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 DES PHARAONS ET DES REINES

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AMBRE

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MessageSujet: DES PHARAONS ET DES REINES   Mar 05 Juin 2007, 10:00

Égypte et Tradition Primordiale

par Christian Rebisse
extraits choisis
La Tradition Primordiale


On s'est beaucoup interrogé sur les origines du Rosicrucianisme. Si la plupart des chercheurs s'accordent pour situer ses débuts historiques au XVIIe siècle, on peut néanmoins déceler la genèse de ce mouvement dans un passé plus lointain. Telle était l'opinion de Michael Maier. Dans son ouvrage Silentium post clamores (1617), il présentait les origines du Rosicrucianisme comme égyptiennes, brahmaniques, issues des Mystères d'Eleusis et de Samothrace, des Mages de Perse, des Pythagoriciens et des Arabes. Quelques années après la publication de la Fama Fraternitatis (1614) et de la Confessio Fraternitatis (1615), Irenaeus Agnostus, dans Le bouclier de la vérité(1618), n'hésite pas à présenter Adam comme le premier représentant de l'Ordre. Les Manifestes rosicruciens ne sont pas sans faire référence à leur source : « Notre philosophie n'est rien de nouveau, elle est conforme à celle dont Adam hérita après la Chute, et que pratiquèrent Moïse et Salomon ».

Adam, l'Égypte, la Perse, les sages de la Grèce, les Arabes ne sont pas évoqués sans raison en relation avec les origines du Rosicrucianisme. Celles-ci font référence à un concept qui était très répandu avant son avènement, celui de Tradition Primordiale. Cette notion a fait son apparition à la Renaissance. A cette époque, on redécouvre le Corpus Hermeticum, un ensemble de textes mystérieux attribués à un prêtre égyptien, Hermès Trismégiste. Dès lors, cette notion de révélation primordiale, dont l'Égypte aurait été le berceau, connaîtra un retentissement considérable.

Il n'est pas dans mon propos de brosser le tableau de l'ésotérisme égyptien, mais plutôt de montrer comment cet héritage s'est transmis. La route qui relie l'Égypte à l'Occident est longue et offre un paysage varié. Nous n'en décrirons pas toutes les vallées, car ce tableau occuperait un volume entier. Cependant, les quelques escales que nous ferons permettront de comprendre les origines de la Rose-Croix. Il m'a semblé que pour entreprendre un tel voyage, il était nécessaire de suivre un guide, et Hermès m'a paru être le personnage le plus indiqué en la matière. En effet, l'histoire et les mythes relatifs à ce personnage sont particulièrement riches d'enseignement concernant le propos qui est ici le nôtre.

Depuis l'Antiquité, on admire l'Égypte pour sa civilisation. Ses Écoles de Mystères, à la fois universités et monastères, étaient les gardiennes de ses connaissances. Ces Écoles connurent un rayonnement particulier sous l'égide d'Akhénaton (~1353-~1336), lorsqu'il y introduisit la notion de monothéisme. Avec ses cultes mystérieux, la religion égyptienne intrigue. Dans le panthéon égyptien, Thot, le dieu à tête d'ibis, jouit d'une aura particulière. Scribe du Tribunal divin, il est considéré comme l'inventeur de l'écriture et personnifie la médecine, l'astronomie et la magie. Il est la Lumière de Rê dans son aspect nocturne, ce qui fait de lui l'initiateur aux Mystères. Il est l'époux de Maât, la déesse de la Justice et de la Vérité. Ces qualités font de lui l'emblème des Mystères de l'Égypte, et c'est peut-être la raison pour laquelle Thot connaîtra bientôt d'étranges métamorphoses.


Les Grecs et l'Égypte


Pour Hérodote, les Mystères de la Grèce doivent beaucoup à l'Égypte. Les grands sages de la Grèce antique vinrent chercher la connaissance auprès des sages égyptiens. Beaucoup d'entre eux furent initiés à leurs Mystères et assurèrent ainsi la transmission des connaissances égyptiennes vers le monde hellénique. Le premier des sept sages, Thalès de Milet (~624-~548), fréquente leurs prêtres et mesure les pyramides avec Solon. Plutarque déclare que c'est Thalès qui a rapporté en Grèce la géométrie égyptienne. Solon (v. ~640-~558) vient plusieurs fois en Égypte et s'entretient de philosophie avec les prêtres. C'est lui qui transmet les récits concernant l'Atlantide aux Grecs, que Platon reprendra bientôt dans le Timée et le Critias. Thalès exhorte Pythagore à se rendre en Égypte. Selon Jamblique, Pythagore a étudié dans les temples égyptiens pendant vingt-deux ans. Après son départ, il s'installe à Crotone, en Italie, pour y fonder une école où il enseigne comme on le fait dans les Écoles de Mystères égyptiennes. Pour Apollon de Rhodes, Hermès, par le biais de son fils Aithalides, est l'ancêtre direct de Pythagore.

Diodore de Sicile indique qu'Orphée voyagea en Égypte et fut initié aux Mystères d'Osiris. De retour dans son pays, il institue de nouveaux rites, les Mystères orphiques (vers le VIe siècle av. J.-C.). Plutarque précise que les Mystères orphiques et bachiques sont en réalité d'origine égyptienne et pythagoricienne et Diodore de Sicile rapporte que les Athéniens observent à Éleusis des rites semblables à ceux des Égyptiens. Au Ve siècle av. J.-C., Hérodote visite l'Égypte. Il assiste aux rites et s'entretient avec les prêtres. Dans ses récits, il évoque les Mystères d'Osiris qui se célèbrent à Saïs. Le philosophe grec Démocrite d'Abdère (v. ~460-~370), découvreur de l'atome, fut lui aussi initié dans les temples égyptiens et l'élève des géomètres du pharaon. Platon (~427-~347) serait resté trois ans en Égypte et aurait été initié par les prêtres. L'un de ses disciples, Eudoxe de Cnide (v. ~405-~355), mathématicien et géomètre, fit aussi le voyage vers les terres du Nil. Il y fut initié, tant sur le plan scientifique que spirituel. Strabon fréquenta lui aussi les prêtres d'Héliopolis pendant treize ans.


Thot-Hermès


Peu à peu, les Grecs s'approprient les héros et les dieux les plus célèbres de l'Égypte. A partir du IIe siècle av. J.-C., Hermès, fils de Zeus et de la nymphe Maïa, est regardé comme un descendant de Thot. Le dieu égyptien aurait eu pour fils Agathodemon, qui engendra lui-même un fils nommé Hermès. Ce dernier, considéré comme le second Hermès, est qualifié de Trismégiste, c'est-à-dire « Trois fois grand ». Hermès est le guide des voyageurs vers l'autre monde. Zeus l'a doté de sandales ailées qui lui permettent de se déplacer à la vitesse du vent. Bientôt, Thot et Hermès sont regardés comme un seul et même personnage. ...
deuxième extrait:


Idris-Hermès


Le VIIe siècle marque le début de l'Islam. Bien que le Coran ne fasse pas référence à Hermès, les hagiographes des premiers siècles de l'Islam identifient le prophète Idris, mentionné dans le Coran, à Hermès et à Hénoch. Cette assimilation permet à l'Islam de se relier à la Tradition helléno-égyptienne. Dans l'Islam, Idris-Hermès est présenté à la fois comme un prophète et comme un personnage intemporel. Il est quelquefois assimilé à Al-Khezr, le mystérieux médiateur, le sage ayant initié Moïse et qui, dans le Soufisme, joue un rôle fondamental en tant que manifestation du guide personnel réf. (4).

Abu Ma'shar, un astrologue persan du VIIIe siècle, qui deviendra célèbre en Europe sous le nom d'Albumasar, formule un récit retraçant une généalogie d'Hermès. Ce texte, qui s'instaura dans le monde arabe, distingue trois Hermès successifs. Le premier, Hermès le Majeur, aurait vécu avant le Déluge ; il est identifié à Thot et présenté comme le civilisateur de l'humanité, celui qui fit construire les pyramides et y grava les hiéroglyphes sacrés de l'Égypte pour les générations futures. Le second vécut à Babylone après le Déluge ; il fut un maître en médecine, en philosophie et en mathématiques. Il aurait été l'initiateur de Pythagore. Enfin, le troisième Hermès est présenté comme le continuateur de ses prédécesseurs en tant que civilisateur. Ce fut un maître en sciences occultes, c'est lui qui transmit l'alchimie à l'humanité....


La Table d'Emeraude


A la même époque apparaît la Table d'Emeraude, un texte qui va prendre une importance considérable dans la Tradition. Sa version la plus ancienne est en langue arabe et date du VIe siècle. La paternité en est attribuée à Apollonius de Tyane, un philosophe et thaumaturge du Ier siècle. C'est par la traduction arabe qu'en fit Sâgiyûs, un prêtre chrétien de Nâbulus, que ce texte nous est parvenu. Il figure dans Le Livre secret de la création, de Balînûs (traduction arabe du nom Apollonius de Tyane). Dans ce livre, Apollonius de Tyane raconte comment il a découvert la tombe d'Hermès. Il dit avoir trouvé dans ce sépulcre un vieillard, assis sur un trône, tenant une tablette d'émeraude sur laquelle figurait le texte de la fameuse Table d'Emeraude. Devant lui était un livre expliquant les secrets de la création des êtres et la science des causes de toutes choses réf. (5). Ce récit trouvera un écho plus tard dans la Fama Fraternitatis.


L'alchimie arabe


Le rôle des Arabes comme transmetteurs de l'alchimie à l'Occident du Moyen Age est largement connu. Ils nous ont aussi légué le vocabulaire propre à cet art (al kemia, la chimie ; al tannur, l'athanor...). L'Islam ne s'est pas limité à un rôle de transmission. Comme le souligne Pierre Lory dans Alchimie et mystique en terre d'Islam, les Arabes l'ont conceptualisée dans une forme qui, après eux, va s'imposer partout réf. (6). Leur alchimie n'est pas seulement un art de laboratoire, elle se propose aussi de dévoiler les lois cachées de la Création et comporte une dimension mystique et philosophique. Si l'alchimie arabe revendique une origine égyptienne, sa pratique est antérieure à la conquête de l'Égypte par les Arabes en 639. C'est par les Syriens qu'ils ont reçu l'alchimie grecque, mais leurs premiers maîtres dans cet art furent les Iraniens, qui avaient hérité des traditions ésotériques mésopotamiennes.

Le premier alchimiste arabe connu, le prince omeyyade Khâlid ibn Yazîd (?-704), fut initié par un Chrétien d'Alexandrie, Morienus. L'alchimie connaît un rapide succès dans le monde islamique et les traités grecs sont rapidement traduits. La figure la plus illustre de l'alchimie arabe est Jâbir ibn Hayyân (mort vers 815), connu en Occident sous le nom de Geber. Il va mettre en évidence les concepts fondamentaux du Grand Œuvre. Ses réflexions débouchent sur une alchimie spirituelle de grande envergure. On lui doit aussi de nombreuses découvertes en chimie. Le corpus Jâbirien compterait plus de trois mille traités dont la plupart sont apocryphes. Ils sont probablement l'œuvre d'une école qui se forma autour de ses enseignements. L'alchimie arabe connaîtra de nombreux maîtres, dont nous ne citerons que quelques-uns : Abu Bakr Mohammed ibn Zakarya, dit al-Razi ou Rhasès (Xe siècle) ; Senior Zadith, (Mohammed ibn Umail al-Tamimi) ; ibn Umayl, (Xe siècle), Abd Allah al-Jaldakî (XIVe siècle). Leurs textes pénétreront bientôt en Europe par l'Espagne et marqueront profondément l'Occident latin....


Dernière édition par le Mer 12 Déc 2007, 21:58, édité 2 fois
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MessageSujet: DES PHARAONS ET DES REINES   Ven 22 Juin 2007, 14:27

DES PHARAONS ET DES REINES





ON DOIT LA PREMIÈRE DÉCOUVERTE DU TOMBEAU D’OSIRIS AU PROFESSEUR FRANÇAIS EMILE AMÉLINEAU (1850 - 1915). IL ENSEIGNAIT L’HISTOIRE DES RELIGIONS À L’ECOLE PRATIQUE DES HAUTES ETUDES À PARIS. GRÂCE À CETTE DÉCOUVERTE OSIRIS EST PASSÉ DU STADE DE HÉROS MYTHIQUE À CELUI DE PERSONNAGE HISTORIQUE, ANCÊTRE DES GRANDS PHARAONS D’EGYPTE.



Statue : La plus ancienne Marie et le plus ancien Jésus de France
Les plus anciennes « MARIE » sont noires. « Marie » est souvent surnommée « l’Égyptienne ». Ce prénom est typiquement Kamit. Il vient étymologiquement du verbe « Mari, Méri » en égyptien ancien et signifie « aimer » en français. MARIE reprend tous les attributs de ISIS (notamment appelée "Mère de Dieu")


Fils de Geb (la terre) et de Nout (le ciel) dans les textes sacrés égyptiens, Osiris personnifie l’idée de la lutte entre le bien et le mal.

C’est l’être divin perpétuellement bon, envoyé sur terre par Dieu pour triompher du mal, d’où le terme "Wnn-nfr" (Wounnefer) en égyptien ancien "Etre éternellement bon".

C’est lui qui donne la nourriture et les aliments au pays tout entier. Il parcourt la terre pour civiliser les hommes en leur enseignant l’agriculture et la sagesse à l’aide des chants et de la musique. Dérivé de "Wsr" (Wousir), c’est à dire le Dieu "grand", "puissant", la vie d’Osiris et de sa femme Isis fut une source d’inspiration non négligeable pour la tradition chrétienne.

"Je suis le seigneur de la Maât (vérité-justice)

Je suis le maître de l’Eternité

Je suis celui qui est

Je suis le premier des Amentiou" (ressuscité parmi les morts) Disait Osiris.


OSIRIS ASSIS SUR LE TRONE DIVIN

Sur les documents égyptiens (texte des Pyramides, anciens monuments...), Osiris est représenté de couleur noirâtre, pour souligner son origine nubienne. Dans l’antiquité, le grec Plutarque dans son "Traité d’Isis et Osiris" le faisait déjà remarquer. Comme le souligne le tome 2 de l’encyclopédie historique réalisé sous l’égide de l’UNESCO (Histoire générale de l’Afrique), dans leurs textes sacrés, les Egyptiens l’appelaient aussi le "Grand Nègre" : KEM-WR (KEM = noir, nègre ; WR = grand). Ce déterminatif KEM (ou KAM) était aussi appliqué à bon nombre de divinités (Hathor, Thot, Min, Apis, Isis...). Le nom même de sa femme, Isis signifie : "femme noire" (fait confirmé par Amélineau).

On comprend donc pourquoi, les Egyptiens s’appelaient eux-mêmes les "KAMIT", c’est à dire, les "NOIRS". C’est le terme le plus fort existant en langue pharaonique pour indiquer la noirceur. Dans la Bible, les anciens ont attesté de ce fait en utilisant la racine de ce même mot pour former le mot "KAM" ou "CHAM" pour désigner le fils NOIR de Noé. La même Bible attribut d’ailleurs la civilisation égyptienne (Mizraïm) au même KAM (Cf. Génèse). De plus, Amon, le Dieu suprême de l’Egypte est noir, lui aussi.

Pour les Egyptiens, la couleur noire était celle de Dieu. Ils lui attribuaient des notions divines. Ainsi, s’il s’avère que les Dieux égyptiens étaient noirs, il est donc logique que les anciens égyptiens l’étaient tout autant. Un texte tiré des enseignements du sage Mérikaré (2070 - 2050 av. J.C.) mentionne :

"Agis pour Dieu (...) fais toutes ces choses pour lui, afin qu’en retour il en pourvoie les hommes. Car Dieu a fait le ciel et la terre à leur intention, il a calmé pour eux l’avidité des eaux, il a fait l’air pour donner le souffle à leurs narines, il les a crées à sa propre image".

L’Egypte fut appelée par ses habitants "KEMET", non pas au regard de la couleur de la terre (le déterminatif Nwt (Niout) en fin de graphie et qui symbolise une cité administrée, donc civilisée, n’a pas été mis pour rien) mais pour signifier qu’il s’agit d’une contrée civilisée habitée tout simplement par des hommes noirs.

Les conditions climatiques même de l’Egypte plaident en faveur d’une population noire qui elle seule aurait pu s’exposer le torse nu et simplement vêtu d’un pagne sous les rayons puissants d’un soleil en plein désert africain. Seule la production de mélanine permet à l’homme de se protéger contre de tels rayons ultra-violets.

http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=122

page à visiter avant de poursuivre pour un apperçu:

http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=304

http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=74

http://www.africamaat.com/rubriquev3.php3?id_rubrique=1


Le rôle du verbe et de la connaissance dans la création.



La spiritualité africaine de la période pharaonique possédait le souci du détail. L’exemple de la création du monde par Dieu est assez révélateur.




Dans l’une des versions cosmo-théologiques élaborées par les prêtres du temple sacré de la ville égyptienne d’Héliopolis (Iounou), on découvre que Dieu a du faire appel à deux de ses facultés initiales pour créer "tout ce qui est venu à l’existence" à savoir, tout ce qui existe.

Pour Morenz cependant, il faudrait chercher les racines de cette pensée dans les textes sacrés de la ville de Memphis, autre lieu théologique. Mais le professeur M. Bilolo, tenant compte des incertitudes planant sur la date de la création du document de Memphis, trouve plus sage d’en accorder la primauté à Héliopolis.

C’est donc par la mise en action ou la vitalisation de deux de ses pouvoirs ontologiques que le ciel, la terre et tout le reste ont été crée par Dieu. Ces deux facultés initiales (Neterou) sont "Sia" et "Hou", c’est à dire, la "Connaissance/pensée" et la "Parole/Commandement".

C’est donc par sa faculté de "Penser", d’imaginer, de percevoir et de visualiser le monde à travers une démarche raisonnée, rationnelle et aussi celle "d’Ordonner" et de commander aux choses en faisant appel aux sons (la voix, le verbe créateur), que le démiurge a donné vie aux divers êtres qui peuplent la terre.

C’est de là que viennent les idées émises par le texte de la création dans sa version chrétienne : "Que la lumière soit", bien que l’explication dans ce cadre, soit encore superficielle.

A ce titre, "Sia" et "Hou" sont les deux premières divinités issues de Dieu et sont par conséquent, des parcelles divines de Dieu en ce sens qu’elles révèlent au grand jour certaines de ses facultés jusque là cachées. Donc pour créer le monde, Dieu a du d’abord faire appel à ses propres facultés en ce sens qu’il a du leur donner vie. Il est donc le créateur de ses propres facultés initiales.

Fidèle à sa tradition spirituelle de garant de l’ordre divin sur terre, le Roi de Kemet (l’Egypte) devait agir en veillant à rester conforme aux valeurs spirituelles de "Sia" et de "Hou", pour accomplir pleinement sa mission, à savoir remettre Maat (ordre) à la place d’Isefet (désordre) partout dans Tamery (le pays bien aimé).


Pour les prêtres africains, si le siège de la connaissance était le cœur, celui de la parole était la langue, voir la bouche ou les lèvres. Ainsi, en parlant de Dieu, les anciens disaient :

"Sia est son cœur, Hou ses deux lèvres" ou encore lorsqu’ils donnent la parole aux créations : "Je suis Hou sur sa bouche et Sia qui est dans son corps". On obtient au final "Hou est dans ta bouche, Sia dans ton cœur et le mouvement de ta langue est le cri de la Maat".(Cf. Textes des sarcophages, sp. 647).

Le cœur (dans le corps) pense, conçoit l’idée de la création selon l’ordre divin Maat et la langue reprend l’idée et l’exprime verbalement engendrant la création, acte que seul Dieu (appelé Amon (pour le caché), Ra (pour le rayonnant), Atoum (pour le créateur)) peut accomplir. Le "cœur-pensant" (parole intérieure) a donc une primauté sur la langue (parole extérieure) qui a pour mission d’exécuter ce que le cœur a pensé. Ainsi, les connaissances et les pensées résident dans le cœur.

Dans cette optique, somme toute logique, la parole devient le véhicule de la pensée. Dieu imagine puis crée par la parole, par le verbe. La parole devient le lieu de passage de l’imaginaire à la réalité tangible. Un extrait du papyrus Leyde nous aide à cerner la pensée des prophètes africains de la période pharaonique :

"Dieu apparut sur son trône quand son cœur le voulut... et il était seul. Il commença à parler au milieu du silence... Il commença à crier, la terre était dans une stupeur silencieuse. Ses rugissements ont circulé partout sans qu’il eût un second Dieu (avec lui) ; faisant naître les êtres a qui il a donné la vie." [1]

D’autres textes disent encore :

"Sa parole est une substance...

Ce qui sort de l’ouverture de sa bouche se réalise....

Ce qu’il a dit en son cœur on l’a vu venir à l’existence".

Il en résulte que tout ce qui existe provient du verbe divin : Medou (paroles divines), Hou (connaissance), Maat (ordre divin).

Conclusion...

Sur la fresque représentant la création issue de Dieu, les principales divinités sont dans une grande barque. A l’arrière, seuls "Sia" et "Hou" possèdent chacun une rame.

Ce qui veut dire que la mission de la création s’accomplit par sa faculté de penser dans le cœur (réguler ses pulsions matérielles, respecter l’ordre divin, respecter la création dans sa diversité, être un être de lumière comme Ra...) et celle de créer par la voix, (matérialiser) conformément aux principes divins énoncés par la Maat (vérité/justice/ordre/sagesse).

L’idée de matérialiser/disséquer/distinguer chacune des facultés de Dieu est une façon particulière d’apprécier ses facultés et sa puissance. Par cette action, les Africains anciens ont voulu faire preuve d’esprit d’analyse méthodique (on pense puis on crée) et aussi ont cherché a faire appel au Divin à travers l’une ou l’autre de ses facultés en fonction de leur besoin (parole, pensée, discernement, sagesse...).

Ces quelques lignes illustrent si besoin est, la profondeur spirituelle des prophètes et prêtres de l’Afrique ancienne (Kemet, la civilisation noire, ou Tameri, le pays bien aimé). On peut dès lors comprendre d’où vient la tradition du "verbe créateur" véhiculée par d’autres religions.
http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=391

Quelques faits dévoilant l’existence très ancienne de la spiritualité africaine

Cela peut surprendre et pourtant. Si l’on admet le fait que l’écriture Kamit (égyptienne) inventée vers 3 400 avant J.C., (fruit de la quête intellectuelle et spirituelle des Ethiopiens anciens), avait pour véritable nom "Medw Neter" (Medou Neter), à savoir la "Parole de Dieu", on comprend vite que ce besoin de recueillement et de prière fut l’un des points essentiels de la religion africaine de la période pharaonique.

Ainsi, tout comme les croyants parlant le latin ou l’arabe, la langue égyptienne ancienne était pour les Africains de l’antiquité, une langue divine. Cette croyance était si fortement encrée dans les consciences, que jamais on utilisait les caractères sacrés pour mentir, calomnier ou injurier autrui.
http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=136

L’Ève africaine : la mère de toutes les femmes du monde



En se basant sur la vitesse de mutation des mitochondries, on estimait que l’ancêtre commun de toutes les femmes avait vécu il y a 200 000 ans. Mais les mitochondries muteraient moins vite qu’on ne le croyait et l’âge d’Ève augmente en proportion.



12/03/1999 - « L’Ève africaine », cette femme préhistorique controversée dont descendraient toutes les femmes actuelles, est sans doute plus vieille que l’on pensait. Selon les chercheurs qui s’étaient livrés à de savantes études sur notre code génétique, cet ancêtre commun aurait vécu en Afrique il y a 200 000 ans environ. De nouvelles études menées à l’Université de Cambridge, en Angleterre, donnent à penser que l’Ève africaine serait bien plus vieille - mais sans préciser de combien.

L’étude originale se basait sur les mitochondries qui se trouvent dans chacune de nos cellules. Ces composantes de nos cellules qui assimilent l’oxygène ont un code génétique très différent de celui du reste de notre organisme, sans doute une survivance de l’époque très lointaine où elles étaient des bactéries symbiotiques. Quoi qu’il en soit, les mitochondries et leur ADN se transmettent uniquement par la mère. Comme leur vitesse de mutation est stable, elles constituent un outil très utile pour mesurer l’évolution des espèces.

Or, les nouvelles études faites à Cambridge donnent à penser que les mitochondries reçoivent un peu de matériel génétique du père malgré tout.

Autrement dit, une partie de la différence d’une génération de mitochondries à l’autre repose sur le mélange bien connu des gènes du père et de la mère. La vitesse de mutation réelle est donc peut-être plus faible qu’on le pensait.

Cette découverte n’invalide pas la validité de l’étude des mitochondries et il existe bien une femme qui est l’ancêtre de toutes les femmes actuelles. Mais les mutations se faisant plus lentement qu’on ne le croyait, il faut conclure que l’Ève africaine a vécu il y a plus longtemps qu’on ne le pensait.

Par Philippe Gauthier

je vous partage ce site...j y retourne souvent...


Le site africamaat.com a pour vocation de vulgariser l’histoire scientifique du continent africain et de valoriser les découvertes et inventions faites par les personnes d’ascendance africaine à travers le monde.



Le site africamaat, qui regroupe des égyptologues chevronés, des enseignants, des historiens et des chercheurs panafricains, a pour vocation de vulgariser la véritable histoire scientifique africaine (de la préhistoire à nos jours) et panafricaine en pointant du doigt la problématique de la falsification de l’histoire du continent noir, opérée par les nations européennes, pour le besoin des causes esclavagiste et coloniale.

Notre démarche vise donc essentiellement à démontrer qu’il est profondément arbitraire d’exclure systématiquement l’Afrique noire de l’historiographie universelle lorsqu’il est question des sciences (mathématiques, géométrie, architecture, astronomie...), des inventions (écriture et technicité de l’écriture, navigation, médecine, agriculture...), des réflexions humaines (philosophie, spiritualité...) et surtout, de la naissance de la civilisation (Nubie, Egypte).


1- Vulgariser et poursuivre les recherches initiées par le professeur C. A. Diop :

Notre axe de recherche reste fidèle à la ligne directrice tracée par le savant humaniste Cheikh Anta Diop, le fondateur de l’école africaine d’égyptologie, qui en s’appuyant fidèlement sur le testament des anciens (Grecs, Sémites, Africains...), l’amélioration des méthodes de datation et les résultats des fouilles archéologiques, à brillamment fait voler en éclat les thèses historiographiques fantaisistes soutenues par la majorité des chercheurs occidentaux relatives à l’origine de l’homme, au peuplement des continents sans oublier l’origine africaine des habitants de l’Egypte ancienne.

voilà,j espère vous avoir partagé en quelques lignes mon amour de l Egypte et le respect que j ai pour ce peuple" noir"...vos commentaires ,découvertes et suggestions sont les bienvenues...

AMBRE



voir aussi :
:61:

http://antahkarana.forumzen.com/Annonces-stages-conferences-f16/1-MILLION-DE-SIGNATURES-POUR-LE-DARFOUR-p868.htm#868

:72:
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Ven 22 Juin 2007, 20:09

n'oubliez pas que l'anagramme de MARIE est AIMER


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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Ven 22 Juin 2007, 21:56

L’Egypte ancienne : une civilisation africaine
La question de l'origine des anciens Égyptiens consiste à savoir d'où viennent géographiquement et culturellement les premiers Égyptiens. Quels sont les plus anciens hommes documentés dans l'histoire de l'Égypte, que sait-on de leur apparence physique, notamment de leur phénotype ? Quelle est leur culture matérielle et spirituelle ? Présente-t-elle des similitudes avec d'autres cultures, en Afrique ou ailleurs ?

Cependant, les auteurs afrocentriques comme Cheikh Anta Diop considèrent que la naissance de l'égyptologie dans le contexte du XIXe siècle européen, marqué par l'impérialisme, a porté préjudice à la juste compréhension de cette question[1]. D'après Martin Bernal, l'historiographie hellénistique antique, qui tient les anciens Égyptiens pour originaires de la Nubie, fut récusée sous l'influence de l'hégélianisme qui, d'une part postulait des origines orientales aux grandes civilisations anciennes, d'autre part excluait l'Afrique de l'histoire[2].

Désormais, deux courants épistémologiques se distinguent :

L'égyptologie selon laquelle l'Égypte antique serait une société multiethnique – africaine et proche-orientale – ayant développé très tôt des singularités qui en faisaient une civilisation originale[3]. Une originalité qui aurait été revendiquée par les Égyptiens eux-mêmes ; ceux-ci se considérant comme un peuple distinct de leurs voisins asiatiques, nubiens et libyens, réputés issus des ennemis du dieu Soleil Rê[4].
L'afrocentricité selon laquelle les anciens Égyptiens seraient les descendants de populations négro-africaines du paléolithique. Certains auteurs situaient leur origine géographique dans le Sahara[5], d'autres comme Aboubacry Moussa Lam les tenant pour principalement originaires de la Vallée du Nil, depuis la région des Grands-Lacs[6].
http://fr.wikipedia.org/wiki/Origine_des_anciens_%C3%89gyptiens


Qu’étaient les anciens égyptiens ?




Très souvent, les publications font un tri sélectif très strict, lorsqu’il s’agit de montrer des personnages de l’ancienne Egypte.

L’objectif est de créer l’imagerie romanesque d’une Egypte blanche opposée à une Nubie noire.

Ce site, vous permettra à travers la découverte de ses galleries d’images, de vous faire votre propre idée de la question.

PS.N’oubliez pas de clickez au bas de chacune des séquences d’images pour accéder à la gallerie suivante. Clickez ici :

http://www.freemaninstitute.com/Gallery/RTGpix1.htm



à découvrir:
L'EGYPTE NUBIENNE
http://nefercoco.free.fr/civilisation.html


Dernière édition par le Jeu 28 Juin 2007, 13:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Dim 24 Juin 2007, 13:23

Néfertiti au Tibet, par George Hunt Williamson


« Dans l'histoire de l'Égypte, il y a un moment où l’on ne trouve plus aucune trace de l'existence de Néfertiti. En fait, elle disparut vraiment, car elle quitta l'Égypte et se rendit dans une École de Mystères du Tibet. Sa fabuleuse beauté et sa grande richesse ne la détournèrent jamais de l'Œuvre. Elle relata aux Grands Maîtres et Adeptes de l'Inde, du Tibet, et même du Pérou, près du lac Titicaca, le travail des fidèles d'Aton et leur expliqua à quel point l'Expérience Divine avait réussi en Égypte.

Un jour, des tablettes d'argile seront découvertes dans ces École Mystérieuses, et on s'apercevra qu'elles ont été écrites par Néfertiti elle-même ! Mais elles ne furent pas apportées d'Égypte jusqu'à ces Écoles. Lorsque les savants examineront au microscope l'argile utilisée pour ces tablettes, ils constateront que celle-ci provient des régions où les tablettes furent découvertes, et non d'Égypte !... Preuve absolue que Néfertiti se rendit bien en ces lieux !

Ces manuscrits établiront des points très importants de l'Histoire. Il existe actuellement une très grande confusion dans le système de datation de l'Antiquité, parce que les prêtres d'Amon changèrent délibérément les dates sur certains monuments, dans l'intention d'effacer les événements survenus durant le règne d'Akhenaton. Ils voulaient être certains qu'Aton ne connaîtrait jamais une nouvelle Aube !

NOTE : Aton était le Dieu du Soleil. Il fut érigé en Dieu Unique par Aménophis IV devenu Akhenaton. Les prêtres d’Amon, qui servaient les Forces de l’Ombre, s’opposèrent au culte d’Aton et firent assassiner Akhenaton.

Les forces négatives voulaient décourager les futurs chercheurs, et les empêcher de découvrir la vérité sur la vie et l’œuvre d'Akhenaton. D'un autre côté, il incom¬bait aux fidèles d'Aton survivants, de préserver les manuscrits pour l'homme futur. C'est pourquoi Néfertiti déposa des écrits, relatant leur histoire, en différents endroits au Tibet, aux Indes et en Amérique du Sud. D'autres fidèles en déposèrent au cœur de la Terre elle-même... La Vérité devait demeu¬rer accessible !

Durant son périple, Néfertiti fut toujours protégée par les mains d'Aton tendues vers la Terre : « La Dame royale, Dame de grâce, douce par son Amour; grande par son Amour; Maîtresse du Nord et du Sud, chérie par Aton, l'épouse du Roi, qui l'aima, la belle Néfertiti est vivante pour l'éternité... »

À cette époque, deux jeunes hommes à la peau brune reçurent l'ordre d'Aménophis (Iemhotep dans une autre incarnation) de venir en Égypte et de servir de gardes du corps au Pharaon Toutankhamon. Du moins, ce fut la raison apparente de leur venue. Mais, en réalité, ces deux hommes étaient des adeptes de la "science mentale". Ils descendaient d'une très vieille et très savante race qui existait en Afrique, alors que la civilisation de l'Atlantide ne faisait que commencer. Ce peuple étrange ne possédait pas une culture très avancée d'un point de vue matérialiste mais le développement mental des individus était étonnant. Ceux-ci pouvaient arrêter des armées en marche, grâce à de puissantes ondes de pensées et à des vibrations mentales !

Les deux hommes, qui étaient des frères jumeaux, étaient les fils d'un grand Adepte de la Magie Blanche; ils furent envoyés en Égypte avec la double mission, de protéger, d'abord, le Pharaon, ensuite, d'émettre autour de certains temples et de certaines chambres secrètes, des ondes vibrationnelles de pensée, d'un genre particulier : ces ondes devaient persister à travers les siècles et écarter des emplacements secrets des manuscrits tous les chercheurs indésirables, intrus dont la fréquence mentale était opposée à la leur.

Il faut mentionner ici que, dès la mort d'Akhenaton, le "Petit Exode" des Hébreux commença. Étant donné la confusion politique et l'atmosphère de guerre civile qui régnait, les Égyptiens n'y prêtèrent aucune attention. Il leur importait peu qu'ils partent ou qu'ils restent. Aussi, beaucoup quittèrent l'Égypte, ainsi qu'un certain nombre d'Égyptiens fuyant la colère d'Amon. Alors commença l'Exode. Il dura plusieurs années. Il eut lieu par vagues successives de petits groupes s'en allant à différents moments, jugés opportuns. Mais un "Grand Exode" s'ensuivit…

Maya (qui était le Trésorier Royal) se sentit alors dans une position très assurée, puisqu'il était le seul dans toute l'Égypte à détenir le secret des entrées vers les salles des trésors, sous la Grande Pyramide, sous le Sphinx - et dans le Temple des Splendeurs d'Hatshepsout. Les Pharaons eux-mêmes avaient les yeux bandés lorsqu'il les conduisait dans ces chambres!

Plusieurs milliers d'années avant la XVIIIème Dynastie d'Égypte, Maya avait été le Prince régnant de Lémurie, Ilipaamun avait été la "Dame du Soleil" et Toutankhamon avait été "Merk". Nous trouvons donc, à cette période, les mêmes entités réunies à nouveau, pour une même tâche commune!

Toutankhamon servait une fois de plus de Messager, transmettant des instructions, issues de plans supérieurs. Maya conduisait son peuple une nouvelle fois, et Ilipaamun était historienne et gardienne des manuscrits. Dans la maison de Maya, de très nombreux témoignages furent inscrits sur des tablettes d'argile et des papyrus, par tous ceux qui se retrou¬vaient là régulièrement.

Ces tablettes n'ont pas encore été découvertes lors des fouilles archéologiques, mais elles le seront bientôt. Elles relatent la venue du Peuple de l'Espace en Égypte, l’histoire des premiers Pharaons qui furent des extraterrestres avant de s'incarner sur Terre, pour apporter la Lumière à l'humanité. Elles révèlent le but réel de la vie et de l'œuvre d'Akhenaton. Il y a même des manuscrits apportés d'autres planètes habitées!

Peu de temps après que tout ce travail eut été effectué dans la maison de Maya, la princesse Meriten, fille d'Amenhotep III et de Sitamun, fut assassinée par des pillards dans la ville d'Akhtaton. Elle se trouvait dans l'atelier de son amant, le grand artiste Thotmès, fils aîné de Cato. Thotmès sculpta le buste de Néfertiti connu du monde entier, en pierre calcaire peinte. Il exécuta aussi le grès brun représentant la même gracieuse dame, de nombreuses têtes et des masques d'Akhenaton lui-même ainsi que d'autres œuvres remarquables.

Bek et Auta, les frères de Thotmès, avaient été assassinés à Thèbes, la nuit où, à Akhtaton, le Pharaon Akhenaton fut assassiné. Et lorsque Thotmès et Meriten furent surpris et tués par des pillards, ils venaient juste d'enterrer précipitamment le fameux buste de Néfertiti. Ce dernier devait être découvert des siècles plus tard par une expédition allemande, durant les fouilles de Telel-Amarna.

Meriten était elle-même une artiste. Elle avait étudié les symboles anciens. Elle avait été chargée de la décoration du temple d'Aton à Akhtaton.

Maya s'était rendu dans les chambres secrètes, souterraines, de la Grande Pyramide, et il en avait rapporté un antique bâton-vril qu'il donna à Toutankhamon. Ce vril protégea ultérieurement le roi-enfant. Certaines statues de Toutankhamon le représentent, tenant à la main d'étranges "baguettes".

C'est à cette même époque que Maya prit deux des boules de cristal, amenées à l'origine par les visiteurs de l'espace durant la construction de la Grande Pyramide. Chacune de ces boules était faite de neuf sections, assemblées et soudées entre elles pour former un globe ou une boule. Lorsque la lumière passait à travers la boule, celle-ci se transformait d'une façon tout à fait extraordinaire, et l'on pouvait voir partiellement le passé et le futur! Mais l'utilisateur de la boule de cristal devait parvenir à un niveau élevé de concentration mentale pour obtenir ce résultat.

Ces boules étaient utilisées télépathiquement, com¬me un écran, pour explorer le temps. Les prêtres d'Amon n'étaient pas au courant de leur existence. De toute façon, ils n'auraient pu en tirer aucun parti, car ces globes ne pouvaient être utilisés dans un but négatif! Plusieurs de ces boules de cristal se trouvent toujours sous le Sphinx! Nostradamus en possédait une, et elle lui servit considérablement pour ses prophéties!

Le globe et le sceptre des souverains ultérieurs ont pour origine cette boule de cristal et le bâton-vril... anciens symboles du pouvoir! »


Extrait de "Les Gîtes secrets du Lion"
de George Hunt Willamson – 1958
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Jeu 28 Juin 2007, 14:02

La théorie historiographique de Cheikh Anta Diop
voir le forum: http://www.africamaat.com/index.php3

Cheikh Anta Diop a rassemblé les résultats de ses travaux dans le dernier ouvrage qu'il a publié avant son décès intitulé Civilisation ou barbarie, anthropologie sans complaisance[6] ; où il expose sa théorie historiographique, tout en tentant de répondre aux principales critiques que son oeuvre a suscitées chez les historiens et égyptologues occidentaux[réf. nécessaire].


Out of Africa
Selon Diop, l’homme (homo sapiens), est apparu sous les latitudes tropicales de l'Afrique. Les travaux d'Yves Coppens, Luigi Luca Cavalli Sforza, Svante Paabo, Anna di Rienzo, Bryan Sykes, documentent abondamment cette théorie de l’origine africaine de l'humanité.

La chaîne d'hominisation africaine est la seule qui soit complète. C'est aussi la plus ancienne. C'est encore la plus prolifique. Ailleurs on trouve des fossiles humains représentant des maillons épars d’une séquence d'hominisation incertaine.

Diop pose que les premiers homo sapiens devaient être probablement de phénotype noir, parce que selon la règle de Gloger, les êtres vivants originaires des latitudes tropicales sécrètent plus de mélanine dans leur épiderme, afin de se protéger des rayonnements solaires. Ce qui leur confère une carnation aux nuances les plus sombres (ou les moins claires).

Ainsi, pendant des millénaires, il n’y aurait eu d'hommes sur Terre que de Nègres/Noirs, nulle part ailleurs dans le monde qu'en Afrique, où les plus anciens ossements d'hommes "modernes" découverts ont plus de 150 000 ans d'âge[7] ; tandis qu'ailleurs les plus vieux fossiles humains (ex. Proche-Orient) ont environ 100 000 ans.

En règle générale, les fossiles humains sont d'autant plus anciens qu'ils se trouvent en Afrique, au cœur de l’Afrique. Tandis qu'ils sont d’autant plus récents qu’ils se trouvent hors de l'Afrique, loin de l’Afrique. Aucune exception n'a encore été apportée à cette règle de cohérence de la théorie « Out of Africa », qui reste la seule à présenter un si haut degré de stabilité.

Comme l'Afrique a une superficie approximative de trente millions de km², on imagine que la seule hominisation de tout cet espace a dû prendre plusieurs millénaires. En sorte que les fossiles/phénomènes humains de la moitié Est de l'Afrique (ou de sa moitié Sud) sont généralement plus anciens que ceux de sa moitié Ouest (ou respectivement de sa moitié Nord). Cette immensité géographique du premier environnement d'homo sapiens, compte tenu de sa grande diversité climatique, a eu pour autre conséquence de différencier très tôt l'humanité africaine, des points de vue phénotypique et morphologique. Au bout de plusieurs autres millénaires, des colonies humaines auraient émigré dans les régions limitrophes de l'Afrique. Là où sont attestés les plus anciens fossiles humains après ceux de l'Afrique, c’est-à-dire en Asie méridionale et en Europe méridionale.

Si l'Afrique est "le berceau de l'humanité", alors selon Diop les plus anciens phénomènes civilisationnels ont dû nécessairement avoir eu lieu sur ce continent[8]. Donc, non seulement l'Afrique a un passé, mais aussi l'histoire de l'Afrique serait inaugurale, voire matricielle.

Jusqu'à la première moitié du XXe siècle, cette perspective historiographique de Diop est aux antipodes de ce qui est communément diffusé[9] ; depuis Hegel, Hume, Kant, Rousseau, Hobbes, Marx, Weber, Renan, etc. En sorte que son Nations nègres et culture est le premier ouvrage de cette envergure à étudier l'histoire de l'Afrique antérieure aux traites négrières arabe et européenne, dans les temps les plus anciens. Diop y introduit une profondeur diachronique qu'il n'y avait pas ; à la différence radicale des travaux ethnologiques ou anthropologiques généralement anhistoriques : « le livre le plus audacieux qu’un nègre ait jamais écrit » , dira Aimé Césaire dans son Discours sur le colonialisme.
suite ici http://fr.wikipedia.org/wiki/Cheikh_Anta_Diop
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Dim 01 Juil 2007, 13:02

Vie de Marie l'Egyptienne



Sebastiano Ricci (1659-1734)
Dernière communion de Sainte Marie l'Egyptienne, vers 1695
Washington, National Gallery of Art

"Dans un couvent de Palestine vivait un homme de moeurs irréprochables et d'une austérité sans égale, nommé Zosime. Dès son enfance, il avait suivi sa sainte vocation et, comme il entrait dans sa cinquante-quatrième année, il lui vint la pensée qu'il était arrivé au suprême degré de la science et de la vertu et que, désormais, il n'avait plus rien à apprendre sur cette terre. Mais une voix lui cria de sortir aussitôt et de changer de pays car la perfection n'était pas de ce monde, le combat décisif est toujours devant nous, même à notre insu.

Zosime obéit à cette inspiration et, Dieu l'aidant, il se dirigea vers un cloître situé sur les bords du Jourdain. Là, il fut reçu comme un hôte de marque et on lui apprit des exercices ascétiques plus sévères que tous ceux qu'il avait pu imaginer. Jamais les portes du cloître ne s'ouvraient devant les moines si ce n'est vers les premiers temps du carême, époque à laquelle chacun essayait, par des macérations plus rigoureuses encore, de se préparer au triomphe spirituel de Pâques. Aussi chaque pénitent quittait-il alors le cloître, allant prier et jeûner dans le désert. Avant le dimanche des Rameaux, il fallait être de retour, mais nul n'interrogeait son frère sur l'emploi qu'il avait fait de ce temps de retraite ni sur les lieux qu'il avait parcourus.

Zosime, vivant dans la ferveur et la prière, demandait sans cesse au ciel la grâce de rencontrer une âme qui lui apportât une édification plus haute et plus profonde. Il chemina des jours entiers, dormait à même le sable, ne prenant aucun aliment, buvant à peine et chantant : Le Seigneur est étoile et mon salut ; que puis-je craindre ? Or, vers la sixième heure du vingtième jour, il vit apparaître tout à coup, à sa droite, un fantôme d'apparence humaine et qui fuyait vers l'Orient.

Croyant à quelque illusion infernale, il fit un signe de croix mais il découvrit alors la forme réelle de ce spectre. C'était une femme entièrement nue, au corps noir, aux cheveux blancs et crépus qui lui formaient comme une épaisse toison de laine sur la nuque.

Alors Zosime cria : « que peux-tu craindre d'un vieillard débile ? Pourquoi fuir ainsi ? Arrête et donne une prière et ta bénédiction en Dieu qui ne rejette aucun pécheur ! »

Alors ils firent halte au bord d'une source tarie, le vieillard en deçà d'un puits sans eau et la femme au-delà. « Zosime, dit-elle, pardonne-moi au nom du Seigneur, mais jette-moi ton manteau afin que j'en couvre ma nudité et que je me rende à ta prière.»

Etonné de s'entendre appeler par son nom, le saint moine lui obéit. « Que veux-tu d'une femme pécheresse ? » lui dit-elle. A ces mots, Zosime tomba à genoux et lui répondit : « La grâce du Seigneur t'inspire, toi qui sait mon nom sans m'avoir jamais vu; ainsi daigne me bénir ! » La femme s'agenouilla, elle le bénit et tous deux se levèrent. Ensuite, elle se tourna vers l'Orient et tendant les mains vers le ciel, elle pria, emportée par l'extase à une coudée au dessus du sable. Et Zosime s'écria : « Seigneur, ayez pitié de nous ! » Car il pensait que c'était un esprit ou un ange et la crainte s'emparait de son coeur. Alors la femme se tourna vers lui :

« Je ne suis qu'une pécheresse baptisée, un vase d'impureté qui doit au Seigneur seul le miracle que tu as vu. Je suis née en Egypte. A douze ans, je quittai mes parents et vins à Alexandrie. Je ne te dirais pas comment je perdis mon innocence ni comment, de vice en vice, je tombai dans la plus noire débauche, en proie à d'insatiables désirs. Pendant dix-sept ans, je menai cette vie infâme, ne me vendant pas même pour de l'or, mais ne pensant qu'à augmenter sans cesse le nombre de mes amants. J'étais pauvre; je me nourrissais que de quelques racines mais je me trouvais riche et heureuse, dans la plénitude de la volupté.

« Un jour, au moment de la marée, je vis une foule de Lesbiens et d'Egyptiens rassemblés sur le port. « Où vont ces hommes ? » Demandai-je au premier venu. « Ils se rendent à Jérusalem, me répondit-il, pour assister aux fêtes de l'Elévation de la Sainte Croix.» Et comme je m'informais sur les moyens de les accompagner, il me dit qu'il fallait payer son passage. «Je me livrerai à eux, pensai-je, et ma beauté sera ma seule monnaie.» M'élançant alors au milieu des jeunes gens, je leur criai : « En quelque pays que vous alliez, prenez-moi avec vous et je ne serai pas ingrate ! » Je tins encore d'autres paroles impudiques et tous éclatèrent de rire et ils m'emmenèrent jusqu'au vaisseau qui ne tarda pas à s'éloigner du rivage. Quelle langue pourrait dire, quelle oreille entendre ce qui se passa pendant la traversée ? J'inventai des artifices pour séduire même les passagers qui ne voulaient pas de moi et je leur enseignai les plus honteux mystères. Ce fut ainsi que nous arrivâmes à Jérusalem où je vécus dans les mêmes turpitudes, attirant dans mes pièges les pèlerins et les étrangers.

« Cependant, le saint jour de l'Elévation de la Croix était venu. Je me rendis au temple, emportée par la curiosité; poussée par la foule, j'arrivai jusqu'au vestibule. Mais là, tandis que les autres entraient, une force divine m'interdisait de les suivre, et malgré mes efforts, un bras de fer me repoussait chaque fois que j'essayais de franchir le seuil du sanctuaire.

« Alors, voyant ma solitude, je cherchai à comprendre pourquoi je ne pouvais jouir du spectacle de cette croix qui donne la vie et pourquoi j'étais ainsi rejetée loin de la lumière divine. Et je descendis dans les abîmes de mon coeur et je pleurai sur ma misère. J'aperçus alors tout en haut, au fond de sa niche une statue de la Mère de Dieu et je m'écriai : « Moi, je suis dans la fange du péché et vous êtes la plus pure des vierges. Prenez pitié d'une malheureuse et faites pour mon salut, que je puisse adorer la croix de votre divin fils. » Aussitôt, mon coeur fut apaisé et, aucune force ne me retenant plus, j'entrai dans le sanctuaire comme portée sur les flots.»

« Et pendant que j'adorais pieusement la sainte Croix, un inconnu me remit trois pièces de monnaie, avec lesquelles j'achetai trois pains. Et j'entendis une voix qui me disait : « Traverse le Jourdain, et tu sera sauvée ! » Je traversai donc le Jourdain et vins dans ce désert, où, depuis quarante-six ans, je demeure sans jamais avoir vu figure humaine, vivant des trois pains que j'ai emportés avec, et qui, devenus maintenant durs comme des pierres, suffisent encore à ma nourriture. Quant à mes vêtements, depuis longtemps déjà ils sont tombés en morceaux. Et, pendant les dix-sept premières années de mon séjour au désert, j'ai été tourmentée de tentations charnelles; mais à présent, par la grâce de Dieu, je les ai toutes vaincues. Voilà mon histoire. Je l'ai racontée afin que tu daignes prier Dieu pour moi ! »

Alors le vieillard, se prosternant à terre, bénit le Seigneur dans la personne de sa servante. Et celle-ci lui dit : « Ecoute ce que je vais te demander ! C'est que, le jour de Pâques, tu passes de nouveau le Jourdain, en apportant avec toi une hostie consacrée. Je t'attendrai sur le rivage, et recevrai de ta main le corps du Seigneur, car je n'ai communié depuis le jour de mon arrivée ici ! » Le vieillard s'en retourna donc dans son monastère; et, l'année suivante, aux approches de la fête de Pâques, il revint jusqu'à la rive du Jourdain, emportant avec lui une hostie consacrée. Et voici qu'il aperçut la femme debout sur l'autre rive. Et voici que, ayant fait le signe de croix sur les eaux, elle se mit à marcher sur elles et parvint ainsi jusqu'au vieillard. Celui-ci, émerveillé de ce miracle, voulu se prosterner humblement à ses pieds. Mais elle lui dit : « Mon père, garde-toi de te prosterner devant moi, surtout maintenant que tu es porteur du corps du christ; mais daigne seulement revenir encore vers moi l'année prochaine !» Puis, ayant reçu le sacrement, elle fit de nouveau un signe de croix, et de nouveau marcha sur les eaux jusqu'à l'autre rive.

L'année suivante, Zosime ne la trouva plus sur le rivage. Il passa le fleuve, se rendit à l'endroit où il l'avait vue la première fois; et là il la vit, morte, étendue sur le sable. Alors il fondit en larmes; et il n'osait point toucher aux restes, par crainte de lui déplaire, car elle était nue. Mais tandis qu'il songeait aux moyens de l'ensevelir, il lut une inscription tracée sur le sable « Zosime, ensevelis mon corps, rends mes cendres à la terre, et prie pour moi le seigneur, sur l'ordre de qui j'ai enfin été délivrée de ce monde le second jour d'avril ! » Ainsi le vieillard découvrit qu'elle était morte presque aussitôt après avoir reçu la sainte communion.

Alors Zosime commença d'ensevelir Marie l'Egyptienne, mais la terre était rude et le moine, affaibli par la vieillesse et par le chagrin, sentait que ses forces allaient l'abandonner, lorsqu'il aperçut à ses côtés, couché sur le sable, un lion qui le regardait. D'un signe de croix, le moine conjura le fauve, et lui ordonnant de creuser la fosse avec ses griffes, il lui fit ouvrir le tombeau de Marie la Noire. Leur tâche accomplie, le lion s'éloigna dans le désert et le moine s'en revint au cloître où il raconta son aventure à ses frères qui célébrèrent les miracles du Seigneur dans la paix duquel, Zosime, âgé de cent ans, s'endormit enfin. "



d'après Sophrone de Jérusalem (~550-638)
et Jacques de Voragine (1228-1298) pour
http://www.marie-madeleine.com/Personnages/marie_egyptienne.html
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Jeu 05 Juil 2007, 19:56

Nouvelle approche du débat AmonRâ / Aton



Notes préliminaires :
Quoi dire du débat Amon / AmonRâ et Aton ? Nous avons été mêlé à cette histoire, malgré nous, pour quelques raisons obscures ou maladroites et certainement par erreur de jeunesse de certain (En effet notre préférence va à la Déesse primordiale ISIS ; voir notre article sur les « Vierges noires » et bientôt un futur article qui sera intitulé « ISIS la Déesse Primordiale » ; de plus, nous n’avons pas l’habitude d’insulter la GKS ! ) :

Nous ne participerons pas à ces polémiques (Kankan en créole) qui font perdre du temps aux Kamits.

Par contre, voici quelques pistes.

Râ / Aton / Soleil / Lumière / Âme
L’âme, étant immatérielle, n’a pas de forme tangible ; cependant un grand nombre de Savants admettent que l’âme rayonne comme une lampe, un corps lumineux. Les Kamits admettaient également ce fait, puisqu’ ils représentaient l’âme comme un disque lumineux porté par des ailes ; celles-ci symbolise son déplacement rapide dans l’espace-temps. Cette lumière est parfois dénommée « flamme » (comme par exemple dans le Livre des respirations). Dans ce mot « flamme », il faut toujours voire un synonyme de « lumière ». Ce rapprochement fait par les Kamits de la Valée du Nil, entre l’âme et la lumière, a été copié par les Babyloniens, les Cananéens, les Perses et les juifs.

De toute la quantité des travaux que nous pourrions mentionner, on voit que l’âme humaine est généralement considérée comme un brillant foyer, comme une flamme échauffante et éclairante. Ceci explique jusqu’à un certain point que de toute l’antiquité égyptienne, on ait adoré le Soleil comme Dieu.

Le Soleil, en effet, pourrait bien n’être que la réunion, l’agglomération de purs esprits . Cette hypothèse, qui peut paraître bien osée en la présentant ex abrupto et sans commentaires, devient admissible, logique même, si on veut bien l’étudier.

L’âme humaine, bien des personnes aujourd’hui le savent, est composée, formée d’une substance primordiale qui est une sorte d’électricité qui éclaire et qui réchauffe ; de tout temps, les initiés ont connu ce fait que l’âme, dans certaines circonstances, peut se montrer, se mouvoir sous la forme d’une boule ou plutôt d’un disque lumineux.

Donc une grande réunion d’âmes peut former un puissant foyer de lumière et de chaleur ; dès lors, on peut très bien admettre que le Soleil, composé d’une agglomération de purs esprits, beaucoup plus épurés et partant beaucoup plus lumineux que l’âme humaine, soit un monde supérieur au nôtre. L’âme humaine, en effet , serait un intermédiaire entre les âmes des esprits des eaux et des âmes des esprits du feu. Ceux-ci seraient même les créatures les plus élevées dans l’échelle des êtres.

Le feu a été la première cause du cosmos. Dieu est un feu consumant. Ce feu, bien différent du feu élémentaire, qui n’est que son symbole, a une nature visible et une nature mystérieuse. Cette nature occulte, secrète, se dérobe sous l’apparence visible, sous la manifestation matérielle. L’apparence visible, à son tour, se dérobe sous la nature occulte.

Autrement l’Invisible est visible aux Voyants. Le Visible est invisible aux profanes . C’est-à-dire que les profanes ne savent pas distinguer l’Esprit sous sa forme. (Ce feu c’est aussi le buisson ardent de la Genèse ; l’Étoile flamboyante des Loges maçonniques)

Dans les manifestations extérieures du Feu primordiale sont renfermées toutes les semences de la matière. Dans sa manifestation intérieure évolue le monde de l’Esprit. Donc ce feu contenant l’Absolu et le Relatif, la Matière et l’Esprit, est à la fois l’Un et le Multiple, Dieu et ce qui émane de Dieu. Ce feu, cause éternelle, se développe par émanation. Il devient éternellement. Mais se développant, il demeure, il est stable, il est permanent. Il est celui qui « est », qui a « été » et qui « sera », l’immuable, l’infini, la substance !

Bref, cette idée, que Dieu est le Feu, revient trop souvent dans toutes les théogonies pour ne pas mériter de fixer notre attention, disons mieux pour ne pas être prise en sérieuse considération...

Ankh, Oudja, Sénèb !
http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=948
voir aussi
http://antahkarana.forumzen.com/Annonces-stages-conferences-evenements-f16/-p1245.htm#1245
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Mer 11 Juil 2007, 08:36

Hiéroglyphes en Question
voir le site pour les Hiéroglyphes






Les religions chrétiennes et hébraïques seraient-elles des perversions de la religion originelle de l'Egypte ancienne ?
Un chercheur egyptien Ossama Alsaadawi, dénonce la mauvaise interprétation et traduction des hiéroglyphes et ce, depuis Champollion.
Pour comprendre, quelques petits rappels sont necessaires, je vous les livre en vrac :



Les coptes d'Egypte sont parmis les plus anciens chrétiens. Le mot "copte" est l'abréviation du grec "Aigyptos", terme formé sur le mot "Het-Ka-Ptah", la maison du Ka (où l'âme) de Ptah. Il désigne les chrétiens égyptiens et leur liturgie ainsi que celle des chrétiens éthiopiens. Autre définition : vient du grec aeguptios qui signifie égyptien.
La Bible hébraïque nomme 600 fois l'Egypte et 270 fois Pharaon. Et le Décalogue commence par préciser que YHWH a fait sortir son peuple du pays d'Egypte, la maison de l'esclavage. Et l'on ressent dans toute la Bible un peuple traumatisé par ses origines lointaines.
Du fait que la culture égyptienne est bien plus ancienne que la culture hébraïque, on lui attribue évidemment, et pas forcément à tort, un certain nombre d'antécédents. Par exemple l'importance du sacrifice, la circoncision, le baptême, l'organisation et le rôle du temple etc. Mais en fait, on pourra lui attribuer bien plus encore, vous le verrez dans la suite de cet article.
Pour bien comprendre le cheminement de pensée d'Ossama Alsaadawi, il faut également se rappeler que la langue arabe parlée et écrite en Egypte est de l'arabe pur appelé également arabe littéraire. Et Ossama Alsaadawi d'expliquer :
La langue égyptienne Parlée :
AE: Lire Ancienne Egypte

1A = si nous suivons à la trace les graphèmes AE, ou les signes Hiéroglyphiques écrits, nous constatons qu'ils étaient extrêmement stables depuis les temps pré dynastiques lointains jusqu'à l'année 390 ap J.-C.. Cela signifie simplement que la langue d'AE est restée stable pendant cette longue période de temps.

1B = le Copte Egyptien a empêché la Langue égyptienne parlée d'être perdue pendant la période de 330 av. J.-C jusqu'ici, en insistant pour préserver leurs noms d'AE et la langue parlée quotidienne, comme :

3aziz - Ghali - Nakhlah - Mo7ib - Samir - Monir - Gameel - Magdi - Sam3an - Fawzi - H'ilmi - Khaleel - Bushra - Labeeb - Wahba - Shakir - Milaad - Amin - Ghlalib - Farag - H'abeeb, etc.

Cela signifie simplement que :

La langue Egyptienne parlée n'a pas changé depuis les lointains temps pré dynastiques à nos jours. La langue parlée égyptienne a gagné beaucoup de mots étrangers mais son coeur principal n'a pas changé.

1C = la langue parlée arabe est seulement une partie de large langue parlée égyptienne. N'importe quel Egyptien peut facilement compter des centaines des mots égyptiens qui n'ont aucun équivalent dans l'arabe classique. C'est ce que nous appelons la langue égyptienne 'familière' ou '3ammiyyah'.

Voici un exemple :

Des peuples égyptiens utilisent un mot de négation quotidien qui n'a aucun équivalent dans l'arabe classique, c'est (sh) ou (ma .. sh).

Par exemple :

Le mot (rou7 / rouH) qui signifie (va) n'a aucun équivalent dans l'arabe classique.
Les Egyptiens disent (ma - tro7-sh) = (matroHsh), Qui signifie (n'allez pas).

Vous ne trouverez jamais le mot (troHsh) ou (matroHsh) dans l'arabe classique!!

Il y a des centaines de tels mots introuvables dans l'arabe classique.
Je vous passe les travaux techniques de déchiffrement proprement dits effectués par Ossama Alsaadawi. Vous trouverez aisément ces informations dans ses livres ou sur son site ( http://www.ossama-alsaadawi.com ).
Voici quelques exemples de graphèmes avec la traduction d'Alsaadawi et la traduction "officielle":






Lm
Vraie valeur phonétique de ce signe [S34] de cravate = Lm
Ils l'ont à tort déchiffré 'à 3ankh'!!


S-Lm = slm = silm

Vraie valeur phonétique de ce signe = salam = paix
Faulkner, Dictionnaire de Moyen p.214 égyptien.
Il l'a traduit : ' perpétuez le nom '!!


Rb
Vraie valeur phonétique de ce lion couché seigneur le signe [E23] = rb
Ils l'ont à tort déchiffré à ' rw, L '!!


Hw
Vraie valeur phonétique de ce signe [C3] de Noah = Hw
Ils l'ont à tort déchiffré à ' DHwti, tHoth, Thoth '!!


Nb + na

Vraie valeur phonétique de ce signe [S5] = nb + na
Ils l'ont à tort déchiffré à 'skhmty'!!, ' la couronne double de l'Egypte Supérieure et Inférieure '!!

Exemple :
Nabi = Prophète
Nabil = noble


nf

Vraie valeur phonétique de ce reniflement de nez (Eg. niff) le signe [C6] = nf
Ils l'ont à tort déchiffré à ' inpw!! d'Anubis


Ga

Vraie valeur phonétique de ce signe [F4] 'aga' = ga
Ils l'ont à tort déchiffré 'au Chapeau'!!


Za

Vraie valeur phonétique de ce signe [I15] en zigzag de serpent = za
Ils l'ont à tort déchiffré à ' Hfaw, Ddft '!!

Exemples :
Zanb = péché, Hafizan = protecteur, Zaalim = oppresseur, 3azaab = torture, etc


Qm
Vraie valeur phonétique de ce signe [A53] se levant = qm
Ils l'ont à tort déchiffré à ' wi, twt, qi, la statue, la maman, etc '!!


Rn

Vraie valeur phonétique de ce signe [V9] d'anneau = rn
Ils l'ont à tort déchiffré à 'shnw'!!

Les graphèmes ci-dessus, ne représentent vraiment qu'une toute petite partie du travail de traduction d'Ossama Alsaadawi, mais la suite est encore plus interessante !
La suite, la voici, accrochez-vous !






3a-rb
3a-rb = 3arab = Arabe!!
Wallis Budge EHD p.112a


sr-r2

[color=#000000]Dieu AE 'Osiris' est en fait le Vrai Prophète égyptien Antique 'l'Israël'.
sr-r2 = isra2il = l'Israël!!

Wallis Budge EHD p.83a, traduit : ' … Dieu égyptien dynastique … '!!


NwH

Dieu AE 'Thoth' est en fait le Vrai Prophète égyptien Antique 'NwH' ou 'Noah'.
NwH / Noah = Noé



Ibrahim

Dieu AE 'PtaH' est en fait le Vrai Prophète égyptien Antique 'Ibrahim' ou 'Abraham'.



Mwsa

Dieu AE 'ImHotep' est en fait le Vrai Prophète égyptien Antique 'Mwsa' ou 'Moïse'.



dawwd
Le Vrai Prophète égyptien Antique et le Roi David (dawwd)


Solaiyman
Le Vrai Prophète égyptien Antique et le Roi Solomon (Solaiyman)


Maryam
La déesse AE 'Isis' est en fait le Vrai Egyptien Antique devinent Maryam ou 'Mari'.


Et pour finir:





almasieHu 3isa
= the Christ Jesus





Quelques autres traductions en images :




http://www.toutelaverite.com/html/modules.php?name=News&file=article&sid=470[/
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Mer 18 Juil 2007, 13:11

une oeuvre de Pascale Nubret qui traduit bien "ma vision" de l ISIS !



...merci à toi...

:548:
http://www.pascalenubret.com/1.aspx
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Jeu 19 Juil 2007, 00:19

Néfertiti au Tibet, par George Hunt Williamson

« Dans l'histoire de l'Égypte, il y a un moment où l’on ne trouve plus aucune trace de l'existence de Néfertiti. En fait, elle disparut vraiment, car elle quitta l'Égypte et se rendit dans une École de Mystères du Tibet. Sa fabuleuse beauté et sa grande richesse ne la détournèrent jamais de l'Œuvre. Elle relata aux Grands Maîtres et Adeptes de l'Inde, du Tibet, et même du Pérou, près du lac Titicaca, le travail des fidèles d'Aton et leur expliqua à quel point l'Expérience Divine avait réussi en Égypte.

Un jour, des tablettes d'argile seront découvertes dans ces École Mystérieuses, et on s'apercevra qu'elles ont été écrites par Néfertiti elle-même ! Mais elles ne furent pas apportées d'Égypte jusqu'à ces Écoles. Lorsque les savants examineront au microscope l'argile utilisée pour ces tablettes, ils constateront que celle-ci provient des régions où les tablettes furent découvertes, et non d'Égypte !... Preuve absolue que Néfertiti se rendit bien en ces lieux !

Ces manuscrits établiront des points très importants de l'Histoire. Il existe actuellement une très grande confusion dans le système de datation de l'Antiquité, parce que les prêtres d'Amon changèrent délibérément les dates sur certains monuments, dans l'intention d'effacer les événements survenus durant le règne d'Akhenaton. Ils voulaient être certains qu'Aton ne connaîtrait jamais une nouvelle Aube !

NOTE : Aton était le Dieu du Soleil. Il fut érigé en Dieu Unique par Aménophis IV devenu Akhenaton. Les prêtres d’Amon, qui servaient les Forces de l’Ombre, s’opposèrent au culte d’Aton et firent assassiner Akhenaton.

Les forces négatives voulaient décourager les futurs chercheurs, et les empêcher de découvrir la vérité sur la vie et l’œuvre d'Akhenaton. D'un autre côté, il incom¬bait aux fidèles d'Aton survivants, de préserver les manuscrits pour l'homme futur. C'est pourquoi Néfertiti déposa des écrits, relatant leur histoire, en différents endroits au Tibet, aux Indes et en Amérique du Sud. D'autres fidèles en déposèrent au cœur de la Terre elle-même... La Vérité devait demeu¬rer accessible !

Durant son périple, Néfertiti fut toujours protégée par les mains d'Aton tendues vers la Terre : « La Dame royale, Dame de grâce, douce par son Amour; grande par son Amour; Maîtresse du Nord et du Sud, chérie par Aton, l'épouse du Roi, qui l'aima, la belle Néfertiti est vivante pour l'éternité... »

À cette époque, deux jeunes hommes à la peau brune reçurent l'ordre d'Aménophis (Iemhotep dans une autre incarnation) de venir en Égypte et de servir de gardes du corps au Pharaon Toutankhamon. Du moins, ce fut la raison apparente de leur venue. Mais, en réalité, ces deux hommes étaient des adeptes de la "science mentale". Ils descendaient d'une très vieille et très savante race qui existait en Afrique, alors que la civilisation de l'Atlantide ne faisait que commencer. Ce peuple étrange ne possédait pas une culture très avancée d'un point de vue matérialiste mais le développement mental des individus était étonnant. Ceux-ci pouvaient arrêter des armées en marche, grâce à de puissantes ondes de pensées et à des vibrations mentales !

Les deux hommes, qui étaient des frères jumeaux, étaient les fils d'un grand Adepte de la Magie Blanche; ils furent envoyés en Égypte avec la double mission, de protéger, d'abord, le Pharaon, ensuite, d'émettre autour de certains temples et de certaines chambres secrètes, des ondes vibrationnelles de pensée, d'un genre particulier : ces ondes devaient persister à travers les siècles et écarter des emplacements secrets des manuscrits tous les chercheurs indésirables, intrus dont la fréquence mentale était opposée à la leur.

Il faut mentionner ici que, dès la mort d'Akhenaton, le "Petit Exode" des Hébreux commença. Étant donné la confusion politique et l'atmosphère de guerre civile qui régnait, les Égyptiens n'y prêtèrent aucune attention. Il leur importait peu qu'ils partent ou qu'ils restent. Aussi, beaucoup quittèrent l'Égypte, ainsi qu'un certain nombre d'Égyptiens fuyant la colère d'Amon. Alors commença l'Exode. Il dura plusieurs années. Il eut lieu par vagues successives de petits groupes s'en allant à différents moments, jugés opportuns. Mais un "Grand Exode" s'ensuivit…

Maya (qui était le Trésorier Royal) se sentit alors dans une position très assurée, puisqu'il était le seul dans toute l'Égypte à détenir le secret des entrées vers les salles des trésors, sous la Grande Pyramide, sous le Sphinx - et dans le Temple des Splendeurs d'Hatshepsout. Les Pharaons eux-mêmes avaient les yeux bandés lorsqu'il les conduisait dans ces chambres!

Plusieurs milliers d'années avant la XVIIIème Dynastie d'Égypte, Maya avait été le Prince régnant de Lémurie, Ilipaamun avait été la "Dame du Soleil" et Toutankhamon avait été "Merk". Nous trouvons donc, à cette période, les mêmes entités réunies à nouveau, pour une même tâche commune!

Toutankhamon servait une fois de plus de Messager, transmettant des instructions, issues de plans supérieurs. Maya conduisait son peuple une nouvelle fois, et Ilipaamun était historienne et gardienne des manuscrits. Dans la maison de Maya, de très nombreux témoignages furent inscrits sur des tablettes d'argile et des papyrus, par tous ceux qui se retrou¬vaient là régulièrement.

Ces tablettes n'ont pas encore été découvertes lors des fouilles archéologiques, mais elles le seront bientôt. Elles relatent la venue du Peuple de l'Espace en Égypte, l’histoire des premiers Pharaons qui furent des extraterrestres avant de s'incarner sur Terre, pour apporter la Lumière à l'humanité. Elles révèlent le but réel de la vie et de l'œuvre d'Akhenaton. Il y a même des manuscrits apportés d'autres planètes habitées!

Peu de temps après que tout ce travail eut été effectué dans la maison de Maya, la princesse Meriten, fille d'Amenhotep III et de Sitamun, fut assassinée par des pillards dans la ville d'Akhtaton. Elle se trouvait dans l'atelier de son amant, le grand artiste Thotmès, fils aîné de Cato. Thotmès sculpta le buste de Néfertiti connu du monde entier, en pierre calcaire peinte. Il exécuta aussi le grès brun représentant la même gracieuse dame, de nombreuses têtes et des masques d'Akhenaton lui-même ainsi que d'autres œuvres remarquables.

Bek et Auta, les frères de Thotmès, avaient été assassinés à Thèbes, la nuit où, à Akhtaton, le Pharaon Akhenaton fut assassiné. Et lorsque Thotmès et Meriten furent surpris et tués par des pillards, ils venaient juste d'enterrer précipitamment le fameux buste de Néfertiti. Ce dernier devait être découvert des siècles plus tard par une expédition allemande, durant les fouilles de Telel-Amarna.

Meriten était elle-même une artiste. Elle avait étudié les symboles anciens. Elle avait été chargée de la décoration du temple d'Aton à Akhtaton.

Maya s'était rendu dans les chambres secrètes, souterraines, de la Grande Pyramide, et il en avait rapporté un antique bâton-vril qu'il donna à Toutankhamon. Ce vril protégea ultérieurement le roi-enfant. Certaines statues de Toutankhamon le représentent, tenant à la main d'étranges "baguettes".

C'est à cette même époque que Maya prit deux des boules de cristal, amenées à l'origine par les visiteurs de l'espace durant la construction de la Grande Pyramide. Chacune de ces boules était faite de neuf sections, assemblées et soudées entre elles pour former un globe ou une boule. Lorsque la lumière passait à travers la boule, celle-ci se transformait d'une façon tout à fait extraordinaire, et l'on pouvait voir partiellement le passé et le futur! Mais l'utilisateur de la boule de cristal devait parvenir à un niveau élevé de concentration mentale pour obtenir ce résultat.

Ces boules étaient utilisées télépathiquement, com¬me un écran, pour explorer le temps. Les prêtres d'Amon n'étaient pas au courant de leur existence. De toute façon, ils n'auraient pu en tirer aucun parti, car ces globes ne pouvaient être utilisés dans un but négatif! Plusieurs de ces boules de cristal se trouvent toujours sous le Sphinx! Nostradamus en possédait une, et elle lui servit considérablement pour ses prophéties!

Le globe et le sceptre des souverains ultérieurs ont pour origine cette boule de cristal et le bâton-vril... anciens symboles du pouvoir! »


Extrait de "Les Gîtes secrets du Lion"
de George Hunt Willamson – 1958
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Jeu 19 Juil 2007, 00:23

autre extrait partagé par Curtis:
"La pyramide était le lieu de la seconde naissance, la matrice des mystères. La tradition disait que quelque part, dans ses profondeurs, vivait un être qui s'appelait "L'habitant". C'était un sage à tête de lion que peu d'hommes aperçurent.
Certaines légendes disent qu'à l'origine, lorsque l'homme arriva sur Terre, il y a des millions d'années, il prit une apparence animale. D'abord celle d'un chat et, plus tard, celle du singe. Le Grand Sphinx d'Egypte, qui a le corps d'un lion et une tête humaine , commémore cette prodigieuse transition qui se passa en des temps très lointains."

voir ici pour rappel
http://www.rr0.org/personne/w/WilliamsonGeorgeHunt/index.html
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Ven 20 Juil 2007, 00:46

voir


La recherche sur le christianisme ancien et l'Antiquité tardive : quand les sables de l'Égypte révèlent les débuts du christianisme
http://antahkarana.forumzen.com/L-ANTRE-DE-MELCHISEDECK-c2/elargir-son-Horizon-f7/-p1596.htm#1596
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Mer 01 Aoû 2007, 11:01

"La Belle est Venue"





Épouse d'Akhenaton avant que celui-ci ne devienne roi, elle est célèbre surtout pour sa beauté, immortalisée dans les splendides bustes du Caire et de Berlin, oeuvres du sculpteur Djéhoutymès. 0n ne sait pas grandchose de ses origines. On pense que sa nourrice et préceptrice Tiye ainsi que son époux Ay (qui, ensuite, devint pharaon) furent, en fait, ses parents. La chose n'est pas tout à fait sûre, mais elle est possible. D'ailleurs, en Égypte ancienne, il était fréquent que les parents des personnages royaux dont l'origine était éloignée de la famille régnante n'évoquent pas la parenté. L'essence divine était transmise à l'épouse royale et transgressait les liens du sang. À sa naissance, Néfertiti portait un autre nom que nous ignorons. Quant à l'hypothèse selon laquelle Néfertiti était une princesse du Mitanni, elle semble, aujourd'hui, définitivement abandonnée. Elle fut, en fait, la souveraine le plus souvent placée sur le même plan que le pharaon.

On estime qu'elle exerça une influence considérable afin d'encourager le culte d'Aton et la philosophie atonienne de son mari. Elle est en effet représentée sur les monuments aux côtés de son époux à l'occasion de toutes les cérémonies officielles. Une représentation la dépeint - chose exceptionnelle - en train de massacrer des ennemis, dans une iconographie généralement réservée au souverain. À Karnak, une allée bordée de sphinx faisait se succéder la tête du roi et celle de Néfertiti. Les scènes de sa vie privée sont, elles aussi, exceptionnelles et sont caractéristiques de l'art amarnien. Différents aspects de sa vie à la cour sont représentés : sur un char aux côtés de son époux qui l'embrasse affectueusement, à la «fenêtre des apparitions», en train de se montrer à la foule et de récompenser les méritants, ou encore dans son intimité, en compagnie du mari et de ses filles, ou lors d'un repas avec Tiye, sa belle-mère.

La reine donna sept filles à Akhenaton. L'hypothèse selon laquelle les deux dernières étaient celles d'un amant (peut-être le sculpteur royal Djéhoutymès) n'est pas impossible, mais relève plutôt du domaine des «archéo-commérages». La reine fut un personnage influent et de premier plan jusqu'à l'an XII du règne, date à laquelle elle disparut de la scène publique. Les nombreux objets portant le nom de Néfertiti retrouvés dans le «Palais Nord» (en réalité, il s'agissait probablement de l'opet royal) font penser à un retrait de la vie publique pour des raisons privées, comme les morts successives de certaines de ses filles. L'incertitude plane aussi en ce qui concerne sa sépulture : on sait que la tombe de la reine était une aile de celle du roi, dans le fameux «Wadi Royal» d'Amarna, mais on ne sait pas si la reine y reposa, car la tombe fut retrouvée saccagée. Cependant, l'hypothèse la plus plausible est celle selon laquelle Akhenaton reposait à Amarna et qu'à la mort de Néfertiti, son corps fut disposé à côté de celui de son époux. On ignore également si les dépouilles ont été détruites lors de la profanation ou si elles ont été transférées à Thèbes lorsqu'Amarna fut abandonnée.

texte tiré de : http://www.thoutmosis.org/egy_ancienne/histoire/nefertiti.php
La momie de Néfertiti
serait en fait celle d'un jeune homme?



Le Caire

Polémique autour du sexe d'une momie, et pas n'importe laquelle, puisque certains pensent que ce pourrait être la dépouille de la reine Néfertiti: des archéologues égyptiens viennent d'affirmer qu'il s'agit d'un squelette masculin, contredisant ainsi la thèse soutenue par des experts britanniques.

«Les examens montrent que c'était un individu de sexe masculin âgé de 16 à 19 ans», a souligné lundi le porte-parole du Conseil suprême égyptien des antiquités (SCA), Hassan Nasrallah.

La chaîne de télévision américaine Discovery Channel avait diffusé des images de la momie en juin. Citant l'archéologue Joann Fletcher, de l'université de York en Grande-Bretagne, elle l'avait présentée comme la dépouille «très probable» de Néfertiti.

Reine réputée pour sa beauté -son nom signifie «la belle est arrivée«- Nefertiti était l'épouse du pharaon Akhenaton, qui a régné de 1379 à 1362 avant J-C. Deux statues conservées aux musées égyptiens du Caire et de Berlin la représentent dans tout son éclat avec un long cou.

La momie avait été découverte il y a plus d'un siècle dans une tombe, baptisée KV35, contenant d'autres momies dans la Vallée des rois près de Louxor. L'émission de Discovery Channel affirmait qu'elle présentait des signes distinctifs des membres de la famille royale dans l'Égypte antique et «avait également un profil étonnant et un cou de cygne digne de la célèbre beauté de Néfertiti».


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Mais le directeur du SCA, Zahi Hawass, avait souligné au moment de la diffusion de l'émission que toute ressemblance entre le visage de la momie et les statues de Néfertiti n'était pas une preuve valable car à l'époque de la reine égyptienne «l'art était idéaliste et non réaliste».

Reste que le département d'archéologie de l'université de York maintient qu'il s'agit d'une femme entre 18 et 30 ans et justifie sa position par les caractéristiques des os pelviens et de la poitrine. On pense que Néfertiti est morte alors qu'elle avait une trentaine d'années.

Mais le porte-parole du SCA, Hassan Nasrallah, a souligné que le bassin était celui d'un homme: «la largeur des hanches indique que c'est un garçon, pas une fille.»

Une chose est sûre, les débats d'experts sur le sexe de cette momie ne sont pas nouveaux. Selon Steven Buckley, de l'université de York, la momie avait été initialement identifiée comme étant celle d'un sujet masculin, «probablement en raison de son crâne rasé», par l'archéologue français Victor Loret en 1898.

Mais en 1912, l'anatomiste australien Sir Grafton Elliot a écrit qu'«il ne fallait pas une grande compréhension de l'anatomie pour voir que c'était clairement la momie d'un sujet féminin». Plus de 90 ans après, la question divise toujours les experts...

Mohamed Khalifa

Associated Press




texte tiré de : http: http://www.cyberpresse.ca/sciences/article/1,152,323,092003,414651.shtm
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Sam 04 Aoû 2007, 10:57

La momie de la reine-pharaon enfin identifiée ?


Laurent Suply (lefigaro.fr). Publié le 26 juin 2007
Un colosse figurant Hatchepsout doté de la double couronne et de la barbe postiche des pharaons.

DR Le Dr. Zahi Hawass.
DR

Un colosse figurant Hatchepsout doté de la double couronne et de la barbe postiche des pharaons.



Le Dr. Zahi Hawass.



Plus puissante et mystérieuse que Néfertiti et Cléopâtre… Autour de 1479 avant Jésus-Christ, durant la période du Nouvel Empire égyptien, Thoutmosis II, pharaon en titre, meurt. Son épouse Hatchepsout, qui est aussi sa demi-sœur, comme c’est la tradition à l’époque, prend la régence du royaume. Mais très vite, ses ambitions dépassent son rang. Elle coiffe alors la double couronne de la Haute et Basse Egypte, et s’affuble d’une barbe postiche, et porte le pagne des hommes. Son règne, réputé pacifique, durera une vingtaine d’années. A sa mort, Thoutmosis III fera fracasser la plupart des reliques du règne de la pharaonne.


Depuis lors, la découverte de la momie de la reine est l’un des graals des égyptologues. Mais le mystère pourrait toucher à sa fin : la chaîne américaine Discovery affirme que la relique a été formellement identifiée au terme d’un an d’enquête par Zahi Hawass, le grand patron des antiquités égyptiennes. Discovery diffusera le 15 juillet un documentaire sur ce qu’elle appelle déjà « la plus grande découverte depuis celle du pharaon Toutankhamon » en 1922 par Howard Carter.


La tombe de la momie inconnue


La tombe de Hatchepsout, dénommée KV20, avait été découverte par le Français Belzoni en 1824, puis redécouverte par Carter en 1903. Problème : ne se trouvait, à l’intérieur, que deux sarcophages vides : l’un au nom de Touthmosis Ier et l’autre pour Hatchepsout. Dans une autre sépulture, la tombe KV60, Carter avait par la suite découvert deux momies. L’une d’elles, mesurant 1m50, reposait dans un sarcophage de 2m13. Elle a été attribuée à Sitre-In, la nourrice de la pharaonne. L’autre, de sexe féminin, n’a jamais été identifiée, mais présentait une pose royale, le bras sur la poitrine (voir la momie). La momie de la nourrice a été remisée au musée du Caire, l’autre restant sur place. Plusieurs égyptologues ont émis l’hypothèse qu’il s’agissait d’Hatchepsout, sans pour autant en apporter la preuve.


Une théorie qui n’a jamais convaincue Zahi Hawass. Il écrivait, en juin 2006 sur son site, que la momie était trop corpulente, et dotée de seins « énormes » caractéristiques d’une nourrice. Selon lui, le sarcophage de 2m13 était destiné à la momie posée au sol. La momie d’Hatchepsout aurait été déplacée de la tombe KV20 dans celle de sa nourrice, pour lui épargner la fureur de son successeur, et le cadavre de la pharaonne directement posée dans le sarcophage de la première occupante de la tombe, cette dernière étant laissée au sol.


Zahi Hawass annonce aujourd’hui sur son site internet qu’il mettra un terme à l’énigme lors d’une conférence de presse mercredi. Hatchepsout se trouvait-elle dans la tombe KV60, et si oui, de quelle momie s’agit-il ? Selon Discovery, qui finance l’enquête du Dr Hawass, une molaire, découverte au fond d’un vase funéraire marqué du nom de la reine trouvé dans la tombe KV20, s’imbriquerait parfaitement dans la mâchoire de la momie inconnue, venant contredire la théorie originale de Hawass. Fin du suspens mercredi…





Voir aussi:


Hatchepsout en images sur le site du Metropolitan Museum de New York


Une visite virtuelle du temple d'Hatchepsout (où 58 touristes ont été abattus en 1997) et de la Vallée des Rois.
http://www.lefigaro.fr/sciences/20070626.WWW000000424_la_momie_de_la_reine_pharaon_enfin_identifiee_.html
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Sam 25 Aoû 2007, 13:58

suite à tous vos merveilleux et enrichissants échanges sur divers topic je vous propoese cette synthèse:
:548:


Osiris, Isis et Horus



La Légende


Orisis, Haeroeris, Seth (Typhon), Isis et Nephtys sont nés, dans cet ordre, de l'union de Geb (la Terre) et de Nout (le Ciel) durant les cinq jours de l'année, épagomènes de l'année égyptienne qui comptait 12 mois de 30 jours chacun, plus cinq jours épagomènes, soit au total 365 jours. Remarquons au passage que les Enfants du Ciel et de la Terre sont au nombre de cinq (le nombre nuptial formé du premier nombre pair ou féminin : 2, et du premier nombre impair ou masculin : 3) et qu'il y a, parmi eux, trois garçons (Osiris, Haeroeris et Seth) et deux filles (Isis et Nephtys). Osiris succède à son Père Geb et épouse Isis, tandis que Seth s'unit à Nephtys. Devenu Roi, Osiris enseigne aux Hommes l'agriculture, l'industrie, l'architecture (construction des villes), les arts, la musique et la religion. Il parcourt la Terre pour remplir son rôle d'Initiateur et de Civilisateur. C'est après une expédition en terre lointaine, qu'Osiris tombe dans le piège dressé par son Frère Seth. Ce dernier, incapable de créer, aidé de 72 complices, l'enferme par ruse, au cours d'un festin, dans un coffre à la mesure de son corps. Une fois cloué et fermé, le coffre contenant Osiris est jeté dans le Nil. Isis, éplorée, coupe une boucle de ses cheveux, prend des vêtements de deuil et part à la recherche d'Osiris.

Le coffre, emporté par les flots du Nil puis par ceux de la mer, vient s'échouer sur la côte de la Phénicie, à Byblos. Il s'encastre au milieu d'un buisson. Le Roi du pays, émerveillé par le coffre devenu du bois vivant, l'emporte dans son palais pour en faire une Colonne (l'Axe de son Palais). Isis retrouve le coffre, le ramène en Egypte et le cache dans les marais de Chemmis, près de Bouto.

En chassant, Seth découvre le cadavre d'Osiris, le découpe en quatorze morceaux qu'il disperse à travers l'Egypte. Inlassablement, Isis, la veuve, parcourt en barque les marais et les cours d'eau du delta et de la Vallée du Nil pour rassembler le corps démembré.

Gémissant et hurlant de douleur, elle devient la première pleureuse funèbre d'Egypte. Elle retrouve tous les morceaux, à l'exception du sexe, dévoré par un oxyrhynque (un poisson du Nil). Aidé de sa Soeur Nephtys, elle reconstitue le corps d'Osiris et le ramène à la Vie en utilisant des pratiques magiques. Elle réussit aussi à s'unir à Osiris et à en être enceinte. Osiris part alors pour le Royaume des Morts, dont il devient le Souverain.

Seth est monté sur le Trône d'Egypte. Pour préserver son Fils Horus de la fureur de l'usurpateur, Isis se cache dans les marais de Bouto où elle donne naissance à Horus, sur l'île flottante de Chenonis (préfiguration de la Barque de Moïse). Devenu adolescent, Horus provoque son Oncle Seth en combat singulier. Horus perd un oeil et Seth un testicule. L'Assemblée des Dieux place alors Horus sur le Trône d'Osiris.



Osiris

Le Symbole d'Osiris est extrêmement riche.

L'iconographie égyptienne représente Osiris en Dieu Souverain possédant trois attributs : le Sceptre (Symbole de l'Autorité Suprême), le Fouet (Symbole de la Foudre, du Feu Céleste, de l'Energie Créatrice et de la Justice) et le Bâton de Longue Vie (Axe du Monde, Bâton du Magicien). En général, Osiris est peint en noir (ses statues sont taillées dans du bois sombre ou dans de la pierre noire). Par cette couleur, il s'apparente au limon d'Egypte, à la terre noire (Khemis), à la Materia Prima de l'Univers et de l'Alchimie.

Mais lorsqu'il préside aux Renaissances, aux Initiations, son visage est vert. Cette couleur est celle de la Vie, du Spiritus Mundi (de l'Esprit du Monde), des Eaux du Nil et de la Méditerranée (appelée la Grande Verte par les Egyptiens). C'est aussi la couleur de la Végétation et l'on comprend qu'Osiris soit également un Dieu Agraire.

A Dendérah, les grains de blé étaient incorporés, durant 45 jours, dans une statuette d'Osiris faite avec le limon du Nil, et le 19 Athyr, le blé germait et les pousses sortaient. Osiris s'identifie donc à la Végétation qui se corrompt (le noir) et qui renaît (le vert) au Printemps.

Osiris est aussi le Soleil qui disparaît chaque soir et resurgit chaque matin. Voilà pourquoi on l'associe à Râ et au Phénix. Ce dernier, Symbole des Révolutions Solaires, était l'Emblème de la ville d'Héliopolis, Centre Majeur de l'Initiation Egyptienne. Héliopolis était aussi symbolisée par le Héron Pourpré, dont la couleur rouge rappelle la Pierre Philosophale et le Couronnement du Grand Oeuvre Alchimique.

Osiris est encore le Dieu qui a conquis l'Immortalité et qui, comme tel, juge les Hommes après leur Mort. Le Tribunal d'Osiris est composé d'Osiris, d'Isis, de Nephtys et de 42 Assesseurs. Après la Mort, chaque Homme peut devenir un autre Osiris et acquérir l'Immortalité. La Légende d'Osiris symbolise aussi le Processus Initiatique : en mourant à la vie profane et en renaissant à l'Esprit, l'Initié peut, dès sa vie terrestre, accéder aux réalités divines. Mourir pour Renaître, telle est la leçon majeure du Mythe Osirien qui préfigure celui d'Hiram. Dans son coffre, Osiris Visite l'Intérieur de la Terre, réfléchit sur lui-même, s'apprête à franchir le Seuil. Osiris démembré symbolise la dissolution, la désintégration, la Mort. Osiris reconstitué symbolise la réintégration dans l'Etat Primordial, l'accession à un Niveau Spirituel Supérieur où l'Homme s'unit à Dieu.

La Légende d'Osiris était mise en action, dans les Sanctuaires, au cours de Cérémonies Secrètes, durant lesquelles les Membres du Clergé étaient acteurs dans une série de spectacles symboliques, dont le but était de procurer à l'Initiable la sensation qu'il mourait pour renaître à une existence ineffable.

Osiris apparaît comme l'Axe du Monde, le Pivot de l'Univers, la figuration du Centre Primordial à partir duquel se diffuse la Tradition. Sa Mort symbolise les Ecroulements Cosmiques auxquels la Nature est soumise de façon régulière et cyclique. L'une des plus anciennes Cérémonies de l'Egypte était celle du Redressement de la Momie d'Osiris : c'était la Fête du Djed, pratiquée à Busiris. Un Pilier symbolisant Osiris était couché sur le sol et le Pharaon, assisté de sa famille et des Grands Prêtres, le redressait pour le mettre en position verticale. C'était ni plus ni moins le Redressement Cosmique, contrepartie de l'Ecroulement du même nom. Ce Symbolisme Axial confère à Osiris l'apparentement à l'Homme Cosmique, à l'Adam Kadmon de la Kabbale lequel, déchu et emprisonné dans la Matière du fait de la Chute Originelle, sera rétabli dans ses prérogatives à la Fin des Temps.

On a voulu voir en Osiris la personnification du Principe même, mais c'est là une grave erreur car Osiris, s'il s'identifie au Soleil avec Râ (Principe Masculin), est aussi identifié à la Lune (Principe Féminin). En effet, il meurt la 28ème année de son Règne (la Lunaison a 28 jours). Il est tué par Seth un 17 à la Lune Descendante et découpé en 14 Morceaux (14 = une demi-lunaison). De plus, l'un de ses attributs est le Croissant de Lune. Osiris est donc le Couple Initial Soleil-Lune et est symbolisé par la Barque Solaire : une Barque (= un Croissant = la Lune) portant un Disque d'Or (le Soleil). C'est donc l'Androgyne Primitif dont la séparation engendre les oppositions (Soufre, Mercure - Yang, Yin - Caïn, Abel - les Colonnes Jakin et Boaz du Temple de Salomon) mais dont la Réunion amènera la Victoire sur la Mort et le Retour à l'Etat Primordial.

La Mort d'Osiris était commémorée le 17 Aktyr (21 Décembre) et sa Résurrection le 19 Aktyr (23 Décembre). Osiris préfigure donc le Christ.



Isis

Epouse d'Osiris, elle est représentée avec de nombreux attributs :

L'Ankh ou Croix Ansée, Symbole de Vie. Son Cercle est le Symbole de l'Eternité (ce qui n'a ni commencement ni fin). La Croix est l'état de mort, la crucifixion de l'Elu, le Centre d'où émanent les Qualités Divines et les Elixirs d'Immortalité.

Les Cornes (image du Croissant de Lune) signifient Force et Fécondité.

Le Globe (Principe Féminin).

La Cruche (image de la Matrice Universelle).

La Barque (le Croissant de Lune)

La Faucille.

L'Alcyon.

Le Noeud (Symbole de Vie).

La Corde à nouer (Emblème de la Veuve).

La Robe descendant jusqu'au sol.

L'Enfant qu'elle allaite (Horus) et qui lui donne la valeur d'une Vierge Mère.

Le Symbolisme Cosmique l'assimile à l'Etoile Sothis (Sirius) et le Symbolisme Numéral au Nombre Quatre (Osiris = 3, Horus = 5).

Personnifiant le Principe Féminin et la Mère, elle est la Gardienne de la Science Sacrée, l'Initiatrice : « Je suis ce qui fut et qui sera, aucun mortel n'a encore levé mon voile. » disait une inscription du Temple de Saïs consacré à Isis.

Isis est la Détentrice de la Magie. Une légende égyptienne du Cycle Solaire montre Râ, Souverain Terrestre vieilli, qui bave en marchant. De la Terre mouillée par cette salive, Isis fit un Serpent qui piqua Râ. Isis se proposa alors de le guérir, à condition qu'il lui livre le Nom Secret qui est la Source de la Puissance. Râ ayant donné ce Nom à Isis, celle-ci devint la Maîtresse de l'Univers et de la Science Sacrée.



Horus

Fils d'Osiris et d'Isis, Horus a pour attributs :

Le Faucon, l'Epervier, image de la Fixité et de l'Acuité du Regard Justicier auquel rien n'échappe.

Le Disque Solaire, puisqu'il incarne le Principe Masculin. L'Oeil Divin d'Horus (Oeil de Râ, Oeil de Tum) est le Soleil qui Veille sur l'Ordre Cosmique, sur l'exécution des Lois. Il recommande à l'Initié d'être vigilant, d'avoir l'Oeil Ouvert dans la Recherche de la Vérité.

Dieu mâle, il s'oppose à Seth qui, bien que mâle lui aussi, possède les caractères femelles (l'Eau, le Scorpion, la Pluie, la Lune, les Ténèbres). Ainsi, le combat qu'il mène est celui de la Lumière contre les Ténèbres. Horus est un Dieu combattant pour la Vérité et la Justice. S'apparentant à Métatron et à Saint Michel, il est le Premier des Chevaliers.

D'ailleurs, Horus n'a pas de profil individuel très net. Il semble qu'il représente une classe d'Etres Spirituels menant un combat contre les Forces du Mal. Bref, il représente la Chevalerie, et son Symbolisme Cosmique est la Constellation d'Orion.

Les Shemsou-Hor (Serviteurs d'Horus) continuèrent l'Oeuvre d'Horus en luttant contre les descendants de Seth. Retenons l'une de leurs caractéristiques : la Couleur Rouge de leur peau.


Dernière édition par le Sam 25 Aoû 2007, 14:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Sam 25 Aoû 2007, 13:58

L'Héritage Alchimique de l'Egypte Antique






Rappelons, pour mémoire, que c'est Thot, qui deviendra par la suite Hermès Trismégiste, puis Mercure, qui introduisit l'Alchimie en Egypte. Cette Discipline Traditionnelle, apportée de l'Atlantide, fut pratiquée au sein des Collèges Sacerdotaux d'Héliopolis et de Memphis avant de se répandre dans un grand nombre de Temples : en Egypte, l'Alchimie était véritablement un Art Sacré et un Art Sacerdotal.

Certes, beaucoup d'archéologues contestent ces faits. Ils combattent l'Origine Egyptienne de l'Alchimie en Occident, en s'appuyant sur l'argumentation suivante : les premiers manuscrits alchimiques connus en Occident apparaissent bien en Egypte, mais à l'époque où celle-ci se trouve hellénisée ou romanisée (IVème-VIème siècles de notre ère). De plus, ces manuscrits (à l'exception de ceux de Leyde ou de Stockholm) sont écrits, non en égyptien, mais en grec. Aussi, les archéologues précités donnent-ils à l'Alchimie une origine grecque. C'est ce à quoi avaient tendu à conclure les travaux de Marcellin Berthelot et de Charles Ruelle, au siècle dernier.

Mais on oublie trop souvent que l'absence de documents écrits ne constitue pas une preuve. L'Alchimie, Art Occulte, était, conformément à la Tradition, enseignée oralement. Les Anciens considéraient d'ailleurs comme sacrilège de transcrire les Connaissances Traditionnelles Majeures.

Au demeurant, les preuves indirectes ne manquent pas. Aux Grands Temples Egyptiens étaient rattachées des Maisons de Vie, jouant le rôle de Centres de Recherches et d'Etudes. C'était là que les Prêtres dispensaient l'Enseignement Esotérique. Dans la Liste des Ouvrages, conservée dans la Maison de Vie du Temple d'Edfou, nous relevons la mention d'un « Livre des Secrets du Laboratoire ».

L'archéologie a aussi montré qu'à une époque reculée, les Egyptiens avaient déjà acquis un niveau technique élevé en matière de Pharmacopée, de Teintures et de Procédés à vocation métallurgique. Une recette, gravée sur les murs de la Maison de Vie d'Edfou, permet de fabriquer un demi-litre d'extrait surfin de Styrax, avec les ingrédients suivants : encens sec de première qualité (1010 gr.), suc de caroube (0,575 l.), écorce de styrax de première qualité (600 gr.), calame aromatique (25 gr.), asphalte ou bois de convolvulus scoparinus (10 gr.), graines de violette (15gr.), mastic, résine de pistacia lentiscus (10 gr.), vin très alcoolisé (15 gr.) et eau... A partir de ces produits, huit opérations successives permettaient d'obtenir, après de très nombreux mélanges, cuissons, décantations, une petite quantité de cosmétique. Certes, ce n'était pas là une Opération Alchimique, mais une opération chimique. Cependant, les Opérations relevant de l'Art d'Hermès exigent la même minutie, la même précision, les mêmes soins, les mêmes délais (les huit opérations précitées s'étalaient sur 180 jours), les mêmes techniques.

Par ailleurs, les Egyptiens considéraient l'Or comme le plus précieux des métaux. C'est ainsi que dans « Le Livre des Morts », il est question de la Métamorphose du Défunt en Faucon d'Or (Chapitre LXXVII), du Faucon d'Or (LXXVII), de la Fixation des colliers en Or (CLV).

Dans les écrits égyptiens, nous retrouvons les correspondances entre les Métaux, les Planètes et les Couleurs :

Le Fer est assimilé à la Planète Mars et au Rouge. C'est l'Os de Typhon ou de Seth, dont le Nom signifie empêchement violent, obstacle, opposition.

Le Hiéroglyphe de l'Or (un Point dans un Cercle) est aussi celui du Soleil et de Râ.

L'Argent correspond à la Lune et au Blanc. La Divinité Protectrice de l'Egypte du Sud (Couronne Blanche) se nomme Nekhebit, la Blanche. Or, Nekhed désigne la Lune.

Le Mercure est assimilé à la Planète du même nom et à la couleur Verte. Celle-ci est souvent figurée par le Crocodile Sebek, peint en vert.

Le Cuivre est lié à la Planète Vénus et à la couleur Bleue.

L'Etain est assimilé à la Planète Jupiter et à l'Indigo.

Enfin le Plomb est le métal de Saturne et correspond au Noir.

Le Symbolisme Alchimique des Couleurs se retrouve :

dans le Héron Pourpré (Emblème du Centre Suprême d'Héliopolis),

dans les Couronnes Blanche et Rouge du Pharaon.

L'étymologie du mot Alchimie milite également en faveur de sa pratique en Egypte. Rappelons ici qu'Alchimie n'est autre que Chimie précédée de l'article arabe Al (cf. Le Rôle de l'Espagne Mauresque dans la Transmission de l'Alchimie). Employé dès le XIIIème siècle sous les formes Alkimie ou Alquemie, le substantif Alchimie dérive de l'espagnol Alquimia, venant lui-même de l'arabe Al Kimya. Or, Kimya vient de Khem, mot égyptien signifiant Accomplir et Terre Noire. Ce dernier mot est le Nom de l'Egypte dans l'Antiquité (la Terre Noire, le Pays Noir).

Alexandrie recueille donc l'Héritage Alchimique de l'Egypte.

La Littérature Alchimique Alexandrine comprend un grand nombre de Traités écrits en grec. Les manuscrits les plus anciens remontent au IIème siècle et les plus récents appartiennent à la période byzantine (Vème-VIème siècles). On peut les classer en quatre catégories :

écrits attribués à des Personnages Divins : Hermès, Isis, Osiris, Horus,

écrits attribués à des Souverains célèbres : Khéops, Alexandre,

écrits attribués à des Sages illustres : Platon, Aristote, Thalès, Héraclite, Zoroastre, Pythagore,

écrits dont les Auteurs sont réels et indiscutables : Zozime, Synésius.
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Sam 25 Aoû 2007, 13:59

Le Corpus Hermeticum






Abordons l'étude du Corpus Hermeticum. Rappelons qu'il s'agit de l'ensemble des Traités rapportant des dialogues entre des Personnages Divins : Hermès, Isis, Horus, portant sur Dieu, la Création, l'Origine de l'Homme, la Chute et l'Illumination Divines. Ces ouvrages, parmi lesquels nous citerons le Poimandrès, l'Asclépios, le Korê Kosmou, sont d'inspiration gnostique, mais la Cosmogenèse et l'Anthropogenèse qui y sont contenues, ont souvent inspiré les Pères de l'Eglise et les mouvements initiatiques.



Le Poimandrès narre la Séparation de la Lumière et des Ténèbres, la Sortie du Verbe Hors de la Lumière, celle-ci s'identifiant avec le Noùs Primordial qui est Dieu Père et Dieu Esprit. C'est ainsi que le Noùs Démiurge, étant Dieu de Feu et de Souffle, façonna Sept Gouverneurs, lesquels enveloppèrent dans leurs Cercles le Monde Sensible. Le Verbe, après avoir organisé les Eléments, s'unit au Noùs Démiurge. Ensemble, ils donnèrent le Mouvement aux Sept Cercles de Feu. Puis ce fut la Naissance des Aminaux et de l'Homme. L'Homme crée à son tour et entre dans le Cercle des Démiurges, où les Sept Gouverneurs lui font honneur. Mais bientôt s'amorce la chute. Ayant les Pouvoirs sur le Monde des Etres Mortels, l'Homme, se penchant à travers l'Armure des Sphères dont il avait brisé l'Enveloppe, révèle à la Nature la Belle Forme de Dieu. L'Homme n'a plus le choix qu'entre deux Voies : chérir son corps et mourir, chérir Dieu et trouver Vie et Lumière en Lui.



L'Asclépios renferme ce texte prophétique :

« Voici donc ce que sera la vieillesse du monde : irréligion, désordre, confusion. Quand toutes ces choses auront été accomplies, ô Asclépios, alors le Seigneur et le Père, le Dieu premier en puissance et le Démiurge du Dieu Un, après avoir considéré ces moeurs et ces crimes volontaires... anéantira toute la malice, soit qu'il l'efface par un déluge ou le consume par le feu ou le détruise par des maladies pestilentielles répandues en divers lieux. Puis il ramènera le monde à sa beauté première pour que ce monde lui-même paraisse digne à nouveau de révérence et d'admiration, et que Dieu, aussi créateur et restaurateur d'un si grand ouvrage, soit glorifié, par les hommes qui vivront alors, en des hymnes continuels de louanges et de bénédictions. Voici ce que sera en effet cette naissance du monde : un renouvellement de toutes les choses bonnes, une restauration sainte et toute solennelle de la nature. »



Le Korê Kosmou traite de la Doctrine Hermétique transmise d'abord à Komephis puis à Isis, qui l'enseigna à Horus. Cet ouvrage expose une théorie de la Création des Ames. Le Démiurge prélève un peu de son propre Souffle et, après avoir brassé l'Eau et la Terre, crée les Créatures Terrestres. Chaque Animal reçoit une Ame Elémentaire, qui s'améliore en passant, après la Mort, d'un Animal à l'autre. L'Animal qui possède le plus de Souffle Vital est l'Homme.



Certains Auteurs contemporains, considérant l'hétérogénéité des matériaux du Corpus Hermeticum, ne veulent y voir qu'un syncrétisme, une mosaïque d'idées anciennes. En fait, la Révélation Hermétique n'est pas une Doctrine où s'affrontent deux Traditions (le Monde pénétré par la Divinité, le Monde oeuvre d'un Démiurge), mais une tentative de dépassement de cette Dualité. Soulignons les points suivants :

La Révélation Hermétique se situe au Centre de l'Univers, incarné par la Terre d'Egypte, considérée comme Coeur de la Création : « Ignores-tu donc, Asclépios, que l'Egypte est la copie du ciel... notre terre est le temple du monde entier. » Ce qui signifie en clair que l'Egypte est un Centre Traditionnel, donc le Centre symbolique du Monde.

L'Hermétisme est une Révélation-Occultation : « Hermès vit l'ensemble des choses ; et ayant vu, il comprit et ayant compris, il eut puissance de révéler et de montrer. Les choses qu'il connut, il les grava et, les ayant gravées, les cacha. » C'est donc une Gnose.

L'Hermétisme est une Voie Initiatique. Cela découle de la notion même de Révélation. Celle-ci est progressive. Par ailleurs, l'Enseignement d'Hermès est ésotérique : « C'est une chose impie que de divulguer à la masse un enseignement tout rempli de l'entière majesté divine. »

La Révélation glorifie la Lumière. Le Noùs Dieu est Lumière et Vie. Il suscite la Vision Lumineuse qui procure la Connaissance et la Vie. La Lumière Hermétique illumine les Ames et Transfigure la Matière.

Une Cosmologie et une Anthropologie. L'Hermétisme propose une théorie de la Création du Monde et de la Création de l'Homme. Il explique la chute de l'Homme et sa constitution présente : Corps, Ame, Esprit.

http://www.ramuel.com/set_terre_egypte/egypte_egypte.htm
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Sam 25 Aoû 2007, 23:10

à voir:

L'Egypte et ses Mystères, La Grande Pyramide, le Sphinx, etc.

L'égyptologue français Louis Caparat aurait découvert, en 1988, dans une salle secrète de la Grande Pyramide, un humanoïde à l'intérieur d'un caisson d'apparence cristalline. L'humanoïde semblait en état d'hibernation ou de mort apparente. Un papyrus trouvé à proximité raconterait sa rencontre avec le pharaon Khufu qu'il aurait convaincu de construire la grande pyramide pour lui servir de tombeau après lui avoir annoncé l'arrivée future d'autres êtres de son espèce.

Source : le magazine égyptien "Rose El-Yussuf" relayé par "Le Monde De L'Inconnu" dans le numéro 283 d'avril 2000

http://forum.astralsight.com/index.php?showtopic=2428&pid=36483&mode=threaded&start=#entry36483
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MessageSujet: Noirceur des Egyptiens Anciens   Jeu 30 Aoû 2007, 10:07

Noirceur des Egyptiens Anciens :

"La Messe est dite !"



La Mélanité des Égyptiens anciens, avouée par des spécialistes du grec ancien.



Première publication : 2 décembre 2006

Les Africanistes et les égyptologues falsificateurs de l’Histoire des Noirs vont prendre un sacré coup de vieux. L’honnêteté intellectuelle semble revenir dans certaines traductions françaises des textes grecs témoignant des origines négo-africaines des égyptiens anciens, en particulier le fameux passage d’Hérodote considéré comme le père de l’Histoire par les Européens (Livre II, paragraphe 104).

SOMMAIRE
Introduction
Acte I : Hérodote et son livre II
Acte II : La falsification : « Peau noire » devient « Peau brune »
Acte III : De la « Bombe » de Cheikh Anta Diop à notre site web
Acte IV : Le bateau des falsificateurs prend de l’eau, ou le début de la chute
Acte V : La Tour infernale, ou la chute finale
Pour conclure

INTRODUCTION
Pourquoi ce retour sur des faits qui sont déjà établis et qui ont été démontrés scientifiquement par quelques chercheurs kamits (dont le premier fut Cheikh Anta Diop) ? Est-ce simplement un article de plus sur les origines négro-africaines des égyptiens anciens ? Non, bien sûr !

Pour avancer dans la bonne direction, nous ne sommes pas en quête de littérature européenne ; néanmoins nous sommes très attentifs sur l’effet que produit les retombées de nos diverses actions dans la société européenne (et en particulier en France) ; surtout lorsque ces actions concernent le combat que nous menons contre la falsification historique. Car il va sans dire que si nous n’avions pas existé depuis quelques années (en toute humilité), il y aurait beaucoup moins de bonnes volontés chez les leucodermes. C’est le rapport des forces scientifiques, en notre faveur, qui a permis de faire passer notre juste cause dans la tête de chercheurs ayant assez de grandeur pour remettre en questions des thèses erronées et des essais racistes. .

L’honnêteté intellectuelle semble revenir notamment dans certaines traductions françaises des textes grecs témoignant des origines négo-africaines des égyptiens anciens. Et c’est tant mieux !

excellent dossier!!!

http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=818

à lire:

Faisons rayonner la gloire de Maat !!!



GLORIEUSE MAAT




OSIRIS AUSSI APPELE "NEB MAAT" (LE MAITRE DE LA MAAT)

http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=446
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Mar 02 Oct 2007, 13:32

A VOIR!
Les fastes de la chevalerie africaine de la période impériale

Les chevaliers ont joué un rôle majeur dans l’histoire des grands empires africains notamment en Afrique occidentale.



Avant-propos...

Il y a quelques années, nous avions inscrit une association panafricaine à une fête dédiée à la chevalerie du moyen âge dans une ville en banlieue parisienne. Contre toute attente, nous fûmes convoqués en mairie pour expliquer notre démarche.

Motif : Personne n’arrivait à comprendre pourquoi nous avions fait ce choix car pour "nos amis européens", il était évident que l’Afrique ne pouvait avoir eu, à travers son histoire, des châteaux fort et des chevaliers vêtus d’armures en métal.


Naturellement, les jeunes étaient complètement perdus car n’ayant aucune donnée historique sur cette thématique. Alors, je suis intervenu pour mettre en avant la méconnaissance des français vis-à-vis de l’histoire africaine et l’impact négatif de la vision coloniale dans leur imaginaire.

Il faut que les choses changent. Mais pour cela, la première exigence est que les Kamits prennent conscience de la nécessité de valoriser leur histoire et de la faire connaître à tous. Par la suite, les ouvrages scolaires devront prendre le relais. En attendant, je vous livre les fruits de ma petite étude sur le sujet.

1- L’Afrique impériale et ses chevaliers...
http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=1002
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Jeu 04 Oct 2007, 11:01


HISTOIRE ANCIENNE DES PEUPLES DE L'ORIENT

Gaston MASPERO

Membre de l’Institut

Professeur de langue et d’archéologie égyptiennes au Collège de France

Directeur Général des Antiquités de l’Égypte



Dessins découverts sur la tombe de seti I
http://www.afrique-du-nord.com/article.php3?id_article=240


extrait:
Origine des Égyptiens : les nomes
Les Égyptiens paraissent avoir perdu de bonne heure le souvenir de leur origine. Venaient-ils du centre de l'Afrique ou de l'intérieur de l'Asie ? Au témoignage presque unanime des historiens anciens, ils appartenaient à une race africaine qui, d'abord établie en Éthiopie sur le Nil moyen, serait descendue graduellement vers la mer en suivant le cours du fleuve. On s'appuyait pour le démontrer sur les analogies évidentes que les moeurs et la religion du royaume de Méroé présentaient avec les moeurs et la religion des Égyptiens proprement dits[29]. On sait aujourd'hui à n'en pas douter que l'Ethiopie, celle du moins que les Grecs ont connue, loin d'avoir colonisé l'Égypte au début de l'histoire, fut colonisée par elle à partir de la douzième dynastie, et qu'elle a été comprise pendant des siècles dans le royaume des Pharaons. D'autre part, la Bible affirme que Mizraïm, fils de Cham, frère de Koush l'Éthiopien et de Canaan, vint de Mésopotamie pour se fixer sur les bords du Nil avec ses enfants[30]. Loudim, l'aîné d'entre eux, personnifie les Égyptiens proprement dits, les Rotou ou Romîtou des inscriptions hiéroglyphiques. Anamîm représente assez bien la grande tribu des Anou, qui fonda Onou du Nord (Héliopolis) et Onou du Sud (Hermonthis) dans les temps antéhistoriques. Lehabim est le peuple des Libyens qui vivent à l'occident du Nil, Naphtouhim (No-Phtah) s'établit dans le Delta au nord de Memphis ; enfin Pathrousim (Patorisi, la terre du Midi) habita le Saïd actuel entre Memphis et la première cataracte[31]. Cette tradition, qui amène les Égyptiens de l'Asie par l'isthme de Suez, n'était pas ignorée des auteurs classiques, car Pline l'Ancien attribue à des Arabes la fondation d'Héliopolis[32] ; mais elle n'eut jamais la popularité de l'opinion qui les dérivait des hauts plateaux de l'Ethiopie.

De nos jours, la provenance et les affinités ethnographiques de la population ont fourni matière à de longues discussions. Tout d'abord les voyageurs du xviie et du xviiie siècle, trompés à l'apparence de certains Coptes abâtardis, assurèrent que leurs prédécesseurs de l'âge pharaonique avaient le visage bouffi, l'oeil à fleur de tête, le nez écrasé, la lèvre charnue, et qu'ils présentaient plusieurs des traits caractéristiques de la race nègre. Cette erreur, vulgaire encore au commencement du siècle, s'évanouit sans retour dès que la Commission française eut publié son grand ouvrage. En examinant les innombrables reproductions de statues et de bas-reliefs dont il est rempli, on reconnut que le peuple figuré sur les monuments, loin d'offrir les particularités ou l'aspect général du nègre, avait la plus grande analogie avec les belles races blanches de l'Europe et de l'Asie occidentale. Aujourd'hui, après un siècle de recherches et de fouilles, nous n'avons plus de difficulté à évoquer devant nous, je ne dirai pas le contemporain de Psammétique et de Sésostris, mais celui de Kheops, qui contribua pour sa part à la construction des pyramides. Il suffit pour cela d'entrer dans un musée et d'examiner les statues d'ancien style qui y sont réunies. Au premier coup d'oeil, on sent que l'artiste a poursuivi, dans le rendu de la tête et des membres, la ressemblance exacte avec son modèle ; puis, lorsqu'on écarte les nuances propres à chaque individu, on dégage sans peine les caractères généraux et les types principaux de la race. L'un d'eux, trapu et lourd, répond assez bien à l'un de ceux qui prévalent chez les fellahs actuels. L'autre, celui qui distinguait les membres des hautes classes, nous montre son homme grand, maigre, élancé. Il avait les épaules larges et pleines, les pectoraux saillants, le bras nerveux, rond, terminé par une main fine, la hanche assez peu développée, la jambe sèche ; les détails anatomiques du genou et les muscles du mollet sont assez fortement accusés, comme c'est le cas pour la plupart des peuples marcheurs ; les pieds sont longs, milices, aplatis à l'extrémité par l'habitude d'aller sans chaussure. La tête, souvent trop forte pour le corps, revêt d'ordinaire une expression de douceur et même de tristesse instinctive. Le front est carré, peut-être un peu bas, le nez court et charnu ; les yeux sont grands et bien ouverts, les joues arrondies, les lèvres épaisses, mais non renversées ; la bouche, un peu trop fendue, garde un sourire résigné et presque douloureux. Ces traits, communs à la plupart des statues de l'ancien et du moyen empire, se perpétuent à toutes les époques. Les monuments de la dix-huitième dynastie, les sculptures saïtes et grecques, si inférieures en beauté artistique aux monuments des vieilles dynasties, se transmettent sans altération notable le type primitif. Aujourd'hui, bien que les classes supérieures se soient défigurées par des alliances répétées avec l'étranger, les simples paysans ont gardé presque partout l'aspect de leurs ancêtres, et tel fellah contemple avec étonnement les statues de Khephren ou les colosses des Sanouasrît qui promène, à travers le Caire, à plus de quatre mille ans d'existence, la physionomie de ces vieux Pharaons[33].
Si le type de la population est bien défini, l'origine des éléments qui la composent n'en est pas moins obscure. La majorité des philologues contemporains en place le berceau dans l'Asie occidentale[34], mais sans pouvoir se mettre d'accord sur la route qu'ils auraient suivie pour se rendre en Afrique. Quelques-uns pensent qu'ils prirent le chemin le plus court, celui de l'isthme de Suez[35], mais d'autres leur prêtent des voyages plus longs et des itinéraires plus compliqués : les immigrants auraient franchi le détroit de Bab et Mandeb et les montagnes de l'Abyssinie, puis ils auraient descendu le Nil et ils se seraient installés entre la première cataracte et la mer[36]. L'hypothèse d'une origine purement asiatique soulève des difficultés considérables, car, au point de vue anatomique, le gros de la population nous offre tous les caractères des nations blanches qui se sont établies de toute antiquité sur les versants méditerranéens du continent libyque, et qui peut-être vinrent elles-mêmes de l'Europe méridionale elles se seraient glissées dans la vallée par l'Ouest ou par le Sud-Ouest[37]. Plusieurs enfin assignent pour berceau aux Égyptiens le centre de l'Afrique[38]. Ils auraient rencontré dans leur patrie nouvelle une race noire[39], et ils reçurent plus tard, à coup sûr, des accroissements de peuplades asiatiques, qui s'infiltrèrent par le désert jusqu'aux marais du Delta. Quoi qu'il faille penser de ces théories, le certain est que les ancêtres variés des Égyptiens que nous connaissons, à peine parvenus sur les rives du Nil, furent conquis aussitôt par le pays et assimilés, comme ç'a toujours été le cas depuis lors pour tous les étrangers qui l'occupèrent. Au moment où leur histoire commence pour nous, cinq ou six mille ans avant notre ère, ils étaient tous fondus en un seul peuple, qui possédait une civilisation uniforme et qui parlait la même langue d'un bout à l'autre de la contrée.

Cette langue semble appartenir à la même famille que le berbère et ses dialectes ou que les langues mal étudiées dont se servent encore plusieurs tribus du désert égyptien et du Soudan : on y a signalé en effet des analogies sérieuses avec le berbère[40], et aussi avec l'ensemble des langues dites sémitiques. Non seulement un grand nombre de ses racines appartiennent au type hébræo-araméen ; mais sa constitution grammaticale se prête à de nombreux rapprochements avec l'hébreu et le syriaque. L'un des temps de la conjugaison, le plus simple et le plus ancien de tous, est composé avec des pronoms suffixes identiques à ceux des Sémites[41]. Les pronoms, suffixes et absolus, sont exprimés par les mêmes racines et jouent,le même rôle en égyptien et dans les langues sémitiques[42]. Sans nous étendre sur ces rapprochements, dont quelques-uns laissent encore prise au doute, nous pouvons dès à présent affirmer que la plupart des procédés grammaticaux mis en oeuvre par les langues sémitiques se retrouvent en égyptien à l'état rudimentaire. Aussi bien l'égyptien et les langues sémitiques, après avoir fait partie du même groupe, se sont séparés de bonne heure à une époque où leur système grammatical était encore en voie de formation. Désunis et soumis à des influences diverses, ils traitèrent dès lors d'une façon très différente les éléments qu'ils possédaient en commun. Tandis que l'égyptien et les autres idiomes qu'on pourrait intituler protosémitiques s'arrêtaient dans leur développement, les langues sémitiques propres continuaient le leur pendant de longs siècles avant d'arriver à la forme que nous leur voyons aujourd'hui ; « en sorte que, s'il y a un rapport de souche évident entre la langue de l'Égypte et celles de l'Asie, ce rapport est cependant assez éloigné pour laisser au peuple qui nous occupe une physionomie distincte[43] ».

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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Mar 06 Nov 2007, 09:12

extraits:
LES DOGONS DU MALI ET LEURS CONTACTS SUPPOSÉS AVEC DES "EXTRATERRESTRES"
PAR CARLOS BONET BETORET




Il faut bien admettre que l’oeuvre de Temple a le mérite de nous faire mieux connaître la culture dogon, et qu’elle établit des liens avec divers peuples antiques. Mais des auteurs comme Robert Temple, et quelques autres, traitent cette question sous une forme sensationnelle - et sans logique scientifique. Nous devons maintenant faire la critique de l’argumentation de Temple, en suivant le même ordre qu’avant, et nous allons découvrir que ces visiteurs de Sirius ne relèvent que de l’imagerie fantastique la plus totale.



L’idée selon laquelle la Terre a été visitée par de doctes extraterrestres qui ont civilisé l’humanité, n’est ni très originale, ni du ressort exclusif de R. Temple. Il y a presque 20 ans déjà, l’écrivain Erich von Däniken parlait aussi de visiteurs d’autres planètes qui eurent une grande influence dans l’histoire de la Terre. Däniken croyait également que les extraterrestres avaient créé l’homme par manipulation génétique, au moyen de singes plus ou moins avancés dans leur évolution. Il s’appuyait pour cela sur la tradition biblique, considérant que le Dieu de la genèse était un sage extraterrestre, lequel fit l’homme en souflant dans une silhouette de glaise. Un autre défenseur d’une origine "non terrestre" de l’homme est l’écrivain David Agamon, qui publie en 1978 un livre sur les voyages de l’explorateur Karyl Robin Evens dans l’Himalaya. Cet ouvrage décrit son séjour, en 1947, chez le peuple des Dyzopas, considéré comme les descendants d’extraterrestres qui auraient colonisé le Tibet. Agamon et Däniken se refusent d’accepter la théorie "classique" de l’évolution humaine, telle qu’elle fut exposée par Darwin au XIXe siècle. Il faudrait comprendre pourquoi tous ces auteurs sont si obsédés par une origine extraterrestre de notre espèce et de ses civilisations. Quand Darwin publie "De l’origine des espèces" en 1859, il rejeta tous les mythes d’une origine surnaturelle de l’homme. Les réactionnaires religieux, qui sont contre l’idée d’évolution, continuent à croire que le monde a été créé en 6 jours, comme l’enseigne la Bible. Mais il y a des personnes plus cultivées qui rejettent l’origine animale de l’homme, sans pour autant accepter la mythologie biblique. On peut alors comprendre que les thèses de Däniken puissent être acceptées en tant qu’alternative "moderne" à l’évolution. Il est sûr que Däniken a profité d’un grand impact dans les années soixante-dix, après que l’homme eut marché sur la Lune, et avec l’apogée de la "science-fiction". Il faut se souvenir de romans comme "2001, Odyssée de l’espace" d’Arthur Clarke, mis à l’écran par Stanley Kubrick, où l’on montrait aussi que l’homme trouvait son origine dans les expérimentations génétiques d’extraterrestres. Maintenant, il faut voir pourquoi Temple et Däniken affirment que les humains doivent leur civilisation à des visiteurs venus d’autres planètes. En ce qui concerne l’Egypte et Sumer, la genèse de ces cultures a été très bien étudiée par des auteurs comme Alimen, Botero et Vercoutier. Il est alors absurde de penser que les civilisations anciennes ont apparu brusquement, comme nées du contact entre des hommes primitifs et des extraterrestres. Temple, Däniken et autres, veulent dire que l’humanité ne peut pas progresser par elle-même : ils nient alors le progrès dans la nature et dans l’histoire, ils nient que l’homme puisse s’améliorer à partir de son propre potentiel. C’est une version moderne de ce qu’affirment les réactionnaires religieux en disant que l’homme ne peut pas se sauver lui-même, sans l’aide d’un dieu ou d’un messie. Mais la science a toujours su montrer que l’homme pouvait progresser par ses propres moyens, sans le secours de dieux, démons, esprits, ou de "martiens".



Il est bien sûr absurde de nier le fait que les Dogons ont des connaissances astronomiques, si l’on se réfère aux travaux des Griaule, père et fille. Les Dogons avaient la connaissance des mouvements en orbite de Sirius A et B, avant les découvertes de l’astronomie moderne. Il faut pouvoir expliquer comment les Dogons ont pu posséder cette science des astres, sans pour autant tomber dans des allusions fantasques à des visiteurs extraterrestres.



Les Dogons ne connaissaient évidemment pas le télescope, mais cet instrument n’était pas connu non plus des peuples d’Egypte, de Babylone, de Chine, de Grèce, ou de tout autre peuple qui possédait pourtant une grande science astronomique. Si les Dogons pensaient que c’étaient des dieux qui leur avaient donné les clés du savoir, ils partageaient cette conviction avec bien des peuples de l’Antiquité.



C’est d’Egypte que durent provenir les connaissances des Dogons en astronomie, car nous avons déjà vu l’importance de l’étoile Sirius dans cette culture. Chaque fois que revenait la montée annuelle du niveau du Nil ( Hapi ), l’on voyait Sirius ( Sothis ) poindre à l’horizon : l’étoile était, pensait-on, la cause de la montée des eaux du Nil. Les Egyptiens ne savaient pas que la véritable cause était la fonte des neiges du Ruwenzori, où se situent les sources du Nil. Il est curieux que Cicéron en parle dans son "De Republica", désignant le mont "Catadupa" ; mais nous ignorons l’origine de ce nom. Pour en revenir aux croyances des Egyptiens sur Sirius, on pourrait penser qu’elles n’ont pas pu avoir d’incidence sur celles des Dogons, compte tenu de la distance spatiale et temporelle entre les deux peuples. Mais on peut rétorquer que la distance n’a pas joué de rôle, et que l’influence de l’Egypte s’étendait à tous les peuples d’Afrique de l’Ouest. Selon Ferrari Iniesta, dans son livre : "L’ancienne Egypte, nation noire", les Wolofs de l’actuel Sénégal pratiquent une langue très différente de l’égyptien ancien, renfermant néanmoins beaucoup de mots communs. On peut aussi penser, chez les Dogons, à une influence de l’empire du Mali, dont la capitale était Tombouctou sur le fleuve Niger. Les Dogons faisaient partie de cet empire, mais il est plausible que leurs connaissances astronomiques sur Sirius fussent antérieures à sa création, au XIIIe siècle. Etant donné que le Mali était un empire musulman, si les Dogons avaient subi son influence culturelle, ils seraient devenus musulmans et n’auraient pas abandonné leurs croyances polythéistes.



En ce qui concerne les relations entre Egypte et Sumer, il faut ajouter que c’est toujours un objet de polémiques, et que la question est loin d’être élucidée. On doit en tout cas rejeter l’idée absurde de Temple, pour lequel les 50 noms de Marduk correspondent aux 50 ans de l’orbite de Sirius B autour de Sirius A. Personne n’a jamais pu prouver une influence de la Mésopotamie sur les cultures africaines. Là aussi, c’est faire la part belle au sensationnalisme. Un autre exemple en est la théorie de Koldewey, pour lequel le monstre appelé "mushrushu", sur la ports d’Ishtar à Babylone, serait un dinosaure ramené d’Afrique. Willy Ley en parle aussi dans son livre : "Le dipneuste, le dodo et la licorne". Mais jamais l’on n’a pu prouver une survivance des Dinosaures après l’ère Secondaire : le "mushrushu" reste un animal purement mythique.



Il serait également absurde de comparer les 50 rameurs du bateau des Argonautes aux 50 ans de l’orbite de Sirius B autour de l’étoile principale. Nous n’acceptons d’ailleurs pas la théorie de Ferran Iniesta, pour lequel le peuple de Colchide était d’origine africaine, descendant de colons égyptien installés par Toutmosis III, au cours du XVe siècle avant notre ère. A cette époque, le pouvoir de l’Egypte parvenait jusqu’à l’Euphrate, au nord, mais pas jusqu’en mer noire où se situait le pays de Colchide. Nous pourrions commenter aussi les théories qui établissent une relation entre l’Afrique et le mythe de l’Atlantide, évoqué par Platon dans son dialogue "Critias", mais ce serait matière à un autre article.

à voir!
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nb:14 novembre 2006, par François de Sarre
Mon ami Carlos Bonet, zoologiste espagnol et auteur de l’article « Les Dogons du Mali et leurs contacts supposés avec des "Extraterrestres" » est malheureusement décédé, voici deux ans. Sur le sujet des possibles interventions non naturelles dans le développement humain, je dirais tout simplement qu’en l’état actuel de nos connaissances et de nos recherches, rien ne permet véritablement de valider - ni d’infirmer - ce scénario, qui garde tout son potentiel heuristique.

Cordialement, François de Sarre


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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Mar 06 Nov 2007, 09:43

Le Culte Isiaque




Reine des Dieux - Notre Dame de la Mer.
ISIS aux Mille Noms
http://www.hereses.info/portail/sommaire.htm

Les mythes d'Isis et d'Osiris ont été décrits par Plutarque dans le tome V de ses Oeuvres Morales , sous le titre " De Iside et Osiride " ( 5 ) . Les rites isiaques ont fait l'objet du livre XI des " Métamorphoses " d'Apulée ( 6 ) .

Ces " Métamorphoses " ont été commentées par une psychanalyse élève de C.G.Jung dans un ouvrage intitulé " L'Ane d'Or " ( 7 ) .Il pourrait paraître suffisant de renvoyer à ces travaux complets et attachants .

Toutefois , l'Egypte ancienne nous fascine , comme elle a fasciné , après les populations de l'Antiquité , les Empereurs romains et le Haut Moyen Âge .

Les relations comerciales entre l'Egypte et le monde grec remontent à la seconde moitié du deuxième millénaire avant notre ère ; les épopées homériques ont décrit aussi bien la ville de Thèbes " aux cent portes " que l'arrivée de Ménélas aux rives du Nil, à son embouchure ( Iliade IX-381; Odyssée IV - 351 ) ( 8 ) .

Au 7ème siècle , les Grecs, ayant affiné leurs qualités de navigateurs , y avaient établi une tête de pont . Après son exil à Samos , Hérodote y fit un long voyage et consacra le second livre de ses " Histoires " à l' Egypte ; avant lui , plusieurs Grecs réputés des 7ème et 6ème siècles l' avaient visitée , tel Solon et Thalès ; en 402 , une flotte athénienne vint soutenir la révolte conduite par Inaros .

Les Grecs étaient véritablement fascinés par la haute antiquité de l'Egypte , ses monuments , ses coutumes , sa religion .


Aussi , dès le 5ème siècle , Isis avait un sanctuaire dans le port du Pirée , puis , au 2ème siècle , un temple au flanc de l'Acropole d'Athènes ; son culte y fut officialisé et l'effigie de la déesse orna les monnaies athéniennes . En ces temps là , Isis était perçue d'abord comme une mère et s'identifia aisément à Déméter ; un syncrétisme gréco-égyptien s'instaura d'autant plus facilement qu'Isis était également l'épouse d' Osiris , le dieu des morts , et fut confondue , en outre , avec Coré .

Osiris , le dieu du Bien , avait été victime de son frère Seth , le dieu du Mal ; son meurtre préfigura curieusement la rivalité de Caïn et d'Abel , dans la Genèse .
Selon le récit de Plutarque , Isis aurait traversé la Méditerranée orientale pour chercher à Byblos, en Phénicie , le corps de son époux , mort , emprisonné dans le tronc d'un arbre , qui servait de poutre dans le palais du roi de la ville .
Seth déroba à nouveau la dépouille d'Osiris et la dépeça en plusieurs morceaux ; la déesse s'échina à les retrouver , un à un ; ayant réussi à reconstituer le corps d'Osiris , elle le rendit à la vie ; elle manifesta , de cette manière , non seulement sa toute puissance , mais aussi l'efficacité de sa " magie " ; elle fut saluée , par ailleurs , déesse du Phare d' Alexandrie " Isis Pharia " ; elle devint désormais Reine de la Mer " Isis Pelagia " Le fils d'Osiris et d'Isis , Horus , dénommé Harpocrate par les Grecs , vengea son père et tua Seth .

Le mythe isiaque s'enrichit , à la fin du 4ème siècle , de la création du culte de Sérapis par Ptolémée Sôter , diadoque d' Alexandre , successeur des Pharaons , et , comme tel , roi de droit divin , légitimé par la parole d'Isis ; l'Egypte , toutefois , ne renonça à aucune de ses coutumes , et imposa ses rites aux Lagides et aux colons helléniques qu'ils avaient attirés , si bien que Ptolémée II Philadelphe épousa sa soeur suivant le modèle d'Isis et d'Osiris , archétypes divins de la souveraineté .
Le culte de Sérapis aurait tendu à concilier les piétés nilotiques et helléniques . Sérapis, étymologiquement , voudrait transcrire l'égyptien " Osor - Hâpi " c'est à dire : Osiris père du Nil , ou "Osiris - Apis " c'est à dire l'Apis mort devenu Osiris dieu des morts .
Sérapis s'est attribué tous les pouvoirs d' Osiris , qu'il s'agisse de la fécondité ou de la protection des morts ; sa statuaire était d'un type purement grec . Toutefois , le Sérapeum d'Alexandrie fut construit par Ptolémée III Evergète , dans la deuxième partie du 3ème siècle , en l'honneur de Sérapis et d'Isis , conjointement ; il figurait parmi les sanctuaires les plus prestigieux de L'Antiquité .

Sérapis avait trois lieux de culte à Délos , petite île de la mer Egée au milieu des Cyclades , où Isis l'avait précédé connue sous les identités de la Victoire , Justice , Chance , Némésis , Aphrodite , voire Cybèle .La pratique religieuse isiaque y était caractéristique du culte d'Isis , tel que pratiqué ultérieurement dans tout l'Empire . Le sanctuaire , lui-même , relevait d'une architecture calculée pour donner le " frisson du sacré" ; retiré du chemin , il était entouré d'annexes servant au logement des prêtres , les pastophores , et de certains fidèles , soit membres d'une sorte de tiers-ordre , soit impétrants en quête d'initiation , soit retraitrants appelés katokoï . Les membres du tiers-ordre, déjà initiés , se soumettaient à une règle de vie assez stricte comportant périodiquement jeûne , abstinence , et continence ; ils portaient , en outre , un uniforme , la robe de deuil d'Isis , noire ; ce qui les faisait désigner par le nom de mélanophores ; cette robe noire sera adoptée par les moines chrétiens d'Orient . Cette hôtellerie et le sanctuaire formaient un ensemble nettement séparé , préfigurant les constructions moyenâgeuses de couvents fortifiés et d'églises abbatiales . Le rite isiaque développait dans ce cadre , à la fois strict mais très orné à l'intérieur des bâtiments ,un cérémonial tout empreint d' une spiritualité spécifique de la religion d'Isis , et sur lequel nous devrons revenir . Isis exerçait à Délos une souveraineté universelle ; Reine des dieux , elle était l'Unique aux mille noms , maîtresse des étoiles et du ciel , de la terre et des eaux ; les habilleuses de son idole avaient soin de tresser sur sa poitrine le noeud " isiaque " , représentation de la croix ansée traditionnelle , symbole de la vie éternelle .

Depuis les époques les plus reculées , Délos était un port commercial fréquenté ; son importance s'accrut lorsqu'en 166 Rome en fit un port franc dont l'activité et la population augmentèrent considérablement . Particulièrement , Délos devint le premier marché aux esclaves ; on y traitait quotidiennement , dit-on , 10.000 esclaves , prises de guerre , ou personnes enlevées par des pirates . L'île fut ravagée en 69 par des Ciliciens , et , à la fin du siècle , supplantée par Pouzzoles en Campanie dans le commerce avec l'Orient .Entre temps , Délos avait exporté , chaque jour , en direction de la Grande-Grèce , la Campanie , Ostie , Rome , des lots fournis de marins , trafiquants , commerçants , militaires , esclaves de souche égypto-orientale destinés à devenir soit des outils de services domestiques ou administratifs , soit des outils de production dans les latifundia . Tous ces voyageurs emmenaient avec eux leurs rites religieux , si bien que plus loin s'étalait en Orient l'Empire de Rome , plus loin en Occident se propageait le culte d'Isis .
Le trafic s' établissait aussi avec le grand port d'Aquilée , sur l'emplacement de l'actuelle ville de Trieste ; les navires remontaient l'Adriatique en longeant la côte dalmate , passaient régulièrement entre les îles présentement croates de Losinj et de Cres , et faisaient relâche en un port dont le toponyme d'Osor ( Osiris) reste , de nos jours , le témoin du culte isiaque pratiqué dans la région . De Rome , les divinités du Nil s'expatrièrent en Gaule , notamment à Lyon où un temple leur fut érigé en 43 ; mais également en Espagne , qui devint la patrie des " Isidores " les " donnés par Isis " , nom du dernier Père de l'Eglise mort en 636 , Isidore de Séville ; ces Isidores furent exportés en Franche-Comté espagnole , où un St-Isidore est vénéré comme patron des laboureurs , par exemple dans l'église St.Bénigne de Pontarlier . La présence concrète d'Isis dans des édifices chrétiens actuels manifeste encore , inconsciemment pour les " fidèles" , la puissance de son culte .

A Rome même , des statues et des autels dédiés aux divinités égyptiennes furent élevés sur le Capitole , dès 70 .Les débuts de l'époque impériale sous le règne de Tibère furent marqués par des mesures répressives et des destructions ; toutefois , Caligula reconstruisit le temple du Champ de Mars , et inscrivit dans le calendrier romain les fêtes de " l'Invention d'Osiris " , du 28 Octobre au 3 Novembre , bien que le culte isiaque , au contraire de celui de Cybèle , n'eut aucun lien avec le culte impérial . A dater des Flaviens , une véritable égyptomanie gagna la classe dirigeante romaine puis les autres couches de la Société .

Cette fascination profita essentiellement à Isis , déesse de la Chance , identifiée à toutes les divinités souveraines et maternelles , alorsqu' un texte d'Abydos lui avait fait dire , longtemps auparavant : " Je suis la grande Vierge " . Sérapis , lui , était assimilé au dieu Soleil ; Osiris était devenu un autre Attis , protecteur des morts .Sous le régne de Marc - Aurèle , la piété populaire organisa sur l'Aventin des locaux destinés aux réunions des fidèles , au N.O. de constructions où devait s'édifier au 5ème siècle l'église de Ste. Sabine . Sous la dynastie des Sévère , l'égyptomanie se renforça et Caracalla introduisit le culte d'Isis à l'intérieur de l'enceinte augurale , l'enceinte " sacrée " ou pomoerium, ce qui n'avait été jamais réalisé.

Quel était le contenu de cette religion , à la fois cosmique , sotériologique ,universelle et personnelle ? Le dernier livre des " Métamorphoses " d' Apulée , écrit vers 160 ou180 de notre ère , nous renseigne précisément , par la description des dévotions publiques du " Navigium Isidis " , le 5 Mars de chaque année . Le " Navigium Isidis " ou " Navire d'Isis " constituait la grande fête d'ouverture de la période annuelle de navigation , jusqu'en Septembre habituellement . Elle était répétée , pratiquement , dans chaque port , avec le concours des autorités municipales et des populations . C'était à la fois une sorte de carnaval et une procession de l'idole isiaque sur un chemin entièrement fleuri , accompagnée d'une musique surprenante , de femmes en robes blanches , d'une foule pressante , et d'un cortège de prêtres rangés par ordre hiérarchique , le crâne rasé , vêtus de lin blanc .

On approchait du bord de mer , on disposait des images de la déesse près d' un navire neuf , voile gonflée ; le grand-prêtre le purifiait , après avoir prononcé des prières " solennelles " . Le navire , une fois consacré , était chargé par la foule de " vans d'aromates " et d'offrandes ; on versait sur les flots des libations de bouillie de lait .C'était une préfiguration des " bénédictions de la mer " chrétiennes . Enfin , on rompait les amarres et le bateau s'éloignait , jusqu'à devenir invisible . Alors , chacun reprenait " le saint fardeau " qu'il avait apporté , et l'on revenait au temple . Là , un prêtre , dit le Scribe , du haut d'une estrade, prononçait les voeux de prospérité pour le prince souverain , le sénat , l'ordre équestre , le peuple romain tout entier , les navigateurs et les navires ; puis il proclamait l'ouverture de la navigation .



Dernière édition par le Mar 06 Nov 2007, 09:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DES PHARAONS ET DES REINES   Mar 06 Nov 2007, 09:43


Les fêtes de l" Invention d'Osiris " , du 28 Octobre au 3 Novembre , constituaient simultanément un pendant au " Navigium Isidis " et une répétition de la " semaine sainte " d'Attis. A cette époque de l'année , le cours du Nil était au plus bas , et laissait le sol à nu . Les nuits se faisaient plus longues que les jours ; on veillait Osiris , mort , tué par son frère Seth ; on vêtait de noir les idoles d'Isis , on s'habillait de noir en s'appropriant son chagrin ; on célébrait la " passion " d'Osiris , à laquelle certains participaient en se frappant la poitrine avec des pommes de pin , l'arbre sacré d' Attis .On mimait aussi la quête d'Isis , puis, le 3 Novembre , on retrouvait Osiris dans son temple ; on fêtait sa " résurrection " par des réjouissances populaires , on dansait , on chantait ; Osiris triomphant , dieu de la végétation , garantissait par son retour de bonnes récoltes.

Il y avait , le 24 Mars , la fête des Pelusia , durant lesquelles Horus , nommé Harpocrate par les Grecs , enfant du couple divin conçu après la " renaissance " d'Osiris par le fait de la magie d' Isis , surgissait du limon sur une feuille de lotus , précédant la " résurrection " d'Attis , le 25 Mars .

On fêtait aussi, le 25 Avril , les Serapia , en commération de la dédicace d'un des temples de Sérapis .

Enfin , le 12 Août , jour anniversaire d'Isis , solennisé dans toute l'Egypte , par des cérémonies nocturnes dites " Fête des lampes " , on vénérait la déesse identifiée à la Lune ; le dieu- Lune était primitivement , en effet , le plus important des dieux dispensant la fécondité et l'abondance .

Quelle figure présentait au public la religion isiaque ? Extérieurement , et principalement , celle de ses sanctuaires et de leurs annexes , dont l'architecture , si spécifique , était calculée pour conditionner la sensibilité et la piété des fidèles , comme nous l'avons déjà souligné à propos de l'île de Délos . Il y avait une opposition marquée entre l'isolement des bâtiments , leur austérité , préfigurant les Collégiales fortifiées moyenâgeuses, et la décoration intérieure , rutilante , déconcertante par sa zoomorphie , déstabilisante par la représentation des animaux sacrés égyptiens . Le mobilier , important , comportait plusieurs autels abritant , outre les idoles d'Isis et d'Osiris , les statues des autres divinités adorées : Horus , Sérapis ,Anubis , Hator ....A l'intérieur des sanctuaires , officiait un clergé nombreux , dont les membres se répartissaient en diverses catégories : astrologues , scribes , pastophores , anubophores ... .

Ces prêtres formaient un contraste saisissant avec les galles du culte métroaque , imitateurs châtrés d'Attis , mendiants bruyants , exhibitionnistes parfois scandaleux . Les prêtres d'Isis , au crâne rasé , vêtus de lin , consacraient leur vie entière à la contemplation des dieux et se distinguaient non seulement par une attitude de grande réserve et de recueillement , mais par leur régime de vie ponctué de jeûnes et conditionné par leur voeux de chasteté , que la papauté romaine , plus tard , mettra quelques siècles à imposer à ses évêques et à son clergé . Il régnait , dans ce troupeau sacerdotal , une stricte discipline établie par une hiérarchie dominée par un grand-prêtre ; cependant , il n'existait pas d'Institution unifiée obéissant à un centre unique ; les diverses communautés cultivaient entre elles des relations amicales , sans qu'aucune d' entre elles cherchât à imposer aux autres ses rites ou son interprétation des mythes .

Une des caractéristiques du culte isiaque consistait en la quotidienneté des cérémonies de prières , d'adoration et de contemplation des dieux .Il ne suffisait plus , comme dans la religion romaine traditionnelle , de sacrifier à une divinité une fois par mois ou par an ; Isis exigeait des services journaliers . L'office commençait au lever du Soleil , dont la victoire sur les ombres de la nuit remplissait de joie les peuples primitifs , puisque sa lumière leur permettait de se situer dans leuir environnement . Le rite comportait l'ouverture de la Cella , obturée par des rideaux et des panneaux , sorte de grand ostensoir des effigies d'Isis et d'Osiris , et que l'on maintenait ouverte jusqu'au début de l'après-midi .

L'horologos introduisait une stricte discipline dans la dévotion , si bien que les prêtres pouvaient exercer , à l'extérieur , passé 14 heures , une autre occupation . Les habilleuses s'affairaient à la toilette de la déesse , et utilisaient une garde-robe très garnie , au symbolisme vestimentaire concrétisé par le noeud isiaque placé sur la poitrine de la divinité . On procédait également à de nombreuses lustrations d'eau sainte venue , disait-on , du Nil , manifestation du dieu Osiris .

Une des fonctions principales du clergé résidait dans la direction spirituelle des fidèles , notamment de ceux qui se préparaient à l'initiation aux mystères et logeaient dans l'hôtellerie du temple . Il ne suffisait pas de vouloir s'initier ; il fallait être agréé et appelé par Isis elle-même , touchée sans doute par les supplication de l'impétrant Elle apparait ainsi à Lucius dans les " Métamorphoses " d'Apulée ( XI- 3 ) en une " image radieuse " , la tête couronnée de fleurs ; au dessus du front , un disque aplati en forme de miroir " jette une blanche lueur " , et imite la lune, rappelant l'origine de la déesse .

" Je viens à toi , Lucius , émue par tes prières , moi, mère de la nature entière "

Cet agrément de la déesse était signifié en songe à un prêtre ainsi chargé de l'initiation individuelle de l'impétrant , et non initiation collective comme à Eleusis .L'initiation comportait , outre un bain dans l'eau sainte du Nil , 10 jours d'abstinence et de continence ; elle consistait en une sorte de voyage sidéral fictif , qui dévoilait à l'intéressé les puissances des dieux et la souveraineté d'Isis . Le myste mourait , en quelque sorte , à sa vie antérieure et " renaissait " par l'efficience d'Osiris , dieu des Enfers , et la grâce d' Isis " mère de la nature entière " . L'initiation équivalait à une mort volontaire .

extrait
http://www.hereses.info/seconde_version_qui_est_jesus/texte/v2ok-religion3.htm
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