ANTAHKARANA

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 La vérité

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Didiera

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MessageSujet: Re: La vérité   Mer 17 Mar 2010, 14:18

'Au moins ce ne sont pas des propos lisses ! '
dit l'abeille ouvrière ...




Et puis la jeune reine part pour son vol nuptial



et rencontre un choeur de mâles fredonnant et vibrant

bzzzzzz bzzzzz bzzzzzzz

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MyrÂme

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MessageSujet: Re: La vérité   Jeu 18 Mar 2010, 21:06



Tu ne trouves pas que ta reine des abeilles a vraiment une taille de guêpe ?

Elle a certainement dû se ceindre les reins pour son vol nuptial.
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Didiera

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MessageSujet: Re: La vérité   Jeu 18 Mar 2010, 23:56

Surement !

La futur reine toute puissante ne s'envoie en l'air qu'une seule fois, avec des mâles qui sont de simples sexes sur pattes.
Ca ficherait le bourdon à plus d'un, y aurait de quoi se tailler dard-dard ...
Mais non, ils y vont, meurent en donnant la vie, et la reine procréera toute la sienne durant.

L'abeille a son dard qui semble rejoindre sa tête par l'avant, en mouvement centripète.
Le scorpion a son dard qui semble rejoindre sa tête par l'arrière, en mouvement centrifuge.
L'abeille Vierge et le scorpion Scorpion sont 2 Ouroboros inversés du mystère de la vie et de la mort.



La vérité est au mental ce que la beauté est au corps et la bonté au coeur.
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MessageSujet: Re: La vérité   Ven 19 Mar 2010, 08:20

‘La Vérité est la plus haute
de toutes les vertus,

mais plus grand encore est,
de Vivre dans la Vérité.’


Abeilles , servantes de dieu??


Abeilles...«Les servantes du Seigneur»
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MessageSujet: Re: La vérité   Ven 19 Mar 2010, 15:06

Citation :


Jésus continua à enseigner en disant: « Quand je serai allé auprès du Père et qu'il aura pleinement accepté l'oeuvre que j'ai accomplie pour vous sur terre, et après que j'aurai reçu la souveraineté définitive sur mon propre domaine, je dirai à mon Père: « J'ai laissé mes enfants seuls sur terre, et il est conforme à ma promesse de leur envoyer un nouvel instructeur ».

Et quand le Père aura approuvé, je répandrai l'Esprit de Vérité sur toute chair. L'esprit de mon Père (Ajusteur de Pensée) se trouve déjà dans votre coeur. Quand viendra le jour de l'approbation, vous m'aurez également en vous comme vous avez maintenant le Père. Ce nouveau don est l'esprit de la vérité vivante.

Les incroyants commenceront par ne pas écouter son enseignement, mais les fils de lumière le recevront de tout coeur avec bonheur. Quand cet Esprit viendra, vous le connaîtrez comme vous m'avez connu, vous recevrez ce don dans votre âme, et il demeurera en vous. Vous percevez donc que je ne vais pas vous abandonner, sans assistance ni directives.

Je ne vous laisserai pas dans la désolation. Aujourd'hui je ne peux être auprès de vous que physiquement. Dans les temps à venir, je serai en esprit auprès de vous et de tous les autres hommes qui désirent ma présence, où que vous soyez, et simultanément dans chacun de vous. Ne discernez-vous pas qu'il vaut mieux que je m'en aille, que je vous abandonne corporellement, de manière à pouvoir être d'autant mieux et d'autant plus complètement avec vous en esprit?

" Dans quelques heures, le monde ne me verra plus, mais vous continuerez à me connaître dans votre coeur jusqu'à ce que je vous envoie ce nouvel instructeur, l'Esprit de Vérité. De même que j'ai vécu matériellement auprès, de vous, je vivrai alors en vous. Je serai uni à votre expérience personnelle dans le royaume spirituel, après quoi vous saurez certainement que je suis dans le Père, et aussi en vous, tandis que votre vie sera enfouie en moi auprès du Père. "

Depuis l'effusion de l'Esprit de Vérité, l'homme est sujet à l'enseignement et à la gouverne d'une triple dotation spirituelle : l'Esprit du Père (l'Ajusteur de Pensée), l'esprit du Fils (l'Esprit de Vérité) et l'esprit de l'Esprit (le Saint-Esprit).

d autres textes ici
http://www.urantia-jesus.info/pentecote/


Merci à ceux qui participent de près ou de loin à ce forum!
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MessageSujet: Sensorium intérieur propre   Ven 19 Mar 2010, 18:25

Je viens de découvrir un texte pertinent sur le "sensorium intérieur propre" ou vérité absolue dans le lien donné, par Merlin, ici :
http://antahkarana.forumzen.com/l-eveil-de-la-kundalini-f5/cles-donnant-acces-au-mystere-christique-t393.htm#16901

http://membres.multimania.fr/roseraiedessages/</A>


</SPAN>

"La nuée sur le sanctuaire"

L'œil intérieur de l'homme, c'est la raison, potentiahominis intellectiva, mens.
Si cet œil intérieur est éclairé par la lumière divine, alors il est le vrai soleil intérieur, par lequel tous les objets viennent à notre connaissance.


Tant que la lumière divine n'éclaire pas cet œil, notre intérieur vit dans les ténèbres. L'aurore de notre intérieur commence quand cette lumière se lève.

Mais, comme l'œil extérieur de l'homme est exposé à différents dangers, l'œil intérieur l'est de même.
Cet œil intérieur doit être conservé sain, pur et inaltérable : alors il peut s'élever, comme l'œil extérieur vers le ciel ; et, comme l'œil extérieur peut considérer le firmament, les étoiles et le soleil, ainsi l'œil intérieur peut voir tout le ciel, les anges et Dieu même - ainsi qu'il est écrit : Signatum est super nos lumen Vultûs tui, (Ps. 4) ; Ostendam omne bonum tibi, (Ex. 6, 33.)

Maintenant, la question est : En quoi consiste l'organe de perception de la vérité ? Qu'est-ce qui rend l'homme capable de la recevoir ?
je réponds : Dans la simplicité du cœur ; car la simplicité met le cœur dans une situation convenable pour recevoir purement le rayon de la raison et celui-ci organise le cœur pour la réception de la Lumière.

Oh ! si seulement l'homme naturel ou l'homme des sens pouvait apprendre à voir que le principe de sa raison et le mobile de sa volonté ne sont que l'individualité, et que pour cela même, il doit être extrêmement misérable, il chercherait un principe plus élevé dans son intérieur, et il s'approcherait de la source, qui peut seule le donner à tous, parce qu'elle est la sagesse dans l'essence.

La vérité absolue n'existe pas pour l'homme des sens, elle n'existe que pour l'homme intérieur et spirituel seul, qui possède un sensorium propre ; ou, pour dire plus ponctuellement, qui possède un sens intérieur pour percevoir la vérité absolue du monde transcendantal ; un sens spirituel qui perçoit les objets spirituels aussi naturellement en objectivité, que le sens extérieur perçoit les objets extérieurs.
Ce sens intérieur de l'homme spirituel, ce sensorium d'un monde métaphysique, n'est malheureusement pas encore connu de ceux qui sont dehors, et c'est un mystère du royaume de Dieu.



Ainsi, il doit y avoir nécessairement pour cette communication un sensorium organisé et spirituel, un organe spirituel et intérieur susceptible de recevoir cette lumière, mais qui est fermé dans la plupart des hommes par l'écorce des sens.
Cet organe intérieur est le sens intuitif du monde transcendantal ; et, avant que ce sens d'intuition soit ouvert en nous, nous ne pouvons avoir aucune certitude objective de vérité plus élevée. Cet organe a été fermé par suite de la chute, qui a jeté l'homme dans le monde des sens. La matière grossière qui enveloppe ce sensorium intérieur est une taie qui couvre l'œil intérieur et qui rend l'œil extérieur inapte à la vision du monde spirituel. Cette même matière assourdit notre ouïe intérieure, de manière que nous n'entendons plus les sons du monde métaphysique ; elle paralyse notre langue intérieure, de manière que nous ne pouvons plus même bégayer les paroles de force de l'esprit que nous prononcions autrefois, et par lesquelles nous commandions à la nature extérieure et aux éléments.

L'ouverture de ce sensorium spirituel, est le mystère du Nouvel Homme, le mystère de la Régénération et de l'union la plus intime ;de l'homme avec Dieu ; c'est le but le plus élevé de la religion ici-bas, de cette religion dont la destination la plus sublime est d'unir les hommes à Dieu en Esprit et en Vérité.

Comme l'homme a dans son intérieur un organe spirituel et un sensorium pour recevoir le principe réel de la raison ou la Sagesse divine, et le mobile réel de la volonté, ou l'Amour divin, il a de même dans l'extérieur un sensorium physique et matériel pour recevoir l'apparence de la lumière et de la vérité.

Il y a trois degrés successifs de l'ouverture de notre sensorium spirituel.

- Le premier ne nous élève que jusqu'au plan moral et le monde transcendantal y opère en nous par des impulsions intérieures, appelées inspirations.

- Le deuxiéme degré, plus élevé, ouvre notre sensorium pour la réception du spirituel et de l'intellectuel, et le monde métaphysique œuvre en nous par illuminations intérieures.

- Le troisième et plus haut degré - le plus rarement atteint - ouvre l'homme intérieur tout entier. Il nous révèle le Royaume de l'Esprit et nous rend susceptibles d'expérimenter objectivement les réalités métaphysiques et transcendantales ; de là, toutes visions sont expliquées fondamentalement.
Ainsi, nous avons dans l'intérieur le sens et l'objectivité, comme dans l'extérieur. Seulement les objets et les sens sont différents. Dans l'extérieur, il y a le mobile animal et sensuel qui agit sur nous, et la matière corruptible. des sens subit l'action.

Le but le plus élevé de la religion, c'est l'union la plus intime de l'homme avec Dieu, et cette union est, même ici-bas, déjà possible ; mais elle ne l'est que par l'ouverture de notre sensorium intérieur et spirituel qui rend notre cœur susceptible de recevoir Dieu.

http://membres.multimania.fr/roseraiedessages/le_sensorium_interieur.htm</A>


</STRONG>
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MessageSujet: Re: La vérité   Jeu 23 Déc 2010, 16:43

Vie et vérité


Sur la vérité comme sur la liberté on a pu tout dire, et son contraire. Un certain goût pour la grandiloquence du tragique, le nihilisme contemporain, présentent la rencontre de la vérité comme une expérience fatale pour l’homme. Chez Nietzsche, la vérité de l’éternel retour peut nous anéantir ou nous faire basculer dans la folie. Chez Sartre, la révélation de la vérité de l’existence aboutit à l’absurdité. La rencontre de la vérité signifie la mort des illusions et le constat lamentable de la finitude humaine. Du coup, rien ne peut nous attirer vers la vérité et, comme Nietzsche l’avait dit, il faut que les hommes continuent d’entretenir des illusions, car ce sont elles qui les font vivre !

Il est tout de même assez contradictoire de demander au philosophe de soutenir les illusions, quand par ailleurs on lui demande aussi de mettre en garde les hommes contre leurs illusions ! Un tel projet serait compréhensible de la part d’un Alcibiade ou d’un Calliclès, voués corps et âme à la recherche du pouvoir et méprisant la philosophie. Il est bon que le peuple partage certaines illusions et que personne ne vienne déranger sa tranquillité ! Mais ce genre de discours n’appartient pas au philosophe. Si on se débarrasse de ce terrorisme intellectuel autour de la vérité, ne peut-on la voir autrement ? La vérité ne peut-elle pas être libératrice ? Ne peut-elle ouvrir la voie d’une monde plus vrai et plus heureux ? La vérité est-elle contraignante ou libératrice ?

* *
*

A. Mensonge, erreur et illusion
1) En quel sens peut-on parler d’une contrainte exercée par la vérité ? (texte) Qui dit contrainte dit aliénation de la liberté. La liberté est par définition l’absence de contrainte. Mais est-ce à dire qu’être libre, c’est pouvoir faire n’importe quoi, tout en pensant ce que l'on veut ? Être libre est-ce donne libre cours à nos fantasmes ?

a) Si nous ne voyons dans la liberté qu’une licence pour faire tout et n’importe quoi, il est clair que la liberté et la vérité ne peuvent aller ensemble. Pour être libre en ce sens, il ne faut pas écouter la voix de la vérité, refuser nos erreurs et nous enfermer dans une bulle d’illusions soigneusement entretenue. Il y aurait alors entre liberté et vérité une alternative radicale. Ou bien je demeure dans la vérité, en restant dans l’ordre de la réalité, et je renonce à ma liberté, ou bien je me défoule dans une liberté sans limite, mais je renonce à la sanction de la vérité. (texte)

b) Qui peut raisonnablement accepter un tel dilemme ? La liberté n’est pas la licence, une sorte de liberté naturelle, sans foi ni loi. Ce type de croyance est une naïveté et si la liberté n’est pas la licence, il est possible qu’il n’y ait pas de contradiction entre la liberté et la vérité. La liberté est consciente d’elle-même et elle n’est pas de l’ordre d’une licence inconsciente. S’il y a contrainte exercée par la vérité, en réalité, celle-ci est de deux ordres d’exigences :

Contrainte formelle de la vérité tout d’abord. En tant que la vérité s’exprime dans un discours vrai, elle nous impose les exigences de la logique. Nous pouvons nous sentir contraints devant le poids de conséquences qui découlent d’un principe, et de nos propres principes. Nous nous sentons contraints quand nous sommes mis en demeure de devoir surmonter nos propres contradictions. (texte)

Contrainte matérielle du vrai, du fait que l’on doit regarder en face, de ce qui est. Il est assez désagréable parfois de devoir accepter des faits, de devoir s’incliner devant la justesse d’un jugement qui est peu favorable à ce que nous avons cru tout d’abord, ou à ce que nous avons voulu soutenir. La vérité exige que nous cessions de nous dérober devant ce qui est, elle veut être regardée en face. Quoi de plus contraignant quand nous nous faisons une toute autre idée ? Il y a des faits que nous ne voudrions pas voir et des torts que nous ne voulons pas reconnaître et pourtant la lucidité demande d’ouvrir les yeux.

La question de la relation entre vérité et liberté devient : que cherchons-nous ? Faut-il à tout prix sauvegarder nos erreurs, nos illusions, notre amour propre et une liberté capricieuse contre la « contrainte » de la vérité ? Ou bien, comme le dit Platon, faut-il aller à la vérité de toute son âme ? (Tant pis si l’ego en prend un coup en chemin !) Retournons la formulation. Se méfier de la vérité pour sauvegarder notre petite liberté, c’est aussi tenir pour négligeable les conséquences du faux. Or, avons-nous bien conscience de ce que nos mensonges, nos illusions, de ce que nous erreurs entraînent à titre de contraintes ?

2) Supposons que je me mette à mentir à quelqu’un. Aussitôt je deviens faux dans mon rapport à l’autre, je deviens sournois et dissimulé, je déguise la vérité et j'induis l’autre en erreur, j’entreprends d’égarer l’autre. Pourquoi ? Parce que j’en tire un avantage momentané. Mais cette mauvaise foi n’abusera pas longtemps, j’ai détruit la confiance et on ne me fera plus confiance. Mentir, c’est falsifier la vérité, ce qui suppose que nécessairement je la connaisse (texte). C’est intentionnellement que je mens sinon, ce ne serait pas un mensonge, mais une simple erreur. L’erreur est involontaire, elle est commise souvent de toute bonne foi, parce que l’on croit avoir dit la vérité. Mentir, c’est falsifier la vérité, ce qui suppose que nécessairement je la connaisse. C’est intentionnellement que je mens sinon, ce ne serait pas un mensonge, mais une simple erreur. Mentir, c’est falsifier la vérité, mais tout en sachant en soi-même où est la vérité. La mauvaise foi est dans cette division. Elle engendre un double discours et détruit toute sincérité et toute authenticité, elle fait du menteur un être inconsistant. Le mensonge me met dans la duplicité. Nous cultivons, dans nos acrobaties mentales, nos fausses justifications, nos fuites et nos compensation un art périlleux : l'art de nous mentir à nous-même. Mais comme ici, c'est le même qui trompe et qui est trompé, la position est très inconfortable. Je deviens de ce fait faux.

Mentir, c’est dire les choses autrement qu’elles ne sont. Cet autre n’existe pas, c’est un pur néant. En mentant, j’entraîne aussi autrui dans la croyance dans ce qui n’est pas, donc dans une illusion, je l’induis en erreur, et dans les erreurs qu’il va commettre à cause de moi parce que tout bêtement, il m’a cru ! Si en suivant la vérité nous pouvons rester en contact avec l’Être, en suivant le mensonge, nous sommes précipités dans le néant ! C’est pour cette raison que l’on dit que la vérité est ontologique, elle est le discours sur l’Être, le discours accordé à ce qui est, et elle a vocation à nous inscrire dans ce qui est. On ne peut pas s’appuyer sur un discours qui dit ce qui n’est pas, sur le mensonge. Nous ne pouvons pas bâtir sur le rien. Aussi sommes-nous très méfiant vis-à-vis du menteur. Nous ne pouvons pas nous fier à lui. Nous sommes par contre confiant envers l’homme véridique, l’homme qui fait preuve de véracité. Au moins, lui dit ce qui est, on peut s'appuyer sur sa parole. Nous apprécions celui qui dit toujours la vérité, parce qu’il dit ce qui est, on peut tabler sur cette relation.
Tout le monde peut s’accorder sur le fait qu’il est préférable de saisir le réel lui-même que de se laisser prendre au piège du mensonge. L’existence même du mensonge est une contrainte. Le mensonge est un abus de confiance et d'abord une tromperie vis-à-vis de soi-même. Il engendre la méfiance mutuelle, il tue la confiance entre les hommes et sans confiance, le genre humain est constamment divisé contre lui-même.

3) Nous avons aussi tendance à croire que notre liberté sera protégée, si nos illusions sont protégées. Nous pensons que nos illusions ne regardent que nous, qu’elles ne portent pas atteinte à la liberté d’autrui. Mieux : nous avons assez de mauvaise foi pour penser que nous resterons libres, même si nous entretenons toutes sortes d’illusions (texte).

C’est un peu comme si un homme ivre mort s’écriait triomphant « je ne suis pas ivre, je me sens tout à fait libre ! ». D’évidence il n’en est rien. Tout l’acharnement que nous mettons à entretenir une illusion, ne change pas son statut. Cela nechange pas le fait qu’elle ne renvoie à rien. L’acharnement de la croyance ne fait qu’aveugler. On s’illusionne pour se rassurer, mais cette fausse sécurité ne fait que créer et maintenir la contradiction dans notre vie. Ainsi, ce qui est terrible dans les métamorphoses du désir et de la passion, c'est toute cette énergie dépensée pour se tromper soi-même, pour s’enfermer dans le culte de l’objet du désir, et pour refuser coûte que coûte la réalité. Il arrive fatalement un jour où la réalité reprend ses droits, où il faut enfin ouvrir les yeux. Peut-on imaginer contrainte plus terrible pour la liberté que cette chaîne qu’elle s’est elle-même donnée sous la forme de l’illusion ? Impossible de serrer la chaîne plus près, puisque c’est l’ego lui-même qui se met en cage. L’effet de contrainte de l’illusion, c’est la persistance d’une souffrance, puisqu’il faut constamment lutter contre la réalité tant que l’illusion dure, et récolter une déception quand l’illusion tombe. La chute de la déception est d’autant plus grande que l’illusion en a placé le marchepied au plus haut. Les illusions nous rendent la vie infernale, et nous préparent une vie de souffrance.

4) Enfin, la possibilité de l’erreur est-elle sans conséquence pour la liberté ? L’existence de l’erreur n'est pas neutre. L'erreur menace notre confiance et constitue une entrave à la libre spontanéité de la liberté. Il y a différence entre la faute et l’erreur. La faute est liée au non-respect d’une norme que je suis sensé connaître. Le mécanicien qui serre mal les freins de la voiture ne fait pas seulement une « erreur », il faut une faute professionnelle. On attend de lui un certain sérieux dans l’exécution de sa tâche. Un code de devoirs est inscrit dans l’exercice d’une profession, y déroger, c’est se mettre en faute, ce qui est nettement plus grave que de faire une simple erreur. Si chez moi, en faisant mes comptes, dans une addition j’oublie une retenue, je fais une erreur, c’est tout de même moins grave que le même oubli de la part d’un expert comptable, dont le métier consiste à faire les comptes d’une entreprise. L’erreur me montre que ma conscience, dans son défaut d’attention, est faillible. Comme dans ce cas je n’y met pas de la mauvaise volonté, que de toute bonne foi « j’ai cru que », la cause de l’erreur ne relève que de l'ignorance. L’erreur est erreur par privation de connaissance. Elle peut aussi bien être rectifiée, pour autant que j’en connaisse d’avantage. Plus la connaissance est ample, plus elle est adéquate, et moins l’erreur peut se manifester. Il importe surtout de percevoir ce que nous coûte les absences de la conscience, nos défauts d’attention en erreurs de toute sorte. Comment, dans ces conditions, serait-il encore possible de croire que l’erreur ne met pas en cause notre liberté ? L’ignorance fait que je puis me tromper dans mes jugements, me tromper dans mes choix, dans mes projets, mes décisions, mes engagements.

Comment une vie authentique pourrait-elle s’édifier sur la base de l’ignorance ? Si nous n’avions pour guide que le mental ignorant et son clair obscur, notre liberté ne serait que la marche trébuchante d’un homme ivre dans un demi-jour qui ne se lève jamais. Nous serions de ce fait condamnés à l’errance...
.


nb:
Les leçons se suivent de manière progressive. La première est générale, les suivantes sont un approfondissement. Ce qui est implicite au début devient plus explicite ensuite. Il vaut mieux respecter l'ordre dans la lecture. Cependant, chacune forme aussi un tout et peut être lue à part. Quand un passage paraît obscur, suivre les liens internes. Lire les textes. Suivre les liens externes. Il y a aussi parfois des documents. Vous pouvez aussi en proposer. Ceci est un travail collectif, vos contributions seront accueillies avec plaisir. Ces quatre couleurs sont respectées dans tout le site.
http://sergecar.club.fr/notions/verite.htm

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MessageSujet: La connaissance du monde   Mar 24 Mai 2011, 09:59

Si nous partons de l'idée qu'il existe une vérité absolue (disons la Vérité) quelles sont les moyens de l'atteindre ? En d'autres mots, quels sont les outils offert à nous pour développer notre connaissance et comment s'assurer de leur efficacité à toucher la Vérité ?

Quel place laissons-nous à la logique et à l'expérience sensible ? Y'a-t-il une hiérarchie à faire ?
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