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 L'encens

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AMBRE



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MessageSujet: L'encens   Mar 10 Juil 2007, 13:26

L'encens




L'encens fait partie des parfums qui sont offerts à Dieu dans une vision de l'Apocalypse. Un ange vint alors se placer près de l'autel, muni d'une pelle en or. On lui donna beaucoup de parfums pour qu'il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or placé devant le trône. Et, de la main de l'Ange, la fumée des parfums s'éleva devant Dieu, avec les prières des saints (Apocalypse 8, 3). Dans la liturgie, nous utilisons l'encens pour dire à Dieu que nous voulons que nos prières montent vers lui un peu comme la fumée de l'encens. Durant un salut du Saint-Sacrement ou durant la messe, il est émouvant de voir une colonne d'encens qui se déroule vers le ciel. Lorsque le prêtre ou le ministre chargé de cette fonction entoure l'autel d'encens, il l'entoure d'une nuée qui reproduit la nuée du désert. Là, quand le peuple de Dieu marchait vers la terre promise, la nuée l'accompagnait sur sa route. C'était le signe visible de la présence de Dieu avec ceux qu'il aime.


Beaucoup de gens aujourd'hui apprécient l'odeur de l'encens dans une salle de séjour lorsqu'ils font une fête avec les amis. Ils chassent ainsi les mauvaises odeurs pour accueillir leurs visiteurs. Sans le savoir, ils purifient un lieu comme le faisaient les rois de jadis. L'encens de la liturgie biblique est également un moyen de purification, il exprime notre volonté de purifier nos coeurs pour que Dieu y habite en l'absence du péché. Les Indiens d'Amérique purifiaient de cette façon un lieu sacré pour le contact avec l'invisible. La fumée sainte rendait ce lieu, une tente par exemple, un endroit convenable pour la rencontre avec l'être suprême. L'encens nous fait communier avec le sens religieux des hommes de tous les temps et de tous les horizons.

Symbolique de l'encens


Ne suffit-il pas d'assister à une cérémonie religieuse pour éprouver, même contre son gré, la magie de l'encens ? ses volutes bleutées qui emplissent le sanctuaire le purifient, ainsi que le prêtre et les assistants. Elles montent vers le ciel, telle l'offrande qui lui fût de tout temps destinée.


Depuis l'antiquité la plus reculée, toutes les religions ont utilisé l'encens. D'ailleurs, religion et encens ne peuvent être séparés. Religion du latin religio (vénération) et relegere (relier) est un mot qui exprime le lien entre les hommes et Dieu. L'encens brûlé durant un rituel religieux établit le lien entre la terre et le ciel, portant les prières au ciel.


Le symbolisme de l'encens relève à la fois de celui de la fumée, du parfum et des résines incorruptibles qui servent à le préparer. Les arbres qui le produisaient ont parfois été pris comme symboles du christ.


La fumée d'encens est chargée d'élever la prière vers le ciel et il est, en ce sens, un emblème de la fonction sacerdotale. L'usage de l'encensement, qui est universel, a partout la même valeur symbolique : il associe l'humain à la divinité, le fini à l'infini, le mortel à l'immortel. Il n'y a pas tant de différences, en ce sens, entre la fumée du bûcher funéraire, celle du copal maya, de l'encens chrétien et du tabac chez les amérindiens.


Les anciennes croyances égyptiennes, comme tant d'autres modernes ou non, témoignent de la merveilleuse odeur des dieux. Aujourd'hui nous l'appelons "odeur de sainteté" ; de nombreux canonisés avaient la réputation de répandre une douce odeur lors de leur mort. "A tous ceux qu'il aime et plus particulièrement aux morts, Isis transfère son odeur, ainsi que le faisait Osiris". Ainsi, l'odeur de l'encens est donc un des parfums des dieux. Il semblerait même que l'encens ait été emporté par Adam du jardin d'Eden.


Les mayas, bien des siècles avant que les européens ne les découvrent, se servaient d'un encens, le copal. selon leur livre sacré, le Popol-Vuh, il fut extrait de l'Arbre de Vie par une divinité chthonienne (qui est une sorte de titan venant de l'intérieur de la terre) qui offrit aux hommes, comme son propre sang, cette sève rouge qui se coagule à l'air. Pour les mayas, le copal était la résine céleste ; sa fumée se dirigeant d'elle-même vers le milieu du ciel était l'émanation de l'esprit divin.


Les égyptiens étaient passés maîtres dans l'art de préparer et d'employer l'encens. La fabrication était un acte sacré effectué lors d'un rite secret, durant lequel les pratiquants psalmodiaient des textes sacrés. Ce rite remplissait une mystérieuse fonction d'ordre et d'harmonie et chargeait certainement le produit d'une force supplémentaire, inexistante dans les produits fabriqués ou traités industriellement.


Le plus célèbre des encens égyptiens est le Kyphi. La combustion des différentes variétés d'encens formait une partie importante des rites car chaque ingrédient était doté de propriétés magiques et mystiques bien spécifiques. Lors de l'adoration du dieu soleil Râ, les égyptiens brûlaient trois fois l'encens en son honneur tout au long de la journée.


Les hindous ont toujours été de grands amateurs d'odeurs suaves et de tout temps, l'Inde a été célébrée pour ses parfums. Très tôt, ce pays importa des matières thurifères en provenance d'Arabie. Toutefois, l'emploi de substances odoriférantes telles que le benjoin ou autres gommes-résines, graines, racines, fleurs séchées et bois aux douces senteurs remonte plus loin encore. L'un des ingrédients sans doute le plus populaire et depuis toujours le plus exporté est le bois de santal.


La sybille hindou de Kush s'aide de plantes et des herbes sacrées pour atteindre cet état temporaire d'inspiration divine. Après avoir placé une étoffe sur sa tête, elle inhale leur fumée. Elle est alors saisie de convulsions et tombe inanimée sur le sol. dans cet état, elle émet ses prophéties.


Dans l'hindouisme moderne, l'emploi de l'encens est assez fréquent. le culte de Shiva recommande aux prêtres d'en brûler quotidiennement devant la statue du dieu Orissa ou sur une pierre le représentant. Devant l'image de Krishna, sont brûlés le camphre et l'encens. L'encens est, dans le rituel hindou, en rapport avec l'élément Air. Il est dit représenter la perception de la conscience qui y est partout présente.


Les nombreuses références à l'encens dans l'Ancien Testament démontrent clairement que son emploi dans le rituel juif remonte à la nuit des temps. des érudits estiment que l'encens était déjà employé dans le rituel judaïque au septième siècle avant notre ère. Une fois adoptée, cette pratique ne fit que s'amplifier au cours des siècles. Le premier encens n'était composé que de très peu d'ingrédients tels que stacte, onyx, galbanum... Sa préparation par les prêtres était considére avec le même respect que celle du kyphi des egyptiens. Dans l'exode 30, 34-38, il est écrit "la fabrication du parfum sacré : Le seigneur dit à Moïse, procure-toi des substances odorantes, storax, onyx, galbanum. Ajoutes-y une quantité égale d'encens pur. Un parfumeur les mélangera avec du sel...."


...Pour les grecs et les latins aussi, l'encens ne pouvait avoir qu'une origine mythologique. Selon une fable rapportée par Ovide dans ses Métamorphoses, l'encens serait né de l'union du soleil et de Leucothoé, fille d'Orchamos, roi des Perses et suzerain du pays des aromates. Aphrodite embrasa de désir l'astre impassible afin de se venger de celui-ci qui avait dévoilé ses nombreuses infidélités. Orchamos, découvrant que Phoebus était devenu l'amant de sa fille, voulut la soustraire définitivement à cette passion. A la tombée du jour, il fit enfouir la malheureuse dans une fosse profonde que l'on recouvrit de sable. Au matin, lors de son sur la terre, le soleil éperdu chercha Leucothoé; quand enfin il la retrouva, il voulut la réchauffer de ses rayons, mais il était trop tard. Alors, désespéré, Phoebus répandit sur le corps inanimé un nectar divin, en faisant à son amante cette promesse : "Malgrè tout, tu monteras au ciel". Aussitôt jaillit du sol le premier arbre à encens. D'un corps promis à la décomposition, le dieu avait fait un aromate destiné à relier le ciel et la terre...


...Pour les bouddhistes, l'encens servait non seulement lors de cérémonies initiatiques des moines, mais également lors de rites quotidiens du monastère et du clergé local. Offert pour obtenir l'aide des bons esprits, son emploi s'intensifie lors des festivals où des nuages d'encens emplissent l'atmosphère, à l'occasion de baptêmes, d'exorcismes et autres cérémonies. Encens et parfums forment l'une des cinq offrandes sensorielles, qui est une des sept étapes d'adoration.


Pour les bouddhistes japonais, l'usage de l'encens est très courant et il a ainsi influencé le culte japonais, le shinto.


Les chinois recommandent d'en brûler avant de consulter les dieux. L'encens joue également un rôle important lors des cérémonies et des processions funéraires où il agit comme désinfectant et représente le cadeau offert au sens olfactif de l'âme en partance.


A Canton, durant la troisième semaine du douzième mois, on procède à un grand nettoyage de la maison et la fumée de trois bâtonnets d'encens chasse le démon de la pauvreté.


Les romains utilisaient l'encens régulièrement avant et durant leurs sacrifices. Il fut également lié aux exécutions perpétrées sous le règne de l'empereur Decius qui persécuta les chrétiens sans répit. L'encens devint en effet le symbole du chrétien reniant sa foi, qui, pour ce faire, devait brûler quelques graines d'encens devant une idole ou devant l'epereur lui-même...


Certainement pour cette raison, la chrétienté fut lente à adopter l'encens dans ses rites. Pourtant, l'or, l'encens et la myrrhe se placent en tant que symboles de prédiction de l'être et de la vie de l'enfant jésus. Ainsi, les rois mages apportèrent de l'or pour symboliser le soleil, le père ou la force du père, ils apportèrent l'encens pour symboliser le fils, le lien entre l'incarné et de divin, le sacrifice, la souffrance et la purification et ils apportèrent de la myrrhe pour symboliser le saint-esprit, l'éternel...







Extrait : Ecole Lyonnaise de plantes médicinales /1994

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MessageSujet: Re: L'encens   Mar 10 Juil 2007, 13:27

Les différents encens


Lorsque l'on allume un encens c'est toute une atmosphère magique qui se crée autour de nous....C'est le symbole du lien qui unit le visible et invisible. En Inde ils sont utilisés lors des rituels d'offrande pour élever l'âme vers les dieux et entrer en prière. Les encens, présentés sous forme de bâtonnets, peuvent être utilisés aussi pour parfumer une pièce ou pour une approche spirituelle lors des séances de méditation. En effet ils favorisent la relaxation, la paix de l'âme, le bien-être intérieur ...





Encens d'Ambre


Utilisations magiques : cette gomme dispendieuse est utilisée en offrande aux déités ou à la Force Cosmique. Elle transporte les prières et amplifie la méditation. Elle a aussi la propriété de renforcer et stimuler l'amour. Favorise la passion, la sensualité et la virilité. Il est courant de déposer un peu d'ambre sur l'autel, ou sur vos articles car cela amplifie les vibrations magiques. Très utilisée pour la consécration de talisman et de symboles.



Encens d'Anis étoilé


Coutumes : Les orientaux utilisent beaucoup l'anis étoilé pour guérir les coliques et les rhumatismes. Au Japon, on utilise les écorces d'anis étoilé comme encens. Utilisations : L'anis étoilé est reconnu pour développer la conscience psychique. Il est aussi utilisé dans les rituels de chance et de prospérité.



Encens de Benjoin


Provenance : Asie
On l'appelait jadis "le vrai baume". Coutumes : Le benjoin fut utilisé par la médecine grâce à ses vertus antiseptiques et cicatrisantes. Utilisations : Le benjoin est un excellent purificateur, il est utilisé pour "nettoyer" un lieu ou un objet de ses impuretés. Par sa nature, il favorise la prospérité dans le commerce et les activités intellectuelles, aide à se calmer en cas de panique, renforce la vigueur de votre intellect. et est souvent utilisé comme base dans les mélanges d'encens. De plus, utilisé avec du basilic et de la cannelle, il attire la prospérité.



Encens de Bois de santal


Provenance : Inde, Îles du Pacifique
Coutumes : Utilisé comme composant d'encens depuis 4000 ans. Le bois de santal a été longtemps utilisé par les chinois. En Inde, certains temples ont été construits en bois de santal. Semblerait-il que l'odeur y émane encore aujourd'hui. De plus, à Hawaï, certaines demeures ont été construites avec des poutres de bois de santal. Les égyptiens l'importaient pour l'utiliser en médecine et dans la pratique de l'embaumement. Le bouddhisme le considère comme l'un des trois encens intégraux avec le bois d'Agar et le clou de girofle. L'odeur du bois de santal incite à la spiritualité. Il prépare très bien aux rituels de tout genre. Très utilisé en Extrême-Orient, Il suggère l'amour et vous ouvre aux multiples délices de l'existence. Il apporte la joie au foyer. C'est également un aphrodisiaque parfois utilisé lorsqu'une personne souffre de dysfonctions sexuelles.





Encens de Camphre


Coutumes : Les arbres de camphre étaient utilisés pour protéger les portes des temples bouddhistes et taoïstes. Aussi, il semblerait, qu'autrefois, les gens le respiraient pour arrêter les ardeurs sexuelles. Utilisations : Un autre encens purificateur utilisé dans beaucoup de mélange. Il est souvent utilisé pour la consécration/purification de soi et il augmente la concentration lors des exercices psychiques. Aussi, il augmente la vitalité physique.



Encens de Cannelle


Utilisations magiques : La cannelle est souvent utilisée dans les mélanges d'encens destinés à la prospérité, à l'argent et au succès. De plus, elle hausse les vibrations spirituelles des gens et augmente l'énergie physique. Il est utilisé aussi dans les rituels de séduction.



Encens de Cèdre


Provenance : Québec, Canada
Coutumes : Anciennement, le cèdre venant du Liban était très dispendieux et maintenant il est devenu plutôt rare. Il était très utilisé dans la région mésopotamienne et par certaines tribus amérindiennes. Le cèdre canadien aussi appelé l'Arbre de la Paix, comporte un parfait équilibre des polarités masculine et féminine. Il nous aide à atteindre cet équilibre. C'est un excellent purificateur et il attire l'argent sans mauvaise conscience. Il prédispose à la prière, à la sérénité et au calme.



Encens de Champa


Provenance : Inde
Coutumes : Le champa est utilisé en Inde lors des cérémonies se déroulant dans les temples et lors des méditations dans les asharams. Utilisations : Son parfum mystique et transcendant permet d'accéder à la source suprême et est excellent pour la méditation et la relaxation. Le champa purifie, apaise et élève l'esprit. Une fois brûlé, le champa laisse une odeur prononcée de fraîcheur.



Encens de Copal


Provenance : Amérique du sud
Coutumes : Anciennement utilisé par les mayas, les aztèques et certains peuples de l'Amérique de Nord, le copal est aujourd'hui populaire pour des objectifs spirituels. Les mexicains le brûlent dans leur demeure pour purifier et protéger. Idéal pour accueillir agréablement les divinités qui seront charmées par ses senteurs. Sa fragrance, plus subtile que l'oliban, le rend idéal pour les consécrations personnelles. Utilisé pour se purifier soi-même lors d'une déprime et de pensées négatives. Utile pour purifier les cristaux et les pierres avant de les charger. Il encourage la spiritualité, il apporte une sensation de réconfort quand rien ne va plus...





Encens de Fleurs de pommier


Utilisées pour la guérison, son symbole de longévité assure une vie remplie d'amour et de paix. Cet encens est souvent utilisé lors des rituels de réconciliations de couples et pour attirer l'amour.



Encens de Genévrier


Provenance : sud-ouest américain
Coutumes : Les baies de genévrier étaient brûlées pour les dieux et les déesses chez les sumériens et les babyloniens de l'Antiquité. Les égyptiens les incorporaient aussi dans leurs mélanges d'encens. Elles étaient associées aux déesses Inanna et Ishtar. Elles sont beaucoup utilisées au Tibet et dans certaines tribus amérindiennes. Chez les amérindiens, on brûle du genévrier avec du cèdre, de la sauge et du foin d'odeur pour purifier l'ambiance dans un lieu, autour d'un objet ou de l'énergie d'une personne. Le genévrier est aussi utilisé pour se souvenir des rêves et pour purifier les lieux où l'on dort.



Encens de Gomme arabique


Parties utilisées : Résine (gomme provenant de l'acacia)
Coutumes : La gomme arabique est certainement la plus ancienne et la plus connue de toutes les gommes. Les Égyptiens la connaissaient sous le nom de kami et l'auraient utilisée dès la troisième dynastie (2650 av J.C) pour assurer la cohésion des bandages de momies. Cette gomme aurait aussi pu servir à la fixation des pigments des peintures hiéroglyphiques. Sans remonter aussi loin, il est possible d'affirmer sans erreur que la gomme arabique est connue depuis le début de l'ère historique. Utilisations : Elle neutralise les ondes négatives et permet aux énergies positives de se manifester dans un lieu.



Encens de Jasmin


Coutumes : En Chine, on utilise l'arôme du jasmin pour faciliter l'accouchement. Le jasmin est souvent associé à la féminité, dû à sa fragrance, et a souvent été utilisé pour des rituels d'amour. Utilisations : L'odeur du jasmin influence nos émotions, ce qui le rend très propice à être utilisé dans les rituels d'amour. Utilisé aussi pour éveiller le désir sexuel et pour éloigner les troubles de frigidité. L'encens de jasmin aide aussi à détendre l'esprit et le corps. Aide à éloigner la dépression. Cet encens est très efficace pour le travail dans le domaine de l'onirisme. Idéal pour la méditation, il vous apportera la douceur de l'amour, le calme et la paix intérieure.



Encens de Lavande


Coutumes : Il semblerait que l'odeur de la lavande calme les lions et les tigres. A l'époque des empires grec et romain, la lavande était brûlée en offrande pour les déités. Utilisations: La lavande est excellente pour l'harmonie et la détente. En plus de ses vertus purifiantes, il relaxe, apaise et élimine les vibrations négatives. De plus, la lavande aide les gens qui ont des troubles de sommeil et de dépression.





Encens de Myrrhe


Provenance : Arabie
Coutumes : La myrrhe est utilisée dans la magie et dans la religion depuis 4000 ans. Des arbustes produisent la Myrrhe en Arabie. Autrefois, les arbustes d'où provient la myrrhe s'appelaient "baumiers" et le parfum suave de ce suc était si pénétrant que les Israélites et les Grecs le préféraient à l'Encens. La Myrrhe est d'essence Solaire.
Cet encens sacré des temples égyptiens En Égypte, elle était brûlée pour honorer Isis et pour accompagner le processus de momification. Utilisations : Elle protège des mauvais esprits et purifie les lieux. Elle crée une atmosphère de paix. Elle est aussi utilisée dans les fumigations pour la guérison et la méditation. Elle aide à la concentration mentale et améliore la réceptivité et les relations avec l'entourage. C'est un parfum universel pour les rites d'adorations et on l'utilise particulièrement pour les rites de louange. La myrrhe éveille en nous une conscience spirituelle au quotidien. Elle développe la contemplation. La myrrhe amplifie les propriétés des plantes et résines avec lesquelles elle est mélangée.



Encens d'Oliban


Recueilli en Éthiopie, d'essence Solaire, ses vapeurs prenantes lui accordent une place privilégiée. Autre encens sacré d'Égypte.
Coutumes : L'oliban a plus de 3000 ans d'utilité magique et religieuse. Les égyptiens brûlaient l'oliban en honneur de Râ, le soleil. Il est beaucoup utilisé dans les mélanges d'encens dans les églises catholiques. Cet encens pur aide à clarifier la pensée et est donc excellent pour les visualisations et les projections. Peut remplacer tous les autres, pour les rituels. A utiliser en petite quantité en raison de ses propriétés euphorisantes. Utilisations : Un des encens de base le plus utilisé et un purificateur très puissant, au même titre que la sauge. Utilisé pour chasser les énergies négatives et pour exécuter des consécrations de toutes sortes. Il développe la conscience spirituelle et est l'encens par excellence pour communiquer avec le divin. Il est d'ailleurs idéal pour exprimer son amour envers les déités. Il amplifie les autres éléments constituant un mélange d'encens et est utilisé comme encens indispensable. Conseillé à tous ceux qui se trouvent face à un problème apparemment impossible à résoudre.



Encens de Patchouli


Coutumes : En Inde, il est utilisé pour assurer la fertilité masculine. Utilisations : Il est courant d'utiliser le patchouli dans les rituels pour attirer l'argent et la prospérité. Il est aussi utilisé très fréquemment dans les rituels visant à réveiller le désir sexuel et la séduction. Souvent utilisé dans les mélanges d'encens destinés à l'amour.



Encens de Pin


Coutumes : Les anciens rituels de fertilité utilisaient la résine et les aiguilles de pin. Les japonais ont comme coutume d'accrocher une branche de pin résineuse pour assurer l'harmonie et la paix d'une demeure. Utilisations : Il entre dans la composition des encens destinés aux rites de fertilité (terre, femme, animaux), et dans ceux qui sont utilisés au cours des rites destinés à accroître le potentiel viril, ainsi que dans ceux qui sont destinés à prolonger la jeunesse, ou freiner le vieillissement. L'encens de pin brûlé apporte la purification, l'argent et la prospérité.



Encens de Rose


Coutumes : Suite à la christianisation de l'Europe, le symbole et l'utilisation de la rose liée à la Vierge Marie furent interdits à cause de l'association passée avec la Déesse Vénus.
Utilisations : liée aux rituels d'amour. L'énergie de la rose est si forte qu'elle aide les gens à retrouver le désir sexuel. Cependant, elle est aussi utilisée pour neutraliser les mauvaises vibrations d'un lieu et pour rétablir l'harmonie. La rose est aussi utilisée pour augmenter les capacités psychiques et elle est connue pour amplifier les propriétés des autres plantes. Les encens à base de roses attirent l'amour et favorisent la prospérité.





Encens de Sang de dragon


Provenance : Inde
Coutumes : Brûlé autrefois pour assurer le retour des hommes de la guerre. Utilisations : Utilisé comme amplificateur, brûlé avec n'importe quoi, il en augmente les propriétés. Il est aussi utilisé dans des rituels d'amour car il augmente l'appétit sexuel.



Encens de Sauge


Coutumes : Les mages européens folkloriques utilisaient la sauge pour attirer l'argent. Utilisations : la sauge est l'herbe par excellence pour la purification. Elle est beaucoup utilisée par les amérindiens. La sauge est utilisée pour sagesse, protection et guérison. Elle peut être ajoutée à plusieurs mélanges d'encens.



Encens de Vétiver


Coutumes : Le vétiver a été longuement utilisé pour attirer l'argent et la protection. Utilisations : En plus d'attirer l'amour et l'argent, le vétiver réalise les souhaits. Il est l'abondance par excellence.


Encens d'Arabie


De la même famille que l'encens pur, il est utilisé pour les invocations effectuées à l'extérieur, car les Esprits Élémentaires répondent plus vite à ses senteurs.



Encens de Lourdes


Il agit avec une particulière efficacité sur les vibrations féminines. De nature magnétique, dès qu'un rituel est destiné à une femme, il recharge et rétablit les carences éventuelles de la personne concernée.



Encens de Bethleem


Il a les mêmes propriétés que l'encens de Lourdes.



Encens de Nazareth


VaIorisant la sphère Jupitérienne du demandeur (Chesed en Kabbale), il se révèle efficace pour orienter un procès, entretenir de bonnes relations avec son banquier, améliorer sa position sociale, aboutir dans une recherche d'emploi.



Encens des trois Mages


L'Élément Feu (vénusien) domine. Il est employé pour chasser les influences maléfiques, mais aussi pour résoudre les problèmes sentimentaux.



Encens de Jérusalem
De nature plutôt Saturnienne, sa fumée purifie et agit en faveur de celui qui prie. Vous dégagerez ainsi votre maison et votre propre aura des ondes négatives.



Encens pontifical


Il domine, par sa fragrance étrange, le royaume des encens. On reconnaît la senteur de l'Oliban, de l'Ambre et de bien d'autres résines aromatiques. Son pouvoir purificateur et l'universalité de sa nature sont surprenants. Il dégage, purifie et métamorphose les vibrations ambiantes à une vitesse extraordinaire. A utiliser comme encens de base pour tous vos rituels, en ajoutant une pincée d'un autre encens aux propriétés spécifiques.



Encens Silver Lotus


Très prisé lors des rituels d'initiation et de dédication, il développe la prise de conscience et de décision. Il attire l'amour universel.



Encens Heena


De la famille des encens orientaux, le Heena vous aidera à atteindre la sérénité, à trouver la tranquillité et découvrir la vérité.



Encens Majmaa


Un autre encens Amérindien. On l'emploie pour entrer en contact avec les forces divines et communiquer avec elles.



Encens d'épinette


Il favorise la concentration mais, a contrario, il est aussi un aphrodisiaque reconnu.



Encens de résineux : Cèdre, Pin, Sapin....


Ils apportent le calme et la paix intérieure.



Encens de Tilleul


Élimine les pensées négatives projetées par votre entourage. Il sert aussi pour demander une petite faveur spéciale aux divinités.

voir aussi

http://www.charme-et-sortilege.com/accessoires_encens.html

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MessageSujet: Re: L'encens   Sam 04 Aoû 2007, 11:04

L'ENCENS, UNE ODEUR DE SAINTETÉ

Rencontre avec Michel Pryet, fondateur d'Encens du monde



L'odeur a des pouvoirs. Venu d'Inde et surtout d'Afrique, l'encens est toujours employé dans les cérémonies cultuelles. On en atteste l'usage dans l'église catholique depuis le IVème siècle. Les voies de l'encens sont pénétrables... Rencontre avec Michel Pryet, fabricant et négociant d'encens. Il a vécu au Japon, s'est marié avec Yumi et a fondé avec elle en 1993, Encens du monde, une entreprise de fabrication d'encens au naturel.


D'où nous vient le rituel qui consiste à faire brûler de l'encens ?
L'encens est le premier parfum de l'humanité. Il est lié à la découverte du feu et donc des odeurs aussi différentes que les bois, les plantes, les aliments posés sur les braises. Au Japon par exemple, l'encens était lié au culte des Kamis (les dieux de la nature et de l'environnement), qui persiste jusque dans le Japon d'aujourd'hui. Au VIème siècle, l'encens a trouvé une expression nouvelle avec l'arrivée du Bouddhisme.


Le Japon est-il le pays de l'encens ?
L'encens est un média et un moyen d'expression utilisé par de nombreux peuples. La culture de l'encens est liée à l'environnement naturel, aux coutumes, à la spiritualité, à un certain rapport aux odeurs, à la santé et au bien-être. On ne peut parler de pays de l'encens, mais décrire l'expression particulièrement riche de sens et de signification au quotidien qu'a pris l'encens au Japon.


Quelle place tient l'encens dans la culture japonaise ?
L'encens a trouvé au Japon une "expression miroir", d'une rare intensité. Dans sa première forme post-bouddhiste, c'est-à-dire celle de l'utilisation du bois d'Agar et de boulettes d'encens mélangeant de la pâte de miel, du bois et des aromates, l'encens a tout de suite trouvé une expression originale. Il faut lire, pour sentir la culture du raffinement, des lettres, de l'esthétisme qui régnait à la cour impériale à l'époque Heian (Xème siècle), Le dit de Genji, dont la narratrice est une courtisane... (Je conseille la traduction de René Sieffert.)

A cette époque, les courtisanes se parfumaient les cheveux avec de la fumée d'encens. Pour parfumer ses habits, on portait dans ses poches des morceaux d'encens ou alors on plaçait ses vêtements au-dessus de chaufferettes pour les "encenser". L'encens permettait aussi de véhiculer des caractéristiques. C'est comme cela qu'un grand courtisan pouvait se concocter son propre mélange d'aromates...


Cette utilisation de l'encens est pratique. Qu'en était-il de l'utilisation rituelle ?
Il y a deux écoles de cérémonie de l'encens : celle des lettrés, des esthètes qui pratique la cérémonie de l'encens dans la continuité historique de la cour impériale (école Oie Ryu) et celle plus dépouillée des samouraïs et des guerriers (l'école Shinoryu).

Dans l'univers des guerriers qui ont secondé puis évincé un temps les empereurs japonais, l'utilisation de l'encens prend un tour très différent. On revient à une vision beaucoup plus sobre de l'existence. C'est l'époque du Zen. C'est dans cette culture que s'est développée la cérémonie du thé, ou "Sado", codifiée par Sanno Rikkyu. La cérémonie appelait à la méditation et la maîtrise des sens et des gestes. Des encens aux fragrances de bois de santal et de bois d'Agar sont parfois utilisés lors de cette cérémonie. C'est dans ce contexte cultivé et fastueux qu'est née l'école Oie Ryu, celle de la cérémonie de l'encens que l'on appelle le Kodoh des samouraïs.


En quoi consistent ces tournois d'odeur ?
Lors de la cérémonie de l'encens, le maître de cérémonie fait circuler de l'encens parmi l'assemblée selon un certain rituel. A chacun de reconnaître l'encens qui est présenté et de l'écrire sur un papier de calligraphie (Est-il identique au premier ou à un autre déjà présenté ? Quels sont-ils ?) et de composer un poème.
Bien entendu, chaque geste est codifié. L'attitude doit être faite de discipline et de méditation. Le sens général étant celui de l'écoute intérieure. Il faut être disposé à "écouter l'encens".
Le Koh-do n'est pas une discipline ésotérique et guindée, mais un art de vivre ainsi qu'une pratique spirituelle.


Faire brûler de l'encens, est-ce un moyen de lutter contre l'anosmie, cette perte graduelle de nos facultés olfactives ?
Travailler le sens olfactif, c'est écouter ce que les odeurs provoquent en soi, et donc renouer avec l'intégrité de sa nature humaine. Mais c'est aussi trouver dans les odeurs un complément ou un stimulant à sa personnalité. On peut parler de la vague puissante et mystique de l'Oliban, de la fraîcheur juvénile du Jasmin, de la note acidulée et romantique du patchouli, de la douceur affectueuse et stimulante de la cannelle ou de la fabuleuse spirale de calme et de paix du bois d'Agar… Chaque fragrance entraîne une réaction physiologique spécifique selon les individus, même si en général des effets similaires sont ressentis : effet relaxant, tonifiant etc.

C'est en fonction de ce qu'ils évoquent que l'on a pu nommer les encens : "Neige immaculée", "Forêt de fleurs" ou "Vague dorée". Enfin et surtout, l'intellect intervient puissamment pour interpréter, analyser et goûter la senteur. Suivant notre histoire personnelle, ou nos références culturelles, nous percevons parfois la même senteur de façons très différentes. L'encens a donc une dimension physique, psychique et spirituelle.


A chaque contrée, son encens ?
Façonnés par des générations d'artisans, les encens sont l'expression des peuples, de leurs cultures et de leurs modes de vie. Les encens indiens sont généreux et diversifiés, les encens japonais sont subtils et emplis de force intérieure, les encens tibétains sont rustiques et boisés, les encens en résines du monde entier ont une puissance aromatique extraordinaire...

L'usage des encens constitue déjà en soi une expression culturelle et spirituelle. Les peuples d'Afrique du Nord incluent les encens dans de nombreux gestes quotidiens : pour honorer un invité, porter chance ou purifier un lieu ou une personne… Les Balinais ou les Indiens en font un élément indispensable qui délimite les moments de la journée que l'on consacre à la spiritualité un véhicule pour renouer avec le Divin.
Certains encens Japonais, "les encens messagers", se consument en laissant apparaître en filigrane un message écrit, un mantra. Messagers de l'aspiration des hommes à progresser sur la voie de la libération, supports à la méditation, ces encens sont utilisés rituellement pour accompagner la récitation des sutras.


A lire
Le Dit du Genji, de Murasaki Shikibu, traduction de René Sieffert.

Le site
http://www.encensdumonde.fr

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MessageSujet: Re: L'encens   Sam 04 Aoû 2007, 11:08

L’encens en résine et son charbon ardent...

Originellement l’encens n’est en fait que la résine produite par un petit arbre de la famille des térébinthacées (Burséacées), le Boswelia sacra.
Par extension cette dénomination d’encens s’étend à d’autres résines pures comme l’oliban (Boswelia thurifera), la myrrhe (Commiphora molmol, Commiphora abyssinica), le benjoin (regroupant plusieurs résines comme le benjoin du Siam (Styrax Benzoin), le benjoin de Sumatra (Styrax oppoponax), le benjoin du Vietnam (Styrax Tonkinense), le benjoin de Chine (Styrax sinense)... ) et également à la résine de Balsamodendron opobalsamum et Gileadense ainsi qu’à la résine de Commyphoro opobalsanum connues autrrefois, en parfumerie, sous la dénomination de Baume de la Mecque, Baume de Judée ou Baume de Giléad.

De tous temps, l’encens désignait donc une résine aromatique dont le parfum s’exhalait lors de sa combustion lente (insense). Cet encens, en fonction de sa provenance pouvait, et peut encore, se composer de ces diverses résines habilement mélangées ou utilisées pures. Le mode de combustion le plus habituel et le plus traditionnel consiste donc à déposer cette ou ces résines sur un charbon ardent ou, éventuellement, sur une pierre chauffée jusqu'à incandescence. L’art du parfumeur et sa connaissance des différentes résines lui permet, grâce à une infinité de mélanges subtils, de doser cet encens en fonction de son utilisation et de sa destination.
En Chine, par exemple, on distinguait six sortes de mélanges d’encens... le tranquille, le reclus, le luxueux, l’esthétique, le raffiné, le noble. Il est donc fort possible de concevoir un mélange propice à la méditation, un autre favorable à un travail intellectuel, un susceptible de purifier un lieu, un permettant de favoriser le sommeil ou au contraire la veille, un propice aux cérémonies religieuses ou civiles, un destiné à la consécration d’un rite, un capable d’éveiller les désirs... Tout est simplement fonction du dosage.

Le benjoin passe pour " fixer l’esprit " et accroître la concentration, la myrrhe, au contraire est plus sensuelle tandis que l’oliban est réputé pour son caractère mystique et, donc, plus utilisé pour les cérémonies à caractère sacré.
Ce même parfumeur peut, également, adjoindre à ces résines des essences aromatiques ou même des plantes odoriférantes qui soulignent ou accroissent les particularité de chaque mélange. Les amateurs d’encens sous forme de résine apprécieront donc tant des mélanges harmonieux résultant du savoir faire d’un parfumeur ou, plus simplement, des encens traditionnels en provenance de divers sites de production et correspondant à un état d’esprit particulier.
Jadis et encore souvent maintenant ces encens naturels étaient très souvent produits, récoltés, préparés, mélangés par diverses congrégations religieuses, de toutes tendances et de toutes confessions, qui les utilisent dans certains de leurs offices.
On peut donc trouver, par exemple, de l’encens bouddhiste tibétain, de l’encens bouddhiste indien, de l’encens bouddhiste japonais, de l’encens bouddhiste thaïlandais... qui possèdent pour chacun d’entre-eux des particularités spécifiques souvent en rapport avec les différentes aspirations de cette même religion. Ce qui est vrai pour le bouddhisme l’est également pour le catholicisme ainsi que pour les autres... et un encens " orthodoxe " ne sera pas semblable à un encens " progressiste " ! L’intérêt des parfumeurs est souvent de savoir adapter au mieux ces encens classiques à une autre utilisation que celle prévue par les religieux. Il est facile de comprendre qu’un encens destiné à un grand cérémonial d’enterrement ne conviendra pas tout à fait pour parfumer son salon avant la visite d’amis bons vivants. Le fait de brûler de l’encens sur des charbons ardents confère toujours à celui-ci un sens du rituel que ne possèdent pas les baguettes... Il convient, également, de savoir doser les grains de résine faute de se retrouver dans un brouillard impénétrable ou de voir les voisins appeler les pompiers. Mais, avec un peu d’habitude il s’agit là de l’encens des vrais connaisseurs que rien ne pourra remplacer. Il y a le même rapport entre l’encens en grains et l’encens en baguettes ou clous fumants qu’entre le thé en feuilles et le thé en sachet. Les encens en baguettes ou en clous combustibles Les Asiatiques étant des gens fort pratiques et inventifs, ils recherchèrent depuis des siècles le moyen d’utiliser l’encens avec le moins de contraintes surtout lorsqu’il s’agit d’une utilisation commune ne nécessitant pas une implication par trop officielle. Ils continuent donc à utiliser l’encens en grains lors de la plupart des grandes cérémonies mais préfèrent souvent, pour plus de commodités, l’usage de baguettes, de spirales ou de clous fumants.
Il s’agit également d’une mesure économique bien compréhensible... on veut bien honorer journellement les Dieux, les Ancêtres, les temples et les sanctuaires, les tombeaux et autres lieux consacrés mais on ne peut pas y consacrer toute sa fortune. Il était donc tout à fait naturel, sinon normal, de trouver le moyen le plus efficace de restreindre le coût de production et surtout d’utilisation de l’encens. La résine d’encens (oliban, benjoin, myrrhe... ) est donc broyée très finement puis mélangée à un support combustible de manière à obtenir une fumigation plus ou moins lente. Ce support combustible peut être constitué de diverses matières... sciure très fine de bois, charbon de bois pilé, plantes séchées et réduites en poudre (armoise, sauge... ) mélangées à du nitrate de potasse pour entretenir la combustion. Ce support étant, par définition, plus ou moins poreux il est possible d’adjoindre également des essences parfumées ou des parfums de synthèse. Afin de maintenir la cohérence du mélange surtout lorsqu’il s’agit de baguettes, on utilise des tiges végétales de bambou ou d’achilée. La taille et la forme de ces " supports " varient considérablement puisque ils peuvent consister en d’énormes serpentins pesant jusqu'à près d’un quintal, utilisés dans de nombreux temples en Chine, au Japon ou en Inde, jusqu'à des baguettes épaisses de quelques millimètres et très fragiles en passant par des clous fumants de la forme d’un cône et de la taille d’une orange, d’une noix, d’une noisette ou d’un petit pois... Il va sans dire que ce mode de fabrication, au demeurant très traditionnel, permet, malheureusement toutes les falsifications... et, parfois, le bâtonnet à brûler n’a d’encens que le nom puisqu’il se compose d’un support neutre imbibé de parfum de synthèse à bon marché.
Il est vrai que, pour un non connaisseur, le véritable encens en baguette ou en cône n’est pas aussi flatteur qu’une espèce parfumée industriellement. Une fois de plus, le parallèle avec le thé s’impose... Un thé brut de la meilleure qualité, fut-ce une espèce des plus rares, nécessite pour l’apprécier pleinement un certain effort souvent lié à un fait culturel... alors qu’un vulgaire thé parfumé à l’essence artificielle de fruits ou de fleurs flatte et surprend le palais plus habitué à des boissons industrielles... S’agit-il encore de thé ? Pour les vrais amateurs ce serait un crime que de simplement le préparer dans leur théière destinée aux grands crus. Malgré tout, certains producteurs, souvent des artisans, produisent des baguettes et des cônes très honorables. Les cônes japonais sont, ainsi, très réputés, faciles d’utilisation, et permettent de parfumer très agréablement une pièce ou un lieu de pratique. Ces encens de bonne qualité portent bien souvent la mention " essences naturelles " ... malheureusement le plus souvent en chinois, japonais, sanscrit ! Le fait que soit indiqué sur le paquet " Encens naturel " est déjà un bon point. Concernant les fameuses baguettes, ou bâtonnets, il convient encore de savoir que tant en Chine, au Japon, en Corée, au Vietnam... donc dans les pays ayant subi une influence culturelle ou religieuse issue de Chine... qu’on les utilise en nombre impair à moins qu’il s’agisse d’une offrande mortuaire où ils sont brûlés en nombre pair.
par Georges Charles - Extrait de l'article paru dans le magazine TAO-YIN en 1998
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MessageSujet: epices, encens...................   Lun 28 Mar 2011, 03:35




Rôle historique des épices et des aromates.

L'histoire des épices débute 4000 ans avant notre ère sur la côte de Malabar au sud-ouest de l'Inde. Le premier homme à cueillir du poivre pour améliorer le goût de son riz fut le précurseur d'une course folle dans la recherche de nouvelles flaveurs permettant d'agrémenter sa nourriture de base.

Bateau avec un éléphant chargé d'épices traversant un fleuve

Si la plupart des épices sont originaires de l'Inde et de l'Indonésie actuelle, cela n'est pas du au hasard mais aux statistiques. Un coup d'oeil sur cette carte climatique vous montrera que ces pays sont situés dans des régions bénéficiant d'un climat équatorial ou de mousson. Le climat équatorial se caractérise par une chaleur et une humidité très élevées tout au long de l'année. Pour la végétation, c'est le climat le plus favorable et cela explique pourquoi il y a dans ces régions 10 ou 15 fois plus d'espèces de plantes différentes que dans des régions situées plus au nord ou plus au sud.
Pour les mêmes raisons, l'Amérique Centrale et le nord de l'Amérique du Sud sont le berceau de plusieurs épices : la vanille, le piment mais aussi la tomate, les haricots, le tabac etc.
Seule l'Afrique Équatoriale déroge à cette règle malgré un climat équivalent. En effet rares sont les espèces originaires de cette région sans que l'on puisse trouver une raison logique à cet état de fait.

Il ne faut pas oublier que la diversification de notre alimentation n'est que très récente et qu'elle ne concerne qu'une faible partie de l'humanité.

Les nomades de tous pays connaissent depuis toujours les avantages des épices : Facilité de conservation séchée et faible encombrement.
Les commerçants qui approvisionnaient l'Europe appréciaient ces qualités et y ajoutaient une très forte plus-value du fait du mystère entourant ces marchandises.
L'Histoire nous apprend que l'exotisme et la noblesse de ces produits ont conduit quelquefois à des exubérances. Certaines recettes d'Apicius (IVème siècle de notre ère) comportent un nombre impressionnant d'épices et de plantes aromatiques.

A la fin du Moyen-Age, un tiers des recettes comportait du safran et la consommation de moutarde a atteint des sommets. Plus de 300 litres pour un seul repas servi en 1336 par le Duc de Bourgogne.
Les grands découvreurs du XV ème et du XVI ème siècle ont favorisé l'apparition de nouvelles épice : Piment, vanille, toute-épice était alors directement liée à l'approvisionnement et aux prix pratiqués. Les cours pouvant varier de un à dix suivant les arrivages, cela a favorisé la découverte de plantes indigènes servant de succédanés.
La Révolution Française et ensuite l'Empire ont limité fortement l'importation de plantes exotiques et il faudra attendre le XXème siècle pour qu'à nouveau l'engouement pour toutes ces plantes relance leur consommation.

De l'antiquité à la fin du moyen âge

Les premières descriptions de caravanes terrestres sont dues à Hérodote (vers 500 ans avant notre Jonque chargée d'épices

ère) qui décrit les convois partant pour un dangereux périple de trois ans qui devait les conduire jusqu'en Chine.
L'énormité de ces caravanes, parfois plus de mille bêtes de bât, l'insécurité des routes de l'époque et les nombreuses difficultés rencontrées justifiaient les prix exorbitants et le culte voué à ces merveilleuses marchandises que sont les épices.
L'attrait pour les régions, entre autres, productrices d'épices, poussa Alexandre le Grand jusqu'à l'Hindus qu'il atteignit en 326 avant Jésus Christ.
Les romains, à l'époque de Pline l'Ancien (23-79) ne connaissaient pas, quant à eux, la Chine. Ils ne pratiquaient le commerce des épices qu'avec les commerçants Arabes et Perses.

Ceci a sûrement contribué au déclin de l'Empire Romain. Les prix pratiqués à Rome atteignaient le centuple des prix d'achat. La multiplication des intermédiaires et les quasi-monopoles en place réussirent à maintenir des prix inimaginables aujourd'hui et cela, jusqu'au début du Moyen-Age.
Voici par exemple l'histoire du muscadier. Cet arbre fournit des fruits toute l'année, jusqu'à 2000 graines par an et par arbre, et ce, sans soin particulier et pendant plus de 80 ans. Et pourtant la livre de macis se négociait à la fin du Moyen-Age l'équivalent d'une demi-vache et de trois moutons.
Durant tout le Moyen-Age les différents pouvoirs en place en Europe ont largement profité du négoce des épices pour lever de très lourdes taxes.
Les épices, et le poivre en particulier, ont très souvent été utilisées comme monnaie à part entière. Cela a laissé de nombreuses expressions qui enrichissent la langue française.
Il faudra attendre la fin du XIIIème siècle et le récit de Marco Polo pour pouvoir se faire une idée un peu plus précise de la répartition géographique et des méthodes de production des différentes espèces.
Venise a su profiter du transport des armées partant pour les Croisades pour mettre en place une importante flotte. Elle deviendra entre le XIème et le XVème siècle la capitale européenne du négoce des épices.
La fermeture, en 1453, de la route des Indes par les Ottomans marquera la fin du Moyen-Age.
Lorsque les épices écrivent l'Histoire


En 1492, Christophe Colomb découvre le continent américain mais c'est bien l'Inde et ses épices qui sont recherchées.
En 1498, Vasco de Gama franchit pour la première fois le cap de Bonne Espérance et réussit à atteindre la côte de Malabar au sud-ouest de l'Inde puis, en 1502, l'île de Ceylan (Sri Lanka actuel).
Fernao de Maglhaes dit Magellan part en 1519 pour le compte du roi d'Espagne. Après un hivernage difficile, il découvre le détroit qui porte son nom et remonte l'océan Pacifique jusqu'aux Philippines où il est tué par le chef d'une tribu locale : Lapu Lapu.
Sur les 265 membres de cette expédition, seuls 18 d'entre eux rentrent après le premier voyage autour du monde. Les cales du seul bateau rescapé sont remplies de clous de girofle confits.

Toute cette époque a marqué le début des différentes colonies établies par les pays européens. Les sommes d'argent colossales que représentait le négoce de ces produits d'épicerie ont sans arrêt attisé les rivalités et la concurrence fut impitoyable entre les différentes puissances de l'époque :
Les Anglais prendront pieds aux Indes.
Les Hollandais en Inde orientale (Indonésie).
La France s'installera à Madagascar et à l'île Bourbon (île de la Réunion).
Les Portugais, qui contrôlaient en 1524 : Java, Sumatra, Malacca et Madagascar se replieront plus tard vers l'Afrique et le Brésil.
Les Espagnols, surtout présents en Amérique du Sud et aux Philippines feront connaître au reste du monde : La vanille, le piment et la tomate.
Pierre Poivre, un nom prédestiné, mettra 22 ans (de 1748 à 1770) pour briser le monopole sur les muscadiers et les girofliers. Ce monopole avait été mis en place par le Portugal, il fut maintenu ensuite par la Hollande. En effet, ceux-ci détruisaient systématiquement les cultures ne leur appartenant pas. De cette époque vient l'habitude de chauler les noix de muscade afin de les rendre stériles.
Les botanistes français eurent bien du mal à subtiliser de jeunes plants pour les implanter à l'île Maurice et plus tard sur d'autres territoires.
Aujourd'hui, c'est le Zanzibar (Tanzanie) qui est le premier producteur de clous de girofle.
http://stephkup.nexenservices.com/epices/affichage/aveccss.php?rub=histoire






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MessageSujet: Re: L'encens   Lun 28 Mar 2011, 03:38

UNE ROUTE MYTHIQUE...

Depuis des temps immémoriaux, les résines de myrrhe et d'oliban sont utilisées pour le culte ou l'usage quotidien dans toute la partie orientale de la Méditerranée.

Issues des régions de production situées dans le sud de la péninsule arabique (actuel Yemen et Oman) et dans la pointe est-africaine (actuelle Somalie), ces résines précieuses et prisées ont été, dès le premier millénaire avant notre ère, l'objet d'un commerce florissant et dynamique. Une des références les plus anciennes concerne l'Egypte et le commerce de la myrrhe avec le pays de Punt (actuelle Somalie), plus de 15 siècles avant JC. Gros consommateurs de myrrhe, élément essentiel pour embaumer les morts, les Egyptiens ont été à l'origine du commerce de l'encens.

Plus tard, lorsque les relations avec le pays de Punt se sont raréfiées, les Egyptiens se sont tournés vers l'Arabie et la voie caravanière. La route terrestre de l'encens était née. Dès lors, et pendant plus de 10 siècles, cette route mythique de l'encens a approvisionné en résines précieuses le monde oriental et le monde classique.

Au IX° siècle av JC, la reine de Saba, décidée à rencontrer le roi Salomon, troisième roi des Hébreux et successeur de David, emporte dans son périple, un convoi énorme d'hommes et de chameaux chargés d'or et d'encens. Dès le VII° siècle av JC, une route terrestre est en place, de manière prouvée, depuis les régions de production, le Dhofar, l'Hadhramawt, le Mahra et le Punt relié à la côte arabique par des liaisons maritimes, jusqu'au port de Gaza, passage obligé vers le commerce méditerranéen.

Au cours des siècles, toute une économie florissante s'est mise en place le long de cette route terrestre assurant le développement de nombreuses cités et oasis situées dans la partie occidentale de la péninsule arabique. Ainsi, au départ de Qana (Bi'r Ali), de Salalah, les caravanes chargées de myrrhe et d'oliban prenaient la direction de Sayun (saiun), de Shibam, de Marib (dans la contrée de saba) avant de prendre la route de la Mecque puis de Yathrib (Médine) et de continuer leur périple vers le nord, par Dédan (Al-Ula), Al-Hijr (Mada'in Salih) avant de traverser le Wadi Rum (situé dans l'actuelle Jordanie) pour arriver à Petra, dernière étape avant le port de Gaza. De là, les navires chargés de ces précieuses senteurs, désservaient les pays méditerranéens, l'Europe...

Ainsi, en trois ou quatre mois, durée raisonnable pour acheminer l'encens de Qana à Gaza, les résines mystiques passaient de contrées inconnues sur lesquelles couraient mille légendes et histoires fabuleuses au monde connu et "civilisé", le monde méditerranéen. Jusqu'au début de l'ère chrétienne, la route terrestre de l'encens fut essentielle et prospère. Son déclin s'amorça sous la pression des tribus arabes qui vinrent déstabiliser les cités-états sudarabiques et entravèrent, par d'incessantes attaques le trafic des caravanes. De plus, le développement des voies maritimes au temps des Grecs et des Romains et la mise en évidence de l'existence des vents de moussons (1er siècle av JC) ont permis d'emmener les navires jusqu'en Inde.

Dès lors, la route de l'encens allait faire place à la route des aromates et devenir un axe mineur en comparaison de la route des Indes. L'encens d'arabie et d'Afrique, concurrencé par les encens venus d'orient, continua pourtant de brûler en grande quantité dans le monde romain. A l'aube du XIV° siècle, la production d'encens arabique s'était, certes, ralentie mais elle trouve toujours preneur et Marco POLO, de passage près d'Aden (Yemen) remarque une forte production d'encens blanc dont les seigneurs tirent grand profit.

Aujourd'hui encore, au Yemen et en Somalie, on extrait toujours la précieuse résine d'oliban selon les méthodes ancestrales même si la majeure partie de la production est réservée au marché intérieur.



http://www.encens-compagnie.com/enc-infos/route.htm


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L'encens

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