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 JARDIN DE PHILOSOPHIE SAUVAGE

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MessageSujet: JARDIN DE PHILOSOPHIE SAUVAGE   Lun 09 Jan 2017, 08:56




" Philosophie ": le terme évoque la rigueur de la pensée et l'austérité. Tout le contraire de " sauvage ", qui renvoie au naturel, au spontané. Alors, que peut être une " philosophie sauvage " ? Quel peut être le champ d'expansion, d'expression et de recherches de cette philosophie aux apparences si paradoxales, voire contradictoires ? Ces Fondements, composés par Alain Sournia, prétendent justement délimiter les contours de ce qui doit être considéré tout autant comme un retour aux premiers âges de la discipline, à cette jeunesse de tous les possibles, tout autant que comme un dépassement de la philosophie depuis trop longtemps rattachée exclusivement à l'Occident. Remise en cause de la genèse hellène de cette matière, critique des schémas binaires, l'information comme grandeur universelle, miracle et fragilité des émergences, enfin hypothèses sur l'avenir de la pensée: cinq essais mutuellement complémentaires.





Alain SOURNIA
Jardin-dictionnaire
de philosophie sauvage


Ceci est un jardin parce que l'on s'y promène avec agrément parmi des
productions d'origines très diverses qui toutes, d'une manière ou d'une
autre, enrichissent l'esprit.
Les sujets sont plutôt "philosophiques" au sens de la conversation
courante mais les auteurs cités ne sont pas tous des philosophes. Des
idées académiques ou somnifères se retrouvent désarmées, toutes nues.
Des points de vue d'horizons distants viennent à voisiner. Les
traditionnelles frontières entre sciences, comme les sacro-saintes
frontières entre science, poésie, religion et arts sont oubliées, sous la
réserve que "l'on peut parler de tout, mais pas n'importe comment"
(l'auteur dans sa Courte histoire du réel). Enfin, si tous les égards sont
rendus aux premiers penseurs grecs —pas nécessairement aux plus
célèbres d'entre eux— le monopole occidental n'en est pas moins aboli.
Oui, vous y êtes ! dans le bréviaire de la "Philosophie sauvage" ou
PhS, à ceci près que les idées peuvent y être présentées par antithèse,
par ironie. C'est à vous que revient l'opinion.
D'autre part, les citations sont présentées alphabétiquement,
comme dans un dictionnaire, pour la commodité du lecteur.
Une somme aussi cosmopolite de quelque 5 000 pensées est
nécessairement riche, peut-être fabuleuse. Même si la magique Toile a
déjà entrebâillé l'accès à la mémoire de l'humanité, la présente collection
demeure, pour quelque temps, plus "intelligente", du moins plus
sélective qu'un travail d'ordinateur. Comme toute la PhS, elle veut servir
à une Histoire de la pensée.
Il y a plus, bien davantage si l'on jette un œil au Jardin dans son
ensemble, dans son éclectisme même. Toutes ces lumières qui clignotent
dans le temps et dans l'espace, comme ce montage célèbre de
photographies satellitaires nocturnes (en couverture) qui révèle l'activité
humaine en négatif..., seraient-ce les lumières d'un nouvel humanisme ?
Certes pas l'humanisme bcbg d'autosatisfaction, à la gloire de cet Homo
autoproclamé sapiens, espèce géniale et obtuse, menacée et menaçante
… Mais "humanisme" est tombé dans la bouillie. Humanitude ?

Présentation
Les éditions précédentes du Jardin (toutes sur www) comportaient une présentation fournie de la"Philosophie sauvage" (PhS), présentation rendue obsolète par la publication effective, bien que chez des "petits éditeurs" ou micro- ou para-éditeurs, la publication donc de…,
― ... du "Manifeste" dans les Fondements d'une philosophie sauvage (2010),
― de la "Présentation" liminaire des Exercices de philosophie sauvage ( 2014),
― du "Système" qui clôt les mêmes Exercices.
Aussi vais-je m'y prendre autrement ici, et très brièvement : au second degré, comme de l'extérieur, et intelligemment comme le ferait, enfin ! un honnête et clairvoyant commentateur.
On n'est jamais mieux servi que par soi-même, dit-on ―et ce n'est que justice parce que l'on n'est également jamais mieux trahi.
La "Philosophie sauvage" (PhS) en trois mots
Il y a toujours eu, de par la Planète, des gens plus curieux, plus instruits et plus éveillés que les autres, qui ont voulu faire connaître leur vision du monde mais, pour raisons diverses, n'y sont point parvenus. Ils ont écrit un ou quelques ouvrages, ceux-ci ont éventuellement rencontré quelques lecteurs et disparu des mémoires humaines en une génération. C'est ainsi qu'aujourd'hui la Planète scintille obscurément, disons virtuellement, d'un grand nombre d'excellentes visions
du monde : souvent issues de chercheurs professionnels (ceux-ci étant devenus assez nombreux), bien documentées, témoignant d'un besoin de remise à zéro des principes, des savoirs et des manières de penser. Songeons, esprits larges et empreints de la mansuétude confucéenne, que telle était déjà l'attitude de ce misérable Descartes !
La PhS est l'une de ces visions. Son auteur, à l'image du cas ci-dessus, non agréé donc, a néanmoins produit neuf ouvrages entre 1980 et 2014 ou sept entre 2007 et 2014 dans une catégorie tenue pour bâtarde : "scientifique" et "philosophique". En outre, un gros recueil universel de citations, le présent Jardin-dictionnaire, en ligne sur deux sites www. Au total, une petite œuvre ―car c'en est une― qui a son unité (l'homme pensant), sa méthode (le Manifeste, etc.), son originalité novatrice (dans l'antinomie provocatrice de son intitulé : "philo" et "sauvage"), son système enfin, dûment publié, ce qui n'est pas courant.
Le philosophe sauvage se pose les questions de tout le monde depuis toujours (que suis je, qui suis-je, que sais-je ? etc.). Il déplore que la corporation des spécialistes en charge de ces questions, les philosophes, n'ait abouti à rien malgré ses prétentions et continue de se gargariser de considérations au douzième degré en négligeant de regarder à ses pieds (une vieille histoire), de regarder la nature. Autrement dit, le philosophe sauvage conteste le monopole de sagesse auto-concédé à la philosophie institutionnelle. Il a compris, lui, qu'une certaine entourloupe a
perverti la réflexion, voici vingt-cinq siècles ―lisez, lisez donc la PhS pour en savoir plus !― et que l'édification d'une frontière imaginaire entre un Orient et un Occident… ―même suggestion.
Unité de la connaissance ! La classification des sciences, comme les "arbres de
science", n'ont de raison d'être qu'opérationnelle, donc transitoire. Science, religion, poésie…, physique quantique et cosmologie…, murailles et barbelés…, tout est à démanteler et remplacer par une "logique systémique" autrement fondée, autrement rigoureuse. "On peut penser n'importe
quoi, mais pas n'importe comment" : comme n'a pas dit Wittgenstein mais la PhS. La pluridisciplinarité sera totale. Proclamons tout-de-go la "non-disciplinarité", au mépris de la distinction entre des sciences dites de l'homme et d'autres dites exactes —ridicule suprême― comme si toutes les sciences n'étaient pas humaines et comme si aucune d'elles pouvait se prétendre exacte…

suite et source https://philosophiesauvage.files.wordpress.com/2016/03/jardin-2016-pdf.pdf

Citation :
Manifeste de philosophie sauvage
Ce dernier chapitre est l’épilogue de cet ouvrage et des deux autres traités du même auteur : Voyage en pays présocratique et Mini-traité du moi qui résume en 27 points les grands courants de l’histoire de la pensée. Cette philosophie sauvage s’oppose à la philosophie traditionnelle, il reconnait à cette dernière le monopole de la méthode mais lui dénie l’accès à une réalité objective.
L’auteur s’est largement prémuni contre toute critique en reconnaissant par avance la possibilité d’erreurs, de lacunes, de choix arbitraires, en refusant de jouer le jeu de la philosophie académique, en admettant que ses idées n’obéissent pas toujours à un ordre délibéré, choix cohérents en effet chez un auteur qui veut pointer les limites de la logique. Mais on note également une tendance à l’autosatisfaction, en dépit d'une insistance sur la modestie de sa philosophie, montrant combien ses points de vue sont novateurs, courageux, appréciables et échappant à l’ennui des questions oiseuses de la métaphysique. Si l’auteur s’amuse indéniablement, on peut toutefois s’interroger sur la portée d’un tel essai. Rappelons que Bréhier dans son Histoire de la philosophie publiée dès 1931 reconnaissait déjà le rôle des présocratiques et de la philosophie orientale sans se targuer d’une quelconque originalité. Si les qualités de candide de l’amateur peuvent servir de révélateur, les erreurs importantes dues à un manque d’analyse approfondie des grands textes nuisent à la démarche. On ne peut comprendre une pensée à partir de citations présélectionnées par d’autres ou tirées de résumés destinés à des encyclopédies. Quant à la solution évidente proposée par Sournia, on ne laisse pas finalement de s'interroger sur son sens et son contenu et de continuer à ne pas très bien saisir ce qu’est, par exemple, « un ensemble bien ficelé ».
Valérie Saint-Genis
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http://le-catharose.blogspot.be/
 
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