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 Parfum, Neurobiologie des odeurs, Aromathérapie vibratoire .

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AMBRE



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Lion Tigre
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MessageSujet: Parfum, Neurobiologie des odeurs, Aromathérapie vibratoire .   Lun 28 Mai 2007, 17:14

Parfum, encens, aromathérapie....

Géographie et parfums
Ce soir, grâce à notre invitée Emilie Devienne, journaliste indépendante depuis une quinzaine d’années, a vécu au Canada et en France, nous allons parcourir le monde en humant toutes ces plantes odoriférantes qui constituent les parfums. Le pouvoir évocateur de l’odorat éveille en nous une certaine nostalgie et nous entraîne à faire un voyage dans le temps ,dans le monde de nos souvenirs. Merci Emilie d’embaumer cette soirée printanière avec mille senteurs. Le parfum, comme la terre, est une empreinte de l’âme.


Introduction Quand la géographie prend en compte les odeurs

Habituellement, le géographe fait appel à son regard. Avec le texte, la carte, l’image satellite, la photo, il met l’accent sur ce qu’il voit. Ce soir, je vous propose de solliciter son odorat et, partant, son imaginaire. On ne peut fermer ses narines comme on ferme ses yeux !

Le géographe Paul Claval, prononça un jour à la Sorbonne une conférence intitulée : « Littérature de voyage et géographie des odeurs ». Il expliqua que si les travaux géographiques ignorent les odeurs, c’est notamment parce qu’une volonté d’assurer à la géographie un « statut scientifique indiscutable : la vue assure une prise plus objective et dont il est plus facile de parler avec précision que ce n’est le cas de l’odorat. » par opposition au voyageur qui, lui, raconte en tenant compte de ses perceptions, impressions.

L’odeur qui est liée au milieu physique (par exemple les plantes odoriférantes dans les pays chauds comme la lavande, le thym, la badiane, la girogle, la vanille) se situe au carrefour de la physiologie, de la psychologie, de la culture et de la linguistique. D’ailleurs,on peut sans crainte affirmer que l’odeur a sa géographie. En témoigne notamment un livre publié en 1998 chez L’Harmattan, sous la direction de Robert Dulau et Jean-Robert Pitte, « Géographie des odeurs ». On peut notamment y lire en conclusion : « Puissent les géographes ne pas oublier le sensible dans l’organisation de l’espace. ». Or, l’odorat participe de ce « sensible ».

En 1947, André Siegfried, un autre géographe, membre de l’Académie française, politicologue, économiste, sociologue et historien explique lors d’une conférence à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris intitulée « Quelques aspects mal explorés de la géographie : la géographie des couleurs, des odeurs et des sons. » : « Il existe des zones d’odeurs répondant à des civilisations, à des régions, avec des frontières, quand on passe de l’une à l’autre. Par exemple, le parfum n’est pas le même au Caire (parfum arabe, chameaux dans les rues annonçant l’Inde), à Constantinople (parfum turc annonçant la Russie), à Marseille et pourtant, ces trois villes relèvent d’une même communauté méditerranéenne. »

Grâce au pouvoir évocateur des parfums, nous allons voguer dans l’émotion, la sensualité, le voyage, l’évasion, le rendez-vous, la beauté, la séduction, l’élégance, le prestige ...

I La géographie à chaque tournant de l’histoire des parfums

Queques repères...

Le parfum a probablement des origines égyptiennes. On trouve déjà à Thèbes une fresque représentant un bateau voguant vers le pays de Punt (probablement l’Arabie et la Somalie actuelle) pour aller chercher de la myrrhe et d’autres senteurs.
Jadis, entre l’Arabie et la Perse, le baume de la Mecque et le térébinthe de la Mer Rouge, le nard de l’Inde et le camphre justifiaient de périlleuses expéditions jusqu’aux confins du monde connu.
Déjà Rome au temps de l’Empire romain avec son statut de principal port de la Méditerranée était appelée la Capitale du Parfum et s’enrichit grâce au commerce de tout ce qui contribue à fabriquer un parfum (plantes, fleurs, graines...)
Elle est supplantée au XVIIIe par Grasse comme capitale mondiale du parfum.
Au XIe siècle, le Bigaradier est introduit en Occident par les Arabes. Il donne des odeurs différentes, notamment l’essence de néroli ou de fleur d’oranger suivant le mode d’extraction. Le mot Néroli trouve son origine en mémoire de la Princesse Orsini de Neroli qui, vers 1680, mit cette essence à la mode. Femme de Flavio degli Orsini, Duc de Bracciano, chef de la puissante familles des Ursins, et plus âgée qu’elle de 22 ans.
Dès le début du XIVe, on s’inonde d’eau de fleur d’oranger venue d’Espagne. Apparaît L’Eau de la Reine de Hongrie, offerte à Charles V. Elle est à base de fleur d’oranger, esprit de rose, extrait de menthe, citron et romarin. À ce jour, elle demeure le plus ancien parfum connu à base d’alcool. Elle séduit Jeanne 1, reine de Hongrie quand elle séjourne en Provence.
C’est à Venise, en 1555, que naît le premier traité européen de la parfumerie. Le parfum y est utilisé sur les masques de velours, les joyaux, et les oiseaux domestiques !
Catherine de Médicis à la Renaissance lance la mode du parfum à Paris.
Joséphine lance la mode des parfums exotiques, notamment à base de vanille et de cannelle, influence de son enfance créole.
Napoléon III Eau de Cologne impériale Guerlain. L’impératrice Eugénie l’employait pour lutter contre ses migraines.



III Des voyages et des hommes

Tous les grands nez parcourent le monde à la recherche d’idées nouvelles, d’impressions, d’images olfactives. Ils voyagent également pour trouver sans cesse les meilleures bases naturelles, les meilleurs ingrédients pour les jus. Jean-Paul Guerlain, par exemple, n’achetait et ne fait encore acheter la bergamote qu’en Calabre, la tubéreuse et le santal en Inde. Serge Lutens, Lillois d’origine est fortement marqué par la culture marocaine, possède d’ailleurs une superbe maison à Marrakech et, nez de Shiseido, il navigue en même temps entre deux cultures. « Le Maroc est à l’origine de ma parfumerie », dit-il.

On pourrait faire un aparté à propos des nez et comparer les nez ¦nologues et les nez parfumeurs. Seules l’expérience et l’intuition leur permettent de savoir quand ils sont parvenus au produit final. Un parfum peut naître rapidement ou exiger des années. Pour Nahéma, par exemple, il a fallu plus de 900 essais avant de revenir à une des premières compositions ! Dans le cas du vin, la projection dans le temps tient à la nature même de la matière travaillée.

Le parfum signale ce que nous voulons être et des attirances culturelles. Parmi les différences culturelles, quelques exemples à signaler : Dans les pays du Nord, influencés par le « politically correct », il est de bon ton d’aseptiser, de débarrasser des odeurs de la vie courante et de masquer par un parfum. L’odeur du musc est moins valorisée dans les pays asiatiques qu’en Afrique, en Grande-Bretagne et en Australie. L’odeur fruitée de la banane est plus fortement appréciée dans les Caraïbes, les Amériques centrales et du Sud, l’Asie et l’Afrique, moins aux USA et en Europe. L’odeur de la rose fait l’uninimité, surtout en Afrique et en Amérique Latine. Une étude a montré que ce sont les habitants des pays d’Afrique qui possèdent l’odorat le plus développé. À la traîne de la sensibilité olfactive : USA et Japon. Les Espagnoles, depuis leur enfance ont l’habitude d’employer de l’eau de cologne. Bilan adultes, elles aiment les odeurs fraîches, les eaux de toilette. Donc les notes espérées. Les Anglaises préfèrent les arômes doux et apaisants, poudrés. Elles utilisent plutôt des produits pour le bain et du talc (les Françaises n’aiment pas du tout ce produit en général) que du parfum proprement dit. La lavande est le summun du raffinement pour eux, alors qu’en France, la lavande est surtout pour les hommes. Quand on parle d’odeur « nature », les Allemands évoquent plutôt la forêt et l’herbe, alors que les Japonais pensent plutôt aux fleurs.

Selon les pays, les climats, un même parfum peut sembler soutenable ou irrespirable ! Question de climats, mais aussi parce que la peau réagit différemment. Même remarque avec les saisons.

IV La géographie des matières

Les parfums sont composés de produits d’origines animale et végétale. Parmi les produits d’origine animale :
la civette : secrétion glandulaire de ce mammifère carnivore femelle (Ethiopie, Est de l’Afrique)
le musc Tonkin : secrétion du chevrotin mâle (Himalaya, Sibérie)
le castoréum : Glande prépuciale du Castor mâle de Sibérie, (Alaska)

Cependant, les matières sont essentiellement d’origine végétale :
les Comores : le Ylang Ylang et le Gardenia.
la Turquie et la Bulgarie : la Rose.
La Tunisie et le bassin méditerranéen : la Fleur d’oranger.
L’Egypte : le Géranium et le jasmin.
Le Vénézuela, la Guyane et le Brésil : la Fève Tonka.
Florence : les Iris.
La Réunion : la vanille, le géranium, le vétiver,le ylang-ylang.
Grasse, l’Inde, l’Egypte et le Maroc : le jasmin.
Java et les Seychelles : le patchouli.
L’Inde : le safran.
Siam, Malaisie (Sumatra), Laos, Vietnam : le benjoin.
Asie Mineure (surtout la Turquie) et Amérique du Sud (Honduras, Guatemala, Mexique) : Le Styrax.

Outre les matières animales et végétales, la chimie de synthèse apporte également de nouveaux horizons. Ce n’est pas nouveau, depuis environ 165 ans, de nouvelles senteurs sont ainsi créées. Par exemple, en 1868 la synthèse de la coumarine est au point. En 1869, c’est l’héliotropine et en 1876, la vanilline. Après tout, Ernest Beaux, célèbre nez de Chanel auquel nous devons notamment le N°5, le N° 22 et Cuir de Russie, ne disait-il pas en 1952 : « C’est sur les chimistes qu’il faudra compter pour trouver des corps nouveaux grâce auxquels pourraient éclore des notes originales. Oui, pour le parfum, l’avenir est surtout entre les mains de la chimie. »

V Nommer, c’est déjà partir...

Appeler des parfums de noms inspirés de la géographie, des paysages, des ambiances de voyage, n’est pas une pratique nouvelle. Par exemple, dès 1890, un parfumeur français installé à Moscou, Rallet, crée : « Le Lys du Nil ». En 1925, Jeanne Lanvin crée « Kara Djemoun », après un voyage en Egypte.

Les anecdotes sont nombreuses autour de la création de parfum associée à l’univers de la géographie. Retenons-en seulement quelques unes :

Shalimar de Jacques Guerlain, créé en 1925 : Cet oriental doux est un hommage à l’Inde, à ces jardins envoûtants de Shalimar où le souverain monghol Shah Jahan fit construire le Taj Mahal, un temple dédié à l’amour éternel pour sa belle épouse Mumtaz Mahal.

Vol de Nuit de Jacques Guerlain, 1933. Une création en hommage à l’aviateur Antoine de Saint-Exupéry et en l’honneur également de la compagnie Air France lancée cette année-là.

Samsara de Jean-Paul Guerlain, 1989 : Cet oriental, boisé, fleuri propose un itinéraire à la croisée de deux cultures, Orient & Occident. La flacon est rouge = le sacré en Orient et reprend la silhouette d’une danseuse khmère du musée Guimet, le bouchon = ¦il de Bouddha, symbole de méditation.

Fidji de Guy Laroche en 1966 : Guy Laroche est un créateur comblé dont les robes sont portées par les plus belles femmes du monde. Pourtant il songe à autre chose, une collection d’été empreinte d’exotisme et soudain, il comprend : la femme doit être entourée d’un sillage qui la rende à la fois plus proche et plus lointaine. « L’attrait des terres lointaines, l’évasion enfin accessible, l’exotisme... » Le slogan : « La femme est une île, Fidji est son parfum ».

Rive Gauche d’Yves Saint-Laurent, 1971 : Un parfum vif et audacieux comme la femme Rive Gauche sûre d’elle-même, décidée, qu’on ne fait pas attendre, femme d’humour, provocatrice, conquérante...

Opium, YSL, 1977 : Rencontre de l’Orient et de l’Occident.

5th Avenue, Elisabeth Arden, par Jimmy Bell, 1997 : Une fragrance qui reflète la sophistication, le luxe, le style et le dynamisme de la Cinquième Avenue au c¦ur battant de New York.

Arabie, Serge Lutens, 2000 : « Ici le nom a précédé l’odeur. Rêvant de sultans, de califes, de sérails... Dans l’Antiquité, on considérait tout ce qui est sec comme d’essence noble et inversement, l’humidité provoquant, elle, la dégradation autant de la matière que de l’esprit. Dans cette approche, j’ai donc essayé de rassembler tous les éléments qui peuvent évoquer le divin en séchant : les figues, les dattes, les noix, les raisins de Corinthe, les écorces de mandarines... »

Ambre Sultan, Serge Lutens, 2000 : Créé à partir d’un morceau d’ambre que l’on lui a présenté lors de son premier voyage à Marrakech en 1968. Il l’a conservé dans une boîte en loupe de thuya et le mélange de deux odeurs au fil des années lui a inspiré ce parfum qu’il porte à l’occasion.

« Contes d’Ailleurs », Baccarat, Christine Nagel. Trilogie pour clore le siècle : Une Nuit étoilée au Bengale, 1997 : Un hommage à l’histoire des Indes florissantes éternelles et sacrées.

Les larmes sacrées de Thébes, 1998 : Christine Nagel veut « exprimer un sortilège » dans l’esprit de ce paysage odorant, froissement lancinant des papyrus.

Un certain été à Livadia, 1999 : Avec ce musc oriental, Christine Nigel nous emmène en Crimée, à Livadia, paradis perdu sur les bords de la mer Noire. Dans les jardins du Palais de Livadia, dernière résidence d’été des tsars.

Roma, Laura Biagiotti, 1988 : Déclaration d’amour de Laura Biagiotti pour sa ville de naissance, la ville éternelle, culture antique, vie de paradoxe entre morale papale, exubérance de la mode, du cinéma....

Sables, Annick Goutal, 1985 : Elle a créé ce parfum pour son mari en souvenir d’un voyage pendant lequel il lui avait demandé de recréer l’odeur saisissante des dunes de sables emplies d’immortelles sauvages fouettées par le vent du large.

Eau du Fier, Annick Goutal, 2000 : Imaginée sur les rivages du Fier, cours d’eau de l’Île de Ré où elle avait une maison.

Cuir de Russie, Chanel, 1924, Ernest Beaux : Monsieur Beaux vient s’installer à Paris à la demande de Mle Chanel. Le cuir n’est ni le côté peau de bête, ni fourrure, ni rustique. C’est le classicisme, une famille de parfums, des notes fumées de bouleau ou du bois de cade marié avec le foin et le tabac.

Byzance, Rochas, Nicolas Mamounas, 1987 : Dans la basilique San Vital de Ravenne, Nicolas Mamounas fut séduit par les mosaïques et les cuivres. Le musc triomphe dans ce floral. C’est tout le classicisme et la rigueur de l’immense univers Gréco-romain qui rencontrent l’amplitude des fastes et folies de l’Orient.

Conclusion : Le parfum, un avant-propos qui fait le tour du monde

L’objectif est de cultiver sa différence et comment mieux se différencier qu’en habitant totalement l’univers de notre imaginaire...

Le pouvoir du parfum est celui que l’on veut bien lui conférer.

Le parfum ne doit pas être un effet de mode, mais un voyage intérieur. Cédons le dernier mot à Sacha Guitry à propos de la mode : « Lance-la si tu peux, mais ne la suis jamais. »



URL pour citer cet article: http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=493

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MessageSujet: Re: Parfum, Neurobiologie des odeurs, Aromathérapie vibratoire .   Lun 28 Mai 2007, 17:16

extrait Le symbolisme du corps humain, Annick de Souzenelle, chap 18, p380-382:


Le parfum n'est pas un des moindres charmes à l'actif de la sexualité d'ordre courant.
Chez l'être né à son "devenir", au contraire, l'odeur est l'exhalaison même du corps quintessencié dans l'accomplissement du Grand'Oeuvre Alchimique.Le corps est alors devenu chambre nuptiale du ciel et de la terre et le coeur rythme les pulsations de la Vie universelle.

Il s'agit de Narayana, héros du roman de Makhali-Phal.Il dit:
" "Dans la chasteté je lancerai ma sève, et elle croîtra comme un arbre, et elle étendra ses rameaux à l'infini, et elle montera des testicules jusqu'au nombril, du nombril jusqu'au coeur, du coeur jusqu'à l'esprit, et là sera la cime de mon arbre, de l'arbre de ma virilité qui s'est élancé dans la chasteté et autour duquel le fardeau du monde trouvera un appui solide."
Et comme il l'avait dit, cette virilité avait poussé en lui comme un arbre, jusqu'à la tête... et on n'avait qu'à voir la lumière de ses yeux pour se laisser pénétrer par la puissance surhumaine de sa virilité.Cette virilité, à ce point épanouie, dégageait autour de Narayana l'odeur du héros qui était peut-être l'odeur d'Adam au Paradis Terrestre.Cette odeur que reconnut instantanément et qu'aima une tigresse, les Chrétiens diraient que c'est l'odeur de l'Homme avant le péché."

Réintégré dans les palais, l'Homme y retrouve sa condition paradisiaque.Le parfum qu'exhale la sexualité de l'être humain parvenu à ce plan d'évolution témoigne d'un état de réelle et suprême virilité auprès duquel la virilité banale revêt un aspect chétif et dérisoire.Les animaux le reconnaissent et, partant, se reconnaissent les serviteurs de celui dont il émane.

Le loup de Gubbio a ceci de commun avec la tigresse de Narayana qu'il s'est attaché à la personne de saint François et l'a servie.Les bêtes sauvages dont on attendait qu'elles dévorent les martyrs, venaient se coucher à leurs pieds.
"Et combien de <<rikshis>>, aux Indes, traversent impunément des jungles peuplées de fauves et de serpents venimeux?"

Il existe, puisés dans les récits provenant aussi bien de l'hagiographie chrétienne que d'autres traditions, d'innombrables cas de personnes dont le corps a exhalé de merveilleux parfums avant ou après leur mort.En Occident, le rationalisme moderne a relégué ce dossier dans le tiroir des légendes avec un sourire suffisant, attitude qui ne relève pas de la rigueur scientifique.Ayons au moins le courage, avec le docteur Larcher, d'ouvrir ce dossier et d'en étudier le contenu.Nous commencerons alors à comprendre que la légende, elle aussi, relève du Logos qui structure les fondements de la Création, ses lois ontologiques.

Le parfum des fleurs n'est que le reflet symbolique du parfum de l'homme parvenu à la plus haute expression de sa virilité, de l'homme déifié participant des vibrations lumineuses, sonores et odorantes de Dieu.

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MessageSujet: AUTOBIOGRAPHIE D'UN PARFUM   Lun 18 Juin 2007, 15:13

AUTOBIOGRAPHIE D'UN PARFUM

Ou Rencontre avec la Déesse du Temple
par Joëlle Pellegrin Oldenbourg



Initiation à la parfumerie, introduction à la symbolique, vision d'avant-garde où le parfum retrouve le sens qu'il avait en Egypte antique, unir corps, âme, esprit, santé, bien-être, harmonie.
Appel à l'universalité de pensée et à la paix... Cette autobiographie originale invite le lecteur à "redevenir un senteur", renaître à son "imaginativité", retrouver le sens de "l'essentialité"...

EXTRAITS
"La laïcité, n'ayant pas compris la force qu'elle peut tirer de la spiritualité, tente de la tuer. Elle est en train de le payer.
L'homme s'engouffre allègrement dans le déluge qu'il génère. Ce déluge qui le précède tout autant qu'il le suit, s'attachant à lui comme son ombre.
Et après ? Que lui importe ? L'homme est devenu la seule espèce sur Terre capable de détruire ou s'autodétruire systématiquement, intelligemment, au nom des énergies fondamentales de vie que sont sexe, pouvoir, argent, science et religion. Ces moteurs naturels d'évolution deviennent les cinq plaies du Monde, pas seulement de l'Occident, lorsqu'elles sont incomprises, déviées de leur finalité.
L'homme continuera-t-il ce carnage à pas de géant ? Réagira-t-il avant de mettre irrémédiablement en danger la vie sur Terre ?
Les hiéroglyphes sont vivants éternellement. Ils sont venus nous façonner dans l'Harmonie, l'Ordre cosmique, la Beauté, nous rappeler que la Terre est sacrée, que notre corps est le temple du Ciel, notre esprit la coupe ouverte à l'Infini."
300 pages. Prix Public TTC € 20,58 plus port 4 € Voir BON DE COMMANDE

IMPRESSIONS D'UN LECTEUR
JOELLE PELLEGRIN OLDENBOURG, Un Parfum d'Autobiographie ou une Autobiographie Parfumée ?

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Joëlle est elle-même, à l’évidence, ce parfum dont elle nous écrit l’autobiographie bien…sentie.
Ce parfum, ami lecteur, est celui d’une femme en recherche d’elle-même, dont les attaches grassoises et un penchant précoce pour la spiritualité l’approchent à la fois des milieux de la parfumerie moderne et de son sens aigu du commerce et du profit, et l’en éloignent tout aussitôt, non sans que son « nez » ne l’incite à poursuivre dans la voie qui est la sienne, celle comme disait CASTANEDA du "chemin qui a du cœur". Cette voie trouve sa règle dans l’amour donné et reçu, dans la sensibilité et l’imagination qui, mieux que l’intelligence, permettent de s’ancrer dans le réel tout en y décelant ce qu’Eugène CANSELIET appelait la Réalité du Merveilleux.
Joëlle nous l’explique d’emblée d’ailleurs, le hasard n’existe pas et le vilain petit canard a vite fait de découvrir son attirance pour les essences odorantes, mais surtout pour le Yoga qui allie le corps à l’esprit et déjà, avant même de rencontrer Pierre et de concrétiser leur union par la naissance d’un petit Samuel, c’est le premier signe du destin qui l’appelle en Inde pour finalement la guider vers l’Egypte, le pays de son âme personnelle…et celui des Salukis, ou lévriers Gazelle, qui, avec les faucons, faisaient les grandes heures des chasses des pharaons.
Ame égyptienne de l’auteur, jeune vieille âme dont le « voyage » en cette existence, pour reprendre une expression chère à Judith HENRY, dont le pèlerinage en parfumerie, mais aussi en archéologie, consiste, visiblement, à s’approcher en permanence , avec une ténacité sans faille, soutenue semble-t-il par la Force forte de toutes forces, de la « Lumière de l’Invisible » dont le Frère Chevalier d’Héliopolis qu’était le Maître de Savignies, déjà cité, a lui-même été, toute sa vie, le fidèle serviteur.
Tandis que Pierre entre également en parfumerie, pour Joëlle le lien Inde-Egypte se fait de lui-même au travers de la découverte de l’ « Initiation » égyptienne du professeur de Yoga Elisabeth HAICH, puis du couple d'égyptologues et philosophes grassois R.A. et Isha SCHWALLER DE LUBICZ. Leurs ouvrages, aussitôt et opportunément découverts, achèvent de convaincre Joëlle que oui, le temple est « dans l’homme » ( et la femme ) et que si, comme écrit le poète, la nature est elle-même un temple, nous sommes fils et filles de DIEU et des ELOHIM et la lumière est en nous tous.
C’est cette lumière, cette petite musique ou voix intérieure qu’il nous appartient de nourrir en nous y fiant, en l’écoutant et, dès lors, les signes qu’elle nous donne croissent et se multiplient. Pour Joëlle, les prémonitions arrivent, les visions mêmes, soit directement soit au travers de rencontres « fortuites » mais toujours plus fréquentes avec des personnes, connues ou inconnues, qui, par leur témoignage, jouent un peu pour elle le rôle de messager ( angelos ) du Destin. Il en sera ainsi notamment lors de la grave maladie puis de la guérison de Samuel, du premier voyage en AL KHEMIT, sur les traces, que dis-je sur les pas, de l’argentier Jacques CŒUR (voir ci-dessous).
La Terre Noire des pyramides est-elle, plus qu’une autre, sacrée ? Est-elle par excellence le Temple terrestre, reflet du Céleste ? Est-elle la terre d’élection de la Table d’Emeraude de THOT-HERMES et par là de la Pierre Philosophale ? Nous touchons là au « grand mystère » d’une quête grande comme nulle autre, celle de l’Arche d’Alliance, et peut-être du Graal. Ce mystère, l’auteur, et ce n’est pas le moindre mérite de son récit, nous le dévoile à mots contenus, et aussitôt, sagement, le revoile. Elle parle d’or, puis, harpocratiquement, apocalyptiquement, se tait. Nous l’imiterons ici.
Lecteur, écoute je te prie ce silence de grand prix.
Que l’Egypte, terre du Sphinx et du Phénix (quelle parenté dans ces deux mots !) soit du moins un temple éminent, Joëlle l'affirme, après tant d’autres sur la voie de la Tradition.
Ce temple, elle nous le montre vivant, dieux et déesses s’animent sous sa plume, mais aussi, n ‘en doutons pas, dans sa vie. Elle y rencontre NEFERTEM, dieu des parfums, mais surtout, femme, elle y retrouve NEPTHYS, sœur éthérée de Notre Dame la Noire, ISIS, divinité nourricière et embaumeuse d’OSIRIS le sauveur sacrifié.
Et c’est derechef la découverte de la dimension sprituelle de la parfumerie, dont l’embaumement égyptien est le symbole. Pour paraphraser la chanson, embaumons-nous vivants de joie, d'énergie dans la quête des odeurs et des parfums, recommande l’auteur.
Tout homme, toute femme est un être unique, unité de corps, d’âme et d’esprit, et à cette unicité fondamentale correspond un parfum. L’astrologie véritable, qui incline mais ne détermine pas, car nous restons dans nos réincarnations successives responsables de la conduite de nos vies, est bien entendu une clé importante, parmi d’autres, de cette approche, que l’on pourrait qualifier aussi de post-moderne, et c’est bien là le défi que se lance, avec authenticité, Joëlle, en créant une ligne indépendante de parfums qui porte le nom de NEPHTYS, la «Déesse du Temple ».
Ecrivain brillant, à l’humour tendre, notre auteur est donc, dans le même temps, un chef d’entreprise courageux, bien loin d’être illuminé(e), sinon dans le meilleur sens du terme. La force de ses convictions, qui entraîne naturellement l’adhésion, s’exprime encore et dans les faits, au travers de la création et de l’animation de l’institut KHEPERA, institut par elle voué à la renaissance et à la reconnaissance du Moyen Age et de l'antique Egypte.
Pour quelle découverte déjà initiée et à compléter ou confirmer ? Ceci, dirait RUDYARD KIPLING est une autre histoire.
J’ajouterai pour ma part : pourtant, si vous m’avez bien lu, c’est la même.
Quel est votre autobiographique parfum, Joëlle, celui du lotus bleu, du lys blanc ou de la rose rouge?
Ne le sachant, et n’étant pas parfumeur, je me permets de vous faire simplement, et en toute amitié, l’hommage de ces trois « fioretti » au parfum d’éternité.
Jean-Yves ARTERO

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MessageSujet: Re: Parfum, Neurobiologie des odeurs, Aromathérapie vibratoire .   Lun 18 Juin 2007, 15:24

Her-Bak "Pois Chiche"

- Visage vivant de l'ancienne Egypte -
Isha Schwaller de Lubicz
Description :
Comprendre l'Égypte antique, telle est l'ambition des deux volumes consacrés à la vie d'Her-Bak : "Pois Chiche" et Disciple. Vie fictive mais combien réaliste ! Isha Schwaller de Lubicz, épouse du célèbre R.A. Schwaller de Lubicz, consacra quinze ans de sa vie à la Haute Égypte. Elle y séjourna, étudia les temples, s'imprégna des symboles et des hiéroglyphes. Ainsi a-t-elle pu camper un roman extrêmement détaillé qui relate la vie d'Her-Bak, au cours de la XXe dynastie où le jeune "Pois Chiche" va être initié à la sagesse des prêtres égyptiens. Dans ce premier tome, le lecteur assiste à la formation de "l'étudiant" au sein du temple, éprouvera ses interrogations et doutes, partagera ses expériences afin de devenir, selon l'expression égyptienne, "large de coeur". La langue employée est belle, les descriptions cisèlent des tableaux très réalistes. La philosophie, quant à elle, rappelle les contes dits "initiatiques" tels Jonathan le goéland ou encore Le Prophète. Un précieux appendice documentaire complète le roman pour une meilleure compréhension des éléments évoqués. À noter également des planches explicatives des hiéroglyphes et une figuration efficace des principaux neter (dieux). --Jean-Marc Savary

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MessageSujet: L'encens   Mar 10 Juil 2007, 13:26

L'encens




L'encens fait partie des parfums qui sont offerts à Dieu dans une vision de l'Apocalypse. Un ange vint alors se placer près de l'autel, muni d'une pelle en or. On lui donna beaucoup de parfums pour qu'il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or placé devant le trône. Et, de la main de l'Ange, la fumée des parfums s'éleva devant Dieu, avec les prières des saints (Apocalypse 8, 3). Dans la liturgie, nous utilisons l'encens pour dire à Dieu que nous voulons que nos prières montent vers lui un peu comme la fumée de l'encens. Durant un salut du Saint-Sacrement ou durant la messe, il est émouvant de voir une colonne d'encens qui se déroule vers le ciel. Lorsque le prêtre ou le ministre chargé de cette fonction entoure l'autel d'encens, il l'entoure d'une nuée qui reproduit la nuée du désert. Là, quand le peuple de Dieu marchait vers la terre promise, la nuée l'accompagnait sur sa route. C'était le signe visible de la présence de Dieu avec ceux qu'il aime.


Beaucoup de gens aujourd'hui apprécient l'odeur de l'encens dans une salle de séjour lorsqu'ils font une fête avec les amis. Ils chassent ainsi les mauvaises odeurs pour accueillir leurs visiteurs. Sans le savoir, ils purifient un lieu comme le faisaient les rois de jadis. L'encens de la liturgie biblique est également un moyen de purification, il exprime notre volonté de purifier nos coeurs pour que Dieu y habite en l'absence du péché. Les Indiens d'Amérique purifiaient de cette façon un lieu sacré pour le contact avec l'invisible. La fumée sainte rendait ce lieu, une tente par exemple, un endroit convenable pour la rencontre avec l'être suprême. L'encens nous fait communier avec le sens religieux des hommes de tous les temps et de tous les horizons.

Symbolique de l'encens


Ne suffit-il pas d'assister à une cérémonie religieuse pour éprouver, même contre son gré, la magie de l'encens ? ses volutes bleutées qui emplissent le sanctuaire le purifient, ainsi que le prêtre et les assistants. Elles montent vers le ciel, telle l'offrande qui lui fût de tout temps destinée.


Depuis l'antiquité la plus reculée, toutes les religions ont utilisé l'encens. D'ailleurs, religion et encens ne peuvent être séparés. Religion du latin religio (vénération) et relegere (relier) est un mot qui exprime le lien entre les hommes et Dieu. L'encens brûlé durant un rituel religieux établit le lien entre la terre et le ciel, portant les prières au ciel.


Le symbolisme de l'encens relève à la fois de celui de la fumée, du parfum et des résines incorruptibles qui servent à le préparer. Les arbres qui le produisaient ont parfois été pris comme symboles du christ.


La fumée d'encens est chargée d'élever la prière vers le ciel et il est, en ce sens, un emblème de la fonction sacerdotale. L'usage de l'encensement, qui est universel, a partout la même valeur symbolique : il associe l'humain à la divinité, le fini à l'infini, le mortel à l'immortel. Il n'y a pas tant de différences, en ce sens, entre la fumée du bûcher funéraire, celle du copal maya, de l'encens chrétien et du tabac chez les amérindiens.


Les anciennes croyances égyptiennes, comme tant d'autres modernes ou non, témoignent de la merveilleuse odeur des dieux. Aujourd'hui nous l'appelons "odeur de sainteté" ; de nombreux canonisés avaient la réputation de répandre une douce odeur lors de leur mort. "A tous ceux qu'il aime et plus particulièrement aux morts, Isis transfère son odeur, ainsi que le faisait Osiris". Ainsi, l'odeur de l'encens est donc un des parfums des dieux. Il semblerait même que l'encens ait été emporté par Adam du jardin d'Eden.


Les mayas, bien des siècles avant que les européens ne les découvrent, se servaient d'un encens, le copal. selon leur livre sacré, le Popol-Vuh, il fut extrait de l'Arbre de Vie par une divinité chthonienne (qui est une sorte de titan venant de l'intérieur de la terre) qui offrit aux hommes, comme son propre sang, cette sève rouge qui se coagule à l'air. Pour les mayas, le copal était la résine céleste ; sa fumée se dirigeant d'elle-même vers le milieu du ciel était l'émanation de l'esprit divin.


Les égyptiens étaient passés maîtres dans l'art de préparer et d'employer l'encens. La fabrication était un acte sacré effectué lors d'un rite secret, durant lequel les pratiquants psalmodiaient des textes sacrés. Ce rite remplissait une mystérieuse fonction d'ordre et d'harmonie et chargeait certainement le produit d'une force supplémentaire, inexistante dans les produits fabriqués ou traités industriellement.


Le plus célèbre des encens égyptiens est le Kyphi. La combustion des différentes variétés d'encens formait une partie importante des rites car chaque ingrédient était doté de propriétés magiques et mystiques bien spécifiques. Lors de l'adoration du dieu soleil Râ, les égyptiens brûlaient trois fois l'encens en son honneur tout au long de la journée.


Les hindous ont toujours été de grands amateurs d'odeurs suaves et de tout temps, l'Inde a été célébrée pour ses parfums. Très tôt, ce pays importa des matières thurifères en provenance d'Arabie. Toutefois, l'emploi de substances odoriférantes telles que le benjoin ou autres gommes-résines, graines, racines, fleurs séchées et bois aux douces senteurs remonte plus loin encore. L'un des ingrédients sans doute le plus populaire et depuis toujours le plus exporté est le bois de santal.


La sybille hindou de Kush s'aide de plantes et des herbes sacrées pour atteindre cet état temporaire d'inspiration divine. Après avoir placé une étoffe sur sa tête, elle inhale leur fumée. Elle est alors saisie de convulsions et tombe inanimée sur le sol. dans cet état, elle émet ses prophéties.


Dans l'hindouisme moderne, l'emploi de l'encens est assez fréquent. le culte de Shiva recommande aux prêtres d'en brûler quotidiennement devant la statue du dieu Orissa ou sur une pierre le représentant. Devant l'image de Krishna, sont brûlés le camphre et l'encens. L'encens est, dans le rituel hindou, en rapport avec l'élément Air. Il est dit représenter la perception de la conscience qui y est partout présente.


Les nombreuses références à l'encens dans l'Ancien Testament démontrent clairement que son emploi dans le rituel juif remonte à la nuit des temps. des érudits estiment que l'encens était déjà employé dans le rituel judaïque au septième siècle avant notre ère. Une fois adoptée, cette pratique ne fit que s'amplifier au cours des siècles. Le premier encens n'était composé que de très peu d'ingrédients tels que stacte, onyx, galbanum... Sa préparation par les prêtres était considére avec le même respect que celle du kyphi des egyptiens. Dans l'exode 30, 34-38, il est écrit "la fabrication du parfum sacré : Le seigneur dit à Moïse, procure-toi des substances odorantes, storax, onyx, galbanum. Ajoutes-y une quantité égale d'encens pur. Un parfumeur les mélangera avec du sel...."


...Pour les grecs et les latins aussi, l'encens ne pouvait avoir qu'une origine mythologique. Selon une fable rapportée par Ovide dans ses Métamorphoses, l'encens serait né de l'union du soleil et de Leucothoé, fille d'Orchamos, roi des Perses et suzerain du pays des aromates. Aphrodite embrasa de désir l'astre impassible afin de se venger de celui-ci qui avait dévoilé ses nombreuses infidélités. Orchamos, découvrant que Phoebus était devenu l'amant de sa fille, voulut la soustraire définitivement à cette passion. A la tombée du jour, il fit enfouir la malheureuse dans une fosse profonde que l'on recouvrit de sable. Au matin, lors de son sur la terre, le soleil éperdu chercha Leucothoé; quand enfin il la retrouva, il voulut la réchauffer de ses rayons, mais il était trop tard. Alors, désespéré, Phoebus répandit sur le corps inanimé un nectar divin, en faisant à son amante cette promesse : "Malgrè tout, tu monteras au ciel". Aussitôt jaillit du sol le premier arbre à encens. D'un corps promis à la décomposition, le dieu avait fait un aromate destiné à relier le ciel et la terre...


...Pour les bouddhistes, l'encens servait non seulement lors de cérémonies initiatiques des moines, mais également lors de rites quotidiens du monastère et du clergé local. Offert pour obtenir l'aide des bons esprits, son emploi s'intensifie lors des festivals où des nuages d'encens emplissent l'atmosphère, à l'occasion de baptêmes, d'exorcismes et autres cérémonies. Encens et parfums forment l'une des cinq offrandes sensorielles, qui est une des sept étapes d'adoration.


Pour les bouddhistes japonais, l'usage de l'encens est très courant et il a ainsi influencé le culte japonais, le shinto.


Les chinois recommandent d'en brûler avant de consulter les dieux. L'encens joue également un rôle important lors des cérémonies et des processions funéraires où il agit comme désinfectant et représente le cadeau offert au sens olfactif de l'âme en partance.


A Canton, durant la troisième semaine du douzième mois, on procède à un grand nettoyage de la maison et la fumée de trois bâtonnets d'encens chasse le démon de la pauvreté.


Les romains utilisaient l'encens régulièrement avant et durant leurs sacrifices. Il fut également lié aux exécutions perpétrées sous le règne de l'empereur Decius qui persécuta les chrétiens sans répit. L'encens devint en effet le symbole du chrétien reniant sa foi, qui, pour ce faire, devait brûler quelques graines d'encens devant une idole ou devant l'epereur lui-même...


Certainement pour cette raison, la chrétienté fut lente à adopter l'encens dans ses rites. Pourtant, l'or, l'encens et la myrrhe se placent en tant que symboles de prédiction de l'être et de la vie de l'enfant jésus. Ainsi, les rois mages apportèrent de l'or pour symboliser le soleil, le père ou la force du père, ils apportèrent l'encens pour symboliser le fils, le lien entre l'incarné et de divin, le sacrifice, la souffrance et la purification et ils apportèrent de la myrrhe pour symboliser le saint-esprit, l'éternel...







Extrait : Ecole Lyonnaise de plantes médicinales /1994

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MessageSujet: Re: Parfum, Neurobiologie des odeurs, Aromathérapie vibratoire .   Mar 10 Juil 2007, 13:27

Les différents encens


Lorsque l'on allume un encens c'est toute une atmosphère magique qui se crée autour de nous....C'est le symbole du lien qui unit le visible et invisible. En Inde ils sont utilisés lors des rituels d'offrande pour élever l'âme vers les dieux et entrer en prière. Les encens, présentés sous forme de bâtonnets, peuvent être utilisés aussi pour parfumer une pièce ou pour une approche spirituelle lors des séances de méditation. En effet ils favorisent la relaxation, la paix de l'âme, le bien-être intérieur ...





Encens d'Ambre


Utilisations magiques : cette gomme dispendieuse est utilisée en offrande aux déités ou à la Force Cosmique. Elle transporte les prières et amplifie la méditation. Elle a aussi la propriété de renforcer et stimuler l'amour. Favorise la passion, la sensualité et la virilité. Il est courant de déposer un peu d'ambre sur l'autel, ou sur vos articles car cela amplifie les vibrations magiques. Très utilisée pour la consécration de talisman et de symboles.



Encens d'Anis étoilé


Coutumes : Les orientaux utilisent beaucoup l'anis étoilé pour guérir les coliques et les rhumatismes. Au Japon, on utilise les écorces d'anis étoilé comme encens. Utilisations : L'anis étoilé est reconnu pour développer la conscience psychique. Il est aussi utilisé dans les rituels de chance et de prospérité.



Encens de Benjoin


Provenance : Asie
On l'appelait jadis "le vrai baume". Coutumes : Le benjoin fut utilisé par la médecine grâce à ses vertus antiseptiques et cicatrisantes. Utilisations : Le benjoin est un excellent purificateur, il est utilisé pour "nettoyer" un lieu ou un objet de ses impuretés. Par sa nature, il favorise la prospérité dans le commerce et les activités intellectuelles, aide à se calmer en cas de panique, renforce la vigueur de votre intellect. et est souvent utilisé comme base dans les mélanges d'encens. De plus, utilisé avec du basilic et de la cannelle, il attire la prospérité.



Encens de Bois de santal


Provenance : Inde, Îles du Pacifique
Coutumes : Utilisé comme composant d'encens depuis 4000 ans. Le bois de santal a été longtemps utilisé par les chinois. En Inde, certains temples ont été construits en bois de santal. Semblerait-il que l'odeur y émane encore aujourd'hui. De plus, à Hawaï, certaines demeures ont été construites avec des poutres de bois de santal. Les égyptiens l'importaient pour l'utiliser en médecine et dans la pratique de l'embaumement. Le bouddhisme le considère comme l'un des trois encens intégraux avec le bois d'Agar et le clou de girofle. L'odeur du bois de santal incite à la spiritualité. Il prépare très bien aux rituels de tout genre. Très utilisé en Extrême-Orient, Il suggère l'amour et vous ouvre aux multiples délices de l'existence. Il apporte la joie au foyer. C'est également un aphrodisiaque parfois utilisé lorsqu'une personne souffre de dysfonctions sexuelles.





Encens de Camphre


Coutumes : Les arbres de camphre étaient utilisés pour protéger les portes des temples bouddhistes et taoïstes. Aussi, il semblerait, qu'autrefois, les gens le respiraient pour arrêter les ardeurs sexuelles. Utilisations : Un autre encens purificateur utilisé dans beaucoup de mélange. Il est souvent utilisé pour la consécration/purification de soi et il augmente la concentration lors des exercices psychiques. Aussi, il augmente la vitalité physique.



Encens de Cannelle


Utilisations magiques : La cannelle est souvent utilisée dans les mélanges d'encens destinés à la prospérité, à l'argent et au succès. De plus, elle hausse les vibrations spirituelles des gens et augmente l'énergie physique. Il est utilisé aussi dans les rituels de séduction.



Encens de Cèdre


Provenance : Québec, Canada
Coutumes : Anciennement, le cèdre venant du Liban était très dispendieux et maintenant il est devenu plutôt rare. Il était très utilisé dans la région mésopotamienne et par certaines tribus amérindiennes. Le cèdre canadien aussi appelé l'Arbre de la Paix, comporte un parfait équilibre des polarités masculine et féminine. Il nous aide à atteindre cet équilibre. C'est un excellent purificateur et il attire l'argent sans mauvaise conscience. Il prédispose à la prière, à la sérénité et au calme.



Encens de Champa


Provenance : Inde
Coutumes : Le champa est utilisé en Inde lors des cérémonies se déroulant dans les temples et lors des méditations dans les asharams. Utilisations : Son parfum mystique et transcendant permet d'accéder à la source suprême et est excellent pour la méditation et la relaxation. Le champa purifie, apaise et élève l'esprit. Une fois brûlé, le champa laisse une odeur prononcée de fraîcheur.



Encens de Copal


Provenance : Amérique du sud
Coutumes : Anciennement utilisé par les mayas, les aztèques et certains peuples de l'Amérique de Nord, le copal est aujourd'hui populaire pour des objectifs spirituels. Les mexicains le brûlent dans leur demeure pour purifier et protéger. Idéal pour accueillir agréablement les divinités qui seront charmées par ses senteurs. Sa fragrance, plus subtile que l'oliban, le rend idéal pour les consécrations personnelles. Utilisé pour se purifier soi-même lors d'une déprime et de pensées négatives. Utile pour purifier les cristaux et les pierres avant de les charger. Il encourage la spiritualité, il apporte une sensation de réconfort quand rien ne va plus...





Encens de Fleurs de pommier


Utilisées pour la guérison, son symbole de longévité assure une vie remplie d'amour et de paix. Cet encens est souvent utilisé lors des rituels de réconciliations de couples et pour attirer l'amour.



Encens de Genévrier


Provenance : sud-ouest américain
Coutumes : Les baies de genévrier étaient brûlées pour les dieux et les déesses chez les sumériens et les babyloniens de l'Antiquité. Les égyptiens les incorporaient aussi dans leurs mélanges d'encens. Elles étaient associées aux déesses Inanna et Ishtar. Elles sont beaucoup utilisées au Tibet et dans certaines tribus amérindiennes. Chez les amérindiens, on brûle du genévrier avec du cèdre, de la sauge et du foin d'odeur pour purifier l'ambiance dans un lieu, autour d'un objet ou de l'énergie d'une personne. Le genévrier est aussi utilisé pour se souvenir des rêves et pour purifier les lieux où l'on dort.



Encens de Gomme arabique


Parties utilisées : Résine (gomme provenant de l'acacia)
Coutumes : La gomme arabique est certainement la plus ancienne et la plus connue de toutes les gommes. Les Égyptiens la connaissaient sous le nom de kami et l'auraient utilisée dès la troisième dynastie (2650 av J.C) pour assurer la cohésion des bandages de momies. Cette gomme aurait aussi pu servir à la fixation des pigments des peintures hiéroglyphiques. Sans remonter aussi loin, il est possible d'affirmer sans erreur que la gomme arabique est connue depuis le début de l'ère historique. Utilisations : Elle neutralise les ondes négatives et permet aux énergies positives de se manifester dans un lieu.



Encens de Jasmin


Coutumes : En Chine, on utilise l'arôme du jasmin pour faciliter l'accouchement. Le jasmin est souvent associé à la féminité, dû à sa fragrance, et a souvent été utilisé pour des rituels d'amour. Utilisations : L'odeur du jasmin influence nos émotions, ce qui le rend très propice à être utilisé dans les rituels d'amour. Utilisé aussi pour éveiller le désir sexuel et pour éloigner les troubles de frigidité. L'encens de jasmin aide aussi à détendre l'esprit et le corps. Aide à éloigner la dépression. Cet encens est très efficace pour le travail dans le domaine de l'onirisme. Idéal pour la méditation, il vous apportera la douceur de l'amour, le calme et la paix intérieure.



Encens de Lavande


Coutumes : Il semblerait que l'odeur de la lavande calme les lions et les tigres. A l'époque des empires grec et romain, la lavande était brûlée en offrande pour les déités. Utilisations: La lavande est excellente pour l'harmonie et la détente. En plus de ses vertus purifiantes, il relaxe, apaise et élimine les vibrations négatives. De plus, la lavande aide les gens qui ont des troubles de sommeil et de dépression.





Encens de Myrrhe


Provenance : Arabie
Coutumes : La myrrhe est utilisée dans la magie et dans la religion depuis 4000 ans. Des arbustes produisent la Myrrhe en Arabie. Autrefois, les arbustes d'où provient la myrrhe s'appelaient "baumiers" et le parfum suave de ce suc était si pénétrant que les Israélites et les Grecs le préféraient à l'Encens. La Myrrhe est d'essence Solaire.
Cet encens sacré des temples égyptiens En Égypte, elle était brûlée pour honorer Isis et pour accompagner le processus de momification. Utilisations : Elle protège des mauvais esprits et purifie les lieux. Elle crée une atmosphère de paix. Elle est aussi utilisée dans les fumigations pour la guérison et la méditation. Elle aide à la concentration mentale et améliore la réceptivité et les relations avec l'entourage. C'est un parfum universel pour les rites d'adorations et on l'utilise particulièrement pour les rites de louange. La myrrhe éveille en nous une conscience spirituelle au quotidien. Elle développe la contemplation. La myrrhe amplifie les propriétés des plantes et résines avec lesquelles elle est mélangée.



Encens d'Oliban


Recueilli en Éthiopie, d'essence Solaire, ses vapeurs prenantes lui accordent une place privilégiée. Autre encens sacré d'Égypte.
Coutumes : L'oliban a plus de 3000 ans d'utilité magique et religieuse. Les égyptiens brûlaient l'oliban en honneur de Râ, le soleil. Il est beaucoup utilisé dans les mélanges d'encens dans les églises catholiques. Cet encens pur aide à clarifier la pensée et est donc excellent pour les visualisations et les projections. Peut remplacer tous les autres, pour les rituels. A utiliser en petite quantité en raison de ses propriétés euphorisantes. Utilisations : Un des encens de base le plus utilisé et un purificateur très puissant, au même titre que la sauge. Utilisé pour chasser les énergies négatives et pour exécuter des consécrations de toutes sortes. Il développe la conscience spirituelle et est l'encens par excellence pour communiquer avec le divin. Il est d'ailleurs idéal pour exprimer son amour envers les déités. Il amplifie les autres éléments constituant un mélange d'encens et est utilisé comme encens indispensable. Conseillé à tous ceux qui se trouvent face à un problème apparemment impossible à résoudre.



Encens de Patchouli


Coutumes : En Inde, il est utilisé pour assurer la fertilité masculine. Utilisations : Il est courant d'utiliser le patchouli dans les rituels pour attirer l'argent et la prospérité. Il est aussi utilisé très fréquemment dans les rituels visant à réveiller le désir sexuel et la séduction. Souvent utilisé dans les mélanges d'encens destinés à l'amour.



Encens de Pin


Coutumes : Les anciens rituels de fertilité utilisaient la résine et les aiguilles de pin. Les japonais ont comme coutume d'accrocher une branche de pin résineuse pour assurer l'harmonie et la paix d'une demeure. Utilisations : Il entre dans la composition des encens destinés aux rites de fertilité (terre, femme, animaux), et dans ceux qui sont utilisés au cours des rites destinés à accroître le potentiel viril, ainsi que dans ceux qui sont destinés à prolonger la jeunesse, ou freiner le vieillissement. L'encens de pin brûlé apporte la purification, l'argent et la prospérité.



Encens de Rose


Coutumes : Suite à la christianisation de l'Europe, le symbole et l'utilisation de la rose liée à la Vierge Marie furent interdits à cause de l'association passée avec la Déesse Vénus.
Utilisations : liée aux rituels d'amour. L'énergie de la rose est si forte qu'elle aide les gens à retrouver le désir sexuel. Cependant, elle est aussi utilisée pour neutraliser les mauvaises vibrations d'un lieu et pour rétablir l'harmonie. La rose est aussi utilisée pour augmenter les capacités psychiques et elle est connue pour amplifier les propriétés des autres plantes. Les encens à base de roses attirent l'amour et favorisent la prospérité.





Encens de Sang de dragon


Provenance : Inde
Coutumes : Brûlé autrefois pour assurer le retour des hommes de la guerre. Utilisations : Utilisé comme amplificateur, brûlé avec n'importe quoi, il en augmente les propriétés. Il est aussi utilisé dans des rituels d'amour car il augmente l'appétit sexuel.



Encens de Sauge


Coutumes : Les mages européens folkloriques utilisaient la sauge pour attirer l'argent. Utilisations : la sauge est l'herbe par excellence pour la purification. Elle est beaucoup utilisée par les amérindiens. La sauge est utilisée pour sagesse, protection et guérison. Elle peut être ajoutée à plusieurs mélanges d'encens.



Encens de Vétiver


Coutumes : Le vétiver a été longuement utilisé pour attirer l'argent et la protection. Utilisations : En plus d'attirer l'amour et l'argent, le vétiver réalise les souhaits. Il est l'abondance par excellence.


Encens d'Arabie


De la même famille que l'encens pur, il est utilisé pour les invocations effectuées à l'extérieur, car les Esprits Élémentaires répondent plus vite à ses senteurs.



Encens de Lourdes


Il agit avec une particulière efficacité sur les vibrations féminines. De nature magnétique, dès qu'un rituel est destiné à une femme, il recharge et rétablit les carences éventuelles de la personne concernée.



Encens de Bethleem


Il a les mêmes propriétés que l'encens de Lourdes.



Encens de Nazareth


VaIorisant la sphère Jupitérienne du demandeur (Chesed en Kabbale), il se révèle efficace pour orienter un procès, entretenir de bonnes relations avec son banquier, améliorer sa position sociale, aboutir dans une recherche d'emploi.



Encens des trois Mages


L'Élément Feu (vénusien) domine. Il est employé pour chasser les influences maléfiques, mais aussi pour résoudre les problèmes sentimentaux.



Encens de Jérusalem
De nature plutôt Saturnienne, sa fumée purifie et agit en faveur de celui qui prie. Vous dégagerez ainsi votre maison et votre propre aura des ondes négatives.



Encens pontifical


Il domine, par sa fragrance étrange, le royaume des encens. On reconnaît la senteur de l'Oliban, de l'Ambre et de bien d'autres résines aromatiques. Son pouvoir purificateur et l'universalité de sa nature sont surprenants. Il dégage, purifie et métamorphose les vibrations ambiantes à une vitesse extraordinaire. A utiliser comme encens de base pour tous vos rituels, en ajoutant une pincée d'un autre encens aux propriétés spécifiques.



Encens Silver Lotus


Très prisé lors des rituels d'initiation et de dédication, il développe la prise de conscience et de décision. Il attire l'amour universel.



Encens Heena


De la famille des encens orientaux, le Heena vous aidera à atteindre la sérénité, à trouver la tranquillité et découvrir la vérité.



Encens Majmaa


Un autre encens Amérindien. On l'emploie pour entrer en contact avec les forces divines et communiquer avec elles.



Encens d'épinette


Il favorise la concentration mais, a contrario, il est aussi un aphrodisiaque reconnu.



Encens de résineux : Cèdre, Pin, Sapin....


Ils apportent le calme et la paix intérieure.



Encens de Tilleul


Élimine les pensées négatives projetées par votre entourage. Il sert aussi pour demander une petite faveur spéciale aux divinités.

voir aussi

http://www.charme-et-sortilege.com/accessoires_encens.html

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MessageSujet: Re: Parfum, Neurobiologie des odeurs, Aromathérapie vibratoire .   Sam 04 Aoû 2007, 11:04

L'ENCENS, UNE ODEUR DE SAINTETÉ

Rencontre avec Michel Pryet, fondateur d'Encens du monde



L'odeur a des pouvoirs. Venu d'Inde et surtout d'Afrique, l'encens est toujours employé dans les cérémonies cultuelles. On en atteste l'usage dans l'église catholique depuis le IVème siècle. Les voies de l'encens sont pénétrables... Rencontre avec Michel Pryet, fabricant et négociant d'encens. Il a vécu au Japon, s'est marié avec Yumi et a fondé avec elle en 1993, Encens du monde, une entreprise de fabrication d'encens au naturel.


D'où nous vient le rituel qui consiste à faire brûler de l'encens ?
L'encens est le premier parfum de l'humanité. Il est lié à la découverte du feu et donc des odeurs aussi différentes que les bois, les plantes, les aliments posés sur les braises. Au Japon par exemple, l'encens était lié au culte des Kamis (les dieux de la nature et de l'environnement), qui persiste jusque dans le Japon d'aujourd'hui. Au VIème siècle, l'encens a trouvé une expression nouvelle avec l'arrivée du Bouddhisme.


Le Japon est-il le pays de l'encens ?
L'encens est un média et un moyen d'expression utilisé par de nombreux peuples. La culture de l'encens est liée à l'environnement naturel, aux coutumes, à la spiritualité, à un certain rapport aux odeurs, à la santé et au bien-être. On ne peut parler de pays de l'encens, mais décrire l'expression particulièrement riche de sens et de signification au quotidien qu'a pris l'encens au Japon.


Quelle place tient l'encens dans la culture japonaise ?
L'encens a trouvé au Japon une "expression miroir", d'une rare intensité. Dans sa première forme post-bouddhiste, c'est-à-dire celle de l'utilisation du bois d'Agar et de boulettes d'encens mélangeant de la pâte de miel, du bois et des aromates, l'encens a tout de suite trouvé une expression originale. Il faut lire, pour sentir la culture du raffinement, des lettres, de l'esthétisme qui régnait à la cour impériale à l'époque Heian (Xème siècle), Le dit de Genji, dont la narratrice est une courtisane... (Je conseille la traduction de René Sieffert.)

A cette époque, les courtisanes se parfumaient les cheveux avec de la fumée d'encens. Pour parfumer ses habits, on portait dans ses poches des morceaux d'encens ou alors on plaçait ses vêtements au-dessus de chaufferettes pour les "encenser". L'encens permettait aussi de véhiculer des caractéristiques. C'est comme cela qu'un grand courtisan pouvait se concocter son propre mélange d'aromates...


Cette utilisation de l'encens est pratique. Qu'en était-il de l'utilisation rituelle ?
Il y a deux écoles de cérémonie de l'encens : celle des lettrés, des esthètes qui pratique la cérémonie de l'encens dans la continuité historique de la cour impériale (école Oie Ryu) et celle plus dépouillée des samouraïs et des guerriers (l'école Shinoryu).

Dans l'univers des guerriers qui ont secondé puis évincé un temps les empereurs japonais, l'utilisation de l'encens prend un tour très différent. On revient à une vision beaucoup plus sobre de l'existence. C'est l'époque du Zen. C'est dans cette culture que s'est développée la cérémonie du thé, ou "Sado", codifiée par Sanno Rikkyu. La cérémonie appelait à la méditation et la maîtrise des sens et des gestes. Des encens aux fragrances de bois de santal et de bois d'Agar sont parfois utilisés lors de cette cérémonie. C'est dans ce contexte cultivé et fastueux qu'est née l'école Oie Ryu, celle de la cérémonie de l'encens que l'on appelle le Kodoh des samouraïs.


En quoi consistent ces tournois d'odeur ?
Lors de la cérémonie de l'encens, le maître de cérémonie fait circuler de l'encens parmi l'assemblée selon un certain rituel. A chacun de reconnaître l'encens qui est présenté et de l'écrire sur un papier de calligraphie (Est-il identique au premier ou à un autre déjà présenté ? Quels sont-ils ?) et de composer un poème.
Bien entendu, chaque geste est codifié. L'attitude doit être faite de discipline et de méditation. Le sens général étant celui de l'écoute intérieure. Il faut être disposé à "écouter l'encens".
Le Koh-do n'est pas une discipline ésotérique et guindée, mais un art de vivre ainsi qu'une pratique spirituelle.


Faire brûler de l'encens, est-ce un moyen de lutter contre l'anosmie, cette perte graduelle de nos facultés olfactives ?
Travailler le sens olfactif, c'est écouter ce que les odeurs provoquent en soi, et donc renouer avec l'intégrité de sa nature humaine. Mais c'est aussi trouver dans les odeurs un complément ou un stimulant à sa personnalité. On peut parler de la vague puissante et mystique de l'Oliban, de la fraîcheur juvénile du Jasmin, de la note acidulée et romantique du patchouli, de la douceur affectueuse et stimulante de la cannelle ou de la fabuleuse spirale de calme et de paix du bois d'Agar… Chaque fragrance entraîne une réaction physiologique spécifique selon les individus, même si en général des effets similaires sont ressentis : effet relaxant, tonifiant etc.

C'est en fonction de ce qu'ils évoquent que l'on a pu nommer les encens : "Neige immaculée", "Forêt de fleurs" ou "Vague dorée". Enfin et surtout, l'intellect intervient puissamment pour interpréter, analyser et goûter la senteur. Suivant notre histoire personnelle, ou nos références culturelles, nous percevons parfois la même senteur de façons très différentes. L'encens a donc une dimension physique, psychique et spirituelle.


A chaque contrée, son encens ?
Façonnés par des générations d'artisans, les encens sont l'expression des peuples, de leurs cultures et de leurs modes de vie. Les encens indiens sont généreux et diversifiés, les encens japonais sont subtils et emplis de force intérieure, les encens tibétains sont rustiques et boisés, les encens en résines du monde entier ont une puissance aromatique extraordinaire...

L'usage des encens constitue déjà en soi une expression culturelle et spirituelle. Les peuples d'Afrique du Nord incluent les encens dans de nombreux gestes quotidiens : pour honorer un invité, porter chance ou purifier un lieu ou une personne… Les Balinais ou les Indiens en font un élément indispensable qui délimite les moments de la journée que l'on consacre à la spiritualité un véhicule pour renouer avec le Divin.
Certains encens Japonais, "les encens messagers", se consument en laissant apparaître en filigrane un message écrit, un mantra. Messagers de l'aspiration des hommes à progresser sur la voie de la libération, supports à la méditation, ces encens sont utilisés rituellement pour accompagner la récitation des sutras.


A lire
Le Dit du Genji, de Murasaki Shikibu, traduction de René Sieffert.

Le site
http://www.encensdumonde.fr

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MessageSujet: Re: Parfum, Neurobiologie des odeurs, Aromathérapie vibratoire .   Sam 04 Aoû 2007, 11:08

L’encens en résine et son charbon ardent...

Originellement l’encens n’est en fait que la résine produite par un petit arbre de la famille des térébinthacées (Burséacées), le Boswelia sacra.
Par extension cette dénomination d’encens s’étend à d’autres résines pures comme l’oliban (Boswelia thurifera), la myrrhe (Commiphora molmol, Commiphora abyssinica), le benjoin (regroupant plusieurs résines comme le benjoin du Siam (Styrax Benzoin), le benjoin de Sumatra (Styrax oppoponax), le benjoin du Vietnam (Styrax Tonkinense), le benjoin de Chine (Styrax sinense)... ) et également à la résine de Balsamodendron opobalsamum et Gileadense ainsi qu’à la résine de Commyphoro opobalsanum connues autrrefois, en parfumerie, sous la dénomination de Baume de la Mecque, Baume de Judée ou Baume de Giléad.

De tous temps, l’encens désignait donc une résine aromatique dont le parfum s’exhalait lors de sa combustion lente (insense). Cet encens, en fonction de sa provenance pouvait, et peut encore, se composer de ces diverses résines habilement mélangées ou utilisées pures. Le mode de combustion le plus habituel et le plus traditionnel consiste donc à déposer cette ou ces résines sur un charbon ardent ou, éventuellement, sur une pierre chauffée jusqu'à incandescence. L’art du parfumeur et sa connaissance des différentes résines lui permet, grâce à une infinité de mélanges subtils, de doser cet encens en fonction de son utilisation et de sa destination.
En Chine, par exemple, on distinguait six sortes de mélanges d’encens... le tranquille, le reclus, le luxueux, l’esthétique, le raffiné, le noble. Il est donc fort possible de concevoir un mélange propice à la méditation, un autre favorable à un travail intellectuel, un susceptible de purifier un lieu, un permettant de favoriser le sommeil ou au contraire la veille, un propice aux cérémonies religieuses ou civiles, un destiné à la consécration d’un rite, un capable d’éveiller les désirs... Tout est simplement fonction du dosage.

Le benjoin passe pour " fixer l’esprit " et accroître la concentration, la myrrhe, au contraire est plus sensuelle tandis que l’oliban est réputé pour son caractère mystique et, donc, plus utilisé pour les cérémonies à caractère sacré.
Ce même parfumeur peut, également, adjoindre à ces résines des essences aromatiques ou même des plantes odoriférantes qui soulignent ou accroissent les particularité de chaque mélange. Les amateurs d’encens sous forme de résine apprécieront donc tant des mélanges harmonieux résultant du savoir faire d’un parfumeur ou, plus simplement, des encens traditionnels en provenance de divers sites de production et correspondant à un état d’esprit particulier.
Jadis et encore souvent maintenant ces encens naturels étaient très souvent produits, récoltés, préparés, mélangés par diverses congrégations religieuses, de toutes tendances et de toutes confessions, qui les utilisent dans certains de leurs offices.
On peut donc trouver, par exemple, de l’encens bouddhiste tibétain, de l’encens bouddhiste indien, de l’encens bouddhiste japonais, de l’encens bouddhiste thaïlandais... qui possèdent pour chacun d’entre-eux des particularités spécifiques souvent en rapport avec les différentes aspirations de cette même religion. Ce qui est vrai pour le bouddhisme l’est également pour le catholicisme ainsi que pour les autres... et un encens " orthodoxe " ne sera pas semblable à un encens " progressiste " ! L’intérêt des parfumeurs est souvent de savoir adapter au mieux ces encens classiques à une autre utilisation que celle prévue par les religieux. Il est facile de comprendre qu’un encens destiné à un grand cérémonial d’enterrement ne conviendra pas tout à fait pour parfumer son salon avant la visite d’amis bons vivants. Le fait de brûler de l’encens sur des charbons ardents confère toujours à celui-ci un sens du rituel que ne possèdent pas les baguettes... Il convient, également, de savoir doser les grains de résine faute de se retrouver dans un brouillard impénétrable ou de voir les voisins appeler les pompiers. Mais, avec un peu d’habitude il s’agit là de l’encens des vrais connaisseurs que rien ne pourra remplacer. Il y a le même rapport entre l’encens en grains et l’encens en baguettes ou clous fumants qu’entre le thé en feuilles et le thé en sachet. Les encens en baguettes ou en clous combustibles Les Asiatiques étant des gens fort pratiques et inventifs, ils recherchèrent depuis des siècles le moyen d’utiliser l’encens avec le moins de contraintes surtout lorsqu’il s’agit d’une utilisation commune ne nécessitant pas une implication par trop officielle. Ils continuent donc à utiliser l’encens en grains lors de la plupart des grandes cérémonies mais préfèrent souvent, pour plus de commodités, l’usage de baguettes, de spirales ou de clous fumants.
Il s’agit également d’une mesure économique bien compréhensible... on veut bien honorer journellement les Dieux, les Ancêtres, les temples et les sanctuaires, les tombeaux et autres lieux consacrés mais on ne peut pas y consacrer toute sa fortune. Il était donc tout à fait naturel, sinon normal, de trouver le moyen le plus efficace de restreindre le coût de production et surtout d’utilisation de l’encens. La résine d’encens (oliban, benjoin, myrrhe... ) est donc broyée très finement puis mélangée à un support combustible de manière à obtenir une fumigation plus ou moins lente. Ce support combustible peut être constitué de diverses matières... sciure très fine de bois, charbon de bois pilé, plantes séchées et réduites en poudre (armoise, sauge... ) mélangées à du nitrate de potasse pour entretenir la combustion. Ce support étant, par définition, plus ou moins poreux il est possible d’adjoindre également des essences parfumées ou des parfums de synthèse. Afin de maintenir la cohérence du mélange surtout lorsqu’il s’agit de baguettes, on utilise des tiges végétales de bambou ou d’achilée. La taille et la forme de ces " supports " varient considérablement puisque ils peuvent consister en d’énormes serpentins pesant jusqu'à près d’un quintal, utilisés dans de nombreux temples en Chine, au Japon ou en Inde, jusqu'à des baguettes épaisses de quelques millimètres et très fragiles en passant par des clous fumants de la forme d’un cône et de la taille d’une orange, d’une noix, d’une noisette ou d’un petit pois... Il va sans dire que ce mode de fabrication, au demeurant très traditionnel, permet, malheureusement toutes les falsifications... et, parfois, le bâtonnet à brûler n’a d’encens que le nom puisqu’il se compose d’un support neutre imbibé de parfum de synthèse à bon marché.
Il est vrai que, pour un non connaisseur, le véritable encens en baguette ou en cône n’est pas aussi flatteur qu’une espèce parfumée industriellement. Une fois de plus, le parallèle avec le thé s’impose... Un thé brut de la meilleure qualité, fut-ce une espèce des plus rares, nécessite pour l’apprécier pleinement un certain effort souvent lié à un fait culturel... alors qu’un vulgaire thé parfumé à l’essence artificielle de fruits ou de fleurs flatte et surprend le palais plus habitué à des boissons industrielles... S’agit-il encore de thé ? Pour les vrais amateurs ce serait un crime que de simplement le préparer dans leur théière destinée aux grands crus. Malgré tout, certains producteurs, souvent des artisans, produisent des baguettes et des cônes très honorables. Les cônes japonais sont, ainsi, très réputés, faciles d’utilisation, et permettent de parfumer très agréablement une pièce ou un lieu de pratique. Ces encens de bonne qualité portent bien souvent la mention " essences naturelles " ... malheureusement le plus souvent en chinois, japonais, sanscrit ! Le fait que soit indiqué sur le paquet " Encens naturel " est déjà un bon point. Concernant les fameuses baguettes, ou bâtonnets, il convient encore de savoir que tant en Chine, au Japon, en Corée, au Vietnam... donc dans les pays ayant subi une influence culturelle ou religieuse issue de Chine... qu’on les utilise en nombre impair à moins qu’il s’agisse d’une offrande mortuaire où ils sont brûlés en nombre pair.
par Georges Charles - Extrait de l'article paru dans le magazine TAO-YIN en 1998
http://www.tao-yin.com/

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MessageSujet: Re: Parfum, Neurobiologie des odeurs, Aromathérapie vibratoire .   Sam 04 Aoû 2007, 11:40

Le mot parfum est apparu tardivement dans la langue française (aucune mention avant 1528). Dérivé du verbe fumer, il a d'abord évoqué des substances odoriférantes qui se brûlaient, par exemple l'encens, puis a pris son sens actuel au XVIIe siècle. Mais si le mot est récent, l'usage du parfum est très ancien, remontant à la plus haute Antiquité.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Parfum

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MessageSujet: Aromathérapie vibratoire   Sam 11 Aoû 2007, 09:19

Aromathérapie vibratoire

Malgré que les huiles essentielles aient été utilisées pendant des milliers d’années, ce n’est que maintenant que la science a acquis la capacité de les étudier au niveau cellulaire.



C. Norman Shealy, MD, Ph.D., a écrit que ‘‘les physiciens quantiques ont confirmé que la vie possède une vibration de base.’’ Il a aussi noté que l’énergie de la vie n’est pas statique, elle est vibratoire’’



Des expériences avec un microscope à haute résolution pouvant agrandir plus de 1000 fois et utilisant la technologie en fond noir ont montré une incroyable différence entre différentes marques d’huiles essentielles.



Il n’y a qu’une seule marque dont les huiles essentielles ont montré une lumière, une vibration et une vive mobilité. Ce mouvement vibratoire semble révéler la présence de coenzymes actifs, de minéraux, de molécules oxygénantes et plus encore. Les recherches se poursuivent.



Alors que la science en est encore à déterminer comment désigner ce type d’énergie (force vitale, mouvement Brownien, énergie vibratoire, énergie éloptique ou champ d’énergie biologique), des idées encore plus fascinantes ont été explorées.



Dans l’ouvrage ‘‘The Living Energy Universe’’ par Gary E.R. Schwartz, Ph.D. et Linda G.S. Russek, Ph.D., les auteurs proposent la théorie de la ‘‘mémoire systémique’’ – qui signifie que tout dans l’univers a une mémoire.



Comme exemple, ils écrivent que les composés d’alcool dans les roses auront une histoire systémique différente que celle des mêmes composés d’alcool créés par synthèse en laboratoire.



Dans leur livre, les auteurs énoncent ce qui suit : ‘‘Cette implication peut aider à expliquer pourquoi l’aromathérapie ainsi que d’autres moyens naturels, tels que les plantes, produisent des résultats. Lorsque les huiles essentielles sont extraites d’une plante par distillation, il se peut que soit extraite en même temps la ‘‘mémoire systémique’’ de la plante en tant qu’entité globale, s’ajoutant à la combinaison unique des ingrédients matériels contenus dans les plantes individuelles.’’ (page 146)



Se pourrait-il que des plantes cultivées affectueusement dans un environnement naturel puissent produire des huiles essentielles ayant une mémoire systémique rehaussée et une force vitale plus énergique?



Le Dr Gary Young croit sincèrement que la chimie et l’énergie vibratoire des huiles essentielles ont la capacité d’aider à maintenir et à améliorer la force vitale du corps pour une santé optimale.

http://agoranet21.tripod.com/index.html#_RUBRIQUES
L'éveil des chakras
L'énergie des chakras est invisible dans le domaine physique. Chaque chakra est un pont, un transformateur énergétique. Ils tournent selon lors propres fréquences, du chakra racine, le plus lent au chakra coronal la couronne, le plus rapide.

Masser la zone en utilisant l'huile appropriée au blocage énergétique ou au problème spécifique, favorise l'écoulement de l'énergie.



Les huiles essentielles sont la force de vie des plantes. Comme toutes substances naturelles, elles contiennent des énergies qui agissent sur les corps subtils humain ; vibrations perceptibles d'une façon ou d'une autre.

Choisir une huile essentielle avec laquelle œuvrer n'est pas toujours évident. Chacun peut développer ses capacités intuitives avec la pratique. L'intuition et la connaissance sont des outils à s'approprier.


Propositions d’utilisations :

L'Angélique développe le chakra du cœur. Elle aligne le 3ème œil sur les yeux physiques, permet de nouvelles intuitions et la clairvoyance. En massant le front avec l'huile, l'énergie du 3ème œil s'ouvre et augmente. Éviter l'huile pendant la grossesse.

L'Anis étoilé stimule la capacité d'entendre la source intérieure et les harmoniques de l'Âme. Elle initie à la connaissance codée des formes de la géométrie sacrée. Utiliser l'huile sur le chakra du thymus permet d'assimiler plus facilement les souvenirs des dimensions parallèles. Ne pas utiliser cette huile sur les enfants et les bébés.

Le Basilic encourage à accepter la responsabilité de nos intentions et à prendre conscience de la réalité que nous sommes en train de créer. L'huile active les programmes codés en sommeil dans le cerveau et ouvre de nouvelles voies pour assimiler l'énergie. Masser le chakra du cœur pour aspirer profondément à une plus grande quantité d'énergie de la vie. Ne pas utiliser cette huile sur les enfants et les bébés. Éviter l'huile pendant la grossesse.

La Bergamote stimule la thyroïde afin d'équilibrer le thermostat du corps. Appliquée sur le chakra du cœur et du plexus solaire, elle aligne leurs énergies dans le corps physique.

Le Laurier élève les capacités de perception. 3 gouttes dans un bain aromatisé soulage les symptômes arthritiques en faisant fondre la résistance au changement retenue dans le corps émotionnel et mental. Elle peut légèrement irriter la peau !

Le Lemon-grass laisse l'esprit illuminer le conscient. L'énergie de l'huile adoucit les attitudes mentales rigides, transformant une perspective pessimiste en optimisme. Utiliser le lemon-grass pour purifier le plexus solaire et le chakra sacré. Elle procure la force nécessaire pour faire face aux défis ou les nouvelles situations. Un bain de cette huile incite les énergies prâniques à nourrir le corps physique.

La Mandarine donne la conscience du présent et d'être à l'écoute. La force de vie se trouve stimulée et s'accroît quand le changement est accueilli avec enthousiasme et joie. En unifiant les énergies avec le chakra frontal, les énergies du chakra racine, sacré et du plexus solaire s'alignent sur le chakra de la gorge pour permettre une meilleure compréhension de soi. Des visions de nouvelles possibilités se produisent. La Mandarine est d'une grande efficacité sur la colonne vertébrale pour déclencher l'énergie de la Kundalini.

La Marjolaine fait prendre conscience des peurs inconscientes. Masser le devant et l'arrière du chakra de la gorge et le frontal permet à l'énergie spirituelle de s'écouler facilement à travers le corps physique. Le chakra racine se dilate et enracine les énergies créant une assise de sécurité plus solide. En inhalation, l'huile est bénéfique pour les insomniaques. Éviter cette huile pendant la grossesse.

La Menthe Pouliot guérit les altérations du chakra du Plexus Solaire. L'énergie de l'huile élève l'intuition et la créativité.

La Menthe verte ionise le corps éthérique. Le corps physique s'en trouve rajeunit. Les émotions bloquées dans la zone du plexus solaire et du chakra du cœur sont libérées par son énergie. L'huile peut diminuer l'effet des remèdes homéopathiques.

La Myrrhe délivre des souffrances et des chagrins. Pour surmonter les obstacles, une personne doit reconnaître honnêtement les problèmes qui freinent son aptitude à la confiance. L'huile de myrrhe appliquée sur la région du cœur l'aide à rester ouvert dans des situations de stress. Étirez et massez le cou avec l'huile pour réduire les tensions mentales et le besoin de contrôle.

La Myrte aide à la compréhension des formes-énergies pour pouvoir assimiler les fréquences de lumière et d'amour plus élevées en identifiant les caractéristiques des différentes formes. Les aspects masculins et féminins s'équilibrent et facilite la naissance dans l'Unité en rétablissant l'harmonie contre les conflits internes et la confusion.

Le Néroli encourage la réalisation de soi. L'huile aide à soulager les crampes menstruelles. Souvent, les femmes passent des moments difficiles pendant leurs menstruations parce qu'on ne leur a pas appris à célébrer leur corps de femme, mais plutôt à le critiquer. Les femmes dirigent leurs frustrations et leur critique vers l'intérieur, ce qui sème la confusion dans leurs organes féminins. Cela peut déclencher ultérieurement de sérieux problèmes tels que l'endométriose, des kystes ovariens ou autres dysfonctionnements des organes. Les menstruations sont des cycles de purification et devraient être une célébration des rythmes de la Nature, mais en général, les femmes les célèbrent parce qu'elles ne sont pas enceintes.

La Noix de muscade apaise le sentiment de trahison et de perte, augmente la souplesse et la spontanéité. La zone du plexus solaire reçoit une énergie réconfortante. L'huile aide les personnes qui se sentent entourées d'obscurité et qui sont tombées dans le gouffre noir et intense de l'émotion. La Noix de muscade peut être hallucinogène, soyez prudents !

L'Orange douce dégage & restaure l'aura de la densité. En diffusion dans une pièce, elle expulsion les négativités, et les formes-pensées.

Palmarosa embrasse l'énergie de la Mère divine. Elle établit une acceptation bienveillante et un amour inconditionnel d'une fréquence supérieure d'Amour, cicatrisant les problèmes avec la mère.

L'huile de Bois de Rose est appropriée au chakra du cœur. Elle apaise les sentiments d'appréhension ressentis dans le cœur, permettant à celui-ci de se rappeler ce qu'est la sensation de tendresse et de contentement. Elle incite à écouter la musique de l'Âme et ouvre l'oreille intérieure à la musique céleste. Un massage de cette huile derrière les oreilles produit la nourriture pour le système nerveux et stimule le système immunitaire et le chakra du thymus.

La Camomille insuffle la Sagesse et la Paix. Elle aide à développer la patience et à comprendre ce qu'est l'ordre du Temps juste Divin. Elle apaise les chagrins d'amour et les sentiments de perte. Masser la zone de l'estomac et le foie laisse une sensation de plénitude extraordinaire.

La Cannelle nous rend conscient de notre esclavage. Elle libère la colère contenue dans la mémoire cellulaire du corps. Elle est très efficace contre les mauvais traitements physiques subis. Masser la zone du chakra racine donne une sensation de revitalisation qui augmente la volonté de vivre. Attention, l'huile peut irriter la peau et les muqueuses ! Ne pas utiliser cette huile sur les enfants et les bébés.

La Cardamome accroît l'assimilation de l'énergie. Elle est largement utilisée en Inde. C'est en apprenant à nous motiver par l'amour et la compassion que nous pouvons réaliser et maintenir un équilibre émotionnel. L'huile apaise les rancœurs produites par des peurs qui ferment le chakra du cœur. En onction sur le chakra coronal, elle relie le chakra sacré à la couronne et équilibre le courant d'énergie entre les chakras. Elle est un antidote au besoin insatiable de sucre.

La Carotte élargit et enracine la Conscience. Elle génère la clarté de la vision intérieure et élève les perceptions pour guider dans le voyage à la découverte de soi. Appliquer l'huile sur les chakras racine et sacré stimule une sensation d'enracinement.

Le Cèdre invite à l'Amour Spirituel. En appliquant le Cèdre sur le chakra du cœur devant et dans le dos, le corps physique sera nourrit.

Le Citron augmente la joie interne et l'optimisme. La mémoire cellulaire se libère de la dépendance à l'alcool. En massant le chakra de la gorge, il s'éclaircit et donne la capacité de s'exprimer avec compétence.

Le Cyprès maintient l'équilibre. Masser le chakra du thymus pour stimuler le système lymphatique.

L'Encens ou Oliban éveille l'objectif spirituel. Les mémoires de l'Âme peuvent insuffler la sérénité. Les chakras de la couronne, du 3ème œil et du cœur se dilateront avec l'odeur de l'encens.

L'Eucalyptus permet de comprendre les projections dans les relations. Masser énergiquement le torse pour dilater le chakra du cœur.

Le Fenouil permet de prendre conscience des substituts à l'amour. On apprend à se nourrir et à nourrir l'autre convenablement. L'énergie de cette huile stimule la thyroïde, les problèmes d'auto dépréciation qui amènent des sensations d'échec, d'isolement et de solitude. L'huile aide les anorexiques à discerner la cause-racine du comportement : sensation de ne pas être aimé, incapable de ressentir, ainsi qu'une mauvaise image du corps.

suite

"Nous sommes responsable de la vie que nous menons, et si notre environnement ne contribue pas à nourrir l'objectif de notre âme, nous ressentons toujours de la nostalgie pour quelque chose de non identifié'' .
D.Eidson


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MessageSujet: Re: Parfum, Neurobiologie des odeurs, Aromathérapie vibratoire .   Mer 16 Jan 2008, 21:38

Huiles Royales Huiles Sacrées
Aromathérapie Spirituelle
Jutta Lenze
La magie commence dès l’instant où nous ouvrons le flacon d’Huile Essentielle Sacrée et Royale. Le Génie, jusque-là confiné dans cette petite bouteille, s’échappe et se volatilise aussitôt.
L’âme de la plante, sa quintessence, en passant de l’état liquide à l’état gazeux pénètre nos narines, notre cerveau instinctif, jusqu’à notre inconscient, court-circuitant alors le monde si bien construit de notre intellect.

En abolissant les barrières de l’espace et du temps, les effluves font progressivement ressurgir tout un monde d’images et d’émotions enfouies au fond de notre mémoire.
Laissez-vous emporter par ces émanations pour découvrir la richesse de votre propre paysage intérieur. Vous contacterez alors votre nature divine, qui, à l’instar du Génie, attend patiemment le moment où vous déciderez « d’ouvrir le flacon » afin de laisser le sacré s’exprimer en vous.

Cependant, ce qui soigne l’esprit soigne aussi le corps. Vous pourrez ainsi utiliser ces huiles précieuses en inhalation, en massages anti-douleur, anti-infectieux, immunostimulant, en drainage lymphatique, en soins de la peau… et d’autres bienfaits encore que vous découvrirez à la lecture de cet ouvrage.
http://www.lemercuredauphinois.fr/data/pages_site/nouveautes.php

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MessageSujet: Re: Parfum, Neurobiologie des odeurs, Aromathérapie vibratoire .   Mer 23 Jan 2008, 02:14

cela est tout a fait ce que j'ai pu réaliser a travers mon vécu...


MERCI Ambre

la parfum restera dans mon coeur

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MessageSujet: epices, encens...................   Lun 28 Mar 2011, 03:35




Rôle historique des épices et des aromates.

L'histoire des épices débute 4000 ans avant notre ère sur la côte de Malabar au sud-ouest de l'Inde. Le premier homme à cueillir du poivre pour améliorer le goût de son riz fut le précurseur d'une course folle dans la recherche de nouvelles flaveurs permettant d'agrémenter sa nourriture de base.

Bateau avec un éléphant chargé d'épices traversant un fleuve

Si la plupart des épices sont originaires de l'Inde et de l'Indonésie actuelle, cela n'est pas du au hasard mais aux statistiques. Un coup d'oeil sur cette carte climatique vous montrera que ces pays sont situés dans des régions bénéficiant d'un climat équatorial ou de mousson. Le climat équatorial se caractérise par une chaleur et une humidité très élevées tout au long de l'année. Pour la végétation, c'est le climat le plus favorable et cela explique pourquoi il y a dans ces régions 10 ou 15 fois plus d'espèces de plantes différentes que dans des régions situées plus au nord ou plus au sud.
Pour les mêmes raisons, l'Amérique Centrale et le nord de l'Amérique du Sud sont le berceau de plusieurs épices : la vanille, le piment mais aussi la tomate, les haricots, le tabac etc.
Seule l'Afrique Équatoriale déroge à cette règle malgré un climat équivalent. En effet rares sont les espèces originaires de cette région sans que l'on puisse trouver une raison logique à cet état de fait.

Il ne faut pas oublier que la diversification de notre alimentation n'est que très récente et qu'elle ne concerne qu'une faible partie de l'humanité.

Les nomades de tous pays connaissent depuis toujours les avantages des épices : Facilité de conservation séchée et faible encombrement.
Les commerçants qui approvisionnaient l'Europe appréciaient ces qualités et y ajoutaient une très forte plus-value du fait du mystère entourant ces marchandises.
L'Histoire nous apprend que l'exotisme et la noblesse de ces produits ont conduit quelquefois à des exubérances. Certaines recettes d'Apicius (IVème siècle de notre ère) comportent un nombre impressionnant d'épices et de plantes aromatiques.

A la fin du Moyen-Age, un tiers des recettes comportait du safran et la consommation de moutarde a atteint des sommets. Plus de 300 litres pour un seul repas servi en 1336 par le Duc de Bourgogne.
Les grands découvreurs du XV ème et du XVI ème siècle ont favorisé l'apparition de nouvelles épice : Piment, vanille, toute-épice était alors directement liée à l'approvisionnement et aux prix pratiqués. Les cours pouvant varier de un à dix suivant les arrivages, cela a favorisé la découverte de plantes indigènes servant de succédanés.
La Révolution Française et ensuite l'Empire ont limité fortement l'importation de plantes exotiques et il faudra attendre le XXème siècle pour qu'à nouveau l'engouement pour toutes ces plantes relance leur consommation.

De l'antiquité à la fin du moyen âge

Les premières descriptions de caravanes terrestres sont dues à Hérodote (vers 500 ans avant notre Jonque chargée d'épices

ère) qui décrit les convois partant pour un dangereux périple de trois ans qui devait les conduire jusqu'en Chine.
L'énormité de ces caravanes, parfois plus de mille bêtes de bât, l'insécurité des routes de l'époque et les nombreuses difficultés rencontrées justifiaient les prix exorbitants et le culte voué à ces merveilleuses marchandises que sont les épices.
L'attrait pour les régions, entre autres, productrices d'épices, poussa Alexandre le Grand jusqu'à l'Hindus qu'il atteignit en 326 avant Jésus Christ.
Les romains, à l'époque de Pline l'Ancien (23-79) ne connaissaient pas, quant à eux, la Chine. Ils ne pratiquaient le commerce des épices qu'avec les commerçants Arabes et Perses.

Ceci a sûrement contribué au déclin de l'Empire Romain. Les prix pratiqués à Rome atteignaient le centuple des prix d'achat. La multiplication des intermédiaires et les quasi-monopoles en place réussirent à maintenir des prix inimaginables aujourd'hui et cela, jusqu'au début du Moyen-Age.
Voici par exemple l'histoire du muscadier. Cet arbre fournit des fruits toute l'année, jusqu'à 2000 graines par an et par arbre, et ce, sans soin particulier et pendant plus de 80 ans. Et pourtant la livre de macis se négociait à la fin du Moyen-Age l'équivalent d'une demi-vache et de trois moutons.
Durant tout le Moyen-Age les différents pouvoirs en place en Europe ont largement profité du négoce des épices pour lever de très lourdes taxes.
Les épices, et le poivre en particulier, ont très souvent été utilisées comme monnaie à part entière. Cela a laissé de nombreuses expressions qui enrichissent la langue française.
Il faudra attendre la fin du XIIIème siècle et le récit de Marco Polo pour pouvoir se faire une idée un peu plus précise de la répartition géographique et des méthodes de production des différentes espèces.
Venise a su profiter du transport des armées partant pour les Croisades pour mettre en place une importante flotte. Elle deviendra entre le XIème et le XVème siècle la capitale européenne du négoce des épices.
La fermeture, en 1453, de la route des Indes par les Ottomans marquera la fin du Moyen-Age.
Lorsque les épices écrivent l'Histoire


En 1492, Christophe Colomb découvre le continent américain mais c'est bien l'Inde et ses épices qui sont recherchées.
En 1498, Vasco de Gama franchit pour la première fois le cap de Bonne Espérance et réussit à atteindre la côte de Malabar au sud-ouest de l'Inde puis, en 1502, l'île de Ceylan (Sri Lanka actuel).
Fernao de Maglhaes dit Magellan part en 1519 pour le compte du roi d'Espagne. Après un hivernage difficile, il découvre le détroit qui porte son nom et remonte l'océan Pacifique jusqu'aux Philippines où il est tué par le chef d'une tribu locale : Lapu Lapu.
Sur les 265 membres de cette expédition, seuls 18 d'entre eux rentrent après le premier voyage autour du monde. Les cales du seul bateau rescapé sont remplies de clous de girofle confits.

Toute cette époque a marqué le début des différentes colonies établies par les pays européens. Les sommes d'argent colossales que représentait le négoce de ces produits d'épicerie ont sans arrêt attisé les rivalités et la concurrence fut impitoyable entre les différentes puissances de l'époque :
Les Anglais prendront pieds aux Indes.
Les Hollandais en Inde orientale (Indonésie).
La France s'installera à Madagascar et à l'île Bourbon (île de la Réunion).
Les Portugais, qui contrôlaient en 1524 : Java, Sumatra, Malacca et Madagascar se replieront plus tard vers l'Afrique et le Brésil.
Les Espagnols, surtout présents en Amérique du Sud et aux Philippines feront connaître au reste du monde : La vanille, le piment et la tomate.
Pierre Poivre, un nom prédestiné, mettra 22 ans (de 1748 à 1770) pour briser le monopole sur les muscadiers et les girofliers. Ce monopole avait été mis en place par le Portugal, il fut maintenu ensuite par la Hollande. En effet, ceux-ci détruisaient systématiquement les cultures ne leur appartenant pas. De cette époque vient l'habitude de chauler les noix de muscade afin de les rendre stériles.
Les botanistes français eurent bien du mal à subtiliser de jeunes plants pour les implanter à l'île Maurice et plus tard sur d'autres territoires.
Aujourd'hui, c'est le Zanzibar (Tanzanie) qui est le premier producteur de clous de girofle.
http://stephkup.nexenservices.com/epices/affichage/aveccss.php?rub=histoire






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MessageSujet: Re: Parfum, Neurobiologie des odeurs, Aromathérapie vibratoire .   Lun 28 Mar 2011, 03:38

UNE ROUTE MYTHIQUE...

Depuis des temps immémoriaux, les résines de myrrhe et d'oliban sont utilisées pour le culte ou l'usage quotidien dans toute la partie orientale de la Méditerranée.

Issues des régions de production situées dans le sud de la péninsule arabique (actuel Yemen et Oman) et dans la pointe est-africaine (actuelle Somalie), ces résines précieuses et prisées ont été, dès le premier millénaire avant notre ère, l'objet d'un commerce florissant et dynamique. Une des références les plus anciennes concerne l'Egypte et le commerce de la myrrhe avec le pays de Punt (actuelle Somalie), plus de 15 siècles avant JC. Gros consommateurs de myrrhe, élément essentiel pour embaumer les morts, les Egyptiens ont été à l'origine du commerce de l'encens.

Plus tard, lorsque les relations avec le pays de Punt se sont raréfiées, les Egyptiens se sont tournés vers l'Arabie et la voie caravanière. La route terrestre de l'encens était née. Dès lors, et pendant plus de 10 siècles, cette route mythique de l'encens a approvisionné en résines précieuses le monde oriental et le monde classique.

Au IX° siècle av JC, la reine de Saba, décidée à rencontrer le roi Salomon, troisième roi des Hébreux et successeur de David, emporte dans son périple, un convoi énorme d'hommes et de chameaux chargés d'or et d'encens. Dès le VII° siècle av JC, une route terrestre est en place, de manière prouvée, depuis les régions de production, le Dhofar, l'Hadhramawt, le Mahra et le Punt relié à la côte arabique par des liaisons maritimes, jusqu'au port de Gaza, passage obligé vers le commerce méditerranéen.

Au cours des siècles, toute une économie florissante s'est mise en place le long de cette route terrestre assurant le développement de nombreuses cités et oasis situées dans la partie occidentale de la péninsule arabique. Ainsi, au départ de Qana (Bi'r Ali), de Salalah, les caravanes chargées de myrrhe et d'oliban prenaient la direction de Sayun (saiun), de Shibam, de Marib (dans la contrée de saba) avant de prendre la route de la Mecque puis de Yathrib (Médine) et de continuer leur périple vers le nord, par Dédan (Al-Ula), Al-Hijr (Mada'in Salih) avant de traverser le Wadi Rum (situé dans l'actuelle Jordanie) pour arriver à Petra, dernière étape avant le port de Gaza. De là, les navires chargés de ces précieuses senteurs, désservaient les pays méditerranéens, l'Europe...

Ainsi, en trois ou quatre mois, durée raisonnable pour acheminer l'encens de Qana à Gaza, les résines mystiques passaient de contrées inconnues sur lesquelles couraient mille légendes et histoires fabuleuses au monde connu et "civilisé", le monde méditerranéen. Jusqu'au début de l'ère chrétienne, la route terrestre de l'encens fut essentielle et prospère. Son déclin s'amorça sous la pression des tribus arabes qui vinrent déstabiliser les cités-états sudarabiques et entravèrent, par d'incessantes attaques le trafic des caravanes. De plus, le développement des voies maritimes au temps des Grecs et des Romains et la mise en évidence de l'existence des vents de moussons (1er siècle av JC) ont permis d'emmener les navires jusqu'en Inde.

Dès lors, la route de l'encens allait faire place à la route des aromates et devenir un axe mineur en comparaison de la route des Indes. L'encens d'arabie et d'Afrique, concurrencé par les encens venus d'orient, continua pourtant de brûler en grande quantité dans le monde romain. A l'aube du XIV° siècle, la production d'encens arabique s'était, certes, ralentie mais elle trouve toujours preneur et Marco POLO, de passage près d'Aden (Yemen) remarque une forte production d'encens blanc dont les seigneurs tirent grand profit.

Aujourd'hui encore, au Yemen et en Somalie, on extrait toujours la précieuse résine d'oliban selon les méthodes ancestrales même si la majeure partie de la production est réservée au marché intérieur.



http://www.encens-compagnie.com/enc-infos/route.htm


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MessageSujet: Re: Parfum, Neurobiologie des odeurs, Aromathérapie vibratoire .   Jeu 29 Déc 2011, 11:07

Neurobiologie des odeurs



Exégèses du film Le parfum


Pouvoir d'évocation particulièrement puissant, persistance de souvenirs très anciens, la mémoire des odeurs paraît se distinguer des autres types de mémoire sensorielle : simple lieu commun ou réalité attestée ? Les travaux en psychologie expérimentale et en neurobiologie défrichent le terrain.

Alors que vous avez entreprisde tondre votre pelouse, vous marquez un temps d'arrêt. C'est l'odeur marquée de l'herbe coupée qui vous envahit. Elle vous évoque une chaîne de souvenirs : l'étable de l'oncle Georges en Corrèze, où vous avez passé plusieurs semaines de vacances au début de votre adolescence. Vous revoyez clairement l'étable, la disposition des bêtes et du matériel, puis aussi le gros berger allemand qui vous a fait si peur le jour où vous vous êtes retrouvé seul avec lui.

Cette expérience, vécue par tout un chacun, suggère que certains indices olfactifs auraient un pouvoir évocateur particulièrement puissant et permettraient d'accéder à des souvenirs anciens. Les travaux de psychologie expérimentale et de neurobiologie confirment-ils ce sentiment ?

Résistance au temps. Premier constat, la mémoire olfactive se distingue au moins de la mémoire visuelle et auditive par le peu de travaux qui lui sont consacrés. Prédominants dans nos relations avec nos congénères et notre environnement, ces deux autres sens ont en effet focalisé l'attention des chercheurs tant chez l'homme que chez l'animal.

Le premier à s'être vraiment intéressé aux particularités de la mémoire olfactive en psychologie expérimentale est le Suédois Trigg Engen(1). Dans les années 1970, il a comparé les performances de la mémoire visuelle et olfactive chez un groupe important d'individus à différents intervalles de temps. Quelques minutes, quelques jours, quelques mois après avoir été exposés à des jeux de photos et d'odeurs, ils devaient indiquer ceux qu'ils reconnaissaient parmi un échantillon plus large de stimuli. Pour les délais courts, de l'ordre de la minute, les performances de mémoire visuelle, de l'ordre de 90 %, se sont révélées supérieures à celles de la mémoire olfactive, celles-ci atteignant 75 %. Mais après quatre mois le taux de reconnaissance visuelle s'écroule, tandis que les souvenirs olfactifs restent intacts. Ces premières données quantitatives en faveur d'une mémoire olfactive humaine plus résistante au temps ont fait date( I) . Mais ce type de protocoles, lent à porter ses fruits, n'a guère fait école. La validité de ces observations n'a donc pas été beaucoup testée. Or, on le sait, les résultats peuvent dépendre largement du choix des stimuli utilisés (degré de familiarité, leur valeur hédonique spontanée, la concentration... ) .

Syndrome de Proust. Considérant comme acquises les conclusions de T. Engen sur le long terme, d'autres spécialistes ont plutôt cherché à savoir si la mémoire olfactive se distinguait des autres mémoires sensorielles à court terme(2).

Les expériences, là encore peu nombreuses, doivent être interprétées avec prudence, mais il semble bien que les performances de rappel des items d'une liste de stimuli olfactifs présentés quelques minutes auparavant soient peu sensibles à l'ordre de leur présentation, contrairement aux stimuli visuels et auditifs. En revanche, aucune différence n'apparaît quant au nombre d'items mémorisés, qu'il s'agisse d'indices olfactifs, visuels ou sonores.

L'autre spécificité de la mémoire olfactive, probablement la plus intéressante, est son pouvoir d'évocation : le souvenir d'une odeur renvoie d'une manière particulièrement nette aux souvenirs des événements qui y sont associés. Les spécialistes parlent de mémoire épisodique. C'est l'anecdote de l'odeur d'herbe coupée qui renvoie à l'étable de l'oncle Georges. C'est aussi ce que l'on nomme le syndrome de Proust dont l'oeuvre illustre bien l'importance de l'olfaction dans la mémoire autobiographique avec l'idée que le souvenir olfactif est le dernier rempart de la mémoire : quand on a tout oublié d'un événement donné, seule la réminiscence d'une odeur est capable de faire resurgir ce pan de vie apparemment effacé.

Aussi curieux que cela puisse paraître, le premier vrai test en laboratoire du syndrome de Proust date seulement de l'année dernière. Deux chercheurs de Liverpool, Simon Chu et John Downes ont testé chez un groupe de personnes âgées en moyenne de 69 ans, le pouvoir de différentes odeurs d'évoquer un événement précis et relativement ancien(3). Les performances ont été comparées au pouvoir évocateur d'un label verbal (un mot). En accord avec d'autres travaux, les chercheurs constatent d'abord que les indices olfactifs, par exemple les odeurs de tomate, de menthe, de vanille n'évoquent un souvenir de type mémoire épisodique que dans environ 30 % des cas, l'efficacité des indices verbaux étant bien supérieure. Mais plus intéressant, dans ces cas-là, la majorité des souvenirs évoqués concernent des événements plus anciens que ceux rappelés par les indices verbaux : une réminiscence olfactive renvoie ces personnes à l'époque de leurs 6 à 10 ans, alors que les souvenirs verbaux se situent plutôt dans la tranche d'âge 15-25 ans. Moins efficace pour nous remémorer un événement précis, l'odeur fait écho à des événements de notre enfance.

Un circuit particulier. Si ces travaux de psychologie expérimentale tendent à confirmer les traits particuliers de la mémoire des odeurs, qu'en est-il des recherches en neurobiologie ? Les particularités de la mémoire olfactive tiennent probablement pour beaucoup de l'organisation particulière du circuit neuronal olfactif dont on connaît les grands traits depuis plusieurs décennies. Au contraire des voies visuelles par exemple, l'organisation anatomique des voies olfactives centrales est très semblable d'une espèce de mammifère à l'autre, qu'il s'agisse d'un rat, d'un singe ou d'un homme (voir l'encadré « Les voies olfactives »). Au sein de ce circuit, l'information passe par des structures cérébrales qui traitent presque exclusivement l'information olfactive, le bulbe olfactif* et le cortex piriforme*, et par des structures qui gèrent toutes les catégories d'informations sensorielles comme le cortex entorhinal*, l'amygdale* et l'hippocampe. On pense que ces hauts lieux de convergence que sont le cortex entorhinal et l'hippocampe jouent un rôle clé dans l'acquisition de nouveaux souvenirs et dans l'expression de la mémoire épisodique. Par ailleurs, le complexe amygdalien semble particulièrement important chez le rat pour l'acquisition et l'expression d'un réflexe conditionné de peur. Par exemple, comme l'ont montré les travaux des équipes de Joseph Ledoux de l'université de New York pour la sphère auditive et ceux de Tim Otto de l'université Rutgers pour la sphère olfactive, l'intégrité de l'amygdale est nécessaire pour que l'animal se souvienne d'une expérience « désagréable » associée à l'odeur ou au son(4,5). Ainsi on peut penser que l'accès rapide et quantitativement important de l'information olfactive vers la région amygdalienne puisse être à l'origine de la dimension émotionnelle des odeurs. De même, les projections vers l'hippocampe n'expliqueraient-elles pas que le stimulus olfactif réveille si aisément d'autres souvenirs ? Pour reprendre notre anecdote du début, on devrait à ce circuit olfactif particulier l'évocation en chaîne de ce souvenir agréable de la ferme de l'oncle Georges, de la disposition précise des vaches dans l'étable et de la peur ressentie face au gros berger allemand.

Un modèle mnésique ? Cet accès préférentiel de l'information olfactive aux structures soupçonnées de jouer un rôle important dans les processus mnésiques ne devrait-il pas s'associer à une mémoire olfactive remarquable ? C'est ce qui a été démontré chez le rat. Depuis les premières expériences menées en 1974 par Burton Slotnick(6), on connaît les impressionnantes facultés d'apprentissage de cet animal. Mais dans les années 1990, les travaux de l'équipe d'Howard Eichenbaum de l'université de Boston ont en plus montré qu'un rat peut résoudre des problèmes fondés sur la transitivité à partir d'indices olfactifs (si A = B et B = C alors A = C). Preuve d'une bonne mémoire, mais aussi et surtout de la flexibilité des représentations, très importante dans la formation des souvenirs associatifs. Sur le plan du substrat neurobiologique, ces chercheurs ont aussi observé que la lésion sélective de l'hippocampe n'empêche pas l'apprentissage des problèmes pris de façon individuelle, mais interdit l'expression de la flexibilité telle qu'elle apparaît à travers les tests de transitivité. En accord avec les observations faites aussi bien chez le primate non humain que chez le patient cérébrolésé, ce résultat renforce l'hypothèse selon laquelle l'hippocampe joue, chez toutes les espèces animales, un rôle crucial dans la construction de souvenirs et l'association de différents items (le souvenir de l'oncle Georges qui évoque la Corrèze, les vaches et le berger allemand). L'accès massif de l'information olfactive à l'hippocampe pourrait donc être associé au pouvoir évocateur des odeurs. L'ensemble de ces travaux va dans le sens d'une mémoire olfactive exceptionnelle tout au moins chez le rat, mais aussi de l'existence de traits universels des processus mnésiques mettant en jeu des structures de la formation hippocampique et l'amygdale. En amont de l'hippocampe, les structures qui acheminent l'information ne sont pas nombreuses, il est donc assez simple de les étudier. Dans notre groupe, nous nous intéressons au bulbe olfactif et au cortex piriforme, a prioricantonnés au traitement de l'information sensorielle, sans lien direct avec les fonctions mnésiques. Or, au début des années 1990, Anne-Marie Mouly et Nadine Ravel, aujourd'hui à l'institut des sciences cognitives à Lyon, ont montré que le bulbe olfactif s'intègre aussi au circuit de la mémoire olfactive. Le traitement de l'information au sein du premier étage relais qu'est le bulbe semble important pour permettre à l'animal de garder une information en mémoire pendant quelques dizaines de secondes. De plus, le traitement bulbaire paraît aussi déterminant pour consolider l'information olfactive en vue de la formation d'une trace durable. Cette participation des étages considérés jusqu'alors comme « sensoriels » a d'abord été considérée comme une caractéristique exceptionnelle de la mémoire olfactive. Depuis, des travaux plus récents à la fois chez l'animal et chez l'homme ont mis en évidence une action des cortex sensoriels dans la formation et le rappel des souvenirs, complémentaire de celle des structures limbiques comme l'hippocampe ou le cortex enthorinal. Vu sous cet angle, les processus mis en jeu dans la mémoire olfactive n'auraient rien d'exceptionnel. Les autres types de mémoires s'en seraient même peut-être servis comme modèle lors de leur développement.

Enfin, revenons à la dimension hédonique que nous attribuons d'emblée aux odeurs qui dépend largement de l'expérience olfactive de chacun (voir l'article de Joël Candau dans ce numéro). De récents travaux, chez l'homme s'intéressent à la prégnance de ce jugement hédonique. Notamment, les études d'imagerie cérébrale humaine dévoilent la forte activation de certaines structures en réponse à des stimuli sensoriels relatifs aux émotions (visages exprimant la joie ou la peur, mais aussi odeurs à caractère agréable et désagréable). Fait intéressant, les stimuli olfactifs se révèlent les plus efficaces pour provoquer une réponse de l'amygdale(7) (voir l'imagerie ci-contre). Ce nouveau résultat qui complète les observations du groupe de Larry Cahill de l'université de Stanford sur la mémoire émotionnelle(8) (voir l'article de Martine Meunier dans ce numéro) suggère que la densité des projections olfactives vers le complexe amygdalien est associée à la forte dimension émotionnelle de la mémoire. Cet accès privilégié pourrait peut-être expliquer pourquoi cette odeur d'herbe coupée vous a fait cesser pendant quelques instants votre travail.

Rémi Gervais voi
r PROUST ET LES NEUROSCIENCE

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