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 Le psychologue humaniste: caractéristiques essentielles

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AMBRE

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MessageSujet: la médecine anthroposophique   Sam 02 Juin 2007, 11:13

la médecine anthroposophique
Qu'est-ce que la médecine anthroposophique ?



La médecine anthroposophique est quelque chose que beaucoup de gens ont du mal à comprendre. Elle est en fait facile à caractériser : c'est une médecine globale, qui puise à deux sources : d'un côté la médecine conventionnelle, fondée sur les sciences naturelles expérimentales avec ses méthodes et ses résultats, et de l'autre les connaissances du domaine psycho spirituel. Ces deux aspects sont indissociables.


En effet, l'être humain n'est pas seulement doté d'un corps physique, il possède aussi un psychisme et une personnalité individuelle. Pour les médecins anthroposophes, la vie physique et psychique constitue avec l'individualité de la personne une entité dont les composantes sont en interaction permanente. L'un des fondements essentiels de la médecine anthroposophique dans le diagnostic et le traitement.


Cela étant dit, ce n'est pas une " médecine alternative ", son but n'est pas de substituer à la médecine conventionnelle. Au contraire, elle repose sur les mêmes bases scientifiques mais entend aller un peu plus loin. En d'autres termes, la médecine anthroposophique met en œuvre tout ce que la recherche scientifique propose comme connaissances utiles dans l'approche de l'homme en tant qu' "objet ". De plus, elle complète cette approche par les dimensions psychologique et spirituelle permettant de cerner l'homme en tant que sujet dans sa totalité. Langage du corps, biographie, respiration, etc., sont autant d'éléments contribuant à la personnalité d'un être. Outre les lois générales inhérentes à une pathologie, elle s'efforce donc d'inclure dans sa démarche ce qui caractérise en propre une personne donnée. Car chaque être humain est unique, et chaque traitement l'est aussi, même s'il est similaire chez un grand nombre de personnes.


La médecine anthroposophique n'est donc jamais schématique. Elle évite toute routine. Même si les tableaux cliniques semblent identiques de par les symptômes affichés, toute maladie s'individualise d'un patient à l'autre, revêtant un aspect inséparable de la personnalité de celui-ci. La médecine anthroposophique cherche à connaître les causes physiques, psychiques et personnelles qui ont préparé le lit des facteurs pathogènes. Aussi l'une des caractéristiques essentielles de cette médecine est-elle d'identifier les causes, d'en tirer les conséquences sur le plan thérapeutique, d'aborder chaque patient avec un regard neuf, en se laissant guider par ses connaissances scientifiques, son expérience de praticien ainsi que ses capacités personnelles de discernement et d'intuition.


Car une médecine qui exclut l'être humain en tant qu'individu n'est pas une médecine humaine.

Pour quelle raison et dans quel but la médecine anthroposophique a-t-elle vu le jour ?


La médecine anthroposophique repose désormais sur une tradition de près de cent ans.


La coopération avec le Docteur Ita Wegmann (1876-1943), médecin, Rudols Steiner (1861-1925), fondateur de l'anthroposophie, a développé le concept intégré de cette médecine anthroposophique. Tous deux tenaient pour essentiel que les médecins anthroposophes soient toujours au courant des derniers acquis des connaissances scientifiques. C'est sur la base de ces connaissances qu'ils entendaient élargir la médecine, en lui intégrant la dimension psychologique et spirituelle, caractéristique de l'anthroposophie. Le terme " anthroposophie " se compose des deux mots grecs " anthropos ", l'homme et " sophia ", la sagesse.

Cela signifie que l'être humain, qui a pour mission de se connaître soi-même, est au cœur de cette approche - y compris en médecine.


Dés 1921, les premières installations cliniques, encore modestes, créées à Arlesheim près de Bâle (Suisse) et à Stuttgart (Allemagne), ont permis la mise en pratique de ces nouveaux principes médicaux. C'est sur ces bases que la médecine anthroposophique s'est répandue au cours des décennies dans le monde entier, poursuivant sans relâche son développement et, simultanément, son évolution.
Est-elle pratiquée à l'échelle mondiale ?


La médecine anthroposophique est implantée dans plus de 80 pays du globe, du Cap à Helsinki, de Moscou à San Francisco, et de Hambourg à Manille.


Au cours des décennies, des hôpitaux, sanatoriums et cliniques ont été fondés au Brésil, en Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Suède et Suisse. De plus, on trouve dans le monde entier des cabinets médicaux et des instituts thérapeutiques indépendants où travaillent ensemble des médecins et des thérapeutes de diverses spécialités.


Les laboratoires fabriquant des médicaments anthroposophiques ont des filiales et des représentations commerciales dans la plupart des pays européens, ainsi qu'en Amérique du Nord et du Sud, en Russie, en Afrique du Sud, en Egypte, au Japon, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Par ailleurs, on compte plus de 350 instituts répartis dans 26 pays européens et 12 autres dans le monde entier, qui développent leurs propres concepts en matière de pédagogie curative et de sociothérapie.

http://www.allodoc.org/
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MessageSujet: Histoires Transgénérationnelles.   Mar 05 Juin 2007, 08:46


Histoires Transgénérationnelles.



Etude des mécanismes intimes de la transmission et de la filiation de génération en génération.
Mode de transmission de l’inaccompli, phénomène de rebond et de miroir, transmission de l’expression du symbolique.

La vie peut se lire sur plusieurs plans :
- Dans son aspect jardin, chacun se reproduit et vit sa vie, sans autre lien que lui-même.
- Dans les codes, les symboles et la psychogénéalogie qui cherche à découvrir les liens cachés entre les générations.

Reconstituer le puzzle dans notre histoire permet de découvrir la contribution de chacun et le véritable fil de notre essence. Bruxelles
Dates :
15, 16, 17 Juin 2007

Contact inscription :
Sens et Symboles
> e-mail
Les symboles (sensetsymboles@lessymboles.com)
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MessageSujet: Méthode de Libération des Cuirasses   Mer 11 Juil 2007, 11:35

Méthode de Libération des Cuirasses

Marie Lise Labonté





Marie Lise Labonté posséde une maitrise en orthophonie et en audiologie à l'université de Montréal. Atteinte d'une maladie incurable, elle entreprend un travail psychocorporel sur elle même et découvre le pouvoir de se guérir.


En 1980, elle créé une approche psychocorporelle, «Approche globale du corps©». Après plusieurs années de travail thérapeutique auprès de personnes atteintes de maladies graves, elle développe la méthode MLC© «Méthode de libération des cuirasses».

Cette méthode s'inspire de son expérience d'autoguérison, de la méthode (Thérèse Bertherat), de l'étude du Rolfing (méthode Ida Rolf), de la fasciathérapie (méthode Christian Carini, méthode Danis Bois), de l'imagerie mentale de guérison (méthode du docteur Simonton), et de plusieurs années de recherche sur les cuirasses et sur la relation intime entre le corps et l'esprit.

Marie Lise Labonté a créé la formation MLC© «Corps à Cœur»; elle est également co-créatrice avec Nicolas Bornemisza de la formation IT©«Libération des images intérieures-Images de transformation».



Méthode MLC©




La MLC© Méthode de Libération des Cuirasses, Approche globale du corps par le mouvement d'éveil corporel est une approche psychocorporelle et énergétique qui s’inspire de mon processus d’autoguérison, et de plusieurs années de recherche et d’expérimentation en médecine psychosomatique et énergétique.
Cette méthode s’inspire également de mon évolution spirituelle et de ma recherche sur l’énergie des profondeurs, l’énergie fondamentale de l’être.

En passant avant tout par le corps, ici perçu comme étant le temple de l’âme, le réceptacle de la psyché et du processus de la vie, la MLC© Méthode de Libération des Cuirasses, Approche globale du corps par le mouvement d'éveil corporel vise la libération du potentiel créateur qui repose en chacun de nous. Prenant comme principe de base le fait que le corps, portrait révélateur de notre inconscient, ne ment pas, ma méthode touche la globalité et la liberté de l’être, en aidant le corps à se libérer des carapaces physiques, psychiques et énergétiques qui peuvent entraver la vie et l’amour.

Cette méthode comprend des séminaires et des formations qui se rejoignent dans un même mouvement de conscience et de respect de l’être humain. Les séminaires, visant le processus de libération des cuirasses du corps vers l’esprit et de l’esprit vers le corps, accueillent les participants dans le respect de leur évolution actuelle. Regroupés sous la thématique de la naissance à soi-même, les séminaires favorisent la naissance à son corps, à son cœur et à son âme. D’autres séminaires touchent la thématique du déconditionnement des croyances et la libération du potentiel de guérison. Les formations sont données pour initier des intervenants à cette méthode. Chaque participant est guidé dans une intimité avec lui-même à travers le processus créateur de libération de ses propres carapaces, lui permettant par la suite d’intervenir chez les autres.

La MLC© Méthode de Libération des Cuirasses, Approche globale du corps par le mouvement d'éveil corporel vise la liberté de l’être. Être libre de maintenir ses protections, ses armures; être libre de les enlever lorsqu’elles ne sont plus nécessaires à notre évolution.

Marie Lise Labonté


Formation
MLC© "Corps à Coeur"


Bruxelles, septembre 2007

Formation animée par Louis Parez assistée de Vincent Bertrand
Professeurs invités :
Nicolas Bornemisza
Marie Lise Labonté




Cette formation initie la personne à une approche du corps et de l'affect. Le participant est guidé dans une thérapie profonde sur lui-même et est invité à rencontrer le coeur de son corps. Ce retour à soi vise un dépouillement des fausses identités et des cuirasses de base qui limitent l'accès à l'être.

Les outils utilisés sont l’approche globale du corps par les mouvements d'éveil corporel de la MLC©, la lecture du corps, le dialogue avec l’inconscient à travers les sensations, perceptions et images qui émanent du corps. Les temps d'enseignements, d'apprentissages et de partages seront amenés à la conscience par la voie du coeur et du corps.

Cette formation s’adresse à toute personne qui désire vivre une thérapie ou acquérir un outil professionnel par le biais de cette méthode.


THEMES
1. Le corps temple de la chair
Cours d'anatomie avancée selon la vision de la MLC©. Lecture du corps Lecture du corps dans le mouvement MLC©. L'anatomie, la physiologie et la psychologie du mouvement. Enseignement des mouvements MLC©, outil psychocorporel. La psychosomatique.

2. Le corps temple de l'affect
Lecture du corps et de ses cuirasses. La psyché. Les cuirasses et l'affect dans le corps. Les outils d'autoguérison utilisés dans la MLC©. Transfert, contre transfert, éthique et déontologie. Pratique des systèmes de groupe Langage de l'âme.


3. Le corps temple de l'âme
Géographie de l'âme. Lecture du corps énergétique. Le corps, les centres d'énergie el la Kundalini Les mouvements du Soi, l'identité profonde. Le coeur de notre corps. Le corps, la psyché et l'âme.

La première année de formation comprend 291 heures. La formation est échelonnée sur 10 périodes de trois jours. Chaque période comprend des temps d'enseignement, d'exploration et de pratique des mouvements d'éveil corporel. Un cours d'anatomie avancé est prévu entre la 2ème et la 3ème période.


La deuxième année de formation comprend 221 heures. Cette année de formation et d'intégration possède plusieurs volets soient, deux rencontres de supervision en MLC© (séance de groupe), un cours d'anatomie spécialisé, un enseignement sur la psychopathologie et les pathologies du corps et un séminaire de fin de formation (durée 94 heures). Parallèlement, l'élève expérimente un travail personnel d'intégration et guide lui même ses propres classes MLC©, (sous supervision) pour une durée de 127 heures. L'élève ayant complété sa deuxième année obtient au terme d'un examen le titre de :«praticien diplômé en MLC© » de la formation «Corps à coeur».


PRÉ-REQUIS

Séminaire : "Le corps et la Cuirasse parentale"

Cours d'anatomie de base : étude du système musclosquelettique et de la physiologie. Le cours d'anatomie de base n'est pas requis pour certaines professions.

Pour les psychologues et psychothérapeutes, certains cours sur la psyché sont accrédités.


Coûts et détails : Contactez les organisateurs.
Dates : Voir le calendrier annuel.
Horaire séquentiel : Voir calendrier par formation.

http://www.marieliselabonte.com/index.php
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MessageSujet: Le psychologue humaniste: caractéristiques essentielles   Ven 27 Juil 2007, 00:41

Le psychologue humaniste: caractéristiques essentielles
extrait de http://www.redpsy.com/infopsy/humaniste.html
Au centre : la personne humaine

Comme son nom le laisse entendre, la psychologie humaniste fait de la personne humaine le coeur de son champ d’intérêt. Cela peut paraître redondant, mais si on examine l’ensemble de la psychologie contemporaine, on constate que c’est souvent la maladie, la méthode de traitement, le psychothérapeute ou même la chimie du cerveau et les gènes qui occupent la place principale. Parler de psychologie humaniste n’a rien d’anodin ou de redondant ; cette option est lourde d’implications et de conséquences.



Les implications principales
Lorsqu’on accorde à la personne la place centrale en psychologie, on doit nécessairement s’interroger sur la liberté de l’individu. En psychologie humaniste, on reconnaît l’importance des choix individuels pour influencer le comportement de chaque personne. On considère que les automatismes et les forces inconscientes qui déterminent parfois nos actions peuvent être contrecarrés ou orientés par des choix conscients.

La conscience est également une caractéristique fondamentale des humains. La psychologie humaniste considère que cette conscience, alliée à la liberté, peut avoir une influence supérieure à celle des automatismes ou des traits dont nous héritons par nos gênes. Ces derniers ont leur importance, mais les psychologue humanistes considèrent que la conscience de soi exerce une influence plus profonde et plus large sur l’existence de chaque individu.

La personne humaine est vivante. À ce titre, son objectif les plus fondamental est son propre épanouissement aussi complet que possible, l’expression complète de sa vitalité. L’existence d’une personne ne saurait être sacrifiée à une cause, à une idéologie ou à une religion sans se dégrader profondément.
La psychologie humaniste est donc avant tout une vision philosophique, un courant de pensée, une façon générale de voir les choses. Elle englobe nécessairement une compréhension du but de la vie, une définition de la santé mentale ainsi qu’une conception des rapports entre la personne et son environnement.

Il s’agit essentiellement d’une option. On peut adopter cette perspective sur la psychologie et sur la vie, mais d’autres choix sont possibles et tout aussi valables. Dans mon esprit, il ne s’agit pas d’une école, ni d’un mouvement. C’est plutôt un point de vue sur la vie et la réalité ; un point de vue que j’adopte parce qu’il rejoint mon expérience et parce qu’il aide à concrétiser mes valeurs, mes objectifs et le sens que je veux donner à ma vie.

En choisissant de m’identifier comme psychologue humaniste, je fais connaître ce qui a le plus d’importance à mes yeux et la façon dont j’aborde les questions pour lesquelles on me consulte. Cela me définit et me limite tout en augmentant le pouvoir de mes clients sur leur cheminement. Parce qu’ils savent à quoi s’attendre, ceux-ci peuvent savoir à l’avance si mon orientation correspond à ce qu’ils souhaitent. Ils sont en mesure de décider si mon intervention pourra les aider à atteindre leurs buts. C’est pour ça qu’il me semble important de l’affirmer clairement.

Des explications plus détaillées sont nécessaires pour bien saisir les implications de cette option. Je vais les regrouper en fonction des trois implications fondamentales que j’ai énoncées plus haut.. ..


le site de ref:http://www.redpsy.com/infopsy/
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MessageSujet: LA COMMUNICATION ÉMOTIONNELLE   Mer 12 Sep 2007, 07:31

LA COMMUNICATION ÉMOTIONNELLE
par
DAVID SERVAN-SCHREIBER
Extraits de son livre GUÉRIR, p. 228-276
Editions Robert Laffont, 2003




AU MENU
L’apocalypse de la communication
Tout dire mais sans violence
Écouter avec le cœur
Le lien aux autres
Par où commencer?





Gottman définit ce qu’il nomme " les quatre cavaliers de l'Apocalypse" dans les dialogues conflictuels. Il s'agit de quatre attitudes qui détruisent toutes les relations sur leur passage. Elles activent le cerveau émotionnel de l'autre à un point tel que celui-ci devient incapable de répondre autrement qu'avec méchanceté ou en se retirant comme un animal blessé. Grâce aux quatre cavaliers, nous sommes littéralement certains de ne pas obtenir ce que nous désirons de la relation; pourtant, ce sont eux que nous appelons presque toujours en premier sur le front de nos batailles affectives.


L'apocalypse de la communication



Le premier cavalier est la critique. Critiquer l'autre au lieu de lui présenter simplement une doléance ou une requête. Exemple de critique : "Tu es encore en retard. Tu ne penses qu'à toi. " Doléance : "Il est neuf heures. Tu avais dit que serais là à huit heures. C'est la deuxième fois cette semaine. Je me sens seule et je m'ennuie quand je t'attends comme ça." Critique: "J'en ai assez de ramasser tes affaires. Tu es exaspérant avec ton foutoir!" Doléance : "Quand tu laisses traîner tes affaires dans la cuisine, ça me gêne le matin quand je veux prendre mon café. J'ai besoin d'ordre autour de moi pour me sentir bien. Pourrais-tu faire l'effort de ranger le soir avant de te coucher? "


Gottman donne une recette imparable pour transformer une doléance légitime, qui a toutes les chances d'être entendue, en une critique qui ne déclenchera que du ressentiment, de la mauvaise volonté ou une contre-attaque virulente : il suffit d'ajouter à la fin : "C'est quoi, ton problème? "


Ce que ces observations ont de prodigieusement étonnant, c'est à quel point elles semblent aller de soi! Nous savons tous exactement comment nous n'aimons pas être traités. Il nous est, par contre, plus difficile de préciser comment nous aimerions l'être, alors même que nous sommes instantanément reconnaissants lorsque quelqu'un s'adresse à nous de manière émotionnellement intelligente…


Le deuxième cavalier de Gottman, le plus violent et le plus dangereux pour notre équilibre limbique, c'est le mépris. Le mépris se manifeste bien sûr par des insultes, des plus douces - certains diraient sournoises - comme "votre comportement est inapproprié", aux plus classiques et violentes comme "ma pauvre fille, tu es une idiote", ou "pauvre type ", ou le tout simple mais pas moins redoutable "tu es ridicule". Le sarcasme aussi peut faire très mal, comme lorsque Fred répond à Ingrid : "Si, étais ma bonne, au moins le ménage serait bien fait." Le sarcasme peut être drôle au cinéma (et encore), mais il ne l'est pas du tout dans la vie courante …


Les expressions du visage suffisent souvent à communiquer le mépris: les yeux qui roulent vers le haut en réponse à ce que l'on vient de dire, les coins de la bouche qui s'abaissent avec les yeux qui se plissent en réaction à l'autre ... Lorsque c'est quelqu'un avec qui l'on vit ou travaille qui vous adresse ces signes, ils vont droit au cœur comme une flèche et rendent toute résolution paisible de la situation pratiquement impossible : comment raisonner ou parler calmement lorsque le message que l'on reçoit est qu'on n'évoque que le dégoût?


Les troisième et quatrième cavaliers sont la contre-attaque et le retrait total. Lorsqu'on est attaqué, les deux solutions aussitôt mises en avant par le cerveau émotionnel sont le combat et la fuite… Or, quel que soit le conflit, le problème de la contre-attaque est qu'elle ne connaît que deux issues: dans le pire des cas, elle mène tout droit à une escalade de la violence: blessé par ma contre-attaque, l'autre renchérit. Cela se passe ainsi au Moyen-Orient, bien sûr, mais aussi dans toutes les cuisines du monde où les couples se déchirent. Le cycle se perpétue jusqu'à ce qu'on ait recours à la séparation physique et permanente des belligérants : la destruction de la relation; que ce soit par un licenciement, un divorce ... ou un meurtre. Dans le meilleur des cas, la contre-attaque "réussit" et l'autre est vaincu par notre verve ou - comme les parents se le permettent souvent avec les enfants, et les hommes avec les femmes - par une gifle ! La loi du plus fort a parlé, et le reptile en nous est satisfait. Mais cette victoire laisse forcément le vaincu blessé et meurtri. Et cette blessure ne fait que creuser le gouffre émotionnel et aggraver la difficulté à vivre ensemble. Jamais une contre-attaque violente n'a donné envie à l'autre de fondre en excuses sincères et de vous prendre dans ses bras ...


L'autre option, le retrait total, est une spécialité masculine qui a le don d'énerver particulièrement les femmes. Elle préfigure souvent la phase ultime de désintégration d'une relation, que ce soit un mariage ou une collaboration professionnelle. Après des semaines ou des mois de critiques, d'attaques de contre-attaques, l'un des protagonistes finit par quitter le champ de bataille, en tout cas émotionnellement. Alors que l'autre recherche le contact, demande à lui parler, il se renfrogne, regarde ses pieds ou se cache derrière son journal " en attendant que ça passe ". L'autre, exaspéré par cette attitude qui prétend l'ignorer complètement, parle de plus en plus fort et finit même parfois par crier. C'est l'étape de l'assiette qui vole ou, lorsque c'est la femme qui s'est transformée en "mur de briques", des coups qu'elle risque de prendre. La violence physique est une tentative désespérée de renouer 1e lien avec l'autre, de faire en sorte qu'il entende ce que nous vivons émotionnellement, qu'il sente notre douleur. Evidemment, c'est toujours peine perdue…

Tout dire mais sans violence



Grâce au Love Lab de Seattle, on a réussi à comprendre avec un niveau de détail sans précédent ce qui se passe dans la tête et dans le cœur des gens qui sont en conflit. Et comment ils vont souvent droit dans le mur. Naturellement, on a toutes les raisons de croire que ce sont les mêmes réflexes, les mêmes erreurs qui minent la gestion des conflits non conjugaux, qu'il s'agisse de nos enfants, de nos parents, de notre belle-famille, et surtout de nos supérieurs et de nos collègues de bureau. Mais quels sont donc les principes de la communication efficace, celle qui fait passer le message sans aliéner son destinataire, celle qui, au contraire, lui inspire du respect et lui donne envie de nous aider?


Un des maîtres de la communication non violente est le psychologue Marshall Rosenberg… passionné très jeune pour les façons intelligentes de résoudre les différends sans passer par la violence…


Le premier principe de la communication non violente est de remplacer tout jugement - c'est-à-dire toute critique - par une observation objective. Au lieu de dire "vous avez fait preuve d'incompétence ", ou même "ce rapport n'est pas bon" - ce qui met immédiatement la personne à qui nous parlons sur la défensive -, il vaut mieux tout simplement être objectif et précis: " Dans ce rapport, il y a trois idées qui me semblent manquer pour communiquer notre message." Plus l'on est précis et objectif, plus ce que l'on dit est interprété par l'autre comme une tentative légitime de communication plutôt que comme une critique potentielle…


Le deuxième principe est d'éviter tout jugement sur l'autre pour se concentrer entièrement sur ce que l'on ressent. C'est la clé absolue de la communication émotionnelle. Si je parle de ce que je ressens, personne ne peut en débattre avec moi. Si je dis : "Tu es en retard, c'est ton égoïsme habituel...", l'autre ne peut que contester ce que j'avance. Par contre, si je dis : "Nous avions rendez-vous à huit heures et il est huit heures et demie. C'est la seconde fois en un mois; quand tu fais cela, je me sens frustrée et même parfois humiliée", il ne pourra remettre en cause mes sentiments. Ceux-ci m'appartiennent entièrement! Tout l'effort consiste à décrire la situation avec des phrases qui commencent par "je" plutôt que par "tu" ou par "vous". En parlant de moi, et seulement de moi, je ne critique plus mon interlocuteur, je ne l'attaque pas, je suis dans l'émotion, donc dans l'authenticité et l'ouverture. Si je m'y prends bien et si je suis vraiment honnête avec moi-même, j'irai même jusqu'à me rendre vulnérable en lui indiquant comment il m'a fait mal. Vulnérable parce que je lui aurai dévoilé une de mes faiblesses. Mais, le plus souvent, c'est justement cette candeur qui va désarmer l'adversaire et lui donner envie de coopérer - dans la mesure où lui aussi souhaite préserver notre relation…


Selon Rosenberg, il est encore plus efficace non seulement de dire ce que l'on ressent, mais aussi de faire part à l'autre de l'espoir partagé qui a été déçu. "Quand tu arrives en retard, alors que nous avons rendez-vous pour aller au cinéma, je me sens frustrée parce j'aime beaucoup voir le début d'un film. C'est important pour moi pour pouvoir profiter de toute la séance." Ou encore : "Quand tu ne m'appelles pas pour donner de tes nouvelles pendant une semaine, j'ai peur qu'il ne soit arrivé quelque chose. J'ai besoin d'être rassurée que tout va bien." Ou, dans le contexte du travail : "Quand vous laissez circuler un document avec des fautes d'orthographe, je me sens personnellement embarrassé parce que c'est mon image et celle de toute l'équipe qui sont affectées. Je tiens beaucoup à notre image et à notre réputation, surtout après que nous ayons travaillé aussi dur pour nous faire respecter." …


Je sais parfaitement que cette démarche a quelque chose de surréaliste, surtout quand il existe si peu de modèles dans notre entourage dont nous inspirer. On se dit: "Oui, ce serait formidable si je pouvais parler comme ça, si j'osais parler comme ça. Mais c'est impossible. Pas avec mon patron" (ou "pas avec mon mari"; "pas avec mes enfants"; "pas avec ma belle-mère", etc.). Le problème est pourtant simple: il n'y a que trois manières de réagir dans une situation de conflit : la passivité (ou la passivité-agressivité), la réaction la plus courante et la moins satisfaisante; l'agressivité, pas vraiment plus efficace et bien plus dangereuse; ou bien 1'"assertivité": c'est-à-dire la communication émotionnelle non violente.


Il existe tout de même des circonstances où il vaut mieux être passif ou agressif que de se lancer dans le processus complexe de la communication assertive. Lorsque l'enjeu est tellement mineur, par exemple, qu'il ne mérite ni notre temps ni notre attention, il est parfaitement légitime d'être "passif" et d'accepter une insulte, ou de se faire manipuler sans réagir. C'est souvent plus économique. À l'inverse, dans les situations d'urgence ou de danger, il est normal d'être "agressif" et de donner des ordres sans explication. C'est le mode sur lequel fonctionne l'armée, justement parce que sa raison d'être est de faire face au danger. Mais, quelle que soit la situation, il n'y a que trois façons de réagir. Et c'est à nous, chaque fois, de choisir. À nous de relever, ou non, le défi émotionnel.


Heureusement, les relations ne sont pas toutes conflictuelles. L'autre aspect généralement délaissé de la communication, alors qu'il est presque aussi important, est de savoir profiter des occasions d'approfondir notre relation avec autrui. Une des manières les plus simples d'y parvenir est de savoir être totalement présent lorsqu'il (ou elle) souffre et a besoin de notre aide. Là encore, l'important c'est de connaître les mots qui permettent de faire passer le courant émotionnel d'un cerveau à l'autre, efficacement, sans que cela prenne trop de temps. Pour cela, il existe une autre technique. Elle est plus facile à utiliser; sans doute parce qu'elle comporte moins de risques pour nous.



Écouter avec le cœur



La méthode de [Marian] Stuart et [Joseph] Lieberman permet d'améliorer considérablement notre capacité d'écoute - et donc notre rapport aux autres - sans avoir besoin d'être psychiatre. De se rapprocher des gens qui comptent le plus, nos conjoints, nos parents, nos enfants, comme nous n'avons jamais appris à le faire. Or, en faisant cela, en approfondissant nos relations, nous nous soignons aussi nous-mêmes.


Les Questions de l'ELFE


La technique se résume en cinq questions qui se succèdent assez vite. Un bon moyen mnémotechnique pour s'en souvenir est de poser "les Questions de l'ELFE". Comme dans les contes de fées, c'est l'ELFE qui transforme le quotidien banal en un instant magique.


Q pour "Que s'est-il passé?" Pour établir une connexion avec une personne qui souffre, il faut évidemment qu'il vous raconte d'abord ce qui s'est produit dans sa vie et lui a fait mal. C'est ce qu'il vous décrira en répondant à la question : "Que t'est-il arrivé?" La découverte de Stuart et Lieberman sur ce point est qu'il n'est pas indispensable d'entrer dans les détails, bien au contraire. L'important est d'écouter en interrompant la personne le moins possible pendant trois minutes, mais à peine plus. Si cela vous semble peu, vous serez sans doute surpris d'apprendre que, en moyenne, un médecin interrompt son patient après dix-huit secondes.


Dernière édition par le Mer 12 Sep 2007, 10:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le psychologue humaniste: caractéristiques essentielles   Mer 12 Sep 2007, 07:31

Au-delà de trois minutes, si vous laissez votre interlocuteur se perdre dans les détails, vous risquez de ne jamais arriver à l'essentiel. Et l'essentiel, au fond, ce ne sont jamais les faits, mais les émotions. Il faut donc rapidement passer à la deuxième question, bien plus capitale.


E pour Émotion. Très vite, la question que vous devez poser est : "Et quelle émotion as-tu ressentie?" Cela pourra souvent vous paraître superflu. J'ai enseigné cette méthode à des médecins généralistes au Kosovo après les horreurs de la guerre de 1999. Un jour, un de mes "élèves" s'est retrouvé face à une femme qui se plaignait d'avoir toujours mal à la tête, au dos, aux mains, de ne pas dormir, de perdre du poids. Le pauvre homme faisait défiler dans sa tête tous les diagnostics possibles de l'encyclopédie médicale, de la syphilis à 1a sclérose en plaques ... Je lui ai suggéré à l'oreille de lui demander simplement: "Qu'est-ce qui vous est arrivé?" En quelques secondes, elle lui a confié qu'elle n'avait plus de nouvelles de son mari, qui avait été enlevé par des miliciens serbes deux semaines plus tôt. Elle se disait qu'il devait être mort. Elle n'avait sans doute eu personne d'autre à qui raconter cela, tant ces histoires étaient monnaie courante. Assurément, on pouvait imaginer ce qu'elle avait dû ressentir, et le médecin hésitait terriblement sur la deuxième étape. Cela paraissait trop évident; poser la question avait quelque chose de presque insultant. Je l'ai encouragé, malgré tout. Il est parvenu à articuler, timidement: " ...Et qu'avez-vous ressenti quand c'est arrivé?" C'est à ce moment que la femme a, enfin, fondu en larmes. "J'étais terrifiée, docteur, terrifiée ..." Il lui a pris le bras et l'a laissée pleurer un peu. Cela faisait si longtemps qu'elle en avait besoin. Puis il a enchaîné avec la plus importante de toutes les questions.


L pour Le plus difficile. Le meilleur moyen de ne pas se noyer dans l'émotion, c'est de plonger jusqu'au fond, au plus dur, au cœur de la douleur. C'est seulement là qu'on peut donner le coup de pied qui fait remonter à la surface. A nouveau, c'est une question qui semble impolie, ou "indécente ", compte tenu de ce que vivre une telle situation veut dire. C'est pourtant la plus efficace de toutes les questions : "Qu'est-ce qui a été le plus difficile pour vous? - Le fait de ne pas savoir quoi dire aux enfants, a répondu la femme sans hésiter. Moi, je savais depuis longtemps que ça allait arriver, et mon mari et moi en avions souvent parlé. Mais les enfants … Qu'est-ce que je peux faire pour les enfants…" Elle fut prise de sanglots plus violents que les précédents. Ce qu'elle venait de dire, ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais quand elle avait parlé de sa terreur d'avoir perdu son mari... Mais de toute évidence, pour elle, c'était autour de ses enfants que toutes les émotions s'étaient cristallisées. Si nous ne lui avions pas demandé, jamais nous ne l'aurions deviné ...


La question "L" est magique parce qu'elle sert à focaliser l'esprit de celui qui souffre. Elle lui permet de commencer à regrouper ses idées sur le point fondamental, celui qui fait le plus mal, alors que, livré à lui-même, son esprit - le nôtre - a tendance à partir dans toutes les directions…


F pour Faire face. Après avoir permis à l'émotion de s'exprimer, il faut ensuite profiter du fait que l'énergie est concentrée sur la source principale du problème: "Et qu'est-ce qui vous aide le plus à faire face? "Avec cette question, on tourne l'attention de celui à qui on parle vers les ressources qui existent déjà autour de lui et qui peuvent l'aider à s'en sortir, à se ressaisir. Il ne faut pas sous-estimer la capacité des gens à se sortir des situations les plus difficiles. Ce dont ils ont souvent le plus besoin, c'est qu'on les aide à retomber sur leurs pieds; pas qu'on règle les problèmes à leur place. Nous avons tous du mal à comprendre et à admettre que les hommes et les femmes qui nous entourent sont plus forts, plus résistants, qu'on ne le croit généralement. Que nous sommes nous-mêmes plus forts et plus résistants que nous ne le croyons. Ce que j'ai dû apprendre - avec difficulté - à mes élèves médecins, nous devons tous l'apprendre aussi dans nos relations affectives. Au lieu de penser "Ne reste pas là comme ça! Fais quelque chose!" lorsque quelqu'un exprime son émotion et sa douleur, nous devons plutôt penser "Ne fais rien! Reste là comme ça !" Car c'est bien le rôle le plus bénéfique que nous puissions souvent jouer : être simplement là et accompagner, au lieu de proposer des solutions les unes après les autres ou de prendre les problèmes qui ne nous appartiennent pas sur nos épaules.


La femme albanaise du Kosovo a commencé par réfléchir un instant. "Ma sœur et mes voisins, a-t-elle répondu, nous sommes tous un peu dans la même situation et nous sommes ensemble tout le temps. C'est vrai qu'ils sont formidables avec les enfants. " Cela ne résolvait rien, évidemment, mais elle voyait un peu mieux vers où se tourner pour ce dont elle avait le plus besoin dans l'immédiat. Et le simple fait de le savoir faisait qu'elle se sentait moins perdue…


E pour Empathie. Enfin, pour conclure l'interaction, il est toujours utile d'exprimer avec des mots sincères ce que l'on a éprouvé en écoutant l'autre. Pour simplement lui communiquer que nous avons, pendant quelques minutes, partagé son fardeau. A la fin de la conversation, il repartira seul avec son lourd bagage, mais, pendant ces quelques instants,


nous l'aurons tenu ensemble et nous comprenons donc mieux sa douleur. Ce souvenir lui permettra de se sentir moins seul sur la route où il s'est engagé. Le plus souvent, quelques mots très simples suffisent, par exemple: "Ça doit être dur pour vous", ou "Je suis désolé de ce qui vous est arrivé; j'étais ému, moi aussi, en vous écoutant". Les enfants qui accourent vers leur mère quand ils se sont fait un "bobo" saisissent très bien cela; souvent mieux que les adultes. De toute évidence, leur mère ne peut pas grand-chose contre la douleur. Elle n'est ni médecin ni infirmière. Mais ce n'est pas seulement la douleur qui doit être soulagée, c'est surtout la solitude! Les grandes personnes aussi ont besoin de se sentir moins seules quand elles souffrent…


Notre patiente au Kosovo n'est pas sortie guérie de sa consultation de quinze minutes. Mais elle était plus forte et bien moins seule. Son médecin, lui, a eu l'impression d'avoir été plus efficace que s'il avait prescrit une batterie d'examens inutiles ou des médicaments qui n'auraient servi à rien. Lui aussi comme tous les Kosovars que j'ai rencontrés là-bas! - tant albanais que serbes -, avait beaucoup souffert et ses émotions étaient presque aussi fragiles que celles de cette dame qui sortait maintenant de la consultation. Mais, en le regardant, j'ai eu le sentiment qu'il allait lui-même mieux. Il semblait plus détendu, plus sûr. Comme si ce bref entretien les avait grandis tous les deux. Comme si chacun en avait tiré un peu plus de dignité. En se connectant avec elle, en lui apportant un peu de son humanité, il s'était également soigné lui-même.


C'est ainsi, dans ces échanges réussis, même s'ils ne nous "guérissent" pas instantanément, que notre cerveau émotionnel se développe; qu'il devient plus confiant dans notre capacité à entrer en relation avec les autres, et donc d'être "régulé" par eux, comme il en a besoin. Et c'est cette confiance qui nous protège de l'anxiété et de la dépression…


La maîtrise de la communication émotionnelle ne s'obtient pas en une journée ni en un mois. Pas même en un an… Pour moi, l'art de la communication émotionnelle…requiert une maîtrise de l'énergie qui demande sans doute toute une vie pour être parfaitement affinée. J'ai… acquis une expérience suffisante pour être intimement persuadé qu'il est tragique de traverser la vie sans s'atteler à cette tâche fondamentale: améliorer, toujours, sa communication émotionnelle. Même si cela peut se perfectionner à l'infini, ce n'est qu'une raison de plus pour s'y mettre sur-le-champ…


Il est encore plus facile de développer cette maîtrise lorsqu'on combine son apprentissage avec celui de la cohérence du rythme cardiaque. En stabilisant le cerveau émotionnel et en le rendant plus réceptif à notre ressenti en même temps qu'à celui des autres, la cohérence cardiaque nous permet de trouver les mots plus facilement et de rester centré sur notre intégrité.


Je me suis longuement étendu sur l'impact de la régulation émotionnelle, sur la meilleure manière de gérer l'influence que nous exerçons mutuellement les uns sur les autres. Après la maîtrise de la physiologie grâce aux différentes méthodes centrées sur le corps décrites dans la première partie de ce livre, la gestion de la communication est certainement l'étape essentielle pour guérir son cerveau émotionnel. Toutefois, il en est une autre qui est grandement négligée depuis cinquante ans en Occident. Il s'agit de l'importance de ce que nous pouvons faire non pour nous-même, mais pour les autres. De notre rôle dans la communauté où nous vivons, au-delà de notre personne et même de nos proches. L'homme est un animal profondément social. Nous ne pouvons pas vivre heureux, nous ne pouvons pas guérir au fond de nous-même, sans trouver un sens dans notre rapport au monde qui nous entoure, c'est-à-dire dans ce que nous apportons aux autres.


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MessageSujet: Re: Le psychologue humaniste: caractéristiques essentielles   Mer 12 Sep 2007, 07:32

Le lien aux autres



La vie est une lutte. Et c'est une lutte qui ne vaut pas la peine d'être menée pour soi seul. Notre esprit cherche toujours un sens au-delà des confins de sa "fatigue d'être soi", pour reprendre la belle formule du sociologue Alain Ehrenberg. Il lui faut une autre raison que la simple survie pour persévérer dans l'effort de vivre…


Dans les études sur les gens qui sont plus heureux dans leur vie que les autres, on décèle systématiquement deux facteurs: ils ont des relations affectives stables avec des êtres proches, et ils sont impliqués dans leur communauté. Nous avons déjà longuement parlé des relations affectives, mais qu'en est-il des liens sociaux plus larges?


L'implication dans la communauté, c'est le fait de donner de sa personne et de son temps pour une cause dont nous ne tirons pas de bénéfice matériel en retour. C'est une des activités les plus efficace lorsqu'il s'agit de pallier le sentiment de vide qui accompagne si souvent les états dépressifs. Et il n'est pas nécessaire de risquer sa vie ni de s'engager dans la Résistance.


Animer un peu la vie de personnes âgées en institution, travailler dans un refuge pour animaux, s'engager auprès de l'école de son quartier, participer au conseil municipal ou au syndicat d'entreprise, permet de se sentir moins isolé et, au final, moi anxieux et moins déprimé… les sociologues américains ont établi non seulement que les gens qui participent à des activités communautaires sont plus heureux, mais aussi qu'ils sont en meilleure santé, et vivent plus longtemps que les autres. Une étude publiée dans l'American Journal of Cardiology souligne que, à conditions de santé égales, la mortalité de gens âgés et pauvres qui participent à des activités bénévoles tournées vers les autres est inférieure de 60 % à celle de gens qui ne le font pas… Le plaisir dans le lien à autrui, le sentiment d'être impliqué dans le groupe social, est un remède remarquable pour le cerveau émotionnel, et donc aussi pour le corps… Il peut simplement s'agir de faire son travail avec plus de générosité, en ayant à l'esprit en quoi il apporte quelque chose aux autres. Il peut aussi s'agir de consacrer un peu de son temps, une fois par semaine, à une cause, à un groupe, ou même simplement à une personne, voire à un animal, qui nous tient à cœur. Mère Teresa, sans doute la championne incontestée de la compassion en action au XXe siècle, disait: "Ne cherchez pas des actions apectaculaires. Ce qui est important, c'est que vous donniez de vous-même. Ce qui compte, c'est le degré de compassion que vous mettez dans vos gestes." Il n'est pas non plus nécessaire d'être parfaitement bien avec soi avant de pouvoir faire don de soi…


Un siècle après Durkheim, trente ans après Frankl et Maslow, les études physiologiques modernes sont venues confirmer leurs intuitions et leurs observations : quand on mesure la cohérence cardiaque par ordinateur, on constate que la façon la plus simple, et la plus rapide pour que le corps entre en cohérence est de faire l'expérience de sentiments de gratitude et de tendresse vis-à-vis d'autrui. Lorsque nous nous sentons viscéralement, émotionnellement, en rapport avec ceux qui nous entourent, notre physiologie entre spontanément en cohérence. Simultanément, lorsque nous aidons notre physiologie à entrer en cohérence, nous ouvrons la porte à de nouvelles manières d'appréhender le monde autour de nous. C'est… le portail vers la réalisation de soi.

Par où commencer?



Nous avons fait le tour de nombreux outils pour accéder au plus profond de l'être émotionnel et en restaurer la cohérence. Alors, concrètement, par où commencer? L'expérience accumulée au Centre de médecine complémentaire à Pittsburgh nous a permis de mettre au point des règles assez simples pour choisir une combinaison appropriée à chaque personne. Les principes en sont les suivants.


La première chose à faire est d'apprendre à contrôler son être intérieur. Chacun développe au cours de sa vie des méthodes d'autoconsolation pour gérer les passages difficiles. Malheureusement, il s'agit le plus souvent de la cigarette, du chocolat, de la crème glacée, de la bière ou du whisky, voire de l'anesthésie de la télévision. Ce sont, de loin, les manières les plus courantes de se consoler des aléas de la vie. Si nous avons été en contact avec la médecine conventionnelle, ces toxines de tous les jours ont facilement pu être surclassées par un tranquillisant (comme le Valium, l'Ativan ou le Xanax), ou par un antidépresseur… Si, au lieu d'un médecin, c'est un groupe de lycéens, d'étudiants ou d'amis un peu perdus qui nous donne des conseils, les tranquillisants eux-mêmes auront généralement été remplacés par des méthodes d'autoconsolation plus drastiques encore comme le cannabis, la cocaïne ou l'héroïne.


Il est évidemment essentiel de substituer à ce méthodes peu efficaces - et le plus souvent toxiques - des techniques qui utilisent les capacités d'autoguérison du cerveau émotionnel et qui permettent de rétablir l'harmonie entre la cognition, les émotions et un sentiment de confiance dans l'existence. À Pittsburgh, nous encouragions chacun à découvrir sa capacité de cohérence cardiaque et à apprendre à entrer dans cet état de cohérence au moindre stress (ou lorsque la tentation apparaissait de se reposer sur une méthode moins saine - et moins efficace - pour gérer la tension du moment).


Ensuite, il faut identifier, si possible, des événements douloureux du passé qui continuent d'évoquer des émotions difficiles dans le présent. Le plus souvent, les patients sont les premiers à sous-estimer l'importance des abcès émotionnels qu'ils portent encore en eux et qui conditionnent leur approche de la vie, ravivant à chaque instant 1a douleur ou limitant le plaisir. La plupart des praticiens traditionnels ont tendance à ne pas y prêter attention ou bien ne savent pas comment aider 1es patients à s'en libérer. Or il suffit généralement de quelques séances d'EMDR [ http://iis13.domicile.fr/essentiaco/EMDR%20votre-sante%20-1203.htm ] pour nettoyer les conséquences de ce lourd passé et donner ainsi naissance à une perspective nouvelle et plus harmonieuse sur la vie.


Il faut toujours faire l'inventaire des conflits chroniques dans les relations affectives les plus importantes : autant dans la vie personnelle - parents, enfants, époux, frères et sœurs - qu'au travail - patron, collègues, employés. Ces relations conditionnent notre écosystème émotionnel. Assainies, elles nous permettent de recouvrer notre équilibre intérieur. Si elles polluent continuellement le flux de notre cerveau émotionnel, elles finissent par bloquer ses mécanismes d'autoguérison. Parfois, le simple fait de résoudre les conséquences des traumatismes du passé permet aux relations affectives de prendre un nouvel élan. Libéré de spectres qui n'ont rien à faire dans le présent, chacun peut alors inventer une manière entièrement nouvelle d'entrer en relation avec les autres. Apprendre à contrôler sa cohérence cardiaque permet aussi de mieux gérer ses relations affectives. La communication émotionnelle non violente est aussi une méthode directe et remarquablement efficace pour harmoniser les relations affectives et retrouver l'équilibre de soi. Nous devrions tous continuellement nous entraîner à une meilleure communication émotionnelle. Si la formation à ces méthodes par un thérapeute averti ne suffit pas, il faut s'engager dans le processus plus complexe de la thérapie de couple ou de la thérapie familiale (lorsque les conflits les plus importants appartiennent au domaine de la vie personnelle).


Presque tout le monde bénéficiera d'une modification de son alimentation permettant de retrouver un équilibre adéquat entre les acides gras oméga-3 et les acides gras oméga-6, et fournissant ainsi au corps et au cerveau la matière première idéale pour se reconstituer. Nous savons aujourd'hui que ce régime dit "crétois" permet non seulement de combattre le stress et la dépression, mais aussi d'augmenter la variabilité cardiaque. Chacun devrait donc, au minimum, envisager de rééquilibrer son régime de tous les jours en faveur du poisson - voire de prendre des oméga-3 en suppléments alimentaires - et de diminuer l'apport des oméga-6 dans son alimentation.


Initier un programme d'exercice physique est aussi une option ouverte à chacun et qui ne nécessite presque aucun investissement si ce n'est les vingt minutes nécessaires trois fois par semaine. De même, nous devrions tous nous demander si nous pourrions sans trop d'effort changer notre manière de nous réveiller le matin. Puisqu'il suffit, pour commencer à re-régler son horloge biologique, de remplacer son réveil par une lampe programmée pour simuler l'apparition de l'aube, l'effort est minimum et les bienfaits potentiels importants. L'acupuncture, par contre, représente un investissement en temps et en argent bien plus conséquent. Je la recommande surtout à ceux qui souffrent de problèmes physiques - principalement de douleur - en plus de leur souffrance émotionnelle. Dans cette situation, les aiguilles chinoises permettent habituellement de traiter les deux problèmes en même temps (et il est difficile de soulager la dépression de quelqu'un qui souffre continuellement dans son corps... ).


Et finalement, pour atteindre la véritable paix intérieure, il est souvent essentiel pour nous de trouver un sens plus profond au rôle que nous jouons dans notre communauté, au-delà de notre famille immédiate. Ceux qui ont la chance de découvrir une telle source de sens sont en général propulsés plus loin qu'un simple retour au bien-être : ils ont le sentiment de puiser leur énergie dans ce qui donne un sens à la vie elle-même…

David Servan-Schreiber
merci à Jean Charles pour ces transcriptions
http://www.eveildelaconscience.ca/guerirdss1.htm


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MessageSujet: Demain... des médecines enfin complémentaires ?   Jeu 15 Nov 2007, 13:21

Demain... des médecines enfin complémentaires ?

La science médicale est bonne. Son problème est de souvent se trahir, quand elle ferme l’esprit au lieu de l’ouvrir. Mais l’avenir est prometteur : avez-vous idée du nombre de thérapies naturelles et efficaces que l’on découvre à peine - et qui coûtent fort peu ?

Et l’Europe ? L’uniformisation est mauvaise... sauf quand elle oblige les pays rigides (par exemple la France) à s’aligner sur les pays éclairés. Question d’ouverture d’esprit, encore : comment réussir à comprendre, sinon, le jeu fou des interactions entre tous les plans, du plus physique au plus spirituel, dans notre corps ?



Sommaire des articles du dossier "Demain... des médecines enfin complémentaires ?"





  • Ne nous trompons pas d’objectif
    Par Pierre Crépon
    Jamais les techniques médicales n’ont été aussi performantes, nous ne pouvons que nous en réjouir. Pourtant, nous sentons bien qu’être en "bonne santé" relève d’une approche beaucoup plus globale de la vie. La santé est au coeur des préoccupations (...)
  • Les médecines complémentaires en Europe
    Par Sylvain Michelet
    Dans l’Europe de la médecine, tout diffère : systèmes de santé, définitions et pratiques médicales, pharmacopées, influence des patients, des médecins et des industriels auprès des autorités, ouverture aux thérapies alternatives. Jusqu’au statut légal du médecin (...)
  • Le fil rouge des nouvelles thérapies
    Entretien avec Jean Vernette, propos recueillis par Nicole Jeanson
    Chargé par l’épiscopat français d’observer les nouvelles formes religieuses, la probité, la tolérance et le sérieux de Mgr, Jean Vernette dans cette tâche sont devenus légendaires. Il a publié, entre autres, une étude sur les points communs entre toutes « les (...)
  • Chaque âge de l’humanité a ses maladies
    Entretien avec le Dr Robert Kempénich. Propos recueillis par Sylvain Michelet et Patrice van Eersel
    Chaque âge de l’humanité a ses maladies propres, dit le Dr Robert Kempénich. Les épidémies “médiévales” comme la peste ou le choléra touchent des fonctions vitales collectives comme la respiration ou la digestion. À notre époque de surgissement d’égo (...)
  • Subtile et pas si douce que ça...
    Par Michèle Decoust
    Aussi anciennes que les premières civilisations, les essences de plantes constituent aussi l’un des axes forts de la médecine de l’avenir. L’incroyable variété des molécules que chaque essence contient fait de celle-ci un antiviral indépassable. (...)
  • Mieux connaître ses symptômes, bien choisir ses médicaments
    Par Marc de Smedt
    Un livre de Joanne Ettedgui et Patricia Riveccio Hachette Editions Date de Parution : 14/04/2004 Disponible au Club Nouvelles Clés Nous vous proposons ici un guide sur les symptômes des maladies courantes et sur les médicaments à utiliser, le plus intelligent (...)
  • En quête de santé sur la toile
    Par Patrice van Eersel
    Vous l’imaginez bien : s’il vous vient l’idée de cliquer sur le mot "Santé", le web vous catapultera aussitôt dans une galaxie de milliers, que dis-je, de millions d’informations de toutes sortes, parmi lesquelles vous aurez tôt fait de vous (...)

  • cliquez sur les liens ou allez directement
  • http://www.nouvellescles.com/rubrique.php3?id_rubrique=49
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MessageSujet: Prévenir et Guérir   Dim 06 Avr 2008, 17:54

Prévenir et Guérir

Parce que ces conseils me paraîssent important pour que l'énergie subtile circule bien en nous !
Que nous puissions vivre harmonieusement et donc Oeuvrer voici l'extrait d'un article

Citation :

Comment prévenir les maladies et comment les guérir ?


J’ai décrit en détail dans mon dernier livre " Le langage de la guérison "
les processus qui déterminent ou provoquent nos maladies physiques, à
partir de chocs psychiques intenses ou de grands stress. Dans le cadre
de cet article, cela me paraît inutile d’aller plus loin dans les
explications, car le raisonnement est le même pour toutes les maladies,
quelque soit leur degré d’intensité et de gravité.



Ce qu’il faut retenir de tout cela, c’est que d’une part, le cerveau ne se
trompe jamais et que d’autre part, c’est lui qui déclenche toutes les "
maladies " pour garantir à l’individu les meilleures chances de survie.
L’intérêt d’une telle vision est énorme, vous le devinez. En effet,
pour la première fois dans l’histoire de la médecine, rien, dans nos
affections et nos déséquilibres n’est dû au hasard. Tout se manifeste
en accord avec des lois immuables inscrites dans la biologie des êtres
vivants, comme le dit le Docteur Claude Sabbah.



Cela signifie, concrètement, que si vous apprenez les lois de la Médecine
Nouvelle de Ryke Geerd Hamer ou de la Biologie Totale de Claude Sabbah,
lois aussi immuables que celles de la physique ou de la chimie, vous
pouvez non seulement comprendre d’où viennent toutes vos maladies, mais
surtout vous pouvez les prévenir et les guérir. Comment ? En apprenant
ces compétences relationnelles de base que tout être humain devrait
acquérir : exprimer ses besoins et ses émotions, oser les
confrontations respectueuses, reconnaître et accepter la réalité telle
qu’elle est, poser des actes adaptés à la réalité, boucler les affaires
non terminées, pardonner. Reprenons-les une à une, pour examiner en
quoi ces compétences pourraient nous éviter d’être malades ou nous
permettre de nous guérir…



Exprimer nos besoins
: beaucoup de frustrations, beaucoup de stress proviennent du fait que
d’une part, rares sont les êtres humains conscients de leurs véritables
besoins et d’autre part, encore plus rares sont ceux capables de les
exprimer de manière adaptée. Par conséquent, nous accumulons des
rancœurs, des ressentiments, nous restons bloqués dans des impasses,
sentant bien que quelque chose ne nous convient pas, mais sans savoir
comment en sortir. Les choses qui nous arrivent sont souvent
inacceptables, mais nous les acceptons quand même, parce que nous ne
connaissons même pas les limites de ce que nous sommes prêts à vivre ou pas.




Réapprendre à identifier nos besoins et les limites de ce que nous ne
voulons plus, être capable de les formuler à nos interlocuteurs, sans
avoir peur des conséquences est une des voies possibles pour prévenir
et pour guérir les maladies provoquées par les conflits humains et les
frustrations.



Exprimer nos émotions
: une émotion, c’est comme un symptôme. C’est l’indicateur de l’état de
satisfaction et d’insatisfaction de nos besoins. Un besoin est frustré
? Nous en serons averti par une émotion désagréable (colère, tristesse,
peur, etc.). Un besoin est satisfait ? C’est une émotion agréable qui
nous avertira (joie, plaisir, etc.). Malheureusement, notre éducation
nous a enseigné la même attitude à l’égard de nos émotions que la
médecine à l’égard des symptômes : les nier, les rejeter, les
supprimer. En agissant de la sorte, nous nous privons des meilleurs
indicateurs à notre disposition pour connaître avec certitude ce qui
est bon pour nous, et ce qui ne l’est pas. Et c’est cette ignorance qui
nous précipite dans la frustration, puisque n’ayant plus de voyants
lumineux sur notre tableau de bord, nous ne sommes même plus averti
qu’un ou plusieurs de nos besoins sont frustrés. Et c’est là que le
cerveau est obligé de prendre le relais, pour inscrire dans la biologie
des organes les mêmes renseignements dont nous disposions avec les
émotions (souvenez-vous : dans la métaphore de la voiture, si les
voyants du tableau de bord ne fonctionnent plus ou ne sont pas pris en
compte (les émotions), c’est au niveau des organes du moteur que la
rupture se manifestera (les organes)).




Réapprendre à écouter nos émotions, les reconnaître et les accepter,
les remercier même pour le travail de vigilance qu’elles opèrent pour
nous est une première étape pour sombrer moins souvent dans des
conflits et des stress destructeurs. Si, en plus, nous pouvons exprimer
nos émotions de manière adaptée, en en prenant toute la responsabilité,
sans en rendre les autres responsables, alors, très vite, nous pourrons
retrouver notre équilibre (j’en ai fait très souvent l’expérience avec
de nombreuses personnes).



Oser les confrontations respectueuses
: combien de fois, dans des situations difficiles, tendues,
désagréables, nous n’osons pas dire les choses à l’autre,
respectueusement, mais fermement ? Combien de fois ne ravalons-nous pas
notre salive, de peur de créer un conflit ? Nous craignons souvent que
les choses désagréables soient dites, parce que nous pensons qu’il est
préférable de conserver la paix entre les êtres. Mais cette paix n’est
qu’illusoire, puisqu’à l’intérieur peut sourdre une violence énorme.
Remarquez même que le calcul est illusoire : en voulant éviter le
conflit, on ne dit pas ce qui devrait être dit. Mais en ne disant rien,
on augmente notre frustration et notre rancœur, jusqu’à ce qu’elle
devienne insupportable. Alors, soit nous explosons contre l’autre, et
c’est le conflit et la rupture qu’on avait justement tenté d’éviter ;
soit nous implosons, et c’est le cancer ou la maladie fulgurante qui
vient nous inviter à regarder de plus près le déséquilibre que nous
avons créé…



Oser les confrontations, c’est apprendre à dire les choses qui nous
dérangent, calmement, mais sans faux-fuyants. C’est se dire aussi que
la meilleure façon de prendre soin de la relation que nous avons avec
les autres est encore d’exprimer honnêtement ce qui se passe pour nous
dans l’interaction avec l’autre.



Reconnaître et accepter la réalité telle qu’elle est
: je l’ai souvent observé, beaucoup de maladies se déclenchent lorsque
nous refusons de voir une situation, lorsque nous y résistons, lorsque
nous n’acceptons pas ce qui nous arrive. Ainsi, nous pouvons entrer
dans des conflits de résistance, de répugnance, de dévalorisation, de
perte d’image ou de territoire. Et plus nous luttons contre la réalité,
plus nous renforçons son emprise et sa force contre nous, jusqu’à en
être épuisé.



Loin d’être fataliste (il ne s’agit pas d’être une loque humaine qui
encaisse tout sans rien dire, au contraire), cette attitude consiste à
oser regarder la réalité en face, objectivement, sans la juger. Il
s’agit aussi de changer son regard sur les événements, en ne les
considérant ni comme bons, ni comme mauvais : je conseille plutôt de
considérer tout ce qui nous arrive comme des opportunités offertes pour
apprendre quelque chose de nouveau.



Poser des actes adaptés à la réalité
: Jung insistait beaucoup sur ce point. Il n’y a, en effet, pas de
guérison si nous ne posons pas des actes dans le Principe de Réalité.
Souvent, nous restons bloqués dans des conflits ou dans des stress
parce que nous n’osons pas poser un acte. Ou pire : parce que nous
croyons qu’il suffit d’avoir pris conscience de l’origine de son cancer
pour guérir. C’est faux, et tous ceux qui l’ont cru sont morts
aujourd’hui. L’acte est la seule manière de donner au cerveau
l’information de fin de programme conflictuel. Sinon, nous l’avons vu,
l’activation de la maladie ne s’arrêtera jamais.



Boucler les affaires non terminées
: cette notion a été mise en lumière la première fois par Elisabeth
Kübler-Ross, ce médecin suisse émigrée aux États-Unis, à l’origine de
la pratique des soins palliatifs répandus aujourd’hui dans le monde
entier. Elle disait que beaucoup de patients, en fin de vie,
éprouvaient le besoin absolu de faire la paix avec ceux avec qui ils
avaient connu des ruptures qui s’étaient mal passées. Elle a observé
des milliers de fois que dès que les affaires non terminées avaient été
bouclées, les patients mouraient la nuit même, apaisés et sereins.



Pour agir de la sorte, je pense que nous ne devons pas attendre la fin de
notre vie, en phase terminale d’une maladie longue et douloureuse. Je
fais l’expérience régulièrement que boucler les affaires non terminées
me permet de maintenir mon équilibre et de ne pas créer des sources de
stress aussi inutiles que préjudiciables.



Pardonner
: enfin, le dernier et non le moindre, pardonner. Non pas, pardonner à
l’autre pour le mal qu’il pourrait nous avoir fait, mais nous pardonner
à nous-même pour la souffrance que nous avons accepté de vivre si
longtemps avant de lâcher prise, avant d’exprimer à l’autre nos besoins
ou nos émotions, avant d’avoir oser les confrontations respectueuses,
avant d’avoir enfin reconnu et accepté la réalité, avant d’avoir posé
des actes dans la réalité, avant d’avoir bouclé les affaires non
terminées.



Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce ne sont jamais les autres ni
les événements qui sont responsables de nos chocs, de nos conflits, de
nos stress. C’est toujours la manière dont nous avons reçu l’événement,
dont nous l’avons perçu, interprété, filtré qui engendrera notre
souffrance ou notre plaisir. Donc, en fin de compte, avec beaucoup
d’amour, d’humour et d’humilité, nous nous remercierons d’avoir été
aussi stupide et nous nous pardonnerons tout ce mal que nous nous
sommes fait.
...

extrait du
LE LANGAGE DE LA GUÉRISON
par
JEAN-JACQUES CREVECOEURSOURCE: http://www.erichamel.com/custom18.html

Merci à Jean-Charles
Pour lire la totalité de l'article :
http://www.eveildelaconscience.ca/guerison.htm
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Juliette

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MessageSujet: Re: Le psychologue humaniste: caractéristiques essentielles   Dim 06 Avr 2008, 22:24



Merci Brena
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AMBRE

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MessageSujet: Re: Le psychologue humaniste: caractéristiques essentielles   Jeu 30 Sep 2010, 22:41


avec discernement



Alcoolisme, addictions : enfin un nouvel espoir !

Si vous ou l’un de vos proches êtes concerné de près ou de loin par des problèmes de dépendance à l’alcool, aux médicaments ou à une drogue en général, vous devez prendre connaissance des informations suivantes :

L’alcoolisme, comme la toxicomanie, est une maladie, et non un vice.
De récentes découvertes sur la chimie des neurones ont permis de montrer que la volonté n’est pas mise en cause dans les phénomènes d’addictions.

Environ 10 personnes sur 100 sont prédisposées à devenir dépendantes d’une substance comme l’alcool, l’héroïne, les médicaments, etc.

C’est la rencontre avec le produit qui déclenche la maladie. Impossible de s’arrêter de consommer, la volonté n’a aucune prise sur la consommation. Le malade devient l’esclave du produit.

En automne 2008, le Professeur Olivier AMEISEN a sorti un livre ("le dernier verre") qui raconte comment il a guéri son alcoolisme à l’aide d’un vieux médicament générique (le baclofène).

Il a découvert que pris à une certaine dose ce médicament entraînait une indifférence à l’alcool.

Le 1er verre n’entraîne plus le second et les suivants. Il ne s’agit pas d’abstinence mais d’indifférence amenant à terme à la guérison

Nous sommes plusieurs centaines, en France et à l’étranger, à avoir la chance d’être soignés par un médecin qui nous prescrit du baclofène. Et les témoignages sont éloquents, c’est une bouffée d’oxygène, une aide inestimable pour prendre le dessus sur l’addiction.

L’information concernant cette molécule n’est pas ou peu diffusée, pour la bonne et simple raison que ce médicament est tombé depuis longtemps dans le domaine des génériques.

Et aucun laboratoire ne s’intéresse à de nouvelles applications possibles du baclofène. Tout le monde a le droit d’en fabriquer. Donc ça ne rapporte à personne, il n’y a pas d’exclusivité possible. De plus, cela met en péril tout un système de prise en charge des malades alcooliques, système très coûteux et très lourd, mais qui fait vivre beaucoup trop de monde...

Le baclofène était jusqu’alors utilisé par les neurologues pour soigner des troubles musculaires bénins chez les malades de la sclérose en plaques.

Il peut s’administrer de deux façons : par voie orale (comprimés) ou par voie intrathécale (injection directe dans le cerveau). Les malades alcooliques (ou toxicomanes) le prennent sous forme de comprimés.

Sous cette forme, le baclofène n’a jamais causé de décès, ni de troubles graves ou irréversibles. Même par tentative de suicide (jusqu’à 250 comprimés en une prise) personne n’est jamais décédé suite à l’absorption de comprimés de baclofène. Le baclofène, est un vieux médicament (plus de 40 ans), dont les effets sont bien connus

Le taux de réussite, avec ce traitement est de 88% d’après la première étude qui vient d’être publiée en France (contre 90 % d’echec avec les méthodes "traditionnelles").

L’alcool tue (120 morts par jour en France), les drogues tuent, le baclofène ne tue pas.
Parlez-en avec votre médecin et tapez sur google alcool et baclofene si vous souhaitez en savoir plus.

par Changethescript mercredi 29 septembre 2010


baclofène

si quelqu un connait cette méthode et/ou ce médicament et désire nous en parler...
merci
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Le psychologue humaniste: caractéristiques essentielles
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