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 Femmes et Spiritualité

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AMBRE

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MessageSujet: La déesse sauvage   Mar 29 Mai 2007, 18:06


La déesse sauvage

“L’homme et la femme sont différents, nous dit Joëlle de Gravelaine, leurs extases ne sont pas les mêmes.” Plutôt que d’en déduire une sorte d’incommunicabilité féministe, la fondatrice de la célèbre collection Réponses (Ed. Robert Laffont) a décidé de nous raconter l’origine sacrée de l’extase des femmes, persuadée que cela peut aider à l’illumination des hommes.





[color=white]En 1985, après quarante ans de route, pour jeter une première synthèse entre ses domaines de prédilection, où s’articulent symbolique, poésie, mythe, psychologie des profondeurs, elle fait de Lilith - fidèle servante du Créateur - son sujet d’étude, en publiant un ouvrage astrologique et mythologique sous le titre Le retour de Lilith : la lune noire (éd. L’Espace Bleu).

A travers les ambiguïtés du désir et de la rébellion de la première compagne d’Adam (avant Eve !), elle s’attaque à un moment passionnant de l’inconscient collectif : celui où, notamment par la Bible interposée, le nouvel ordre patriarcal décide d’enfermer la sauvagerie du désir féminin en enfer.

Joëlle de Gravelaine boucle aujourd’hui son plaidoyer sur la nature du féminin avec La déesse sauvage (Ed. Dangles). Elle y raconte que la Terre est à l’image de la Mère et vice versa, Terre mère, Magna Mater, donneuse de vie et de mort, maîtresse des arbres et des bêtes sauvages, à la fois primitive, subtile, spirituelle, androgyne, louve, serpent, truie et jument. Elle dénonce l’attitude malhonnête des Grecs à l’endroit des déesses - d’Ishtar à Athéna en passant par Isis, Démeter, Ereshkigal -, leur propension obstinée à les réduire à l’état d’ogresses sataniques et de mères destructrices, vidées de tout appel à la vie et à la résurrection. Position misogyne récupérée et entretenue plus tard par la tradition judéo-chrétienne.

Résultat : encore nombreux sont ceux que le désir sauvage, la jouissance, l’instinct de la femme archétypale, embarrasse considérablement. Ils contestent donc la légitimité de la Déesse des origines, et ce faisant, nient tout bonnement le rôle de la femme dans le monde.

Nouvelles Clés : Votre “déesse sauvage” ressemble à un véritable manifeste !

J. de G : Mes intentions étaient très claires. Dans tous les récits de la création du monde, il y a un présupposé bien installé qui consiste à remarquer que les hommes, le masculin, se sont emparés du ciel avec les eaux d’en haut contre les eaux d’en bas, qui seraient féminines. Pourquoi pas ? Ce qui me gêne, c’est qu’ils soient arrivés à convaincre tout le monde depuis des millénaires que le ciel, c’est mieux que la terre. J’ai donc un peu poussé les choses dans la direction de l’empathie en disant qu’on vivait dans un monde où on avait tellement survalorisé l’Esprit, le masculin, l’intellect, que ça se faisait au détriment de l’âme, du sensible et qu’on était tous en train d’en crever. Quand je défends ma Déesse sauvage, je défends donc tout simplement un féminin primitif, authentique, fécond, vivant.

N. C. : Des guerrières amoureuses capables d’assumer une dimension spirituelle, il en existe ? J. de G : J’adore l’histoire de la Loba Huesera - dite “la louve” ou “la femme aux os”. Son travail consiste à ramasser des os dans le désert, en particulier des os de loup. Dès qu’elle a réuni tous les os d’un squelette, elle se met à chanter si fort que la terre tremble. Alors, peu à peu, le loup se reconstitue. Il se dresse, court vers le canyon et, frappé par un éclat de lune, se transforme en femme qui rit, libre et heureuse. Voilà comment, moi, je vois cette espèce de connexion toute directe avec les puissances de la terre, du chant, du rythme, et tout ça débouche sur une résurrection gaie, qui se passe par le truchement d’un animal formidable : le loup.

N. C. : N’y avait-il pas déjà dans le féminisme, une tentative immature d’utiliser le masque de Kali ?

J. de G : Kali n’a rien à voir avec le féminisme ! Avec sa grande roue, cette espèce de pressoir de sang, il y a simultanément mort et vie. Dans le féminisme, il y a eu un combat qui visait à exclure l’homme par rage et haine. Ma position est tout sauf une position de haine. Je prends avec humour leurs revendications d’un ciel supposé meilleur que la terre et je revendique la terre parce qu’elle est concrète et qu’elle donne des fruits ; mais en aucun cas je ne me situe en guerre contre l’homme. Mieux : je défends l’androgynat que l’on retrouve d’ailleurs à travers la déesse mère, le serpent, les jumeaux impairs et créateurs du monde.

Ce que je revendique, c’est le droit pour la femme, d’exprimer le désir de ce qu’elle a de plus vivant en elle et sans hypocrisie, éventuellement son désir le plus sauvagement sexuel, ou maternel, sans cette espèce de parure de dentelles ridicule dont on l’affuble. De même, je revendique le droit pour l’homme d’assurer sa part de féminité, son anima. Le monde tend d’ailleurs vers une certaine forme d’androgynat. C’est ce qui peut le sauver le monde. L’androgynat est en effet une façon d’éliminer la peur de l’autre. A partir du moment où l’on commence à savoir ce que ressent l’autre, comment et pourquoi il l’éprouve, on fait tomber des barrières.Ce qui fait peur, c’est la différence - le plus élémentaire des racismes.

N. C. : Le fait que les pères revendiquent aujourd’hui leur part de responsabilité dans la grossesse et la naissance, avec tout ce que cela implique d’amour et de sensualité, signifie-t-il que l’androgynat est en route ?

J. de G : Jung disait : “Il faut qu’un vieil homme devienne maternel.” C’est joli et c’est vrai. Pourquoi serions-nous éternellement des êtres coupés en deux, qui n’auraient pas le droit d’avoir en même temps une âme et un esprit, une sensibilité une violence féminine et masculine ? Les déesses s’amusent beaucoup pour cette raison, en particulier Ishtar, qui est à la fois déesse de l’amour et guerrière. Ça heurte la tradition masculine, au point qu’il y en a qui contestent qu’il puisse exister une déesse incarnant à la fois une violence de guerrière et une passion d’amoureuse. Mais enfin, les femmes sont toutes comme ça ! Pour quelle obscure raison seuls les hommes auraient-ils le droit d’être sauvages - j’entends une sauvagerie au sens de la forêt non de la barbarie ? Cela dit, je pense que l’androgynat est un stade dans lequel il ne faut pas rester. Passons par là, mais au bout du compte, restons homme ou femme. Il n’y a rien de plus effroyable qu’une femme entièrement virile qui a oublié sa part de tendresse.

N. C. : Comment la mythologie de la déesse s’articule-t-elle avec l’astrologie ?

J. de G : L’astrologie, je considérais ça comme une blague. Mon père s’y était intéressé à ses dépens. Je m’étais jurée de ne jamais y toucher. J’ai eu une enfance difficile, comme tout les mômes qui perdent leurs parents de bonne heure. Seulement, soit on se laisse engloutir par le malheur, soit on utilise en soi les réserves d’énergie pour remonter à la surface. J’ai toujours pensé que la vitalité était une vertu. C’est en tout cas ce qui m’a permis de gagner mon pain, de me débrouiller, de découvrir qu’on ne peut compter que sur soi-même, que les bonheurs sont éphémères. Je suis devenue l’assistante d’un ami de mon père avec qui j’ai pratiqué l’astrologie, sans conviction, juste pour manger. En parallèle, comme il y avait de la littérature dans l’écuelle familiale (Blaise Cendrars était mon parrain), j’ai pu lire pas mal de choses et développer ainsi mes désirs et centres d’intérêt. Associés aux rencontres de la vie (comme avec Jean Carteret, qui m’a aidé à m’accomplir), j’ai commencé à préciser mes recherches, en l’occurrence à approfondir l’astrologie. Trente ans après, la rédaction de Lilith a été à la fois l’aboutissement et le commencement de quelque chose, le lien entre astrologie et psychologie des profondeurs. Aujourd’hui, je travaille beaucoup avec des psychiatres et des psychanalystes.

N. C. : A quel moment avez-vous vraiment basculé dans l’astrologie ?

J. de G : C’est à cause de l’astrologie médicale. J’avais reçu la mission de tracer des centaines de thèmes de tuberculeux et de paralysés. Sans y croire. Arrivée au bout, je suis tombée sur des répétitions incroyables qui ne pouvaient pas être dues au hasard. Ça m’a agacée et je me suis trouvée en quelque sorte obligée de continuer. Depuis 1949, je n’ai plus arrêté. Ce qui, progressivement, m’a amenée à écrire des livres comme La voie du soleil, qui est une initiation poétique. Pour moi en effet l’astrologie est un langage poétique entre l’homme et l’univers.

N. C. : L’astrologie reposerait donc davantage sur des intuitions fulgurantes que sur une longue observation empirique ?

J. de G : C’est une réalité très incarnée quand même ! Seulement, on ne peut pas dire, au niveau de la prédiction, si ça va être vécu ou non. Alors “intuition fulgurante” ? Oui. Les meilleurs thèmes sont ceux que vous faites sans réfléchir, en osant vous jeter à la découverte de l’autre sans retenue. C’est une extraordinaire mobilisation d’énergie, une jouissance fantastique... Voilà quelques années, j’ai passé quatre heures que je n’oublierai pas avec Fellini. Ce jour-là, en réalisant son étude astrologique, j’ai ressenti ce côté jubilatoire, ce sentiment d’être en même temps un homme et une femme. Le plus fort, c’est que Fellini le ressentait aussi.. A lui qui refusait toute interview, j’avais envoyé un mot : “Vous avez le thème d’un grand moraliste.” Il avait ri : “Moraliste, moi ?... C’est tout à fait vrai !” et accepta la rencontre. Je l’ai attaqué à l’aztèque : “Vous êtes né un jour aigle.” Il a apporté un sceptre orné d’un aigle et a souri. Sa conjonction soleil-lune racontait un androgynat réussi. Il a sorti une petite statue mi-homme, mi-femme. Plus tard, il m’ a dit : “Dans La Strada, Gelsmina, c’est moi aussi.” Lorsque je fonctionne sans filtre, d’instinct, avec spontanéité, je me sens complètement du côté de la déesse mère, de cette féminité définie par Kaiserling comme “tellurique”.

N. C. : Quelle est alors votre réaction quant à la distinction que les scientifiques proposent entre astronomie et astrologie ?

J. de G : Je partage leur point de vue. Nous parlons d’un ciel symbolique, nous utilisons des mouvements planétaires parce que c’est notre grille de décodage, mais ça s’arrête là. On ne parle pas du même ciel. Même s’ils sont en résonnance. Comment expliquer celle-ci, cela me reste mystérieux. Du côté de la mécanique quantique et des approches systémiques, ils disent, à leur tour, que “ce qui est en haut est en bas”, que nous sommes fait de la même poussière que les étoiles ; ils parlent de cette inséparabilité de la matière, et là, on parle bien de la même chose. Le fait est qu’à l’intérieur du microcosme humain existe la réplique exacte du macrocosme galactique. J’ai toujours été frappée de constater que ce sont les êtres les plus collés à leur thème qui sont les plus épanouis. Quand on voit le thème d’un Freud ou d’un Adler, on rit, tellement ils SONT leur thème ! Ils ne pouvaient pas inventer, ni parler d’autres choses, ni émettre d’autres théories que les leurs ! Il est aussi curieux de voir à quel point les poètes expriment sans le savoir les éléments forts de leur thème, parfois des phrases entières ! Les vrais artistes accomplissent leur destin à travers leurs œuvres. En cela, l’astrologie pourrait servir de critère d’authenticité. Un artiste qui frime, ça se voit. Cela pose bien sûr le problème de la liberté. Le destin est un rendez-vous que nous avons avec nous-même et que nous devons assumer. L’intervention de l’astrologue dans ce rendez-vous doit être subtil. La prédiction par exemple est aliénante. On peut certes essayer de mettre en garde quelqu’un, en proposant une façon de vivre un transit, un aspect planétaire particulièrement difficile. Je suis convaincue qu’il y a toujours une possibilité de faire des choses très positives avec ce qu’il y a de plus menaçant dans un thème. Les thèmes tragiques de grands créateurs sont là pour le prouver. Il y a aussi une raison technique simple pour refuser la prédiction : en astrologie, on ne peut pas faire la différence entre un événement symbolique et un événement concret. Ça contraint à une extrême prudence. Et puis on n’a pas le droit de casser le moral des gens.


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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mar 29 Mai 2007, 18:07


N. C. : L’ère du Verseau est-elle selon vous l’ère de la liberté individuelle ?

J. de G : C’est ne voir qu’un versant. Tous les signes ont leur zone d’ombre et de lumière. Uranus est le maître du Verseau : cela fait des grands révolutionnaires ou de grands dictateurs. On nous parle de liberté, d’universalité et en même temps se développent les pires nationalismes. Tout ce qui est supposé libérer l’homme nous expose à des choses abominables. Les manipulations génétiques, les bienfaits de la télévision, toutes les choses sur lesquelles on s’interroge. J’ai la conviction que l’ère du Verseau est celle qui pose le problème de la responsabilité du savant. S’il invente en restant responsable, il offrira à l’homme une formidable liberté. Bien sûr, il y a science et science. Quand on lit les démarches d’un certain nombre de scientifiques cartésiens, on craint pour le sacré. Mais il y a aussi les autres, ceux qui s’intéressent à la théorie du chaos, à la physique nucléaire, on se dit que ceux là ont le sens de l’inséparabilité de la matière et des fonctions des cerveaux droit et gauche. Il y a eu une science séparatrice. Une autre, que certains diraient holistique, devrait logiquement prendre de plus en plus d’importance.

N. C. : D’où cette conjonction science/spiritualité qui est en train de se faire ?

J. de G : Ou de se défaire ! Si on en parle beaucoup, c’est peut-être qu’elle se défait. On a commencé à une certaine époque à parler communication, et on est rentré dans une incommunicabilité totale. Plus personne ne se parle. J’affirme que quand on commence à entendre parler d’un mot avec insistance, il faut se méfier. Je suis inquiète de voir à quel point on parle de solidarité en ce moment. On nous parle de contact avec l’univers et on tombe dans le particularisme le plus étriqué. C’est de l’essence Verseau.

N. C. : Pour en revenir à la déesse sauvage, ne renvoie-t-elle pas à quelque chose d’animal, peut-être à un paradis de perfection animale ?

J. de G : Qu’est-ce que l’âme ? C’est ce qui permet de chanter, non ? Pour qu’il y ait une âme, il faut de la jubilation. Est-ce qu’il y a chez l’animal ou le végétal de la jubilation ?

A l’évidence, oui. N’allons-nous pas un peu trop vite en disant que l’animal n’a pas de conscience réflexive ou pas d’âme ? Dans le jappement d’un chien ou la voluptueuse caresse du chat, il y a de la jubilation. Mais c’est vrai qu’il y a sûrement pas d’esprit au sens où le masculin l’entend.

N. C. : Dans La Déesse Sauvage2 vous racontez une expérience qui vous est arrivée dans un temple en Egypte, où vous avez ressenti les contractions d’un accouchement. De telles expériences sont jubilatoires aussi ?

J. de G : Tout à fait. J’étais partie en voyage sur le Nil. Je me suis retrouvée à visiter Denderah et plus précisément la crypte du temple d’Isis-Hathor. Face à un mur, plongée dans l’obscurité j’ai ressenti, c’est vrai, de violentes contractions d’accouchement. Je me suis tournée vers un autre mur, yeux clos toujours et j’ai vu intérieurement les cornes d’Hathor, son disque rouge, avec le sentiment d’être entraînée dans une danse d’électrons. Après ces deux expériences, j’ai appris que sur ces parois figuraient, d’un côté un texte (en hiéroglyphes) sur la naissance physique, de l’autre un texte sur la naissance spirituelle Seules les femmes peuvent vivre ces sensations. Peut-être parce qu’elles sont par définition plus ouvertes, prêtes à accepter de se laisser traverser par des forces, des énergies qui les dépassent.
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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mar 29 Mai 2007, 18:11

Quand l âme agit...





Citation :
Des faits extraordinaires, des coïncidences "magiques" des concours de circonstances peu communes président à la rencontre du couple intimiste; c'est comme si, dans l'invisible , un magicien blanc agençait les petits hasards, les signes pour créer "comme un tapis de roses" pour le couple. Dans l'environnement socio-spatial des deux individus formant ce futur couple, des intuitions d'un événement sortant de l'ordinaire seront perçues. Les initiés de la planète ressentent un fait de cet importance qui arrive sur la terre. Les forces qui concourent à l'agencement de la "rencontre" agissent sur les courants éthériques pénétrant les humains ainsi que la planète. Le "commun", qui entend dire qu'il doit se passer quelque chose, croira invariablement à l'approche d'une catastrophe, comme s'il n'y avait que ce genre d'événement qui ait de l'importance, qui revête une allure grandiose. Soyez assurés que la rencontre d'un couple intimiste crée beaucoup plus d'ondes sur les divers plans que n'importe quel fait géologique, historique ou scientifique, car il ne s'agit pas ici d'un résultat karmique issu de l'effet de la loi générale mais d'un fait Cosmique inscrit dans le Plan Divin de la Réintégration des êtres et sujet à la loi d'exception qui considère chaque être comme Unique dans la Multiplicité Divine.



Citation :
Fonctionnement du couple intimiste

Le couple intimiste représente dans son ensemble ce qu'il y a de plus féminin et de plus masculin. À ce titre, comme entité couple, il rayonne, réchauffe, et crée chez les individus qui entrent en contact avec lui l'exaltation de l'éros. Ce couple ne semble pas vieillir car il renaît périodiquement "de ses cendres". Il se manifeste comme "deux chauffeurs" pour une même voiture. Chacun se passe périodiquement le volant, car ils sont alternativement Force. Cette Force provient de la Troisième Personne Trinitaire de la dixième dimension. On exprime en langage occulte la manifestations de la Force en disant "qu'on chevauche le tigre". Ceci veut dire que cette force est maîtrisée et manipulée par l'initié qui en fait usage sans risque d'être détruit par elle. Cette Force s'apparente au feu électrique qui n'est que son reflet dans le monde matériel. La Force n'est pasune force aveugle mais elle obéit à des lois supérieures à notre dimension. Elle semble le donner des pouvoirs fabuleux sur la matière, car elle en transcende inévitablement les lois. Cette Force a le pouvoir d'ouvrir l'Esprit à l'entendement et à la parole.

Elle rend celui qui la reçoit , comme un Christ en action. Cette Force est agissante et provoque partout où elle se manifeste des prises de conscience et des remous en profondeurs susceptibles de faire jaillir la Vérité. Quand l'initié décroche temporairement de la Force, il se sent comme l'alpiniste qui redescend de ses cimes. C'est un peu comme si son "intelligence" le lâchait. C'est pour lui un moment difficile mais la Force doit alterner dans le couple et être soumise à l'aspect masculin comme à l'aspect féminin. Quand la Force se manifeste à travers la femme, l'émanation se présente tout à fait différemment. C'est ici l'irrésistible douceur qui s'impose, qui commande.

La Force se manifeste chez la femme par la révélation instantanée du Savoir. Si l'initiée a conquis le "pouvoir" du silence, la Force se déverse en elle en connaissance, en réponses, en compréhension des lois, des effets , des synthèses lumineuses, comme ce Savoir éminemment aimant, qui sous-tend 1e Tout. Comme l'ère du Verseau est sous le dynamisme de la communication, le couple intimiste participera activement à la diffusion du "communicable". À cet effet, les deux êtres composant le couple se compléteront dans l'oeuvre de communication. Quand l'un sera dans la phase active de la communication, l'autre sera dans la phase méditative, et ainsi il y aura une constante alternance de l'actif et du passif. Ceci n'est que l'un des aspects les plus extérieurs de la relation privilégiée du couple intimiste.

Le couple intimiste est comme en vacances sur la planète quand il n'est ni dans l'action ni dans le combat. À cause du Savoir initiatique, il est détaché de l'ambition, de la réussite, de la renommée et de la gloire, connaissant pour l'avoir éprouvée intimement, la vacuité des choses.

[center]extrait du couple intimiste
(Cristal de Carbone)
© 1985 C.Caron
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MessageSujet: Femmes et Spiritualité   Jeu 31 Mai 2007, 10:44


LES QUALITÉS DE L'ÉNERGIE FÉMININE EN NOUS
par
NATHALIE CHINTANAVITCH
Extraits du livre 2007 LE RETOUR DE LA LUMIÈRE, p. 258-260
Ariane Éditions, 2006



Nous vous présentons ici de manière succincte les sept qualités féminines premières, celles qui caractérisent ce que vous nommez à juste titre " l'Énergie de la Déesse " ou la nouvelle énergie féminine qui coule maintenant en vous, en vos veines, en votre corps physique et en vos cellules.

1 . Douceur et tendresse (Mère divine)

Il s'agit en réalité d'une seule et même vibration, celle de la Mère divine, de la Conscience-Féminine-Une, qui engendre avec la Conscience-Masculine-Une tout ce qui est, puisque ce sont les deux principes qui forment l'Unité de la Création et qui s'unissent pour donner naissance à la vie cosmique. C'est dans la réceptivité de cette première vibration que se mettront en place les changements liés à la conception et à l'enfantement pour les femmes de la Terre.

2 . Justesse et fermeté.

Cette qualité divine est celle qui permettra plus de fluidité et de rigueur dans les prises de décisions, et c'est cette vibration qui aura un impact considérable sur tout ce qui concerne les décisions prises par les gouvernements. C'est cette qualité, cette facette de l'énergie féminine en expansion, qui va raviver les débats sur l'égalité homme/femme et qui amènera à une nouvelle conception, tout aussi novatrice que judicieuse, des structures étatiques en cours de morcellement et de recomposition.

3 . Joie et plénitude.

Voici un don divin qui semble faire défaut à la plupart d'entre vous, hommes et femmes de la Terre. Et pourtant, c'est l'une des plus simples qualités à développer puisqu'il vous suffit de laisser couler son énergie en vous. Mais nous savons aussi que c'est pour vous un exercice bien difficile que de se laisser aller complètement et de lâcher prise. La joie et la plénitude doivent être comprises et appréciées dans l'esprit de plénitude à chaque instant de la vie incarnée. C'est ainsi que la notion d'abondance sera reconsidérée, à bon escient. Plus de doutes, plus de douleurs. Seulement la gratitude de l'esprit, la plénitude d'un cœur en joie. Tout vous est alors donné puisque vous n'attendez plus rien et que vous êtes satisfaits de cet état de béatitude divine.

4 . Accueil et réceptivité.

Ces qualités représentent l'ouverture du cœur dans l'écoute d'autrui, mais aussi et surtout l'écoute de soi-même et de ses propres aspirations divines afin de vivre un épanouissement réel qui amène automatiquement à l'écoute vraie et sincère de l'autre. Sans jugement. C'est aussi l'acceptation de tout ce qui est, et l'évidence de la divinité en toute particule de vie, qu'elle soit humaine, animale, végétale ou minérale, et nous allons plus loin en parlant de particule de vie matérielle, car tout ce qui constitue votre matière est en réalité une somme de particules de vie tenues en suspension matérielle grâce à une onde spécifique de cohésion de la matière, dont vous ferez bientôt l'expérience.
L’accueil de la vie qui vous est donnée ... Cela peut vous paraître simple lorsque vous entendez ces mots, mais la mise en pratique de ces qualités d'accueil et de réceptivité demande de laisser l'ego de côté. Totalement. Vous ouvrez alors des portes de lumière, et celles-ci deviennent aisées à franchir, en laissant apparaître de nouvelles à l'infini.

5 . Guidance et droiture.

Il s'agit là de la reconnaissance de l'énergie féminine descendante et ascendante en tant que matrice première de l'intuition humaine. Ainsi, toute action mue par l'intuition peut être vécue de manière divine. Lorsque l'on vous dit que vous êtes de véritables guerriers de lumière, c'est à ces qualités-là que nous faisons référence ainsi qu'à celles de justesse et de fermeté. Ce sont ces vibrations qui engendrent une reconnaissance de l'énergie féminine en tant que principe d'impulsion de vie dans la matrice de la création humaine.

6 . Générosité et partage.

Ce sont des vibrations nécessaires à développer et à vivre, pour chacun de vous, afin que les relations soient basées sur un véritable échange divin et non plus sur une notion de possession ou de pouvoir asservissant toujours l'un ou l'autre des individus.

7 . Paix et Amour.

Ces notions vous semblent à la fois éternelles, larges et vagues puisqu'elles paraissent représenter depuis la nuit des temps l'image que vous vous faites d'un monde parfait. Vous allez voir qu'elles sont en réalité bien plus que de simples mots évoquant la légèreté ou l'innocence de l'être qui entreprend de vivre ses rêves les plus fabuleux. Ce sont des concepts divins dont émane une vibration immense pour ceux et celles qui savent les accepter et les laisser couler dans leur vie. Vous verrez bientôt que les notions de paix et d'amour telles que vous les connaissez ne sont que les balbutiements des énergies de lumière que ces concepts représentent. Ainsi, tout sera à nouveau lumière.


Nathalie Chintanavitch
" Hildon, Chandra et Flex "

transcription par Jean Charles sur http://www.eveildelaconscience.ca/index.htm


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MessageSujet: LA MERE DU MONDE   Lun 18 Juin 2007, 10:14


LA MERE DU MONDE



Peinture de Monsieur N.Roerich

Conférence de Mme Elisabeth. Warnon


Nb Tous les textes de Madame Warnon Elisabeth proposé sur ce forum sont supprimés à la demande de Monsieur Maurice Warnon fils, en date du 12 mai 2010, pour des raisons de droits d auteurs , qui après demande écrite de ma part(mais pas à la bonne personne semble t il ?) avait pourtant eu une réponse favorable ...j en suis désolée!


Dernière édition par AMBRE le Mer 12 Mai 2010, 09:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Elisabeth Warnon   Mar 19 Juin 2007, 11:28

ELISABETH WARNON



HOMMAGE DE L'INDUSTRIE DU LIVRE

Elisabeth Warnon a quitté ce monde le 29 janvier dernier [1997]. Cette femme hors du commun, principale collaboratrice d'Albert Sassi, l'une des grandes personnalités du mouvement théosophique, avait fondé dans la plus grande discrétion un ordre de prêtresses, l'Ordre de la Mère du Monde, peut-être la plus intéressante des organisations traditionnelles strictement féminines.

Elisabeth Warnon a écrit de nombreux livres. Ces textes très forts s'inscrivent dans la lignée d'ouvrages rédigés par Helena Roerich; mais ils sont porteurs d'une Tradition propre, qui avait trouvé en Elisabeth Warnon un parfait étendard.


Éditions Denoël, 9 rue du Cherche-Midi, 75006 Paris.


Née Elisabeth Feraille le 8 mai 1915 à Dorinne, dans une famille bourgeoise des Ardennes belges, Elisabeth reçut l'éducation habituellement réservée aux jeunes filles à son époque. Après avoir terminé l'école primaire dans la petit école du village de Natoye, elle fut envoyée, comme pensionnaire, dans une institution religieuse située dans la commune de Saint Gilles, dans la banlieue de Bruxelles. Cet établissement était géré par l'Ordre des Fille de Marie, auquel appartenaient ses trois tantes; une communauté dédiée à l'enseignement dont les quartiers généraux était dans le village de Pesche, dans les Ardennes belges.

Après trois ans d'études préparatoires à des études commerciales, la jeune Elisabeth changea son orientation et s'inscrivit au Conservatoire de musique de Namur, où elle obtint un premier prix de piano. Elle décida alors de devenir une pianiste de concert. C'est dans ce conservatoire qu'elle rencontra son futur époux qui étudiait également le piano.

Elle épousa Jean Warnon, un licencié en sciences commerciales, consulaires et maritimes de l'Université d'Anvers en mai 1936. Le jeune couple s'installa dans un appartement au premier étage d'un immeuble de l'Avenue de la Topaze, à Saint Josse-ten-Noode, dans la banlieue sud est de la ville de Bruxelles. Leur seul enfant naquit le 5 avril 1937. Peu après, avec l'aide de la famille Warnon, la petite famille acheta une maison au 16, rue Vanderhoeven, toujours à Saint-Josse-ten-Noode, et s'y installa.

En 1939, la mobilisation générale fut proclamée, et Jean fut incorporé au régiment du 19e de Ligne, où il passa près d'un an en garnison, ne rentrant chez lui que lors de rares permissions. Elisabeth passa ces mois fort isolée, ne recevant que quelques visites de ses parents et de ses soeurs. L'armée allemande envahit la Belgique le 10 mai 1940.

Lors de l'invasion, Elisabeth et son fils étaient chez ses parents à Natoye. La famille décida de fuir l'invasion. Elle prit le train pour la France, mais un bombardement allemand en gare de Mariembourg les arrêta, et le petit groupe continua à pied. Elisabeth et ses proches furent engloutis dans le courant des centaines de milliers de réfugiés fuyant vers le sud, souffrant du froid, de la pluie, de la faim, et des attaques des avions allemands.

Leur exode se termina dans un petit village des Pyrénées, appelé Murvielles, où ils purent louer une remise à un prix exhorbitant. En plus du loyer, tous les adultes furent forcés de travailler gratuitement à la vendange. Après plusieurs mois, le gouvernement de Vichy força les réfugiés à rentrer dans leurs pays d'origine. Elisabeth et sa famille rentrèrent par train pour apprendre le décès de son mari.

Jean Warnon avait été tué pendant la bataille de la Lys qui retarda l'avance des armées allemandes et permit aux Anglais de sauver leur armée à Dunkerke. La version officielle offerte par les troupes d'occupation, était qu'il avait été gravement blessé et transporté dans un hôpital militaire, qui fut ensuite détruit par un tir d'artillerie. Des recherches subséquentes tentent à prouver qu'un fait, il fut fait prisonnier puis sommairement fusillé par les allemands, avec une cinquantaine d'officiers belges, pour avoir présenté une résistance inattendue aux forces d'invasion.

Veuve, Elisabeth se laissa entraîner par son caractère passionné. Au vu de tous, elle déposa une gerbe de fleurs sur la tombe du Soldat Inconnu à Bruxelles, et fut arrêtée immédiatement. Elle fut condamnée à trois semaines de détention qu'elle passa à la prison de Saint-Gilles, à quelques centaines de mètres de son ancienne école. Elle mit ces semaines à profit pour apprendre les habitudes des prisonnières et leurs moyens de communication qui utilisait des séries de coups frappés sur les tuyaux du chauffage central de la prison. Cette connaissance lui servit plus tard, lors de son arrestation définitive.

Immédiatement après sa sortie de prison, Elisabeth dut faire face aux nécessités de la vie. Elle décida de suivre des cours de dactylographie et de sténographie pour subvenir à ses besoins, et à ceux de son fils. Elle trouva, dans les petites annonces, le nom d'une jeune femme, Elisabeth (Betty) Constance Liégeois, qui donnait de tels cours, et s'y inscrivit. Bientôt les deux jeunes femmes fraternisèrent et Betty accompagna bientôt Elisabeth lors de ses voyages de ravitaillement à Natoye. C'est pendant l'un de ces voyages, qu'Elisabeth fut contactée par l'instituteur du village, Mr. Xhenseval, et entra dans la Ligne Comète qui rapatriait les aviateurs alliés abattus sur le territoire belge.

Dans les mois qui suivirent, Elisabeth hébergea une trentaine d'aviateurs anglais, canadiens, australiens, polonnais et américains, qu'elle dut loger et nourrir avant de les transmettre à d'autres membres de la Ligne, pour leur long périple à travers la France occupée, la France dite "Libre", l'Espagne, puis le Portugal. Ceux qui atteignirent Lisbonne furent rapatriés à Londres et reprirent leur service dans les forces alliées. Betty l'aida beaucoup dans cette dangereuse entreprises. Elles prirent, dans la Résistance, le pseudonyme "les deux Betties". Plus tard, pour éviter la confusion, Melle Liégeois utilisa son deuxième prénom: Constance.

Alors qu'elle se préparait à rejoindre les forces belges en exil à Londres, Elisabeth fut arrêtée dans sa maison de Bruxelles. A son insu, les allemands avaient arrêté le chef de la Ligne Comète au domicile duquel ils avaient trouvé la liste complète des membres de l'organisation. Pratiquement tous les membres du réseau Comète furent arrêtés, y compris l'instituteur de Natoye. Pour des raisons restées obscures à ce jour, Madeleine la soeur aînée d'Elisabeth, ni Fernand Paye son mari, qui tous deux participèrent activement au réseau Comète, ne furent jamais inquités, et purent continuer à travailler dans la Résistance jusqu'à la libération.

Elisabeth fut condamnée à mort par un tribunal de la Luftwafe, puis vit sa peine commutée en prison à vie grâce à l'intervention de la reine Elisabeth de Belgique. Elle fut déportée en Allemagne et incarcérée dans diverses prisons, bagnes et camps de concentration (Ravensbrück et Mauthausen), où elle passa 27 mois de captivité dans des conditions inhumaines.

Sauvée in extémis par la Croix Rouge internationale, Elisabeth ne pesait plus que 26 kgs. Elle passa plusieurs semaines dans des hôpitaux suisses avant de rentrer en Belgique. Son retour fut pour elle une grande déception. Espérant retrouver le pays prospère qu'elle avait connu, elle retrouva sa maison dévastée, une nation meurtrie, divisée et apauvrie. Sans ressources, soumise au sévère rationnement de nourriture, de charbon, de vêtements, elle passa le premier hiver de sa liberté retrouvée dans de sévères privations. Peu à peu, ses services dans la Résistance furent reconnus par les autorités et elle reçut de nombreuses décorations belges, anglaises, américaines et françaises en reconnaissance du travail extraordinaire qu'elle avait fait dans la Résistance.

En 1946, elle commeça à travailler pour les services de renseignement du gouvernement belge. Vers 1950, lors de l'abdication du roi Léopold III de Belgique, les services de renseignements belges furent complètement transformés pour faire face à la "guerre froide". Elisabeth fut mise à la retraite. Dès lors, ses diverses pensions d'état: veuve de guerre, invalide de guerre, etc... lui permirent de vivre modestement, sans être obligée d'avoir un emploi.

La première étape de sa nouvelle existence fut le départ de la ville. Elle s'installa, avec Constance, son amie de la Résistance, dans une petite villa à Ronquières, à une quarantaine de kilomètres au sud de Bruxelles. Le nom de villa était bien pompeux puisque la maison n'avait même pas l'eau courante... C'est à cette époque que, travaillant bénévolement pour "L'oeuvre de l'Etoile", elle fit la connaissance de Georges Clesse et de son épouse, deux belges vivant à Nice (France) qui l'introduisit à la Théosophie. Elisabeth devint donc membre de la Société Théosophique, puis de la Section Esotérique (ES). Elle travailla activement à l'organisation de conférences et l'envoi des programmes. Sa santé restant ébranlée, elle prit l'habitude de passer les hivers dans le midi de la France, souvent à Nice, où elle retrouvait ses amis Clesse, et s'y fit de nombreux amis dans la Branche Théosophique locale.

A la fin du bail de location de la "villa" de Ronquières, Elisabeth tenta un retour à la nature et loua une petite ferme dans le village de Warisoulx, près de Namur. Sa petite ferme consistait de deux vaches, une chèvre, et d'un élevage de lapin de race "géants des Flandres", d'énormes boules de fourure agrémentées d'un solide appétit. Partagée entre les nécessités de l'élevage, sa volonté pacifiste et son régime végétarien, elle abandonna bientôt les lapins et quitta la ferme à la fin du bail de location, pour s'établir dans l'ancienne maison de ses parents à Natoye.

Son séjour fut difficile. Le décès des parents de son mari, la liquidation de leur héritage, le décès de ses propres parents lui furent un soucis constant. La succession de ses parents créa des difficultés temporaires entre elle et ses soeurs. La maison de Natoye fut vendue. Avec sa part d'héritage, elle acheta une toute petite villa à la côte belge, à Oostduinkerke, appelée "Ma Coquille" qu'elle louait à la bonne saison. Elle retourna alors vivre près de la ville, à Rhode-Sainte-Genèse où elle resta trois ans.

Depuis quelques temps, Elisabeth était entrée en contact par la Société Théosophique, avec Mr. Albert Sassi, professeur de Droit du Travail, à l'Université de Genève et un membre prominent de la Société Théosophique de Suisse. Ils correspondirent pendant plusieurs mois et développèrent ensemble l'idée d'un voyage aux Indes à la recherche d'un enseignement spirituel plus approfondi. Elisabeth vendit sa maison d'Oostduinkerke et en partagea le prix en quatre parties: elle en donna un quart à son amie Constance, un autre quart à Mr. Sassi, en garda un quart et consacra le dernier quart au frais de voyage. Elle quitta la Belgique pour un voyage estimé à six mois, mais qui dura 8 ans. Constance décida, en dernière minute, de ne pas l'accompagner.

Pendant son séjour aux Indes, qui commença par le Centre Théosophique d'Adyar, Elisabeth acheta une propriété à Kotagiri, dans les Montagnes Bleues au sud de l'Inde, où le climat était relativement tempéré. Elle y passa, avec Albert Sassi, quelques années au cours desquelles elle put suivre un entrainement particulier pour développer sa clairvoyance naturelle et y commença sa carrière d'écrivain.

Ayant baptisé sa propriété "Masters Garden" (Le Jardin des Maîtres), elle la développa rapidement en un centre local de spiritualité. Une chapelle de l'Eglise Catholique Libérale fut installée dans l'une des pièces, où la Sainte Eucharistie était fréquemment célébrée par le Rév. Albert Sassi; Elisabeth servant comme acolyte. Mgr. Shores vint consacrer cette Chapelle qui fut probablement la seule ouverte au public, en dehors de celle d'Adyar. Le service de Requiem à la mémoire de Sir Winston Churchill réunit à Masters Garden les notables de la région.

Elisabeth accompagna Albert Sassi dans plusieurs tournées de conférences dans les villes principales des Indes, et y établit tout un réseau d'amis. Lors d'une de ses tournées, elle visita le Sikim et les états près des Himalayas, des régions qui à l'époque étaient encore fort isolées. Elle a publié, pour un nombre resteint de ses amis, ses carnets de voyage qui contiennent également quelques unes de ses conférences. Elle publia son premier livre, le Livre de la Joie, en 1962 qui fut imprimé dans de très mauvaises conditions, des restrictions sévères ayant été imposées aux Indes à cause de la guerre avec le Pakistan.


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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mar 19 Juin 2007, 11:28


avec Albert Sassi

A la fin de l'année 1961, elle publia une étude astrologique sur les énergies spirituelles déversées sur le monde, à l'entrée de l'Ere du Verseau, à l'occasion de la grande conjonction planétaire du début de 1962. Au début de 1964, Elisabeth interompit pour quelques mois son séjour aux Indes et rentra en Europe. Elle visita son fils qui vivait alors à Ommen, en Hollande et travaillait comme professeur à l'Ecole Internationale de "Eerde" installée dans le château où s'étaient tenus les fameux camps d'Ommen de Krishnamurti avant sa séparation de la Société Théosophique. Elle eut l'occasion de rencontrer ses deux petit-fils, Michaël et Jean-Marc, né en février de cette année. C'est pendant son séjour à Ommen que son deuxième ouvrage, le Livre de la Connaissance, vit le jour. A l'automne 1964, Elisabeth retourna aux Indes et y poursuivit les études et travaux qu'elle avait commencés. Elle y écrivit son troisième livre, le Livre de la Vie qui parut en 1966.

En 1967, la santé d'Albert Sassi se détériora rapidement. C'est donc en 1968 qu'Elisabeth quitta les Indes, pour n'y revenir que pour de brèves visites. La propriété de Masters Garden fut vendue à une communauté de moines et Elisabeth s'établit dans un appartement de l'Avenue Jupiter à Bruxelles. En compagnie d'Albert Sassi, elle organisa le Rituel de Saint Marc avec un groupe de spiritualistes bruxelleois. De nombreux enseignements particuliers furent donnés aux participants en tant que préparation à la célébration de ce Rituel qui est maintenant tombé dans l'oubli.

Il fut bientôt nécessaire, pour la santé d'Albert Sassi, de quitter la ville. Madeleine, la soeur aînée d'Elisabeth, devenue veuve, l'acceuillit dans sa maison au 7 rue du Centenaire, à Spontin. Finalement, Albert Sassi fut, à sa demande, hospitalisé à Genève, où il mourut en ....

Elisabeth loua alors, dans le village de Spontin, une petite villa, l'Oasis, juste à côté de la maison de sa soeur Madeleine, et y commença à se concentrer principalement à l'Ordre de la Mère du Monde, une organisation réservée aux femmes, dont elle fut la fondatrice. Elle fut également responsable pour la propagation en France de l'Ordre Martiniste des Pays-Bas dans lequel elle occupait une fonction importante au sein de son Suprême Conseil.

Le mouvement qu'elle a fondé prit de l'extention en Belgique, puis en France et en Suisse. Son succès provoqua des réactions peu sympathiques d'autres mouvements de spiritualité traditionels tels que la Société Théosophique, l'École Arcane, et d'autres. Les membres de ces organisations furent souvent mis en demeure de choisir entre son Ordre et leur organisation d'origine. Elisabeth ne répondit jamais à ces vues étroites et continua à recommander à ses membres une participation à ces organsations qu'elle considérait comme extrêment utiles au développement personnel.

En 1979, son fils et sa famille émigrèrent aux États-Unis pour y pousuivre sa carrière. Ils achetèrent un propriété qui devint bientôt un centre spirituel et les quartiers généraux de l'Ordre de la Mère du Monde dans le nouveau monde. Ce centre, qui prit le nom de King's Garden. Elisabeth le visita dès 1980 et y installa les quartiers généraux de son Ordre pour les Etats-Unis sous la direction de sa belle-fille Joan Warnon. Ce centre existe toujours et continue les activités pour lesquelles il a été fondé. Il est aujourd'hui le centre mondial de l'Ordre de la Mère du Monde.

L'Ordre s'étendit en dehors de l'Europe francophone, aux Pays-Bas d'abord, puis en Norvège, en Angleterre et au Danemark. Elisabeth organisa des congrès bi-annuels régulièrement et fonda deux publications mensuelles, l'une en français, l'autre en anglais, pour maintenir un lien entre les membres de son Ordre. La section française de l'Ordre de la Mère du Monde s'incorpora comme une association culturelle et acheta le château de Sausses (Hautes Alpes) pour y abriter ses quartiers généraux.

Vers 1984, sa petite villa l'Oasis, étant devenue trop petite pour ses activités, Elisabeth acheta une assez grande maison au 4, rue des Carrières à Spontin. Après transformations, cette maison put accueillir des réunions de 60 à 80 personnes. Elisabeth baptisa cette maison "Shanti", devenue un centre spirituel, un lieu ou plusieurs organisations servant la Hiérarchie spirituelle du monde purent se réunir dans une atmosphère propre à leurs activités.

Elisabeth reçut une invitation de venir présenter son Ordre au Canada. Elle donna une série de conférences dans la ville de Grand Mère au Québec, et annonça publiquement que l'Ordre de la Mère du Monde abandonnait son état d'organisation plus ou moins secrète, pour devenir public, bien que continuant à ne recevoir de nouveaux membres que sur invitation. Cette déclaration fut mal reçue par un certain nombre de membres françaises qui, peu à peu, se séparèrent du mouvement original.

L'Ordre de la Mère du Monde continua de grandir, et le nombre de membres en dehors de la France, qui avait jusqu'alors été la section la plus forte, pour devenir une organisation vraiment internationale. Lorsqu'elle sentit sa santé décliner, Elisabeth chercha parmi les plus anciennes membres de l'Ordre, quelqu'un pour lui succéder. Son choix s'arrêta finalement sur Joan Warnon qui était la plus ancienne membre et dont la connaissance des langues avait permis l'extention de l'Ordre en dehors de la région francophone. Joan fut officiellement installée à la tête du mouvement par Elisabeth elle-même, au cours du Congrès international de Caoulet, France en 1995. Elle pousuivit l'oeuvre d'Élisabeth jusqu'à ce jour.

L'anné suivant, Elisabeth souffrit de forts maux de tête. Les médecins découvrirent une tumeur inopérable au cerveau. Elisabeth apprit la nouvelle avec courage et se remit au travail avec encore plus d'ardeur. Elle continua à pratiquer ses méditations journalières et en annotât les résultats jusqu'au la fin de sa vie. Ces botes furent l'objet d'une publication privée sous le titre de Méditations Journalières qui aprut en français et en anglais.

Elle s'éteignit pendant son sommeil, le 29 jamvier 1997.


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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mar 19 Juin 2007, 14:42

Salut à toutes et à tous,

Ayant quelque peu communiqué par lettres interposées avec madame E. Warnon, ô combien je peux dire qu'il s'agissait d'une "Grand Dame".
Ferme lorsqu'il le fallait, mais emplie de cette compassion dont les femmes ont le secret......j'avoue qu'apprendre qu'elle n'est plus physiquement, m'a touché profondement.
J'ose espérer que son oeuvre continue et que si les membres de sa communauté nous lisent, sachez que je n'ai jamais oublié (hormis les prénoms...désolé) toutes ces femmes et ces hommes lors de nos réunions, dont on sentait que nous touchions parfois au Sacré tellement l'ambiance était éthérée et en pleine harmonie avec l'ensemble de tous les membres.
J'arrête là, la présentation qui précède mes quelques mots expliquent mieux que ces quelques lignes qui fut madame E.Warnon.

Fraternellement.
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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mar 19 Juin 2007, 16:29

LA FEMME ET L'HOMME EN HARMONIE
AVEC L' ERE DU VERSEAU.

Une conférence publique donnée par Elisabeth Warnon
au Symposium Esotérique "L'Humain, Antenne du Cosmos"
Shawinigan, Québec, Canada, le 6 octobre 1990.



--------------------------------------------------------------------------------

Il est difficile de parler de la femme et de l'homme en harmonie avec l'Ere du Verseau, alors que cette Harmonie, ils la cherchent et il faudra encore beaucoup de temps avant qu'ils la trouvent !

En effet, toute homme cherche une ou plusieurs valeurs - ou des systèmes de foi, de philosophie ou de croyances auxquels il voudrait s'accrocher ou se rattacher.

L'Ere des Poissons a vu trois phases importantes; la première, avec la gestation qui fera naître Rome, puis celle qui apporta le Christianisme, et enfin celle de la révolution scientifique.

L'Ere des Poissons, avec son apport du Christianisme en Occident, a beaucoup donné à l'humanité; et malgré les erreurs, le fanatisme et l'intolérance de cette religion, elle a beaucoup apporté à notre civilisation; en quelque sorte, elle en est la base. Mais elle se termine avec l'ère qui l'a vu naître et avec les excès d'inconscience, de matérialisme et d'égoïsme.

Dans cette causerie, je ferai peu de distinction entre l'homme et la femme, d'ailleurs il n'y en a que sur le plan physique. L'homme et la femme possèdent tous les deux, une âme et un esprit. Si ces deux derniers diffèrent ou semblent différer chez eux, cela provient du degré de leur évolution.

Le monde actuel, nous le voyons chaque jour, à chaque instant, est un océan déchaîné, rempli de doutes, d'incertitudes, de peurs, mais aussi de choix !

L'homme et la femme cherchent une nouvelle philosophie, une nouvelle foi ou croyance pour les guider. Ils cherchent un phare pour les éclairer, un baume pour soigner leurs angoisses et leurs frustations.

Tous ont un besoin urgent d'être rassurés sur la Société dont ils font partie, et ils espèrent que quelque chose ou quelqu'un interviendra pour rendre l'équilibre détruit, l'espoir et le bonheur; et chacun espère que ses aspirations personelles sont réalisées, parce que la conscience de groupe, caracteristique du Verseau, fait encore défaut.

Devant la tension actuelle du monde, et en face de tant d'incertitudes, de violence et de troubles divers, les individus deviennent soit indifférents, soit perplexes, sinon angoissés. Beaucoup se sentent dépassés par les récentes découvertes et surtout, actuellement, par les récents évènements mondiaux. Comment se terminera cette guerre froide ?

Les temps difficiles que nous vivons marquent la fin d'un siècle, la fin d'une Ere - l'Ere des Poissons - et la fin d'un cycle solaire.

Dans cette ébullition, tout remonte à la surface, le mal comme le bien; et le mal est accentué, par les valeurs périmées, rejetées par cette ébullition.

On se trouve donc à l'aube de la nouvelle Ere, l'Ere du Verseau qui détrône l'Ere des Poissons; toutefois cette dernière chevauchera encore, en diminuant progressivement sa pression, pendant 4 ou 500 ans.

L'Ere du Verseau, lié à la loi des cycles dans l'histoire du Cosmos, du monde et des peuples, joue également sur les plans de la nature, les plans scientifiques et religieux. Il faudrait donc non seulement une conférence pour esquisser le sujet, mais des livres et encore des livres.

Aujourd'hui l'Humanité, dans sa conscience de masse, est encore largement tributaire des forces des Poissons.

Si l'on cherche l'évolution de l'humanité à travers les âges, on s'aperçoit qu'elle se traduit toujours par une valorisation de la Vie.

La Vie maintenant est valorisée par:

la notion des droits de l'homme,

la recherche médicale qui cherche à prolonger et fortifier la vie,

l'effort pour instaurer la paix mondiale,

l'amélioration des conditions de vie,

la lutte contre la pollution, par l'écologie et la protection de la nature.


Cette valorisation est le signe d'une évolution progressive de l'humanité, car elle renforce le principe de vie sur la terre.
suite http://kingsgarden.org/French/Organisations.F/OMM.F/Elisabeth/2Shaw.html


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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mar 19 Juin 2007, 16:31

LA MERE DU MONDE ET LA HIERACHIE FEMININE.

Une conférence publique donnée par Elisabeth Warnon
au Symposium Esotérique "L'Humain, Antenne du Cosmos"
Shawinigan, Québec, Canada, le 8 octobre 1990.


--------------------------------------------------------------------------------

Qui est Dieu le Père et qui est Dieu la Mère? Qui existait le premier?
Qui créa le monde? Voilà beaucoup de questions qu'on se pose!

L'ancienne sagesse nous parle d'un dualité primaire, le Père-Mère Eternel.
C'est Eux, ensemble - en tant que pôles positif et négatif, qui ont tissé la toile de l'univers à partir de deux substances: L'Esprit et la Matière pré-cosmique.

Cette dualité se manifestera dès la séparation des deux pôles. Toutes les religions admettent cette qualité, bien qu'elles fassent une différence entre les deux, consîderant le pôle positif comme créateur; l'autre pôle est pour ainsi dire oublié.
De tout ce qui précède, nous pouvons conclure qu'il existe réellement des aspects masculin et féminin dans l'immense Unité appellée Dieu, qu'Il soit manifesté ou non. La difference entre les deux concerne les principes et les qualités.

L'aspect Mère ou Maternel du Divin dans le Cosmos, se manifeste comme Mulaprakriti, ou la racine de la matière vierge. Elle est la suprême Illusion, Maha-Maya, le Saint Graal qui contient la Vie Divine, la Mère qui peut donner naissance en son sein vierge à l'Univers entier, à tous les mondes et à leur contenu. Cet aspect est tissé de voiles d'illusion toujours plus épais, constituant les trames du monde, fondements de la manifestation qu'on appelle "Plans" de la manifestation.

Dieu la Mère c'est la matière cosmique, la Sagesse immanente, le Saint Esprit. Elle est la Sophia, l'Ame du Monde, les eaux de l'espace, qui pénètrent même les plus hauts niveaux de l'univers.

Cette Mère Divine porte differents noms selon les Religions qui l'invoque. Elle est Devi Prakriti ou Aditi en Inde, Mère de Dieu. Elle est Shekinah ou lumière éternelle dans la Cabbale; Kwan Yin - Mère de Compassion en Chine; Isis en Egypte; Aphrodite, Pallas Athéna en Grèce; Vénus, Diane à Rome; Notre Dame -
ou l'incarnation de l'Amour maternel dans le Christianisme.

Les anciens civilisations et religions qui ont précédé l'Ere Chrétienne ont donc présenté un aspect féminin de Dieu, ce qui déroute un peu les Chrétiens qui, eux, parlent d'un seul Dieu Créateur mâle, d'un principe créateur unique et masculin, puis d'une Trinité également mâle: Dieu "LE" Père, Dieu "LE" Fils et Dieu "LE" Saint Esprit.

Les formulations dogmatiques concernant la Trinité Divine de l'Eglise Catholique Romaine, ont déformé le sens réel du mot Dieu; elles en ont fait un mystère impénétrable. Et en effet, ce mystère est complètement impénétrable, si l'on accepte l'idée qu'un seul pôle, le masculin, peut créer à lui seul.

La Genèse commence ses spéculations du début du processus de la création par ces mots:" Au commencement Dieu (la traduction véritable est Les Dieux) fit (firent) les cieux et la terre; " Ou : Jean 1 "Au commencement était le Verbe et le Verbe était en Dieu et le Verbe était Dieu."

L'Apocalypse dit: "Je suis l'Alpha et l'Omega".

La philosophie Hindoue présente la manifestation comme etant rythmique, cyclique, comme une respiration du Grand Tout - créant et absorbant; ici on perçoit la dualité: inspir et expir.

La Grande Mère, est aussi l'espace. On ne peut l'imaginer que par la vision de ténèbres illimités, s'étendant partout à l'infini. Dans ces ténèbres apparaît soudain un cercle lumineux représentant une sphère limitant ces mêmes ténèbres. Et dans ce cercle lumineux apparaissent d'autres cercles, puis d'autres encore, à l'infini, représentant cette fois les constellations, les soleils et les planètes. Toute cette substance éternelle, c'est la Mère.

La manifestation est incessante, continue, perpetuellement active et donne la Vie, le mouvement et l'être à tout ce qui existe. Elle maintient, par la pression de Son souffle Divin, la base d'illusion qui construit les univers et les mondes de l'existence.

Lorsque naquit le monde matériel, le Verbe (le son) s'est incarné. La Mère éternelle est donc inévitablment associée au Père Eternel, car c'est dans son sein, - l'espace vierge - qu'Il circonscrit l'univers.

Elle est également associée au Fils, car c'est en Elle qu'apparaît la dualité entre l'Absolu - l'Eternel présent - et le relatif. Elle est également le mouvement en deux temps, dont la caractéristique est la Vie et la Mort.... pour donner la conscience à tout ce qui existe.

Toutes ces vérités ont été cachées jusqu'au siècle dernier où Madame Blavatsky - Fondatrice de la Société Théosophique et écriain inspiré - en donna le sens réel et le symbolisme.

Quel est le mystère de la Mère du Monde? Pourquoi le grand peintre Russe Nicholas Roehrich l'a-t-il représentée voilée?

Son mystère est symbolisé précisement par le voile qui cache Sa face , mais qui, maintenant, se lève lentement pour qu'on découvre Son Mystère. Ainsi, l'humanité orpheline, va retrouver progressivement la Mère et son Amour.

Jusqu'ici l'humanité a été dirigée par le Pere, l'homme et son pouvoir. On a oublié la Mère: c'est pourquoi on a perdu le contact avec le véritable Amour et avec la Nature, car la Mère est aussi la Nature.

Comme Theseus dans la mythology grecque, nous avons besoin du fil d'Ariane -le principe féminin - pour sortir du miasme dans lequel nous sommes plongés et où nous attend le Minotaure prêt à nous dévorer.

Et, au fonds de nos coeurs, sur le plan de l'Ame, nous entendons l'appel pressant de la Mère:" So Ham", Je suis Elle. Je suis la Mère, votre Mère. C'est la Sagesse Cosmique Solaire et planétaire qui parle grâce aux énergies du Verseau. Elle éveille notre conscience et régit notre destin avec ses trois niveaux. D'abord le niveau supérieur, où toute dualité se transforme en unité; puis le niveau où chacun opère l'éveil du "moi", et enfin celui où la pure Vérité éclate dans l'Illumination. La vérité est certainement ce que veut la conscience.

Shri Aurobindo déclare:"Il y a plusieurs degrés de développement de la conscience, depuis celle du chercheur qui s'éveille au Yoga; et même parmi les Yoguis, il y a plusieurs grades; c'est là que commence la vraie Hierarchie."

Quant à l'enseignement Hindou, il dit: "L'esprit c'est la matière à son état le plus rarifié, et la matière, c'est de l'esprit dans son état le plus dense". Ainsi Esprit et Matière sont UN, comme Dieu et la Mère sont Un.

Le Père ne peut s'exprimer sans la Mère et la Mère ne peut enfanter sans le Père, sans sa semence.

Le macrocosme et le microcosme sont établis sur le même plan.

La conscience Divine du Père, derrière son univers, rêve; elle rêve dans une sorte de kaléidoscope mental, et progressivement, nous, ses créatures, devenons de plus en plus semblable à Lui, et devenons de plus en plus conscients du Cosmos, de ses univers, de ses mondes et de nous-mêmes. Nous en sommes de plus en plus conscients et nos intuitions sont des aventures de notre conscience dans la vraie Vie de l'Esprit.

La vie est spécifiquement la Mère, la Mère Divine qui fut invoquée dès le début de l'humanité. Ses premiers Temples furent instaurés en Lumurie, et l'on y invoquait comme étant Un avec Son Fils - considéré comme également Divin, Il reposait sur ses bras-. C'était déjà la première image de la Madone.

Après la destruction de la Lemurie vint le continent de l'Atlantide qui adora la Mère Divine sous forme de statuettes plus au moins grossières, découvertes actuellement par l'archéologie.

Atlantis périt à son tour, avec une grande partie de l'enseignement des Mystères; le culte de la Mère, en tant que parèdre du Père disparut, et avec cette disparation s'instaura le déséquilibre de la planète. Ce déséquilibre a amené la suprématie du pôle masculin et de l'énergie "de la tête", qui se manifeste maintenant dans l'épanouissement de toutes les sciences. Etant à présent à son apogée, notre civilisation "de la tête" s'évanouit à son tour et amènera, selon la loi des rythmes, l'énergie du coeur, qui est réellement celle de la Mère.


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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mar 19 Juin 2007, 16:33

L'ASPECT FEMININ DU TRAVAIL CEREMONIEL.
b]


Un appel aux femmes.
Une conférence publique donnée au Centre Théosophique de Huizen (Naarden), Pays-Bas, au cours de l'été 1969, par Mme Elisabeth Warnon, Fondatrice et Protectrice de l'Ordre de la Mère du Monde.
Conférence traduite de l'anglais d'après le manuscrit original.


--------------------------------------------------------------------------------


Amis,

Plusieurs occultistes ont annoncé qu'un renouveau du CULTE AUTHENTIQUE DE LA MERE aurait lieu au début du siècle prochain. Et pourquoi pas?

J. J. Van der Leeuw a écrit qu'un jour apparaîtra, dans une race future, lorsqu'un nouvel idéal religieux de DIEU LE PERE, en tant que FEU DE L'ACTIVITE CREATRICE et la MERE ETERNELLE, seront considérés comme faisant Un. Ceci transformerait les différences qui existent entre les sexes, et toutes les choses qui influencent nos vies individuelles et sociales. Il a aussi dit qu'en apprenant à connaître la MERE ETERNELLE, nous nous trouverions enveloppés pas sa PLENITUDE MATERNELLE qui englobe l'univers tout entier.

Et pourquoi pas? Pourquoi les femmes d'aujourd'hui ne restaureraient-elles pas un CULTE DE LA MERE qui leur serait spécialement réservé? Pourquoi ne redécouvriraient-elles ses rituels spécifiques, et ne respecteraient-elles pas certaines disciplines?

Les femmes peuvent élargir leur horizon pas des études spirituelles et occultes, comme l'a fait Madame Blavatsky. Pourquoi pas? puisque les Eglises traditionelles et les groupes spirituels, qui sont fort masculins, n'admettent pas les femmes à partager leur PRETRISE, ni souvent à entrer dans leurs cénacles occultes.

Aujoud'hui, nous pouvons parler ouvertement d'une PRETRISE FEMININE. Cela ne choque plus les convictions des gens, comme c'était le cas il y a 50 ou même 20 ans. Alors, la chose était absolument scandaleuse. La prêtrise pour les femmes a été proposée et considérée, non pas du point de vue féminin qui est celui du CULTE DE LA MERE, mais plutôt du point de vue masculin qui est celui du CULTE DE JESUS-CHRIST.

Il est tout-à-fait clair que le pape Jean-Paul II ne partage pas du tout cette façon de voir. A la Mère THERESA KANE, qui osa lui remettre une pétition pour l'ordination des femmes à la prêtrise Romaine, il répondit vertement: "Soyez prudente! ou vous serez bientôt obligés de porter à nouveau la longue robe noire!"

Les églises Protestantes semblent avoir une vue moins étroite dans ce domaine. De nombreuses femmes sont ordonnées et fonctionnent comme Pasteurs. Elles sont fort respectées dans les pays protestants comme la Norvège, la Suède, les Pays-Bas, et parfois en France.

On ne peut nier la présence de nombreux obstacles à surmonter sur le chemin de la PRETRISE FEMININE, particulièrement dans les domaines de la théologie, de l'histoire et de la tradition, comme nous allons le voir.

Notre civilisation, aussi avancée soit-elle, est encore profondément attachée à la morale et aux valeurs de la tradition Judéo-Chrétienne. Le mythe d'Adam et Eve, qui est mal compris, pèse lourdement sur la position de toutes les femmes.

Nous pouvons encore entendre invoquer l'extrait de la Genèse (3:16) qui rapportent les paroles d'un Dieu méchant: "Dieu dit à la femme: je t'affligerai de plusieurs maux pendant ta grossesse et tu enfanteras dans la douleur. Tu seras sous la puissance de ton mari, et il te dominera." Voilà bien la source de la suprémacie masculine.

Dans le Nouveau Testament, (1Timothée 1:11-12), nous trouvons aussi: "Que les femmes se tiennent en silence, et dans une entière soumission losqu'on les instruit. Je ne permets point aux femmes d'enseigner, ni de prendre autorité sur leur mari; mais je leur ordonne de rester dans le silence".

Et Saint Paul continue: "Je veux que vous le sachiez.... Le Seigneur de chaque homme c'est le Christ, le Seigneur de chaque femme, c'est l'homme."

Et Mohamed de déclarer: "Lorsqu'Eve fut créée, Satan se réjouit".

Les hommes juifs remercient le Seigneur chaque matin de ne pas être nés femmes!

Suivant ces mythes, ces paroles proférées par un dieu d'une époque révolue, ou annoncés aux hommes par de soi-disant PROPHETES INSPIRES, il semble normal pour l'Eglise de considérer les femmes comme des créatures exclusivement senduelles dépourvues d'âmes.

Mais les temps ont changé, les temps changent encore...

Aujourd'hui, l'aspect féminin de la matière devient plus important dans tous les domaines de la vie. Je suis toujours étonnée lorsque j'entend parler de la libération des femmes et de leur promotion. Il semblent que tout le monde ignore volontairement le côté spirituel de cette matière ainsi que le rôle spirituel que la femme est appelée à jouer au côté de son Compagnon Eternel: l'homme.
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MessageSujet: Femmes et Spiritualité   Mar 10 Juil 2007, 20:33

Femmes et Spiritualité




Archétype du Féminin dans l'Evangile par Jean-Yves Leloup



Les femmes de l'Evangile, que ce soit la Samaritaine, Marie-Madeleine ou Marie, peuvent être considérées comme des archétypes du féminin, des archétypes de la "psyché" à la recherche du Logos. Ces personnes présentes dans l'Evangile incarnent un certain niveau de conscience, et il s'agit d'entrer en résonance avec elles. Leur façon de vivre dans notre espace-temps peut inspirer notre propre chemin. On peut lire les Ecritures non seulement comme des textes du passé, des textes historiques, mais aussi comme des textes de l'inconscient, qui à travers des images, des symboles, viennent nous rejoindre dans notre inconscient personnel pour nous donner des informations précieuses pour le cheminement par lequel passera notre propre désir dans sa quête de vérité.
Avec Marie-Madeleine, Myriam de Magdala, nous pouvons entrer en résonance avec sept attitudes qui sont les siennes à travers les textes de l'Evangile :
Marie-Madeleine est d'abord l'archétype de l'amante au désir non identifié, désorienté, puis de l'amante au désir reconnu, pardonné, évocation de la transformation qui doit se faire en nous pour aller du désir inquiet au désir pacifié.
Marie-Madeleine est l'archétype du féminin comme capacité de méditation silencieuse, en parallèle avec sa sœur Marthe sans cesse en activité, et la question qui nous est posée doit nous inciter à intégrer en nous la contemplation et l'action.
Marie-Madeleine est aussi l'archétype de l'intercession, la puissance de la compassion.
Marie-Madeleine est encore "capacité" d'intuition prophétique et de générosité, en parallèle avec Judas, elle est l'amour qui se donne face à l'amour qui calcule.
Elle est "capacité" d'accompagner les mourants : que l'on soit homme ou femme, c'est avec le féminin que l'on accompagne les mourants, avec une grande sensibilité qui fait trouver les mots justes au moment juste.
Marie-Madeleine est aussi écoute au-delà de la mort de ce qui n'est pas détruit par elle. C'est par notre dimension féminine que nous pouvons nous ouvrir à cette capacité.
Marie-Madeleine, enfin, c'est l'initiée qui devient initiatrice, qui nous invite à devenir capables de témoigner dans l'espace-temps de quelque chose qui est au-delà de ce monde limité, capables de mettre de l'éternité dans le peu de temps que nous avons à vivre.

Ces sept archétypes sont autant de seuils qui nous entra"nent vers d'autres seuils, comme une invitation à aller voir en nous-mêmes ce qu'il en est de cet archétype du féminin dans notre intériorité, et comment il peut nous aider à traverser différents plans de conscience.
Parler de Marie, Myriam Vierge et Mère, est plus difficile, c'est parler d'une incarnation tout à fait particulière du féminin dans notre histoire, ce qui ne va pas sans investissement affectif. Il est difficile de l'évoquer d'une façon juste, sans émotivité, sans appréciation psychique faussée par nos mémoires. Les thèmes de la virginité ont souvent été utilisés d'une façon qui a empêché les humains de vivre pleinement leur dimension humaine. Et pourtant, on peut comprendre que pour mettre au monde du divin, de la lumière, de l'amour, il faut d'abord devenir vierge. Parvenir à ce domaine de l'immaculé en nous, ce n'est pas facile, et Maître Eckhart disait que l'on met longtemps à devenir vierge. C'est pourtant seulement dans ce domaine de l'immaculé que quelque chose de nouveau va se concevoir en nous. C'est dans le silence de la vacuité que nous allons appréhender la présence du Logos, de l'intelligence créatrice, et que nous allons éveiller en nous la dimension du fils de Dieu. Cette possibilité d'une immaculée conception est en nous, comme un graal capable d'accueillir le souffle de l'éveil après que la coupe de notre cœur ait été vidée de tout ce qui l'encombre, la ternit ou la salit.
Les archétypes nous font aborder une réalité universelle. Ils nous permettent de retrouver en nous cette dimension féminine qui, sur le plan spirituel aussi, nous met au monde. Ils nous permettent d'entrer en harmonie avec ce qui fait être l'Univers, avec ce qui fait "qu'il y a quelque chose plutôt que rien", en nous faisant retrouver en nous cette énergie et cette conscience qui nous traversent. Ils nous initient à cet état d'ouverture qui permet les noces de la Sophia et du Logos.

Propos recueillis par Francis Ducluzeau

Femmes et Spiritualité par Judee Gee


En tant que femme, la vie spirituelle est vécue dans un sens global, plus au foyer qu'à l'extérieur. Il y a différentes manières de suivre son chemin, celui de l'homme est plus droit.
Il est d'une structure différente de celui de la femme qui a plus de difficulté à conserver son axe, la discipline sur le chemin, elle doit souvent apporter des soins aux enfants, aux élèves, aux patients.
Les "maîtres spirituels" sont souvent des hommes. Les femmes cherchent plutôt à se situer dans une relation avec les autres. Elles ont plus de mal à garder leur verticalité, une relation avec elle-même, les hommes se situent davantage par rapport à eux-mêmes.
Problème social mais aussi structure physique.
La femme cherche instinctivement à remplir ce vide à l'intérieur de son corps, au niveau du bas-ventre. Elle est attirée par une relation horizontale mais devrait modifier cette habitude, accepter de vivre avec ce vide, le considérer comme un état positif correspondant à sa vraie nature. Une partie de la recherche spirituelle d'une femme est de se réconcilier avec ce vide, de ne plus en faire une cause de souffrance, de le vivre comme une bénédiction.
Si elle pense qu'il y a un manque, elle se sentira obligée de le remplir avec du relationnel, de l'affectif, ce qui ne manquera pas d'occasionner des souffrances supplémentaires, lorsque l'homme ou les enfants s'en iront!
La réconciliation avec ce vide peut devenir une source de puissance intuitive, d'autonomie, peut faciliter l'acceptation de son intuition, du réceptacle qu'elle est dans sa structure même, dans son corps physique et énergétique.
On peut établir un parallèle entre recherche de beauté extérieure et recherche de beauté intérieure.
La nature de la femme est plutôt d'être transparente.
Elle s'occupe de ce qui se passe à l'intérieur. L'homme a plus de capacités à structurer, à organiser. La femme ressent comme plus naturel de rester dans le non-tangible, d'incarner le vide.
Elle vivra des expériences mystiques sans nécessairement avoir à faire, sans construire tout un enseignement autour.
Le lâcher-prise lui est peut-être plus facile que pour un homme.
Judee GEE est clairvoyante et psychothérapeute. Elle a fondé "l'Ecole de l'Intuition", dirige une formation de rebirth, et a crée en collaboration avec Jean-Louis Abrassart,"l'Ecole de la Lumière": mouvement spirituel pour l'évolution et la méditation dont les enseignements sont transmis par des guides lors de séances de channeling.
Elle est l'auteur de Le Pouvoir de l'Intuition (Editions Recto-Verso, Suisse) et de Comment Développer votre Intuition, L'Eveil de Votre Etre Intérieur, (Editions Dangles).


Dernière édition par le Mer 11 Juil 2007, 09:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mar 10 Juil 2007, 20:37

La Femme Solaire de Paule Salomon


Comment se libérer d'une blessure culturelle qui a 4000 ans (féminin dévalorisé, masculin idéalisé), comment rééquilibrer les polarités masculin-féminin, comment donner de la valeur aux deux aspects de soi et apprendre à les connaître?
Toute femme est dépositaire d'une pépite d'or authentique qui lui permet d'illuminer la vie humaine, la sienne et celle de l'homme, à condition qu'elle veuille bien se donner la peine de la révéler.
Toute femme est enceinte d'un soleil.
Une compréhension intime, originelle permet à la femme d'accéder au cÏur d'elle-même, à son essence, à une émanation d'ordre subtil.
Cette essence féminine se communique par une vibration de vie et d'âme qui parle directement à la nature de l'homme et le polarise vitalement, affectivement et spirituellement.
Le développement de la personne peut être lu à partir d'une spirale qui conduit de la dépendance du bébé à l'autonomie extérieure et intérieure de l'adulte. De la dépendance à l'indépendance, ces deux pôles extrêmes conduisent à rencontrer la voie du milieu représentée par l'autonomie.
Sur le même schéma, naître dans un corps féminin demande une rencontre avec le masculin extérieur et intérieur pour la naissance d'un troisième terme qui serait l'androgynat de l'être, expression de l'autonomie.

Femme Solaire de Paule Salomon
Ed. Albin Michel
Paule Salomon, philosophe, enseigne le développement personnel, enrichi par 20 années de recherche spirituelle et des techniques de psychothérapie.
Femmes et Spiritualité
Le Point de vue de femmes contemporaines


Spécificité féminine de la quête, la pratique et la transmission spirituelles

par Martine Quentric-Séguy

Les femmes, celles de ma génération ou celles qui vivent encore sous le regard d'une société qui les veut faibles, inférieures, illogiques, celles qui vivent une enfance, voire une vie adulte, avec des limites rapprochées, ont une chance impalpable mais certaine. Ayant appris à accepter bien avant d'imaginer oser demander, elles ont intégré les limites de leur vie physique et mentale que ni le corps, ni l'intellect ne sentaient. Elles peuvent ainsi tout naturellement comprendre que cet Essentiel qui vibre en elles n'est ni ce corps, ni ce mental. Elles ont appris que OUI simplifie grandement la vie en réduisant les tensions tant externes qu'internes. Elles n'ont pas eu à s'imaginer fortes, puissantes: il leur suffit de connaître la ténacité, le courage et l'oasis de la faiblesse acceptée.
La maternité nous apprend le bonheur d'être habitées par la Vie en nous plus grande que nous. C'est le féminin en chacun que nous soyons biologiquement mâle ou femelle, qui s'offre, intériorise et porte à maturité. Le temps de gestation est compréhension, acceptation, patience, don jusqu'à l'abandon de soi, tendresse, dévotion car la dévotion est souvenir constant. L'accouchement de l'Etre n'est pas extériorisation mais réintégration de chaque cellule, de chaque pensée, implosion, surgissement vers le centre d'un Big-Bang inversé.
La femme ou mère idéale manifesterait toutes ces qualités, c'est pourquoi les grandes figures religieuses sont nommées "Mère" et souvent "Vierge et Mère". Virginité et maternité non pas corporelles mais ontologiques: capacité à disparaître au profit du vivant.
La pratique féminine est dans l'abandon, la patience, la tendresse, le courage tenace sans masochisme, ni négligence. Il est rare qu'une femme envisage de rester sur un pied 50 ans en vue de forcer l'illumination, mais elle comprendra volontiers que laver son bol attentivement puisse ouvrir la Conscience, et c'est d'ailleurs une femme, Ste Thérèse d'Avila, qui disait:
"Dieu est dans les casseroles de la cuisine"
La réalisation est amour et acceptation dans une humilité qui s'ignore elle-même.
La transmission est tendre et patiente: la Mère peut changer des milliers de linges souillés, elle peut prétendre se fâcher mille fois pour que l'enfant ne mette pas les doigts dans la prise, elle supporte avec la même tendresse les baisers rageurs et les coups de pieds rageurs, elle est présente sans défaillir dans les joies et les souffrances. Les Maîtres féminins conservent un rapport si naturel avec le monde qu'il est plus difficile de percevoir leur Réalisation à qui ne vit pas dans le même Etat.

Martine Quentric-Seguin, auteur de Ni Maître, ni Disciple, Ed. Le Fennec (épuisé) "Ce rien qui est tout" (aux Deux Océans), ainsi que trois livres de contes indiens parce que le message passe parfois bien mieux d'être dit ainsi :
- Au bord du Gange (Seuil - traduit en tchèque)
- Terreur, le cheval merveilleux (pour enfants, Ed. Tisseyre, Québec)
- Contes indiens (aux Deux Océans).
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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mar 10 Juil 2007, 20:44

Mystique, une spécialité féminine ?



Citation :
masculin et féminin




En chacun de nous il y a des éléments masculins et féminins. Ou ils existent dans un état d'équilibre parfait, ou bien dans un état de déséquilibre... Le masculin, en général, est l'élément agressif, violent, dominateur; le féminin est l'élément calme, lequel, prenant l'apparence de la soumission, est exploité par l'autre. Mais cette soumission, qui en général considérée comme une qualité féminine, est en réalité une douceur qui, petit à petit, conquiert le principe opposé.

Quand les deux principes sont en harmonie complète, la qualité de chacun d'eux subit un changement. Il n'est plus masculin ou féminin. Il est quelque chose d'entièrement différent, en regard de ce qui est caractérisé habituellement par ces termes. Le masculin et le féminin, en tant que positif et négatif, sont de par leur nature même dualistes, alors que l'équilibre complet, une harmonie entre les deux, comporte une qualité différente.

Krishnamurti
Tradition et Révolution, trad. P. Hanriot, Stock, p. 24-25.
"Les mystiques, qui sont les virtuoses de la spiritualité, ont plusieurs vertus embarrassantes pour la hiérarchie: ils sont créatifs, ils explorent des voies nouvelles, ils expriment des choses qu'on n'avait pas dites jusque là; ce qu'ils vivent, ils le disent au nom du rapport direct avec Dieu. Cela n'est pas transmis par la médiation du clergé. Recevoir directement de Dieu des révélations, des impulsions, des sentiments, c'est inquiétant pour la hiérarchie."
"La virtuosité mystique, c'est clair, est massivement le fait des femmes. Et, quand les hommes s'y adonnent, ils subissent une certaine féminisation. Saint Bernard disait: "Mon âme est l'épouse de Dieu." Une femme n'a pas besoin d'un tel détour; elle dit: "Je suis l'épouse de Dieu." Pour parler de la mystique, les théologiens emploient souvent la symbolique des noces."
Jacques Maître, extraits de propos recueillis par J-P. Guetny, parus le 15 Déc.94 dans l'excellente revue A.R.M.

Portrait de Grandes Femmes


Mère (ashram de Sri Aurobindo)
En 1908, Sri Aurobindo s'installa à Pondichéry, alors territoire français des Indes, avec ses disciples. Sa compagne, une française, Madame Richard, devint en 1920, la Mère de l'ashram. Dès 1914,î Mère sait que son travail sera de manifester le Divin dans chaque parcelle, chaque cellule et atome de son corps. Grâce au yoga de la transformation ou yoga intégral (ou yoga des cellules), elle écrira dans les nombreux volumes de l'Agenda de Mère (édition par I.R.E. B.P.9 -14400 Hermanville) racontant à son disciple et confident: Satprem, ses expériences corporelles. Tel un savant dans un laboratoire, elle décrit la formidable aventure qu'elle traverse pour ouvrir la voie qui mène vers la nouvelle espèce: l'homme divin. En 1968, elle fonde Auroville près de Pondichéry, un laboratoire de l'évolution nouvelle: "Ici nous commençons là ou Ramana Maharshi s'est arrêté." Mère est décédé en 1975.
D'après Bruno Solt,
Maîtres spirituels et mystiques contemporains, Ed. Alphabétiques Retz

voir ici
Femmes remarquables


http://perso.orange.fr/revue.shakti/femmes.htm


sans oublier Elisabeth-Warnon

http://antahkarana.forumzen.com/L-ANTRE-DE-MELCHISEDECK-c2/Partages-Recherches-Eveil-du-Soi-f2/Elisabeth-Warnon-t292.htm
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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Ven 13 Juil 2007, 10:48

Citation :

Jean-Paul II
Lettre aux femmes, 29 juin 1995,

extrait


Le merci adressé au Seigneur pour son dessein sur la vocation et la mission de la femme dans le monde devient aussi un merci concret et direct aux femmes, à chacune des femmes, pour ce qu'elles représentent dans la vie de l'humanité.

Merci à toi, femme-mère, qui accueilles en ton sein l'être humain dans la joie et dans la peine d'une expérience unique par laquelle tu deviens sourire de Dieu pour l'enfant qui vient au monde, tu deviens le guide de ses premiers pas, le soutien de sa croissance, puis le point de repère sur le chemin de sa vie.

Merci à toi, femme-épouse, qui unis d'une façon irrévocable ton destin à celui d'un homme, dans une relation de don réciproque, au service de la communion et de la vie.

Merci à toi, femme-fille et femme-sœur, qui apportes au foyer familial puis dans le complexe de la vie sociale les richesses de ta sensibilité, de ton intuition, de ta générosité et de ta constance.

Merci à toi, femme-au-travail, engagée dans tous les secteurs de la vie sociale, économique, culturelle, artistique, politique, pour ta contribution irremplaçable à l'élaboration d'une culture qui puisse allier la raison et le sentiment, à une conception de la vie toujours ouverte au sens du « mystère », à l'édification de structures économiques et politiques humainement plus riches.

Merci à toi, femme-consacrée, qui, à la suite de la plus grande des femmes, la Mère du Christ, Verbe incarné, t'ouvres en toute docilité et fidélité à l'amour de Dieu, aidant ainsi l'Église et l'humanité entière à donner à Dieu une réponse « sponsale » qui exprime merveilleusement la communion qu'il veut établir avec sa créature.

Merci à toi, femme, pour le seul fait d'être femme ! Par la perception propre à ta féminité, tu enrichis la compréhension du monde et tu contribues à la pleine vérité des relations humaines.

Citation :
Bse Mère Teresa de Calcutta
Intervention, §1-3
lors de la IVe Conférence mondiale de l'ONU sur la Femme (Pékin, 30.VIII-15.IX 1995)

Je prie Dieu qu'il fasse descendre sa bénédiction sur tous ceux et celles qui prennent part à la IVe Conférence mondiale sur la Femme, qui se tient à Pékin à l'heure actuelle. J'espère que cette conférence aidera tous et chacun à comprendre la place très spéciale que la Femme occupe dans le plan de Dieu, et nous amènera à adhérer pleinement à ce plan et à le mettre en œuvre.

Je dois dire que je n'arrive pas à comprendre pourquoi certains affirment que l'homme et la femme sont exactement les mêmes et qu'ils en viennent même à nier la beauté des différences qui existent entre l'homme et la femme. Les dons de Dieu sont tous également bons mais ils ne sont pas nécessairement les mêmes. Je réponds souvent à ceux qui me disent qu'ils aimeraient pouvoir servir les pauvres comme je le fais : "Ce que je fais, vous n'êtes pas en position de le faire. Ce que vous faites, je ne suis pas en position de le faire. Mais vous et moi ensemble, nous pouvons faire quelque chose de beau pour Dieu."

Il en va ainsi des différences entre l'homme et la femme. Dieu a créé chacun de nous, chaque être humain, en vue d'une plus grande chose : aimer et être aimé. Pourquoi Dieu nous a-t-il créés, les uns hommes, les autres femmes ? Parce que l'amour d'une femme est l'un des visages de l'amour de Dieu. L'amour d'un homme est un autre visage de ce même amour. L'homme et la femme sont tous les deux créés pour aimer, mais chacun d'une manière différente ; l'homme et la femme se complètent l'un l'autre, et tous les deux ensemble manifestent l'amour de Dieu beaucoup mieux qu'ils ne le pourraient chacun séparément.
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MessageSujet: Colère!   Ven 31 Aoû 2007, 20:18

roman initiatique:...à mettre dans toutes les mains!
Colère
"La femme peut initier l’homme qui ne craint pas la sauvagerie qu’elle dégage"




Philosophe thérapeute, il fait une distinction entre le « pouvoir sur » et le « pouvoir de » et il revendique sa vulnérabilité comme une composante de son masculin. À travers le héros de son roman, Colère, il exprime son attirance et sa répulsion pour ce que la femme a d’archaïque et de sauvage. La relation de couple lui paraît initiatique, expérience de fusion et de solitude acceptée, désir d’être soi-même, de se créer. L’humain semble en colère contre son incarnation et l’esprit de domination vient de la répression de l’énergie créatrice d’un être. Il se vit ouvert à la sagesse de sa sensibilité incarnant bien la sensibilité contemporaine.


Nouvelles Clés : Comment est né votre livre, "Colère", ce thriller écologique ?

Denis Marquet : L’idée du livre m’est venue lors d’une scène que j’ai réellement vécue, et que je raconte au premier chapitre. J’étais sur une plage, en train de contempler la mer, dans un état de communion avec la nature. Soudain, trois jeunes ont surgi sur des jet-skis. Ils faisaient un bruit épouvantable et, outre le désagrément, ce qui m’a frappé, c’est leur rapport à la nature. Pour eux, la mer était une autoroute, un simple terrain de jeu. Ils n’avaient pas ce rapport à la mer qu’ont les vrais marins, qui la respectent comme un élément sacré, transcendant. Au contraire, sur leurs machines, ils se sentaient tout-puissants. Je crois que cela représente bien le rapport à la nature de l’humanité tout entière. Nous considérons la nature comme un ensemble d’objets inertes, à la disposition de notre toutepuissance. Nous ne nous sentons plus partie intégrante d’une totalité qui nous dépasse, avec laquelle est possible une relation d’intimité. Les conséquences personnelles et collectives de cet état de choses s’avèrent désastreuses.

N. C. : Comment définissez-vous cette « toute-puissance » ?

D. M. : Comme une forme d’infantilisme lié à un fantasme de régression dans le ventre maternel - lieu où nous sommes réellement tout-puissants puisque étant nourris en continu, il n’y a pas de distance entre notre désir et sa satisfaction. Il n’y a pas de manque. Nous avons la nostalgie de cet état-là, et voudrions réduire à rien l’espace entre l’état de manque et l’état de plénitude. Or cet espace est la vie elle-même ! Le fantasme de toutepuissance est la définition même du mental. Il nous éloigne de notre véritable fécondité et nous condamne, finalement, à l’impuissance. La véritable puissance, en revanche, est positive. C’est la capacité d’accomplir l’être que nous sommes dans la réalité.

N. C. : Beaucoup d’hommes eux aspirent à être puissants, au point qu’on les voit courir comme des loups après le pouvoir... Mais, d’après ce que vous dites, il semblerait qu’il y ait une distinction à faire entre le « pouvoir sur » et « le pouvoir de » ?

D. M. : Oui. La toute-puissance aspire au « pouvoir sur », c’est-à-dire à la domination. Nous cherchons, par des stratégies de contrôle, à neutraliser ce qui en autrui nous échappe - ce qui exprime en fait une réelle impuissance : celle de rencontrer l’autre. Le « pouvoir de », c’est au contraire la capacité d’agir, c’est-à-dire d’exprimer qui on est de manière créative. C’est une lutte et un jeu constant avec soi-même, qui nous invite à accepter nos propres limites et celles des autres, à renoncer au désir d’avoir du « pouvoir sur » et à nous ouvrir à ce que la vie a de plus mystérieux. Une aventure qui ne va pas sans peur !

N. C. : Ce qui nous échappe nous fait peur... Êtes-vous un homme qui sait dire « oui » à ses propres peurs ?

D. M. : J’y travaille ! (Rire) Pour moi, vivre un masculin authentique réside dans l’acceptation de ma vulnérabilité d’homme. Je sens que ma force virile augmente dès l’instant où je m’autorise à aller vers ce qui me fait peur. La caricature habituelle de la virilité est l’image d’un homme hyper-protégé, carapaçonné, qui en réalité fuit sa fragilité et cherche à dominer les autres pour neutraliser leur altérité. Mais la véritable puissance, au contraire, c’est d’aller vers l’autre.

N. C. : Dans votre ouvrage, l’héroïne est une femme, c’est elle qui détient les clés de la sauvegarde de la planète. Pourquoi ?

D. M. : Considérer la Terre comme un objet inerte et croire qu’on peut vivre en étant séparé de la nature, en la manipulant selon ses objectifs mentaux, c’est davantage le fait d’une polarité masculine (d’ailleurs mal vécue) que féminine. La femme a plus de facilité à prendre une conscience charnelle de l’essence de la vie. Elle est plus proche des cycles naturels. Si elle vit sa féminité, elle est davantage en prise avec les forces de la nature. Celles-ci effraient la plupart des hommes. C’est sans doute pourquoi ils imposent à la féminité une telle répression.

N. C. : Greg, votre héros, témoigne de ce qu’il ressent vis-à-vis de la sexualité féminine. Il dit à un moment qu’il a peur de s’y noyer. C’est votre expérience ?

D. M. : Comme beaucoup d’hommes, j’ai d’abord vécu une sexualité qui correspond à la représentation mentale culturellement dominante, où l’on traite soi-même et l’autre en objets. Aujourd’hui, je découvre une sexualité qui me permet d’entrer dans un univers qui est de l’ordre du mystère.

Quand Greg fait l’amour avec Mary, qu’il retrouve profondément transformée, il ressent quelque chose qu’il n’a jamais éprouvé auparavant. Il s’éveille à une dimension sublime et obscure de la sexualité. Cette révélation survient après que Mary a eu une expérience d’éveil spirituel. Ce n’est pas un hasard car, désormais, Mary ne se protège plus contre sa propre puissance de femme.

Les représentations traditionnelles de Kali, souvent très effrayantes, sont des images de puissance féminine indomptée, ambivalente, à la fois dangereuse pour la femme elle-même et terrorisante pour l’homme. Si la femme apprivoise ces forces profondes, si l’homme apprend à les accueillir (ce qui suppose d’accepter l’expérience de la peur en même temps que celle du désir), elles deviennent alors source de véritable mutation pour les deux partenaires. Dans sa relation avec une femme, l’homme se sent confronté en permanence à une contradiction : il est à la fois attiré et répulsé par ce qu’il ressent de mystérieusement sauvage et archaïque chez la femme. Il voudrait domestiquer ce mystère pour qu’il cesse de lui faire peur mais, ce faisant, il le réprime, et se prive ainsi de ce qu’il désire le plus !

En tant qu’homme, je ressens chez la femme cette force sauvage, indomptable, ce « tout-autre » que je ne suis pas, que je ne possède pas et que je ne peux posséder. C’est fascinant. Je crois que lorsqu’on fait vraiment l’expérience du désir, on fait en même temps l’expérience de la peur. Là réside l’intensité de la vie.

N. C. : Greg accepte de se laisser initier par Mary. Je vous avoue que cette relation me donne envie de rencontrer un homme de si bonne volonté !

D. M. : Les femmes peuvent devenir des initiatrices pour les hommes à condition que ceux-ci leur ouvrent un espace, qu’ils accueillent l’étrangeté et le mystère de la femme, et se laissent affecter, transformer par elle. Mais de leur côté, les femmes doivent s’autoriser à se vivre en dehors du regard de l’homme. Être elles-mêmes, indépendamment des codes sociaux fabriqués par les hommes pour contrôler cette féminité qui les terrifie. Cela non plus ne va pas sans peur. Car le risque, c’est de déclencher une réaction de rejet, voire la violence masculine. Par ailleurs, les femmes ont développé des compensations au pouvoir dominant des hommes, par exemple des formes subtiles de pouvoir sur leurs enfants, ou sur leur compagnon... Tout un ensemble de comportements qui stérilisent l’autre autant que soi-même. Il y a une difficulté à lâcher cela.

Pour libérer les forces féminines, il faut une collaboration de l’homme et de la femme - c’est-à-dire de l’amour. Mais l’amour authentique est le fruit d’une longue évolution ! À la base, l’amour entre Mary et Greg est un amour fusionnel. Puis Mary part en Amazonie. Elle a besoin de s’éloigner pour aller vers elle-même, et se libérer. Elle revient vers lui après son expérience d’éveil. Le paradoxe est qu’alors, pour aider Greg, Mary doit cesser de vouloir l’aider. Pour un temps, elle a le courage d’abandonner Greg à ses pires terreurs, elle renonce à jouer un rôle maternant. Elle le laisse seul, face à ses peurs et à ses faiblesses, face à son mystère. Et en même temps, en tant qu’initiatrice, elle sait lui donner une image suffisamment forte de lui-même pour qu’il traverse l’épreuve.

N. C. : Y a-t-il des étapes obligées dans un couple ? Des lois ?

D. M. : Je pense qu’il y a des étapes à franchir, mais pas de lois. Il n’y a pas de constantes.

La traversée de la solitude est une étape importante. Dans les premières années d’une vie de couple, on traverse tout d’abord une phase fusionnelle où l’on sent que l’on fait un avec l’autre, d’une matière telle qu’on n’est plus seul avec soi. On découvre en l’autre quelqu’un qui peut nous protéger de la peur de la solitude. Plus tard, on s’aperçoit que l’autre ne peut pas réellement nous épargner l’expérience de la solitude, parce qu’elle est liée à notre nature même d’être humain. À ce moment-là, soit on renonce à la relation, et on cherche illusoirement une autre personne pour tenir ce rôle, soit on accepte la solitude existentielle. On entre alors, avec l’autre, dans une phase de distinction.


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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Ven 31 Aoû 2007, 20:19

N. C. : À quoi expose le refus de faire l’expérience de la solitude ?

D. M. : Le prix à payer est que l’on ne rencontre pas sa propre singularité. La formulation négative de la solitude serait : « Je suis seul à vivre ma vie. » La formulation positive dirait : « Mon expérience de la vie est parfaitement singulière et unique. » Exprimer le caractère unique et singulier de son expérience de la vie, cela s’appelle créer.

Ce désir d’être soi-même, c’est-à-dire créateur, détruit paradoxalement beaucoup de couples, car il implique la traversée de la solitude. La manifestation de ce désir est une étape initiatique pour la relation. Dans certains couples, inconsciemment mais d’un commun accord, chacun réprime son vrai désir pour épargner à l’autre cette épreuve. D’autres couples ne résistent pas à l’émergence du vrai désir, parce que l’un ou l’autre, ou les deux, ne peuvent renoncer à la phase fusionnelle.

N. C. : Quelle est votre relation avec la nature ?

D. M. : C’est une expérience de relation et de désir, de désir de relation. Aujourd’hui, c’est une expérience dont j’ai la nostalgie, car elle est contrecarrée par mes modes de vie. Longtemps, la vie citadine m’a coupé de cette relation sensorielle, d’une richesse extrême : savoir toucher, contempler visuellement, écouter, regarder des paysages, des arbres, des fleurs, et ressentir tout cela. Depuis quelques années, je réapprends à faire de la place à cette relation dans ma conscience. Quels que soient mes soucis et mes préoccupations, mon travail, mes objectifs et mes passions, je veux qu’il y ait de la place pour un arbre en fleur, pour le ciel ou pour le rire d’un enfant. J’ouvre mon champ de conscience.

N. C. : Cela vous demande-t-il un acte de vigilance, ou cela fait-il partie de vous-même désormais ?

D. M. : De la vigilance, mais surtout pas au sens d’un contrôle : c’est juste un désir qui s’accomplit. C’est une jouissance. Ça me demande un acte de présence quand je suis un peu endormi, ou identifié à mes préoccupations du moment, et que la place ne se fait plus dans ma conscience pour accueillir la vie telle qu’elle est. Mais c’est avant tout un rendez-vous de plaisir.

N. C. : Avez-vous été un homme révolté ?

D. M. : J’ai une tendance à être révolté d’une manière générale ; le monde tel qu’il est, la marche du monde, les décisions qui sont prises collectivement suscitent en moi une colère, non pas réctionnelle, mais l’énergie d’un désir, le désir de faire entendre ma voix, d’agir, de parler.

L’acte d’écrire est mon moyen d’expression pour dire ma colère, je me sens mu par une énergie forte, parfois douloureuse. J’ai du mal à comprendre comment, aujoud’hui, on peut ne pas être en colère...

Nous prenons des décisions individuelles et collectives sur la base d’une anesthésie générale, d’un refus d’être conscient, d’être vivant. Et les conséquences, évidemment, sont catastrophiques. Exemple : l’écologie - et malheureusement, il n’y a pas que ça....

N. C. : Et si un ado vous disait : « C’est vrai, tu as raison... Mais qu’est-ce qu’on peut faire ? »

D. M. : Je lui dirais : « Le monde a besoin de toi, de ce que tu es, le monde a besoin que tu l’exprimes et que tu le manisfestes, même si ça ne correspond pas aux attentes de ton entourage, même si ça ne correspond pas à ce qui est socialement acceptable. » Les plus puissantes énergies destructices (contre l’autre, contre la nature...) proviennent de la négation de la singularité de chaque être. Quand quelqu’un n’a pas pu exprimer l’être qu’il est, il y a une violence qui agit à travers lui... L’esprit de profit et de domination est souvent la conséquence de la répression des énergies créatrices...
Denis Marquet

Colère


La Terre. Exploitée, martyrisée, défigurée. La Terre se révolte. Séismes, raz de marée, ouragans, éruptions volcaniques, virus foudroyants... Devant une série de cataclysmes sans précédents, les scientifiques du monde entier sont sans réponses. Une femme, elle, a compris. Parce qu'elle a su payer le prix. Mais le monde est-il prêt à écouter une femme ? Colère. un thriller à la puissance 10. Un roman initiatique qui résonne comme un dernier avertissement : et si le compte à rebours avait déjà commencé ?

Denis Marquet, normalien et agrégé de philo, remet en question toutes les théories scientifiques, dans un roman cauchemardesque sur l'avenir de l'humanité. À la fois thriller ésotérique, roman apocalyptique et roman d'anticipation, voici un récit écologique de grande qualité. Le dysfonctionnement climatique d’une Terre qui se rebelle contre l’homme, son principal prédateur. Ce thème ne présente rien de très nouveau, mais c’est un roman à suspense mené avec imagination, qui entrecroisent une documentation scientifique impressionnante, une touche de spiritualité, un brin de morale et beaucoup d’amour. Marquet navigue subtilement sur les angoisses et interrogations de notre temps. Son roman apocalyptique sert une véritable mise en garde contre les abus de la nature par l'homme et un vibrant appel à l’humilité.

Pascale Arguedas


La dédicace de l’auteur :
Colère est né d'un moment de ma vie, qui est devenu un passage du livre. Une plage, sous les tropiques. Je suis à moitié dans l'eau, je laisse le rythme des vagues guider mes pas. La mer est belle. Soudain, un vacarme de moteurs. Trois jets-skis sont apparus. Trois jeunes hommes, qui se sentent visiblement tout-puissants, sur cette eau qu'ils sillonnent comme s'il s'agissait d'une autoroute. Ils me mettent en colère. Ils n'ont rien compris. La mer est une étendue sacrée, imprévisible, dangereuse. Tous les vrais marins le savent. Il faut la connaître, et la respecter. Ce n'est pas un objet que l'on peut dominer. Je me prends à rêver. Si l'océan révélait soudain sa nature véritable ? S'il rappelait au dérisoire orgueil de ces pauvres en conscience leur incroyable fragilité face à l'élément ? En les engloutissant par exemple... Et le bruit cesserait. La paix reviendrait. Puis cette idée, qui me fait frissonner. Ne sont-ils pas la métaphore exacte de nous tous, frères humains, unis dans la même outrecuidante incompréhension de la Nature, et de notre nature ? Et celle-ci n'a-t-elle pas commencé, déjà, - modifications du climat, maladies émergentes - de nous rappeler que nous ne sommes pas des dieux ? Alors, en exagérant un peu, ne pourrait-on pas imaginer que... Colère est né. Mais est-ce tellement exagéré ? (Denis Marquet)
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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mer 21 Nov 2007, 09:39

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Créateur au masculin ou au féminin par le Rabbi Zalman Scachter-Shalomi

Alors que le Dalaï-Lama avait mentionné le mot création, le Rabbi Zalman Scachter-Shalomi développa:
"Je voudrais suggérer que la notion d'un créateur qui vient de l'extérieur, qui fait que quelque chose se passe, n'est pas la manière utilisée dans la Kabbale. La Kabbale parle d'une émanation. Cela sort de Dieu. Il n'y a rien d'autre que Dieu, aussi tout provient de Dieu."
Il expliqua qu'une nouvelle connaissance au féminin voit le jour qui observe la cosmologie en termes de femme. Au lieu de voir la création comme- "Papa a fait et est parti", on peut plutôt voir une Maman et un enfant qui grandit, et les mondes engendrés. La réalité est engendrée et en surgit. Et ainsi on parle des entrailles de l'être, qui pourrait correspondre à sortir de shunyata (dependant arising). Notre théologie est en pleine transformation du fait de l'impact de la pensée féministe. Beaucoup disent que nous avons exprimé tout cela jusqu'à présent comme des hommes le pensent, le font et comme ils agissent."
Extraits de The Jew in the Lotus (Des juifs dans le Lotus) de R. Kamenetz, Harper Collins, Usa. En Octobre 1990, un groupe de personnalités juives pratiquantes se rendaient au cœur du monde Bouddhiste pour enseigner et apprendre et étaient reçus à Dharamsala par le Dalaï-Lama et d'autres dignitaires bouddhistes tibétains.


La révélation coranique s'est adressée à l'Etre qu'il soit homme ou femme.

Devant cette révélation, les êtres sont égaux car nous sommes les créatures de Dieu. La révélation coranique ne possède aucune arrière-pensée qui puisse laisser croire que la femme est inférieure ou que son âme est diminuée. Pour l'Islam, la femme est l'égale de l'homme aussi bien sur le plan de la création que sur celui de l'Etre. Métaphysiquement, il n'y a pas de différences. La femme est aussi capable d'atteindre des états mystiques élevés, mais il y a simplement une différence de nature. (…)
Il vaut mieux prendre conscience que nous sommes Un, et que tous les êtres humains doivent évoluer ensemble, vers une meilleure compréhension d'eux-mêmes, vers la liberté et un monde plus harmonieux pour tous.
Pour la tradition islamique, la femme est effectivement prisonnière d'un ordre social, mais les hommes le sont aussi. Nous avons été emprisonnés par des coutumes locales et ancestrales qui vont à l'encontre de ce qui est écrit dans le Coran. Il est donc important de les dénoncer et de revenir vers ce texte sacré qui est à même de véritablement nous libérer et d'apporter une joie réelle de vivre, grâce à la mise en pratique. Car une liberté basée sur des mots, des désirs ou des passions n'est pas la véritable liberté de l'Etre.î Cheikh Ben Tounes, maître soufi, qui achève la rédaction d'un livre avec Romana et Bruno Solt, édition Table Ronde.
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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Dim 06 Jan 2008, 11:05

"Le jour où l'on comprendra que les hommes bâtissent les routes, mais que ce sont les femmes qui dessinent le chemin, le monde basculera alors du cerveau vers le coeur".

D'une manière symbolique, la femme doit retrouver son statut d'initiatrice au sacré, dont le patriarcat et surtout les religions l'ont spoliée depuis 5000 ans.

En cela l'homme se doit de se réconcilier avec sa partie Yin, afin d'accéder à la plénitude de sa nature divine.
.
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MessageSujet: Je suis Païenne.   Mar 19 Fév 2008, 21:22

Citation :

Je suis Païenne.


Je suis une partie de la totalité de la Nature. Les Rochers, les Animaux, les Plantes, les Eléments et les Etoiles sont mes parents. Les autres humains sont mes soeurs et mes frères, quels que soient leurs races, couleurs, genres, orientations sexuelles, âges, nationalités, religions, trains de vie. La planète terre est ma maison. Je suis une partie de cette grande famille de la Nature, sans en être le maître. J'ai mon propre rôle à jouer et je cherche à le découvrir et remplir cette partie au mieux de mon aptitude. Je cherche à vivre dans l'harmonie avec les autres, dans la famille de la Nature, les traitant avec respect.

Je suis Païenne. Je célèbre les saisons changeantes, l'avancée de la Roue de l'année. Je les célèbre avec des chants, des danses, des fêtes, des rituels et de beaucoup d'autres manières. Je célèbre chaque mouvement de la Roue avec des pratiques spirituelles personnelles et en prenant part aux fêtes communautaires.

Samhaïn, communément appelé Halloween, est un temps consacré à regarder l'avenir et à rendre hommage à mes Ancêtres et autres êtres aimés qui sont dans le monde spirituel. Je fais de la magie pour une plus grande liberté religieuse des Païens et de l'humanité toute entière. Je célèbre le nouvel an spirituel wiccan et celtique.

Yule, le solstice d'hiver, est une fête de paix et une célébration de la remontée de la lumière solaire. J'honore le nouvel enfant solaire resplendissant, en brûlant la bûche de Yule dans un feu sacré. J'honore la Grande Déesse sous ses nombreux aspects de mère et le Dieu Père sous les formes du Père Noël dans son vieux viel divin, du Père du temps et du Saint Roi. Je décore ma maison avec des lumières et avec du houx, du lierre, du gui, des feuilles vertes persistantes et autres herbes sacrées à cette saison. Je carillonne la nouvelle année Solaire avec des cloches.

Au début de Février, je célèbre la chandeleur, connu par les anciens celtes sous le nom d'Imbolc et par les américains contemporains comme le jour de Groundhog (le jour de la marmotte). Je me concentre sur la purification spirituelle et le dégagement des obstacles pour préparer la venue du Printemps et la nouvelle croissance. Durant cette fête, j'allume des bougies en l'honneur de Brigid et l'invite à m'inspirer dans mes travaux artistiques et me guider dans ma pratique de guérison. Je donne des offrandes de graines aux oiseaux sauvages.

Lors de l'équinoxe de printemps, j'accueille le renouveau de cette saison et célèbre le retour de la couleur verte sur la terre en m'habillant de cette couleur. J'honore la Déesse Teutonique Ostara et l'esprit du lapin, son époux. Je colore des oeufs avec des amis et fais les nouveaux choix pour la nouvelle croissance.

Beltane, au début de mai est une fête de la fertilité et du plaisir. Je m'habille de couleurs lumineuses et porte une guirlande de fleurs dans ma chevelure. J'accomplis la danse de mai et bénis les jardins et les créations de projets. Je saute par dessus le feu de Beltane pour porter chance. Je fleuris le Sanctuaire Sacré de la Déesse chatte Bast et les autres sites sacrés.

Le temps du solstice d'été, connu aussi comme Midsummer et Litha, est un temps grandiose de rassemblement lorsque je salue de vieux amis et en rencontre de nouveaux. Je danse avec eux autour d'un feu sacré aux rythmes magiques des tambours. J'honore ma tribu et communauté spirituelle. Je célèbre la culture Païenne. J'ajoute des pierres au cercle sacré sur la terre du sanctuaire du cercle en faisant des prières pour le bien-être et l'harmonie planétaire.

Lorsque août arrive, je célèbre Lammas (1° août), connu aussi sous le nom de Lughnasadh. Durant cette fête, j'honore le sommet de l'été et la prospérité. Je remercie non seulement pour les plantes cultivées et sauvages ainsi que pour les bénédictions qui commencent à se réaliser, mais je prie aussi pour la poursuite de l'abondance. Je rompt et mange le pain avec d'autres dans le rituel et je fais des offrandes d'herbe et de pain aux Déesses et aux Dieux de l'agriculture.

L'équinoxe d'automne, que certains appelle Mabon, est le temps du remerciement pour toutes les récoltes que j'ai moissonnées durant le temps de la croissance. Je remercie pour la nourriture que j'ai reçu des jardins et champs et pour les autres bénédictions qui me sont arrivées. J'offre à la Terre Mère le meilleur des fruits, légumes, herbes, noisettes et autre nourriture que j'ai pu rassembler.

Et à Samhain, cette Roue de l'année recommence encore.

Je suis Païenne. J'honore également les saisons de la vie dans ma propre vie, les commencements, la croissance, la réalisation, la récolte, les achèvements et le recommencement de tout cycle. La vie est un Cercle qui comprend beaucoup de cycles. Avec chaque fin vient un nouveau commencement. Dans la mort, il y a la promesse d'une renaissance.

Je suis Païenne. Je vois des cycles de changement et de renouvellement non seulement dans ma propre vie, mais dans mon héritage. Je vois ma vie comme un cercle qui est relié avec les cercles de vie de mes ancêtres. Ils sont une partie de moi et de ma vie. La sagesse ancienne du renouveau de la nature et du recommencement est incarné dans les armoiries de deux des ancêtres de mon clan. De mes ancêtres Allemands dans la lignée de ma mère je trouve le totem du héron, un emblème de famille signifiant la persévérance et le renouvellement après les difficultés. De mes ancêtres celtiques de ma lignée paternelle, je trouve dans les armoiries le symbole d'un chêne taillé sur lequel germent de nouvelles branches et poussent de sa souche. Celui-ci est inclus dans un cercle avec la devise, " Itenun Viriscit ", ce qui signifie " le vert croît encore ". Ces symboles et devise ne me rappelle pas seulement mon propre renouvellement et celui de la nature, mais encore le renouveau de la philosophie païenne sur cette planète qui est une partie du travail de ma vie comme prêtresse païenne.

Je suis Païenne. Le changement de la conscience intentionnelle, la Magie, est une partie de ma spiritualité. Pour chaque problème il y a au moins une solution ainsi qu'une opportunité de croissance. Je crée ma propre réalité avec mes pensées, sensations et actions. Tout ce que je peux rejeter me reviens toujours. Je cherche à respecter la Règle wiccane : " Ne nuis pas et fais ce que tu veux. " Quand je fais de la magie dans les rituels, avant de créer et de diriger l'énergie, je cherche toujours à avoir une plus grande image dans laquelle mes besoins ne constituent qu'une partie. J'essaie de travailler pour le bien de tous aussi bien que pour le mien. Quand des problèmes m'arrivent, je cherche à comprendre leur cause et leurs messages qui deviennent ainsi une partie de la solution. En faisant un travail de guérison, je cherche à m'adresser aux causes spirituelles sous-jacentes de la maladie, plutôt que me concentrer seulement sur le soulagement des symptômes.

Je suis Païenne. J'accomplis la magie de la Lune pour aider et soigner les autres, moi-même et la planète. La Déesse triple de la Lune me guide. J'active les créations et commencements durant la croissance de la lune, énergétise les manifestations durant la pleine lune et rejette les obstacles lors de la décroissance et de la lune noire. Je prends part aux rituels des nouvelles et pleines Lunes et je suis consciente que mes Cercles sont une partie de la grande toile de Cercles qui existent en ce moment autour de la planète terre.

Je suis Païenne. Je suis Panthéiste, reconnaissant que le divin est partout et dans tout. J'honore le divin qui se trouve dans les chênes de la forêt, dans les herbes du jardin, dans les oiseaux sauvages chantant dans les arbres, dans les rochers du coteau, en moi-même et oui, même dans les " choses " telles que ma voiture, caméras et ordinateurs. Je comprends que tout ce qui a un corps physique possède aussi un corps spirituel. Le physique et spirituel sont profondément liés, ne sont séparés que dans ce monde de la forme. J'honore l'union entre la créateur et la création.

Je suis Païenne. Je sais que la Divinité a beaucoup de facettes et j'expérimente cela dans la variété des Déesses, des Dieux et des autres formes spirituelles. J'honore aussi le Divin unique, l'unité de toute chose. Mes rencontres personnelles avec les Déesses et les Dieux païens, ainsi que les autres formes Divines ont transformé et enrichi ma vie. Hecate m'est apparue lors d'une mort pour m'enseigner la libération et la renaissance. Jeune enfant, Artemis entra en moi et m'aida à éviter un soi-disant violeur. Selena, Déesse de la pleine Lune me donna des visions ainsi que mon nom. Le soleil Sacré me donne les énergies. Yemaya, Déesse de l'océan me purifie et me renouvelle. J'ai entendu Pan jouant de sa flûte dans les bois. Dionysos réveille en moi les joies de la spontanéité et la félicité extatique. Il m'enseigne les mystères de l'androgynat. J'ai fait l'expérience de l'union de la Déesse et du Dieu tandis que je faisais l'amour avec mon camarade dans le jardin. Bast m'a aidé a approfondir mes liens avec mes amis les chats. Cernunnos m'est apparu dans le forêt sous la forme d'un cerf. Isis m'a parlé dans des éclats de lumière dans la profondeur de la nuit et dans les flux d'énergie passant par mes mains pendant les soins. Saturne m'a donné des leçons sur la discipline, le temps et l'agriculture organique. La Dame de la liberté me protège tandis que je travaille pour la liberté religieuse des wiccans et des autres païens. La terre mère guide mon travail sur cette partie de planète. J'expérimente aussi le Divin sous la forme des animaux totems, des alliés des plantes, comme d'autres formes dans mes rêves, dans mes voyages intérieurs et dans mes quêtes de vision, seule dans la nature.

Je suis Païenne. Mes pratiques spirituelles incluent la compréhension et l'acceptation de soi, au lieu du rejet de soi. Je partage mes vues avec d'autres quand je sens que cela est juste, mais je ne fais pas de prosélytisme, proclamant par exemple que ma voie serait la seule vraie et juste voie pour tout le monde. Il y a beaucoup de sentiers qui conduisent en haut de la montagne spirituelle et non un seul.

Je suis Païenne. Mon adoration prend la forme de communion divine avec la nature. Comme faisant partie de mon adoration, j'ai fondé et préservé un espace sacré de la nature, le Sanctuaire du cercle (Circle Sanctuary). Je fais des rituels en des endroits spéciaux, tels que dans le cercle de Pierres ; sur le haut de la roche de l'esprit au-dessus des vallées ; dans le cercle magique du jardin ; sur les sanctuaires extérieurs ; dans le Temple intérieur de l'habitation et dans les abris sous roches antiques qui hébergeaient les anciens qui vivaient sur ces terres, il y a des milliers d'années terrestres. Je fais aussi des rituels ailleurs, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Mon adoration et mes rites peuvent être fait n'importe où, puisque mon cercle sacré est transportable. Où que je sois, je peux construire un cercle autour d'une sphère sacrée avec sept invocations : quatre pour les directions, une pour le Cosmos, une pour la terre et une au centre pour l'intégration spirituelle.

Je suis Païenne. Je voyage dans les mondes intérieurs de mes rêves, mes méditations et rituels. J'emploie des outils sacrés destinés à m'aider dans mon voyage et mes actes de magie. Ils comprennent des chaudrons, des cristaux, des bougies, des encensoirs, des calices d'eau, des pentacles, du sel, des coupes de terre, des plumes, des cloches, des balais, des clochettes, des tambours, des baguettes, des bâtons, des lames, des miroirs et une variété d'outils de divination, incluant les Tarot, le Yi-Ching et les runes. Je vole avec ma conscience à travers l'espace et le temps. J'explore d'autres dimensions et alors je reviens avec des signes, la connaissance et le pouvoir. Je vais entre les mondes pour guérir, croître et transformer. La perception psychique, intuitive est une partie naturelle et non surnaturelle, de ma vie quotidienne.

Je suis Païenne. Je m'harmonise avec les quatre éléments de la nature, la Terre, l'Air, le Feu, l'Eau et le cinquième élément l'Esprit, qui est la force spirituelle qui les relie tous. Je vois ces éléments dans la nature, la Terre dans le sol et les rochers ; l'air dans les vents et l'atmosphère ; le Feu dans l'éclair, le feu et électricité ; l'eau dans les cascades, les fleuves, les océans, les pluies et toutes les formes liquides de la planète ; l'Esprit comme l'Unité divine. Je vois aussi ces Eléments comme des aspects de Soi. Ma physiologie et mon corps physique est ma Terre ; mon intellect et ma pensée sont mon Air, ma volonté et mes actions sont mon Feu ; mes émotions et sensations sont mon Eau et mon Soi Intérieur, mon Ame et mon Esprit. J'essaie de me garder en bonne santé et d'équilibrer toutes ces parties de Soi. Je travaille à restaurer l'équilibre des éléments dans l'environnement.

Je suis Païenne. J'entends le cri de ma Mère la Terre qui est bouleversée par le tort qui est fait à l'environnement par l'humanité. Je suis consterné par la pollution de l'air, de la terre, des eaux et par le jeu de la domination que jouent les nations avec le feu des missiles nucléaires et autres armes de destruction massive. Je suis aussi concerné par la pollution spirituelle de la planète, l'égoïsme, la haine, la cupidité ainsi que le pouvoir, la dépendance, la violence et le désespoir. Tandis que je perçois ces problèmes, je sens en même temps la purification et le soin apportés à la planète terre. Je sais que je peux aider à mon échelle la Planète à atteindre un plus grand équilibre en cherchant l'harmonie dans ma vie propre, en étant un catalyseur pour restaurer l'équilibre dans les vies d'autres individus et en travaillant pour un meilleur environnement. Je sais que mes attitudes et ma façon de vivre peuvent marquer une différence. J'essaie d'être un canal pour la guérison et l'équilibre. Je fais de la responsabilité écologique une partie personnelle de ma vie quotidienne. J'essaie de vivre dans l'harmonie avec les autres membres de la famille de la Nature.

Je suis Païenne. La spiritualité naturelle est ma religion et la fondation de ma vie. La nature est mon professeur spirituel et mon livre sacré. Je suis une partie de la Nature et elle est une partie de moi. Ma compréhension des mystères intérieurs de la nature croît tandis que je voyage sur ce sentier spirituel.


Merci à Lotus Sacré de m'avoir fait découvrir ce texte superbe
:444:

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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mer 20 Fév 2008, 17:23

Curieuse coincidence que ce texte, Ambre,,
Je suis née dans le "pays pagan",(pays païen en breton)

Pendant de longs siècles, les habitants de ce pays ont
opposé une résistance farouche à l'invasion du catholicisme.

Ils ont finit par "capituler" extérieurement parlant,
mais des gens comme ma grand-mère, et bien d'autres,
sont restés attachés à leurs valeurs authenthiques,
chamaniques avant tout.

Ce texte m'a ravie!
Merci






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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Jeu 21 Fév 2008, 19:57

Merci Ambre pour ce très beau texte !!

Une merveilleuse définition du mot "païen" tellement souvent méprisé...

karen



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AMBRE

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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mer 02 Avr 2008, 08:31

Citation :


saine colère!!!



"La femme peut initier l’homme qui ne craint pas la sauvagerie qu’elle dégage"

N. C. : Dans votre ouvrage, l’héroïne est une femme, c’est elle qui détient les clés de la sauvegarde de la planète. Pourquoi ?

D. M. : Considérer la Terre comme un objet inerte et croire qu’on peut vivre en étant séparé de la nature, en la manipulant selon ses objectifs mentaux, c’est davantage le fait d’une polarité masculine (d’ailleurs mal vécue) que féminine. La femme a plus de facilité à prendre une conscience charnelle de l’essence de la vie. Elle est plus proche des cycles naturels. Si elle vit sa féminité, elle est davantage en prise avec les forces de la nature. Celles-ci effraient la plupart des hommes. C’est sans doute pourquoi ils imposent à la féminité une telle répression.

N. C. : Greg, votre héros, témoigne de ce qu’il ressent vis-à-vis de la sexualité féminine. Il dit à un moment qu’il a peur de s’y noyer. C’est votre expérience ?

D. M. : Comme beaucoup d’hommes, j’ai d’abord vécu une sexualité qui correspond à la représentation mentale culturellement dominante, où l’on traite soi-même et l’autre en objets. Aujourd’hui, je découvre une sexualité qui me permet d’entrer dans un univers qui est de l’ordre du mystère.

Quand Greg fait l’amour avec Mary, qu’il retrouve profondément transformée, il ressent quelque chose qu’il n’a jamais éprouvé auparavant. Il s’éveille à une dimension sublime et obscure de la sexualité. Cette révélation survient après que Mary a eu une expérience d’éveil spirituel. Ce n’est pas un hasard car, désormais, Mary ne se protège plus contre sa propre puissance de femme.
Les représentations traditionnelles de Kali, souvent très effrayantes, sont des images de puissance féminine indomptée, ambivalente, à la fois dangereuse pour la femme elle-même et terrorisante pour l’homme. Si la femme apprivoise ces forces profondes, si l’homme apprend à les accueillir (ce qui suppose d’accepter l’expérience de la peur en même temps que celle du désir), elles deviennent alors source de véritable mutation pour les deux partenaires. Dans sa relation avec une femme, l’homme se sent confronté en permanence à une contradiction : il est à la fois attiré et répulsé par ce qu’il ressent de mystérieusement sauvage et archaïque chez la femme. Il voudrait domestiquer ce mystère pour qu’il cesse de lui faire peur mais, ce faisant, il le réprime, et se prive ainsi de ce qu’il désire le plus !




richel
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Morgane

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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mer 02 Avr 2008, 14:20

Bonjour Ambre !

J'ai lu ce livre il y a quelques temps et il m'avait bien marquée ! Surtout par son côté écologique, mais certains aspects du couple décrits ici m'avaient échappé. Peut-être bon de le relire ...

Biz
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MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Ven 04 Avr 2008, 05:48

ca s appelle grandir au dela de la souffrance





mais il y a plusieurs passage pour y arrivee

sourire
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Femmes et Spiritualité
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