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 Le Jardin Hermétique

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AMBRE

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MessageSujet: LES ELEMENTS   Jeu 31 Mai 2007, 09:20

LES ELEMENTS


Depuis les recherches antiques et surtout celles des Stoïciens, la philosophie occidentale admet l'existence de 4 éléments de bases pour la formation du monde : le feu, l'air, l'eau, la terre ; et le plus souvent, elle accorde, comme eux, une place éminente au feu. Pour les Stoïciens, le feu dans la nature est doué de puissance créatrice ; ils donnent, par l'intermédiaire d'un des leurs, Balbus, que Cicéron fait parler dens son "De natura deorum", une explication du monde où les éléments sont maintenus dans une cohésion parfaite grâce à l'esprit divin qui pénètre partout ; une sorte d'osmose existe entre les quatre éléments.

Ce concept des quatre éléments a été repris par un très grand nombre d'auteurs non seulement au Moyen Age mais depuis Pline l'Ancien jusqu'au XIXe siècle où le théosophe Baader, contemporain de Goethe, reconnaît deux forces qu'il appelle eau et feu ; il affirme la nécessité d'en admettre une troisième, servant de point d'appui, la terre ; chaque élément forme le côté d'un triangle ; on revêt celui-ci d'un point en son centre symbolisant le principe actif qui anime tout, le principe air qui appuie sur le levier. On dirait aujourd'hui que l'auteur a construit un yantra.

Au XIIe siècle Honoriau d'Autun précise la parenté de l'homme avec les éléments. Au XVIe siècle, Christopher Marlowe dit dans un de ses poèmes : "La nature qui nous a formés de quatre éléments...". Au XVIe encore, Paracelse appelle salamandre l'être élémentaire habitant le feu, gnomes ceux de la terre, sylphes ceux de l'air et ondines, de l'eau. En d'autres cas, si la salamandre symbolise le feu, c'est la taupe qui symbolise la terre, l'oiseau l'aire, et un poisson l'eau.

Le symbolisme de chacun des quetre éléments sera étudié séparément tant il joue un rôle important dans l'art, les religion et la vie quotidienne, mais disons d'emblée :

- le feu éclaire et chaffe, c'est un élément de la puissance de l'homme et de sa supériorité sur le monde animal, mais qui peut se retourner contre lui : le feu brûle. Il est en rapport avec le soleil.
- l'eau purifie : elle est en outre source de vie ou de régénérescence, d'où le culte des sources si répandu et de nombreux rites dans presque toutes les religions.
- l'air est l'élément céleste, d'où le concept d'élévation dans la démarche spirituelle.
- la terre est symbole de fertilité et même de fécondité. Elle a des rapprots avec la naissance et la mort. Le serpent est symbole de cette dualité.

Aujourd'hui la pâte que fait lever le boulanger est une matière à trois éléments :

- la terre qui donne le grain de blé
- l'eau (il entre encore plus d'eau que de farine dans la confection du pain)
- l'air ; et la pâte attend le quatrième élément, le feu. Celui qui connaît ces faits comprend qce qui est né dans l'eau s'achève dans le feu et que cela s'applique aussi bien à la pâte du potier qu'à celle du boulanger.

Souvent les quatre éléments sont groupés en deux paires d'éléments opposés : le feu et l'eau, l'air et la terre. Le feu est masculin, l'eau est féminine ou bien a un symbolisme féminin quasi universel. Malgré la très forte opposition entre le feu et l'eau, leur symbolisme est souvent associé, des exemples en seront donnés ; ici nous citerons seulement le tableau de Charles Dulac, peintre symboliste (1865-1898), tableau intitulé "L'eau et le feu", représentant une barque sur l'eau, barque portant une cabine éclairée et d'où sort un tuyau de cheminée. Une grande atmosphère de calme se dégage de la toile.

L'air et la terre forment également un couple de contraires. On a déjà vu leur association dans l'espace et dans le tems, y compris à l'époque présente, sous la forme du combat de l'aigle et du serpent - leurs symboles respectifs- combat doué d'une haute valeur suggestive, étudié plus haut.

Les quatre éléments étaient groupé différemment par les Néo-Pythagoriciens : air et feu, terre et eau. L'air et le feu ont tendance à s'élever et appartiennent à l'hémisphère du haut, le monde de la monade, qui est masculin et bienfaisant. La terre et l'eau, que la densité fait descendre, appartiennent à la dyade et à l'hémisphère du bas, féminine et malfaisante. Le premier de ces deux groupes commande et dans une certaine mesure, symbolise la lumière, la vie, la justice : le second préside à l'obscurité, la mort et l'injustice.

Suivant Macrobe, dans la distribution que fit Jupiter des éléments à plusieurs divinités, Apollon fut chargé de prendre soin du feu, Phébé de la terre, Vénus de l'air et Mercure de l'eau, aussi regarde-t-on ce dieux comme l'inventeur de la clepsydre.

La représentation simultanée des quatre éléments chargés de symbolisme a tenté les artistes. Comme par exemples :

- une très belle mosaïque romaine de Cirta (Algérie), aujourd'hui au Musée de Constantine, provenant d'un lieu de culte à trois niveaux, profond punique, moyen romain, et superficiel chrétien.

- un tableau attribué à J. Brueghel de Velours, provenant d'une collection particulière et exposé au Musée des Beaux-Arts de Besançon en 1979, comprenant au premier plan une mare pleine de poissons, au centre un groupe de personnages dont une femme tenant un bflambeau allumé et un homme brandissant un globe terrestre ; au-dessus, on voit le ciel et dans les arbres des oiseaux très variés contribuant à symboliser l'air.

La théorie des quatres élémentsn'est pas l'apanage exclusif des Occidentaux : elle existe chez d'autres peuples, par exemple dans la peuplade noire Ehvé qui distingue, dans l'ordre d'importance décroissante, l'air, le feu, l'eau, la terre, alors que le feu avait généralement la place prééminente jusqu'ici ; et cependant, cette ethnie admet deux couples d'éléments en relation d'opposition déjà vus : l'air et la terre, le feu et l'eau (Néron de Surgy).

Pour les Aztèques, les quatre éléments représentés par quatre divinités de leur panthéon, étaient l'eau, le vent, le soleil, et la terre. Les différences avec les nôtres ne sont qu'apparentes si l'on remarque que l'air est décrivent en outre quatre âges du monde, le premier âge, celui du "Soleil de l'Eau" au cours duquel le dieu suprême créa le monde, le secon, celui du "Soleil de la Terre", le troisième le "Soleil du Vent" et le quatrième, l'âge actuel, est celui du "Soleil du Feu".

En Inde, cinq éléments, terre, feu, air, eau et éther (souffle) sont à la base de la construction des temples hindouistes. Dans la tradtions indienne, le corps humain contient les cinq éléments de l'univers et est un microcosme, en harmonie avec le macrocosme.

En Chine, où le symbolisme du chiffre 5 est important, on décrit non pas quatre, mais cinq éléments :

- l'eau qui symbolise l'hiver et correspond au Nord
- le feu qui symbolise l'été et correspond au Sud
- le bois qui symbolise le printemps et correspond à l'Est
- le métal qui symbolise l'automne et correspond à l'Ouest
- la terre qui correspond au centre.

Dans cet ordre, les éléments sont affectés d'un chiffre de 1 à 5, sauf dans des textes d'alchimie taoïste où le feu est affecté au chiffre 1 et l'eau au nombre 2, car, précisent-ils, l'élément feu anime notre coeur, et l'élément eau réside dans les reins, or le viscère du feu, le coeur, est unique, et les viscères de l'eau, les reins, sont deux. La vision intéreire des Taoïstes consiste à se purifier et à chercher à recréer l'unité primordiale par l'union antithétique de cette eau et de ce feu dans notre corps.

Le feu et le bois sont des éléments Yang, symbolisés par le Dragon dans un courant taoïste Neitan qui s'inspire de l'alchimie chinoise. Le métal et l'eau sont des éléments Yin, symbolisés par le Tigre, "Ces deux bêtes doivent être unies en une hiérogamie difficile à réaliser ; il faut recourir aux offices de l'entremetteuse, le cinquième élément, terre." En outre, le feu correspond au côté gauche et à la vie, l'eau au côté droit et à la mort.

En Occident aussi, il est parfois question d'un cinquième élément, surtout dans l'alchimie qui élabore la notion de quintessence ou cinquième élément, semence qui permet d'engendrer, de maintenir, de détruire et d'engendrer de nouveau.


Dernière édition par le Jeu 31 Mai 2007, 09:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Jeu 31 Mai 2007, 09:20

LE FEU

Le feu, qui reste aujourd'hui un objet de fascination pour les hommes, a été universellement adoré et divinisé, en Iran et en Inde plus que partout ailleurs.

En Iran, les feux spontanés sont moins rares qu'en d'autres pays ; des "feux éternels", n'ayant pas besoin d'être alimentés, y sont connu dans des montagnes arides depuis la plus haute antiquité, aussi s'explique-t-on que les adorateurs du feu y soient si nombreux. Il ne faut pas attribuer ce fait à la seule religion de Zoroastre : des temples du feu antérieurs à la naissance de Zoroastre ont été découverts en Iran, en particulier celui de Masjidi-Soleiman datant du VIIe siècle avant notre ère ; et sans doute Apan-Napat était-il le dieu igné du panthéon prezoroastrien. Napata est le pétrole brut. On sait aujourd'hui que les "feux éternels" sont dûs à des gaz de pétrole s'enflammant spontanément. C'est près de Masjid-i-Seleiman qu'a été trouvé en notre siècle le premier gisement de pétrole en Iran. Le pétrole était connu des anciens sous forme de bitume en Mésopotamie et en Egypte, où il avait des utilisations diverses, même thérapeutiques.

Le religion de Zoroastre est basée sur le culte du feu ; elle a toujours coexisté avec d'autre religions sur le territoire iranien. Elle avait des temples du feu en forme de tour, de section carrée, avec, à l'étage supérieur, une chambre où brûlait le feu sacré, entretenu par les mages ; des autels du feu étaient installés à quelque distance des temples. Le temple du feu le plus célèbre est celui de Naqsh-i-Roustan, à côté des tombeaux des Achéménides. Sous cette dynastie, commence à se répandre le Mazdéisme réformé par Zoroastre, religion qui admettait une épreuve du feu dans le jugement dernier après la mort. Mais la religion officielle des Achéménides reconnaissait comme grand dieu Ahura-Mazda, dieu de la lumière. A certaines époques la Perse avait une triade divine composée d'Ahura-Mazda, de Mithra, dieu solaire, et Anahita. Tardivement cette dernière divinité devient prépondérante et tout en symbolisant l'eau, elle est liée au culte du feu - cette union des contraire se retrouve souvent dans la symbolique. C'est également à l'époque sassanide qu'a fleuri la religion de Mani, à la base de laquelle se trouve l'opposition entre la lumière et les ténèbres, c'est-à-dire entre le bien et le mal.

L'Iran actuel compte encore quelques dizaines de milliers de Zoroastriens qui vénèrent le feu ; ils passent pour sauter par-dessus le feu, avant de monter en auto, pour se protéger des accidents de la route. D'autres, persécutés par les musulmans, sont réfugiés en Inde depuis des siècles. Ces adorateurs du feu sont encore appelés Guèbres, ou, en inde, Parsis (c'est-à-dire Persans).

Telle était l'importance du sacrifice védique en Inde qui ses éléments étaient proclamés divins et adorés pour eux-mêmes, notamment Agni, le feu sacrificiel dans la Véda. Plus tard le feu Agni est célébré comme l'essence de l'univers, il devient la force universelle. Le feu en Inde est associé aussi bien aux dieux védiques qu'à Bouddha et leurs statues respectives sont souvent coiffées de flemmes. Au Musée Guimet, un bois sculpté du XVIIe, provenant d'un char traîné par des fidèles dans l'Inde du Sud, représente Agni, le dieu brahmanique du feu, à deux têtes surmontées de flammes, symbolisant le feu védique et le feu de l'autel domestique ; il a quatre mains tenant quatre atributs : la hache pour couper le bois, la torche pour allumer le feu, un éventail pour l'atiser et une cuillère pour y verser l'offrande.

Bouddha a quelquefois son chignon prolongé en haut par des flemmes. Dans un cas au moins, des flammes jaillissent de son corps et l'entourent de toutes parts : c'est un iracle représenté dans une grande partie de l'Asie, par exemple sur un bas-relief en pierre, de Gandhara, datant du IIIe siècle et presentement au Musée de Brooklyn.

Une colonne de feu symbolise parfois l'association d'Agni et de Rudra, soit dans l'iconographie de Shiva en tant que Kalagnirudra, à Gudimallam, soit dans celle de Bouddha où la colonne de feu, surmontée d'une roue solaire, repose sur un lotus représentant Brahma, tant à Amaravati (IIe siècle) qu'à Nagarjunakonda ; elle est alors destiné à suggérer la supériorité de Bouddha sur Agni, Rudra et les autres grands dieux. Pour la même raison, une peinture murale du IIIè siècle provenant d'Asie Centrale (Musée National de New Dehli) figure Bouddha avec une colonne de feu sur chaque bras.

Les nombreux bronzes de Shiva Nataradja - roi de la danse - ornements de tant de musées, sont souvent entourés d'un cercle de flammes, également en bronze, pour souligner le caractère cosmique du dieu, qui danse "pour la conservation du monde". Une de ses mains gauches tient le feu, qui dans cette giration cosmique, anime et dévore simultanément le monde.

Les disciples de Vichnou en Orient portent sur le front une marque rouge en forme d'U encadrant un trait vertical ; c'est la simplification du dessin des pieds de Vichnou et d'une flamme centrale symbolisant la lumière intérieure du pélerin.

Les temples hindouistes répondent à maintes exigences religieuses et métaphysiques. Dans certains d'entre eux, à côté de la statue de culte, ou du linga s'il s'agit d'un temple de Shiva - par exemple dans le temple de Kaïlaça d'Ellora, qui remonte au VIIIe siècle - est entretenu de nos jours un feu sacré dont la flamme divine symbolise à la fois le microcosme humain et le macrocosme de l'univers. Les temples hindouistes possèdent un bassin dont l'eau, sacrée, symbolise la déesse Ganga (le Gange) et sert à des aspersions et des bains rituels. Lors d'une fête annuelle qui ne coïncide pas forcément avec un solstice, les gradins entourant ce bassin sont recouverts d'une multitude de lampes à huile qui brûlent toute une nuit. L'eau sacrée et le feu sacré sont réunis et vénérés ensemble par une foule d'Indiens préalablement purifiés par l'eau à leur domicile. Au cours de cette fête de lumière, chacun s'imprègne de la lumière divine pour obtenir la lumière intérieure, la flamme sacrée en soi-même. L'individu participe ainsi au feu cosmique ; et ceci respecte une tradition fort ancienne se passe à notre époque.

De nos jours aussi, a lieu d'une fête des lanternes en Corée pour commémorer là l'introduction du Bouddhisme, qui remonte au IVe siècle de notre ère. La flamme sacrée sur l'autel de la maison est l'objet de la contemplation du fidèle. Une partie de la méditation du Zen se fait en observant cette flamme sacrée.

Dans le Sud-Est asiatique, les offrandes au feu et même les suicides par le feu no sont pas rares. Ils s'expliquent en partie par un texte ancien affirmant : "Ceux qui ont la connaissance du feu renaîtront pour ne plus mourir". La réi,ncarnation, qui n'existait pas dans le Védisme ancien, est une croyance à la fois pour le bouddhiste et pour l'indouiste. C'est surout par des oblations au feu que le sacrifiant, après s'être plongé dans l'eau, cherche à se délivrer de la mort et à renaître avec le soleil. Le soleil a un rôle salvateur si on sait se le rendre propice par un sacrifice au feu. Dans certains peuples, on faisait des sacrifices de peur que le soleil ne renaisse pas ; on aide le soleil à renaître en allumant le feu.

La Chine et les pays voisins connaissent un dieu du foyer, associé au fourneau en maçonnerie ou plus souvent aux trois pierres du foyer, symbolisant plus ou moins nettement trois personnages qui se trouvent correspondre aux trois fonctions décrites par Georges Dumézil : sacerdotale, guerrière et paysanne ; cette triade est considérée comme une seule divinité : le dieu du feu.

Le dieu gréco-romain du feu et surtout de la forge est Héphaïstos-Vulcain ; il utilie le feu souterrain demeurant à l'intérieur du volcan soit de Lemnos, soit de l'Etna, d'où son nom latin et français. Il personnifie donc, non pas le feu céleste, mais le feu tellurique. Dans l'Illiade il sauve Achille de la colère du dieu-fleuve Scamandre, et cette bataille d'éléments se termine par la fictoire du feu sur l'eau. En peinture, la forge du Vulcain symbolise le Feu parmi les allégories des éléments, par exemple dans le tabeau de Jean Brueghel l'Ainé, dit Brueghel de Velours, exposé à Bruxelles en 1980.

Le feu a un symbolisme de purification dès l'Antiquité. "Des âmes sont purifiées par le feu", écrit Virgile dans l'Enéide (livre VI). Au cours des rites de fondation d'une ville, les Romains allument un feu de brousailles et sautent à travers la flamme sacrée pour se purifier. Sur l'autel domestique les Grecs et les Romains entretiennent un feu en permanence ; c'est une obligation sacrée. Ce feu est la Providence de la famille, objet d'un culte : on l'adore, le prie et on lui donne des offrandes, fleurs, fruits, encens, vin en libation. Ce foyer est en relation étroite avec le culte des ancêtres, d'où l'emploi fait indifféremment des mots foyer, Pénaters, dieux lares, par Cicéron et ses compatriotes. L'expression foyer éteint signifie famille éteinte.

Ce feu domestique revêt un symbolisme tellement important que le mairage est un changement de religion pour la jeune fille grecque ou romaine, qui quitte la religion domestique de son père, pour sacrifier désormais au foyer de son mari. Celui-ci après avoir simulé un rapt, met l'épouse en présence du foyer ; elle est arrosée d'eau lustrale, elle touche le feu sacré (les deux symboles opposés= ; les époux prient, puis se partagent un gâteau.
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Jeu 31 Mai 2007, 09:21

A une époque romaine plus tardive cette religion domestique perdit de son importance, mais un feu perpétuel brûlait - dans le temple de Vesta dont on voit les restes sur le forum de Rome - et en d'autres temples, tel celui de la déesse Sul, adorée à Bath (Angleterre), qu'on a assimilée à Minerve et dont on dit qu'elle était déesse des sources thermales. Un feu sacré analogue aurait été entretenu pour la déesse irlandaise Brigit, puis pour sainte Brigit, qui lui a succédé à Kildare, en Irlande.

Le 1er mai, les Celtes d'Irlande célébraient la fête de Beltaine dont le nom contient le mot "tene", feu ; les druides allumaient de grands feux pour éviter les épizooties. C'est donc une purification, dit Dumézil, destinée à protéger les bêtes des dangers qui les menacent à la saison chaude, c'est-à-dire, ajoute J. de Vries, des démons qui causent les maladies. A la fête du 1er novembre, était allumé, en un point précis de l'Irlande, un feu à partir duquel tous les feux de l'île étaient rallumés. Ce jour-là avait lieu une hiérogamie entre le dieu Dagda, assimilé à Jupiter, et Marrigu, déesse des enfers.

En bien des pays, c'est au solstice dété qu'était allumé un grand feu de joie autour duquel on dansait. Le Christianisme, n'ayant pu faire cesser ces pratiques païennes, les a tolérées, ou parfois christianisées, un prêtre bénissant alors le feu de la Saint-Jean, à la même date. La tradition de ces feux est loin d'être éteinte aujourd'hui, tant en France qu'en Suède où ils commémorent Balder, le plus beau des ases, fils d'Odin le Grand, dieu scandinave, et de Frigg son épouse, et lui-même dieu de la lumière.

Parfois dans ces feux on jettaitsymboliquement des végétaux sélectionnés, des animaux nuisibles. Ces feux de la Saint-Jean ont donné lieu à de multiples interprétations qui ne s'excluent pas mutuellement :

- rite de passage le veille du solstice,
- souvenir d'un ancien culte du feu ou d'un culte solaire, celtique ou gréco-romain
- rite de purification
- pratique de caractère prophylactique contre telle ou telle calamité

Les Aztèques avaient pour dieu du feu Xiuhtecutli et faisaient subir l'épreuve du feu à un héros qui allait devenir compagnon du soleil. L'idée de base qui présidait à ce rite était, selon Stresser-Péan, une purification, comme c'était le cas pour les rites dde passage à travers le feu dans l'Europe naguère.

Les Grecs et les Romains nous ont légué le mythe de Prométhée, par plein de symboles selon le psychonalyste Paul Diel. Le démiurge, pour créer l'homme, se sert de limon, puis, pour l'animer, vole le feu de l'Olympe. Les dieux envoient à Prométhée, Pandore, femme privée d'âme symbolisant les désirs terrestres. Prométhée intelligemment la repousse ; son frère, Epiméthée, irréfléchi, épouse Pandore, dont la boîte serait symbole du subconscient ; de la boîte ouverte s'échappent les vices et les maux symbolisés par des serpents. Prométhée est puni, par l'esprit de Zeus, du rapt du feu : enchaîné à un rocher, il a le foie constamment dévoré par l'aigle de Zeus ; le foie rongé est symbole de culpabilité refoulée, écrit Diel. Héraclès délivre le démiurge et réconcilie Prométhée - l'intellect - avec Zeux, l'esprit. Le feu apporté aux mortels devient alors la flamme purificatrice, conclut Diel.

Très intéressante est l'étude de Prométhée faite par Vernant, dont nous retiendrons seulement ce qui a trait au feu : l'épisode du feu prométhéen a la même structure de piège que le sacrifice trompeur fait préalablement par le héros à Zeus, et que Pandore ; Pandore est elle-même un feu qui brûle l'homme sans tison (Hésiode), qui en fait un vieillard desséché (Euripide). "Zeux, pour rançon du feu, nous fit don d'un autre feu, la femme. Le feu du moins peut s'éteindre, mais la femme est un feu inextinguible, plein d'ardeur, qui toujours s'allume... Elle brûle l'homme de soucis, elle le consume" (Palladas, d'Alexandrie). En outre, le feu est lié au repas sacrificiel, aux rites de mariage, et aux pratiques d'agriculture et d'élevage, nous explique Vérnant. Enfin, selon Eschyle et selon Platon, le feu que vole Prométhée établit moins une distance entre les dieux et l'hommes, qu'entre ceux-ci et les bêtes. Les considérations sur le mythe de fondation du sacrifice, sur Pandore, sur l'espoir qui reste enfermé dans la boîte de celle-ci, sur le fait que cet ensemble a longtempsservi de cadre de référence pour définir la condition humaine, n'ont pas leur place ici malgré leur immense intérêt.

G. Bachelard individualise le complexe de Prométhée, réunion des tendances qui nous poussent à savir autant ou plus que nos parents et que nos maîtres. Pour divers psychanalystes, dont Bachelard, le feu est chargé d'un symbolisme sexuel. "La conquête du feu est une conquête sexuelle... Les premiers hommes ont produit le feu par le frottement de deux pièces de bois sec... Le frottement est une expérience fortement sexualisée... Prométhée est un amant vigoureux, plus qu'un philosophe intelligent et la vengeance des dieux est une vengeance de jaloux". Les autres arguments sont les suivants :

- la forme sexuelle de certaines cornues au Moyen-Age
- le système de Paracelse pour qui le feu c'est la vie et ce qui recèle du feu a vraiment le germe de la vie
- les théories du XVIIIe siècle assimilant l'étincelle au germe et fondant la fécondation sur le feu
- le "caractère sexuel des tendances de l'incendiaire, montré par la psychiatrie"
- les rêves de feu, étudiés par la psychonalyse, "ils sont parmi les plus clairs, les plus nets, ceux dont l'interprétation sexuelle est la plus sûres"
- enfin les mythes sur l'origine du feu, rapportés en grand nombre par Frazer ; nous n'en citerai qu'un : dans une tribu australienne, seules les femmes sauraient faire le feu ; elles cacheraient dans leur vulve les cendres allumées.

A ces arguments nous pourrions en ajouter deux :

- Homère nous parle de la semence du feu, sperma en grec, le même mot que la semence génitale
- d'autre part dans la langue coréenne, le moot pudjik, signifiant l'âtre, a la même origine que le mot pudji, désignant la partie sexuelle de la femme, source de chaleur, de feu.

En fait le feu a surtout un sens positif de purification d'une part et un sens négatif d'autre part, de destruction, de mal ou de crainte, c'est-à-dire une signification double, à la fois bénéfique et maléfique comme tous les grands symboles.

On a voulu rapprocher l'adjectif français "pur" du nom grec du feu "pur", mais les philologues admettent généralement qu'ils dérivent de deux racines européennes différentes, et le mot feu d'une troisième.

Dans "la symbolique du feu" J.P. Bayard étudie les pyromanes, ceux qui se suicident par le feu, ainsi que les thèmes des mythes et du folklore mondial ; son analyse est très différente de celle de Bachelard et il conclut que le feu a un sens profond, concernant l'âme humaine, celui de la vie purifiée, c'est-à-dire de la vie spirituelle.

La flamme qui monte vers le ciel et qui est immatérielle ou du moins insaisissable, a été parfois, et notamment depuis Héraclite, symbole de l'âme. Elle l'est encore dans des régions reculées d'Amérique latine, où le catholicisme a dû composer avec le paganisme : dans des églises de veillage du Guatemala où on voit de très nombreuses petites bougies brûler sur des plateaux occupant l'allée centrale ; chacune serait l'âme d'un ancêtre ou d'un mort à raison d'une famille par plateau.

Dès l'antiquité, la flamme a été rapprochée de l'âme, de la survie. C'est sans doute la raison pour laquelle les premiers chrétiens enterraient leurs morts avec de petites lampes de terre cuite. Aujourd'hui encore, des cierges brûlent au chevet des morts. Les Lanternes des Morts, sortes de phares érigés au XIIe siècle, dont il subsiste quelques dizaines d'exemplaires dans le Centre et l'Ouest de la France, rappelaient au Moyen Age l'immortalité de l'âme.

Le symbolisme gréco-romain du foyer se retrouve en France, où l'on "fonde un foyer" lorsqu'on se marie, et où la famille se groupe naturellement autour du foyer qui reste le centre de la maison ; jusqu'à une époque récente, on dit qu'une ville compte tant de feux au lieu de dire tant de familles. Aujourd'hui ce symbolisme ne s'est pas perdu en France, où le fisc établit l'imposition par foyer - dans le sens de foyer familial - en cette fin de XXe siècle.

LE FEU EN TAROLOGIE (Tarot d'Oswald Wirth)

Le triangle posé sur sa base la pointe en haut
Elément FEU symbolisé par les bâtons (la baquette)
Mot clef : VOULOIR
Caractéristiques : Le feu, mélange du chaud et du sec, est l'élément du Bélier, du Lion et du Sagittaire.

LE FEU EN ASTROLOGIE

Les caractéristiques des signes de Feu sont l'élan, le besoin de s'extérioriser, un certain désir de partir à l'assaut du monde, le goût de la conquête et de la nouveauté. Ces signes ont confiance en eux et en leur force. Ce qu'ils n'ont pas, ils comptent bien l'acquérir grâce à leur énergie et à leur dynamisme. Le sens de la mesure leur fait souvent défaut.
Béliers, Lions et Sagittaires ont un tempérament extraverti, sont dynamiques, enthousiastes, et ont une forte volonté. Les personnes portant l'élément feu sont spontanées, ont une grande confiance en elles et sont généralement de bonne humeur. Elles ont besoin de leur indépendance et veulent faire beaucoup dans la vie. Leurs mauvais côtés sont l'impatience, l'égoïsme et leur manque de sensibilité.

EN MAGIE druidique

Élément feu : bois

«Pour l´amour esprit du feu, que ce morceau de bois que je t´offre se consume à l´image de (l'arbre) et que son amour soit fier et ardent comme ta flamme.
«Pour la chance esprit du feu, que la richesse de ta flamme entretenue pas ce bois que je t´offre, soit a l´image de ma réussite en ce monde.
«Pour la santé esprit du feu, à l´image de ce bois qui entretient ta flamme, que ma vie demeure flamme vive et se consume doucement sans maux d´aucune sorte. »

Ces rituel, sont les " classiques " qui vous permettent, à tous moments, d´entrer en communion avec un éléments de la nature et d´en faire votre allié.

Magie Cérémoniale

Le Feu: l'élément le plus subtil et le plus léger vient en premier
Le feu est chaud et sec.
Feu par la lettre SCHIN
Le feu est né de la réaction du chaud et du sec qui rend actif.
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Jeu 31 Mai 2007, 09:21

L'EAU

L'eau a une très riche symbolique qui peut se regrouper en trois thèmes principaux, intriqués bien entendu : source de vie, moyen de purification et moyen de régénérescence.

1. L'eau, source de vie.

Dans beaucoup de cosmogonies, l'eau est l'élément primordial et c'est dans la masse des eaux ou dans l'océan primordial que va apparaître la vie. Cette conception si ancienne et si répandue est en quelque sorte confirmée par les recherches scitifiques les plus récentes sur l'origine de l'évolution des espèces;

Les anciens Mésopotamiens vont encore plus loin : ils parlent de l'eau originelle, pour eux, l'eau est à l'origine de l'univers. Pour les Egyptiens, le monde a surgi de l'eau à la création, et ils le croient d'autant plus que chaque année, lorsque se retire l'inondation du Nil, la terre d'Egypte émerge de l'eau pour une renaissance végétale. Pour eux, l'eau pure donne la vie et la véritable eau de vie est contenue par exemple dans les deux cruches rouges peintes sous le guéridon dans la scène où Khonsou se livre au jeu rituel des osselets, sur sa cuve funéraire exposée au Grand Palais à Paris en 1976.

Une prière de l'Egypte ancienne contient ces mots : "L'eau est la concentration intérieure". Selon Pierre du Bourguet c'est une sentence symbolique dont l'origine résiderait dans les grosses noix, renfermant de l'eau, du palmier-doum, d'Egypte.

Il a été fait allusion plus haut à l'eau originelle. Comme s'ils y croyaient à notre époque, les gens de certaines régions de l'Inde s'abordent en disant : "De quelle eau est-tu?"

Le règne végétal dépendant de l'eau, celle-ci est synonyme de fertilité et même de fécondité. C'est pourquoi la dernière des trois fonctions sociales décrites par Dumézil chez tous les peuples d'origine indo-européenne, celle de la production donc de la fécondité, s'exprime par des divinités relatives à l'eau, par exemple Ganga, le Gange, et Yamuna, le Jumma, son plus grand affluent de droite, dont les effigies anthropomorphes féminines sont souvent figurées sur les temples indiens dont elles encadrent volontiers le portail.

La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l'avoir fécondée et l'avoir fait germer pour donner le pain à celui qui mange, précise le livre d'Isaïe (LV, 1-11). L'eau est symbole de fertilité et même de fécondité de Mircea Eliade ajoute qu'elle a aussi une signification séminale, par exemple dans l'usage assez répandu d'arroser d'eau la charrue, pour le premier labour de l'année ; mais également "la pluie est fécondante, pareille au semen viril".

Pour les Ligures, l'eau a encore une signification différente, se rattachant cependant à un symbolisme de fécondité. D'après l'Histoire Universelle de Justin, le navigateur grec Protis débarque aux bouches du Rhône et demande la concession d'un territoire au roi des Ségobriges. Le roi préparait le mariage de sa fille Gyptis qui, selon la coutume, devait au cours d'un banquet offrir une coupe d'eau à l'homme qu'elle choisirait librement comme époux ; et Gyptis offre l'eau à Protis qui reçoit du roi un terrain où il fonde la ville de Marseille. Cette légende est rapportée par Mme Bouchard-Collin conservateur du musée Borély à Marseille.

Une ligne brisée est l'hiéroglyphe égyptien signifiant l'eau et dans l'art ancien du Proche-Orient des lignes brisées ou ondulées symbolisent souvent l'eau. Par exemple, un grand vase d'albâtre, de l'époque de Djemdet-Nasr, c'est-à-dire datant de 5000 ans, trouvé à Uruk (Irak) porte une double ligne ondulée ; c'est un canal artificiel ou une rivière fertilisant les végétaux figurés sur le vase.

EAU VIVE

L'eau vive est une image qui reeint souvent dans l'Ancien et le Nouveau Testament. Les Hébreux dans le désert, craignant de mourir de soif, récriminent contre Moïse ; celui-ci, sur l'ordre de Dieu frappe de son bâton le rocher du Mont Horeb et il en jaillit une source (Exode XVII,3-7). L'exégèse en fait un symbole de Dieu, source de vie. Cet épisode a été souvent représenté en peinture, en mosaïque, en miniature, voire en sculpture. Dans le Psaume 36, David dit à Yahwé : "En toi est la source de vie'". A la Samaritaine, Jésus dit : "Qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif : cette eau deviendra en lui soource d'eau jaillassant en vie éternelle" (Jean, IV,14). Le dernier jour de la fête des Tentes, à Jérusalem, "Jésus lance à pleine voix : "Si quelqu'un à soif, qu'il vienne à moi et qu'il voive, celui qui croit en moi". Selon le mot de l'Ecriture : de son coeur couleront des fleuves d'eau vive. Il parlait de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croien en lui". (Jean, VII, 37-39).

Dans l'Apocalypse, Jean entend les paroles suivantes : "Celui qui a soif, je lui donnerai la source de vie, gratuitement" (AP.XXI,6). Un peu plus loin il nous décrit le fleuve de Vie qui jaillissait du trône de Dieu et de l'Agneau (Ap. XXII, 1).

A côté du thème du puits qui dans le Judaïsme tenait une grande place - le puits c'était la Loi - l'eau vive dans le Nouveau Testament est d'abord l'enseignement de Jésus, sa parole, ensuite et surtout c'est le symbole de l'Esprit-Saint.

La source d'eau vive des chrétiens ou Fontaine de Vie, terme français utilisé à partir du XIIIe siècle, a été l'objet de très nombreuses illustrations ; accompagnée généralement de deux cerfs (cf. le Symbolisme du cerf), ou d'une biche, conformément au Psaume XLII, elle figure sur les mosaïques qui décorent les baptistères paléo-chrétiens d'Europe, de la Proche Asie et de l'Afrique du Nord, mosaïques soit en place, soit transportées dansles musées. Moins souvent elle figure sur des bas-reliefs comme dans la crypte de St Jacques-de-Compostelle, ou sur des oeuvres en métal (or, argent, cuivre) ou sur des fresques. Elle orne également des manuscrits, dont les plus célèbres sont l'Evangéliaire de Soissons, de 827 - où la Fontaine de Vie est représentéee sous forme d'un nymphée antique, en perspective inversée - et l'Evangéliaire de Godescalc (Bibliohèque Nationale), commandé au personnage de ce nom par Charlemagne pour commémorer le baptême de son fils Pépin par le Pape en 781. Charles y fit placer en frontispice une image de la Fontaine de vie, s'échappant de la Croix, source mystique, disposée dans un décor paradisaique habité par des oiseaux et par un cerf. "La Fontaine de Vie symbolise d'une manière générale les Evangiles qui représentent l'eau de la Vie Eternelle ; mais elle évoque également le pabtême romain du fils du roi, comme P. Underwood l'a montré". Ce manuscrit est remarquable non seulement par la qualité de ses enluminures, mais aussi parce qu'il est le plus ancien contenant la nouvelle écriture carolingienne en minuscules.

Nous rattacherons au symbolisme de l'eau vive celui qui s'exprime dans une des pricipales oeuvres du Musée de Calcutta, la première douche du futur Bouddha, bébé, mais déjà auréolé, reçoit d'un vase rituel, une aspersion d'eau pour indiquer qu'il connaîtra l'illumination. Une des sculptures les plus célèbres de l'Inde, de l'ar de Mahabalipuram, du VIIe siècle, représente la descente de Ganga, taillée à même le roc, illustrant un récit mythique dans lequel un titan a dévoré la partie de la terre où se trouve la source du Gange, source primordiale. L'Inde manque d'eau. Shiva sollicité accepte de faire descendre à nouveau le fleuve, mais pour modérer cette énorme masse d'eau qui tomberait avec une force excessive, le dieu lui-même, avec son chaperon de cobras, reçoit l'eau, comme on le voit, dans la fissure centrale du granit. C'est un symbole de l'énergie distribuée à toutes les créatures par Shiva.

2. L'eau, moyen de purification

L'eau purifi, c'est reconnu universellement ; et dans presque toutes les cultures, elle sert à des purifications rituelles. Dans l'Inde et l'Insulinde, il est procédé solennellement, lors du nouvel an, à l'ablution des statues de culte et des fidèles.

En Egypte, au moins à la basse époque, les prêtres se lavaient dans un lac sacré avant l'aurore, se purifiant ainsi le corps, puis ils faisaient le tour du temple versant l'eau et faisant brûler l'encens. Les portes du sanctuaire étaient ouvertes au moment où se levait le soleil ; la statue du dieu était alors déshabillée et lavée avant d'être à nouveau parée et tenue enfermée jusqu'au lendemain matin.

Le bain sacré des statues est connu dans le culte de divinités féminines phéniciennes, crétoises et même de déesses grecques : bain d'Aphrodite à Paphos, signalé dans l'Odyssée, bain d'Athéna chanté par Callimaque. Ce rituel se pratiquait surtout pour les grandes déesses, Cybèle notamment, avec en outre l'espoir d'obtenir la pluie et une heureuse décondité.

En Mésopotamie et dans l'Asie Occidentale ancienne, le prêtre pratiquait des lustrations pour laver de sa faute le pécheur ; et les occasions deveaient être fréquentes puisque les maladies étaient considérées comme les conséquences des péchés.

Pour les Hébreux, l'eau purifie les impurs ; ils vénéraient une "eau sacrée" est lors de la fête des tabernacles, procédaient durant sept jours à des libations d'eau, utilisant parfois des bouteillles en or.

Dans le Christianisme, l'eau purifie les péchés lors du baptême, mais celui-ci revêt un autre symbolisme plus important, qui sera vu plus loin.

Les Arabes, avant même Mahomet, vénéraient le puits Zam-Zam. L'eau est aussi symbole de pureté dans l'Islam, qui insiste sur les ablutions rituelles auxquelles le fidèle doit procéder avant chacune des cinq prières quotidiennes. Les mosquées possèdent une fontaine permettant ces ablutions et qui est souvent la principale source d'eau de la ville. La prière est comme une rivière d'eau douce, dit Mahomet ; l'eau est sacrée et associée à la religion dans les pays musulmans, qui sont arides. Il en est de même dans tous les pays où l'eau est rare ; dans le Mexique pré-colombien par exemple, le dieu de la pluie est un des plus grands dieux et son masque y orne, à un très grand nombre d'exemplaires, presque tous les monuments. C'est alors surtout la fonction de fertilité qui est en jeu. Mais c'est une purification de la mère et de l'enfant qui était de mise après l'accouchement chez les Aztèques dans le bain de vapeurs d'eau.

Des purifications, éventuellement périodiques, sont exigées des femmes dans diverses cultures. Dans des pays d'Extrême-Orient où le riz est la base de la nourriture, les rites de repiquage du riz sont associés à la purification des femmes préposées à ce travail : elles doivent être pures pour que le riz pousse bien.

La symbolique de purification se retrouve aussi à l'époque moderne parmi les rites de la Franc-Maçonneie : les mains du candidat sont plongées dans l'eau.

A tous ces symbolismes s'oppose bien entendu celui de la vase et de la boue.

3. L'eau symbole de renaissance, de régénérescence.

Dans l'Inde brahmanique, lors de la cérémonie du mariage, le mari reverse dans les mains de l'épouse, l'eau qu'un brahmane a versée dans les siennes ; un rite identique est observé par le maître à l'égard de l'élève lors de l'initiation du jeune garçon : c'est pour lui une seconde naissance, la naissance à la société.

Le cortège nuptial aux célèbres Daïdala de Béotie conduisait Héra vers Zeux. Pour chacune de ces unions renouvelées, l'épouse divine retrouvait sa virginité, par la vertu de quelque source ou d'un fleuve ; cette rénovation était commémorés par le bain rituel de sa statue à Platée, à Nauplie, à Samos.

Les sources.

Chez tous les peuples d'Europe et en maints autres pays, les sources ont été l'objet d'un culte depuis les temps les plus reculés jusqu'à une époque récente, voire jusqu'à aujourd'hui.

Certes l'eau en général - et la source en particulier - était une divinité génératrice de vie et de fécondité, et à ce titre était chez les Celtes la déesse-mère par excellence. Mais certaines sources, relativement nombreuses en Gaule par exemple, étaient douées d'un pouvoir de régénérescence ; les sanctuaires de ces sources attiraient pèlerins et malades qui y déposaient des ex-voto de bois, de pierre ou de bronze, pouvant représenter soit un personnage, soit l'organe malade, oeil, membre, sein, organes génitaux, etc...
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Jeu 31 Mai 2007, 09:22

Ces sanctuaires de sources étaient souvent dédiés à des déesses-mères, matrae ou matronae (source de la Marne par exemple), ou bien à une déesse guérisseuse telle Damona ou Sirona, ou encore au dieu Borvo d'où la fréquence des toponymes du type Bourbon, Bourbonne pour désigner les villes actuelles dont les sources thermales sont utilisées de nos jours et l'étaient déjà à l'époque gallo-romaine.

Le serpent symbolisant les forces souterraines donc celles qui permettent aux sources de jaillir, réalise l'union entre la terre et l'eau bienfaisante ; il accompagne volontiers la déesse guérisseuse, comme il accompagnait le dieu-médecin Esculape.

Parmi les temples de source romains un des plus admirables et des mieux conservés est celui de nemausus, à Nimes, dit Temple de Diane. Un des plus importants est celui de Zaghouan, en Tunisie, d'où partait l'aqueduc du même nom pour alimenter la Carthage romaine.

Les divinités locales, gauloises ou autres, ont, dans l'aire romaine, reçu secondairement des noms de dieux romains, auxquels elles ont été assimilées. Plus tard encore, des sources ou des fontaines ont été christianisées et didiées à un saint, l'Eglise ne parvenant pas malgré les interdictions prononcées par les évêques et les conciles, à faire cesser le culte des sources, tant il était ancré dans l'esprit populaire. C'est dans la partie de la France demeurés la plus celtique, la Bretagne armoricaine, que les rites anciens de l'eau sont aujourd'hui les meiux conservés ; des fontaines ont le pouvoir de guérir, notamment les yeux malades, à côté de chapelles placées sous le vocable évocateur de Notre Dame de la Clarté.

Non seulement les sources, mais aussi les fleuves et les rivières, étaient souvent divinisés. Le Nil est une divinité pour les Egyptiens de même que le Tigre et l'Euphrate pour les Babyloniens. Ceux-ci adoraient une triade divine, Anu, Enlil et Ea. Ea, appelé EnKi en Sumérien, domine sur les eaux de l'Océan primordial ; il a deux filles, Nina, déesse des eaux dont l'idéogramme est un poisson dans un bassin, et Nisaba qui tient un vase jaillissant, symbole de la propérité dont elle est la dispensatrice. De telles divinités aux eaux jaillissantes sont présentes dans la statuaire et sur les sceaux-cylindres.

En Inde, une quantité innombrable de représentations anthropomorphes de rivières figure sur les temples. Elles sont féminines et en tant qu'épouses de l'océan, elles se précipitent vers lui dans leur empressement à rencontrer leur bien-aimé. L'océan, masculin, seigneur des cours d'eau, est rarement représenté, au contraire de la déesse Ganga, un des thèmes les plus importants des textes sacrés, qui figure sur presque tous les temples, y compris ceux de l'Inde du Sud, pourtant à beaucoup plus de mille km du Gange. Le plus souvent, elle porte un vase plein d'eau, les autres rivières aussi. Les confluents sont fortement chargés de sacré dans le monde indien.

Plus à l'ouest, on renconte des dieux fluviaux hellènes à forme humaine (masculine) ou plus souvent taurine, et des dieux de sexe différent, qui préexistaient à la civilisation grecque. Là elles sont divinités de la naissance, elles élèvent des enfants qui deviennent des héros.

La mer aussi est divinisée sous le nom de Poséidon, de Neptune chez les Grecs et les Romains ; ce grand dieu a des acolytes qui n'ont pas accès à l'Olympe, Triton, Protée, Nérée, au buste anthropomorphe, au corps monstrueux serpentiforme, à queue de poisson. Ces divinités, objets de tant de représentations antiques, et même classiques, sont parfois plus souvent maléfiques comme la mre. Il n'es est pas de même des gracieuses nymphes marines, Néréides, Océanides qui, souvent montées en amazones sur des monstres marins, constituent le cortège nuptial de Thétis et Pélée, dans l'art grec, motif particulièrement aimé des peintres de vases, ou qui, sur les mêmes montures, suivent Thétis venant voir son fils Achille comme sur une mosaïque de galets, provenant de la villa de la Bonne Fortune à Olynthe (Grèce). Quoique marines, toutes ces divinités se retrouvent scupltées, en bas-reliefs, sur des temples de source gallo-romains, très éloignésq des côtes.

La coutume était répendue de jeter dans la source ou la rivière une offrande ou une pièce de monnaie pour se concilier la divinité qui y résidait. Présentement la coutume n'a pas complétement disparu. De nos jours des Noirs jettent dans les rivières d'Afrique des offrandes, poignée de blé, de grains ou de café : c'est plutôt pour apaiser les esprits malfaisants qui, à leurs yeux, peuplent ces rivières.

Au WVIIIe siècle, les habitants de Saint-Seine, en temps de sécheresse, se rendainet en procession à la source de la Seine à une dizaine de km pour implorer la pluie et ils aspergeaueint le prêtre avec l'eau de la source. Celle-là même dans laquelle, depuis lors, les fouilles archéologiques ont trouvé de nombreux ex-voto gaulois et romains.

Quant aux grottes sacrés, elles sont oraculaires (Crète, Afrique du Nord...). Le caractère prophétique de l'eau appartient au fond commun de l'humanité et vient de ce que l'eau de la source est en communication avec le monde infernal. La Pythie et les prêtres grescs doués du don de prophétie se préparaient à leur rôle en buvant l'eau d'une fontaine.

Baptême.

Au début, le Christianisme était une religion d'initiés, et le baptême était l'initiation précédée d'une longue préparation, le catéchuménat. Aussi le baptême revêtait-il une grande improtance ; la cérémonie durait toute la nuit du samedi saint au dimanche de Pâques.

Le passage de la mer Rouge, dans l'Exode, est l'image de la fontaine baptismale : le peuple juif délivré de la servitude d'Egypte est l'image du peuple chrétien libéré par le baptême de l'esclavage du péché.

Le déluge avec l'arche de Noé - Saint Pierre le rappelle dans sa première lettre - est une image du baptême qui sauve ; être baptisé, c'est non pas être purifié de souillures extérieures, mais s'engager envers Dieu avec une coscience droite (I Pierre III, 18-22). Le déluge dans lequel l'humanité disparaît à cause de ses péchés est ocmparable au baptême comportant une immersion dans l'eau, à travers laquelle l'homme meurt symboliquement et, grâce à l'Esprit Saint, renaît purifié, renouvelé. Nous avons été ensevelis avec le Christ par le baptême, dans la mort, afin que, comme le Christ est ressucité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle, écrit Paul (Romains VI,4). Le baptême est le sacrement qui fait passer de la mort à la vie. De là découle le fait que l'Eglise voit déjà le mystère du baptême dans la résurrection de Lazare par le Christ, dont le récit évangélique est lu le dimanche qui précède la Semaine Sainte : le disciple de l'Evangile est celui qui, comme Lazare, a été enseveli dansles eaux de la mort (réminiscence des Psaumes 18 et 124) pour vivre en Jésus-Christ d'une vie impérissable.

Au 1er siècle de notre ère il y eut des mouvements baptites en Palestine. Le rite Baptiste du plongeur dans l'eau vive était réitérable dans certains groupes. Ces groupes disparurent vite, à l'exception des Mandéen qui subsitent de nos jours en Irak et en Iran. Parme ces groupes, certains reçurent le nom de Nazaraïoi, c'est-à-dire "d'observants". Le surnom de Nazaraïoi donné à Jésus et à ses disciples pourrait s'expliquer par là ; du point de vue philologique, ce terme ne dérive pas du village de Nazareth.

Les père de l'Eglise ont repris certaines significations univreselles du symbolisme aquatique auxquelles ils ont ajouté des valeurs nouvelles. Pour Tertullien (De baptismo III-V), l'eau a été la première "le siège de l'Esprit divin qui la préférait alors à tous les autres éléments. C'est l'eau qui la première produisit ce qui a vie, afin que notre étonnement cessât lorsqu'un jour ele enfanterait la vie dans le baptême". Mircea Eliade, ajoute " Cyrille de Jérusalem nous montre la descente dans la piscine ba^tismale comme descente dans les eaux de la mort qui sont l'habitat du dragon de la mer, à l'image du Christ descendant dans le Jourdain pour briser le pouvoir du dragon, qui selon Job, y est caché". Irénée use de formules voisines de celles de Cyrille pour comparer le baptême et le déjuge. Pour Justin, le Christ est un nouveau Noé sorti victorieux des eaux.

Comme souvent en matière de symbolique, les deux significations opposées se retrouvent : à côté de l'eau de la vie, il y a les eaux de la mort, par exemple dans les récits de déluge qui appartiennent à presque toutes les cultures, non seulement orientales, mais se montrer alors instrument de châtiment visant le pécheur et épargnant éentuellement le juste (Noé).

4. Autres symbolismes de l'eau.

Les rythmes des marées suivent les cycles de la lune et contribuent à donner à l'univers une structure cyclique. Tous les rythmes aquatiques sont orchestrés par le même destin que les rythmes lunaires, écrit Eliade ; il insiste longuement sur le fait que l'eau est comparée ou directement assimilée à la lune, et que l'ensemble eau, lune et femme a été perçu comme le circuit anthrophcosmique de la fécondité, et ce, depuis fort longtemps, dès la préhistoire. La spirale, l'escargot, la femme, l'eau, le poisso, appartiennent constitutionellement au même symbolisme de fécondité.

L'usage funéraire de l'eau s'explique par le même ensemble qui valide ses fonctions cosmogonique, magique et thérapeutique. Dans les pays secs du Proche-Orient et de l'Afrique du Nord a régné la crainte de souffrir de la soit après la mort : c'est là surtout qu'on pratiquait des libations pour les défunts, dans le but principalement d'apaiser le mort qui xonservait, croyait-on, un mode élémentaire d'existence, et même d'abolir définitivement de le solidariser avec les semences, de lui donner la faculté d'acquérir une nouvelle naissance.

En Chine, l'eau est Yin, principe féminin ; elle symbolise l'hiver et correspond au Nord, au froid, aux reins, à la couleur nore, à la mort. Le monde souterrain des eaux est le pays des morts ; les libations leur parvenaient quand on les versait sur le sol en terre battue des maisons à une époque où les morts étaient enterré dans les maisons et non encore dans des cimetières.

C'est un autre symbolisme de l'eau qui apparaît dans le code de Hammourabi (XIXe siècle avant notre ère) : l'inculpé de sorcellerie, en Babylonie, doit se précipiter dans le dieu-fleuve qui fera éclater son innocence ou sa culpabilité. Le Moyen Age ignorait cet antécédent quand il a repris ce mode de jugement. Des traces de l'ordalie par l'eau ont survécu jusqu'à aujourd'hui, selon Eliade, dans les croyances et le folklore sardes.

La mer a souvent une symbolique funeste, tant chez les païens que chez les Hébreux et les chrétiens. La mer en généralsymbolise les forces chaotiques du monde, le mal, la puissance dénmoniaque. La psychanalyse, au contraire, rapproche la mer de toute une série d'éléments, terre, grotte, nuit, lune, eau et a tendance à voir en eux un archétype de la mère. Selon Marie Bonaparte, la mer est pour tous les hommes l'un des plus grands, des plus constants symboles maternels.. ; nous aimons la mer parce que quelque chose de nous trouve à se réincarner, quelque chose issu de nos amours d'enfance, qui n'allaient d'abord qu'à la créature-abri, la créature-nourrice que fut la mère. G. Bachelard en rapproche une phrase d'un hymne védique : "Les eaux qui sont nos mères" et une autre de Michelet : "Le poisson... nourri....au sein de la mère commune". Pour Bachelard, tout liquide est une eau, toute eau est un lait..., la mer est maternelle, l'eau est un lait prodigieux.

Dans les hymnes orphiques, l'Océan est invoqué comme la fin de la terre et le commencement du Ciel. Les Pythagoriciens font de l'Océan le passage des âmes humaines vers les Ilse des Bienheureux, soleil et lune. L'Océan est symbolisé soit par le dieu Océan sur des mosaïques, soit surtout par des Tritons et des Néréïdes sur d'innombrables sarcophages romains évoquant la grande traversée.

L'EAU EN TAROLOGIE (Tarot d'Oswald Wirth)

Elément EAU symbolisé par les coupes (la coupe)
Mot clef : SAVOIR
Caractéristiques : L'eau mélange du froid et de l'humide, est l'élément du Cancer, du Scorpion et des Poissons.

L'EAU EN ASTROLOGIE

L'élément Eau règne sur le monde des sens, des émotions, des sensations et des intuitions. Il entraîne l'esprit de l'Air bien au-delà du rationnel et du logique, et met l'individu en relation avec l'infini, l'indéterminé, l'ineffable. C'est lui qui permet à l'être humain d'avoir accès à d'autres mondes que celui qu'il connaît : c'est pourquoi il a un rapport étroit avec les dons de médiumnité, les sciences occultes, la magie et le mysticisme.
Cancers, Scorpions et Poissons se distinguent par leur émotivité et leur sensibilité. Si l'élément eau est très prononcé, ils peuvent se donner à corps perdu ; ils font confiance à leurs intuitions et aiment donner de l'aide. Parfois ils doivent s'isoler et prendre du recul par rapport à la réalité, sans quoi leur enthousiasme, leur confiance et leur dépendance risquent d'en souffrir.

EN MAGIE druidique

Élément eau : coquillage

«Pour l´amour esprit de l´eau, soit le miroir de mes désirs, l´élément privilégié d´où jaillit l´amour de (l'arbre), que ce coquillage que je t´offre soit l´oreille qui amplifié tes murmures pour lui parler de mes désirs.»
«Pour la chance esprit de l´eau, soit conducteur de ma réussite, le miroir magique que capte la chance, l´élément qui la fait fleurir, que ce coquillage-offrande devienne symbole de richesse. »
Pour la santé esprit de l´eau, lave moi de toutes les impuretés qui pourraient m´atteindre et préserve-moi de la maladie comme ce coquillage préservait son habitant marin. »

Magie Cérémoniale

L'Eau: est aussi un élément intermédiaire mais plus dense.
L'eau est froide et humide.
Eau par la lettre MEM.
L'eau est née de la réaction du froid sur l'humide qui le condense, l'alourdit et le rend réceptif.
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Jeu 31 Mai 2007, 09:23

LA TERRE

La terre donne naissance à tout le règne végétal et même, dans beaucoup de cosmogonies, elle a enfanté la race humaine ainsi que de nombreuses divinités, d'où le concept quasi-universel de la Terre-Mère.

Les diverses croyances suivantes sont en relation directe avec ce symbolisme. Dans le cours de la création, Ouranos enferma dans le sein de la terre, les enfants qu'elle avait mis au jour (Hésiode). A l'âge d'or, les hommes naissaient spontanément, du sol, comme les blés du silon. Après l'épisode de Prométhée, il faut désormais "besogner le ventre féminin qui, comme la terre, a besoin d'être travaillé pour y enfouir la semence". La femme imite la terre dans la grossesse et l'enfantement, dit Platon dans un de ses dialogues, ménexène. Parmi les primitifs, certains, méconnaissant le rôle du père dans la conception, croient que le foetus humain naît dans la terre, les pierres, l'eau, avant de se retrouver magiquement dans le sein de la femme.

La Terre a donc été assimilée à la femme. C'est une divinité féminine que les peuples ont volontiers mariée avec le ciel ; deux exemples en seront donnés : dans l'Epopée d'Erra, assyrienne, Anu, dieu du ciel, féconda la Terre, elle lui mit au monde sept dieux ; dans des textes shivaïtes, la voûte du ciel est considérée comme un immense phallus reposant sur la terre qui est l'organe féminin, la matrice du monde ; la pluie est la semence qui féconde la terre. Lfa terre a partout un symbolisme féminin. Une exception concerne l'Egypte où la Terre est le dieu Geb, époux de la déesse du ciel Nout ; cette exception s'explique non pas par un hasard d'ordre grammatical comme le croit M. Eliade, mais parce que la terre le long du Nil dans la pluie et sans qu'il fût nécessaire de la travailler : ceci avait été remarqué à très haute époque.

Les textes indiens précisent la symbolisme féminin de la terre. Dans le Mahabharata, la terre est le terrain qui porte l'humanité à venir, comme la femme est celui où l'homme sème sa descendance. Dans le Bhasapariccheda, l'auteur Visvanatha avance des arguments tendant à prouver que le corps humain n'est composé que d'un seul élément, la terre, les autres éléments n'étant qu'auxiliaires.

Des associations symboliques lient la Terre à la nuit, à la lune, au principe maternel, au côté gauche et à la réussite matérielle, par opposition au Ciel lié au jour, au soleil, au principe paternel, au côté droit, aux rituels.

La Terre-Mère, qui a donné naissance à tous les êtres, est susceptible de saigner éventuellement, selon une antique croyance. La guere non seulement couvre de sang la terre mais fait saigner la Terre elle-même, dans l'épopée védique du Mahabharata. Chez les Romains, le prodige du sang qui coule du sol est rapporté à diverses reprises, entre autres par Julius Obsequens, en 166 avant notre ère : "La terre verse son sang en signe de désapprobation", parmi les présages avant la bataille du lac Trasimène. Avant ce même combat, la terre saigne, quand on arrache de son sein les étendards (Silius Italicus dans "Punica"). Dans l'Enéide, Enée arrache de terre des arbustes verts : "des racines, coulent les gouttes d'un sang noir... un gémissement pitoyable se fait entendre dans les profondeurs du tertre...". L'historien Dion Cassius, à propos du creusement par Néron d'un canal à travers l'isthme de Corinthe, rapporte que dès les premiers coups de pioche, le sang jaillit du sol, avec des cris de douleurs et des mugissements.

Le rôle capital de l'agriculture, dont dépend la subsistance des hommes, explique la popularité des religions chtoniennes dans la plupart des civilisations. La vie végétale est conditionnée par les amours des dieux. En Mésopotamie, la fête du Nouvel An comprend la célébration d'une hiérogamie : le roi, vicaire du dieu, s'unit à la grande prêtresse, substitut de la déesse ; cet accouplement de deux divinités, permet à la terre de se couvrir de vététation à nouveau.

Le dieu cananéen Baal est tué en été : toute activité cesse sur terre ; ceci signifie que la végétation est alors anéantie par la brûlure du soleil. Mais Anat, épouse de Baal, tue Mot, dieu de la sécheresse et de la mort, et ressuscite Baal par une opération sur le corps de Mot comme si ces deux divinités n'étaient que les aspects antinomiques d'une même personnalité. A nouveau, la terre connaît la prospérité. Le mythe d'Adonis en Phénicie, celui d'Attis en Phrygie s'inspirent de données identiques.

En Grèce, la Terre-Mère est Déméter, productrice universelle et plus spécifiquement mère du grain, et sa fille Coré est le grain même du blé.

Chez les Grecs, les affinités du mariage et de l'agriculture s'expriment dans l'organisation du panthéon, dans les rites de l'hyménée et dans les fêtes de Déméter dont les pricipales sont les Thesmophories : répandues dans tout le monde hellénique, soulignées comme très anciennes par Hérodote qui en attribue l'introduction aux filles de Danaos, elles sont réservées aux femmes mariées, du fait de l'analogie entre la fécondité du sein maternel et la fertilité terrestre que les femmes semblaient les plus aptes à promouvoir ; célébrées au début d'octobre elles comportaient le dépôt du grain de semence sur l'autel avant sa mise en terre, le jeûne des femmes, le troisième jour : des réjouissances libres ou plutôt licencieuses de la part des femmes pour obtenir simultanément la fécondité humaine et la fertilité de la terre. Pour les mêmes raisons, les femmes avaient la prééminence dans le sacerdoce d'Eleusis, principal leiu de culte de Déméter. Dans le temple d'Eleusis, avaient lieu des rites de mariage sacré, comme en Mésopotamie.

Dans l'ancienne Italie, la terre est sacrée. Le fondateur de Rome creuse une petite fosse circulaire et y jette une motte de terre qu'il a apportée de sa ville Albe. Chacun de ses compagnons, à son tour, jette un peu de terre qu'il a apportée du pays d'où il vient. La religion défendait en effet de quitter la terre où le foyer avait été fixé et les ancêtres ensevelis ; pour se dégager de cette impiété, l'homme "usait d'une fiction et emportait avec lui, sous le symbole d'une motte de terre, le sol sacré auquel les mânes des ancêtres étaient attachés". Et c'est là que le fondateur installe le foyer de la nouvelle cité. Ces rites étaient communs au Latium et à l'Etrurie, ajoute Fustel de Coulanges.

En fait, une telle conception, ou une notion voisine, est très courante avant l'ère chrétienne : le général syrien Naaman, par exemple, croit à un lien étroit entre la divinité et le sol où on l'adore ; pour pouvoir prier en Syrie le Dieu d'Israël - qui l'a guéri de la lèpre par l'intermédiaire du prophète Elysée - il demande à Elysée la permission d'emporter, en Syrie, de la terre d'Israël "autant que deux mules peuvent en transporter", pour construire un autel à Yahwé (II Rois V, 14-17).

Aujourd'hui le sol de la mère-patrie reste sacré pour ceux qui ont conservé le sens civique, et cette notion découle bien entendu de la précédente.

Pour les linguistes la terre est un symbole de sécheresse. Le mot vient en effet d'une racine indo-européenne ters qui exprime l'idée de dessécher, qui a donné en sanscrit trisyami j'ai soif, en fraçais torride et torréfier,en anglais toast (provenant de l'ancien français). Ceci rappelle ainsi l'état de la terre de Canaan, du moins en été, vu plus haut.

A partir des quatre éléments, Varron avait distingué quatre groupes de technique divinatoires : la pyromancie, l'aéromancie, l'hydromancie et la géomancie. Ces modes de divination, malgré une place restreinte à côté de l'astrologie, ont été utilisés dans l'Occident au Moyen Age ; on connait notamment de nombreux manuscrits géomantiques ; Dante a recours à des figures géomantiques pour indiquer la date du songe qu'il rapporte dans la Divine Comédie, au chant XIX du Purgatoire. La géomancie se développa en Afrique Noire et, plus près de nous, chez les Noirs d'Amérique: ce n'est plus seulement une technique divinatoire, mais une manière d'appréhender et d'ordonner le monde qui vient encore d'être utilisée pour la construction de l'immeuble le plus coûteux au monde, à Hong-Kong en 1985.

Naissance.

Les rites denaissance et de mort souvent approfondissent le symbolisme de la Terre-Mère. Dans bien des cultures autres que l'occidentale, l'enfant à la naissance doit entrer en contact avec la terre, soit pour bien marquer que la Terre est sa vraie mère, soit même pour en tirer une sorte d'énergie, un petit peu comparable à celle dont bénéficiait Antée chaque fois qu'il reprenait contact avec la terre, de sorte qu'Hercule ne pût en venir à bout qu'en le soulevant. Pour le contact du nouveau-né, la femme doit accoucher agenouillée ou accroupie directement sur le sol dans certaines ethnies, par exemple chez les Gourmantché de Haute-Volta. L'expression s'asseoir par terre signifie accoucher, dans des textes démotiques égyptines. En d'autres ethnies on recueille l'enfant à la naissance et on dépose sur la terre, ou même on a recours à un berceau chtonien dont Mircea Eliade donne des exemples depuis les Australiens jusqu'aux Incas.

La prise de contact avec les forces de la terre peut s'appliquer aussi à l'adulte. L'homme aurait deux postures de repos possibles, soit en fleur de lots (accroupi), soit debout ; dans la première l'Oriental va chercher l'énergie de la terre, dans la seconde l'Occidental s'est tellement redressé qu'il a tendance à predre contact avec la terre. D'autre part, le contact avec les forces de la terre ou de son symbole le serpent a été parfois utilisé pour régénérer un malade ; la Terre en effet a communiqué ses pouvoirs et ses secrets au serpent dont les multiples symbolismes - parmi lesquels celui de renaissance - ont été vus à propos du monde animal. Le serpent accompagne d'une part Déméter, d'autre part les divinités guérisseuses, surtout Esculape.

Enfin, les pélerinages en Terre Sainte ont pu être considérés comme des reprises de contact en vue d'une régénérescence.

Inhumation.

Aux Chrétiens il est dit : "Tu es poussière, et tu retourneras en poussière". S'adressant à la Terre, un texte védique s'exprime ainsi : "Nés de toi, les mortels retournent en toi". Les morts sont mis en terre et beaucoup de peuples voient alors un échange de bons procédés entre la terre et le mort, quelquefois capable de revivre sous une forme larvée ou même dans le corps d'un nouvel être humain, ou bien le mort est enterré en position foetales, la survie après la mort étant considérée comme une nouvelle naissance. Parfois, les peuples qui pratiquent l'incinération, après leur mort, dan sle cosmos ou plutôt dans l'anthropocosmos, suivant l'expression de M. Eliade.

Enfin, les Perses exposent les morts aux oiseaux de proie et aux bêtes sauvages pour ne pas souiller la terre sacrée. Dans le même but, ils enduisent de cire la dépouille mortelle pour l'enfouir en terre, selon Hérodote.

LA TERRE EN TAROLOGIE (Tarot d'Oswald Wirth)

Elément TERRE symbolisé par le denier (l'écu en or)
Mot clef : SE TAIRE
Caractéristiques : la matière. La Terre mélange de chaud et de sec, est l'élément du Taureau, de la Vierge et du Capricorne


LA TERRE EN ASTROLOGIE


La Terre, dans le zodiaque, suit le feu. Elle a pour fonction d'aménager, de solidifier, de rendre durable ce que le feu a conquis. Son royaume est celui de la matière et de la forme. Elle construit et alimente.
Taureaux, Vierges et Capricornes ont un tempérament tranquille, introverti, et doivent parfois être tirés de leur réserve. Ils pensent de manière pratique et ont besoin d'une sécurité matérielle. Ils ont de la patience et peuvent supporter des conditions de vie difficiles. Ils manquent parfois de fantaisie parce qu'ils sont trop réalistes et ne croient que ce qu'ils voient.

LA TERRE EN MAGIE druidique

Élément terre : pierre

«Pour l´amour esprit de la terre, je t´offre cette pierre pour sceller avec (l'arbre) les fondations d´un amour solide. Enracine en son profond, toi dont toute vie est issue. »
«Pour la chance esprit de la terre, donne-moi un passage facile en cette vie. arrime la chance et sers de base à ma réussite.»
«Pour la santé esprit de la terre, donne-moi une santé solide comme ce morceau de roc dont je te fais l´offrande, nourris-moi de ta substance afin qu´aucune maladie ne puisse m´atteindre.»

Magie Cérémoniale

La Terre: est l'élément le plus dense.
La terre est froide et sèche.
Terre, plan inférieure de la matière solide correspondant à la lettre hébraïque QUOF.
La Terre est née de l'action du sec et du froid qui coagule et rend aride.
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Jeu 31 Mai 2007, 09:23

L'AIR

C'est le plus subtil des quatre éléments, insaisissable, d'où l'expression libre comme l'air qui en fait en quelque sorte un symbole de liberté. Mais surtout, se rattachent à l'air - malgré ce qui vient d'être dit - les notions de souffle et de vent. Le mot grec pneuma, qui a donné pneumatique et est issu de la même racine que le poumon et la famille de mots dérivés, signifie souffle et aussi souffle de vie, et chez Platon : souffle divin et esprit divin. Il a été gardé parles auteurs chrétiens de langue grecque pour désigner l'Esprit-Saint.

Nous respirons l'air et ceci est tellement indispensable à notre vie, que les expressions "souffle de vie" et "rendre le dernier souffle" sont toujours d'actualité. Et dans beaucoup de religions, la divinité "insuffle la vie" pour créer l'être humain, voire pour le ressuciter.

L'air accumulé au-dessus de nos têtes forme le ciel qui s'oppose en un sens déjà vu, à la terre située sous nos pieds. Le Ciel est souvent considéré comme fécondant chaque années la Terre nourricière. En outre, note Eliade, la simple constatation de la voûte célesteprovoque dans la conscience primitive une expérience religieuse ; et en de nombreuses religions, le ciel est la demeure de l'Etre Suprême. Le ciel, ajoute cet auteur, symbolise la transcendance, la force, l'immutabilité.

La langue indo-européenne primitive désigne le dieu du ciel par le mot Dyaux, brillant, ciel, jour lumineux, d'où dérivent en grec Zeus, en latin Jupiter (Daus pater). Chez les sumériens le mot Anu désigne à la fois le ciel et le premier des grands dieux mésopotamiens, qui a son temple à Uruk (ou Warka).

Dans l'art chrétien, le ciel est symbolisé soit par le buste d'Ouranos (ex-dieu du ciel, chez les Méditerranéens), sous les pieds du Christ, comme sur un sarcophage paléochrétien du Vatican, soit par l'arc-en-ciel si fréquent dans les peintures et les mosaïques byzantines, et sur lequel le Christ est volontiers assis.

Dans des circonstances exceptionnelles, le ciel "prend le deuil", c'est ce qu'explique le Nouveau Testament, à la mort du Christ (ténèbres en plein jour et phénomènes cosmiques). Ce symbolisme a été repris apr les poètesépiques français de la Chanson de Roland : à la mort du héros, les cieux sont en deuil, et la terre tremble sur tout le sol de France.

L'aigle, on l'a vu, personnifie l'air ou le ciel ou est symbole d'élévation spirituelle.

Depuis Icare, le vol dans l'air a toujours tenté l'homme. Quant au rêve de vol durant le sommeil,il "est un des symboles les plus clairs de la psychanalyse" (G. Bachelard), il symbolise, dit-on, les désirs voluptueux.

L'air, dans son état dynamique, devient le vent.

LE VENT

Selon l'épopée babylonienne de la Création, Anu, chef du panthéon mésopotamien, donne au dieu Mardouk les quatre vents qu'il a créés. Aux époques grecque et romaine, il est souvent question des vents, divinités secondaires sous les ordres d'Eole, roi des vents. La rose des vents a été vue à propos du symbolisme de la rose. Sur toute l'étendue de l'Empire romain, beaucoup de mosaïques et de bas-reliefs portent l'image de quatre génies symbolisant "les quatre vents" cardinaux, en relation ou non avec les saisons diviniséesw. Ils sont implorés comme génies bienfaisants ou redoutables, adorés aussi comme manifestations de l'Air, principe de toute vie. Ils figurent notamment dans les écoinçons des bas-reliefs mithriaques et sur des stèles funéraires gallo-romaines où quatre visages humains soufflent, les joues gonflées, évoquant simultanément les âmes des morts, le mot latin animus signifiant à la fois souffle et âme.

Un rappel de ces notions antiques se retrouvera dans le "Poème sur la bataille qui fut faite à Fontenoy" dû a Angelbert :

" Le vent d'Este, le vent du Sud, le vent d'Ouest et l'Aquilon
Pleureront ceux qui ont trouvé la mort dans ce malheur fatal".

Il s'agit de la bataille de Fontenoy-en-Puisaye en 841 entre les quatre héritiers de l'empeureur Louis le Pieux.

Les quatre vents n'appartiennent pas seulement au paganisme. Dans une promesse de résurrection, Ezéchiel prophétise ainsi : "Viens des quatre vents, Esprit, souffle sur ces morts et qu'ils vivent" (Ez. XXXVII, 9). Les quatre vents sont sculptés sur des chapiteaux romans, par exemple à la face occidentale du 5e pilier méridional de la nef de La Madeleine de Vézelay, sous l'aspect de quatre personnages tenant un cône percé ou un soufflet.

A l'intérieur du célèbre Baptistère des Orthodoxes, à Ravenne, sont représentés quatre trônes à baldaquins, portant chacun une croix : c'est l'unique trône du Christ qui apparaît aux quatre vents. Les quatre trônes alternent avec des absides contenant chacune un évangile ouvert sur un autel : la parole de Dieu est une, amis écrite en quatre interprétations parles évangélistes et s'en va aux quatre vents nourrir le monde entier, selon saint Irénée.

La cathédrale de Gérone (Espagne) contient uen oeuvre romane très fameuse, le Tapis de la Création, où sont brodés les quatre vents sous forme de presonnages ailés, à cheval sur une outre. Dans ces divers cas, les quatre vetns symbolisent les points cardinaux.

L'air EN TAROLOGIE (Tarot d'Oswald Wirth)

Elément AIR symbolisé par les épées (l'épée)
Mot clef : OSER
Caractéristiques : L'Air mélange du chaud et de l'humide, est l'élément des Gémeaux, de la Balance et du Verseau

L'AIR EN ASTROLOGIE

Après que l'énergie Feu ait pris forme grâce à la Terre, surviennent les singes d'Air, humides et chauds. Humides, ils ont la capacité de fusionner avec ce qui les entoure ; chauds, ils sont pleins de sociabilité et ont en commun un égal intérêt pour tout ce qui est humain. Ils cherchent à s'épanouir en se reliant aux autres. Leurs activités sont d'ordre intellectuel ou artistique.
Gémeaux, Balances et Verseaux se distinguent par leurs capacités intellectuelles. Si l'élément air est très prononcé, ils ont besoin de communiquer et cherchent l'excitation spirituelle. Ces individus ont besoin de sentir du monde autour d'eux, ont beaucoup d'idées et savent manier l'abstraction. Ils peuvent être dépourvus d'émotions et donc avoir un jugement très objectif. Le revers de la médaille est qu'ils croient trop en la science et sont superficiels.

EN MAGIE druidique

Élément air : plume

«Pour l´amour esprit de l´air je t´offre cette plume pour qu´elle vole vers l´être aimé. qu´elle dise à (l'arbre) les sentiments qu´il m´inspire et inscrive nos deux noms sur le grand livre de la vie. »
«Pour la chance esprit de l´air que cette plume offerte avec amour, trace sur le registre des grandes destinées le nom de ton modeste serviteur. »
«Pour la santé esprit de l´air, je t´offre cette plume pour que, à son image ; ma vie soit douce et légère, qu´aucun maux ou malaise ne vienne l´alourdir.»

Magie Cérémoniale

L'Air: est l'élément intermédiare se situant entre le feu et l'eau beaucoup plus dense.
L'air est chaud et humide.
Air par la lettre ALEPH
L'air est né de l'action du chaud sur l'humide qui le volatilise et rend harmonieux.
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Jeu 31 Mai 2007, 09:24


TABLEAU DES CORRESPONDANCES ELEMENTAIRES

FEU / AIR / EAU / TERRE

Tejas / Vayu / Apas / Prithvi

Chaud Chaud / Froid / Froid

Sec Humide / Humide / Sec

Oxygène Azote / Hydrogène / Carbone

Vue Odorat / Goût / Toucher

Paresse Luxure / Gourmandise / Avarice

Mickael Raphael / Gabriel / Uriel

Veille Jeûne / Solitude / Silence

Eté Printemps / Hiver / Automne

Courage Piété / Crainte / Conseil

Force Justice / Tempérance / Prudence

Marc Jean / Mathieu / Luc

Oser Pouvoir / Savoir / Se taire

Salamandres Sylphes / Ondines / Gnomes

Esprit Mental / Ame / Corps

Initiation Philosophie / Religion / Vie matérielle

Sud Est / Ouest / Nord

Lion Aigle / Homme / Boeuf

Si l'on travaille sur une table, un autel ou toutes autres surfaces réduites, les quatre éléments sont disposés aux quatre coins de la surface de travail.
Le feu en haut à droite.
L'air en eau à gauche.
La terre en bas à gauche.
L'eau en bas à droite.

Si l'on travail sur une grande surface (grande pièce avec cercle magique) ou à l'extérieure, on place alors ces quatre éléments de la façon suivante:
Le feu au sud.
L'air a l'est.
L'eau à l'ouest.
La terre au nord.
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Jeu 31 Mai 2007, 09:27

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MessageSujet: "svastika"   Ven 15 Juin 2007, 15:04

A propos du svastika


Article de Marianne Enault : Une question de symbole. Source: L'Indépendante (la fille sur le pont[dichéry), blog, 8 février 2007

http://lindependante.blog.20minutes.fr/archive/2007/02/08/une-question-de-symbole.html

Une question de symbole
Quand on se balade en pays hindou, un symbole surprend : le svastika. Sur les temples, les statues, voire même les t-shirts en vente dans la rue : il est partout. Réaction immédiate de l’Occidental de passage : « Comment ont-ils osé utiliser ce symbole ? » (véridique). La réponse est simple : ils l’ont inventé !





Le terme « svastika » apparaît pour la première fois dans les épopées Ramayana et Mahabhara, les deux textes fondateurs de l’hindouisme et de la civilisation indienne. En sanskrit, il signifie « ce qui apporte la bonne fortune ». Il fut par la suite utilisé par les bouddhistes et les jaïnistes.



Dans la religion hindoue, le svastika est un symbole cosmique mettant en scène le mouvement perpétuel de rotation autour d’un point fixe, autrement dit, l’évolution de l’univers. Ainsi Ganesh, invoqué pour écarter les obstacles, est parfois représenté sur un lit de svastikas. Des significations bien éloignées de celle choisie par Hitler : le svastika, désormais croix gammée, était devenu le symbole de la supériorité de la race aryenne. Et de toutes les atrocités qui en ont découlé.



Fin janvier, l’Allemagne, qui assure la présidence tournante de l’Union européenne, a relancé le débat sur l’interdiction de ce symbole en Europe, dans le cadre du débat sur une décision-cadre destinée à lutter contre le racisme et la xénophobie. Les communautés hindoues en Europe ont aussitôt revendiqué leur droit à utiliser le svastika lors des cérémonies religieuses.





Le débat s’annonce ardu, voire impossible : d’un côté, la communauté hindoue, qui craint la mise à l’index du svastika dans lequel l’hindouisme voit un signe de bon augure depuis plus de 5.000 ans, de l’autre, les Européens, pour qui la croix aux quatre potences est synonyme de plus de 50 millions de morts.


« Le parti nazi a utilisé un symbole hindou et en a abusé. Ce n'est pas la faute des hindous. Une cérémonie hindoue est impossible sans le svastika », explique Ramesh Kallidai, le secrétaire général du Forum hindou pour la Grande-Bretagne qui regroupe 275 organisations, au quotidien belge Le Soir. Pour le responsable religieux, l'interdire serait « un acte discriminatoire à l'égard des hindous et des droits de l'homme ». Des associations hindoues de France, des Pays-Bas, de Belgique et d’Italie ont rejoint son combat.


L’affaire a connu un fort écho en Inde, notamment au Bengale, où Svastika est un prénom féminin répandu. « Que va-t-il arriver à ces femmes qui demanderont un visa pour un pays européen. Devront-elles changer de prénom ? », se demandait ainsi le Times of India, fin janvier. Réponse les 19 et 20 avril prochains lors de la réunion du Conseil des ministres européens de la Justice à Luxembourg.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Croix_gamm%C3%A9e
http://fr.wikipedia.org/wiki/Svastika
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Ven 15 Juin 2007, 15:28

Bonjour, sunny
Effectivement la svastika est un symbole très ancien... Cependant selon l'orientation faite, elle indique soit "vers la densité" soit "vers la spiritualité":
Comme indiquée sur les images, elle est orientée vers la densité. 🇳🇴
Pour etre orientée différemment, elle doit être représentée non pas par des "s" croisés, mais par des "z" croisés...

La svastika, comme tout symbole cabalistique est mis en mouvement dans le sens des aiguilles d'une montre... Donc le "s" accroche dans la densité et le "z" glisse....

Toute croix, bien orientée prend sa "Source" vers l' Est magnetique dont le Centre Energetique planetaire se trouve dans le désert de Gobi...

La svastika bien "orientée" est aussi un symbole dit la "Croix polonaise"..

Tient donc!!! au fait... ;) : Quel pays fut envahi en 1er, il y a plus de 60 ans ?
(co-relation entre les 2 svastika l'une nazie et l'autre polonaise) ... à croire que la bonne orientation spirituelle de l'une génait géographiqument l'autre...;)
Autre clé en passant sunny : en faisant "pivoter" une double branche "s" ou z" vers l'autre restée fixe, vous obtenez ce "8" (incliné) si cher à beaucoup de traditions...

Très amicalement
JLHL
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MessageSujet: l'oeuf cosmique,   Dim 24 Juin 2007, 21:08

l'oeuf cosmique



L'oeuf, considéré comme contenant le germe à partir duquel se développera la manifestation, est un symbole universel et qui s'explique de lui-même.



La naissance du monde à partir d'un oeuf est une idée commune aux Celtes, aux Grecs, aux Égyptiens, aux Phéniciens, aux Cananéens, aux Tibétains, aux Hindous, aux Vietnamiens, aux Chinois, aux Japonais, aux populations sibériennes et indonésiennes, à bien d'autres encore. Le processus de manifestation revêt toutefois plusieurs aspects; l'oeuf de serpent celtique, figure par l'oursin* fossile, l'oeuf crache par le Kneph égyptien, voire par le dragon chinois, représentent la production de la manifestation par le Verbe.

Hindouisme
D'autres fois, l'homme primordial nait d'un oeuf c'est le cas de Prajâpati, de P'an-kou. D'autres héros chinois sont nés ultérieurement d'oeufs fécondes par le soleil, ou de l'ingestion d'oeufs d'oiseau par leur mère. Plus fréquemment encore, l'oeuf cosmique, né des eaux primordiales, couve à leur surface (par l'oie Hamsa, dit-on en Inde, qui est l'Esprit, le Souffle divin), se sépare en deux moitiés pour donner naissance au Ciel et à la Terre : c'est la polarisation de l'Androgyne*.

Ainsi le Brahmânda hindou se sépare en deux demi-sphères d'or et d'argent ; l'oeuf de Léda donne naissance aux deux Dioscures, portant chacun une coiffure hémisphérique; le yin-yang chinois, polarisation de l'Unité première, présente un symbole identique en ses deux moitiés noire et blanche.

Shintô
L'oeuf primordial du Shintô se sépare de même en une moitié légère (le Ciel) et une moitié dense (la Terre). Ibn al-Walîd figure de façon assez voisine la Terre, dense comme le jaune de l'oeuf coagulé, le Ciel, plus léger comme le blanc qui l'entoure. Ce symbolisme général, liant l'oeuf à la genèse du monde et à sa différenciation progressive, mérite d'être précisé. L'oeuf une réalité primordiale, qui contient en germe la multiplicité des êtres.

Egypte
Pour les Égyptiens, sous l'action d'un démiurge, émergera du Noun, personnification de l'océan primordial, eau absolue contenant des germes de création en attente, une butte, sur laquelle un oeuf éclora. De cet oeuf, - le mot est féminin en Égyptien - un dieu jaillira, qui organisera le chaos, en donnant naissance aux êtres différenciés. Le dieu Khnoum issu de cet océan et de l'oeuf primordial fabriquera à son tour, à la façon d'un potier, les oeufs ou embryons, ou germes de vie. Il est le modeleur des chairs. Mais l'Égypte ancienne connaissait diverses cosmogonies. Selon celle d'Hermopolis, l'oeuf primordial n'était autre que la Qerehet, patronne des forces vitales de l'espèce humaine. Le grand lotus initial, dont le calice s'illumine en s'ouvrant le matin à la surface des fanges du delta, jouait le même rôle dans d'autres traditions. Le soleil lui-même serait né du germe mystérieux que l'oeuf-Mère entourait (SOUN, 22-62).

Cananéens
Selon les traditions cananéennes, Mochus met à l'origine du monde l'éther et l'air d'où nait Oulômos (L'Infini). Oulômos engendre l'oeuf cosmique et Chansôr (le dieu artisan). Chansôr ouvre l'oeuf cosmique en deux ef forme le ciel et la terre de chacune de ses deux moitiés (SOUN, 183).

Inde
Dans l'Inde, selon la Chândogya Upanishad (3, 19), l'oeuf est né du Non-être et il a engendré les éléments : Au commencement, il n'y avait que le Non-être. Il fût l'être. Il grandit et se changea en oeuf. Il reposa toute une année, puis il se fendit.

Deux fragments de coquille apparurent: l'un d'argent, l'autre d'or. Celui d'argent, voilà la terre ; celui d'or, voilà le ciel. Ce qui était la membrane externe, voilà les montagnes; ce qui émit la membrane interne, voilà les nuages et les brumes; ce qui était les veines, voilà les rivières; ce qui était l'eau de la vessie, voilà l'océan (dans SOUN, 354).

Tibet
Selon des doctrines tibétaines, pour n'être pas primordial, l'oeuf est cependant à l'origine d'une longue généalogie d'hommes : De l'essence des cinq éléments primordiaux, un grand oeuf est sorti.

Et de l'oeuf sont sortis un lac blanc, les êtres des dix catégories, d'autres oeufs, d'où sortirent les membres, les cinq sens, des hommes, des femmes... soit une longue généalogie d'ancêtres.

Chine
Dans les traditions chinoises, avant toute distinction du ciel et de la terre, le chaos lui-même avait l'apparence d'un oeuf de poule. Au bout de 18000 ans (nombre- symbole d'une période indéfinie), l'oeuf- chaos s'ouvrit : les éléments lourds formèrent la terre (Yin) ; les éléments légers et purs le ciel (Yang). L'espace qui les séparait grandissait chaque jour. Au bout de 18000 ans, P'an Kou mesura la distance entre le ciel et la terre.

La théorie Houen-t'ien, de son côté, conçoit le monde comme un oeuf immense, dressé à la verticale sur son plus long diamètre. Le ciel et les astres sont à la partie intérieure et supérieure de la coquille ; la terre est le jaune flottant au milieu de l'océan primordial qui remplit le fond de l'oeuf. Les saisons procèdent des agitations périodiques de cet Océan.

Incas
Le Grand Temple Inca de Coricancha, a Cuzco, avait pour principal ornement une plaque d'or de forme ovale, flanquée des effigies de la lune et du soleil. Lehman Nitsche y voit la représentation de la divinité suprême des Incas, Huiracocha, sous la forme de l'oeuf cosmique. Il cite à l'appui de sa thèse plusieurs mythes cosmologiques recueillis au Pérou par les premiers chroniqueurs espagnols, dont celui-ci : le héros créateur demande à son père, le Soleil, de créer les hommes pour peupler le monde. Celui-ci envoie sur terre trois oeufs. Du premier - oeuf d'or - sortiront les nobles; du second - oeuf d'argent - sortent leurs femmes; du troisième enfin - oeuf de cuivre - est issu le peuple.

Dans une variante, ces trois mêmes oeufs tombent du ciel après le déluge. Le nom de Huiracocha serait l'abréviation de Kon-Tiksi-Huira-Kocha, qui signifie Dieu de la mer de lave, ou du fluide igné de l'intérieur de la terre. Huiracocha était en effet le maître des volcans.

Mali

Dogons
Le mythe de l'oeuf cosmique se retrouve chez les Dogons et les Bambaras du Mali. Le glyphe (ici, dessin de bonhomme stylisé) vie du monde des Dogons le représente, au sommet supérieur de la croix des des directions cardinales, en opposition à un autre oeuf, ouvert vers le bas, et qui est la matrice terrestre, la jarre femelle (GRIS).

L'oeuf cosmique, pour les Bambaras, est Esprit. Il est l'Esprit premier, produit, au centre de la vibration sonore, par le tournoiement de celle-ci. Ainsi cet oeuf se forme, se concentre, et peu à peu se sépare de la vibration, gonfle, bruit, se maintient seul dans l'espace, s'élève et éclate, laissant retomber les vingt-deux éléments fondamentaux formés en son sein, qui présideront à l'ordonnancement de la création en vingt-deux catégories (DIEB).

Congo
L'oeuf est une image du monde et de la perfection, pour les Likouba et Likouala du Congo, selon ce que rapporte de leur pensée cosmogonique J.-P. Lebeuf.

Le jaune représente l'humidité féminine, le blanc le sperme masculin. Sa coquille, dont l'intérieur est isolé par une membrane, représente le soleil, issu de la coquille de l'oeuf cosmique qui aurait brûlé la terre, si le créateur n 'avait transformé la membrane en atmosphère humide.

Aussi les Likouba et les Likouala disent-ils que l'homme doit s'efforcer de ressembler à un oeuf.

Finlande
Dans le Kalevala (Finlande), avant la naissance du temps, la Vierge, déesse des eaux, laisse apparaître son genou à la surface des eaux primordiales. Le canard (maître de l'air) y dépose 7 oeufs, dont 6 d'or et 1 de fer. La vierge plonge, les oeufs se brisent dans les eaux primordiales :

Tous les morceaux se transformèrent en choses bonnes et utiles :
le bas de la coque de l'oeuf forma le firmament sublime,
le dessus de la partie jaune devint le soleil rayonnant,
le dessus de la partie blanche fut au ciel la lune luisante :
tout débris taché de la coque fut une étoile au firmament,
tout morceau foncé de la coque
devint un nuage de l'air le temps avança désormais...
(trad. J.-L. Perret, Le Kalevala, Paris).


Ainsi l'oeuf est souvent une représentation de la puissance créatrice de la lumière. Dans le domaine celtique, on n'a aucun témoignage direct sur le symbolisme de l'oeuf. Celui-ci est inclus dans celui de l'oursin*, fossile, ovum anguinum ou oeuf cosmique qui contient en germe toutes les possibilités.

suite http://hypermedia.univ-paris8.fr/ovosite/oeuf/oeuf.htm
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MessageSujet: Red Lion   Sam 30 Juin 2007, 11:24

..celà fait plusieurs fois ces dernières semaines que je voie véhiculer sur divers forum les bienfaits/méfaits de l utilisation de" l or potable"
dit aussi "or mono-atomique"...
voici une page qui en donne un aperçu...avec discernement(traduction automatique..)

Red Lion (Or Potable Alchimique)


L'essence du Grand Travail alchimiste était l'union du soufre et le mercure pour produire la pierre philosophale. Mais la correspondance était et mercure et soufrez philosophiques.
L'union es représentait comme un mariage, et le soufre et le mercure qu'en si même étaient symboles; comme le roi et la reine, le soleil et la lune, l'or et l'argent, le Red Lion et l'aigle blanc.
Le "Red Lion" est fréquent aussi dans l'iconographie alchimiste du Moyen âge et la Renaissance symbolisant à la matière préparée pour la Grande Oeuvre

.La règle maître qui avait derrière l'alchimie était que les métaux, la psyché humaine ou quelconque autre chose pouvaient se réduire à la cousine matière, une matrice sous-jacent de la qu'ils sortaient toute la vie et toutes les formes.
La devise des alchimistes était Solve et coagule, c'est à dire, dissoudre jusqu'à changer en matière basique et recombiner formant une substance nouvelle.
Paracelso, le grand alchimiste du siècle XVI, appelait la cousine matière "L'Esprit de la Vérité... d'une nature mystérieuse, force merveilleuse, pouvoir sans limites... cet Esprit remue tous les corps... Beaucoup le cherchent et quelques-unes le trouvent.

"Le Red Lion, est le Christ postérieur à Sa Mort, c'est le Christ ressuscité, ce qu'il se manifeste aux Apôtres transfiguré. C'est le Soleil Invictus dont l'emblème est Léon, astre éternel qui brille dans les coeurs de ses fils.
L'agneau est la couleur blanche des alchimistes, le lion c'est le rouge qu'il scelle la Grande Oeuvre.

En alchimie, il revient à l'élément "fixe", au soufre. Opposé à autres trois animaux, il représente à la terre, bien que dans d'autres textes l'est appelé "feu philosophique", pendant qu'à l'or lui est donné le nom de "lion des métaux."
Le Red Lion est celui qui plus proprement répond à ce dernier sens.

MAGIE, ALCHIMIE ET INITIATION

Une des caractéristiques les plus intéressantes sur l'alchimie, est que les rituels magiques sont concernant avec le procès alchimique.
En fait, ce type d'information est très peu abondant dans les textes alchimiques classiques. Néanmoins, une des instructions magiques relatives à l'alchimie qu'il put trouver est en un texte très antique et unique intitule: "Testamenti Fraternitatis Rosae et Aureae Crucis - Liber II: De Magia Divina et Naturali, cum Chymico-Magicae Secretorum".

Le procès décrit dans ce document est une pratique alchimique interne utilisant "Or Potable" concernant avec l'évocation des sept Intelligences Planétaires et de l'Ange Gardien du Créateur.
Il doit se ressortir que toutes ces pratiques magiques, ou teurgiques, furent pour mieux dire toujours possible après l'obtention de la Pierre des Philosophes, qui était utilisée comme un type de "aimant astral" pour communiquer avec entités spirituelles.
Quelques Adeptes soulignent le fait dont personne ne pouvait pratiquer réellement Magie, sans avoir obtenu avant la Pierre des Philosophes et avoir été régénéré par ses pouvoirs.
En fait, la Pierre des Philosophes pouvait réveiller en grande partie les facultés de prescience, celles qui pouvaient être très utiles pour communiquer avec êtres spirituels pendant une évocation magique.

Il doit se savoir que l'ingestion de la Pierre des Philosophes ou du “Red Lion" Or Potable peut être dangereux pour personnes non préparées, parce que ces substances réveillent le que les antiques Adeptes Rosacruces appelait les feux subtils du "corps", la kundalini.
Celle-ci est la raison par le que les Adeptes ne donnent jamais l'Élixir, ou Or Potable, à élèves non préparés et gens jeune, à part seulement à élèves expérimentés, de du moins 40 ans d'âge et seulement après... ans d'entraînement.
Cet élixir augmente puissamment la cohérence de notre système nerveux, ce que permet une meilleure intégration de notre Merkaba, corps de lumière, avec notre corps physique.

En Alchimie, l'or est représentatif du Soleil, qui joue un rôle très important dans le déroulement du 4º chakra.
Nous fondant sur ce concept, il n'est pas étrange observer les suivants effets, étant en train d'équilibrer le système endocrinien: À un niveau physique, l'or monoatomique augmente l'estamina et la production hormonale en même temps qu'il équilibre le système endocrinien, ceci est très intéressant vis-à-vis du rajeunissement physique.
Aussi l'or potable, fortifie le coeur et il augmente la présence de globules rouges et la quantité de semence, ayant une importante influence dans l'éveil du Kundalini.
Qui est-ce qui était les Cateres?

Les Purs, étant donné qu'ils étaient connu, ils apparurent dans le Celui de l'Europe (la Bulgarie), à cause de la dégradation et cupidité de l'Église Catholique, gouvernée déjà alors par le Pape.
Quiconque qu'il n'acceptât pas l'autorité de l'Église et il fît conforme à ses préceptes, ère déclaré hérétique et condamné au bûcher.
Les Vous goûter ne montrèrent pas seulement les antiques traditions, mais ils repoussèrent les Sacrements ecclésiastiques, même le mariage.

Les Purs, furent très populaire parmi le village à cause de son irréprochable conduite, et sa compassion. Les Vous goûter se divisèrent en 2 catégories:


Les Adeptes, aussi connus comme "Anonymes Supérieurs", les qui on pensait qu'ils étaient entités spirituelles rouges pour une mission spécifique en ce moment
Décollés du mondain, ils avaient renommée de puissants guérisseurs, qu'ils insufflaient le Saint-Esprit. Étant donné que porteurs de la Grande Tradition, l'enseignement des Vous goûter était avancé à son époque.
Étant donné que voyageurs multidimensionnelles, son intention était démontrer le pouvoir de l'Amour, le pardon, l'intégrité et la tolérance.
Les Maîtres Initiées dominaient l'art de "lire la lumière." Dans la tradition cachée, lire la lumière signifie dominer l'Énergie, la capacité d'Être et Agir il hors de l'illusion du Temps, lisant les archives Aphasiques et par conséquent rester en profonde confiance et despaego.
"Étant donné que Christ, ils guérissaient le corps à travers la sanación de l'Âme”


Les Disciples, qui jouissaient de toutes les facettes de la vie humaine, incluse la sexualité et la procréation. Tous les Catares était végétarien.
Pendant que l'Europe vivait dans un système féodal, souffrant la grande majorité des gens misère et faim, les Catares montraient sur l'abolition des typiques et sa vraie valeur.
Les juif, réfléchis comme parias, furent bienvenus dans l'Ordre. Les Vous goûter croyaient dans la réincarnation, l'Astrologie et ils célébraient les Équinoxes. Ils savaient que l'Univers est seulement Lumière et Amour et cette analogie des rituels d'initiation avec les Égyptiens ou les Franc-maçon; il symbolisait la mort de l'Ego et la renaissance à celui vers l'Initiation.
Le disciple était placé en pièce et ère confronté avec ses propres démons subconscients, pendant 3 jours. Ensuite, le disciple était prêt pour entrer en cours de route de l'illumination.

Les Catares, conscients des lois de Dualité, ils furent adeptes dans la transmutation de l'Obscurité à travers l'Amour et la Pureté.
L'homme luttait dans une Victoire Divine devant l'ignorance (absence de lumière) et le diable (absence d'amour).

Aussi ils furent maître de Tantra, transmuant la sexualité à travers l'Amour et l'Esprit, à la forme d'outil pour l'illumination. Les Initiés ou Purs, étaient célibataires.
Les autres pouvaient profiter la vie et participer à la beauté de la procréation. Néanmoins, l'Amour devait être élevé au niveau de sacrement, comme je voyage pour sortir de la dualité vers un voyage multidimensional, (la pratique du vrai Tantra, permet l'expérience en paire d'états de conscience qu'ils sont très difficile d'obtenir dans un monde de 3ª dimension).

Les Catares pratiquaient la rétention du sperme, associée à une technique respiratoire et énergétique.

Nos livres et littérature sur Alchimie, les mystérieuses substances qu'ils s'employèrent pendant les initiations, un masque originaire de l'Égypte, ils furent partie de son hérédité.
La sacrée émeraude, qui fut passée d'un frère à autre jusqu'à arriver à un avec le zéphir pourpre dans l'Atlantide, aussi ce groupe apporta quelque chose d'or, en fait très peu de... “Autres 3 personnes, deux hommes et une femme, ils sortirent avec notre plus estimé trésor, les reliques de Christ, transmises à nous par les Esenios, nos frères.
Les reliques, quelques os et cendres, ils ont passé à travers siècles conservant son énergie divine pure, et cache-cache dans un château pendant des décades, ensuite ils voyagèrent vers le grand Océan vers le Nouveau Continent. Se découvriront et un peu de décades, là-bas par le 2000, dans un tuyau aux États-Unis.”

Le Saint Graal, n'est pas un objet physique. Chacun de nous et créer son propre Graal peut voir.
Clarividentemente parlant, il ressemble à un récipient dans la base de notre épine dorsale. Cette coupe, est le verre sacré où il se produira la Sacrée Alchimie quand nous serons prêts. Comme le Tantra était pratiqué par le yoghis ou les Vous goûter est le chemin pour l'élaboration des énergies subtiles. Néanmoins, le temps est arrivé.
Le mariage sacré, solo est possible après la fusion et transmutation de la Lumière et l'Obscurité, dans sa forme originale, sublimée par l'Amour et la Sagesse, la vraie union.

L'Alchimiste qui est préparé, peut faciliter ceci avec le Red Lion, en vue de préparer au corps à ouvrir quelques portes dans sa structure spirituelle. Tout ceci, pour que l'Être devienne petit déjeuner complet comme Dieu est Un.

voir aussi cette page http://hdelboy.club.fr/intro_alchimie.htm


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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Sam 30 Juin 2007, 12:56

.... Du monceau de livres attribués à Hermès Trismégiste, il n'en est guère qui nous soient parvenus, excepté quatorze courts textes écrits en grec et une série de fragments préservés par les auteurs chrétiens. Ces textes exposent les idées mystiques et philosophiques ayant eu cours à cette lointaine époque : dans l'ensemble, ils rappellent le gnosticisme. Le plus connu d'entre eux s'intitule Poémandre, le « Pasteur de l'homme » ; certains passages ressemblent d'une manière frappante à l'Évangile de saint Jean, tandis que d'autres font penser au Timée de Platon. On y discerne aussi la pensée juive telle que l'exprima Philon. Outre ces écrits, quelques traités magiques sont attribués à Trismégiste. Leur sujet essentiel est l'astrologie, et l'alchimie y est vue d'assez loin. Les livres hermétiques étaient considérés par les alchimistes comme le legs personnel d'Hermès. Ses secrets étaient déguisés en allégories. L'occultation de la précieuse sagesse devait l'empêcher de tomber entre les mains des profanes. Les sages seuls pouvaient trouver leur voie dans ce labyrinthe mystique. Le passage d'Hermès fréquemment cité, le credo de ses adeptes, était l'inscription qui aurait été trouvée sur une plaque d'émeraude

« dans les mains de la momie d'Hermès, en une fosse obscure où son corps était enterré »,

et située, selon la tradition, dans la grande pyramide de Ghizèh. Le document s'appelle la Table d'Émeraude. Il est trop intimement lié à l'alchimie pour ne pas être reproduit ici en son intégrité.

« Il est vrai, sans mensonge, certain et très véritable : que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas pour perpétrer les miracles d'Une chose. Et comme toutes choses ont été dérivées d'une seule, par la pensée d'un seul, ainsi toutes choses sont nées de cette chose unique, par adaptation. Le Soleil est son Père, la Lune est sa Mère. Le Vent l'a porté dans son ventre, la Terre est sa nourrice. Voici le père de toute perfection du monde. Sa force et sa puissance sont absolues quand elles sont changées en terre ; tu sépareras la terre du feu, le subtil du grossier, doucement et avec soin. Il monte de la terre au ciel, et redescend sur terre, et il reçoit la puissance des choses supérieures et inférieures. Par ces moyens, tu auras la gloire du monde, et pour cela toute obscurité te fuira. En ceci est la force de toute la force. Car elle vaincra toute chose subtile, et pénétrera toute chose solide. Ainsi le monde a été créé. De ceci seront et sortiront d'admirables adaptations dont voici les moyens. Et pour cela, je suis appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie du monde. Ce que j'ai dit des opérations du Soleil est accompli. »

[cette traduction est fautive, de même que celle de Chevreul, car il y a confusion entre le mot meditatione et le mot mediatione ; de ce fait, là où il aurait fallu traduire « par la médiation d'un seul », c'est-à-dire par le mouen du Mercure, on trouve « par la pensée d'un seul » ce qui fausse entièrement le sens. Hoefer et Fulcanelli donnent la traduction correcte.]

Dans ces allégories, les alchimistes reconnaissaient les différents stades du procédé de fabrication de l'or, et l'ambiguïté des phrases se prêtait à d'innombrables interprétations. Nous savons aujourd'hui qu'il n'y a jamais eu d'Hermès Trismégiste ; aucune plaque d'émeraude n'a été découverte dans les pyramides de Ghizèh. Il est tout de même curieux que la fable ait frôlé de si près la vérité : la plus ancienne copie de la Table d'Émeraude fait partie du papyrus de Leyde, déjà cité, lequel fut découvert dans la tombe d'un magicien anonyme, à Thèbes d'Egypte, en 1828. Dans la Table d'Émeraude, une phrase pourrait fort bien être la clé de nombreuses théories alchimiques :

« Et pour cela, toute obscurité te fuira. »

Les alchimistes savaient que l'or apparaissant dans leurs cornues serait irradié d'une lumière magique. La lourde matière en condensation s'animerait. Ce ne serait pas de l'or ordinaire, mais de « l'or vivant », « poussé dans la terre » [Fulcanelli emploie l'expression d'or enté] . Le métal de l'orfèvre, pensaient-ils, était mort, comme les feuilles séparées de l'arbre, et c'est à une racine d'arbre qu'ils comparaient les ramifications souterraines du filon. « L'or vivant engendre l'or comme le blé engendre le blé. » [cf. Chevreul] Une fois que les hermétiques avaient saisi la vérité, ils rayonnaient comme l'or vivant, et « l'obscurité les fuyait ». [en prenant littéralement le sens de ces énigmes, de ces allégories et de ces paraboles, les impétrants empruntaient le labyrinthe de Salomon sans le fil d'Ariane] Ainsi, la transmutation des métaux s'accompagnait d'une autre transmutation, celle de l'homme, et les sept marches, ou degrés, du processus alchimique, étaient les symboles du sentier de la béatitude [de façon plus prosaïque peut-on dire que la pensée hermétique, quand elle trouve son objet dans une sublimation de la réalité qui ne soit pas ésotérique, permet d'éprouver des sentiments qui sont de l'ordre de l'esthétisme, à l'instar de ceux que l'on éprouve en lisant un poème, en regardant un tableau ou, surtout, en écoutant de la musique. A cela se mêle l'histoire, la philosophie, la chimie, etc.]. Dans cette lutte, l'alchimiste cherchait l'union de l'âme et du corps avec le divin. Un succès scientifique était sans valeur s'il n'était accompagné d'un ennoblissement de l'âme. Et la maîtrise finale était la preuve que l'adepte comptait désormais au nombre des élus. Le symbole de ce dernier stade était l'apparition du Christ à l'intérieur de la cornue. [dans l'esprit des Adeptes, il ne s'agissait que d'une allégorie : à la crucifixion répondait la mise au creuset de la matière ; le reste était du ressort de la sublimation transcendentale] Les alchimistes pensaient qu'en ce monde la substance la plus parfaite était l'or impérissable. La nature veut toujours la perfection. Elle cherche toujours à produire de l'or. Et le plomb, le cuivre, le fer et les autres métaux, ne sont que des malformations de la nature. Dieu a doué l'âme humaine du même désir de perfection. A l'exemple de la nature, l'homme devrait s'efforcer de tendre au divin. Ce qu'il y avait de mieux ici-bas, croyaient les initiés, ne pouvait qu'être lié au « céleste inférieur » : la chose la plus parfaite sur terre était l'or ; et au-dessus, le seul corps dont les rayons pussent atteindre le paradis des anges était le soleil. Parmi les choses divines, le soleil était le plus près de nous. Ainsi, l'or était lié au soleil, médiateur entre l'homme et Dieu.

« On perd la science quand on perd la pureté du cœur. » NICOLAS VALOIS.

La véritable alchimie était donc infiniment supérieure à un métier ou à une science, car la transmutation ne pouvait être le produit de la seule habileté ; la connaissance n'était pas non plus suffisante en elle-même pour atteindre à la maîtrise. Il y fallait des vertus morales [cette expression est une tautologie : il y fallait la Vertu.]. C'était seulement lorsqu'on avait atteint à l'état de perfection que l'on pouvait utiliser les merveilles de la nature. Saint Jean passait pour avoir été alchimiste : selon la légende byzantine, il avait transformé en or et en pierres précieuses les galets du bord de la mer [on trouve ici l'aspect dual que l'alchimie a toujours eu : les transmutations d'n côté, les transformations de pierres communes en pierres précieuses de l'autre côté]. Les alchimistes du Moyen Âge et de la Renaissance ne soulignèrent pas les caractères scientifiques de leur sagesse. Ils se détournèrent de plus en plus de la magie, et la curiosité de leurs ancêtres les abandonna. Beaucoup déclaraient que la contemplation de la nature était beaucoup plus importante que l'étude des livres de science. Ils recommandaient la simplicité du cœur, affirmant qu'un enfant pouvait faire de l'or, et que l'ingrédient premier du travail alchimique — la prima materia — se trouvait partout. Mais les ignorants le foulaient aux pieds quotidiennement, et la pierre angulaire de l'alchimie était méprisée par les indignes.
....

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MessageSujet: Le Jardin Hermétique   Lun 09 Juil 2007, 11:33


Le Jardin Hermétique


Qu est ce que l Alchimie?





-L'alchimie symbolise tout ce que l'Homme peut aspirer à atteindre spirituellement dans son état actuel. Les promesses de l'or, de longévité et de santé sont toutes des symboles de la régénération intérieure, et se rapportent à l'Âge d'Or de la tradition indo-européenne, tradition présente dans les dialogues de Platon et dans les écrits de l'antiquité indienne. L'alchimie est le grand symbole du chemin initiatique, route solitaire et parfois pénible, pleine d'impasses, mais qui est le seul chemin à suivre pour rétourner à la Maison. Par tes propres efforts, essaie de comprendre cet Art.


-J'aime bien la science alchimique, car en effet c'est la science des anciens. Je ne l'aime pas seulement pour son utilisation en fondant les métaux, dans la coction, la préparation, l'extraction et la distillation des herbes et des racines, mais je l'aime aussi à cause de ses allégories et de sa signification secrète, qui est très bonne et qui touche à la réssurrection des morts au Dernier Jour.
- Martin Luther, Conversation de Table


-C'est une erreur de confondre l'Alchimie avec la Chimie. La Chimie moderne est une science qui traite seulement des manifestations extérieures de la matière. Elle ne produit jamais quelque chose de nouveau. On peut mélanger, composer et décomposer deux ou trois substances chimiques plusieurs fois et les faire réapparaître dans des formes différentes, mais à la fin il n'y a pas d'augmentation de la substance; il y a seulement la combination des substances utilisées au début. L'Alchimie ne compose et ne mélange pas: elle augmente et active ce qui existe dejà en état latent. Partant l'Alchimie peut être comparée plus exactement à la Botanique ou à la Agriculture, mais pas à la Chimie. En fait, la croissance d'une plante, d'une arbre ou d'un animal est une opération alchimique qui a lieu dans le laboratoire alchimique de la Nature et qui est conduite par le Grand Alchimiste, par le pouvoir actif de Dieu dans la Nature.
- Franz Hartmann



-Ce ne sont pas des fables. Tu le toucheras des tes mains, tu le verras des tes yeux, l'Azoth, le Mercure des Philosophes, qui pour lui seul suffira pour te donner notre Pierre... Les Ténèbres apparaîtront à la face de l'Abîme; la Nuit, Saturne et l'Antimoine des Sages apparaîtront; la négritude, et la tête de courbeau des alchimistes, et toutes les couleurs du monde, apparaîtront à l'heure de la conjonction; l'arc-en-ciel aussi, et la queue du paon. Finalement, après que la matière a passé du couleur de cendres au blanc et jaune, tu verras la Pierre Philosophale, notre Roi et Dominateur Suprême, sortir de son sépulchre vitreux et monter sur son lit ou son throne dans son corps glorifié... diaphane comme le cristal; compact et très pesant, fusible au feu comme la résine, et coulant comme la cire et plus que le vif-argent... la couleur de saffron quand en poudre, mais rouge comme les rubis quand dans une masse intégrale...
- H. Khunrath, Amphitheatrum


-L'Un devient deux, deux devient trois, et par le moyen du troisième et du quatrième il achève l'unité; donc deux ne sont qu'un...
Invertez la nature et vous trouverez ce que vous cherchez...
Joignez le mâle et la femelle, et vous trouverez ce qui est cherché...
- Marie la Juive, 300 d.C.


:113:


je vous partage ce jardin dans lequel j ai beaucoup appris ...les balades y sont sublimes...
http://www.ojardimhermetico.com/fra/index.html


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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Lun 09 Juil 2007, 11:49

...j aurais pu l écrire...
INTRODUCTION

J'ai fait un rêve, un des ceux qui sont par sa qualité évidemment très rares est ne sont pas des produits de l'activité de l'inconscient, au contraire il m'a semblé être un moment d'un état supraconscient bien défini. Il m'a fait sentir (et entendre) le suivant: il y a deux niveaux de perception, un réel, état de réveil métaphysique, et un autre qui est notre état d'éveil ordinaire, fait d'intérprétations sécondaires et qui fonctionne comme un magnet irrésistible qui nous amène au sommeil métaphysique (ce 'sommeil' est notre état ordinaire d'éveil). Avec l'âge on devient de plus en plus conditionnés à codifier notre expérience à travers le filtre des intérprétations sécondaires; c'est pour cela que les enfants, qui sont moins conditionnés que nous par les catégories de ce plan sécondaire, sont plus aptes à briser ce 'sommeil' et donc à voir la réalité qui est à l'origine des stimuli mécaniquement codifiés par nous et transformés en concepts fantaisistes et sécondaires. J'ai été donc instruit que les notions mathématiques qu'on apprend à l'école sont les responsables pour cette situation. L'effort à 'réveiller' doit être énorme, car tout conspire à l'inertie et à l'oubli de la réalité primaire. Peut-être la rélévance de ce rêve est analogue au Christ ayant dit que nous entrerons dans le Royaume des Cieux seulement si nous (re)devenons comme des petits enfants.

Je pense que l'idéal c'est d'être un blend, une mélange, d'être sceptique d'une côté mais aussi de n'être pas, d'avoir un sain esprit de recherche dans les sujets nébuleux, mais aussi d'être capable de percevoir ce qu'il y a de transcendant dans notre vie quotidienne. Il faut fuir toute tentation systhémique, fuir cet éternel désir de tout insérer dans un réseau conceptuel logiquement consistant... car c'est un chemin que nous aménera inexorablement à l'erreur, c'est un chemin produit par notre anxiété narcissique de tout expliquer conceptuellement, un vrai poison dans le chemin spirituel. Il faut éviter les grandes synthèses, et n'avoir pas peur d'être contradictoire ou illogique. Qui t'a dit que le monde était comprehensible ou logique? Il faut vivre le monde, ne t'inquiète pas de le comprendre avec ta tête. C'est plus important que tu essaies de découvrir (et de suivre) ce que le monde semble demander de toi à un certain moment, ce qu'il demande à toi de FAIRE.

La Verité n'existe pas. Ce qui existe est la réalisation plus ou moins complète de la Vacuité. Cette Vacuité est perçue par la conscience comme Ignorance (car elle brise la méchanicité de la conscience), mais le "coeur" a son intuition et la réalise de manière concrète et positive. Ça ne veut pas dire que l'ignorance du sage et l'ignorance du sot soient identiques. Au contraire, l'ignorance du sage est le fruit d'un long travail sur soi-même, celle du sot est tout simplement ténèbres. Le résultat peut être similaire, mais les causes sont profondément différentes.

Mais ceci est seulement une compréhension de ce sujet. Si vous arrivez à vivre ce qui est décrit dessus, vous vous rendrez compte que ceci n'est pas encore la compréhension correcte. Il n'y a pas de compréhension correcte.

Les mystères féminins sont des mystères de la Terre. Les mystères masculins sont des mystères du Ciel.
Il y a effectivement une différence entre eux. Les mystères du sang des menstrues et du sperme ne sont pas les mêmes que ceux de la constellation axiale de l'Ourse (ou du Chariot).
C'est comme la "Haute" et la "Basse" Magie. Une est complémentaire de l'autre, mais chacune sert à de Dieux et à de buts différents.
Voici la richesse spirituelle des Sentiers.

Qu'est-ce que c'est un Maître?
C'est quelqu'un qui, à travers son sang, sueur et larmes, a atteint la maîtrise d'un sujet donné, d'une art ou d'une science. Il ne te demandera rien de moins si tu te proposes à apprendre son art avec lui. Il n'est pas spécialement agréable ou facile, c'est une personne comme les autres, avec ses défauts et ses qualités... Les faux maîtres, au contraire, sont doux, angéliques, explicitement vertueux ou à l'aspect "transcendant"... Pour ton bien, il faut que tu arrêtes de projecter dans les autres tes fantaisies sur comment doivent être les gens "spirituels", comment doivent être leur personnalité, leur apparence ou manières... Sinon tu seras toujours une proie facile.

Un Maître pourra t'enseigner une activité traditionnelle, pas des théories. Méfie-toi des théories. Seulement une activité traditionnelle est capable de produire un changement qualitatif réel. Ceci est encore un autre critère pour que tu saches distinguer un Maître d'un faux maître.
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MessageSujet: alchimie   Mer 11 Juil 2007, 11:32

Bonjour chère amie, Bonjour à tous....

Tout d'abord pour les participants qui seraient intéressés par l'alchimie voici une caverne d'ali baba

http://perso.orange.fr/chrysopee/somalc.htm

Il s'agit ici de vieux traités alchimiques...

Mais justement qu'est-ce qu'un traité alchimique et à quoi peut-il bien servir, comment le lire?

C'est par la à mon sens qu'il faut commencer à reconstituer le puzzle.

De même se plonger dans l'alchimie et de façon générale dans la science hermétique que sont à mon sens la kabbale, l'astrologie, revient à se pose la question qu'est-ce qu'un symbole car "ici tout est symbole".

Oui donc avant de commencer intéressons nous à "la symbolique d'un symbole" !!!!

Extrait de wikipéda :

Le symbole est au sens propre et originel en Grèce Antique un tesson de poterie cassé en deux morceaux partagés entre deux contractants. Pour liquider le contrat, il fallait faire la preuve de sa qualité de contractant (ou d'ayant droit) en rapprochant les deux morceaux qui devaient s'emboiter parfaitement. Au figuré, le symbole devient l'ensemble qui lie deux représentations de la même signification. Par dérivation, le symbole se réduit à l'élément imagé ou audible qui est relié à un sens caché qu'il signifie. En sémiologie, le symbole est une représentation porteuse de sens. C'est un système signifiant relevant de la connotation, de l'analogie. Des opérations de distinction et de relation/unification produisent du sens pour un individu ou un groupe social. Le symbole apparaît ainsi comme la réalité visible (accessibles aux cinq sens) qui invite à découvrir des réalités invisibles ; il ne fait qu'un avec les symbolisés. Cette unité ne se fait pas par un mode fusionnel mais par ajustement (sumbolh). L'ensemble des deux éléments (visible et invisible) forme un tout et l'un ne se comprend pas sans l'autre. Selon Creuzer, le symbole serait « situé entre la forme et l’être, entre l'expression et l'idée » (R. Alleau, De la nature des symboles, Paris, Pont-Royal, 1964, page 20).
Le symbole est très présent dans les arts, peintures et sculptures notamment. Par exemple, le lion représente ici le symbole du pouvoir, le globe représentant le monde surlequel s'exerce le pouvoir impérial



Par extension, le symbole en est venu à désigner toute réalité qui en évoque d'autres, absentes ou abstraites, à l'aide d'une analogie implicite. Le symbole devient une représentation de l’absent et de l’imperceptible. Ainsi, tous les systèmes symboliques tentent d'exprimer des idées, des concepts, etc. A la différence du code, univoque, le symbole apparaît polysémique, intelligible selon le système de représentations dans lequel il s'inscrit. Dans la psychanalyse freudienne, ce système fonctionne à partir de la codification de l'inconscient et de l'application des règles de métaphore et de métonymie, à l'intérieur de l'histoire personnelle, structurée notamment par le complexe d'Oedipe. Chez Carl Gustav Jung, les symboles individuels relèvent de l'inconscient collectif et rejoignent par là l'universel par où ils peuvent être décryptés comme archétypes.
Un symbole établit une relation d'analogie entre deux éléments. Il prend sa forme signifiante par une représentation mentale élargie, où le système symbolique et les symbolisés peuvent avoir des éléments d'analogie proche ou lointaine. Exemple : le couple soleil-lune représentant le couple homme-femme, lumière-ténèbres, et vérité-mensonge.

Correspondance entre deux éléments, le symbole est quelquefois utilisé tel un synonyme d'allégorie, métaphore, métonymie, synecdoque, emblème, signe, code, icône, fétiche. Exemples : un personnage aux yeux bandés portant une balance et un glaive sert d'allégorie pour la justice ; les lauriers en couronne sont l'emblème de la gloire.

Le mot symbole dérive du grec sumbolon qui dérive du verbe sumbalein (symballein) (de syn-, avec, et -ballein, jeter] signifiant « mettre ensemble », « joindre », « comparer », « échanger », « se rencontrer », « expliquer ».
Le « sumbolon » était constitué des deux morceaux d'un objet brisé, de sorte que leur réunion, par un assemblage parfait, constituait une preuve de leur origine commune et donc un signe de reconnaissance très sûr. Le terme « symbole » est apparu en 1380.
Par la suite, des formes d'abstraction, comme le langage ou la gestuelle ont pu remplacer les objets dans leur fonction de représenter un engagement, une promesse, une alliance, un contrat, un pacte scellé entre deux partenaires (par exemple, une poignée de main sera le symbole d'un accord). Dans ce sens, un symbole est donc un objet sensible qu'on « pose côte à côte avec » une réalité abstraite ou surnaturelle qu'il est destiné à représenter. Le symbole est le terme visible d'une comparaison dont l'autre terme est invisible.
Remarque: Proche du sumbolon grec, les actes symboliques propres à la vie chrétienne sont appelés sacramenta dès le IIIe siècle. Chez les Romains, sacramentum désigne le gage de fidélité, le serment prêté à l’Empereur. Tertullien qui a introduit le premier ce terme dans le vocabulaire chrétien explique que si le sacramentum est le signe d’un engagement irrévocable au service du Christ, cet engagement n’est qu’une réponse aux sacramenta de Dieu lui-même qui s’est engagé le premier envers nous et qui nous a donnés des gages du salut en Jésus Christ. Il corrigeait immédiatement ce qu’il pouvait y avoir d’unilatéral dans le sacramentum militaire.
(L'antonyme du symbolique, c'est le diabolique : ce qui divise. Le diabolique est au sens propre pour les Grecs le bâton qui semble rompu lorsqu'il est plongé dans l'eau ; au sens figuré, c'est l'apparence trompeuse. Ce qui est trompeur, fait croire à la cassure et relève de l'illusion des sens est de l'ordre du diabolique; ce qui rapproche, reconstitue l'unité ou la totalité originelle en dévoilant du sens est de l'ordre du symbolique.La notion chrétienne de diable tentateur est issue de la confusion de cette signification avec celles de l'Ange révolté déchu (Lucifer) du Judaïsme, du Cheytan/Satan d'origine égyptienne (Seth), et du Malin manichéen.

De plus le symbole est pour moi rattaché à une sorte d'inconscient collectif global (pour chaque habitant sur terre sans disctinction d'endroit ou il se trouve, de culture) et d'autres sortes d'égrégores rattachés la a un groupe de personnes.

Enfin certains symboles sont des sortes de clés (ce que l'on appelle magie de l'ankhour). l'utilisation des symboles reiki en sont la preuve.

Ainsi a la manière du mythe le symbole nous fait plonger dans le ressenti (son ressenti). Ainsi il n'y a pas vraiment de vérité et qu'une interprétation d'un symbole selon la loi de la dialectique qui a été sur ce forum bien mise en lumière par les écrits de Sphinx chaque symbole a donc une interprétation suceptible d'évoluer, se contredire ou s'opposer en étant en même temps complémentaires et indissociables....

J'espère que vous me suivez toujours ;-)

Voila donc pour le symbole continuons.....

Ainsi l'alchimie parle donc en symbole, en parabole (comme un auteur bien connu car ne dit-on pas qu'une image est plus parlante q'un long discours)....

Et contrairement a ce que l'on pense l'alchimie outre son application que l'on voit souvent comme un chimiste cherchant à transformer le plomb en or a un tout autre but...

La transformation de SON propre corps par des procédés alchimiques.

Ainsi par exemple les rites francs maçonniques par la répétion des mêmes symboles, rites, rythme, ritueliques et pas, n'est qu'une sorte de mise en application à taille réelle de rituels alchimiques...

Mais cela n'est que mon avis....

En espérant apporter ma pierre d'achoppement à cette réflexion sur l'alchimie.
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AMBRE

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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Mer 11 Juil 2007, 14:10

LE SYMBOLISME DU BATELEUR



Les règnes minéral, végétal et animal sont représentés, au bas de l'image, de façon symbolique.

La femme est à gauche alors que l’homme est à droite; ils symbolisent respectivement la polarité négative et la polarité positive, inhérentes à l'être humain.

Entre les deux se tient un hermaphrodite: homme et femme en une seule personne; il représente la médiation entre les principes masculin et féminin.

Les fluides électrique et magnétique sont respectivement présentés par les couleurs rouge et bleue.

En ce qui concerne la femme, l'aura de sa tête est de nature électrique, dessinée en rouge, alors que celle de ses parties génitales est de nature magnétique. Quant à l’homme, le processus s'inverse.

Au-dessus de l’hermaphrodite se trouve le globe terrestre que domine le Mage ou Bateleur; celui-ci est entouré des Quatre Éléments.

Les Éléments actifs vibrent au-dessus de l’homme: le Feu en rouge et l'Air en bleu; les Éléments passifs vibrent au-dessus de la femme: l'Eau en vert et la Terre en jaune. L 'Akâsha st représenté par la couleur violette foncée, entre les deux polarités élémentales, enveloppant le Mage et le haut du globe terrestre.

Le Mage porte sur la tête, soutenu par un ruban à peine visible, tel une couronne, un lotus d'or et d'argent symbolisant la Divinité, Au sein de ce lotus, la Pierre Philosophale, rouge comme un rubis, représente la Quintessence de toute la Science hermétique.

Sur le fond à droite, brille le soleil jaune d’or et à gauche la lune argentée. Ces luminaires représentent respectivement les pôles positif et négatif, c’est à dire les fluides électrique et magnétique agissant aussi bien dans le Macrocosme que le microcosme.

Au dessus du lotus, la création est symbolisée par une grande sphère à l’intérieure de laquelle sont représentées les Forces créatrices Positive et négative, en action par l’acte de création ou de procréation de l’univers.

Le mot « AUM » est la couleur violette-noire, au sommet de l’image et en fond, symbolisant l’Infinie, l’Eternel, le Sans limite et le Non Manifesté.



Extrait du Chemin de la Véritable Initiation Magique, Editions Moryason .

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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Jeu 12 Juil 2007, 00:12

Merci namaste,
...qu est ce que l Ankhour ?


Dans son œuvre « La Lumière sur le Royaume », Alexandre Moryason s’attarde sur l’Ankhour Christique.page 156, Un Ankhour est un appel à un « réservoir d’énergie » : ainsi un geste particulier, un mot précis, peut appeler un courant de Force latent d’une immense puissance, pour autant que le créateur de cet Ankhour l’ai chargé avec cette intention.
Le Christ réalisa un Ankhour en particulier, pour que toute créature puisse, par son simple appel, être protégée de toute menace dense. Là aussi réside le secret de la véritable prière, puisque l’Ankhour christique élève vos paroles jusqu’à la Sphère de Tipheret, là où elle sera directement entendue

http://www.frabato.eu/articles.php?lng=fr&pg=677

j ai eu l accord des deux protagonistes dont je cite quelques passages qui me parraissent tres interressants et qui proviennent du même site (merci à eux):


Citation :
Bonsoir les ami(e)s,

Voilà qu'il me vient ce soir une grosse interrogation...

Nous sommes censé être passé dans l'Age d'Or qui dépend du chakra de la gorge et la Théurgie dépend du chakra du coeur, donc soit la Théurgie est devenue inutile, soit l'Energie mise en mouvement par celle-ci au niveau du coeur doit être volontairement remontée à la gorge pour une parfaite utilité de cette même Energie, donc finalement une fusion de ces deux chakras pour la création du corps de gloire nécessaire à l'Illumination?

J'attends vos commentaires sur ces deux propositions.

Merci d'avance.

Bien à vous.


A la Déesse Mère et à toutes les Mères.



Citation :
Bonjour,
Quel sujet très interressant.
Aussi permettez moi d'y participer selon ce que je peux apporter sur mes recherches et comprehension personnelles.
Je souhaiterais d'abord rassurer le webmaster , sur sa question.....
Permettez moi svp d'exposer ma "vue"...

je ne pense pas qu'il faille s'arreter à celà. Il est evident que tant que nous serons "imparfaits", il est absolument nécessaire de pouvoir aller plus loin et surtout d' ATTEINDRE CE FAMEUX EQUILIBRE dont il est question pour pouvoir passer vers l' "octave superieure" . Or de toute part, nous entendons, le terme " Ascension". Pour ma part, ce terme ne s'arrete pas à la vison de voir notre corps monter ( Illuminés? ) mais plutot une compréhension qui meneà l' ascension et aussi une élévation vers l' esprit... et celà en parfait equilibre énegétique.

Restons terre a terre si vous le permettez: le coeur se trouve plus "bas " que l'esprit .Or pour s' éléver vers l'esprit, il faut faire passer les energies pâr les differents centres prevus à cet effet...mais d'abord et surtout par le coeur. C'est logique me semble til. Pourtant si nous prenons l'exemple de cette force primordiale qui vient dans la matrice pour construire le foetus, cette force construit tout d'abord le coeur et ensuite l' esprit (l' ame, personnalite propre à chacun) vient "habiter" ce nouvel être... C'est ainsi. Pour ascensionner, il est prevu de développer les energies en parallele afin de trouver un equilibre parfait entres les differents Elements qui sont en nous. Travailler sans passer par l' equilibre du coeur serait apporter un desequilibre(a mon avis) qui serait préjudiciable. Or F. Bardon precise bien dans ses ecrits et ses exercices qu'il ne faut jamais oublier l'ordre dans lequel nous sommes parvenus à cet equilibre et que par celui ci l'élévation de conscience peut alors s'accentuer. En tout état de cause, la theurgie, ne peut être considérée comme obsolette, etant donné que nous nous devons d'etre en equilibre parfait et constant. Et ce, quelque soit le niveau atteind ou le centre d' energie concerné à travailler. La theurgie ne peut etre obsolete dans la mesure où elle apporte un equilibre constant et qui avec le temps va permettre d'equilibrer les autres centres et aussi les developper... on dit alors que les nadas sont bien ouverts... Le but de ce nouvel age d' or n'est pas de hausser les energies vers tel ou tel centre ou nada, mais plutot d'en prendre conscience afin que nous puissions les travailler. Ce travail, bien sur ne peut êrtre atteind que par l' equilibre qui passe d'abord par le coeur. Effectivement, alors, le centre de la gorge (relié avec daath) est aussi le centre du Verbe vibratoire et créateur et prend l'ampleur qui doit lui être accordée selon la portée de chacun. Je dirais pour conclure que chaque centre energetique, par le travail du coeur, est régit par ce dernier afin d'apporter un parfait equilibre des éléments vehiculés et passant par tous les centres dits nadas.
Imaginez un "christ energetqiue" dans chacun de ces centres...
Ce n'est que la pratique et la prise de conscience que l'on retrouve dans l'arbre cabalistique.. En chaque centre, les élémenst doivent être en parfaite harmonie. Surtout celui de la gorge (Daath) qui est le 1er centre christique . Et bien sûr Daath est aussi l' Originel centre christique d'avant la chute. Comme Chacun le sait le maitre Morya a été prendre ses fonctions en Tipheret comme christ proche de nous afin que le contact ne soit pas rompu avec le genre humain. Le centre christique originel est donc remonté en Daath sa véritable "maison" et nous avons par consequent, en ces temps dits d' age d' Or de pouvoir travailler dessus et surtout de pouvoir commencer à le "contacter"... n'oublions pas que Daath est aussi l' Abime de Lumière, le cercle infranchissable que seul Metatron et les Melchizedeks peuvent passer... je sais que je m'exprime très mal, mais j'espère avoir pu vous fournir un debut de réponse avec des mots simples pour vous permettre d'avoir "une image" de ce qui se passe pour cette élévation vers l' esprit ....


Balthaz

Citation :
**Il faut aussi se remémorer une chose tres importante :
F.Bardon = Lao Tseu =Thot= Hermes Trimegiste....(Esprit)
* Lao tseu a établi un savoir très complet et très pauffiné. Il l' a établi en fonction de la vie orientale, de sa mentalité, de sa compréhension etc...
* Hermes Trimesgiste a mis "à l'abri" des inconscients les clés de la Science sacrée afin que l' humanité n'en fasse pas mauvais usages. (Science Egypto Atlante et les Mystères de la Création)...

* F.Bardon, (la même Sublime Âme que les 2 pré-cités) a révélé cette science avec des mots et selon la comprehension et la mentalité occidentale.
Bien sur, il est évident qu' avec 2 mondes et 2 mentalités differentes, on ne s'y adresse pas de la meme manière. Il existe un juste milieu de compréhension entre les 2. Par exemple le symbole du tao relate très bien cette difference entre 2 complémentaires et qui, lorsque fixés attentivement, se noyent en un gris lumineux: Ce symbole, simplement projeté par la vue physique sur un mur, devient blanc dans une pièce sombre et noir dans une pièce illuminée. C'est le meilleur exemple symbolique qui permet (aux 2 compémentaires orient/occident) de comprendre l' équilibre par le "gris lumineux", résultat de la fusion de l'image fixée originellement..
L' Equilibre! C'est ce que Lao Tseu, par ce symbole imagé veut faire passer. Ce que veut faire passer F. Bardon comme message, avec des mots simples, est justement cet équilibre à atteindre à travers des exercices à réaliser. Le pourquoi est très simple..... et c'est tellement logique...
- L'oriental possède une mentalité spirituelle qui aborde le physique par l'esprit.
- L'occidental possède une mentalité matérialiste par laquelle les exercices de F Bardon sont conçus pour amener à un certain niveau spirituel.
2 façons de vivre différentes et parfaitement complémentaires...
De façon simple, F bardon explique que le feu est dans la tete, l' eau dans les intestins et visceres, l'air dans les poumons (élément mediateur) et l'ensemble forme la terre. Il dit tout simplement par là que le Feu est l'esprit, L'eau (les émotions (ventre, matrice/mere), L'air au niveau du Coeur (element mediateur et équilibrant/fils), les 3 véhiculant par le sang l' energie divine... L''ensemble formant un tout matériel qu'on appelle Terre. Dans le symbolisme du tao, tu retrouves le blanc et le noir ( feu et eau) de la fusion des 2 est issu l' air (gris). Ensuite, selon le regard "porté", l'usage mental que l'on en fait en projection: (Visualisation sur un mur dans une pièce tantot éclairée tantot sombre...)
Par les exercices de F bardon, au 7ème/8ème degré, il fait allusion à l' Electromagnetisme parfait qui résulte du travail réalisé et que la "préparation" est accomplie pour aller plus loin. Selon les 2 enseignements, l' Electromagnetisme est issu de l' Equilibre énergétique travaillé en parfaite harmonie. La Theurgie y aide grandement. Cet electromagnetisme , lorsqu'il est réalisé permet de diffuser un rayonnement qui peut être projeté par le coeur (Ame/ Air) ou par les yeux (Esprit /Feu).
dans les 2cas, Theurgie ou exercices de Bardon, le piège est et reste toujours le même: la recherche, même inconsciente de pouvoirs ou de dons. Au 3eme niveau, beaucoup buttent sur le même sujet, resultat de cette recherche animée par l' égo qui se complet à pousser le chercheur à franchir à tout prix cet "obstacle". Cet égo est soit le pire ami si c'est la recherche de dons etc ... soit le meilleur allié lorsqu'il est "apprivoisé". La conscience et le discernement commence et y sont présents et necessaires pour la suite surtout sur ce plan d' erxercices.

Balthaz

Citation :
Dixit...
mais que l'âge d'or à déja commencée bien avant et que la deuxième guerre mondiale fut très importante dans la réalisation de cet âge d'or les choses ce préciseront vers 2015 ou nous commencerons réellement à voir les choses changer vers le bien, il parle aussi dans ce texte de la réalisation d'un peuple européen....c'est à creuser!!!


Tout celà est interressant, bien sur, nous savons que l' âge d' or est deja commencé. Toutefois depuis le debut des années 70 il s'est enclenché un processus qui permet de pouvoir aborder plus aisement cette version que vit l'humanité par divers enseignements dont les sujets principaux sont traités ici dans ce forum.
L' heritage de la cabale de "Moïse" est basé sur la phrase très célèbre de jésus il y a 2000 ans " Demandez et vous recevrez pour que votre joie soit en plénitude"...
Jusqu'a present tous ont demandé de differentes manières au point que l' humanité en général ne demande plus mais se sert grassement sur toutes les richesses mises à sa disposition et surtout en abusent.
Or l' Âge d' Or est une "alternative" entre l' âge de fer et celui de cristal.
Cet age d' or serait symboliquement dit par une autre phrase de jésus il y a 2000 ans: "aimez vous les uns les autres comme Dieu vous aime"
L'enseignement cabalistique a été "orienté" dernièrement (30 dernbières années) vers l' energie féminine, l'energie d' amour et le partage. Dommage que ce partage est toujours a sens unique pour la majorité des usagers du présent systeme.
Et au lieu de continuer à prélever de manière aussi avide les richesses d'une planete et d'un mode dessus qui nous sert d' evolution . Cette planete, souvenons nous en ne nous appartient pas. Tout est à notre disposition pour notre évolution mais elle ne nous appartient pas. Nous ne sommes qu' "invités" et en qualité d êtres doués d'intelligence consciente, elle a été mise sous notre responsabilité.
L'energie feminine d'amour qui devrait etre en place (heureusement beaucoup en prennent conscience) consiste à la fois de demander mais aussi de diffuser.
Combien demandent l' Amour et ne disent pas à celle qui nous l'a donné combien en retour il l'aime ?
L'age d'or est un age de partage, recevoir mais aussi donner afin d'apprendre à inclure en nous de façon définitive cette energie féminine :
pouvoir passer à terme vers l' age de cristal qui est Lui sur un PLAN DIVIN.
C'est pour ça qu'il est très important de partager ce que l'on reçoit et de ne plus se comporter comme des enfants égoistes qui demandent toujours mais ne donnent jamais ou presque rien en retour. Enfants généralement qui cherchent toujours une faille pour pouvoir se justifier de leur manque d'effusion...
C'est tellement simple par exemple , pendant un rituel du pentagramme de demander pour recevoir et de conclure par cette simple phrase imparfaite mais issue du coeur et qui veut tout dire:
"Père, Mère je t'aime"..."ASeT je t'aime... Sandalphon..je t'aime..." ...
Combien le font ?

Balthaz
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Jeu 12 Juil 2007, 13:25

Merci Ambre pour ces infos supplémentaires car quand je parlais de l'utilisation d'un ankhour je ne me suis pas rendu compte que cela ne figurait pas au dictionnaire Larousse...

Il faut faire la distinction entre l'utilisation d'un égrégore et l'utilisation d'un courant énergétique venant d'un ankhour.

Ainsi comme tu le dis le christ à mis en place un système qui utilise ce principe et c'est la ou je voulais en venir avec l'introduction sur les symboles et l'alchimie...

Ainsi certains symboles sont la pour expliquer un concept d'autres sont actifs dès le moment ou ils sont tracés ou prononcé.

Ainsi le simple signe de croix active cet ankhour christique...

Malheureusement l'église consciente de cette magie l'a altérée en inversant le signe de croix et en le rendant maintenant moins actif.

Seul les orthodoxes se signent encore correctement si je peux dire !!!

On retombe ainsi dans l'alchimie, on parle ici du tracé kabbalistique de la croix car ce fameux signe de croix est un tracé des 4 éléments.. Et qui parle éléments se retrouve donc confronté à l'alchimie.

Ainsi d'une certaine manière quand on fait de la kabbale, de l'astrologie on jongle avec les éléments (les signes de feu, eau, air et terre) mais trop souvent on oublie la polarité...

Car l'alchimie parle aussi de voie sèche ou humide. Et on en revient ainsi au symbole du ying et du yang....

En théurgie il y a 2 piliers qui équilibrés donnent le pilier du milieu. Dans la kundalini aussi ida, pingala etc.....

L'astrologie ainsi par exemple peut RECTIFIER à l'image du fameux VITRIOL des déséquilibres entres éléments.

L'alchimie voie passionnante que tous ici (enfin aux intéressés) essayerons d'explorer au fil des posts mis en ligne....
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Ven 13 Juil 2007, 12:20

Bonjour à tous,



Pour faire avancer la réflexion sur l'alchimie est l'utilisation des éléments un extrait tiré du livre de raws Clark "abardoncompagnion"...



Ainsi en travaillant sur ses propres élément on peut soi même alchimiser !!!



Les Éléments :

La philosophie des Éléments est, de toute évidence, une conception humaine, une façon par laquelle l'homme a tenté de décrire certains mécanismes de notre univers. Mais bien qu'il s'agisse d'une conception humaine, il n'en demeure pas moins que l'approche réfère à une chose bien réelle. Il s'agit, à mon avis, d'une description qui fonctionne tout à fait bien. C'est l'outil par lequel je peux travailler avec les forces concrètes qu'il tente de décrire. C'est bien entendu une approche imparfaite qui ne représente pas tout à fait la réalité des choses, mais encore une fois la représentation exacte en serait impossible.

Toutefois, les forces que sous-entendent les Éléments existent bel et bien, indifféremment que nous tentions de les décrire ou que l'être humain y soit ou non pour les percevoir.

Deux principes fort importants doivent être gardés à l'esprit lors du travail avec les Éléments. De première importance, les Éléments ne sont pas tels que les phénomènes physiques avec lesquels ils partagent leur nom. Par

exemple l'Élément Feu n'est pas le phénomène physique du feu. Il possède bien, toutefois, plusieurs des caractéristiques du feu physique -- comme par exemple l'expansibilité, la chaleur, la clarté et la faculté de transformer ce avec quoi il entre en contact -- car les noms des Éléments tirent leur origine de la « Loi » d'analogie.

L'étudiant tombe beaucoup trop souvent dans le piège d'établir de forts parallèles entre les Éléments et leur phénomène physique analogue, ceci tend à occulter l'importance réelle des Éléments et devrait, par conséquent,

être évité.

Second en importance est le fait que les Éléments n'agissent jamais seuls au sein de la sphère matérielle dans laquelle nous évoluons. Toute chose physique est une combinaison de l'ensemble des Éléments. Par exemple le

phénomène physique du feu n'est pas constitué exclusivement de l'Élément Feu, mais plutôt de l'union des quatre Éléments (de même que du cinquième -- l'Akâsha) travaillant à l'unisson(* Moryason a donné la composition des

élements). Une chose physique peut bien sûr démontrer la prédominance d'un des Éléments sur les autres, mais elle contient toujours l'ensemble de ceux-ci.

La forme originelle la plus pure des Éléments n'existe que dans les étendues les plus raréfiées des Plans Astral et Mental.

Les Fluides Électriques et Magnétiques :

M. Bardon n'écrit pas de façon très approfondie sur les Fluides Électriques et Magnétiques dans la section théorique du CVIM. Il en parle toutefois plus en détails à travers les dix degrés de même qu'au niveau de ses

autres ouvrages, tout spécialement dans la CVK et [/size]Paroles de « Maître Arion »[/size]. En aucune de ces occasions toutefois, il ne définit clairement et exhaustivement ces termes.

La première question qui vienne sans doute à l'esprit est : Qu'entend ai til exactement par « Fluide » ? Par le terme Fluide, M.Bardon réfère à une énergie ou une essence qui manifeste une mouvance et un comportement similaire à celui de l'eau. Les deux Fluides dont il est ici question sont tous deux des choses dynamiques. Le CVIM enseigne à l'étudiant comment manipuler ou manier ces Fluides, à les façonner en la forme voulue et à les

imprégner du désir correspondant.

Ces deux Fluides constituent les deux polarités originelles et sont effectifs en chacun des plans d'existence. Le Fluide Électrique constitue la polarité positive et extensive alors que le Fluide Magnétique est quant à lui la

polarité opposée, négative et contractive. Comme pour ce qui est de l'aimant physique, ces polarités ne peuvent être séparées -- elles sont manifestes à travers le continuum qui les unies en leur éternelle étreinte. Ces forces

sont à la fois équivalentes et indépendantes et ont été décrites d'une façon ou d'une autre à travers toutes les cultures. En leur manifestation la plus élevée, ces polarités s'expriment à travers les deux visages de l'Un.

Les Fluides dont il est ici question sont la racine des Éléments Feu et Eau. C'est pourquoi l'étudiant recherchera, dans le cours du CVIM, la polarité Électrique en l'Élément Feu et la polarité Magnétique en l'Élément Eau. Pour

l'étudiant qui débute, il est difficile dans les faits de différencier les Fluides des Éléments Primaires. Mais il existe bien une différence -- elle est seulement difficile à expliquer.



À l'intérieur de l'Élément Feu, le Fluide Électrique se retrouve en la capacité d'expansion du Feu, en sa chaleur et sa lumière. Le Fluide Magnétique se retrouve en l'action contractive de l'Eau, le froid et l'obscurité. Le Fluide

Magnétique donne forme à la force Électrique et partout en notre monde ils agissent à l'unisson. Les Fluides constituent les deux forces originelles dont les Éléments sont les prolongements ou les modifications.

Nous pouvons donc dire que chacun des Éléments possède une charge ÉlectroMagnétique spécifique. Le Feu est en prédominance Électrique et l'Eau Magnétique. L'Air représente une balance de ces deux Fluides (le

continuum qui lie ces deux polarités) -- le parfait hermaphrodite, capable d'accepter les influences de chacun de ceux-ci. Le quatrième pôle de l'aimant quadripolaire, l'Élément Terre, représente l'action combinée de ces trois

charges ÉlectroMagnétiques.



Ceci peut souvent être difficile de comprendre pour le novice. Il requiert une réflexion minutieuse pour percevoir comment, à un niveau philosophique, la combinaison des parties peut parfois en dépasser la somme.

L'amplification des effets se produit, en ce cas précis, parce que les parties qui se combinent sont choses dynamiques. Leur dynamisme les rend interactives et elles émergent ensemble en quelque chose de nouveau qui

n'existe pas en leur état de parties indépendantes. Ainsi, l'Élément Terre ne contient-il pas seulement la balance Électrique et Magnétique de l'Air, mais aussi les polarités du Feu et de l'Eau à leur état le plus brut. Ensemble,

elles travaillent de façon dynamique, rythmique et cyclique, et c'est la combinaison et l'interaction de ces trois parties dynamiques qui fait en sorte que les choses manifestent consistance en chacun des trois médiums ou

substances (Mental, Astral et Physique).
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JéLaHeL
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Dim 22 Juil 2007, 20:19

Bonsoir mes ami(e)s :654:

Citation :
Il faut faire la distinction entre l'utilisation d'un égrégore et l'utilisation d'un courant énergétique venant d'un ankhour.
Si vous me le permettez, je répondrais selon mes maigres connaissances; Celà va être rapide car bon nombre connaissent ces symboles et actions...

L'utilisation d'un égrégore, exemple "la Chaine Horienne ou UDL_Maitreya" est un égrégrore fondé sur l'application de la prière célèbre "La Grande Invocation", realisé au meme moment , à la meme heure, avec les memes paroles, visualisation, et appel energetique... par le plus grand nombre quelque soit la confession...

Il s'agit donc de l' Energie Lumière et Amour appelée et reliée à cet égrégore..( = Energie d' Egrégore)

* L'utilisation d'un Ankhour, exemple "le Pentacle du Royaume", consiste en l''usage de l'outil (1) (ankhour) pour DENSIFIER DURABLEMENT l'energie de l' égrégore de la Grande Invocation sous la forme de Chaine ou Union Horienne...

Imaginez des milliers de personnes , possèdant au minimum le petit "Pentacle du Royaume" (portatif) et qui densifient durablement l'energie de l' égrégore concerné sur Terre...
( En réalité, il parait que ce sont des millions d' Êtres Humains qui l'ont faite: + de 11 millions dans le monde)...

Pour ceux qui savent ce qu'est le "Pentacle du Royaume", ils savent aussi que c'est le Sceau des Sceaux divins devant lequel dit-on, toutes les Entités, positives comme négatives se soumettent.....

(1) L'outil* ou Ankhour peut être de nature différente ou un autre objet "chargé" soit à orientation positive soit négative... Pour cette dernière : vigilence s'impose .....
Un Ankour ets aussi appelé "petit" ou "grand" CHILOCHOR (kilikor)...
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MessageSujet: Labyrinthe   Sam 04 Aoû 2007, 10:27

Labyrinthe




Le terme labyrinthe (du grec λαβύρινθοςet du latin, labyrinthus), prononcé [labiRɛ̃t], provient de la mythologie grecque, où il désigne la série complexe de galeries construites par Dédale pour enfermer le Minotaure. De nombreuses autres cultures et civilisations ont cependant utilisé ce motif, depuis les temps préhistoriques jusqu'au Moyen Âge, où les labyrinthes se retrouvent dans les églises.
Aujourd'hui, ce nom masculin est encore employé pour décrire un agencement de chemins étudiés pour que le visiteur puisse s'y perdre, notamment dans les parcs.

Grèce antique



Mosaïque romaine de Rhétiereprésentant le labyrinthe, Thésée et le Minotaure

Le labyrinthe du Minotaure construit par Dédale se serait situé en Crète, sur l'île du roi Minos ; c'est en effet sur l'ordre de ce roi qu'il fut construit, afin d'y faire enfermer la créature monstrueuse née des amours de la reine Pasiphaé et d'un taureau. Les recherches archéologiques faites en Crète sur les palais minoens, notamment celui de Cnossos, révèlent des constructions étendues, dont le plan d'ensemble est complexe. Le mythe du Labyrinthe pourrait n'être qu'une transposition de cette complexité architecturale ; par ailleurs, les Crétois vouaient un culte au taureau. Etymologiquement, le mot dériverait du terme labrys qui désigne une hache, plus exactement une double hache comme celles dont a retrouvé des reproductions gravées dans la pierre à Cnossos.

Le mythe du Labyrinthe est une double représentation de l’Homme et de sa condition

Il est d’une part la représentation de l’Homme obscur à lui-même, qui se perd en essayant de se connaître. Il symbolise l’âme humaine dans toute sa complexité, en proie au mal (incarné par le Minotaure, être monstrueux). Toute rencontre avec le monstre se révèle fatale.
Il représente d’autre part l’Homme face à l’univers : il est perdu, ne sait d’où il vient, où il est, où il va, et cherche à sortir de cet état, c’est-à-dire à trouver les réponses à ses questions.
Seules trois personnes ont réussi à en sortir selon la légende :
Tout d’abord, Dédale et son fils Icare. Ils y furent, selon les versions, enfermés par Minos lui-même, le commanditaire de l’ouvrage, qui voulait être certain que son créateur n’en évente pas les plans. Or la conception était tellement parfaite que l’architecte lui-même était bien incapable d’en trouver la sortie. Il dut recourir à un ingénieux stratagème : fuir par les airs, en s’élevant grâce à des ailes faites de cire et de plumes. Pour d'autres, il fut puni pour avoir donné l'idée du fil à Ariane.
Thésée, venu en Crète pour tuer le monstre. Ariane, fille de Minos, s’éprit du jeune homme ; au moment où il pénétrait dans le Labyrinthe, il reçut d’Ariane une pelote de fil qu’il déroula au fur et à mesure qu’il avançait et qui lui permit de retrouver son chemin, une fois sa mission accomplie (le fameux « fil d'Ariane »
Le Labyrinthe est ainsi la matérialisation de la question du sens de la vie : l'envol de Dédale et Icare peut symboliser l’élévation de l’esprit vers la connaissance ou celle de l’âme vers Dieu, qui permet de sortir de l’absurdité de la condition humaine. De même, l'amour pour un autre être (Ariane pour Thésée) permet de donner un sens à la vie. Cependant, la destinée humaine reste fragile .
Ainsi, Icare, que la fougue de la jeunesse grisa, se rapprocha trop près du soleil (symbole de la connaissance, de la lumière, de la vérité) malgré les appels éplorés de son père. La chaleur fit fondre la cire, et le malheureux tomba dans la mer et se noya.
Quant à Thésée, il quitta la Crète, emmenant Ariane avec lui, mais l’abandonna bientôt sur l’île de Naxos. Selon la légende, le désespoir d’Ariane fut tel qu’elle se jeta dans la mer. Une autre légende raconte que le dieu Dionysos, la trouvant endormie, en tomba amoureux et l’épousa. Certains affirment que c'est Dionysos qui avait envoyé un songe à Thésée pour lui dire qu'il voulait Ariane pour lui.

Aspects du labyrinthe


La légende grecque reprend quelques aspects du mystère égyptien : la mort, la possibilité d'égarement, le fil conducteur, et la notion de non-retour. Mais la comparaison s'arrête là. En effet, autant pour les Egyptiens, le plus important était d'atteindre le centre, autant pour les Grecs, il importait de revenir.

Autres civilisations

Symbole d'un cheminement initiatique long et difficile, le labyrinthe est connu de nombreuses civilisations anciennes : les hommes préhistoriques, les Mésopotamiens, les Scandinaves, les Hopis, les Navajos, les Indiens, les aborigènes d'Australie, les Touaregs , les juifs de Palestine (datant de 2000 avant J.C.), les Mayas,.... ... Les labyrinthes de pierre ou de gazon de ces cultures présentent toujours un parcours unique avec sortie rapide. Parcourir le labyrinthe, seul ou avec l'ensemble de la communauté, est alors l'occasion d'une introspection. Les méandres symbolisent le cours de la destinée humaine, ses pièges et ses tourments.
Pendant des millénaires, le labyrinthe a fasciné l'humanité par ses mystères, car un seul sentier mène au but. Des tracés de chemins tortueux ont été taillés dans les parois rocheuses du désert américain et sur les falaises scandinaves. Des dédales ont été taillés dans la tourbe du Pays de Galles et d'Angleterre (comme le Julian's Bower à Alkborough Monstres et géants font partie de ce mythe, et les Églises elle-mêmes se sont servies de son symbolisme. Aujourd'hui ils ne sont plus qu'une amusante curiosité, dont l'un des modèles les plus connus est celui de Hampton Court en Angleterre

photo....http://fr.wikipedia.org/wiki/Labyrinthe#Gr.C3.A8ce_antique

Edith
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Ven 10 Aoû 2007, 12:42

merci d avoir introduit ce sujet Néhémie...



Chemin de ténèbres, le labyrinthe ?



Si le jeu de l'oie implique une démarche de groupe que parcourent les ‘joueurs’ par le truchement des dés, liant la numérologie à leur destin sur une surface réduite de l'imaginaire, le labyrinthe procède d'une autre démarche. Il s'agit là véritablement d'un déplacement du corps et de l'esprit dans, ou le plus souvent, sur une surface réduite. Nous voulons rappeler plus précisément que des labyrinthes existent sous terre, méandres aménagés commencés par une érosion naturelle due aux infiltrations d'eaux pluviales ou à des résurgences antérieures. Galeries d'exploration puis d'exploitation de terre à foulon sous la ville de Provins, de pierres de construction sous la ville de Paris, de Laon, de Naours, de Rome, etc. Les galeries de la plupart des mines forment des labyrinthes inextricables sans pour autant qu'il s'agisse là d'une volonté délibérée d'établir un parcours initiatique. Ce sont des nécessités spirituelles ou plus prosaïquement des nécessités d'existence devant les invasions et leurs corollaires, vols, viols, meurtres, perpétrés en toute impunité, qui ont changé l'objet de l'utilisation de ces lieux. C'est pour une sauvegarde des biens temporels et intemporels que se sont organisés, codifiés les labyrinthes ; ils sont réalités symboliques, magiques, mythiques, stratégiques, tout à la fois ou non.
Pline (23-79) fait mention de quatre labyrinthes : un en Egypte, un en Crète, un dans l'île de Lesbos, un en Italie. Hérodote (484-420) donne une description du labyrinthe d'Egypte : « Ce monument fut construit par les douze Rois qui régnèrent en Egypte. Ils firent le labyrinthe un peu au-dessus du lac Moeris, près de la ville des crocodiles. Je l'ai vu et je l'ai trouvé plus merveilleux que je ne puis l'exprimer. Les plus beaux ouvrages des Grecs, y compris les temples de Samos et d'Éphèse, sont inférieurs à ce labyrinthe. Il y a dans ce merveilleux ouvrage douze grandes salles couvertes dont les parties sont opposées les unes aux autres. Six salles sont disposées au midi sur le même rang, six autres sont disposées au septentrion. Le même mur les environne par l'intérieur. Il y a trois mille chambres dont la moitié se trouve hors de terre et l'autre en dessous. Dans cette dernière se trouvaient les sépultures des Rois bâtisseurs et celles des crocodiles sacrés. Personne ne pouvait ni ne devait les voir. Pour les chambres situées sur terre, elles surpassent toutes les œuvres accomplies de la main de l'homme. Il y a des issues par les toits, des contours et circuits différents pratiqués dans les salles avec tant d'art que nous étions pris d'admiration. On passe des salles dans les chambres et de celles-ci dans les appartements. Les toits sont en pierre et les murs sont ornés d'ouvrages en sculptures. Chaque salle est bordée d'une colonnade en pierre blanche ».

Pomponius Mêla (PS. avant J-C.) a laissé une description qui s'ajoute à celle d'Hérodote : « Le labyrinthe, ouvrage de Psammétion, contient trois mille appartements et douze palais dans une seule enceinte de muraille, il est couvert de marbre. Il n'y a qu'une seule descente mais, au dedans, il y a une infinité de routes par où l'on passe et repasse en faisant mille détours, et qui jette dans l'incertitude, parce que l'on revient souvent aux mêmes endroits après avoir tournoyé. On se retrouve au lieu d'où l'on était parti, sans savoir comment quitter les lieux ». On croit que cet immense édifice existait encore du temps d'Auguste. Strabon (58 av.-25 ap.) assure avoir vu ce fameux édifice dans son entier.
Bien qu'Hérodote ne cite pas le labyrinthe de Crète et que Pline écrive que Dédale fit une copie en Crète du labyrinthe d'Egypte, il est vraisemblable que ce mot ‘labyrinthe’ ait été employé pour désigner les excavations de Cnossos et qu'il fût donné par la suite à l'édifice égyptien.
C'est au village d'Howara que se situe la pyramide qui borde le premier labyrinthe connu dont les côtés font à peu près 333 mètres chacun. Plans, vues, profils des ruines ont été publiés à Berlin en 1849 (voir les monuments d'Egypte et d'Ethiopie de Lepsius).
Il semblerait que ce labyrinthe date de 2100 av. J.-C. Il aurait été construit sous le règne du roi Amenehme III. Le Moeris ou Mares des Grecs ; à quelle fin ?
Mythique, mystique, voie initiatique ‘prédédalienne’ ou système antivol de sépulture ? Peu d’éléments autorisent d'affirmer ou d'infirmer une hypothèse plutôt qu'une autre y compris celle qui s'appuierait sur une volonté de réplique anatomique. N'oublions cependant pas que les Égyptiens ont édifié, à Louxor, le temple selon le corps humain. Ce n'était pas « Tu es pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église » ; c'était « Tu es homme, tu es temple à l'intérieur duquel je suis ». Et, bien avant que cela ait été prononcé, l'initié pouvait-il penser « Je suis celui qui est car je n'existe que par Lui » ?
Le cerveau présente également des circonvolutions labyrinthiques. L'entrée pourrait être offerte par la sensibilité, le ressenti des différents organes et la sortie pourrait être assimilée à l'aérienne pensée symbolisée par Dédale sous son aspect naturellement évolutif et par Icare sous son aspect anti-naturel involutif. Le premier symbolisant la maîtrise des sens et de la pensée dans le respect du Divin, le second symbolisant l'inconscience, l'impatience brouillonne qui le conduit à une anti initiation. Le feu solaire, auquel son esprit, feu lui aussi, ne peut résister ; où son mental, air, sa philosophie, air également, ne peuvent lui être d'aucun appui et où son âme, eau, sa religion, eau elle aussi, vont assurer sa perte, vont l'absorber dans l'indifférenciation au lieu de l'acheminer vers les régions élyséennes.
Pour en finir avec les possibles similitudes anatomiques, le labyrinthe pouvait être pris comme une transposition de l'oreille.
L'oreille est un labyrinthe conduisant à la connaissance et par là même à son expression. Premier organe, avec l'œil, à percevoir le Verbe dans sa manifestation, par son souffle préfigurant le cri et l'articulation du mot puis autorisant la formation évolutive de l'Esprit.
Ainsi que pour la vue, s'il y a un œil directeur, il y a une oreille directrice. Le tracé et le relief de l'oreille sont exclusifs - la composition chromatique de l'œil est également propre à chacun. La déformation de la régularité de l'iris permet à certains spécialistes d'établir un diagnostic - et indiquent par conséquent cette capacité particulière, personnelle d'appréhender le message et partant d'engendrer la réponse. Nous avons dans cette personnalisation de l'oreille le pendant de la digitalisation du tactile.
L'oreille est à l'image de ces failles sacrées caractéristiques du site de la Pythie de Delphes. Relief oraculaire où siège la connaissance indissociable du trépied magique : La vue, l'odorat, l'ouïe sont liés à l'Esprit alors que le tactile et le gustatif le sont à la matière ; l'ensemble étant voué à l'accomplissement de l’homme-prêtre de sa divine originalité. L'oreille indique la réalité de l'homme mage-pythie-acteur de son propre destin s'interrogeant et se répondant sur sa propre essence.
Une certaine médecine chinoise place dans l’oreille l’image du fœtus humain et traite à son emplacement, par acupuncture, les troubles dont l'adulte est atteint. L'oreille représente bien pour une partie de l'humanité le siège de la vie, de ses bienfaits comme de ses maux.
Nous rappellerons l'importance du son aussi bien pour une civilisation que pour une autre ; nous connaissons la valeur que lui accordaient les religions tant de l'Inde, d'Egypte que de Grèce et des pays celtes ainsi que des peuples d'Amérique et d'Afrique.
Le souffle ou Atmâ est l'esprit universel ; c'est sur cette notion que Pères de l'Église et théologiens ont structuré la théologie du verbe. Souffle ou Atmâ, logos ou verbe, cri, psalmodie, chant, parole, mot, formulation humaine de la vie. Ainsi la maîtrise de la parole sous-tend la maîtrise de la pensée et forme la manifestation du caractère divin auquel peut prétendre l'homme dans son intégralité. L'Évangile selon Jean donne à propos du verbe suffisamment à réfléchir. Le son primordial ayant toujours été reconnu comme le lien entre créateur et créatures, il semble possible que l'oreille ait pu inspirer quelques labyrinthes à vocation oraculaire où elle pouvait figurer l'écho de la pensée tout comme les graphismes dans les lieux où la parole avait tout son sens.


Dernière édition par le Ven 10 Aoû 2007, 12:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Ven 10 Aoû 2007, 12:42

Sur bien des mégalithes, dont on s'avère incapable de donner une date certaine d'érection, de lointains ancêtres ont gravé des labyrinthes ; de quel cheminement s'agit-il ?

Était-ce déjà partie intégrante, matérialisation d'un inconscient collectif? Interrogation sur la manifestation de la vie à la recherche de son initialisé ? Immanence, transcendance formaient-elles déjà une telle interrogation qu'il y avait nécessité de l'illustrer, de la conjurer afin de parvenir à la résoudre ? Était-ce un message aux hommes de demain que nous sommes, un message à propos d'une démarche commencée à poursuivre ou un avertissement de l'inanité d'une démarche vouée à une auto destruction ? Y a-t-il correspondance cosmique? Peut-être un peu de tout cela, plus une image du développement d'un raisonnement en but à toutes les chausse-trappes de la logique humaine, des acquis, de l'immodestie qui nous caractérisent.
Ces gravures ressemblent également à des spirales. Nous avons vu que la partie interne du labyrinthe égyptien contenait les rois fondateurs et les crocodiles sacrés, les uns gardant les autres. Les crocodiles avaient plusieurs fonctions psycho statiques et de gardiens des mondes inférieurs. Ils étaient ceux dont on connaît la vigilance et l'appétit et l'aspect ourobourien. Maître des mystères, de la mort et de la vie, ils étaient le symbole des sciences occultes, les rois fondateurs ! Nous retrouvons l'idée de mémoire, de crypte, la nécessité de sauvegarder l'image de ceux qui assureraient la cohésion même de la cité, au sens strict du terme, ceux qui formaient la base de la structure moléculaire édificatrice de la cité qu'ils avaient fondée avec leurs particularismes.

Porter atteinte à leur mémoire, profaner leur sépulture, c'est briser le fixe, élément fondamental de l'œuvre, partie intégrante du Grand Œuvre. C'est rendre épars ce qui avait été un. Les vivants par la mort ont la possibilité selon leur action d'augmenter la mémoire des cités, des peuples ; ils en forment l'acquis indispensable à toute évolution. Devant l'importance vitale de garder ses fondateurs, il paraît naturel de tout mettre en œuvre afin d'en garder l'intégrité. Cela suffit à expliquer tout système de protection. Le labyrinthe en constitue un. On a trouvé des gravures de labyrinthe à côté d'entrées d'habitations, sur des pierres dressées à proximité ; peut-être est-ce le sens véritable qu'il faut donner à ces gravures ornant certains mégalithes en Occident. Certains verront là une identification possible entre deux éléments différents. (a)
Le labyrinthe construit pour établir, circonscrire un centre tout en le protégeant par les entrelacs qui le forment. Lieu privilégié de communication non émergé et omphalos ou ombilic du monde érigé comme centre du monde. Lui aussi lieu de prédilection de la communication, mais émergé.

Cependant, nous rejoignons là une autre notion, celle de l'axe du monde avec l'étoile polaire comme correspondant cosmique. Nous pensons en donner quelques explications plus loin.

Le labyrinthe n'a pas fini d'étonner. Les mythes ont véhiculé jusqu'à nous une partie à peine intelligible de la tradition alourdie de symboles contradictoires, de légendes obscurcies de morale démagogique. Il convient, au travers d'un fatras, de redécouvrir le sens des actes, les pensées qui les ont motivés.

Après des raisons défensives, nous avons vu les utilisations initiatiques ; celles-ci se sont perpétuées dans le monde chrétien.
Le labyrinthe a décoré bien des églises et des cathédrales remplaçant le pèlerinage extra-muros pour certains, figurant le chemin de la passion pour d'autres. Il prit un aspect sacrificiel, mortifiant et dériva loin des intentions premières. On en vint à prétendre qu'il renfermait la clef des connaissances des bâtisseurs compagnons et que chaque labyrinthe avait dans sa forme la somme des chiffres ayant présidé à l'édification des ‘Temples’ à l'intérieur desquels il se trouvait. C'est là une résonance des motifs édificateurs de Chéops tels qu'ils ont pu être imaginés sans qu'un faisceau de preuves concordantes autorise une certitude à cet égard. Le symbolisme constitue lui-même un labyrinthe inextricable pour qui s'y adonne, oublieux de ce que les symboles sont à la vérité ce que les couleurs sont à la lumière, ce qu'est l'imaginaire à la pensée, les religions à la Tradition, les états aux Nations. Ce sont des éléments relationnels, non l'élément essentiel au sens précis du terme.
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