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 Pistis Sophia

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AMBRE

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MessageSujet: Pistis Sophia   Lun 28 Mai 2007, 15:58


SOPHIA



Etymologie : du grec sophia, « sagesse »...
Couleur :vert...pierre: émeraude..symbolique :la sagesse...


La deuxième pleine lune - 2 mai - représente " la sagesse ", une manifestation d'un 6e chakra ouvert (ou 3e œil) - aussi appelé " conscience bouddhique ". Lorsque l'ouverture du chakra du cœur est bien maîtrisée, un niveau supérieur de conscience émerge naturellement par l'ouverture du 3e œil. Cela permet de penser avec compassion, tolérance et respect. L'on tend naturellement à protéger, à agir responsablement et à maintenir une conscience globale. Finalement, la troisième pleine lune - 31 mai - représente " la communication juste ", une manifestation du 5e chakra ouvert (ou chakra de la gorge) - aussi appelé " conscience humaine ".


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Histoire et caractère : Sainte Sophie, dite l’Inconnue tant son histoire est allégorico-légendaire, aurait été martyrisée sous le règne de Hadrien avec ses trois filles ; Foi (sainte Nadège), Espérance (sainte Véra) et Charité (sainte Liubbe). La basilique Sainte-Sophie, à Constantinople, n’est pas consacrée à sainte Sophie, mais à la sophia de Dieu, c’est-à-dire à la Sagesse elle-même. En revanche, Sofia, capitale de la Bulgarie, lui rend hommage. Cinq autres saintes et bienheureuses furent des Sophie. Prénom très courant au Moyen Âge, Sophie connaît depuis les années 1960 une belle faveur en France. La forme slave Sonia semble avoir désormais acquis son indépendance en Europe ; il s’impose comme prénom distinct de Sophie qui reste, de l’Europe orientale à l’Angleterre, un prénom apprécié.


Variante : SOFIA, SONIA, SOPHIA

Fête : le 25 Mai

Étymologie : Issu du grec sophia, la sagesse.
Ce nom apparaît dès l'Antiquité grecque et latine ; il se répandra en particulier dans le monde hellénique des premiers siècles et dans le ressort de l'Empire byzantin, à l'origine de l'Église orthodoxe. Dans la sphère de l'Empire romain il sera, comme bien d'autres prénoms, victime de l'invasion des prénoms germaniques et ne réapparaîtra que tardivement, au XVIe siècle. Il se répandra alors dans la plupart des pays occidentaux, en particulier en Allemagne et en Angleterre, puis en Italie. En France, il connut une période de faveur dans la première moitié du XIXe siècle, mais chuta ensuite, peut-être en raison du grand succès de la Comtesse de Ségur, Les Malheurs de Sophie, qui associait ce prénom aux idées fantasques de la jeune héroïne. Après un long purgatoire, Sophie est revenu dans les années 1940 et a atteint le palmarès des prénoms féminins les plus attribués, de 1970 à 1980. Il est un peu moins fréquent aujourd'hui mais, avec ses différentes variantes, reste un prénom très répandu. Sophie a, le même jour, une double fête. L'une évoque la mémoire de Madeleine - Sophie Barat qui fonda, au début du XIXe siècle, la société des dames du Sacré-Cœur pour l'instruction des jeunes filles. Son œuvre, répandue dans le monde entier, est aujourd'hui encore très active. L'autre fête de Sophie commémore la consécration de la grande basilique de Constantinople, au VIe siècle ; elle est dédiée à sainte Sophie, mais c'est, dans ce cas, Dieu lui-même, la Sagesse divine.

Sainte-Sophie est le nom de plusieurs églises importantes du monde byzantin, dédiées à la Sagesse divine :



Sainte-Sophie de Constantinople, Hagia Sophia en grec, plus tard transformée en mosquée d'Istamboul. Contrairement à une idée souvent répandue, il ne s'agit pas d'une église dédiée à une sainte nommée Sophie, mais l'exacte traduction française du grec Ἁγία Σοφία / Haghía Sophía, c'est-à-dire « sainte sagesse (de Dieu) » et désigne le Christ. Pour cette raison, la fête votive de cette église est la fête de la Nativité du Christ, le 25 décembre.



La mosquée Sainte-Sophie

La grandeur de l'antique Constantinople se retrouve dans ses églises. Et d'abord à Sainte-Sophie, l'église la plus parfaite du christianisme oriental et l'un des plus vénérables monuments du monde chrétien. La basilique Sainte-Sophie incarne toute la puissance du monde byzantin. Elle compte parmi les églises les plus célèbres du monde, non seulement pour son ancienneté et son histoire, mais aussi pour la prouesse architecturale qu'elle constitue. Sainte-Sophie ! Cette appellation résonne toujours haute et claire dans le ciel d'Istanbul. Ne fut-elle pas durant près de dix-sept siècles si intimement rattachée à son extraordinaire aventure, qu'elle est devenue en quelque sorte synonyme de Byzance et de Constantinople. Aucune Sophie n'est l'inspiratrice de ce qui fut la première cathédrale du monde chrétien. C'est à tort que l'on traduit le grec "Haghia Sophia" (Ayasofia) par Sainte-Sophie. Il faudrait plutôt dire "Sainte Sagesse". La Sagesse prise ici dans son sens le plus absolu, celle de Dieu.
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[center]Gaia-Sophia Navigator


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The Gaia Hypothesis reintroduces in rigorous scientific language the belief common to indigenous peoples and some esoteric traditions, such as alchemy: namely, that the earth is a living intelligence. Gaia is Sophia (Wisdom), who imparts to humanity the moral and practical knowledge necessary for its survival. In this role, the earth-wisdom is invariably represented as a woman. (18th Century alchemical manual, Sapientia veterum philosophorum)
[/color]


Dernière édition par AMBRE le Mer 25 Mai 2011, 08:49, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Lun 28 Mai 2007, 16:00

Ce texte est un discours de révélation que le Christ ressuscité a fait pour répondre aux questions de ses disciples. Peut-être a-t-il été composé peu après l'arrivée du christianisme en Égypte, dans la seconde moitié du Ier siècle. La Sophia de Jésus-Christ visait un public d'initiés... rompus aux subtilités des mystères religieux.

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Dans ce texte, le Sauveur (le Christ) vient d'une région au-delà des Cieux. Sophia est responsable des gouttes de lumière du Royaume divin dans le monde visible.
Voici un court extrait -très hermétique, faut l'avouer- de cette Sophia:
Après qu'il fut ressuscité d'entre les morts, ses douze disciples et sept femmes sont demeurés ses partisans et se rendirent en Galilée sur la montagne appelée Divination et Joie. Là, ils voulaient poser à Jésus toutes les questions sur la réalité sous-jacente de l'univers et le Plan, et la sainte Providence, et le pouvoir des autorités, et sur tout ce que le Seigneur envisageait pour eux dans le secret de son Plan saint.
Le Sauveur leur apparut non sous sa forme antérieure, mais sous celle de l'Esprit invisible. Il ressemblait à un grand ange de lumière. Mais je ne dois pas décrire son apparence: aucun mortel ne pourrait le supporter, mais seulement la chair pure et parfaite... Et il dit: "Que la paix soit avec vous! Je vous donne ma paix! " Et ils furent tous émerveillés et craintifs.
Le Sauveur rit et leur dit: "À quoi pensez-vous? Pourquoi êtes-vous perplexes? Que cherchez-vous?" Philippe dit: "La réalité sous-jacente de l'univers et du Plan."
Le Sauveur leur dit alors: "Je veux que vous sachiez que tous les hommes nés sur la Terre depuis la fondation du monde et jusqu'à maintenant, étant poussière, même s'ils ont posé des questions sur Dieu, ce qu'Il est et à quoi Il ressemble, n'ont pas trouvé la réponse. Des sages y ont également réfléchi mais leur réflexion n'a pas atteint la vérité. Certains d'entre eux affirment que le monde se dirige lui-même. D'autres, que c'est la Providence. D'autres, que c'est le destin. Mais personne n'a raison. Aucune de ces trois voies ne s'approche de la vérité parce que ces théories viennent de l'homme qui est poussière.
Mais moi, je suis venu de la Lumière infinie et je suis capable de vous parler de la nature précise de la vérité. La Providence ne contient pas de sagesse. Et le destin n'a aucun discernement."
Mathieu lui dit: "Seigneur, personne ne peut trouver la vérité sauf à travers vous. Enseignez-nous donc la vérité."
Le Sauveur dit: "Je veux que vous sachiez que Celui qui est apparu avant l'univers dans l'infinité, Celui qui s'est élevé lui-même, le Père qui s'est construit lui-même, étant rempli de lumière brillante et ineffable, au commencement, quand il a décidé de devenir une grande puissance, immédiatement le principe (le commencement) de cette Lumière apparut comme un Homme androgyne immortel... Et son épouse est la grande Sophia, qui dès le début lui était destinée par le Père..."
Ce sont les choses que le Sauveur béni a dites, et Il disparut de leur vue. Puis tous les disciples ressentirent une grande joie. Ils commencèrent alors à prêcher l'Évangile de Dieu. Amen.
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- AME DU MONDE : SON DOUBLE ASPECT




L'Anima mundi est double.


+ sa partie mâle ou son aspect supérieur, est purement divine et spirituelle : elle est la Sagesse, Sophia (Sephira), la première femme, ou la Shakti. Sophia est " la fille purement spirituelle et intellectuelle de Bythos, l'Abîme ". Mais Sophia, l'aînée, est Shekinah, la face de Dieu, la Shekinah de Dieu, qui est son image ... les philosophes prétendent que le premier air est l'Anima mundi. Mais le vêtement (Shekinah) est plus élevé que le premier air, puisqu'il est en contact plus intime avec Aïn Soph, le sans limite" (I.D.,III, 253).




Sophia est ainsi assimilable à Ophis ou à Agathodaïmon. Ophis est la Sagesse divine, qui, séparée, d'Ennoia (le mental divin, ou mental révélé, qui est androgyne), est l'Arbre de la connaissance du bien et du mal. Ophis est le serpent enroulé à l'intérieur d'Ennoia (soit le 3° Logos, ou Arbre de vie spirituelle) qui sort de lui pour constituer le 6° principe cosmique. Cet arbre recèle ainsi les secrets des mystères de la vie et de la mort. Pour HPB, " la mort, c'est l'ignorance, et seule la connaissance confère l'immortalité " (ID, III, 330). Sophia est ainsi le feu vivant, le Magnes, qui fournit à l'homme son esprit divin.




+ sa partie femelle ou aspect inférieur est la Lumière astrale ou Sophia Achamoth, " la vie semi-spirituelle, semi-matérielle, qui vivifie la matière inerte dans les profondeurs du chaos " (ID, III, 253) : elle contient en effet les germes spirituels et matériels de tout ce qui existe Elle donne à tout être vivant son âme astrale (DS,II,52 ; I.D.,I,32,126,197,209 note 29).




Elle est le principe vital de toute créature vivante et fournit l'âme astrale aux hommes, aux animaux et à tout ce qui vit (I.D.,II,14, note 20). C'est pourquoi HPB l'appelle quelquefois le Linga sharira de la Terre (DS, I, 274, note 4).




L'âme astrale est séparée de sa source divine (l'esprit). Mais HPB explique que ces deux parties sont une seule et même chose, vue sous deux aspects, le spirituel et le psychique (DS, I ,181), c'est-à-dire Noüs, la Sagesse divine supérieure, et Psyché, la Sagesse inférieure et terrestre (DS,1,181, note 3). L'une est matrice universelle (Akâsha), l'autre matrice des formes.
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voir aussi :la dimension mystique d la femme dans la Gnose




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MessageSujet: Pistis Sophia   Mer 25 Juil 2007, 17:28

Pistis Sophia
Par Dr. J.J. et Désirée Hurtak
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Texte Chrétien de Sagesse de Nag Hammadi Une nouvelle traduction avec un commentaire détaillé d’un des plus anciens Evangiles coptes se trouvant actuellement au British Museum est maintenant disponible en français. Cet enseignement de sagesse qui a pour titre Pistis Sophia est un dialogue du Christ avec ses disciples en tant que révélation de connaissance après son ascension. Rappelez-vous que la Bible nous dit que Jésus revint plusieurs fois pour se révéler à ses disciples à Jérusalem. Qu’a-t-il révélé ? De quoi parlait-il ? La Pistis Sophia pose ces questions que nous nous sommes toujours posées au sujet du Christ : Pourquoi est-il venu ici et que s’est-il passé après son ascension ?
L’enseignement du Corps de Lumière

Comme le révèle le Commentaire du texte de la Pistis Sophia, notre planète n’est qu’une partie de la mission plus grande du Christ. Dans son corps ressuscité de Lumière et de transparence, il continue de donner des enseignements révélés dans une Présence glorifiée. Ainsi, son existence montre-t-elle les deux natures en unité - la divine et l’humaine. C’est aussi, nous le croyons, le modèle d’une humanité future alors que nous parvenons aux dons de l’Esprit Saint et que nous explorerons la vie dans les mondes supérieurs. Nous aussi pouvons expérimenter le pouvoir Divin de la renaissance spirituelle et être retiré de ce continuum d’espace-temps pour faire partie de l’univers vivant. Le Christ a ouvert la Voie à tous les êtres sensibles qui comprennent l’Amour du Christ et il donne accès à l’ascension supérieure.

Et plus important encore est son rôle en tant que Divin Guide qui démontre comment nous pouvons conquérir la mort et revêtir nos propres vêtements de Lumière ressuscités. Jésus est venu sur terre ouvrir les Portes de Lumière de notre spectre évolutif pour l’ascension de toutes les âmes et pour l’avancement de toute l’humanité ainsi que pour les êtres des ordres évolutifs parallèles qui eux aussi ont perdu leur chemin. Comme le Christ, nous avons le potentiel de revêtir le corps de Lumière lorsque le corps physique meurt. Ainsi, le véritable enseignement du Christ qui doit être mis en avant est comment nous pouvons en tant que « Etres Christisés » (Christopheroi) retourner à la Lumière et revêtir le vêtement de Lumière qui n’est donné qu’avec certains niveaux préalables d’expérience et de Sagesse (Sophia) ainsi que dans le service au Divin. Pistis Sophia veut dire l’intégration de la Foi (Pistis) et de la Sagesse (Sophia).
Mais son histoire présuppose que, sur cette planète, la Foi et la Sagesse à la fois ne sont pas complètes à moins d’y impliquer l’aspect féminin de la déité. Nous, en tant qu’âmes, apprenons lentement, comme Sophia dans son combat et sa croissance spirituelle, à devenir Epouses du Christ.

L’histoire de Pistis Sophia donne de l’espoir dans le pèlerinage de chaque âme qui doit prendre sur elle de bouger avec difficulté de sa « nature déchue » pour découvrir la création divine plus complète.

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Pistis Sophia est un texte apocryphe émanant de cercles gnostiques d'Egypte, qui n'a jamais été reconnu comme canonique par l'Église, ni ancienne, ni actuelle.
La Pistis Sophia fut le commencement de la redécouverte moderne des évangiles gnostiques. Du fait de son élaboration si précise, l’œuvre présente une introduction complète au gnosticisme, y compris bien des aspects qui ont constitué les plus grands pôles d’intérêts dans les textes de Nag Hammadi.

La Pistis Sophia prétend faire un compte rendu des échanges que Jésus eut avec ses disciples durant les douze années qui suivirent la Résurrection.

Les disciples et les saintes femmes paraissent tour à tour en scène, et proposent des questions à Jésus qui y répond selon les données gnostiques. Ces questions touchent à la cosmogonie, la théorie des émanations, la nature et la hiérarchie des esprits, l'origine du mal. Les réponses diffèrent radicalement de celles des textes canoniques, que ce soit par la description des puissances spirituelles qui dirigent l’univers, la croyance à la réincarnation, ou l'utilisation fréquente de formules magiques et d’invocations. De nombreuses sections y traitent des étapes au cours desquelles Jésus libère la figure surnaturelle (et féminine) de Sophia, la Sagesse céleste, de ses liens avec l’erreur et le monde matériel; elle est progressivement réintégrée au ciel dans son statut divin d’antan.

Les évènements décrits se déroulent sur un plan symbolique, mythique et psychologique, ce qui est typique des textes gnostiques, en nette opposition avec l’attachement de l’orthodoxie chrétienne à la réalité historique.

D’une façon très similaire aux textes de Nag Hammadi un siècle plus tard, la Pistis Sophia déclencha une grande vague d’intérêt, en particulier dans les milieux ésotériques.
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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Mer 25 Juil 2007, 17:41

La Pistis Sophia et la Gnose

Auteur : Dominique Viseux

Editeur : Pardès

Année : 1988

Peu d'ouvrages sont autant ignorés que la Pistis Sophia, et pourtant rares sont ceux qui recèlent autant de profondeur.

Ce texte gnostique du IIIe siècle après Jésus-Christ peut être considéré, par son importance doctrinale et son authenticité, comme l'une des productions majeures de l'ésotérisme chrétien.

Constituée de discours adressés par Jésus à ses disciples, onze ans après sa résurrection, la Pistis Sophia évoque, en effet, les grandes questions métaphysiques relatives à l'origine des âmes, à leur aliénation par les puissances démiurgiques, à la connaissance des mystères en vue de leur libération.

Dominique Viseux, par le présent ouvrage, a cherché à offrir au public, plus qu'un commentaire fastidieux, une synthèse doctrinale, sans se départir toutefois du texte original. Celle-ci présente d'abord le système ontologique et cosmologique de la Pistis Sophia, puis le mythe de la chute et de la rédemption qui forme la principale matière de l'œuvre, enfin la doctrine des états posthumes qui la conclut et qui constitue un véritable "livre des morts" chrétien.

Site de Dominique Viseux
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MessageSujet: Hagia Sophia   Mer 10 Oct 2007, 21:14

Hagia Sophia


Sainte-Sophie de Constantinople, Hagia Sophia en grec, plus tard transformée en mosquée d'Istamboul. Contrairement à une idée souvent répandue, il ne s'agit pas d'une église dédiée à une sainte nommée Sophie, mais l'exacte traduction française du grec Ἁγία Σοφία / Haghía Sophía, c'est-à-dire « sainte sagesse (de Dieu) » et désigne le Christ. Pour cette raison, la fête votive de cette église est la fête de la Nativité du Christ, le 25 décembre.

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Hagia Sophia, en grec Αγια Σοφια, en turc Ayasofya, en français « Sainte-Sophie » (« Sainte Sagesse ») est une ancienne église de Constantinople (VIe siècle), puis une mosquée d'Istanbul (XVe siècle). Aujourd'hui, elle n'est plus un lieu de culte mais un musée (1934). Son esplanade est à la mesure de la gloire de Byzance. La dédicace de l'église, souvent surnommée la Grande Église, a été vouée au Christ, "Sagesse de Dieu", selon les théologiens.
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Avec sa gracieuse cascade de coupoles et de demi-coupoles en parfaite harmonie afin de donner une impression d'élévation, mais aussi avec les six minarets élancés qui accentuent sa silhouette, l'inoubliable Mosquée Bleue se dresse face à sa rivale byzantine de mille ans, Sainte-Sophie, qu'elle surpasse de par son incontestable élégance.
Son nom de Mosquée Bleue lui vient des 20.000 carreaux de faïence émaillée à dominante bleue et verte qui décorent le dôme et les murs, procurant une ambiance bleutée à cet édifice. L’intérieur baigne dans une lumière azurée venant directement des quelques 260 fenêtres.
De magnifiques tapis recouvrent le sol. Quatre piliers cannelés soutiennent la coupole, qui a presque les mêmes proportions que celle de Sainte-Sophie. La première cour abrite une fontaine aux ablutions.

SAINTE SOPHIE, BASILIQUE

Considérée comme la huitième merveille du monde, la Basilique Sainte Sophie est la merveille des merveilles. L’édifice sainte Sophie a servi de basilique pendant 916 ans et de mosquée pendant 482 ans, en 1935 est est devenu finalement un musée par ordre d’Atatürk. L’édifice mène sa fonction historique en tant que musée.

L'église de la sagesse divine (Hagia Sophie, Sainte Sophie) fut construite sous le règne de Constantin en 325 sur l'ancien temple d'Artémis et son fils Constantius la fait agrandir en 365. L'église devint épiscopale de Constantinople.

En 404, l'église fut brûlée au cours lors d'une émeute par l'exil de saint Jean Chrysostome. Dés 415, elle était rebâtit par Théodose II. L'église, comme toute la ville fut à nouveau brûlée au cours de la révolte de Nika en 532 (une insurrection fut organisée contre l’empereur Justinien). La construction de l'édifice débuta dans la même année en 532, l'Empereur Justinien commanda aux deux architectes Isidore de Milet et Anthemius de Tralles. La plus grand basilique du monde chrétien fut achevée en 5 ans, en 537. Justinien avait voulu ériger un sanctuaire plus magnifique encore que le temple Salomon de Jérusalem et la légende rapporte qu’il s’écrié le jour de la consécration : Salomon, je t’ai vaincu ! .


Elle est constituée d’un grand espace de milieu, de deux nefs, d’abscisse, deux narthex intérieurs et extérieurs. L’espace intérieur est d’une dimension de 100 m et de 70 m et est couvert d’une coupole de 56.71 m de hauteur, supporté par quatre piliers principaux reliés entre eux par deux arches et soutenu par deux demi - dômes de l’est et à ouest. Le diamètre de cette coupole est de 30 m 31 m. Cette ( Sainte -Sophie) basilique de plan central, avec ses 7540 m² de superficie, se situe au quatrième rang après Saint-Pierre de Rome, la cathédral de Séville et le Dôme de Milan.

Une splendide décoration de mosaïques d'or couvrant 16 000 m² contribuait à augmenter l'éclat de l'intérieur. Aussi, la coupole était recouverte de mosaïques sur fond d'or avec une croix au milieux, mais la plupart de ces décorations de mosaïque disparut malheureusement, sous la coup des iconoclastes, qui épargnèrent les décorations abstraites, et successivement par les conquérants turcs ottomans auxquelles il était interdit de reproduire la figure humaine.

Au début de 1200, Constantinople tomba sous les coups de l'armée des Croisés. Durant trois jours la basilique fut pillée et entièrement dépouillée d'icônes précieuses, de candélabres d'or et d'argent, de croix incrustée de pierres précieuses et de rares reliquaires; on fondit tous ces trésors pour frapper des monnaies.

En 1453, la conquête de ville par les Turcs sous le sultan Mehmet II permit de sauver « l’édifice en ruine », car il la transforma aussitôt en mosquée.

La transformation de Sainte Sophie en mosquée se fit avec le plus grand respect pour l'édifice malgré les changement inévitable. Au sommet de la coupole on remplaça la croix par le croissant qu'un siècle plus tard on recouvrit de l'or obtenu de la fusion de 50 mille pièces. On érigea un chaire à la place de l'ambon et un mihrab orienté vers le Mecque pour les prières. on dota alors la nouvelle mosquée d'un minaret auquel vinrent s'ajouter d'autres par les suites. les icônes, les iconostases et les mosaïques restèrent toutes en place.

Parmi les travaux importants de Sainte Sophie, on peut voir au XVIéme siècle, les murs de soutènement construits par l’architecte Sinan et au milieu du siècle dernier, les restaurations des frères architectes Fossati.

pour rappel :
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revoir aussi
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Le mystère de Sainte-Sophie élucidé:
Le professeur Volker Hoffmann, de l’Université de Berne, présente une publication consacrée à ses recherches sur «le dessin géométrique de Sainte-Sophie à Istanbul». Elle déchiffre le projet des architectes du VIe siècle en élucidant ce qu’ils ont réellement cherché à représenter à travers ce monument emblématique.

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MessageSujet: Frithjof Schuon   Ven 12 Oct 2007, 10:22


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"La Vierge-Mère personnifie la Sagesse supra-formelle, c'est de son lait que tous les Prophètes ont bu ; sous ce rapport, elle est plus que l'Enfant, qui représente alors la sagesse formelle, donc la révélation particulière. A côté de Jésus adulte, par contre, Marie est, non l'essence informelle et primordiale, mais le prolongement féminin, la shakti : elle est alors, non le Logos sous son aspect féminin et maternel, mais le complément virginal et passif du Logos masculin et actif, son miroir fait de pureté et de miséricorde." (Christianisme/Islam, p.83-84)

"Marie est Vierge, Mère, Épouse : Beauté, Bonté, Amour ; leur somme étant la Béatitude. Marie est Vierge à l'égard de Joseph, l'Homme ; Mère à l'égard de Jésus, L'Homme-Dieu ; Épouse à l'égard du Saint-Esprit, Dieu. Joseph personnifie l'humanité; Marie incarne, soit l'Esprit envisagé sous son aspect de féminité, soit le complément féminin de l'Esprit.(Christianisme/Islam, p.103, note 29)


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Frithjof Schuon
MÉTAPHYSICIEN, PEINTRE & POÈTE


Courte biographie de Frithjof Schuon, 1907-1998

[pour une biographie plus détaillée, voir le texte de
Jean-Baptiste Aymard] (ou bien Version Flash)

Frithjof Schuon est né à Bâle (Suisse) le 18 juin 1907 de parents d'origine germanique et alsacienne. Dans sa jeunesse il s'établira à Paris où il exerce son métier de dessinateur sur textile. De tempérament mystique et gnostique il s'imprègne du Vêdânta et s'intéresse en profondeur à toutes les religions dont le Christianisme et l'Islam. Lecteur et correspondant du métaphysicien français René Guénon, il se rend en 1938 et 1939 au Caire pour y faire sa connaissance. Après la deuxième guerre mondiale, Schuon, qui réside à Lausanne, entreprend plusieurs voyages en Amérique du Nord, pour y rencontrer les Indiens des Plaines restés traditionnels, au Maroc et dans plusieurs pays d'Europe. Son oeuvre écrite compte plus de vingt livres traduits dans de nombreuses langues et constitue une véritable somme métaphysique et spirituelle sans équivalent au vingtième siècle. Il y développe et explicite largement le thème de l'"Unité transcendante des Religions" et de la nécessaire compréhension "ésotérique" de celles-ci comme antidote au nihilisme contemporain. Son oeuvre picturale et poétique, moins connue, montre toute la richesse de son étonnante personnalité.

Frithjof Schuon est décédé à Bloomington (USA), où il s'était retiré en 1980, le 5 Mai 1998.

Extrait d'une lettre de jeunesse, traduite de l'allemand par Catherine Schuon

Manuscrits (exemples d'écriture)

"La vie humaine se déroule simultanément sur trois plans, ou plutôt l'égo subit trois centres d'attraction auxquels il répond de différentes manières, suivant sa nature ou sa valeur. Nous vivons à la fois dans le corps, le cerveau et le coeur, si bien que nous pourrions parfois nous demander où se situe notre véritable "moi"; en fait, l'égo proprement dit, le "moi" empirique, a son siège sensible dans le cerveau, mais il glisse volontiers vers le corps et tend à s'identifier avec lui, tandis que le coeur est le siège symbolique du Soi, dont nous avons conscience ou que nous ignorons, mais qui est notre vrai centre existentiel et intellectuel, et par là même universel." Sentiers de Gnose, La Place Royale, 1987, p.104

Véritable somme métaphysique, chef-d'oeuvre d'équilibre et de nuances, l'oeuvre écrite de Frithjof Schuon est l'expression même de la puissance de son génie didactique. Par son objectivité et sa rigueur, elle est une réponse aux interrogations de l'homme actuel qui se retrouve aujourd'hui désarmé face aux certitudes conquérantes de la science et au nihilisme ambiant. Schuon n'a cependant pas été un métaphysicien livresque, comme tant d'autres, mais avant tout un homme de prière inspiré, un vrai sage, et pour reprendre l'expression dont il usa à l'égard de René Guénon, un "gnostique-né" qui tendra à pleinement "incarner son archétype" en actualisant toute sa richesse intérieure."
Jean-Baptiste Aymard.
L'oeuvre de Frithjof Schuon "a l'autorité intrinsèque d'une intelligence contemplative... une plénitude de lumière à laquelle nous n'avons pas le droit de nous attendre au vingtième siècle, ou peut-être même à n'importe quel autre siècle... Frithjof Schuon parle de la Grâce comme quelqu'un en qui elle est opérative et, pour ainsi dire, en vertu même de cette opération."
Bernard Kelly

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je redécouvre,apres vous avoir partagé quelques textes et peintures!
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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Jeu 01 Nov 2007, 19:07

Hagia Sophia


Sainte-Sophie de Constantinople, Hagia Sophia en grec, plus tard transformée en mosquée d'Istamboul. Contrairement à une idée souvent répandue, il ne s'agit pas d'une église dédiée à une sainte nommée Sophie, mais l'exacte traduction française du grec Ἁγία Σοφία / Haghía Sophía, c'est-à-dire « sainte sagesse (de Dieu) » et désigne le Christ. Pour cette raison, la fête votive de cette église est la fête de la Nativité du Christ, le 25 décembre.

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Hagia Sophia, en grec Αγια Σοφια, en turc Ayasofya, en français « Sainte-Sophie » (« Sainte Sagesse ») est une ancienne église de Constantinople (VIe siècle), puis une mosquée d'Istanbul (XVe siècle). Aujourd'hui, elle n'est plus un lieu de culte mais un musée (1934). Son esplanade est à la mesure de la gloire de Byzance. La dédicace de l'église, souvent surnommée la Grande Église, a été vouée au Christ, "Sagesse de Dieu", selon les théologiens.
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Avec sa gracieuse cascade de coupoles et de demi-coupoles en parfaite harmonie afin de donner une impression d'élévation, mais aussi avec les six minarets élancés qui accentuent sa silhouette, l'inoubliable Mosquée Bleue se dresse face à sa rivale byzantine de mille ans, Sainte-Sophie, qu'elle surpasse de par son incontestable élégance.
Son nom de Mosquée Bleue lui vient des 20.000 carreaux de faïence émaillée à dominante bleue et verte qui décorent le dôme et les murs, procurant une ambiance bleutée à cet édifice. L’intérieur baigne dans une lumière azurée venant directement des quelques 260 fenêtres.
De magnifiques tapis recouvrent le sol. Quatre piliers cannelés soutiennent la coupole, qui a presque les mêmes proportions que celle de Sainte-Sophie. La première cour abrite une fontaine aux ablutions.

SAINTE SOPHIE, BASILIQUE

Considérée comme la huitième merveille du monde, la Basilique Sainte Sophie est la merveille des merveilles. L’édifice sainte Sophie a servi de basilique pendant 916 ans et de mosquée pendant 482 ans, en 1935 est est devenu finalement un musée par ordre d’Atatürk. L’édifice mène sa fonction historique en tant que musée.

L'église de la sagesse divine (Hagia Sophie, Sainte Sophie) fut construite sous le règne de Constantin en 325 sur l'ancien temple d'Artémis et son fils Constantius la fait agrandir en 365. L'église devint épiscopale de Constantinople.

En 404, l'église fut brûlée au cours lors d'une émeute par l'exil de saint Jean Chrysostome. Dés 415, elle était rebâtit par Théodose II. L'église, comme toute la ville fut à nouveau brûlée au cours de la révolte de Nika en 532 (une insurrection fut organisée contre l’empereur Justinien). La construction de l'édifice débuta dans la même année en 532, l'Empereur Justinien commanda aux deux architectes Isidore de Milet et Anthemius de Tralles. La plus grand basilique du monde chrétien fut achevée en 5 ans, en 537. Justinien avait voulu ériger un sanctuaire plus magnifique encore que le temple Salomon de Jérusalem et la légende rapporte qu’il s’écrié le jour de la consécration : Salomon, je t’ai vaincu ! .


Elle est constituée d’un grand espace de milieu, de deux nefs, d’abscisse, deux narthex intérieurs et extérieurs. L’espace intérieur est d’une dimension de 100 m et de 70 m et est couvert d’une coupole de 56.71 m de hauteur, supporté par quatre piliers principaux reliés entre eux par deux arches et soutenu par deux demi - dômes de l’est et à ouest. Le diamètre de cette coupole est de 30 m 31 m. Cette ( Sainte -Sophie) basilique de plan central, avec ses 7540 m² de superficie, se situe au quatrième rang après Saint-Pierre de Rome, la cathédral de Séville et le Dôme de Milan.

Une splendide décoration de mosaïques d'or couvrant 16 000 m² contribuait à augmenter l'éclat de l'intérieur. Aussi, la coupole était recouverte de mosaïques sur fond d'or avec une croix au milieux, mais la plupart de ces décorations de mosaïque disparut malheureusement, sous la coup des iconoclastes, qui épargnèrent les décorations abstraites, et successivement par les conquérants turcs ottomans auxquelles il était interdit de reproduire la figure humaine.

Au début de 1200, Constantinople tomba sous les coups de l'armée des Croisés. Durant trois jours la basilique fut pillée et entièrement dépouillée d'icônes précieuses, de candélabres d'or et d'argent, de croix incrustée de pierres précieuses et de rares reliquaires; on fondit tous ces trésors pour frapper des monnaies.

En 1453, la conquête de ville par les Turcs sous le sultan Mehmet II permit de sauver « l’édifice en ruine », car il la transforma aussitôt en mosquée.

La transformation de Sainte Sophie en mosquée se fit avec le plus grand respect pour l'édifice malgré les changement inévitable. Au sommet de la coupole on remplaça la croix par le croissant qu'un siècle plus tard on recouvrit de l'or obtenu de la fusion de 50 mille pièces. On érigea un chaire à la place de l'ambon et un mihrab orienté vers le Mecque pour les prières. on dota alors la nouvelle mosquée d'un minaret auquel vinrent s'ajouter d'autres par les suites. les icônes, les iconostases et les mosaïques restèrent toutes en place.

Parmi les travaux importants de Sainte Sophie, on peut voir au XVIéme siècle, les murs de soutènement construits par l’architecte Sinan et au milieu du siècle dernier, les restaurations des frères architectes Fossati.

pour rappel :
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revoir aussi
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Le mystère de Sainte-Sophie élucidé:
Le professeur Volker Hoffmann, de l’Université de Berne, présente une publication consacrée à ses recherches sur «le dessin géométrique de Sainte-Sophie à Istanbul». Elle déchiffre le projet des architectes du VIe siècle en élucidant ce qu’ils ont réellement cherché à représenter à travers ce monument emblématique.

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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Mar 15 Jan 2008, 20:16

Le nom Soufi est aussi bien oriental qu'occidental;
il vient du mot grec Sophia; en Perse on dit Sufia, ainsi le mot est aussi acceptable en Orient qu'en Occident.


Sofia ou Soufisme est le nom de la véritable sagesse, qui jaillit comme une source divine du cœur de l'homme. Ceux qui, à travers les âges, ont réalisé cette source divine, qui est l'héritage de chaque âme, l'ont appelé Sophia ou Sagesse. On lui a également donné d'autres noms tels que Vedânta, Bible ou Écriture, mais la sagesse sous toutes ses formes et quelle que soit l'époque à laquelle elle a été donnée au monde, est en fait le Soufisme.

ce texte est déjà sur le forum mais je met le lien pour rappel:
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MessageSujet: autre vue sur la féminité...   Mar 24 Juin 2008, 13:29

autre vue sur la féminité...





La Sophia représenta pour Böhme l'homme dans sa pureté, sa virginité et sa chasteté antérieure au pêché originel. Elle n'est pas séparable de sa conception de l' Androgyne, l'humanité pré-adamique intègre et intégrale des origines. Böhme affirme que la Sophia est incréée, elle est la sagesse divine en l'homme. Cette âme sophianique renvoit à la préexistence céleste de l'homme terrestre. La chute de l'homme est la perte de sa sophianité, de sa pureté, de sa virginité. À la perte de la Sophia céleste correspond la naissance de l' Eve terrestre, la féminité. La Vierge Marie représente particulièrement la Sophia et la sophianité de la Vierge renvoit à l'androgynie du Christ. Il y a donc une double polarité Vierge/Eve et Christ/Adam. Mais Böhme échappe à tout dualisme, car pour lui, « Christ vit en Adam et celui-ci dans le Christ ».

D'autre part, la sophianité rend fondamentale la naissance du Christ de la Vierge. Sur ce point, Böhme se distingue nettement de ses origines protestantes. La Mère de Dieu signifie rien moins que le retour sur terre de la Vierge-Sophia. La Vierge n'est pas vierge par Eve, mais par la descente de la Sophia qui s'incarne en Marie. Il y a donc une correspondance profonde entre la descente du Saint-Esprit et l' Incarnation du Christ et la descente de la Sophia en la Vierge Marie.

En fait, la descente de la Vierge divine en Marie est l'action du Saint-Esprit. Il est donc primordial que Jésus naisse d'elle et de nulle autre. Ainsi, la naissance de Jésus d'une Vierge transfigure aussi la nature féminine en la libérant de la féminité négative. Chez Böhme, l'affranchissement de la sexualité terrestre implique le rétablissement de l'androgynie primitive. Cette doctrine de l'Androgyne céleste lui permet d'éviter les tentations ascétiques qui, dans le chritianisme, marquent fortement les conceptions négatives de la sexualité. À l'impureté sexuelle, Böhme n'oppose pas l' ascétisme qui tend vers l'asexué, mais l'androgynie intégrale et originelle. Chez lui, la mystique sophianique est solidaire d'une anthropologie spirituelle qui renvoit dos à dos puritains et libertins.


source
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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Mar 24 Juin 2008, 16:45

SUBLIME..merci!!!!!

rarement je lis tant de justesse dans chaque mot
voilà que ces choses sont dites texto ...clairement et précisemment.....
ça fait plaisir!!

...et pourtant ce ont des choses que j'ai pour certaines pressenties sans les lire....:
par exemple l'idée de la Vierge _vierge _non pas parce qu'elle n'était pas touchée par Joseph son époux, mais avant tout parce qu'elle recevait la vraie matrice dans sa pureté originelle ( originelle ne veut pas dire du passé)!!!

oui l'Androginat est l'histoire de notre pureté en arrivant ..mais aussi lors de notre retour à notre conscience vierge de tout mirage et sage par les allers retour yin yang: action -observation ( dans le sens concsience pure).

j'observe aussi une relation entre Marie, recevant la Sohpia et la représentant et aussi d'Hathor!
Hathor, dont les cornes formeraient un vagin ou uterus inversé, qui contient le fils, ra, le disque de l'âme solaire.

il est tourné vers le ciel et donc contient la Conscience éveillée , pourtant cette conscience est placée plus bas: au troisième oeil

Ma reponse par rapport à cette conscience illuminée placée sur le front et non sur le corronnal ( le six et pas le sept ) est que le six ( conscience de Soi) prend sa vraie place quand les sept sont reliés!!!!!!!!!!!

.c'est à dire l'individualité consciente revenue dans son unité androgyne.


Il y a une belle étude sur l'Égypte par Sara Pomerleau
sur les lieux sacrés faisant la correspondance avec le corps humain et sa reconstruction tout le long du NIL// la voie lactée) : Hathor correspond aux jambes ( genoux Geb et cuisses Knoum , l'abondance)
de plus Sara relie hathor à l'aspect sixième chakra qui correspond à l'oeil du Taureau de Shakiamouni
......et à l'illumination!


un taureau ( wezak ) et une vache( hathor) ....en tout cas la femme accouche debout en Afrique....et la lumière se fait par allers retours ( yin_ yang ou action_ obsevation) et donc quilibration de l'androgyne...

bises
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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Mar 24 Juin 2008, 17:04

merci mimi!
et pour ceux à qui celà parlent ...

voir Hathor dans dites moi...surprise!
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et.............
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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Ven 18 Juil 2008, 11:47

Quelle belle image!

On voit en bas à gauche une femme qu'on peut associer au signe de la Vierge (la vierge et l'enfant), et en bas à droite une femme qu'on peut associer au signe du Scorpion (la Kali indienne).

Entre les deux il y a donc une femme 'équilibrée' entre les opposés, entre le blanc et le noir, entre la Vierge et la Scorpionne, entre la Voie Lactée et le Centre Galactique aussi, et qu'on peut associer au signe de la Balance...


:99: :64: :99:
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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Ven 18 Juil 2008, 17:59

en plus, j'ai l'impression que Alex Grey c'est des codes sacrés, des vrais codes sacrés qu'il a reçus et mis sur l'aura de sa Sophia...( à vérifier,avec ou sans traduction ... ....)
l'enfant avec le cerveau _Gaïa dans la tête ressemble à la façon dont Geb est parfois représenté au dessous de Nout dans les temples egyptiens...
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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Jeu 14 Mai 2009, 18:03

Physique du Temps de Rêve

John Lash


L'histoire sacrée de Sophia commence à un moment du temps éternel et infini mais qui n'est pas le premier moment de la création de l'Univers. Ce terme Univers, avec une majuscule, fait référence à la totalité des galaxies dans la matrice infinie de l'espace-temps. L'Univers existe déjà lorsque l'histoire de Sophia commence et jamais n'a t-il été inexistant. Il n'existe pas de moment précis à son commencement et il n'y en aura jamais non plus pour sa fin. Il n'existe pas de big-bang dans la vision cosmique Gnostique ni dans ses contreparties Hindoue, Bouddhiste et Tantrique pour lesquelles l'émanation et le reflet sont les principes dynamiques qui oeuvrent au travers du cosmos et au sein de la psyché humaine: l'émanation et non pas la création; le reflet et non pas la cause et effet. Le Fondement Eternel est immuable alors que l'Univers est intrinsèquement instable, dans un flux perpétuel de mouvements, de métamorphoses et de cycles. La Vie est un mystère de devenir sans fin et sans limites, un rêve vivant qui se meut constamment d'une scène à une autre, chaque événement en équilibre sur le moment éternel, le Maintenant.

Ce qui change dans l'Univers, ce n'est pas la source du pouvoir mais les conditions par lesquelles se manifeste cette mystérieuse source de pouvoir. “L'Eternité est amoureuse des ouvrages du temps” a écrit le poète mystique William Blake. Chaque moment recèle la possibilité passionnante qu'une singularité émerge des profondeurs de l'Eternel Maintenant: cette innovation va ensuite apparaître et se propager dans les mondes manifestés.



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“L'Eternité est amoureuse des ouvrages du temps” William Blake.


Constellation d'Orion. Images de la NASA




Citation :


Le Désir Divin


Les astrophysiciens reconnaissent maintenant que notre coeur galactique possède un noyau central et une région limitante distincte que l'on peut comparer à la paroi poreuse d'une membrane cellulaire. Les mondes qui émergent au-delà de la membrane limitante possèdent des propriétés d'auto-organisation, ou facultés autopoétiques, parce qu'ils ont été émanés par les Eons, mais ils ne sont ni créés ni supervisés par eux. La vie, dans le cosmos vivant, est autonome et auto-organisée, tout comme l'est notre planète Terre. Les propriétés d'auto-organisation, imparties à la matière, par les divinités Pléromiques poursuivent généralement leur propre cours d'évolution. Ce principe s'applique à de nombreux mondes mais il existe des exceptions.

L'épisode 4 de la narration sacrée contient un événement crucial. Il décrit comment Sophia ne peut se détacher des perspectives futures de l'Anthropos. Le pouvoir du désir divin est appelé enthymesis dans les textes Gnostiques. Ce terme est associé à thymus, l'organe au centre de la poitrine. Dans la Grèce antique, l'âme humaine était visualisée comme un papillon, psyche, attaché au corps par le thymus. Le mot Grec thumon dériva probablement de la racine thuein “brûler”, “fumer”, “sacrifier”. L'enthymesis de Sophia est un désir brûlant qui l'engloutit comme de la fumée, en la séparant du reste des Eons. L'attraction saisit la Déesse et évoque spontanément la réaction énergétique complexe d'un Eon, le jaillissement d'une puissance sublime et super-animante - le Rêve.





suite sur l excellent site
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dont de nombreux extraits figurent sur d autres posts!
richel
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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Mar 29 Déc 2009, 22:28

Eve te donnera un fils, ce qui fera de toi un père.
Eve t'humanise.

Sophia te donnera au Père ce qui fera de toi Son Fils.
Sophia te divinise.
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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Jeu 12 Mai 2011, 10:07

Une news qui date de 2008 que je reposte ici:

"La contemplation de Dieu dans les femmes est la plus intense et la plus parfaite".

(Ibn Arabî, Fuçuç al-hikam, p. 202)



La Sophia perennis, c'est connaître la Vérité totale et, par voie de conséquence, vouloir le Bien et aimer la Beauté ; et cela conformément à cette Vérité, donc en pleine connaissance de cause. La Sophia doctrinale traite du Principe divin d'une part et de sa Manifestation universelle d'autre part : donc de Dieu, du monde et de l'âme, en distinguant dans la Manifestation entre le macrocosme et le microcosme ; ce qui implique que Dieu comporte en lui-même - extrinsèquement tout au moins - des degrés et des modes, c'est-à-dire qu'il tend à se limiter en vue de sa Manifestation. C'est là tout le mystère de la divine Mâyâ....

Quant au Bien, c'est a priori le Principe suprême en tant que quintessence et cause de tout bien possible ; et c'est a posteriori, d'une part ce qui dans l'Univers manifeste le Principe, et d'autre part ce qui ramène à celui-ci ; en un mot, le Bien est tout d'abord Dieu lui-même, ensuite la "projection" de Dieu dans l'existence, et enfin la "réintégration" de l'existencié en Dieu....

Quant à la Beauté, elle relève de l'Infinitude, laquelle coïncide avec la divine Félicité ; envisagé sous ce rapport, Dieu est Beauté, Amour, Bonté et Paix, et il pénètre tout l'Univers par ces qualités. La Beauté, dans l'Univers, est ce qui révèle la divine Infinitude : toute beauté créée nous communique quelque chose d'infini, de béatifique, de libérateur. L'Amour, qui répond à la Beauté, est le désir d'union, ou l'union elle-même ...

La Bonté, elle, est le rayonnement généreux de la Beauté ; elle est à celle-ci ce que la chaleur est à la lumière. Étant Beauté, Dieu est par là même Bonté et Miséricorde; nous pourrions dire aussi que dans la Beauté, Dieu nous prête quelque chose du Paradis ; le beau est messager, non seulement d'Infinitude et d'Harmonie, mais aussi, comme l'arc-en-ciel, de réconciliation et de pardon. À un tout autre point de vue, la Bonté et la Beauté sont les aspects respectivement "intérieur" et "extérieur" de la Béatitude, alors qu'au point de vue de notre précédent distinguo, la Beauté est intrinsèque en tant qu'elle relève de l'Essence, tandis que la Bonté est extrinsèque en tant qu'elle s'exerce sur les accidents, à savoir les créatures. Dans cette dimension, la Rigueur, laquelle relève de l'Absolu, ne saurait être absente : intrinsèquement, elle est la pureté adamantine du divin et du sacré ; extrinsèquement, elle est la limitation du pardon, due au manque de réceptivité de telles créatures. Le monde est tissé de deux dimensions majeures, la rigueur mathématique et la douceur musicale ; les deux s'unissant dans une homogénéité supérieure qui relève de l'insondable Être même de la Divinité. [Racines de la condition humaine, Frithjof Schuon, p. 145-148]

Le terme de philosophia perennis, qui est apparu dès la Renaissance, et dont la néoscolastique a fait largement usage, désigne la science des principes ontologiques fondamentaux et universels ; science immuable comme ces principes mêmes, et primordiale du fait même de son universalité et de son infaillibilité. Nous utiliserions volontiers le terme de sophia perennis pour indiquer qu'il ne s'agit pas de "philosophie" au sens courant et approximatif du mot - lequel suggère de simples constructions mentales, surgies de l'ignorance, du doute et des conjectures, voire du goût de la nouveauté et de l'originalité -, ou encore nous pourrions user du terme de religio perennis en nous référant alors au côté opératif de cette sagesse, donc à son aspect mystique ou initiatique. Et c'est pour rappeler cet aspect, et pour indiquer que la sagesse universelle et primordiale engage l'homme entier, que nous avons choisi pour notre livre le titre de "Religion pérenne" ; pour indiquer aussi que la quintessence de toute religion est dans cette religio métaphysique, et qu'il faut connaître celle-ci si l'on veut rendre compte de ce mystère à la fois humain et divin qu'est le phénomène religieux. Or, rendre compte de ce phénomène "surnaturellement naturel" est assurément l'une des tâches les plus urgentes de notre époque". (Sur les Traces de la Religion pérenne, Frithjof Schuon, Le Courrier du Livre, 1982).

À rigoureusement parler, il n'y a qu'une seule philosophie, la Sophia Perennis ; elle est aussi - envisagée dans son intégralité - la seule religion. La Sophia a deux origines possibles, une intemporelle et une temporelle : la première est "verticale" et discontinue, et la seconde, "horizontale" et continue ; autrement dit, la première est comme la pluie qui peut descendre à tout moment du ciel ; la seconde est comme un ruisseau qui jaillit d'une source. Les deux modes se rencontrent et se combinent : la Révélation métaphysique actualise la faculté intellective, et celle-ci, une fois réveillée, donne lieu à l'intellection spontanée et indépendante.

La dialectique de la Sophia Perennis est "descriptive", non "syllogistique", c'est-à-dire que les affirmations ne sont pas le produit d'une "preuve" réelle ou imaginaire, bien qu'elles puissent utiliser des preuves - réelles dans ce cas - à titre d' "illustration" et dans un souci de clarté et d'intelligibilité. Mais le langage de la Sophia est avant tout le symbolisme sous toutes ses formes : aussi l'ouverture au message des symboles est-elle un don propre à l'homme primordial, et à ses héritiers de toute époque ; Spiritus ubi vult spirat.

Un des paradoxes de notre époque est que l'ésotérisme, discret par la force des choses, se trouve dans l'obligation de s'affirmer au grand jour, pour la simple raison qu'il n'y a pas d'autre remède aux confusions de notre temps. Car, comme disent les cabalistes, "Il vaut mieux divulguer la Sagesse que de l'oublier". [La transfiguration de l'homme, Frithjof Schuon, p. 17-18]

La question peut se poser de savoir si la Sophia Perennis est un "humanisme"; la réponse pourrait en principe être "oui", mais en fait elle doit être "non" puisque l'humanisme au sens conventionnel du terme exalte de facto l'homme déchu et non l'homme en soi. L'humanisme des modernes est pratiquement un utilitarisme pointé sur l'homme fragmentaire ; c'est la volonté de se rendre aussi utile que possible à une humanité aussi inutile que possible. [Avoir un centre, Frithjof Schuon, p. 12]




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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Jeu 12 Mai 2011, 23:39

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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Sam 21 Mai 2011, 08:14

Bonjour , je vous ai souvent partagé "la Vision de la sophia " de grands peintres
dont Fernand Khnopff maitre de Gustave Klimt
voici une vidéo empreinte d' un regard qui me trouble toujours de ce grand peintre,

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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Jeu 10 Mai 2012, 08:59


Un extrait d'une synthèse sur "La Gnose" que je vous invite à lire sur cette page [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Citation :
Au terme de l'exposé de ce message gnostique, complexe et fascinant, si l'on doit porter une appréciation sur son contenu, celle-ci ne peut être que personnelle. Je dois avouer qu'à l'étude des textes fondateurs de la Gnose, j'ai éprouvé des sentiments mêlés, tantôt de profonde perplexité, et à d'autres moments, de franche sympathie. Perplexité face à la diversité des sectes se réclamant de la Gnose, et aux comportements extrêmes de leurs règles de vie. Perplexité également, au regard de l'immense détresse des hommes et des femmes qui subissaient une existence terrestre dont ils avaient horreur. Il est dur d'être au monde, mais non de ce monde. Mais sympathie aussi, vis-à-vis de l'éternel opprimé, constamment en dissidence et constamment hérétique d'une Eglise qui n'hésite pas à employer le fer et le feu pour le réduire à néant.

La Gnose est une connaissance qui porte sur Dieu et les réalités divines, et qui se présente, non comme un savoir acquis, mais comme une révélation intérieure permettant de saisir les secrets et les mystères et conduisant ainsi au salut. On donne souvent de la Gnose cette définition en forme d'interrogation, extraite d'un catéchisme gnostique attribué à Théodote, le Valentinien : " Qui étions-nous ?Que sommes-nous devenus ? Où étions-nous ? Où avons-nous été jetés ? Vers quel but nous hâtons-nous ? ". Par son caractère existentiel, la Gnose est une connaissance qui change le coeur de l'homme, et de ce fait, modifie sa croyance, ses adhésions et son comportement. Etant à la fois science, connaissance et sagesse, elle transforme l'homme dans sa totalité. C'est ainsi que l'écriture sainte - Bible et Coran - peut être lue d'une façon spirituelle, qui est dévoilement du sens caché, sans s'attacher à la perception du document comme relatant un événement historique. Par la connaissance de soi, l'homme prend conscience de l'élément divin qui se trouve en lui. Or, cette étincelle de l'absolu est à la base de sa libération.
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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Jeu 10 Mai 2012, 09:34

Quels beau travail et dialogue, un enseignement malheureusement méconnu dans notre monde actuel ( terrestre ).

D'après moi, des variantes de la Sophia sont présentes dans bien des religions, en ouvrant les yeux bien sûr !

Meri à vous
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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Jeu 22 Nov 2012, 17:32

C'est l'un des premiers fils de discussion que j'ai lu sur ce forum, car ces thèmes sont au coeur de mes recherches ces deux dernières années.

Citation :
En fait, la descente de la Vierge divine en Marie est l'action du Saint-Esprit. Il est donc primordial que Jésus naisse d'elle et de nulle autre. Ainsi, la naissance de Jésus d'une Vierge transfigure aussi la nature féminine en la libérant de la féminité négative.

Je repensais naturellement à Isis, Osiris et Horus. A l'aulne de ce que j'ai lu sur cette trinité égyptienne, je me suis demandé si Horus ne figurait pas la réunion des deux polarités du Couple sacré Isis / Osiris.

Qu'en pensez-vous ?
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AMBRE

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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Jeu 22 Nov 2012, 17:57

Bonsoir Freya,

je vais te suggérer avant de poser toutes tes questions (sur les différents posts) de lire un peu plus avant le forum .
je t'ai envoyé ces sujets(tous ceux que tu as commenté) en privé pour répondre à tes questions justement, ce qui veut dire que les réponses à tes questions y sont déjà inscrites!

Nous n'allons pas re-développer tous ces sujets et je ne pense pas que tu ai exploré toutes les sections du forum...donc je te propose ce texte à méditer qui date de 2007 et que nous avons proposé avec Sphinx qui répondra, je l 'espère à plusieurs de tes questions:


Citation :

La Féminité est gardienne des clés de l'Oiseau...




Parler d'initiation est toujours délicat, car on marche sur des oeufs (véritablement), et faire le tri entre ce qui peut être dit et ce qui ne le peut pas n'est pas simple.

Mais nous vivons une époque charnière, une "saison de moissons", et les "faucheurs" sont au travail dans les "champs"... de ce fait, certaines choses peuvent être divulguées avec moins de précautions.

On a souvent tenté de définir l'initiation. Initier veut dire commencer, et une initiation est donc en premier lieu un commencement.

Or, le mot commencement signifie le début d'un nouvel état, succédant de ce fait à un autre état. Dès lors l'initiation est aussi un passage d'un état vers un autre.

Dans l'optique positive d'une évolution, ce passage implique ce qu'on appelle souvent une "expansion de conscience". Ce qui se cache sous cette expression est en fait un changement de références, un élargissement du cadre de référence qui, une fois intégré, permet en effet une expansion du champ de conscience.

C'est donc par l'acquisition et l'intégration de nouvelles références existentielles que l'initiation est permise. Pratiquement, l'Esprit de l'initié a intégré des éléments qui lui permettent d'épouser plus complètement et plus spontanément la nature de l'Etre qu'il Est, et de ce fait, d'incarner plus complètement son potentiel d'Ame.

Si l'on se représente l'Esprit comme un corpuscule gravitant sur une onde de potentiel (Ame), cela signifie qu'à l'initiation, la trajectoire, l'orbitale de l'Esprit change: il y a un "saut quantique" spirituel sur une nouvelle orbitale, plus proche de la trajectoire parfaite.

Plus l'orbitale se développe, plus l'Esprit incarne l'onde de potentiel de l'Ame. Concrètement, cela se traduit par le développement et la stabilisation du Corps de Perfection ou Corps de Lumière (Chakras). Celui-ci est l'expression du corpuscule de l'Esprit gravitant sur l'onde de l'Ame.

On observe dans ce processus l'interaction de deux aspects fondamentaux et polarisés: l'Esprit, ou principe reproducteur masculin, et l'Ame, ou principe reproducteur féminin, qui sont comme le "spermatozoïde" et l'"ovule" de procréation de l'Homme Nouveau.

Ces deux principes polarisés développent l'Etre selon l'axe transcendant, et ne sont pas du tout en rapport avec le pôle sexué de l'Etre lui-même. En effet, le spermatozoïde, principe procréateur masculin, peut véhiculer aussi bien des gènes masculins que féminins. Il ne faut donc pas confondre polarité "structurelle" et polarité identitaire (sexuation).

L'Alchimie a souvent décrit son but comme étant la "fixation du volatil", ce qui représente le développement du Corps énergétique. Donc il s'agit en fait de l'intégration par le corpuscule de l'Esprit de la volatilité de l'onde de potentiel de l'Ame.

L'erreur qui sera souvent faite est de considérer que cette polarité verticale, transcendante, entre l'Ame et l'Esprit, concerne uniquement une seule Personne, et que cette seule Personne peut atteindre à la totale réalisation par ses seuls moyens. Cela conduit à une voie régressive qui considère l'Ame personnelle comme le ou la complémentaire. Or, si une partie de l'ascension peut se faire "seul", les ultimes étapes ne peuvent valablement se franchir qu'à deux!

Car en vérité, la réalisation transcendante est assujetie, à partir d'un certain niveau, à la polarité horizontale des essences jumelles.

Une autre erreur sera, ayant compris la nécessité d'obtenir l'appui de l'énergie complémentaire en provenance d'une autre Personne, de vouloir prendre de force cette énergie, sans respect pour l'autre. Cela conduit à une autre voie régressive, volontariste, de négation identitaire.

La vérité est donc que pour emprunter la seule voie correcte, il faut témoigner de la Vérité de l'Etre, c'est-à-dire avoir travaillé durant de très nombreuses incarnations à avancer encore et toujours vers le respect des Personnes dans leurs différences et leurs polarités, et de l'avoir fait uniquement par esprit de Vérité, sans assujetir ce travail à l'obtention de récompenses, y compris sous forme d'initiation.

Ayant donc longtemps Oeuvré par pure Vérité pour intégrer la séparation indispensable au respect des Personnes, il arrivera que la Voie de la Vérité spontanément s'offre à ceux qui n'ont pas cherché à l'attacher.

Cette Voie est l'Initiation Féminine qui comporte 12 portes, ou passages.

Un moment essentiel de cette Initiation sera celui de la (re)découverte de l'essence jumelle, de la réalité unique de l'Autre complémentaire en tant que Personne incarnée. Et ce cadeau naturellement ne pourra être reçu que par ceux et celles qui ont longtemps Oeuvré par Vérité pour le respect des Personnes, c'est logique, c'est juste, c'est évident !

Car Oeuvrer pour le respect des Personnes, c'est intégrer la juste séparation interpersonnelle, qui permet d'authentiquement vivre le lien interpersonnel. C'est donc aussi avant tout, la séparation discriminatoire des Flammes Jumelles qui leur permettra de se rencontrer vraiment.

C'est alors qu'un passage décisif interviendra: la Flamme Jumelle Féminine authentifiera le Couple Sacré en faisant renaître son complémentaire masculin sur un plan énergétique. Isis fait renaître Osiris. C'est donc la Féminité qui possède la prérogative absolue d'authentifier le Couple dans l'Eternité. C'est elle qui détient la Clé de Vie Ankh pour les deux Flammes. C'est elle qui "décide" si "oui ou non"... Mais attention, car elle ne la détient pas pour elle-même seulement... si elle décide "non", elle ne pourra pas se libérer elle-même non plus! Et il faut aussi comprendre que cette décision ne dépend pas de l'ego incarné, mais de la transcendance!

L'offrande de cette "Clé" de mutation psycho-génétique constitue une étape majeure de l'Initiation Féminine.

Elle se réalise par l'intermédiaire d'Hathor-Aset (Isis), Déesse de l'Abondance.

Initiatiquement, cela se fera par intégration de la Base Carrée d'Hathor.

Carré = Ka Rê, le Ka de Râ, le principe fondateur de Râ (le Soleil ou l'"Oiseau").

Ce n'est pas pour rien qu'Hathor est considérée comme la Demeure d'Horus. En effet, impossible de prendre un envol suffisant pour atteindre l'Oiseau (Aton), ou Râ si on préfère, sans avoir d'abord intégré la Base d'Hathor !

Concrètement, le chakra de la Base contient l'ancrage, la fondation de l'Antahkarana, ou réalité causale projective d'un Couple Sacré.

Sans cet ancrage, il n'est pas possible d'atteindre à une haute transcendance sans dangers, ou sans illusionnement. La cohérence jumelle à la base est le seul garde-fou véritable sur le chemin de la libération.

C'est pourquoi Hathor-Aset (Isis) est représentée portant le Soleil entre ses "cornes". La Féminité détient la base essentielle de l'Etre, de l'univers, et cette base soutient donc Râ lui-même, l'Oiseau de Feu.

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MessageSujet: Re: Pistis Sophia   Jeu 22 Nov 2012, 22:04

Okay, je vais prendre connaissance de ce que tu viens de partager ici et sur l'autre fil de discussion. Sinon, pour ma part, j'ai lu l'équivalent de 400 pages Word sur ce forum, pour la plupart des messages de Sphinx (Stéphane) et de toi.

Encore merci, en tout cas.
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MessageSujet: Sophia terrestre (Achamoth) et Sophia Céleste   Sam 01 Déc 2012, 17:07

Bonjour à tous,

Depuis que j’ai rencontré ma Sœur d’Ombre (et les bras levés* « au ciel » en plus !) la question de la Sophia me turlupine. Car si Sophia est la Sagesse et si les Femmes sont « sophianesques » comment se fait-il que j’en ai vu une (Femme) bien précise « en Bas, du côté Noir » ?

http://antahkarana.forumzen.com/t746p135-legende-personnelle#25431

Se peut-il qu’il n’y a pas « une unique » Sophia ??? Mais bien une Sophia d’ « en Haut » et une autre d’ « en Bas » ?

Si je traduis (en magyar) ce nom, il s’écrit « ZsóFia » (la première consonne « Zs » se prononçant « J » comme dans Jésus, Jean, etc.) qui transcrit en róvás** donne :


(**Comme cette langue « dé-voile », je ne sais en faire fit. Transmettre ce que j’apprends au travers d’elle, est plus que « troublant » pour moi ! ... C’est le moins que je puisse dire.)


Nous savons déjà que Fiú signifie Fils (de Dieu) :




Mais Zsófia (Zso-Fia) se terminant avec le suffixe « a » se référant à la « source d’origine » donne littéralement, le Fils de « Zsó » donc le fils de Jo.

Pourquoi ce décriptage a-t-il de l’importance ? Car il y a des gnostiques dont le fondateur en 1890 (= 1+8+9 = 18 !) de l'Église Gnostique Universelle (E.G.U.), Jules Doinel alias Jean Kostka qui distingue bien deux Sophia : la Sophia terrestre (Achamot) et la Sophia Céleste.

Citation :
Les signes donnés sont les suivants : Szent István (Saint Etienne encore appelé Saint Stéphane), le n. 18 et le 18 décembre.

http://antahkarana.forumzen.com/t550p120-introduction-a-l-envol#25239

Citation :
Un soir, accoudé sur mon oreiller, je creusais profondément dans ma pensée, le mythe de Sophia Achamoth. (...) Peu á peu, ma réflexion devenait captivante. Mon esprit suivait l’enchaînement du dogme valentinien. Et comme je préparais un travail sur le sytème du docteur de Chypre ( Valentin), je me laissais aller aux, déductions les plus subtiles et les plus aiguës, qui s’enlacent en une interminable spirale, autour de l’idée de l’Émanation qui, on le sait de reste, est le fondement même de la Gnose. J’ajoute pour mémoire, que la Gnose restaurée ne demande à ses catéchumènes, que la souscription de cette formule : « Je confesse la doctrine de l’Émanation et le salut par la Gnosis ».

Donc, je m’aventurais dans le dédale du dogme de la chute de Sophia, qui n’est qu’un terme plus développé de la pensée Simonienne : la Chute d’Ennoia dans la matière. Je dois dire que de singulières clartés d’au delà, clartés un peu brumeuse toutefois et troublantes, emplissaient mon entendement. Le grand sophiste, le grand syllogicien, Lucifer, parlait en moi, dans cet entendement séduit et abusé, et l’imagination aidait la métaphysique en cet obscur et souterrain travail de mon âme. Je me disais : « Les créations procèdent par émanation, par génération du Père inconnu, de cet Infini et de cet Ineffable, que Simon nommait le Feu, que Valentin appelle l’Abîme. C’est un devenir universel de Dieu dans l’Homme et dans le Monde, une évolution, un processus de l’Absolu. Le premier principe, l’Être pur, l’Abîme, le Père, est une essence indéterminée qui se détermine, qui se déploie dans la multiplicité des êtres et des choses, lesquels deviennent de moins en moins parfaits, à mesure qu’ils s’éloignent de leur source. C’est l’Evolution.

Un second processus se produit. Le Fini gravite vers l’Absolu. L’Être se ressaisit lui-même. C’est l’Involution. Au faîte du inonde supérieur, se trouve l’Abîme pur, inaccessible, insondable, océan sans bornes, sans fond. Il n’est pas seul. Il a une compagne éternelle : le Silence, Sigê. Ils forment la première Syzygie, le premier couple divin. Dieu est amour, et Valentin nous a dit dans un harmonieux langage, que l’amour n’existe pas sans objet aimé. C’est pourquoi de l’Abîme-Silence, Masculin-Féminin éternel, émanent par couples successifs, les EONS, qui composent le Plérôme. C’est le monde divin. Au-dessous du Plérôme, est le monde intelligible. Au-dessous du monde intelligible, est le Kénome, le vide, les ténèbres, que Jésus nommait dans l’Evangile, les ténèbres extérieures.

A un point inconnu du Temps sans limite, l’harmonie du plérôme se troubla. Le dernier des EONS, Sophia, dans son amour pour l’Abîme voulut s’unir à lui, en franchissant les degrés qui l’en séparaient. Elle quitta violemment son époux, rompit la chaîne des syzygies, et sans le concours de Péon masculin, voulut émaner seule et d’elle-même, à l’imitation de l’Un, de l’Abîme. De là sa chute. Elle se vit distancée de l’Infini, sa source, par Horos, la limite. Elle en ressentit une tristesse inénarrable, tristesse qui fut l’origine de toutes les douleurs des mondes. De cet effort naquit l’avorton divin, l’Extroma. Achamoth, Sophia terrestre, qui déparait la beauté du plérôme. Pour sauver Sophia, deux eons, Nous et Alêtheia (l’entendement et la vérité) enfantèrent le Christos d’En-Haut et Pneuma-Agion (le Paraclet). »

Je demande pardon de ces blasphèmes métaphysiques, à la divine Humanité du Seigneur Jésus. Il sait dans quelles intentions je les répète. C’est pour confondre les artifices du serpent antique, dont les replis astucieux enveloppent les âmes de cette fin de siècle.

« Christos était masculin. Pneuma-Agion était féminin. Ils chassèrent Achamoth et rétablirent l’harmonie interrompue par la chute. Tous les Eons s’unirent alors et émanèrent le Sauveur, qui en s’unissant à Sophia, la racheta et la ramena dans le sein de l’Abîme.

Restait la Sophia d’En-Bas, Achamoth. Dans sa détresse et son abaissement, elle avait conservé le souvenir de la Lumière et la mémoire de la Béatitude perdue. Mais la Limite lui interdisait l’accès de ce monde de lumière et de paix. Le Plérôme la prit en pitié. Jésus se manifesta pour la racheter. Il lui enleva tour à tour, la crainte qui forme l’élément psychique, la tristesse qui forme la matière, le désespoir qui forme le monde de Satan.

Le Démiurge apparut alors. Il était fils d’Achamotte. Il créa les hommes et forma la terre. Achamoth communiqua aux élus, l’étincelle du Plérome, qu’elle tenait de sa Mère, Sophia-Céleste. Ces élus sont les pneumatiques, élite de l’humanité, adeptes nés de la Gnose. Les psychiques, intellectuels simples, sont les sujets du démiurge. Une troisième classe d’hommes, les Hyliques, comprend les matériels et les grossiers, asservis aux choses inférieures. Le Démiurge se révéla aux juifs sous le nom de Jéhovah. »



Extrait de Lucifer démasqué (1895), pp. 35-38 :
http://www.barruel.com/jean-kostka-jules-doinel-lucifer-demasque.pdf
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MessageSujet: Jean Kostka - Jules Doinel   Sam 01 Déc 2012, 17:17

Citation :
Jules Doinel (Jules-Benoît Stanislas Doinel du Val-Michel) (Moulins, 8 décembre 1842 - Carcassonne, mars 1902) est un archiviste et occultiste français. Il est le fondateur en 1890 de l'Église Gnostique Universelle (E.G.U.).


(...) Fin 1884, Doinel fut reçu comme apprenti au Grand Orient de France et sera reçu maître en avril 1886 (il s'en distanciera durant les années 1890). Il fut aussi membre de l'ordre Martiniste.

À la fin du XIXe siècle, Doinel travaillait comme archiviste pour les Archives départementales du Loiret. Ayant trouvé des documents d'époque, il fut fasciné par le martyr des Cathares et se mit à étudier leurs doctrines ainsi que celles de ceux dont ils s'étaient inspirés, notamment les Bogomiles, les Pauliciens, les Manichéens et surtout les Gnostiques. Il s'était tellement bien imprégné de cette littérature, qu'une nuit de 1888, il eut la vision de l'« éon Jésus » lequel le chargea de fonder une nouvelle église. Par la suite Doinel tenta d'utiliser le spiritisme pour entrer en contact avec des esprits cathares et gnostiques au cours de séances qui avaient lieu dans les salons de Lady Caithness (Maria de Mariategui, duchesse de Medina Pomar), une riche théosophe, disciple du Dr. Anna Kingsford. Les manifestations spirites le confortèrent dans sa mission.

Jules Doinel fonda, en 1890, l'Église gnostique universelle, et décréta l'an 1890 « l'an 1 de la Restauration de la Gnose ». Lors d'un synode, tenu le 12 septembre 1893, il fut élu Patriarche sous le nom mystique de Valentin II, en hommage à Valentin, le plus grand des gnostiques. Cependant, en 1894, il démissionna de sa fonction. Sous le nom de Jean Kostka, Doinel publia des ouvrages antimaçonniques et conspirationnistes où il montra les liens entre la franc-maçonnerie et le satanisme (Lucifer démasqué, 1895). Léonce Fabre des Essarts devint Patriarche sous le nom de Tau Synésius le 3 janvier 1896. Ultérieurement, en 1896, Jules Doinel réintégra l'Église Gnostique en tant qu'évêque d'Alet et de Mirepoix, vu qu'entre temps il avait fixé sa résidence à Carcassonne, où il avait été nommé bibliothécaire.

À la fin du XIXe siècle, il y avait des sièges de l'Église Gnostique dans seize villes de France, dont Paris, mais d'autres aussi en Pologne (Varsovie), en Belgique, en Bohème, et en Italie (Milan, Concorezzo).

Des ésotéristes connus adhérèrent à l'Église Gnostique. On peut citer, entre autres, Papus, Sédir, Lucien Chamuel, Louis-Sophrone Fugairon, Jean Bricaud, Déodat Roché, René Guénon. Certains d'entre eux, comme Guénon, qui s'était fait consacré évêque d'Alexandrie sous le nom de Tau Palingenius, n'y firent qu'un passage assez éphémère.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Doinel
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