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 Le Sermon sur la montagne d'après la Védanta

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MessageSujet: Le Sermon sur la montagne d'après la Védanta    Sam 25 Juin 2016, 09:24

Le Sermon sur la montagne d'après la Védanta

Swami Prabhavananda, moine hindou, prône le Sermon comme s'il faisait partie de ses Ecritures.
Cette belle interprétation par Swami Prabhavananda est formulée non comme une idéal lointain,
à peine accessible mais un programme pratique pour la vie de tous les jours.
Le rendu de cette grande Ecriture est si claire que de nombreux chrétiens trouveront grâce à elle
une approche plus simple et plus directe de l'enseignement de leur Maître.



catalogue

Henry James FORMAN.PREFACE DE L’EDITION ORIGINALE a écrit:



Un livre consacré au Sermon sur la Montagne, qui est au cœur même de
l’enseignement chrétien, ne devrait pas être une nouveauté pour une
communauté chrétienne. Mais qu’il ait été écrit par un swâmi hindou, un
tenant du Védanta et de l’Evangile de Çri Râmakrichna, un livre ne faisant
pas seulement qu’interpréter, mais prônant le Sermon comme s’il faisait
partie de ses Ecritures, le moins que l’on puisse dire, est que c’est
assurément inhabituel.

Belle comme est en soi cette interprétation, elle est formulée par Swâmi
Prabhavânanda non comme un idéal lointain, à peine accessible (ce qui
est dans la manière de la plupart des Occidentaux qui lisent le Sermon),
mais comme un programme pratique pour la vie et la conduite de tous les
jours. Le rendu que donne le swâmi de cette grande Ecriture est si clair
que de nombreux Chrétiens trouveront grâce à elle une approche plus
simple de l’enseignement de leur Maître, plus direct qu’aucun de ceux
qu’ils avaient trouvés auparavant.

Le Védanta enseigne que la nature réelle de l'homme est divine et que le
but principal, le seul but réel de la vie humaine, est de déployer et de
manifester cette divinité. Pour le Védantiste, dont le seul but est la
réalisation de Dieu, il n’y a là rien de surprenant. Le sannyâsin de l’Ordre
de Râmakrichna, auquel appartient le Swâmi Prabhâvananda, suit le
chemin de la perfection chaque jour de sa vie ; il prie chaque jour
pendant sa méditation pour qu’il puisse triompher du sens de l’ego,
s’abstenir de trouver des défauts chez les autres et de les critiquer, et
acquérir de l'amour et de la sympathie pour tous. Le Védantiste ne peut
s’asseoir pour méditer avant d’avoir débarrassé son mental de toutes ses
haines et de ses ressentiments. La littérature de l’Ordre de Râmakrichna,
comme par exemple l’Evangile de Çri Râmakrichna, les écrits de Swâmi
Vivekânanda, ce petit livre inestimable du Swâmi Prabhavânanda,
l’Eternel Compagnon, tous sont remplis d’enseignements semblables à
ceux du Sermon et d’autres parties de la Bible.

La religion est un fait constant de la vie humaine. Les prescriptions du
Sermon peuvent être vécues aujourd’hui et elles le sont. Cela dépend de
l’esprit avec lequel elles sont acceptées. Swâmi Prabhavânanda et ses
frères védantistes les acceptaient avec réalisme. C’est probablement la
raison pour laquelle des personnes de croyances diverses et des sectes
chrétiennes, qui viennent assister aux conférences sur le Védanta,
trouvent souvent que leurs propres croyances leur semblent
soudainement plus claires et plus lumineuses et que leur compréhension
atteint une pénétration plus profonde.

En peu de mots, le Védanta ne vient pas en Occident pour supplanter
aucune religion, mais pour apporter une spiritualité plus tangible à ceux
qui la recherchent. Son but n’est pas de faire du prosélytisme, mais
d’aider un homme à réaliser la divinité qui est en lui. Il prétend, non sans
raison, qu’elle est la philosophie religieuse la plus pratique. Et c’est ce que
Swâmi Prabhavânanda nous apporte avec succès dans son interprétation
remarquablement réussie et lucide du Sermon sur la Montagne.


INTRODUCTION

DE SWAMI PRABHAVANANDA a écrit:
Ce livre est basé sur les conférences que j’ai données et dont le sujet était
le Sermon sur la Montagne. Celles- ci ont été revues et augmentées pour
y ajouter des enseignements qui n’avaient pas été déjà commentés. Le
Sermon sur la Montagne représente pour moi l'essence de l’Evangile du
Christ. Il est reproduit ici dans sa totalité, tel qu’il a été énoncé, afin que
les paroles du Christ puissent être lues dans leur suite naturelle et que
l’unité de son message soit vue clairement.
Je ne suis pas un chrétien, je ne suis pas un théologien, je n’ai pas lu les
interprétations de la Bible des grands érudits chrétiens. J’ai étudié le
Nouveau Testa ment comme j’ai étudié les Ecritures de ma propre
religion, le Védanta. Le Védanta, qui fait suite aux Védas, les plus
anciennes Ecritures hindoues, enseigne que toutes les religions sont
vraies pour autant qu’elles mènent à l’unique et même but, la réalisation
de Dieu. Ma religion accepte et vénère en conséquence tous les grands
prophètes, les maîtres spirituels et les aspects de la divinité adorée dans
les différentes croyances, les voyant comme des manifestations de la
Vérité sous-jacente.
Comme jeune moine, je vivais en association étroite avec la plupart des
disciples monastiques de Çri Râmakrichna, le fondateur de l’ordre auquel
j’appartiens. Ces saints hommes vivaient dans la conscience de Dieu et
nous enseignaient les méthodes par lesquelles on peut atteindre l’état
ultime et béni de l’union mystique, le samâdhi, comme le Védanta
l’appelle. J’ai essayé d’aborder les enseignements du Christ par ce que j’ai
vu chez ces saints hommes et par la compréhension que j’ai gagnée en
m’asseyant à leurs pieds. C’est pourquoi j’ai cité souvent les paroles de Çri
Râmakrichna et de ses disciples pour m’aider à expliquer les vérités du
Sermon sur la Montagne.
Un des disciples de Çri Râmakrichna était mon maître, Swâmi Brahmânanda.
Bien qu’il n’ait pas étudié la Bible, il enseignait de la même
manière que le Christ, d’après sa propre expérience, et il utilisait presque
les mêmes mots. Mon maître avait vu le Christ dans une vision spirituelle,
et il célébrait la fête de Noël en offrant un culte spécial à Jésus, une
coutume qui a été gardée jusqu’à maintenant dans tous les monastères
de l’Ordre de Râmakrichna. Des fruits, du pain et des gâteaux étaient
offerts pour la circonstance, à la manière hindoue. Il y avait souvent une
conférence sur le Christ ou l’histoire de la Nativité, ou bien on lisait le
Sermon sur la Montagne.
L’une de ces célébrations pour la Noël, la première à laquelle j’assistai,
eut une grande portée pour la signification que le Christ pouvait avoir
pour moi. Elle eut lieu en 1914, à Belur Math, près de Calcutta, où se
trouvent les quartiers généraux de notre Ordre. Je venais d’entrer au
monastère quelques jours avant. A la veillée de Noël, nous nous réunîmes
autour d'un autel sur lequel on avait placé un tableau représentant la
Vierge et l'Enfant. Un des moines aînés célébra le culte en offrant des
fleurs, de l’encens et de la nourriture. De nombreux disciples suivirent la
cérémonie parmi lesquels mon maître qui était le Président de l’Ordre.
Après que nous nous fûmes assis en silence, mon maître dit : « Méditez
sur le Christ en vous et ressentez sa présence vivante. » Une atmosphère
spirituelle intense s’étendit dans toute la salle du culte. Nos esprits furent
élevés et nous nous sentîmes transportés dans un autre niveau de
conscience. Je réalisai pour la première fois que le Christ est nôtre, autant
que Krichna, Bouddha ou les autres grands maîtres illuminés que nous
vénérons. Comme Hindou, on m’enseigna dès l’enfance à respecter tous
les idéals religieux, à reconnaître la même inspiration divine dans toutes
les croyances. Ainsi je n'aurais jamais pu considérer comme un étranger le
Christ venant comme une manifestation de la Divinité. Mais pour en avoir
une expérience vivante et personnelle, il me fallait l’augmentation
tangible de la conscience provenant du culte en cette veillée mémorable
de Noël.
Une liaison spirituelle intime a existé depuis de nombreuses années entre
le Christ et mon ordre monastique, commençant avec son fondateur, Çri
Râmakrichna, à qui on avait rendu un culte divin de son vivant et qui avait
été reconnu de plus en plus largement, depuis son dé part en 1886, comme une Incarnation de Dieu.
Parmi les nombreux saints et maîtres illuminés de l’histoire du Védanta,
Çri Râmakrichna exprima dans sa vie, à
un degré plus élevé qu’aucun autre, l’idéal de la religion et de l’harmonie
universelles. Il pratiqua non seulement les disciplines des différentes
sectes à l’intérieur de l'Hindouisme, mais également celles des
Musulmans et des Chrétiens. Il parvint à la réalisation suprême de Dieu
par chaque voie religieuse et fut ainsi à même de pro clamer avec
l’autorité de l’expérience directe : « Autant de religions, autant de
chemins pour atteindre le même but unique. »

C'est en 1874 que Çri Râmakrichna s’intéressa activement au
Christianisme. Un dévot qui allait voir le Maître au temple-jardin de
Dakshineshwar, près de Calcutta, lui expliquait la Bible en bengali. Un jour,
alors que Çri Râmakrichna était assis dans le salon de la maison d’un autre
dévot, il vit un tableau représentant la Vierge et l’Enfant. S’absorbant
dans la contemplation du tableau, il le vit soudainement s’animer et
resplendir de lumière. Un amour extatique pour le Christ emplit le cœur
de Çri Râmakrichna et il eut la vision d’une église chrétienne où les dévots
brûlaient de l’encens et allumaient des cierges devant Jésus. Çri
Râmakrichna resta trois jours sous le charme de cette expérience. Le
quatrième jour, alors qu’il marchait dans un bosquet à Dakshineshwar, il
vit une personne d'une apparence sereine s’approcher de lui en le fixant.
La réalisation lui vint du plus profond de son cœur : « C’est Jésus qui
versa son sang pour la résurrection de l’humanité.
Ce n’est personne d’autre que le Christ, la personnification de l’amour.
» Le Fils de l’Homme embrassa alors Çri Râmakrichna et se fondit en lui,
et Çri Râmakrichna entra en samâdhi, l’état de conscience
transcendentale. C’est ainsi que Çri Râmakrichna fut convaincu de la
divinité du Christ.
Peu de temps après la mort de Çri Râmakrichna, neuf de ses jeunes
disciples se réunirent une nuit d’hiver devant un feu sacré pour prendre
leurs vœux de renonce ment formel. Comme moines, ils devaient
désormais servir Dieu. Leur chef, le futur Swâmi Vivekânanda, raconta à
ses frères l’histoire de la vie de Jésus, leur demandant de devenir eux mêmes
des Christs, de prendre l’engagement d’aider à la rédemption du
monde et de faire abnégation d’eux-mêmes comme Jésus l’avait fait.
Les moines s’aperçurent plus tard que ce soir-là avait été la veille du Noël
chrétien, un jour très favorable pour prendre leurs vœux.
Ainsi, depuis les premiers temps de notre Ordre, le Christ a été honoré et
vénéré par nos swâmis comme l’un des plus grands maîtres illuminés.
Beaucoup parmi nos moines citent les paroles du Christ pour expliquer et
illustrer les vérités spirituelles, reconnaissant une unité essentielle entre
son message et le message de nos voyants hindous et de nos sages.
Comme Krichna et Bouddha, le Christ ne prêcha pas un simple évangile
moral ou social mais un message spirituel n'admettant aucun compromis.
Il déclara que Dieu peut être vu, que la perfection divine peut être
atteinte. Il enseigna le renoncement au monde, la contemplation de Dieu
et la purification du cœur par l’amour de Dieu, pour que les hommes
puissent atteindre le but suprême de l’existence. Ces vérités simples et
profondes, répétées plusieurs fois dans le Sermon sur la Montagne,
constituent son thème sous-jacent, comme je vais essayer maintenant de
le montrer.

INTRODUCTION
DE SWAMI PRABHAVANANDA.
CHAPITRE I : Les Béatitudes Saint Matthieu, 5:1-
CHAPITRE II : Le Sel de la Terre Saint Mathieu, 5 :13-37.
CHAPITRE III : Ne pas résister au Mal Saint Matthieu, 5:38-47
CHAPITRE IV : Soyez parfaits Saint Matthieu, 5:48-6:8
CHAPITRE V : Le Notre Père Saint Matthieu, 6:9-13
CHAPITRE VI : Dieu et Mammon Saint Matthieu, 6:14-34
CHAPITRE VII : Etroite est la Porte Saint Matthieu, 7:1-29

en PDF ICI
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