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 Le Jardin Hermétique

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AMBRE

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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Ven 10 Aoû 2007, 12:43

L'intellect doit promouvoir la spiritualité, non en distraire. Tout comme les couleurs doivent stimuler les sens et l'esprit lumière non en être la distraction jusqu'à déplacer le centre de l'intérêt, et bientôt à occulter cette lumière-vérité à leur profit. Dans les deux cas, il faudrait voir là œuvre luciférienne.
Pour nous, le labyrinthe a pu avoir une fonction stratégique mais très vite s'est superposée la nécessité du chemin initiatique adapté aux impératifs de vie au sein de la cité, tout un chacun ne pouvant arrêter là sa ou ses fonctions pour son salut au risque de déstabiliser cette cité. Il nous paraît certain que le cheminement proposé par le labyrinthe, quelle que soit sa position dans le ‘Temple’, relève bien d'une volonté de décantation de la conscience et que l'ego pouvait au terme de l'aller être dévoré par le minotaure-soleil.
Commencer le périple d'un labyrinthe, c'est aller à la découverte de soi et abandonner en cours de cheminement, corps, sentiments, idées et raisonnements pour ne plus voir que le soi, reflet de la lumière, puis revenir en témoigner parmi les profanes. C'est une mystique certaine qui incite à cette démarche, la foi qui assure le pèlerin et la grâce enfin rend possible non seulement la révélation mais le retour.
Il y a là le ballet entre le taureau, la force brutale noire des ténèbres primaires, la dansante flamme solaire qui, dardant son épée, blanc rayon, fécondera la primairialité domptée lui révélant la vie, le rouge, en même temps qu'elle la répandra sur le monde dans un flot géniteur. Ainsi se manifestent les 3 couleurs symboles de l'alliance entre le créateur, le créant et le créé. Les alchimistes diraient entre la putréfaction, la mort, la naissance, la pureté, l'accomplissement, le sacré.
Le noir et la putréfaction, le blanc et la pureté, le rouge du grand oeuvre.
Autre symbolisme qui motive une étude des mythologies comparées.
Wotan décide la construction d'un palais des dieux, l'Asgard, et fait appel aux géants, forces élémentaires. Ceux-ci demandent et obtiennent comme salaire que leur soit livrée Freia, gardienne du verger d’où viennent les pommes d'or indispensables à l'éternelle jeunesse des dieux. Voilà qui rappelle le jardin des Hespérides.
Jason est obligé de dompter deux taureaux et de les mettre sous le joug tout comme Odin-Wotan doit dompter les deux géants.
Les forces obscures, les instincts les plus inspirés du mal sont à dompter au profit de la spiritualité. Là encore, il faut tuer le taureau symbole de la violence brutale, de l'animalité encore trop présente dans la représentation de l’homme, géant dans sa forme au détriment de son esprit. Il y a dans le gigantesque une volonté de représentation de la masse animale plus près de la masse matière que de l'invisible esprit.

La religion de Mithra... Le drame du Minotaure a une résurgence dans le rite de Mithra. Les impétrants étaient conduits par des voies obscures à un carrefour situé sous un plancher à claire-voie sur lequel l'officiant poignardait un taureau au terme d'un rituel mal connu. Le sang de l'animal sacrifié ruisselait sur le corps des nouveaux initiés symbolisant l'eau et le feu, dispensateurs d'une nouvelle vie.
Il a été dit que la grâce était le fil d'Ariane, le lien confié à Thésée. Nous croyons utile d'aborder ce qui forme un symbole très particulier relatif au lien : le nœud, avec une parenthèse pour le lacs d'amour ; celui-ci est constitué d'une boucle large que les deux extrémités du lien qui la forme traversent au centre en se croisant en dépassant de part et d'autre sous la boucle du bas.
Le lacs d'amour forme un gamma libre aux extrémités puisant les courants positifs et négatifs. Il forme une boucle et non un nœud serré, car l'amour authentique ne saurait retenir par la matérialité d'une contrainte. Le lacs d'amour décore les temples maçonniques comme il orne les clefs papales.
Le nœud a plus d'une signification ; nous ne retiendrons que celle qui présente un intérêt de rapport avec le labyrinthe et la démarche initiatique du pèlerin.

Le nœud gordien : ‘Gordios’ était roi de Phrygie. Il avait promis l'Empire d'Asie à qui déferait le nœud qui retenait son char. Alexandre, au cours de sa queste, se trouva confronté à ce problème. Il le résolut en le tranchant de son épée et conquit l'Asie mais partiellement et, contraint de revenir, mourut en cours de chemin avant d'avoir pu rentrer dans sa patrie.

Nous voyons là un échec de l'initiation proposée à Alexandre. Défaire le nœud c'est atteindre à l'immortalité (upanischad). Le noeud doit être défait uniquement dans l'ordre inverse duquel il a été fait ; cela exige patience et maîtrise et mérite l'initiation. La brutalité n'est qu'incompréhension et celui qui en fait montre régresse au lieu de progresser.

Nous pouvons assimiler à cela un mythe, celui de Thésée ; celui-ci, profitant du fil d'Ariane et assommant le Minotaure, ne résout en effet pas son problème. Il refuse également l'initiation par manque de confiance en lui. Il ne se départit pas de la massue de Périphètes, géant qu'il avait tué ; la massue est symbole de force aveugle, les géants représentent la primairialité ; il n'est pas certain que Thésée n'ait pas emprunté, outre la massue, tout ou partie de la ‘qualité’ de son adversaire ; quoi qu'il en soit, il ressort, grâce à un artifice du labyrinthe, sans avoir compris et admis l'épreuve véritable symbolisée par le Minotaure : sa victoire manquée lui fait commettre un meurtre qui équivaut à sa propre mort. En effet, il perd tout acquis, toute conscience, il oublie Ariane sur l'île de Naxos où Dionysos viendra l'enlever, il oublie de changer de voile, provoquant ainsi le suicide de son père Egée qui se précipite dans la mer qui portera ainsi son nom. Il tue son père c'est-à-dire qu'il se coupe de ses racines, de sa mémoire et de toute vie évolutive.

Il forme, avec Alexandre le Grand, l'exemple de l'incapacité à l'initiation. Icare complète cette trilogie malheureuse.

On ne saurait penser à la mythologie sans une dernière pensée pour Homère prenant l'Odyssée comme pèlerinage. Ulysse subit une initiation dont les épreuves sont à la mesure de l’ego qui est le sien comme il pourrait être celui de certains d'entre nous.

On ne sait plus la réelle différence entre la spirale, le labyrinthe et le jeu de l'oie témoin :
En Bretagne, la tradition du château en spirale survécut dans la danse pascale du labyrinthe des villages de la campagne. Les déambulations en sont appelées la ‘ville de Troie’ en Angleterre et ‘Caer Droia’ au pays de Galles.

Les Romains leur donnèrent probablement le nom d'après le jeu de Troie, une danse labyrinthiforme d'Asie mineure, dansée par les jeunes gens nobles à Rome, au début de l'Empire, en mémoire de leur origine troyenne. Mais Pline rapporte que les enfants latins provinciaux la dansaient aussi. A Délos, on l'appelait la danse de la grue et on disait qu'elle représentait la sortie de Thésée du labyrinthe. La danse du labyrinthe semble être arrivée en Bretagne à partir de la Méditerranée orientale avec les envahisseurs de l'âge de pierre le plus récent, au IIIe millénaire avant notre ère, car d'anciens et grossiers dessins d'un labyrinthe, semblables à l'anglais, ont été trouvés en Scandinavie et en Russie du nord-est. Sur une table de pierre près de Boisney, en Cornouailles, sont gravés deux labyrinthes. Un autre encore est gravé sur un bloc massif de granit des Wicklow Hills qui se trouve à présent au musée national de Dublin. Ces labyrinthes ont le même graphisme comme, du reste, le labyrinthe de Dédale représenté sur les monnaies Crétoises.
Le Labyrinthe, comme le jeu de l'oie, est constitué d'épreuves qui sont autant de prises de conscience, d'efforts, de répits dans la progression que ce soit vers le centre, l'intériorité ou l'extériorité. Il n'en est pas de même pour le nœud qui exige une parfaite maîtrise de soi et une compréhension à la fois visionnaire et identificatrice de la nature dans sa complexité et son unité.

(a) La cathédrale d'Amiens revêt une importance très particulière de par l'emploi de symboles chinois, hindous, dans son expression mystique. Cela est dû plus à des contacts commerciaux avec ces civilisations qu'à une volonté de syncrétisme, Un yin yang décore la façade tandis qu'à l'intérieur se déploie un svastika. Un labyrinthe, étant donné ses dimensions et sa situation au milieu de la nef, interdit aux esprits mauvais d'aller plus avant semer le tohu-bohu et profaner l'espace sacré formé par la pierre dressée, le dolmen qu'est l'autel. Deux autres petits labyrinthes semblent avoir les mêmes fonctions de part et d'autre du chœur en avant des entrées de la crypte. Ils forment à n'en pas douter des obstacles majeurs aux sept états alourdissant le pneuma des fidèles venant se ressourcer dans la crypte-mémoire de la cité, là où les meilleurs d'entre nous reposent en paix. « Les archontes du destin forcent l'homme à pêcher » répond Jésus à Marie-Madeleine. Les archontes créent avec leur souffle une anti-âme, l'anti-mimon, esprit de contre-vérité qui se manifeste plus clairement parfois dans le sommeil, d'où probablement cette expression ‘songes mensonges’.

Gérard Bourgue

voir ici pour les images
http://www.france-secret.com/labyrinthes_art1.htm
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MessageSujet: la croix des elements   Sam 25 Aoû 2007, 12:43

la croix des elements


Citation :
Note de Joss :

La Croix Kabbalistique des élément est connu actuellement sous le nom de PENTACLE DU ROYAUME, (également protégé) et est diffusée par un Initié. Pour en savoir plus je vous recommande vivement de lire le livre LA LUMIÈRE SUR LE ROYAUME d'Alexandre Moryason d'ou est tiré en partie ce texte.)
voir
http://antahkarana.forumzen.com/liens-livres-musiques-art-c6/vous-avez-aime-f10/La-Lumiere-sur-le-Royaume-t304.htm?highlight=royaume

Ce Rituel est très important, bien que très court, car il enseigne comment se fait MAGIQUEMENT, c'est à dire avec efficacité, le Signe Croix. On dit qu'il "ouvre" et "clôt" le rituel. Il s'agit du signe que les Chrétiens nomment, "Signe de Croix" et qu'ils font en souvenir du calvaire du Christ, mais la plupart ne connaissent pas le procédé exact de cette opération ni la signification réelle.

Ce signe est en fait, un SIGNE UNIVERSEL qui peut être accompli par tous, que vous soyez Chrétiens, d'une autre religion ou..... sans confession aucune.

En réalité ce signe est appelé " LE SIGNE DES ÉLÉMENTS " ou "SIGNE DE LA CROIX DES ÉLÉMENTS"

La Croix doit être considérée comme une figure géométrique ayant un Grand pouvoir lorsqu'elle est tracée d'un certaine façon. On la trouve, depuis des temps très anciens dans les Cavernes et des temples. Toutes les Civilisations la nôtre la connurent, chacune lui apportant des variantes de nature à orienter son action. On peut retenir pour l'exemple:

La Croix Anckh des Égyptiens La Croix Byzantine ou Hermétique. La Croix Latine des Chrétiens La croix Grecque.

Le signe de croix n'est pas donc lié qu'au Christianisme. Il en est devenu le symbole parce que, étant une figure magique très puissante et utilisée depuis des millénaires (avant la naissance du Christ), il a reçu une signification compatible avec cette nouvelle religion. L'explication véritable a donc été gardée secrète par l'Église des premiers siècles de notre ère puis perdue pour la majorité des hommes.

La puissance de ce signe résulte de l'équilibre entre les quatre éléments par rapport au cinquième qu'il provoque sur celui qui le trace. Les Noms Sacrés utilisés pour effectuer ce Signe sont liés à la Kabbale et se prononce en hébreu phonétique , aussi est-il appelé "SIGNE DE CROIX KABBALISTIQUE"

A) Les forces en action dans le Signe de Croix. La forme de base de la Croix est un "plus" :+, qui représente l'action des Forces Universelles connues sous le nom d'ÉLÉMENT. Les cinq Éléments sont: LE FEU, L'EAU, L'AIR, LA TERRE, et l'Esprit ou QUINTESSENCE appelée aussi cinquième élément.

Les élément sont en réalité d'immenses énergies qui constituent l'Univers entier et ont, bien entendu, une nature subtile que celle qui est leur "manifestation" sur le plan terrestre comme le feu de notre cheminée est l'apparence terrestre du feu cosmique. ( Un exemple de l'élément feu subtil et invisible est la radio-activité). Il en est de même de l'eau de nos rivière ou de l'air que nous respirons sans oublier la terre qui nous porte.

Ces Cinq Éléments Gouvernent toute forme de vie et donc toute notre vie.

Non seulement notre corps physique en est une condensation, mais aussi notre structure Psychique et mentale. de ce fait, ils conditionnent notre santé, nos émotions et la nature de nos pensées ainsi que tous les événements de notre existence. Aussi faut-il brièvement retenir que:

__>L'Argent, les richesses matérielles, la réussite financière, sont liés à la quantité et à la qualité de l'élément TERRE en nous;

La Santé, la joie, les succès amoureux, les plaisir divers sont liés à la quantité et à la qualité de l'élément EAU en nous. L'Intelligence, la créativité intellectuelle le mouvement, à la quantité et à la qualité de lélément Air en nous; Le Pouvoir sur autrui ou, en général, dans la vie, la force, le sens de la lutte, sont liés à la quantité et à la qualité de l'élément Feu en nous; Enfin, la Spiritualité, l'inspiration, l'intuition, la maîtrise de l'espace et du temps, le contact avec les plans élevés sont liés à la quantité( et seulement à la quantité car la qualité de ce cinquième élément est toujours parfaite) de l'Esprit accumulée en nous et agissant sur les quatre autres éléments.__

Lorsque les éléments en nous sont de nature négative, c'est à dire non purifiées ou bien sans harmonie entre eux (ce qui est toujours le cas sinon nous n'aurions plus aucun problème dans notre existence), la pauvreté, la maladie, l'échec, la servitude se manifestent concrètement dans notre vie.

Sur Terre, les Cinq Éléments SONT CAPTES D'UNE CERTAINE FAÇON et ce processus de "captation forme UNE CROIX, où chaque branche devient le conducteur d'un élément et le point central canalisant le Cinquième.





Cette Croix devient le PENTACLE DES PENTACLES, la PROTECTION DES PROTECTIONS lorsque lui sont ajoutés les Noms Sacrés des puissances qui gouvernent chaque élément ainsi que les couleurs adéquates. Elle branche littéralement celui qui la porte ou la possède sur les Grands Centres Cosmiques.

B) Les effets de ce Signe lorsqu'il est magiquement tracé.

Lorsqu'on invoque les plans d'Énergies concernées en traçant ce signe, ON INSTAURE IMMÉDIATEMENT UN ÉQUILIBRE ENTRE LES QUATRE ÉLÉMENTS QUI COMPOSENT NOTRE NATURE ET ON ACCROÎT LA QUANTITÉ DU CINQUIÈME, L'ESPRIT. On PURIFIE aussi chaque Élément en soi.

De cet équilibre et de cette purification résultent: l'élargissement et la clarification de "l'aura par le rejet de toute vibration destructrice, générée par autrui ou par nous-même; l'avènement du bien qui se manifeste petit à petit par la santé, la joie, le succès, etc.....

C) Tracé magique du Signe de Croix : le Signe de Croix Kabbalistique.

1°) Repliez l'annulaire et l'auriculaire de la main droite dans la paume; étendez l'index et le majeur, vous faites ainsi le VRAI SIGNE DE BÉNÉDICTION.



2°) Portez l'index et le majeur ainsi tendu sur votre front en visualisant une lumière blanche qui descend sur votre tête puis qui pénètre celle-ci. Dites comme si vous chantiez lentement sur la même note:"ATOH". Cela signifie ;"A TOI"... (Seigneur et, en sous-entendu, appartient).....

3°) Descendez votre main jusqu'au bas du PUBIS, index et majeur droits pointés sur votre corps et visualisez la lumière blanche suivre votre main et effectuer cette descente jusqu'aux pieds (votre main n'atteint pas les pieds, évidemment, mais vous devez visualiser cette descente totale), cette lumière vous transperce verticalement. Dites alors: "VE MALKUTH" : (prononcez: vé malkouth) ce qui signifie:" LE ROYAUME".

4°) Remontez votre main sur l'ÉPAULE DROITE, index et majeur toujours tendu et pointés sur cette épaule et dites: "VE GUEBURAH" (prononcez:"vé guévourah" ce qui signifie: "LA PUISSANCE".

5°) Amenez horizontalement votre main (les doigts toujours en position de bénédiction) sur l'ÉPAULE GAUCHE et dites en chantant lentement sur la même note: "VE GUEDULAH" (prononcez "véguédoulah", ce qui signifie: "LA GLOIRE" et visualisez la lumière blanche traverser horizontalement votre poitrine et s'étendre de chaque côté de votre corps à l'infinit, formant ainsi une croix avec la barre verticale précédemment tracée.

6°) Joindre à présent les mains sur votre poitrine au niveau du plexus solaire (chakra du coeur), les cinq doigts tendus et réunis et dites: "LE OLAM.AMEM" ce qui sous entend "pour les siècles des siècles qu'il en soit ainsi"



Remarque: la dernière formule à une force magique considérable car il scelle un acte une pensé par la magie du verbe. C'est pourquoi vous retrouverez fréquemment cette phrase dans la plupart des invocations magiques.

Lorsque l'on sait par l'étude de la Kabbale quels Centres sont mis en activité par ces mots, on comprend que, par ce Signe, l'homme devient le reflet du DIEU VIVANT!...... La liturgie(orthodoxe ou catholique) a gardé, d'ailleurs, la traduction exacte des termes hébreux:" A Toi, appartient le royaume, la puissance et la gloire dans les siècles des siècles, Amen) Notez que les chrétiens Orthodoxes(Grecs, Russes, Orientaux...) ont conservé LE VRAI TRACE THEURGIQUE DE LA CROIX en réunissant l'index et la majeur de la main droite et en fermant les autres doigts dans la paume et, aussi, en passant par l'épaule droite avant d'aller vers l'épaule gauche.



Lorsque vous avez tracé ce Signe de la façon qui est indiquée ici, VOUS ÊTES DEVENU LA CROIX VIVANTE DES ÉLÉMENTS ÉQUILIBRES ET AINSI LE REFLET DU DIEU VIVANT. voilà pourquoi, lors des rituels de magie, on pratique toujours pour commencer la croix des élément, car devenant le reflet du dieu vivant, toutes les entités se mettent à votre service.

Faire ce Signe ainsi, ne vous prendra même pas une minute!.....

Faites ce Signe en "ouverture" et en "fermeture" d'un rituel, mais également dans la journée si vous vous sentez angoissé

En effectuant ce Signe, vous appelez donc l'ESPRIT qui touchera l'élément TERRE (Malkuth), puis le FEU (Gueburah) enfin l'EAU (Guedulah) et se stabilisera non loin de votre centre de gravité, grâce à la descente de l'air.

merci à Joss pour la transcription de ce texte!
:113:


http://www.choix-realite.org/?2705-le-grand-rituel-kabbalistique-la-croix-des-elements
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MessageSujet: L’ordre du Temple à Chartres ?   Mar 04 Sep 2007, 08:43

L’ordre du Temple à Chartres ?


Citation :
Les aventuriers de l’arche perdue

Sa description avec ses dimensions exactes figurent dans le chapitre 25 de l’Exode, le tout en conformité avec les ordres donnés sur le Sinaï par Adonaï lui même. Les deux tables de la loi en pierre y reposent avec la règle d’Aron. Des rapprochements avec les rites égyptiens ont été faits et montrent à l’évidence un lien essentiel de transmission. Peut être s’agissait-il de météorites conservées et sur lesquelles ont été gravées les 10 commandements. La pratique est alors courante en égypte sous les pharaons. Après la sortie d’égypte l’arche est supposée reposer dans l’enceinte du Temple de Salomon et son installation aurait eu lieu vers 955 avant J-C. Toute la raison d’être du Temple de Salomon est d’abriter la nuée divine qui surplombe l’arche et sans sa présence, le Temple est un lieu vide voué à l’exécration. Mais au cours des nombreuses guerres victorieuses contre Israêl, l’arche fut emportée à jamais. En 926 sous le règne du fils de Salomon, un pharaon du nom de Shishak s’empara du pays et emporta avec lui les trésors du Temple, le tout seulement 30 ans après son installation. Depuis lors la recherche de l’arche s’apparente à celle de la quête du Graal...
28 juillet 2007, par J.Keystone
A t-on tout dit sur les templiers et leurs mystères ? Il semble que non et de nouvelles pistes s’offrent aujourd’hui aux chercheurs grâce à ce travail de Pierre Dupuis.

Et si le "Secret" des Templiers consistait essentiellement dans le fait que toutes leurs connaissances provennaient du Temple d’Egypte ? Et non pas du temple de Salomon !... Templiers qu’il ne faut pas confondre avec les chevaliers du Temple, militaires religieux.

Parmi les clercs de l’entourage de Philippe le bel qui rédigèrent l’acte d’accusation du Temple, se trouvaient nombre de converts. Converts et filleuls du roi. L’acte d’accusation du Temple, pensé, élaboré, et rédigé par ces clercs est entièrement inspiré du Livre de la Sagesse, attribué à Salomon. La milice du temple de Salomon jugée par celui là même dont ils se réclamaient.

Jugée par le plus grand des sages. Jugée sur la foi du plus sage d’entre les plus sages des écrits inspirés par la divinité : Le Livre de la Sagesse de Salomon. Mais l’attribution à Salomon de l’écriture du Livre de la Sagesse est un artifice littéraire. Le Livre de la Sagesse fut, en réalité, écrit par un juif d’Alexandrie au premier siècle de notre ère. Ce que les Templiers n’ignoraient pas.

Le Livre de la Sagesse est un réquisitoire haineux contre les égyptiens, ennemis mortels des israélites.

Le temple de Salomon, à Jérusalem, est une supposition. Les Romains l’auraient entièrement rasé ... Mais les Romains ont respecté, restauré et entretenu les temples d’Egypte. En réalité le temple de Salomon, réputé détruit par les Romains ne fut jamais reconstruit, comme frappé à jamais d’une interdiction divine. Il était devenu la plus abominable boucherie de l’Antiquité. L’odeur de la chair grillée est agréable à Yahvé. Les templiers finirent sur le bûcher...

Trois sites très célèbres, mais apparemment différents, sont cependant conçus selon les mêmes lois, les mêmes nombres, et le même étalon de mesure :

Le cromlech de Stonehenge, La Grande Pyramide dite de Kheops, La cathédrale de Chartres.

à suivre ici ...

http://www.prismeshebdo.com/prismeshebdo/article.php3?id_article=818
voir aussi:

Hiram et la malédiction de Caïn :

dossier de presse
Publié le : mardi 7 août 2007 par Jacques Keystone


L’oeil de Dieu était dans la tombe : Caïn ! qu’as tu fait de ton frère ?

En érigeant Hiram-Tubalcaïn au sommet du Rite, les architectes de cette nouvelle maçonnerie constituée à Londres sous l’impulsion d’Isaac Newton ont aussi voulu achever le cycle de Caïn, héros civilisateur et fratricide. Abel-Jésus retrouvent vie et sont vengés au travers du nouveau maitre qui hérite à son tour du signe qui marque Caïn et sa descendance. Hiram devait mourir et rien ne serait plus faux que de croire que l’on pouvait faire l’économie de ce meurtre fondateur aux dimensions d’holocauste.

Dans cet essai d’une grande intensité, Jacques Keystone démontre la richesse anthroplogique de ce rite qui tente de surmonter la part d’ombre de l’humanité par une logique sacrificielle de la double substitution décrite par l’écrivain René Girard (la violence et le sacré) mais s’interroge sur son issue qui semble inéluctable face aux nouveaux défis de la mondialisation et à la montée en puissance du nihilisme. Après avoir décrit les étapes clés qui ont vu naitre cette formidable institution notamment à partir d’une matrice calviniste écossaise autour du "Mason Word", l’auteur entend repenser la totalité de l’édifice et proposer des solutions pour sortir de l’impasse : et si la lignée de Seth après l’échec d’Hiram-Tubalcaïn ne contenait pas le fil conducteur d’une Tradition à reconstruire de nouveau comme ce fut le cas en 1717 ? Le retour des "énochiens" est à ce prix. Au travers de ce livre vous allez redécouvrir la Franc-Maçonnerie et son message volontairement détourné depuis plusieurs siècles. Aujourd’hui devant la multiplication anarchique des différents rites et grades, le foisonnement incontrôlé des multiples obédiences dont beaucoup n’ont d’autre raison que d’instituer en culte personnel tel ou tel Grand Maitre d’opérette montrent le sort réservé aux bâtisseurs de la tour de Babel ayant défié Adonaï : plus personne n’entend désormais la langue de l’Autre et si le verbe est perdu c’est d’abord et avant tout parce que nous avons oublié de parler notre langue dont nous ne comprenons plus ni la syntaxe ni la grammaire. Il nous faut réapprendre à lire et à écrire en revenant aux fondamentaux posés en pierre d’angle par les architectes du Rite entre le XVIIième et le XVIIième siècle et découvrir quel en étaient les véritables enjeux.

Gémissons, gémissons mais espérons !...
http://www.prismeshebdo.com/prismeshebdo/article.php3?id_article=825

Etoile flamboyante et la lettre G



Publié le : mardi 21 août 2007 par Jacques Keystone


Malgré une abondante littérature, rien ou presque rien d’intéressant n’a été dit sur l’étoile flamboyante, preuve s’il en faut de l’incroyable inculture maçonnique de nos contemporains. Il convient de préciser tout d’abord que l’étoile flamboyante n’a strictement aucun rapport avec le pentagramme pythagoricien, et c’est bien pourquoi elle appelée "flamboyante". Inutile d’y chercher d’hypothètiques plans secrets du nombre d’or ou de démonstration de l’homme de Vitruve immortalisé par le dessin de Léonard de Vinci.

L’étoile flamboyante n’a qu’un sens qui se rapporte à l’étoile polaire qu’elle symbolise et c’est en celà qu’elle flamboie car, immobile au centre et principe de tout, c’est l’ensemble des constellations qui pivotent à partir de son axe qui la font vibrer, d’où son aspect flamboyant qui la place au même rang que le buisson ardent ou le delta lumineux, à savoir celui d’une gloire. Ses cinq branches figurent les 4 vertus cardinales semblables aux quatres axes de l’univers mises en oeuvre par la foi. Autrefois placée au centre de la loge l’étoile flamboyante en assurait l’orientation avec le fil à plomb.

Son symbolisme reste largement incompris car dans le rituel primitif du mot de maçon l’étoile flamboyante était associée à deux autres symboles majeurs, la mer de bronze soutenue par douze boeufs (les 12 constellations), et l’autel des holocaustes. Sans ce contexte biblique il est vain de gloser comme c’est le cas aujourd’hui en loge sur le symbolisme de l’étoile flamboyante et de raconter d’inutiles âneries à prétention pseudo ésotérique ou anthroposophique.

Historique de l’étoile flamboyante

Elle apparait en 1700 dans le rituel d’influence calviniste Sloane no 3329 qui l’associe à la venu du messie depuis l’orient. En 1726 le Graham, autre rituel calviniste mentionne : "l’étoile apparut à l’est qui avertit à la fois les bergers et les rois mages que notre Sauveur s’est fait chair". Selon le rituel de la Grande Loge de Londres, l’éetoile flamboyante occupe le centre de la loge comme une représentation du porche du temple de Salomon, donc à ciel ouvert afin d’exprimer l’idée que la loge va "jusqu’aux cieux". Elle figure donc avec les deux autres symboles du porche, à savoir l’autel des holocaustes et la mer de bronze.

Etoile flamboyante et l’échelle de Jacob du Wilkinson

Dans les premiers rituels (Sloane, Edinbourg), les trois lumières sont identifiées au Soleil, La Lune et le Vénérable en chaire qui lui même allégorise Jésus de Nazareth à la porte du Temple entouré de ses apôtres. Puis les trois lumières, notamment dans le Wilkinson, deviennent le Soleil, l’équerre et le Vénérable. la lune disparait. L’équerre renvoie de fait à la croix du Christ et aux quatre directions où le Maitre envoie ses ouvriers au travail.

Une gravure anglaise de 1742 apporte un éclairage sur cette évolution des lumières en loge. Elle représente un tableau de loge sur lequel figure l’échelle de Jacob et au dessus d’elle la lune, avec un fil à plomb qui rapelle la verticale ascension du prophète et au dessus de lui une étoile flamboyante ornée de la lettre G en son centre (Dieu et non le GADLU pour ceux qui font semblant de ne pas comprendre). Le fil à plomb explicite l’échelle sur laquelle montent et descendent les anges tandis que la lune et l’étoile flamboyante représentent les astres vus pendant la nuit par Jacob au sommet de l’échelle céleste cependant que la lettre G désigne l’initiale de God en toute évidence. Cette gravure fait donc référence à la nuit au cours de laquelle Jacob vit l’échelle céleste au sommet de laquelle trone la gloire de YHVH.

Les quatre vents du ciel et l’étoile flamboyante


L’évocation de l’étoile flamboyante n’a pas été jusqu’ici correctement interprétée car sa compréhension nécessite de concevoir ontologiquement et théologiquement les données du Rite issues de la pratique calviniste du Mason Word, soit de façon vétéro ou néo-tetamentaire.

L’autel des holocaustes possédait à ses quatre angles quatre cornes (Ex. 27,2), forme qui fait également référence aux quatre cornes des autels du temple égyptien de Karnak et qui nous renvoie aux quatre vents du ciel inscrivant les 4 points cardinaux de l’univers. La Bible a hérité de cette symbolique sous la forme des quatre vents cardinaux, soit les quatre modalités de l’esprit de vie. Dans la tradition biblique comme dans la tradition égyptienne ces quatre modalités de l’esprit se manifestent à l’homme en l’empêchant de sombrer dans la chaine des désirs erronés par la pratique constante et ferme des quatre vertus cardinales (tempérance, justice, prudence et force), vertus qui sont perçues comme des expressions du non-désir . Ce centre fixe, véritable axe spirituel (semblable au moyeu de la roue) fut depuis toujours considéré à l’image de l’étoile polaire sise au centre des quatre points cardinaux (Gen. 37,7-9) ; Lc 1,78-79). Cette attitude est d’ailleurs consignée par le rituel de la Grande Loge de Londres :

- Que venez vous faire ici ? - je ne viens pas faire ma propre volonté mais soumettre ma passion


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MessageSujet: Qadosh - Kadosh - C.:K.:H.:   Lun 10 Sep 2007, 12:21

Qadosh - Kadosh - C.:K.:H.:

07/09/2007


Prismes Hebdo ouvre un dossier complet sur ce sujet tant convoité et qui suscita beaucoup de passion ou de controverses).

Le terme Kadosh est d'origine hébraique et s'écrit Qadosh en hébreu. Autrefois le terme désignait les prêtes dévoués à certains rites sacrés dans le temple, les Kadeshim.Le Kadosh (ou Qadosh) apparait vers 1760 à Metz. C'est alors un grade maçonnique purement chrétien, une paraphrase symbolique du lévitique construit autour d'une échelle mystique comme il en existait beaucoup dans la tradition chrétienne (échelle de Jacob par exemple). L'action qu'il proposait était de "faire son salut". S'il en était resté là on peut supposer qu'il ferait partie aujourd'hui de tous ces grades pseudo Ecossais largement oubliés et remisés aux oubliettes de l'histoire.Mais le Kadosh a connu bien des avatars et au cours de son histoire mouvementée, nombreux ont été ceux qui ont voulu lui donner un objectif concret, venger l'Ordre du Temple, soutenir sa philosophie politique et promouvoir au nom de la Tradition un gnosticisme dépassé. Il faudra attendre les dernières décennies pour que ce grade devienne purement initiatique (le seul des soi disants hauts grades) et que le récipiendaire entende son instructeur lui dire "Allez dans le monde, seul, univers complet, responsable devant votre conscience, riche de connaissance et d'amour. Nous n'avons pas de mot d'ordre à vous donner". En réalité le Qadosh se découvre à quiconque pratique sincèrement les lumières révélées et il n'est nul besoin de souscrire à ces grades électifs (par ailleurs illégitimes sur le plan de l'orthodoxie de l'Art Royal) pour en découvrir toute la portée éthique et ontologique.

Qadosh = Sainteté (pour la partie philosophique voir Henri Bergson, Emmanuel Levinas et Jacques Derrida).

Le vocabulaire de sainteté est sans doute l'un des plus marquants de la Bible. il est aussi fortement ancré dans l'expression de toutes les religions et semblerait à première vue ne poser aucun problème de traduction. On s'aperçoit vite toutefois que l'univers conceptuel qu'il recouvre est très vaste. Le chemin, en effet, paraît long et mystérieux depuis le champ du sacré jusqu'au sens piétiste et moral auquel est associé en priorité ce vocabulaire dans notre langage d'aujourd'hui. Des expressions qui nous paraissaient aller de soi deviennent soudain nébuleuses dès lors qu'on s’y attarde un tant soit peu. Que signifie, par exemple, cette prière pourtant si familière à tous les chrétiens : Que ton nom soit sanctifié ? Notre vocabulaire du sacré n'est pas non plus sans poser de problème, car il évoque dans notre parler actuel un champ mystérieux fait de tabous et quelque peu menaçant.

Dans la Bible juive, le vocabulaire de sainteté est représenté par les dérivés de la racine qdsh. On n'en compte pas moins de 842 emplois,
dont plus de la moitié sous la forme substantivale qodésh (au sens généralement de « sanctuaire », « chose sainte », moins souvent « sainteté »), et plus de 100 fois sous la forme adjectivale qadôsh ou qadosh «saint, sacré » pour qualifier Dieu, des hommes, des objets ou des lieux. Le nombre important (150) de formes verbales transitives atteste le fait que la sainteté est souvent un phénomène d'action «sanctification, consécration» dont le sujet est Dieu ou les hommes, et qui régit, outre Dieu ou des hommes, une multitude d'objets tels que le shabbat, les premiers-nés, le sanctuaire et son mobilier, des parts réservées sur les offrandes, des maisons, des villes...

La fréquence du vocabulaire dans les livres dont le sanctuaire et le culte constituent le pivot souligne son ancrage cultuel: plus de 200 occurrences dans la littérature sacerdotale (Ex 20-40; Lv 1-16; Nombres; près de 400 si on ajoute les Chroniques), plus de 60 fois dans la loi de sain¬teté (Lv 17-27), plus de 100 emplois dans Ézéchiel et 65 dans les Psaumes. Toutefois, à la différence en particulier du vocabulaire d'impureté et de pureté, celui de sainteté irrigue l'ensemble de la Bible, à quelques excep¬tions près. Seuls quatre livres, en effet, ne le connaissent pas du tout: Nahoum, Ruth, le Cantique des cantiques et Esther. La Genèse se distingue aussi par la rareté de ses emplois : l'un est sacerdotal (Gn 2,3 : Dieu consacre [yeqaddesh] le septième jour), et les trois autres désignent une prostituée sacrée (38.21-22). Par-delà le culte qui reste toujours son point d'ancrage, l'usage biblique du vocabulaire qdsh semble bien épouser toute la conscience religieuse d'Israël.

Une tradition étymologique vieille de plus d'un siècle voulait que le sens premier de la racine qdsh soit celui de « séparé », d'où le sens de « tout autre », qui a longtemps alimenté la théologie biblique. Bien que battue en brèche de manière décisive par de nombreux auteurs (voir en particulier l'article « Sacré » dans le Supplément au Dictionnaire de la Bible), cette tradition continue de se perpétuer, tant elle est théologiquement satisfaisante. Le vocabulaire, largement attesté en Mésopotamie depuis le IIIe millénaire, puis chez les peuples sémitiques du Proche-Orient, ne permet pas d'en percer l'étymologie. L'important est donc l'usage, et celui-ci paraît diamétralement opposé à l'étymologie supposée. Loin d'évoquer une idée de séparation absolue, le vocabulaire y souligne au contraire une relation. Dans ce cas, l'altérité tant prisée - à juste titre d'ailleurs - de la divinité serait à rechercher non pas dans la séparation, mais bien dans une relation dialogale d'appartenance mutuelle. (Voir : Hiram et la malédiction de Caïn de Jacques Keystone)
voir http://www.prismeshebdo.com/prismeshebdo/rubrique.php3?id_rubrique=241
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Lun 17 Sep 2007, 22:42

La séparation est simplement la condition de la possibilité du lien... et inversement.


Amitié,

steph
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MessageSujet: La structure alchimique du Tarot   Jeu 01 Nov 2007, 21:25


La structure alchimique du Tarot

"Allons enfants... de la Science..."

Débat

Nous arrivons à trouver assez facilement quelques développements alchimiques sur les 22 triomphes. Rares toutefois sont les ouvrages qui s'attaquent à l'ensemble du jeu de tarot et ses 78 cartes. Il faut bien convenir qu'une telle approche nécessite une maîtrise parfaite de l'Art ainsi qu'une connaissance absolue de l'ensemble du jeu. On peut cependant, sur la base de la connaissance des éléments et de la valeur des nombres, raisonner par analogie. Nous resterons ici pour l'instant sur la démarche de Jean Vassel et de Kernadeck de Pornic basée sur les 22 lettres-nombres de l'alphabet sacré avec un comparatif d'autres auteurs et notamment pour l'essentiel de l'ouvrage de Jean Chaboseau "Le Tarot" aux éditions Niclaus - Paris - 1946 (abrégé JC ci dessous)

P.M. Les éléments cités ci-dessous sont tirés de l'ouvrage référencé dans la page précédente à l'article de A.-D. GRAD (extrait de "Le temps des Kabbalistes, La Baconnière-Payot, 1967)et dans la revue n° 55 "Initiation et science" 10/12-1962..

http://membres.multimania.fr/tarobat/alchimie/structurealchimiquedutarot.htm

:444:
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MessageSujet: « LE LABYRINTHE AU CŒUR DE L’HOMME et inversement »   Jeu 14 Fév 2008, 21:34


« LE LABYRINTHE AU CŒUR DE L’HOMME et inversement »
Article de Dominique Aucher pour Rosamystica Articles 13/02/2008

Un regard sensible et intériorisé sur le labyrinthe qui habite l’âme de l’humanité depuis la nuit des temps


Les approches historique, mythologique, ésotérique, symbolique et psychologique se rejoignent dans une définition unanime du labyrinthe. Il s’agit d’une structure physique, psychique et spirituelle close qui a la particularité de proposer un chemin de l’entrée vers son centre en empruntant son intégralité de son territoire. L’étymologie universellement reconnue renvoie à la caverne, la galerie, l’errance, l’erreur, l’égarement, la peur de se perdre, la protection, l’enfer, le temple, l’utérus et la matrice. Les premières expériences du labyrinthe, bien qu’elles furent empiriques montrent la dimension sacrée de cet archétype à travers toutes les cultures. La dimension de contenance à nature féminine justifie un parcours intérieur guidé aux travers les méandres des mystères de la psyché relié aux lois universelles. Le cheminement au sein du labyrinthe nécessite que l’adepte soit accompagné afin que son âme puisse développer avec lucidité son intuition profonde : c’est-à-dire découvrir par sa propre expérience qu’il est le révélateur et l’acteur de sa vie ancienne, actuelle et à venir à travers le cycle des morts et des vies successives. A ce titre l’expérience du labyrinthe est avant tout initiatique. Accepter l’épreuve personnelle et intime du labyrinthe permet d’accéder à la connaissance, cette notion se différencie clairement du savoir reposant sur un acquis extériorisé et analytique.

Dans la mesure des découvertes archéologiques actuelles, les premières manifestations de l’Idée du labyrinthe remonte aux temps préhistoriques quand les hommes pénétrèrent dans les entrailles de la terre pour y effectuer leurs rites religieux et initiatiques. A cette époque, les références culturelles étaient reliées aux éléments de la nature et des règnes, dont l’emblématique animal. Toutes les grottes ornées découvertes n’ont eu d’usage que sacré. Aucune trace de résidus alimentaires, domestiques et de séjour prolongé. Les emplacements de vie quotidiennes se situaient en bordure de falaises et monticules afin d’assurer le rôle vital de protection physique. Ces « temples préhistoriques » pouvaient se trouver jusqu’à des centaines de mètres de profondeur par rapport à l’entrée principale. Les cheminements, tous dans l’obscurité la plus totale, étaient de véritables galeries de quelques dizaines centimètres de hauteur. Ces hommes et ces femmes rampaient dans de véritables boyaux de la Terre-Mère avant d’atteindre la nef sacrée. Cette dernière est toujours circulaire, elle épouse les contours naturels de la cavité. Dès l’aube des temps modernes de l’humanité, ces antres eurent de multiples fonctions. Des rites initiatiques et secrets dont nous n’avons plus de traces, hormis les dessins et les peintures. Ceux-ci démontrent les valeurs culturelles de l’époque. Ce sont essentiellement les animaux qui sont chargés symboliquement sur les parois. A quelques rares exceptions près, tous les animaux peints, le plus souvent des bovidés et des équidés, ne faisaient pas partie de leur régime alimentaire. La fonction sacrée résidait par le fait qu’il y avait distinction nette entre le profane et le « divin » sans y mettre la connotation contemporaine de ce terme. Ces animaux étaient observés et sur eux les préhistoriques projetaient des fonctions symboliques, magiques et rituéliques comme cela peut être encore le cas dans les sociétés animistes préservées de la culture dominante actuelle.

Ces labyrinthes naturels et souterrains abritaient les esprits de l’univers les plus proches et perceptibles de l’homme. Rien n’indique qu’ils avaient des capacités inférieures à nous, tout laisse possible que ces humains directement connectés à la nature en maitrisaient une certaine alchimie afin d’une part de survivre physiquement et d’autre part entretenir les liens avec les esprits. Dans la logique des préhistoriques, tout élément de la nature est une manifestation d’un ordre invisible. Ces femmes et ses hommes ont représenté essentiellement les bovidés et les équidés comme des figures archétypiques des forces universelles. Par analogie, ces deux espèces activent le mouvement paradoxal oscillant entre le masculin (le cheval) et le féminin (le taureau et la vache), le jour et la nuit, la lumière et l’ombre, le soleil et la lune…. Le cheval concrètement et métaphysiquement permet le mouvement, le déplacement, le voyage, le pouvoir et toute force d’expansion marquant la puissance sur les autres, la société, le rôle et les attributs de chef. Le bovidé nourrit par le lait et la viande faisant sortir l’humain de sa condition de végétarien. A des millénaires de nous, les bovidés peuplant les terres nourricières étaient des aurochs et des bisons, les figures sauvages et ancestrales du taureau et de la vache. Cette force du bovidé est une référence archétypale aux entrailles, à la matrice et à la grande mère nourricière avec laquelle il s’agit d’être respectueux.

Les grottes secrètes dont le jalonnement est animé par les esprits des équidés et des bovidés possèdent toutes un centre convergeant. A cet endroit là, au centre de la Terre-Mère et du cœur de l’homme, il n’y a pas d’autre issue, ni autre alternative que d’y accepter une forme ritualisée de mort humaine pour accéder une vie spirituelle. A ce niveau, les grottes les plus significatives possèdent des cachettes secrètes, naturelles ou creusées par les mains de l’homme, dans lesquelles un individu pouvait s’y introduire. Il en reste encore quelques traces avec des marques de masques laissant à penser que l’intercesseur des esprits (prêtre ou chamane…) y effectuait ses offices. La grotte de Lascaux cache un dessin dans la cavité la plus extrême cette double présence : le bison et l’homme avec ses attributs et ses objets phénistes.


Des dessins montrent autrement, dans d’autres grottes, la relation spirituelle de l’homme avec le règne animal : les transes et les voyages de l’âme dans celles des espèces ouvraient des visions tant matérielles concernant la chasse que religieuse par identification et « totémisation ». La grotte des Trois-Frères est un exemple remarquable de cette appropriation de l’esprit de l’animal à des fins inconnues à ce jour, mais qui peuvent être médicinale, mystique, divinatoire…





Toutes ces scènes à connotation spirituelle sont au centre du labyrinthe. Ces dessins sont chargés de symbolisme et d’énergie vitale pour permettre la relation avec le subtil et l’invisible. L’énergie de vie y est dominante avec une mise en évidence des sexes de l’homme et de l’animal. Bien qu’armé, l’homme se soumet à la force divinisée de l’animal et il doit lâcher prise de son désir de pouvoir pour se soumettre face à la puissance de l’Autre-Monde, des Mystères et de l’inconnu. Déjà, il existe en l’être humain l’instinct ou l’intuition d’aller au plus profond de lui-même et de ses ressources pour rencontrer le « Monde des Esprits » qui est la forme de spiritualité ou de religion de cette époque. Ainsi, le sanctuaire souterrain de la grotte dans les entrailles de Terre-Mère est le cadre des rituels de mort/transformation. Nous avons que les préhistoriques entretenaient cette relation particulière de l’existence. Très tôt dans son histoire, l’homme a accordé une grande importance aux esprits de la nature et à la mort. Les traces funéraires attestent d’une authentique démarche collective de ces sociétés.

La relation à la mort atteste d’une démarche spirituelle. Ces labyrinthes naturels ont abrité les premiers cultes secrets de transformation de l’âme. Ces prototypes archaïques et naturels des labyrinthes ont évolué vers des formes tant architecturales qu’informelles. Ces dernières furent le support des grands récits initiatiques que sont les mythes. Ces histoires extraordinaires ont pour fonction de donner une explication sur la création de l’Univers, la création des Hommes et leur évolution à travers les âges. A ce titre les mythes relatifs au labyrinthe ont pris corps très tôt dans l’histoire de l’humanité. La première histoire écrite, dont nous possédons les traces, évoque l’épopée de Gilgamesh dès le 25° siècle avant l’ère actuelle. Ce texte est fondateur de ce qui deviendra plus tard dans la Grèce Antique le mythe du labyrinthe enfermant en son centre le monstrueux Minotaure. Lors de son parcours initiatique le héros Gilgamesh, mi Dieu et mi humain, doit affronter au milieu d’une forêt obscure une bête à la tête de taureau. Ce mythe initial préfigure l’autre mythe grec à propos duquel les liens entre le labyrinthe et l’âme humaine sont plus facilement perceptibles.



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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Jeu 14 Fév 2008, 21:34


suite

Gilgamesh, fils des Dieux, est présenté comme semblable à un taureau sauvage dont la force est incomparable et ses armes invincibles. C’est la force animale et sexuelle qui peut autant rendre le bien autour de lui que détruire sans conscience. Gilgamesh est tellement redoutable que les Dieux décident de créer une image jumelle face à lui pour le maîtriser. Au cours de son périple initiatique, le Héros va combattre contre des aspects de lui-même : force destructive et sexualité dépravée. Gilgamesh apprend à abandonner son orgueil et sa violence. Il est aux prises avec une lute intérieure redoutable. Le héros est face à ces forces bestiales, humaines et divines. C’est à ce moment qu’il entre dans l’épaisse et réputée impénétrable forêt des Cèdres. Ce royaume de l’inconnu et de la Mort, nul n’en est sorti vivant, est habité pat Houmbaba une créature géante à la tête ornée d’énormes cornes. Gilgamesh devient le seul être vivant capable d’anéantir cette créature avec sa hache à double tranchant. Après avoir éliminé les forces dévastatrices, le Héros peut accéder aux forces constructives en la personne d’Ishtar la déesse de l’Amour. D’autres luttes suivront dans le but d’accompagner Gilgamesh, le mi-Dieu et mi-humain, vers sa propre destinée divine et reconquérir son essence éternelle. Dans ce mythe, Gilgamesh incarne le prototype du héros qu’est potentiellement tout être humain : doté de l’essence divine refoulée dans le corps animal et devant traverser les épreuves afin de reconquérir sa parcelle divine. Dans ce parcours initiatique, la forêt des Cèdres comme le labyrinthe représente la quête contre les monstres intérieurs réfugiés dans l’Ombre. Même si d’autres civilisations ont reconnu le labyrinthe : en Egypte Antique comme l’atteste Hérodote en décrivant une vaste construction avec une partie souterraine et une autre sur la chaussée et chez les amérindiens Hopi dans les grottes lieux de rites religieux, la relation avec les mystères de la psyché devient plus évidente dans le mythe grec.

L’histoire révèle toutes les facettes de l’âme humaine. Le mythe du labyrinthe est à considérer comme l’étude d’un rêve. Si l’individu le reçoit comme une histoire extérieure à Soi, il va agir dans l’interprétation, c’est-à-dire que le Minotaure, le monstre est ailleurs dans le but inconscient de s’affranchir du matériau psychique refoulé. Ceci est une attitude d’interprétation par l’analyse et la justification. L’autre attitude est la signification : tous les aspects et tous les personnages du mythe sont en Soi. Ce sont des forces psychiques puissantes qui agissent dans l’inconscient profond de l’homme. En ce sens, les archétypes se définissent comme des principes psychiques universels qui se manifestent ainsi dans le mythe grec et qui prendront d’autres représentations dans d’autres cultures. C’est ainsi que la Tradition de l’Occident fait référence à la Grèce Antique, elle-même nourrie par l’Egypte Antique et par la Perse Antique. Les formes des histoires équivalentes ont évolué et se sont transformées en signifiant les mêmes forces. Le mythe du labyrinthe avec Thésée comme figure d’acteur de la vie est complété par quatre autres personnages incarnant quatre autres forces archétypiques majeures de la psyché humaine. Toute l’histoire du mythe permet d’osciller d’une force à une autre en décrivant un « paysage intérieur » complet et cohérent de l’âme.

Thésée est le Héros grec : lui aussi est mi-Dieu et mi-humain. Dans le premier cas par Poséidon et dans le deuxième par Egée : par la « voie divine » des songes et par la voie de la procréation naturelle. Comme tout héros, Thésée est destinée à affronter des épreuves qui dans son cas, ont la particularité d’être face à des taureaux. Bien qu’en partie divin, son enfance et son adolescence le dotent de facultés remarquables. Bien avant l’épreuve du labyrinthe, il doit affronter un premier taureau dans la ville de Marathon dont le nom signifie « ville riche en eaux ». L’eau étant le domaine des émotions, Thésée sort vainqueur de ses propres émotions négatives, celles qui entravent la marche en avant. Ces émotions négatives sont liées aux peurs de perdre qui altèrent le désir de nouvelles conquêtes dans l’expérience de la vie. Peu après cette victoire, Thésée est reconnu par son père biologique, montrant ainsi cette capacité nouvelle de devenir un être responsable dans l’action déterminante. Ceci ne veut pas dire que Thésée se soit affranchi de sa tutelle paternelle. Si l’histoire de Thésée s’arrêtait après l’ultime combat victorieux contre le Minotaure, l’épilogue serait simple : il suffirait de tuer la bête qui est en Soi par n’importe qu’elle moyen.

Le mythe du labyrinthe propose une métahistoire parallèle au récit. La scène se situe dans l’île de Crète dont la capitale se nomme Cnossos « connaissance ». Ce territoire est régi par le roi Minos qui a reçu l’agrément de Poséidon « le Dieu des mers » pour en être le maître. Minos a institué un tribut de paix avec son rival Egée roi d’Athènes et père de Thésée. Sept jeunes garçons et sept jeunes filles doivent être livrés au Minotaure tous les neuf ans. Le Minotaure est enfermé dans le labyrinthe construit par le génial architecte Dédale sous les ordres de Minos. Au moment du mythe, Thésée décide de venger l’humiliation faite à son père Egée en allant tuer la bête immonde. En arrivant au palais de Minos, Thésée croise le regard d’Ariane, la fille du tyran. Cette dernière tombe spontanément amoureuse de ce jeune impétueux en espérant qu’il la délivre elle-même du jouc paternel. Sûre de la force de son futur amant, Ariane donne un fil à Thésée afin que le héros puisse ressortir du labyrinthe. Grace à cette complicité, Thésée va jusqu’au fond du labyrinthe. Il y trouve le Minotaure. D’un coup d’épée, Thésée terrasse le mi-homme et mi-taureau, la tête du bovidé est tranchée du corps humain. Thésée n’a plus qu’à reprendre le fil d’Ariane pour revenir sans encombres vers la sortie, l’entrée qui est la seule issue du labyrinthe.
Les cinq principaux protagonistes du mythe : Thésée, Minos, Dédale, Ariane et le Minotaure portent en eux-mêmes leur énergie propre avec la double qualité divine et bestiale, la lumière et l’ombre. L’ensemble des personnages est une composition complète de la psyché, de l’âme de chaque entité humaine. Le mythe met en jeu cinq personnages, cinq énergies avec les cinq archétypes majeurs en mouvement dans le monde du vivant. Chacun apporte ses qualités positives et négatives, une face visible et une autre invisible par le jeu de l’ombre et de la lumière. C’est l’étude de ces forces et ces caractères psychiques qui permettent de se reconnaître globalement dans l’ensemble. Nous sommes tous faits avec du Thésée, du Minos, du Dédale, de l’Ariane et du Minotaure en nous-mêmes. L’expérimentation du labyrinthe et du mythe permet de comprendre « prendre avec » toute l’histoire en acceptant d’être soi-même un jeu ou un reflet entre lumière et ombre, entre Divin et Humain.

Dominique AUCHER

Auteur de : « LE LABYRINTHE AU CŒUR DE L’HOMME et inversement » éditions M.C.O.R La Table d’Emeraude


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MessageSujet: Lucifer   Ven 02 Mai 2008, 18:55

Lucifer



Luc Viatour
Statue de Lucifer dans la Cathédrale St-Paul de Liège par par Guillaume Geefs.

Lucifer est le nom donné à plusieurs personnages mythologiques, et évoque le diable de la tradition chrétienne.
Un mythe du Moyen Âge, celui de la chute des anges rebelles, fait de Lucifer un ange qui fut déchu pour s'être rebellé contre Dieu. Ce mythe relate son désir de puissance et sa lutte contre les anges fidèles à Dieu, qui précédèrent sa déchéance.
Lucifer est aussi un personnage des mythologies romaine et grecque, dieu de lumière et de connaissance.
Le sens de son nom, « astre brillant», le lie étroitement à Vénus, l'étoile du matin.
Dans le texte du prophète Isaïe, il représente l’hybris, le « péché d'orgueil », et la volonté du roi de Babylone de s'élever au-dessus de sa condition d'homme pour dépasser Dieu.
[/center]







Citation:


Le Principe de Lucifer rassemble des données nouvelles extraites de diverses sciences pour former une lentille perceptuelle, avec laquelle nous pourrons réinterpréter l’expérience humaine. Il essaie d’offrir une approche très différente de la structure de l’organisme social.

Le Principe de Lucifer affirme que le mal est intégré à notre structure biologique la plus fondamentale. Cet argument fait écho à un argument très ancien. Saint Paul le proposa lorsqu’il créa la doctrine du péché originel. Thomas Hobbes le ressuscita lorsqu’il qualifia l’ensemble de l’humanité de brutale et mauvaise. L’anthropologiste Raymond Dart le remit en avant lorsqu’il interpréta les restes fossilisés découverts en Afrique comme des preuves du fait que l’homme est un grand singe tueur. Aussi vieux soit-il, ce concept a souvent eu des implications révolutionnaires. Il a été le fil auquel des hommes tels que Hobbes et Saint Paul ont accroché de nouvelles visions dramatiques du monde.

J’ai essayé d’employer le sujet du caractère inné du mal chez l’homme, comme l’ont fait ceux qui ont traité le sujet par le passé, pour proposer une restructuration de la façon dont nous concevons l’activité d’être humain. J’ai utilisé les conclusions de sciences avant-gardistes (l’éthologie, la biopsychologie, la psychoneuroimmunologie et l’étude des systèmes adaptatifs complexes, entres autres) pour suggérer une nouvelle façon de considérer la culture, la civilisation et les mystérieuses émotions qui vivent dans la bête sociale. Le but est d’ouvrir la voie vers une nouvelle sociologie, qui dépasse les limites étroites des concepts durkheimiens, weberiens et marxistes, théories qui se sont avérées inestimables pour l’étude du comportement humain collectif, tout en l’enfermant simultanément dans l’orthodoxie.

Nous devons construire une image de l’âme humaine qui fonctionne. Non pas une vision romantique de la Nature nous prenant dans ses bras pour nous sauver de nous-mêmes, mais une reconnaissance du fait que l’ennemi est en nous et que la Nature l’y a placé. Nous devons regarder en face le visage sanglant de la Nature et prendre conscience du fait qu’elle nous a imposé le mal pour une raison. Et, pour la déjouer, nous devons comprendre cette raison.

Car Lucifer est presque comme les hommes tels que Milton l’ont imaginé. C’est un organisateur ambitieux, une force s’étendant avec puissance pour maîtriser jusqu’aux étoiles du paradis. Mais ce n’est pas un démon distinct de la générosité de la Nature. Il fait partie de la force créative elle-même. Lucifer est, en réalité, l’alter ego de Mère Nature.




extrait de

http://www.lejardindeslivres.fr/05bloom1.htm







voir une réflexion

http://www.matiere-esprit-science.com/pages/satornet/lucifer.htm



et pour rappel


Citation:


Ambre/aget/graal:
Mise à jour 15 oct. 06 : «« Fin du 3ème siècle : Élaboration d'une curieuse légende
dans les milieux gnostiques d'Alexandrie, celle de l'Émeraude tombée du front de Lucifer
lors de la chute de celui-ci dans les abîmes.
Cette tradition ne fait pas de Lucifer un archange révolté par orgueil, mais une
victime de l'usurpation accomplie par le dieu mâle sur le principe divin féminin que les
Gnostiques appellent la Pistis Sophia.
C'est aussi une référence à une connaissance (gnose) perdue, celle-ci étant symbolisée
par l'émeraude qui se trouvait sur le front de Lucifer, le « Porte-Lumière ».
D'après une des multiples versions de cette tradition, cette émeraude serait tombée dans le jardin d'Éden aux pieds d'Adam et Ève, et ceux-ci, après avoir été chassés du Paradis, auraient eu le droit d'emporter cette pierre comme témoignage de
la Lumière perdue.
Or, certains Évangiles dits apocryphes, rédigés à cette époque, comme les Actes de Pilate ou l'Évangile de Nicodème, reprennent cette légende en l'intégrant à la
tradition de Joseph d'Arimathie: cette émeraude serait parvenue entre les mains de Ponce Pilate, qui l'aurait fait tailler en forme de coupe et l'aurait offerte à son ami Joseph
d'Arimathie.
C'est dans cette coupe que Joseph aurait recueilli le sang du Christ à la descente de croix.
Cette tradition, incontestablement d'origine gnostique, où se mêlent des thèmes empruntés à différentes mythologies indo-européennes, iranienne en particulier, sera
reprise plus tard lors de la constitution du Cycle du Graal, notamment par Wolfram von Eschenbach, qui parle du Graal comme d'une « pierre tombée du Ciel »» Jean
Markale, Petite Encyclopédie du Graal, ed. Pygmalion.

http://antahkarana.forumzen.com/description-du-forum-f1/l-ambre-t220.htm



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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Sam 03 Mai 2008, 07:59


Merci Ambre d'ouvrir ce sujet au combien mal vu.... mais si important...

LIVRE: « Les Enfants de Lucifer ».

Ce titre peut porter à interrogation. La tradition exotérique ne voit-elle pas Lucifer comme l'ange déchu qui séduit l'être humain, provoquant la colère de Dieu qui chasse alors Adam et Ève du Paradis?

Schuré se rattache au contraire à la tradition ésotérique pour laquelle Lucifer « est le Dionysos judéo-chrétien, le Génie de l'Incarnation humaine, de l'Individualité libre et de la Beauté plastique, expression visible de la Vérité. C'est l'autre Verbe de Dieu, c'est l'Archange déchu qui remonte et entraîne avec lui toute l'évolution humaine. »

Lucifer propose en effet aux humains la connaissance, et par là, la liberté.
« Sont enfants de Lucifer tous ceux qui font des efforts vers la connaissance, vers la liberté totale», écrit Steiner dans l'article intitulé «Lucifer».

Or Lucifer n'exerce une action salvatrice, libératrice, qu'en polarité avec l'amour. La conscience, la lumière intérieure brillent dans des couples libres que présentent ce drame. « Mais, dans le monde où il est né, un tel couple ne peut triompher longtemps. Il est destiné â succomber dans sa lutte audacieuse contre César, l'Église, la Morale, il ne peut affirmer sa victoire que par sa mort », écrit Schuré dans sa Préface à la pièce, Schuré que Steiner qualifie lui-même de « porteur de lumière », car il veut exprimer «par le verbe de l'art et sous le voile transparent de la poésie et de l'amour» ce qui agit dans les couches profondes de l'âme où vit l'étincelle de lumière du dieu inconnu ou caché.

C'est dans un tel sens que ce drame fut créé «â partir de l'esprit du futur proche de l'humanité.»



A voir aussi sur un autre blog
http://graal.over-blog.com/article-7348975.html
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AMBRE

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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Sam 03 Mai 2008, 15:27

Je transcrit ici un extrait de" Baiser à Lucifer "de la très controversé Michael Nour.
Même si je n adhère pas à tout ce qu écrit cette auteure,il me restera à la lecture de ces ouvrages (il y a quelques années déjà),une ouverture d esprit et un regard différent sur le" mythe" Luciferien!
Michael El Nour a écrit quatre ouvrages : « Manifestation, Conversations avec l’Archange Michel », ainsi que « Je Suis Celui Qui Suis » ,« Le Baiser à Lucifer »,et "AMEN, L'ARCHANGE MIKAEL , LE MESSIE ET LA LIGNEE DU GRAAL" que je n ai pas encore lu.


BAISER À LUCIFER


EL NOUR MICHAEL




Michael El Nour appartient à plusieurs lignées de yogis et de Maîtres avec lesquels elle travaille depuis des siècles. Michael s'est installée en Amérique pour ancrer son énergie dans ce pays afin d'amener les Humains vers un niveau de connaissance plus élevé.
Écrivain, enseignant, docteur en homéopathie et médecin de l'âme, Michael consacre tout son temps à l'achèvement de son contrat avec l'humanité et avec la Mère-Terre.
Baiser à Lucifer révèle la vérité sur l'histoire cachée des religions et le rôle de l'Ombre dans l'évolution de la conscience humaine....
Ce livre présente aussi le rôle insoupçonné de l'Archange Michel à travers notre histoire.
Baiser à Lucifer corrobore l'émergence du Grand Monarque ; retrouve les lignées de rois et décline la généalogie de certains présidents ( troublant !) ; dévoile des rituels de sociétés secrètes, inconnus du grand public ; décrit des lieux sacrés ; parle sans retenue de la tradition satanique, mais aussi de la réalité de Lucifer ; apporte un nouvel éclairage sur certains mythes de Rennes-le-Château et du culte caché de la Déesse-Mère.
Tous ces propos convergent vers un seul but : la préservation et l'évolution d’un ADN spécifique. L'ADN humain serait-il la matrice de reptiliens dissimulés sous une forme humaine ? Est-ce bien le véritable plan de Dieu concernant la race humaine ? Existe-t-il un lien entre les propos contenus dans Baiser à Lucifer et l'Archange Michel qui terrasse le Dragon ?


Editeur: COURTEAU LOUISE . http://www.louisecourteau.com/Nos_auteurs.htm
Broché Dim.: 215 X 140 X 20 mm. - Photos N&B - 300 pages.
Cat.: SCIENCES HUMAINES
Type: LIVRES

Citation :
Dans l’imagerie populaire, lorsque Lucifer s’est rebellé contre Dieu, Mikaël s’est avancé pour défendre le Très Haut et le représenter. Son nom signifie littéralement ‘dans la ressemblance de El’. C’est pourquoi on dit que Mikaël est ‘la face de Dieu’ . Mikaël est aussi la ‘face de Dieu’ car il est la seule manifestation du Créateur, dont nul ne peut voir la face.
Dans le langage énergétique, Mikaël et Lucifer sont tout simplement les deux aspects Divins qui ont été manifestés, sont instantanément apparus lorsque la Conscience Infinie est entrée dans un cycle de création/manifestation. Lucifer incarne et représente l’Ombre et la Matière dans laquelle il a accepté de mener une croisade; Mikaël incarne le pôle opposé, la Lumière et l’Esprit....

Etant donné que la Conscience Mikaëlique représente l’impulsion Divine de l’Esprit, donc l’aspect masculin, Il/Elle en s’incarnant devient féminin ou ‘principe d’ombre et d’opposition’. C’est la raison pour laquelle, certains théologiens associent Mikaël et Satan, le principe opposé. Les Esprits qui ont accepté de créer, c’est-à-dire de s’incarner et générer une descendance, sont injustement étiquetés Anges Déchus. Ils sont en fait les Serviteurs fidèles de l’Esprit, son porte-parole.
Dans le cadre céleste, sur les plans invisibles, Lucifer est l’opposant, l’Obscurité. En s’incarnant, il absorbe la polarité complémentaire à l’Ombre et endosse le rôle du ‘porteur de Lumière’...



LA PLANETE VENUS
La planète Vénus porte aussi le nom de Vénus-Lucifer. Le pentagramme, symbole de Vénus, symbole de l’homme incarné est, lorsqu’il est inversé le symbole de Lucifer. Vénus, symbole
de l’amour et de la Sagesse devient essentiellement Isiaque et joue le rôle de la femme prêtresse dont le corps est le temple.
Lucifer est un principe spirituel Masculin. Lorsque l’Archange s’incarne, abandonne sa lumière pour conduire les humains dans leur voyage terrestre, il prend forme dans la matière et donc inverse sa polarité qui devient féminine. Vénus est connue depuis la préhistoire et elle est l’objet le plus brillant dans le ciel après le Soleil et la Lune. Tout comme Mercure, la croyance populaire voulait qu’il s’agisse de deux corps séparés : Eosphorus étant l’étoile du matin et Hesperus étant l’étoile du soir, mais les astronomes grecs savaient déjà qu’il s’agissait du même astre. »
Vénus, fille de Zeus , est Hespérus, avant le lever du soleil. Étoile du Soir, elle est alors associée à Lucifer et à Babylone dans le monde obscurci, avant l’apparition du soleil et donc en l’absence des dieux solaires. Sa beauté amène la guerre comme dans la légende de la guerre de Troie. Pendant le cycle ou règne de Lucifer, Vénus est l’alter ego de la terre, car Lucifer assume le contrôle terrestre. Au niveau des expériences et des sensations, l’âme apprend par l’intermédiaire du principe féminin Vénus /Aphrodite qui incarne dans ce cas les principes d’ombre, de matière, ainsi que la sexualité et la procréation. Cette descente volontaire dans la matière et dans l’ombre est faite en compagnie de Lucifer.
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MessageSujet: les Lettres Hébraïques   Mar 06 Mai 2008, 09:52

Bonjour à tous,

Ce petit sujet pour savoir si d'autres, se sentente attirés, concernés par les "Grandes Lettres"...
Dans la lignée du livre de Marie Elia 'rencontre ave la splendeur'...

Son approche va plus loin que tout ce que j'ai pu lire auparavant sur le sujet, avec Tsadde qui change forme à l'ére du verseau et devient le Tsadde Messianique.
Lequel serait l'Aleph du nouvel Alephbeth...

C'est un sujet qui me touche beaucoup, mais que je ressens avant tout...car je ne suis pas encore "activée" : tout ceci est en gestation...

Je sais que nous sommes qq'uns, peu nombreux, à êtres des "spécialistes" (ou futurs spécialistes !) des 'Lettres Hébraïques'...

et je me demande naïvement s'il y en a sur ce forum...

diane
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Mar 06 Mai 2008, 11:35

Bonjour Diane,

Comme toi, je serai interessée si certains développent ce sujet, car en visualisation, par deux fois ces deux derniers mois, des lettres et des mots sont venus à moi, sous forme de conclusions que je ne pouvais décrypter...
Merci à toi de lancer ce post et pour cette référence.



:76: :1111: :76:
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AMBRE

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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Mar 06 Mai 2008, 13:03



Bonjour,
Dans la lignée du livre de Marie Elia 'rencontre ave la splendeur'...je vous propose déjà ceci pour ceux qui ne connaissent pas:


http://antahkarana.forumzen.com/elargir-son-horizon-f7/rencontres-avec-la-splendeur-t53.htm

et ce lien qui me permet de mettre en mots bien des perceptions comme les tiennes Julia...

http://www.kabbale.be/index.php?option=com_joomlaboard&Itemid=31


en ps:
annonce de Jeff wein
http://antahkarana.forumzen.com/annonces-stages-conferences-evenements-f16/lettres-de-feu-t1521.htm#9517
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Mar 06 Mai 2008, 14:28

Merci Ambre!

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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Mar 06 Mai 2008, 14:44

Bonjour à tous,

Comme toi, Julia, les grandes lettres hébraïques se sont "imposées" à moi d'une façon incroyable... Alors que je suis plutôt attirée par le sanskrit.

Aleph en particulier qui est venue carrément me "parler"...A deux reprises...
J'ai acheté le jeu et la premieère carte que j'ai tirée fut Aleph bien sûr!
Le lIvre de Marie Elia est vraiment un ravissement, une réelle SPLENDEUR, un messsage divin de toute beauté. Certaines prières me tirent les larmes chaque fois que je les lis à voix haute...

Merci pour ce beau sujet !

Amour et lumière

Karen coeur
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Juliette

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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Mar 06 Mai 2008, 15:24

Bonjour à toutes et tous,




Je vous fais part de ce rapprochement, je trouve que la croix d'ank et ce que Marie Elia a représenté là de cette lettre qui est la 18ème en dirait la croix d'ank mais plus pleine si je puis dire.

Ce que je trouve étonnant c'est si c'est fait exprès et comment elle a pu le dessiné ce sont les cercles en dessous, et au dessus aussi, comment elle a fait ça ?

Juliette

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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Mar 06 Mai 2008, 15:30

Citation :
NB à la demande de Marie Elia :les illustrations dans son livre ne sont pas celles reprises sur le site "eternel présent" ( les textes y sont synthétiques mais donnent une bonne approche ...)
Le "Tsadde "sur la jaquette du livre est de Marie Elia...et à toute son importance !

bonjour Juliette cette remarque dans le post sus mentionné.
Marie Elia m avait demandé de le préciser...
T ambrasse
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Mar 06 Mai 2008, 15:41

Bonjour Ambre

Merci beaucoup pour cette précision.

:454:

Juliette
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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Mer 07 Mai 2008, 17:33

Je ne m'étonne pas que les filles soient plus sensibles à cette approche !
karen, Julia, Juliette merci pour vos partages...

Personnellement, je considère le contenu de ce livre comme SACRE...

Il m' a été offert par ma FJ et fut pour moi une double révélation : au delà de sa symbolique sur le couple, il m'a permis de retrouver certaines mémoires...

J'ai reçu les initiations de plusieurs Lettres...et elles m'ont (nous ont) accompagné depuis...

Je me sens, moi aussi, très proche d'Aleph et de Tsadde, et je confirme que le Tsadde représenté plus haut n'est pas le Tsadde
messianique dans lequel le Noun se retourne pour faire face au Yod !

J'aime particulièrement les peintures sur fond bleu : je les trouve très 'vivantes'....Beith, Daleth, Ayin, Tav et même Heith !

Pour le reste, je sais qu'à l'avenir, on sera sensé reconnaître leur 'forme' dans le paysage !
A méditer !

Diane
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Serena

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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Mer 21 Mai 2008, 16:37

Voici un autre point de vue,
intéressant me semble-t-il:




Qui donc est Lucifer ?

Par quel mystère celui que l'on appelle le porteur de lumière est-il devenu le Tentateur des âmes.? Et pour quelle fin ?

Ce personnage si complexe mérite que l'on s'y attarde quelque peu. Vous comprendrez pourquoi son rôle est essence-CIEL pour assimiler cette dualité qui nous habite et qui nous environne.



Pourquoi existe-t-il ?

Si vous avez déjà lu le chapitre sur les anges, vous aurez compris que le rôle de Lucifer est de susciter le Mal, sous toutes ses formes, a-FIN d'inciter les humains vers des choix. Sans lui, nous n'aurions aucun mérite dans notre évolution. D'ailleurs, comment pourrions-nous exercer et affiner nos choiX librement, sans la présence de forces antagonistes ? (le mot choiX s'écrit avec un X, qui symbolise bien le croisement de 2 possibilités). Rappelons-nous que la raison d'être de Lucifer est de nous susciter ; il ne nous impose aucune épreuve qui ne soit formatrice en vue d'une meilleure compréhension des Lois de la Vie (cf.: le Karma).



Une création "pré-méditée" par Dieu

Je vous soumets à présent cette énigme : si Lucifer est le Tentateur, alors qui a tenté Lucifer ?

qui cela pourrait-il être, si ce n'est Son Créateur !

Sachez que Lucifer, véritable tentateur des bipèdes humains, évolue dans l'Omnipotence divine et se trouve, donc, logiquement sous l'Autorité de Dieu. Chèr(e) chrétien(ne), douteriez-vous ? Pourtant ne demandez-vous pas quotidiennement (?) dans le "Notre Père" :

« .ne nous soumets pas à la tentation. »

L'éternel problème est que nous ne voulons pas "être induits en tentation" !

« Ce que le Pater ne dit pas, mais je vous le dis, c'est que l'Esprit-Fils vous tente aussi à Bien faire, à Bien être, à Bien donner. Mais alors là, il y a beaucoup de sourds et d'aveugles qui ont besoin d'être guéris, voire miraculés s'ils ne veulent pas se soigner ! Cette Tentation est toujours à double choix, en gros : Bien et Mal. Sinon Dieu serait un Monstre et Lucifer un exécutant criminel, ce que l'Eglise a parfaitement réussi à faire croire ! » (André Bouguénec page 174 de "L'Ultime Grand Secret").

Par la folie, la stupidité et la méchanceté des hommes depuis des millénaires, Lucifer s'est vu, depuis longtemps, dépassé dans son rôle ! A l'origine, comme son nom l'indique, Lucifer était le Porte-Lumière (Luci = lumière, Fero en latin : je porte). C'était un être doué de qualités fantastiques et responsable de bien des mondes. Par un processus préétabli, Dieu a suscité en lui une ré-VOLTE pour une VOLTE-face. Chantant le Mal contre les Œuvres de son Créateur, il est, depuis, une sorte de marionnette manipulée au service de Dieu. Par diverses épreuves, il suscite des êtres humains à devenir forts, intelligents et généreux. Vous avez sûrement remarqué que c'est souvent lors d'une catastrophe que la solidarité s'instaure : le Mal engendre le Bien, par simple réaction.

De même, l'exploit naît de l'effort...

Imaginerions-nous un coureur de 110 mètres haies reprocher aux organisateurs la présence d'obstacles ?

Bien sûr que non, puisque c'est justement dans le fait de les surmonter que réside le mérite. Dans le quotidien il en va de même, alors arrêtons une fois pour toutes avec les sempiternelles complaintes : "Si Dieu existe, alors pourquoi permet-il..."

Dans le divin, la meilleure façon de s'affranchir des lois
- lorsque l'on s'est DÉIFIÉ -, c'est de commencer par les appliquer - pour s'ÉDIFIER -.



Un mal pour un bien !

Lucifer influe quotidiennement sur nos choix pour nous pousser à mal penser, mal dire, mal faire. Il faut souvent lutter pour se contrôler. C'est grâce à ce combat induit en nos personnalités que nous pouvons nous forger une force de décision et d'action, éveillant nos qualités et capacités endormies.

Vous avez remarqué qu'il existe des manifestations divines pour aider les Hommes, en réponse à leurs prières. Voyez par exemple certains miracles de la Vierge Marie à Lourdes. Il existe donc, en symétrie, des sortes de tricheries du Mal. Elles se traduisent par une forme de possession qui pousse certaines personnes à tuer ou mutiler sans raisons apparentes (voir l'actualité). Plus que jamais, le choix nous est proposé. En attendant l'éveil des bonnes volontés, Lucifer fait son travail consciencieusement, secondé par tous les SATAN-humains qui sont légions sur cette planète. « Fais-Moi confiance, J'ai tout conçu, même le "hasard" pour que tu deviennes champion. Et puis, en ces épreuves, n'est-il pas parsemé bien des joies et des bonheurs pour vous donner le goût de l'Amour ! Volonté et efforts vous sont demandés, tu l'as bien compris, c'est pourquoi "Je vomis les tièdes" (Apo.III.16). Mon ami, si tu trouves que les épreuves sont trop dures, c'est que celles-là ont été forgées par les hommes, elles ont dépassé celles, légitimes, placées devant vous par Mon manager Lucifer. L'Humain est devenu Satanique plus que Satan. » ("André Bouguénec - L'Inconnu se Révèle", page 65)

En ces quelques lignes, je n'ai pu vous donner qu'un premier aperçu de ce que représentent le Mal et ses manifestations. Où se trouve donc la Limite à ne pas franchir ? Chaque jour que Dieu fait nous incite à la définir ! Alors soyons assez LUCI-des pour FAIRE des choix dans le bien, le beau et le bon !





Quelques recoupements cabalistiques

Jésus : LE DIEU DES HOMMES = 157 est bien le PORTE LUMIERE = 157 dans la divine comédie, orchestrée pour LA VENUE DU VERBE = 157 ici-bas sur LA TERRE FRAN­CAISE = 157.

De LUCIFER = 74 à JESUS = 74 tous les chemins mènent à ROM (qui signifie l'homme), ce n'est qu'une question de temps.

De toute façon, le Mal - SATAN - finit toujours par s'effacer devant le Bien - JESUS -. Dans "JESU-S-ATAN", vous consta­tez que ces 2 personnages "s'attachent" à faire de nous un Dieu, ce n'est encore une fois qu'une question de temps.

Curieux paradoxe : LUCI (racine de LUCI-fer) = 45 = LA BETE car c'est par la lumière que la fameuse bête de l'Apocalypse de Saint Jean (666), devient effectivement nombre d'homme lorsqu'on le calcule (L'HOMME = 66).

D'ailleurs LA BETE = 45 une fois renversée donne 54 = HOMME.

La notion de Lucifer : "Porte Lumière" est à prendre dans les sens suivants :

- ap-PORTER la Lumière pour les hommes.

- Porte-lumière = porte à franchir vers la lumière = passage obligé.

LUCIFER = 74 comme JESUS = 74, sont une PORTE = 74 par laquelle l'homme doit passer pour s'édifier.

Voici les 7 anagrammes clefs du Satan Humain révélant les péripéties de son accomplissement évolutif :

1. L'Ange qui a désobéi devient "mortel" : SATAN se transforme en TANAS, la mort (Thanatos en grec).

2. Cet ange humain tombe sur la Terre pour se "consolider" = STANA, en "séjournant" sur la Terre.

3. Mort de son état angélique, l'homme reçoit le Souffle de l'Esprit dans les "narines" : NASA, le T exprime, la Tenue par le Verbe, "avoir du nez", "sentir", allégoriquement c'est avoir de l'intuition.

4. L'Ange humain est ici-bas pour se "guérir" de son état déchu : SANAT, de sanatum : guérir.

5. Jusqu'à ce qu'il devienne un SAINT = SANTA de Dieu.

6. Il est alors ressuscité : SATAN = ANAST du grec Anastasis "résurrection".

7. C'est alors qu'il Naît = NATAS au royaume promis par le Créateur.

Enfin l'Homme devient, redevient le premier Adam, le premier Roi (SAT : Roi + AN : premier) régénéré du "Cycle Infernal", de sa résurrection.


Bruno Bossard

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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Mer 21 Mai 2008, 16:59

Merci Serena de nous partager ce texte qui m a aussi beaucoup interpellé!

j ai trouvé ces vidéos aussi ,en anglais et même si je ne comprend pas tout,garder votre discernment quand à une certaine propagante antisémite que je ne partage pas,cependant le détour en vaut la peine!
Secrets of Lucifer (1 of 7)http://videoselecto.blogspot.com/2008/05/secrets-of-lucifer-1-of-7.html


Etonnantes de richesses!

Voir aussi


"Selon la légende, c'est dans une émeraude tombée du front de Lucifer que fut taillée la coupe du Graal qui servit à Joseph d'Arimathie pour recueillir le sang du Christ. Lucifer, celui qui porte la lumière, "étoile tombée en terre", se trouve ainsi étroitement lié à l'émeraude."




pour rappel aussi le site /blog de Adriana Evangeliz:

LE PORTEUR DE LUMIERE



http://graal.over-blog.com/


et ceci quand je cherchais un texte sur "lucifer et le zoroastrisme ":

Citation :

la lumière


Une étymologie possible


Une étymologie possible
Trois racines indo-européennes exprimant la luminosité ont revêtu une grande importance dans l’histoire des mots et des idées: dei, leuk et bha.
Dei sert à désigner le ciel lumineux en tant que divinité primordiale. Le latin possède deus (dieu), le sanskrit deva (dieu) et l’iranien daeva (démon). L’inversion de sens n’est pas étonnante, le surnaturel pouvant désigner une puissance perçue comme amicale ou hostile (l’asura indien est un anti-dieu alors que l’ahura Mazda iranien est un dieu suprême).
Le grec possède Zeus, dieu du ciel et de la lumière, et Dionysos, mot à l’étymologie obscure mais dont le premier élément vient de dios, génétif de Zeus. Le latin a Diane (la «lumineuse» déesse nocturne de la lune) et Jupiter (Dius Pater), le «Père lumineux» d’où dérivent les mots français jovial (soumis à l’influence bénéfique de Jupiter) et jeudi (jovis dies), le «jour de Jupiter». Le préfixe ou le suffixe di, utilisé pour désigner les jours de la semaine en italien et en français, vient aussi de la même racine indo-européenne dei via le latin dies («jour»).
Du latin deus viennent les mots français divin et devin(le présage est une activité divine) ainsi que les villes de Die (de dea=déesse) et de Dijon (de Divius, nom d’homme issu de l’adjectif divinus). De dies est issu un riche vocabulaire allant de diurne à diète (assemblée d’un jour), de midi à méridien et quotidien, de jour à bonjour et toujours, de journal à aujourd’hui, d’ajourner à séjourner etc. Les mots expriment ce retour périodique de l’éclairage nécessaire aux actes de la vie...

La racine leuk désigne plutôt une lumière indifférente à l’alternance jour-nuit. Elle a fourni le latin luna («la Lumineuse») d’où dérivent les mots français lune, lundi («jour de la lune»), lunette (en forme de «petite lune») et lunatique («qui vit dans la lune»).
De leuk dérivent les deux mots latins lux («lumière») et lumen («moyen d’éclairage»). Leur sens s’est parfois confondu et se retrouve dans d’innombrables dérivés français au sens souvent métaphorique tels que lumineux et illuminer et élucider, allumer et enluminer, luisant et reluisant, etc. Marsile Ficin Dans le "Quid sit lumen" Lux s'entend comme lumière d'origine et Lumen comme lumière rayonnée..
Leuka encore fourni le latin lustrare («éclairer») qui, selon Benveniste, ne forme qu’un seul verbe avec lustrare («purifier»): le glissement de sens s’expliquerait par des cérémonies de purification («lustrales») se déroulant à la fin du recensement des citoyens (à la clôture du «lustre») et à l’aube (prima luce) du jour. Le mot français illustre renvoie incontestablement à l’idée de personnages lumineux, parfois d’esprits éclairés, toujours de personnalités brillantes placées dans le halo de l’histoire.
L’élucubration (du latin lucubrare «travailler à la lueur de la lampe» avec le préfixe privatif ex) émane, au contraire d’un esprit peu éclairé. La lucarne dérivet du latin lucerna («lampe»).
La racinel euk se retrouve ainsi dans le grec leukos («blanc», couleur lumineuse) qui a une riche postérité médicale avec les leucocytes (globules blancs) et la leucémie (prolifération de globules blancs) sans oublier, en onomastique, la ville de Port-Leucate.
Enfin,leuk,comme dei, a servi à désigner des dieux lumineux. Lugh était le dieu solaire celte. Il a légué son nom aux villes de Laon, Loudun et Lyon(du latin Lugdunum, «forteresse du dieu Lugh»).

Beaucoup plus étonnante est l’histoire de Luciferle «porte lumière» (du latin lux =lumière et ferre =porter). Son équivalent grec est Phôsphoros (phôs =lumière, phereïn =porter, d’où vient le mot français phosphore), nom donné par les Grecs à la planète Vénus, considérée comme l’étoile du matin ainsi qu’à la déesse Artémis d’Ephèse. La vierge Marie ayant succédé à cette dernière dans le sanctuaire d’Asie mineure, elle hérita logiquement du titre de Stella matutina. Mais la version latine de la Bible (la Vulgate de Saint Jérôme) donne le nom de Luciferà... Jésus-Christ, le «porte-lumière qui se lève dans nos cœurs» (2 Pierre 1,19), un peu comme Jean Genet appelle Divine un beau bagnard qu’il compare à Lucifer.
Or, la même Vulgate appliquait le nom de Lucifer à un «Astre brillant, fils de l’Aurore, tombé du ciel » (Isaïe 14,12), allégorie du roi de Babylone, oppresseur des juifs. À partir du Ve siècle, les pères de l’Église nommèrent Satan Lucifer, l’ange déchu par le Très-Haut: le prince des Ténèbres devint ainsi porte-lumière. Qu’un même symbole lumineux puisse s’attacher à Dieu et au diable représente un héritage confus de la religion iranienne qui porta à son paroxysme le dualisme des ténèbres et de la lumière symbolisé par Ahriman et son frère jumeau Ohrmazd (nom contracté d’Ahura Mazda). Durant leur exil à Babylone, les juifs avaient été fortement influencés par ce monothéisme dualiste qui marqua profondément la secte des Esseniens et le christianisme naissant. C’est ainsi Jupiter et Lucifer que brûlent une flamme permanente dans les temples du feu zoroastriens et un cierge pascal dans les églises chrétiennes.
Lucifer fut aussi le nom d’un évêque italien intégriste, envoyé du pape Libère au concile de Milan de 355, qui s’opposa aux mesures d’apaisement prises par l’empereur Constance à l’égard des «hérétiques» aryens. Plus papiste que le pape et plus impérialiste que l’empereur, l’intransigeant Lucifer et ses disciples lucifériens se firent de véhéments défenseurs d’un christ pleinement Dieu.
Plus douce fut la jeune Lucie dont le nom (comme celui de Lucien) est probablement dérivé de lux même s’il a parfois été rattaché à lucius (= brochet). Vierge et martyre (morte en 303), cette enfant de Syracuse avait demandé à sainte Agathe de guérir sa mère d’un «flux de sang» incurable et aurait obtenu la grâce de garder sa virginité avant de mourir martyrisée. En Scandinavie, la Sainte-Lucie, fêtée le 13 décembre, à l’approche du solstice d’hiver et de la nuit boréale, est devenue une fête de la lumière durant laquelle les jeunes filles apportent aux parents le petit-déjeuner au lit avec des bougies allumées. Les prix Nobel bénéficient aujourd’hui de ce bed and breakfast éclairé le jour où leur lumineuse intelligence est récompensée.

Reste la troisième racine, bha. Via le grec phaïnein (= «mettre en lumière», «apparaître») et ses dérivés latins, elle a donné en français les mots phénomène et fantasme, fantôme et fantaisie, diaphane et pantois ou pantelant, (trouble lié à des visions cauchemardesques). A noter que toujours dans le "Quid sit lumen" Marsile Ficin jouera sur les mots lumen et numen : "enfin le lumière ( lumen) est pour ainsi dire un signe divin (numem) renvoyant l'image de Dieu"
En sanskrit, bha a servi à nommer Amitâbha («lumière infinie»), nom d’un bouddha de la pureté et de la lucidité. Les adeptes de son culte, l’amidisme, très répandu en Chine et au Japon, invoquent son nom pour accéder à la Terre pure du paradis de l’Ouest. Comme la lumière du Christ (lumen Christi), celle d’Amitâbhapeut procurer la grâce du salut instantanément, sans les longs détours d’une vie d’ascèse et de bonnes œuvres. De son corps émane une lueur spirituelle et de son esprit une sage lucidité qui peuvent donner à l’homme une autre vie en un éclair.


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MessageSujet: Re: Le Jardin Hermétique   Mer 13 Jan 2010, 21:29

Le labyrinthe.


Le labyrinthe, mythe d'hier, réalité d'aujourd'hui



Sur le plan matériel, il n'y a pas à chercher beaucoup : tout le monde qui nous entoure, tout ce en quoi nous sommes immergés, où nous vivons et nous développons, constitue un labyrinthe. Néanmoins, nous n'en sommes pas conscients, pas plus que ne l'étaient ceux qui pénétraient dans les jardins de Crète. Cependant, les jardins crétois étaient un labyrinthe, tout comme le monde qui nous entoure.

Psychologiquement, l'angoisse d'un Thésée cherchant le Minotaure pour le tuer, est aussi l'angoisse de l'homme d'aujourd'hui qui a peur et est dans le désarroi. Nous avons peur parce que nous ne savons pas ; peur parce que nous ne connaissons pas les choses et dans cette méconnaissance, nous nous sentons insécurisés. Cette frayeur qui se manifeste bien souvent par le fait de ne savoir que choisir, que faire, vers où se diriger, et de laisser courir les années de sa vie dans une médiocrité constante, épuisante et infiniment triste.

Le désarroi est l'autre maladie qui nous afflige psychologiquement dans le labyrinthe actuel. Désarroi car, évidemment, il est très difficile de pouvoir dire de nous-même qui nous sommes, d'où nous venons et où nous allons. Ces trois interrogations si simples, si naïves, qui n'ont même pas l'air de questions mais semblent bonnes pour les enfants, ce sont elles pourtant qui créent notre désarroi fondamental. Pourquoi travaillons-nous ou pourquoi étudions-nous ? Pourquoi vivons-nous et qu'est-ce que le bonheur ? Que poursuivons-nous ? Qu'est-ce que la tristesse et comment la devinons-nous ? Psychologiquement, nous restons plongés dans un labyrinthe ; psychologiquement, bien qu'il n'y ait pas de monstres, bien qu'il n'y ait pas de couloirs, nous nous sentons perpétuellement coincés.

Il est clair que le mythe nous offre une solution. Thésée n'entre pas les mains vides dans le labyrinthe ; il n'est pas logique non plus que nous résolvions le problème de notre labyrinthe les mains vides. Thésée porte deux choses : une hache - ou une épée - pour tuer le monstre et un fuseau de fil, sa pelote, pour trouver son chemin.

La hache - ou l'épée - a toujours été un symbole de volonté. Combien de traditions médiévales reprennent encore le symbole de l'épée enfermée dans la pierre que seul un homme de forte volonté va pouvoir extraire ! Que signifie "extraire de la pierre" ? C'est la volonté qui extrait ce qui est vertical de la matière qui est horizontale ; c'est-à-dire qu'une des armes fondamentales dont nous avons besoin pour ouvrir les chemins dans le labyrinthe est la Volonté, la force de la volonté.

Une autre arme très importante est le fil, l'astuce du fil qu'on va dérouler par les chemins pour trouver le retour. Ce fil est la persévérance et nous dirons plus, la mémoire. Pourquoi déroule-t-on le fil par les chemins du labyrinthe ? Parce que nous sommes dans l'incapacité de nous souvenir par où nous sommes passés, sur quels écueils nous butons et par où nous pouvons sortir. Ne pouvant nous le rappeler, nous utilisons le stratagème du fil que nous retrouverons et qui nous indiquera le chemin du retour. C'est la possibilité de ne pas répéter les mêmes erreurs dans le labyrinthe, de reconnaître les lieux que nous avons foulés au cours de notre propre évolution et de savoir quels sont les chemins qui nous restent à parcourir et comment le faire.

Pour les Grecs, Ariane est l'âme qui, au bon moment, quand Thésée est le plus désespéré, lui procure une réponse et une sortie, une clé, une solution. Ce qui vibre, ce qui vit, ce qui nous procure les solutions au bon moment, c'est Ariane, l'Ame, celle qui sauve et apparaît opportunément, nous donnant la solution pour résoudre notre problème.

Le Minotaure est excès de matière, c'est la matière qui croît, qui attrape et retient tout en elle. C'est cet excès de matière qu'il faut détruire, avant qu'elle ne détruise le Thésée qui entre dans le labyrinthe.

Quand on prend conscience du labyrinthe, quand, comme Thésée dans la mythologie grecque, on y pénètre, il faut être également conscient de l'importance de trouver la sortie. Celui qui découvre la sortie détruit le labyrinthe.

Néanmoins, il faut tenir compte que la sortie du labyrinthe n'est pas au dehors ; elle est exactement au centre, au coeur du labyrinthe. Celui qui pénètre dans le labyrinthe et, remarquant ses méandres et sinuosités, ressent de la peur et s'enfuit, celui qui prétend s'échapper par les côtés ou rester à l'extérieur, ou vient seulement humer la surface, celui-là ne résoud pas le labyrinthe. Il faut faire réellement comme Thésée : pénétrer, cheminer et arriver au centre même. Là est la sortie et non vers le dehors. Il faut avoir la vaillance d'un Thésée et affronter les monstres.

Certainement, il nous est très difficile de nous représenter cet élément pré-historique moitié homme, moitié taureau. Mais nous, nous avons des monstres que nous affrontons chaque jour et avec lesquels nous devons batailler, si nous l'osons : les doutes, les préoccupations, les rancoeurs, les peurs, les incertitudes qui, bien que ne prenant pas corps physiquement, vivent en nous et ont des tentacules aussi puissantes que l'est le Minotaure de Crète. Ceux-là, il faut savoir les affronter avec les armes de la Volonté, de l'Intelligence, de la Mémoire.

Les anciens disent que le labyrinthe ne se parcourt pas de n'importe quelle façon, que la manière idéale de le parcourir est en dansant ou en faisant des pas qui décrivent des figures ; des figures sur le sol, des figures dans l'espace, des figures rituelles et magiques. Nous devrions, en quelque sorte, danser tout au long de la vie, appelant ainsi le processus d'évolution.

Si nous arrivons à ce que chacun de nos pas ne se fasse pas seulement dans le labyrinthe horizontal, mais qu'au contraire, il atteigne un échelon supérieur, un point plus haut, nous aurons réalisé cette danse étrange et mystérieuse qu'est l'Evolution et nous aurons appris à faire ces pas justes et mesurés, ceux qui ne se font pas n'importe comment, ni n'importe où, mais qui sont "les pas du sentier".

Chacun de nous doit faire en lui-même le travail de réveiller Thésée, de lui donner vie, de faire sortir ce héros à la lumière. Pour chacun de nous existe une seconde naissance qui n'est pas l'apparition physique à la vie, mais celle où notre héros intérieur se manifeste avec ses meilleures armes, ses meilleurs atours, ses meilleures forces et qualités.

Indubitablement, nous ne sommes pas tous égaux ; nous ne sommes pas tous également héroïques et nos actes ne seront pas héroïques au même moment. Certains seront héroïques dans un sens et d'autres dans un autre ; certains se tourneront vers l'étude, vers les sciences, vers l'art, vers la religion, vers la politique ; d'autres iront vers la méditation intérieure, certains se tourneront vers leur famille, vers leurs êtres chers, ou simplement embelliront la vie de ceux qui se trouvent autour d'eux.

Mais tout cela est un acte héroïque s'il naît du véritable être intérieur. C'est pour cela que nous avons repris le thème du héros grec qui pénètre dans le labyrinthe, tue un monstre et trouve son âme qui l'aide à sortir. Vieux thème qui nous permet de prouver une fois de plus que les années ont passé et que les civilisations n'ont beaucoup changé qu'en apparence.

Le problème de parcourir le labyrinthe et d'en sortir reste nôtre. Les armes de Thésée peuvent être nos armes, et ce héros qui orne les pages légendaires, qui nous émerveille avec ses vêtements et ses cheveux d'or, est aussi en nous !
extrait de
Le labyrinthe.

par Delia Steinberg Guzman
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MessageSujet: Les quatre éléments et la Deuxième Naissance d'Eau et de Feu   Dim 04 Avr 2010, 21:13

Les quatre éléments et la Deuxième Naissance d'Eau et de Feu

Que nous apprennent les alchimistes á ce sujet ?

Nous le savons les quatre éléments existent dans toute création matérielle, dans les mondes visibles et “invisibles”, à tous les niveaux.

Si nous considérons notre corps visible, nous découvrons en lui aussi les quatre éléments.


Dans l’écriture sainte, il est dit : « Dieu façonna l’homme à son image avec de la terre et de l’eau. Ensuite il souffla dans ses narines et lui transmit une âme vivante. »

Cette parole qui est à l’origine de la création décrit aussi l’origine de la Ronde des Archanges.

La terre représente le côté visible de la vie, alors que l’âme, elle, incarne tout ce qui est subtil, invisible et qui touche à la sphère de l’esprit. Si tu regardes en toi avec attention et douceur, tu découvriras deux natures : l’une visible, l’autre invisible, subtile. C’est vraiment une merveille que de contempler ces deux natures en toi, que de les regarder et d’apprendre à vivre avec elles dans l’harmonie et l’émerveillement.

La Ronde des Archanges apparaît dans cette parole à travers les quatre éléments qui sont les corps des quatre grands Archanges de la Tradition Essénienne : Mikhaël, Raphaël, Gabriel, Ouriel.

Le nom et l’histoire de ces quatre Archanges a été révélé par Enoch, le Père fondateur de la Nation Essénienne. Il est dit qu’après la chute de l’homme, Enoch fut le premier Maître à se relever, à s’unir avec les Anges, les Archanges et les Dieux et à recevoir et célébrer l’Alliance de Lumière sur la Terre pour sanctifier le Nom de l’Eternel.


  • Mikhaël est l’Archange du feu, de l’esprit, de l’intelligence divine et créatrice.
  • Raphaël est l’Archange de l’air et du souffle vivant.
  • Gabriel est l’Archange de l’eau. Il est l’humidité et les mains qui façonnent la terre.
  • Ouriel est l’Archange de la terre qui permet à la lumière de prendre un corps et de créer une nouvelle terre et un nouveau ciel de l’esprit. C’est un réceptacle qui doit être façonné pour que tout devienne possible. C’est un monde portant tous les mondes et les harmonisant afin que tous trouvent leur accomplissement dans la semence unique du Divin.



Ces quatre Archanges existent et se manifestent dans toute la création matérielle comme spirituelle. Ils sont présents, à travers une hiérarchie qui leur correspond, aussi bien dans le monde visible que dans les royaumes invisibles. Toutes les traditions des peuples font des quatre éléments leur principal objet d’étude.

On peut penser à la croix sur laquelle l’humanité enténébrée a crucifié le Christ et à la parole de Platon :
« L’âme du monde est crucifiée par la croix des quatre éléments ».

Le sphinx et les quatre animaux qui entourent le trône du Très-Haut dans la Kabbale et l’Apocalypse sont aussi une représentation des quatre éléments.

La structure du zodiaque, elle aussi, repose sur les quatre éléments.

Si tu considères ton corps visible, tu découvriras en lui les quatre éléments. Il contient de la terre, de l’eau, de l’air et de la chaleur.

Par delà le corps de chair, de terre, on découvre encore trois corps : l’eau, l’air, le feu ou l’esprit de Dieu. Ces trois corps sont eux aussi constitués des quatre éléments qui sont de plus en plus spirituels.


La Terre (la “glaise”) est le corps visible, le corps dit physique.

L’eau a formé en toi le moi né de la terre avec ses pensées, ses sentiments, ses désirs, sa volonté.

L’air a formé ton âme éternelle. Cette âme est double : inspir, expir. D’un côté elle est en devenir et de l’autre elle est immortelle. Le corps d’air évolue par l’éveil de la conscience et par l’acquisition progressive de la lumière. Il acquiert de l’expérience par la vie des corps inférieurs de l’eau et de la terre. Il conduit la quintessence sublimée de ces expériences vers le feu de l’esprit.

Le feu est le gardien de l’être véritable éternel. Il est un état d’être sans oubli et sans destruction. Seul le feu contient la continuité de conscience. Le but de la vie est d’atteindre le feu en s’élevant à travers l’eau et l’air.

La terre est un moule pour l’eau. L’eau est un vêtement pour l’air qui l’est lui-même pour le feu.

Lorsqu’un être humain naît dans un corps de terre, l’eau qu’il porte en lui et qui façonne son corps est prêt à recevoir toutes les influences et les images que le monde mettra en elle. Ainsi s’élabore le faux moi, le moi fabriqué, la prostituée dont parle l’Apocalypse. Ce moi est une énigme de l’existence : il se tient entre la mort et la vie. L’initiation consiste à substituer aux images et influences de la terre, celles de l’air et du feu. Ainsi le corps d’eau est en contact avec les royaumes supérieurs. Dans le christianisme ésotérique, ce processus d’éveil est appelé : la deuxième naissance ou la naissance d’eau et de feu.

Maintenant, observe en toi, il y a une nature terrestre, une vie visible, qui est palpable, saisissable, grossière. Il y a une nature plus subtile, une eau, une énergie d’où émane le moi terrestre. Ce moi est entièrement constitué des expériences et des influences de la terre. Il y a au-dessus et en toi une nature qui est pure et divine. Elle peut entrer dans le moi terrestre et l’inspirer, faire naître des pensées élevées, des sentiments nobles, des visions célestes, des élans sacrés... L’eau du moi devient alors spirituelle, elle se purifie de certaines influences malades et nocives. Le corps s’illumine de l’intérieur et devient de plus en plus capable d’incarner les hautes idées et énergie du feu sacré. Il adopte alors un nouveau comportement de vie.

La table d’émeraude, le monument de la science alchimique dit : « Tu sépareras le subtil du grossier, la terre du feu ». On pourrait facilement ajouter le mortel de l’immortel. Cette séparation a lieu dans la conscience et dans la vie. C’est une séparation intérieure qui se produit dans le corps d’eau, dans le moi. Tu t’observes jusqu’à percevoir la réelle nature de tes pensées, de tes sentiments, de tes désirs. Là, tu opères une séparation, te libérant des pensées qui conduisent vers la mort, tu te tournes vers les mondes supérieurs qui apportent la vie.

Percevoir le visible et l’invisible en soi, c’est déjà travailler avec les quatre éléments. Il existe deux humanités : l’une qui vit uniquement dans le visible et l’autre qui vit dans les deux mondes. Il existe un monde invisible aussi réel et complexe que le monde visible. Ce monde est peuplé de créatures qui ont leur existence propre. Certaines traversent la terre, se déplacent à travers l’air et le feu. Les anciens les ont appelés les gnomes, les ondines, les sylphes, les salamandres. Il ne s’agit que de noms pour décrire une multitude de formes de vie qui prospèrent à travers les quatre éléments et qui rendent la matière, l’âme et l’esprit vivant par leur activité.

L’homme qui a passé l’initiation de la deuxième naissance et qui a reconnu les quatre éléments en lui peut vivre dans les deux mondes. Il devient alors un intermédiaire éveillé entre le royaume de Dieu en haut, l’intelligence du feu, et la réalité terrestre dans laquelle il se trouve plongé de par son corps physique.

Par cette sagesse, tu peux facilement comprendre comment l’homme est la porte qui permet aux diverses influences d’entrer dans le monde et de s’y manifester dans le bien comme dans le mal.

La question des quatre éléments et des quatre corps de Dieu en toi est donc de la plus grande importance. Elle est un sphinx posé à l’entrée de ta vie dont il faut résoudre l’énigme pour triompher de la mort.
C’est toute cette science et ce chemin que la Ronde des Archanges propose de mettre en œuvre à travers la Nation Essénienne contemporaine.

(
contact@essenia-europe.org
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www.oliviermanitara.org)



http://www.magazinelinitiation.com/index.php?option=com_content&view=article&id=211:ronde-des-archanges&catid=100:tribune-libre&Itemid=181


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MessageSujet: L'INITIATION DU FEU   Mar 06 Avr 2010, 00:12

L'INITIATION DU FEU

Le Livre de Jonas gravite surtout autour de l'initiation reliée à l'Eau. On l'offrit à l'humanité afin de la préparer à la première venue du Christ en qualité de Messie incarné parmi les Hommes. Il esquisse la voie de l'initiation pour la dispensation Poissons-Vierge. Elle fut la maitrise des émotions, des sentiments , de la nature émotionnelle de l'homme.

Le Livre de Daniel, que nous étudierons dans le prochain chapitre, gravite quant à lui autour de l'initiation reliée au Feu. On l'offrit à l'humanité afin de la préparer à la deuxième venue du Christ; il esquisse le sentier de l'initiation pour la dispensation Verseau-Lion. Etape future qui vient.


L'ART ROYAL :

Le Livre de Daniel constitue un des fruits de cet ancien courant secret fondé sur la sagesse du serpent qu'on a toujours associé à Juda (le Lion), le lion, au Scorpion, le serpent, ainsi qu'à l'aigle de l'Évangile et de l'Apocalypse de Jean : «Comme Moïse éleva le serpent au désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l'homme'.» Ces paroles identifient Jésus en Sa qualité d'initié de la sagesse du serpent. Mais, qu'était donc cette sagesse? L'Art Royal du Rajah Yoga, avec sa Kundalini, son Bâton et sa Porte du brahmane (pour ne mentionner que quelques-uns de ses symboles les plus élémentaires) peut encore aujourd'hui nous l'apprendre. Élevé en qualité de prince de la maison de Pharaon, Moïse fut initié aux Mystères du serpent (l'Art Royal) d'Egypte; par son entremise, ces Mystères gagnèrent la maison royale d'Israël.

L'initiation reliée au Feu


Interprété sous l'angle occulte, le Livre de Daniel raconte l'histoire de l'initiation reliée au Feu. Après l'Exil, seules les écoles les plus profondément ésotériques, où les vœux sacrés tenaient les initiés au silence, observaient ce Mystère du Feu.

Les deux épreuves les plus importantes de l'initiation reliée au Feu se trouvent représentées par la fournaise et la fosse aux lions. Ces symboles évoquent d'ailleurs tous deux des processus similaires. Le lion a de tout temps représenté le Feu cosmique, cette force ignée qui imprègne l'univers et qui constitue la vie cachée du minéral, de la plante, de l'animal et de l'Homme. Aussi longtemps que cette force ignée s'exprime de façon effrénée, l'Homme demeure semblable à une fournaise. Mais, dès que la volonté spirituelle la met sous son contrôle, l'Homme s'immunise contre le feu et peut désormais le franchir sans en subir de contrecoups. C'est ce qu'il fait lorsqu'il travaille en qualité d'aide invisible, sans que cela affecte négativement son existence physique. Lorsqu'il contrôle ce Feu, l'Homme commence à vivre une existence toute de douceur et de pureté. Il peut ainsi traverser indemne la fosse aux lions, car la loi de l'unité et de l'amour le protège. Il devient un initié du Feu, un roi du Feu et, dans tous les royaumes, les citoyens du Feu le connaissent et obéissent à sa volonté. Après avoir vécu les expériences associées à l'initiation reliée au Feu, l'Homme commence à comprendre pourquoi le feu représente Dieu dans toutes les religions.

Astrologiquement, Daniel incarne la splendeur et l'éclat du solstice d'été, saison sainte et exaltée au cours de laquelle les divines forces ignées gouvernent la terre.

Les amis de Daniel symbolisent certains pouvoirs spécifiques qui se développement chez le néophyte et qui attendent de s'épanouir chez tous les candidats qui s'efforcent de contrôler les centres de force ignée à l'intérieur de leur propre corps. Plusieurs siècles après la rédaction du Livre de Daniel, alors que sévissait en Europe l'impitoyable domination inquisitoriale qu'exerça une certaine hiérarchie religieuse réactionnaire, ces symboles réapparurent chez les alchimistes et les rosicruciens. Jamais les flammes de la persécution ne parviendront à détruire les initiés versés dans les secrets du Feu cosmique. Ils franchissent indemnes les pièges qu'on leur tend et préservent ainsi les codes et les messages secrets à l'intention des générations avenir.

«Parmi eux se trouvèrent Daniel, Ananias, Misaël et Azarias», nous dit l'auteur du Livre de Daniel (1: 6). En hébreu, Ananias signifie présent du Seigneur (la loi); Misaël, celui qui est semblable à Dieu; et Azarias, aide du Seigneur (la loi). Le nom chaldéen de Daniel était Baltassar, ce qui signifie gardien des trésors cachés de Bel (Bel signifie également Seigneur). Les noms chaldéens Shadrak, Meshak et Abed Nego signifient respectivement inspiration du soleil, le culte de l'amour (ou de Vénus) et serviteur du feu éclatant. Ces trois derniers noms évoquent quelques-uns des aspects du Feu cosmique.

L'initiation a toujours constitué le cœur de toutes les civilisations; on pourrait la définir comme un niveau d'illumination supérieur atteint par les Hommes les plus avancés d'une collectivité. Saint Paul décrit la différence qui existe entre ceux-ci et les autres membres de l'humanité lorsqu'il affirme qu'il y a du lait pour les enfants et de la nourriture pour les hommes forts.

Les degrés de l'initiation ont toujours été adaptés aux époques et aux caractéristiques raciales. Toutes les formes d'initiation comportent cependant quatre phases distinctes : les initiations reliées à l'Eau, au Feu, à l'Air et à la Terre. Ces quatre éléments se trouvent associés à certains attributs en l'Homme. L'ancien alchimiste affirmait : «Notre labeur comporte quatre grande étapes : le Bélier (le Feu), le Cancer (l'Eau), la Balance (l'Air) et le Capricorne (la Terre).»

A l'époque de l'Atlantide, et tout au long de la magnifique civilisation chinoise (pont jeté entre l'Atlantide et Aryana), l'initiation reliée à l'Eau occupa la place la plus importante. Les émotions dominaient alors largement la nature humaine; l'initiation reliée à l'Eau enseignait à l'Homme à les contrôler et à les transmuer. Avec l'arrivée d'Aryana, la passion et le désir se firent plus fortement sentir; à cette époque, l'initiation reliée au Feu prit l'ascendant. Et elle continue toujours d'être à l'honneur, car l'Homme de l'actuelle cinquième Race-mère répond encore plus souvent au désir qu'à la raison. Voilà pourquoi notre Bible, cet ultime manuel de vie, traite presque exclusivement de l'initiation reliée au Feu.


ALCHIMIE

Cette initiation comporte trois principales phases ou degrés; en alchimie, on les appelle la calcination, la transmutation et la sublimation.

Durant l'âge du Verseau, l'initiation reliée à l'Air occupera la première place, car l'intellect deviendra le principal instrument du progrès de l'Homme. L'épanouissement des facultés intellectuelles donnera naissance au sur-Homme de cette époque. L'initiation reliée à l'Air lui permettra d'acquérir «l'esprit [...] qui [fut] dans le Christ Jésus'», comme le dit saint Paul.

Plus tard, la race humaine apprendra ses leçons spirituelles les plus transcendantes grâce à l'initiation reliée à la Terre, la dernière et la plus difficile des quatre. Elle ne sera proposée à l'Homme que dans un avenir lointain. Ces paroles du Maître nous donnent une idée de la puissance qu'elle confère : «Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre.»

La première étape de l'initiation reliée au Feu est la calcination, l'holocauste. Elle exige que l'Homme offre son moi personnel sur l'autel du sacrifice, tout comme l'offrande jadis brûlée dans la cour extérieure du Tabernacle. Mourir au moi personnel demeure certes l'une des épreuves les plus difficiles du sentier. Saint Paul évoqua cette Mort Mystique lorsqu'il dit que la graine devait mourir dans le sol avant de produire une vie nouvelle.

La mort de la personnalité permet à la nouvelle vie de l'initié de jaillir.

Les alchimistes qualifient parfois cette Mort Mystique de putréfaction. Elle a pour symbole un corps physique étendu dans un cercueil ouvert que surplombe l'arc-en-ciel de la promesse. On représente souvent le moi personnel non conquis par un corbeau noir ou un animal féroce qui poursuit une belle jeune fille. Mais, au cours de toutes les étapes de la calcination, l'aspirant entend la voix de Mercurius (le Moi supérieur) qui dit : «Heureux celui qui meurt pour moi, car avec moi il ressuscitera.» Grâce à la calcination, les sens associés à la mort et à l'initiation s'unissent intimement. Toutes les formules initiatiques connues mentionnent ce degré de Mort et de Résurrection qui atteignit sa glorieuse apogée dans la vie du Christ, notre Seigneur béni.

La deuxième étape de l'initiation reliée au Feu s'appelle le degré de la transmutation. Lors de la calcination, l'aspirant dépose son moi personnel sur l'autel des holocaustes; au cours de la transmutation, le pouvoir qui animait sa nature inférieure se transforme en force animique et se manifeste sous forme de vertus. La force cosmique ignée qui vit en l'Homme, la fournaise où cette œuvre s'accomplit, se trouve symbolisée par un lion. On dépeint celui-ci dans différentes postures dont chacune symbolise une étape du degré de la transmutation. Quelquefois, une belle jeune fille, qui représente les pouvoirs de l'âme éveilliés, mène le lion par une chaîne. Sur une des lames du tarot', on voit une jeune fille fermer la gueule d'un lion. Cette image symbolise l'âme qui exerce son plein contrôle sur la force ignée. On représente parfois le lion en train de combattre un serpent, symbole du Feu spirituel spinal. Après avoir maîtrisé le degré (te la transmutation, Daniel put sortir indemne de la fosse aux lions.

La couleur du lion (rouge, vert ou or) représente également certaines phases du développement. Un ancien sage a déjà affirmé que l'aspirant découvrirait l'étoile rouge dans le centre le plus intime du lion vert. Le processus de la transmutation s'accomplit graduellement. Une fois le rouge de la nature animale transmué en vert de l'expression supérieure, l'influence de l'étoile rouge martiale ne cesse pas pour autant de se faire sentir. Souvent, de longues et difficiles périodes de probation et d'épreuve deviennent nécessaires pour que cette influence donne naissance à ces pouvoirs de l'âme transcendants que symbolise le lion d'or. Les recherches menées sur les sites des anciens Temples babyloniens et chaldéens ont démontré l'importance du lion comme motif décoratif. L'initiation reliée au Feu constituait la principale illumination offerte dans les sanctuaires de ces pays. On représentait parfois le lion d'or avec une couronne ou des ailes déployées. Ces deux symboles évoquent les phases les plus élevées de la transmutation; ils proclament que le disciple peut maintenant franchir le troisième et dernier degré de l'initiation reliée au Feu.

La sublimation constitue le troisième degré de l'initiation reliée au Feu. A cette étape, tous les vestiges de la personnalité se transmuent et s'incorporent à l'esprit. Dès lors, le disciple ne perçoit plus les choses sous l'angle humain; désormais, il saisit tout dans la lumière de l'esprit. Il a maintenant vie, mouvement et être dans la loi spirituelle.

Ce degré est fort difficile à franchir; il faut même de nombreuses existences pour accomplir ce difficile processus. Du point de vue alchimique, il représente l'union du lion rouge et du lion blanc, union qui permet ) ceux-ci de déverser de leurs gueules un élixir d'or. Le Christ parlait de cet élixir lorsqu'il a dit à la femme de Samarie :"qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif."

Jadis, quand l'Homme vivait en harmonie plus intime avec les royaumes spirituels, les rois devaient être initiés avant d'accéder au trône. Ce qui explique pourquoi le lion devint l'un des principaux motifs décoratifs des trônes royaux. L'exemple sans doute le plus célèbre demeure le trône du roi Salomon, magnifique estrade d'or à laquelle on accédait par une volée de sept marches sur lesquelles, à chaque extrémité, se tenait un lion d'or. Le nombre sept évoque les sept centres spirituels qu'éveille la force ignée cosmique (le lion). Les quatorze lions représentent ces centres en leurs manifestations masculines et féminines. Tel était également le sens des quatorze stations de la croix qui constituaient jadis une partie importante de l'oeuvre initiatique de la jeune Église chrétienne.

Alphidius, un ancien sage, a dit : «Tu dois savoir que, lorsque nous dissolvons, nous sublimons et calcinons aussi sans interruption.» Cette phrase nous apprend que l'œuvre purificatrice se poursuit même après que le disciple a atteint le degré élevé de la sublimation. Il doit en effet sans cesse veiller à ce que la personnalité ne déserte pas l'esprit pour aller renouer avec son ancienne existence séparative et limitative. Saint Paul franchissait ce degré au moment où il a dit: «Chaque jour je meurs'.» Ses disciples s'efforçaient eux aussi de parvenir à cet accomplissement spirituel lorsqu'il leur conseilla de prier sans cesse.

Au cours du degré de la sublimation, le disciple pénètre dans le Saint des Saints où il se tient en présence de la vie éternelle. L'extase animique qu'il connaît alors défie toute description. Les difficultés et les épreuves du sentier, les longues années de renonciations et de luttes, tout se dissipe dans la lumière de l'esprit, dans le glorieux royaume auquel le disciple accède maintenant.

Un vieux traité alchimique représente le degré de la sublimation par une figure androgyne (mâle-femelle) se reposant sous un arc d'or. Sous cette image apparaissent ces mois : «L'âme se réjouit, car le corps reconnaît sa prérogative et consent à la servir de son mieux.»

Le Cantique de Salomon atteste cette exaltation spirituelle. La sublime musique de cet hymne célèbre témoigne de la subjugation complète de la personnalité ainsi que du pouvoir suprême de l'esprit. Ravi. le chantre, entonne : «Mon Bien-Aimé est à moi et moi à lui. il paît son troupeau parmi les lis .» Ce verset décrit l'extraordinaire apogée du degré de la sublimation de l'initiation reliée au Feu.

Etudions maintenant l'œuvre préparatoire exigée en prévision de l'initiation reliée au Feu; ces préparatifs sont encore plus importants que pour les initiations reliées à i'Eau, à l'Air et à !a Terre. En raison des grands dangers que comporte cette illumination, la plupart des néophytes ignorent tout de sa nature et des pouvoirs qu'elle confère.


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