dans les idées véhiculées par les tenants de ce qu’ils appellent la permaculture, vivent ce temps comme les enfants vivent la période des maladies infantiles. C’est un passage (qui n’est pas obligé) entre l’apprenti sorcier de la nature, et l’adulte qui a acquis la connaissance subtile de la nature qui entoure son domaine.

Parce que le domaine que l’on cultive évolue, au fil des saisons, des ans, de la perception que l’on a de l’espace, l’idée même de culture permanente est une hérésie infantile… qui même au retour de la forêt primaire dans tout domaine « cultivé » dans l’esprit du « non-agir ».

Masanobu Fukuoka est une des rares personnes à avoir consacré plus de cinquante années de sa vie à l’agriculture, considérée comme une voie d’accomplissement spirituel.

Célébré comme « Lao Tseu des temps modernes » pas ses compatriotes, pour sa sagesse paradoxale, il retourne aux sources mêmes des traditions agricoles, tout en étant à l’avant garde de la civilisation industrielle.




Masanobu Fukuoka

Il renverse les idées préconçues et les réductions rationalistes du monde, pour nous faire découvrir les racines d’un mode de vie saine et authentique, nous fournissant les preuves que de la vérité qu’il avance, par sa pratique de l’agriculture.

Fukuoka à appris à ne pas demander l’impossible à la nature, et il obtient, en retour des rendements incroyablement élevés. Au lieu de s’efforcer d’en faire toujours un peu plus, il recherche le moyen d’en faire moins, de mettre fin aux travaux inutiles, et, cependant, sa terre s’enrichit d’année en année.

Il nous offre l’image stimulante d’une terre convenablement gérée, pierre angulaire d’une société de suffisance, de permanence, et permettant l’auto-régénération.

Microbiologiste de formation et spécialiste en phytopathologie, il travaille au Bureau des Douanes de Yokohama, à la Division de l’Inspection des Plantes. Rapidement, il commence à douter des progrès apportés par l’agriculture scientifique (dépendante du travail de la terre, des engrais et des pesticides chimiques), et démissionne alors de son poste. Il décide de retourner sur la ferme de son père, sur l’île de Shikoku. Dès lors, il consacre sa vie à développer une agriculture plus conforme à ses convictions, qu’il qualifiera d’agriculture naturelle. Ses recherches, inspirées de ses racines culturelles zen, taoïste, shinto, bouddhiste, vont dans le sens d’une unification spirituelle entre l’Homme et la Nature. À partir des années 1980, ses expériences rencontrent progressivement une reconnaissance mondiale, et il multiplie les conférences et les rencontres internationales. Sa ferme devient un lieu d’échange sur ses pratiques pour les experts et les curieux venus du monde entier.

« …répandre de la paille… est le fondement de ma méthode pour faire pousser le riz et les céréales d’hiver. C’est en relation avec tout, avec la fertilité, la germination, les mauvaises herbes, la protection contre les moineaux, l’irrigation. Concrètement et théoriquement, l’utilisation de la paille en agriculture est un point crucial. Il me semble que c’est quelque chose que je ne peux faire comprendre aux gens. »
« Faire pousser des arbres sans élagage, sans fertilisant ni pulvérisations chimiques n’est possible que dans un environnement naturel. »
« Comme la nourriture naturelle peut être produite avec le minimum de coût et d’effort, j’en déduis qu’elle devrait être vendue meilleur marché. »
En laissant faire la nature, et en limitant au maximum les interventions humaines nécessaires, il réalise que le rendement de sa production de riz est meilleur qu’en agriculture classique. Même sans apport extérieur, sa méthode d’agriculture a pour principal effet d’enrichir le sol plutôt que de l’épuiser.

Selon lui, l’esprit de discrimination, qui frappe l’ensemble de nos sociétés, a touché aussi l’agriculture productiviste moderne, et en explique les dérives. L’esprit de non-discrimination permet à l’homme attaché à la nature de la percevoir comme un tout non différentiable. Le Sūtra du Cœur, qu’il cite, essence du bouddhisme mahayana, résume l’esprit et la pratique de cet ancien chercheur en pathologies des plantes. Sa référence à Dieu sera plus marquée dans son dernier livre. Son premier ouvrage offre un éclairage simple et clair sur l’évolution de l’agriculture japonaise et mondiale.

En 1988 il a reçu le prix Ramon Magsaysay pour ses travaux et services rendus à l’humanité.

Beaucoup de travail a été fait pour adapter la méthode Fukuoka aux conditions de l’agriculture européenne, entre autres les recherches des français Marc Bonfils et Claude Bourguignon, du travail de Emilia Hazelip, qui au cours de nombreux stages en France, en Espagne, et aux États-Unis, ont repris les fondamentaux du travail de Fukuoka.

L’approche de Rudolf Steiner

Le philosophe et scientifique allemand a répondu à l’attente des agrobiologistes de son époque, en réfléchissant sur des règles qui devaient leur permettre de travailler, tout en respectant la terre qui leur était confiée, et de créer des espaces voués à la production de nourriture saine, qui bénéficierait au maximum des différentes énergies potentielles des plantes.

Visionnaire – n’avait-il pas annoncé, au début du siècle, que si l’on donnait à consommer de la viande à un bovin, le système digestif de ces herbivores sécréterait des substances, aujourd’hui nommées Prions, néfastes à l’homme… ? – il livra, au cours d’un cycle de conférences un certain nombre de règles à respecter, ainsi que des recettes, favorisant la relation entre les plantes et le cosmos, et leur permettant de bénéficier au maximum de toutes les énergies, et par voie de conséquence, de les restituer à l’homme.

L’ensemble de ce qu’il délivra, après avoir été adopté par de nombreux agrobiologistes, détermina les travaux de Maria Thun : elle dirige inlassablement, en Suisse, des recherches sur les effets de la biodynamie, prouve la réelle action des pratiques. Visibles notamment grâce à la cristallisation sensible. Son calendrier des travaux est suivi par tous les agriculteurs en biodynamie, ainsi que de nombreux jardiniers, (qui, toutefois, l’emploient souvent sans en connaître toutes les possibilités…) avec des résultats plus que probants.

Les légumes, les fruits, les céréales, mais aussi les animaux qui sont issus de l’agriculture biodynamique ne sont pas seulement plus sains parce qu’ils ne contiennent aucun résidu de pesticides, mais ils sont aussi meilleurs, car à tout moment de leur élaboration, le paysan aura pris soin qu’ils bénéficient des forces positives du cosmos, dont ils sont issus, et de l’ensemble des forces magnétiques et telluriques.

A long terme, ces méthodes permettent aussi un travail moins contraignant, car la terre, cesse d’être considéré – à tort – comme un support inerte ; elle est reconnue comme un lieu vivant, de plus en plus aisé à travailler, et de plus en plus productif. Enfin, et ce n’est pas négligeable ! dans ce milieu équilibré où les plantes bénéficient de toute leur énergie, les maladies et les ravageurs se font de plus en plus discrets.

L’approche biodynamique, permet de mieux sentir les différents mécanismes qui gèrent la nature. Elle aide à prévenir plutôt que guérir, et le néophyte trouvera facilement une ressemblance avec l’homéopathie. A juste titre … !

***********

Hippocrate le disait :

J’ai écrit tous les textes qui composent ce blog dans un ouvrage publié pour la dernière fois en 1998, sous le titre Le Jardinage Naturel, à l’époque où je mettais en pratique mes connaissances en biodynamie et permaculture, au Jardin du Mont des Oiseaux, dans le sud de la Haute-Garonne, en cultivant des milliers d’espèces de plantes vivaces rares, des plantes aromatiques, et des légumes anciens.

Notre nourriture est notre premier médicament. Un bon aliment doit être sain, équilibré, riche et appétant. La civilisation ultra-libérale des multinationales de l’agro-alimentaire privilégie trop l’aspect, la conservation et l’aptitude au transport de nos aliments, au détriment de leur valeur alimentaire et énergétique. La recherche de profits a pris le pas sur la nécessité de nourrir.

Tout comme se développe mens sani in corpo sano*, un aliment sain et équilibré pousse dans un sol sain et équilibré. Un sol sans pesticide, où la richesse de la biomasse est entretenue, et sur lequel pousse une végétation abondante et variée. De même, les animaux de la ferme, destinés à l’alimentation humaine seront élevés dans tout l’espace qui est nécessaire à leur bien-être, ils seront nourris de façon équilibrée, saine et énergétique. Il leur sera permis de vivre en harmonie avec les autres espèces animales de la ferme, dans un environnement riche et varié.

Le fermier au soin de préserver la faune et la flore naturelle du site où il élèvera les plantes et les animaux destinés à l’alimentation humaine. Mieux : il s’efforcera d’en favoriser une plus grande diversité.

Pour ma part, j’ai essayé de développer une forme différente d’agriculture, afin de produire une alimentation qui soit plus qu’une simple nourriture : un apport équilibré, répondant aux besoins de notre organisme, et nous procurant l’énergie qui nous permet de vivre sereinement, en harmonie avec les éléments qui nous entourent. Plus qu’une agriculture différente, on peut parler de culture agricole respectueuse : respectueuse de l’environnement, du consommateur, du produit.

Venez à présent, je vous invite à découvrir
Le Jardinage Naturel https://jardinagenaturel.wordpress.com/category/01-la-philosophie/
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http://le-catharose.blogspot.be/
 
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