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 Fiction romanesque et réalités spirituelles

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MessageSujet: Aurora, the Child of Light   Ven 08 Mai 2015, 17:11

Aurora ", l'Enfant de Lumière
[Aurora, the Child of Light]





La Reine Noire a volé le soleil, la lune et les étoiles. Incarnez Aurora, une jeune princesse au cœur pur dont l’âme vient de rejoindre le royaume de Lemuria, dans sa quête pour retrouver les trois sources de lumière volées.

Avec l'aide de la luciole Igniculus, des Capillis et de nombreux autres alliés que vous rencontrerez au fil de vos aventures, explorez le royaume de Lemuria, résolvez ses nombreuses énigmes et combattez les terribles créatures du Royaume pour vaincre la Reine Noire.

La fille du duc autrichien, Aurora, est morte ... et pourtant, elle Vit.

Conçu comme un poème jouable, Child of Light [=Enfant de Lumière] vous propose de vivre la quête d’Aurora à travers les différentes régions du vaste monde de Lemuria.

Illustrant une histoire habilement contée en vers et en rimes, les environnements de Lemuria, véritables aquarelles animées, vous plongent dans une aventure unique au cœur d’un monde tombé dans l'oubli.

Création du studio Ubisoft Montréal bénéficiant de la technologie UbiArt Framework, Child of Light est un jeu de rôle inspiré des contes de fées.

Au cours de vos aventures à travers Lemuria, vous rencontrerez de nombreuses créatures hautes en couleur, comme des esprits de la forêt, des souris parlantes, des sorcières maléfiques et de terribles serpents de mer. Partez à la découverte d'un vaste monde, caractérisé par des environnements uniques et des donjons palpitants, qui évoluera au fil de la quête d'Aurora consistant à retrouver trois sources de lumière volées.
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MessageSujet: Dès le 1er juin 2016 au cinéma.   Dim 29 Mai 2016, 08:54




Résumé

Nous découvrons une Alice Kingsleigh qui a suivi les traces de son père et a choisi une carrière maritime. Lors de son retour à Londres, elle découvre un miroir magique qui lui permet de revenir au Pays des Merveilles, auprès de ses amis le Lapin Blanc, Absolem, le Chat du Cheshire et le Chapelier Fou, qui ne se sent pas très bien. Puisque le Chapelier Fou a perdu son Je ne sais quoi, La Reine Blanche envoie Alice en mission pour emprunter le Chronosphère, un globe métallique qui se trouve à l'intérieur de la chambre du Grand Horloger qui contrôle le temps. De retour dans le passé, elle tombe sur des amis et des ennemis dans différents moments de leurs vies, et se lance dans une course périlleuse contre le temps pour sauver le Chapelier.



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MessageSujet: Séries: déconstruction d’une vaste fumisterie   Ven 03 Juin 2016, 19:46

Séries: déconstruction d’une vaste fumisterie
Infantilisantes, superficielles, segmentantes…






Que les séries télévisées obtiennent un succès retentissant, planétaire, à la fois critique et public, trouvant exégètes et laudateurs aussi bien chez les cinéphiles avisés que chez les rustauds piétineurs du samedi après-midi chez Carrefour, est sûrement un signe de la fin des temps bien plus profond qu’il n’y paraît.

La série, autrefois nommée feuilleton, terme qui rend davantage justice à sa nature originelle de divertissement semi-indigent, génère aujourd’hui un culte chronophage qui s’insère jusque dans les discussions de tous les jours, phagocytant les pauses-café autour de discussions sans fin sur les vices et vertus d’un personnage, presque comme s’il était doté d’une existence propre. Les salarymen des années 70 évoquaient-ils avec autant de passion les destins chamarrés de « Columbo » et de « Max la Menace » ? Rien n’est moins sûr. Avec la série télévisée moderne, c’est tout un pan de la sous-culture qui s’est invité dans le cercle domestique, chef de file d’un cortège de passe-temps infantilisants qui semblent avoir pris les rênes du réel, tout au moins dans notre Occident post-moderne allaité par de bien curieuses mamelles sur les ruines du mondes patriarcal.

Point de honte aujourd’hui à afficher une trentaine bien tassée et à se compromettre dans la lecture d’illustrés (pardon, de graphic novels) ou dans le visionnage compulsif de séries à rallonge mettant en scène dragons et princesses revanchardes. Devoir de réserve et obligation du sérieux ? Aujourd’hui, chez le jeune adulte, la norme est à la fuite, et la culture de l’imaginaire, figure de dissidence dans les années 70, engrosse désormais le mainstream. Séries et comics se parent de sérieux pour déculpabiliser leurs adeptes, mais qu’on ne s’y trompe pas : ce sont les mêmes feuilletons, ce sont les mêmes personnages dotés de slips colorés. L’honnête divertissement, qui ne servait qu’à tuer le temps et se targuait d’être oublié sitôt vu, est désormais devenu un culte tutélaire qui nécessite une attention constante et continue, qui déborde presque sur le réel et dont l’ubiquité vampirise l’imaginaire.

Ce qui choque, c’est que la série, contrairement au cinéma, s’inscrit davantage dans une tentative de confiscation de la vie, du quotidien, que dans l’élaboration d’un ποιεῖν (comprendre « poiein » en grec signifiant « faire », « créer ») propre à tirer la conscience vers le haut. Le cinéma, dans sa forme la plus pure, tâche de reconstituer une symbolique, comme tout art il dresse un état liminaire de l’existence, une mythologie sur laquelle celle-ci vient se fixer et concrétionner ses archétypes premiers. Au contraire la série s’intéresse, comme le roman du XIXème dont elle n’est que le produit superlatif, au psychologique, et, en cela elle, est un art bourgeois par excellence : son souci n’est pas de faire modèle mais bien de convoquer l’identification, en privilégiant pour cela des dialogues interminables qui tentent vainement de faire exister chaque personnage autour de subterfuges scénaristiques presque toujours compassés.

L’art de la flagornerie séduisant notre très actuel besoin de fuite

Elle escamote toute verticalité, toute réalité subsumante pour un art de la flagornerie séduisant notre très actuel besoin de fuite globale, le tout avec une narration quasi-apathique qui permettra aux esprits les plus lents d’y adhérer sans effort. Comment les ménagères, qui baillent à la lecture du Seigneur des anneaux, peuvent-elles se passionner pour « Games of Thrones », c’est-à-dire pour 60 heures d’immersion dans un univers d’heroic fantasy ? C’est que « Games of Thrones », à l’instar de toutes les séries, évacue le temps du mythe pour celui du psychologique : aucun souffle épique dans ces épisodes qui ressemblent à de longues bandes-annonces, pas l’ombre d’une action iconique.

C’est l’économie de l’escarmouche et de la frustration, c’est l’économie de la telenovela appliquée à Tolkien. La série est le lieu du rien, la pulsion scopique s’y réduit à un hors-champ constant. Qu’y voit-on au juste ? Plans fixes, contrechamps, gros plans sur des personnages ânonnant leur texte avec un sérieux impayable, soit à peu près le degré zéro de la mise en scène. Il s’y déploie une sorte d’espace mental de l’en-creux, un véritable doudou télévisuel qui nous disculpe de vivre nos vies en nous identifiant artificiellement à ces golems de mots et d’expressions ternes. Comme la pornographie, sorte de néant domestique qui inocule dans le foyer un désir fragmenté, segmenté en autant de spécialisations paramédicales, la série tronçonne la capacité élégiaque de l’imaginaire pour le rendre identifiable, inclusif à l’espace domestique, et fait de nos existences l’arthritique rêve idoine qu’elle se promettait de parachever.

On objectera que le format de la série permet à ceux qui la font de développer des thématiques et des schémas narratifs complexes qui seraient impossibles à brosser au cinéma. C’est en partie vrai, tant le cinéma actuel semble s’être abîmé dans un néant réifiant, essoré par des contingences commerciales  toujours plus éreintantes. Mais ce serait là l’objet d’une autre discussion. Il reste que la puissance digressive de la série est en soi un objet romanesque et non cinématographique : au cinéma en effet l’histoire importe peu, les dialogues encore moins. Les images de cinéma agissent davantage comme des blocs mémoriels, chaque plan se comporte comme une émulsion photochimique dans laquelle le temps trouve son expression véritable, où le temps est littéralement excavé, desserti de sa grossière gangue psychologique et comportementale. Pour paraphraser Tarkovski, au cinéma, il est question avant tout de sculpter le temps. Le montage, la nature même de la narration cinématographique qui procède par ellipses et sutures, évoque un art incantatoire, presque spectral, comme le cinéma muet l’atteste, avec sa volonté panthéiste de décrire la vie dans sa globalité la plus organique : voir « L’Aurore » de Murnau, film-somme après lequel il est bien difficile de produire quoi que soit d’autre. Les photogrammes de cinéma sont autant d’images-signes qui produisent un effet de réel, une sorte de métempsycose.

La série au contraire s’affiche dans une déférence totale à l’histoire et s’exprime dans une superficialité discourante imposée par sa forme même, contrainte de singer le suspens, elle n’est que « faire semblant ». Lynch et Frost l’avaient bien compris : « Twin Peaks » s’assumant avant tout comme un véritable soap opera parasité par le « Lynchverse ». La série ne connaît pas le montage, l’action est délayée à l’infini et le temps qui nous est donné à voir est un temps nu, grossier, non travaillé : c’est pourquoi il est si facile d’y adhérer, pire, de se voir confisquer son destin par ces arcs de vie élaborés comme des formules chimiques dans les bureaux de HBO et consorts.

La spécialisation des séries renvoie à la segmentation du monde post-moderne, incapable de proposer des modèles, il se tourne vers la construction d’artefacts identificatoires, isolants et individualisants. Aujourd’hui on se définit par les séries qu’on regarde. Il n’est pas rare qu’on nous demande, en société, quelles sont « nos séries », comme si celles-ci formaient une sorte de métaconscience domestique, un clouding de nos espaces mentaux qui nous disculpe de se forger une véritable expérience du réel et nous confine dans une véritable tabulation identitaire. « Tu es plutôt “Soprano”, “How I met your mother” et “Docteur House” ? Alors tu aimeras sûrement notre frappuccino à la mousse d’amande de Madagascar ». Les produits de consommation ne font plus, finalement, que dialoguer à travers nous, tissant leurs jeux référentiels, leurs rapports de forces et dressant le tableau hypnotique d’une société qui ne rêve plus que par procuration, drossant mollement son imaginaire vers une réalité supplétive mais castratrice.


http://www.causeur.fr/series-tele-game-of-thrones-hbo-twin-peaks-38408.html
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MessageSujet: J.R.R. Tolkien explique le sens réel du Seigneur des Anneaux   Ven 10 Juin 2016, 08:35

Pour revenir sur Tolkien proposé dans ce forum ...



« Je regarde à l’Est, à l’Ouest, au Nord, au Sud, et je ne vois pas Sauron, mais je vois que Saruman a de nombreux descendants. Nous les hobbits n’avons pas d’armes magiques pour nous défendre. Pourtant, mes chers hobbits, je vous propose de boire à la santé des hobbits. Puissent-ils survivre aux Saruman et revoir le printemps dans les arbres. »




Il y a plus de 20 ans, un homme a retrouvé, dans le sous-sol d'une résidence de Rotterdam, un enregistrement perdu de J.R.R. Tolkien, mais il a choisi de garder la bande secrète jusqu'à aujourd'hui. À ce jour, seul cet homme avait entendu les propos de l'auteur contenus sur cet enregistrement. Or, il n'est maintenant plus le seul: je fais partie des quelques citoyens de la Terre du Milieu qui ont eu la chance de l'entendre et je peux affirmer avec un bonheur sans équivoque que cet enregistrement est génial! Pourquoi? Parce qu'on y retrouve la preuve irréfutable que le Professeur Tolkien est bel et bien, comme bon nombre d'entre nous le suspectent, un hobbit. Mieux, on peut y entendre Tolkien lire un poème perdu en langue elfique qu'il traduit pour nous en anglais. Mais le véritable point culminant de cette entrevue, c'est lorsque l'auteur explique en termes sans équivoque la véritable signification des livres du Seigneur des anneaux!

Vous en avez des frissons? Attendez de l'entendre de vos propres oreilles!

Cet enregistrement a été capté le 28 mars 1958 à Rotterdam, lors d'un "Dîner Hobbit" organisé par l'éditeur néerlandais de Tolkien et un libraire. C'est Allen and Unwin, l'éditeur anglais de Tolkien, qui avait payé les frais de l'auteur pour ce voyage très spécial. Si on se fie à sa correspondance, Tolkien était "vachement content" de découvrir que Rotterdam était pleine de gens "intoxiqués aux hobbits". Tolkien s'est donc présenté dans un auditorium rempli à pleine capacité par 200 fanatiques de hobbits qui voulaient entendre l'auteur et d'autres érudits parler de la Terre du Milieu. Le menu de ce dîner était on ne peut plus Tolkienesque: salade d'oeufs à la Prosper Poiredebeurré, légumes de Baie d'Or et soupe aux champignons du père Maggotte. Une compagnie de tabac néerlandaise avait même fourni des pipes en terre cuite et des blagues de tabac étiquetées Vieux Tobie ou encore Feuille de Langoulet, ce qui a beaucoup plu à Tolkien, fervent amateur de l'art de fumer l'herbe à pipe.

Des récits de cette soirée ont pris forme au fil des ans, mais malheureusement, personne n'a pris la peine de transcrire exactement tout ce que Tolkien a dit. Christopher Tolkien avait probablement préservé quelques-unes des notes de son père pour son discours, car un bref passage légèrement modifié de son allocution lors du Dîner de Hobbits a été utilisé dans la biographie écrite par Humphrey Carpenter. Dieu merci, nous savons maintenant que quelqu'un a enregistré tout l'événement sur ruban magnétique. Ce ruban à bobine a été découvert en 1993 par un hollandais du nom de René van Rossenberg, un expert de Tolkien qui opère un commerce dédié à tout ce qui a trait à la "Midden-aarde" (Terre du Millieu, TolkienShop.com). Mais pourquoi donc van Rossenberg n'a-t-il pas partagé sa découverte avant aujourd'hui?

"Tout comme Smaug, je garde mon trésor et je grogne si d'autres collectionneurs s'approchent de trop près", m'a-t-il récemment répondu après que je lui aie posé la question par email. Heureusement, un expert de la Terre du Milieu nommé Jay Johnstone, qui est également un des fondateurs du site Legendarium.me dédié au fantastique et à la science-fiction, a découvert que van Rossenberg possédait cet enregistrement et l'a persuadé de partager son magot. "J'ai très hâte de partager avec tous les passionnées de Tolkien la joie que j'ai moi-même ressentie lorsque j'ai entendu cet enregistrement pour la première fois pour y entendre le merveilleux discours de Tolkien", concluait van Rossenberg dans son courriel.

Depuis, donc, Legendarium et un autre site Web dédié à Tolkien, MiddleEarthNetwork.com, ont joint leurs forces pour amasser des fonds qui serviront à remastériser l'enregistrement, à le mettre en contexte et à le partager avec le monde entier, cet automne, via le Rotterdam Project. "Toute nouvelle information sur Tolkien est toujours très excitante", se réjouit Tom Shippey, l'auteur du livre J.R.R. Tolkien: Author of the Century, "mais le Rotterdam Project est particulièrement excitant. Imaginez! On parle ici d'un discours de Tolkien, prononcé au cours des premières années de succès du Seigneur des Anneaux, entouré d'amis et d'admirateurs, profitant du moment et parlant tout à fait librement."


La photo ci-dessus a été prise le soir du Dîner de Hobbits de Rotterdam, et on y voit Tolkien élégamment vêtu. Sur l'enregistrement, il ne fait aucun doute que Tolkien avait bu une ou deux pintes avant de se retrouver au micro pour s'adresser aux fervents Hollandais présents dans la salle. J'ai eu la chance d'étudier un grand nombre de photos de Tolkien au fil des ans, mais celle-ci est sans aucun doute une de mes préférées. J'adore la façon leste dont sa main droite repose sur sa hanche, son sourire narquois d'orateur habile qui sait très bien comment mettre l'auditoire dans sa petite poche. Voilà le genre d'homme avec qui nous voudrions tous aller écumer les auberges du Comté (ou de Rotterdam, à vrai dire).

Au début de son discours, Tolkien est effectivement très animé et y va de plusieurs blagues comme je ne l'avais jamais entendu faire auparavant. On est loin du professeur d'Oxford ultra sérieux que la plupart de nous connaissons grâce aux rares enregistrements existants. On y entend plutôt Tolkien incarnant Bilbo et citant des passages du chapitre intitulé Une réception depuis longtemps attendue. Il va même jusqu'à faire référence au célèbre 111e anniversaire (eleventy-first birthday), car l'oraison de Tolkien se voulait une parodie du discours d'adieu de Bilbo. La voix de l'auteur est joviale et embellie de son accent bourru et riche, et elle persiste dans notre mémoire telle une chanson à boire de hobbit. C'est que, voyez-vous, dans les mots d'un de ses étudiants, "le professeur avait le don de donner à une salle de conférence un air de taverne."

Tolkien remercie tous ces "hobbits" pour cette fête comme il n'en a jamais connu auparavant. Il parle ensuite, très humblement, du Seigneur des Anneaux, qualifiant son ouvrage de "pauvre chose, mais au moins elle est mienne". Il avait du mal à croire que les gens présents dans la salle souhaitaient entendre son autobiographie après le repas, alors il est immédiatement passé aux explications concernant l'élaboration de son imposante oeuvre, expliquant notamment que l'Anneau Unique est un simple mécanisme "qui impose un rapide compte à rebours". C'est alors qu'il explique en termes très simples ce que signifient réellement ses livres, ce qu'il avait à peine effleuré une seule fois dans une lettre, mais qui est on ne peut plus clair dans ce discours. (Si vous voulez le savoir, il faudra écouter l'enregistrement par vous-même!)

Un peu plus tard, il récite un poème en langue elfique, blaguant au passage que les hobbits sont toujours terrifiés lorsque quelqu'un menace de réciter un poème lors d'une fête. Avant de débuter, il explique que cela fait presque vingt ans, jour pour jour, qu'il a commencé à écrire le Seigneur des Anneaux. Sa voix mélodieuse donne vie au langage imaginaire, à la manière de sinueux caractères mithril argentés qui se gravent dans votre mémoire:

Twenty years have flowed away down the long river
20 années se sont écoulées dans cette longue rivière
And never in my life will return for me from the sea
Et jamais la mer ne me ramènera à la rivière
Ah years in which looking far away I saw ages long past
Ah ces années où, le regard tourné vers l'horizon, je pouvais voir des éons
When still trees bloomed free in a wide country
Quand à perte de vue les arbres fleurissaient en paix
And thus now all begins to wither
Mais maintenant tout commence à flétrir
With the breath of cold-hearted wizards
Par la faute du souffle de ces sorciers sans pitié
To know things they break them
Qui brisent les choses pour mieux les connaitre
And their stern lordship they establish
Afin d'établir leur règne austère
Through fear of death
Par la peur de la mort


On sait que Tolkien avait passé l'après-midi à se balader dans les rues de Rotterdam, une ville qui avait énormément souffert de la destructrice Deuxième Guerre mondiale. Ce qu'il a vu l'a attristé et lui a rappelé l'"orc-itude" qui semblait envahir le monde, à ses yeux. Les "sorciers sans pitié", engagés dans une quête effrénée de savoir et de pouvoir, n'avaient de talent que pour la destruction. Ses derniers mots adressés à son auditoire hobbitophile, Tolkien a déclare que Sauron n'est plus, mais que les descendants du haineux Saruman étaient, eux, encore très nombreux. Les hobbits de ce monde n'ont pas d'arme magique pour les combattre, mais, ajoute-t-il dans une déclaration robuste et pleine d'espoir:

"Malgré tout, très chers hobbits, je conclurai avec un toast. À la santé des hobbits, et puissent-ils vivre plus longtemps que les sorciers!"

Ce Dîner de Hobbits de Rotterdam sera le premier et le dernier événement du genre. Tolkien n'a jamais plus participé à ce genre d'événement en son honneur. Heureusement pour nous tous, nous avons désormais une trace de ce qui s'est produit lors de cette soirée mémorable, et de ce que ce grand auteur y a dit. Ainsi, le son de sa voix, tout comme ses écrits, lui survit.

Voici un aperçu du Rotterdam Project. Comme le dit si bien Jay Johnstone, "C'est une chance inouïe de découvrir Tolkien, l'homme, plutôt que Tolkien, l'auteur".

SOURCE
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MessageSujet: Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson   Lun 13 Juin 2016, 15:23


Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson



" Rien ne vaut de passer un bon moment avec soi même, à parcourir les rayonnages de sa bibliothèque intérieure. "

« Le meilleur moyen pour se convertir au calme monastique est de s’y trouver contraint. S’asseoir devant la fenêtre le thé à la main, laisser infuser les heures, offrir au paysage de décliner ses nuances, ne plus penser à rien et soudain saisir l’idée qui passe, la jeter sur le carnet de notes. Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l’inspiration sortir. »

« Les sociétés n’aiment pas les ermites. Elles ne leur pardonnent pas de fuir. Elles réprouvent la désinvolture du solitaire qui jette son « continuez sans moi » à la face des autres. Se retirer c’est prendre congé de ses semblables. L’ermite nie la vocation de la civilisation, en constitue la critique vivante. Il souille le contrat social. Comment accepter cet homme qui passe la ligne et s’accroche au premier vent qui passe ? »

« Privé de conversation, de contradiction et des sarcasmes de ses interlocuteurs, l’ermite est moins drôle, moins vif, moins incisif, moins mondain, moins rapide que son cousin des villes. Il gagne en poésie ce qu’il perd en agilité. »

« La retraite est révolte. Gagner sa cabane, c’est disparaître des écrans de contrôle. L’ermite s’efface. Il n’envoie plus de traces numériques, de signaux téléphoniques, plus d’impulsions bancaires. Il se défait de toute identité. »

« Le luxe ? C’est le déploiement devers moi de vingt-quatre heures, offertes chaque jour à mon seul désir. Les heures sont de grandes filles blanches dressées dans le soleil pour me servir. Si je veux rester deux jours sur le châlit à lire un roman, qui m’en empêchera ? S’il me prend l’envie au soir tombant de partir dans les bois, qui m’en dissuadera ? Le solitaire des forêts a deux amours, le temps et l’espace. Le premier, il l’emplit à sa guise, le deuxième, il le connaît comme personne. »




Sylvain Tesson né en 1972 est écrivain et voyageur, fils du journaliste Philippe Tesson. Géographe de formation, il voyage la plupart du temps par ses propres moyens, c'est-à-dire sans le soutien de la technique moderne, en totale autonomie. Ses expéditions sont financées par la réalisation de documentaires, par des cycles de conférences et par la vente de ses récits d'expédition. Il obtient le prix Goncourt de la nouvelle en 2009, pour Une vie à coucher dehors.

Sylvain Tesson a passé six mois de février à juillet 2010, en ermite dans une cabane au sud de la Sibérie, sur les bords du lac Baïkal, non loin d'Irkoutsk. C’est cette expérience qu’il relate dans son nouveau bouquin, Dans les forêts de Sibérie, présentée sous la forme d’un journal intime.

Quelques pensées inspirantes signées Sylvain Tesson, l'homme qui revenait de loin ICI

Sylvain Tesson - On n'est pas couché 8 octobre 2011


Sylvain Tesson - On n'est pas couché 7 février 2015 (après son accident)


Pour “ Dans les forêts de Sibérie ”, Raphaël Personnaz a passé trois mois au bord du lac Baïkal. Rencontre avec un jeune homme transformé.ICI

Le film :
Pour assouvir un besoin de liberté, Teddy décide de partir loin du bruit du monde, et s’installe seul sur les rives gelées du lac Baïkal...

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MessageSujet: The Matrix - Child of Zion (2016)    Mar 14 Juin 2016, 15:29



« La matrice est un système Neo, et ce système est notre ennemi. Quand on est à l’intérieur, qu’est-ce qu’on voit partout ? Des hommes d’affaires, des enseignants, des avocats, des architectes. C’est avec leur esprit qu’on communique pour essayer de les sauver, mais en attendant, tous ces gens font quand même parti du système. Ce qui fait d’eux nos ennemis. Ce qu’il faut que tu comprennes, c’est que pour la plupart ils ne sont pas prêts à se laisser débrancher. Bon nombre d’entre eux sont tellement inconscient et désespérément dépendant du système, qu’ils vont jusqu’à se battre pour le protéger ».

Matrix 4 bientôt...

Je suis prête pour demain...
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MessageSujet: Re: Fiction romanesque et réalités spirituelles   Mer 15 Juin 2016, 16:49

LE SEIGNEUR DES ANNEAUX A-T-IL UN RAPPORT AVEC LA FOI CATHOLIQUE ?


Tolkien le croyait fermement et il a essayé de l’expliquer, lui qui disait : « Le Seigneur des Anneaux est bien entendu une œuvre fondamentalement religieuse et catholique ; de manière inconsciente dans un premier temps, puis de manière consciente lorsque je l'ai retravaillée ».

1. John Ronald Reuld Tolkien (1892-1973) fut professeur en langue et littérature anglaise à l’université d’Oxford. Sa passion pour la philologie, l’étude des langues et des dialectes, l’a amené à s’intéresser de près aux mythes et récits anciens. Il se lamentait du fait que son propre pays ait perdu son fond de culture mythologique, et s’est alors donné pour tâche d’en élaborer une. Cela donnera le Silmarillon, cadre dans lequel s’inscrit l’histoire du Seigneur des Anneaux. Tout en empruntant largement aux mythes païens et nordiques, il a cependant choisi de construire une histoire fictive qui soit cohérente avec sa propre foi catholique.

Pour bien comprendre ce qui se trouve dans l’œuvre du Seigneur des Anneaux, il convient d’esquisser un portrait de son auteur, John Ronald Reuld Tolkien.
John Ronald Reuld Tolkien naît le 3 janvier 1892 à Bloemfontein en Afrique du Sud dans une famille anglaise, son père, Arthur Tolkien, est employé de banque ; sa mère, Mabel Tolkien née Suffield, vient d’une famille des Midlands. C’est au cours de vacances chez ses grands-parents maternels à Birmingham, en février 1896, que Tolkien apprend la mort de son père victime d’une hémorragie. Sa mère décide de ne pas retourner en Afrique du Sud, et s’installe à Sarenhole, au sud de Birmingham, dans un petit pavillon de campagne. Tolkien gardera toute sa vie un souvenir très ému de sa mère, qui s’est occupée seule de lui et de son cadet, Hilary. Très tôt le jeune Ronald manifeste un vif intérêt pour les langues, il sait parfaitement lire à 4 ans et s’intéresse déjà au latin. à 7 ans il écrit sa première histoire. Cependant en 1900 il leur faut déménager, car la conversion de Mabel Tolkien à la religion catholique entraîne de graves dissensions avec sa famille, qui lui coupe les vivres. Ils se rapprochent alors de Birmingham, d’abord à Moseley, puis à Edgbaston en 1902. Il s’initie au grec, à la littérature et aux dialectes. Mais en 1904 sa mère découvre qu’elle souffre de diabète, en novembre elle tombe dans le coma et meurt six jours plus tard. Jusqu’à sa mort Tolkien considérera sa mère comme une martyre : « J’ai été témoin des souffrances héroïques et de la mort précoce, dans une extrême pauvreté, de ma mère, qui m’a amené à l’Église. »

Les études du jeune Tolkien

Tolkien et son frère, âgés de 12 et 10 ans, sont recueillis par le Père Francis Morgan, prêtre catholique, qui s’était lié d’amitié avec cette famille. Il deviendra leur tuteur. Ronald Tolkien continue d’approfondir sa passion des langues et commence à inventer des dialectes. Il rencontre alors Édith Bratt, fille illégitime, de 3 ans son aînée, et en 1909 à 17 ans Tolkien lui déclare sa flamme. Mais le Père Morgan met son véto : le jeune homme doit d’abord se concentrer sur ses études, hors de question d’envisager quoi que ce soit avant qu’il n’ait une situation stable. En décembre 1910 le jeune Tolkien obtient une bourse au collège d’Exeter à Oxford. Il va alors s’investir intensément dans ses études : cours, travaux de recherche, sport, journaux et clubs. Mais surtout ces années d’étude sont pour Tolkien l’occasion de grandes découvertes : le Kalevala, un recueil de textes mythologiques nordiques et le finnois, un dialecte ancien. Tout cela va grandement l’influencer et jouer sur l’élaboration de son univers : « Ce fut comme de découvrir toute une cave remplie de bouteilles d’un vin extraordinaire, d’une sorte et d’un goût jamais connus jusqu’alors. J’en ai été totalement grisé. »

Les premiers travaux suivent son expérience de la guerre

En 1913 Tolkien retrouve Édith et l’épouse. A l’université, il se spécialise en littérature anglaise et médiévale. Petit à petit il rédige des poèmes qui seront les premières pierres de sa mythologie. En 1915 il est engagé dans les fusiliers du Lancashire, et part à la guerre en 1916. Il participera notamment à la bataille de la Somme, ce qui le marquera profondément. Ce n’est qu’ensuite que Tolkien prend davantage conscience du manque de mythologie dans la culture anglaise, les grandes histoires mythologiques et folkloriques que l’on trouve en Angleterre étant alors d’origine étrangère. C’est à cette période que Tolkien se donne pour but d’en donner une à son pays, laquelle serait un point de départ, une véritable toile de fond sur laquelle d’autres pourraient ensuite venir tisser quelque chose. A partir de ce projet il a créé le Silmarillion, une histoire mythologique du monde qu’il élabora tout au long de sa vie : « j’ai très tôt été attristé par la pauvreté de mon propre pays bien-aimé : il n’avait aucune histoire propre (étroitement liée à sa langue et à son sol), en tout cas pas de la nature que je recherchais et trouvais (comme ingrédient) dans les légendes d’autres contrées. Il y avait les grecques, les celtes, et les romanes, les germaniques, les scandinaves et les finnoises (qui m’ont fortement marqué), mais rien d’anglais, […]. Bien sûr il avait, il y a, tout le monde arthurien mais, malgré sa force, il est imparfaitement naturalisé, étant associé avec le sol britannique et non anglais, »

Il publie Bilbo le Hobbit à 45 ans puis il met 15 ans à écrire les 1500 pages du Seigneur des Anneaux qui deviennent un phénomène mondial.

En 1925, Tolkien est élu professeur d’anglo-saxon à Oxford. A cette époque il rencontre C.S Lewis, futur auteur des Chroniques de Narnia, avec qui il noue une profonde amitié. Ensemble, vers 1930, ils fondent avec d’autres amis les Inklings, groupe d’amis chrétiens s’intéressant à la littérature. C’est à cette période qu’il commence à rédiger Bilbo le Hobbit, qui n’est, à l’origine qu’une petite histoire qu’il écrit pour s’aérer l’esprit et qu’il raconte le soir à ses enfants. Mais l’ouvrage attire l’attention d’un éditeur qui convainc Tolkien de le faire publier. Le Hobbit paraît donc en 1937, Tolkien a 45 ans, et il va connaître un certain succès. Son éditeur lui demande bientôt la rédaction d’une suite. Il propose alors son Silmarillion mais l’éditeur refuse, ce n’est pas ce que le public attend. Tolkien se mets quand même à la tâche. Elle durera 15 ans : « j’ai repris la suite de Bilbo le Hobbit – Le Seigneur de l’Anneau. Cela coule maintenant tout seul et échappe totalement à mon contrôle. » Ce qui devait être la suite tranquille d’un livre de contes pour enfants de 150 pages va alors prendre des dimensions bien plus grandes et se transformer en une épopée épique de 1500 pages pour un public adulte. Publiés en 1954 et 1955, la trilogie de l’Anneau va connaître un succès incomparablement supérieur à Bilbo au point de devenir un phénomène mondial. Tolkien, quoique surpris, est très satisfait mais aussi très méfiant quant à cette réussite (notamment vis-à-vis des campus américains). Il prend sa retraite en 1959 et enchaîne les honneurs universitaires. Très marqué par la mort de sa femme Edith en 1971, il la rejoindra deux ans plus tard, le 2 septembre 1973 à 81 ans à la suite d’une maladie.

La réponse de Grégoire Gillio:
Grégoire Gilliot est étudiant en philosophie. Après une licence obtenue à l'Institut de Philosophie Comparée, il suit un double cursus en master, l'un à la Sorbonne (master d'Histoire de la Philosophie), et l'autre à l'Institut Catholique de Toulouse (master de Métaphysique et philosophie de la religion).


Citation :
2. Si le Silmarillion se présente comme la synthèse de toute la mythologie imaginée par Tolkien, Le Seigneur des Anneaux est un détail de cette fresque gigantesque. Ce récit est présenté par l’auteur comme une Faërie, un conte de fée. Non qu’il faille y voir là une histoire naïve, gentillette avec des personnages simplistes, faisant abstraction de toute laideur, car ce serait là, pour Tolkien une dégénérescence du genre. La Faërie est en réalité très liée à la mythologie et désigne le fait de raconter une histoire se déroulant dans un pays imaginaire : le pays des Elfes, aussi appelés Fées. En résumé, la Faërie tient alors dans l’art d’imaginer un monde dans lequel trois éléments sont réunis : le recouvrement, l’évasion et la consolation. En savoir +

3. L’oeuvre de Tolkien présente trois niveaux de catholicité : un premier explicite, disons un catholicisme de surface, qui est celui des correspondances entre les personnages, ainsi que des similitudes entre les éléments factuels du récit et ceux de l’Histoire Sainte. C’est le niveau le plus faible, sur lequel Tolkien insiste le moins et qui ne correspond pour lui qu’a de brefs clins d’oeil plus ou moins pertinents disséminés dans le roman. Selon lui, tout au mieux peuvent-ils évoquer des éléments de la Révélation mais cela limité et accessoire. Ainsi les personnages de Frodon, Gandalf et Aragorn apparaissent sous certains aspects comme des figures christiques, tandis que la quête de destruction de l’Anneau, responsable de la Chute des Hommes évoque l’Histoire du Salut, et les différentes batailles ont quelque chose de l’eschatologie chrétienne, etc... En savoir +

4. Le second niveau est celui du catholicisme de fond, qui est, selon l’auteur, la vraie richesse de son œuvre. Il ne s’agit pas ici de lire en cherchant des références chrétiennes mais d’effectuer la démarche inverse : assimiler les messages portés par l’histoire sans a priori, pour ensuite s’apercevoir que ceux-ci se trouvent pleinement exprimés dans tout le Christianisme. On peut ainsi distinguer deux types de thèmes abordés : ce qui a rapport au transcendant d’un côté et à l’immanent de l’autre. Tout au long de l’histoire on s’aperçoit en effet que la suite des événements s’enchaîne grâce aux actes des protagonistes, mais aussi par d’heureux « hasards » qui semblent être bien plus que cela. La présence d’une transcendance est discrètement insérée dans tout le récit : l’échec de Frodon au point ultime de sa quête est ainsi très significatif. Tout en illustrant la participation des créatures à la lutte contre le mal, il rappelle que la grâce divine est cependant nécessaire pour vaincre. A travers le personnage de Gollum se manifeste la question de la miséricorde, etc. En savoir +
5. Mais il y a aussi des thématiques de natures plus immanentes, on pourrait dire morales. Et c’est sans doute à ce niveau que se situe ce qu’il y a de plus intéressant dans le Seigneur des Anneaux : L’histoire présente des personnages très différents faisant face à une menace grandissante, qui les dépasse largement, dans des situations contingentes dont ils ne maîtrisent qu’une petite part. Il s’agit donc pour eux de discerner le mal à combattre et de s’y atteler, même si cela paraît sans espoir. Les thématiques tournent beaucoup autour de la tentation du pouvoir et de ses dangers. Tolkien, très sensible au thème du respect de la Création et de la nature, dénonce les dangers de l’industrialisation et des machines sans pour autant tomber dans un écologisme naïf. En savoir +

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MessageSujet: Re: Fiction romanesque et réalités spirituelles   Mar 21 Juin 2016, 17:30

Ambre a écrit quote="Sujet: Walt Disney Lun 15 Oct 2007 - 21:52" a écrit:



Walter Elias Disney dit Walt (né le 5 décembre 1901 à Chicago, Illinois - mort le 15 décembre 1966, à Los Angeles, Californie) est connu comme producteur, directeur, scénariste, doubleur et animateur américain d'origine irlandaise de dessins animés. Il fonda en 1923 la société Walt Disney Company et devint petit à petit l'un des producteurs de films les plus célèbres. Walt Disney est aussi le créateur du premier « parc à thèmes », inventant le concept.
Walt Disney est également connu pour avoir été un conteur d'histoire, et une vedette de télévision. Lui et son équipe ont créé un bon nombre des personnages animés les plus connus au monde, dont l'un est considéré par beaucoup de biographes comme son alter-ego, Mickey Mouse.


Mickey Franc-Maçon

Qu'il est dangereux de se laisser à quelques périgrinations sur le web. On peut d'ailleurs y découvrir que, selon le (délirant) site Bibles et nombres, Walt Disney était franc-maçon au 33e degré, et dissimulait trois "six" (NDLR : le chiffre de la bête selon l'Apocalypse) dans sa signature. L'appartenance maçonnique de Walt Disney est plus sobrement évoquée dans Le symbolisme Maçonnique et Hermétique de Peter Pan - (Pour une lecture intelligente des contes de Richard Khaitzine )

On pouvait lire dans l'encyclopédie collaborative en ligne Wikipédia : Avec son personnage de Mickey, avec ses gants blancs et son short-tablier à deux point, il symbolise un petit Franc-Maçon. L'alphabet maçonnique est d'ailleurs diffusé dans le Manuel des castor junior (sic). Cette "information" a été rectifiée.

Les pratiques occultes de Walt Disney étaient dénoncées dans des sites où on relevait son utilisation des miroirs (qui permettent de voir dans le monde des esprits). Il se serait montré le plus grand propagateur de la sorcellerie (NDLR : dans L'Apprenti Sorcier).

Certains vont plus loin. Disney ne serait pas contenté d'être un simple Franc-Maçon même de haut grade. Il aurait rejoint l'Ordre des Illuminati (sur lequel nous reviendrons ultérieurement) : Les enfants qui ont disparu à Disneyland et n'ont jamais été retrouvés ont été kidnappés par l'organisation Disney et sacrifiés ou utilisés comme esclaves sous contrôle mental, pourtant on a attribué leur disparition à des visiteurs dérangés qui auraient abusé sexuellement des enfants (traduction de l'anglais).


sujet remonté avec cette vidéo...


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MessageSujet: Doctor Strange   Lun 25 Juil 2016, 22:01

Doctor Strange suit l’histoire du Docteur Stephen Strange, talentueux neurochirurgien qui, après un tragique accident de voiture, doit mettre son ego de côté et apprendre les secrets d’un monde caché de mysticisme et de dimensions alternatives.
Basé à New York, dans le quartier de Greenwich Village, Doctor Strange doit jouer les intermédiaires entre le monde réel et ce qui se trouve au-delà, en utilisant un vaste éventail d’aptitudes métaphysiques et d’artefacts pour protéger l’Univers Cinématographique Marvel.


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MessageSujet: Re: Fiction romanesque et réalités spirituelles   Mar 26 Juil 2016, 21:10

Merci Douceur. Suis en effet impatiente de voir ce film!

Docteur Strange est un personnage de fiction, un super-héros appartenant à l'univers de Marvel Comics. Créé par le scénariste Stan Lee et le dessinateur Steve Ditko, il apparaît pour la première fois dans le comic book Strange Tales #110 en 1963. En France, il est publié pour la première fois dans Étranges Aventures n°22 (septembre 1971) 1. Le Docteur Strange est « le maître des arts mystiques » auquel tous les autres super-héros font appel quand ils ont affaire à des adversaires usant de magie.

Stephen Strange était un brillant neurochirurgien mais aussi un être dépravé, cynique et égoïste. Oublieux de ses devoirs et de la déontologie médicale, il cherchait avant tout à faire fortune et sélectionnait ses patients d'après le contenu de leur compte en banque. Mais une nuit, alors qu'il rentrait d'une soirée bien arrosée, il eut un accident de voiture. Il en sortit vivant mais eut les deux mains si abîmées qu'il ne put plus opérer. Désespéré, il sombra dans une profonde dépression. Il subit de nombreuses interventions afin de récupérer sa légendaire dextérité. En vain. Petit à petit, ses collègues, ses amis le délaissèrent. C'était un homme fini.

Puis un jour, il entendit parler de l'Ancien, une sorte de guérisseur habitant dans les montagnes de l'Himalaya et soi-disant capable de faire des miracles. Strange crut qu'il pouvait l'aider à redevenir le fameux chirurgien qu'il avait été. Il entreprit aussitôt un long voyage au bout duquel il rencontra un homme aux pouvoirs étranges. L'Ancien s'avéra être un prodigieux maître des sciences occultes et l'ultime dépositaire de pratiques secrètes ancestrales. Il ne guérit pas Strange mais lui fit subir des épreuves initiatiques auxquelles son élève se soumit avec, au départ, une certaine réticence.

À l'issue de ce long apprentissage, Stephen Strange réalisa ses erreurs passées et décida de consacrer sa vie aux arts mystiques. Son mentor lui remit alors le Manteau de Lévitation et l'Œil d'Agamotto, une amulette aux pouvoirs divinatoires. Ainsi naquit le célèbre Docteur Strange. Très vite, celui-ci fut confronté à de terribles ennemis dont le Baron Mordo, un disciple de l'Ancien qui avait mal tourné, et Dormammu, seigneur de la Dimension de l'Ombre. L'Ancien confia à son cher élève la protection de la Terre. Le docteur s'installa dans un manoir à Greenwich Village, New York, et prit à son service le fidèle Wong.

Un jour, Strange fut contacté par le corps astral de Genghis le Sage (un maître mystique du Tibet), dans son manoir, pour ce qui allait être le défi de sa vie (cf. Docteur Strange et Fatalis). Tous les plus grands sorciers de la Terre, dont Victor von Fatalis, furent réunis dans un temple au milieu de la forêt javanaise. C'est là que Genghis leur révéla la raison de cet appel : un défi organisé par la trinité des Vishanti. À ce moment, les Vishanti apparurent, figèrent Genghis dans un immense cristal de glace, et révélèrent aux sorciers présents la finalité du défi : celui qui libérerait Genghis deviendrait le Sorcier Suprême, le plus grand de tous. Le docteur Strange parvint à découvrir le secret pour sortir l'Ancien, alors que tous les autres avaient échoué, à l'exception de Fatalis, qui observait ce qui se passait. C'est alors que les Vishantis réapparurent et mirent fin au défi, proclamant le Docteur Strange Sorcier Suprême.
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MessageSujet: Doctor Strange   Mar 08 Nov 2016, 16:08

Suite...
Le docteur Strange, parti vers l'Orient, trouve le multivers



Philippe Guillemant a écrit:
Parler de "la physique de la conscience" est rentré dans le politiquement correct, y compris des rationalistes les plus sceptiques comme ceux de Futurasciences ci-dessous, grâce au film "Doctor Strange". Il est même devenu convenable de faire le lien entre la conscience, le multivers et la gravité quantique, comme je le fais dans mon livre et autres articles. Sauf que si vous voulez comprendre clairement ce lien ainsi que cette future physique de la conscience, il vaut mieux me lire que de suivre les fausses pistes de cet article qui vous renvoie au multivers de type 2 (ce n'est pas le bon: c'est le numéro 3 qu'il faut considérer, comme le fait Thibault Damour) ou encore au big-bang (toujours ce fameux paradoxe de l'ancestralité qui n'existe pas). Enfin bref, heureusement que vous m'avez pour rester dans le coup, un ptit coup d'ego ça fait pas de mal :)

Physique : les pouvoirs de Doctor Strange, super-héros de Marvel, sont-ils crédibles ?


Les maîtres de la théorie quantique s'interrogent depuis des décennies sur les rapports entre l'esprit et la matière. Leurs spéculations ont été abusivement détournées par les mouvements New Age mais elles peuvent servir à donner un peu de crédibilité aux films fantastiques, comme l'actuel Doctor Strange.

source ET ARTICLE SUR  FUTURA SCIENCES
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MessageSujet: Re: Fiction romanesque et réalités spirituelles   Mar 08 Nov 2016, 17:05

Il a l'air pas mal ce film :)

Ambre, j'ai lu ce bouquin de Philippe Guillemant sur "La Physique de la Conscience", qui propose une approche intuitive de la physique quantique. Certains aspects sont vraiment intéressants... comme la proposition d'un modèle cybernétique de conscience qui assurerait un contrôle du flux quantique de l'espace-temps (qui fait penser à la notion que Sphinx appelle le "by-passing", il me semble). On aborde aussi les phénomènes de synchronicités, que la physique quantique tente d'expliquer. On voit s'approcher ainsi les principes d'éternalisme, considérant que passé, présent et futur sont corrélés, et le présentisme, qui considère le seul le présent subsiste.
Pour ma part, intuitivement, je dirais que l'humain est un être présentiste, mais ça reste à réfléchir, il me semble...
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MessageSujet: Re: Fiction romanesque et réalités spirituelles   Mar 08 Nov 2016, 18:41

Citation :
Ambre, j'ai lu ce bouquin de Philippe Guillemant sur "La Physique de la Conscience"

En effet, moi aussi, ce livre est proposé sur le forum et Sphinx et Philippe Guillemant on eu des échanges il y a quelques années ici sur le sujet de la Route du Temps
regarde ici = > Double causalité? http://antahkarana.forumzen.com/t2765-double-causalite#23714

belle soirée

richel
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MessageSujet: A CURE FOR WELLNESS   Ven 20 Jan 2017, 10:00

A CURE FOR WELLNESS, February 15, 2017.
"Ce n'est que lorsque nous connaissons notre mal que nous pouvons espérer lui trouver un remède..."


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MessageSujet: Re: Fiction romanesque et réalités spirituelles   Ven 02 Juin 2017, 21:24

LE SEIGNEUR DES ANNEAUX A-T-IL UN RAPPORT AVEC LA FOI CATHOLIQUE ?

Tolkien le croyait fermement et il a essayé de l’expliquer, lui qui disait :
« Le Seigneur des Anneaux est bien entendu une œuvre fondamentalement religieuse et catholique ;
de manière inconsciente dans un premier temps, puis de manière consciente lorsque je l'ai retravaillée ».





1. John Ronald Reuld Tolkien (1892-1973) fut professeur en langue et littérature anglaise à l’université d’Oxford. Sa passion pour la philologie, l’étude des langues et des dialectes, l’a amené à s’intéresser de près aux mythes et récits anciens. Il se lamentait du fait que son propre pays ait perdu son fond de culture mythologique, et s’est alors donné pour tâche d’en élaborer une. Cela donnera le Silmarillon, cadre dans lequel s’inscrit l’histoire du Seigneur des Anneaux. Tout en empruntant largement aux mythes païens et nordiques, il a cependant choisi de construire une histoire fictive qui soit cohérente avec sa propre foi catholique.

Pour bien comprendre ce qui se trouve dans l’œuvre du Seigneur des Anneaux, il convient d’esquisser un portrait de son auteur, John Ronald Reuld Tolkien.
John Ronald Reuld Tolkien naît le 3 janvier 1892 à Bloemfontein en Afrique du Sud dans une famille anglaise, son père, Arthur Tolkien, est employé de banque ; sa mère, Mabel Tolkien née Suffield, vient d’une famille des Midlands. C’est au cours de vacances chez ses grands-parents maternels à Birmingham, en février 1896, que Tolkien apprend la mort de son père victime d’une hémorragie. Sa mère décide de ne pas retourner en Afrique du Sud, et s’installe à Sarenhole, au sud de Birmingham, dans un petit pavillon de campagne. Tolkien gardera toute sa vie un souvenir très ému de sa mère, qui s’est occupée seule de lui et de son cadet, Hilary. Très tôt le jeune Ronald manifeste un vif intérêt pour les langues, il sait parfaitement lire à 4 ans et s’intéresse déjà au latin. à 7 ans il écrit sa première histoire. Cependant en 1900 il leur faut déménager, car la conversion de Mabel Tolkien à la religion catholique entraîne de graves dissensions avec sa famille, qui lui coupe les vivres. Ils se rapprochent alors de Birmingham, d’abord à Moseley, puis à Edgbaston en 1902. Il s’initie au grec, à la littérature et aux dialectes. Mais en 1904 sa mère découvre qu’elle souffre de diabète, en novembre elle tombe dans le coma et meurt six jours plus tard. Jusqu’à sa mort Tolkien considérera sa mère comme une martyre : « J’ai été témoin des souffrances héroïques et de la mort précoce, dans une extrême pauvreté, de ma mère, qui m’a amené à l’Église. »

Les études du jeune Tolkien

Tolkien et son frère, âgés de 12 et 10 ans, sont recueillis par le Père Francis Morgan, prêtre catholique, qui s’était lié d’amitié avec cette famille. Il deviendra leur tuteur. Ronald Tolkien continue d’approfondir sa passion des langues et commence à inventer des dialectes. Il rencontre alors Édith Bratt, fille illégitime, de 3 ans son aînée, et en 1909 à 17 ans Tolkien lui déclare sa flamme. Mais le Père Morgan met son véto : le jeune homme doit d’abord se concentrer sur ses études, hors de question d’envisager quoi que ce soit avant qu’il n’ait une situation stable. En décembre 1910 le jeune Tolkien obtient une bourse au collège d’Exeter à Oxford. Il va alors s’investir intensément dans ses études : cours, travaux de recherche, sport, journaux et clubs. Mais surtout ces années d’étude sont pour Tolkien l’occasion de grandes découvertes : le Kalevala, un recueil de textes mythologiques nordiques et le finnois, un dialecte ancien. Tout cela va grandement l’influencer et jouer sur l’élaboration de son univers : « Ce fut comme de découvrir toute une cave remplie de bouteilles d’un vin extraordinaire, d’une sorte et d’un goût jamais connus jusqu’alors. J’en ai été totalement grisé. »

Les premiers travaux suivent son expérience de la guerre

En 1913 Tolkien retrouve Édith et l’épouse. A l’université, il se spécialise en littérature anglaise et médiévale. Petit à petit il rédige des poèmes qui seront les premières pierres de sa mythologie. En 1915 il est engagé dans les fusiliers du Lancashire, et part à la guerre en 1916. Il participera notamment à la bataille de la Somme, ce qui le marquera profondément. Ce n’est qu’ensuite que Tolkien prend davantage conscience du manque de mythologie dans la culture anglaise, les grandes histoires mythologiques et folkloriques que l’on trouve en Angleterre étant alors d’origine étrangère. C’est à cette période que Tolkien se donne pour but d’en donner une à son pays, laquelle serait un point de départ, une véritable toile de fond sur laquelle d’autres pourraient ensuite venir tisser quelque chose. A partir de ce projet il a créé le Silmarillion, une histoire mythologique du monde qu’il élabora tout au long de sa vie : « j’ai très tôt été attristé par la pauvreté de mon propre pays bien-aimé : il n’avait aucune histoire propre (étroitement liée à sa langue et à son sol), en tout cas pas de la nature que je recherchais et trouvais (comme ingrédient) dans les légendes d’autres contrées. Il y avait les grecques, les celtes, et les romanes, les germaniques, les scandinaves et les finnoises (qui m’ont fortement marqué), mais rien d’anglais, […]. Bien sûr il avait, il y a, tout le monde arthurien mais, malgré sa force, il est imparfaitement naturalisé, étant associé avec le sol britannique et non anglais, »

Il publie Bilbo le Hobbit à 45 ans puis il met 15 ans à écrire les 1500 pages du Seigneur des Anneaux qui deviennent un phénomène mondial.

En 1925, Tolkien est élu professeur d’anglo-saxon à Oxford. A cette époque il rencontre C.S Lewis, futur auteur des Chroniques de Narnia, avec qui il noue une profonde amitié. Ensemble, vers 1930, ils fondent avec d’autres amis les Inklings, groupe d’amis chrétiens s’intéressant à la littérature. C’est à cette période qu’il commence à rédiger Bilbo le Hobbit, qui n’est, à l’origine qu’une petite histoire qu’il écrit pour s’aérer l’esprit et qu’il raconte le soir à ses enfants. Mais l’ouvrage attire l’attention d’un éditeur qui convainc Tolkien de le faire publier. Le Hobbit paraît donc en 1937, Tolkien a 45 ans, et il va connaître un certain succès. Son éditeur lui demande bientôt la rédaction d’une suite. Il propose alors son Silmarillion mais l’éditeur refuse, ce n’est pas ce que le public attend. Tolkien se mets quand même à la tâche. Elle durera 15 ans : « j’ai repris la suite de Bilbo le Hobbit – Le Seigneur de l’Anneau. Cela coule maintenant tout seul et échappe totalement à mon contrôle. » Ce qui devait être la suite tranquille d’un livre de contes pour enfants de 150 pages va alors prendre des dimensions bien plus grandes et se transformer en une épopée épique de 1500 pages pour un public adulte. Publiés en 1954 et 1955, la trilogie de l’Anneau va connaître un succès incomparablement supérieur à Bilbo au point de devenir un phénomène mondial. Tolkien, quoique surpris, est très satisfait mais aussi très méfiant quant à cette réussite (notamment vis-à-vis des campus américains). Il prend sa retraite en 1959 et enchaîne les honneurs universitaires. Très marqué par la mort de sa femme Edith en 1971, il la rejoindra deux ans plus tard, le 2 septembre 1973 à 81 ans à la suite d’une maladie.

La réponse de Grégoire Gillio:
Grégoire Gilliot est étudiant en philosophie. Après une licence obtenue à l'Institut de Philosophie Comparée, il suit un double cursus en master, l'un à la Sorbonne (master d'Histoire de la Philosophie), et l'autre à l'Institut Catholique de Toulouse (master de Métaphysique et philosophie de la religion).


Citation :
2. Si le Silmarillion se présente comme la synthèse de toute la mythologie imaginée par Tolkien, Le Seigneur des Anneaux est un détail de cette fresque gigantesque. Ce récit est présenté par l’auteur comme une Faërie, un conte de fée. Non qu’il faille y voir là une histoire naïve, gentillette avec des personnages simplistes, faisant abstraction de toute laideur, car ce serait là, pour Tolkien une dégénérescence du genre. La Faërie est en réalité très liée à la mythologie et désigne le fait de raconter une histoire se déroulant dans un pays imaginaire : le pays des Elfes, aussi appelés Fées. En résumé, la Faërie tient alors dans l’art d’imaginer un monde dans lequel trois éléments sont réunis : le recouvrement, l’évasion et la consolation. En savoir +

3. L’oeuvre de Tolkien présente trois niveaux de catholicité : un premier explicite, disons un catholicisme de surface, qui est celui des correspondances entre les personnages, ainsi que des similitudes entre les éléments factuels du récit et ceux de l’Histoire Sainte. C’est le niveau le plus faible, sur lequel Tolkien insiste le moins et qui ne correspond pour lui qu’a de brefs clins d’oeil plus ou moins pertinents disséminés dans le roman. Selon lui, tout au mieux peuvent-ils évoquer des éléments de la Révélation mais cela limité et accessoire. Ainsi les personnages de Frodon, Gandalf et Aragorn apparaissent sous certains aspects comme des figures christiques, tandis que la quête de destruction de l’Anneau, responsable de la Chute des Hommes évoque l’Histoire du Salut, et les différentes batailles ont quelque chose de l’eschatologie chrétienne, etc... En savoir +

4. Le second niveau est celui du catholicisme de fond, qui est, selon l’auteur, la vraie richesse de son œuvre. Il ne s’agit pas ici de lire en cherchant des références chrétiennes mais d’effectuer la démarche inverse : assimiler les messages portés par l’histoire sans a priori, pour ensuite s’apercevoir que ceux-ci se trouvent pleinement exprimés dans tout le Christianisme. On peut ainsi distinguer deux types de thèmes abordés : ce qui a rapport au transcendant d’un côté et à l’immanent de l’autre. Tout au long de l’histoire on s’aperçoit en effet que la suite des événements s’enchaîne grâce aux actes des protagonistes, mais aussi par d’heureux « hasards » qui semblent être bien plus que cela. La présence d’une transcendance est discrètement insérée dans tout le récit : l’échec de Frodon au point ultime de sa quête est ainsi très significatif. Tout en illustrant la participation des créatures à la lutte contre le mal, il rappelle que la grâce divine est cependant nécessaire pour vaincre. A travers le personnage de Gollum se manifeste la question de la miséricorde, etc. En savoir +
5. Mais il y a aussi des thématiques de natures plus immanentes, on pourrait dire morales. Et c’est sans doute à ce niveau que se situe ce qu’il y a de plus intéressant dans le Seigneur des Anneaux : L’histoire présente des personnages très différents faisant face à une menace grandissante, qui les dépasse largement, dans des situations contingentes dont ils ne maîtrisent qu’une petite part. Il s’agit donc pour eux de discerner le mal à combattre et de s’y atteler, même si cela paraît sans espoir. Les thématiques tournent beaucoup autour de la tentation du pouvoir et de ses dangers. Tolkien, très sensible au thème du respect de la Création et de la nature, dénonce les dangers de l’industrialisation et des machines sans pour autant tomber dans un écologisme naïf. En savoir +

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MessageSujet: La trilogie divine de Philip K. Dick   Ven 09 Juin 2017, 11:59




Au Bout du Labyrinthe
" Gandalf, tu n'existes plus sauf dans l'esprit des hommes,
et ce que j'ai ici provient de l'Unique, Véritable et Vivante Divinité,
dont l'entière réalité ne fait aucun doute. Que puis-je espérer de plus ? "


La trilogie divine, Tome 01 :Siva de Philip K. Dick


"C'est en 1974 qu'un faisceau de lumière rose communique à Horselover Fat des informations capitales concernant l'avenir de l'humanité.
Cette force, qui a fait fondre la réalité de cet homme, c'est SIVA. Système Intelligent Vivant et Agissant. Mais qui se cache réellement derrière ces quatre lettres ? Dieu ? Un satellite ? Une race extraterrestre ? Mélange de science-fiction spéculative, de récit autobiographique, de questionnement métaphysique et de délires schizophréniques, La trilogie divine, qui compte parmi les oeuvres les plus déroutantes de Dick, est sans doute celle qui a fait de lui un auteur culte."
En 1974, Dick a connu une expérience mystique, une rencontre avec le Divin qu'il va tenter de retranscrire dans cette trilogie.
Ecrits entre 1976 et 1982, ces romans plus ou moins autobiographiques retracent la recherche mystique qui domina les dernières années de la vie de cet écrivain. La trilogie divine se compose de "Siva", "L'Invasion divine "et "La Transmigration de Timothy Archer".



Né(e) à : Chicago, Illinois , le 16/12/1928
Mort(e) à : Santa Ana, Californie , le 02/03/1982
Biographie :

Philip Kindred Dick (1928-1982) entame en 1952 une véritable carrière d’écrivain, poussé par sa seconde épouse après quelques jobs exercés dans la musique – son expérience à la radio est relatée dans radio free Albemuth. Il publie un premier roman Loterie solaire en 1955, une histoire qui décrit l'aliénation sociale des "gens du peuple", au service des gens influents ou des corporations qui les tiennent fascinés par une gigantesque loterie aux dimensions de la planète.

D’autres suivront, mais c’est la parution du Maître du haut château – écrit sur les conseils de sa troisième femme - qui le révèlera. Le roman obtient le prix Hugo et en trois à quatre ans Philip K Dick devient un écrivain respecté.

Il écrit Ubik considéré comme son chef d’œuvre et Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques, qui deviendra Blade Runner par la caméra de Ridley Scott.
Le style K Dick est né : une science-fiction à forte dimension politique où la réalité est manipulée, les puissants cyniques et le faux partout.

Les années 70 seront celles d’une sévère chute dans la dépression et la drogue suite à la rupture avec sa troisième compagne Nancy. Il cherche à se faire interner et tente de se suicider. Il expliquera avoir eu également des révélations divines qui sont vraisemblablement à attribuer à des retours d’acide dont il était friand. Cette expérience le poussera d’ailleurs à écrire Substance mort en 1975.

Philip K.Dick avait une soeur jumelle, Jane, qui mourra quelques jours après leur naissance. On peut considérer que Philip K.Dick ait été profondément touché par cette disparition, car la présence fictive de sa soeur dans son oeuvre se fera sentir jusque dans les derniers textes qu'il a écrits.

En février 1982, il est victime d’un accident vasculaire cérébral, qui sera suivi d’une crise cardiaque fatale le 02 mars suivant. Quelques jours plus tard, Blade Runner sort en salles.

Documentaire - Philip K. Dick l'écrivain visionnaire:
PHILIP K. DICK:Aujourd'hui,nous allons rencontrer un auteur de science-fiction qui a su explorer les frontières de la réalité. En effet, Philip K.Dick réussit à travers ses œuvres à prédire un avenir sombre où la science permettra de redéfinir la notion de réalité.Cette étonnante capacité à entrevoir le potentiel négatif du futur qui attend l'humanité a d'ailleurs été aidée par ses troubles mentaux qui lui permirent de s'émanciper de la « réalité ».Mais, ses œuvres rédigées pour la plupart dans les années 60/70 semblent aujourd'hui devenir de plus en plus réelles comme nous allons le voir...

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
"De toute manière, même pour un esprit sain, les objets semblent parfois posséder une volonté propre; ils ne se comportent pas comme prévu, ils vous mettent des bâtons dans les roues, ils opposent une résistance anormale au changement. Dans ce récit, j'ai essayé de concevoir une situation qui expliquerait rationnellement le sinistre complot que trament les objets contre les hommes sans supposer de dérangement mental chez ces derniers. Pour cela, il fallait une autre planète." Philip K. Dick


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MessageSujet: "Le Petit Prince"    Ven 09 Fév 2018, 17:14




Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore votre rêve.

Pensées
Gagner de la hauteur
Tout homme est le messager de quelque chose qui le dépasse, car notre temps passé sur terre est très court. Pour Antoine de Saint-Exupéry, la quête de l’absolu doit être le sens de notre combat quotidien. « On n’ensemence que par le haut », disait-il. La vie s’ouvre aux individus exigeants, mais personne n’est en droit d’exiger des autres quelque chose qu’il n’ait déjà obtenu lui-même. Pour accéder à la dignité, nous devons fuir la facilité et l’inconstance, et ne négliger aucune petite vertu.

Faire l’expérience du désert
Alors que nous vivons dans un monde d’opulence et de confort, Saint-Exupéry nous invite à faire l’expérience du désert, de sa dureté. Dans ce monde aride, la privation redonne le goût des choses simples, une gorgée d’eau ou une escale entre deux trajets. Mais surtout, il nous incite à prendre conscience que nous avons tous, au fond de nous, un vide, quelque chose qui nous manque, alors que nous possédons tout. Le désert nous apprend à regarder plus loin que ce que nous avons, à voir de plus près ce que nous sommes. « J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et, cependant, quelque chose rayonne en silence. »

Agir
L’homme « n’existe que dans la mesure où il se réalise, il n’est donc rien d’autre que l’ensemble de ses actes ». Saint-Exupéry est un pionnier, qui nous propose de devenir le héros de notre propre vie : nous devons nous réveiller, préférer l’effort au repos, le danger à la sécurité. « Vous n’avez le droit d’éviter un effort qu’au nom d’un autre effort car vous devez grandir. » Cet héroïsme-là est une vertu dont nous n’avons aucune fierté à tirer, car la vie, c’est l’audace. Parce qu’elle donne un sens à la vie, l’action épanouit l’homme. Et c’est en accomplissant les actes dictés par notre conscience que nous devenons des êtres humains.

Donner
La valeur d’une vie ne réside pas dans les biens matériels éphémères, mais dans le dévouement, le sacrifice, le don de soi et l’échange. « Je n’aime pas les sédentaires de cœur. Ceux-là qui n’échangent rien ne deviennent rien. » Avant de mourir, nous n’avons qu’un impératif : poser un geste gratuit. Telle une graine, ce sera notre trace, notre participation à la moisson. Pour naître à soi-même, il ne faut pas hésiter à sacrifier pour les autres nos derniers vivres. L’homme n’accède à l’humanité qu’en servant ses semblables. Sa puissance réside dans sa capacité à les grandir.

Créer des liens
L’existence n’a de sens que si nous nous sentons liés à autrui, « puisqu’on est frère en quelque chose et non frère tout court ». La source de la vie ne vient pas des choses ou des êtres, mais de ce qui fait lien entre eux. Rapprocher les hommes : tel est le sens de la mission humaine. Nos actes doivent tendre vers l’humanité, rejoindre l’universel, sinon ils sont vains : « Car il n’est rien à espérer de soi mais de la seule merveilleuse collaboration de l’un à travers l’autre… » Veillons sur les autres comme des sentinelles responsables, créons des liens partout où ils sont rompus.

extraits du "Le Petit Prince" et d'"Une exploration des ténèbres," selon Saint-Exupéry. Ce roman le fit connaître et reçut le prix Femina en 1931 (Gallimard, 1996).

Synthèse Anne Ducrocq
Crédit photo Robin Isley
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Fiction romanesque et réalités spirituelles
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