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 Masculin et féminin : la bi-unité

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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Ven 11 Mar 2011, 22:03

Jean Cocteau



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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Jeu 17 Mar 2011, 18:42

Mariage Sacré des Polarités

Fuxi et Nuwa




Le Roi et la Reine (Philosopharum Rosarium)




Kâma (ou Kamadeva) et Ratî (ou Revâ)

Vortex




Citation :
Kama Deva signifie littéralement «l'amour divin» ou «dieu de l'amour».

Rati : Amour, attachement.
Rati Devî : Déesse de l'amour.
Deva Prīti : L'amour pour Dieu.

Ratha : (Rathayâtrâ) Char. Voiture. Le char qui symbolise le corps transportant l'âme individuelle. La fête des chars. Aussi : «heureux, grâce à..., attacher».

http://www.sadhana.ca/dictionnaire.html

Citation :
Iconographie

Kâma est représenté comme un jeune homme à la peau noire, à deux ou huit bras, possédant un arc en canne à sucre dont la corde est une chaîne d'abeilles et cinq flèches de fleurs, lotus bleu, jasmin, fleur de manguier, champaka et shirîsha, qui représentent les cinq sens. Son vâhana ou véhicule est un perroquet et celui de son épouse, Ratî, un pigeon.

Origine et légendes

Il est généralement considéré comme naissant de lui-même, qualifié de ananyaja, c'est-à-dire né de nul autre. Son lieu traditionnel de naissance est la ville de Gauhatî dans l'Assam. Son épouse est Ratî ou Revâ, le désir, et son frère Krodha, la colère, son fils Aniruddha, Sans-rival, et sa fille Thrishnâ, la soif.

Puissance du désir qui dévore les hommes, l'Atharva-Veda l'identifie à Agni, le dieu du feu. D'après les Brâhmana, il est à la source de la création de l'univers, car il aurait instillé à Brahmâ le désir de ne pas être seul.

À l'origine, Kâma était un être d'une irrésistible beauté, créé par les dieux afin d'obliger Shiva à sortir de son ascèse pour épouser Pârvatî. Il se rendit donc en compagnie du Printemps et de son épouse, sur le mont Kailāsa (Kailash) afin de distraire celui-ci. Il décocha au dieu une de ses flèches mais Shiva, furieux, ouvrit son troisième œil, celui de la destruction, et réduisit Kâma en cendres.

D'après le Rāmāyana, il aurait été envoyé par les dieux, inquiets par la puissance de l'asura Târaka, pour réveiller Shiva et que ce dernier le défît. Il subit alors la même punition du dieu en colère.

Cette destruction par Shiva, faisant de lui un dieu sans corps, lui fait parfois porter le nom d'Ananga, « sans corps ». L'épouse de Kâma ayant ému le dieu par ses pleurs, Shiva lui accorda le droit de renaître comme Pradyumna.

Kâma est vénéré par les yogis, car lui seul peut libérer du désir.

http://fr.wikipedia.org/wiki/K%C3%A2ma

Citation :
Kâma, dieu de l’amour et du désir sexuel, a déjà des racines dans le Veda en tant que force de désir cosmique. Mais le concept de son rôle a subi un glissement considérable qui en fait une divinité très proche des hommes.

Kâma est le dieu de l’amour, du désir et de l’amour charnel. Pritî et Ratî, les déesses du désir et de la luxure, sont ses épouses. Le dieu du printemps, Vasanta, les Apsara et les Gandharva sont ses compagnons. Ils transportent son étendard sur lequel flotte son symbole, le makara.

(...) Mais l’on n’accorde pas de culte à Kâma. On l’identifie avec le principe du désir qui prend l’âme au piège du samsara. En fait, le Bouddhisme le nomme Mara, le démon, l’ennemi de tous les êtres illuminés.






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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mar 29 Mar 2011, 13:53

Du couple-attachement au Couple-Liberté de l’Amour









DU COUPLE-ATTACHEMENT AU COUPLE-LIBERTE DE L’AMOUR-POSSESSION A L’AMOUR VRAI
canalisation Anamaria Molina, 23/1/11
Message de Marie Madeleine aux aventuriers de l’Amour Vrai.
Chers amours, il est temps d’atterrir sur le nouveau continent du véritable Aimer.
Nous avons commencé il y a quelques temps un message sur la
sexualité sacrée. Avant de le terminer, il m’apparaît urgent de faire
une mise au point préalable sur la nécessaire évolution de vos
couples.
Vous voici arrivés en 2011, dans une
énergie chaque jour plus intense et révélatrice. Vous savez que ces
moments peuvent être aussi merveilleux à vivre si vous les vivez
dans la conscience et l’acceptation, qu’insoutenables pour ceux qui
refusent le changement et laissent les peurs les enliser dans des
schémas d’involution.
Je m’adresse à vous qui savez aux tréfonds de vous-même qu’un
changement s’impose aussi dans vos relations amoureuses et de
couples.
Combien d’entres vous sont en ce moment dans des crises, des doutes,
des remises en questions ! Tous vos repères, vos certitudes volent
en éclat ! Et si cela ne vient pas de vous, vous avez donnez
rendez-vous à une âme amie pour vous réveiller de la torpeur. C’est
inconfortable n’est-ce pas ?
Quand cessera-t-on de nous malmener ? Pensez-vous parfois en
envoyant vers nous un regard accusateur. Car dès que les
perturbations s’intensifient quelque peu, vous reprenez vos vieux
réflexes de victimes, victimes de la vie, du ciel, de Dieu ou de ses
saints ; victime de vos parents, de la société, de votre partenaire.
Je vous rappelle que c’est VOUS qui avez créé ce qui vous arrive.
Alors voici quelques éléments pour vous guider dans cette co-création d’évolution du couple.
En tant qu’humains incarnés, mon époux Yeshua et moi avons connu des
phases d’attachement, de possessivité, de jalousie. Moi plus que
lui d’ailleurs, mais peu importe. L’attachement fait partie de
l’histoire des humains parce qu’il est le résultat de la séparation. Le
souvenir de l’Unité a continué à brûler quelque part en vous, même
dans les périodes les plus sombres et plus basses en vibration de votre
humanité. Le sentiment douloureux d’avoir perdu quelque chose
d’essentiel, et l’aveuglement à votre véritable nature divine, vous a
fait errer à la recherche de cette unité perdue, à travers la relation
à deux notamment.
Retrouver la complétude grâce à l’autre, voilà quelle a été votre quête au long de millénaires.
Vous aviez la conviction aveugle que vous seriez heureux seulement
lorsque vous auriez retrouvé l’Autre, votre « moitié » comme vous
dites. Et vous avez passé des vies et des vies dans cette recherche
obstinée, et illusoire.
Maintenant, vous êtes en train de redécouvrir que vous êtes divin.
Vous vous souvenez peu à peu de Qui vous êtes vraiment, que vous
êtes le Tout et que vous êtes l’Un, vous le répétez dans vos
méditations, dans vos conversations « spirituelles », et, cependant vous
continuez à chercher L’Autre !
Vous vous gargarisez d’ « âmes sœurs » et de « flammes jumelles »,
sans comprendre de quoi il s’agit vraiment pour continuer à
entretenir l’illusoire quête de cette « moitié » qui serait sensée vous
apporter enfin la félicité. Et, sitôt que vous pensez avoir trouvé
cette perle rare, vous n’avez de cesse de vous l’approprier, de vous
l’attacher par tous les moyens. Cela va du grand scénario de la
passion amoureuse, à celui du mariage d’amour, en passant par la
manipulation, la culpabilisation, de soi-même et de l’autre, afin de
mieux vous emprisonner mutuellement.
Ne voyez-vous point l’aberration de tout cela ?
Ne voyez-vous point le contresens qu’il y a à prétendre incarner
l’Unité et continuer à vous accrocher à quelqu’un comme si votre vie
en dépendait ?
Cela signifie-t-il qu’il ne faille plus aimer ?
Rassurez-vous, je ne suis pas en train de jeter le couple aux
oubliettes, comme quelque chose d’obsolète. Il l’est cependant, mais
tel que vous le connaissez et pratiquez depuis longtemps.
Je vous propose de dépoussiérer le couple : de passer du
couple-attachement au couple liberté, de l’amour possession, à l’Amour
Vrai.
Une des clés de cette transformation est de comprendre que vous
n’avez plus à chercher la complétude émotionnelle, mais la complétude
énergétique. Ce qui est tout à fait différent. Nous y reviendrons.
En tant qu’être humain incarné vous avez une polarité sexuelle,
masculine ou féminine. Et, vous avez aussi ces deux aspects en vous.
On vous a déjà parlé, à plusieurs reprises, du mariage intérieur.
Avant d’espérer réaliser un couple équilibré dans votre vie, il est
indispensable d’avoir réalisé le couple intérieur. Ce n’est qu’une
fois que cette harmonisation, ces épousailles entre votre féminin divin
et votre masculin divin sont accomplies, que vous vous aimez alors
suffisamment pour vous sentir dans la complétude et ne plus la
rechercher à l’extérieur de vous. Vous êtes alors amoureux(se) de
vous-même et cessez de fantasmer sur l’Autre.
Je vous communiquerai une méditation pour la réalisation de ce mariage intérieur.
L’idéal, si l’on peut dire, c’est d’avoir d’abord eu cette prise de
conscience, avant de rencontrer quelqu’un avec qui construire le
nouveau couple, le couple liberté, dans l’Amour Vrai. Aussi, si vous
êtes seul(e) en ce moment, ne vous précipitez pas pour rencontrer une
personne, mais prenez plutôt le temps de la rencontre avec
vous-même.
Libérez-vous des anciens schémas névrotiques et préparez-vous pour
entrer dans la nouvelle énergie du couple, en toute conscience et
en toute liberté. Et surtout sans précipitation aucune. S’il y a
précipitation, soyez certain(e) que vous n’avez pas fini d’éliminer les
résidus de peur et d’attachement.
Dans la rencontre Vraie, il y a une conscience commune du risque de
l’illusion amoureuse. C’est donc en prenant le temps de la
rencontre ou des retrouvailles d’âmes, que les deux personnes se
choisissent, avec non plus le « besoin » de l’Autre pour remplir un
vide, mais avec simplement le libre choix du partage. Il n’est plus
question ici de coup de foudre ou de folle passion (si vous le
regrettez c’est que vous êtes encore prisonniers de l’illusion !) mais
au contraire d’un amour sans condition qui prend sa place et grandit
peu à peu entre les deux êtres, dans un respect mutuel et une liberté
mutuelle. « Liberté » ne signifiant bien évidemment pas la porte
ouverte au batifolage à droite à gauche, mais liberté d’Être, d’être
Soi avec l’Autre, en toute vérité, sans compromission aucune.
C’est pourquoi il est préférable aussi de prendre le temps avant de
vivre l’expérience de la sexualité, qui sera alors sexualité
sacrée, puisque partagée en toute conscience. Le choix de vivre
ensemble ou séparément se fera également avec le temps, selon les
préférences et la personnalité de chacun, et si le respect de soi
et le respect mutuel sont là, tout sera juste.
Dans la nouvelle énergie il n’y a pas de règle de conduite
particulière sur le fait de vivre ensemble ou non. Oubliez donc « ce
qui se fait » ou « ce qui ne se fait pas » ! Tout est à réinventer dans
le respect de votre être véritable.
Au risque de vous surprendre, je vous dirai même que la notion de
fidélité change forcément aussi puisqu’il n’y a plus d’attachement
ni de possessivité, donc plus de place pour la jalousie.
Là encore c’est une question de conscience et de cœur et non plus
d’attirance sexuelle. Il est donc possible de partager cet amour
sans condition avec plusieurs personnes, dans le respect absolu de
chacun et en conscience. Ce qui n’est certes pas le plus simple et que
je vous déconseille donc, tant que vous n’avez pas appris à être
vrai avec vous-même et dans la relation à l’autre !
Ne voyez pas s’ouvrir, avec ces nouvelles perspectives, une ère de
lascivité et de luxure, je vous assure bien que c’est tout le
contraire ! Vous entrez cependant dans une énergie sacrée, dont la
jouissance est bien plus immense et puissante que tout ce que vous
pouvez imaginer.
Bien entendu, il se peut que vous ayez soyez déjà en couple alors
que vous n’avez pas encore compris et célébré ces noces avec
vous-même. Je ne vous cache pas que les choses sont un peu plus
difficiles si vous voulez effectuer la transition à deux. Tout dépend
aussi du niveau de conscience ou se trouve chacun. N’allez pas râler
contre l’autre si vous trouvez qu’il ou elle est plus ou moins «
avancé » que vous, souvenez-vous que vous n’êtes pas ensemble par
hasard et que vous vous êtes « donné rendez-vous » pour expérimenter
ensemble et être le miroir l’un de l’autre. Souvenez vous également
que tout est juste : il se peut que vous réussissiez cette transition
ensemble, il se peut aussi que vous réussissiez à vous séparer,
parce que chacun avance à son rythme et que votre contrat commun doit
prendre fin à ce moment-là.
Pour réussir la transition ensemble, il vous faudra de la patience
et beaucoup d’Amour. La difficulté étant précisément de sortir de
l’attachement et du jugement vis-à-vis de l’autre, pour entrer
progressivement dans un amour sans condition, un amour vrai. Peut-être
une séparation temporaire sera elle-même nécessaire pour faciliter
ce processus de transformation en chacun de vous. Là non plus il n’y a
pas de règle figée, soyez simplement à l’écoute de votre cœur. Il y
aura de toutes façons certainement des périodes de doutes, de
colère, de peur de perdre l’autre ou de se perdre soi. Soyez indulgent
avec vous-même, comme avec l’autre : une telle transformation ne se
fait pas du jour au lendemain, à moins d’une illumination subite ce
qui reste possible mais rare, convenons-en.
Quoi qu’il en soit, il vous faut abandonner toute idée de posséder
l’autre, de le façonner à votre idée ou convenance, de le retenir
contre son gré, par quelque artifice que ce soit. C’est l’abandon à
l’amour et l’acceptation totale de l’Autre qui deviennent la seule
réalité possible.
Et, je le répète, dans le respect absolu de votre propre vérité aussi
! L’équilibre est délicat à trouver et il ne s’établira pas du jour
au lendemain non plus. Ce sera un long chemin, à accomplir ensemble si
vous l’avez choisi.
Quand bien même vous seriez dans le premier cas évoqué, où la
rencontre se fait après la prise de conscience et le mariage intérieur,
sachez que tout ne sera pas définitivement réglé et que votre
cheminement de couple ne sera pas définitivement dénué de toute embûche.
L’important reste d’accomplir la partie la plus difficile de cette
transformation, que ce soit seul ou à deux. Cela peut se faire en
six mois ou en douze, ou plus, ou moins. Cela se fera… si vous l’avez
choisi, comme c’est juste pour vous, à votre rythme.
Comme je vous le disais, alors que vous aurez réalisé la complétude
émotionnelle et amoureuse en vous, vous cesserez de la chercher
avec l’autre. Vous vous sentirez libre et heureux. Libre d’être seul ou
en couple.
La seule recherche de complétude avec l’autre sera alors d’ordre énergétique.
Entendons-nous bien : cette recherche-là non plus n’est pas
obligatoire. Certains êtres choisissent une voie où la sexualité est
absente parce que transcendée. Et c’est juste aussi. Mais ce n’est
pas cet aspect-là qu’il m’appartient d’aborder aujourd’hui.
Je reviens donc à l’énergie du couple vrai et à la sexualité sacrée.
S’il est vrai que l’on est plus fort à deux que seul, c’est dans la
réalisation de ce couple nouveau et établi dans l’Amour Vrai, que
cela prend tout son sens.
Par l’union des cœurs et des corps naîtra alors une troisième
énergie (je ne parle pas ici d’un enfant), fruit du féminin divin et
masculin divin réunifiés. Cette troisième énergie, une fois assez
forte et puissante pour exister en permanence, viendra véritablement
compléter l’énergie de chacun en tant qu’individu physique. Même
séparés géographiquement, les deux resterons connectés par cette
troisième énergie fruit de leur union et qui les accompagnera l’un et
l’autre en permanence.
Cela sera développé dans le message sur la sexualité sacrée évoqué précédemment.
Imaginez-vous seulement la puissance de ce couple ?
Je vous assure que l’Amour qui relie un tel couple est véritablement
indestructible et éternel. Et qu’il n’a plus rien d’une illusion.
Mes chers enfants, « il n’y a que l’Amour ».*
Message canalisé par Anamaria Molina, le Dimanche 23 Janvier 2011.
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Ven 06 Mai 2011, 15:18

Bonjour Pascalle/Michèle,

Citation :
aurais-tu des informations sur la vouivre ?????

http://antahkarana.forumzen.com/t1652p60-esprits-de-la-nature

Ce n’est pas par hasard que l’on dit qu’il s’agit d’une(de) légende(s) provenant d’Orient.

En fait, la Vouivre et/ou la Fée Mélusine (= la Femme-vouivre a queue de serpent ; la Vouivre semblant être le nom gaulois du serpent) comme la sirène, ne sont ni plus, ni moins que l’équivalent occidental de la représentation orientale de Nuwa (épouse de Fuxi). Mi-humaines, mi-serpents, toutes ont la même capacité de changer de forme à volonté. Autrement dit, la Vouivre symbolise la Femme du Couple Sacré.

Cela permet donc de comprendre pourquoi, dans les histoires, les « hommes prédateurs » ne pouvaient la capturer et se l’approprier.

Citation :
Mélusine signifie « merveille » ou « brouillard de la mer ». Pour les Lusignan, on l'appelle « Mère Lusigne » (la mère des Lusignans), fondatrice de leur lignée. Dans le dictionnaire Littré, elle est appelée Merlusigne, ce qui pourrait faire penser à une connotation aquatique.

http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9lusine_(f%C3%A9e)

On retrouve des Mélusines à facette féminine et des Mélusines à facette masculine, très proche des représentations de Fuxi et Nuwa :

Fuxi et Nuwa (avec entre eux, sur la première image, l'Arbre de Vie) :







Les Mélusines masculin et féminin :








Les spécialistes de la mythologie voient en elle la « Mater Lucina » romaine qui présidait aux naissances tout comme l’était Isis.
Culte d'Isis :




Voici des images illustrant les « naissances » des Couples Alchimiques :

Naissance chez Fuxi et Nuwa :


Naissance chez le Couple Mélusine :



Citation :
(...) Je sens comme des "doigts" s'enfoncer dans ma nuque; ces doigts deviennent des "barres". L'une des barres se courbe vers la gauche, tandis que l'autre vers la droite pour finalement se rejoindre en un signe de "8" couché, á savoir le symbole de l'infini. C'est rigolo, c'est comme si je portais sur ma nuque un "nœud papillon" formé par ce 8 de l'infini.

"Autour de ma tête et de mes corps subtils", je ressens presque simultanément des Énergies Féminines à droite et Masculines à gauche. Ces énergies lentement se "courbent" autour de mon être, comme des sortes de parenthèses. Finalement, l'une des forces "(" légèrement se décale vers le bas par rapport á l'autre un petit peu à cette image §; Je réalise que ces Énergies masculin-féminin, en fait, S'ENLACENT et que je suis en plein milieu comme un "bébé/fœtus" dans une matrice "!!!





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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Ven 06 Mai 2011, 15:38

Bonjour à tous,

Le mythe de Atergatis (sirène « femme ») et de Oannès (sirène « homme ») fait également référence aux Flammes Jumelles.



Oannès : l’aspect masculin



Oannès est un être de sexe masculin, un animal devenu divinité qui émergeait de la mer d'Erythrée pour enseigner aux simples mortels les grandes valeurs spirituelles. Un être symbolisant pour les hommes de cette époque les mystères de la guérison et de la fertilité, ainsi que le pouvoir merveilleux du soleil dispensateur de toute vie.

Ce personnage apparaît dans l'un des rares fragments parvenus jusqu'à nous de l'Histoire de Chaldée, ouvrage de Bérose, prêtre et astronome babylonien qui vivait au IIIe siècle avant J.-C.

Tiré de « Sirènes et mastodontes » de Richard Carrington 1957(compte rendu par Le_Mire):

"Le corps entier de l'animal, écrit-il, était celui d'un poisson; cependant, il avait sous sa tête de poisson une seconde tête, humaine celle-là, et, joints à la queue, des pieds également humains. Doué de raison, il avait une voix d'homme, et il s'exprimait dans notre langue. Il introduisait ceux qui l'écoutaient dans la connaissance des arts, des lettres, de la science; bref; dans tout ce qui peut contribuer à adoucir les mœurs et à conduire le genre humain à une vraies civilisation."

Cet individu éminemment sympathique portait le nom d'Oannès, le dieu-poisson de Babylone. Chaque matin, il émergeait de la mer pour retourner dans les flots au coucher du soleil. Sur les premières images connues, Oannès apparaît comme un homme portant une tête de poisson en guise de casquette. La peau du poisson est drapée sur ses épaules à la façon d'une cape, la nageoire caudale descendant jusqu'aux jarrets et parfais jusqu'aux chevilles.






Atergatis : l’aspect féminin

Déesse de la lune, Atergatis fut dotée d’une queue de poisson parce qu’elle représentait le pendant féminin d’Oannès. Tout comme lui, elle émergeait de l’océan pour y retourner au terme de son long voyage à travers le ciel nocturne. Elle devait donc également avoir une nature amphibie, moitié humaine, moitié poisson, avec cette différence qu'étant femme elle devait être à la fois moins vigoureuse et plus mystérieuse qu'Oannès. Ce fut sans doute ainsi que naquit la première déesse à corps de poisson. Bientôt ses vertus prirent de l'ampleur et se mirent à proliférer, comme s'amplifient et prolifèrent les légendes et même les simples rumeurs. Peu à peu, elle allait accaparer, sous ses divers travestis, les nombreux traits que les hommes prêtent toujours aux femmes - beauté, vanité, orgueil, cruauté, charme - et bien entendu une tendance inavouée à l'amour impossible. Si bien qu'Atergatis et ses différente « doubles » que l'on rencontre dans d'autres mythologies forment une ascendance fort acceptable pour les sirènes des époques ultérieures.



Le prestige dont jouissaient les grandes divinités à corps de poisson dans la majeure partie du monde antique - prestige qui n'allait disparaître qu'avec l'avènement de l'ère chrétienne - donna naissance à plusieurs êtres moins surnaturels, d'un aspect plus ou moins similaire.

Ainsi, Aphrodite sortant des flots, considérée par certains auteurs comme, une variante d'Atergatis, avait à son service deux ou plusieurs demi-dieux dont le corps humain se terminait par une queue de poisson. Ces tritons, adorateurs attitrés et chevaliers servants d'Aphrodite, avaient des pouvoirs limités dans le domaine maritime; ils pouvaient notamment apaiser la fureur des vagues et imposer leur volonté à la tempête.

Aphrodite et les Tritons :




D’autres divinités mineures, de sexe féminin, étaient pourvues, à l'origine, de vastes ailes d'oiseaux.

Ces créatures que redouta Ulysse ont certainement joué un rôle important dans la formation du mythe des sirènes ; elles furent les premières « beautés fatales » à attirer dans le piège mortel de leur charme, tantôt par leur chant, si enivrant que les malheureux se précipitaient dans la mer, tantôt en les rendant fous, si bien qu’ils jetaient leur navire sur les récifs. Par suite, cette terrible fascination fut transférée aux sirènes à corps de poisson.

http://pandore.net/magies/creatures/sirenes.htm/sirenes.php
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Lun 09 Mai 2011, 01:54

Bonsoir à tous,

Avez-vous remarqué que lors des Naissances/Procréations, sur les illustrations, le compas et l'équerre change de "propriétaires" et comme, transite du l'Homme vers la Femme ? (????)

Citation :
Le Solve est associé au Feu Solaire, et le Coagula à l'Eau Lunaire.

Il s'agit des aspects de transcendance (Solve - Equerre) et d'Immanence (Coagula - Compas), puisque la transcendance est le domaine de la polarité Yang (Homme), sur l'axe vertical perpendiculaire (Equerre) au plan du Tao. La perpendicularité de l'axe (Phallus cosmique) est ce qui conserve le cap identitaire du Couple Sacré.

L'immanence est le plan circulaire du Tao lui-même, domaine de la polarité Yin (Femme) gardienne du principe cyclique (Matrice cosmique), garante de l'équivalence circulaire (Compas), et donc de l'égalité des polarités sexuées.

http://antahkarana.forumzen.com/t2501-l-espace-et-le-temps





Sphinx, peux-tu m'aider à comprendre, à mettre des mots sur ces images/expériences ?
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Le Mat



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MessageSujet: Union des regards, fusion des âmes.   Mar 05 Juil 2011, 11:05




‘‘ Exprime, si tu le peux, le sens sans mots, de sorte que le coeur puisse se charger de la conversation ’’

Fasciné par les sublimes poésies de Rumi, père du soufisme, Will Johnson nous décrit une méthode soufie de fusion mystique. A travers la contemplation silencieuse de l’autre, les illusions cèdent enfin à notre essence spirituelle, pure poésie du cœur enflammé.

Les soufis utilisent un mot magnifique pour désigner la communion mystique à laquelle peuvent accéder deux pratiquants au cœur ouvert lorsqu’ils se trouvent en présence l’un de l’autre. Ils appellent cette communion et ce partage sohbet. Pratiquement intraduisible, ce terme a été associé, la plupart du temps, à l’idée de longue conversation d’ordre spirituel au cours de laquelle deux êtres en quête de Dieu parlent ouvertement ensemble de sujets mystiques. Toutefois, dans le sohbet le plus pur, la parole ne sert pas de moyen de communication. Si les mots restent le mode d’échange idéal pour traiter les affaires de ce monde, au niveau du cœur, le langage essentiel est le silence.

Avec votre partenaire, vous pouvez vous retrouver assis ensemble en silence pendant de longues heures, sans même prononcer un seul mot, pourtant, une communication très intense peut s’établir entre vous. Pour cette raison, Rumi nous recommande :

«Sois silencieux. Si quelqu’un te dit qu’aucune parole n’est possible sans mots ni sons, ne l’écoute pas, ce n’est pas vrai. Sois silencieux. Sans le pain de Dieu ni le vin de l’annihilation, ce mot et cet alphabet ressemblent, dans le meilleur des cas, à deux ou trois tasses vides. Sois silencieux. Exprime, si tu le peux, le sens sans l’alphabet. Dis-le sans mots, de sorte que le coeur puisse se charger de la conversation.»

Si vous pouvez apprendre l’alphabet du langage du cœur, il vous sera alors possible de déchiffrer les messages et les informations écrites sur les pages non imprimées du visage de votre partenaire. En étudiant comment cette langue se parle, vous serez ensuite capable de communiquer à l’être que vous aimez tout ce que votre cœur a besoin de partager et d’exprimer. Lorsque cela se produit, les mystères se révèlent d’eux-mêmes en un enchaînement sans fin. Ce processus s’accomplit d’autant mieux qu’il se passe sans paroles, à travers le langage silencieux des sensations. Une énergie inattendue peut, par exemple, traverser soudain votre partenaire, comme une rafale de vent, et le transformer devant vos yeux en un ange de toute beauté ou peut-être en un petit enfant effrayé.

L’être qui vous est cher se détend et permet aux énergies de circuler à travers lui, vous, vous vous détendez et l’accueillez tel qu’il est. Aucun mot n’est nécessaire. Vous savez tous deux exactement ce qui se passe.

Quand, au cœur de cette fusion profonde, nous commençons à parler à l’être qui est en face de nous - même s’il s’agit de sujets importants ayant un rapport avec le cœur et l’âme -, nous avons tendance à nous extraire du domaine de l’union et à devenir à nouveau séparés. La parole est comme un vieux boulier rouillé : sa technologie est tout simplement incapable d’exécuter les calculs des mathématiques supérieures du cœur. Un outil plus puissant est nécessaire pour ces opérations et il apparaît sous la forme du silence. Le silence soutient la conversation tout en nous maintenant sur les rails. Il déblaye les débris de l’esprit et ses branches tombées, traçant le chemin le moins encombré possible, susceptible de nous conduire en toute sécurité dans, et à travers, la forêt de l’union : «Dans le silence de notre désir, nous sommes ensemble, ne faisant qu’un. Mais dès que nous commençons à parler, Nous nous séparons en deux. Reste donc silencieux. Il y a pour toi et moi, un honneur dans le silence.»

Quand vous vous asseyez avec l’être aimé pour une longue période de pratique, vous stimulez, grâce au pouvoir de vos regards échangés, la perle claire qui est au centre de votre tête. D’habitude, nous ne pouvons ni voir ni ressentir cette perle. Sa présence sereine est cachée derrière les pensées incontrôlées qui, tels des chevaux sauvages, galopent à travers notre esprit. Mais avec l’aide de la pratique, ce mouvement des pensées s’apaise peu à peu et laisse place à la présence ressentie du courant de la force vitale qui traverse ce centre du corps. Maintenant libéré, ce courant balaye les obstructions et les débris du mental (tellement préoccupé d’ordinaire par des scénarios imaginaires), comme s’il débarrassait le coude d’une rivière des rondins de bois qui l’obstruent, créant ainsi un canal à travers lequel les eaux de l’union peuvent s’écouler librement. En général, nous pensons ne pas pouvoir vivre sans le commentaire permanent du monologue intérieur de notre mental. Ses mots et ses pensées sont l’élément moteur qui alimente notre croyance en une existence individuelle, en un «moi» distinct du reste de la réalité dans laquelle il évolue. Perdu dans sa pensée, chacun de nous est comme un seigneur vivant dans un manoir au sommet d’une colline, à l’écart du tumulte de la ville qui se trouve en bas dans la vallée. Mais la vie de château risque de devenir une vie de solitude et, dès lors, le cœur va peu à peu se fermer. Tout comme les murs qui entourent sa demeure, les pensées isolent ce seigneur de la vie plus vaste et plus riche de son cœur. Mais s’il parvient, un jour, à s’élever au-dessus d’elles, une large ouverture peut s’opérer dans son cœur et il sera alors capable de baisser le pont-levis sur les douves qui entourent son manoir, d’inviter la population toute entière dans sa maison maintenant ouverte et de faire de sa vie une fête.

Comme le savent si bien la plupart des individus ayant une pratique spirituelle, calmer le flot des pensées du mental peut se révéler être une tâche immense, relevant du défi. En ce sens, la pratique de la contemplation de l’être aimé est un puissant support pour ceux qui s’efforcent d’y parvenir. Quand vous soutenez le regard de votre partenaire, vous devenez naturellement plus conscient des sensations de votre corps. Pensées et sensations sont comme deux enfants dans la cour d’une école, assis aux deux extrémités d’un jeu de bascule. Quand l’un d’eux est en l’air, l’autre est au sol. Ils ne peuvent tous les deux être en même temps en haut ou en bas. En renforçant la conscience que vous avez de vos sensations physiques, la pratique de la contemplation de l’être aimé apaise automatiquement votre esprit. A mesure que les sensations emplissent de plus en plus votre corps, votre mental se vide petit à petit.

Quand, grâce à la pratique, vous accédez à un état non superficiel, libre de pensées et de mots, votre cœur s’ouvre spontanément et le sohbet commence véritablement. A ce stade, aucune information n’a besoin d’être communiquée entre votre partenaire et vous ; les messages qui jaillissent des profondeurs de vos âmes circulent entre vous et sont transmis sans paroles. Dès que le monologue machinal de l’esprit s’apaise, la conscience et les pensées vraiment importantes s’élèvent naturellement : «La pensée ne vient pas à ton esprit tant que tu n’es pas apaisé. Le cœur n’ouvre pas la bouche tant que tu ne fermes pas la tienne.»

Bien que ceux qui pratiquent la voie du cœur soient capables de s’ouvrir avec succès à son énergie lorsqu’elle se révèle, l’une des erreurs les plus communes qu’ils commettent régulièrement consiste à essayer ensuite de la figer ou de retenir telle ou telle de ses manifestations. Parler d’énergie du cœur au singulier est source d’erreur. Celui-ci a en effet de nombreuses énergies et chacune d’elles est un événement unique. Ce que notre cœur exprime aujourd’hui, ce que nous communiquons aujourd’hui à notre partenaire à travers le regard, peut être totalement différent des messages que nous lui avons transmis hier. Restez toujours ouvert à tout ce qui veut se produire et a besoin d’être exprimé dans l’instant présent.

Les énergies du cœur jaillissent constamment en une succession ininterrompue d’élans, d’ondes et de frémissements ressentis dans le corps. En expérimentant ces vagues qui circulent à travers vous, l’une après l’autre, vous reprenez contact avec votre état naturel : «A chaque instant, une fontaine nouvelle jaillit du cœur, des rivières s’écoulent de ton océan. Le coeur cligne des yeux face à ta gloire.»

Une fois que votre partenaire et vous-même avez vraiment goûté à cet échange mutuel de flux énergétique et à son mouvement de va-et-vient qui s’établit entre vous au cours d’un sohbet digne de ce nom, une fois que vous avez appris comment libérer le courant de la force vitale et lui permettez de délivrer ses messages, vous risquez de vouloir que cette conversation muette se poursuive à jamais. La pratique de la contemplation de l’être aimé peut modifier pour toujours votre compréhension de ce que signifie l’amitié. La conversation habituelle n’aura désormais sans doute plus pour vous autant d’attrait qu’autrefois. Souvenez-vous, en premier lieu, que cette pratique n’a aucune règle fixe. Si, à certains moments, votre partenaire et vous échangez spontanément quelques mots, il n’y a aucun mal à cela. Par moments, vous serez peut-être d’ailleurs tellement exalté que vous ne pourrez vous empêcher d’exprimer en paroles votre bonheur.

Toutefois, vous découvrirez à coup sûr que votre recours habituel à la parole, en tant que seul moyen de communiquer vos pensées et vos sentiments, interfère en réalité avec la continuité de votre abandon au royaume de l’union. Si vous parlez trop, cela vous empêchera de vous fondre plus profondément encore dans la douce chaleur des eaux de l’union, ce qui reviendrait à vous faire couler un bon bain bien chaud sans vous y immerger ensuite. Au cours d’un sohbet prolongé, un excès de mots et de pensées traduit simplement votre absence de désir d’entrer en communion. Le voile du mental s’impose à nouveau et vous tient à l’écart du souhait de votre cœur.

Le fait que Rumi, qui avait pourtant pleinement conscience de la futilité du langage pour exprimer les vérités les plus profondes, n’ait jamais cessé de communiquer par le verbe est à la fois ironique et constitue une grande chance pour nous. Jour après jour, tempêtant, s’extasiant, il composa spontanément de merveilleux chants et poèmes qui explicitaient avec force détails et images saisissantes les splendeurs et les épreuves de la vie spirituelle. Il ne mit jamais aucun de ses poèmes par écrit ni ne travailla leur formulation comme le font les artistes qui multiplient les esquisses tant qu’ils ne sont pas satisfaits de leurs oeuvres. Il ouvrait simplement la bouche et les poèmes s’énonçaient d’eux-mêmes. Par bonheur pour nous, ses paroles furent transcrites par un petit groupe de scribes minutieusement choisis que l’on appelait les «secrétaires du secret». Ce sont eux qui ont rassemblé tous les écrits de Rumi après sa mort et c’est grâce à leurs efforts que nous pouvons, vous et moi, être aujourd’hui touchés et éclairés par ses paroles. Les poèmes sont des présents que nous offre Rumi. Il ne pouvait les empêcher de fuser de sa bouche. Et pourtant, il doit avoir énormément apprécié les périodes de silence qui caractérisaient ses excursions dans le monde de l’union lorsqu’il contemplait longuement les yeux de Shams puis, plus tard dans sa vie, ceux de deux autres grands compagnons de pratique. C’est de ce silence que les mots finissaient par jaillir, comme une plante qui émerge du sol. Dans le Mathnawi, la grande œuvre spirituelle qu’il composa vers la fin de sa vie, Rumi fait en plaisantant allusion au paradoxe qui fut le sien : avoir été à la fois un contemplatif fervent de Dieu silencieux et un intarissable artisan des mots.

Pendant que vous continuez à soutenir le regard de votre partenaire, vous êtes peut-être incapable de dire quoi que ce soit. Par moments, les énergies que libère la pratique peuvent être tellement puissantes que la seule chose que vous puissiez faire est de rester assis, abasourdi, physiquement incapable d’ouvrir la bouche, même si vous aviez à le faire. De toute façon, que pourriez-vous réellement dire dans un moment pareil ? Qu’est-ce qui pourrait bien être plus important que les grandes nouvelles que vos yeux et votre cœur sont en train de communiquer à votre bien-aimé(e) ?

Et que pourriez-vous raconter à vos voisins lorsqu’ils vous demandent d’expliquer ce que vous faisiez et ce qui se passait entre votre ami(e) et vous ? La chose la plus importante que vous pourriez communiquer au monde, de ces périples accomplis avec l’être qui vous est cher dans le pays de l’union, consisterait sans doute à partager la nature grandiose de la pratique. Avec un peu de chance, cela inspirerait d’autres pour entreprendre ce voyage, pour jouir des splendeurs des sons, des formes et des sensations nouvelles qui les y attendent en silence. Peut-être, comme Rumi, les seuls mots appropriés que vous pourriez prononcer seraient-ils :

«J’ai vu ta beauté invisible, et le récit muet de cette vision a touché mon cœur qui, à cette nouvelle, est devenu tout œil. Longue vie aux yeux ! Longue vie aux yeux ! Ne cesse de répéter mon cœur.»
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MessageSujet: Les hommes viennent de la lune et les femmes du soleil……..   Jeu 02 Fév 2012, 11:07


APPRENDRE A PENSER “SOLEIL – LUNE




Jacques HALBRONN



Les hommes viennent de la lune et les femmes du soleil……


Jacques Halbronn nous invite à repenser notre représentation du soleil et de la lunne à commencer par le réseau des correspondances associées à cette double matrice. D’où son interrogation, les hommes “viennent”-ils de la lune ou du soleil? Pour répondre à cette question, l’auteur nous invite à réfléchir sur l’origine du Zodiaque, sur les rapports entre les dieux et les déesses et le cycle saisonnier.
“Apprendre à penser “soleil-lune” signifie décrypter grâce à cette grille de lecture révisée le monde qui nous entoure à commencer par les manifestations du masculin et du féminin qu’il propose de relier directement à la symbolique soli-lunaire. Homme Lune et Femme soleil, la Lune étant le soleil en acte.
Pour Jacques Halbronn, le monde est entrainé dans une alternance et une alternative de solarité et de lunarité, dans un flux lunaire et un reflux solaire. La grille proposée par Jacques Halbronn nous permet tant individuellement que collectivement de mieux appréhender le monde où nous sommes et dont nous sommes, tant au niveau de la crise du couple que des affrontements sociaux et ethniques.
.

Introduction

Les astrologues dans la Lune

La thèse centrale du présent ouvrage est simple à exposer: la Lune n’est pas, contrairement à ce qu’affirment les manuels d’astrologie mais aussi une certaine symbolique populaire, un facteur féminin mais un facteur masculin, d’où son titre La Lune de Gabriel, Gabriel l’ange de la lune symbolisant la force, la virilité, comme son nom, hébraïque, en témoigne.
Autrement dit, notre Humanité véhiculerait de fausses représentations de ce qui aurait été établi dans son Inconscient Collectif. Quelles sont les causes et les conséquences d’une telle permutation?
On se demandera si une telle confusion matricielle ne conduit pas à une mauvaise appréhension des notions de dualité, de couple. Or, savoir penser la dualité permet de penser la cyclicité, l’alternance et finalement permet de mieux prévoir le cours des choses. Ce n’est pas rien!.
Le discours dominant sur la Lune, c’est qu’elle “reçoit” la lumière du soleil et par assimilation au sperme, la lune serait donc femelle. Qu’on nous permette de constester une vision aussi simpliste des choses qui ne nous semble pas correspondre à celle qui a été prise en compte dans l’autoprogrammation de l’Humanité.
Restituons le discours en vigueur sur la symbolique des luminaires, à la sauce astrologique, pour en faire, dans un second temps, la critique en rappelant ces lignes que rédigea André Barbault pour la première édition, en 1953, du collectif Soleil & Lune, Paris, Ed. CIA: .”Y a t-il sujet général plus important en astrologie que celui qui concerne le symbolisme, c’est à dire la signification de l’astre du jour et de la reine des nuits?” C’est ainsi Joëlle Darolle présente la Lune ( Astrologie de l’Etre. Genéve; M. Bettex; 1991, pp. 33 et seq): “Les rôles fondamentaux de la Lune apparaissent si l’on considére son rapport à la terre et au soleil. En tant que satellite de la terre, elle est la servante dévouée et protectrice.” Il est d’ailleurs possible que c’est lorsque l’on en apprit davantage sur la réalité astronomique de la Lune que l’on cessa de l’associer au principe masculin: un exemple des multiples intrerférences entre astronomie et astrologie, le terme étant pris ici au sens large d’assignation de signification aux astres
La Lune serait donc féminine, comme l’article qui la précéde ou l’adjectif qui l’accompagnent en témoignent. La femme serait donc un être réceptif. Et après? Est-là une clef pour appréhender le psychisme féminin et est-ce une représentation à laquelle les femmes puissent s’identifier? Il faut être conscient, en effet, que de fausses représentations générent à terme un rejet et donc provoquent la confusion des genres.
Au fond, ceux ou celles qui veulent se délester de toute classification ont intérêt à ce que les typologies existantes soient les plus aberrantes possibles; ils s’efforcent de montrer que l’on ne peut se fier à de teles visions des choses et ils jettent ainsi le bébé avec l’eau du bain. Pour eux, il ne s’agit pas de réformer le modéle mais d’interdire, disqualifier tout modéle.
Notre pari est le suivant: reformulons la dialectique soleil-lune et par conséquent celle du féminin et du masculin qui s’y greffe et nous parviendrons à un équlibre satisfaisant, nous réconciliant ainsi avec la notion de dualité. En comprenant la dimension de la femme et la dimension lunaire de l’homme, nous disposerons de clefs pour accéder à leurs motivations respectives les plus marquantes, à condition, encore une fois, d’établir correctement les significations qui ont pu être accordées par nos aieux à ces deux luminaires..
Ajoutons que ce n’est pas seulement notre idée de l’homme et de la femme qui se trouvent affectées par un décodage aussi malheureux mais jusqu’à notre faculté à cerner toute forme de dualité tant dans l’espace que dans le temps, en étant réduit, pour tout potage, à opposer émission et réception, ou encore attitudes active et passive, selon un anthropomorphisme de bas étage.
Nous sommes invités à réfléchir sur l’Histoire de l’Humanité, la phylogénése permettant de décrypter l’ontogénése et réciproquement. Au départ, le monde est solaire, il n’y a pas encore de Temps,il n’y a pas encore de choix puisque l s implique un ordre – dans tous les sens du terme ce un sens – les choses se font dans un certain ordre et dans un certain sens. L’on n’ a pas à agir “contre la montre”, l’on n’est pas pressé par le temps. Le monde solaire est un mond de totalité. Il n’y a pas encore de satellites qui refléteront la lumière centrale parce qu’ils ne sont pas lumineux par eux-mêmes, qu’ils instrumentalisent le soleil. La lune incarne le temps, elle va structurer la course du soleil, la diviser en étapes tout comme c’est la Terre qui, par son inclinaison sur son axe, détermine les saisons.
La notion d’instrumentalisation est complexe: il s’agit de se laisser délibérément imprégner par une force extérieure mais non pas en tenant compte de ce que cette force est en soi mais sur la base de ce que l’on en perçoit et de ce que l’on projette. C’est souvent une confusion chez les astrologues que de considérer que si les hommes sont sensibles aux astres, c’est parce que ceux-ci imposent à leur insu leurs énergies aux hommes.
A partir du moment où l’on ne maitrise pas bien la notion d’instrumentalisation, on va parler de passivité, de dépendance alors que le lien est structuré par le récepteur, ce qui change totalement l’idée que l’on se fait de la notion de réception qui devient, dès lors, volontariste, qui confère du sens à ce qui n’en a pas. Mais le récepteur devient ipso facto celui qui va structurer l’émetteur et encore faut-il que cet émetteur, qui se situe dans une forme de virtualité, soit sinon en demande du moins suffisamment disponible, malléable, en projet et en projection. Il y a là quelque paradoxe puisque c’est l’émetteur qui doit êre récepteur et le récepteur émetteur; c’est dire que les termes en eux-mêmes ne signifient que si l’on précise le contexte, le langage étant précisément un matériau qui nous est donné mais qu’il faut savoir gérer. A ce propos, comment un astrologue sérieux pourrait-il supposer travailler avec son client sans prendre le temps de lui expliquer ce dont il retourne? De deux choses l’une, ou bien c’est l’astrologue qui dit ce que le client veut entendre et croit entendre ou bien c’est le client qui fait effort pour comprendre où veut en venir l’astrologue. Mais n’est-ce pas précisément l’emploi de termes faussement explicites qui permet au client de faire bon usage de ce que l’astrologue profére en conférant du sens à ce qui est informe? Dans ce cas, c’est le client qui instrumentalise le discours de l’astrologue.
C’est tout un art de savoir donner et de savoir recevoir. Nous sommes tous émetteur et récepteur, si bien que le débat quant à déterminer si les hommes peuvent recevoir les influences astrales est un faux débat dans la mesure où tout objet – y compris le soleil et la lune -est aussi récepteur, à un certain niveau, dès lors qu’il est engagé dans un processus de progression, d’évolution, d’expansion qui exige de recourir à des facteurs aléatoires pour se canaliser.. La Lune est un catalyseur pour le soleil, elle lui permet d’échapper à l’indifférencié. Mais quand nous écrivons “elle”, il s’agit bien d’une lune masculine face à un soleil féminin comme c’est le cas en allemand, l’anglais ayant perdu les notions de masculin et de féminin, quand il ne s’agit pas expressément d’un homme (he, his) et d’une femme (she, her).
.
Ce faisant, l’homme lunaire apporte au monde solaire une dimension nouvelle en détournant sa lumière, à l’instar de la Lune. L’astrologie actuelle a le plus grand mal à associer la lune et le feu, tant elle veut le réserver au soleil, par analogie. Elle ne comprend pas que le feu est un anti-soleil, une sorte de soleil noir, un soleil de l’obscur, crépusculaire.
A partir de cette grille, l’on comprend que le génie humain soit bien plutôt lunaire que solaire, du fait même qu’il est réducteur, voire appauvrissant, en retrait par rapport au monde tel qu’il est en soi. et qu’il veut dépasser. La Lune est en ce sens une réalité post-solaire.
Autrement dit, la clef pour comprendre le féminin, c’est jusement le soleil, cet astre qui se situe dans une totalité spatiale, qui éclaire tout sans discernement, c’est le monde vierge, sauvage, “nature” et le signe de la Vierge est estival, la fille de Démeter-Cérés est Coré, mot qui signifie vierge en grec, autre nom de Perséphone -Proserpine.. Se le soleil n’éclaire pas quelque chose, ce n’est pas de son fait, c’est parce que le récepteur intérfére, fait écran. La lune, c’est le passage du polythéisme au monothéisme, c’est à dire le passage du non choix au choix.
L’acte d’instrumentalisation permet de constituer un ensemble homogéne, dans lequel chaque pièce importée aura été ajustée, rabotée, selon un modéle ayant ses propres exigences qui ne sont plus celles du point de départ. Face à l’unicité lunaire, la multiplicité solaire, faite de multiples entités devenant en quelque sorte autant de nouveaux soleils, de nouvelles étoiles, cohabitant au sein d’une constellation, d’une galaxie.
Evitons d’emblée un anachronisme : Les Anciens “croyaient que la lune brillait d’un feu qui lui était propre et comme les marées sont pratiquement inexistantes en Méditerranée, ils n’avaient aucun moyen de faire le rapprochement entre ses cycles et le flux et le reflux de la mer”(Vincent Cronin, La terre, le cosmos et l’homme, Paris, Denoël, 1981, p. 16). Il n’est en effet pas question ici de projeter sur nos ancêtres nos représentations modernes. Il existe deux écoles : d’une part celle qui voudrait que les hommes découvrent peu à peu les secrets du cosmos et d’autre part – celle qui est la nôtre – et qui s’intéresse à ce qui a été perçu et non pas à ce qui aurait du l’être. Autrement dit, la Lune n’était pas perçue comme renvoyant la lumière du soleil mais plutôt comme son prolongement nocturne. Et c’est bien cette idée d’un au delà du soleil – d’un monde métahéliaque sinon métaphysique -que nous retiendrons. Il importe de comprendre au travers de ce dépassement, la dialectique soleil-lune. Alors que le soleil se retire, se couche et que la nuit devrait être totalement obscure se dresse la lune qui prend ainsi le relais, soleil de substitution, moins puissant certes mais soleil quand même et qui ne fait faux bond qu’une fois par mois lors de la nouvelle lune – quand soleil et lune sont conjoints – ce qui correspond à une sorte d’éclipse. Le nouveau mois n’est d’ailleurs pas, chez les juifs, le moment de la nouvelle lune mais celui où la lune par un infime croissant répparaît, où le monde à nouveau sort de l’obscurité, de la nuit totale, de ce noman’s land où l’humanité ne connait plus ni le soleil ni la lune. Il y a là comme un miracle lunaire: sans la Lune, ce satellite de la Terre, l’Humanité aurait évolué, se serait organisée autrement car ce ne sont pas les étoiles et les planétes qui auraient suffi à faire pendant au soleil. Le monde des hommes, en sa plus haute expression, est lunaire. La lune est emblématique du défi humain.



William Blake 1805-1810


Paradoxalement, l’unicité solaire serait d’ailleurs plutôt le chaos, certes constitué d’une seule et même matière mais aléatoire alors que la multiplicité lunaire prend la place du chaos pour instituer une diversité de mondes ayant chacun leur cohérence interne. Si le récepteur ne structure pas la matière – mot à rapprocher de Mater, la mère – par un effort d’éducation, l’on en reste à l’état sauvage – l’enfant sauvage. Le soleil est la forêt, la lune est la clairière, à l’instar de la ville où il faut percer, comme le fit Hausmann, de grandes artères, défrichant le foisonnement des ruelles. La lune est liée à la maison, à l’état domestique, au foyer mais contrairment à ce que l’on affirme, ce n’est nullement un espace féminin. C’est l’Hiver que l’on fait naitre Jésus, que l’on nous montre la créche où cohabitent humains et animaux domestiques, dans une sorte d’étable. Mais il s’agit là d’un refuge, d’un pis-aller, auprès de l’Homme et dès que le printemps revient, tout ce petit monde s’égaiera dans la nature, part dans tous les sens, vit en plein air, à l’air libre, comme Proserpine quittant la demeure-prison de Pluton. La belle saison relativise les différences, elle nivelle par le bas – on se retrouve tous logés à la même enseigne – alors que la mauvaise saison fait ressortir les inégalités, comme on le voit pour le sort des SDF en hiver. On passe de la maison lunaire avec ses lois spécifiques à l’espace solaire où l’on peut jouir des bienfaits s’offrant à tous. On ne fait pas payer les rayons du soleil alors que la faible lumière -feu de la Lune a un coût.
Quand on lit les descriptions astrologiques des symboliques soli-lunaires, on ne peut qu’être frappé par l’inconsistance des définitions, ce qui a évidemment pour avantage que l’on s’y reconnait toujours un peu. ..La femme est en réalité un être solaire, proche d’une nature généreuse qui se donne alors que l’homme estun être lunaire qui a besoin de l’hiver pour montrer qu’il peut vivre sans le soleil. D’ailleurs, l’Eté n’est-il pas une période de vacance durant laquelle l’homme régresse, se met à nu sur les plages, se laisse vivre en profitant des bienfaits de la nature telle quelle.

La lune fut longtemps associée à un dieu aux nombreuses épouses, et non à une déesse (cf Marie Delclos, Le grand livre des pouvoirs de la lune, Paris, Trajectoire, 1998; Aline Apstolska, Mille et mille nuits. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Lune vous est ici raconté, Paris, Mercure de France, 1992; Edouard Brasey, La Lune mystères et sortiléges Ed. du Chêne 2003 ). . Quelles sont les causes de cette inversion finissant par associer la femme à la lune et donc, par voie de conséquence, l’homme au soleil? On notera dans les langues germaniques la similitude, peut-être fortuite, entre le mot pour homme et le mot pour lune et pour mois : man/moon/month Mensch/Mond/ Monat etc. que l’on ne trouve pas dans les langues latines à moins de rapprocher mois (en latin mens) de masculin.. Notons dans ce sens, le dieu Mars également marqué par le M..
Quant à almanach – exposé des mois de l’année – une fois séparé le préfixe arabe “al” (article défini)- comme dans l’ Almageste de Ptolémée, l’on trouve encore une fois un mot commençant par la lettre M. On parle d’un passage du matriarcat au patriarcat, de la découverte du rôle déclencheur de l’homme dans le processus de procréation qui lui aurait permis de s’approprier le soleil. On retrouve une telle permutation dans le dispositif des exaltations astrologiques: la lune initialement en bélier va permuter avec le soleil en taureau (cf Clefs pour l’Astrologie, Paris, Seghers, 1976 et 1994). Dans le rapport soleil -lune, la lune est le facteur le plus rapide et le soleil a une position relativement statique, comparativement, l’on a bien là une dialectique entre l’espace solaire et le temps lunaire. Car si la lune occuppe un faible espace, elle se ratrappe par la richesse de sa cyclicité. La Lune apporte une forte valeur ajoutée à l’énergie qui lui vient de la nature tout comme l’Humanité a appris à transmuter les matières premières en de nouveaux produits. L’ Humanité peut beaucoup mieux s’identifier à la Lune qu’au Soleil.
Mais qui ne voit que le croissant de lune a une dimension phallique et d’ailleurs que la lune correspond à un processus d’érection alors que le soleil, en tant qu’anneau – mot qui a donné année – représenterait bien plutôt le vagin? Dialectique du croissant- crochet et de l’anneau : . la pleine lune correspondrait au coït, lorsque la lune-phallus parvient à occuper tout le vagin. . Quant à Saturne, l’opposé du soleil, avec lequel la Lune est en rapport, porte une faux qui n’est autre qu’un croissant? D’ailleurs, l’histoire d’Isis et d’Osiris, avec la perte du phallus d’Osiris, est en rapport avec la nouvelle lune mensuelle , puisque la lune disparait alors et qu’il faut la retrouver, grâce à l’ingéniosité d’Isis.. Le croissant de la lune est à rapprocher de l’arc que l’on bande et qui décoche des fléches, le soleil étant la cible, on emploie en anglais pour dire que l’on a tapé dans le mille, l’expression “bull’s eye”, l’oeil du taureau.
Le niveau solaire est brut, il n’a pas été traité, il est un premier jet tandis que le niveau lunaire implique une décantation, une transmutation, une sublimation qui peuvent rendre méconnaissable le matériau d’origine à l’instar d’un bloc de marbre sculpté, bref un autre niveau de conscience. Le solaire est de la pate à modeler, absolument nécessaire certes mais nullement suffisante pour rendre compte du résultat final. Le soleil est au commencement, la lune à la fin des choses, l’un est dans l’infini et l’autre dans le fini. . Il est donc étonnant de voir la lune associée à une dimension archaïque (cf André Barbault, Soleil & Lune en astrologie, op. cit) alors que le soleil est bien plus ancien que la Lune.
Les personnes ou les époques qui sont dans la solarité pensent pouvoir ignorer, négliger les constructions humaines – diversité des langues, des cultures – pour tout ramener à un dénominateur commun origine, la solarité correspond donc à un processus involutif, à une régression, à un retour vers l’essentiel, à une réaction face à un progrés lunaire qui aurait failli, d’où les notions d’égalité, d’universalités, d’abolition des frontières, autant de constructions lunaires qui se révéleraient pernicieuses, dangereuses.
Le fait d’avoir mal défini la dialectique soleil -lune aura conduit l’astrologie, depuis des siècles, à ne plus être en phase avec les problématiques étudiées notamment en philosophie. C’est ainsi que selon nous, le rapprochement avec la pensée de Spinoza n’a pu se faire du fait de la corruption du modéle astrologique. Le déclin de l’astrologie tient à ce que philosophiquement ce qu’elle met en avant ne fait plus sens pour la pensée moderne non pas tant comme on pourrait le croire au niveau de ses fondements scientifiques mais de son incohérence conceptuelle, ce qu pose la question de la quallité philosophique de ce qu’elle véhicule.
A contrario, une fois clarifié le rapport soleil-lune, il est alors possible d’entrer de plein pied dans la philosophie telle qu’elle s’exprime au cours de ce XVIIe siècle européen durant lequel l’astrologie avait encore maintenu un certain nombre de positions honorables.


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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Lun 17 Déc 2012, 20:04



[Les hommes viennent de la lune et les femmes du soleil……

«J’ai vu ta beauté invisible, et le récit muet de cette vision a touché mon cœur qui,
à cette nouvelle, est devenu tout œil.
Longue vie aux yeux ! Longue vie aux yeux ! Ne cesse de répéter mon cœur.»
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Mar 25 Déc 2012, 18:38

Il ne faut pas confondre l'être qui réunit en lui les deux polarités masculin et féminin avec l'Androgyne qui a fait fusionner ces deux dualités pour les faire disparaitre dans Unité

Dans le premier cas c'est la symbolique du diable, comme la carte XV du tarot de marseille ou le personnage possède des seins et un penis

Dans le second cas nous avons l'ange le vrai androgyne qui n'est ni masculin ni feminin mais autre chose d'unifié

Le nouvel home sera androgyne comme les anges quand il aura transcendé la dualité
sunny

Jésus matthieu XXII 25 a écrit:
. Mais, ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes, ni maris. Car, ils ne pourront plus mourir, parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront Fils de Dieu, étant Fils de la résurrection.




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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Dim 10 Fév 2013, 23:46


une petite vidéo sur Masculin et féminin : la bi-unité oui mais??

Citation :
Douceur:Avez-vous remarqué que lors des Naissances/Procréations, sur les illustrations, le compas et l'équerre change de "propriétaires" et comme, transite du l'Homme vers la Femme ? (????)

http://www.dailymotion.com/playlist/x1lrgi_ted85_illuminati-le-grand-secret/1#video=x6ve2h
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MessageSujet: Fuxi et Nüwa-Yan : La Butée et la Boucle   Mar 12 Fév 2013, 23:54

Citation :
Avez-vous remarqué que lors des Naissances/Procréations, sur les illustrations, le compas et l'équerre change de "propriétaires" et comme, transite de l'Homme vers la Femme ? (????)
Cette question du début de l’année 2011, provenant de l’observation de cette illustration de Fuxi et Nüwa, a reçu « réponse » il y a tout juste 1,5 mois. :


La figure à gauche me semble être la Femme et celle de droite l'Homme.

Cette question avait alors été posée en raison de ma Fusion avec ma Flamme Jumelle dont certains aspects m’échappaient, la suite du vécue n’en étant alors qu’à ses débuts.

En fait, la Fusion des Flammes amorce la Translation de l’Homme et de la Femme qu'un double déplacement en « spirale sinusoïdale », finalise.


Une seule spirale sinusoïdale

La « Boucle » dans la main de Nüwa représentant la sinusoïde spiralée et la « Butée » dans celle de Fuxi (pièce permettant d'en maintenir une autre en la bloquant), « point d'appui ou tremplin » empêchant de se désintégrer dans le Point Central de la Création, se forment simultanément lors la Fusion.

Si les bas du corps, du couple Fuxi-Nüwa symbolisent ces spirales sinusoïdales (et non pas des « queues serpentines » de dieux (!)), les hauts du corps, eux prennent la Forme de l’Eternel.


Les détails sont donnés dans la rubrique « Les clés donnant accès au Mystère Kristique » : http://antahkarana.forumzen.com/t393p45-cles-donnant-acces-au-mystere-christique#26128


Voici la fresque du Temple de Dunhuang dans l’oasis du désert de Gobi (Chine) avec le Couple Oiseau Fuxi-Nuwa, prêt à l’Envol et tenant « la boucle et la butée ».








Ainsi qu’une peinture sur soie, artéfact des tombes d’Astâna á Tourfan, antérieur au représentation sur parchemin de la Chine centrale. Dans le cercle rouge, nous voyons la boucle main-tenue par (la lettre) Sa(rah), logographe que l’on retrouve dans la main de la Vouivre également.




Si nous retournons ce graphe, nous ne pouvons que remarquer qu’il peut se lire « Y(a) » donnant dans le glyphe de l’Eternel Y(a) + N ou encore « YaN » :





Citation :
Monuments et sites remarquables

Grottes de Mogao, à la découverte desquelles Dunhuang se doit d'être aujourd'hui connu du monde entier, dans lesquelles furent découvert l'un des premiers ouvrages imprimés de l'histoire de l'humanité. Il s'agit du Soutra du Diamant* [ le plus ancien livre imprimé du monde ], daté de 868 après J.-C..
• Dunes de Mingsha, et lac du Croissant de Lune : situés à 3 km au sud de Dunhuang, avec notamment une dune jaune surplombant de 250 mètres le petit lac du Croissant de Lune.
• Pagode du Cheval Blanc (Bai Ma Ta) : située au sud-ouest de la ville, cette pagode commémore la mort du cheval blanc qui fut, en 384, le fidèle compagnon du moine de Koutcha, Kumarajiva.
• Portes de Yumenguan et de Yangguan : distantes l'une de l'autre de 68 km, et datant de la dynastie Han, elles faisaient partie de la portion la plus à l'ouest de la Grande Muraille de Chine, et contrôlaient l'accès de Dunhuang. Il n'en reste plus aujourd'hui que des vestiges.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dunhuang
http://fr.wikipedia.org/wiki/Soutra_du_Diamant
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grottes_de_Mogao
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MessageSujet: Mandorle - Soleils sur Boucliers   Jeu 14 Fév 2013, 20:41

Afin d’éviter les confusions, j’attire l’attention

1) sur les « boucliers » visibles ici.

Un bouclier est concave (et donc un rond « non parfait »). Si deux boucliers sont placés l’un sur l’autre, ou deux « assiettes » l’une sur l’autre, nous obtenons le Mandorle ou lieu de « Procréation ».

Les Êtres nés de cette Fusion sont représentés sous le Couple.


2) sur les « soleils » rouges peints sur les deux boucliers sans distinction aucune.

Voici une autre représentations (en provenance des tombeaux de Turpan) et déjá partagé ici : http://antahkarana.forumzen.com/t44p30-masculin-et-feminin-la-bi-unite
oú deux soleils sont dessinés sur la soie.



Deux soleils ? Pourquoi ? Et ont-ils la même Nature ? Pas nécessairement puisque le soleil d’ « en-bas » à moins de rayons que celui placé en haut de l’oeuvre.

A suivre...
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MessageSujet: La Femme Soleil (1)   Jeu 14 Fév 2013, 21:16

Il y avait une rubrique intitulée « Les hommes viennent de la lune et les femmes du soleil……» mais je vois que ce post a été fusionné, ici, dans la bi-unité.

Je poste donc, dans cette rubrique...


Bonsoir à tous,

Pour débuter l’analyse, je reprends quelques passages du livre de Jacques HALBRONN qui remettent en question le concept, faux selon lui, de la femme lunaire tout comme je le fis moi-même :

Citation :
Les concepts Alchimiques/Hermétiques de « Lune » et de « Soleil » en plus du (faux) « G » demandent Révisions !
(éR = Veine = VALEUR comme dans les expressions : « Mennyit ÉR ? » = Quelle est sa Valeur ?; « ez Ér valamit ? » =Cela en vaut-il la peine ?, etc.)

http://antahkarana.forumzen.com/t393p30-cles-donnant-acces-au-mystere-christique

Citation :
La thèse centrale du présent ouvrage est simple à exposer: la Lune n’est pas, contrairement à ce qu’affirment les manuels d’astrologie mais aussi une certaine symbolique populaire, un facteur féminin mais un facteur masculin, d’où son titre La Lune de Gabriel, Gabriel l’ange de la lune symbolisant la force, la virilité, comme son nom, hébraïque, en témoigne.

Autrement dit, notre Humanité véhiculerait de fausses représentations de ce qui aurait été établi dans son Inconscient Collectif. Quelles sont les causes et les conséquences d’une telle permutation?
(…) Le discours dominant sur la Lune, c’est qu’elle “reçoit” la lumière du soleil et par assimilation au sperme, la lune serait donc femelle. Qu’on nous permette de contester une vision aussi simpliste des choses qui ne nous semble pas correspondre à celle qui a été prise en compte dans l’autoprogrammation de l’Humanité.

(…) Ajoutons que ce n’est pas seulement notre idée de l’homme et de la femme qui se trouvent affectées par un décodage aussi malheureux mais jusqu’à notre faculté à cerner toute forme de dualité tant dans l’espace que dans le temps, en étant réduit, pour tout potage, à opposer émission et réception, ou encore attitudes active et passive, selon un anthropomorphisme de bas étage.

(…) Nous sommes invités à réfléchir sur l’Histoire de l’Humanité, la phylogenèse permettant de décrypter l’ontogenèse et réciproquement. Au départ, le monde est solaire, il n’y a pas encore de Temps, il n’y a pas encore de choix puisque il implique un ordre – dans tous les sens du terme – les choses se font dans un certain ordre et dans un certain sens.

(…) La notion d’instrumentalisation est complexe: il s’agit de se laisser délibérément imprégner par une force extérieure mais non pas en tenant compte de ce que cette force est en soi mais sur la base de ce que l’on en perçoit et de ce que l’on projette. C’est souvent une confusion chez les astrologues que de considérer que si les hommes sont sensibles aux astres, c’est parce que ceux-ci imposent à leur insu leurs énergies aux hommes.
A partir du moment où l’on ne maîtrise pas bien la notion d’instrumentalisation, on va parler de passivité, de dépendance alors que le lien est structuré par le récepteur, ce qui change totalement l’idée que l’on se fait de la notion de réception qui devient, dès lors, volontariste, qui confère du sens à ce qui n’en a pas. Mais le récepteur devient ipso facto celui qui va structurer l’émetteur et encore faut-il que cet émetteur, qui se situe dans une forme de virtualité, soit sinon en demande du moins suffisamment disponible, malléable, en projet et en projection. Il y a là quelque paradoxe puisque c’est l’émetteur qui doit être récepteur et le récepteur émetteur; c’est dire que les termes en eux-mêmes ne signifient que si l’on précise le contexte, le langage étant précisément un matériau qui nous est donné mais qu’il faut savoir gérer.

(…) L’astrologie actuelle a le plus grand mal à associer la lune et le feu, tant elle veut le réserver au soleil, par analogie. Elle ne comprend pas que le feu est un anti-soleil, une sorte de soleil noir, un soleil de l’obscur, crépusculaire.
A partir de cette grille, l’on comprend que le génie humain soit bien plutôt lunaire que solaire, du fait même qu’il est réducteur, voire appauvrissant, en retrait par rapport au monde tel qu’il est en soi. et qu’il veut dépasser. La Lune est en ce sens une réalité post-solaire.
Autrement dit, la clef pour comprendre le féminin, c’est justement le soleil, cet astre qui se situe dans une totalité spatiale, qui éclaire tout sans discernement, c’est le monde vierge, sauvage, “nature” et le signe de la Vierge est estival, (…)

http://antahkarana.forumzen.com/t44p45-masculin-et-feminin-la-bi-unite?highlight=homme+lune+femme+soleil#24169
Remarque : Ne partageant pas entièrement cette approche, c’est à dessein que ne sont repris ci-dessus les côtés de l’analyse qui lient l’Homme à la Lune.


Je me concentrerai donc dans un premier temps, sur la Femme dite de « nature lunaire », puis ensuite sur l’Homme, car :

Citation :
La lunaison ne correspond pas au cycle menstruel. Cette constatation me fit faire des recherches sur la Lune pour découvrir, avec stupéfaction, les nombreux articles remettant en question la « nature » de cet astre. (???)

En quelques phrases, les conclusions générales de ces lectures (certaines totalement controversées car non reconnues/découvert encore scientifiquement) sont :

Cette planète n’est pas un corps organique stellaire qui fait partie de notre système. Elle y a été « mise ». Elle remplit un sinistre « rôle ». Non seulement elle contrôle le mouvement des marées, mais aussi le flux dans nos corps en provoquant une conversion d’hydrolase* (en lien direct avec l’eau interne) ou régurgitation continue des flux. Ce processus « affecte » ainsi bien le sang que nos systèmes hormonaux en général (tout sexe confondu).

(...) Comment « décanter » ces informations ?

Il y a un moyen : c’est de vérifier si la Femme ne serait pas plutôt (le) « Soleil ».
Et si c’est le cas, qu’est l’Homme ? (puisque la lune a des effets pervers sur les deux sexes, elle ne peut lui être attribuée exclusivement, non plus.)

http://antahkarana.forumzen.com/t2470p30-bebes#26165
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MessageSujet: La Femme Soleil (2)   Jeu 14 Fév 2013, 21:51

Si Fuxi et Nüwa ont déjà été étudié et leur couple analysé en rapport avec le taoïsme en divers endroit du forum, les toutes premières peintures sur soie les représentant méritent que l’ont s’y attardent « différemment ». Ces oeuvres primaires proviennent des tombes d’Astâna à Tourfan ville-oasis du Nord de la Chine (en chinois Turpan) située sur l’ancienne route de la soie.

Citation :
Les différentes étapes du développement de Tourfan

• Jusqu'au Ve siècle, la capitale de ce pays Ouïghour était Jiaohe (Yarkhoto).
• La ville de Gaochang fut fondée au VIe siècle, à l'époque de la dynastie chinoise des Wei du Nord. Plus tard, lors de la grande dynastie chinoise des Tang, elle fut placée sous protectorat chinois, pour mieux contrôler la Route de la Soie.
Tout d'abord bouddhiste, avec la présence de communautés manichéenne et nestorienne, la région fut islamisée à l'époque de Tamerlan, à la fin du XIVe siècle.
• Les relations avec la Chine connurent des périodes plus ou moins calmes, avec une rébellion importante contre la Chine en 1861.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tourfan

Si on jette un regard neuf sur ces soies, elles apportent un éclaircissement sur divers détails qui laissent songeur :

- Pourquoi sur les premières représentations de ces divinités, DEUX soleils mais aux fonctions totalement différentes (ceci aussi sera explicité) sont représentés et non pas, une « lune et un soleil » comme cela apparaîtra à posteriori dans les autres villes chinoises ?


- Pourquoi des modifications y furent apportées touchant, entre autre, les animaux des oeuvres originales : un Oiseau à 3 pattes (et pas deux !) et un Lapin Blanc forant un trou « rond » à l’aide d’un outil à côté d’un Crapaud, tous deux sous un Arbre ?
Ces trois animaux sont « encerclés ».


Soie des tombeaux de Turpan

Donc aucune Lune n’apparaît sur ces soies !

Il est à remarquer que lors des falsifications ultérieures, cet Oiseau tout comme le Lapin Blanc debout sous l’Arbre de Vie, disparaissent purement et simplement, pour devenir (seulement) Fuxi, l’oiseau « solaire » faisant fit, en plus, de sa « nature chthonienne » c’est-à-dire vivant sous la terre, dans le « monde souterrain » et Nüwa, le crapaud « lunaire ».

Etrange non ? Surtout que dans nos contes, c’est le crapaud qui se change en « prince charmant » suite au baiser de la Princesse. Et c’est le petit lapin blanc « qui entraîne » Alice dans son terrier... et donc au « Pays des merveilles ! »





Et si je me permets de faire allusion à des contes « non-chinois », c’est parce que la provenance européenne de ces « divinités » est une évidence pour plusieurs écrivains.

L’origine tokharienne de ces divinités créatrices est abordé « en page 4 de : Masculin et Féminin : la bi-unité » :
Citation :
Citation :
Les Tokhariens (ou Arśi-Kuči) étaient un peuple indo-européen d'Asie centrale, ayant habité le bassin du Tarim, actuelle province du Xinjiang (Turkestan oriental), qui a disparu il y a environ un millénaire. Leur civilisation a été redécouverte par les Occidentaux il y a près d'un siècle, mais elle reste relativement méconnue.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tokharien
LE TOKhARIEN était écrit en brahmi ce qui n'a pas posé de problèmes de déchiffrage, en plus ils avaient des documents sanskrit-tokharien. Ensuite le thokarien se divise en Agnéen (thokarien A) et Koutchéen (thokarien B).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_tokhariennes
Analysons d’autres soies provenant encore de cette région et de cette période :

Ici, si le dessin, est stylisé, nous pouvons malgré tout encore y distinguer l’Arbre sous lequel à gauche (la disposition à de l’importance !) se trouve représenté l’entrée (ronde) du Terrier du Lapin Blanc et à droite (!) l’habitat du crapaud que l’on rencontre aussi bien dans les endroits secs que dans les zones humides et qui vit sous les pierres, le bois, les feuilles, dans les trous du sol.


Entrée du terrier d'un lapin blanc
Il est donc bon d’être au fait que ces crapauds passent l'été dans la forêt, les prairies humides et les champs et l'hiver souvent en forêt, enfoui sous la terre.


Ce post de Morgan, à lire, relire ou découvrir http://antahkarana.forumzen.com/t18p90-les-dieux-et-les-deesses#26135 prend un autre relief si l’on prend en compte et regroupe toutes les informations. Et plus particulièrement, celles en rapport avec :

Citation :
Dans cet ouvrage, Gérard de Sède tente de retracer les migrations des mérovingiens et l'origine des francs. Pour cela, il se réfère à Frégédaire, St Jérôme, Virgile... et pense retrouver le chemin de cette lignée porteuse d'un sang sacré, cette lignée de rois-prêtres.
Parmi leurs attributs, il note leur longue chevelure et leur caractère velu établissant un parallèle avec les rites sacerdotaux hébraïques et les nazir aux cheveux intacts.
Il nous rappelle aussi leurs symboles : abeilles, crapauds et fleurs de lys.

(…) Un peu avant, Gérard de Sède nous indiquait que Clovis, à plusieurs reprises, était représenté soit portant sur sa cuirasse une blouse jaune parsemée de crapauds noirs, soit entouré d'étendards chargés de trois crapauds. Il nous rappelle aussi qu'une histoire de France éditée au XVIIe siècle aux Pays-Bas porte en frontispice un écu d'azur chargé de trois crapauds d'or et enfin que Nostradamus évoque très souvent dans ces centuries les rois mérovingiens sous le nom de crapauds !

http://reinedumidi.com/rdm/auch.htm
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Jeu 14 Fév 2013, 22:06


je te suis pour le début sur l' exégèse de Fuxi et Nuwa et te remercie pour ce post, mais à partir de là: "Ce post de Morgan, à lire, relire ou découvrir???

Je ne voie pas où tu veux en venir et le rapport avec la bi-unité?
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MessageSujet: La Femme SOLEIL - L'Homme TERRE (3)   Jeu 14 Fév 2013, 22:51

Revenons à l’Oiseau à 3 pattes et à la queue recourbée en « C » inversé (!) que l’on trouve en haut de l’artéfact. A ce stade, il est impossible de ne pas, à nouveau (« comme » si je tombais dans des excès alors que je n’y vois qu’une origine possible de la religion universelle) faire référence aux Róvás.


Le logographe « C inversé » transcrit la lettre « N » en lettres latines.

N comme ou Femme (nő qui se prononce paradoxalement « noeud » (papillon ?))
Ou encore « N » comme :

- Nap = soleil ;
- Nap = jour, journée ;
- Nád = roseau ;
- Nád = canne ;
- Nyár = été ;
- Nem = sexe ; genre ; catégorie ;
- Nép = peuple ;
- Nő (verbe) = grandir, croître, pousser. Et n’est-ce pas le soleil qui nourrit la végétation (aussi) ?

Tient ? Donc la femme serait bien solaire ? Ce post d’Ambre n’infirme pas ces écrits avec « la lionne solaire », bien au contraire !

Citation :
C 'est la première fois que je lis que le lion du tétramorphe était en fait à l 'origine une LIONNE!

extrait page 69 :

"Dans l' iconographie chrétienne, le visage d'humain représente Mathieu, le visage de lion , (la chrétienté a éradiqué la féminité de l' hébreu qui parle de "lionne" pourtant), indique Marc...qui rédigea le plus vieux des évangiles....

la lionne symbolisait le courage."


http://antahkarana.forumzen.com/t1p45-le-tetramorphe-et-croix-de-vie#26157

Et voici une liste de mots (exclusivement d’une seule syllabe) avec le N :

- Nász = les noces ;
- Nedv = sève ; lymphe ; sérosité (ou liquide secrété dans les séreuses ou membranes qui tapissent les cavités dans l'organisme)
- Nedv = humeur ;
- Négy = quatre ;
- Név = le Nom (d’une personne)
- Nagy = grand ; important
- Nyáj = troupeau ;
- Nyak = le cou ;
- Nyál = salive ;
- Nyal = lécher ;
- Nyel = avaler ;
- Nyelv = langue ;
- Nem = NON !; ne pas ;

Mais si la Femme est effectivement « le Soleil » et semble-t-il aussi le « Berger tenant la Canne et menant son Troupeau », tel que le fut Moïse dans les écrits, alors qu’est l’Homme ?

C’est d'ailleurs pour me faire comprendre ce côté de la Femme-Soleil-Berger (cf. l’image de l’Etoile du Berger qui est suivie) que lors de mon expérience l’image de Moïse m’a été transmise :

Citation :
Je reviens à M(oïse). IL passe devant moi, je le vois tout "Blanc Lumineux", en toge, longs cheveux et longues barbes du même Blanc Lumineux. Je le vois comme "distribuer" de l'Amour, plus exactement je devrais dire je le vois "semer de l'Amour". Je ne vois pas les êtres qui sont à ses pieds, seulement leurs bras tendus vers lui mais ils reçoivent "beaucoup" de lui... Sans pourtant savoir, que c'est "Lui" qui donne... Je me mets "à suivre" ses pas... Comme si c'était LUI (= Ő = ELLE/IL et PAS Moïse en tant que personne désincarnée ! Mais bien, le Couple Sacré Eternel „X” précédemment mentionnée dans cette expérience.) mon "Nouveau Guide"...

[Il faut éviter de sortir les détails de leur contexte... car cela donne lieu à des spéculations inutiles.]

http://antahkarana.forumzen.com/t2170p60-6-tout-le-processus-dialectique

Cette image, plus tardive, de Fuxi-Nüwa illustre parfaitement cette lettre en forme de « C inversé » qui sera « inversée » pour en faire un « (faux) croissant de lune » dénaturant et tronquant les Vérités :


Cette transformation est comparable dans son « mode de falsification » à la croix latine debout et cette même croix la tête en bas : nous savons que les deux n’ont pas la même signification (Dieu/Diable).

On pourrait me rétorquer que la couleur de l’astre sous les pieds de Fuxi-Nüwa ressemble à la couleur de la Lune : blanche. Je répondrais alors que « sous la terre » il n’y a pas de couleur et c'est la seule et unique raison ! Il n'y a que de la (fausse) lumière provoquant de l'ombre et du Noir. Exemple d'image pouvant induire une association avec la lune :




Qu'en est-il donc au juste des Hommes et de leur Nature ?

Puisque tant le mot Homme (= Férfi) que le mot Fils (= Fiú) commencent par la consonne « F », je note les mots commencant par cette lettre :

Et comme, par hasard, F-uxi commence également par F :

- Fa = arbre ;
- Fü = herbe ;
- Föld = terre ;

En continuité, je donne également les autres mots clés d’une seule syllabe par ordre alphabétique parmi lesquels nous découvrons que si « le cou, la langue » est associé à la Femme, c’est « la Tête » qui revient aux hommes :

- Fej = tête ;
- Fej = traire; tirer du lait ;
- Fel ! = debout ! ; en route !
- Fel (ou föl) = en haut; vers lá-haut ;
- Fél = la moitié de ; demi ; partie ;
- Fél = peur ;
- Fény = Lumière ;
- Fog = dent ;
- Fog = tenir ; saisir ; prendre ; capturer ;
- Fog = verbe auxiliaire pour « le temps á venir, le futur » ;
- Fok = degré ; marche ;
- Forr = entrer en ébullition ; bouillir; fermenter ;
- Fő = tête ;
- Fő = principal ; important ; capital ; majeur ;
- Fő = cuire ;
- Fúj = souffler ; insuffler ;
- Fül = oreille ;
- Fúr = creuser ; forer ;
- Fűt = chauffer ; alimenter ;
- Fűz = TRESSER ; entrelacer ;


Aprés cette analyse, nous ne savons que constater que l’Homme est la TERRE ! Et cette « RE-connaissance » est la Clé de la survie de celle-ci !

Depuis cette découverte, je vois les évènements terrestres sous un tout autre oeil...



Plus prêt de chez nous, les symboles (non-compris) tels ceux sur la Croix d’Hendaye prennent un tout autre relief (dont l’analyse suivra également) et sur lequel nous retrouvons un "A" identique à celui utilisé pour écrire Sátor et Rotás dans une sorte de Mandorle et symbolisant la TERRE.



En attendant, voici un extrait du livre « Mythes sino-européens », p. 55 : http://www.sino-platonic.org/complete/spp154_mythologie_sino_europeenne.pdf dans lequel la nature chthonienne, souterraine de Fuxi, et par voie de conséquent de la Terre, est révélée au travers de nombreux mythes chinois et indo-européens.


Dernière édition par douceur le Jeu 14 Fév 2013, 23:50, édité 1 fois
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MessageSujet: L'Homme TERRE de Nature Nocturne (4)   Jeu 14 Fév 2013, 23:18

5. Fuxi et Nüwa.

(...) Sachant que Tourfan a été colonisée par les Chinois depuis l'époque des Han, tous les spécialistes ont affirmé que les Tourfanais avaient pris ces divinités aux Chinois. Un fait montre que cette conclusion ne s'impose pas : les Tourfanais étaient très conservateurs en matière de coutumes funéraires. Quoique devenus bouddhistes, contrairement aux Koutchéens, ils n'avaient pas adopté l'incinération. Les Chinois mettaient toujours leurs morts dans des cercueils ; cet usage est arrivé à Tourfan, mais il n'a pas pu s'imposer. La plupart des morts étaient enveloppés dans des linceuls ou des vieux chiffons et déposés sur une estrade taillée dans la chambre funéraire ou sur une sorte de civière. Chaque tombe était surmontée d'un tertre en grosses pierres ou, en graviers 253• Ce mode d'inhumation, purement tokharien, était déjà observé plusieurs siècles avant notre ère. On peut donc envisager que la coutume de mettre une représentation de Fuxi et Nüwa dans les tombes soit tokharienne.
(...) ce sont bien les mêmes divinités qui sont représentées dans les tombes de Tourfan et du Shandong, bien que des différences puissent être remarquées. En Chine, Fuxi tient une équerre ou le soleil habité par un oiseau et Nüwa tient un compas ou la lune habitée par un crapaud 255. L'oiseau solaire et le crapaud lunaire sont purement chinois. Sur une seule peinture tourfanaise, on voit le soleil figuré par un disque contenant un oiseau à trois pattes et la lune représentée par un cercle entourant un lapin sous un arbre 256. Le lapin lunaire est commun à de nombreux peuples d'Extrême-Orient. Persuadés que les jumeaux tourfanais sont des emprunts à la Chine, tous les spécialistes ont jusqu'à présent considéré que les deux disques rayonnants qui les accompagnent représentent le soleil et la lune, alors que de toute évidence, il s'agit de deux soleils.

Fuxi possède très nettement deux aspects : un aspect chthonien et un aspect solaire. Selon le chapitre 2 du Shiyi ji, Yu le Grand creusa une caverne dans le mont de la Porte du Dragon. L'obscurité étant totale, il dut se munir d'une torche. Il rencontra une bête qui ressemblait à un porc et qui tenait une perle lumineuse dans son groin, puis un chien bleu. Il suivit le chien, sur une dizaine de li. « Il s'égara dans le crépuscule. Quand il s'éveilla, le jour s'éclaircissait peu à peu. Il se dirigea vers le porc et le chien. Ils s'étaient métamorphosés en formes humaines et avaient revêtu des habits noirs. Par ailleurs, il aperçut un esprit à corps de serpent et à face humaine », qui était Fuxi. Il eut une conversation avec lui 257. Le récit est un peu confus, mais il semble bien que Fuxi se trouvait sous terre. Selon le chapitre 1 du Shiyi ji, « Ses sourcils portaient des poils blancs et sa barbe tombait jusqu'à terre », Il était donc un serpent (ou un dragon) barbu, or chez les Hittites, ces animaux représentaient le monde souterrain, les Enfers.
Fuxi était également appelé Taihao, le Suprême Eclat, nom à la signification tout à fait transparente. Les Chinois le considéraient comme le dieu de l'est (la direction où le soleil se lève) et du printemps, or en vertu de l'analogie entre l'année et la journée, le printemps correspond à la matinée.

(...) A l'origine, le soleil était observé par des frères appelés Xi et He, qui étaient des astronomes de l'empereur Yao. Selon le Shujing, le cadet des Xi (terme écrit avec le même caractère que dans Fuxi) était chargé d'accueillir le soleil levant dans la vallée de Yang. Dans le Lisao du poète Qu Yuan, né vers -340, apparaît une femme appelée Xihe, qui conduit le char du soleil. Les Chinois l'ont plus tard considérée comme la mère des dix soleils 259.

(...) Les textes chinois ne précisent pas si Nüwa avait une double nature solaire et chthonienne, (...) La divinité solaire masculine est appelée Taihao et cette même divinité sous son aspect chthonien est connue sous le nom de Fuxi.

(...) Un texte du roi hittite Muwatalli permet de comprendre ce symbolisme : « Dieu Soleil du Ciel, monseigneur, berger de l'humanité, tu te lèves de la mer, dieu Soleil du Ciel, et ensuite tu vas au ciel. Dieu Soleil du Ciel, mon seigneur, toi qui prononces quotidiennement, ô dieu soleil, le jugement sur l 'homme, sur le chien, sur le cochon et sur les animaux des champs, voici que moi, Muwatalli... » 260. La mention du chien et du cochon, qui sont chthoniens chez les tous les Indo-Européens, évoque le récit du Shiyi ji. La mer dont il est question est celle qui entoure le monde, l'océan. On comprend qu'après son lever, le soleil se dirige vers le ciel et que c'est la raison pour laquelle il est appelé le « dieu Soleil du Ciel ». Durant l'après-midi, le soleil se dirigeant vers la terre, on peut s'attendre á ce qu'il soit considéré comme la « déesse Soleil de la Terre ».
Ces deux soleils masculin et féminin, désignés par la graphie unique UTU, se trouvaient au sommet du panthéon hittite. Ils étaient considérés comme père et mère : « Et, divinité solaire (tiaz) ...... , pour labarna, le roi, tu (es) le père et tu (es) aussi la mère ». On sait que le roi des Hittites était étroitement associé au dieu Soleil du Ciel : ils étaient respectivement le roi cosmique et le roi terrestre 261• La déesse Soleil, dite d'Arinna, était la maîtresse de la magie, ce qui n' est pas étonnant, la magie étant une spécialité féminine chez les Indo-Européens. Quant.á sa « seconde moitié », le dieu Soleil du Ciel, il était le souverain de la justice 262• Après ces deux divinités, venait le dieu de l'Orage, si bien qu'il y avait une triade au sommet du panthéon hittite.
Au contraire du dieu Soleil du Ciel chez les Hittites, Fuxi n'a pas de rapport connu avec la justice. Toutefois, le premier dieu régnait autant sur les animaux domestiques que sur les hommes (tous étant « mis dans le même sac »). Il prononçait le jugement sur le chien, sur le cochon, mais aussi sur tous les animaux des champs, or Fuxi élevait des animaux (désignés par l'appellation de victimes) pour la cuisine. Son nom signifie « Soumettre (fu) les victimes (xi) » et il était aussi appelé Paoxi « Victimes (xi) pour la cuisine (pao) ». Il enseigna également aux hommes la chasse et la pêche.
(...) De même, Pan était un éleveur et un chasseur qui a enseigné la divination à Apollon. (...) Pan a inventé une flûte qui porte son nom. Fuxi est également un inventeur d'instrument de musique, puisque la cithare lui est attribuée. Physiquement, Pan et Fuxi étaient dissemblables : le premier n'avait pas d'aspect ophidien connu et le second n'était pas un chèvre-pieds. Cependant, Pan était barbu dès sa naissance et Fuxi possédait une barbe impressionnante. Qui sait d'ailleurs si la barbe de Fuxi n'était pas celle d'un bouc?

(...) Il y a des serpents barbus dans la mythologie des Hittites, mais aussi dans celle des Grecs : ils représentent Zeus Meilichios (dieu chthonien dispensateur de richesses dont la victime est un porc), ils accompagnent les représentations de défunts et de morts héroïsés, la déesse des Enfers, la Maîtresse des animaux, ainsi que Déméter, ou ils tirent le char de Triptolème semant pour la première fois le blé. Tous sont chthoniens et ils sont en rapport avec les morts, ainsi qu'avec l'agriculture

(...) L'identification du « bon » Fuxi au « mauvais » Chiyou peut tout à fait être envisagée. Ils ont tous les deux un corps de serpent et le second a comme Fuxi un rapport avec le bétail, puisqu'il a une tête de taureau. Fuxi règne sur les animaux, mais aussi sur les hommes, puisque la mythologie chinoise le considère comme le premier roi, or selon une version du combat entre Chiyou et Huangdi, avant de partir en guerre, le premier a imposé son autorité au peuple des Miao, et il les a recrutés dans son armée 266• On se demande pourquoi les Miao ont été inclus dans ce mythe, mais en tout cas, ils étaient des hommes. Hésiode qualifie Typhée de roi 267. Plus généralement, le Dragon a des rapports étroits avec les hommes et les animaux, puisqu'il peut prendre leur apparence.
Kui, que l'on peut rapprocher de Chiyou, était un musicien qui fit danser les cent animaux 268• Il avait le Grand Sanglier pour fils, or Fuxi était accompagné d'un porc, animal apparenté au sanglier. Le Fomor Fer Caille avait un porc à poils noirs.

(...) Fuxi serait-il nocturne comme Chiyou? Selon le Shiyi ji, quand Yu s'est approché de Fuxi, le chien et le porc se sont changés en hommes et ont revêtu des habits noirs. Simultanément, Fuxi semble émettre de la lumière, mais cela s'explique sans doute par le fait qu'il est également Taihao, dieu du soleil levant. Wang Jia a dû mélanger l'aspect nocturne (Fuxi) et l'aspect diurne (Taihao) de ce dieu. La transformation du chien et du porc en hommes vaut la peine d'être remarquée: dans le texte de Muwatalli, le dieu Soleil du Ciel prononce en même temps le jugement sur l 'homme, sur le chien et sur le cochon. Les hommes et les animaux ne sont pas discernés !

(...) Le caractère céleste du forgeron Chiyou permet de le rapprocher du forgeron céleste de la mythologie des Ossètes, Kurdalregon, qui avait la particularité d'assister aux naissances. Tvashtri, l'adversaire indirect d'Indra, était également un forgeron céleste. Il fabriquait des armes comme Chiyou, mais par ailleurs, il présidait aux mariages comme Fuxi: les textes indiens disent qu'il façonnait l'un pour l'autre l'épouse et l'époux. (...) Il évoque immédiatement Héphaïstos, le forgeron de la mythologie grecque, qui fabriquait en particulier des armes, qui servait le nectar aux dieux et qui était un accoucheur puisqu'il permit à Athéna de sortir de la tête de Zeus.

Ainsi, il est clair que Fuxi et Chiyou, tout en constituant une divinité unique, symbolisaient deux aspects du Dragon, respectivement représentés dans la mythologie grecque par les Pans et les Satyres d'une part, par les Telchines ou les Cyclopes d’autre part. Ce dragon était à la fois solaire et susceptible d'avaler le soleil. Il était d'ailleurs, avec les dragons kalash et le serpent scandinave porteur d'une cupule solaire, le seul dragon solaire indo-européen que l'on connaisse.
Comme il a été dit au paragraphe précédent, le Dragon est en relation avec les prêtres. Cette caractéristique se retrouve chez Fuxi-Chiyou, et de manière assez étonnante, le prêtre n'est pas relié au pacifique Fuxi, mais au belliqueux Chiyou. Il s'agit de Laozi (Lao-tseu en transcription française), considéré comme le co-fondateur du taoïsme avec Huangdi. On raconte qu'il est resté 81 ans ou 72 jours dans le ventre de sa mère, or Chiyou faisait partie d'une confrérie de 81 ou de 72 membres. (...) Quand Laozi est venu au monde, il avait les cheveux blancs: c'est la couleur de la vieillesse, mais aussi celui des prêtres indo-européens, comme les druides, les brahmanes ainsi que les flamines romains. L'identification de Laozi à Chiyou donne quelque relief à des théories selon laquelle le Daode jing (Tao Tö King en transcription française) qui lui est attribué, serait à l'origine un traité de stratégie militaire.

(...) Dans le Huainan zi (ch. 3, pp. 9b, 10a), on trouve une description complète du mouvement du soleil. L'influence indo-européenne y est visible, car le soleil sort de l'eau à l'aube et il y retourne au crépuscule. (...) Lorsque le soleil arrive à Kunwu, c'est « l'exact milieu », c'est-à-dire qu'il est midi. Durant l'après-midi, il passe par plusieurs stations, dont celle des Oiseaux, celle de la Fileuse et celle des Pierres Jointes. La « jeune femme » se repose ensuite, or qui peut-elle être, sinon Nüwa ? Le filage et le tissage sont les activités emblématiques des femmes dans les sociétés indoeuropéennes (comme en Grèce)

(...) Taihao et Nüwa effectuaient durant la journée un mouvement respectivement ascendant et descendant. Ils effectuaient la jonction du Ciel et de la Terre en sens contraire. Ils étaient sans doute identiques aux personnages du Bouvier (Qianniu lang) et de la Tisserande (Zhinü) qui, selon une célèbre légende chinoise, s'aimaient mais ne pouvaient se rencontrer qu'une fois par an, le septième jour du septième mois. Il s'agissait de deux constellations 275.
Ce rapprochement permet d'expliquer une caractéristique de Nüwa, dont on raconte qu'elle avait le pouvoir de se transformer soixante-dix fois en une journée. Le nombre 70 n'est qu'une amplification du nombre 7
(...) Selon le Huainan zi, durant l'après-midi, quand il est féminin et terrestre, le soleil passe par deux stations que nous n'avons pas encore mentionnées et qui sont dites des Douleurs: il y a la vallée des Douleurs (à caractère chthonien comme la Région des Abîmes) et la source des Douleurs. Cette association de la souffrance aux femmes et à la Terre existait chez les Grecs, plus exactement dans les poèmes d'Hésiode: de Pandore, « est sortie la race des femmes, ces êtres femelles. D'elle proviennent l'engeance et les races funestes des femmes, qui séjournent, grande douleur, chez les hommes qui meurent » 279. (...) Pandore était liée à la Terre: en contrebas de l' Acropole, il y avait un sanctuaire sans doute dédié collectivement à Gaia (la Terre), Pandore (Celle qui donne tout, donc l'abondance) et Pandrosos (fille de Cécrops, le premier roi connu d' Athènes). On y sacrifiait à Athéna lors de sa grande fête 281 • Il ne faut pas voir en Hésiode un simple misogyne de bas étage : ses poèmes ont une signification cosmique. En recevant Pandore, les hommes tombent d'un état semblable à celui des immortels, exempt de souffrance, vers l'état de mortels sujets aux souffrances. Le même malheur devait arriver chaque jour aux Tokhariens. La matinée était la période d'ascension de Taihao vers le ciel, qui était le domaine des dieux immortels. Elle devait donc être placée sous le sceau de l'immortalitê. L'après-midi était la période de descente de Nüwa vers la terre, domaine des hommes mortels et de toutes les souffrances. L'association vers le ciel était suivie d'une chute vers la terre.

http://www.sino-platonic.org/complete/spp154_mythologie_sino_europeenne.pdf
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MessageSujet: Les Hommes sous terre   Jeu 14 Fév 2013, 23:36

A ce stade, je ne sais m'empêcher de faire un parallèle entre ce vécu et ce qui est écrit plus haut :

Citation :
Citation :
(...) Nous prenons cet ascenseur qui s’avère être une sorte de « boyau étroit » dans lequel les trois hommes tous collés à moi m’apparaîtront « petits ». Ils m’arrivent en effet, « seulement » au nez alors que je ne suis pas grande ! Tandis que je lève le regard afin de distinguer les chiffres des étages (qui ne sont pas visibles !), il me semble qu’au lieu de monter, nous descendons et ce, à une vitesse vertigineuse bien que ne sentant physiquement rien.

La porte s’ouvre et je distingue un lieu, un « Espace » tout en gris au noir oú aucune végétation, aucun animal ne vit. Ni ciel, ni montagnes, ni pierres, ni couleurs, rien ! Il n’y a QUE des (milliers) d’ « hommes en noir » debout et se mouvant en groupe.

http://antahkarana.forumzen.com/t746p135-legende-personnelle

- Je "descends" (sous terre).

- Le boyau "fore" un trou tout comme l'outil que tient en main le Lapin Blanc.

- Les "habits noirs" caractérisent, semble-t-il, les Hommes (de la TERRE) tout comme la couleur du crapaud noire, grise, brun foncée.
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MessageSujet: Re: Masculin et féminin : la bi-unité   Jeu 14 Fév 2013, 23:45

Bonsoir Ambre,

Citation :
je te suis pour le début sur l' exégèse de Fuxi et Nuwa et te remercie pour ce post, mais à partir de là: "Ce post de Morgan, à lire, relire ou découvrir???

Je ne voie pas où tu veux en venir et le rapport avec la bi-unité?
Le texte de livre de Jacques HALBRONN sur lequel je démarre cette analyse se trouve actuellement sur la page 4 de ce post. Je n'ai commencé à poster ici qu'à cause de cette seule raison... Je l'aurais mise dans l'autre rubrique si elle existait encore.

C'est pourquoi, j'ai écris :
Citation :
Il y avait une rubrique intitulée « Les hommes viennent de la lune et les femmes du soleil……» mais je vois que ce post a été fusionné, ici, dans la bi-unité.

Je poste donc, dans cette rubrique...
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MessageSujet: Écriture "Vieille Europe" : couleurs orange et noir/blanc   Dim 17 Fév 2013, 01:37

Citation :
(...) Lorsque le soleil arrive à Kunwu, c'est « l'exact milieu », c'est-à-dire qu'il est midi. Durant l'après-midi, il passe par plusieurs stations, dont celle des Oiseaux, celle de la Fileuse et celle des Pierres Jointes. La « jeune femme » se repose ensuite, or qui peut-elle être, sinon Nüwa ? Le filage et le tissage sont les activités emblématiques des femmes dans les sociétés indoeuropéennes (comme en Grèce)
Etrangement, mon propre vécu est quasi identique à ce qui est relevé dans l’encadré.

C’est en 1998, lors de mon intégration fœtale consciente, qu’il me fut montré la Nature « de l’Oiseau Solaire Femme » et en plus, sans avoir aucune connaissance (préalable) de ce qu’est « seulement » la spiritualité. J’avais bien d’autres « chats à fouetter » à cette époque...

Citation :
6. Ma blouse blanche aux courtes manches virevoltent autour de moi. C’est l’été, il est midi, il fait chaud, le soleil brille mais je ne le vois.

[L'expérience se vivait pourtant pendant l'hiver.
Je ne "vois" de soleil (extérieur à moi) puisque j'en suis, c'est ma Nature.]


7. Je fais un détour par un chemin de terre, je me couche sur le sol. Je saisis à pleine poignée de la terre et m’en frotte le visage.

[Signe d'une entière incarnation.]

8. Les pieds de maïs, de tournesol et de blé coupés écorchent mes propres pieds.

[Donc l’agriculture, le travail de la Terre n’est pas le fait de la Femme ! Et cet "ancien détail" appui ma compréhension actuelle de l’Homme "Faucheur" et de la Femme "Moissonneuse".]

9. Je me tourne et vois de l’herbe verte devant moi. Heureuse, je fais de la gymnastique (la roue) et danse dans l’herbe. Pendant que je danse, je me transforme en un oiseau blanc. Je vois la terre ronde de loin.

[Le développement sur "les" Oiseaux suivra...]

Je dois encore rajouter une information au sujet des couleurs :

- Narancs = Orange, la couleur des fruits gorgés « de soleil » comme celle du Soleil (levant, couchant aussi et surtout)

- Fekete = Noir ; Féhér = Blanc

Aucune autre couleur ne peut être associée à ces consonnes.


Et, il me fut bien montré au début de l’année dernière (il y a donc bientôt un an !), qu’ à la « théorie blanc/noir ou (faux) Yin/Yang » manquait « la partie supérieure » d’oú mon cri et ma consternation pendant mon vécu (!!).


Remarque : Cette compréhension de mon vécu m’arrive (à l'instant) et n’est le fruit d’aucune spéculation, intention préméditée ou autre.

Je continuerai à partager dans le Respect des autres et donc SANS manipulations (aucunes).


Je suis Transparente, je l’étais et le resterai.


Citation :
Bonsoir à tous,

Au début du mois d’avril (2012), avant la fermeture estivale du forum, j'ai vécu une expérience en rapport avec « le Choix ».

(…) La porte s’ouvre et je distingue un lieu, un « Espace » tout en gris au noir oú aucune végétation, aucun animal ne vit. Ni ciel, ni montagnes, ni pierres, ni couleurs, rien ! Il n’y a QUE des (milliers) d’ « hommes en noir » debout et se mouvant en groupe.

Le seul objet que j’aperçois est un lit sur lequel je m’assieds bien qu’il ne soit le mien, même si je sens pourtant en faire partie (?). Tout à coup m’est montré un ordinateur portable sur le coin inférieur droit [le coté du Lapin Blanc sous l'Arbre de Vie] de ce lit.

Toute étonnée de trouver un ordinateur dans cet endroit, je m'en approche et voit/observe que le couvercle/écran est brisé en deux, légèrement en oblique. Cette cassure n'est pas nette mais est « en dent de scie ». Et la partie supérieure de l'écran est « manquante ». Je prends cet ordinateur « cassé » en main et soulève l'écran oú je constate que plus rien n'est visible : tout a disparu. Il n'y a plus sur l'écran que la couleur orange de fond... Je m’écris « Ho, non ! » [à cause de la partie (du haut) manquante ! pas à cause de la couleur orange.]

Tandis que je me mets debout, surgit devant moi un « grande » Femme (la Seule parmi tous ces hommes) mais en très grande Colère ! Bien que je ne distingue ses traits car elle est fait d’Ombres (ma Sœur d’Ombres ???), je vois ses bras en menace se lever vers moi.

Elle m’accuse Haut et Fort, et entourée de tout un groupe d’hommes en noir, de « Vol » !

Tranquillement, je lui fais face, la regarde et réponds précisément: « Je n’ai strictement rien fait ! » mais oui, « Choix a été Fait ! ». A mes mots, ses bras tombent brusquement et je lis sur son visage défait qu’elle (aussi) ne sait donc « strictement rien faire » car « Choix (de Vie et Libération) a été posé ».

La menace (de représailles à mon encontre) tout comme l’accusation se dissolvent instantanément.
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MessageSujet: Écriture "Vieille Europe" : le NORD et le SUD   Mer 20 Fév 2013, 23:25

Bonsoir à tous,

Si nous savons que le triangle sur sa pointe est le symbole de la femme, et le triangle (debout) pointe vers le haut, celui de l’homme, leurs positions respectives sur la Croix Carrée (ou Rose des Vents) sont l’Homme au NORD et la Femme au SUD.

Nous savons, d’autre part, que le SUD désigne le « MIDI » qui se dit en hongrois « DÉL » (c’est-à-dire D.EL) alors qu’au NORD est associé le « SEPTENTRION » du latin Septentrio, de septem (« sept ») et trio (« bœuf de labour »), une référence « directe » donc à la TERRE.

Homme/NORD et Femme/SUD donne la Rose des vents :


Il est à relever que le mot SUD (= d-él) comprend en son coeur le mot « ÉL », qui signifie :

- ÉL = Vivre ; Respirer ; Habiter (quelque part)
- ÉL = arête
- ÉL = fil ; tranchant ; coupant

et la lettre « D » comme idő/üdő autrement dit, (le) « TEMPS* ».
Citation :
En ancien français, le sud avait pour équivalent le terme de midi, désignant le moment où le soleil était à son apogée (depuis tout point d'observation situé au nord du tropique du Cancer). Il est alors l'opposé du septentrion. C'est ce terme que l'on retrouve sur les anciennes cartes avec ceux de : Occident pour l'ouest et Orient pour l'est. L'usage n'est plus courant, mais est resté dans les noms comme le Midi de la France ou la gare du Midi.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sud
Midi, c’est-à-dire 12 heures (sur un cadran solaire) est donc à l’opposé de 6 heures (et/ou 7 car tous les deux, 6 et 7 ont une provenance commune).

- HaT = six, 6
- HéT = sept, 7
- Hét = la semaine
- HáT = dos ; (le) revers ; par derrière
- HiT = croyance

Le mot NORD (= ész-ak ; észak) cache, en son sein, le mot « ÉSZ » dont la traduction est :

- Ész = raison ; intelligence
- Ész = esprit
Tous deux en rapport direct avec la « tête ».

Les anciens Alchimistes associaient le « N (ord) » à l’Homme également :


Cette illustration de la Fusion des Polarités ne sait être confondues avec un être androgyne (seul) :


Citation :
Septentrion est synonyme de Nord (en latin Septem triones, « les sept bœufs de labour »), désignant le point cardinal « nord » . En effet, la constellation de la Grande Ourse, permettant de repérer l’étoile polaire de la Petite Ourse, et qui indique le nord avec une bonne précision, était appelée autrefois « constellation des sept bœufs ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Septentrion

Nous ne pouvons donc que constater une association étroite entre l’Homme, la Terre et le Nord dont la représentation est « florale », à savoir la Fleur de Lys !






La Rose des vents avec le NORD en Bas

Citation :
Les plus anciennes désignations connues (dans le monde méditerranéen) des quatre points cardinaux sont celles évoquées dans la bible (ancien Testament) et qui étaient donc utilisées il y a au moins 3500 ans. Il s'agissait des frontières d'Israël, c'est-à-dire les monts verdoyants du Liban au nord (en hébreu Tsafon), les montagnes arrides d'Edom à l'est (Kedem), le désert au sud (Negev) et la mer Méditerranée à l'ouest (Yam).

(...) Les lettres étaient les suivantes dans le sens des aiguilles d'une montre, par pas de 45° :
- en l'absence de fleur de lys, le nord était symbolisé par le T de Tramontane. Certains auteurs émettent d'ailleurs l'hypothèse que la fleur de lys est en fait une déformation du T (autres noms: bise, septentrio). Viennent ensuite :

- au N-E le G de Grec, Graeco, un vent soufflant depuis la Grèce vers l'Italie,
- à l'Est par une croix indiquant la direction de Jérusalem mais aussi parfois un E (pour este, carte de Porto Rico ci-dessus), ou encore un L côté du (soleil) levant,
- au S-E le S de Sirocco, un vent chaud venant d'Afrique,
- au sud le O d'Ostro, dit aussi meridio, vent marin, de midi (mezzogiorno),
- au S-O le L de Libeccio, labech, lebeche, un vent traversant l'Italie et la Corse,
- à l'ouest le P de Ponant, ponente (soleil couchant),
- au N-O le M de Maestro, Maestrale, Mistral.

(...) Sur les cartes et les boussoles anciennes, le Nord était généralement représenté au sommet de la rose des vents par une fleur de lys héraldique. Ce symbole a peut-être été choisi par les fabricants de boussoles et compas de marine napolitains par référence à la maison d'Anjou (Roi de France) à laquelle appartenait le royaume de Sicile et de Naples au 13e s.
On y indiquait aussi l'Est qui était la direction sacrée où se trouve Jérusalem, la ville Sainte des Chrétiens à l'aide d'une croix, plus ou moins stylisée. Cette représentation à connotation religieuse a quasiment disparu de nos jours et elle n'est plus utilisée que dans un but décoratif.

http://www.compassmuseum.com/diverstext/cardinals_f.htm



Que devons-nous penser du Nord/Homme représenté par la Fleur de Lys ?

Voici une analyse : la fleur de lys symbole chrétien du serpent de Saint Jean l'apôtre et du serpent d'Airain de Moïse sur sa perche. : http://an-uhelgoad.franceserv.com/aered1.htm
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MessageSujet: Écriture "Vieille Europe" : le NORD/Homme et le SUD/Femme    Mer 20 Fév 2013, 23:35

Didieu :
Citation :
Une volonté de féminiser les hommes, de masculiniser les femmes… D'amalgamer un max... De fourvoyer le et les « couples sacrés »Une volonté de recréer un monde totalement indifférencié, un monde sans frontières et sans valeurs
Mais un monde indifférencié, n’est-ce pas comme un androgyne indifférencié ? De la régression pure et dure…
Si la Femme est située au Sud (au Soleil) et l'Homme au Nord ou SEPTENTRION (sur et dans la Terre), aucun amalgame n'est même envisageable.

Si la femme du/de « Midi » est indubitablement liée au Soleil, elle n'est pas liée au feu (dans son sens ordinaire, traditionnel (j'y reviendrai)). Et donc ce Soleil n’est pas le signe d’une « masculinisation » de la Femme, au détriment de l’homme « féminisé ».

De plus, il convient de garder à l'esprit que la Trinité originelle, la charge positive, négative et neutre (+, - et ±) est interne chez tous (Homme et Femme) et, pour tout dans la Création.

Citation :
(…) L’astrologie actuelle a le plus grand mal à associer la lune et le feu, tant elle veut le réserver au soleil, par analogie. Elle ne comprend pas que le feu est un anti-soleil, une sorte de soleil noir, un soleil de l’obscur, crépusculaire.


Revenons à la notion du « temps* » (qui passe trop vite, qui manque, etc.) qui se retrouve dans le conte « Alice, au pays des Merveilles » (dont la suite donnera « De l’autre côté du Miroir ») qui paradoxalement se révèle être un endroit « cauchemardesque » dans lequel Alice se retrouve prise au piège :

Citation :
Au Pays des merveilles, le temps est déréglé, au point qu’il n’y en a pas assez, comme pour le Lapin Blanc toujours pressé, ou comme le Chapelier fou, qui est condamné à vivre éternellement à l'heure du thé.

(...) voilà qu'un lapin blanc aux yeux roses vêtu d'une redingote rouge passe près d'elle en courant. Cela ne l'étonne pas le moins du monde. Pourtant, lorsqu'elle le voit sortir une montre de sa poche et s'écrier : « Je suis en retard ! En retard ! En retard ! », elle se dit que décidément ce lapin a quelque chose de spécial.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Aventures_d'Alice_au_pays_des_merveilles

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MessageSujet: - Une Passion. Entre ciel et chair -   Ven 16 Déc 2016, 17:49




"Ce qui nous manque le plus cruellement aujourd'hui c'est la qualité du féminin. Si nous n'y prenons garde, la religion va devenir une machine à raisonner droit. Ce langage partout crissant d'anathèmes! L'Eglise a raté sa chance de rester femme : fervente, accueillante, féconde. Elle a raté sa vocation d'Épouse du Christ. Le Cantique des Cantiques, tu l'as lu en prophète, Bernard de Clairvaux, moi je l'ai lu en amante!
En rejetant les femmes et l'amour, vous avez rejeté hors de vos institutions et de vous-mêmes la qualité du féminin. Et toute violence a sa source dans cette violence que vous avez fait subir à vous-mêmes.
J'appelle féminin cette qualité que la femme réveille au creux de l'homme, cette corde qui vibre à son approche. J'appelle féminin le pardon des offenses, le geste de rengainer l'épée lorsque l'adversaire est au sol, l'émotion qu'il y a à s'incliner. J'appelle féminin l'oreille tendue vers l'au-delà des mots, l'attention qui flotte à la rencontre du sens, le palpe et l'enrobe. J'appelle féminin l'instinct qui au-delà des opinions et des factions flaire le rêve commun.

Plus l'Église met en garde contre les femmes, plus elle se prive de l'énergie conciliante qu'elles répandent, plus elle s'éloigne de la source de vie. La guerre impitoyable dans laquelle elle s'engage pour des siècles peut-être est sans issue.
La force de l'amour ne se peut briser. Elle subsistera sous la réprobation et le rejet comme elle subsiste sous le viol, la brutalité, la gauloiserie et les ricanements. Sous toutes les humiliations qu'on leur fait subir, les femmes continueront par la nature même de leur être d'appeler l'homme à l'amour.
De même qu'on peut détourner les yeux du soleil, se bander les yeux devant lui mais non pas l'éteindre, on peut frapper l'amour d'opprobre mais non réduire sa force. Seuls le rituel d'attente et d'approche, le merveilleux cérémonial dont les cultures se parent et s'honorent à juste titre sont anéantis. Le monde, la société en sont assombris et l'homme réduit à l'état de brute. N'est-ce pas assez de destruction?
Mais l'amour reste intact sous les gravats. Sans sa révélation, rien ne m'eût fait lever la tête ni prendre conscience de cette royauté qui est la mienne.
J'ai eu tant de bonheur à être femme! Comment aurais-je douté du caractère divin de la métamorphose qui s'opérait en moi et autour de moi?
L'amour transforma mon corps et mon âme. Tout devint d'une telle finesse, d'une telle qualité de résonance!
N'étais-je pas, Dieu, ta harpe aux mains d'Abélard? J'appelle le féminin cette musique."

Christiane Singer - J'appelle féminin....
Ce passage est extrait du texte de Christiane Singer, écrivant avec les mots d'Héloïse en 1132, de sa passion d'Abélard. Que ne pourrions nous pas entendre là une voix contemporaine !

Christiane Singer - Une Passion. Entre ciel et chair - Espaces Libres Albin Michel
Crédit image sortie de mes archives sur la "Kundalini" l’axe dressé au centre de l’Univers et de la Personne by Andrew Trimmer
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