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 Le combat spirituel

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kernoa



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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mer 17 Aoû 2011, 10:34

Pour beaucoup de gens le discernement est la faculté intellectuelle qui permet de reconnaître la réalité du mensonge.
Pour le dictionnaire Larousse, "le discernement est la faculté de juger sainement."

Dans tous les cas cela suppose que le discernement dépende de la rencontre et de l'alliance entre une faculté cognitive et une conscience développées.
C'est ce qui explique (ce que chacun d'entre nous peut observer) que le discernement soit fort peu répandu dans l'ensemble de l'humanité.
Il est primordial de faire la distinction entre la faculté cognitive et les capacités intellectuelles. On peut sortir des grandes écoles comme l'ENA ou polytechnique et manquer totalement de discernement et à l'inverse devenir un simple jardinier clairvoyant. La classe politique et désormais l'ensemble des classes dirigeantes par l'accumulation de leurs erreurs démontrent leur manque de discernement.

La cognition doit impérativement juguler l'émotionnel pour que le discernement éclose puis se développe en clairvoyance.

Or, les âmes s'incarnent dans des corps véhicules très divers disposant d'outils et de qualités psychiques adaptés aux destins qu'elles se sont choisies et à leur niveau de conscience.
Il me semble en observant ce qu'il se passe autour de moi, que de nombreuses âmes soient définitivement éloignées de toute chance de discernement.

C'est pourquoi je plaide, en ces temps de fin de cycles, pour que les âmes spirituellement développés adoptent un langage qui ne s'adresse pas aux esprits mais à leur conscience.
Au moment où j'écris ces lignes, il me semble que l'approche scientifique des enseignements de la grande tradition soit la plus apte à toucher directement les consciences grâce à des arguments tangibles.
C'est l'unique raison qui m' a fait prendre des distances avec l'École Gnostique de la Rose Croix d'Or. Dans leurs conférences publiques, les rosicruciens s'obstinent à employer un langage hermétique avec des arguments intangibles pour la plus part des auditeurs présents avec pour résultat un taux de persuasion quasiment nul.
Il ne faut surtout pas perdre de vue notre mission actuelle, qui est de préparer le plus grand nombre possible d'humains à la grande mutation qui ne peut manquer de survenir (que ce soit en 2012 ou en 2013) et non pas de ronronner entre nous sur nos sujets de prédilection.
Pour cela il faut absolument développer le nouveau savoir basé sur des arguments scientifiques accessibles. C'est que fait remarquablement Jacqueline Bousquet dans ses ouvrages. Malheureusement un peu moins dans sa conférence en évoquant un diable qui , selon moi, n'existe pas.

N'oublions pas que nos pays occidentaux sont entrés dans une période de laïcité qui participe à l'éclosion des consciences individuelles en les éloignant de toutes les anciennes références religieuses.
Le commencement du discernement est de repérer quels sont nos objectifs dans nos cycles de vie.
Bonne journée à tous.





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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mer 17 Aoû 2011, 13:13

Merci Kernoa pour ce message plein de sagesse ...

Je retient en autre...

Citation :
Il ne faut surtout pas perdre de vue notre mission actuelle, qui est de préparer le plus grand nombre possible d'humains à la grande mutation qui ne peut manquer de survenir
Pour cela il faut absolument développer le nouveau savoir basé sur des arguments scientifiques accessibles

Bon après-midi
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Ven 19 Aoû 2011, 14:43

La 5ème nuit
J’aimerais partager ma perception de l’instant concernant l’impact du mouvement des énergies subtiles actuelles. Du point de vue du calendrier maya, nous entrons dans la 5ème nuit, celle de la « Destruction ». Ce n’est pas banal. Ce sont des énergies qui mettent en lumière les enfermements, les scénarios répétitifs qui déforment encore et toujours la vision intérieure. Ils remontent en surface maintenant pour être vus et dissous. En chaque femme et chaque homme, bien dissimulé derrière un rempart de lumineuse présence, il y a un masculin éconduit, dépressif, impuissant, en manque de reconnaissance, terrorisé par l’ampleur de l’Amour du Féminin Sacré. Une part fragmentée qui ne peut/veut se soumettre, s’abandonner, car elle courre le risque d’être prise au piège. C’est cette même part qui sabote, qui fait et défait sans cesse, neutralisant ainsi son propre pouvoir de manifestation dans le monde physique. On peut y voir aussi la grande peur originelle de disparaître car, avec ce filtre, se fondre dans l’Océan de la Conscience signifie tout simplement la mort…Nous sommes donc propulsé vers une union intérieure Corps, Âme, Esprit toujours plus profonde. Ce mouvement vers l’intérieur force un constant retour à soi, intensifiant la nécessité de se reconnaître, de se recevoir et de réaliser l’Unité sur tous les plans (autant humains que divins). Un dernier effort pour percer la coquille, un ultime renoncement à l’illusion d’un autre que soi. Om. ♥

(Swami Ananda Shanti)
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Ven 19 Aoû 2011, 15:02

Vérités sur le fameux discernement spirituel
par Laurent DUREAU


Pour tous les aficionados du spirituel cela est d’une évidence à traiter d’ignorant tous ceux qui ne savent pas. Chacun, de sa hauteur égotique, pense qu’il a le discernement juste et fiable puisqu’il est spirituel….

Revisitons cette évidence selon la loi de la 3D puis de la 5D. On va y voir très clairement que le mental-ego est loin d’avoir fait sa valise. Qui plus est, c’est la première porte d’entrée pour les entités de l’ombre….
En effet, au vu de toutes les informations plus ou moins contradictoires qui circulent partout (livres, internet, réunions, stage, channelling en tout genre), c’est quasiment une lapalissade de dire qu’il faut du discernement.

C’est tout autant obligatoire que le PQ quand on a la diarrhée : avec c’est déjà délicat, mais sans c’est pire que d’avoir tous les malheurs de la Terre sur le dos. Je ne viens pas à dire que ce serait une souffrance mais plutôt une gêne assez caractérisée.

J’aborde le sujet du discernement tout particulièrement ici et maintenant car l’époque va s’y prêter de plus en plus. En effet, si comme il est dit que les forces de l’ombre vont capituler et mourir avec la 3D, je peux vous annoncer que d’ici-là, ils vont amplifier au maximum la désinformation afin d’en égarer un max, et par troupeau si possible car cela ira plus vite !

Mettez-vous à leur place pour un moment. Ne faites pas l’effronté(e) car même si vous vous collez l’étiquette du spirituel sur le chemin de l’éveil, tant que vous n’aurez pas atteint un certain stade, vous aurez tous les marchands du temple sur le bord de votre route.

En clair, nous avons tous soif de quelque chose alors, tôt ou tard, vous allez forcément vouloir faire du business avec eux car ils se déplacent comme les vendeurs du Tour de France. Ils suivent la course pour se faire un max de blé car c’est connu que ceux qui ont le nez dans le guidon tournent en rond pour des clopinettes.

Les coureurs n’ont que la rage de vaincre et de pédaler aussi fort qu’ils peuvent pour espérer atteindre un niveau qui ferait fort plaisir à leur petit ego. En effet, ce dernier a besoin de vitamines pour maintenir son empire d’illusions.

Dit autrement, l’orgueil spirituel est nettement plus balaise que les autres types d’orgueil car l’ignorant se fait berner “normalement” tandis que le spirituel se dit suffisamment intelligent pour y échapper alors qu’il y tombe encore plus vite et plus fort ! (d’où une espèce d’organisme anti-secte en France alors que l’anti-tabac ou l’anti-alcool ne se font même pas remarquer).

Donc, d’après vous, si vous étiez à la place de ceux qui sont dans l’ombre et qui veulent avoir un maximum d’efficacité, chez qui iriez-vous d’abord frapper ? Chez l’ignorant qui veut que rien ne change ou chez celui qui se démène pour que tout change ?

Il est clair que leur préférence va vers ceux qui bougent. Il leur suffit donc juste de changer les panneaux indicateurs de place régulièrement pour que les coureurs spirituels tournent en rond et selon leurs besoins.

C’est simple et pas compliqué à faire puisque leurs portes-étendards s’appellent des médium, des channels, des connectés. Ils ont juste à se mettre sur la bonne fréquence (celle de l’ego-mental) puis de se faire passer pour Sananda, Marie Madeleine, Mickaël et bien d’autres pour que d’un seul coup leur émission de radio devienne virale.

C’est de l’enfance de l’art ! Et au vu de la rapidité de diffusion via internet, même les journalistes du 20h sont à des années lumières de cette efficacité. Ils en sont encore au scoop qui fera leur carrière tandis que certains canaux en l’espace de quelques channellings dépassent l’audience que ce pauvre journaliste pourrait espérer avoir dans son humble vie de “professionnel”.

La donne a changé. Alors croyez-vous que les forces de l’ombre roulent encore à l’époque du télégraphe ou du fax ? Ils sont déjà passés au télépathique depuis pas mal de temps (et que surtout ça coûte rien tout en allant plus vite !).

Rappelez-vous, les forces de l’ombre sont des anges comme les autres mais avec la fonction de vous induire en erreur afin que vous puissiez trouver la voie du milieu.

Alors imaginez le pauvre cycliste qui sue sang et eau pour ascensionner avec une discipline journalière d’enfer. C’est la proie idéale pour les boissons rafraichissantes au bord du chemin surtout qu’à l’arrivée il y a deux magnifiques beautés qui vont vous faire la bise en vous disant, via leur regard, que vous êtes le meilleur !

Mais une fois redescendu du podium (si vous y montez), n’espérez pas passer d’agréables moments avec ces créatures de rêve car elles n’ont cure de vous mais, et surtout, vous serez en manque de force vitale pour les satisfaire au cas où elles diraient oui.

D’ailleurs, à ce titre, et si vous êtes vigilants, vous vous direz qu’il y a anguille sous roche car vous saurez que le lendemain matin vous ne pourrez même plus pédaler tant elles vous auront “vidé” le reste de vos énergies. Vous direz alors que c’est la ruse d’un concurrent !

Dit autrement, le mec, il pédale toute la journée comme un malade pour espérer quelque chose dont il ne profitera pas du tout au nom de la ruse. La question est donc pourquoi court-t-il ?

Parce qu’il a des kilos à perdre ? Parce que son toubib lui a dit qu’il fallait qu’il fasse du sport ? Parce qu’il ne veut plus voir sa femme pendant la journée ? Parce qu’il porte un beau maillot plein de pub ? Parce que c’est bien payé ?

Eh bien, faites la comparaison avec les gens qui se disent sur la voie de l’éveil. Vous verrez qu’il n’y a que peu de différences car tout cela appartient au même monde et donc aux mêmes lois de fonctionnement.

Au vu du nombre de spectateurs en bord de route et de la rediffusion sportive sur les antennes, le Tour de France ressemble étrangement au parcours d’un étudiant spirituel qui veut rouler pour le Seigneur.

Il y a donc plusieurs équipes (portant le nom de religions) et chacun se dope selon le niveau de manipulation auquel il est habitué. Certaines équipes privilégieront certains modes de propulsion (à genoux, à plat ventre, voire même rampant) tout en ayant des campements locaux (église, mosquée, synagogue, etc…).

Bref, le fameux discernement serait donc l’art de pouvoir détecter les ruses et les drogues utilisées afin de gagner la course le plus proprement possible. Les contrôles anti-dopage étant maintenant aléatoires, il va falloir trouver un moyen d’invalider les résultats au cas où ils seraient positifs.

En effet, vivant dans un monde de négativité suprême, la positivité va être le nectar des cyclistes sur la route de l’ascension. Bref, les anges de l’ombre vont donc enrober leur amphétamines de mort “spirituelle” avec des couleurs et des odeurs d’amour inconditionnel style parfum de maitres ascensionnés.

C’est connu, on n’attire pas les mouches avec du vinaigre. Et pourtant, les cyclistes spirituels jurent qu’ils ne se droguent pas. Leur intégrité est incorruptible, leur sincérité est viscérale tandis que leur intention est profondément divine (donc inattaquable).

Fort de toutes ces qualités, on se demande pourquoi certains coureurs tombent malade pendant le Tour. Une mauvaise grippe, chopée dans un moment de fatigue ou voire un repas qui passe mal…

Les toubibs et les diététiciens du tour ne doivent pas être tous au top… Alors, pour vous, le marathonien ascensionniste, quel est votre toubib et à quel diététicien vous fiez vous ? Est-ce que le premier accuse l’autre quand le cycliste est malade ? et réciproquement ?

Donc, la meilleure façon d’éviter que l’un renvoie la balle à l’autre tandis que vous souffrez comme un malade, il ne peut donc y avoir qu’une seule entité qui doit remplir les deux fonctions simultanément.

Son nom est… l’Être essentiel ou étincelle de vie. En clair, c’est la partie incarnée de votre esprit qui se situe dans votre 4ème chakra et donc en plein dans votre cœur physique, là où votre âme est reine..

C’est connu que les cyclistes professionnels ont un gros cœur, bien costaud, bien musclé et avec un rythme lent. Cela est identique pour le préposé à l’ascension car bien utile pour les cols de montagne hors catégorie…

Son gros coeur doit être tout gonflé d’amour, doit être costaud quelles que soient les conditions (l’amour inconditionnel), doit être musclé pour travailler longtemps et sans effort tout en ayant un rythme lent : celui de la paix intérieure.

En clair, le discernement ne peut se faire que lorsque l’on est dans le calme de la paix intérieure. Ensuite, le centrage n’est que la capacité à bien se cadrer (se syntoniser) avec la fréquence de notre Étincelle divine (la ligne blanche de la route).

Et puis, la réponse viendra assez vite sous une forme de bien-être ou de désagrément. Si ça fait du bien, vous pourrez vous goinfrer et si vous n’êtes pas sûrs alors passez votre chemin car quelque chose ne vous conviendra pas.

Avoir du discernement, cela ne veut pas dire faire appel à votre cerveau car c’est justement là que réside votre mental-ego. Je sais que les gens sont cons et naïfs de nature (c’est plus facile car pas d’effort à faire) mais cela ne pardonne pas qu’ils croient qu’en demandant au menteur s’il dit la vérité, qu’ils auront une réponse vraie !

Quelle que soit la réponse, ils l’auront quand même dans le baba ! D’ailleurs c’est pour cela qu’ils sont peut-être des baba-cool. A cet effet, quand on dit que quelqu’un est léger cela veut bien dire qu’il ne pèse pas lourd !

Ce doit être forcément la quantité de drogue qu’ils s’injectent dans les neurones via des textes canalisés. Ces derniers ne demandent qu’à vous mettre dans un état nirvanesque afin de mieux vous abuser. C’est déplorable car tout bonnement vrai.

Ce doit être vraiment le pied d’être un ange “noir” plutôt qu’un ange “blanc”. Ce dernier galère à mort parce qu’il doit respecter des règles du jeu cosmique tandis que l’autre a le droit de faire tous les coups, même et surtout les tordus, afin d’arriver à ses fins !

Faut-il trucider les anges de l’ombre ? Difficile car eux aussi sont aux ordres du Sans Nom. Ils font tout simplement leur job et, il faut le reconnaître, avec beaucoup de brio et d’efficacité !

Alors comment se sortir de ses griffes puisqu’il nous est collé aux basques depuis toujours (voir Qui sont nos anges) ? La réponse tient en 3 mots : intégrité – humilité – lâcher-prise.

Intégrité
Faites en sorte que rien ne vous divise, car diviser c’est régner. Contrôlez donc vos émotions en les canalisant correctement et le plus gros du boulot sera fait.

Humilité
C’est, en clair, ne donner aucune aspérité à votre mental-ego en lui spécifiant que vous écoutez votre coeur plutôt que ses peurs, ses envies de pouvoir et ses jérémiades plaintives de l’éternelle victime (totalement consentante).

Lâcher-prise
C’est l’art de se déconnecter de l’événement qui s’accroche à vous en prenant un recul suffisant. En reconnaissant que la vie est un jeu, sautez en dehors du bac à sable de l’illusion et prenez votre pied à changer de programme (zapper).

Petite précision complémentaire pour les puristes de l’amour inconditionnel qui ne comprennent pas vraiment pourquoi il y a tant de souffrance en ce monde et surtout de sa nécessité.

Toute sagesse provient d’abord de l’expérimentation et surtout pas de l’analyse et de la réflexion mentale.

Vous pouvez décrire le goût du chocolat à quelqu’un, mais cela restera seulement de l’info stockée dans un mental. Faites-lui goûter et l’information sera stockée dans son être. Vous pouvez maintenant imaginer qui du premier ou du second courra le plus vite pour aller en acheter !

Eh bien c’est la même chose pour le spirituel, la paix, l’amour inconditionnel, la compassion. Quand vous y avez goûté, le reste vous devient fade et c’est là que vous prenez le vélo et que vous commencez à pédaler sur le Tour de France de l’ascensionniste.

L’ange “Noir” se présente toujours avec les habits de lumière pour attirer les mouches qui se retrouveront scotchées par une glue pleine de croyances. Vous pourrez toujours essayer de battre des ailes mais cela va être dur de s’arracher.

L’ange de Lumière, lui, il se la coule plus douce puisque son frère de l’ombre fait tout le boulot. Alors pour ceux qui arrivent à s’arracher de l’autre, ils viennent sur son habit blanc pour le salir de leurs impuretés ramassées précédemment.

En comptant les pattes de mouches, il peut ainsi savoir combien de mouches lui tournent autour. L’ange de Lumière aime se faire courtiser, se faire dire des mots tendres et recevoir des sentiments véritables et sincères tandis que son frère de l’ombre fait et apprécie tout l’inverse.

Il n’entend que des gens qui hurlent, qui crient, qui gémissent, qui ne sont jamais content. Alors c’est facile de détecter les anges noirs : c’est là où il y a le plus de bruit, le plus de bordel, le plus de grandes gueules et le plus de bourdonnement de fond.

Tandis que chez l’ange blanc, le silence est euphorisant. Le calme est légendaire. La discussion est posée et s’il y en a une, on vous laisse finir votre phrase. Les roquets et les joutes verbales c’est chez l’autre…. là où les gens sont dans la pleine lumière de leur ignorance avec les pieds dans les emmerdes, dans la mouise, dans la noirceur. C’est d’ailleurs, leur sujet de discussion principal…

Sachez donc que votre discernement n’est point dans votre tête mais dans votre cœur. Si vous n’arrivez pas à discerner les deux, dites-vous alors que ce qui ne vient pas de votre tête est probablement plus proche de la vérité.

C’est un raccourci qui se révèle très efficace quand on est en plein blues… De toute façon, pour acquérir de la sagesse, il faudra expérimenter de toute façon. Dit autrement et d’une façon plus poétique, la sagesse s’écrit à l’encre noire sur la page blanche de votre divinité.

Essayez donc d’utiliser une écriture lisible afin que les autres puissent apprendre de vous car les barbouillages légendaires de nos jeunes années en maternelle ne sont pas très réalistes même si on en a été très fier ! (merci papa, merci maman de m’avoir raconté des conneries pendant si longtemps…)

Bref, l’encre de la vie s’écrit par le pinceau de notre conscience sur le long livre de notre âme qui a vraiment envie d’être un auteur littéraire prolifique. A chaque vie incarnée, une histoire, un roman afin de compléter la bibliothèque du Sans Nom qui s’ennuie un peu dans ses couloirs de l’infinitude.

Laurent DUREAU


Tags :coeur, discernement, paix intérieure, pouvoir spirituel, vérité

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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Sam 20 Aoû 2011, 18:38

Bonsoir.
Le meilleur moyen de ne pas vous tromper c'est de faire confiance à votre Conscience.
Un des signes du commencement du discernement c'est quand on entre en dissidence.
Il existe un moyen très simple de discernement: faîtes la part de ce qui en vous est immortel et de ce qui en vous est éphémère:
  • âme ?
  • conscience ?
  • corps ?
  • matière ?
  • particules quantiques comme les électrons ?


Suivez alors les pérégrinations de votre intellect et interrogez votre Conscience afin de déterminer quel combat vaut le coup de mobiliser votre énergie.

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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Dim 04 Déc 2011, 19:58


Pour rappel et en réponse à un internaute qui se reconaitra suite à la news de ce wk qui n' a pas apprécié cette photo que j'avais nommé
"Les trois sages":

Vu chez Marc Lafontan sur son blog Au bout de la route

Humour et spiritualité

"L’humour est partie intégrante de la vie spirituelle. Si celle-ci se fait pesante, c’est le signe que quelque chose ne va pas. Notez que, même en termes physiques, plus on s’approche du centre de la Terre, moins il y a de " gravité ". Pourquoi n’en irait-il pas de même avec ce centre de l’Univers qui se trouve là, en nous."

[Douglas Harding]



Cette lumineuse citation de Douglas Harding nous offre une compréhension éclairante, une voie de réflexion sur les liens qui unissent l'humour et la spiritualité. Il est vrai que parfois, les austérités de certaines voies religieuses peuvent nous induire en erreur sur le rapport à la joie de vivre, à la gaieté et au rire. Au même titre, certaines personnes utilisant un humour égotiste dans le but de manquer de respect à autrui ont-elles aussi dévoyé l'objectif premier de l'humour. La corde de cithare casse avec l'austérité d'une vie de meurtrissure, et elle n'émet aucun son dans le vécu du rire du moi qui veut se préserver de son angoisse de vie. Comme disait avec justesse le Bouddha en son temps : « Pour résonner au mieux, elle doit se trouver au Milieu ».

Devant ces extrêmes, il existe donc une voie médiane, empruntée par tous les mystiques authentiques du monde entier, et ce depuis des siècles. Dans beaucoup de civilisations, le rire possédait son Dieu, comme le dieu Hathor en Egypte. Dans la voie de l'Hindouisme, un des « rasa » (plaisir esthétique propre à la perception des oeuvres d'art) se nomme « hasya », qui signifie comique. En Afrique aussi le rire est un mode de vie, ce proverbe mériterait qu'on y revienne à deux fois : « l'homme blanc a une montre, mais il n'a pas le temps ». Dans de nombreuses traditions et cultures, l'humour reste encore aujourd'hui un « sport » très pratiqué. Les mystiques de l'Islam, les Soufis, utilisent avec joie des histoires rocambolesques d'un personnage appelé Mulla Nasrudin, et dans la tradition juive Hassid son équivalent se nomme Chra. L'humour juif n'est plus à prouver : « l'homme pense, Dieu rit ». En orient, le bouddhisme regorge d'histoires et de paraboles permettant aux disciples de ne pas sombrer dans la sinistrose. Le Zen s'est d'ailleurs spécialisé dans de courtes paraboles appelées Koans, dont le but est de déstabiliser le Moi du disciple et l'amener vers l'éveil.

Après ce petit tour du monde de l'humour spirituel, nous allons essayer de comprendre plus profondément le processus « bio-psycho-spirituel » qui donne à l'humour toute sa valeur transcendantale.


1/ Comment l'humour agit t-il en nous ?

Sur le plan physiologique, le rire produit par l'humour va stimuler en premier lieu notre système musculaire. Les muscles zygomatiques du visage, de la cage thoracique et de l'abdomen. Puis les muscles cardiaques et ceux des viscères vont se contracter et se décontracter, ce qui va produire comme un massage intérieur et diminuer les éventuels tensions neuromusculaires. Sur le plan respiratoire, le rire facilite l'expiration en mobilisant les muscles expirateurs et l'inspiration devient plus profonde après le rire. Par ailleurs, le rire déclenche la production d'une hormone appelée endorphine, qui a la propriété de réduire les effets du stress sur l'organisme.

Sur le plan psychique, le rire active certaines zones du cerveau se situant dans l'hémisphère droit, siège de l'intuition créatrice et plus généralement des tendances spirituelles. L'hémisphère gauche du cerveau, siège du raisonnement et du mental, ne peut percevoir les nuances de l'humour, car celui-ci ne peut être analysé pour en reproduire les effets. L'humour est spontané, il se déclenche d'un seul coup, comme un éclair psychique, le mental ne peut pas comprendre le global, il a besoin d'un mode de fonctionnement duel, binaire pour appréhender. L'humour est un parasitage du mental, il impose un décalage entre la perception d'une apparence et une information qui pourrait être intelligible par le mental. L'humour est un paradoxe, il n'a pas de logique formelle, c'est le mental qui, en essayant de comprendre quelque chose, se neutralise et fait face à une réponse illogique qui déclenche le rire.


"On dit que seulement dix personnes au monde comprenaient Einstein.
Personne ne me comprend. Suis-je un génie ?"


Voici un exemple de paradoxe nécessaire à produire un parasitage du mental, technique utilisée habilement par les maîtres Zen. Dans le même esprit :


"Qu'arrive-t-il à ton poing quand tu ouvres ta main ?"


L'apparence à priori absurde des Koans a pour but de provoquer un soubresaut dans l'esprit de celui qui les lit. Concevoir l'inconcevable, imaginer l'impossible, tel est l'exploit et le sens du Koan. Au moment où vous lisez le Koan, il se crée un pont entre votre rationalité et la part de spiritualité qui réside en vous. Certains disciples auraient atteint l'éveil à la lecture de certains Koans. Ils mettent en lumière nos contradictions profondes et éclairent nos peurs primales. Quand vous lisez un Koan, pendant un instant vous accédez à la compréhension de l'esprit, par le biais d'une métaphore de votre confusion.


"Quand un homme ordinaire atteint le savoir, il est sage.
Quand un sage atteint la compréhension, il est un homme ordinaire."


Nous allons maintenant voir comment l'humour bien utilisé peut être un tremplin vers l'éveil de l'être intérieur. Nous allons essayer de comprendre les mécanismes subtils qu'il met en action, afin de nous faire tendre vers la compréhension …


2/ L'humour, un tremplin vers l'éveil

Quand on demande au Dalaï Lama quel est son passe-temps préféré, il répond : "rire !"

Qui n'a jamais connu ou vu ces êtres accomplis qui ont les yeux ronds de l'enfant, pleins d'énergie, pétillants de joie de vivre malgré leur âge avancé, le sourire aux lèvres, prêts à croquer la vie, à jouir pleinement de l'instant présent ? A leur contact, ces êtres décapent notre esprit de toutes les idées préconçues, de toutes souffrances qui sont parfois des complaintes du Moi. Ils nous poussent à relativiser nos petits soucis, à rire de nous-même, à cultiver l'auto dérision et ne pas se prendre au sérieux. Leur humour n'est jamais cassant, s'ils nous font mal parfois c'est qu'ils visent nos chaînes, cette prison que l'on nomme l'Ego.

A un moment donné de notre cheminement personnel, nous sommes confrontés de plein fouet avec notre Ego. Cette entité qui constitue notre individualité prend parfois des allures tyranniques, héritées bien souvent de nos blessures d'enfance et de ses manques affectifs. Il n'est pas question de détruire l'Ego ; c'est sa compréhension qu'il est important d'établir. Comme le disait Arnaud Desjardins : « avant de n'être rien, il faut d'abord avoir été quelque chose ». Avant de dépasser le stade de l'ego, il faut avoir fait l'expérience d'un Moi solide, sans manques, frustrations et refoulements. Le Moi n'est pas qu'une illusion à faire disparaître à tout prix, mais au contraire une instance psychique qu'il faut élargir dans son échange et sa participation avec l'immensité du Soi (instance de l'être accompli). Un Moi « fondation » de l'être complet, un Moi conscient, qui vit pleinement son individuation et permet à l'humain d'accéder à l'étape suivante de son évolution spirituelle, son expansion totale.

Arrivé à ce stade de compréhension de nos blessures infantiles, l'Ego reste encore une épreuve à traverser. L'humour vient ici affiner le travail spirituel au quotidien. L'humour utilisé ici n'a rien à voir avec les blagues dégradantes ou l'humour agressif et gras visant à diminuer autrui, tout ceci n'étant qu'un triste masque de la frustration égotiste. Non, l'humour spirituel est léger, doux, il nous montre nos manques sans dureté, il enseigne par l'humilité et nous permet d'y avoir accès. La technique première à utiliser est l'auto dérision : c'est une aptitude qui consiste à percevoir en nous les relents de notre Ego, et sans les suivre, à rire de notre confusion du moment. Ce rire est un lâcher prise libérateur, l'Ego se tait et laisse la place à l'humilité, qui permettra de faire émerger la compassion pour ce Moi turbulent qui agit sans conscience. L'auto dérision n'est pas non plus l'irrespect de soi, le cynisme exacerbé du dépressif. Il faut là encore exercer son discernement, et ressentir où se situe la voie médiane.

L'humour est aussi un moyen d'enseigner à autrui. Ainsi, il peut dédramatiser une situation où le Moi, effrayé par la peur de se dissoudre, perd pied et amplifie le réel. L'humour nous offre la force de rassurer nos proches sur notre situation, de diminuer le stress engendré par leurs inquiétudes à notre égard. L'humour est aussi un atout social qui permet une reliance entre les êtres : il sert à briser la glace (comme on dit), une glace faite de la peur de l'autre, de l'inconnu.

L'humour est donc un outil précieux pour celles et ceux qui souhaitent avancer dans leur cheminement spirituel. Le pratiquant sincère ne peut en faire l'impasse, il lui faut intégrer cette donnée à son être. Certains pratiquants restent tristement engoncés dans leur spiritualité, s'excluant du monde dans une austérité sans nom, se desséchant peu à peu jusqu'à n'être que des âmes vides. Ils se sont fait piéger par leur Ego, celui-ci ayant trouvé comme moyen de survie hégémonique la personnalité d'un prosélyte à la peau rêche. Ils sont ternis par le dogme, qui est bien souvent un rempart égotiste contre les angoisses pulsionnelles non résolues. Ils ont confondu l'accessoire et l'essentiel, se sont fait mystifier par la forme au détriment du fond. C'est cette forme accessoire que l'on retrouve dans l'intolérance des extrémismes de tous bords, dans l'appartenance identitaire exacerbée et le culte obsessionnel des lois. Le fond essentiel lui, demeure cette fraîcheur ineffable de l'être accompli, qui nous montre non par ses mots mais par ses actes qu'avoir de l'humour peut être une belle preuve d'amour.

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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mer 22 Fév 2012, 03:00

Extrait de "Résumé de métaphysique intégrale" de Frithjof Schuon 1985 (chapitre épreuves et bonheur).

Puisque le mal est inévitable dans le monde, il est inévitable également dans le destin ; nécessaire dans l'économie de la réalité objective qui nous entoure, il est non moins nécessaire dans l'expérience du sujet-témoin ; aux imperfections du monde se joignent les épreuves de la vie.

Il faut tout d'abord répondre à la question de savoir pourquoi on appelle "épreuves" les expériences pénibles que l'homme doit traverser. Nous répondrons que ces expériences sont des épreuves en fonction de notre foi, ce qui indique que nous avons, à l'égard des expériences troublants ou douloureuses, des devoirs qui résultant de notre vocation humaine ; c'est à dire que nous devons prouver notre foi à l'égard de Dieu et à l'égard de nous-mêmes. A l'égard de Dieu par notre intelligence, notre sens de l'absolu et par conséquent notre sens des relativités et des proportions ; à l'égard de nous-mêmes par notre caractère, notre résignation au destin, notre gratitude. Il y a un effet deux façons de vaincre les traces que le mal ou plus précisément la souffrance laisse dans l'âme, et c'est, premièrement, notre conscience du Souverain Bien, laquelle coïncide avec notre espérance, dans la mesure où cette conscience nous pénètre; deuxièmement, c'est notre acception de ce qu'on appelle, en langage religieux, la "volonté de Dieu" ; et c'est assurément une grande victoire sur soi-même que d'accepter un destin parce que c'est la volonté de Dieu et pour aucune autre raison.

La vie est une chaîne d'instants, et nous pouvons -- et devons -- à chaque instant dire "oui" à la volonté divine ; c'est à dire à ce que Dieu veut pour nous en cet instant même. Sans doute, cela ne nous délivre pas des maux auxquels nous devons faire face dans le monde extérieur, mais cela nous délivre de nos réactions passionnelles à ces maux ; dans que nous le sachions ou veuillions, ces réactions -- faites d'amertume, voire de désespoir -- sont des révoltes contre les décrets Divins, et c'est pour cela que, bien souvent, Dieu est lent à nous sauver de nos tribulations. L'erreur est ici, d'une part de vouloir que le monde soit autre qu'il n'est, et d'autre part, que ce qui nous arrive ne soit pas notre destin.

La règle d'or, c'est, premièrement : se résigner à la volonté de Dieu telle qu'elle se manifeste dans l'inévitable ; mais nous sommes de toute évidence libres -- et même obligés suivant les cas -- de supprimer le mal évitable si cela est juste. Et deuxièmement : avoir confiance dans la Justice et la Bonté de Dieu et mettre nos soucis entre ses mains ; et en accomplissant nous-mêmes ce que nous pouvons ou devons accomplir en toute équité, car "aide-toi, le Ciel t'aidera".

L'épreuve n'est pas nécessairement un châtiment, elle peut être aussi une grâce, et l'un n'empêche pas l'autre. En tout état de cause : l'épreuve en soi, non seulement prouve ce que nous sommes, mais aussi nous purifie de ce que nous ne sommes pas.
Mais il y a également la sainte gratitude ; nous entendons pas là notre conscience des dons divins qui nous font vivre et dont, par simple habitude, nous avons perdu conscience. La gratitude -- la capacité d'apprécier même les petits choses -- fait partie de la noblesse de l'âme, comme la générosité; ces deux vertus nous aident, ensemble avec la foi, à porter les fardeaux que le destin nous impose; Dieu nous aide à porter nos fardeaux quand nous les portons avec foi et magnanimité.
Il faut se garder de succomber à l'hypnose du monde qui nous entoure, et qui nous renforce dans notre sentiment d'être exposés à mille dangers. C'est comme si on marchait sur un sentier étroit entre deux abîmes : quand on regard à gauche et à droite, on risque de perdre son équilibre ; on doit au contraire regarder tout droit devant soi et lisser le monde être le monde ; l'une des significations de l'injonction de ne pas regarder en arrière quand on a mis la main à la charrue. Il faut regarder vers Dieu, au regard de qui tous les gouffres du monde ne sont rien.


Indépendamment des épreuves de la vie, lesquelles concernent notre foi et notre perfection morale, il y a des épreuves rituelles et initiatiques, lesquelles se réfèrent à nos qualifications spirituelles supérieures; on les rencontre dans les mystères égyptiens et gréco-romains de l'Antiquité et, plus tard, dans les initiations artisanales de l'Europe chrétienne. D'une part, ce sont des actions symboliques qui représentent des aspects de la mâyâ cosmique, que le néophyte est censé vaincre en lui-même ; d'autre part, ce sont des "pierres de touche" destinées à provoquer chez le néophyte des réactions qui prouvent sa qualification, ou au contraire sa disqualification, pour le dépassement de soi. Car la voie initiatique, par définition, vise à des opérations qui risquent d'entraîner des déséquilibres et des chutes, il faut donc éviter que s'y engagent ceux qui ne remplissent pas les conditions requises ; mais ceci ne saurait signifier que ces épreuves rituelles se rencontrent partout où il y a initiation et méthode correspondante, car il y a d'autres moyens, soit de mettre à l'épreuve nos capacités, soit d'amortir les chocs psychiques, le cas échéant ; ces moyens sont surtout d'ordre moral, alors que dans les mystères antiques et artisanaux ils sont plutôt d'ordre "alchimique" si l'on peut dire.

Les épreuves initiatiques les plus importantes ou les plus caractéristiques sont peut-être "l'épreuve de l'eau" ou "l'épreuve du feu" ; la première semble se référer à la mâyâ douce et séduisante, et la seconde, à la mâyâ terrible et destructrice ; c'est à dire qu'il faut braver, non seulement le "chant des sirènes", mais aussi les "dragons". Les deux puissances sommeillent en nous-mêmes et se réveillent dès que nous cherchons à dépasser leur plan ; mais elles existant à priori dans le macrocosme, dont nous faisons partie et que nous réalisons en mode individuel et subjectif. Dans le combat spirituel, les deux mâyâs, l'extérieure et l'intérieure, se combinent pour faire obstacle ; mais il y a aussi le Mâyâ céleste, le plus souvent représentée par une déesse, -- dans le Christianisme par la Sainte Vierge, -- laquelle vient au secours du combattant, à condition qu'il ait pris les mesures, ou qu'il remplisse les conditions, qui permettent à la céleste Mâyâ d'intervenir.


Une des premières conditions du bonheur est le renoncement au besoin superficiel et habituel de se sentir heureux. Mais ce renoncement ne saurait surgir du vide ; il doit avoir un sens, et ce sens ne peut venir que d'en-haut, de ce qui constitue notre raison d'être. En fait, pour trop d'hommes le critère de valeur de la vie est un sentiment passif de bonheur, lequel est déterminé a priori par le monde extérieur ; quand ce sentiment ne se produit pas ou quand il s'estompe, -- ce qui peut avoir des causes tant subjectives qu'objectives, -- ils s'alarment, et ils sont comme possédés par la question: "Pourquoi ne suis-je pas heureux comme auparavant?" et par l'attente de quelque chose qui puisse leur rendre le sentiment de l'être ; ce qui, inutile d'y insister, est une attitude parfaitement mondaine, donc incompatible avec la moindre des perspectives spirituelles, S'enfermer dans un bonheur terrestre, c'est créer une barrière entre l'homme et le Ciel, c'est oublier que sur terre l'homme est exilé ; le fait même de la mort le prouve.

La première réponse à l'attente profane du sentiment de bonheur, -- ou à la mauvaise habitude de s'emprisonner dans cette attente comme s'il n'y avait pas au-dessus de nous un ciel illimité et serein, -- la première réponse donc est le souvenir du Souverain Bien, ou en d'autres termes, la conscience de sa Réalité et de sa Félicité. C'est cette conscience qui permet de percevoir la relativité et la petitesse de notre "complexe" de bonheur, et de constater qu'il y a dans l'attente dont il s'agit deux vices fondamentaux, à savoir la concupiscence et l'idolâtrie; deux choses donc qui nous éloignent de Dieu, et par conséquent de la Félicité en soi, source de tout bonheur.
Mais il y a autre chose: au renoncement dont nous avons parlé plus haut, doit se joindre ce qu'on peut appeler, le plus simplement, la "vie de prières". Il faut arriver à trouver du bonheur dans l'acte spirituel, le don de soi, plutôt que dans la jouissance passive et narcissique d'un bien-être que le monde est censé nous offrir. "Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir", a dit le Christ.

Toutefois, la mise en valeur de l'attitude négative de renoncement par l'attitude positive d'affirmation ou de don, ne saurait constituer à elle seule l'alchimie du contentement spirituel ; nous avons besoin également d'un état d'âme qui corresponde plus directement au bonheur proprement dit, et c'est en premier lieu et de toute évidence l'amour de Dieu : le sens de sacré et partant le recueillement devant la Divinité, ou devant telle expression sacramentelle de sa présence. C'est là la béatitude contemplative dans le sanctuaire, et celui-ci est avant tout notre cœur; car "le royaume de Dieu est au-dedans de vous".

Un autre pôle du bonheur spirituel -- complémentaire du précédent -- est l'espérance : notre certitude conditionnelle du salut, laquelle est fonction de notre certitude de Dieu et de la sincérité de cette certitude ; car être réellement certain de l'Absolu, c'est tirer les conséquences opératives de cette conviction ; car l'Absolu engage tout ce que nous sommes. La foi exige les œuvres ; ce ne sont pas celles-ci par elles-mêmes qui opèrent la salvation, mais elles font partie de la foi qui, elle, ouvre notre âme immortelle à la Miséricorde salvatrice. Les œuvres -- ou l'œuvre tout court -- c'est avant tout le dialogue avec le Ciel ; l'aura morale de cette alchimie est la beauté de l'âme, donc aussi l'activité extérieure qui la manifeste.

Le bonheur c'est la religion et le caractère ; la foi et la vertu. C'est un fait que l'homme ne peut pas trouver le bonheur dans ses propres limites ; sa nature même le condamne à se dépasser, et, en se dépassant, à se libérer.


"J'aime parce que j'aime", a dit Saint Bernard (Expression qui relève lointainement de la "logique" du buisson ardent: "Je suis Celui qui suis".) ; cette parole indique le motif le plus élevé de notre bonheur, à savoir -- nous le répétons -- notre conscience du Souverain Bien, et notre rattachement indéfectible à Celui qui nous a donné l'intelligence et l'immortalité.

Mais il y a encore dans la parole que nous venons de citer. Elle signifie en profondeur : j'aime parce que je suis Amour ; c'est dire qu'elle se réfère au mystère de l'immanence et de l'union, nous dirons même: de "l'identité". A ce point de vue, notre bonheur dérive de ce que nous sommes; et nous sommes heureux dans la mesure où nous sommes réellement et pleinement nous-mêmes, au-delà des écorces que, dans notre ignorance et notre égoïsme, nous prenons pour notre véritable être. Se connaître soi-même, c'est se souvenir de ce qui est.

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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Ven 04 Mai 2012, 08:14




Texte de l'oral de métaphysique , introduction à l'illuminé Eckartshausen‏ par JSF

Karl von Eckartshausen et le témoignage du monde invisible

Citation :
Les mystiques témoignent d'une réalité spirituelle qu'ils disent être notre réalité, mais cependant augmentée par une nouvelle perception qui est l'aboutissement d'une quête. Cette « révélation » à un monde de perceptions subtiles étant la « levée du voile » de l'illusion, ou encore l'aurore naissante chez Boehme et des alchimistes.

Cette nouvelle perception étant indescriptible, incompréhensible par la seule raison, la transmission de cette science se fait habituellement dans un cadre initiatique. D'autres parlent de filiation invisible, ou de philosophia perennis. Quoiqu'il en soit nous retrouvons dans la mystique rhénane et allemande une trace de ce témoignage de l'expérience spirituelle sous sa forme la plus pure : la réalisation permanente d'une conscience touchée par la grâce de l'illumination.

Pour évoquer ces autres mondes, correspondant à d'autres modes de perception, la tradition emploie le terme de cosmos. Boris Mouravieff dans « Gnosis, étude et commentaire sur la tradition ésotérique de l'orthodoxie orientale » écrit :

« L'Univers comprend une vaste échelle d'éléments partant de l'Absolu comme foyer de la vie allant, par de multiples ramifications, jusqu'à l'écorce extérieure, l'épiderme représenté par l'ensemble des satellites des planètes. » (T1, p.64)

Avant Mouravieff, Ouspensky chercha en 1920 à formuler dans Tertium Organum, en termes kantiens, ce que pourrait être une perception du monde à un degré supérieur d'évolution de conscience. Il remarquait l'incapacité pour l'homme de « rester conscient de soi » de façon prolongée, ces moments de conscience n'étant que des éclairs insaisissables traversant la personne à de rares moments de la vie, se fixant avec force dans sa mémoire, et dont . Il note donc :

« Nous ayant vus ou sentis nous-mêmes dans le monde en quatre dimensions, nous trouverions que le monde en trois dimensions n'a pas et n'a jamais eu d'existence réelle, qu'il était une création de notre imagination, un fantôme, un fantasme, un spectre, une tromperie, une illusion d'optique - enfin tout ce que l'on veut, sauf la réalité. »

Comme certains alchimistes qui auraient accompli le Grand Œuvre, Karl von Eckartshausen, selon Kirchberger et Charlotte de Boecklin « était après bien des travaux et des souffrances, parvenu au terme ». Son témoignage a donc une valeur rare et particulière.

Niklaus Anton Kirchberger qui relate cette réuisste, a été étudié par Antoine Faivre dans « Kichberger et l'illuminisime du dix-huitième siècle ». Né à Berne en 1739., ami du théologien Lavater, proche de Jean-Jacques Rousseau dans sa jeunesse, qui le mentionne dans ses Confessions, il s'est intéressé à Leibniz avant de s'orienter vers Boehme et Gichtel sous l'influence de Saint-Martin.

C'est donc dans ce dix-huitième siècle que s'affrontent ou s'associent le rationalisme et la mystique ce qui donnera naissance à des pensées hybrides, qui cherchent une voie mixte, surpassant les deux autres, et s'inscrivant dans une tradition dont le noyau dur est peut-être composé d'un alliage puissant d'hermétisme, d'alchimie et d'occultisme. Au Moyen-Age, l'existence de cette tradition se remarque dans l'art gothique et par exemple dans un vitrail de la cathédrale de Laon, une rosace figurant les arts libéraux avec en leur centre, la philosophie. Dans les textes alchimiques, l'Art royal est décrit non pas comme « alchimique » mais « philosophique ». La réalisation du Grand Œuvre est d'ailleurs l'obtention dans le vaisseau de la Pierre Philosophale.

Ainsi il n'est pas étonnant de trouver chez les philosophes du dix-huitième siècle un intérêt pour cette tradition toujours vivante dans certains cercles, sous une forme plus ou moins corrompue. On sait par exemple que Karl von Eckartshausen fut membre des Illuminés de Bavière, avant de s'y dissocier à cause des motifs politiques de l'organisation.

Eckartshausen aura pendant sa vie écrit une centaine de livres, selon Antoine Faivre. Très peu ont été traduits en français. Les œuvres traduites les plus connues sont « Dieu est l'amour le plus pur » (1790) et « La Nuée sur le Sanctuaire ou Quelque chose dont la philosophie orgueilleuse de notre siècle ne se doute pas (1802) ». Ce dernier ouvrage est postérieur à un événement rapporté par Kirchberger, dans un lettre :

« depuis le 15 mars 1795, il a reçu d'en haut diverses instructions ; mais il ne peut pas (ou ne veut pas ?) expliquer comment lui arrivent les mots nécessaires n'existant par dans la langue ».

Il est donc à nouveau question de l'incommunicabilité du spirituel sur le plan matériel. Eckartshausen écrit que la matière grossière « paralyse notre langue ». Nous avons vu avec Boehme que l'être spirituel est corrompu en raison du « gluten » dans le sang, ce qui dénote l'influence pernicieuse de la vie de l'homme sur l'esprit. L'homme est en effet prisonnier de la rigidité terrestre, de la sécheresse du monde sub-lunaire, qui comme la graine, le rend assoiffé des eaux qui sont représentées en alchimie par les « ondes » qui sont souvent comparées à l'Esprit Saint. La condition humaine est donc celle d'un enfermement ontologique, lorsque l'être réel est prisonnier d'une personnalité temporelle, qui comme la coque de la graine, le protège mais l'empêche également de se développer.

Il y a chez Eckarshausen des éléments hermétiques, mais qui clarifient les nombreuses doctrines théosophiques de son temps. Les thèmes de la Chute, de l'androgynat et de la réintégration sont abordés, mais de manière claire et pédagogique, comme dans « The Principles of Higher Knowledge » (1788) où il introduit souvent des éléments scientifiques dans ses explications. Il est fréquemment question du langage dans ce livre dont un chapitre est intitulé « Une langue sans mots ». Eckartshausen démontre que chacun entend les mots de manière différente selon son état de conscience et que communiquer des vérités spirituelles est une chose très ardue, qui demande un esprit critique développé et une capacité à rassembler ce qui est épars.

« Maintenant, de même que pour un homme qui n'a point d'organes, point d'yeux pour la lumière, la lumière n'existe réellement pas, lorsque cependant tous ceux qui ont cet organe en jouissent ; ainsi beaucoup d'hommes peuvent ne pas jouir de quelque chose dont d'autres peuvent jouir. je veux dire qu'un homme pourrait être organisé de telle sorte qu'il sentirait, entendrait, verrait, goûterait des choses qu'un autre ne pourrait sentir, ni entendre, ni voir, ni goûter, parce que l'organe lui manquerait.Ainsi, dans ce cas, toutes les explications seraient infructueuses ; car l'un mêlerait toujours les idées qu'il aurait reçues par son organe particulier avec les idées de l'autre, et il ne pourrait goûter et comprendre quelque chose qu'autant que cela s'approcherait de ses propres sensations. »

Karl von Eckartshausen accorde une grande importance à l'intellect ou le « mens », dans la démarche spirituelle, pour discerner le vrai du faux. C'est pourquoi il s'évertue notamment à expliquer le mystère des apparitions fantomatiques, et les faux miracles d'hommes malhonnêtes. Comme il le dit lui-même, « Chercher pour soi-même ou être mené, sont deux choses totalement différentes. »
La démarche spirituelle assure à l'intellect une juste direction, mais l'intellect est seul capable d'analyser le monde afin d'en déceler les pièges. Ceci n'est pas contradictoire avec l'éloignement entre l'intellect et le divin relevé par Kant dans « Le conflit des facultés ». Mouravieff remarque d'ailleurs dans Gnosis :

« L'homme contemporain concentre ses efforts sur le développement et l'éducation du centre intellectuel. Tout est organisé en vue d'un perfectionnement méthodique, secteur par secteur. (…) Cependant, les ressources du centre intellectuel, qui permettent à l'homme de faire des miracles dans le domaine de la science positive, pure ou appliquée, sont limitées à cela. Les travaux de Kant et Virchow ont montré que le champ d'action de l'intellect humain est pour ainsi dire entouré d'un mur impénétrable. »

Selon Mouravieff, il existe donc un centre intellectuel inférieur, incapable d'entrer en rapport avec le sacré, mais il existe aussi un centre intellectuel supérieur, uniquement accessible par le centre cardiaque, par l'expérience intérieure. Il écrit :

« Les perceptions du centre intellectuel supérieur étant d'ordre transcendantal, les messages de ce plan de Conscience ne peuvent pas être exprimés dans un langage humain. »

Nous retrouvons cela formulé différemment dans le petit traité initiatique Hermès dévoilé de l'alchimiste Cyliani, paru en 1831. L'Adepte y témoigne d'une vision où il lui fut expliqué que seule « l'âme » est impérissable, car liée à l'esprit céleste contrairement au corps qui a besoin du « médiateur » de l'âme. L'âme possède donc un degré de « réalité » supérieur à la nature terrestre.

« L'homme est un composé triple; son corps ou sa forme est animée d'une âme: celle-ci est la réunion de diverses forces à l'aide desquelles l'esprit régit sa forme ou la matière. L'âme est dirigée par l'esprit céleste qui est une émanation de l'action divine et par conséquent impérissable. »

Eckartshausen admire Kant justement pour avoir su démontrer que la raison demande à être éclairée par un élément extérieur.

« Est-ce que tout ce que donne la connaissance dans le temps et l'espace n'est pas relatif ? Est-ce que tout ce que nous pouvons nommer vérité n'est pas vérité relative?... On ne peut pas trouver la vérité absolue dans la sphère des phénomènes. »

La réison nécessite donc l'appui du divin par le médiateur de l'âme, c'est-à-dire le centre émotionnel cardiaque. Pour Eckartshausen : « La simplicité met le cœur dans une situation convenable pour recevoir purement le rayon de la raison et celui-ci organise le cœur pour la réception de la Lumière ».

« La philosophie de notre siècle élève la faible raison naturelle à l'objectivité indépendante; elle lui attribue même une puissance législatrice; elle la soustrait à une autorité supérieure ; elle la rend autonome et la divinise, en supprimant entre Dieu et elle tout rapport, toute communication ; et cette raison déifiée, qui n'a pas d'autre logique sa propre loi, doit gouverner les hommes et les rendre heureux !... »

A propos de ce rapport entre raison et mystique, comme le relève un article paru dans la revue martiniste « L'initiation » :


« Kant lui-même, dont les théosophes abhorrent la critique dissolvante, donne prise à des interprétations mystiques. »

« Nous lui sommes redevables, écrit Eckartshausen dans « La Nuée sur le Sanctuaire », d'avoir prouvé... que, sans révélation, aucune connaissance de Dieu ni aucune doctrine sur l'âme n'étaient possibles ; il a incontestablement prouvé que la raison dans son état naturel, ne sait rien du surnaturel, du spirituel et du transcendantal, et qu’elle ne peut rien connaître, ni analytiquement, ni synthétiquement, et qu’ainsi elle ne peut rien prouver , ni la possibilité , ni la réalité des esprits, des âmes et de Dieu. »

Kant lui-même s’est penché sur l’œuvre d’Emmanuel Swedenborg, et a écrit « Les songes d’un visionnaire expliqués par les songes de la Métaphysique. Cette œuvre de Kant prolonge la vision de Swedenborg en avouant l’impuissance du rationalisme quant aux vérités métaphysiques et à son impossibilité d’entrer en relation avec le monde des Esprits ».


Eckartshausen insiste suffisamment sur le fait que l'homme vit dans les ténèbres mais que la raison lui révèle une nature supérieure en sommeil, et il affirme que c'est dans le cœur que « l'église intérieure » doit être bâtie. Cette union des contraires, des facultés émotionnelles et intellectuelles, sont dans l'alchimie représentés par le combat du soufre et du mercure, donnant naissance à un nouvel être, un nouveau-né baignant dans le monde spirituel, transfiguré par la luminosité du Réel. Curieusement, la thèse d'Eckartshausen rejoint celle de Mouravieff à propos du « centre intellectuel supérieur ». Eckartshausen parle d'un « œil » disposé à percevoir cette lumière, mais qui depuis la chute des sens est fermé. Le Sanctuaire est obscurcie par une Nuée, d'où le sommeil de l'âme, condition humaine représentée dans l'Antiquité, selon Mark Hedsel dans « The Zelator », par le sortilège dont est victime Endymion. Eckartshausen note : « Plusieurs forces peuvent dormir en nous pour lesquelles nous n'avons point d'organes, et qui par conséquent ne peuvent pas agir. », et plus loin « Homme naturel !... renonce à tes dernières forces, ton combat même annonce la nature supérieure qui sommeille en toi... Tu pressens ta dignité, tu la sens même; mais tout est encore obscur autour de toi, et la lampe de ta faible raison n'est pas suffisante pour éclairer les objets auxquels tu devrais tendre »


L'être humain est de ce fait double, composé d'une nature terrestre doté d'un centre intellectuel, c'est inférieur, et d'une nature céleste dotée d'un centre intellectuel supérieur. La nature terrestre est donc frappée d'un degré supérieur de subjectivité et méconnaît la réalité, tandis que la nature céleste est seule capable de voir les choses « telles qu'elles sont ».


« C'est ainsi que deux natures contradictoires sont renfermées dans le même homme.La substance destructible nous lie toujours au sensible ; la substance indestructible cherche à se délivrer des chaînes sensibles et cherche la sublimité de l'esprit. (…) On doit chercher la cause fondamentale de la corruption humaine dans la matière corruptible de laquelle les hommes sont formés. Cette matière grossière opprime en nous l'action du principe transcendantal et spirituel, et cela est la vraie cause de l'aveuglement de notre entendement et des erreurs de notre cœur. »


Eckartshausen se sert de la théorie kantienne des phénomènes et des noumènes pour décrire les trois étapes nécessaires pour ouvrir l'organe de la vue spirituelle, qu'il nomme « sensorium ».


La première étape « ne nous élève que jusqu'au plan moral, et le monde transcendantal y opère en nous par des impulsions intérieures, appelées inspirations. »
La seconde étape, « plus élevée, ouvre notre sensorium pour la réception du spirituel et de l'intellectuel, et le monde métaphysique œuvre en nous par des illuminations intérieures. »
La troisième étape : « le plus haut degré – le plus rarement atteint – ouvre l'homme intérieur tout entier. Il nous révèle le Royaume de l'Esprit et nous rend susceptibles d'expérimenter objectivement les réalités métaphysiques et transcendantales ; de là, toutes visions sont expliquées fondamentalement. Surgissant du monde corruptible où l'homme prétendait recevoir une apparence de la lumière (souvenons-nous qu'il n'en appréhendait qu'un simple rayon), il se positionne pour échapper à sa dégradation et ainsi connaître le monde de l'incorruptible ».
« Avec le développement de ce nouvel organe, le rideau est levé tout d'un coup ; le voile impénétrable jusqu'alors est déchiré, la nuée devant le sanctuaire est dissipée, un nouveau monde existe tout d'un coup pour nous ; les taies tombent des yeux et nous sommes aussitôt transportés de la région des phénomènes dans celle de la vérité »

Cette voie ne saurait être menée à son terme sans une harmonie intérieure capable de « résonner » avec un monde subtil invisible et dont l'existence est seulement supposée par l'inspiration. Comme il le dit dans « The Principles of Higher Knowledge »,

« L'harmonie est omniprésente dans le Tout, mais les oreilles du commun n'entendent pas ces sons. C'est à cause du bruit du monde et du raffut des scientifiques et des philosophes. Dans une paisible solitude et lors des heures nombreuses de la nuit, lorsque notre Ame monte vers Dieu, résonne le son de la sagesse du Tout harmonieux de la Divinité. Vous n'entendez pas ces sons à cause de la confusion des Êtres Humains et les tempêtes de la passion. »

C'est une mystique de la « vision de la lumière » que traduit dans ses œuvres Eckartshausen :

«Nous possédons une lumière qui nous oint et par laquelle nous entendons le plus caché et le plus intérieur de la nature. Nous possédons un feu qui nous nourrit et nous donne la force pour agir sur tout ce qui est dans la nature. Nous possédons une clef pour ouvrir les sources des mystères et une clef pour fermer le laboratoire de la nature »

Ainsi, en étant « oint » par la lumière, et en ayant « ouvert leur sensorium », la place de médiateur entre le monde spirituel et matériel est donc toute naturelle.

« Tout objet sensible requiert son sens . C'est ainsi que l'objet transcendantal requiert aussi son sensorium, - et ce même sensorium est fermé pour la plupart des hommes. De là l'homme des sens juge du monde métaphysique comme l'aveugle juge des couleurs, et comme le sourd juge du son. »

Eckartshausen témoigne de l'expérience d'une communauté spirituelle d'individus ayant « réussi » l'initiation permettant de pénétrer dans ce monde spirituel où la vie foisonne. Cette « Société des Élus » ou « Église intérieure » serait dispersée dans le « petit monde » mais rassemblée dans « l'autre monde ».

Il écrit dans « La nuée sur le Sanctuaire » :

« Cette communauté de la lumière possède une École dans laquelle l'Esprit de Sagesse instruit lui-même ceux qui ont soif de la lumière ; et tous les mystères de Dieu et de la nature sont conservés dans cette école pour les enfants de la lumière. La connaissance parfaite de Dieu, de la nature et de l'humanité, sont les objets de l'enseignement de cette école. C'est d'elle que toutes les vérités viennent dans le monde ; elle était l'école des prophètes et de tous ceux qui cherchent la sagesse ; et il n'y a que dans cette seule communauté qu'on trouve la vérité et l'explication de tous les mystères. Elle est la communauté la plus intérieure et possède des membres de divers mondes ; voici les idées qu'on doit avoir d'elle. De tout temps, l'extérieur avait pour base un intérieur duquel l'extérieur n'était que l'expression et le plan. »

De cette « Communauté de Lumière » qui ne constitue pas une société secrète, Eckartshausen témoigne avoir reçu dès 1792 un enseignement qui lui aurait été dispensé par un homme "plein de sagesse et de bonté".

« On ne doit se représenter, par cette communauté, aucune société secrète se rassemblant dans de certains temps, se choisissant ses chefs et ses membres et se fixant certains buts. Toutes les sociétés, quelles qu'elles soient, ne viennent qu'après cette communauté intérieure de la Sagesse ;elle ne connaît aucune des formalités qui sont l'ouvrage des hommes. Celui qui est mûr s'ajoute à la chaîne, peut-être, souvent quand il s'en doute le moins. Chercher à atteindre la maturité doit être l'effort de celui qui aime la Sagesse. Dans cette communauté sainte est le dépôt originel des sciences, les plus antiques du genre humain. Elle unit à ses propres forces supérieures, et comprend des membres de plus d'un monde. »

Ces expériences semblent l'avoir marqué au point où il entra à la fin de sa vie dans une nuit noire de l'âme, qui n'est pas sans rappeler l'expérience de Jung relatée dans son Livre Rouge. Notre théosophe munichois « voyait alors son passé sous les traits les plus noirs : ce qu'il avait fait de bien se présentait comme de la faiblesse, ce qu'il avait fait de juste, comme de l'égoïsme ; sa douceur même n'était plus qu'un trait caractériel ». Il surmonta finalement cette épreuve et alors réapparurent, vers la fin de sa vie en 1802, « les vérités qui lui avaient été montrées ».

Ces vérités sont sans doute celles qu'il résume au commencement de « La Nuée sur le Sanctuaire » :

L'oeil intérieur de l'homme, c'est la raison, potentiahominis intellectiva, mens.Si cet œil intérieur est éclairé par la lumière divine, alors il est le vrai soleil intérieur, par lequel tous les objets viennent à notre connaissance.Tant que la lumière divine n'éclaire pas cet œil, notre intérieur vit dans les ténèbres.

L'aurore de notre intérieur commence quand cette lumière se lève.Ce soleil de l'âme éclaire notre monde intellectuel, comme le soleil extérieur éclaire le monde extérieur.Comme, au lever du soleil extérieur, les objets du monde sensible nous deviennent peu à peu visibles ; ainsi, au lever du soleil spirituel, les objets intellectuels du monde spirituel ou raisonnable viennent à notre connaissance. »

L'intérêt d'Eckartshausen est comme je l'ai survolé brièvement un témoignage de la réalité spirituelle dont il a fait expérience, mais aussi un regard et un langage différent pour transmettre cette connaissance, dont la logique semble contraster à la fois avec les écrits mystiques classiques et à la fois avec l'obscurité de la langue des oiseaux alchimique. Le processus de l'initiation est donc explicable en termes philosophiques, en termes biologiques si le développement du « sensorium » correspond à un certain fonctionnement cérébral, et même en terme physiques puisque la « Théorie du Tout » recherchée par la science implique l'introduction de dimensions supplémentaires. Néanmoins c'est toujours sur l'inconnaissable, l'incréé, l'ungrund de Boehme, que repose l'expérience du Mystère.

Enfin, prophétiquement, Eckartshausen annonce :

« Bientôt la nuit obscure de la langue des images disparaîtra, la lumière engendrera le jour, et la sainte obscurité des mystères se manifestera dans l'éclat de la plus haute vérité. La lumière de la nature, la lumière de la raison, et la lumière de la révélation s'uniront. »
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Sam 05 Mai 2012, 10:15

Bonjour Ambre

Merci infiniment de nous proposer ce texte sur Eckartshausen. De nombreux concepts y sont exposés très moderne qu'on pourrait réécrire dans un langage moderne sans en détériorer les intuitions géniales.
J'ai pris en copier/coller de nombreuses notes sur lesquelles je vais travailler et, si j'arrive à secouer ma paresse native, je me propose de les réécrire à la lumière des nouvelles connaissances en me référant aux travaux mathématiques du physicien Jean Charon dont les ouvrages ont bouleversé ma vie.

Je vais faire cet effort, parce que ce texte spirituel illustre de la plus belle manière le fossé culturel qui sépare les prêches des religieux islamiques des connaissances scientifiques et philosophique des civilisations occidentales.

A bientôt j'espère

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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Dim 06 Mai 2012, 17:58

Bonjour Ambre

J'ai rédigé mon message sur OpenOffice alors j'espère que tu vas pouvoir t'y reconnaître.

en indigo les extraits du texte présenté par Ambre
en bleu les citations du livre
en noir mes commentaires.




Déjà à cette époque, beaucoup d'humain avait la pré-science de ce que les savant allaient découvrir bien des siècles plus tard. Autrefois il existait un savoir intuitif que l'on qualifiait de mystique parce qu'il ne pouvait se rallier à aucune explication satisfaisante pour l'esprit compte-tenu de leurs connaissances du moment. Mais assez tôt dans les civilisations occidentales dites judéo-chrétiennes les esprits libres ont manifesté leur refus des doctrines religieuses grâce à cet exercice de leurs discernement qui pointaient du doigt les décalages entre les affirmations doctrinales religieuses et les observations sur le terrain. D'où ce constat d'Eckartshausen que tu cites et que je reproduis.

« La philosophie de notre siècle élève la faible raison naturelle à l'objectivité indépendante; elle lui attribue même une puissance législatrice; elle la soustrait à une autorité supérieure ; elle la rend autonome et la divinise, en supprimant entre Dieu et elle tout rapport, toute communication ; et cette raison déifiée, qui n'a pas d'autre logique sa propre loi, doit gouverner les hommes et les rendre heureux !... »



Objectivité indépendante: c'est le secret du formidable développement des connaissances des peuples du nord. C'est ce qu'on peut appeler émancipation des consciences.
Lorsque les observations des savants à cette époque, faites à partir d'instruments rudimentaires et pourtant déjà performants, pouvaient enfin se libérer du joug des croyances, soustraire la raison à une autorité supérieure qui serait d'ordre divin, donc supérieure et implacable.
L'autonomie de la raison a permis à l'humanité d'explorer l'univers dans lequel elle vit.


« en supprimant entre Dieu et elle tout rapport »


La révolution culturelle s'est opérée au contraire, non pas en supprimant entre Dieu et l'âme tout rapport, mais en supprimant entre Dieu et la Raison de l'âme tout pouvoir intermédiaire, en récusant le fait qu'une Église pouvait se prétendre la représentante du pouvoir divin. La Connaissance ne peut pas éloigner les âmes de Dieu. Au contraire, elle les rapproche, elle unit même les âmes au divin, c'est à dire à l'Univers. Les traditions gnostiques ont toujours opéré dans ce sens. Si l'enseignement gnostique est resté longtemps secret dans les pays occidentaux et orientaux, c'est parce qu'il fallait que les âmes simples se soustraient du joug des croyances et des superstitions pour pouvoir se libérer d'une vision paternaliste de Dieu admettre l'existence de leur libre arbitre. En apparence cela représente une évolution très lente des esprits, mais sur l'échelle du temps en comparaison avec les 14 milliards d'années d'âge de notre univers, la progression dans la connaissance s'est produite de façon foudroyante depuis l'apparition très récente des humains sur la Terre.


Eckartshausen insiste suffisamment sur le fait que l'homme vit dans les ténèbres mais que la raison lui révèle une nature supérieure en sommeil, et il affirme que c'est dans le cœur que « l'église intérieure » doit être bâtie.

La raison ou plutôt l'intuition. Peut-être aussi la volonté de penser que la mort n'est pas la fin de tout entretenait cet espoir rassurant de l'immortalité de l'âme. Aujourd'hui la science démontre, grâce à la fois aux énormes progrès technologiques dans les instruments de recherche accompagnés des développements théoriques des mathématiques que notre univers est double, que le monde matériel est soutenu par un univers quantique composé de particules éternelles dans lesquelles selon Chardon, prolongeant l'intuition de Theilard de Chardin existe une psychée exprimée à travers des propriétés néguentropiques.



L'être humain est de ce fait double, composé d'une nature terrestre doté d'un centre intellectuel, c'est inférieur, et d'une nature céleste dotée d'un centre intellectuel supérieur. La nature terrestre est donc frappée d'un degré supérieur de subjectivité et méconnaît la réalité, tandis que la nature céleste est seule capable de voir les choses « telles qu'elles sont ».




C'est à ce moment qu'il m 'apparaît indispensable de vous présenter quelques extraits le première partie de l'ouvrage de Jean E. Charon intitulé « Le Monde éternel des Éons », écrite par Christian de Bartillat, intitulée « Réflexions sur l'Univers de Jean Charon »

Je dois signaler qu'il n'est pas facile d'isoler des paragraphes d'un contexte général. Mais comme il n'est pas possible de transcrire l'intégralité de l'ouvrage il faudra s'en contenter.

Page 38 - « Le premier temps c'est le verbe, la lumière qui contient en elle photons et antiphotons impalpables, mais dont la preuve existentielle semble palpable.

Dans un second temps, l'antimatière initiale faites d'antineutrons devient le berceau de la matière composée d'électrons et de positrons, qui vont jouer désormais toute la partie de l'Univers

Enfin dans un troisième temps, au sein d'un Univers réduit mais non ponctiforme, l'antimatière se transformera en matière en dégageant une énergie suffisante pour permettre la création de noyaux lourds, libérant les électrons devenus l'âme de l'Univers, de la fabrication des galaxies, des étoiles, des planètes et du Vivant, de toute l'expérience spirituelle: lumière, antimatière, matière auraient été ainsi les trois journées de la Genèse


ensuite un peu plus loin, page 44 je cite ce passage qui me paraît explicite:


«Une vision de l'Univers
L'Univers Un et Multiple serait donc d'une simplicité et d'une complexité absolues mais connaissable pour un esprit cosmocentré qui se reconnaîtrait peu à peu en lui, à moins que cet Univers ne demeure toujours un songe, un mirage, un simple fantasme, lequel me fut « révélé »: Ma femme portait ce jour-là sa bague de fiançailles, un saphir entouré de diamants. Elle se mit à incliner sa main dans le champ d'un rayon de soleil. Subitement je vis sur le mur d'en face des milliards de soleils s'en allant vers l'infini à la vitesse de la lumière et je pensais un instant que l'immensité pouvait être un simple phénomène d'optique.
Ce même Univers semble aussi comparable au monde de la mer, monde de forces et de faiblesses, d'énormités et de petitesses, où tout finalement se dévore et s'entre-tue. Dans cet océan cosmique le minuscule anime-t-il l'immense, le gros mange-t-il le petit, le fort, se nourrit-il du faible, l'équilibre éliminant sans cesse le superflu? Pourtant l'optimisme, frère de l'esprit devrait nous éloigner de cet univers songe, ou guerre permanente pour nous rapprocher de la pensée d'Einstein, selon lequel « Dieu est raffiné mais pas méchant »
Monde fini mais illimité, immense et minuscule, venu de la lumière et retournant au Verbe par l'accélération de la mémoire et du geste intelligent. Expansion d'une boule vers une limite supérieure, ou simple respiration d'un immense poumon cosmique, création permanente de matière dans l'Esprit, l'Esprit se faisant une chair de la matière pour s'incarner et reprendre la première place afin de revenir à l'Un régénéré. Étoile mourante où le temps se renverse, trous noirs matière spiritualisée, micro-trous noirs électrons qui conduisent la symphonie, cerveau humain, moyen trou noir qui serait chargé de repenser cet ensemble, ce serait la raison d'une nouvelle symphonie. Espace champ relationnels de signes contraires sans aucun vide où tous les points mathématiques sont relatifs à l'ensemble, harmonie généralisée des champs et des forces, échange permanent de signes contraires, dehors et dedans: ce serait le principe. Univers Verbe hors du temps et de tous les temps où tout bouge et rien ne bouge, où tout évolue et reste le même. Ordre qui se nourrit du désordre le plus absolu. « Exister, c'est être pensé » Ce serait la loi qui serait aussi poésie. »


Voilà qui prépare à l'extrait suivant du texte présenté par Ambre et qui démontre que le jargon employé pour décrire l'Univers dépend grandement des connaissances du moment. Nos intuitions naissent de la mémoire cosmique des électrons éternels qui nous composent mais s'expriment différemment selon les époques.



« L'harmonie est omniprésente dans le Tout, mais les oreilles du commun n'entendent pas ces sons. C'est à cause du bruit du monde et du raffut des scientifiques et des philosophes. Dans une paisible solitude et lors des heures nombreuses de la nuit, lorsque notre Âme monte vers Dieu, résonne le son de la sagesse du Tout harmonieux de la Divinité. Vous n'entendez pas ces sons à cause de la confusion des Êtres Humains et les tempêtes de la passion. »

De nos jours, l'esprit libéré du joug du divin et des croyances (sauf en ce qui concerne les musulmans), les lignes c-dessus pourraient se rédiger de la manière suivante:  « Dans une paisible solitude et lors des heures nombreuses de la nuit, la mémoire contenue dans les électrons immortels de notre âme laissent surgir dans les circuits neuroniques du cerveau toute la réalité de l'Univers. L'âme est en phase avec l'Univers.

En citant à nouveau Christian de Bartillat, page 54 : « La Théorie de la Relativité complexe publiée par Jean Charon en 1977 est une théorie physique dans le sens traditionnel du terme. Elle n'a pas forcé l'Esprit à entrer dans le physique, mais elle a découvert l'Esprit dans une physique améliorée jusqu'à l'extrême de la connaissance de la matière . Tout simplement la revanche « mathématique » de l'Esprit dans cette science qui l'avait mis à la porte. »



Ne peut-on pas déduire de cette citation que l'intuition de sa théorie est née dans l'intellect de Jean Charon dans un moment de paisible solitude?
Il n'y a rien de mystique dans cette hypothèse, simplement l'évocation que certains êtres sont prédisposés à recevoir la Lumière-connaissance qui inonde chaque âme qui sait faire le silence en elle-même.


L'oeil intérieur de l'homme, c'est la raison, potentiahominis intellectiva, mens.Si cet œil intérieur est éclairé par la lumière divine, alors il est le vrai soleil intérieur, par lequel tous les objets viennent à notre connaissance.Tant que la lumière divine n'éclaire pas cet œil, notre intérieur vit dans les ténèbres.
La Raison, c'est le discernement que procure un intellect bien formé , c'est à dire, désolé de le marteler, débarrassé de toutes les scories des croyances.


Conclusion, comme l'écrit Eckartshausen:

« Bientôt la nuit obscure de la langue des images disparaîtra, la lumière engendrera le jour, et la sainte obscurité des mystères se manifestera dans l'éclat de la plus haute vérité. La lumière de la nature, la lumière de la raison, et la lumière de la révélation s'uniront. »


Bonne journée.


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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mer 09 Mai 2012, 16:01

De là une question à se poser en toute humilité me semble ' t-il : l'univers dur, palpable, substrat original des études physiques ne serait-il qu'une illusion,illusion générée par l'esprit intermédiaire à toute les sensations ? ......l' esprit incarné dans une illusion par le fait de sa corruption de l'unité ?, ne parle t'on pas de la renaissance des chairs sur un squelette qui serait l'âme métaphorique ?

Je me demande bien s'il ne faut pas inverser le paradigme commun de la sois-disant illusoire spiritualité et effectivement la considérer comme le terreau de toute corruption génétique ? de toute émanation..... de toute incarnation

Cherchons le vrai dans le spirituel en éliminant le faux résidant dans le matériel !
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Jeu 10 Mai 2012, 09:09



Reçu à l 'instant pour suivre sur ce sujet....

Citation :
Le travail difficile contre l’égoïsme.

Dr. Michael Laitman, Kabbaliste

Initialement, dans le monde de l’Infini nous étions unis en un seul tout, comme un seul corps, dont toutes les parties sont nécessaires les uns aux autres et totalement interdépendantes. Après la descente de l’infini jusque dans notre monde, nous sommes devenus complètement déconnectés, car tout l’espace entre nous fut comblé par l’égoïsme, qui nous éloigne les uns des autres.

Cet égoïsme est en constante augmentation, et par conséquent, au fur et à mesure que l’histoire se déroule, nous nous sentons de plus en plus imparfait. Mais il arrive alors un moment où l’égoïsme cesse de croître et atteint la satiété. C’est pourquoi les gens d’aujourd’hui sont accablés par la désillusion et le désespoir ; ainsi la dépression devient la maladie la plus répandue au monde.

L’homme perd le sens de la vie. Auparavant, il ne se posait pas ce genre de questions, car son désir égoïste grandissait en permanence, et le propulsait vers l’avant. Il lui disait habilement: «Tu veux ceci, et ceci et cela ! Tu peux certainement l’obtenir et devenir plus grand que tout le monde ! »
Mais aujourd’hui arrive un moment où nous ne voulons plus rien. Et en plus, une crise générale mondiale se révèle, nous laissant d’autre choix que de chercher un moyen de changer la situation et d’obtenir une correction, où la correction se trouve en remontant vers le monde de l’Infini et en devenant un homme nouveau. Pourtant, cette unité s’atteint désormais par nos propres efforts, ce qui signifie par un travail contre notre égoïsme, pour le bien de l’unité.

C’est le travail le plus odieux, et nous n’en voulons pas. Je suis prêt à faire n’importe quoi sauf cela – tout sauf m’unir avec des amis ! Je me sens bien seul, cela est confortable ! Après tout, ma nature entière est le désir de recevoir, et tout ce dont j’ai besoin est de le satisfaire. Je ne veux que la satisfaction.

Chaque personne ne pense qu’à la façon d’améliorer les choses pour elle-même à tout moment. Notre organisme et le cerveau ne fonctionne que pour se maintenir en l’état le plus confortable. Et c’est ainsi que toute notre vie se déroule. Toute personne ne pense qu’à la façon d’améliorer les choses pour elle-même, maintenant et dans l’avenir. Tous nos calculs tournent autour de cela et nous sommes incapables de penser à autre chose. Tout ce qui m’importe, c’est mon propre corps. Il s’avère que je suis condamné à la vie d’un pauvre et misérable animal, qui essaie autant qu’il le peut, de soutenir/maintenir son corps, de sorte qu’il vive plusieurs décennies avant de mourir. Mais si toute la vie ne se résume vraiment qu’à cela, alors quel en est le sens?

C’est pourquoi il nous est si difficile de travailler contre notre égoïsme. Il y a un grand problème psychologique ici, nous empêchant de nous réunir avec d’autres, dans des circonstances où notre ego a atteint son apogée. C’est pourquoi la science de la Kabbale vient et nous explique comment faire cela en nous réunissant dans un petit groupe.

Grâce au groupe, nous commençons à attirer cette force spéciale vers nous, force qui est caché dans la nature et appelée la Lumière qui corrige. Et si nous essayons d’extraire de l’intérieur cette force cachée, elle fera surface et fera des merveilles pour nous. Elle nous corrigera complètement, nous changera, si nous parvenons à nous connecter aux autres. Et puis un groupe commencera à se réunir entre plusieurs amis, il deviendra un mini-modèle d’humanité corrigée, dans laquelle notre unité se réalise.

Au lieu de la précédente, force négative de l’égoïsme, qui nous sépare en un état brisé et qui porte des noms différents (Pharaon, Haman, Bilam, Balak, et tous les «pécheurs», signifiant les forces de désunion), à l’intérieur de notre connexion, nous commencerons à révéler une énorme force positive. C’est la force de connexion qui vient remplacer la force négative de la désunion et qui est appelée le Créateur. C’est la force du don, la force qui nous a donné naissance et qui nous unit. En elle, nous révélons le programme de création et son objectif.

C’est pourquoi nous devons nous unir dans un groupe, puisqu’en vertu de cela, nous ressentions un état supérieur – la présence d’une force cachée plus élevée, le Créateur qui est entre nous. Nous devons juste Le révéler ! Espérons que nous ressentirons cet éveil en nous au cours des séminaires, à la suite des efforts que nous faisons pour nous unir les uns aux autres. Cela peut même arriver à une personne présente pour la première fois à un congrès.
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Jeu 10 Mai 2012, 11:38

Citation :
L’homme perd le sens de la vie. Auparavant, il ne se posait pas ce genre de questions, car son désir égoïste grandissait en permanence, et le propulsait vers l’avant. Il lui disait habilement: «Tu veux ceci, et ceci et cela ! Tu peux certainement l’obtenir et devenir plus grand que tout le monde ! »
Il arrive forcément un moment où l'homme ordinaire comprend que le consumérisme, l'instinct de possession, l'accumulation de biens matériels ou de satisfactions égotiques (le pouvoir politique par exemple) ne lui apportent pas le repos, la paix de l'âme qu'il escomptait. Alors on peut considérer que l'homme ordinaire a terminé un parcours d'expériences et deux choix s'offriront ainsi à lui:
  • Soit il perd le sens de la vie et il coure se réfugier chez les psy et la galère commence, avec souvent la perspective de gaspiller sa fortune personnelle et un espoir quasi nul de guréison.
  • Soit il ouvre son esprit et part explorer d'autres pistes plus spirituelles.

C'est le deuxième choix de vie qui lui ouvrira des perspectives nouvelles. Des chemins qui au début risquent de l'effrayer, de l'effarer. Il faudra alors à l'homme ordinaire beaucoup de courage pour continuer son exploration vers un monde qui lui est inconnu.


Citation :
C’est le travail le plus odieux, et nous n’en voulons pas. Je suis prêt à faire n’importe quoi sauf cela – tout sauf m’unir avec des amis ! Je me sens bien seul, cela est confortable ! Après tout, ma nature entière est le désir de recevoir, et tout ce dont j’ai besoin est de le satisfaire. Je ne veux que la satisfaction.

Voilà un concept "boboïste": croire qu'il suffit de contrer son égoïsme pour entrer DURABLEMENT en relation avec autrui. C'est un concept simpliste qui se fait passer pour un principe humaniste. C'est un concept proféré naturellement par des esprits qui y puisent leurs intérêts pour leurs petites affaires pas toujours très nettes.
De tels propos sont dangereux car c'est entraîner l'homme ordinaire vers une relation forcée qui fait fi des lois de l'univers. En fonction de tout ce qui a été écrit sur la mémoire infinie des électrons immortels qui nous composent. Sachant que ces électrons néguentropiques sont au moins aussi âgés que l'Univers, environ 14 milliards d'années, que la durée de vie d'un être vivant est d'environ (un chiifre moyen) 60 ans, imaginez le nombre incalculable d'incarnations qu'ils supportent depuis la naissance de l'Univers. C'est dire que ces électrons disposent d'archives aux quelles nos corps biologiques ne peuvent avoir accès que très partiellement. Donc chaque homme ordinaire est le fruit d'un passé très ancien qui contient un grand nombres d'expériences plus ou moins réussies, de souvenirs d'empathies et d'antipathies, de mariages et de désunions, d'accords et de désaccords qui sont responsables de ses choix du moment. C'est ainsi qu'on peut comprendre pourquoi chacun d'entre nous peut ressentir spontanément de la sympathie ou de la répulsion envers un être qu'il rencontre pour la première fois alors qu'il n'y a aucune explication logique ni rationnelle.
D'autre part, il est inutile de construire des relations qui font appel à un effort permanent de l'être. Car tôt ou tard, des moments de faiblesse apparaîtront pendant lesquels l'effort se relâchera et créera des failles dans la relation.

Les groupes les plus solides se forment spontanément autour de valeurs communes partagées sans effort par chacun des membres, sans qu 'à chaque instant les membres de ce groupes aient à faire un effort pour aimer vivre ensemble.

Le groupes les moins solides se constituent autour d'accords et de traités opportunistes signés la plus par du temps par paresse ou lâcheté. Paresse et lâcheté sont toujours des comportements, des choix qui conduisent les humains à accepter l'inadmissible dans un processus qu'ils nomment "tolérance". C'est ce qu'il se passe en ce moment en Europe. Mais un jour ou l'autre les conflits surgiront.

Citation :
C’est la force de connexion qui vient remplacer la force négative de la désunion et qui est appelée le Créateur.

Union et désunion (association/répulsion en physique) sont deux principes qui ont permis la naissance de la matière, puis de la Vie.
Les électrons s'assemblent ou se séparent pour créer des atomes puis de molécules en fonction des expériences accumulées par chacun d'entre eux. La loi des ensembles est à intégrée comme une loi fondamentale de notre Univers avec les lois universelles d'Évolution, d'Équilibre et des Cycles.

Pour qu'il existe une force de connexion, il faut des émetteurs-récepteurs calés sur la même fréquence. Ce qui revient à dire que chacune des partie accepte les conditions de connexion et s'engage dans un respect mutuel. C'est une condition nécessaire et suffisante.
En d'autres termes, s'il existe une force de connexion entre les humains, ces derniers bénéficient d'un choix illimités de fréquences. Heureusement!

Enfin pour terminer

Citation :
C’est pourquoi nous devons nous unir dans un groupe, puisqu’en vertu de cela, nous ressentions un état supérieur – la présence d’une force cachée plus élevée, le Créateur qui est entre nous.
Il existe, heureusement un immense choix de groupes, ce qui permet à des milliards de sensibilités différentes de trouver une place de vie. Ces groupes qui donnent accès à autant de choix, de chemins d'évolution et de progression de vie ou de spiritualité. C'est en effet un choix de se connecter à une dynamique de groupe qui correspond au mieux aux espoirs de chaque individu.
Cependant il existe des groupes compatibles entre eux et d'autres incompatibles. Pour que la paix demeure entre ces groupes structurellement et culturellement différents des accords de respect mutuel doivent impérativement être trouvés surtout si ces groupes sont condamnés à vivre dans une certaine promiscuité territoriale comme on le voit de nos jours. Des conditions de promiscuité imposés par les flux migratoires.
Finalement, on en revient toujours au même discours.
La surpopulation planétaire aujourd'hui endémique va générer de graves tensions entre les groupes qui devront survivre sur une planète qui semble se rétrécir avec des ressources et des matières premières qui se raréfient.

En réalité avec la surpopulation, les égoïsmes vont s'exacerber et les instincts de survie vont remplacer les difficultés psychologiques que génère le consumérisme. Il ne sera donc pas utile pour les esprits perturbés de certains occidentaux de recourir au méfaits des psychologues et autres psychanalystes "de mes deux".
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Jeu 10 Mai 2012, 12:49

Pourquoi es-tu aussi unilatérale au sujet des psy's ?
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Jeu 10 Mai 2012, 14:22

Chacun a ses défauts. Le mien c'est souvent d'abrupte. Mais en même temps je rends responsable les psy's et en particulier un psychanalyste de Rouen d'être responsable indirectement par incompétence de la mort de la mère de mes enfants. Ayant participé activement à la thérapie que suivait mon épouse à l'époque (pour tenter de sauver les meubles), je sais de quoi je parle. Beaucoup de praticiens manquent hélas de cette sensibilité qui leur ferait poser à leurs patients la ou les bonnes questions qui pourraient démarrer la thérapie. C'est ce qui c'est passé dans ce cas personnel.
Très impliquée dans le domaine de la psy, feu mon ex épouse a tenté de me faire lire des ouvrages de spécialistes dont la lecture de chaque ligne me faisait sursauter de mon fauteuil. A chaque fois j'ai été stupéfait du jargon volontairement incompréhensible des patients pour développer des concepts contraire à mes observations personnelles. En fait les théoriciens de la psy développent des thèses en dehors de toute démarche scientifique, ce qui fait de la psychologie une science humaine très approximative...et très idéologique.
Enfin de surcroît on sait que Freud était un charlatan, que les théories qu'il a développées ne servaient qu'à justifier son homosexualité latente, alors le rejet devient définitif.
C'est dommage que je ne puisse plus mettre la main sur un ouvrage de Lacan que possédait mon épouse, sinon je ne me serai pas privé du plaisir de te révéler les inepties de ce psychanalyste.
Bonne journée
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Jeu 10 Mai 2012, 14:39

Je comprends parfaitement votre position, c'est un évènement écrasant de la vie qui vous arrivé;

Ceci était simplement une question curieuse, mal m'en a pris


Personnellement je n'ai pas d'avis plombé sur la question, sauf que j'ai suivi une psychanalyse de Jung ( psychologie analytique ) pendant trois ans sans que cela constitue un seul revers pour moi.

Cordialement.
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mer 07 Nov 2012, 11:32



En Janvier 1990 un texte écrit par un auteur inconnu est distribué dans le métro.



Citation :
"Les Changements à venir sur la Terre"



A l'heure actuelle, il y a un changement vibrationnel immense dans et sur la Terre, et toutes les formes de vie ressentent l'augmentation de l'énergie spirituelle à mesure qu'elle pénètre les royaumes intérieurs.

L'effet accélère l'évolution des schémas de comportement, qu'ils soient positifs ou négatif.

Il y aura en apparence une augmentation marquée du négatif pendant que ces schémas sont brassés et libérés, comme de la poussière remuée en bougeant un objet demeuré trop longtemps immobile.

Sachez que pendant ce déblaiement une force intérieure apparaîtra. Vous recevrez les vibrations divines comme jamais auparavant et vous devrez porter attention à continuellement stabiliser votre énergie pour être prêt au prochain changement et a celui d'après.

Ces changements viendrons comme des vagues se rapprochant sans cesse les unes des autre.
Laissez aller et ne vous fixez pas sur ce qui ne marche pas pour vous. Vous sentez-vous lourd?
Trouvez vos fardeaux et et laissez-les tomber! Trouvez -vous les nourritures engorgeantes, les pensées pesante, les habitudes salissantes, les personnes épuisantes? Libérez vous et élevez la fréquence de votre corps physique.
Accordez- vous au coeur le plus pur de la terre mère et faites-y vibrer doucement votre corps.

Cette période se montre pour certain trop difficile à affronter consciemment et ils choisissent la mort, la maladie, la toxicomanie ou la folie comme moyen d'éviter ce changement.
Sachez qu'il n'y a aucun moyen d'éviter la transformation et aucune raison d'en avoir peur. Et sachez aussi que maintenant toute résistance à la vérité aura des répercussions immédiates.

Demeurez aussi conscient que possible du processus . Coopérez avec l'ordre élevé dont vous faites parti. Observez les échanges et l'augmentation des mouvements.
Vous verrez un flux rapide, tellement qu'il sera difficile de suivre les nouvelles, les progrès dans plusieurs domaines et spécialement la dégénérescence de systèmes, de croyances, d'organisation.

La clé est de simplifier, de se centrer, d'être un canal, pou les plus hautes énergie d'amour et vérités qui pénètrent la planète maintenant.

Recevez de plus en plus de pureté et ayez confiance en l'expression spontanée provenant du coeur.
De cette façon, votre sensibilité augmentera,de même que la capacité de vos nerfs, de vos glandes et corps subtils de diriger les voltages croissants sans être brûlés.
Nous n'avons plus le luxe d'un processus lent et graduel d'assimilation. Ceux qui seront dans le sens du changement seront incités par des niveaux supérieurs à demander l'accession à des capacités accrues. Vos corps se transformeront.

Méditez souvent et centrez- vous constamment dans l'unité et le moment présent.
Ouvrez votre coeur, renforcez votre corps physique, abandonnez votre toxicomanie, vos dépendances, apprenez à vous reposer réellement et soyez dans un état d'esprit joyeux. Recevez la nourriture au moment où vous agissez, ressentant le processus de canalisation.

Grâce et Paix sur vous tous !

Texte anonyme distribué dans le métro en janvier 1990
extrait du blog de Sinouhé l'Artiste
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Ven 09 Nov 2012, 16:00

Vigilence et discernement sans doute devant ce texte à resonance astral et de type canalisation.... (de plomb?).
Ca y ressemble en tout cas.

Bien a tous.
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Ven 09 Nov 2012, 18:35

Merci franc-soi!
c'est vrai que je n'ai pas lu ce texte avec ce point de vue...et pourtant à la relecture, j'observe que tu as sans doute raison d'inciter à plus de discernement!

La phrase qui m'a heurté à la première lecture est celle-
ci:

Citation :
. Coopérez avec l'ordre élevé dont vous faites parti. Observez les échanges et l'augmentation des mouvements.

...sans doute mon enthousiasme à la découverte du blog de Sinouhé que j'ai lu toute une soirée...m'a déconcentré et fait perdre le sens du discernement!

Merci

richel
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Jeu 11 Déc 2014, 14:55

"Votre vie est le miroir de ce que vous êtes."



Vous verrez que dans la vie, vous recevez exactement ce que vous donnez. Votre vie est le miroir de ce que vous êtes. Elle est à votre image. Vous êtes passif, aveugle, exigeant. Vous prenez tout, vous acceptez tout, sans aucun sentiment d’obligation. Votre attitude envers le monde et la vie est l’attitude de quelqu’un qui a le droit d’exiger et de prendre, qui n’a aucun besoin de payer ou de travailler pour obtenir salaire. Vous croyez que tout vous est dû, juste parce que c’est vous! Tout votre aveuglement vient de là! Rien de tout cela ne vous interpelle. Et pourtant, c’est ce qui maintient les mondes séparés.

Vous n’avez aucune mesure vous permettant de vous évaluer. Vous vivez exclusivement selon le mode « J’aime » ou « Je n’aime pas », vous n’avez aucune appréciation, excepté pour vous-même. Vous ne reconnaissez rien au dessus de vous – théoriquement, logiquement, peut-être, mais en vérité, rien. C’est pourquoi vous êtes exigeant et continuez à croire que tout est bon marché et que vous avez assez dans votre poche pour acheter tout ce que vous voulez. Vous ne reconnaissez rien au dessus de vous, soit extérieurement, soit intérieurement. C’est pourquoi, je le répète, vous n’avez aucune mesure et vivez passivement selon vos préférences et vos dégoûts.
Oui, votre « appréciation de vous-même » vous aveugle. C’est le plus grand obstacle à une nouvelle vie. Vous devez être capable de surmonter cet obstacle, ce seuil, avant d’aller plus loin. Ce test divise les hommes en deux sortes : le « bon grain » et « l’ivraie ». Peu importe à quel point un homme est intelligent, doué, brillant : s’il ne change pas son appréciation sur lui-même, il n’y aura aucun espoir de développement intérieur, de travail vers la connaissance de soi, pour un vrai devenir. Il restera tel qu’il est toute sa vie. La première nécessité, la première condition, le premier test pour celui qui veut travailler sur lui-même est de changer son appréciation sur lui-même. Il ne doit pas imaginer, pas juste croire ou penser, mais voir des choses en lui qu’il n’avait jamais vues auparavant, les voir vraiment. Son appréciation ne pourra jamais changer tant qu’il ne verra rien en lui. Et afin de voir, il doit apprendre à voir. C’est la première initiation de l’homme vers la connaissance de soi.
Avant tout, il doit savoir ce qu’il doit regarder. Quand il le sait, il doit faire des efforts, maintenir son attention, regarder constamment avec persistance. Ce n’est qu’en maintenant son attention, et en n’oubliant pas de regarder, qu’un jour, peut-être, il sera capable de voir. S’il voit une fois, il peut voir une deuxième fois, et s’il continue, il sera incapable de ne plus voir. C’est l’état à rechercher, c’est le but de notre observation ; c’est de là que le vrai désir naîtra, le désir irrésistible de devenir ; de froids nous deviendrons chauds, vibrants ; nous seront touchés par notre réalité.
Aujourd’hui, nous n’avons rien d’autre que l’illusion de ce que nous sommes. Nous avons une trop haute opinion de nous-même. Nous ne nous respectons pas. Afin de me respecter, je dois reconnaître cette partie de moi qui est au-dessus des autres parties, et mon attitude envers cette partie doit témoigner du respect que j’ai pour elle. De cette façon, je me respecterai. Et mes relations avec les autres seront gouvernées pas le même respect.
Vous devez comprendre que toutes les autres mesures – talent, éducation, culture, génie – sont des mesures fluctuantes, des mesures de détail. La seule mesure exacte, la seule mesure réelle, immuable et objective, c’est la mesure de la vision intérieure. Je vois – je me vois : par cela, vous avez mesuré. Avec une partie supérieure réelle, vous avez mesuré une autre partie inférieure, tout aussi réelle. Et cette mesure, définissant par elle-même le rôle de chaque partie, vous mènera au respect envers vous-même.
Mais vous verrez que ce n’est pas facile. Ce n’est pas gratuit. Vous devrez payer très cher. Pour les mauvais payeurs, les paresseux, les parasites, aucun espoir. Vous devrez payer, payer beaucoup, et payer immédiatement, payer à l’avance. Payer de vous-même. Par des efforts sincères, consciencieux, désintéressés. Plus vous serez prêt à payez, sans économiser, sans tricher, sans falsifier, plus vous recevrez. Et à partir de là, vous connaîtrez votre nature. Et vous verrez toutes les manoeuvres, toutes les manipulations auxquelles a recours votre nature pour éviter de payer pour de vrai. Parce que vous devrez payer avec vos théories toutes faites, vos convictions enracinées, vos préjugés, vos conventions, vos « J’aime » et « Je n’aime pas ». Sans marchander, honnêtement, sans faire semblant. Sans essayer « sincèrement » de voir tout en offrant votre fausse monnaie.
Essayez un moment d’accepter l’idée que vous n’êtes pas ce que vous croyez être, que vous vous surestimez – en fait, que vous vous mentez à vous-même. Que vous vous mentez à vous-même à chaque instant, toute la journée, toute votre vie. Que ce mensonge vous domine au point que vous ne pouvez plus le contrôler. Vous êtes la proie du mensonge. Vous mentez, en tout lieu. Vos relations avec les autres : mensonges. L’éducation que vous donnez, les conventions : mensonges. Votre enseignement : mensonges. Vos théories, votre art : mensonges. Votre vie sociale, votre vie de famille : mensonges. Et ce que vous pensez de vous-même : mensonges aussi.
Mais vous ne vous arrêtez jamais dans ce que vous faites ou ce que vous dites, parce que vous croyez en vous. Vous devez vous arrêter intérieurement et observer. Observer sans préconçu, en acceptant un moment l’idée du mensonge. Et si vous observez ainsi, en payant de vous-même, sans auto-apitoiement, en abandonnant toutes vos prétendues richesses pour un moment de réalité, peut-être verrez-vous soudain, en vous-même, quelque chose que vous n’aviez jamais vu auparavant. Vous verrez que vous êtes différent de que ce que vous croyez être. Vous verrez que vous êtes deux. Un qui n’est pas, mais qui prend la place et joue le rôle de l’autre. Et un qui est, mais si faible, si intangible, que sitôt apparu, il disparaît immédiatement. Il ne peut supporter le mensonge. Le moindre mensonge le fait s’évanouir au loin. Il ne combat pas, il ne résiste pas, il est battu d’avance. Apprenez à regarder jusqu’à voir la différence entre vos deux natures, jusqu’à voir les mensonges, la tromperie en vous. Quand vous verrez vos deux natures, ce jour-là, en vous, la vérité naîtra.

La Première initiation, Jeanne de Sazlmann.
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MessageSujet: Les religions ont-elles une conscience écologique?   Sam 24 Jan 2015, 11:52

Les religions ont-elles une conscience écologique?



Seyyed Hossein NASR, Satish KUMAR, Michel Maxime EGGER, Mohammed TALEB, Dominique LANG

dossier ULTREIA



La modernité techno-industrielle, si prédatrice et indifférente à l’égard du milieu naturel, se retrouve aujourd’hui au banc des accusés, au même titre que la plupart des religions qui auraient longtemps cautionné ses pratiques dévastatrices en conférant à l’homme un rôle dominateur. 
Aujourd’hui, face à l’ampleur de la crise, un mouvement se fait jour qui révèle un renouvellement profond de la “théologie de la nature”, notamment dans les religions monothéistes. Un événement qu’un Martin Heidegger avait annoncé en affirmant qu’à l’âge de la technoscience, “seul un dieu peut nous sauver”. En prêtant voix, ici, à différentes traditions, nous tenterons de définir quel est le degré de conscience écologique des religions et quel pourrait être leur rôle dans la mise en œuvre d’une nouvelle éthique de la terre.

Seyyed Hossein Nasr, qui posa les prémisses d’une philosophie de la nature d’inspiration soufie voilà bien des années, conditionne la résolution de la crise environnementale à la redécouverte de la sacralité de la nature et de notre responsabilité à son égard. Une redécouverte qui doit s’enraciner dans la religion, entendue dans son sens le plus universel.
Célèbre militant indien proche de l’esprit de Gandhi, Satish Kumar livre quant à lui une réflexion sur les liens étroits et exemplaires
entre milieu naturel et “trinité” hindoue– Brahmâ, Vishnou et Shiva –, principes de création, continuité et destruction.

La tradition chrétienne a-t-elle eu une responsabilité dans le processus de désacralisation du monde ? Le sociologue Michel Maxime Egger
s’affronte à cette question avec une objectivité bienvenue. Là où, selon lui, les théologiens catholiques et protestants répondent souvent par la négative à “Y a-t-il du sacré dans la nature ?”,l’Église orthodoxe ménagerait une voie alternative où seraient reconnues et célébrées “la semence et la trace de Dieu” dans l’univers.

“Qu’as-tu fait de ton frère l’univers ?” Paraphrasant la question de Dieu à Caïn, les tenants de l’écologie profonde demandent aujourd’hui des comptes au christianisme, qu’ils tiennent pour complice de la destruction de la planète. Cependant, depuis plus de quarante ans, des hommes comme Jacques Ellul, Théodore Monod ou Jean-Marie Pelt font écho à François d’Assise et témoignent d’une nouvelle sensibilité chrétienne. Parmi ces justes émerge la figure de Jean Bastaire, homme de lettres et fervent défenseur de la terre pour qui la foi “doit prendre à bras-le-corps « l’amour du monde » comme réalité matérielle transfigurée par le divin…”, selon les mots du père Dominique Lang qui nous en dresse un portrait inspiré.
Mépris de la terre, haine de la nature et dévastation du monde : à ce scandale contemporain s’oppose la vision des peuples autochtones,
dont la voix, trop souvent étouffée, vient percuter notre conscience. Le philosophe Mohammed Taleb plaide ici pour un “réenchantement du monde” qui s’en inspire et nous en rappelle les principes élémentaires : cosmos vivant, nature animée, matière spiritualisée, lieux porteurs de sens et corps pénétrés d’énergie…





Grand dossier composé de 5 articles à retrouver dans ULTREÏA ! n°2:


“TOUTES les ÉCRITURES SACRÉES SOULIGNENT NOTRE RESPONSABILITÉ ENVERS la NATURE…” entretien avec Seyyed Hossein Nash
TERRE, ÂME, SOCIÉTÉ : les TROIS DIMENSIONS de l’ÉCOLOGIE HINDOUE par Satish Kumar
La TROISIÈME VOIE par Michel Maxime Egger
RELIÉS à la VIE. L’ÉCOSPIRITUALITÉ des PEUPLES PREMIERS par Mohammed Taleb

Le CHRISTIANISME COSMIQUE de JEAN BASTAIRE par Dominique Lang

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MessageSujet: La primauté des valeurs    Mar 14 Juin 2016, 11:33

La primauté des valeurs extrait de lecture par Serge Carfantan



"Allons plus loin. Si nous voulons pour le futur un monde différent, si nous voulons un monde plus libre, plus heureux, plus respectueux de la vie, un monde dans lequel la vie se sente en quelque sorte davantage chez elle, parce que chez Soi, il nous faudra promouvoir d’autres valeurs que celles qui ont eu cours jusqu’à présent. S’il doit y avoir un dépassement de la postmodernité, dans la cosmodernité, il faut au minimum donner dans l’éducation une importance fondamentale à trois valeurs essentielles :


a) La conscience. Une société éclairée est faite d’individus conscients. Elle n’est pas un troupeau somnolent gouverné par quelques uns, prenant toutes les décisions à sa place. Tout ce qui peut être fait dans le sens du développement de la conscience est utile. Un être humain devrait grandir dans la conscience, car c’est précisément l’expansion de conscience qui le fait grandir. Tout ce qui est favorable à l’éveil et à la lucidité permet l’accès une vie plus grande et plus libre, mérited’être encouragé. Toute ce qui contribue à l’enténèbrement de l’esprit, à l’abrutissement collectif, à la crétinisation des masses devrait être évité. C’est déjà une bonne mesure de nos décisions que de se demander si elles vont dans la direction d’une conscience plus élevée, ou d’une conscience moindre. Ajuster nos décisions sur la valeur de la conscience aurait une incidence extraordinaire sur la portée de nos actes.

b) L’honnêteté. Une société éclairée est faites d’individus ayant un sens élevé de l’intégrité et pour qui l’honnêteté est une valeur fondamentale. L’honnêteté est cohérence avec soi. Nous ne pouvons être honnête envers autrui qu’en étant honnête envers nous-même. L’honnêteté signifie que l’extérieur reflète fidèlement l’intérieur, elle consiste à dire ce que l’on pense et à faire ce que l’on dit, sans distorsion. Si je dis ce que je suis, sans restriction, honnêtement, alors je n’accorde plus de réalité à ce que j’ai pu construire auparavant par illusion ou par peur. La simplicité prend la place de toute ce que j’avais mis en avant et cru obligatoire et je passe de la peur à la confiance en mettant en conformité l’extérieur et l’intérieur. La simplicité est la demeure dans laquelle le sujet maintient son expérience de lui-même. Le lieu de la coïncidence avec soi dans laquelle précisément toute vie se rencontre. L'honnêteté élimine toute hypocrisie ou artificialité dans la relation, elle élimine ce qui est générateur de confusion et de méfiance dans la relation. Par suite, l’honnêteté se traduit dans le fait de ne jamais employer à mauvais escient ce qui nous a été confié. L’honnêteté est une contribution directe à l’intégrité, car précisément elle permet que l’intérieur se reflète fidèlement à l’extérieur restant un, sans division. L’honnêteté est valeur en ce qu’elle contribue à la construction d’une stabilité intérieure et fournit un fondement à une estime de soi qui ne dépend pas du jugement d’autrui. Comme la conscience, elle contribue à l’auto-référence qui donne son assise profonde à l’autonomie.

c) La responsabilité. Une société éclairée est faites d’individus qui ont en sens élevé et étendu de la responsabilité. Être responsable veut dire avoir de la sollicitude à l’égard de ce qui nous est confié et dont nous avons la garde, depuis celle de l’enfant dont nous devons nous occuper jusqu’à ce qu’il devienne adulte, jusqu’au soin que nous accordons au-delà de notre famille, à notre voisinage et de là jusqu’à la Terre entière dont nous souhaitons la protection. La responsabilité implique avoir conscience des conséquences de nos actes au-delà de la recherche d’une satisfaction immédiate. Cela veut dire aussi avoir conscience que rien n’est séparé, que toute décision nous engage et que nous sommes embarqués sur cette Terre le même bateau. Eduquer dans l’enfant la valeur de la responsabilité l’amène à reconnaître les implications lointaines d’une action et à regarder le monde comme sa famille élargie. L’éducation à la responsabilité décloisonne les visées à courte vue de l’ego en leur offrant une perspective illimitée. La responsabilité invite chacun à prendre en main les rennes de son existence et à accorder un soi à tout ce qui rendre en relation avec notre propre existence. Elle invite l’adulte à se déposer sur les épaules de l’enfant le soin de faire ses propre choix, au lieu de les faire à sa place. Le soin de ne pas cacher ou détourner les conséquences de l’enfant. Elle donne à la lucidité une portée concrète dans l’action en maintenant la flamme de l’attention au cœur de toutes nos décisions. 

....

Les valeurs diffèrent des normes.

Elles sont l’objet d’une préférence subjective en vue d’une fin que nous estimons digne d’être poursuivie. Les valeurs ne sont pas pour autant des désirs égocentriques, elles s’inscrivent dans la perspective d’une communauté. La communauté de ceux qui sont attachés aux mêmes valeurs. Les normes relèvent d’un consensus social qui possède un caractère d’obligation. La valeur se situe sur le plan de la raison privée, la norme se situe sur le plan de la raison publique. Elle est directement en jeu dans le droit et le fonctionnement des institutions. Dans notre monde contemporain, la relation entre valeurs et normes fait problème. Nous raisonnons comme s’il était justifié de séparer les préférences individuelles et la fonctionnalité juridique. Les normes sociales ne sont pas séparables du système de valeurs à l’œuvre dans une société, mais elles sont davantage avancées dans le consensus.

Toutes les valeurs ne sont pas morales, même s’il est vrai qu’effectivement les valeurs morales ont une place privilégiée dans nos systèmes de valeurs. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que notre époque connaît une crise profonde qui atteint de plein fouet les repères de nos valeurs. Une crise qui se traduit par une incapacité de parvenir à les fonder en raison de manière satisfaisante. La crise des valeurs est une crise de la représentation des valeurs dans sa relation intime avec la vie. Elle nous confronte avec la situation indépassable dans laquelle la Vie découvre que sa propre justification n’est qu’elle-même et ne dépend d’aucune représentation. La crise des valeurs nous ramène à l’essence pathétique de la Vie, dans sa puissance de manifestation, son auto-accroissement, son expansion, sa perpétuelle donation à soi et sa jouissance de soi. C’est dans l’intériorité la plus vive que se situe la dimension spirituelle de la Vie. Il y a des valeurs qui servent la vie, d’autres qui la desservent. Il y a des valeurs qui contribuent à son auto-développement, d’autres qui deviennent un carcan et une prison. Notre éducation ne devrait pas dédaigner l’enseignement des valeurs, car le monde économique lui ne les oublie jamais et il aura tôt fait de remplacer ce que nous aurons négligé. C’est notre propre négligence que nous contemplons aujourd’hui avec des yeux effarés, dans le sentiment que tout fout-le-camp et qu’il n’y a plus de valeurs."

  Bref, quand elle a perdu toute dimension spirituelle, quand la vie humaine n’a plus d’autre valeur que matérielle, toute évaluation passe par des considérations économiques. Le bonheur devient une valeur économique qui se consomme comme le reste et se mesure à ce que l’on est à même de posséder, d’exhiber, il se résume à la sécurité économique, le confort et la jouissance matérielle. Le chien est heureux quand sa niche est confortable et que sa gamelle est remplie tous les jours. Il se tient tranquille. S’il se révoltait, il sentirait la laisse qu’il a acceptée avec le collier : la réprobation diffuse du qu’en dira-t-on, le diktat de l’opinion, la pression de l’économie, les imprécations de la religion, la sévérité de la loi, la force de la police, etc. Autant rester tranquille. Pour tous les paumés du système, pour ceux qui ne peuvent pas accéder à la jouissance matérielle, que reste-t-il ? Y a-t-il une autre issue que la marginalité ? L’évasion nihiliste dans la contre-culture ? La dérision systématique ? Le sabotage et la casse ? La toxicomanie et la délinquance ? Que faut-il faire quand la vie n’a plus de sens que celle d’une survie sans espoir et sans lendemain ? Se laisser gagner par la nausée et entraîner quelqu’un d’autre dans sa chute ? Décrocher le fusil du râtelier et tirer au hasard dans la rue? Le vide spirituel ambiant est aspirant, comme la déglutition du lavabo dont parle Sartre pour désigner l’intimité. Aspirant, déprimant et désespérant. D’autant plus qu’économiquement, il est dans l’intérêt des multinationales qu’il perdure, car il rapporte. Quand on est déboussolé, on consomme n’importe quoi. Pour ...


Rappel de cet extrait de la leçon 123. sur l'excellent blog de Serge Carfantan que je lis depuis des années !

Philosophie-Spiritualite.Com
IMAGE Pensées collectives, vision de Sophie Wilkins
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MessageSujet: Leçon 275. Pouvoir, religion et culpabilité    Dim 15 Jan 2017, 13:28

Pouvoir, religion et culpabilité





Nous savons tous que la culpabilité a joué un rôle prédominant dans la représentation religieuse en Occident, c’est même une spécificité des monothéismes sémitiques. La Bible raconte dans le mythe de la Genèse qu’une fois la création effectuée par Dieu, Adam et Eve vivaient en toute innocence nus dans le jardin d’Eden, quand Eve fut tentée par le serpent de goûter aux fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Elle croqua la pomme et la proposa à Adam. Il est dit que quand Dieu l’apprit se mit en colère pour cette « Faute » de lui avoir désobéi ; ils étaient donc coupables, s’ensuivit le châtiment pour ce qui allait par la suite être appelé « péché originel ». Adam et Eve furent chassés du paradis, le premier avec la punition de devoir « gagner son pain à la sueur de son front », et pour la seconde « d’enfanter dans la douleur ». Non content de cela, mais la vindicte était terrible, puisque la Faute se transmettrait à tous les descendants, la culpabilité devenant une marque honteuse que devrait même porter chaque être humain en naissant, en souvenir de la Faute commise par leurs géniteurs originels.
Il ne viendrait à l’esprit de personne de prendre le mythe de l’androgyne de Platon au premier degré comme un récit réel, ce serait une sottise. Comme tous les mythes, cette histoire de péché originel ne doit pas être prise au sens littéral, ou on en tirera des absurdités, voire des monstruosités. Toujours est-il que… c’est exactement ce qui s’est passé. Encore aujourd’hui l’Islam considère la femme comme mauvaise (c’est elle qui a commis la Faute), le christianisme a été particulièrement odieux dans l’usage qu’il a longtemps fait de la culpabilité. Au vu du caractère grossier et simpliste qu’elle prête à Dieu, ce genre la théologie de la peur se discrédite elle-même en tant que discours sur Dieu et sur le plan moral, elle ne vaut guère mieux. Il fallait s’adresser aux hommes dans le langage de l’époque à travers des images qu’ils pourraient comprendre dans l’idée qu’ils se faisaient d’eux-mêmes. Un « dieu guerrier » chef de tribu leur convenait et quoi de plus habile que culpabilité pour soumettre tout un peuple ? La culpabilité procure sur autrui un ascendant énorme, et c’est un outil de pouvoir très puissant.
Mais cette lecture est insuffisante, la culpabilité est-elle religieuse, occidentale, ou tout simplement humaine ? Quelle portée lui reconnaître ? Devons-nous suivre ceux qui tentent de la justifier ? Ou bien faut-il s’en méfier comme de la peste?


suite et source : Philosophie-Spiritualite.Com
Pouvoir, religion et culpabilité - Serge Carfantan
http://www.philosophie-spiritualite.com/cours/religio5.htm
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