ANTAHKARANA

Gnose et Spiritualité
 
AccueilPortailS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Femmes et Spiritualité

Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5571
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 55
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Colère!   Ven 31 Aoû 2007, 20:18

roman initiatique:...à mettre dans toutes les mains!
Colère
"La femme peut initier l’homme qui ne craint pas la sauvagerie qu’elle dégage"




Philosophe thérapeute, il fait une distinction entre le « pouvoir sur » et le « pouvoir de » et il revendique sa vulnérabilité comme une composante de son masculin. À travers le héros de son roman, Colère, il exprime son attirance et sa répulsion pour ce que la femme a d’archaïque et de sauvage. La relation de couple lui paraît initiatique, expérience de fusion et de solitude acceptée, désir d’être soi-même, de se créer. L’humain semble en colère contre son incarnation et l’esprit de domination vient de la répression de l’énergie créatrice d’un être. Il se vit ouvert à la sagesse de sa sensibilité incarnant bien la sensibilité contemporaine.


Nouvelles Clés : Comment est né votre livre, "Colère", ce thriller écologique ?

Denis Marquet : L’idée du livre m’est venue lors d’une scène que j’ai réellement vécue, et que je raconte au premier chapitre. J’étais sur une plage, en train de contempler la mer, dans un état de communion avec la nature. Soudain, trois jeunes ont surgi sur des jet-skis. Ils faisaient un bruit épouvantable et, outre le désagrément, ce qui m’a frappé, c’est leur rapport à la nature. Pour eux, la mer était une autoroute, un simple terrain de jeu. Ils n’avaient pas ce rapport à la mer qu’ont les vrais marins, qui la respectent comme un élément sacré, transcendant. Au contraire, sur leurs machines, ils se sentaient tout-puissants. Je crois que cela représente bien le rapport à la nature de l’humanité tout entière. Nous considérons la nature comme un ensemble d’objets inertes, à la disposition de notre toutepuissance. Nous ne nous sentons plus partie intégrante d’une totalité qui nous dépasse, avec laquelle est possible une relation d’intimité. Les conséquences personnelles et collectives de cet état de choses s’avèrent désastreuses.

N. C. : Comment définissez-vous cette « toute-puissance » ?

D. M. : Comme une forme d’infantilisme lié à un fantasme de régression dans le ventre maternel - lieu où nous sommes réellement tout-puissants puisque étant nourris en continu, il n’y a pas de distance entre notre désir et sa satisfaction. Il n’y a pas de manque. Nous avons la nostalgie de cet état-là, et voudrions réduire à rien l’espace entre l’état de manque et l’état de plénitude. Or cet espace est la vie elle-même ! Le fantasme de toutepuissance est la définition même du mental. Il nous éloigne de notre véritable fécondité et nous condamne, finalement, à l’impuissance. La véritable puissance, en revanche, est positive. C’est la capacité d’accomplir l’être que nous sommes dans la réalité.

N. C. : Beaucoup d’hommes eux aspirent à être puissants, au point qu’on les voit courir comme des loups après le pouvoir... Mais, d’après ce que vous dites, il semblerait qu’il y ait une distinction à faire entre le « pouvoir sur » et « le pouvoir de » ?

D. M. : Oui. La toute-puissance aspire au « pouvoir sur », c’est-à-dire à la domination. Nous cherchons, par des stratégies de contrôle, à neutraliser ce qui en autrui nous échappe - ce qui exprime en fait une réelle impuissance : celle de rencontrer l’autre. Le « pouvoir de », c’est au contraire la capacité d’agir, c’est-à-dire d’exprimer qui on est de manière créative. C’est une lutte et un jeu constant avec soi-même, qui nous invite à accepter nos propres limites et celles des autres, à renoncer au désir d’avoir du « pouvoir sur » et à nous ouvrir à ce que la vie a de plus mystérieux. Une aventure qui ne va pas sans peur !

N. C. : Ce qui nous échappe nous fait peur... Êtes-vous un homme qui sait dire « oui » à ses propres peurs ?

D. M. : J’y travaille ! (Rire) Pour moi, vivre un masculin authentique réside dans l’acceptation de ma vulnérabilité d’homme. Je sens que ma force virile augmente dès l’instant où je m’autorise à aller vers ce qui me fait peur. La caricature habituelle de la virilité est l’image d’un homme hyper-protégé, carapaçonné, qui en réalité fuit sa fragilité et cherche à dominer les autres pour neutraliser leur altérité. Mais la véritable puissance, au contraire, c’est d’aller vers l’autre.

N. C. : Dans votre ouvrage, l’héroïne est une femme, c’est elle qui détient les clés de la sauvegarde de la planète. Pourquoi ?

D. M. : Considérer la Terre comme un objet inerte et croire qu’on peut vivre en étant séparé de la nature, en la manipulant selon ses objectifs mentaux, c’est davantage le fait d’une polarité masculine (d’ailleurs mal vécue) que féminine. La femme a plus de facilité à prendre une conscience charnelle de l’essence de la vie. Elle est plus proche des cycles naturels. Si elle vit sa féminité, elle est davantage en prise avec les forces de la nature. Celles-ci effraient la plupart des hommes. C’est sans doute pourquoi ils imposent à la féminité une telle répression.

N. C. : Greg, votre héros, témoigne de ce qu’il ressent vis-à-vis de la sexualité féminine. Il dit à un moment qu’il a peur de s’y noyer. C’est votre expérience ?

D. M. : Comme beaucoup d’hommes, j’ai d’abord vécu une sexualité qui correspond à la représentation mentale culturellement dominante, où l’on traite soi-même et l’autre en objets. Aujourd’hui, je découvre une sexualité qui me permet d’entrer dans un univers qui est de l’ordre du mystère.

Quand Greg fait l’amour avec Mary, qu’il retrouve profondément transformée, il ressent quelque chose qu’il n’a jamais éprouvé auparavant. Il s’éveille à une dimension sublime et obscure de la sexualité. Cette révélation survient après que Mary a eu une expérience d’éveil spirituel. Ce n’est pas un hasard car, désormais, Mary ne se protège plus contre sa propre puissance de femme.

Les représentations traditionnelles de Kali, souvent très effrayantes, sont des images de puissance féminine indomptée, ambivalente, à la fois dangereuse pour la femme elle-même et terrorisante pour l’homme. Si la femme apprivoise ces forces profondes, si l’homme apprend à les accueillir (ce qui suppose d’accepter l’expérience de la peur en même temps que celle du désir), elles deviennent alors source de véritable mutation pour les deux partenaires. Dans sa relation avec une femme, l’homme se sent confronté en permanence à une contradiction : il est à la fois attiré et répulsé par ce qu’il ressent de mystérieusement sauvage et archaïque chez la femme. Il voudrait domestiquer ce mystère pour qu’il cesse de lui faire peur mais, ce faisant, il le réprime, et se prive ainsi de ce qu’il désire le plus !

En tant qu’homme, je ressens chez la femme cette force sauvage, indomptable, ce « tout-autre » que je ne suis pas, que je ne possède pas et que je ne peux posséder. C’est fascinant. Je crois que lorsqu’on fait vraiment l’expérience du désir, on fait en même temps l’expérience de la peur. Là réside l’intensité de la vie.

N. C. : Greg accepte de se laisser initier par Mary. Je vous avoue que cette relation me donne envie de rencontrer un homme de si bonne volonté !

D. M. : Les femmes peuvent devenir des initiatrices pour les hommes à condition que ceux-ci leur ouvrent un espace, qu’ils accueillent l’étrangeté et le mystère de la femme, et se laissent affecter, transformer par elle. Mais de leur côté, les femmes doivent s’autoriser à se vivre en dehors du regard de l’homme. Être elles-mêmes, indépendamment des codes sociaux fabriqués par les hommes pour contrôler cette féminité qui les terrifie. Cela non plus ne va pas sans peur. Car le risque, c’est de déclencher une réaction de rejet, voire la violence masculine. Par ailleurs, les femmes ont développé des compensations au pouvoir dominant des hommes, par exemple des formes subtiles de pouvoir sur leurs enfants, ou sur leur compagnon... Tout un ensemble de comportements qui stérilisent l’autre autant que soi-même. Il y a une difficulté à lâcher cela.

Pour libérer les forces féminines, il faut une collaboration de l’homme et de la femme - c’est-à-dire de l’amour. Mais l’amour authentique est le fruit d’une longue évolution ! À la base, l’amour entre Mary et Greg est un amour fusionnel. Puis Mary part en Amazonie. Elle a besoin de s’éloigner pour aller vers elle-même, et se libérer. Elle revient vers lui après son expérience d’éveil. Le paradoxe est qu’alors, pour aider Greg, Mary doit cesser de vouloir l’aider. Pour un temps, elle a le courage d’abandonner Greg à ses pires terreurs, elle renonce à jouer un rôle maternant. Elle le laisse seul, face à ses peurs et à ses faiblesses, face à son mystère. Et en même temps, en tant qu’initiatrice, elle sait lui donner une image suffisamment forte de lui-même pour qu’il traverse l’épreuve.

N. C. : Y a-t-il des étapes obligées dans un couple ? Des lois ?

D. M. : Je pense qu’il y a des étapes à franchir, mais pas de lois. Il n’y a pas de constantes.

La traversée de la solitude est une étape importante. Dans les premières années d’une vie de couple, on traverse tout d’abord une phase fusionnelle où l’on sent que l’on fait un avec l’autre, d’une matière telle qu’on n’est plus seul avec soi. On découvre en l’autre quelqu’un qui peut nous protéger de la peur de la solitude. Plus tard, on s’aperçoit que l’autre ne peut pas réellement nous épargner l’expérience de la solitude, parce qu’elle est liée à notre nature même d’être humain. À ce moment-là, soit on renonce à la relation, et on cherche illusoirement une autre personne pour tenir ce rôle, soit on accepte la solitude existentielle. On entre alors, avec l’autre, dans une phase de distinction.


Dernière édition par AMBRE le Jeu 23 Avr 2015, 10:06, édité 7 fois
Revenir en haut Aller en bas
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5571
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 55
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Ven 31 Aoû 2007, 20:19

N. C. : À quoi expose le refus de faire l’expérience de la solitude ?

D. M. : Le prix à payer est que l’on ne rencontre pas sa propre singularité. La formulation négative de la solitude serait : « Je suis seul à vivre ma vie. » La formulation positive dirait : « Mon expérience de la vie est parfaitement singulière et unique. » Exprimer le caractère unique et singulier de son expérience de la vie, cela s’appelle créer.

Ce désir d’être soi-même, c’est-à-dire créateur, détruit paradoxalement beaucoup de couples, car il implique la traversée de la solitude. La manifestation de ce désir est une étape initiatique pour la relation. Dans certains couples, inconsciemment mais d’un commun accord, chacun réprime son vrai désir pour épargner à l’autre cette épreuve. D’autres couples ne résistent pas à l’émergence du vrai désir, parce que l’un ou l’autre, ou les deux, ne peuvent renoncer à la phase fusionnelle.

N. C. : Quelle est votre relation avec la nature ?

D. M. : C’est une expérience de relation et de désir, de désir de relation. Aujourd’hui, c’est une expérience dont j’ai la nostalgie, car elle est contrecarrée par mes modes de vie. Longtemps, la vie citadine m’a coupé de cette relation sensorielle, d’une richesse extrême : savoir toucher, contempler visuellement, écouter, regarder des paysages, des arbres, des fleurs, et ressentir tout cela. Depuis quelques années, je réapprends à faire de la place à cette relation dans ma conscience. Quels que soient mes soucis et mes préoccupations, mon travail, mes objectifs et mes passions, je veux qu’il y ait de la place pour un arbre en fleur, pour le ciel ou pour le rire d’un enfant. J’ouvre mon champ de conscience.

N. C. : Cela vous demande-t-il un acte de vigilance, ou cela fait-il partie de vous-même désormais ?

D. M. : De la vigilance, mais surtout pas au sens d’un contrôle : c’est juste un désir qui s’accomplit. C’est une jouissance. Ça me demande un acte de présence quand je suis un peu endormi, ou identifié à mes préoccupations du moment, et que la place ne se fait plus dans ma conscience pour accueillir la vie telle qu’elle est. Mais c’est avant tout un rendez-vous de plaisir.

N. C. : Avez-vous été un homme révolté ?

D. M. : J’ai une tendance à être révolté d’une manière générale ; le monde tel qu’il est, la marche du monde, les décisions qui sont prises collectivement suscitent en moi une colère, non pas réctionnelle, mais l’énergie d’un désir, le désir de faire entendre ma voix, d’agir, de parler.

L’acte d’écrire est mon moyen d’expression pour dire ma colère, je me sens mu par une énergie forte, parfois douloureuse. J’ai du mal à comprendre comment, aujoud’hui, on peut ne pas être en colère...

Nous prenons des décisions individuelles et collectives sur la base d’une anesthésie générale, d’un refus d’être conscient, d’être vivant. Et les conséquences, évidemment, sont catastrophiques. Exemple : l’écologie - et malheureusement, il n’y a pas que ça....

N. C. : Et si un ado vous disait : « C’est vrai, tu as raison... Mais qu’est-ce qu’on peut faire ? »

D. M. : Je lui dirais : « Le monde a besoin de toi, de ce que tu es, le monde a besoin que tu l’exprimes et que tu le manisfestes, même si ça ne correspond pas aux attentes de ton entourage, même si ça ne correspond pas à ce qui est socialement acceptable. » Les plus puissantes énergies destructices (contre l’autre, contre la nature...) proviennent de la négation de la singularité de chaque être. Quand quelqu’un n’a pas pu exprimer l’être qu’il est, il y a une violence qui agit à travers lui... L’esprit de profit et de domination est souvent la conséquence de la répression des énergies créatrices...
Denis Marquet

Colère


La Terre. Exploitée, martyrisée, défigurée. La Terre se révolte. Séismes, raz de marée, ouragans, éruptions volcaniques, virus foudroyants... Devant une série de cataclysmes sans précédents, les scientifiques du monde entier sont sans réponses. Une femme, elle, a compris. Parce qu'elle a su payer le prix. Mais le monde est-il prêt à écouter une femme ? Colère. un thriller à la puissance 10. Un roman initiatique qui résonne comme un dernier avertissement : et si le compte à rebours avait déjà commencé ?

Denis Marquet, normalien et agrégé de philo, remet en question toutes les théories scientifiques, dans un roman cauchemardesque sur l'avenir de l'humanité. À la fois thriller ésotérique, roman apocalyptique et roman d'anticipation, voici un récit écologique de grande qualité. Le dysfonctionnement climatique d’une Terre qui se rebelle contre l’homme, son principal prédateur. Ce thème ne présente rien de très nouveau, mais c’est un roman à suspense mené avec imagination, qui entrecroisent une documentation scientifique impressionnante, une touche de spiritualité, un brin de morale et beaucoup d’amour. Marquet navigue subtilement sur les angoisses et interrogations de notre temps. Son roman apocalyptique sert une véritable mise en garde contre les abus de la nature par l'homme et un vibrant appel à l’humilité.

Pascale Arguedas


La dédicace de l’auteur :
Colère est né d'un moment de ma vie, qui est devenu un passage du livre. Une plage, sous les tropiques. Je suis à moitié dans l'eau, je laisse le rythme des vagues guider mes pas. La mer est belle. Soudain, un vacarme de moteurs. Trois jets-skis sont apparus. Trois jeunes hommes, qui se sentent visiblement tout-puissants, sur cette eau qu'ils sillonnent comme s'il s'agissait d'une autoroute. Ils me mettent en colère. Ils n'ont rien compris. La mer est une étendue sacrée, imprévisible, dangereuse. Tous les vrais marins le savent. Il faut la connaître, et la respecter. Ce n'est pas un objet que l'on peut dominer. Je me prends à rêver. Si l'océan révélait soudain sa nature véritable ? S'il rappelait au dérisoire orgueil de ces pauvres en conscience leur incroyable fragilité face à l'élément ? En les engloutissant par exemple... Et le bruit cesserait. La paix reviendrait. Puis cette idée, qui me fait frissonner. Ne sont-ils pas la métaphore exacte de nous tous, frères humains, unis dans la même outrecuidante incompréhension de la Nature, et de notre nature ? Et celle-ci n'a-t-elle pas commencé, déjà, - modifications du climat, maladies émergentes - de nous rappeler que nous ne sommes pas des dieux ? Alors, en exagérant un peu, ne pourrait-on pas imaginer que... Colère est né. Mais est-ce tellement exagéré ? (Denis Marquet)
Revenir en haut Aller en bas
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5571
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 55
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mer 21 Nov 2007, 09:39

0">
Créateur au masculin ou au féminin par le Rabbi Zalman Scachter-Shalomi

Alors que le Dalaï-Lama avait mentionné le mot création, le Rabbi Zalman Scachter-Shalomi développa:
"Je voudrais suggérer que la notion d'un créateur qui vient de l'extérieur, qui fait que quelque chose se passe, n'est pas la manière utilisée dans la Kabbale. La Kabbale parle d'une émanation. Cela sort de Dieu. Il n'y a rien d'autre que Dieu, aussi tout provient de Dieu."
Il expliqua qu'une nouvelle connaissance au féminin voit le jour qui observe la cosmologie en termes de femme. Au lieu de voir la création comme- "Papa a fait et est parti", on peut plutôt voir une Maman et un enfant qui grandit, et les mondes engendrés. La réalité est engendrée et en surgit. Et ainsi on parle des entrailles de l'être, qui pourrait correspondre à sortir de shunyata (dependant arising). Notre théologie est en pleine transformation du fait de l'impact de la pensée féministe. Beaucoup disent que nous avons exprimé tout cela jusqu'à présent comme des hommes le pensent, le font et comme ils agissent."
Extraits de The Jew in the Lotus (Des juifs dans le Lotus) de R. Kamenetz, Harper Collins, Usa. En Octobre 1990, un groupe de personnalités juives pratiquantes se rendaient au cœur du monde Bouddhiste pour enseigner et apprendre et étaient reçus à Dharamsala par le Dalaï-Lama et d'autres dignitaires bouddhistes tibétains.


La révélation coranique s'est adressée à l'Etre qu'il soit homme ou femme.

Devant cette révélation, les êtres sont égaux car nous sommes les créatures de Dieu. La révélation coranique ne possède aucune arrière-pensée qui puisse laisser croire que la femme est inférieure ou que son âme est diminuée. Pour l'Islam, la femme est l'égale de l'homme aussi bien sur le plan de la création que sur celui de l'Etre. Métaphysiquement, il n'y a pas de différences. La femme est aussi capable d'atteindre des états mystiques élevés, mais il y a simplement une différence de nature. (…)
Il vaut mieux prendre conscience que nous sommes Un, et que tous les êtres humains doivent évoluer ensemble, vers une meilleure compréhension d'eux-mêmes, vers la liberté et un monde plus harmonieux pour tous.
Pour la tradition islamique, la femme est effectivement prisonnière d'un ordre social, mais les hommes le sont aussi. Nous avons été emprisonnés par des coutumes locales et ancestrales qui vont à l'encontre de ce qui est écrit dans le Coran. Il est donc important de les dénoncer et de revenir vers ce texte sacré qui est à même de véritablement nous libérer et d'apporter une joie réelle de vivre, grâce à la mise en pratique. Car une liberté basée sur des mots, des désirs ou des passions n'est pas la véritable liberté de l'Etre.î Cheikh Ben Tounes, maître soufi, qui achève la rédaction d'un livre avec Romana et Bruno Solt, édition Table Ronde.
Revenir en haut Aller en bas
djéhouti



Masculin
Vierge Chat
Nombre de messages : 92
Date de naissance : 11/09/1951
Age : 66
Localisation : vers Sommières--Gard
Date d'inscription : 10/09/2007

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Dim 06 Jan 2008, 11:05

"Le jour où l'on comprendra que les hommes bâtissent les routes, mais que ce sont les femmes qui dessinent le chemin, le monde basculera alors du cerveau vers le coeur".

D'une manière symbolique, la femme doit retrouver son statut d'initiatrice au sacré, dont le patriarcat et surtout les religions l'ont spoliée depuis 5000 ans.

En cela l'homme se doit de se réconcilier avec sa partie Yin, afin d'accéder à la plénitude de sa nature divine.
.
Revenir en haut Aller en bas
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5571
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 55
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Je suis Païenne.   Mar 19 Fév 2008, 21:22

Citation :

Je suis Païenne.


Je suis une partie de la totalité de la Nature. Les Rochers, les Animaux, les Plantes, les Eléments et les Etoiles sont mes parents. Les autres humains sont mes soeurs et mes frères, quels que soient leurs races, couleurs, genres, orientations sexuelles, âges, nationalités, religions, trains de vie. La planète terre est ma maison. Je suis une partie de cette grande famille de la Nature, sans en être le maître. J'ai mon propre rôle à jouer et je cherche à le découvrir et remplir cette partie au mieux de mon aptitude. Je cherche à vivre dans l'harmonie avec les autres, dans la famille de la Nature, les traitant avec respect.

Je suis Païenne. Je célèbre les saisons changeantes, l'avancée de la Roue de l'année. Je les célèbre avec des chants, des danses, des fêtes, des rituels et de beaucoup d'autres manières. Je célèbre chaque mouvement de la Roue avec des pratiques spirituelles personnelles et en prenant part aux fêtes communautaires.

Samhaïn, communément appelé Halloween, est un temps consacré à regarder l'avenir et à rendre hommage à mes Ancêtres et autres êtres aimés qui sont dans le monde spirituel. Je fais de la magie pour une plus grande liberté religieuse des Païens et de l'humanité toute entière. Je célèbre le nouvel an spirituel wiccan et celtique.

Yule, le solstice d'hiver, est une fête de paix et une célébration de la remontée de la lumière solaire. J'honore le nouvel enfant solaire resplendissant, en brûlant la bûche de Yule dans un feu sacré. J'honore la Grande Déesse sous ses nombreux aspects de mère et le Dieu Père sous les formes du Père Noël dans son vieux viel divin, du Père du temps et du Saint Roi. Je décore ma maison avec des lumières et avec du houx, du lierre, du gui, des feuilles vertes persistantes et autres herbes sacrées à cette saison. Je carillonne la nouvelle année Solaire avec des cloches.

Au début de Février, je célèbre la chandeleur, connu par les anciens celtes sous le nom d'Imbolc et par les américains contemporains comme le jour de Groundhog (le jour de la marmotte). Je me concentre sur la purification spirituelle et le dégagement des obstacles pour préparer la venue du Printemps et la nouvelle croissance. Durant cette fête, j'allume des bougies en l'honneur de Brigid et l'invite à m'inspirer dans mes travaux artistiques et me guider dans ma pratique de guérison. Je donne des offrandes de graines aux oiseaux sauvages.

Lors de l'équinoxe de printemps, j'accueille le renouveau de cette saison et célèbre le retour de la couleur verte sur la terre en m'habillant de cette couleur. J'honore la Déesse Teutonique Ostara et l'esprit du lapin, son époux. Je colore des oeufs avec des amis et fais les nouveaux choix pour la nouvelle croissance.

Beltane, au début de mai est une fête de la fertilité et du plaisir. Je m'habille de couleurs lumineuses et porte une guirlande de fleurs dans ma chevelure. J'accomplis la danse de mai et bénis les jardins et les créations de projets. Je saute par dessus le feu de Beltane pour porter chance. Je fleuris le Sanctuaire Sacré de la Déesse chatte Bast et les autres sites sacrés.

Le temps du solstice d'été, connu aussi comme Midsummer et Litha, est un temps grandiose de rassemblement lorsque je salue de vieux amis et en rencontre de nouveaux. Je danse avec eux autour d'un feu sacré aux rythmes magiques des tambours. J'honore ma tribu et communauté spirituelle. Je célèbre la culture Païenne. J'ajoute des pierres au cercle sacré sur la terre du sanctuaire du cercle en faisant des prières pour le bien-être et l'harmonie planétaire.

Lorsque août arrive, je célèbre Lammas (1° août), connu aussi sous le nom de Lughnasadh. Durant cette fête, j'honore le sommet de l'été et la prospérité. Je remercie non seulement pour les plantes cultivées et sauvages ainsi que pour les bénédictions qui commencent à se réaliser, mais je prie aussi pour la poursuite de l'abondance. Je rompt et mange le pain avec d'autres dans le rituel et je fais des offrandes d'herbe et de pain aux Déesses et aux Dieux de l'agriculture.

L'équinoxe d'automne, que certains appelle Mabon, est le temps du remerciement pour toutes les récoltes que j'ai moissonnées durant le temps de la croissance. Je remercie pour la nourriture que j'ai reçu des jardins et champs et pour les autres bénédictions qui me sont arrivées. J'offre à la Terre Mère le meilleur des fruits, légumes, herbes, noisettes et autre nourriture que j'ai pu rassembler.

Et à Samhain, cette Roue de l'année recommence encore.

Je suis Païenne. J'honore également les saisons de la vie dans ma propre vie, les commencements, la croissance, la réalisation, la récolte, les achèvements et le recommencement de tout cycle. La vie est un Cercle qui comprend beaucoup de cycles. Avec chaque fin vient un nouveau commencement. Dans la mort, il y a la promesse d'une renaissance.

Je suis Païenne. Je vois des cycles de changement et de renouvellement non seulement dans ma propre vie, mais dans mon héritage. Je vois ma vie comme un cercle qui est relié avec les cercles de vie de mes ancêtres. Ils sont une partie de moi et de ma vie. La sagesse ancienne du renouveau de la nature et du recommencement est incarné dans les armoiries de deux des ancêtres de mon clan. De mes ancêtres Allemands dans la lignée de ma mère je trouve le totem du héron, un emblème de famille signifiant la persévérance et le renouvellement après les difficultés. De mes ancêtres celtiques de ma lignée paternelle, je trouve dans les armoiries le symbole d'un chêne taillé sur lequel germent de nouvelles branches et poussent de sa souche. Celui-ci est inclus dans un cercle avec la devise, " Itenun Viriscit ", ce qui signifie " le vert croît encore ". Ces symboles et devise ne me rappelle pas seulement mon propre renouvellement et celui de la nature, mais encore le renouveau de la philosophie païenne sur cette planète qui est une partie du travail de ma vie comme prêtresse païenne.

Je suis Païenne. Le changement de la conscience intentionnelle, la Magie, est une partie de ma spiritualité. Pour chaque problème il y a au moins une solution ainsi qu'une opportunité de croissance. Je crée ma propre réalité avec mes pensées, sensations et actions. Tout ce que je peux rejeter me reviens toujours. Je cherche à respecter la Règle wiccane : " Ne nuis pas et fais ce que tu veux. " Quand je fais de la magie dans les rituels, avant de créer et de diriger l'énergie, je cherche toujours à avoir une plus grande image dans laquelle mes besoins ne constituent qu'une partie. J'essaie de travailler pour le bien de tous aussi bien que pour le mien. Quand des problèmes m'arrivent, je cherche à comprendre leur cause et leurs messages qui deviennent ainsi une partie de la solution. En faisant un travail de guérison, je cherche à m'adresser aux causes spirituelles sous-jacentes de la maladie, plutôt que me concentrer seulement sur le soulagement des symptômes.

Je suis Païenne. J'accomplis la magie de la Lune pour aider et soigner les autres, moi-même et la planète. La Déesse triple de la Lune me guide. J'active les créations et commencements durant la croissance de la lune, énergétise les manifestations durant la pleine lune et rejette les obstacles lors de la décroissance et de la lune noire. Je prends part aux rituels des nouvelles et pleines Lunes et je suis consciente que mes Cercles sont une partie de la grande toile de Cercles qui existent en ce moment autour de la planète terre.

Je suis Païenne. Je suis Panthéiste, reconnaissant que le divin est partout et dans tout. J'honore le divin qui se trouve dans les chênes de la forêt, dans les herbes du jardin, dans les oiseaux sauvages chantant dans les arbres, dans les rochers du coteau, en moi-même et oui, même dans les " choses " telles que ma voiture, caméras et ordinateurs. Je comprends que tout ce qui a un corps physique possède aussi un corps spirituel. Le physique et spirituel sont profondément liés, ne sont séparés que dans ce monde de la forme. J'honore l'union entre la créateur et la création.

Je suis Païenne. Je sais que la Divinité a beaucoup de facettes et j'expérimente cela dans la variété des Déesses, des Dieux et des autres formes spirituelles. J'honore aussi le Divin unique, l'unité de toute chose. Mes rencontres personnelles avec les Déesses et les Dieux païens, ainsi que les autres formes Divines ont transformé et enrichi ma vie. Hecate m'est apparue lors d'une mort pour m'enseigner la libération et la renaissance. Jeune enfant, Artemis entra en moi et m'aida à éviter un soi-disant violeur. Selena, Déesse de la pleine Lune me donna des visions ainsi que mon nom. Le soleil Sacré me donne les énergies. Yemaya, Déesse de l'océan me purifie et me renouvelle. J'ai entendu Pan jouant de sa flûte dans les bois. Dionysos réveille en moi les joies de la spontanéité et la félicité extatique. Il m'enseigne les mystères de l'androgynat. J'ai fait l'expérience de l'union de la Déesse et du Dieu tandis que je faisais l'amour avec mon camarade dans le jardin. Bast m'a aidé a approfondir mes liens avec mes amis les chats. Cernunnos m'est apparu dans le forêt sous la forme d'un cerf. Isis m'a parlé dans des éclats de lumière dans la profondeur de la nuit et dans les flux d'énergie passant par mes mains pendant les soins. Saturne m'a donné des leçons sur la discipline, le temps et l'agriculture organique. La Dame de la liberté me protège tandis que je travaille pour la liberté religieuse des wiccans et des autres païens. La terre mère guide mon travail sur cette partie de planète. J'expérimente aussi le Divin sous la forme des animaux totems, des alliés des plantes, comme d'autres formes dans mes rêves, dans mes voyages intérieurs et dans mes quêtes de vision, seule dans la nature.

Je suis Païenne. Mes pratiques spirituelles incluent la compréhension et l'acceptation de soi, au lieu du rejet de soi. Je partage mes vues avec d'autres quand je sens que cela est juste, mais je ne fais pas de prosélytisme, proclamant par exemple que ma voie serait la seule vraie et juste voie pour tout le monde. Il y a beaucoup de sentiers qui conduisent en haut de la montagne spirituelle et non un seul.

Je suis Païenne. Mon adoration prend la forme de communion divine avec la nature. Comme faisant partie de mon adoration, j'ai fondé et préservé un espace sacré de la nature, le Sanctuaire du cercle (Circle Sanctuary). Je fais des rituels en des endroits spéciaux, tels que dans le cercle de Pierres ; sur le haut de la roche de l'esprit au-dessus des vallées ; dans le cercle magique du jardin ; sur les sanctuaires extérieurs ; dans le Temple intérieur de l'habitation et dans les abris sous roches antiques qui hébergeaient les anciens qui vivaient sur ces terres, il y a des milliers d'années terrestres. Je fais aussi des rituels ailleurs, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Mon adoration et mes rites peuvent être fait n'importe où, puisque mon cercle sacré est transportable. Où que je sois, je peux construire un cercle autour d'une sphère sacrée avec sept invocations : quatre pour les directions, une pour le Cosmos, une pour la terre et une au centre pour l'intégration spirituelle.

Je suis Païenne. Je voyage dans les mondes intérieurs de mes rêves, mes méditations et rituels. J'emploie des outils sacrés destinés à m'aider dans mon voyage et mes actes de magie. Ils comprennent des chaudrons, des cristaux, des bougies, des encensoirs, des calices d'eau, des pentacles, du sel, des coupes de terre, des plumes, des cloches, des balais, des clochettes, des tambours, des baguettes, des bâtons, des lames, des miroirs et une variété d'outils de divination, incluant les Tarot, le Yi-Ching et les runes. Je vole avec ma conscience à travers l'espace et le temps. J'explore d'autres dimensions et alors je reviens avec des signes, la connaissance et le pouvoir. Je vais entre les mondes pour guérir, croître et transformer. La perception psychique, intuitive est une partie naturelle et non surnaturelle, de ma vie quotidienne.

Je suis Païenne. Je m'harmonise avec les quatre éléments de la nature, la Terre, l'Air, le Feu, l'Eau et le cinquième élément l'Esprit, qui est la force spirituelle qui les relie tous. Je vois ces éléments dans la nature, la Terre dans le sol et les rochers ; l'air dans les vents et l'atmosphère ; le Feu dans l'éclair, le feu et électricité ; l'eau dans les cascades, les fleuves, les océans, les pluies et toutes les formes liquides de la planète ; l'Esprit comme l'Unité divine. Je vois aussi ces Eléments comme des aspects de Soi. Ma physiologie et mon corps physique est ma Terre ; mon intellect et ma pensée sont mon Air, ma volonté et mes actions sont mon Feu ; mes émotions et sensations sont mon Eau et mon Soi Intérieur, mon Ame et mon Esprit. J'essaie de me garder en bonne santé et d'équilibrer toutes ces parties de Soi. Je travaille à restaurer l'équilibre des éléments dans l'environnement.

Je suis Païenne. J'entends le cri de ma Mère la Terre qui est bouleversée par le tort qui est fait à l'environnement par l'humanité. Je suis consterné par la pollution de l'air, de la terre, des eaux et par le jeu de la domination que jouent les nations avec le feu des missiles nucléaires et autres armes de destruction massive. Je suis aussi concerné par la pollution spirituelle de la planète, l'égoïsme, la haine, la cupidité ainsi que le pouvoir, la dépendance, la violence et le désespoir. Tandis que je perçois ces problèmes, je sens en même temps la purification et le soin apportés à la planète terre. Je sais que je peux aider à mon échelle la Planète à atteindre un plus grand équilibre en cherchant l'harmonie dans ma vie propre, en étant un catalyseur pour restaurer l'équilibre dans les vies d'autres individus et en travaillant pour un meilleur environnement. Je sais que mes attitudes et ma façon de vivre peuvent marquer une différence. J'essaie d'être un canal pour la guérison et l'équilibre. Je fais de la responsabilité écologique une partie personnelle de ma vie quotidienne. J'essaie de vivre dans l'harmonie avec les autres membres de la famille de la Nature.

Je suis Païenne. La spiritualité naturelle est ma religion et la fondation de ma vie. La nature est mon professeur spirituel et mon livre sacré. Je suis une partie de la Nature et elle est une partie de moi. Ma compréhension des mystères intérieurs de la nature croît tandis que je voyage sur ce sentier spirituel.


Merci à Lotus Sacré de m'avoir fait découvrir ce texte superbe
:444:

----------------------------------------------------------
Auteur : Selena Fox
Site http://moonfairy.unblog.fr/2007/12/14/9/


http://www.lespasseurs.com/dotclear/index.php/2008/02/18/2160-je-suis-paienne


Dernière édition par AMBRE le Mar 19 Fév 2008, 21:25, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Serena

avatar

Féminin
Verseau Rat
Nombre de messages : 287
Date de naissance : 06/02/1961
Age : 57
Localisation : France
Date d'inscription : 06/07/2007

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mer 20 Fév 2008, 17:23

Curieuse coincidence que ce texte, Ambre,,
Je suis née dans le "pays pagan",(pays païen en breton)

Pendant de longs siècles, les habitants de ce pays ont
opposé une résistance farouche à l'invasion du catholicisme.

Ils ont finit par "capituler" extérieurement parlant,
mais des gens comme ma grand-mère, et bien d'autres,
sont restés attachés à leurs valeurs authenthiques,
chamaniques avant tout.

Ce texte m'a ravie!
Merci






Dernière édition par Serena le Mar 15 Avr 2008, 00:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://serenagaia.blogspot.com/
Karen

avatar

Féminin
Bélier Buffle
Nombre de messages : 284
Date de naissance : 22/03/1949
Age : 69
Localisation : Isère France
Date d'inscription : 01/06/2007

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Jeu 21 Fév 2008, 19:57

Merci Ambre pour ce très beau texte !!

Une merveilleuse définition du mot "païen" tellement souvent méprisé...

karen



Revenir en haut Aller en bas
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5571
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 55
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mer 02 Avr 2008, 08:31

Citation :


saine colère!!!



"La femme peut initier l’homme qui ne craint pas la sauvagerie qu’elle dégage"

N. C. : Dans votre ouvrage, l’héroïne est une femme, c’est elle qui détient les clés de la sauvegarde de la planète. Pourquoi ?

D. M. : Considérer la Terre comme un objet inerte et croire qu’on peut vivre en étant séparé de la nature, en la manipulant selon ses objectifs mentaux, c’est davantage le fait d’une polarité masculine (d’ailleurs mal vécue) que féminine. La femme a plus de facilité à prendre une conscience charnelle de l’essence de la vie. Elle est plus proche des cycles naturels. Si elle vit sa féminité, elle est davantage en prise avec les forces de la nature. Celles-ci effraient la plupart des hommes. C’est sans doute pourquoi ils imposent à la féminité une telle répression.

N. C. : Greg, votre héros, témoigne de ce qu’il ressent vis-à-vis de la sexualité féminine. Il dit à un moment qu’il a peur de s’y noyer. C’est votre expérience ?

D. M. : Comme beaucoup d’hommes, j’ai d’abord vécu une sexualité qui correspond à la représentation mentale culturellement dominante, où l’on traite soi-même et l’autre en objets. Aujourd’hui, je découvre une sexualité qui me permet d’entrer dans un univers qui est de l’ordre du mystère.

Quand Greg fait l’amour avec Mary, qu’il retrouve profondément transformée, il ressent quelque chose qu’il n’a jamais éprouvé auparavant. Il s’éveille à une dimension sublime et obscure de la sexualité. Cette révélation survient après que Mary a eu une expérience d’éveil spirituel. Ce n’est pas un hasard car, désormais, Mary ne se protège plus contre sa propre puissance de femme.
Les représentations traditionnelles de Kali, souvent très effrayantes, sont des images de puissance féminine indomptée, ambivalente, à la fois dangereuse pour la femme elle-même et terrorisante pour l’homme. Si la femme apprivoise ces forces profondes, si l’homme apprend à les accueillir (ce qui suppose d’accepter l’expérience de la peur en même temps que celle du désir), elles deviennent alors source de véritable mutation pour les deux partenaires. Dans sa relation avec une femme, l’homme se sent confronté en permanence à une contradiction : il est à la fois attiré et répulsé par ce qu’il ressent de mystérieusement sauvage et archaïque chez la femme. Il voudrait domestiquer ce mystère pour qu’il cesse de lui faire peur mais, ce faisant, il le réprime, et se prive ainsi de ce qu’il désire le plus !




richel
...aux hommes de demain , à ceux qui se dé-couvrent enfin!
Revenir en haut Aller en bas
Morgane

avatar

Féminin
Nombre de messages : 142
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 05/02/2008

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mer 02 Avr 2008, 14:20

Bonjour Ambre !

J'ai lu ce livre il y a quelques temps et il m'avait bien marquée ! Surtout par son côté écologique, mais certains aspects du couple décrits ici m'avaient échappé. Peut-être bon de le relire ...

Biz
Morgane
Revenir en haut Aller en bas
kalinda



Féminin
Sagittaire Dragon
Nombre de messages : 77
Date de naissance : 14/12/1964
Age : 53
Localisation : quebec canada
Date d'inscription : 15/11/2007

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Ven 04 Avr 2008, 05:48

ca s appelle grandir au dela de la souffrance





mais il y a plusieurs passage pour y arrivee

sourire
Revenir en haut Aller en bas
djéhouti



Masculin
Vierge Chat
Nombre de messages : 92
Date de naissance : 11/09/1951
Age : 66
Localisation : vers Sommières--Gard
Date d'inscription : 10/09/2007

MessageSujet: L'émergence de la femme divine   Jeu 24 Avr 2008, 09:59

Entretien avec Raylene Abbott, auteure de « L’Emergence de la Femme Divine »

Isis Magazine : Qu’est-ce que la Femme Divine pour vous ?

Raylene Abbott: Chacun, chacune d’entre nous est divin dans son essence. Mais les modèles spirituels qui nous ont été transmis dans l’histoire ou dans les derniers millénaires ont laissé de côté l’aspect féminin du Divin. Cela a crée une vision très bancale dans notre réalité collective. Le modèle de Dieu le Père sans Dieu la Mère crée une séparation au niveau de l’esprit. Dieu le Père est le sans forme, Dieu la Mère est la forme. L’un ne peut pas exister sans l’autre.

Ce type de déséquilibre se manifeste de très nombreuses façons partout dans notre monde. Quand nous n’honorons pas Dieu la Mère, cela se manifeste à travers les crises environnementales internationales, ainsi que dans notre sexualité.
Dieu la Mère est la forme incarnée par l’Esprit. Si nous pouvions ouvrir nos yeux à l’Esprit sacré qui se cache derrière la nature et honorer sa forme, l’humanité y réfléchirait à deux fois avant de dépouiller l’environnement de ses ressources naturelles. Si nous arrivions à considérer l’acte sexuel, qui est naturel, comme sacré plutôt que comme un péché, notre monde tel que nous le connaissons aurait l’air très différent.

Beaucoup de religions orientales se sont accrochées à la croyance que les femmes ne peuvent pas atteindre l’Illumination.
Ces religions suggèrent qu’elles doivent s’incarner en homme pour pouvoir atteindre l’Illumination. Certaines religions occidentales ne permettent pas aux femmes d’occuper la fonction de prêtresse ; elles ne peuvent qu’avoir un rôle subalterne au sein de la structure de l’église.
Ce type de croyance doit changer pour que se produise l’équilibre.

Les textes sacrés ont été réécrits par les personnes au pouvoir pour empêcher les gens ordinaires de réaliser la Femme Divine et également de comprendre que le Dieu/Déesse qu’ils recherchent vit en fait en eux. Lorsqu’en tant qu’humanité, nous commencerons à comprendre cette vérité tout à fait fondamentale, nous commencerons alors à devenir responsables de nous-mêmes, et cesserons de donner notre pouvoir aux autorités religieuses dont le but est de contrôler le peuple au lieu de vouloir le libérer.

Ceci est très facile à comprendre intellectuellement. Toutefois, ce n’est que par l’expérience directe de la Femme Divine que la transformation pourra se produire.
Cette transformation est nécessaire pour rétablir l’équilibre, d’abord en nous en corrigeant la façon dont nous pensons et agissons, puis dans le monde extérieur. La transformation doit se produire en nous et à l’extérieur de nous. On ne peut donner que ce que l’on a soi-même. Sinon, ce que l’on donne est vide et dépourvu d’énergie.


IM : Quel est le rôle de la Femme Divine dans notre société ?
RA : Tout dépend de quelle société on parle. Nous avons pu voir au cours des dernières décennies que les femmes sont plus que jamais présentes à leur travail.
Donc, l’équilibre commence à se faire dans l’arène professionnelle. Mais ce dont j’ai été témoin aux Etats-Unis, c’est que nombreuses sont les femmes qui, dans leur combat pour les droits de la femme, n’ont pas inclus l’homme dans leur équation ou sont devenues tellement masculines qu’elles en ont perdu leur propre féminité. Elles sont devenues des hommes habillés en femmes. Ceci est évidemment une réaction aux déséquilibres de notre société.

Avant de pouvoir réellement incorporer l’énergie de la Femme Divine dans notre société, il nous faut au préalable être en contact avec la Femme Divine en nous. Rien ne pourra se produire à l’extérieur avant que suffisamment de personnes n’aient cultivé la Femme Divine en eux. Chacun d’entre nous doit commencer par là. Il ne s’agit pas de développer l’Homme Divin ou la Femme Divine, mais un équilibre entre les deux.

Je voudrais partager une de mes expériences mystiques avec les lecteurs pour donner un exemple de la nature de la Femme Divine.

En 1990, j’ai eu une vision sur le Mont Shasta, en Californie. Le Mont Shasta est l’une des montagnes sacrées de notre monde. Une grande partie de mon travail se fonde sur l’expérience directe, mais j’aime aussi établir un lien entre mes expériences et l’histoire de sorte que mes visions soient appuyées par les faits.

Voici ma vision :

« Je vis quatre anges énormes voler depuis le sommet de la montagne jusqu’à la petite source près de laquelle j’étais assise. Les anges se mirent à déplier une feuille de très grande taille, faite de lumière blanche ; chaque ange se saisit d’un coin de la feuille et lentement ils l’abaissèrent dans la Terre.
La feuille fut déposée en profondeur sur le giron de la Terre Mère, puis revint lentement à la surface ; dessus, je vis l’image du Christ. L’image devint celle du Christ souffrant, semblable au suaire de Turin. J’entendis la voix du Christ me parler et il me dit : « Mère, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Je compris qu’il parlait de la souffrance de la Terre.
A nouveau, les anges firent descendre la feuille dans les profondeurs de la Terre avant de la ramener lentement à la surface. Je vis une nouvelle fois l’image de Jésus souffrant et il me dit : « Quand j’ai été crucifié, mon sang s’est répandu sur la Terre Mère et elle aussi est devenue Christ. Maintenant, elle doit faire face à sa propre crucifixion. » Une dernière fois, les anges firent descendre la feuille de lumière blanche dans la Terre et la remontèrent, toujours ornée du visage du Christ, et il me dit : « Va éduquer les tiens ». (extrait de « L’Emergence de la Femme Divine, p. 33 et 34)

Voici un autre exemple extrait de mon livre montrant ce qui peut se passer quand la Femme Divine rencontre l’Homme Divin. Il peut alors se produire l’émergence de la sexualité sacrée.

« Andreas me prit la main et ce fut alors que tout commença réellement.
Une fontaine spirituelle jaillit alors depuis la base de ma colonne vertébrale et s’éleva jusqu’au sommet de ma tête avec tellement de force et d’intensité que j’eus l’impression d’une explosion dans mon crâne.
Elle ne s’arrêta pas là, mais continua de s’élever, déversant sa lumière sur nous, jusqu’à ce que nous ayons atteint des niveaux de conscience encore plus élevés.
Cette fontaine d’énergie spirituelle me transporta dans un état d’extase et je commençai à entrer en union orgasmique à chaque nouveau palier atteint. Puis elle atteignit ce que j’avais déjà expérimenté comme étant la source de mon être, la Divinité en moi.
Alors, depuis ce niveau ultime, l’énergie se mit à pleuvoir sur nous telle une cascade de grâce. » (p 103/104)






“L’Emergence de la Femme Divine” a été traduit de l’Américain par Olivier Vinet et est publié aux Editions Véga, Paris.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Ven 09 Mai 2008, 13:52

Envirez-Vous"
Par Charles Baudelaire (1821 - 1867)




Il faut etre toujours ivre. Tout est la: c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos epaules et vous pencher vers la terre, il faut vous envirer sans treve.

Mais de quoi? De vin, de poesie ou de vertu, a votre guise. Mais envirez-vous.

Et si quelqeufois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fosse, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous reveillez, l'ivresse deja diminuee ou disparue, demandez au vent, a la vague, a l'etoile, a l'oiseau, a l'horage, a tout ce qui fuit, a tout ce qui gemit, a tout ce qui roule, a tout ce qui chante, a tout ce qui parle, demandez quelle heure il est, et le vent, la vague, l'etoile, l'oiseau, l'horage, vous repondront: "Il est l'heure de s'envirer! Pour n'etre pas les esclaves martyrises du Temps, envirez-vous, envirez-vous sans cesse! De vin, de poesie ou de vertu, a votre guise."
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Ven 09 Mai 2008, 14:00


Envirez-vous
Par Charles Baudelaire (1821 - 1867)



Il faut etre toujours ivre. Tout est la: c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos epaules et vous pencher vers la terre, il faut vous envirer sans treve.

Mais de quoi? De vin, de poesie ou de vertu, a votre guise. Mais envirez-vous.

Et si quelqeufois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fosse, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous reveillez, l'ivresse deja diminuee ou disparue, demandez au vent, a la vague, a l'etoile, a l'oiseau, a l'horage, a tout ce qui fuit, a tout ce qui gemit, a tout ce qui roule, a tout ce qui chante, a tout ce qui parle, demandez quelle heure il est, et le vent, la vague, l'etoile, l'oiseau, l'horage, vous repondront: "Il est l'heure de s'envirer! Pour n'etre pas les esclaves martyrises du Temps, envirez-vous, envirez-vous sans cesse! De vin, de poesie ou de vertu, a votre guise."



C'est plus lisible
Revenir en haut Aller en bas
Serena

avatar

Féminin
Verseau Rat
Nombre de messages : 287
Date de naissance : 06/02/1961
Age : 57
Localisation : France
Date d'inscription : 06/07/2007

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Sam 10 Mai 2008, 00:23

Bonjour Yaris,

J'apprécie beaucoup Beaudelaire mais je ne trouve pas
le rapport avec le sujet..

(???)
Revenir en haut Aller en bas
http://serenagaia.blogspot.com/
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Sam 10 Mai 2008, 08:41

Si tu apprécie beaucoup Beaudelaire tu devrais savoir cela :


L'École païenne
par
Charles Baudelaire

~~~~


Il s'est passé dans l'année qui vient de s'écouler un fait considérable. Je ne dis pas qu'il soit le plus important, mais il est l'un des plus importants, ou plutôt l'un des plus symptomatiques. Dans un banquet commémoratif de la révolution de Février, un toast a été porté au dieu Pan, oui, au dieu Pan, par un de ces jeunes gens qu'on peut qualifier d'instruits et d'intelligents.
«Mais, lui disais-je, qu'est-ce que le dieu Pan a de commun avec la révolution ?
- Comment donc ? répondait-il ; mais c'est le dieu Pan qui fait la révolution. Il est la révolution.
- D'ailleurs, n'est-il pas mort depuis longtemps ? Je croyais qu'on avait entendu planer une grande voix au-dessus de la Méditerranée, et que cette voix mystérieuse, qui roulait depuis les colonnes d'Hercule jusqu'aux rivages asiatiques, avait dit au vieux monde : LE DIEU PAN EST MORT !
- C'est un bruit qu'on fait courir. Ce sont de mauvaises langues ; mais il n'en est rien. Non, le dieu Pan n'est pas mort ! le dieu Pan vit encore, reprit-il en levant les yeux au ciel avec un attendrissement fort bizarre... Il va revenir.»
Il parlait du dieu Pan comme du prisonnier de Sainte-Hélène.
«Eh quoi, lui dis-je, seriez-vous donc païen ?
- Mais oui, sans doute ; ignorez-vous donc que le Paganisme bien compris, bien entendu, peut seul sauver le monde ? Il faut revenir aux vraies doctrines, obscurcies un instant par l'infâme Galiléen. D'ailleurs, Junon m'a jeté un regard favorable, un regard qui m'a pénétré jusqu'à l'âme. J'étais triste et mélancolique au milieu de la foule, regardant le cortège et implorant avec des yeux amoureux cette belle divinité, quand un de ses regards, bienveillant et profond, est venu me relever et m'encourager.
- Junon vous a jeté un de ses regards de vache, Bôôpis Êrê. Le malheureux est peut-être fou.
- Mais ne voyez-vous pas, dit une troisième personne, qu'il s'agit de la cérémonie du boeuf gras. Il regardait toutes ces femmes roses avec des yeux païens, et Ernestine, qui est engagée à l'Hippodrome et qui jouait le rôle de Junon, lui a fait un oeil plein de souvenirs, un véritable oeil de vache.
- Ernestine tant que vous voudrez, dit le païen mécontent. Vous cherchez à me désillusionner. Mais l'effet moral n'en a pas moins été produit, et je regarde ce coup d'oeil comme un bon présage.»
Il me semble que cet excès de paganisme est le fait d'un homme qui a trop lu et mal lu Henri Heine et sa littérature pourrie de sentimentalisme matérialiste. Et puisque j'ai prononcé le nom de ce coupable célèbre, autant vous raconter tout de suite un trait de lui qui me met hors de moi chaque fois que j'y pense. Henri Heine raconte dans un de ses livres que, se promenant au milieu de montagnes sauvages, au bord de précipices terribles, au sein d'un chaos de glaces et de neiges, il fait la rencontre d'un de ces religieux qui, accompagnés d'un chien, vont à la découverte des voyageurs perdus et agonisants. Quelques instants auparavant, l'auteur venait de se livrer aux élans solitaires de sa haine voltairienne contre les calotins. Il regarde quelque temps l'homme-humanité qui poursuit sa sainte besogne ; un combat se livre dans son âme orgueilleuse, et enfin, après une douloureuse hésitation, il se résigne et prend une belle résolution : Eh bien, non ! je n'écrirai pas contre cet homme !
Quelle générosité ! Les pieds dans de bonnes pantoufles, au coin d'un bon feu, entouré des adulations d'une société voluptueuse, monsieur l'homme célèbre fait le serment de ne pas diffamer un pauvre diable de religieux qui ignorera toujours son nom et ses blasphèmes, et le sauvera lui-même, le cas échéant ! Non, jamais Voltaire n'eût écrit une pareille turpitude. Voltaire avait trop de goût ; d'ailleurs, il était encore homme d'action, et il aimait les hommes.
Revenons à l'Olympe. Depuis quelque temps, j'ai tout l'Olympe à mes trousses, et j'en souffre beaucoup ; je reçois des dieux sur la tête comme on reçoit des cheminées. Il me semble que je fais un mauvais rêve, que je roule à travers le vide et qu'une foule d'idoles de bois, de fer, d'or et d'argent, tombent avec moi, me poursuivent dans ma chute, me cognent et me brisent la tête et les reins.
Impossible de faire un pas, de prononcer un mot, sans buter contre un fait païen.
Exprimez-vous la crainte, la tristesse de voir l'espèce humaine s'amoindrir, la santé publique dégénérer par une mauvaise hygiène, il y aura à côté de vous un poète pour répondre : «Comment voulez-vous que les femmes fassent de beaux enfants dans un pays où elles adorent un vilain pendu !» - Le joli fanatisme !
La ville est sens dessus dessous. Les boutiques se ferment. Les femmes font à la hâte leurs provisions, les rues se dépavent, tous les coeurs sont serrés par l'angoisse d'un grand événement. Le pavé sera prochainement inondé de sang. - Vous rencontrez un animal plein de béatitude ; il a sous le bras des bouquins étranges et hiéroglyphiques. - Et vous, lui dites-vous, quel parti prenez-vous ? - Mon cher, répond-il d'une voix douce, je viens de découvrir de nouveaux renseignements très curieux sur le mariage d'Isis et d'Osiris. - Que le diable vous emporte : qu'Isis et Osiris fassent beaucoup d'enfants et qu'ils nous f...... la paix !
Cette folie, innocente en apparence, va souvent très loin. Il y a quelques années, Daumier fit un ouvrage remarquable, l'Histoire ancienne, qui était pour ainsi dire la meilleure paraphrase du mot célèbre : Qui nous délivrera des Grecs et des Romains ? Daumier s'est abattu brutalement sur l'antiquité et la mythologie, et a craché dessus. Et le bouillant Achille, et le prudent Ulysse, et la sage Pénélope, et Télémaque, ce grand dadais, et la belle Hélène, qui perdit Troie, et la brûlante Sapho, cette patronne des hystériques, et tous enfin nous apparurent dans une laideur bouffonne qui rappelait ces vieilles carcasses d'acteurs classiques qui prennent une prise de tabac dans les coulisses. Eh bien ! j'ai vu un écrivain de talent pleurer devant ces estampes, devant ce blasphème amusant et utile. Il était indigné, il appelait cela une impiété. Le malheureux avait encore besoin d'une religion.
Bien des gens ont encouragé de leur argent et de leurs applaudissements cette déplorable manie, qui tend à faire de l'homme un être inerte et de l'écrivain un mangeur d'opium.
Au point de vue purement littéraire, ce n'est pas autre chose qu'un pastiche inutile et dégoûtant. S'est-on assez moqué des rapins naïfs qui s'évertuaient à copier le Cimabue ; des écrivains à dague, à pourpoint et à lame de Tolède ? Et vous, malheureux néo-païens, que faites-vous, si ce n'est la même besogne ? Pastiche ! pastiche ! Vous avez sans doute perdu votre âme quelque part, dans quelque mauvais endroit, pour que vous couriez ainsi à travers le passé comme des corps vides pour en ramasser une de rencontre dans les détritus anciens ? Qu'attendez-vous du ciel ou de la sottise du public ? Une fortune suffisante pour élever dans vos mansardes des autels à Priape et à Bacchus ? Les plus logiques d'entre vous seront les plus cyniques. Ils en élèveront au dieu Crepitus.
Est-ce le dieu Crepitus qui vous fera de la tisane le lendemain de vos stupides cérémonies ? Est-ce Vénus Aphrodite ou Vénus Mercenaire qui soulagera les maux qu'elle vous aura causés ? Toutes ces statues de marbre seront-elles des femmes dévouées au jour de l'agonie, au jour du remords, au jour de l'impuissance ? Buvez-vous des bouillons d'ambroisie ? mangez-vous des côtelettes de Paros ? Combien prête-t-on sur une lyre au Mont-de-Piété ?
Congédier la passion et la raison, c'est tuer la littérature. Renier les efforts de la société précédente, chrétienne et philosophique, c'est se suicider, c'est refuser la force et les moyens de perfectionnement. S'environner exclusivement des séductions de l'art physique, c'est créer de grandes chances de perdition. Pendant longtemps, bien longtemps, vous ne pourrez voir, aimer, sentir que le beau, rien que le beau. Je prends le mot dans un sens restreint. Le monde ne vous apparaîtra que sous sa forme matérielle. Les ressorts qui le font se mouvoir resteront longtemps cachés.
Puissent la religion et la philosophie venir un jour, comme forcées par le cri d'un désespéré ! Telle sera toujours la destinée des insensés qui ne voient dans la nature que des rythmes et des formes. Encore la philosophie ne leur apparaîtra-t-elle d'abord que comme un jeu intéressant, une gymnastique agréable, une escrime dans le vide. Mais combien ils seront châtiés ! Tout enfant dont l'esprit poétique sera surexcité, dont le spectacle excitant de moeurs actives et laborieuses ne frappera pas incessamment les yeux, qui entendra sans cesse parler de gloire et de volupté, dont les sens seront journellement caressés, irrités, effrayés, allumés et satisfaits par des objets d'art, deviendra le plus malheureux des hommes et rendra les autres malheureux. À douze ans il retroussera les jupes de sa nourrice, et si la puissance dans le crime ou dans l'art ne l'élève au-dessus des fortunes vulgaires, à trente ans il crèvera à l'hôpital. Son âme, sans cesse irritée et inassouvie, s'en va à travers le monde, le monde occupé et laborieux ; elle s'en va, dis-je, comme une prostituée, criant : Plastique ! plastique ! La plastique, cet affreux mot me donne la chair de poule, la plastique l'a empoisonné, et cependant il ne peut vivre que par ce poison. Il a banni la raison de son coeur, et, par un juste châtiment, la raison refuse de rentrer en lui. Tout ce qui peut lui arriver de plus heureux, c'est que la nature le frappe d'un effrayant rappel à l'activité honnête, ne peut sentir que les jouissances terribles du vice. Le péché contient son enfer, et la nature dit de temps en temps à la douleur et à la misère : Allez vaincre ces rebelles !
L'utile, le vrai, le bon, le vraiment aimable, toutes ces choses lui seront inconnues. Infatué de son rêve fatigant, il voudra en infatuer et en fatiguer les autres. Il ne pensera pas à sa mère, à sa nourrice ; il déchirera ses amis, ou ne les aimera que pour leur forme ; sa femme, s'il en a une, il la méprisera et l'avilira.
Le goût immodéré de la forme pousse à des désordres monstrueux et inconnus. Absorbées par la passion féroce du beau, du drôle, du joli, du pittoresque, car il y a des degrés, les notions du juste et du vrai disparaissent. La passion frénétique de l'art est un chancre qui dévore le reste ; et, comme l'absence nette du juste et du vrai dans l'art équivaut à l'absence d'art, l'homme entier s'évanouit ; la spécialisation excessive d'une faculté aboutit au néant. Je comprends les fureurs des iconoclastes et des musulmans contre les images. J'admets tous les remords de saint Augustin sur le trop grand plaisir des yeux. Le danger est si grand que j'excuse la suppression de l'objet. La folie de l'art est égale à l'abus de l'esprit. La création d'une de ces deux suprématies engendre la sottise, la dureté du coeur et une immensité d'orgueil et d'égoïsme. Je me rappelle avoir entendu dire à un artiste farceur qui avait reçu une pièce de monnaie fausse : Je la garde pour un pauvre. Le misérable prenait un infernal plaisir à voler le pauvre et à jouir en même temps des bénéfices d'une réputation de charité. J'ai entendu dire à un autre : Pourquoi donc les pauvres ne mettent-ils pas des gants pour mendier ? Ils feraient fortune. Et à un autre : Ne donnez pas à celui-là : il est mal drapé ; ses guenilles ne lui vont pas bien.
Qu'on ne prenne pas ces choses pour des puérilités. Ce que la bouche s'accoutume à dire, le coeur s'accoutume à le croire.
Je connais un bon nombre d'hommes de bonne foi qui sont, comme moi, las, attristés, navrés et brisés par cette comédie dangereuse.
Il faut que la littérature aille retremper ses forces dans une atmosphère meilleure. Le temps n'est pas loin où l'on comprendra que toute littérature qui se refuse à marcher fraternellement entre la science et la philosophie est une littérature homicide et suicide.
Revenir en haut Aller en bas
Serena

avatar

Féminin
Verseau Rat
Nombre de messages : 287
Date de naissance : 06/02/1961
Age : 57
Localisation : France
Date d'inscription : 06/07/2007

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Sam 10 Mai 2008, 09:43


Et bien non Yaris,
je ne connaissais pas...

Bises à toi,,
Serena


:nnn:
Revenir en haut Aller en bas
http://serenagaia.blogspot.com/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5571
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 55
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mer 28 Mai 2008, 18:57


...un maitre est un couple...
?

question posée le 11 juillet et qui n a pas eu "preneur"...
et aujourd hui??






Citation:
Les femmes ont eu aussi dans leurs rangs des êtres très évolués, qui ont atteint un haut degré d'initiation, avec cette petite nuance qu'elles n'atteignent pas la 5ème initiation; il n'est possible, pour encore quelques siècles, d'atteindre la 5ème initiation que dans un corps physique d'homme, pour des raisons énergétiques.
Par contre, une fois devenu Maître, celui-ci peut prendre un "corps de manifestation" femme, comme c'est le cas pour le Maître qui fut Marie, qui apparaît toujours en femme ressemblant à Marie, ou comme Maitreya ou le Maître Jésus qui peuvent à volonté apparaître sous les traits d'un homme, d'une femme, d'un enfant ... lorsque cela est nécessaire.
Des femmes peuvent par contre s'incarner comme des avatars, c'est-à-dire des êtres très évolués, mais dans un corps mortel, pour une "mission précise" et limitée dans le temps.

http://perso.orange.fr/revue.shakti/femmes.htm



...qui peux me dire ci celà est toujours pertinant...
et si oui pourquoi?et si non aussi???
...celà m interpelle que "les maitres" véhiculent leurs enseignements aux travers de toutes ces femmes...mais que jamais il ne soit fait mention qu il y ai un "maitre femme" (à part Marie)...et selon ce que j ai compris des théories de Sphinx et de toute la littérature( qu elle soit orientale / occidentale) qui traduit que derrière chaque grand maitre se cache une femme...


et ceci le 8 octobre 2007

Citation :
j ai réflechi toute la journée ,pour ne pas dire depuis des années,à la question plus haut!
le jour où j ai vu cette photo dans un de mes livres ,j ai eu cette intuition!

fuxi et nuha

-la femme est porteuse de la connaissance et est celle qui appelle les impulsions de l homme,qui finalement la synthétise(la co-naissance),
celà vous semble correct si je vous dis que c est celà finalement être "un maitre" ,la re-co-naissance l un de l autre uni dans le "un" ?

Nous sommes à" la fin d un temps" comme le dit Garnier Mallet et donc ce nouveau paradigme
s inscrit maintenant!
l ascension,qu est ce finalement sinon celà?
cette impulsion féminine que l Homme reçoit!ces énergies qui finalement ne sont pas nouvelles mais que l homme
re-découvrent,re-dévoillent...on re-tire le voile de l illusion !

Aucun ordre féminin ne fonctionne sans un homme et inversément un ordre masculin ne peut fonctionner sans femme.
nous faisons un bout de chemin séparément lors de notre parcours initiatique(toutes nos rencontres de vie servent à progresser sur ce chemin,les fameuses fractures identitaires de Sphinx qui nous frènent ou qui nous boustent aussi) mais l accomplissement ne peux se faire qu avec la reconnaissance des deux polarités masculine et féminine...


Citation :
Dans la Cosmogonie Boehmienne, les ténèbres ont précédé la lumière, le monde se manifeste par la victoire de la lumière sur les ténèbres. Mais les ténèbres, manifestation de la colère de Dieu, coexistent avec l’amour divin et l’homme placé entre ces deux abîmes doit faire l’expérience du mal pour prendre conscience de son origine divine et réintégrer le sein de la divinité.
Si Séraphîtus peut, à la fin de la Nouvelle, regagner le monde céleste c’est parce qu’il peut contempler l’abîme des profondeurs qui fait trembler Nina, parce que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, Séraphîtus vit dans la conscience de l’Unité, il a dépassé la dualité : Bien, Mal ; Vie, Mort ; Homme, Femme ....
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4314
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 53
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Mer 28 Mai 2008, 20:27

Bonjour à toutes et tous,


je prends, après tout ce temps, cette question.

Oui, selon moi un maître est un couple, un Couple Sacré.


Pourquoi dit-on que les femmes ne peuvent atteindre la 5ème initiation pour des raisons énergétiques?

Parce que ces initiations sont des initiations travesties, inauthentiques, non authentifiées par le Couple Sacré, par le Soi.

Les femmes se voient refuser le 5ème degré car si elles y accédaient, alors elles permettraient la fusion de leur Couple Sacré. Et cela priverait le paradigme de l'énergie de ce Couple !!!!

C'est la raison énergétique qui interdit aux femmes d'accéder à ce degré. Ce n'est pas un problème énergétique structurel du côté du corps de la femme, mais une spéculation sur son énergie qui est asservie au maintien du paradigme aggloméré.


De fait, aucun maître ascenssionné n'est un vrai maître, pas plus qu'aucune femme ayant accès à certains degrés d'initiation ne sont des maîtres non plus!


Je l'ai déjà exprimé plusieurs fois: l'expérience et la signification de l'expérience sont toutes deux nécessaires au vécu véritable de la réalité.

Or, sans Couple Sacré, il manque une partie de la signification de l'expérience.

Dans tous les cas, l'accès aux degrés initiatiques 4 et 5 sans signification du Couple Sacré, ne constituent pas des initiations véritables.

Puisqu'aucune femme ne peut encore atteindre le niveau 5, en raison de la réquisition de son énergie par le paradigme dualiste, aucun homme n'a pu non plus réellement vivre ce niveau, puisque la signification apportée par la complémentarité sexuée du Couple ne pouvait pas être présente, forcément!

La maîtrise expérimentée en dehors de la fusion jumelle est une illusion. Certes, un être peut avancer très loin spirituellement, en dehors de la fusion jumelle, mais il devra garder à l'esprit que sans cette dernière, il n'y a pas maîtrise car il n'y a pas signification intégrale de l'expérience consciente!


Ceci dit, nous vivons des temps où les choses vont changer, où la féminité va s'émanciper de sa prise en charge du monde adultérin, et où une nouvelle éthique christique resserrée va s'imposer au paradigme dans son entièreté.

Il n'est pas possible de réellement s'émanciper en dehors du Couple Sacré, car on ne peut s'émanciper sans une partie centrale de la signification existentielle.

S'émanciper est Servir la collectivité de conscience. Or, on ne peut pas Servir intégralement le collectif sans dynamique conjugale!

Ceux qui se prétendent maître, sans faire allusion au Couple Sacré, et en réalité sans pouvoir encore le vivre car effectivement la féminité a été asservie jusqu'à maintenant, ceux-là qui se prétendent maîtres, ne le sont pas.


Le seul Maître est l'Oiseau, le seul Maître est Christ.


Amitié à toutes et tous,

steph
Revenir en haut Aller en bas
sofia



Féminin
Capricorne Serpent
Nombre de messages : 6
Date de naissance : 05/01/1966
Age : 52
Localisation : 47
Date d'inscription : 21/05/2008

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Jeu 29 Mai 2008, 20:17

Bonjour
j'ai du mal à imaginer que l'on puisse croire au stade de notre évolution actuelle, que la femme puisse être inférieure spîrituellement à l'homme.

Pour moi le feminin et le masculin sont des états d'être que nous assimilons dans l'expérimentation de notre évolution, sans même nous en rendre compte dans notre vie quotidienne.
Ce ne sont que des énergies qui se réveillent en même temps que notre conscience ou de notre libération énergetique.Le voile de l'oubli se déchire, pour que nous puissions nous rapeller que nous sommes Un dans ces deux principes et que nous l'avons toujours été , quelque soit le corps utilisé pour notre évolution ,qu'elle soit ici bas, ou dans les sphéres supérieures.
La fusion de l'énergie Féminine et de l'énergie Masculine peut être totale sans pour autant perdre son individualité.
Pourquoi ne pas tenter cette expérience en demandant dans une méditation profonde à fusionner avec votre Flamme jumelle. Cela se fait doucement par la répétition en se laissant apprivoiser par l'Autre ( sourire). Si nous laissons tomber les barriéres de notre peur , si nous acceptons l'inéluctable, alors la fusion peut se faire, et commes toute les énergies qui se retrouvent, le lien reste indélébile même lorsque nous retournons à notre conscience ordinaire. Notre nature énergétique se modifie sans pour autant oublier notre idendité.
La conscience est ainsi faite que nous avons la possibilité de rester relier énergétiquement tout en étant séparés dans nos Vies évolutives.
Finalement être unefemme ou être un homme a t'il une importance autre que le choix que nous faisons de notre apparence pour les besoins de nos expériences. Si la reliance de ces deux énergies est établie dans notre conscience, pourquoi ne pas privilégier l'une puis l'autre tout en les utilisant toutes les deux dans notre chemin de Vie.
N'est ce pas ce que nous faisons depuis l'aube de notre création.
Dieu est unique et multiple à la fois, il a conscience de toute sa multiplicité. Ne sommes nous pas à son image?

Bonsoir
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4314
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 53
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Jeu 29 Mai 2008, 23:30

Bonsoir Sofia,


il y a selon moi une importance à se fixer sur une polarité particulière, au bout d'un certain temps de fluctuations.

L'idée est d'intégrer le cycle. Les êtres humains s'incarnent et meurent parce qu'ils n'ont pas assez intégré le cycle.

Or, ce qui empêche l'intégration du cycle, c'est précisément le manque d'ancrage et donc les fluctuations des polarités circulaires, sexuées.

En effet, tant que les polarités alternent, ne sont pas fixées, c'est qu'elles sont soumises elles-mêmes au cycle, et ne l'ont de ce fait pas intégré! Elles le subissent.

Pour intégrer le cycle, et ne plus le subir, les polarités doivent se fixer.

C'est pourquoi les âmes, à un moment de leur évolution, se fixent définitivement sur une polarité sexuée (qui correspond à la polarité assignée à l'origine). Et c'est alors seulement que l'intégration du cycle pourra se produire par la fusion du Couple Sacré.


Amitié,

steph
Revenir en haut Aller en bas
Credo



Masculin
Taureau Chèvre
Nombre de messages : 131
Date de naissance : 25/04/1979
Age : 39
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 27/05/2008

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Ven 30 Mai 2008, 14:12

Cette discussion m'a permis de prendre conscience que siégeait en moi un désir de toute puissance.
Ce désir de toute puissance était de vouloir "posséder" les qualités de la femme tout en étant un homme, de vouloir fusionner les deux modes en un seul pour "tout" avoir.
Ce rêve est né de la frustration de ne pouvoir maîtriser cette part féminine de l'Etre comme une femme, et surtout d'avoir été blessé par des femmes dans cette quête du féminin.En imaginant pouvoir le manifester totalement en restant homme revenait donc à ne plus être confronté à l'angoisse de séparation, de rejet ou d'abandon.
Mais c'est une chimère qui consomme une énergie énorme car elle équivaut à vouloir retourner en arrière dans le processus de manifestation (c'est à dire revenir au potentiel non-manifesté). Hors je crois au bienfait de la création, c'est donc comme si je m'opposais à la volonté profonde de mon âme.
Il ne me reste plus alors qu'à me concentrer sur la guérison des blessures de rejet, de séparation ou d'abandon, et laisser les femmes être femmes, en reconnaissant leur pouvoir, pas supérieur mais différent de celui des hommes.
En faisant ce deuil de toute puissance, je réouvre aussi une partie de moi à la création manifestée, parce que je sais que je suis incomplet sans cette "autre", me rendant aussi plus humble et prêt à recevoir ou donner.
Je crois que cette chimère de devenir androgyne, sous ses aspects de retour à l'Eden, est extrêmement involutive et néfaste au déploiement du potentiel de l'âme.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.coeursacre.blogspot.com
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4314
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 53
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Ven 30 Mai 2008, 16:53

Merci Credo, pour ce magnifique témoignage !!!


Amitié à toi,

Stéphane
Revenir en haut Aller en bas
sofia



Féminin
Capricorne Serpent
Nombre de messages : 6
Date de naissance : 05/01/1966
Age : 52
Localisation : 47
Date d'inscription : 21/05/2008

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Sam 31 Mai 2008, 17:38

bonjour à tous

Il est vrai que nous avons subi l'un puis l'autre sexe dans notre évolution. Il est vrai également que l'évolution est un cycle mais le propre du cycle n'est il pas justement de revenir au point de départ. La séparation nous a permis de connaitre les qualités de chaque énergie pour enfin les utiliser à leur plein potentiel dans nos expériences de vie.
Le jeu du miroir dans la relation n'a pas d'autre but que de se connaitre Soi même en connaisssant l'autre. Les défauts de l'autre nous aident à reconnaitre nos propres défauts et idem pour les qualités.
Regardons notre évolution ces 50 derniéres années, les femmes sont devenues plus masculines dans leur façon de vivre, elles travaillent, votent, conduisent et peuvent mener leur vie seules. Elles gérent leur argent, font de la politique, sont vétérinaire ou pilote de chasse. Elles font tous les jours ce qui autrefois était strctement réservé à l'homme.
Les hommes quant à eux deviennent plus féminin dans leur façon de vivre. Ils font les courses et préparent les repas ou passent l'aspirateur dans la maison familiale. Ils s'occupent des enfants, les consolent, les changes lorsqu'ils sont bébés. Toutes ces choses étaient inconsevables il y à peine 100 ans.
Tour celà pourtant est intégré, considéré comme normal.
Ne voyez vous que nous devenons tous androgyne dans notre état d'Etre.
Est ce que pour autant que nous nous ne seront plus attirés par l'autre, que nous sommes voués à la solitude de part notre complétude.
Je ne pense pas, nous seront toujours demandeurs du sexe opposés car l"évolution se fait égalment dans la relation.
Autrefois nous aimions l'autre par interet, car justement le sexe opposé permettait cette complémentarité dont nous avions besoin. Une identité sociale pour les femmes et une identité familiale pour l'homme.
Aujourd'hui, nous pouvons assumer ces deux rôles que nous soyons homme ou femme.
Quel est donc l'interet d'une relation amoureuse? Mais de donner justement, de donner sans attendre quoi que ce soit dans notre confort quotidien puisque nous nous suffisons à nous même.
L'amour dans une relation devient justement un moyen d'évoluer plus vite car comme nous nous ressemblons de plus en plus, nous sommes dans l'obligation de chercher plus profondément nos différences pour affinier notre propre complétude.
Nous aimons l'autre comme il est, en conscience. Nous savons son évolution et l'autre connait la nôtre. Nous avons la possibilité de vivre côte à côte, mais non plus l'un pour l'autre.
Nous pouvons vivre prés de l'autre en respectant son projet évolutif, sans interferer dans sa vie intérieure et si nous savons ouvrir un dialogue franc et sincére, la relation nous apportera beaucoup plus dans notre évolution personnelle.
Donner et recevoir restera toujours le but de la relation, mais le don est différent et l'attente également.
N'est ce pas le début de l'amour inconditionnel??

Bon week end à tous
Sofia
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4314
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 53
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Sam 31 Mai 2008, 18:16

Bonjour Sofia,


selon moi, l'émancipation féminine ne consiste pas à imiter les fonctions masculines. C'est une forme de régression, car cela se base sur la confusion entre l'identité et la fonction et amplifie cette confusion.

L'émancipation féminine consiste à affirmer l'identité féminine, et à la faire intégralement respecter entre autres aux niveaux social et conjugal.

Ce qui a toujours manqué à la femme par le passé, est la reconnaissance et le respect de son identité, et cela n'a en réalité rien à voir avec la spécificité des fonctions...

Fonder une émancipation sur le nivellement des fonctions ne sert pas la complémentarité, et augmente de ce fait la confusion entre l'identité et la fonction. L'identité est déforcée, et l'émancipation est dans ce cadre une pure illusion.


Ceci dit, de toute façon, toutes les fonctions sociales de nos sociétés passées et présentes sont des confusions, dans tous les cas, en dehors des fonctions sexuées et éducatrices.

La seule fonction authentique est la fonction procréatrice, associée à la fonction éducatrice.


Donc en résumé, qu'importe que les fonctions soient nivelées entre hommes et femmes, puisque de toute façon toutes ces fonctions sont des confusions. Mais ce qui est certain, c'est que ce n'est pas par l'entremise d'un combat sur le terrain de fonctions de toute façon confuses que l'émancipation pourra se réaliser vraiment.


C'est la reconnaissance de l'identité féminine, le respect de la femme en tant que Personne, qui selon moi conditionne l'émancipation féminine. Et cela n'est pas un "combat" sur le terrain des fonctions sociales adultérées.

Il me semble que les femmes ont été bernées par cette manipulation qui leur fait miroiter une émancipation très illusoire.


Amitié,

steph
Revenir en haut Aller en bas
sofia



Féminin
Capricorne Serpent
Nombre de messages : 6
Date de naissance : 05/01/1966
Age : 52
Localisation : 47
Date d'inscription : 21/05/2008

MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   Dim 01 Juin 2008, 13:00

Bonjour

A mon sens, limiter l'énergie Féminine à la procréation et à l'éducation familiale dénote un esprit machiste qui ne prouve pas un état involutif certe mais bien un érat non évolutif.Dire que l'energie Féminine à besoin de reconnaissance sociale est une abbération car elle EST tout simplement tout comme EST l'énergie Masculine et celà n'a strictement rien avoir avec un comportement féministe.
Je suis femme et je vénére l'homme mais pas comme un être supérieur car il est déjà partie intégrante de moi même..
Je vais préparer cette explication avec citations à l'appui dans la journée mais pour le moment je voudrais partager ici avec vous un texte que j'ai écrit il y une douzaine d'années sur la confusion. Ce texte a été écrit sous la forme " d'écriture automatique" sous la dictée de mes guides.

LA CONFUSION

Qu'est ce que la confusion?
Nous avons ce que nous croyons être certaines vérités.
Nous avons l'impression de connaitre parfaitement certaines choses et d'autres qu'il nous semble parfois entrevoir.
Et puis il y a les autres vérités que nous ne connaissons pas.
Nous les cherchons tous les jours et à chaque heure du jour et, parfois rarement nous avons un flash, une vérité nous apparait.
Nous mettons alors en place une autre piéce du puzzle, nous répondons à une voire à deux ou trois questins et nous sommes heureux.
Puis à l'heure suivante ou le lendemain, comme nous sommes des éternels insatisfaits, nous réflechissons encore, nous cherchons des preuves de la vérité trouvée et effectivement elle nous fait apparaitre certains faits ou événements sous un autre jour.
Et puis soudain tout bascule, cette vérité implique des faits , d'autres événements , d'autres sentiments et surtout d'autres questions dont nous ne savons pas les réponses.
Et nous cherchons et cherchons encore jusqu'à la prochaine vérité.
Plus nous croyons détenir de vérités et plus nous avons besoin d'en connaitre.
Car plus nous savons de choses et plus il y a de confusion dans notre vérité.
Nous avons des piéces du puzzle mais nous ne savons pas comment les relier entres elles pour faire un tableau avec un beau paysage compréhensible du sol au plus haut du ciel en passant par tous les détails, la terre, les cailloux, le brun d'herbe, l'animal, l'être humain, les oiseaux, la lune, les étoiles, le soleil, le cosmos en général.
Mais tout ceci est la partie visible de l'iceberg, mais comme tout iceberg, la partie invisible est plus importante et sans elle la partie visible de l'iceberg ne pourrait pas exister.
Alors nous, êtres humains qui vivont sur la partie émergée, essayons de comprendre comment fonctionne tout cela mais nous ne voyons que la partie visible. Comment comprendre tout?
Certains se spécialisent sur la partie visible. Il y a même des spécilités dans les spécialités. Nous appellons ça la science quelque soit le domaine étudié.
D'autres se spécialisent sur la partie invisible. Leur rôle est nettement plus dificile car ils doivent chercher avec les qualités que recélent leur esprit, l'intuition, la voyance et d'autres techniques de contrôle de l'esprit.
Ils ne sont jamais véritablement surs de leurs résultats et l'orsqu'ils veulent les divulguer. Ils se cognent contre des murs d'incempréhension, voire de moqueries car seule la science a le monopole des pensées humaines.
Les humains sont régentés par les scientifiques. Alors ils entendent " mais si les extara-terrestres existaient, çà se saurait"ou bien " qui est revenu de la mort pour raconter ce qu'il s'y passe".
Les humains ne se rendent pas compte que c'est un apriori, car qui a vu les frontiéres des pays déssinés sur le sol? Qui a vu cent million de dollars en billet de banque? Combien ont vu la fusion de l'atome? Combien d'entre nous savent comment fonctionne la TV, l'électricité.
Dans notre vie de tous les jours nous avons acqui ces certitudes. Nous les utilisons et ne voulons pas savoir comment.
Et bien pour la recherche de la vérité, c'est le contraire.
Nous cherchons tous les jours, chaque être humain cherche. Il se fiche de savoir pourquoi, il veut savoir comment.
L'évolution se fait dans l'inconscience générale.
Quelque fois nous arrivons à prendre conscience d'une étape franchie car un groupe de personne a réussi à se faire entendre par la similitude des résultats de leurs recherches
D'un coup des millions de personnes addhérent à leur théorie car se ne sont que des théories, dans l'invisible il ne peut y avoir de preuves.
Nous vivons et ressentons une expérience, mais nous l'interprétons selon notre culture et notre religion. Ceci devient donc notre vérité.
Alors imaginons combien de vérités sont possibles, pratiquement autant qu'il y a d'individus. Alors qui peut détenir LA VERITE, celle qui peut être admise par tout à chacun.
C'est que la vérité ne peut être obtenu que par soi même et pour soi même.
Et c'est pour ça que nous sommes dans la confusion.
Nous voulons la facilité en prenant pour soi les travaux des autres. Il est vrai que celà peut nous aider.
Mais tous les résultats ne nous conviennent pas. Nous ne pouvons pas conformiser la VERITE;
Alors nous essayons de comparer la vérité des autres avec notre vécu personnel, alors le puzzle est là pour nous rappeller que nous sommes loin de la vérité et, en attendant nous sommes dans la confusion.
Mais que chacun soit heureux, tant qu'il y a de la confusion dans l'esprit d'un homme, c'est qu'il y a recherche et s'il y a recherche il y a évolution vers la vérité.

A trés bientôt

Sofia

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Femmes et Spiritualité   

Revenir en haut Aller en bas
 
Femmes et Spiritualité
Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
-
» spiritualité
» Le Dictionnaire de Spiritualité Oeuvre monumentale
» Les femmes sous l'Empire (fin)
» Beguines : femmes veuves consacrant leur vie à Dieu
» Vierge Marie, Mére de Jésus, Dieu t'a choisie et bénie entre toutes les femmes.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ANTAHKARANA :: L'ANTRE DE MELCHISEDECK :: Partages-Recherches-Eveil du Soi...-
Sauter vers: