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 Masculin et féminin : la bi-unité

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AMBRE

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MessageSujet: Masculin et féminin : la bi-unité   Lun 28 Mai 2007, 17:41

LA TROISIÈME VOIE OU L’ANDROGYNE




Citation :
Le mot Androgyne vient du grec anêr (génitif andros) signifiant "homme" et de gunê "femme". La chose double, l'Androgyne symbolisé par "Y" est un Rebis, un être double qui réunit en lui les principes opposés masculins et féminins.

L'Androgyne possède en lui les vertus masculines : l'énergie, le courage, l'audace, la forte affirmation de soi qui poussent à l'action et à la création.
Les vertus féminines contrebalancent cette exaltation. La douceur, le calme, la timidité, la modestie, la résignation, l'obéissance permettent de développer une meilleure sensitivité et une faculté de compréhension qui s'affirme par la passivité. Les vertus masculines correspondent au Soufre des alchimistes, les vertus féminines au Mercure.

Ces vertus opposées sont réunies en une nouvelle unité par un principe conciliateur, c'est le Sel qui permet l'équilibre.

Chaque être humain possède en lui les qualités de tel ou tel principe, masculin ou féminin de manière intrinsèque. Afin de s'accomplir, d'atteindre une perfection toute relative, l'homme doit développer en lui les vertus latentes opposées qui lui donneront la clef de sa nature céleste. L'homme pour devenir Rebis doit cultiver en lui la raison guidée par le sentiment qui développera l'intuition. L'initiation sentimentale correspond à l'Echelle de Jacob, l'échelle qui permet à l'homme de relier le ciel et la terre.

................;

Parvenues à un degré suffisant d'évolution, les âmes s'attirent mutuellement pour fusionner. Ces attractions se traduisent par des sympathies réciproques soumises à la loi des complémentaires, comme s'il s'agissait de constituer à deux une unité psychique plus parfaite. Le corps faisant obstacle à la fusion des âmes, celle-ci se distingue du mariage, institution sociale qui vise à fonder une famille.

Lorsque la reproduction de l'espèce est en cause, les choses peuvent se passer selon la théorie de Louis Ménard, l'amour étant alors inspiré par l'entité qui désire s'incarner. Il en résulte une appétence rapprochant les corps en dépit parfois des âmes qui sont loin de se rechercher. Tout se passe comme alors dans le domaine de l'animalité où le mâle s'éloigne communément de la femelle dès qu'il l'a fécondée : l'instinct seul est en jeu, même quand l'abandon ne se produit pas, comme dans les espèces où le mâle pourvoit à la nourriture de sa compagne et de leur progéniture.

Mais est-ce là ce que les hommes appellent l'amour ? Ce sentiment se développe assurément d'un sexe à l'autre en se combinant avec l'instinct de reproduction ; mais il se manifeste aussi avant l'éveil de cet instinct et après son extinction. Les enfants s'aiment entre eux ; ils aiment leurs parents ou d'autres grandes personnes ; ils aiment aussi des animaux ou des objets inanimés qui leur sont chers. Il y a en eux une puissance d'affection qui survit dans le vieillard aux sens définitivement apaisés.

Et pourquoi aimons-nous sans que la sexualité nous y incite ? Tout simplement parce que l'âme est essentiellement aimante : ne pas aimer, c'est manquer d'âme. Les âmes se recherchent, et quand elles se sentent en affinité, elles s'attirent, l'une aspirant alors à se fondre dans l'autre. Résulte-t-il de ces fusions des unités parfaites ou des associations comparables aux étoiles dooubles des astronomes ? La question reste ouverte. Toujours est-il que l'amour pur d'âme à âme rapproche de l'unité suprême et opère la rédemtion des individus par groupes bisexués, telle que l'entend Guaita. De la fusion d'une âme masculine avec une âme féminine résulterait ainsi une entité androgynique angélique. Mais le principe qui anime ici-bas hommes et femmes est-il nécessairement sexué ? La physiologie terrestre se transporte-t-elle au ciel ? Y conserverait-elle sa raison d'être ? Il est sage en ces matières de savoir ignorer.


D'après O. Wirth :

LA LOI UNIVERSELLE

La théorie du Yin et du Yang est la Loi fondatrice de l’Univers et de tous les phénomènes qui s’y déroulent. Le mouvement alternatif du Yin et du Yang est l’origine même de la Vie. Toutes les choses, tous les processus présentent ces deux aspects. Tout ce qui existe peut être à son tour divisé en Yin et en Yang. Tout ce qui existe est à la fois yin et yang. S’engendrant mutuellement ils ne peuvent exister l’un sans l’autre s’opposant point par point, dans une complémentarité absolue et un équilibre relatif. Il n’y a pas de Yin ou de Yang purs. En effet, il y a toujours du Yin dans le Yang et de Yang dans le Yin. Ils sont donc l’un et l’autre relatifs. Le Yin n’est yin que par rapport à plus yang et inversement. Et ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’au delà de cette dualité apparente, intrinsèquement liés l’un à l’autre, ils réalisent l’unité totale de l’univers. Ce sont les deux facettes d’une unique réalité, comme la paume et le dos de la main. En effet, ils unissent toutes les choses entre elles. Tout fait partie du Tout de manière indissociable.

L’Homme n’échappe pas à cette Loi fondamentale qui est la source de son existence et qui lui garantit survie et développement, tant au niveau de l’espèce qu’au niveau de l’individu. Il est yang ou yin, mais aussi et surtout yin et yang à la fois. Il appartient à l’Univers procède de et participe à toutes ces manifestations auxquelles il est soumis.

LA SCHIZOPHRÉNIE HUMAINE

Pourtant quand on y regarde superficiellement, il faut croire que depuis que le monde est monde, l’humanité est coupée en deux. Les uns naissent hommes, les autres naissent femmes. C’est ainsi, dans cette fatalité biologique auquel nos chromosomes nous interdisent d’échapper et qui détermine définitivement tous nos comportements. Notre éducation, nous dressant à jouer un rôle exclusivement masculin ou exclusivement féminin sur le plan social, professionnel, familial et même sexuel, accentue encore ce qui semble être un déterminisme de la Nature. Si je suis un homme je ne dois rien montrer de féminin. Et inversement une femme ne doit jamais adopter une attitude réputée masculine. Ainsi, aux unes sont attribuées la douceur, la délicatesse, la souplesse, la faiblesse, considérées comme autant de valeurs négatives voire méprisables, aux autres la rigidité, la force, la brutalité, la violence, valeurs masculines du guerrier, valeurs positives par excellence, voire valeurs suprêmes. L’autre sexe nous en est devenus tellement étranger que dire que les hommes et les femmes ne sont pas de la même planète est devenu une banalité acceptée par tous et toutes comme une évidence. On en publie même des livres où, à longueur de pages, on nous explique que l’une et l’autre ne peuvent qu’être séparés par un abîme d’incompréhension mutuelle. Mais telles sont les normes, que dis - je, les dogmes!

Depuis des millénaires nous ne fonctionnons ainsi quasiment que selon ces valeurs masculines en rejetant toute valeur féminine. Sont portées au pinacles les qualités du parfait guerrier toujours prêt au combat. Nous vivons depuis longtemps dans un univers de conquérants, de combattants, de gagneurs à tous prix. Seules comptent la compétition, la compétivité. Seuls les vainqueurs sont considérés. Ne parle - t - on pas aujourd’hui des loosers, pauvres hères inaptes à la survie dans un monde de brutes? Les héros ont toujours été des militaires, donc des tueurs. Aujourd'hui, ce serait plutôt les grands requins de la finance. Ce sont toujours des prédateurs. Celui qui se refuse à jouer le jeu de l’agressivité est un lâche. On le fusille ou on le ruine. Bref on l’abat d’une façon ou d’une autre, il ne mérite pas de vivre. Nous pouvons nous inquiéter d’ailleurs qu’au nom de leur libération, les mâles imposent ces valeurs à leur compagnes. Mais par ailleurs, s’il ne fonctionnait que sur un mode réputé féminin, il y a fort à parier que les choses n’en iraient pas mieux pour autant. Il y aurait toujours déséquilibre. C’est une parfaite illusion que de croire que seules les valeurs féminines peuvent sauver notre pauvre planète de la catastrophe généralisée qui semble s’annoncer. La masculinité est battue en brèche et cela n’arrange pas les choses, bien au contraire

Les différences biologiques, seulement biologiques, ont toujours été vécues sous le signe de la peur, de la menace, de l’exploitation jusqu’à la servitude pour le féminin sous le joug du masculin. L’un et l’autre vivant dans son carcan, on peut se demander où a été le maître et où fut l’esclave. Pendant des siècles de religions patriarcales le bien était du côté mâle et le mal femelle. Il y a là sources de rejet, de discrimination, de ségrégation, d’exclusion. En effet, je ne puis me poser en tant qu’être sexué, qu’en m’opposant. Si je suis du masculin je ne puis être en quelque façon que ce soit, même un tanyt soit peu, du féminin. Et les observations de Monsieur Freud étaient justes. Toutes nos névroses ont bien une origine sexuelle. Ce sont ses conclusions qui étaient fausses. Machiste pur produit du judéo - christianisme, il était bien trop loin de la Nature et de ses phénomènes, pétri de scientisme et bardé de ses certitudes pour y comprendre quoique ce soit. Nous sommes, hommes et femmes, handicapés de cette ignorance de notre double nature. Et chacun, dans cette effrayante normalité, à la recherche perpétuelle de son alter ego dans ce qu’il appelle “l’amour”, vit plongé dans la solitude abyssale d’une dualité schizophrénique.

Il est clair que nous ne trouverons jamais vraiment notre place dans le classique et incontournable schéma binaire homme / femme, masculin / féminin simplement parce qu’il ne correspond en rien à l’Ordre naturel, parce qu’il n’est rien d’autre qu’un schéma imposé par la société qui privilégie depuis des millénaires des valeurs prétendues exclusivement masculines, parce que la partie opposée à notre identité purement biologique ne peut s’y exprimer. Nous ressentons douloureusement notre dualité comme une amputation d’une partie de nous - mêmes, une douleur diffuse et obsédante, comme un très léger mais permanent mal de tête, dans l’insatisfaction d’une perfection qui reste fantasmée. Là à mon avis toutes nos névroses. Il y a bien perte, mais non pas d’un organe, le phallus en l’occurence, mais perte de la moitié de notre personnalité. Ne tentons - nous pas de guérir de ce ressenti permanent d’incomplétude anxiogène qui nous pousse dans les bras de l’Autre sans jamais y remédier? Ne sommes - nous pas tous à la recherche désespérée et désespérante de cette autre partie de soi, opposée mais complémentaire de la première et sans laquelle nous ne pourrons jamais exister totalement? Ce besoin de fusion avec l’être aimé, jamais réellement comblé, n’est sans doute rien d’autre que cette recherche d’une unité perdue. Ne sommes - nous pas à la recherche de notre double parfait dans l’autre sexe?

Et la sexualité telle que nous la concevons encore, dans l’hétérosexualité, l’homosexualité, la bisexualité peu importe ces points de détails, n’est - elles pas une déviance par rapport à cet Androgynat primordial par lequel nous pouvons retrouver une sexualité transcendée, pleinement épanouissante quelque soit notre orientation sexuelle? Nous retrouverons alors le véritable orgasme, mêlant le plaisir masculin à la jouissance féminine dans un même corps, dans un même esprit réunifiés. Ce serait alors, en redevenant des êtres vivants complets, se dépouiller de ses sens grossiers pour en acquérir ou en retrouver de plus subtils, plus raffinés, plus... féminins. Et revenir à notre complétude sexuelle. Autant de sujets sur lesquels nous reviendrons également ultérieurement.


Dernière édition par le Mar 12 Fév 2008, 20:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Lun 28 Mai 2007, 17:43



La Nature est bien faite et elle va toujours dans le sens d’un plus haut degré de développement. Aussi, je ne doute évidemment pas un seul instant que la bipolarisation sexuelle, avec ses conséquences, ait été une étape nécessaire de l’évolution dont la Vie avait et a toujours besoin pour la reproduction de deux êtres génétiquement différents, parents d’un rejeton en partie fruit du calcul chromosomique et donc pour la survie et la pérennité des espèces dans leur bio - diversité. Prétendre le contraire serait d’une absurdité totale. Il est plus que probable qu’il fut même nécessaire cette bipolarisation, dans notre espèce, soit poussé à son extrême.

Mais je ne doute pas davantage qu’aujourd’hui, une nouvelle étape de l’évolution se dessine. Car il existe une Troisième Voie, conforme à l’Ordre de la Nature. La Vie n’est possible que dans la coexistence harmonieuse du Yin et du Yang. Rien n’est exclusivement yin, rien n’est exclusivement yang. Mais tout est Yin et Yang à la fois. A la Genèse de notre histoire humaine, cet équilibre Yin / Yang était parfaitement respecté. Les sexes n’étaient donc pas aussi différenciés, par des comportements aussi fixés par la culture. La Vie est parvenue, à mon sens, à la fin d’un cycle. La loi de l’alternance jouant, nous ne pouvons que revenir à cette Troisième Voie des Origines.

C’est la Voie de l’Androgyne. L’Androgyne est cet être légendaire, fabuleux dans son immortalité, à la fois mâle et femelle, trouble, attirant jusqu’à la fascination qui revient de façon récurrente non pas du fond des Âges, mais d’un mythique Âge d’or fait d’harmonie, de parfait équilibre, à l’abri de la douleur. Un Être sorti de l’Absolu. Plus qu’un dieu, pour réunir ainsi en une seule et même entité toutes les qualités du mâle et de la femelle, la force de l’homme à la douceur de la femme. Toutes les grandes Traditions nous décrivent l’Androgyne primordial, Platon, la Genèse, la Thora, le Tantrisme ou encore le Taoïsme et la liste n’est pas exhaustive. Le mythe est universel, intemporel. Aujourd’hui encore, la plupart des tribus dites “primitives” identifient et honorent le transsexualisme, l’androgynie, le travestisme, dans la personne dite “aux deux esprits”. Celle - ci leur est sacrée, à l’égal des divinités. Ce que nous considérons comme étrange phénomène de la Nature, ou comme une aberration, voire une perversion sexuelle, correspond en fait à la réalité de notre nature profonde.

L’Être humain, à l’aube du XXI° siècle de notre ère, a dépassé le stade de la simple copulation dans sa sexualité. Cette Troisième Voie, au delà du féminin et du masculin, du positif et du négatif, du bien et du mal du faible et du fort, du vulnérable et de l’invulnérable, du dominant et de la dominée où plus personne ne sera plus jamais défini comme “la moitié” aliénée systématiquement de l’autre, commence à se dérouler sous nos yeux. Et là est la véritable révolution sexuelle.

Notre humanité ne peut se développer harmonieusement que s’il existe un parfait, et relatif, équilibre entre les forces yin et les forces yang. Or, nous le voyons clairement, nous ne permettons plus à ces deux forces de coexister pacifiquement. Nous les opposons l’une à l’autre ce qui entraîne ipso facto une logique d’exclusion et de guerre entre les sexes. Ces fonctionnements conventionnellement sexués ne sont pas innés, mais en grande partie acquis. Pour la plupart, ce ne sont que des déviances patriarcales par rapport à l’Ordre naturel fondamental.

Nous pouvons donc prétendre sans nous tromper, que tout être humain est originellement tout à la fois mâle et femelle donc androgyne et qu’il est en train de revenir à sa nature originelle. Et la biologie nous le démontre. Dans le ventre maternel, au premiers mois de notre existence, nous ne sommes biologiquement ni mâle ni femelle. Nous sommes tous femelle à notre conception, ce qui revient à dire que nous ne sommes ni mâle ni femelles jusqu’à ce que s’opère la différenciation sexuelle au cours de la vie fœtale, différenciation cultivée tout au long de notre éducation. Nous sommes tous de natura androgynes. Au passage, observons la primauté du féminin sur le masculin. Nous reviendrons sur ce sujet.

Peu à peu l’humanité accepte le fait qu’il n’y ait pas de valeurs spécifiquement masculines ou spécifiquement féminines mais qu’elles appartiennent indifféremment à l’un ou l’autre sexe. Les frontières entre filles et garçons ont tendance à s’estomper. Et les jeunes générations qui se libèrent fort heureusement des stéréotypes de leur propre sexe, effacent patiemment des millénaires d’aparteid sexuel. Sans doute est - ce dû, en partie, avec l’acceptation d’une sexualité non procréative et des formes de sexualité non hétérosexuelles qui sont autant de tâtonnements d’une humanité à la recherche d’elle - même. On note également que même dans le jeu sexuel, les rôles ont parfois tendance à s’inverser. L’homme peut y être passif et la femme active. C’est dire à quel point ces vieux schémas qui plongent leurs racines dans le passé de notre espèce sont remis en cause. Dans les études psycho - sociologiques, on tient de plus en plus compte de la dimension androgyne de la personnalité. On va jusqu’à parler de “personnalité androgyne”.

Ce serait une erreur de croire que la personnalité androgyne emprunte les caractéristiques de l’autre sexe, vêtements, expressions, postures, etc... et se les attribue. Erreur trop souvent commise par nos modernes psychologues. L’Androgynie n’est pas un simple copier / coller. Au delà des apparences et de nos concepts qui datent d’un autre siècle, nous voyons bien que la personnalité androgyne ne se contente d’imiter pas l’autre sexe. Elle ne s’identifie pas non plus au genre sexuel opposé à son sexe biologique. Elle se réapproprie des caractéristiques dont son sexe a été dépouillé au fil des temps.

Dans ce processus très lent, mais l’histoire humaine se compte en milliers d’années, les individus sont de plus en plus intrinsèquement bipolaires, masculin / féminin et féminin / masculin. Si le mouvement se poursuit, nous parviendrons sans aucun doute à l’heureux équilibre de l’androgynie, tant au niveau de l’individu qu’au niveau de l’humanité tout entière. La face du monde en sera vraisemblablement changée. Car il est probable que cette évolution, tout en continuant de s’appuyer sur les différences biologiques nécessaires à notre survie, se poursuive. L’humanité ne peut que renoncer de facto aux différences artificielles entre les sexes et donc au barrières qui les séparent simplement parce qu’elles n’ont déjà plus aucune utilité, aucune justification. C’est sous le regard heureux d’un homme du XX° siècle qui a connu la société patriarcale de jadis, que l’homme se féminise et que la femme se masculinise. Je veux dire en cela que l’homme accepte sa féminité et la vit en créant, que la femme découvre sa virilité en créant autre chose.

Ils créent, ils se créent, les conditions d’une véritable rencontre pour une véritable union entre eux. L’un et l’autre peuvent désormais s’aimer eux - mêmes dans leur totalité et peuvent donc désormais aimer l’Autre dans sa complétude. Leur transformation s’accomplit bien au delà du biologique. C’est le couple androgyne qui est en train de se former. Ce couple là n’a d’autre finalité que de se créer lui - même, de s’autoféconder, caractéristique de l’Androgyne s’il en est. Ce couple là est une véritable œuvre d’art.






L’amour mâle s’y reproduit désormais par sa féminité et, inversement, l’amour femelle s’y reproduit par sa masculinité. Éternel et intangible principe du Taoïsme qui veut que le Yang se reproduise par le Yang et le Yang par le Yin. Retour à un processus naturel, universel, intemporel. Ainsi ré - apparaîtra le véritable Androgyne, l’Androgyne intérieur. Dans sa parfaite fusion entre animus et anima, fils / fille du Soleil et de la Lune, de la Terre et du Ciel, il sera le véritable reflet de l’harmonie universelle.

Avec l’Androgynie, cessera cette recherche désespérée et désespérante de son parfait reflet en l’autre, disparaîtront le mal être et son cortège de violence, de jalousie, d’agressivité, d’auto et l’hétéro destruction. La guerre des sexes, la guerre du sexe, la première de toutes, prendront fin d’elles - mêmes. En effet, il n’y aura plus entre deux Androgynes ce besoin destructeur de conquérir, de refaire l’Autre selon l’image fantasmée que l’on en a puisqu’il / elle sera à notre image, nous serons à son image. Il sera facile de s’abandonner, d’avancer sans masque, de vivre généreusement, de s’ouvrir à cet Autre son semblable et pourtant différent. L’Androgynat est une forme, sans doute la seule forme recevable, de la sainteté, de la sainteté au quotidien qui respecte tout ce qui est vivant, voie royale du milieu chère au Bouddhisme et au Taoïsme. Et à bien d’autres.

Je fais un rêve.

Le rêve d’un monde pacifié, serein, épanoui, transcendant sa dualité dans une unité totale de chacune parties avec le Tout. La Troisième voie, celle de l’Androgyne est ouverte. Ce n’est pas celle, naturellement, de l’hybridité des corps mais celle des âmes. Celle des corps uniquement axée sur le sexe fermerait la porte à l’Amour. Celle, reconstituée, des âmes, c’est l’Amour lui - même. Ressuscité.

F.d’Alayrac


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MessageSujet: Masculin et féminin : la bi-unité   Mar 29 Mai 2007, 10:09

Masculin et féminin : la bi-unité





L’Esprit divin est devenu Christ pour les hommes. Il doit trouver un médiateur, l’âme, pour se faire connaître sur la terre et la régénérer. L’Esprit est souvent représenté sous une forme masculine et l’âme sous une forme féminine. L’âme fait le lien entre la terre et l’Esprit, le "Maître". Par aspect masculin, il faut entendre la faculté de rayonner, de mettre en oeuvre un plan. Par aspect féminin, il faut entendre la faculté de recevoir le plan, de le porter à maturité, de l’engendrer et de l’amener dans le monde des hommes. Cependant, l’Esprit en train de se révéler à l’âme est encore fragile tant qu’elle-même n’est pas pleinement parvenue à maturité. De cette maturité dépend la montée vers le Père, c’est-à-dire la révélation du Plan du Monde Parfait, de l’Etre Parfait. En effet, si l’âme se libère de ce qui est encore terrestre en elle, si elle parvient à se relier à l’Esprit, elle permet à l’Esprit de se manifester selon l’axe triple : matière, âme, esprit, faisant de l’homme le Temple qui se rebâtit en trois jours - trois étapes.

En quelques mots rapides sous une forme narrative, Jean nous livre tout le plan de reconstruction de l’Homme Originel "selon la Parole de l’Ecriture".

Par conséquent, le principe masculin : rayonnant, émetteur, doit trouver le principe féminin : récepteur, engendreur, qui lui correspond. Ensemble, il s’élèvent et recomposent la bi-unité de l’origine, qui franchit les frontières de l’espace-temps. Ainsi le Codex de Berlin (voir article mentionné plus haut) évoque-t-il la liaison ininterrompue de Jésus après son ascension, avec Marie-Madeleine, qui se poursuit dans une vision et un enseignement au-delà de l’aspect spatio-temporel.

Jésus et Marie-Madeleine sont donc conduits à devenir Christ et Marie et à édifier une unité parfaite, chacun accomplissant le rôle qui est le sien dans ce processus. La terre sanctifiée devient Marie, la Mère, la substance originelle, qui répand sur le monde ses bienfaits et octroie le pouvoir de régénérer l’aride et l’infertile.

Les aspects masculin et féminin ne sont donc pas dévolus à une simple division des sexes : ces deux sont présents en chacun d’entre nous et ils sont invités à collaborer en parfaite unité. On peut constater combien cette incompréhension continue de produire d’effroyables ravages sanglants dans un monde dirigé par la conscience aveugle des "apôtres", incapables de voir le prodige étalé sous leurs yeux : ils demeurent fermés à l’enseignement qui leur a pourtant été dispensé de première main ...

Si l’on se place d’un point de vue traditionnel, on reconnaît alors la répartition asiatique des corps matériels et subtils de l’homme, qui reprennent cette bi-unité :

l’homme possède un corps matériel de polarité positive, qui influence celui de la femme, négatif ;
l’homme reçoit dans son corps éthérique négatif l’influence du corps éthérique positif de la femme ;
l’homme émet son rayonnement astral positif dans le corps astral négatif de la femme ;
l’homme reçoit dans son corps mental négatif le plan positif de celui de la femme.

Ainsi est expliquée la raison pour laquelle Marie-Madeleine, dont le corps mental est positif, est mandatée auprès des hommes pour dévoiler le mystère de la Résurrection à qui peut l’entendre.

Cependant, ces influences tour à tour positives et négatives - sans connotation de valeur -, lorsqu’elles sont reliées à une conscience orientée sur le monde fini, perpétuent un lien d’esclavage mutuel entre les sexes. La Parole du Christ, en train de finaliser le processus alchimique de transfiguration, met en garde l’âme qui conserve des traces de l’ancienne nature : "ne me touche pas encore" ou, dit d’une autre manière : "on ne peut mettre de vin nouveau dans de vieilles outres".

Ainsi, à travers ce court récit du tombeau, deux enseignements nous sont-ils dispensés :

les étapes du revirement fondamental qui mènent à la triple reconstruction de l’Homme-Temple selon le Plan de l’Origine,
la nécessaire coopération des forces inverses mais équivalentes, masculine et féminine.

Un programme qui mène directement le disciple vers l’étape suivante : la Pentecôte, où l’Esprit de Dieu, qui souffle où Il veut, franchit les portes verrouillées et les murs pour faire Sa demeure dans ceux qui se sont préparés.

La légende dit que Marie, sous son triple aspect unifié, franchit la mer à la rencontre des terres anciennes d’occident pour porter témoignage de cet accomplissement (voir un prochain article sur Marie-Madeleine et la Sainte-Baume). L’Occident : le lieu où la vieille lumière se couche et où s’installe la nuit, porteuse d’un soleil nouveau venu d’Orient. Plusieurs sources évoquent d’ailleurs le voyage de Jésus en Egypte où il fut initié aux Mystères sacrés.

Au-delà de l’aspect historique dans lequel il est aisé de perdre le fil de l’enseignement, se trouve la vérité simple de l’origine, qui était, fut et sera. L’histoire, les sciences, la sémantique, l’accumulation de connaissances intellectuelles peuvent bien mettre sur la voie, seul le coeur ouvert peut la parcourir et, surtout, la réaliser.

Ainsi se termine l’Evangile de Jean : "C’est ce disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui a écrit ces choses, et nous savons que le témoignage qu’il rend est vrai. Oui, il y a encore bien d’autres choses que Jésus a faites. Si on venait à les écrire dans le détail, le monde même ne pourrait pas, je crois, contenir les rouleaux qu’on écrirait."

extrait de http://www.prismeshebdo.com/prismeshebdo/article.php3?id_article=495
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mar 29 Mai 2007, 13:30

Merci Ambre!

C'est un texte vraiment très intéressant !


Cependant....


Citation :
l’homme possède un corps matériel de polarité positive, qui influence celui de la femme, négatif ;
l’homme reçoit dans son corps éthérique négatif l’influence du corps éthérique positif de la femme ;
l’homme émet son rayonnement astral positif dans le corps astral négatif de la femme ;
l’homme reçoit dans son corps mental négatif le plan positif de celui de la femme.


Cette description me paraît inexacte car trop basiquement simpliste.

Elle ne tient pas compte de différents aspects, me semble-t'il:

- le corps matériel dense n'est pas un vrai principe, il n'est pas à prendre en compte

- les différents corps sont eux-mêmes partiellement en oppositions de phases les uns par rapport aux autres, par nature (éthérique structurel, astral Yin, mental Yang,etc)

- la polarisation sexuée n'est pas aussi simpliste que

1 -1
-1 1
1 -1
-1 1

En effet, c'est par un double aspect répulsif (structure, point d'appui) attractif (sexuation, tension), que la vraie complémentarité dynamique fonctionne:

- + répulsion + - éthérique

-- - astral
attraction
+ ++ mental



S'il n'en n'était pas ainsi, il n'y aurait pas de répulsion physique (éthérique) entre les deux sexes, et dès lors l'attraction sexuée n'aurait pas de point d'appui, ni de contrepoids et de ce fait, il y aurait risque de fusion incohérente.


D'autre part, sans une répartition différentielle, non égalitaire, des attributs astraux Yin et mentaux Yang, il n'y aurait pas d'attraction sexuée possible:

+ -
- +

---------
0 0 pas d'attraction


Selon moi, la répartition différentielle pourrait être fondée sur des tiers de charge (comme les quarks): 1/3 Yang 2/3 Yin pour la femme, 2/3 Yang 1/3 Yin pour l'homme.


Ceci est ma vision des choses, qui sans être complexe, n'est pas aussi simpliste que ce qui est décrit dans le texte.

Les énergies masculines et féminines ne sont pas de simples inversions l'une par rapport à l'autre: elles ont chacune des spécificités complémentaires nuancées.


Bisou,

steph
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MessageSujet: L'homme et la femme   Mar 29 Mai 2007, 18:45

L'homme et la femme



intitulé de l image: Sublime!


par Victor Hugo



Victor Hugo, le grand humaniste initié, écrivait, au sujet de l’homme et de la femme :

« L’homme est la plus élevée des créatures ; la femme est le plus sublime des idéaux.
Dieu a fait pour l’homme un trône ; pour la femme un autel. Le trône exalte ; l’autel sanctifie.
L’homme est le cerveau, la femme le coeur. Le cerveau fabrique la lumière ; le coeur produit l’Amour. La lumière féconde ; l’Amour ressuscite.
L’homme est fort par la raison ; la femme est invincible par les larmes. La raison convainc ; les larmes émeuvent.
L’homme est capable de tous les héroïsmes ; la femme de tous les martyres.
L’héroïsme ennoblit ; le martyre sublime.
L’homme a la suprématie ; la femme la préférence. La suprématie signifie la force ; la préférence représente le droit.
L’homme est un génie, la femme un ange. Le génie est incommensurable ; l’ange indéfinissable.
L’aspiration de l’homme, c’est la suprême gloire ; l’aspiration de la femme, c’est l’extrême vertu. La gloire fait tout ce qui est grand ; la vertu fait tout ce qui est divin.
L’homme est un Code ; la femme un Evangile. Le Code corrige ; l’Evangile parfait.
L’homme pense ; la femme songe. Penser, c’est avoir dans le crâne une larve ; songer, c’est avoir sur le front une auréole.
L’homme est un océan ; la femme est un lac. L’Océan a la perle qui orne ; le lac, la poésie qui éclaire.
L’homme est un aigle qui vole ; la femme est le rossignol qui chante. Voler, c’est dominer l’espace ; chanter, c’est conquérir l’Ame.
L’homme est un Temple ; la femme est le Sanctuaire. Devant le Temple nous nous découvrons ; devant le Sanctuaire nous nous agenouillons.

:50:
Enfin :
"l’homme est placé où finit la terre ; la femme où commence le ciel ".

...

Paule SALOMON* distingue 7 étapes dans l’évolution d’un couple, à travers lesquelles chacun évolue comme dans une spirale, revivant parfois les mêmes étapes plusieurs fois, mais de manière plus rapide, moins destructrice :

- le couple matriciel fusionnel : les amoureux projettent l’un sur l’autre une image idéalisée qui enferme l’autre. Ce stade est une opportunité de sortir de la dyade :mère/enfant,
- le couple patriarcal : l’homme est dominant, la femme dominée. Les positions de dominant/dominé sont en relation avec le vécu de l’enfance,
- le couple conflictuel : l’homme est tyrannique, la femme est révoltée, chacun à son tour devient bourreau et victime,
- le couple éclairé : l’homme et la femme prennent conscience de leur comportements, s’interrogent, prennent de la distance, cherchent à évoluer,
- le couple lunaire : L’homme se féminise, la femme se masculinise. L’évolution se fait par la reconnaissance de nos faiblesses,
- le couple d’androgynes : l’homme et la femme sont en voie d’intégrer leur bipolarité sexuelle psychique, ils ont accés à l’autonomie,
- le couple éveillé : l’union est tant physique que spirituelle, chacun peut devenir l’autre et revenir à soi.

Tout individu, homme ou femme, a en lui une partie féminine, lunaire, et une partie masculine, solaire. Il ou elle l’accepte plus ou moins bien selon son histoire, son parcours individuel, son éducation, son contexte socio-culturel.

Le moteur de la coopération, au sein de l’individu, dans le couple, et au niveau collectif, réside dans la capacité de chacun(e) à reconnaître sa bipolarité psychique, à vivre le paradoxe, la présence simultanée des contraires. Ainsi chacun peut se vivre pleinement, acceptant ses diverses facettes, et de ce fait accédant à l’autonomie et au respect de soi et de l’autre. Ceci est aussi nécessaire pour vivre un amour "en plein", créatif, ouvert, basé sur : " je t’aime pour ce que tu es", et non en creux, basé sur : " je t’aime pour ce qui me manque", souvent à la base de la relation amoureuse. De nombreux obstacles se dressent pour accéder à cette harmonie : la pensée dualiste, la supériorité présumée du masculin, la culpabilité, autant de critères et de valeurs supports de notre société judéo-chrétienne libérale.

L’établissement d’une coopération harmonieuse et équilibrée dans un couple suppose donc une démarche préalable de connaissance de soi, d’ouverture de conscience sur sa réalité psychologique, de sortie des dépendances affectives liées au père ou à la mère. Les racines inconscientes de ces attaches sont profondes. Certaines peuvent correspondre à des souffrances et des blessures mal fermées, pour tenter de les oublier, nous nous sommes parfois amputés inconsciemment de parties importantes de nous mêmes. Un retour su soi et alors nécessaire. Les voies et moyens qui nous sont offertes pour cela sont aujourd’hui nombreuses. A chacun de percevoir la démarche qui lui convient le mieux.

Cela passe également par l’exploration de ses qualités féminines et masculines. Cette exploration suppose d’accepter le risque de la relation, de la confrontation à l’autre, de l’intimité, parfois même du conflit, reflet de nos conflits intérieurs. Donc le risque de la souffrance, nullement obligatoire, bien que souvent sur le chemin. L’"autre-miroir" nous renvoie souvent dans nos désirs et nos attirances le reflet d’une partie de nous même que nous ne voulons ou ne pouvons pas percevoir.

Seule une personne "entière", ayant accédé à la connaissance et à l’usage de ses polarités masculines et féminines, trouve cette autonomie, cet équilibre dans le mouvement de la vie, qui lui permet d’aller de l’avant, et de s’ouvrir en sécurité à l’autre, avec qui il ou elle sait coopérer, dans le respect du territoire de chacun, l’écoute, la joie de vivre, et dans la conjugaison harmonieuse de ses différences. Chaque couple en évolution doit construire l’unité à partir de la reconnaissance et du respect de la diversité. Ainsi pourront progresser les mêmes cheminement à l’échelle des communautés et des peuples.

MASCULIN

Activité Force
Dureté Action
Hardiesse
Invulnérabilité
Pensée Rationalité
Punition Exigence
Provision
Impulsion Courage
Résistance Colère
Extériorité Public
Commander
Réflexion Ordonner

FEMININ

Passivité Faiblesse
Sensibilité Retenue
Réceptivité
Fragilité Sentiment
Emotion
Récompense
Protection
Soin Repos
Prudence Nutrition
Compréhension
Intériorité Privé
Convaincre
Intuition Demander

Il est intéressant de noter nos réactions face à ce classement. Elles révèlent l’importance plus ou moins grande que notre société attache, et l’image positive ou négative, qui est généralement accolée à ces différentes qualités de l’être humain. Et notamment la prédominance des valeurs masculines, que les femmes, qui s’émancipent aujourd’hui de la domination sociale des hommes, ont à intégrer et agir ces deux polarités dans leur façon d’être et d’agir, en évitant le piège de la reproduction du modèle dominant basé sur la prédominance des valeurs masculines.

Paule SALOMON - la sainte folie du couple - édition


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MessageSujet: Unir le masculin et le féminin   Mar 05 Juin 2007, 09:56

Unir le masculin et le féminin



on ne peut s’approcher du masculin qu’en évitant de le confondre avec l’Humain et avec le Féminin. Ce qui n’est pas chose facile. Il s’est produit dans toutes les langues civilisées le passage de l’espèce au genre qui fait qu’en parlant de l’homme c’est aussi de la femme que l’on parle. Il convient donc de bien préciser que nous n’avons pas à traiter de l’anthropos qui relève du genre, mais bien de l’andros qui se différencie de guné (la femme).

Cependant, il s’agira à la fois du masculin (männlich pour Freud ), substantivé en (Das Männlich) et de la masculinité (die Männlichkeit) tout autant que du « viril » et de la « virilité ».

L’invention du masculin
C’est dans la première pensée grecque que se situe l’émergence du masculin, mais elle se confond avec l’excellence, la perfection. Aner, c’est celui qui engendre, le mâle, l’homme adulte, l’époux, le mari. Andréia, sa qualité est la virilité, le courage, la bravoure, l’énergie, mais déjà dès la période classique andros peut signifier aussi hardi, impudent. Aristote va faire le lien avec arété, la vertu masculine, qui est en fait l’excellence, la perfection, c’est-à-dire la réalisation de son but. Notons que la vertu de la femme est pour les Grecs la chasteté et la fidélité, par opposition au courage. En architecture les proportions du corps masculin ont donné l’ordre dorique et les proportions du corps féminin l’ordre ionique.

Les Romains vont revenir au radical indo-européen, vir pour désigner tout ce qui est viril. En sanskrit virâ signifie le héros, le mâle, celui qui est fort. Pour les Romains la virilité désigne la capacité d’engendrer et s’oppose à l’état d’eunuque. On reçoit une toge virile, à l’âge viril, quand on a le sexe viril et la force virile avec la portion virile (qui s’est perpétuée dans le langage juridique). Le vir est celui qui a la virtus, sa vertu est d’être ferme et courageux. La dureté masculine s’oppose toujours à la mollesse féminine. Le masculin doit être vigoureux et toujours faire preuve de vigueur et de rigueur. Il est puissant et sa hantise c’est l’impuissance et la castration.

Il faut reconnaître qu’une telle psychologie, qui s’est figée dans les langues européennes, est aussi un produit de l’histoire : les mentalités découlent des mœurs. Lorsque au fil des siècles les hordes des cavaliers des steppes ont déferlé en Grèce par invasions successives (les Achéens, les Doriens, les Hellènes, les Ioniens …) ils ont rencontré chez ces peuples de la mer, les Pélasges, et dans l’Asie mineure, des vestiges de sociétés matriarcales. Et cela a été pour eux l’extrême de l’horreur. En Asie mineure subsistent encore les prostituées sacrées avec toutes les déesse-mères : Ishtar, Kubélé ou Cybèle, Démeter, Astargis, Artémis la polymastique. Face à cela les Grecs extériorisent tous les fantasmes négatifs de la Mère archaïque tels que nous les retrouvons encore en Rêve-éveillé avec Nyx et ses filles ténébreuses, les Gorgones, les Harpies, les Grées, les Moires, les Kères ou Erinyes, Echidna, Méduse aux cheveux de serpents … Il s’agit de la Mère obscure (Bril 1998), l’Erèbe, la Nuit et les filles de la nuit (Ramnoux, 1986).

L’horreur se retrouve dans l’Odyssée avec l’histoire de Circé, cette prostituée sacrée qui transforme les compagnons d’Ulysse en pourceaux, tenus doucement captifs dans son île par une sexualité libre et inassouvissable. Les transes des Ménades enchantent les chèvre-pieds Satyres et Pan. Le strict ordre Apollinien n’a pu être installé que sur la répression et le refoulement des pulsions sexuelles dionysiaques. En porte la marque la Gigantomachie, car la domination céleste des douze dieux de l’Olympe n’a pu être établie que par une bataille titanesque et cosmique contre les monstres matriarcaux. Et toute l’histoire continue ce combat des Fils contre la Mère archaïque : la mort d’Orphée par des saphiques, la guerre des Amazones, Médée et la conquête de la Toison d’Or, Apollon vainqueur du serpent Python à Delphes, Thésée tuant le Minotaure, Persée tuant Méduse, Hercule et ses douze travaux …

Grâce à la domestication des animaux et à l’élevage, les hommes ont découvert le rôle inséminateur du mâle. Ils ont pu sortir de ces milliers d’années d’inceste, de matriarcat, de cannibalisme et de vengeance pour engendrer une civilisation en inventant l’écriture, les religions masculines, l’astronomie-astrologie, les arts, les techniques, les villes et les états, puis les sciences, la philosophie et les morales. La révolution de l’agriculture a transformé les chasseurs en soldats, car il faut garder et protéger les champs et les vergers jusqu’à la prochaine récolte. Pour assurer la transmission de son nom, son sang, son patrimoine, assurer sa vie éternelle par les rites de son fils aîné, l’homme a du imposer la pudeur à sa femme ainsi que la virginité pour garantir sa fidélité. Ainsi est né le masculin par la révolte des Fils dans l’instauration de la civilisation et du patriarcat.

L’établissement du masculin
Timide au début le masculin a pris peu à peu de l’assurance en se distanciant de la Terre-Mère. L’homme s’est mis à penser et s’est demandé longuement par quel miracle sa pensée récente découvrait la vérité scientifique sur l’ordre de l’univers. Pythagore en vient à se demander si le cosmos ne serait pas de structure mathématique. Nous en trouvons les traces chez tous les philosophes pré-socratiques. Héraclite d’Ephèse explique comment l’homme par le calcul, l’écriture et l’abstraction croissante se relie au Logos unique et universel, ou Raison cosmique, qui donne sa forme à tout objet. Anaxagore de Clazomènes ajoute le contact au Nous’, Intelligence organisatrice universelle, à laquelle l’homme pensant arrive maintenant à se connecter en devenant soudain intelligent. Ce rapport de l’intelligence aux Idées et aux Nombres sera ensuite détaillé par Platon, avec la nécessité d’échapper au sensible (sensations et émotions) pour obtenir la rigueur et la vérité du raisonnement intellectuel. Puis les Stoïciens vont préciser l’indispensable ascèse du masculin pour accéder au Logos spermaticos. Enfin Plotin et les néo-platoniciens détaillent la chaîne des hypostases : de l’Un procède l’Intelligence qui donne une Ame (psuké) qui doit se purifier du sensible pour retrouver ses ailes et rejoindre son origine par l’extase. Cette âme, soudain accordée aux hommes, occupe beaucoup les chrétiens qui vont ajouter à la pensée grecque une notion masculine de plus avec le Pneuma, qui relie au Divin par le sacrifice de Jésus, en constituant l’essence lumineuse. Ainsi le Nous’ correspond au Père, le Logos au Fils et le Pneuma au Saint-Esprit.

Avec les Romains le masculin devient une personne, garantie par le droit des personnes. Ainsi le pater familias acquiert sur les non-personnes (enfants, femmes, domestiques, esclaves, incapables, Barbares …) tous les droits de l’autoritas, la potestas et l’impérium. Par l’autoritas, il a la charge éducative, la potestas fait entrer dans la lignée qui donne le nom, l’impérium accorde le droit de vie et de mort selon l’adage juridique « ce que le père a fait, il a le droit de le défaire ».

La castration du fils-amant (Attis, Adonis, Damuzzi …) était le mythe primordial du matriarcat (Balmary 1986). La mort du fils devient le mythe fondamental du patriarcat. Il est inaugural dans la Bible avec le sacrifice d’Isaac par Abraham (Ségal 2003), puis celui de Jésus sur la croix, et le Tzarévitch assassiné (Alain Besançon, 1967). La violence est le fondement du sacré par le choix de la victime sacrificielle dans le sacrifice (Girard, 1972). C’est au concile de Nicée en 325 que le masculin est totalement divinisé avec l’expulsion de tout féminin des trois personnes de la Trinité. Le modèle chrétien devient pour des millénaires celui du souffre-passion de Paul de Tarse à François d’Assise.

Puis le masculin intègre l’idéal du chevalier avec son culte de l’honneur, sa noblesse et sa courtoisie, particulièrement avec le chevalier errant « défenseur de la veuve et de l’orphelin ». La femme devenue l’universelle tentatrice avec Circé ou la chute de l’armée romaine dans « les délices de Capoue », compromet les exploits du chevalier comme le décrivent tout le cycle du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde, surtout avec Tristan et Yseult. Elle ne peut constituer que le repos momentané du guerrier ou du marin.

A quoi il faut ajouter l’idéal de « l’honnête homme » pour arriver à la description classique du masculin. La division masculin/féminin, dans notre civilisation, se fait sur actif/passif. L’esprit masculin est celui de l’ordre, de la décision rapide, du commandement juste et impartial, inflexible même mais franc et solidaire par habitude de l’entraide. Le corps viril, imprégné de testotérone, est dur, fort, musclé, poilu, avec des odeurs fortes. Il ne se soigne pas, se lave peu et change de linge rarement. L’homme est celui qui affronte directement, aimant jouer « au bras de fer », faisant suite à tous les combats des jeunes mâles dans les espèces animales pour accéder à la reproduction. Aussi logiquement tout homme est un guerrier ou au moins un soldat, car toute société patriarcale vit de la guerre.

La libération des femmes
Les hommes ont pu se libérer de l’emprise matriarcale, en apprenant à penser et se donnant une âme pour construire toute la civilisation, dont les femmes, toujours asservies à la fonction reproductive, ont été tenues implacablement absentes pendant cinq mille ans. « Les prostituées sont les sacrifices humains sur l’autel de la monogamie » (Schopenhauer, 1841). Il est vrai que la matriarche a toujours été plus indulgente pour ses fils, à qui elle passe tout, que pour ses filles en qui elle voit des rivales potentielles.

Mais cet oubli général des femmes au cours des différentes civilisations a suscité régulièrement bien des protestations et des révoltes. Chez les Grecs à l’époque d’Aspasie, Laïs et Phryné, les femmes auraient, selon Aristophane, inventé la grève du sexe (jamais réalisée depuis). Elles continueront à protester et contester avec Christine de Pisan (XVème), Louise Labé (XVIème), les Précieuses et les femmes savantes (XVIIème), Ninon de Lenclos, Olympe de Gouge, Théroigne de Méricourt, etc. Quelques hommes sont venus à leur aide : Erasme, Poulain de la Barre, Agrippa, Postel, Condorcet, etc. A leur tour les femmes ont pu apprendre à lire et à écrire, à compter et calculer, à entrer dans la culture, avoir un métier rémunérateur, obtenir le droit de vote et l’égalité des droits et des salaires pour devenir maîtresses de leur destin. A leur tour elles ont pu apprendre à penser et devenir écrivains, philosophes, économistes, ingénieurs, managers … Certes il a été plus facile de devenir chanteuse que chef d’orchestre, infirmière que médecin, secrétaire que P.D.G. mais avec le respect de la parité, elles peuvent devenir député, sénateur ou ministre. Tout ceci a entraîné une redéfinition du masculin (Castelain , 2002).

Pour certaines cette libération n’a pu se faire que dans le cadre d’une guerre des sexes (Maryse Choisy, 1970) et différents excès ont été dénoncés. C’est en 1744 que parait à Amsterdam la Controverse sur l’âme de la femme.

La misogynie ou haine des femmes a été dénoncée en 1757 par Lessing (Le misogyne ou l’ennemi du beau sexe) comme une attitude hostile envers les femmes et parfois comme une répulsion de tout ce qui est féminin. Le caractère le plus significatif de la misogynie est qu’elle est le plus souvent inconsciente (Rubin 1990). Elle s’exprime le plus naturellement du monde comme une évidence, ou bien souvent elle se masque sous le comique depuis les Grecs et les Fabliaux du Moyen-Age.

Le « machisme » s’est forgé sur le mot « macho » qui signifie mâle en espagnol. A l’origine il désignait la domination et l’habitude de supériorité que l’on attribuait aux Mexicains et par la suite il s’est étendu à tout le continent latino-américain. Des attitudes méprisantes fondées sur la prétendue infériorité de la femme ont été par la suite retrouvées dans le monde arabo-musulman, africain, japonais et finalement partout dans le monde.

La misandrie (qui n’est pas la misanthropie) est décrite dès 1974 comme l’homologue chez la femme de la misogynie, ou haine de l’autre sexe. Il est possible de la retrouver actuellement dans les cures analytiques, mais elle se voile le plus souvent sous une peur des hommes. Elle a souvent pour origine des faits fort réels (viol par le père ou un autre parent, épouse battue ou humiliée constamment, agressions, divorces conflictuels …). Notons que ce terme de misandrie remplace celui d’ « androphobe », attesté dès 1807.

La première libération de la femme a été dans la maîtrise de sa reproduction avec les diverses techniques contraceptives, puis le droit à l’IVG, les guérisons de la stérilité, la fécondation in vitro … Désormais la sexualité, le plaisir et l’amour ne sont pas obligatoirement liés à la reproduction. Par contre cela est allé de pair avec une entrée en masse des femmes dans le secteur de la production. Mais tous ces plus pour la femme ont été vécus comme des moins pour l’homme et cela est encore plus vrai dans le domaine du travail, de la pensée, de l’art, du pouvoir militaire, économique et politique. Comment faire pour que la femme se libère totalement et atteigne à la parité et l’égalité sans que l’homme se sente diminué ?

Les racines se trouvent sans doute dans l’inconscient.

Psychanalyse du masculin
Freud construit toute sa psychanalyse dans la société patriarcale viennoise de la fin du dix-neuvième siècle sans trop la remettre en cause. Tout ce qu’il dit de la sexualité en général concerne en fait la construction du masculin. Ce n’est qu’avec son article de 1931 sur la sexualité féminine qu’un partage va être plus clairement établi.
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mar 05 Juin 2007, 09:56

Tout a commencé avec son auto-analyse, qui s’est réalisée en réalité à l’aide du miroir d’un autre homme, Wilhelm Fliess. C’est donc sur lui-même que Freud découvre le complexe d’Œdipe, qu’il mettra ensuite à l’épreuve de sa clinique. Mais il le gardera de toute manière comme l’élément central du développement de la sexualité infantile. Le désir incestueux du petit garçon sur sa mère rencontre le barrage du père et sa menace de castration. Alors le meurtre remplace l’inceste et le jeune se retourne contre le père vécu comme un rival. Ceci va s’amplifier en 1913 (Totem et tabou) avec le « mythe scientifique » de la horde primitive et sa structure patriarcale, puis en 1921 (Psychologie des masses et analyse du moi) avec le meurtre du père comme tentative de résolution de l’Œdipe et construction du Surmoi masculin. La libido ne peut être que masculine et la possession du phallus ne l’oblige pas à surévaluer la beauté de son corps.

La construction du masculin se fait par l’étayage des trois niveaux de l’oralité, de l’analité et de la génitalité. L’entrée dans le masculin se fait pour Freud par un choix initial qui est le refus du cloaque indifférencié, « de l’érotisme anal » et de l’homosexualité. Dès 1910 il présente sa première théorie : la fixation et l’identification à la mère du futur homosexuel sur un mode narcissique. Dans tous les cas l’homme ne peut être lui-même que s’il renonce à être le phallus de sa mère.

Toute cette partie freudienne de la psychanalyse va être transformée par la suite, à partir des protestations incessantes des femmes. Dès 1922 Karen Horney met l’accent sur la joie infinie de la procréation et de la maternité, ainsi que sur leur coté actif. En 1928/1932 l’école anglaise avec Mélanie Klein s’oppose à cette conception freudienne qui part du masculin pour définir l’homme et ne caractérise la femme que par ses manques : passive, masochiste, castrée dès la petite enfance, éternelle névrosée avec un vide de l’esprit, une homosexualité primaire, un surmoi faible, incapable de sublimation, sans libido féminine, pas créatrice, ne participant pas à la civilisation, n’assumant pas la Loi … Freud avait écrit en 1920 que ce que sont le masculin et le féminin « la psychanalyse ne peut pas l’élucider » car cela se volatilise dans le rapport « activité/passivité ». La valeur de la révolution kleinienne a été de le remplacer par le rapport « contenu/contenant », ce qui change tout.

J. Chasseguet-Smirguel 1959, Colette Chiland 1980, Françoise Dolto 1982, Béatrice Marbeau-Cleirens 1987 ont montré comment la petite fille se construit déjà une image phallique de son corps. Le complexe de masculinité chez la femme est une réalité, mais on ne peut pas le réduire à l’envie du pénis freudienne, le désir d’être un garçon est avant tout le désir d’avoir une position prééminente et un statut privilégié. Pour Freud la féminité est une formation secondaire, sans doute comme selon la Genèse Eve n’est qu’une cote d’Adam. Alors que bien des psychanalystes suivent maintenant les données de l’embryologie pour admettre que tout être humain est d’abord une femme, qui la moitié du temps peut devenir un mâle. La masculinité est bien une donnée secondaire, un Autre. La femme n’est plus le deuxième sexe (Simone de Beauvoir, 1949), c’est la masculinité qui se développe en second. Joyce Mcdougall 1996 ajoute à ce destin anatomique toutes les relations prénatales et les évènements externes parfois traumatiques de la grossesse. La masculinité, la féminité et l’orientation hétérosexuelle commencent dans les rêveries de la mère avant, pendant et après sa grossesse. C’était la parole de la mère qui désignait le père, maintenant cela va être un test ADN .

De nouveaux problèmes masculins apparaissent donc. La sexualité de la femme semble supérieure, car elle est multi-orgasmique. Le devoir actuel de donner au moins un orgasme à la femme le culpabilise de son éjaculation précoce. La grossesse et l’accouchement sont une expérience humaine dont l’homme est privé pour toujours et il ressent souvent son vide à coté de sa compagne. L’allaitement au sein commence aussi à faire envie à l’homme, qui ne peut que donner le biberon, mais ne s’en prive plus. Par contre on commence à voir apparaître chez de jeunes garçons ou des hommes l’inverse de l’envie de pénis, c’est l’envie d’avoir des seins, un corps beau et désirable, un ventre enceint. Le fantasme actuel de l’homme enceint retrouve en partie l’ancienne coutume matriarcale de la couvade, héritage tardif du matriarcat en Corse et au pays Basque. Les nouveaux couples pacsés d’homosexuels exigent leur droit à l’adoption parentale. Si les mutilations sexuelles disparaissent maintenant chez les femmes, on oublie encore les excisions castratrices masculines, sous les obligations religieuses de la circoncision.

La victoire des féministes semble plus visible aux USA : tout y est inversé, le chasseur est devenu un gibier. Ne plus rester seul avec une femme, même dans l’ascenseur, car accusable de viol et au bureau de harcèlement sexuel. Se faire faire un enfant sans le savoir et le vouloir. Epousé en vue de la riche pension alimentaire à vie lors du divorce. Et alors être accusé de viol conjugal ou d’inceste précoce sur bébé pour éviter de partager la garde des enfants. Victime d’enlèvements d’enfants parfois en pays étrangers … Le masculin se voit traité de violeur, pervers sexuel, proxénète, pornographe, pédophile … Ainsi se sont multipliées les études et recherches sur l’identité de genre (gender identity) en opposition à l’identification selon le sexe.

Tout s’est inversé et les accusations sont réciproques avec les fantasmes d’unisexe et de femmes castratrices. La peur des femmes américaines fait que les hommes se réfugient dans l’homosexualité ou la lutte ouverte (Generation of vipers, Queer zone, Promise Keepers, Million Man March …).

Il n’est pas étonnant que certains jeunes mâles se sentent atteints dans leur virilité et tiennent à affirmer leur machisme, en renouvelant en particulier par des « tournantes » ces antiques rites orgiaques où les hommes devaient se mettre à une dizaine pour satisfaire enfin une femme. D’autres ne conçoivent la sexualité que comme une pénétration et la pénétration que comme une effraction avec fantasme de viol. Dans ce « refus du féminin », l’ubris (excès et transgression) est inévitable (J. Schaeffer 1997).

Le nouveau masculin
Face à cette importante remise en cause du masculin, divers choix sont possibles.

Le plus facile d’abord est d’intervertir les places : la femme devient masculine et l’homme devient féminin. C’est une des tentations les plus fréquentes dans la littérature et le cinéma contemporain. Ainsi Almodovar déclare avoir construit son film « Parle avec elle » uniquement pour montrer deux hommes en train de pleurer. Mais des hommes douillets et pleurnichards, il y en a toujours eu, seulement on ne les a jamais donné en modèle, alors que maintenant beaucoup s’extasient quand ils voient un homme pleurer. De même l’idéal féminin ne peut pas être celui de « superwoman » ou de la dirigeante politique à la Thatcher, mais il y a toujours eu des viragos et des gaillardes (Samuel 1975). Il est vrai que les hommes commencent comme les femmes à prendre soin de leur corps et de leur beauté par les régimes, les manucures, les instituts de beauté, les déodorants et parfums « pour nous les hommes », la liposuccion et la chirurgie esthétique … comme les femmes chef de service commencent à pratiquer le harcèlement moral et sexuel, car cela vient de la position de pouvoir. La tentation du changement de place ne peut aboutir qu’au transsexualisme (Stoller 1968). Chacun mécontent de son sexe veut avoir celui de l’autre, à force d’opérations chirurgicales dès qu’il a trouvé un chirurgien complice.

On peut aussi refuser de choisir en décidant de prendre tout et en s’assumant comme bisexuel, ainsi que le déclarent bien des jeunes. Mais il ne suffit pas d’alterner des partenaires homos et hétéros pour se situer par delà la différence des sexes. L’un n’est pas l’autre, comme le croyait Badinter, 1986. La bisexualité physique et psychique dont parle Freud n’est certainement pas de cet ordre (Freud 1905).

Le premier fantasme à éviter est celui de l’hermaphrodite, qui rêve d’additionner les deux sexes et faute d’y arriver, juxtapose les signes extérieurs des deux, au risque de passer simplement pour un monstre. Le fantasme opposé est celui de l’androgyne, car au lieu de s’additionner les deux sexes se soustraient et l’on se retrouve dans l’état asexué de l’ange. Il est certes plus facile à réaliser et nous l’avons plusieurs fois rencontré dans les cures, mais malheureusement « qui veut faire l’ange, fait la bête ». Toutes les sociétés sans exception ont toujours institué des signes distinctifs entre les sexes, mais elles oscillent entre la plus grande différence et la plus grande ressemblance ; depuis trois siècles nous étions dans l’extrême le plus grand et nous évoluons vers l’unisexe et l’androgynat, dont le fantasme habite certaines féministes et certains homosexuels.

Heureusement les féministes ont compris qu’elles n’avaient pas à revenir au matriarcat primitif, où elles auraient tout à perdre. Ni patriarcat, ni matriarcat, il faut inventer un troisième stade qui soit nouveau et original.

Ce nouveau partage est à préparer à la fois individuellement et socialement.

Individuellement, l’homme a tout intérêt à acquérir les qualités de la femme. Evidemment pas sa mollesse et son indécision, mais ses qualités positives que sont la douceur, la patience et l’indulgence. L’homme ne doit pas rester dans la dureté, implacable et inflexible. Cette souplesse de la femme n’empêche pas une réelle ténacité (elle n’affronte pas, mais elle revient à la charge autant de fois que nécessaire). A son coté intellectuel, l’homme peut ajouter toute la richesse sentimentale, car ce sont bien les femmes qui ont inventé l’amour, la famille et appris à aimer. La femme, de son coté, a certes besoin d’intégrer les valeurs masculines, qui lui sont maintenant indispensables, mais à trop se masculiniser, elle risque d’y perdre son âme.

Socialement, ceci est encore plus clair. Le partage est en train de se faire, mais les principes restent à changer. Les sociétés patriarcales sont fondées sur la compétition et la victoire des meilleurs, c’est-à-dire l’écrasement des faibles. Le principe de base est celui de la sélection naturelle, que Darwin aurait mis comme fondement de l’évolution. Les anciens combats des jeunes mâles pour accéder à la reproduction se rejouent sans fin dans toute l’éducation avec la sélection par l’échec, dans le sport avec ses compétitions caricaturales (que le meilleur gagne !) et même dans la manière masculine et sportive de conduire une auto et surtout une moto sur la route. Mais ce n’est que le reflet de l’essentiel : l’incessante compétition économique, selon la loi du marché, censée tout réguler.

L’entrée des femmes dans la vie économique doit substituer à ces pratiques brutales des règles de solidarité, coopération, entraide et partage. Dans le monde politique les valeurs féminines vont opérer un changement intégral et opposé, car ce sont les femmes qui donnent la vie et la civilisation va évoluer vers la paix, avec la fin des états militaristes, dictatoriaux et impérialistes. L’homme nouveau cherche à construire un monde d’entraide globale ; face à cette mondialisation accélérée se dresse une pensée planétaire alternative.

Dans l’inconscient ceci se trouve en consonance avec le Rêve-éveillé. Robert Desoille doit nous être en ce domaine d’un grand secours pour éviter toute exclusion de l’autre part. L’ancien électricien qu’il avait été, savait qu’il n’y a de courant électrique qu’avec un pôle positif et un pôle négatif. Il n’a jamais eu dans sa pensée et dans ses enseignements cet écrasement du féminin par le masculin. Il a toujours reconnu à la femme une capacité de sublimation égale à celle de l’homme. Il y a même chez elle une capacité supérieure d’amour, de dévouement, de générosité et d’altruisme. Dans l’imaginaire il existe certes deux chaînes archétypiques des images de sublimation féminines et masculines, mais elles sont évidemment ouvertes aux deux sexes et elles doivent être explorées pour la complétude. Et la pratique du Rêve-éveillé qu’il nous a transmise nous montre, souvent avec évidence, combien on ne peut pas se limiter à un seul sexe.

Là est l’essentiel : un homme qui ne serait que masculin est mutilé, il n’est que la moitié de lui-même (et pareillement pour la femme qui ne serait que féminine). Pour l’homme tous les aspects de douceur, d’élévation et de générosité exigent la récupération de l’autre moitié. Bien entendu la société et la civilisation ont encore plus besoin de cette convergence.

Marc-Alain DESCAMPS
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mar 05 Juin 2007, 13:48

Le couple androgyne









Considérations sur le couple

Du philosophe, au poète, qui n'a pas tenté de démontrer l'importance du couple ? Cette union de l'homme et de la femme, qui, sur la base de leurs différences, ont la délicate mission de bâtir un projet commun dans l'Amour. De nos jours un grand nombre de psychologues et thérapeutes étudient l'évolution du couple ; notamment les mobiles de conflit et de frustrations débouchant trop souvent sur une séparation de ces deux individus, lesquels, paradoxalement, ne cessent de s'attirer. Des spécialistes, médecins, scientifiques ont découvert de multiples phénomènes expliquant le processus de l'union et de la dissolution d'un couple. Par exemple, une femme P. Salomon, thérapeute avertie, en explique les différents stades dans son livre "La sainte folie du Couple". De l'enfance à l'âge adulte, elle y décrit les troubles qui peuvent s'installer à l'insu du couple dans la relation homme/femme, dominant/dominé, solaire/lunaire. Pourtant au-delà de tous les clivages, le couple ne semble-t-il pas en perpétuelle recherche de perfection ? Perfection : rêve ou réalité ? Si nous découpons ce mot, nous trouvons : PER - FECT - ION ; or PER/PAR signifie "au-dessus de", comme dans PER-cevoir ; FECT c'est "attribuer", que l'on retrouve dans af-FECT-er, et ION est la particule énergie que l'on retrouve dans ION-ique. Voilà une clef qui ne demande qu'à tourner dans la serrure pour ouvrir les portes du Cœur et de l'Esprit. Une fois ouvertes, elles permettent de voir notre partenaire au-dessus des apparences, de lui porter de l'affection avec une énergie d'amour véritable. Ceux qui ont de l'entendement remarqueront que le mot "PER-FECTION" dévoile le mot "PERE" et FECTION "faire" ; comprenons par là qu'il faut élaborer son couple avec le Père dans l'action du bon, du bien et du beau ! L'amour parfait - par-FAIT - signifie phonétiquement "par les FAITs". Le mot "je t'aime", une fois prononcé, trouvera toute sa signification lorsqu'il sera accompagné de faits, de preuves, d'écoute et de respect. Ainsi, le but de la perfection est de vouloir faire mieux, plus, avec attention ; et ceci n'est pas seulement applicable au couple mais à tout individu qui a le respect de lui-même.



La coupure

Regardons la définition du mot "Couple". En étymologie, il appartient à la famille du verbe latin apere "attacher" ; attachement qui se conçoit naturellement lorsqu'il s'agit de la relation humaine et plus spécialement de la relation homme/femme.

Il est intéressant de noter que "COPULE" est formé des mêmes lettres que "COUPLE" qui signifie "lien" puis "paire". A présent, décortiquons ce mot et découvrons ce qu'il cache de magique sur notre Genèse :

couple = coup- El


homme/femme = coupé Dieu/et Dieu coupé


Dieu =le principe/VERBE = Dieu=le couple androgyne






« Dieu créa l'homme à son image ; il le créa à l'image de Dieu, et il les créa mâle et femelle » (Genèse 1-27). En réalité cette création angélique était androgyne et ce n'est qu'après la révolte de l'ange, décrite dans l'Ancien Testament, que ce "dernier" (alors qu'il se croyait premier) fut "coupé" : homme et femme, donc séparé de Dieu. Saisissez-vous l'étrange culpabilité (étymologie de COULPE "faute") qui s'est inscrite dans nos gènes ?

« C'est la colère de l'Ange lors de la Révélation qu'il avait toujours été "manouvre", main-d'ouvre et manouvré qui se déclencha en Révolte et provoqua sa "culpabilité" coupable, c'est-à-dire, Je te le rappelle : son coupage en deux des parties masculine/féminine. » (André Bouguénec - "L'Inconnu se Révèle"

Devenus "COUPABLES", ces anges sexués durent chuter sur terre pour s'accomplir avec leur karma angélique et retrouver leur partie manquante, afin de reconquérir librement leur Androgynat. L'homme, un éternel insatisfait

Cette complémentarité entre l'homme et la femme est suggérée par les nombreuses découvertes scientifiques à partir de la matière ; par exemple : les cellules, le couple noyau/électrons, les planètes qui s'attirent et se repoussent par la loi de la gravité, sans oublier le cerveau de l'homme qui est bicéphale. La loi des symétries inversées s'impose également à notre univers : Homme / Femme

Bien / Mal

Noir / Blanc

Jour / Nuit

Négatif / Positif

Haut / Bas

Voilà pourquoi la valeur de l'entente "COR-DIALE" - qui signifie don du cœur = cor - est à sublimer dans ce monde. Elle commence par la fraternité, par la "CON-NAISSANCE" (cf. : naître avec) de l'autre pour reconstituer une Unité. Alors l'individu n'est plus soli-T-aire mais soli-D-aire. La communion corps/esprit s'établit et la collaboration devient possible aussi bien dans un groupe de travail, que dans la société ; cette communion trouvera évidemment sa plénitude avec son/sa partenaire, car nous sommes tous conçus pour "UN CROISEMENT" = 156, pour "UNE CON-FUSION" = 156 de "2 AMES CON-FONDUES" = 156 en "UNE UNI-DUALITE" = 156 qui verra enfin "LE COUPLE RE-UNI" = ­156 de l'Origine.

« Le couple est une société de deux êtres différents en association au long cours d'adaptation, d'enrichissements et de communications fructueuses. En Société, les êtres sont en communauté, en couple, ils sont en communion. » (André Bouguénec - "Entretien avec l'Homme"

La relation du couple est une sexualitéIl était difficile d'occulter ce sujet, tant il est d'actualité dans la vie quotidienne de chacun. Aujourd'hui, il n'est plus nécessaire de passer devant M. le Maire ou le curé pour "passer à l'acte". Si, au fil des générations, la religion catholique a défendu son point de vue sur la relation sexuelle, il faut reconnaître qu'elle a beaucoup sanctionné et sûrement engendré de nombreuses frustrations. (Nous ne ferons pas son procès aujourd'hui, mais viendra un jour.). « Le mot sexe lui-même signifie "sectionné", coupure originelle d'un seul être scindé. » (André Bouguénec - "Entretien avec l'Homme").

Voilà pourquoi l'homme et la femme recherchent leur intégralité dans l'union charnelle :

« ... voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair. » (Genèse II-23).

Dans cet accord (ac-cœur) physique, on aspire inconsciemment à une sensation qui dépasse le simple plaisir. En effet, au delà de la fusion des corps, la relation demeure stérile si elle ne dépasse pas la sensualité et si la reconnaissance de cette fusion n'est pas reliée au Divin. « Le vrai Sexe est un pluriel à Deux + UN, le Père... C'est ainsi, sous le Signe de Lumière que l'Humain doit SE croiser : SEXES = 72 = COUPLE. » (André Bouguénec - "Entretien avec l'Homme").

On peut remarquer le X central du mot SeXes, représentant le croisement perpétuel, liant le couple dans la valeur respective des deux êtres afin qu'ils retrouvent leur Nature Primordiale. Continuité de l'amour

La volonté du Couple n'est-elle pas, lors de l'accouplement, d'engendrer la vie ? De reproduire la chair de sa chair, de donner un idéal à son amour ? Le Couple va commencer par concevoir en pensée un enfant ; une fois déposé au sein de la matrice féminine, le germe va prendre vie. A la naissance, une autre forme de couple va exister : celui de la mère et celui du père avec son enfant. Un lien invisible, puissant, va unir ce couple à trois et permettre la naissance d'un nouveau sentiment : celui de la parité avec son Créateur. Le couple est alors véritablement devenu une famille. Finalement, n'est-ce pas là, cher humain, le dessein de Dieu vis-à-vis de sa progéniture ? Conclusion et réalité

Après les différentes étapes lui ayant permis de retrouver ses vraies origines, le Couple réalise une parfaite symbiose affective mutuelle ; il a enfin reconnu son Créateur comme Père-Mère, il a trouvé son rôle dans la Société et chemine vers son Androgynat. « Le critère, le test, de cette réussite se contrôle lorsque ces deux esprits, ces deux cours, arrivent de plus en plus à être en télépathie. C'est là le premier phénomène de l'égrégore qui les unit et qui est aussi le premier privilège de l'androgynat. Cela arrive lorsque l'équilibre entre les deux âmes est presque réalisé, lorsque les époux... "s'entendent" non seulement de visu, mais alors à distance ! » (André Bouguénec - "Couple et Alchimie"

Quelques recoupements cabalistiques
Ce couple, axe central de la création, mérite que l'on s'y attarde quelque peu : Concernant le Couple : ·"COUPLE" = 72 = "SEXES". Dans cette égalité numérique comprenons bien qu'au-delà de la COPUL-ation, véritable croisement des Corps, il faut voir également le croisement des deux pronoms personnels SE et ES (lu de droite à gauche) "masculin et Féminin" qui doivent fusionner dans les Temps.




LE COUPLE = 89 et 8 x 9 = 72 = COUPLE

Forcément indissociable, ce couple sexué dans la "DUALITÉ" = 72 doit s'unifier pour retrouver son état androgyne.

Si la notion de COUPLE (= 72 ) est inscrite en chacun de nous, c'est bien parce que notre "JE" absolu est androgyne (J est la 7ème consonne et E la 2ème voyelle).

"L'ANDROGYNAT" (= 131), ce sont "LES ACCOUPLÉS" = 131 hommes et femmes ; ils ont bâti une relation fusionnelle, telle, qu'ils sont devenus LES JU­MEAUX = 131.

En attendant cette étape, chaque couple sur terre doit construire "UN MENAGE" = 80, pour un unique objectif : "L'AMOUR" = 80.

MARIE symbole de l'amour est l'anagramme du verbe "AIMER", mais également du mot MAIRE (cf. : la Loi Divine) devant lequel le couple se promet fidélité en vue d'être "ARIMÉ" - par des liens solides - po

&vous avez vu le film "le 5ème élément", peut-être vous souvenez-vous que c'est l'énergie émanée d'un couple (l'amour, l'unité formé par LEELOO ET KORBEN = 153 = anagramme du 135) qui met fin au mal. Cette énergie, ce faisceau lumineux qui sort de la bouche de Leeloo symbolise évidemment le Verbe.

Précisément entre l'Homme et la Femme : ·C'est dans la fameuse GENESE = 55, que l'Ange androgyne coupable, fut "coupé symétriquement" en deux, il est logique de reconstituer ce chiffre à travers "HOMME" et "FEMME" qui font 5 lettres (en outre, rien ne vous empêche de lire phonétiquement "l'être" et ses 5 sens).

L'HOMME + LA FEMME totalisent 13 lettres et la 13ème lettre de l'alphabet dévoile l'injonction "M" !!

Lorsque nous parlons d'AME, cela symbolise bien la fusion du principe masculin (A deprincipe féminin (E de Eve) et réciproquement.

Chez l'Homme et la Femme, cette fusion, bien que programmée, n'est pas encore réalisée. Il n'y a qu'à observer le double "MM" "au cœur" des mots "hoMMe" et "feMMe".

Ils représentent un Amour à édifier, mais qui reste dédoublé car encore non fusionné sur Terre. Cela se confirme dans la numération de "L'HOMME - LA FEMME" = 121. N'y voit-on pas l'unité (1-1) séparée par le 2 de la dualité ?

C'est pourquoi dans le long périple qui les attend, l'Homme et la Femme doivent SE CROISER = 111 et former une unité :

L'HOMME = 6 6

LA FEMME = 5 5

= 11 11 (en croisant 6 et 5 ) (notez que la différence entre 66 et 55 est égale à 11

Comme si les doubles "MM" dans "L'HOMME" et "LA FEMME" n'étaient pas suffisants pour démontrer l'objectif d'amour à bâtir, les 9 lettres restantes L-H-O-E et L-A-F-E-E totalisent, comme par hasard, 69 = L'ALLIANCE à réaliser dans 1 AMOUR = 69. (Le 6 et le 9 "s'emboîtent" et représentent le fameux Croisement (69) que l'on retrouve géométriquement dans le Yin-Yang).

Si nous "marions" verticalement les lettres de "Homme et Femme" nous trouvons : HF, OE, MM, MM et EE = 96 ; ce nombre montre deux personnes géométriquement opposées se tournant le dos. Pour se retrouver "face à face", il leur faut changer de comportement et donc "UN-verser" leur nature ; ainsi, HF = 14 devient 41, OE = 20 devient 02, MM = 26 devient 62 etc... pour totaliser en-Fin 168 = 1-PARTAGE=68 pour 1-AMOUR =68

Unité et finalité que l'on retrouve phonétiquement chez l'Hum'UN qu'il soit "Mascul'UN ou Fémin'UN".

Unité qui apparaît également dans les mots homME et femME ; le pronom personnel ME n'est rien d'autre que notre alter-ego à rebâtir pour prétendre vivre à la 1ère personne du singulier ; singulier, car devenu "particulier" (PARTICULES-LIEES) et donc unique aux yeux du Créateur. Notons que ME = 13-5 reflète le fameux 135, grand symbole de l'unité en français (1 et UN = 35).

Du couple au Créateur : ·Dès lors, en tant que futur dieu, ce COUPLE = 72 retrouvera l'unité (cf. : 111) avec son Créateur : DIEU = 39 (ainsi, 72 + 39 = 111).

Pourquoi Trois "1" ? Tout simplement pour symboliser la seule trinité qui vaille (horizontale pour la Matière et verticale pour l'Esprit), celle qui se dévoile dans la somme des lettres :




135 est le symbole de l'unité en français (1 et UN = 35). C'est la raison pour laquelle "Dieu, Femme et Homme" forment UN TOUT = 111, autrement dit, UNE TRINITE = 135.

Confirmé par les lettres unitaires de DIEU, FEMME et HOMME (D, I, E, U, F, M, H, O), qui totalisent 81 = L'UNITE.

Multiplions ces 3 signatures (39 x 42 x 54 = 88452) que nous additionnons par paires et nous trouvons 88 + 45 + 2 = 135.

Que dire de ces fortes coïncidences, sinon que les chiffres et les lettres "s'accouplent" merveilleusement pour susciter l'esprit humain à comprendre la réalité Divine !



Maryannick Mazeron
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mar 05 Juin 2007, 13:56

La représentation sous forme d'entités bisexuées



La première image ci-dessous, non identifiée, offre un bel exemple d'une telle entité:
La ceinture nuageuse symbolise l'Oeuf cosmique dont la scission en deux moitiés traduit la polarisation de l'Unité primordiale. L'œuf contient un personnage potentialisé sous ses deux aspects masculin et féminin, séparés par un axe vertical. Les signes du zodiaque, extérieur à l'œuf et représentant le Cosmos, indiquent que cet axe relie les deux équinoxes, référence probable au temps où le cycle annuel débutait au printemps.

Le côté masculin est associé au semestre printemps-automne et le féminin au semestre complémentaire automne-printemps. Les milieux des deux semestres sont situés sur un axe horizontal reliant solstices d'été et d'hiver. Le solstice d'été marque le début de la phase descendante du soleil vers le pôle sud céleste tandis le solstice d'hiver correspond au commencement de la phase ascendante du soleil en direction du pôle nord céleste.

De cette vision céleste découle le sens attaché aux deux attitudes du personnage. La main droite féminine tient un vase tourné vers le "bas" d'où s'échappe un oiseau en direction de la phase descendante du soleil. Cet oiseau est associé au courant descendant du Ciel vers la Terre. La main gauche masculine enserre un vase orienté vers le haut d'où s'envole un autre oiseau en relation avec la phase ascendante du soleil. Il correspond au courant ascendant de la Terre vers le Ciel.

De la rencontre de ces deux courants ne peut résulter qu'un élément neutre non polarisé, produit de l'action combinée de deux principes complémentaires. En conséquence, cette image représente à la fois l'Androgyne primordial et la voie du retour de l'être manifesté dans son état premier non différencié.

Une autre manière de présenter les choses consiste à voir dans les courants descendant et ascendant les principes actif ou sulfureux et passif ou mercurien de la tradition hermétique.

Le Rebis hermétique (res bina ou nature double) est composé d'un corps couronné de deux têtes, l'une masculine, l'autre féminine, comme sur la seconde image ci-dessous datant du début du XVIIèmesiècle.


Un oiseau, représentant le Principe immuable par opposition à la manifestation mouvante, se tient immobile sur la main droite. La main gauche porte un vase d'où émergent trois serpents. Le serpent central symbolise l'axe vertical ou Axe du Monde autour duquel s'enroulent en sens inverse les deux courants de la force cosmique (cf. le Caducée). Comme l'image précédente, cette dernière représente à la fois l'Androgyne primordial et la voie du retour à cet état. Ce dernier aspect est renforcé par l'arbre situé à droite qui décrit les sept degrés de l'initiation hermétique. Les six premiers sont représentés par des couples de visages disposés symétriquement de part et d'autre du tronc car ils relèvent encore du monde manifesté ou de la dualité. Le dernier, symbolisé par le Soleil au faîte de l'arbre, identifie l'être qui a ré-intégré l'Unité primordiale. La Lune, en forme de barque sur laquelle se tient l'Androgyne, indique que ce dernier domine les eaux inférieures caractéristiques du monde de la dualité. Elle correspond à la marche sur les eaux commune à diverses traditions, notamment chrétienne.

La Table d'Emeraude, corps de la doctrine hermétique, décrit le Rebis comme engendré par le Soleil et la Lune. Or, la Lune est toujours subordonnée au Soleil dont elle ne fait que refléter la lumière. Elle représente en conséquence le principe passif ou féminin tandis que le Soleil figure le principe actif ou masculin. Cela semble en contradiction avec le sens donné à la première image où les aspects féminin et masculin sont respectivement associés aux principes actif et passif.

En fait, la seconde image personnifie une vision terrestre caractérisée notamment par les degrés initiatiques liés aux rites du retour à l'état primordial ou encore de passage de la Terre vers le Ciel. La première, au contraire, part d'une vision centrée sur le pôle nord céleste symbolisant le point fixe ou le Principe immuable autour duquel tourne le monde manifesté. Elle privilégie davantage le passage du Ciel à la Terre. Par ailleurs, le personnage de la première image représente l'Un (scindé) en deux alors que dans la deuxième, il s'agit plutôt de deux (ré-unis) en Un. Ces deux visions céleste et terrestre sont inversées comme la vision dans un miroir où droite et gauche s'échangent. Tel est bien le sens donné dans la Table d'Emeraude à la formule "ce qui est en haut (dans l'ordre céleste) est comme ce qui est en bas (dans l'ordre terrestre)" et inversement. Autrement dit, selon la vision adoptée, le principe féminin passif sur le plan terrestre peut devenir actif sur le plan céleste.

Notons que le champ de la représentation bisexuée de l'Androgyne s'étendait bien au-delà des êtres. Dans la tradition latine, par exemple, un alliage tel que le bronze, composé de cuivre (femelle) et d'étain (mâle), était regardé comme androgyne. Les objets en bronze étaient utilisés dans les rites de purification considérés comme une restauration de l'harmonie perdue.

Synthèse


A la fois origine et aboutissement de la manifestation des êtres, l'Androgyne est un symbole universel de l'état unifié. Au-delà des polarités, particulièrement masculine-féminine, il représente celui qui a dépassé les souffrances de la vie dans le monde des oppositions et ré-intégré l'Unité première dont il émane. Le passage par le monde de la dualité est une étape nécessaire pour prendre pleinement conscience de la réalité perdue. Toutefois, pousser à ses extrémités l'identification sexuelle des êtres, en recourant notamment à l'excision du clitoris regardé comme une survivance du pénis ou à la circoncision du prépuce considéré comme un reliquat de la vulve, ne fait pas progresser d'un iota la conscience de soi. La dualité ne découle pas du monde manifesté, mais de notre perception de ce monde. Tant que nous resterons divisés en nous-mêmes, nous ne pourrons accepter le monde tel qu'il est et nous-mêmes tels que nous sommes en réalité, c'est-à-dire unifiés. Le moment où nous devenons conscients que tous les trésors du monde sont en nous, que rien ne manque, toutes les craintes, envies et illusions attachées à notre perception duelle des choses et des êtres disparaissent. Nous commençons à vivre comme un tout et devenons réellement un individu (du latin individuum ou indivisible), c'est-à-dire un être ré-intégré. Bien sûr, il peut être effrayant de se retrouver seul, même sans être esseulé. Pourtant, il ne s'agit que d'un juste retour des choses à leur état originel.



Bibliographie
René Guénon:.

"Le symbolisme de la croix". Editions Guy Trédaniel, 1996;
Particulièrement, le chapitre VI sur l'union des complémentaires.
"Aperçus sur l'ésotérisme chrétien". Editions traditionnelles, 1993;
Notamment le chapitre V sur le langage secret de Dante.
[/b]
voir aussi http://hdelboy.club.fr/aurora_consurgens_2.html


Dernière édition par le Mar 05 Juin 2007, 14:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mar 05 Juin 2007, 13:58

L'Androgyne, alpha et oméga de l'être manifesté


Il découle de ce mythe que l'Androgyne représente à la fois le tenant et l'aboutissant de l'être manifesté, soit que les opposés soient fusionnés à l'état potentiel dans l'être non encore manifesté, soit que l'être manifesté ait réalisé leur ré-intégration et rejoint l'Unité primordiale.

Originellement, l'être se situait au-delà des oppositions fusionnées dans l'Unité. Etabli au-delà des polarités, il n'était ni masculin ni féminin et fort éloigné des caractéristiques physiques de l'hermaphrodite. En réalité, il se plaçait hors du plan existentiel, à un niveau proprement spirituel.

Sa scission symbolise la polarisation de l'Unité primordiale, à la source de la manifestation de toute chose. Une polarisation entre lumière et obscurité, jour et nuit, Ciel et Terre, chaud et froid, feu et eau, yang et yin, masculin et féminin ainsi qu'entre toutes les sensations opposées: bonheur et malheur, peur et agressivité, tristesse et colère, doute et credo etc.

Dans de nombreuses traditions, l'Unité primordiale est représentée sous l'aspect de l'Oeuf cosmique de forme "sphérique", la moins différenciée de toutes car elle ne privilégie aucune direction émanant du centre. La différentiation de l'Unité primordiale, sous ses aspects manifestés, passe par la dualité associée à la chute. L'Adam originel était androgyne et n'est devenu mâle qu'en donnant naissance à Eve à partir de l'une de ses côtes.

Au cours de sa manifestation, l'être devient masculin ou féminin et passe par des cycles successifs de mort à un état d'existence et de re-naissance dans un autre état jusqu'à être libéré de la perception de la dualité propre au monde manifesté. La vie est un tout et la vivre pleinement mène à la transcendance. Alors, le Ciel rencontre la Terre, les polarités opposées disparaissent et les antagonismes se muent en complémentarités pour se fondre dans l'Unité première. Le dépassement des oppositions entre doute et credo s'opère dans la confiance. De même, la résolution des antagonismes tristesse et colère passe par la compassion. Quant au dilemme entre peur et agressivité, il ne se résout que dans l'amour et le partage. Restaurer l'état premier, tel est l'objet, par exemple, du Yoga qui signifie union (des contraires).

Ces deux mouvements inverses se retrouvent dans les représentations de l'Androgyne au sein de diverses formes traditionnelles.



Les représentations de l'Androgyne


L'Androgyne est souvent dépeint soit comme une dyade, soit comme une entité bisexuée.

La représentation dyadique
Diverses traditions offrent de nombreux exemples de représentations sous la forme de dyades:

Dans l'hindouisme par exemple, Shiva est un dieu androgyne enlaçant étroitement Shakti, sa propre énergie dépeinte sous la forme d'une déité féminine.
Les sculptures érotiques du Temple de Khajurâho montrent de tels "couples" dont le véritable sens a été parfois oublié.

Dans la tradition chinoise, le "couple" de frère et sœur, Fo-hi et Niu-koua, est représenté uni par leurs queues de serpent entrelacées, symbole de la force cosmique et de ses deux courants. L'un d'eux permet à l'Unité primordiale de se manifester sous sa forme duelle, notamment féminine et masculine. L'autre correspond au retour de l'être manifesté dans sa forme originelle et unifiée. Cette représentation évoque le Caducée, un autre symbole androgyne.

Originellement fusionnés au sein de l'Oeuf Cosmique, Izanagi et sa jeune sœur Izanami jouent un rôle similaire dans le mythe de la création au Japon. En descendant du Ciel le long de l'arc-en ciel, Izanagi plongea et agita sa précieuse lance dans l'océan.; en la retirant, il laissa tomber une goutte d'eau qui forma la première île de l'archipel. Le couple y construisit l'auguste colonne céleste ainsi qu'un abri. Pour célébrer leur union sacrée, ils contournèrent l'auguste colonne céleste, Izanami par la gauche et Izanagi par la droite, à l'image des deux serpents du Caducée.

Le dieu Ptah de l'Egypte pharaonique, en tant que matrice où se répand l'énergie primordiale, fut à la fois "père" et "mère" des dieux . Chacun d'eux symbolise certains aspects du dieu originel.

Les Dioscures, fils de Zeus, renferment le même sens. Nés des amours de Zeus métamorphosé en cygne et de Léda, Castor et Pollux sont issus de deux œufs. L'un donna naissance à Castor et Clytemnestre, l'autre à Pollux et Hélène. Le symbole est des plus clairs. D'ailleurs, la plupart des déités de la Grèce ancienne étaient androgynes.

René Guénon
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MessageSujet: Masculin/Féminin   Jeu 07 Juin 2007, 18:45

Masculin/Féminin




Ces deux mots ne doivent pas s'entendre exclusivement sur un plan biologique incluant le sexe de l'individu ; il faut les comprendre aussi à un niveau plus élevé et plus étendu. Ainsi l'âme est une combinaison des principes mâle et femelle. Nefesh (principe mâle), Chajah (principe femelle) donnent la pleine signification d'âme vivante.
Selon le Zohar, les éléments masculins et féminins de l'âme proviennent des sphères cosmiques.
Le mâle émet la puissance de vie, ce principe de vie est sujet à la mort. La femelle est porteuse de vie, elle anime. Eve issue d'Adam signifie, dans cette perspective, que l'élément spirituel est au-delà de l'élément vital. Adam précède Eve, le vital est antérieur au spirituel. On retrouve un thème analogue dans le mythe d'Athéna sortant de la tête de Zeus.
A cet égard, le Zohar prend l'exemple de la chandelle, avec son élément sombre et son élément clair signifiant le masculin et le féminin.
La distinction mâle et femelle est un signe de séparation (eaux supérieures-eaux inférieures ; ciel-terre). Dans le premier récit de la création, l'homme est androgyne : la séparation n'a pas encore eu lieu.
Au niveau mystique, l'esprit est considéré comme mâle ; l'âme animant la chair, comme femelle; c'est la fameuse dualité d'animus et d'anima.
Quand ces mots sont employés à un niveau spirituel, ils désignent non pas la sexualité, mais le don et la réceptivité. Dans ce sens ésotérique, le céleste est masculin et le terrestre féminin. Dans la mesure où l'on se place sur un plan biologique, en interprétant masculin et féminin d'une façon sexuelle, on aboutit à la plus grande confusion.
Les Occidentaux sont le plus souvent excités ou scandalisés par le symbolisme érotique de l'art oriental, et de l'Inde en particulier. Il n'est pas rare de voir des lecteurs étonnés par le symbolisme du Cantique des Cantiques et déconcertés par les commentaires auxquels ce livre a donné lieu.
Il convient de s'établir sur le plan de l'esprit pour saisir le sens des symboles. Rien ne doit être pris au pied de la lettre, car la lettre tue et l'esprit vivifie (2 Corinthiens, 3, 6).
Même si nous nous plaçons sur le plan de la sexualité, il est évident que l'homme et la femme ne sont par totalement masculins, ni totalement féminins. L'homme compote un élément féminin et la femme un élément masculin. Tout symbole masculin ou féminin présente un caractère opposé. Ainsi l'arbre est féminin ; cependant il peut apparaître masculin, tel l'arbre symbolique jaillissant du membre viril d'Adam.
Paul Evdokimov a fixé en termes clairs, dans une vision orthodoxe, où mystique, ontologie et symbolique se rejoignent, le problème du masculin et féminin. Son propos possède une valeur universelle dans une perspective chrétienne.
Après avoir rappelé que dans le Christ il n'y a ni homme ni femme, que chacun trouve en lui son image et que la plénitude humaine est intégrée totalement au Christ, il écrit : Dans l'histoire, nous sommes tel homme en face de telle femme. Néanmoins cette situation n'existe pas pour que l'on s'y installe, mais en vue d'un dépassement... Ainsi dans l'existence terrestre, chacun passe par le point crucial de son éros, chargé à la fois de poisons mortels et de révélations célestes, pour entrevoir déjà l'Eros transfiguré du royaume. Il est impossible de présenter d'une façon plus juste le problème du masculin et du féminin, les deux dimensions de l'unique plérome du Christ (EVDF, 23, 24). Ce que saint Paul déclare à propos du Christ, Grégoire de Nysse le dira de l'humanité (De hominis opificio, 181d). Ainsi le masculin et le féminin perdent l'un envers l'autre leur agressivité, ils cessent d'être opaques, tout en conservant l'un et l'autre leur propre énergie.

Dans le Dieu un, se présentaient le masculin et le féminin ; le Christ image parfaite de Dieu est un dans sa totalité masculine et féminine. En suivant la distinction hypostatique, le masculin est en rapport avec l'Esprit Saint. L'"unidualité" du Fils et de l'Esprit traduit le Père (EVDF, 26).
Ces deux mots, masculin et féminin, ne se limitent donc point à l'expression de la sexualité. Ils symbolisent deux aspects, complémentaires ou parfaitement unifiés, de l'être, de l'homme, de Dieu.


Dictionnaire des Symboles, de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, Editions Robert Laffont, S.A. et Editions Jupiter, Paris, copyright 1982
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MessageSujet: Fuxi et Nuwa   Lun 18 Juin 2007, 18:43

Fuxi et Nuwa



Iconographie
Les représentations graphiques de Nuwa la dépeignent en général moitié-femme, moitié-serpent. Elle est souvent accompagnée de Fuxi, tenant en main un compas alors qu’il tient une équerre.


Fuxi ou Fu Hsi


(sinogrammes : 伏羲 - 伏犧 pīnyīn : Fúxī) est un personnage de la mythologie chinoise, héros civilisateur et le premier des trois Augustes (三皇, sānhuáng). Il apparait aussi sous les noms de Paoxi (庖犧-庖棲), Mixi (宓羲), ou Taihao (太昊-太皞) (suprême éclat). Les textes les plus anciens le décrivant datent des Royaumes combattants et des Han occidentaux. Les Chants de Chu mentionnent une fresque le représentant avec Nuwa, son épouse (et aussi, selon certaines sources, sa sœur). Comme à elle, on lui prête le corps d’un serpent et l’invention du mariage. Parmi ses contributions supposées à la civilisation chinoise, la plus remarquable est l’invention des huit trigrammes du Yì Jīng (八卦, bāguà), à l’origine de la calligraphie.


Mythe
Selon le Baihu tongyi (白虎通义) de Ban Gu, à l’origine, les êtres humains vivaient sans règles morales et ignoraient qui était leur père. Vêtus de peaux de bêtes, ils se nourrissaient à la façon des animaux, se mettant en chasse lorsqu’ils avaient faim, consommant la peau, la fourrure et le sang de leurs proies, ou en abandonnant les restes, incapables de les conserver.
Après avoir scruté le ciel et la terre, Fuxi instaura le mariage, détermina les mutations des cinq éléments, créa les lois et les huit trigrammes. Selon le Livre des mutations (周易.系辭上傳第十), un saint les déduisit de l’image du Fleuve [jaune] et du livre de la Luo (rivière) (洛書). Ce saint est en général identifié à Fuxi, mais parfois à Yu le Grand. De l’image et du livre on ignore tout. Les légendes interprètent ce passage en faisant sortir de l’eau une tortue ou un cheval-dragon portant la marque des trigrammes.

Il enseigna aux hommes les méthodes de cuisson, la chasse, la pêche, les armes de métal, le premier sacrifice au ciel. Il dispute à Huangdi deux inventions : la cithare guqin (古琴) et le symbole du dragon composé des parties des animaux totems des tribus vaincues, car selon certains textes, il fut aussi un empereur.

Huang Fumi (皇 甫謐) des Jin prétend dans son Histoire des empereurs et des rois (帝王世紀, dìwángshìjì) que sa mère était une jeune fille du clan Huaxu (華胥) pendant le règne de Suiren (燧人). Un jour, dans la Tourbière du tonnerre (雷澤), elle vit une empreinte de géant et décida de la mesurer avec son pied. C’est ainsi qu’elle conçut Fuxi qui prendra la succession de Suiren.

On dit qu’il établit sa capitale à Wanqiu (宛丘) au Henan, comté de Huaiyang (淮陽), où l'on situe l’emplacement de son tumulus funéraire. Il existe de nos jours encore un temple où des cérémonies lui sont offertes du 2 du deuxième mois au 3 du troisième mois.

Selon la généalogie chinoise traditionnelle, il est l’ancêtre des clans Feng (風), Ren (任), Su (宿), Xuju (須句), Zhuanyu (顓臾).

Taihao, son surnom, est selon certaines sources le nom d’un chef des Dongyi (東夷; littéralement : barbares de l’Est).


Iconographie
Il apparaît le plus souvent en couple avec Nuwa, les queues de serpent formant la partie inférieure de leur corps s’enroulant l’une autour de l’autre. Ils se font face ou se tournent le dos, tenant en main l’équerre (Fuxi) et le compas (Nuwa) qui pourraient symboliser la terre et le ciel. Les instruments peuvent être remplacés par la lune et le soleil, symboles du Yin et du Yang. Les plus anciennes représentations connues sont des gravures sur pierre de la dynastie Han. Sur quelques-unes, un troisième personnage non-identifié apparaît entre eux.

FuXi (ou Fu Hsi, 伏羲), le premier roi décrit dans les livres anciens chinois, a vécu il y a plus de 5000 ans.

La légende raconte que Fuxi est né dans des circonstances assez mystérieuses et pleines de magie. Par une journée ensoleillée, sa mère Huaxu s’amusait près d’un marais. Soudain, elle fut attirée par une trace de pas gigantesque. Elle y mit ses pieds. C’est ainsi qu’elle aurait donné naissance à Fuxi.

Toujours selon la légende, Fuxi et sa sœur Nuwa étaient des êtres extraordinaires : leur tête était humaine mais ils avaient tous deux un corps de dragon. Cela confirme éventuellement le fait que la tribu de Fuxi a adopté le dragon comme totem.

Fuxi a vécu sous une période prospère. Il a été à l’origine de nombreuses grandes inventions. Selon les livres anciens, c’est Fuxi qui aurait crée par exemple les huit Trigrammes. Ces huit symboles et leur combinaison représentent les noms de tous ceux qui sont sur la Terre. Le peuple s’en servait pour enregistrer les affaires quotidiennes. Ce qui a mis un terme à la méthode de noeuds.

Fuxi a alors utilisé le reste de fil devenu inutile, pour tisser un filet de pêche. Puis, il a enseigné la pêche à ses sujets. Et pour célébrer les bonnes récoltes, les mariages et d’autres événements importants, Fuxi a créé un instrument de musique : la cithare. Fuxi a également appris à ses sujets, à faire du feu en frottant des pierres. Dès lors, le peuple a commencé à manger des aliments cuits.

Les descendants du clan de Fuxi se trouvent aujourd’hui dans la région de Jining, dans la province du Shandong. On peut également voir un tombeau à la mémoire de Fuxi qui a été bien conservé à Jining. Chaque 3e jour du 3e mois du calendrier lunaire, les villageois s’y réunissent pour célébrer Fuxi, l’ancêtre de la nation chinoise.

Nuwa


Nuwa répare le ciel ; édition Qing du ShanhaijingNuwa (c.t. : 女媧 c.s. : 女娲 pinyin : nǚwā), est un personnage de la mythologie chinoise dont l’origine remonte à l’antiquité. Déesse créatrice, elle a façonné les premiers hommes avec de la glaise, leur a donné le pouvoir de procréer, a réparé le ciel brisé. On lui prête souvent un corps de serpent. Elle forme un couple avec son frère Fuxi dont elle est aussi la femme. A partir des Tang, ils sont présentés comme les inventeurs des rites du mariage, dont elle est la patronne. Elle est également donneuse d’enfants.

Comme tous les personnages de la mythologie antique, elle est connue par des textes assez tardifs (dynastie Han et peut-être fin des Royaumes combattants), sa nature exacte et son origine sont donc difficiles à déterminer. S. Papillon lui reconnait une forte ressemblance avec des divinités indo-européennes, évoquant la possibilité d’une origine tokharienne. Elle est l’un des Trois augustes. Elle n’est restée dans la religion chinoise que comme divinité mineure. Les Miao du Sud-Ouest de la Chine lui rendent aussi un culte. On lui attribue l’invention du se 瑟, sorte de cithare.


Le mythe de Nuwa dans les textes
Les sources les plus anciennes qui mentionnent Nuwa dateraient des royaumes combattants (Shanhaijing, Liezi et Chants de Chu- chapitre Questions au Ciel (1), et du IIe siècle av. J.C. (Huainanzi). On y raconte comment elle façonna les premiers humains et leur donna le pouvoir de procréer. Le mont Buzhou (2), l’un des piliers soutenant le ciel, ayant été brisé par Gonggong lors de son combat contre Zhurong (ou Zhuanxu), la rivière céleste s’écoula sur la terre entrainant un déluge et, d’après le Huainanzi, des incendies et des attaques de bêtes féroces. Nuwa colmata la brêche en faisant fondre une pierre de cinq couleurs. Le Huainanzi précise qu’elle replaça le ciel sur les pattes d’une tortue, tua le dragon noir pour restaurer la terre et fabriqua une digue avec des cendres de roseau. Réparés, le ciel et la terre restèrent néanmoins légèrement inclinés en sens inverse l’un de l’autre, causant la dérive nord-ouest des astres et la direction sud-est des fleuves.

Dans le Shiji qui relate l'histoire de la Chine depuis l’antiquité, Sima Qian des Han occidentaux ne mentionne pas Nuwa, qu’il remplace par un homme nommé Feng Lixi (3). Dans son complément du Shiji, Sima Zhen des Tang la fera réapparaitre, lui conservant avec son frère Fuxi le nom de famille Feng.

C’est Li Rong (4) des Tang qui prète au couple l’invention du mariage dans le Duyizhi (5) : Seuls sur le mont Kunlun à l’époque où il n’y avait pas encore d’humains, ils songèrent à se marier. Ils eurent recours à une divination par l’observation de la direction de la fumée. La réponse étant favorable, ils procédèrent à la cérémonie, mais comme Nuwa était embarrassée, elle se cacha derrière un éventail ; ce fut là le premier rituel de la cérémonie nuptiale.

Le Traité des coutumes de Ying Shao (Han) inclus dans l’Encyclopédie impériale Taiping (6) des Song enrichit le mythe de la création : ayant fabriqué la première centaine d’humains, Nuwa, fatiguée, réfléchit à une solution plus efficace. Elle prit une corde, la trempa dans la boue et fouetta l’air ; les gouttes de boue se transformèrent en autant de personnes. Les premières, façonnées à la main, constituèrent la noblesse, et les autres le peuple.

voir en anglais : http://www.a3guo.com/en/china/Art/Bricks/bricks.html
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Lun 18 Juin 2007, 19:42

Merci à toi, Ambre,


Nous avons là, selon moi, encore un mythe osirien sur les Flammes Jumelles!

Tout y est. La légende parle de Frère et Soeur qui sont aussi amants, et qui inventent le mariage !


Les deux êtres polarisés forment alors une figure étonnante dont la symbolique est facile à décrypter sous l'ange des Flammes Jumelles:

Nous avons une "jupe" commune, unique, qui représente le coeur unique du couple (de l'oiseau Simurg en fait).

Nous avons deux queues de serpent ou dragon entrelacées qui représentent les zone de chakras inférieurs des Flammes Jumelles, enlacées selon la dynamique rotative d'aspiration spirituelle.

Au-dessus de la jupe commune, deux troncs et têtes signalent deux Personnes authentifiées au niveau de leurs chakras supérieurs, leurs rapports à la collectivité.

La troisième personne non déterminée, mais parfois représentée au centre du couple est le Tao lui-même, l'éternel potentiel, l'"enfant-couple". (Trinité père-mère-enfant).

Le fait que l'un et l'autre portent un outil différent (compas et équerre) signale que leurs prérogatives va plus à un domaine qu'à un autre: l'espace pour une Flamme et le temps pour l'autre.


Amitié,

steph


Dernière édition par le Lun 18 Juin 2007, 20:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Lun 18 Juin 2007, 20:13

...ben oui..j ai pensé à toi en lisant celà...je me doutais bien que tu nous "pondrais" un truc en rapport avec les Flammes Jumelles ,le temps et l espace...le mythe Osirien!

:62:

t Ambrasse
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Dim 01 Juil 2007, 21:10

cadeau pour toi Sphinx!





Les trois Augustes : Nü Wa

1- la fabrication des hommes



Dans le Shiji qui relate l'histoire de la Chine depuis l’antiquité, Sima Qian des Han occidentaux ne mentionne pas Nuwa, qu’il remplace par un homme nommé Feng Lixi (3). Dans son complément du Shiji, Sima Zhen des Tang la fera réapparaitre, lui conservant avec son frère Fuxi le nom de famille Feng.

C’est Li Rong (4) des Tang qui prète au couple l’invention du mariage dans le Duyizhi (5) : Seuls sur le mont Kunlun à l’époque où il n’y avait pas encore d’humains, ils songèrent à se marier. Ils eurent recours à une divination par l’observation de la direction de la fumée. La réponse étant favorable, ils procédèrent à la cérémonie, mais comme Nuwa était embarrassée, elle se cacha derrière un éventail ; ce fut là le premier rituel de la cérémonie nuptiale.

Il est intéressant de noter , qu’à nouveau la légende situe les dieux comme étant sur le mont Kunlun , c'est-à-dire au Cashmire actuel

Le Traité des coutumes de Ying Shao (Han) inclus dans l’Encyclopédie impériale Taiping (6) des Song enrichit le mythe de la création : ayant fabriqué la première centaine d’humains, Nuwa, fatiguée, réfléchit à une solution plus efficace. Elle prit une corde, la trempa dans la boue et fouetta l’air ; les gouttes de boue se transformèrent en autant de personnes. Les premières, façonnées à la main, constituèrent la noblesse, et les autres le peuple.

Comme dans la bible , les hommes sont façonnés à partir de la boue





D'après la légende, la vie commença à prospérer après la création du Ciel et de la Terre par Pangu.

Un jour, la Déesse Nüwa vint se promener sur la Terre. Admirant l'éclat du Soleil, de la Lune et des étoiles, arpentant les majestueuses montagnes et les luxuriantes vallées où poussait une abondante végétation et vivaient toutes sortes d'animaux, Nüwa en fut toute réjouie. Néanmoins, elle sentit qu'il y manquait quelque chose. Il fallait sur la Terre un être vivant intelligent, capable de travailler, de dominer et de présider aux destinées de la nature. Sinon, quelque splendide que se montre la grande nature et quelque nombreux que soient les êtres vivants, la Terre resterait toujours morne et solitaire.

Poussée par son imagination, Nüwa s'accroupit et se mit à pétrir de la glaise et à modeler des figurines sur son propre modèle.

Comme dans la bible , les hommes sont façonnés sur le modèle de l’image des dieux

Au bout d'un moment, des petits êtres vifs et intelligents, capables de marcher et de parler, sortirent les uns après les autres de sa main. Fière de sa création, elle rassembla encore plus de boue et continua son jeu. Elle se trouva bientôt entourée d'une foule des deux sexes qui dansait et l'acclamait joyeusement. Elle en éprouva un bonheur immense.

Nüwa donna à ces petits êtres le nom d'homme, ce qui signifie, d'après le pictogramme chinois, "se tenir debout". Pour que les êtres humains puissent occuper toute la Terre, elle travailla sans répit jusqu'à ce qu'elle fût brisée de fatigue. Mais la Terre était immense, et les êtres humains créés par Nüwa, qui ne représentaient qu'un nombre infime, eurent tôt fait de se disperser.

Plus tard, se sentant désœuvrée, elle attacha une pierre au bout d'une liane cueillie au hasard dans la montagne, et s'amusa à faire tournoyer la liane de telle façon que la pierre, en touchant la terre, projetât des parcelles de boue en l'air. Ce qui n'était qu'un jeu se transforma en prodige : Chaque éclaboussure de boue se transforma, en touchant terre, en autant de petites créatures pleines de vitalité. Grâce à cette méthode rapide, des milliers et des milliers d'êtres humains furent essaimés dans tous les coins du monde.

C’est le début de l’industrialisation des procédés

Afin de perpétuer l'humanité, Nüwa apprit aux hommes l'amour et le mariage, et les rendit procréateurs. Aussi Nüwa est-elle considérée depuis l'antiquité comme la "Déesse des entremetteuses".

Avant c’était des clones , alors elle a du ajouter dans le programme de fabrication , la reproduction , pour que cela devienne vraiment des hommes

D’ailleurs , dans certaines traductions de la bible , des édenistes qui sont restés après le déluge , ont aidé Noé à fabriquer des hommes , comme il y en restait trop peu ( de main d’œuvre ! )

Comme quoi , il n’y a vraiment pas que Dieu le père qui a fabriqué des hommes !





"Le soleil chauffe la Terre, la Lune illumine ses nuits. Naissent alors les autres planètes et toutes les étoiles.

Mais rien d'humain ne peuple la Terre. Les Empereurs du ciel se succèdent et Nüwa vient à régner. C'est un être d'une grande beauté et dont toutes les vertus sont celles d'un sage.

Son corps est de serpent et sa tête a les traits des humains qu'elle veut faire naître sur la Terre. Ce beau serpent vient ramper sur la Terre. Nüwa respire les émanations du sol et constate qu'elles ont le parfum de la vie.

Sa gueule creuse et amasse un peu de cette terre jaune. Après l'avoir longuement pétrie, elle tire une tige restée dans cette terre. La tige, petit à petit, se libère de la pâte jaune qui s'ouvre. Suivant la tige, un être à tête d'homme et à corps de singe apparaît..."



On voit bien qu’ici aussi , les dieux considèrent les humanoïdes comme des animaux , comme des singes évolués





La similitude croissante entre les légendes des édenistes et des asiates , alors qu’ils sont à la même époque , dans des lieux différents , loin les uns des autres ( 6 à 10 000 kms ) , prouve bien leur appartenance à une même communauté , en plus de leurs très haut moyens techniques , qui n’ont rien à voir avec ce que nous pensons des primitifs du néolithique

Les trois Augustes : Fu Xi



A remarquer qu’il est représenté comme un géant

et avec les 8 trigrammes et la tortue géante


- Les trois Augustes : Fu Xi





Je vous livre la légende de Fu Xi , le premier des trois augustes

Parmi toutes les versions existantes , j’ai choisi celle-ci , qui est la plus complète , bien d’autres versions existent mais qui en sont surtout des résumés

Il faut se rappeler que ces textes ont étés recompilés entre -500 et -300 avant JC



Je vais y ajouter au fur et à mesure mes commentaires , pour les distinguer du texte de la légende , ils sont en italique et en gras







Autrefois, il existait un pays, le pays de Huaxushi, situé dans la Chine du Nord-Ouest. Il était arrosé par un fleuve large et long, le fleuve de la Foudre, sur les rives duquel vivait le peuple de ce pays.

Pourquoi ce nom de fleuve de la Foudre? On dit qu'en amont du fleuve s'étendait un grand lac, le lac de la Foudre, où le fleuve prenait sa source. Dans le lac de la Foudre habitait le Dieu de la Foudre. Comme le Dieu de la Foudre était d'un caractère inconstant, ce fleuve présentait des particularités.

Tantôt il était calme et paisible, plissé de quelques vaguelettes; les peupliers verts et les saules pleureurs se reflétaient alors sur l'eau courante comme sur un miroir brillant. Tantôt c'était un torrent impétueux galopant comme une bête folle, rugissant et fonçant droit devant lui. Il inondait les maisons et les arbres riverains dans un rugissement assourdissant qui faisait trembler toute la terre. On savait alors que le Dieu de la Foudre était en colère.

Cette calamité se répétait d'une année à l'autre. Mais que faire? Si quelqu'un avait pu aller voir le Dieu de la Foudre et lui conseiller de partir pour le ciel comme les autres dieux, alors, ces désastres auraient pu être évités. Mais qui pouvait y aller, qui oserait y aller? Le lac de la Foudre était très loin de là, et le Dieu de la Foudre était un dieu terrible.

Donc les dieux habitaient le ciel , mais sur Terre la Chine était leur territoire

Au bord du fleuve habitait un vieux couple avec leur fille unique. Son nom n'étant pas mentionné dans les livres historiques, nous l'appellerons Hua Xu. Elle était belle et intelligente mais, comme toutes les filles uniques, un peu capricieuse. Néanmoins, c'était une fille honnête et brave.

Un jour, la colère du Dieu de la Foudre ayant de nouveau provoqué des inondations, le vieux couple se lamenta:
- Hélas! Quand donc ce malheur finira-t-il? Nos nouvelles maisons construites avec tant de difficulté, nos bœufs et nos moutons, tout est inondé!

- Il faut aller au lac pour s'expliquer avec le Dieu de la Foudre! S'indigna Hua Xu.

- C'est un despote, qui oserait y aller! Répondirent ses parents en hochant la tête.

- Mais il doit habiter dans le ciel! Il provoque sans cesse des catastrophes et il nuit au peuple, c'est injuste! Je vais aller lui dire ses quatre vérités, moi!

Ses parents s'effrayèrent:
- Tu n'y penses pas! Personne n'est jamais allé au lac de la Foudre! Alors, toi...

La jeune fille se tint coi, mais on pouvait deviner sur ses lèvres fermées et dans son regard qu'elle avait déjà pris la décision d'y aller...



Quelques jours après, Hua Xu quitta son pays natal et ses parents et remonta le fleuve. Elle marcha longtemps. Quand elle avait faim, elle se nourrissait de fruits sauvages; quand elle avait soif, elle buvait l'eau du fleuve.

Quelques mois après, elle arriva en vue d'un lac qui s'étendait à perte de vue devant elle. Le lac était noyé dans le brouillard et l'eau était d'une profondeur insondable. Elle était arrivée au lac de la foudre.

Alors qu'elle regardait dans l'eau pour chercher le Dieu de la Foudre, la surface du lac devint soudain très agitée, d'énormes vagues roulèrent dans sa direction et des coups de tonnerre retentirent. Un monstre à tête d'homme et à corps de Dragon surgit du fond du lac. Tremblante de peur, Hua Xu se cacha derrière un arbre. A ce moment-là, elle piétina l'empreinte d'un pas géant sur la rive du fleuve. Son corps fut agité de violents tremblements, elle sentit quelque chose comme un courant électrique lui traverser tout le corps, puis elle fut clouée au sol par une force mystérieuse.

- Comment oses-tu troubler ma demeure divine? Retentit une voix des profondeurs de la terre.

Et avant que Hua Xu pût répondre, le Dieu de la Foudre sauta sur la rive, s'empara de la jeune fille et l'entraîna dans son Palais dans les profondeurs du lac. Le Palais était vaste et confortable, bien que décoré sobrement. Un énorme gong était suspendu dans un coin, près duquel était posé une grande baguette à tampon. C'était l'instrument dont se servait le Dieu de la Foudre quand il faisait éclater le tonnerre.

Chaque fois qu'il volait dans le ciel, il emportait ce gong et le frappait sans relâche. Quand il s'enivrait, il frappait si fort que les eaux du lac et du fleuve s'agitaient dans tous les sens et inondaient les rives.

- Qu'es-tu venue faire ici? Interrogea le Dieu de la Foudre sur un ton sévère.

- Je suis venue te demander des explications! Répondit la jeune fille sans se troubler.

- Si tu veux... Répondit-il l'air arrogant.

- Tu n'apportes que des malheurs à la population riveraine du fleuve de la Foudre! S'écria-t-elle avec indignation.

Aussi despotique qu'il fût, le Dieu de la Foudre ne trouva rien à répondre au juste blâme de la jeune fille.

Au fond de lui-même, il admirait le courage de cette jeune fille et sa grande beauté acheva de l'apaiser.

-Bon, je veux bien quitter le lac pour le ciel, mais à une condition : Que tu deviennes ma femme. De toutes façons, tu ne peux plus rentrer chez toi maintenant.

On voit bien , que comme les édenistes , les asiates appréciaient les filles des hommes !

Hua Xu hésita. le Dieu de la Foudre ajouta, sur un ton plus doux :
- Ne t'inquiète pas, je te traiterai bien.

Le Dieu de la Foudre s'étant engagé à quitter le lac, Hua Xu consentit à devenir sa femme. Dès lors, non seulement il l'entoura de prévenances, mais il ne battit plus du gong à sa guise et les eaux du lac et du fleuve restèrent calmes.



Quelques temps après, Hua Xu mit au monde un garçon. Le Dieu de la foudre pensa alors quitter le lac pour le ciel avec sa femme. La jeune fille pensait à son pays natal. Puisqu'elle ne pourrait jamais y retourner, se dit-elle, elle y enverrait son fils.

Profitant d'une sortie de son mari, elle déposa son enfant dans une calebasse. C'était un récipient à vin pour le Dieu de la Foudre, grand comme une barque. Elle posa la calebasse renfermant son enfant sur l'eau du lac et la petite embarcation descendit bientôt le fleuve en suivant le courant.

Le père de Hua Xu pêchait au bord du fleuve, pensant mélancoliquement à sa fille, quand soudain, il vit dériver une grosse calebasse sur le fleuve. Intrigué, il la repêcha et l'emmena chez lui. Quelle ne fut pas leur surprise quand le vieux couple découvrit à l'intérieur un bébé dodu.

Il était enveloppé dans un vêtement ayant appartenu à leur fille. En l'examinant attentivement, ils virent que son front large, la blancheur de son teint et sa beauté le faisaient beaucoup ressembler à leur fille et ils furent convaincus qu'ils avaient devant eux leur petit-fils.

Cette découverte surprenante consola le vieux couple touché par la perte de leur fille. Ils élevèrent cet enfant comme le leur et l'aimèrent tendrement. Quels grands-parents n'aimaient pas leur petit fils?

suite ici
http://fr.blog.360.yahoo.com/blog-7KO12kc1frV8ErANgCBa9690MJnEBn96?tag=asiates&l=21&u=25&mx=28&lmt=5
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mer 15 Aoû 2007, 16:22

Voici une proposition de réflexion que je sous partage avec l accord de Sphinx...


Le feu de l oiseau


voir dans la rubrique " l envol"

http://antahkarana.forumzen.com/L-ANTRE-DE-MELCHISEDECK-c2/Dialectique-de-la-perception-l-envol-f15/L-Oiseau-de-Feu-p2220.htm#2220

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MessageSujet: Travail, couple polaire et Amour réalisé   Jeu 20 Sep 2007, 14:37

Travail, couple polaire et Amour réalisé


Citation :
Si, s'étant reconnus mutuellement, les deux êtres polaires triomphent de cette dernière épreuve, souvent la plus douloureuse, la nouvelle vie, s'ouvrira devant eux, alors qu'ils seront ensuite appelés pour être Un sur terre et dans le cieux.
voir un nouveau dossier ici:
http://www.signs-of-the-times.org/signs/fr/forum/viewtopic.php?id=207
extraits:



Citation :
L'Amour est l'Alpha et l'Oméga de la vie. Le reste n'a qu'une signification secondaire. L'homme naît avec l'Alpha. C'est le propos du présent travail d'indiquer le chemin qui conduit vers l'Oméga.





Citation :
Gnôsis t.1 a écrit:
Cet Amour est accessible à l'âme humaine même ici-bas. Toutefois, ni l'homme, ni la femme ne peuvent y parvenir séparément. Il n'est accessible qu'à un couple et à condition d'une réintégration conscience et totale de l'un et de l'autre en un seul Etre par une synthèse du Moi et du Toi réels ayant la force de rompre l'écorce de leurs Personnalités respectives. (Matthieu, XI, 12; Luc, XVI, 16) Pratiquement, cela ne peut advenir que lorsque les deux Personnalités se trouvent déjà avancées, riches de l'expérience qu'elles ont séparément acquise dans la vie extérieure. (...)

L'amour humain est imparfait parce qu'il est instinctif et impulsif. Et tant que l'homme se laisser aller mécaniquement à ses impulsions, son amour ne servira que les buts cosmiques de l'ensemble. Il en retirera toutefois, comme élément d'équilibre et comme récompense, le plaisir qu'il lui donne; mais tel quel, il ne servira en rien à son évolution ésotérique. Et pourtant l'Amour est le moyen le plus sûr et le plus puissant pour achever cette évolution. C'est parce que l'Amour est l'unique élément objectif de notre vie. (...)

L'Amour peut, en effet, servir à l'homme dans son évolution ésotérique; Pour cela, celui-ci doit cependant appliquer à cet amour des efforts conscients et ne pas se laisser entraîner par des impulsions. Il neutralisera ainsi lui-même l'action perturbatrice de l'Amour, ce qui préviendra - et rendra inutile - l'intervention du Principe d'Équilibre dans sa réaction mortifiante. Dans ce cas, l'apport de puissance que donne l'Amour ne sera pas immédiatement dépensé pour servir des buts généraux, mais demeurera la possession de l'homme. Il pourra alors être utilisé pour accélérer la croissance de sa Personnalité et faire progresser celle-ci vers la deuxième Naissance, premier résultat tangible des pratiques ésotériques.(...)

Ce travail, s'il se fait à deux, homme et femme, peut se développer avec une puissance extraordinaire et donner des résultats rapides. A condition toutefois qu'au point de vue ésotérique ces deux êtres se conviennent intégralement. Que ce soit un couple parfait, c'est-à-dire que leur ensemble reflète, sous réserve bien entendu des particularité de leur type humain, le rapport entre le Moi et le Toi absolus antérieur à la Création de l'Univers. C'est le cas des êtres qu'on appelle dans la science ésotérique des êtres polaires....

Citation :
Permettez-moi maintenant de donner ce passage d'Ibn' Arabi :


Traité de l'amour, p.56 sqq a écrit:
En effet, l'homme ne peut pas être en totale harmonie dans son être qu'avec une personne de son espèce dont il tombe amoureux. Il n'existe aucun aspect de sa personne qui ne soit assimilé à l'aimé et qui ne subsiste en lui sans être possédé intégralement à tel point que l'extérieur de son être ne soit épris de l'apparence de l'aimé et que son être intérieur ne le soit de l'être intérieur de l'aimé. N'as-tu pas remarqué que l'Etre vrai s'est aussi bien nommé l'Exterieur ou Apparent (zhâhir) que l'Intérieur ou Caché (bâtin). C'est pourquoi l'être humain est aussi bien pénétré d'amour pour Dieu que pour les formes qu'Il produit. [Au sujet de la dualité Intérieur/Extérieur, voir A propos de l'émergence bilatérale matière/conscience]. Or, cette submersion ne se réalise jamais chez les êtres du monde d'espèces différentes. Seuls les aspects de la forme aimée sans affinités avec lui restent inaffectés par l'amour.

La totale possession par l'amour de l'être qui aime Dieu, trouve sa raison profonde dans la constitution de l'homme faite selon la Forme (çura) de Dieu ainsi qu'il est rapporté dans la nouvelle prophétique. Un tel être est alors susceptible de recevoir, dans une correspondance intégrale, la majestueuse Présence divine en toute sa personne et pour cette raison tous les Noms divins se manifestent à lui. (...)

Un amour qui laisserait subsister chez l'amant une trace de raison qui lui permettrait de penser à un autre que son Bien-Aimé ne serait pas véritable. Il présenterait seulement un caractère accidentel dans l'être. (...)

On peut présenter une autre particularité de l'amour. L'amant doit réunir deux aspects antithétiques pour que la forme de son amour soit parfaite quand il est doué de libre arbitre (ikhtiyâr). Cette caractéristique fait la différence entre l'amour naturel (tabi'î) et l'amour spirituel (rûhânî). Or, seul l'homme a la possibilité de réunir ces deux sortes d'amour, au contraire des bêtes qui, dans leur amour, ne rassemblent pas ces deux aspects antinomiques. Seul l'homme les synthétise dans son affection amoureuse puisqu'il a été façonné selon la Forme de Dieu, Lequel se qualifie parfois comme dans ce verset : Il est le Premier et le Dernier, l'Extérieur et L'intérieur... (Coran, LVII, 3) (...)
L'amour qui caractérise la bête (...) est un amour physique et non spirituel. L'animal recherche l'union avec le partenaire qu'il aime sans avoir conscience que celui-ci partage cette affection car il ne la ressent pas.
Pour cette raison nous avons classé l'amour propre à l'homme en deux catégories : l'amour naturel ou physique qu'il partage avec les bêtes et les animaux, et l'amour spirituel par lequel il se sépare et se distingue de l'amour animal.
Cela étant posé, sache que l'amour est de trois sortes et pas davantage : divin, spirituel et naturel ou physique.
L'amour divin est celui que Dieu a pour nous. L'amour que nous Lui portons peut s'appliquer à ce type d'amour.
L'amour spirituel est celui de l'amant qui s'empresse à satisfaire l'aimé. Rien ne demeure chez lui, ni visée, ni volonté, qui puisse s'opposer à l'aimé; De plus, l'amant reste entièrement tributaire de la volonté de l'aimé.
L'amour naturel est celui de l'amant qui recherche la pleine satisfaction de ses désirs, peu importe que cet empressement plaise ou non à l'aimé. La plupart des hommes actuellement sont gouvernés par ce type d'amour.

Citation :
Sur Cassiopaea.org, Laura Knight-Jadzcyk a écrit un article portant sur la Cinquième Voie, et qui contient une synthèse des éléments cruciaux que j'ai voulu mettre en lumière tout au long de ce topic :


Dans la "voie longue", par une élimination successive basée sur une analyse longue et 'minute-par-minute' de son film, et après de nouvelles erreurs et de nouveaux échecs, l'homme pourrait finir par trouver son épouse légitime, un être polaire intégral avec qui s'unir.

Dans la "voie courte", l'homme doit commencer par faire une recherche conscience de son être polaire, s'il le trouve, ils peuvent travailler ensemble sur le film qui - à ses origines - est commun aux deux [partenaires].

Un homme seul est incomplet. Mais juste là où il est faible, son opposé polaire est fort. Ensemble, ils forment un être intégral : leur union mène à la fusion de leurs Personnalités et à une cristallisation plus rapide et leurs corps subtils complets, unis dans une seconde Naissance commune.

C'est la rédemption du "péché originel."
Citation :

Le système des films [de vies] est conçu de telle sorte que les êtres polaires se rencontreront nécessairement dans la vie, dans certains cas plus d'une fois. Seulement les liens troubles survenus dans la vie par chacun [des deux partenaires], en tant que résultat de leurs mouvements libres, associé avec les conséquences karmiques d'une ou plusieurs expériences précédentes, peuvent détourner l'homme ou la femme du SEUL être avec qui ils peuvent [partager] un Micro cosmos.

S'il n'y avait pas de dette karmique, tout irait merveilleusement bien : deux jeunes personnes se rencontreraient dans la famille et atmosphère sociale la plus favorable, et leur union représenterait une vrai conte de fée. Mais ce n'est pas la réalité.

Obéissant au principe d'Imperfection, et mu par l'action de la Loi Générale, les deux êtres prédestinés commettront des erreurs. Profondément enfouis sous des mensonges, ils ne savent habituellement pas comment apprécier le don qu'ils ont reçu. Souvent, l'un et l'autre ne se reconnaissent même pas.

Si c'est le cas, alors une question agonisante est posée : il y a-t-il un ou plusieurs moyens de détecter notre être polaire, et, si oui, quels sont ces moyens ?

[b]Rencontrer cette personne, le faire avec la connaissance [du fait que cette personne est notre être polaire], et laisser s'en aller notre être polaire, est la pire erreur que nous pourrions probablement faire : parce que nous resterions dans une vie factice, sans lumière.

Tout ne doit-il pas être sacrifié en faveur d'une union qui est la seule chance de notre vie : la promesse de retourner au paradis perdu ?

Néanmoins nous devrions faire attention à ce dernier piège, on peut y tomber juste au moment où l'ineffable bonheur semble nous sourire.

Nous avons juste dit : tout doit être sacrifices; nous n'avons pas dit : tout doit être brisé.

Si, s'étant reconnus mutuellement, les deux êtres polaires triomphent de cette dernière épreuve, souvent la plus douloureuse, la nouvelle vie, s'ouvrira devant eux, alors qu'ils seront ensuite appelés pour être Un sur terre et dans le cieux.

[Un élément qui peut causer l'échec de l'union], qui est subjectif, est la distorsion de notre personnalité à cause de déviations conscientes ou inconscientes par rapport au film initial durant le cours de notre existence. Les distortions de ce type augmentent la difficulté de reconnaître son être polaire, et peuvent nous rendre moins disposé à vouloir s'exercer pour s'unir avec cet être. (...)

C'est un axiome que tout homme et toute femme a un être polaire.

Néanmoins, tous les êtres humains ne sentent pas le besoin impératif de s'unir avec leur être polaire. Les êtres qui vivent enfermés dans leurs Personnalité sans penser profondément - ce qui constitue la grande majorité de l'humanité - s'impliquent avec enthousiasme dans une vie réglée par les influences matérielles, et ne sent pas vraiment le besoin d'une telle union. Pour eux, l'être polaire est le même que n'importe qui d'autre. La Personnalité ne perçoit rien d'exceptionnel en lui, et si par chance une impression extraordinaire est expérimentée, c'est au contraire ressenti comme quelque chose d'anormal et d'embarrassant.(...)

La loi est précise : pour reconnaître son être polaire, l'homme doit se connaître lui-même.

C'est évidemment logique, pour reconnaître son alter ego, l'homme doit d'abord reconnaître son propre ego.

Il est vrai que le "Moi" du corps, comme le "Moi" de la personnalité, aspire à trouver la réponse parfaite chez un autre être. Cela signifie que SEULEMENT par son identification de plus en plus [importante] avec son VRAI "Moi", l'homme rend magnétise l'union avec son être polaire.

La difficulté qu'il y a dans la découverte de notre être polaire se tient derrière le fait que nous sommes déformés, et que nous distordons constamment notre film par des mouvements libres. Nous devons rectifier notre propre distorsion et renoncer aux mouvements impulsifs. Ceci explique la prescription de ne pas agir sous l'influence d'un seul unique centre. Il est nécessaire de corriger notre distorsion, qui, logiquement, nous impose le besoin, à la fois en réception et transmission, d'efforts conscients pour faire que nos centres émotionnel et intellectuel travaillent ensemble.

Lorsque des êtres polaires se rencontrent, par quels signes immédiatement perceptibles est-ce que les humains qui sont encore imparfaits, encore déformés par la dette karmique, peuvent assurer objectivement qu'ils ne font pas une erreur ?

Ici se trouvent des critères indispensables qui peuvent avoir une valeur objective dans la reconnaissance mutuelle.

Depuis la première rencontre, en la présence de l'être polaire, les deux "Moi" de la Personnalité et le "Moi" du corps vibrent d'une manière qui ne ressemble à rien de ressenti auparavant.

La raison pour cela est que ces "Moi's" se trouvent eux-même en présence de leur Premier Amour qui continue au travers des siècles. Sans être clairement conscience de cela, les êtres polaires se connaissent; et cette connaissance, aussi vieille qu'eux-mêmes, s'exprime par la voix de leur subconscient. Ceci créé une atmosphère d'absolue confiance et de SINCÉRITÉ dès le premier moment lorsqu'ils se rencontrent.

Ceci est Pierre de touche : les êtres polaires ne SE MENTENT PAS mutuellement. Ils ne ressentent pas le besoin de mentir, parce qu'eux deux sont un seul être, des profondeurs desquelles le vrai "Moi" lance son appel et donne son assentiment.

Après cela, cette sincérité absolue, spontanée, constitue la base de leur relation. (...)

Le côté merveilleux de la rencontre disparaîtra derrière un rideau de mensonges triviaux, qui rapidement prendront l'aspect d'un mur infranchissable.

C'est comment et pourquoi l'homme extérieur passe à côté de son être polaire sans le reconnaître. C'est pourquoi le travail pratique de la Voie ésotérique commence et continue nécessairement par une lutte contre le fait de se mentir à soi-même. Le succès dans ce domaine est indispensable.

Pour atteindre ce but, aucun prix n'est trop cher à payer.

S'ils sont ouverts à la vérité, si leurs rencontres font que leurs cordes - silencieuses jusqu'alors - vibrent en harmonie entre eux, la voie est toute tracée, les êtres polaires, par leurs efforts conscients [devront chercher à] recréer le Micro cosmos qui a été jadis dissocié et brisé.
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Jeu 20 Sep 2007, 22:44

Merci à toi, Ambre, pour ces confirmations de mon approche, et pour avoir trouvé une personne qui parle de ce sujet presque comme moi!

144000

bisouxxx,

steph
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mer 20 Fév 2008, 11:47

je vous partage une reproduction suite à une "visitation" cette nuit!
je dévelloperai plus tard...


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Christalain

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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mer 20 Fév 2008, 14:56

Merci Ambre, très intéressant cette gravure remplie de symboles...
On y voit, entre autres, le fameux septénaire astrologique avec logiquement mercure au centre, le soleil coté masculin, la lune coté féminin. Par contre bizarre de trouver Mars et Venus du meme coté masculin... et jupiter / saturne de l'autre coté...
J'ai hâte que tu nous partages tes développements !

144000
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mer 20 Fév 2008, 16:43

Très riche gravure !

Tout comme Christalain, j'aurais volontiers permuté Jupiter et Vénus...

Quant à la sphère ailée contenant le carré et le triangle, on ne peut faire Un avec elle qu'en étant l'androgyne transmuant les énergies du gardien possessif, le dragon aillé.

Il y a tant de symbole que l'on attend, ce que tu as eu en éclairement cette nuit.
Merci ambre :7777:
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mer 20 Fév 2008, 18:17

Mmh...

N'oublions pas que chaque sexe possède spirituellement la prérogative sur un des deux axes de la croix dialectique.

Ce qui signifie qu'un sexe s'occupe de l'axe vertical transcendant, représenté ici par Jupiter-Saturne, et l'autre sexe s'occupe de l'axe horizontal immanent, représenté par... les deux sexes.

Le problème est qu'en principe, c'est la Femme qui possède la prérogative de l'axe immanent, horizontal, de sexuation... moi je mettrais donc les deux sexes du côté féminin, mais peut-être y a t'il encore une subtilité dialectique qui aboutit à la représentation ci-dessus?

Dialectiquement, les deux polarités sexuées sont toujours entrelacées, et selon le point de vue où l'on se place, les attributs de ces pôles peuvent être permutés avec cohérence, si une référence correcte est utilisée pour l'interprétation.

Par exemple, dans le schéma ci-dessus, les deux "liens" ou "cordes" menant aux paires dialectiques Jupiter-Saturne et Féminin-Masculin... sont dans la prolongation de l'astre opposé... et pourraient se croiser au centre des deux pôles.

De ce fait, l'astre associé aux pôles transcendants Jupiter-Saturne serait le Soleil, et l'astre associé aux pôles immanents Fémini-Masculin serait la Lune. C'est ce que suggèrent les lignes de force!


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mer 20 Fév 2008, 18:42

je vous partage déjà ceci ,puisque je vois que celà vous interresse...


je vous dis donc déjà...que j ai vu les mots "rebis" ,"sbire" ,"azoth","eau","sang" prendre Vie après avoir "été fendue en deux" en plein coeur,dans le dos!
Une croix s est inscrite en moi énergétiquement.
Je me suis vue au dessus de la planète ,il n y avait plus de lune,une odeur particulière que je n apparante à rien que je connaisse,et des larmes,des larmes après avoir reçu un message qui m est très personnel!
je me suis levée et ai intuitivement été rechercher un livre que j ai lu il y a quelques années et je suis tombée sur cette image et une interprétation bien différente que celle que nous avons l habitude de lire !
(j écris en cours de soirée ,si vous me le permettez,je suis très fatiguée ,donc patience!)
je ne sais pas encore mettre en forme tout ceci...toute la semaine j ai eu très mal au coeur,et pourtant quelque chose me pousse à chercher les mots qui sont comme une confirmation de ce que j ai reçu.J ai bien noté le mot "visitation" et non "visualisation",c est important!

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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mer 20 Fév 2008, 19:19



Légende de l image ci dessus:
"Les rose-Croix désignaient l être humain parvenu à l omni-conscience,qui avait donc consciement réuni en soi les deux pôles,sous le nom d "hermaphrodite"(Hermes et d Aphrodite) et le représentait avec deux têtes.Il domine la force sexuel,le dragon,le "Maitre du monde",sur lequel il se tient pendant que celui-ci règne sur terre.L Homme parfaitement conscient utilise le feu du dragon pour animé ses centres nerveux et cervicaux supérieurs et les maintenir en activité."



Dans l ordre actuel de la nature,nous ne pouvons pas réaliser cet état androgyne dans le corps,mais dans l esprit seulement,dans la Conscience Orginelle.
Dans notre Conscience,nous pouvons atteindre et vivre cet état Originel Divin dans lequel les deux poles reposent l Un dans l Autre comme un état de conscience.
Il est utile de souligné ici que,même à l échelon suprême, le corps continuera d appartenir à un sexe.L être humain,par son corps,reste homme OU femme même si,par des exercices yoguiques,il a rendu consciente la moitié LATENTE de son être et a réaliser en lui son complément!
Il ne devient en AUCUN CAS un homme -femme,un hermaphrodite psysique.
Celà serait ANORMAL ET MALADIF.
Les Rose-Croix n ont employé l expression hermaphrodite quand parlant de la Conscience!
Tous les états que nous vivons au cours de notre dévelloppement sont exclusivement des états de conscience.
Et même si nous avons rendu l autre sexe conscient en nous,il ne s agit que d un état purement spirituel.
Quand au corps,il n a simplement plus de désirs sexuels.
comme nous l avons dit,le désir n est pas dans le corps mais dans la conscience de l homme tant que celui ci s identifie à son corps.
A la conception,l ESPRIT s intègre dans un corps qu il construit à son image et anime.
Comme la matière isole et ne laisse pas pénétrer la Lumière de l Esprit,celui ci perd sa Conscience spirituelle,devient charnel et s imagine être qu un corps.
La conséquence en est qu il projette dans le corps sa recherche de l unité perdue qui se traduit alors par le désir sexuel.Car les glandes sont animées et travaillent par la force de l esprit ,de la vie.
Lorsque,dans le corps,l esprit retrouve sa conscience spirituelle et devient conscient de sa vraie nature,il devient un TOUT et le désir sexuel disparait.C est là que le mystère des êtres conscients dans leur esprit ,dans leur réel (les saints,les prophètes,les sybilles,les hommes dieux),qui ,bien que ne manifestant qu un sexe,sont libéré de tous désirs charnels et peuvent vivre chastement sans souffrir d aucun refoulement maladif,d agitation ou d autres difficultés.Pour éviter tout malentendu,disons encore que ces êtres éclairés n ont pas perdu leur puissance sexuelle parce qu ils sont devenus un "TOUT" comme beaucoup d ignorants se plaisent à le prétendre.
Ceux qui sont arrivé au but sont devenu conscient à la source de toute Puissance dont ils emploient les forces à volonté;toutes formes de manifestations leur est accessible et donc également les manifestations sexuelles!
Ils ne sont pas impuissants,ce sont des êtres équilibré,harmonieux,parfaitement calme et maitre d eux mêmes.
Chaque homme recèle ces Vérités et ces lois dans son Inconscient

Premier extrait d Elisabeth Haich dans" Force sexuel et yoga!" déjà presenté sur le forum.
Je vais analyser suite à mes conversations avec Namaste cette après midi de nombreux textes et j en ferrai une synthèse.

Pour faire suite à vos commentaires ,j ai ceci proposé par RIPLEY SCROWLE
http://hdelboy.club.fr/ripley_scrowle.html



dernière figure de l'Azoth


Citation :
On relève des convergences non négligeables entre cette figure et le panneau du RS : la sphère ailée supporte le dragon à queue serpentine, terrassé par l'hermaphrodite tenant de curieux emblèmes : compas et équerre qui se ressentent évidemment d'une origine R+C [voir Tractatus aureus et Liber Alze]. Curieusement, certains idéogrammes sont inversés, par rapport à la version du Viatorum spagyricum de Jamsthaler [Francoforti, 1625], notamment le mot REBIS, que l'hermaphrodite porte en blason sur sa poitrine et le chiffre 4, sur la sphère [inversion du 4 reprise dans la Bibliotheca chemica curiosa de Manget]. Cette gravure évoque une aquarelle de la Pandora

[Codex Germanicus Alchemicus Vadiensis, Saint-Gall, XVIe siècle ; Codex Rhenovacensis ou Aurea hora, Zurich dont Jung estime que la valeur réside dans la série des dix huit illustrations symboliques jointes au texte vers la fin : certaines de ces images proviennent du Dryvaltigkeitsbuch du Codex Germanicus 598, 1420, Munich, Staatsbibiliothek. La source principale en est le Manuscrit alchimique de la bibliothèque universitaire de Bâle. D'après Jung, Paracelsica, trad. fr. p. 249, n. 129 à propos de Reusner].

Deux différences sont notables : d'une part, les symboles planétaires qui sont absents dans cette partie du RS [ils sont en fait bien là, mais dans les sept médaillons, et voilés; voir chapitre 1]. D'autre part, le REBIS lui-même qui apparaît in corpore dans l'Azoth, alors qu'il n'est que suggéré dans le RS ; ajoutons que la version de la Huntington Library montre que la n'encadre pas vraiment le , chose pourtant bien visible dans d'autres versions comme celle de la Wellcome Library. On trouve encore la sphère ailée dans l'Aurum hermeticum de Balduinus [Aurum superius et inferius aurae superioris et inferioris hermeticum, Francoforti, Leipzig, 1675 repris dans la Bibliotheca chemica curiosa, t. II, pp. 856-875] qui se reflète dans la fons vitae. On trouve enfin ceci dans Basile Valentin :

« Or celui qui sera curieux de savoir ce que c'est que toute choses dans toutes choses, qu'il fasse à la terre de grande ailes, et la rencogne et la presse tellement qu'elle monte en haut et vole par dessus toutes les montagnes, jusqu'au firmament, alors qu'il lui coupe les ailes à force de fer, ainsi qu'elle tombe dans la mer rouge et s'y noie, puis fasse calmer la mer, et dessèche ses eaux par feu, et par air, afin que la terre renaisse... » [Douze Clefs, premier livre de la Clavicule]


Si nous examinons bien la terre ailée du RS, nous y voyons en fait l'image de l'antimonium qui se décompose en et †. Le premier signe est celui du vitriol [vitri oleum ou huile de verre : c'est le vase de nature]; quant à la croix, elle est l'hiéroglyphe du creuset [crux] qui affirme la puissance du feu. Ce feu est formé par le dragon à queue serpentine dont la matière nutritive [le sang du dragon ou zandarith, alias sandaraqh] abreuve les composants du lapis qui se situent dans la partie inférieure et aquatique de la terre hermétique. Ce « sang dragon » par cabale est le Lac virginis qui assure la nutrition du Rebis :

« On le sait, le lapis n'est pas qu'une pierre; les alchimistes affirment expressément qu'il est composé de re animali, vegetabili et minerali (de susbtance animale, végétale et minérale) et consiste en corps, âme et esprit (Rosarium); de plus, il croît de chair et de sang... C'est la raison pour laquelle le philosophe... dit : "Le vent l'a porté dans son ventre"... » [Jung, Psychologie et Alchimie, la symbolique du mandala, § 243, p. 233]

Là encore, c'est à demi mot qu'il faut entendre les paroles des philosophes : que le lapis ait en lui des substances d'origine végétale et minérale, c'est un fait assuré [alun, vitriols, colcothar, cendres de plantes du littoral marin, etc. participent de sa matière]. Que l'on y retrouve une origine animale, voilà autre chose. La cabale permet de comprendre que d'une part le lapis croît dans le Lait de vierge, au sein du vase de nature : cet accroissement, souvent compris comme une multiplication, à l'instar d'un cristal qui augmente sa masse dans une solution mère, a été considéré, à tort bien sûr, comme une sorte de vie animale [voir Cristallogénie]. D'autre part, la symbolique accorde au lapis, à côté de l'animus, la formation de l'anima . La chair du lapis, on l'a dit maintes fois, n'est autre que le corpus ou principe SEL - assimilé par certains au lion porte or [voir Pernety, article zodiaque]. Quant au sang, il s'agit du sulphur en voie de réincrudation. La citation finale de notre extrait est tirée de la Tabula smaragdina et exprime que la matière est d'abord sublimée [revoir figure 8 du Ros. Phil.]. Ce Soufre solaire est tiré du Mercure souvent symbolisé par l'un des oiseaux de la volière d'Hermès [voir le pélican supra; on en trouve un exemple dans l'imagerie en tant qu'allégorie du Christ in Jacob Boschius, Symbolographia, Augsburg, 1702].

« L'or, la couleur royale, est attribuée à Dieu le Père; le rouge à dieu le Fils parce qu'il a versé son sang; et le vert, "la couleur qui verdoye et qui réconforte" au Saint-Esprit. » [idem, § 319, p. 280]

Il est évident, à ce stade, que l'on ne peut arriver à comprendre en quoi le dragon est lié à la vie du Rebis qu'en admettant - comme Jung le fait d'ailleurs - que le Christ et le serpent sont deux aspects d'une même entité archétypale, tantôt filius tantôt diabolus. Et tout paraît indiquer que ces deux formes sont irréductibles, en ce que l'on ne peut à la fois observer l'une et l'autre : c'est ce qui donne toute sa valeur à cette gravure de l'Azoth où l'on voit le Rebis tenir d'une main un compas et de l'autre une équerre. C'est pourtant à cette tâche, réputée impossible, que ce sont attelés les alchimistes : résoudre le problème de la quadratura circuli. Si l'on devait reprendre ce que nous disions tout-à-l'heure sur le parallèle entre physique quantique et alchimie [aspect relevé par Simon Diner in Louis de Broglie que nous avons connu, le dualisme onde particule et la tradition alchimique, pp. 59-64, Fondation Louis de Broglie - CNAM, 1988 ; voir aussi : C.G. Jung et W. Pauli, Naturerklärung und Psyche, studien aus dem C.G. Jung Institut IV, 1952 puis Walter-Verlag] on dirait que le compas [c'est-à-dire le ] est une indication sur le cercle qui symbolise le Bien. À l'inverse l'équerre [qui s'apparente à la par ses phases où se manifestent des ruptures] est une indication surle quadratum ou Terre qui correspond à la corruption et donc au Mal. L'unique moyen de lier le compas et l'équerre est la croix [lieu unique où objet et sujet coïncident dans le mystère de la Passion †, c'est-à-dire de la dissolution]. On comprend, par conséquent, qu'il y ait stricte équivalence entre l'image de Longin perçant de sa lance le flanc du Christ et celle de saint Georges [ou saint Michel] terrassant le dragon. Voyons cela de plus près. Posons d'abord que le dragon est le symbole du Père [voir notre tarot alchimique où il est facile d'observer qu'il s'agit de la lame de l'Empereur; voir encore la nona figura du De Lapide Philosophorum de Lambsprinck, in Musaeum Hermeticum, p. 359 : le Roi triomphe du dragon chthonien et porte la ]. La psychologie admet qu'il s'agit du symbole du SOI ; dans le processus d'individuation, le MOI doit s'affranchir du frein naturellement exercé par le SOI en sorte d'établir un rapport avec le ÇA [i.e. l'Autre]. Cet affranchissement, le christianisme en a fait, par la Rédemption, la clef de voûte de toute sa doctrine et la Passio Christi permet - en sa singularité - de trancher le noeud gordien de la quadratura circuli. C'est ce qu'en psychanalyse on nomme le :

« triomphe du Moi sur les tendances régressives... Le héros... doit se rendre compte que l'ombre existe et qu'il peut en tirer de la force... En d'autres termes, le Moi ne peut triompher qu'autant qu'il a d'abord maîtrisé et assimilé l'ombre » [Jung, l'Homme et ses symboles, p. 120, Paris, 1964]
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Sam 23 Fév 2008, 21:08

...suite du rêve...avec Platon!

http://www.cosmovisions.com/Platon.htm
ceci par serena
http://antahkarana.forumzen.com/partages-recherches-eveil-du-soi-f2/les-solides-de-platon-t907.htm?highlight=solides+de+platon

Citation :


Théorie de l'âme
La théorie de l'âme chez Platon est intimement liée à sa philosophie morale d'une part comme le montre la République mais aussi d'autre part avec sa démonstration de l'immortalité de l'âme.

Pour Platon dans le Phédon, l'âme :

est un être apparenté aux idées ;
a un mouvement propre ;
est immortelle ;
se divise en trois parties :
le noûs (ou "logismos") est l'élément rationnel
le thumos, appelé parfois élément irascible, pourrait être traduit par « cœur » ; il est cette partie de l'âme susceptible d'emportement, de colère, de courage
l' épithumia, ou élément concupiscible, est le siège du désir, des passions
Platon expose cette constitution tripartite de l'âme dans le Phèdre et dans La République. Le noûs, ou la raison, en tant qu'il a affaire à l'intelligible, est le plus noble des trois. Le second, caractéristique de la volonté d'enrichissement personnel, de bonne réputation et des tentatives de prouesses qui en découlent, n'est utile que s'il se met au service de l'élément raisonnable, afin de maîtriser le troisième, qui mène irrémédiablement au vice. En d'autres termes, la vie bonne suppose que s'établisse, entre ces trois parties de l'âme, une hiérarchie : le noûs gouverne le thumos, qui gouverne l’épithumia. Chacune de ces parties possède ainsi une vertu qui lui est propre : la sagesse, le courage et la tempérance ; l'harmonie de ces trois parties est la vertu de justice.

Platon croyait l'âme immortelle et chercha à le prouver (sans prétendre y parvenir) dans le Phédon, qui raconte le dernier jour de Socrate. Cette immortalité se lie à la thèse de la migration des âmes et leurs purifications après la mort qu'il décrit dans trois mythes, à la fin du Gorgias, de La République et du Phédon.

2. La morale de Platon
2.1. L'âme comporte trois parties
2.1.1. 1er partie (livre 4) L'épithymia : appétit ou désir sensible
Elle a son siège dans le ventre et c'est le principe concupiscible de l'âme. (concupiscence : inclinaison exclusive vers les plaisirs charnels, sensibles, du corps.) L'épithymia, c'est le mouvement de l'âme qui a pour finalité la satisfaction de la vie animale. Elle est constituée de plusieurs désirs sensibles, dont les plus vivaces sont ceux de la faim, la soif et la sexualité.
2.1.2. 2éme partie : le noûs : la tête
Il a son siège dans la tête. C'est le principe rationnel ou hégémonique, le mouvement de l'âme a pour finalité, du point de vue moral, la maîtrise de soi, la partie raisonnante de l'âme peut pousser l'Homme à agir contrairement à son appétit
2.1.3. 3éme partie : le tymos : le cœur
Il a son siège dans la poitrine, c'est le principe colérique ou irascible. Il semble par nature, plus proche de l'épithymia que du noûs, du désir sensible que de la raison. Mais il n'est ni tumultueux ni raisonnable. Tout est question d'éducation. S'il est bien éduqué, il l'unit à la raison à la raison et devient l'enthousiasme, l'énergie. S'il est l'allié de l'épthymia, il devient alors l'irritation. Exemple du tymos (République p192) Léontios a envie de regarder les cadavres étendu prés du bourreau. Ce désir est une forme de curiosité morbide. Pourquoi lutte t'il contre ce désir : parce qu'il s'est forgé un idéal moral qui refuse toute intrusion d'un désir malsain. Cette représentation idéale de soi apporte un principe de résistance à la dépravation des désirs. Mais ici, cela ne suffira pas. La curiosité morbide l'emporte. Alors Léontios considère son désir déréglé, dépravé, comme étranger à lui-même : "Allons mes yeux, emplissez-vous de ce beau spectacle". Il devient furieux car il n'a pas été à la hauteur de son exigence. On voit bien ici que le tymos est lié à l'estime de soi, à la valeur que l'on place en soi-même. Plus un homme est noble, plus il place haut sa valeur, plus il deviendra furieux lorsqu'il aura agi injustement ou lorsqu'il aura été injustement traité. L'estimation de soi peut être appelé dignité : l'Homme ressent de l'indignation lorsque cette estimation est altérée. Platon donne de cette division tripartite de l'âme une version allégorique, mythique, dans un dialogue intitulé Phèdre, c'est le fameux mythe de l'attelage ailé : le noûs est le cocher d'un attelage constitué d'un cheval blanc, le tymos et d'un cheval noir, l'épithymia.


http://www.chez.com/philosophie/cours/platon/platon.htm

voir aussi
http://www.chez.com/philosophie/cours/platon/platon.htm

http://www.rexresearch.com/alchemy4/jcastazo.pdf
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Masculin et féminin : la bi-unité
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