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 Masculin et féminin : la bi-unité

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AMBRE

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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Dim 24 Fév 2008, 09:17

Citation :


Parvenues à un degré suffisant d'évolution, les âmes s'attirent mutuellement pour fusionner. Ces attractions se traduisent par des sympathies réciproques soumises à la loi des complémentaires, comme s'il s'agissait de constituer à deux une unité psychique plus parfaite. Le corps faisant obstacle à la fusion des âmes, celle-ci se distingue du mariage, institution sociale qui vise à fonder une famille.

Lorsque la reproduction de l'espèce est en cause, les choses peuvent se passer selon la théorie de Louis Ménard, l'amour étant alors inspiré par l'entité qui désire s'incarner. Il en résulte une appétence rapprochant les corps en dépit parfois des âmes qui sont loin de se rechercher. Tout se passe comme alors dans le domaine de l'animalité où le mâle s'éloigne communément de la femelle dès qu'il l'a fécondée : l'instinct seul est en jeu, même quand l'abandon ne se produit pas, comme dans les espèces où le mâle pourvoit à la nourriture de sa compagne et de leur progéniture.

Mais est-ce là ce que les hommes appellent l'amour ? Ce sentiment se développe assurément d'un sexe à l'autre en se combinant avec l'instinct de reproduction ; mais il se manifeste aussi avant l'éveil de cet instinct et après son extinction. Les enfants s'aiment entre eux ; ils aiment leurs parents ou d'autres grandes personnes ; ils aiment aussi des animaux ou des objets inanimés qui leur sont chers. Il y a en eux une puissance d'affection qui survit dans le vieillard aux sens définitivement apaisés.

Et pourquoi aimons-nous sans que la sexualité nous y incite ? Tout simplement parce que l'âme est essentiellement aimante : ne pas aimer, c'est manquer d'âme. Les âmes se recherchent, et quand elles se sentent en affinité, elles s'attirent, l'une aspirant alors à se fondre dans l'autre. Résulte-t-il de ces fusions des unités parfaites ou des associations comparables aux étoiles dooubles des astronomes ? La question reste ouverte. Toujours est-il que l'amour pur d'âme à âme rapproche de l'unité suprême et opère la rédemtion des individus par groupes bisexués, telle que l'entend Guaita. De la fusion d'une âme masculine avec une âme féminine résulterait ainsi une entité androgynique angélique. Mais le principe qui anime ici-bas hommes et femmes est-il nécessairement sexué ? La physiologie terrestre se transporte-t-elle au ciel ? Y conserverait-elle sa raison d'être ? Il est sage en ces matières de savoir ignorer.
D'après O. Wirth
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Dim 24 Fév 2008, 12:17

Bonjour,

Selon moi...

La raison d'être de la sexuation est d'ordre Ethique Universel. Donc, le principe physiologique de la sexuation est effectivement "transposé au Ciel", car la véritable Nature des Etres est TOUJOURS Ethique!

La fusion d'une Ame masculine avec une Ame féminine respecte l'intégrité des deux Personnes. Et de ce fait, il faut comprendre l'unité androgynique angélique comme un Couple Sacré de deux Personnes, unies par leurs polarités au-delà de la dualité.

D'un autre côté, il ne faut pas confondre selon moi l'Amour inconditionnel et le potentiel de sexuation!

Les deux existent à tous les niveaux, y compris "au ciel". Mais "au Ciel", leur organisation mutuelle se fait dans la discrimination: l'Amour inconditionnel protège l'attraction sexuée. En somme, la Rencontre de l'Identité (càd de la Personne) d'abord, protège le potentiel de la fonction (la sexuation).

Alors que dans la densité, la confusion mutuelle entre l'Amour et le potentiel de la sexuation provoque l'altération, la perversion, de la fonction sexuée.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mar 26 Fév 2008, 12:59


Reçu par courrier hier:
Analyse de l’Androgyne d’Henry Kunrath
dimanche 24 février 2008, par Stanislas de Guaita
SENS POSITIF OU NATUREL (...)

Le Grand Androgyne à mi-corps consti­tue de prime aspect un pantacle hermé­tique.

C’est évidemment le sens immédiat et capital de l’emblème : il est aisé de s’en convaincre par l’exa­men des accessoires groupés autour de la figure centrale et, pour peu qu’on en doutât, la lecture des textes latins, fort détaillés, dont la planche est couverte, suffirait à lever toute incertitude, en tra­hissant la préoccupation constante du théosophe, laquelle est avant tout d’alchimie.

Mais en Magie, les correspondances analogiques étant absolues, d’un monde à l’autre, il en résulte que tout verbe occulte, proféré dans l’une des trois sphères, éveille naturellement un écho dans les deux autres : c’est toujours la même note, éle­vée ou descendue d’un octave. Le sens des sym­boles est donc multiple et peut s’établir sur une échelle rigoureusement déterminable a priori.

L’explication hermétique de notre planche cor­respond au sens naturel ou positif. Le sens mo­ral ou comparatif requiert une explication psycho­logique, et le sens spirituel ou superlatif, une explication métaphysique.

Dans notre commentaire sur la Rose-Croix de Khunrath, nous avons prisa tâche d’amalgamer en quelque sorte les trois significations : nous essaie­rons cette fois de les indiquer à part.

Ici d’ailleurs, l’intérêt se concentre principale­ment sur l’interprétation alchimique, puisque de toute évidence elle domine les deux autres dans la pensée de l’auteur.

Il semble logique d’exposer celle-là tout d’a­bord — et nous pensons surprendre agréablement notre public, en cédant ici la plume à un confrère aussi connu qu’apprécié de lui. Papus, qui a poussé plus avant que nous l’étude pratique de la spagyrie (jusqu’à réussir diverses expériences d’un ordre très particulier), Papus veut bien nous faire cadeau d’une de ces pages où lui seul, je crois, sait marier avec un art exquis la profondeur des idées à la limpidité du style.

chaos (1er cercle)
rebis (2e cercle)
azoth (3e cercle)
SENS COMPARATIF OU PSYCHOLOGIQ
SENS SUPERLATIF OU MÉTAPHYSIQUE


http://arcane.morgane.org/spip.php?article12
merci!
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Juliette

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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mar 26 Fév 2008, 14:00

Ce texte est très interessant rien qu'en apport des recherches personnelles et en plus en suivant ton cheminement cela offre une ouverture, merci beaucoup Ambre :116: :76:

Juliette
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Jeu 28 Fév 2008, 13:14

Merci juliette ,
je poursuit...




Qu'est-ce que l'Alchimie ? C'est un "travail de recherche qui pénètre par projection toute une masse d'éléments psychiques inconscients" (1). Que recherche-t'on ? Soi-même. Comment se rencontrer ? En jetant un pont entre ce qui est conscient et ce qui ne l'est pas. Ce pont, c'est l'Alchimie, qui mène à la connaissance de soi dans sa totalité. Ce n'est pas un savoir, c'est un art qui nous enchante sur le chemin de notre centre où réside la lumière au plus profond de notre obscure psyché. Alors, le désordre se transforme en ordre : but extérieur et intérieur de toute voie spirituelle. Sur ce chemin, le mental n'a plus de prise : tout devient une pratique. Le Rosaire des Philosophes (2) nous livre les douze étapes à suivre afin de parvenir à l'union, au mariage de l'homme avec la féminité qui l'anime, au mariage de la femme avec le masculin en elle.






I - LA FONTAINE MERCURIELLE :









Mercure est le dieu des Alchimistes (l'Hermès grec, le Thot égyptien). L'eau purificatrice est celle de la vie quotidienne, de ses épreuves. Le dragon à deux têtes : ce sont les contradictions qui nous meuvent, ces forces souterraines qui sont en nous. Dans ces opposés réside une énergie, source de réconciliation. L'étoile à six branches représente l'union de l'esprit et de l'âme. Née dans les airs, l'étoile retombe sur le sol, car la réalisation ne se fait que sur la terre. Le soleil et la lune sont les archétypes parentaux.Les quatre étoiles sont les quatre éléments correspondant aux quatre fonctions qui devront être fixés (stables). La cinquième est la quintessence : le centre.
La fontaine est au milieu du bassin, notre être intérieur. Les pattes qui la soutiennent portent la vie. Les trois tuyaux ont chacun un nom de conciliation ("lait de vierge", etc.) Tant que les quatre éléments sont séparés, l'être se met à l'abri d'une névrose. Peut à peu, en étudiant les rêves, les émotions, l'ordre vient. Chaque fois, en effet, qu'un chercheur part vers l'inconnu, l'esprit-guide inconscient le conduit vers des archétypes immuables. L'inconnu est rempli de projections. La légende traite de l'eau qui est le temps, l'inconscient immobile. La fontaine, c'est l'activation de cet inconscient. L'intégration de ces contenus inconscients, c'est la "médecine universelle".






(1) Jung : Psychologie et Alchimie.
(2) Ouvrage du XVIe siècle. Rolande Biès
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mer 28 Mai 2008, 17:33

MARIE-MADELEINE DAVY
Puer aeternus
« Est « moine », « seul », « solitaire » tout homme qui, parvenu à l’unité, épouse la Sophia. »





« Le déchiffrement du livre qu’il porte en lui va s’accomplir lentement, comme une mue. Il risque d’éprouver « la démangeaison des ailes » sans pour autant les voir pousser. Quand elles seront déployées, il prendra son vol. A cet instant, délivré de sa pesanteur, il prendra sa voie de retour vers son origine céleste. Sorti de l’obscurité, il pourra peu à peu contempler la lumière. Ce « livre des secrets », qu’il porte dans le mystère, pourrait aussi avoir un autre nom : le « livre des aurores ». Les symboles et les images s’effacent de son itinéraire, les voiles s’estompent avant de laisser apparaître la lumineuse Sophia. Comprenant sa parenté céleste, il peut revêtir une nature sophianique. N’est-il pas un philosophe, un fils de la Sagesse ? Mais pour arriver à découvrir en lui l’Esprit de Sagesse, il lui faut passer par la souffrance, le dénuement, le dépouillement, le vide et tout d’abord d’avoir accès à la connaissance de lui-même »

*

« Abandonner la féminité consiste à passer du plan terrestre au plan céleste. C’est uniquement au niveau céleste que se réalise l’unité » - « Ce n’est ni l’homme ni la femme qui sont faits à la ressemblance divine, mais seulement l’androgyne, l’être intégralement bisexué ». Ces deux citations, respectivement de Marie-Madeleine Davy et de Nicolas Berdiaev traduisent la réalité d’une expérience spirituelle distincte de l’expérience mystique, que l’on doit appeler sophianique ou gnostique.

Dans l’expérience mystique chrétienne, en effet, le sujet est féminin, qu’il soit homme ou femme : c’est l’âme féminine qui deviendra l’épouse de l’Unique Époux. Ce que Marie-Madeleine Davy exprime en ces termes : « Le mariage spirituel est symbolisé par l’amour mutuel de l’Époux et de l’Épouse et par leur union. A ce moment l’Épouse ne cherche plus, elle possède une présence qu’elle ne veut plus quitter. » Cependant, et c’est un point essentiel pour bien comprendre l’expérience de Marie-Madeleine Davy, la Présence dont a reçu l’appel n’est pas celle du Christ Époux, elle est celle de la Sophia ou du Christ Sagesse.

Dès lors, le sujet de l’expérience est masculin, puisqu’il prétend à une union avec une Personne qui n’est ni Dieu, ni le Christ ni l’Esprit, et qui n’est pas une des trois Personnes de la Trinité, ni une quatrième Personne, mais bien la Sophia divine. Il existe de rares représentations du Christ Sophia. Elles n’en ont que plus de sens pour qui a reçu l’appel de la Sagesse divine.

Dans l’expérience sophianique, l’homme (vir) doit connaître sa propre âme féminine et quant à la femme elle doit devenir virile. Que l’on soit homme ou femme, c’est l’état de l’homme intégral qui est visé finalement, celui de l’Adam primordial, d’avant la naissance d’Ève, et non la condition de l’homme et de la femme d’avant la chute. Marie-Madeleine Davy aura cette formule : « L’âme doit se dépouiller de sa féminité afin de vivre dans l’Esprit ». En d’autres termes, pour s’unir à la Sophia divine, que l’on soit homme ou femme, il faut devenir cette « vierge masculine », dont parle Jacob Boehme.

Ensuite, l’homme devenu intégral peut prétendre à une union sophianique, qui célèbre les noces de l’homme androgyne, de la femme devenue mâle, avec la Sophia.

Cette expérience de l’union sophianique, vécue au féminin, est fondamentale pour Marie-Madeleine Davy. Elle n’est pas si fréquente et mérite par conséquent toute l’attention.

L’âme est féminine, on le sait, et elle est capable d’engendrement. C’est la notion de puer aeternus, d’« Enfant d’éternité », que l’on rencontre chez Maître Eckhart et à laquelle Marie-Madeleine Davy, en tant que femme, sera sensible : « La femme enceinte sait qu'elle porte dans ses flancs un embryon qui deviendra un enfant. (...)

Dans le cas du puer aeternus, l'enfantement se déroule dans le secret le plus absolu. Il y a bien initialement une semence. Elle provient du monde invisible. Le réceptacle existe. Il ne se réduit pas à un corps animé, pourvu d'un nom. Le fond de l'être expérimente une vasteté, une immensité sans frontières.».

De quoi s’agit-il ? « L’oiseau, on le sait, symbolise l’âme. Lorsque celle-ci s’intériorise, elle devient profonde. Un trajet s’accomplit, allant de la périphérie au centre. Véritable voyage comportant différents relais ; des épreuves jalonnent le périple. Il convient d’évoquer le mental, de découvrir le chemin conduisant au cœur qui, peu à peu, va pouvoir se liquéfier et favoriser la poussée des ailes. Celles-ci accompagnent la naissance de l’esprit que de nombreux mystiques « situent » à la fine pointe de l’âme. Ainsi l’esprit provient d’un engendrement de l’âme qui contient virtuellement l’esprit. Tout spirituel est invité à devenir la mère du puer aeternus (l’enfant de l’éternité, l’Enfant divin). On rejoint ici un thème cher à Maître Eckhart, celui de l’homme devenu « mère de Dieu ». Désormais l’oiseau intériorisé cesse de symboliser l’âme, il signifie l’esprit ».

Cette expérience implique aussi des conséquences qui ne sont pas seulement d’ordre spirituel.

D’abord, « la voix sophianique n’est rien d’autre que la voix intérieure que les Églises, les écoles et les disputailleurs cherchent à écraser, envieux et tyranniques qu’ils sont », comme dira durement Gottfried Arnold, en 1700. Ensuite, l’union mystique, qui est l’union de l’âme avec l’Époux divin, forme le plan de l’âme, ou de la religion de l’âme, elle ne s’écarte pas, en tant que telle, de l’Église visible, elle ne dépasse pas l’ordre du salut, ou de l’exotérisme. Tandis que l’union sophianique qui constitue le plan de l’Esprit, de la religion divine, introduit la notion de l’Église invisible, ou de l’ésotérisme chrétien.

Mais il y a plus. A cette étape de la vie spirituelle, en effet, de l’union sophianique, certes, quand « le philosophe parvient à l’androgynat, il abandonne sa tente de nomade et pénètre dans la maison de la Sagesse ». Toutefois, « l’intériorité vécue d’une façon existentielle anime le fond de l’être, sa profondeur. D’où l’accès à un nouvel état permettant le dépassement du niveau de créature faisant ainsi recouvrer l’unité première, celle qui a été perdue momentanément par la manifestation, la chute dans le temps. Le retour n’inaugure pas un conjointement avec l’État d’Adam avant l’apparition d’Ève (donc de la connaissance sensible), mais un retour à la condition de l’âme en Dieu avant sa création ».

Une nouvelle étape s’ouvre par conséquent pour l’homme androgyne uni à la « lumineuse Sophia ». Cette union s’effectue selon deux modalités.

Ainsi, pour un Jacob Boehme, « l’union sophianique est la libération délicieuse qui nous entraîne moins dans les abysses silencieux de la déité que dans les tréfonds de l’acte créateur trinitaire », mais selon le Nuage d’inconnaissance, ou encore selon Maître Eckhart, il s’agit d’une expérience des « profondeurs de la Déité », de la Suressence divine.

Telle sera l’étape ultime de l’expérience de Marie-Madeleine Davy : « Il ne suffit pas de se tenir dans le suprasensible pour pénétrer dans le mystère. Il faut aller plus loin et se tenir sur le mont des Théophanies, là où le philosophe peut avoir une expérience de sagesse en découvrant la face de la divine Sophia. Seule la Philosophie mystique possède l’amour des sources.

Elle n’est pas le privilège des moines, mais de tous ceux qui durant leur pèlerinage terrestre ont pu devenir un. Il n’existe qu’une source : la Deitas abscondita ».

http://www.moncelon.fr/davypuer.htm

Dans la continuité et en rapport direct avec d autres sujets ici
http://antahkarana.forumzen.com/description-du-forum-f1/pistis-sophia-t466.htm
je vous partage cette étude que j approfondi "interrieurement" depuis plus d un an!

http://www.bldt.net/Om/


La cosmogonie de Jacob Boehme
Sophia ou le mystère de l’androgynat primordial
vendredi 16 novembre 2007
par Célestin Valois


http://www.bldt.net/Om/spip.php?article393&var_recherche=incarnation


et comme le hasard n existe pas...ceci:


Citation :
"L’homme est composé de matière et d’esprit, l’animalité vient aboutir en lui et l’ange commence à lui. De là, cette lutte que nous éprouvons tous entre une destinée future que nous pressentons et les souvenirs de nos instincts antérieurs dont nous ne sommes pas entièrement détachés, un amouR charnel et un amouR divin".

"Le lys dans la Vallée".

Honoré de Balzac
Nous présentons ici les fruits d’une vaste étude menée par Célestin Valois : "Balzac et le Martinisme ou L’écrivain héraut du Temple". Elle commence par l’article présenté ci-dessous : Balzac et le Martinisme : Dédicaces.



http://www.bldt.net/Om/spip.php?rubrique50



Dernière édition par AMBRE le Mer 28 Mai 2008, 17:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mer 28 Mai 2008, 20:56

Bonjour,


il s'agit d'une approche régressive niant la nécessité éthique de la sexuation, niant la réalité de l'identité de la Personne féminine, prônant une régression vers un androgynat originel et donc indiffiérencié.

C'est une approche totalement dédiée au chant des sirènes, et qui s'y vautre avec délectation.


Le but spirituel évolutif est de reconnaître la Personne, formée de ses deux aspect structurels Esprit et Ame (corpuscule et onde) et différenciée par sa sexuation affirmée. Cela forme le Tao qui est la véritable gnose!




Deux Esprits-corpuscules, deux Ames-ondes, deux Personnes, deux Sexes, un Couple.

Et au centre, le Potentiel éternel, Christ, l'Oiseau s'exprimant par le Nombre d'Or, par le pentagramme qui exprime la Maîtrise de la Vie.

Lorsque l'homme (masculin) intègre parfaitement l'éthique dialectique, alors la femme intègre parfaitement la Sophia.


Toute Flamme féminine est la Sophia pour sa polarité masculine.

Certes, la fusion du Couple Sacré implique en effet une intégration complète de la séparation (Yang) de sorte de fonder un lien authentique. Cela implique une forme de "deuil de l'autre sexe", mais pas dans le sens de rejet, de refoulement, de négation, mais au contraire d'intégration et reconnaissance totale!

Le texte présenté ci-dessus est à cet égard tendancieux, et brouille les données dialectiques!

L'idée est d'affirmer intégralement la sexuation, et cela implique de devoir faire le deuil de la sexuation en confusion.

L'idée n'est PAS l'androgynat régressif vers l'indifférenciation originelle, mais l'affirmation intégrale de la différenciation sexuée!

La Sophia, en dehors de cette affirmation de la sexuation, n'est qu'une illusion, une négation de la Personne féminine.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mer 28 Mai 2008, 21:13

Citation :
« Abandonner la féminité consiste à passer du plan terrestre au plan céleste. C’est uniquement au niveau céleste que se réalise l’unité » - « Ce n’est ni l’homme ni la femme qui sont faits à la ressemblance divine, mais seulement l’androgyne, l’être intégralement bisexué ». Ces deux citations, respectivement de Marie-Madeleine Davy et de Nicolas Berdiaev traduisent la réalité d’une expérience spirituelle distincte de l’expérience mystique, que l’on doit appeler sophianique ou gnostique.


Pas le moins du monde, c'est uniquement à travers le plan terrestre, matériel, que peut naître l'unité! Le Céleste doit être harponné, et amené ici, maintenant, dans la réalité matérielle du monde.

Car ce n'est pas l'immanence qui doit répondre à la transcendance, mais la transcendance qui doit répondre à l'immanence!

Ce n’est ni l’homme ni la femme qui sont faits à la ressemblance divine, mais le Couple, et non pas la chimère androgyne indifférenciée!

Le texte ci-dessus traduit une expérience spirituelle distincte de l’expérience mystique, que l’on doit appeler régressive et confusionnelle. Cette expérience provient de la méconnaissance des lois dialectiques.


L'expérience gnostique authentique est l'expérience dialectique du Couple Sacré.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mer 28 Mai 2008, 21:20

Citation :
« Est « moine », « seul », « solitaire » tout homme qui, parvenu à l’unité, épouse la Sophia. »



La solitude ne doit pas être la couverture d'une négation de la Personne, mais au contraire l'appui de la reconnaissance intégrale de la Personne.

Cette reconnaissance intégrale ne peut provenir que de la reconnaissance de l'égalité dans la complémentarité. Et donc, cette reconnaissance ne peut pas faire l'impasse sur l'affirmation des sexes au niveau de la Personne!

Celui qui recherche la Sophia dépersonnalisée refoule en réalité la reconnaissance de l'autre dans sa différenciation complémentaire.

C'est une approche qui est donc nihiliste.


L'intégration de la séparation ("solitude") est ce qui permet dialectiquement de fonder de vrais liens, donc une vraie reconnaissance interpersonnelle. Il ne s'agit donc pas d'épouser un principe dépersonnalisé et de ce fait faussement sexué.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Jeu 29 Mai 2008, 10:29

Bonjour Steph et vous tous,

Citation :
il s'agit d'une approche régressive niant la nécessité éthique de la sexuation, niant la réalité de l'identité de la Personne féminine,

Croies tu vraiement que Marie Madeleine Davy,grande gnostique,en nous partageant ce texte ,"nie" l identité de la Personne féminine?
Dire que ce texte est "nihiliste" est il juste?

Tu parles souvent de "régression",et j entend bien ce que tu m expliques ,mais cette "régression" n était elle pas "incontournable" pour vivre "l expansion divine" ?

Tous ces "grands chercheurs" d antan ,ne nous mettent ils pas sur des pistes, sur la "voix" que nous arpentons aujourd hui à la lumière de leur "témoignage vivant",ne sommes nous pas ,dans cette incarnation,la résultante de ce que nous avons déjà "éprouvé",ce qui à mes sens ne mérite pas le terme de "régression".La "chute de la Sophia" et sa redemption actuelle avec l ère du féminin qui s expanse mérite "réflexion" .
Je sais pour en discuter souvent avec toi que tu es en accord sur ce point,cependant ton approche dialectique et les termes que tu utilises parfois cognent à mes oreilles de Femme " sensible"!(j ai pas dit "senti-mentale",LOL).

Comment comprends tu les termes de Jacob Boehme de "vierge masculine"?

Citation :
La solitude ne doit pas être la couverture d'une négation de la Personne, mais au contraire l'appui de la reconnaissance intégrale de la Personne.

C est une "vibrance de tous les instants" pour moi rassures toi!



Merci de nous partager tes réflexions,tes visions !
t Ambrasse

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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Jeu 29 Mai 2008, 11:40

Bonjour Ambre,

Je me permets de donner "ma" réponse à ta question :

La "vierge masculine" est aussi l"Eve sacerdotale", la "femme solaire" etc, tous ces termes humains tentent de décrire la même réalité...représentée également par la Lettre Hébraïque "Hé" qui est l'essence du féminin ré-unifié.

Diane
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Jeu 29 Mai 2008, 12:24

Bonjour Ambre,


Citation :
Croies tu vraiement que Marie Madeleine Davy,grande gnostique,en nous partageant ce texte ,"nie" l identité de la Personne féminine?

Oui, mais peut-être sans le conscientiser. Le chant des sirènes est très envoûtant.

Citation :
Dire que ce texte est "nihiliste" est il juste?

Tout ce qui nie un aspect de la réalité personnelle, tout ce qui désintègre la Personne est nihiliste.

Citation :
Tu parles souvent de "régression",et j entend bien ce que tu m expliques ,mais cette "régression" n était elle pas "incontournable" pour vivre "l expansion divine" ?

Non, la régression n'est pas incontournable!

La confusion est inévitable... mais à partir d'un point de confusion, on peut évoluer, ou régresser. Or, dans un système didactique, il est impliqué que les êtres doivent évoluer, et ne régressent pas. La Tolérance face à leurs erreurs repose sur cette implication d'évolution. Tout être régressif sort du cadre didactique. Toute approche régressive peut menacer l'évolution.

Citation :
Tous ces "grands chercheurs" d antan ,ne nous mettent ils pas sur des pistes, sur la "voix" que nous arpentons aujourd hui à la lumière de leur "témoignage vivant",

Nul n'est plus grand chercheur qu'un autre. Un chercheur est quelqu'un qui cherche.


Citation :
ne sommes nous pas ,dans cette incarnation,la résultante de ce que nous avons déjà "éprouvé",ce qui à mes sens ne mérite pas le terme de "régression".La "chute de la Sophia" et sa redemption actuelle avec l ère du féminin qui s expanse mérite "réflexion" .

La "chute de la Sophia" n'est pas une chute, mais simplement la Flamme féminine Créatrice ouvrant la Tolérance divine à la confusion de ses enfants.

La confusion infantile est inévitable, et requiert Tolérance de la part des parents métaphysiques, surtout par l'entremise de la Mère. Le Père représente le modèle existentiel qu'il faut intégrer.

Mais la Tolérance à la confusion infantile implique une évolution de la confusion infantile vers la discrimination, et non pas une régression vers la confusion la plus complète!

L'ère de la libération de la féminité correspond au moment où la Tolérance se termine, et où l'émancipation est requise.

Citation :
Comment comprends tu les termes de Jacob Boehme de "vierge masculine"?

Eventuellement comme une chimère régressive. Mais il faudrait tout le contexte de cette expression pour ne pas s'en faire une idée hâtive!



Citation :
Dans l’expérience sophianique, l’homme (vir) doit connaître sa propre âme féminine et quant à la femme elle doit devenir virile. Que l’on soit homme ou femme, c’est l’état de l’homme intégral qui est visé finalement, celui de l’Adam primordial, d’avant la naissance d’Ève,

On voit clairement que ce qui est préconisé est une voie régressive vers l'indifférenciation originelle. Je pense que c'est vraiment évident!


Bisouxxx,

steph
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Jeu 29 Mai 2008, 12:31

Merci Diane et Steph,

pour la citation :"...est l état de l homme intégral qui est visé finalement,celui de l Adam primordial,AVANT la NAISSANCE d Eve"

...donc éventuellement ,peut on supposer le couple Adam /Lilith ?

La resurgence de la femme primordiale?
Sa re-naissance,sa re-co-naissance enfin?

richel
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Jeu 29 Mai 2008, 13:18

Bonjour Ambre,

Citation :
...donc éventuellement ,peut on supposer le couple Adam /Lilith ?

Selon moi, non! Parce qu'Adam et Lilith se sont combattus parce que précisément, ils étaient en totale confusion dialectique l'un par rapport à l'autre!

La confusion des polarités crée la division, et la chute vers la dualité (naissance d'Eve, l'inconscient).

Donc, un retour à avant la naissance d'Eve constitue un retour à une confusion fondamentale des polarités, la discorde d'Adam et Lilith, en raison d'un manque total d'intégration de la différenciation sexuée.


Il ne faut pas "retourner", il faut aller de l'avant, et affirmer l'intégration de la sexuation, de sorte de former un vrai Couple, qui n'était que potentialité désunie à l'origine, par manque d'affirmation de l'identité sexuée.

Citation :
La resurgence de la femme primordiale?
Sa re-naissance,sa re-co-naissance enfin?

Pour authentifier cette reconnaissance, tu conviendras avec moi qu'il ne faut pas retourner vers l'indifférenciation qui nie cette reconnaissance!


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mer 23 Juil 2008, 14:14

suite à la relecture de ce sujet,



Citation:
Dans l' Enseignements Oriental, la Fraternité Universelle est considérée comme le grand idéal. Dans l'Enseignement des Mystères Chrétiens de l'Occident, l'Amitié Universelle est l'idéal. Le Christianisme doit être une religion cosmique, et non une religion de race, et ses enseignements ésotériques sont destinés à devenir universels. Selon l'Enseignement Occidental, le Christ sera le chef de la prochaine Grande Epoque, et Il reviendra, non dans un corps physique, mais dans un "corps de l'âme" (sôma psuchikon) ainsi que l'enseigne Paul dans la première Epître aux Corinthiens (15:44). Ce véhicule est formé d'éther, et lorsque l'homme aura développé une conscience éthérique de manière à pouvoir rencontrer le Christ "face à face", Il apparaîtra.

http://antahkarana.forumzen.com/dites-moi-f9/jesus-christ-t324.htm


Les deux bustes unis avec un bras dressés figurent une coupe.
http://lemuseemanicheen.blogspirit.com/archive/2006/09/04/l-arbre-de-vie.html

Cette peinture replace la figure du graal en l’homme, au sommet du feu du serpent de la nouvelle conscience, formé des deux courants masculin (le soleil) et féminin (la lune). Le sympathique se compose en effet de deux cordons nerveux situés à gauche et à droite de la colonne vertébrale, partant d’un point au dessus du bulbe rachidien, dans la sphère d’influence directe de la pinéale.
Ces deux cordons forment en fait deux champs distincts. Le premier champ, à droite de la moelle épinière, est créateur. Il donne l’impulsion et a une fonction masculine. Le second champ, à gauche, à pour fonction de manifester et a une fonction féminine. Les anciens Aryens les appelaient "Pingala" et "Ida".
Chez le candidat aux mystères transfiguristiques, les deux cordons du grand sympathique se joignent au cours d’un lent processus de changement. L’élément créateur et l’élément manifestateur s’unissent ; le masculin et le féminin deviennent ainsi anatomiquement une unité, pour former finalement une trinité quand, sans forcer, tout naturellement, par la voie de l’endoura, l’ancien feu du serpent du système vertébral habituel s’éteint pour faire place, là aussi, au feu du renouvellement. [
2]

On peut retrouver cette union du masculin et du féminin chez Wolfram von eschenbarch au travers des différents mariages à la fin du roman : mariage de Perceval et de Condwiramour ; mariage de Clarissant et du Guiromelant en même temps que le mariage de Gauvain et d’orgueuluse ; mariage de Feirefils et de Repanse de joie, la porteuse du Graal.

par Yohann
http://www.graal-initiation.org/spip.php?page=print


et ceci par


François Favre, mai 2005
extrait de http://manicheism.free.fr/maniblog/miracle2.pdf
La peinture suivante, datant aussi du VIII[size=12]Ï siècle, provient de la nécropole chinoise d’Astana, près de Turfan : elle représente Fuxi, l’empereur chinois légendaire à qui l’on attribue, entre autres choses, l’invention du Yi King, et Nuwa, sa soeur et épouse, enlacés au milieu des constellations, entre le Soleil et la Lune. Les deux personnages aux corps de serpents sont ici figurés en géomètres de l’univers, Fuxi brandissant l’équerre et le fil à plomb tandis que Nuwa tient le compas.
Dans une autre fresque murale, provenant de Dunhuang, nous retrouvons Fuxi et Nuwa, représentés cette fois sous forme humaine : vêtus d’une ample tunique, les deux déités aux corps de serpent ont chacun devant la poitrine, un cercle figurant le soleil et la lune ; à gauche, Fuxi, avec le soleil orné d’un corbeau, tient en main une équerre et un fil à plomb ; à droite, Nuwa lui fait face, et brandit dans sa main droite le compas. Sur cette peinture, ils se tiennent tous deux autour de Mani, la perle magique, taillée comme un diamant et placée à l’intérieur d’un vase qui se dresse vers le ciel. Dans la légende qui accompagne la photo le commentateur indique que « le prophète Mani est ici représenté en compagnie de Fuxi, le dieu du Soleil, et de Nuwa, déesse de la Lune ». Au même endroit, nous pouvons encore contempler une fresque, où Mani, la perle aux pouvoirs mystérieux, s’épanouit au coeur d’une fleur de lotus en forme de vase.
Ces différentes représentations sont troublantes à plus d’un titre : il est d’abord étonnant de voir associées, dans un contexte typiquement oriental, différents symboles caractéristiques de l’ésotérisme occidental, comme le caducée, l’équerre, le compas et le fil à plomb. Ceux-ci évoquent spontanément la Franc-maçonnerie, mouvement qui n’apparaîtra officiellement en Europe qu’en 1723 !
L’on sait que les Francs-maçons se font appeler « fils de la Veuve », en hommage à Horus, le fils d’Osiris et Isis dans les mystères égyptiens, et à Hiram, le fameux constructeur du temple de Salomon. Mais l’on sait moins que Mani, comme Mahomet, a aussi été désigné par ses disciples comme « fils de la Veuve » (Mani lui-même qualifie ainsi Jésus dans un chapitre spécial du Livre des Mystères1).
Nous en voulons pour preuve le récit apocryphe de la vie de Mani, rapporté dans les Acta Archelaï. Celui-ci mentionne que c’est à l’âge de 12 ans que le sage et pieux Corbicius, orphelin adopté par une veuve d’origine persane lors de sa septième année, change son nom pour celui de Mani, « afin d’effacer, est-il dit, le souvenir de son esclavage ». On notera que c’est aussi à l’âge de 12 ans, que le jeune Mahomet, orphelin de naissance, est reconnu formellement comme le « Sceau des Prophètes » – au même titre que Mani – par un moine probablement manichéen du nom de Bohaïra (ce qui signifie en syriaque : « l’Elu »). La rencontre eut lieu à Bosra, en Syrie, « sous l’arbre » du monastère.
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mar 21 Avr 2009, 08:35



Ils ne sont plus face à face....




Représentation de Fou-hi, inventeur des huit trigrammes primitif du Yi King,
Et sa sœur-épouse Niu-koua qui créa les hommes après le déluge,
tua le monstre-dragon Kong-kong et répara le ciel ébranlé.
Composition de J. Buhot
exécutée d’après un bas-relief de l’époque Han (Chine).
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mar 21 Avr 2009, 14:00

Ces personnages évoquent beaucoup le signe du Capricorne, avec une queue de poisson, voisine d'une queue de serpent...
.

.
ainsi que la rationalité du Capricorne par le compas et l'équerre.
Fuxi et Nuwa représenteraient-il une union saturnienne?





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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mer 06 Mai 2009, 08:10



* Rebis alchimique, produit par l'union du Roi (le Soufre) et de la Reine (le Mercure).
ARDHANARISHVARA : « le Seigneur à moitié femme » - Shiva est la Totalité originelle, et son énergie créatrice, Shakti, est inséparable de lui. Ensemble, ils forment une unité androgyne, Ardhanarishvara. Celle-ci est représentée soit comme un seul être androgyne (l'iconographie montre une bisexualité latérale, similaire aux représentations alchimiques occidentales du Rebis *), soit comme un couple enlacé, mais c'est toujours de la complémentarité des deux pôles, masculin et féminin, négatif et positif, passif et actif, dont il s'agit.

extrait de http://www.les-108-upanishads.ch/glossaire.html

pour rappel cette image


Ils ne sont plus face à face....




Représentation de Fou-hi, inventeur des huit trigrammes primitif du Yi King,
Et sa sœur-épouse Niu-koua qui créa les hommes après le déluge,
tua le monstre-dragon Kong-kong et répara le ciel ébranlé.
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mer 13 Jan 2010, 20:58

sujet replacé de Janvier 2008


Eros et Psyché


Ou un vieux conte très moderne.



Psyché (en grec ancien Ψυχή / Psykhế) est un personnage mythologique qui apparaît dans le roman d'Apulée, les Métamorphoses, épisode probablement inspiré d'un original grec.
Psyché est un mot grec souvent traduit par âme!


Psyché, jeune fille dont la beauté surpassait celle de toutes les autres, ne trouvait pas de fiancé parce que sa perfection effrayait. Ses parents consultèrent l'oracle: il faut la vêtir comme pour un mariage et l'exposer sur un rocher, au sommet de la montagne où un monstre viendra la prendre pour épouse. On la mène à l'endroit désigné au milieu d'un cortège funèbre et elle y reste seule. Emportée dans les airs par un vent léger jusqu'au fond d'une profonde vallée, dans un magnifique palais où des voix se mettent à son service comme des esclaves. Le soir, elle sent une présence près d'elle. Elle ne le sait pas mais c'est le mari dont a parlé l'oracle. Il ne lui dit pas qui il est, il lui dit simplement que si elle le voit, elle le perdra pour toujours. Les jours et les nuits passent. Psyché est heureuse. Elle veut revoir ses parents et obtient la permission de revenir parmi eux quelques jours.

Toutes les nuits, Psychée est visitée par Eros qui la quitte dès l'apparition de l'aurore. Rien ne manque au bonheur de Psychée sinon de connaître le visage et le nom de son amant nocturne.

Une nuit, poussée par la curiosité, elle allume une lampe et découvre endormi le plus beau des Dieux. Surprise, elle laisse tomber sur lui un peu d'huile brûlante. Aussitôt le Dieu s'éveille et disparaît.L'amour découvert, éveillé, s'enfuit. Dès cet instant, Psychée devra subir toute une série d'épreuves qu'elle devra surmonter, mais avec l'appui secret d'Eros qui l'aime toujours.

Psychée symbolise ici l'âme humaine incarnée et donc, éveillée à la réalité physique (elle tient dans sa main une lampe allumée). Et ce Dieu qui disparaît, symbole de son double divin, de sa conscience divine, Psychée devra le rechercher dans son cœur tout au long de ses nombreuses expériences terrestres, jusqu'à ce qu'elle réussisse enfin, à l'éveiller en elle.


Commencent les malheurs de Psyché: Aphrodite lui impose des tâches de plus en plus difficiles pour la tourmenter. Mais Eros et Psyché ne peuvent s'oublier. Alors Zeus donne à Eros le droit d'épouser Psyché. Ils se marient et Psyché se réconcilie avec Aphrodite...Les jeunes mariés auront une fille : Volupté.

Eros et Psyché, une histoire où l'amour triomphe




Les histoires d’amour qui hantent les romans depuis des siècles, prennent leurs sources dans les récits mythiques. Aphrodite, Déesse de l’amour, y joue un rôle plus ou moins direct, toujours passionnel, mettant l’accent sur son exigence de pouvoir sur les cœurs et les désirs.
Les mythes présentent aussi des thèmes fantasmatiques intemporels. Enlèvement, rapt, amour les yeux bandés,vulnérabilité de l’amant ou de l’amante, dangerosité de la femme, transgression de l’interdit, tout est déjà là, prêt à franchir allègrement les siècles…
Psyché, qui signifie « âme » en grec ancien, est représentée sous les traits d’une ravissante jeune fille munie d’ailes de papillon, un peu à la manière dont on représente les fées dans les contes anglo-saxons. ...
Lire le mythe entre les lignes
Chaque détour de l’aventure de Psyché révèle des métaphores qui renvoient à une certaine vision du monde réel et imaginaire. Par exemple, l’acharnement de l’héroïne à vouloir retrouver son amour, et la récompense de ses efforts, évoque l’immortalité de l’âme qui triomphe des épreuves que ses erreurs ont engendré. La curiosité de Psyché la pousse sans arrêt à commettre des fautes qui, paradoxalement, vont lui permettre d’affronter sans cesse de nouvelles épreuves, jusqu’à atteindre la « perfection »…Le personnage de Psyché est une incarnation de l'âme avec ses élans, ses contradictions, ses secrets...La Psychologie se donne pour ambition d'explorer cet univers...


L'insatiable curiosité de Psyché est aussi une métaphore du désir amoureux sans cesse en éveil qui conduit à prendre des risques…
De nombreux détails évoquent quant à eux, un lien puissant entre « aimer » et « s’abandonner aveuglément au plaisir » pour atteindre le « bonheur ». Psyché, au début de son aventure est livrée à un « monstre », elle accepte son destin et se trouve alors transportée jusqu’en un séjour paradisiaque. On peut comprendre ce récit comme une métaphore de l’accession au plaisir : s’abandonner, se laisser aller, pour mieux s’envoler vers le « 7ème ciel ! ». Un peu plus tard, elle doit accepter de s’abandonner « aveuglément » à son amant, faire confiance à ses sensations et non à ses savoirs, pour que la magie de l’amour perdure.
Lire les aventures amoureuses de la mythologie conduit le lecteur curieux à travers les chemins de traverse . C’est un retour aux sources des fantasmes qui hantent depuis lors l’imaginaire érotique.


ceci aussi
Jacqueline Kelen dévoile l'absence d'amour vrai qui régit les rapports
hommes-femmes.
Hommes au bois dormant
Par Jacqueline Kelen
http://antahkarana.forumzen.com/vous-avez-aime-f10/la-beaute-est-une-manifestation-privilegiee-de-dieu-t77.htm








sources et texte intégral


http://www.cosmovisions.com/$Psyche.htm

http://www.alain.be/texte_integral.html

http://mythologica.fr/grec/psyche.htm

http://www.sexologie-magazine.com/amour/ErosEtPsyche.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%82me
[/center]
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Lun 07 Fév 2011, 19:56

Bonsoir,
quelques propos relus ce soir pour remonter ce sujet suite aux écrits de Sphinx
:


Masculin et féminin : la bi-unité

peinture de Siudmak

Les années mutantes : l’avènement de l’androgyne ?

L’occident des années soixante et septante est le lieu de transformations sans précédents. A la suite d’Elisabeth Badinter, on peut véritablement parler « d’années mutantes ». Tout d’abord, les femmes se sont mises à contrôler leur procréation. Et dans la foulée, l’antique amalgame chrétien amour-sexualité-procréation a volé en éclat, donnant naissance à trois notions parfaitement distinctes ! Ensuite, les femmes ont mis fin à l’ancestrale division sexuelle du travail (même si les rétributions et les pouvoirs sont encore distribués de manière inéquitable, les femmes ont accès, pour l’ensemble, aux mêmes professions que les hommes). Et enfin, le mariage ne constitue plus un échange de femmes entre deux groupes d’hommes, simple instrument de paix sociale (ainsi que le définissait Claude Lévi-Strauss), mais bien la rencontre de deux individus. N’ayant plus pour essentielle vocation de réunir deux parentèles, le mariage a ainsi perdu la majeure partie de sa signification traditionnelle.

Notons au passage que puisque les femmes n’ont plus ni valeur d’échange ni valeur de paix, la nécessaire prohibition de l’inceste perd sa principale justification ; de plus, on sait aujourd’hui que sur le plan biologique, les unions endogames ne sont pas plus néfastes que les autres ; et on peut même aller jusqu’à se poser la question sur le plan psychologique…(W. Pomeroy – co-auteur du rapport Kinsey : « il est temps de reconnaître que l’inceste n’est pas nécessairement une perversion ou une forme de maladie mentale, mais qu’il peut être parfois bénéfique ») ! Le tabou universel de l’inceste va-t-il donc tomber en désuétude dans nos sociétés hyper-individualistes ?

Toutes ces mutations procèdent d’un seul et même dynamisme : la femme qui se soustrait à la domination de l’homme, l’égalité des droits qui s’instaure entre les sexes. Et cette égalité n’a pas tardé à engendrer la ressemblance. Aujourd’hui, on est effectivement parfois bien en mal de différencier les rôles masculins et féminins ! Une femme qui travaille, qui part à la guerre (la très traditionnelle Royal Navy admet à ce titre des femmes à bord de ses bâtiments depuis la fin des années quatre-vingts), qui confie ses enfants pendant la journée… en quoi est-ce donc encore fondamentalement différent d’un homme ? De nos jours, nous nous rendons chez des coiffeurs unisexes, nous portons des jeans unisexes, il semble même nous venir des pensées unisexes, des émois unisexes… serions-nous devenus unisexués, ou plus exactement bisexués ?

D’après Freud, tout être humain est bisexué à l’origine. Cette bisexualité doit normalement prendre fin grâce à la résolution du complexe d’Œdipe (vers l’âge de six ans) ; cette résolution dote l’individu d’une identité sexuelle stable, par l’instauration d’un Surmoi « hétérosexualisant ». A l’adolescence, période des ultimes transformations, l’individu achève son développement psycho-sexuel par la revendication de son identité sexuelle, mâle ou femelle.

A la lumière de cette théorie, l’évolution psycho-sexuelle observée dans notre société ne conduirait donc plus les individus à refouler leur bisexualité. Le complexe d’Œdipe, si tant est qu’il existe encore, aurait dès lors subi de très profonds remaniements. Et passé le cap de l’adolescence, les individus continueraient toute leur vie à cultiver la part hétérogène de leur psychisme. Ceci semble être confirmé par le second rapport Kinsey (réalisé en 1970, dans la région de San Francisco notamment) ; ce dernier met en évidence un continuum hétéro-homosexuel chez les être humains, allant du penchant hétéro exclusif (degré 0 de l’échelle) au penchant homo exclusif (degré 6 de l’échelle).

Mais alors qu’en est-il des répercussions sur l’identité ? Privés de notre principal support, sommes-nous davantage exposés à des crises existentielles ? Sommes-nous davantage sujet à la dépression ? Avons-nous perdu dans le fond le moyen le plus sûr de nous faire exister ? Les données épidémiologiques semblent bien aller dans ce sens. Il est clair qu’au cours des dernières décennies, la dépression est devenue le grand mal psychique de nos sociétés (au détriment de la névrose). Et, de surcroît, la nature de la dépression a fortement changé ; traditionnellement la conséquence d’une auto-culpabilisation persécutrice, la dépression se traduit plus aujourd’hui par un sentiment de vide, d’ennui, de dépersonnalisation… De là à trouver dans l’indifférenciation des rôles sexuels une source importante de ces dépressions-vacuité...

A l’inverse, Elisabeth Badinter propose une lecture infiniment plus optimiste. Elle affirme qu’« Il faut modifier le schéma freudien. A la bisexualité originaire succède toujours l’élaboration du sentiment d’identité sexuelle, mais l’évolution psychologique ne s’arrête pas là. Lorsque l’identité de genre est bien intégrée, l’être humain peut retrouver, telle une possibilité supplémentaire d’épanouissement, les avantages de sa bisexualité. » Donc, construire avant de déconstruire. Et sans aucune menace pour l’identité. Il ne s’agit pas d’aboutir à un flou, ni à une fusion, ni à une simultanéité, mais bien à une alternance des genres. Cette position est assez proche de celle d’un Groddeck, lequel défendait l’idée d’une bisexualité universelle qui perdure la vie entière (l’hétérosexualité exclusive étant le signe d’un refoulement excessif). Ou encore de celle d’un Jung, qui proposait l’idée d’une bisexualité de l’âme (animus/anima), laquelle ne s’actualisait véritablement qu’à l’âge adulte (c’est-à-dire autour de 40 a
ns !).

voir cet extrait sur l endogamie , les couples et le narcissisme d après Jung dans "Couples des dieux, couples des hommes"qui sont l objet de mon étude du moment:

ici
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MessageSujet: KINNARA et KINNARI Flammes Jumelles   Ven 25 Fév 2011, 17:09

Kinnara

Dans la mythologie bouddhique et la mythologie hindoue, un kinnara est un amoureux exemplaire, un musicien céleste, mi-homme mi-cheval (en Inde) ou mi-oiseau (Asie du Sud-Est). Son équivalent femelle est la kinnari. Leur caractère est décrit dans le premier livre (Adiparvan) du Mahābhārata, où ils déclarent :

Mahābhārata : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahabharata

Citation :
Citation :
We are everlasting lover and beloved. We never separate. We are eternally husband and wife; never do we become mother and father. No offspring is seen in our lap. We are lover and beloved ever-embracing. In between us we do not permit any third creature demanding affection. Our life is a life of perpetual pleasure (en) Ghosh, Subodh, Love stories from the Mahabharata, transl. Pradip Bhattacharya, 2005 p. 71
« Nous sommes sans fin amoureux et aimés. Nous ne nous séparons jamais. Nous sommes éternellement mari et femme ; nous ne devenons jamais mère et père. Nulle descendance n'apparaît dans notre giron. Nous sommes amoureux et aimés toujours embrassés. Nous n'admettons entre nous aucune autre créature demandant de l'affection. Notre vie est une vie de plaisir perpétuel. »


Ils apparaissent également dans plusieurs textes bouddhiques, dont le Sutra du Lotus.

Comme les nâgas ou l'aigle Garuda, les kinnaras habitent l'Himavanta, la forêt mythique qui entoure la base du Mont Meru.

Dans la mythologie d'Asie du Sud-Est, les kinnaris ont le haut du corps d'une femme, et les ailes, la queue et les pieds d'un cygne. Elles sont renommées pour leurs danses, leurs chants et leurs poèmes et représentent un symbole traditionnel de beauté, de grâce et d'accomplissement féminins.

La plus célèbre est Manohara, décrite dans les jataka (récits des vies antérieures du Bouddha) : Fille du roi des kinnaras vivant sur le Mont Kailash, elle fut capturée par un chasseur et devint l'épouse d'un prince appelé Sudhana. Pendant que celui-ci était à la guerre, elle regagna le royaume de son père, laissant un anneau et des instructions permettant de la rejoindre. À son retour de guerre, le prince Sudhana dut surmonter de nombreuses épreuves pour la retrouver.

Thaïlande

La kinnari (thaï กินรี) de la littérature thaï traditionnelle est d'origine indienne, mais elle a été adaptée au mode de pensée thaï. C'est une jeune femme vêtue d'un costume ressemblant à celui d'un ange. La partie inférieure du corps est semblable à celle d'un oiseau et lui permet de voler entre le monde mystique et celui des humains.

La kinnari la plus célèbre en Thaïlande est Manora (issue de Manohara), dans un jataka thaï, le Panyasa Chadok. Une partie de ce texte illustre la Manorah Buchayan, une des plus ésotériques des danses de cour thaïlandaises.

Thai Airways International publie un magazine mensuel titré Kinnaree.


Birmanie

Les bouddhistes birmans croient que parmi les 136 animaux des vies antérieures du Bouddha, quatre étaient des kinnaras. La kinnari (birman ကိန္နရီ ; IPA : /kèinnəyì/) est aussi un des 108 symboles présents sur la plante des pieds du Buddha. Dans ce pays, les kinnaris n'ont pas les seins découverts.

Cambodge

Au Cambodge, kinnari et kinnara sont nommés kennorey (khmer កន្នរី) et kennara​ (កន្នរា). La kennorey est plus présente dans l'art et la littérature que le kennara. Elle a le même caractère qu'en Thaïlande, un symbole de beauté et de grâce utilisé pour la décoration des temples depuis l'époque d'Angkor (mais elle a moins de valeur symbolique que les apsaras).

Le répertoire du Ballet royal du Cambodge comporte un morceau intitulé Robam Kennorey.


Indonésie

Des couples de kinnaras et kinnaris figurent dans les temples de Borobudur, Mendut, Pawon, Sewu, Sari et Prambanan. Ils sont généralement représentés comme des oiseaux à têtes humaines, ou dont tout le haut du corps est humain. Ils veillent habituellement sur l'arbre de vie Kalpataru, et parfois sur une jarre contenant un trésor. Exceptionnellement, sur une paire de bas-reliefs du temple de Sari, les kinnaras sont dépeints comme des anges occidentaux, avec leurs ailes d'oiseaux fixées sur leur dos.

À Borobudur, des bas-reliefs racontent l'histoire de Manohara et du prince Sudhana.

[center]




http://fr.wikipedia.org/wiki/Kinnara




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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Ven 25 Fév 2011, 17:25

Meru

Le mont Meru est la montagne mythique considérée comme l'axe du monde dans les mythologies persane et surtout hindoue. Il serait haut de 80 000 lieues (450 000 km). Le mont Meru serait situé au centre de la terre, dans le Jambudvipa, un des continents dans la mythologie indienne. Il est considéré comme le séjour des dieux ou deva. Au-dessus se trouvent les cieux, en dessous les enfers, et tout autour s'étend le monde visible. C'est autour de lui que le soleil tourne.

Le mont Meru correspondrait peut-être à une montagne sur la rive occidentale du lac Manasarovar, qu'on appelle aujourd'hui le mont Kailash (son nom en sanskrit est Meru ou Sumeru).

Certaines légendes racontent que le mont Meru et Vayu le dieu du vent, étaient bons amis. Pourtant, le sage Nârada s'approcha de Vayu et l'incita à humilier la montagne. Vayu souffla à pleine force pendant un an, mais Meru ne se soumit pas. Au bout d'un an, Meru relâcha ses efforts pendant quelques instants. Vayu en profita et augmenta la force de son souffle. Alors le sommet de la montagne se détacha et tomba dans la mer où il forma une île, l'actuel Sri Lanka.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Meru


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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Ven 11 Mar 2011, 20:28

L'axe du monde :


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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Ven 11 Mar 2011, 20:58

7. Fuxi et Nüwa.

Les tombes du cimetière d' Astana, dans la région de Tourfan, comprenaient parfois des peintures sur soie. La plus ancienne peinture, découverte par des archéologues japonais, est datée de la fin du quatrième siècle de notre ère. Lors de sa fouille de 1915, Aurel Stein en a trouvé deux dans la tombe, encore inviolée, d'un certain Fan Yanshi, mort en 689. L'une était suspendue au mur et l'autre recouvrait son cercueil.

• Toutes ces peintures représentent deux divinités qui ont une fonne humaine jusqu'aux hanches et dont le bas du corps se termine par ce qui semble être une queue de serpent. De sexes opposés, ils fonnent un couple indivis, leurs queues étant entrelacées. L'homme tient une équerre et la femme tient un compas. Deux soleils sont représentés comme des disques rouges avec des rayons, l'un en haut et l'autre en bas de l'image. Les soleils possèdent des couronnes d'étoiles et d'autres étoiles sont figurées comme de gros points, tout autour des deux divinités. Celles-ci sont connues en Chine: l'homme et la femme s'appellent respectivement Fuxi et Nüwa. Le nom de cette dernière est aussi prononcé Nügua, mais son «orthographe» ne varie pas. Sous les Han, ils étaient souvent représentés sur les tombes de la province orientale du Shandong.

Sachant que Tourfan a été colonisée par les Chinois depuis l'époque des Han, tous les spécialistes ont affirmé que les Tourfanais avaient pris ces divinités aux Chinois. Un fait montre que cette conclusion ne s'impose pas: les Tourfanais étaient très conservateurs en matière de coutumes funéraires. Quoique devenus bouddhistes, contrairement aux Koutchéens, ils n'avaient pas adopté l'incinération. Les Chinois mettaient toujours leurs morts dans des cercueils; cet usage est arrivé à Tourfan, mais il n'a pas pu s'imposer. La plupart des morts étaient enveloppés dans des linceuls ou des vieux chiffons et déposés sur une estrade taillée dans la chambre funéraire ou sur unè sorte de civière. Chaque tombe était surmontée d'un tertre en grosses pierres ou en graviers.

• Ce mode d'inhumation, purement tokharien, était déjà observé plusieurs siècles avant notre ère. On peut donc envisager que la coutume de mettre une représentation de Fuxi et Nüwa dans les tombes soit tokharienne. Une coutume semblable a existé en Anatolie. A une époque ancienne, avant la formation de l'empire hittite, des pièces métalliques en fonne de pointes de flèches, longues de 20 à 30 cm, étaient déposées sur les poitrines des morts. Elles étaient ornées, au recto, d'un homme surmonté d'un disque qui représentait probablement le soleil, et au verso, d'une femme également surmontée d'un soleil

• Sans nul doute, ce sont bien les mêmes divinités qui sont représentées dans les tombes de Tourfan et du Shandong, bien que des différences puissent être remarquées. En Chine, Fuxi tient une équerre ou le soleil habité par un oiseau et Nüwa tient un compas ou la lune habitée par un crapaud.

• L'oiseau solaire et le crapaud lunaire sont purement chinois. Sur une seule peinture tourfanaise, on voit le soleil figuré par un disque contenant un oiseau à trois pattes et la lune représentée par un cercle entourant un lapin sous un arbre

• Le lapin lunaire est commun à de nombreux peuples d'Extrême-Orient. Persuadés que les jumeaux tourfanais sont des emprunts à la Chine, tous les spécialistes ont jusqu'à présent considéré que les deux disques rayonnants qui les accompagnent représentent le soleil et la lune, alors que de toute évidence, il s'agit de deux soleils.

Pour déterminer l'origine de Fuxi et Nüwa, il faut examiner leur personnalité. On s'aperçoit alors très vite qu'ils présentent des points communs avec les jumeaux germaniques. Fuxi passe pour être le fils de l'esprit du Tonnerre, Fenglong, qui vit dans le marais du Tonnerre. Nous savons qu'il est identique à Huangdi, la fonne chinoise d'Ylaifiükte. Fuxi est aussi appelé Taihao, le Suprême Eclat, or Baldr, fils d'Odin, habite une résidence appelée le Vaste Eclat. Les Chinois ont attribué un «empereur» à chaque direction (les quatre points cardinaux et le centre). Huangdi est le souverain du centre et Taihao est le souverain de l'est, la direction où le soleil se lève. Ce choix ne paraît pas avoir été arbitraire.

Fuxi et Nüwa sont frère et soeur. A une époque tardive, ils ont été considérés comme époux. Nüwa préside aux mariages et elle donne des enfants. Elle est donc une déesse de la fécondité, comme Freyia. Cette dernière est identique à Frigg, l'épouse d'Odin, qui est la protectrice du mariage et de la maternité. Les femmes en travail devaient l'invoquer. Le nom de Frigg est de même origine que celui de l'allemande Frija, et il signifie« Bien-aimée », où le verbe « aimer» est pris avec son sens charnel.

• Dans le nord de l'Allemagne, on se marie de préférence le vendredi. Frija a donné son nom à ce jour: Freitag en allemand, friday en anglais. Les mariages sont donc effectués le jour de Frija. Une tradition qui s'est imposée vers le deuxième ou le troisième siècle de notre ère voulait que Fuxi ait été le premier souverain de la Chine. Son successeur fut Nüwa, puis ce fut au tour de Shennong. Ensemble, ils formaient les Trois Augustes.

Selon les textes chinois, Shennong avait une fille. Un jour, en se promenant près de la mer Orientale, elle se noya. Elle devint un oiseau appelé jingwei d'après le cri qu'il poussait. TI ressemblait à un corbeau, avec un bec blanc et des pattes rouges, et il amenait constamment des cailloux et des rameaux des monts Occidentaux pour les jeter dans la mer Orientale afin de la combler. Les commentateurs chinois pensent généralement que c'était son âme seule qui s'était transformée en un oiseau

• Cette fille s'appelait Nüwa. La syllabe wa ne s'écrit pas ici avec le même caractère que dans le nom de la soeur de Fuxi, mais il n'est pas impossible que les Chinois aient utilisé deux caractères différents pour transcrire une syllabe étrangère. La déesse Freyia pouvait prendre la fonne d'un faucon. Cette faculté, que possédait également Odin, était de nature chamanique : l'âme du chaman était capable de quitter son corps, qui restait comme mort, sous la forme d'un animal. Deux corbeaux, perchés sur les épaules d'Odin et qui s'appelaient Pensée et Mémoire, s'envolaient pour lui rapporter ce qui se passait dans le monde (un texte les appelle les «faucons d'Odin »). Un étonnant personnage, Aristéas, a vécu au septième siècle avant notre ère en Grèce. TI était un poète en proie à des « délires apolliniens ». Durant un « délire », il voyagea chez les Issédones et il rapporta une description de ce peuple. Pline d'Ancien a écrit que sa statue, sur son île natale, montrait son âme quittant son corps sous la forme d'un corbeau. Ses « délires apolliniens» étaient en fait des transes chamaniques. On voit ainsi que la légende de l'oiseau jingwei s'explique en partie par un chamanisme indo-européen. De plus, dans la mythologie grecque, deux fils de Poséidon (que nous avons rapproché de Niord), proclamèrent leur intention de jeter des montagnes dans la mer pour la combler.

Rien, dans la mythologie chinoise, ne permet d'expliquer la présence de portraits de Fuxi et Nüwa dans les tombes. On la comprend si l'on se tourne vers la Scandinavie: Freyr et Freyia étaient des dieux des morts. L'association des morts avec la fertilité-fécondité est une caractéristique importante de la religion scandinave. Yama, équivalent indien de Freyr, est surtout connu pour être le roi des morts.

Les textes chinois nous apprennent que Fuxi avait une longue barbe. Puisqu'il avait une queue (ou un corps) de serpent, il était un serpent barbu, or de tels animaux existent dans la mythologie des Hittites et ils représentent le monde souterrain, les Enfers.

• Les serpents barbus sont également fréquents dans la mythologie grecque.

• Il n'existe pas de relation connue entre Freyr et les serpents, mais peut-être est-ce dû au fait que les témoignages dont nous disposons sur ce dieu sont trop tardifs. Dans les pétroglyphes scandinaves de l'âge du bronze, qui va de -1500 à -400, les serpents sont très fréquemment représentés, et ils sont
souvent associés aux bateaux.

• Comme Niord, Freyr était en relation avec les bateaux: il possédait un bateau merveilleux, Skidbladnir «Celui qui est formé de fines planches de bois», d'une grande taille mais que l'on pouvait plier comme un linge pour le ranger dans une bourse.

• Le bateau est en fait, dans la religion germanique, un symbole général de fertilité-fécondité

• Le serpent vit dans la terre, or les morts l'habitent également, et c'est la terre qui nourrit les plantes. Ainsi s'explique la relation entre cet atiimal, les morts et la fertilité fécondité. On pourrait penser qu'une telle conception a existé en Chine, indépendamment de toute influence étrangère, mais ·ce n'est pas certain. Dans la Chine ancienne, le serpent était un symbole de féminité. L'empereur mythique Shun avait pour nom personnel Zhonghua, or zhong et hua se réfèrent respectivement aux clans du serpent et de l'oiseau, ceux de sa mère et de son père.

• Nous trouvons ici un thème commun à de nombreux peuples de l'Extrême Orient, qui n'a absolument rien d'indo-européen: celui de l'oiseau mâle et du serpent femelle.

Les deux soleils représentés sur les peintures tourfanaises correspondent très probablement au Soleil du Ciel et au Soleil de la Terre des textes hittites. Les Indo-Européens avaient la conception d'un ciel carré et d'une terre ronde. On la trouve par exemple en Inde. Selon la cosmologie scandinave, quatre nains supportent le ciel carré. Par conséquent, l'équerre, tenue par un homme, symbolise le ciel masculin et le compas, tenu par une femme, symbolise la terre féminine. Dans ces peintures, l'association des queues de serpent et des deux soleils est tout à fait remarquable. Elle illustre la dualité des jumeaux, qui ont un aspect chthonien (en rapport avec la fertilité-fécondité) et solaire.

Selon le Mu tianzi zhuan, au 244 ème jour de son voyage, le roi Mu des Zhou arriva chez un peuple qui s'appelait les Caonu (nom comprenant la même syllabe nu que celui des Xiongnu). Ces gens vivaient près de la rivière Yang, qui se trouvait probablement au Gansu. Ils offrirent au roi Mu 900 excellents chevaux, 7000 boeufs et moutons et 100 charretées de grains de millet. Leur chef s'appelait Xi. C'était le nom du clan des descendants de Fuxi. Ce dieu avait donc des étrangers pour descendants, ce qui peut indiquer qu'il était lui-même étranger.

Ces arguments sont suffisants pour conclure que Fuxi et Nüwa sont d'origine tokharienne. Les Caonu devaient être des Tokhariens qui se donnaient Fuxi pour ancêtre. Une origine étrangère de ces deux divinités a déjà été supposée par Chantal Zheng. Elle a remarqué que: «Il est assez clair que Fuxi et Nügua n'apparaissent pas systématiquement dans les chroniques chinoises pré-Han ». Elle les faisait cependant venir de la Chine du Sud. II existe une autre raison de penser qu'ils ne sont pas chinois: c'est un couple incestueux de frère et soeur or un dieu chinois, Zhuanxu, qui a enseigné les rites aux hommes, a condamné à mourir de faim et de froid un frère et une soeur qui s'étaient unis. C'est non seulement l'inceste qui est condamné en Chine, mais aussi l'endogamie. Un homme et une femme ne se marient pas s'ils portent le même nom de famille, même s'il n'y a aucun lien de parenté entre eux.

Fuxi et Nüwa, sous leur aspect solaire, sont identiques aux chiens blancs, mâle et femelle, qui sont les ancêtres des Rong-Chiens. Puisqu'ils ont des queues de serpent, ils sont susceptibles d'appartenir à la race des dragons, or les Chinois représentent généralement Fuxi avec un corps de dragon et une tête d'homme, comme Fenglong, son père. Si l'on remplace la tête d'homme par une tête de chien, on obtient un dragon-chien qui est probablement illustré par le cabochon de Djoumboulak Koum.

Puisque Huangdi, Fuxi et Nüwa sont d'origine tokharienne et qu'ils ont des liens de parenté avec Shennong, celui-ci doit également être tokharien. Son existence n'est pas attestée chez les Tokhariens, mais on peut quand même faire une observation. Dans la Chine antique, il y avait une très importante fête de la moisson, les Bazha «Huit Sacrifices ». Elle clôturait les travaux agricoles et comprenait des sacrifices aux ancêtres et aux dieux protecteurs de la maison. Cette fête, qui se déroulait durant le dixième mois, état aussi appelée là, terme qui était prononcé lâp en moyen chinois et * lap ou *rap en vieux chinois. On retrouve le nom du douzième mois koutchéen : rapaiiiie meiie «mois de *rap» (le r est roulé). Les Koutchéens n'ont pas pu emprunter le mot *rap aux Chinois, car à l'époque où les Chinois étaient susceptibles de le prononcer avec un r roulé, il n'y avait sûrement pas d'influence chinoise
dans le bassin du Tarim. Ce sont donc les Chinois qui l'ont emprunté aux Tokhariens, or les Bazha passent pour avoir été institués par Shennong. On peut envisager deux possibilités : soit les Bazha proviennent du monde tokharien, soit ils constituent une fête purement chinoise, mais en s'installant chez les Chinois, Shennong s'est attribué indûment la création de cette fête. Shennong et le tokharien *rap sont peut-être arrivés simultanément en Chine.

Shennong est un dieu du Feu. De là, vient son deuxième nom de Yandi. Les Chinois lui ont adjoint Zhurong, qui passe pour avoir été le directeur du Feu sous le règne de Ku. Quand Zhurong mourut, il devint l'esprit du Feu. Les Chinois ont fait de Yandi le souverain du sud et ils l'ont associé à la couleur rouge et à l'été. Le dieu scandinave Niord, qui correspond à Shennong, a également un rapport avec le feu, car selon Snorri, « n a pouvoir sur la marche du vent, et il calme la mer et le feu ». Dans la mythologie indienne, les Nasatya sont les enfants de Vivasvat, mais ils sont aussi appelés Fils-de-la-mer (Abdhi-jau) ou Fils-du-feusous-marin (Bada veyau). Vivasvat, également père des jumeaux Yama et Yamï, est le premier homme qui effectua des sacrifices, or le feu est un instrument essentiel du sacrifice.
Le feu et le vent portent aux dieux les messages des hommes.

Comme Shennong était un dieu du Feu, il se pourrait qu'il ait été un sacrificateur comme Vivasvat, or les Chinois appliquent le terme là au sacrifice de :fin d'année. Il y aurait donc bien un rapport entre Shennong et le tokharien *rap.

suite : http://www.sino-platonic.org/complete/spp136_tokhariennes_chinoise.pdf

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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Ven 11 Mar 2011, 21:52

Divinités Jumelles :

Freyr et Freyia







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Masculin et féminin : la bi-unité
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