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Gnose et Spiritualité
 
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 Le combat spirituel

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Christalain

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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Dim 20 Avr 2008, 09:46

Bonjour Marie,

Oui, en effet, cette phrase me semble essentielle, et comme tu le soulignes, on accumule des "choses" imaginaires pour combler des vides tout aussi imaginaires...
Dans "Conversations avec Dieu", on retrouve cette sagesse dans la phrase:

Citation :
"La question n'est pas : quand allez-vous apprendre, mais quand allez-vous agir à partir de ce que vous avez appris ?".


:1111:
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kernoa



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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Dim 20 Avr 2008, 11:10

:7777:

Salut à toutes et tous.

Je remercie Christalain pour ce nouveau sujet que je me proposais de créer un jour ou l'uatre.

L'accumulation des connaissances est indispensable et peut prendre énormément de temps avant qu'intervienne un facteur déclenchant ou tout se met en place.

Pour utiliser une allégorie magnétique, nous accumulons des connaissances comme on dépose de la limaille de fer sur une plaque de verre. Au début c'est une masse informe. Et puis intervient ce famaux facteur déclenchant matérialisé par le passage d'un aimant qui orientent la limaille le long de lignes de forces.

Dans nos connaissances personnelles que nous accumulons au fil des années, ce n'est pas nous qui agiteront l'élément magnétique indispensble, mais un facteur extérieur, une rencontre, un évènement particulier, ou bien d'autre chose encore.

C'est ce que James Redfield appelle des coïncidences, et moi (ouh là là mon égo!!) le destin.

Il peut se passer beaucoup de temps avant que le facteur déclenchant intervienne.

Pour ne citer que mon petit cas personnel, alors que je m'abreuve d'ouvrages de toutes sortes depuis l'âge de 16 ans (occultisme - ésotérisme -Rose Croix etc) le facteur déclenchant m'est arrivé qu'à lâge de 53 ans. Et il est arrivé alors que je ne m'y attendais pas (Elle non plus d'ailleurs) comme une tornade qui a tout balayé sur son passage.

J'en ai 60 maintenant ce "tsunami" de la vie me fait encore de grandes vagues spitituelles.
Et les enseignements se distillent peu à peu grâce d'autres actes comme celui de participer à ce forum, entre autre. La "limaille" se structure encore petit à petit à mesure que j'écris ici ou ailleurs.

Si j'avais un conseil à donner, issu de mon expérience personnelle, (je me considère gâté par la Vie) c'est de continuer à préparer son intellect par l'accumulation de connaissances en même temps que de réorienter ses motivations de la vie quotidienne jusqu'à ce que le destin fasse un signe.

Ceci étant, ne croyez pas que tout est gagné pour autant. Malgré un certain épanouissement de mon âme, la vie dialectique me réserve toujours bien des tourments.
Ce qu'il convient cependant de faire (vous me confirmerez, vous qui me semblez bien en avance sur le chemin de la libération) c'est de garder la Conscience claire en ne générant pas de remords.
Des regrets on en aura toujours.

Bien sur mon exemple n'est pas universel. c'est un cas parmi une infinité d'autres possibilités.
Mais il peut peut-être apporter un peu d'espoir à des étudiants qui se sentent perdus.

Bon dimanche
Kernoa
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simmarc

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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Jeu 07 Aoû 2008, 20:45

Merci pour ce texte. :)
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AMBRE

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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Ven 29 Aoû 2008, 19:06

Witold Zaniewicki : Braconnage en hautes terres


par Nicolas Givry

Il y a amplement de quoi se rassasier l’esprit dans cette suite de textes courts et variés à la manière d’une succession de métzés qui semble inviter le lecteur à picorer à son rythme et selon ses préférences…




Braconner en terre spirituelle ? Pourquoi pas. Selon Zaniewicki, il s’agit moins de chasser sans respecter les interdits que de "mettre en rapport deux blocs de savoir jusqu’alors séparés" et aboucher ainsi sur une nouvelle représentation du monde. N’empêche, l’auteur aurait pu aussi bien s’en tenir à la définition habituelle du braconnage tant son dilettantisme — au sens de celui qui se délecte — appliqué à la métaphysique est du genre à hérisser les dogmatiques de tout poil et à enchanter les autres, c’est-à-dire tous ceux pour qui l’unité transcendante des religions est depuis loin une évidence…
Car Zaniewicki braconne large, en amateur : lorsqu’il aborde la sophiologie, il commence avec le platonicien Proclus et déborde sur le soufisme et ce beau chi’isme qui n’a sans doute jamais existé en dehors des livres du professeur Henry Corbin… Celui-ci est, semble-t-il, l’influence majeure de cet ouvrage, l’autre étant une certaine tradition orthodoxe principalement diffusée en France par Paul Evdokimov et Olivier Clément. C’est dire si l’approche du phénomène spirituel est ici à mille lieux des pesanteurs terrestres, au risque, peut-être, de se cantonner dans les nuées comme le Socrate d’Aristophane…
Cette tendance à ne voir que le sublimé a ses limites : Zaniewicki est plus intéressé par l’idée (au sens platonicien) que par le contingent. Mais qu’importe, il y a amplement de quoi se rassasier l’esprit dans cette suite de textes courts et variés à la manière d’une succession de métzés qui semble inviter le lecteur à picorer à son rythme et selon ses préférences.

"Un Jour vient…"

J’insisterai, quant à moi, particulièrement sur deux articles des plus denses : "L’honneur des parias", qui évoque la naissance du compagnonnage en terre d’Islam et dans la Chrétienté et "Les confréries du Carmel et la spiritualité d’Élie". Le premier retrace l’histoire des cagots des Pyrénées, descendants supposés des lépreux. Ceux que Michelet a appelé "les parias de l’Occident" se cantonnaient au travail du bois et vivaient dans des quartiers et des villages à part. Descendants d’hérétiques ? Goths ariens mélangés à des lépreux authentiques ? Les cagots forment, quoiqu’il en soit, une singulière caste d’intouchables, "réputés magiciens, sorciers ou empoisonneurs de fontaines". Et des arrêts des Parlements de Navarre et de Bordeaux les obligeront à porter un "pied d’oie" en drap rouge sur l’épaule… Ainsi la "lèpre spirituelle" du cagot serait surtout, selon Zaniewicki, "la résurgence du paganisme", celle du ladre vert des cérémonie indo-européennes… Quand à l’étude sur l’archiconfrérie de Saint-Michel, il est l’occasion pour l’auteur de souffler sur la cendre "pour que réapparaissent les trésors ésotériques enfouis de l’Église d’Occident". Cette confrérie créée — seulement — en 1867 dispose, en effet, d’une méthode complète basée sur un chapelet dont le nombre et la disposition des grains composent neuf salutations correspondant aux neuf chœurs angéliques. Elle vise au final à "la grâce d’une bonne mort". Prétexte à une réflexion qui nous mène jusqu’aux 99 grains du chapelet soufi, aux 108 grains du chapelet tibétain, pour éclairer d’un jour nouveau la pratique des indulgences. Un enchaînement qui résume parfaitement la manière de ce livre et les intentions de Witold Zaniewicki. On le laissera d’ailleurs conclure : "Que l’on utilise toute forme de méditation authentique ou toute grille, qu’elle soit celle de l’alchimie, de la kabbale ou de l’art sacré, un Jour vient et cela suffit une fois dans une Vie".

Witold Zaniewicki, De l’Éveil au braconnage spirituel, Approche occidentale et orientale de la tradition chrétienne - Editions du Cosmogone, 230 p., 50€.

http://www.signes-et-symboles.org/dossiers-symbole/index.php/2007/02/08/41-witold-zaniewicki-braconnage-en-hautes-terres

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Serena

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MessageSujet: "A LA RECHERCHE DE SOI"   Sam 20 Sep 2008, 22:29




"Des états dépressifs à l’ouverture de conscience"


Il existe, dans le monde, des phénomènes auxquels on est parfois confronté, des situations proches des rites de passage sans qu’on puisse parfois les identifier comme tels, qui peuvent représenter des occasions d’ouverture de la conscience. Les crises, les états dépressifs que nous traversons sont souvent une amorce d’ouverture vers la lumière.

Je me suis replongé dans ce livre de Christina et Stanislav Grof, les fondateurs de la psychologie transpersonnelle, qui s’intitule À la recherche de soi, paru aux Éditions du Rocher dans la collection " l’Esprit et la Matière ". L’introduction de cet ouvrage a été rédigée par un personnage fort sympathique qui se nomme Patrick Drouot : un physicien. En voici quelques lignes.

* Crises : des cris d’alarme

" Les crises surgissent lorsque l’évolution psychologique du sujet, sa maturation, se fait non pas d’une manière lente et harmonieuse, mais brutalement. Toute croissance est marquée par des phases transitoires de confusion et de questionnement et, dans des cas extrêmes, par des périodes de chaos et de désespoir. […]

" Depuis des décennies, les cris d’alarme se multiplient, dénonçant les dangers qui menacent notre civilisation. Nous avons aujourd’hui le douteux privilège d’être les premiers hommes de l’histoire à posséder les moyens d’un suicide collectif, et, ce qui est pire, d’une extermination de toutes les autres formes de vie. Nous devons faire face à une crise majeure affectant aussi bien notre système de pensée que notre conscience. "

Le préfacier rappelle un peu plus loin, qu’après la démarche personnelle qu’il a faite, il est arrivé à la conclusion que " le monde dans lequel nous vivons n’est que le reflet tangible de l’état de conscience dans lequel nous nous trouvons ".

* De développement spirituel

Dans cet ouvrage, il est question de développement spirituel, mais on l’aborde d’une façon très particulière : c’est à partir des blocages, des difficultés, des épreuves, des tensions et des extensions qu’on peut éprouver – qu’ils appellent " spirituelles " – que se fait le cheminement. C’est la traduction un peu discutable de deux formules employées en anglais : Spiritual Emergency – lorsqu’il y a crise, il y a urgence – et Spiritual Emergence – lorsque la conscience sort un peu de la crise et du chaos pour accéder à un niveau plus harmonieux.

* Stanislas Grof

Stanislas Grof est un personnage très intéressant qui a été, à un moment, chargé d’une étude sur les applications de la thérapie psychédélique à l’Institut des recherches psychiatriques de Prague. En 1967, il est transféré aux États-Unis à la John Hopkins University qui lui a proposé un poste de recherche. Au centre psychiatrique du Maryland, son équipe a exploré systématiquement les effets de la thérapie psychédélique, notamment du LSD, chez les névropathes, les alcooliques, les drogués et les cancéreux au stade terminal.

Puis, à la fin des années soixante, il se joignait à un petit groupe de spécialistes qui provenait alors d’horizons divers – médecins, anthropologues, physiciens, biologistes, etc. – partageant les mêmes convictions que lui, et qui estimaient opportun de lancer un mouvement en psychologie qui concentrerait ces recherches sur la conscience et les dimensions spirituelles de la psyché qui ne sont prises en compte dans les autres écoles de psychologie. La psychologie humaniste est la seule qui ouvre un peu la porte à la dimension spirituelle. Les autres écoles sont beaucoup plus terre à terre et ne tiennent pas compte de ces phénomènes qui font l’objet, en somme, de l’étude et des témoignages de la psychologie transpersonnelle, créée par ce groupe de professionnels dont Christina et Stanislav Grof font partie.

* La perspective transpersonnelle

Pour nous situer, les auteurs expliquent que " La perspective transpersonnelle dépasse le cadre étroit de la psychiatrie, de la psychologie et de la psychothérapie. Les découvertes révolutionnaires en physique quantique […], la recherche sur les potentialités du cerveau, l’holographie, la thanatologie, l’étude comparative des religions, les expériences d’élargissement de la conscience vécues par un nombre de plus en plus important d’Occidentaux, tout cela semble confirmer les enseignements des grandes traditions spirituelles de l’Antiquité et de l’Orient, ainsi que les témoignages des anthropologues sur le chamanisme. […] Le mouvement transpersonnel fut créé afin de prendre en compte tous les paramètres relatifs aux états subtils de la matière et aux états supérieurs de conscience. "

* Tensions spirituelles et extensions spirituelles

Dans un premier temps, on parle de tensions spirituelles par opposition à l’extension spirituelle. Les tensions spirituelles sont, bien souvent, le résultat d’états dépressifs et désespérés qui sont provoqués par des situations difficiles. Ça peut être suite à une maladie, un accident, une opération, un effort intense, un manque de sommeil prolongé, etc. Il y aussi le stress physique et affectif. Mais…

" Il peut arriver qu’une transformation psycho-spirituelle trouve son origine dans une union sexuelle intense d’une force affective irrésistible, comme le font remarquer les auteurs. La sexualité a également des dimensions transpersonnelles importantes. "

À un moment, les auteurs font référence au cas de la consommation sauvage et incontrôlée de drogues psychédéliques où nombreux sont ceux qui sont passés par une ouverture spirituelle et pour certains, par une tension spirituelle également. Comme dans les bad trips qui pouvaient avoir une signification au plan de la croissance personnelle, mais à quel prix… " Les crises de transformation peuvent également trouver leur origine dans des circonstances moins spectaculaires, telles que la méditation assise ou en mouvement, la contemplation et la prière ", écrivent les Grof.


Qu’est-ce au juste que l’extension spirituelle? Il faut comprendre d’abord qu’il s’agit de termes qui sont employés dans le contexte d’un exposé qui vise à définir et à expliquer la psychologie Transpersonnelle. Alors, il est certain qu’on va parler de l’énergie créatrice, de l’intelligence cosmique qui se retrouve toute entière chez chacun d’entre nous, mais pas toujours éveillée. Pour simplifier, je vous dirai que l’extension spirituelle se produit quand on accède tout à coup à un niveau de conscience passager, avec l’espoir qu’il puisse subsister ou résister au chaos de la vie quotidienne, ce qui nous vaut une plus grande ouverture de la conscience.

Voici, résumée en un paragraphe, une bonne définition de l’extension spirituelle :

" En termes très généraux, expliquent les auteurs, l’extension spirituelle peut être définie comme l’évolution d’un individu vers un mode de vie plus épanoui qui se signale par un mieux-être émotionnel et psychosomatique, une plus grande liberté dans les choix personnels et un sens approfondi de ses relations avec les autres, avec la nature et avec le cosmos. Une part importante de ce développement réside dans la conscience accrue de la dimension spirituelle tant dans la vie d’un être que dans l’ordre universel. "

Quand on en prend conscience dans ces termes, il est possible de passer d’une tension à une extension, si je puis dire. Ainsi, une crise que l’on percevait au départ comme très négative, douloureuse, peut aboutir à quelque chose d’autre, c’est-à-dire devenir une expérience d’extension spirituelle, plutôt que rester simplement une tension spirituelle.

Stanislas & Christina GROF
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MessageSujet: Le soleil se lève à l’est ...   Mer 24 Sep 2008, 08:31

Le soleil se lève à l’est ...


19 septembre 2008



Géopolitique et ésotérisme : si l’aigle à deux têtes est l’emblème de la nouvelle Fédération de Russie ce n’est pas par hasard, car Moscou revendique la place éminente de "troisième Rome" héritière de l’héritage bizantin détruit en grande partie par les croisés lors du saccage de Constantinople ; ce qui favorisat indirectement la monté de l’empire ottoman en europe. Au carrefour de plusieurs civilisations la Géorgie (Tbilissi) de son côté à vu naitre et croître bien des communautés initiatiques qui ont su préserver les traditions musulannes, scythes, chrétiennes orthodoxes, esseniennes et même orientales. Gurdjieff puisa les racines de son enseignement à cette source qui peut aussi prendre le nom de Tradition Primordial. Un autre homme, René Guénon fera aussi le même voyage jusqu’au rives du Nil à la recherche des mêmes racines.

L’enseignement de Gurjieff et la quatrième voie.

L’enseignement de Gurdjieff est complexe. Il comporte une cosmologie, une cosmogonie et une anthropologie. Il débouche sur une praxis qui est parfois déroutante.

L’origine des idées de Gurdjieff : J. G. Bennett s’est interrogé, dans "L’Énigme Gurdjieff", sur l’origine des idées de son maître :

« Autre énigme relative à Gurdjieff : les sources de son enseignement et de ses méthodes. Il ne révéla jamais ouvertement d’où lui venaient ses connaissances. Tous ceux qui prennent la peine d’examiner de près son enseignement et ses méthodes peuvent en assigner presque tous les fragments à quelque tradition connue. On peut dire que tel ou tel thème provient de la tradition orthodoxe, tel autre de la tradition assyrienne ou babylonienne, et tel autre encore est visiblement apparenté à l’Islam et relié au soufisme, et même avec tel ordre soufi en particulier. D’autres éléments pourraient provenir de telle ou telle lignée bouddhiste. Il y a aussi de bonnes raisons de croire qu’il afait des emprunts à ce qu’on appelle la tradition ésotérique occidentale, platonicienne et rosicrucienne. Mais lorsqu’on examine les choses d’encore plus près, on y découvre une saveur qui n’est imputable à aucune tradition connue. Si Gurdjieffn’avait été qu’un syncrétiste, un réformateur ayant rassemblé des fragments de plusieurs traditions secrètes découvertes au détour de sa propre recherche, alors son rôle serait d’un certain type. Mais si, en revanche, il y a en lui quelque chose de tout àfait original, qui ne peut être rapporté à aucune tradition passée connue ou secrète, alors sa place est toute autre. Et c’est là que se situe la deuxième énigme : laquelle de ces deux places occupe-t-il ? N’était-il qu’un homme intelligent ayant pu voyager en poursuivant des recherches approfondies, découvrir beaucoup de choses, lire énormément, accéder à des sources en langues diverses, et à partir de tout ce matériel réuni, avait-il réussi à construire quelque chose ? Ou était-il un homme qui, outre ces antécédents indubitables, avait une perception personnelle et directe des êtres et du monde, une perception essentielle et pourtant non imputable à une source antérieure ? Cette deuxième perspective ferait de lui un homme d’une valeur toute particulière. »

Écrivant ceci, Bennett a posé clairement la problématique d’un débat de fond qui a beaucoup agité le petit monde des gurdjieffiens. Ceux-ci se sont, en effet, longuement interrogés sur l’origine des idées du maître, sur l’existence réelle de la Fraternité des Sarmoungs , sur sa survivance, etc. James Webb a consacré quarante pages à ce problème dans son ouvrage The Harmonious Cirele, John Godolphin Bennet lui a dédié un livre entier, Boris Mouravieff et Piotr Ouspensky y ont fait référence de manière approfondie et tous ont proposé des solutions divergentes... La raison de tout cela pouvant être la pure curiosité intellectuelle, le souci de mieux comprendre le Travail, le désir d’entrer soi-même en contact avec les maîtres secrets et la fraternité cachée ou celui de se renforcer en termes de pouvoir, en se posant comme l’interlocuteur de la « seule vraie » source !

Pour résoudre cette énigme des origines on peut procéder par classification et les ranger en deux catégories : celles qui sont possibles, voire probables, et qui voient l’origine de la pensée gurdjieffienne dans le christianisme orthodoxe ou dans l’occultisme occidental (en ajoutant que cette pensée peut fort bien être un composé des deux) ; et celles qui reposent sur de simples coïncidences (voire sur des mystifications), c’est-à-dire celles qui affirment que Gurdjieff tirait l’essentiel, ou une partie, de ses idées du bouddhisme ésotérique ou du soufisme.

Michel de Salzmann a résumé sa pensée en une seule phrase : « Sa source, c’était la Tradition primordiale. » Cette réponse était sans doute la meilleure que l’on pouvait faire puisqu’elle donnait raison à tous sans abonder dans le sens d’aucun.

L’enseignement par les symboles et diagrammes

Gurdjieff enseignait aussi grâce à l’utilisation de symboles. Dans Fragments d’un enseignement inconnu, il nous définit lui-même l’intérêt de ceux-ci pour l’enseignement : « La vraie compréhension des symboles ne peut pas prêter à discussion. Elle approfondit la connaissance, et elle ne peut pas rester théorique, parce qu’elle intensifie les efforts en vue de résultats réels, en vue de l’union du savoir et de l’être, c’est-à-dire en vue du Grand Faire. La connaissance pure ne peut pas être transmise ; mais si elle est exprimée par des symboles, elle se trouve recouverte comme d’un voile qui, pour ceux qui désirent la voir et savent comment regarder, devient transparent. »

Parmi ces symboles, le plus connu est l’ennéagramme. Son nom vient du grec ennea qui signifie « neuf » et gramma dont le sens est « figure ». C’est, nous dit Gurdjieff : « Le symbole qui prend la forme d’un cercle divisé en neuf par des points, reliés entre eux dans un certain ordre par neuf lignes, exprime la loi de sept dans son union à la loi de trois. »

C’est aussi et surtout le symbole universel. Gurjieffe affirmait :

« Chaque tout intégral, chaque cosmos, chaque organisme, chaque plante est un ennéagramme. D’une manière tout à fait générale, il faut comprendre que l’ennéagramme est un symbole universel. Toute science a sa place dans l’ennéagramme, et peut être interprétée grâce à lui. Et, sous ce rapport, il est possible de dire qu’un homme ne connaît vraiment, c’est-à-dire ne comprend, que ce qu’il est capable de situer dans l’ennéagramme. Ce qu’il ne peut situer dans l’ennéagramme, il ne le comprend pas. Pour l’homme qui sait l’utiliser, l’ennéagramme rend livres et bibliothèques entièrement inutiles. Il n’est rien qui ne puisse entrer dans l’ennéagramme et y être déchiffré. Un homme isolé dans le désert tracerait-il l’ennéagramme sur le sable, il y pourrait y lire les lois éternelles de l’univers. Et il y apprendrait chaque fois quelque chose de nouveau, quelque chose dont il ignorait tout jusqu’alors. Que deux hommes ayant étudié dans des écoles différentes se rencontrent et tracent l’ennéagramme, avec son aide, ils seront capables de voir immédiatement celui qui en sait le plus, celui qui est le plus avancé ; en d’autres termes, lequel est l’aîné, le maître, et lequel est l’élève. L’ennéagramme est le hiéroglyphe fondamental d’un langage universel, qui a autant de sens différents qu’il y a de niveaux d’hommes. »

L’Énnéagramme dans sa représentation, la plus simple, telle qu’elle nous est parvenue, se perd dans un passé lointain. Pour des raisons probablement de types initiatiques, rituelles οu religieuses, il apparaît et disparaît suivant les époques.

Toujours jalousement gardé, voire même carrément occulté dans sa construction et ses développements, on retrouve sa trace discrète au sein de diverses mystiques, comme le soufisme, le judaïsme, mais aussi probablement dans de nombreuses sociétés initiatiques qui nous sont aujourd’hui inconnues. Les origines les plus diverses lui sont attribuées, mais pour nous, ce symbole comme tout symbole schème, n’appartient pas à un groupe ou une école particulière, il est universel.

C’est donc sous l’impulsion de G.I. Gurdjieff que le schème Énnéagramme connaîtra une faveur particulière au sein de son institut et l’on peut affirmer, que c’est par ses activités et son enseignement, qu’il en révélera l’image au plus grand nombre. Gurdjieff aurait reçu communication de ce symbole au cours d’un de ses voyages, par l’intermédiaire d’une société initiatique, héritière d’une ancienne confrérie Soufi.

A Constantinople, en 1920-21, Boris Mouravieff assiste aux conférences publiques données par Piotr Demianovich Ouspensky. C’est là que ce dernier met Boris Mouravieff en rapport avec Georges Ivanovitch Gurdjieff, avec lequel il aura par la suite plusieurs contacts, à Fontainebleau et à Paris. Pendant de nombreuses années, Boris Mouravieff et P. D. Ouspensky, liés par une amitié fondée sur un même esprit de recherche, seront amenés à approfondir et à confronter leurs travaux à l’occasion de leurs rencontres à Paris ou à Londres. Ils se rencontreront pour la dernière fois au château de Lyne près de Londres en mai 1937. Durant cette période, il entreprend un travail de formalisation de la tradition ésotérique orientale, envisageant initialement une présentation de cette doctrine sous forme romanesque. En avril 1955, Boris Mouravieff devient privat-docent à l’Université de Genève où il donne deux cours jusqu’en 1962, l’un concernant l’histoire de la Russie avant 1917 et l’autre la philosophie ésotérique. Ce dernier cours s’intitulera précisément : « Introduction à la philosophie ésotérique d’après la tradition ésotérique de l’Orthodoxie orientale ». Il réunira régulièrement entre dix et trente élèves. Voir le livre ici
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mer 24 Sep 2008, 09:43

En complément et pour rappel

Institut Français de l'Ennéagramme
Comment nous restons enfermés dans nos ennéatypes :
maintenir, éviter et compenser nos schémas
Jerome P. Wagner
(Traduction par Isabelle Régis)




[Note préliminaire du traducteur : le mot schéma est employé dans ce texte dans le sens que lui donne le psychologue américain Jeffrey Young. On peut définir les schémas comme étant un ensemble de croyances dont une personne dispose au sujet d’elle-même, de son environnement et des autres, qui sont profondément ancrées chez elle et qui l’amènent à adopter certains comportements et certaines façons de vivre. Ils sont une sorte de filtre à partir duquel l’individu interprète la réalité, car ils influencent ses pensées et ses actions ainsi que ses relations avec autrui. Ils sont donc directement liés à l'identité de la personne.]
Une fois que nos personnalités ou paradigmes se sont construits dans le but de nous aider à appréhender le monde et à y vivre, nous pouvons soit les maintenir souples, flexibles et adaptables, soit les conserver de façon rigide, ne voyant chaque chose qu'à travers nos filtres, souffrant de ce que Joël Barker (1992) appelle la paralysie du paradigme et que George Kelly (1963) avait dénommé le durcissement des personnalités.
Une fois que nous avons créé nos paradigmes de personnalité, il existe de nombreuses raisons de ne pas vouloir les modifier. Ils ont fonctionnés pour nous et nous sommes devenus de fins experts dans l'art de leur utilisation. Sortis de nos paradigmes personnels, nous nous situons à un niveau tout à fait moyen d'expertise. Plus nous sommes experts dans notre style de personnalité, plus nous nous y sommes investis, et plus nous avons à perdre en le modifiant.
Une autre raison à la résistance au changement est que notre identité s'est fondue dans notre paradigme. Nous craignons que la moindre modification de ce paradigme change complètement le sens de notre vie, nous laissant dans le trouble et en perte de repères. Nous maintenir fermement dans notre identité et notre paradigme établis nous protége de l'angoisse existentielle.
Nous tenons à nos paradigmes car ils nous sont devenus familiers et intimes. Nous nous y sommes habitués. Nous y sommes à l'aise et leur présence habituelle nous satisfait. En restant cohérents avec nos schémas, nous nous montrons loyaux à nos différentes fonctions et règles familiales. Ils nous donnent un sentiment d'appartenance.
L'efficacité, l'habitude, l'aisance et l'adaptation sont quelques-unes des raisons qui expliquent pourquoi nous nous accrochons à nos paradigmes. Comment le faire, même en niant l'évidence, demande de l'entraînement. Pour une meilleure compréhension de la façon dont nous maintenons nos schémas à propos de nous-mêmes et du monde, nous pouvons nous tourner vers les théories cognitives d'Aaron Beck (1976), et d'un de ses étudiants Jeffrey Young (1999) qui a fait des recherches sur les structures de comportements, d'évitement et de compensation.

http://www.enneagramme.com/Articles/2004/EM_0407_a1.htm

avec l aimable autorisation de l Institut Français de l'Ennéagramme

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Beaucoup s'engagent dans une voie religieuse, un chemin spirituel, en espérant y trouver une réponse à leurs souffrances, mais après quelques années nombreux sont ceux qui constatent que, malgré leur cheminement, demeurent des blocages, des souffrances, des peurs qui continuent de les emprisonner. La " Science de l'âme ", connue des pères du désert, des maîtres soufis, des yogis, est appelée la science des " 9 points ". Etonnante pédagogie divine : les 9 maladies de l'âme, à travers les souffrances elles-mêmes, nous indiquent les chemins des 9 familles spirituelles correspondantes : la maladie est aussi le remède.

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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mer 24 Sep 2008, 11:27

L'Approche Diamant™ des Idées SacréesSM


Notes d'un exposé fait à la deuxième conférence de l'IEA
Deane Shank
(Traduction par Fabien Chabreuil)




Du point de vue de l'Approche Diamant, l'Ennéagramme est un outil efficace pour nous connecter à notre vraie nature (Etre), pour nous connecter explicitement à notre âme et l'aider à se développer et à grandir. Le mot "âme", tel qu'il est utilisé ici, inclut toute l'expérience d'un individu - les pensées, les émotions, le corps, l'expérience spirituelle. En fait, nous pouvons y penser comme au contenant et au contenu de notre expérience.
Quand un enfant entre dans le monde, son âme est très fluide et très connectée à son Etre profond, à sa vraie nature. Pourtant, l'enfant n'est pas conscient de cela. C'est le développement de la personnalité qui rend possible la perception consciente de notre vraie nature, même si la personnalité crée aussi des structures rigides (habitudes, croyances, tensions, identifications...) à l'intérieur de l'âme et fait que le contact conscient avec notre vraie nature est difficile. Au cours du processus de développement de nos personnalités, nous avons tendance à oublier que l'Etre existe, ou si nous pensons qu'il existe, nous croyons que nous sommes séparés de lui. Cette rigidité acquise se manifeste par les neufs types, ou fixations, de l'Ennéagramme. (Quoique la rigidité structure le corps et les émotions, elle est peut-être plus aisément perçue dans les idées et l'image de soi d'un individu.)
On considère généralement que le développement spirituel individuel consiste à expérimenter et à devenir notre vraie nature et à vivre et agir selon elle - ce qui, selon le chemin spirituel, peut signifier un sens de présence/absence/bonté sans limite, peut être manifeste ou non, ou peut être non conceptualisable. Ces états correspondant à notre vraie nature sont très purs et sont souvent vécus comme assez distants et différents de notre expérience ordinaire.
La plupart des chemins spirituels cherchent à aller au-delà de la rigidité de la personnalité au moyen de la concentration, de la prise de conscience ou en essayant de "se débarrasser de la personnalité". Et effectivement, ces chemins permettent d'expérimenter la vraie nature. Pourtant, pour que l'âme soit capable d'expérimenter la vraie nature et d'agir depuis elle, il est nécessaire de savoir que les capacités permettant de fonctionner dans le monde ordinaire existent réellement dans la vraie nature. C'est le rôle des aspects essentiels, ou "Essence", tels que décrits par A. H. Almaas dans le livre portant ce titre.
Ces aspects essentiels sont des différenciations précises des qualités sans limite de la vraie nature et incluent, parmi beaucoup d'autres, la compassion, l'amour personnel, la force, la volonté, la paix, la puissance et la joie. Dans la vie ordinaire, les actions que nous menons permettent à la plupart d'entre nous de se connecter parfois à ces qualités, bien que nous les expérimentions rarement explicitement.
Prenons un exemple. L'aspect essentiel de la force a, à l'intérieur de lui-même, des qualités d'expansion, de puissance, d'assertivité et de vitalité, en plus de la force elle-même. Quand nous vivons l'une de ces qualités, nous expérimentons la force. Quand un enfant crie parce qu'il a faim, il agit en fonction de cet aspect. Si ces cris n'obtiennent pas la réponse voulue, il y a une frustration de cette énergie et elle commence à se transformer en colère. Cette frustration de la nature assertive de la force est ce que nous ressentons ordinairement comme de la colère, quoi que nous puissions l'appeler aussi irritation, frustration ou d'un autre joli nom. La colère devient ainsi liée à la force et les problèmes psychologiques nous avons avec la colère doivent être compris et résolus avant que nous puissions vivre l'aspect de l'Essence que nous appelons force.
Chaque aspect de l'Essence est ainsi lié à des problèmes particuliers ; la connaissance de ces problèmes et de la manière dont ils affectent la personnalité sont une des caractéristiques de l'Approche Diamant. En particulier, nous voyons que si nous expérimentons consciemment ces aspects de l'Essence, notre âme se détend ; elle se sent plus elle-même et est plus désireuse de devenir les qualités profondes notre vraie nature qui contient implicitement ces aspects. Quand ceci se produit, l'âme abandonne naturellement les rigidités de la personnalité.
Quel rapport y a-t-il entre ceci et l'Ennéagramme des Idées Sacrées ? L'Ennéagramme des Idées Sacrées peut être vu comme une carte ou une manière de comprendre la réalité quand l'âme est libérée des rigidités de l'ego/personnalité. Les caractéristiques des types peuvent être perçus comme la manière spécifique dont une âme a mal compris son Idée Sacrée. Ainsi, explorer les Idées Sacrées peut nous aider à voir la profondeur de la réalité et notre manière particulière de mal l'interpréter. Nous pouvons alors examiner les problèmes qui font partie de cette mauvaise interprétation.
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Ven 26 Sep 2008, 18:24

Voir les très belles analyses de films!


Mode d'emploi

L'Ennéagramme peut se découvrir sur un site Internet ou dans des livres. Cependant, en avoir une réelle connaissance n'est possible qu'en développant une expérience humaine des divers types aussi riche que possible. Pour ce faire, il est souhaitable de rencontrer des gens très divers en ayant une certitude à propos de leur type dans l'Ennéagramme. La voie royale pour faire cela est la participation à des formations animées par des professionnels compétents.
En préparation, en parallèle ou en complément à une formation, nous vous proposons de découvrir des types par le biais de films. Plusieurs fois par an, nous rajoutons à la liste ci-dessous un film disponible en vidéo :


  • Pour les personnages principaux, nous donnons leur type dans l'Ennéagramme identifiable dans le film (Des informations présentées sous le titre de "identification avancée" ne s'adressent qu'à des personnes ayant déjà une bonne connaissance préalable de l'Ennéagramme ; les autres peuvent aisément les ignorer).
  • Ces caractéristiques sont expliquées par une analyse détaillée des personnages (films inscrits sur la liste avant juin 1998) ou de l'un d'entre eux (films inscrits sur la liste après juin 1998).
    Les étudiants de l'Institut Français de l'Ennéagramme® ont accès à une analyse complète de tous les films et à un
    index des personnages qui regroupe, classés par type, tous les personnages principaux des films analysés. [Inscription][Mot de passe oublié]
Vous aurez alors au moins trois possibilités :


Vous êtes débutant en Ennéagramme :

Dans ce cas, le plus efficace est sans doute de lire le résumé du film et l'explication en termes d'Ennéagramme, puis voir le film en étant attentif aux points mentionnés et en laissant peu à peu se développer une connaissance intuitive des types.

Il peut être aidant à ce niveau de vous aider d'un livre décrivant en détail les comportements des divers types de l'Ennéagramme, notamment l'un de nos ouvrages "L'Ennéagramme, dynamique de connaissance et d'évolution" ou "Comprendre et gérer les types de personnalité : guide de l'Ennéagramme en entreprise".

Vous connaissez l'Ennéagramme :

Vous pouvez alors lire le résumé du film, puis le regarder. A la fin de la projection, vous cherchez à positionner sur l'Ennéagramme les différents personnages. Ensuite, vous venez comparer vos hypothèses et notre solution.

Vous connaissez l'Ennéagramme, voulez devenir un expert et êtes très courageux :

Vous procédez comme précédemment, puis vous revoyez le film pour vérifier vos découvertes.
Note : Si vous ne trouvez pas un film chez votre loueur de vidéos, vous pouvez quand même lire son analyse. Les textes sont rédigés de façon à être compréhensibles même sans le support du film.

Liste des films

http://www.enneagramme.com/Cinema/9_cine.htm#liste



j ai choisi celui ci non sans hasard!



Titre françaisOut of Africa (Souvenirs d'Afrique)


SynopsisÀ la fin de sa vie, Karen se souvient comment elle est allé au Kenya épouser le baron Blixen et diriger une plantation de café. Les colonies africaines subissent les contre-coups de la première guerre mondiale. Karen rencontre, aime et perd Denys, un chasseur d'éléphants.
CommentairesMeilleur Film. Meilleur Réalisateur… L'histoire vraie de la romancière danoise Karen Blixen a valu sept Oscars à Out of Africa. Le film est une super-production hollywoodienne presque trop parfaite et la peinture de l'Afrique fait un peu carte postale. De ce point de vue, le film a vieilli. Mais son véritable intérêt réside dans les rapports entre Karen, Bror et Denys et cela est éternel.

Analyse du film
par l'Ennéagramme

ET VOUS?
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MessageSujet: La Force du Désir:Faut-il se libérer du désir ?   Ven 27 Fév 2009, 17:30

Et vous, qu’en pensez-vous ?

La Force du Désir






Faut-il se libérer du désir - comme le suggèrent beaucoup de religions et de philosophie, notamment le bouddhisme - ou au contraire le vivre avec un maximum d’intensité - comme le réclame l’hédonisme contemporain ? Mais cette opposition est-elle pertinente ? Les mystiques, ne sont-ils pas les plus grands des « désirants » ? Pour éclairer ces questions, Nouvelles Clés a fait appel à quelques bons auteurs, chercheurs ou thérapeutes.

Au départ, désir et vie ne sont-ils pas synonymes ? L’immense majorité des humains est issue du désir d’enfanter de leurs parents, désir inextricablement lové dans l’attirance amoureuse. De cette aimantation initiale est issu le bouquet de nos désirs de vivre, que nous gardons chevillés en nous jusqu’au bout. Il y a quelques années, l’association Kübler Ross-France avait organisé une table ronde sur « le désir des personnes en fin de vie », où l’on découvrait que, même derrière les apparences arides du naufrage final, le désir demeure intense. Entre la naissance et la mort, il prend tour à tour des formes innombrables, toutes orientées, pourrait-on dire, autour d’un même axe : l’amour.Cependant, si la force du désir est immense, le mystère de sa nature profonde ne l’est pas moins. Même dans les situations les plus simples, nous ne savons pas, au fond, pourquoi une personne, une idée, une situation nous attirent, ni pourquoi nous ne les désirons soudain plus. D’un bout à l’autre de nos vies, nous sommes habités par la soif, à la fois charnelle et spirituelle, dirigée vers nous-mêmes... mais aussi vers l’autre, nous conduisant au bonheur... mais aussi à l’illusion et à la souffrance. De nombreux sages en ont tiré la conclusion abrupte que le désir est en réalité un piège, son objet demeurant inaccessible, tel un mirage fascinant que le but d’une vie bien menée serait de dépasser. Et pourtant, vie et désir ne sont-ils pas synonymes ? Et la multiplicité des désirs les plus échevelés ne cache-t-elle pas un seul Désir, une seule quête, ancrée dans le cœur humain ? Et vous, qu’en pensez-vous ?


Sommaire des articles du dossier "La Force du Désir"




  • Du désir désirant à la violence du désir
    Par Jacques Salomé
    Nous sommes des êtres de désir. Le propre du vivant tient à la présence du désir en nous. Le mot désir vient du latin : de sidera qui signifie privé des étoiles, Séparé des astres. Sommes-nous donc privés d’étoiles ? Sommes-nous séparés d’une étoile, d’une planète, (...)
  • Même incroyant, tout homme désire l’éternité de Dieu ou la paix du Nirvana
    Par Emmanuel Duits
    Même incroyant, tout homme cherche l’éternité de Dieu ou la paix du Nirvana : voilà un fait qui semble attesté par la nature de notre insatisfaction indépassable - que les bouddhistes appellent tanha, cette soif inextinguible. Or, il n’existe pas de (...)
  • Sous le soleil du désir
    Par Jacques Laffitte
    Notre façon de vivre se croit fondée sur le désir. Tout semble nous le prouver à l’envie. Et justement par l’envie, puisque c’est la publicité qui nous donne envie, nous fournissant ainsi le premier abord du désir en le suscitant. Comme Salomé, la (...)
  • Le désir est de nature spirituelle
    Par Iann Thibault
    Spiritualité, désir : voilà deux mots dont l’association peut paraître étrange. En effet, depuis bien longtemps (peut-être des millénaires), l’idée de voie spirituelle évoque dans l’esprit des hommes, des images de monastères, de grottes et (...)
  • Les douze clés du désir
    Par Patrice van Eersel
    Partis d’une interrogation sur l’attitude précise de Bouddha vis-à-vis du désir, nous nous sommes retrouvés embarqués dans une vaste enquête, débordant le champ spirituel pour recouvrir toute la vie. Notre moisson est riche : quels que soient les (...)
  • À lire sur le Désir...
    Entre désir et renoncement collectif dirigé par Marie de Solemne, éd. Albin Michel Peu de mots ont connu une promotion aussi fulgurante que “désir”. Après des siècles de répression, où l’abstinence était considérée comme sainte et le désir diabolique, les (...)


    Voir aussi :






    Désirer c’est se convertir au monde, par André Comte-Sponville




    Quelle magie exauce nos désirs ? Entretien avec Jean-Pascal Debailleul




    Les sociétés aussi tombent amoureuses, puis dépriment... par Patrick Viveret




    Le désir mimétique, par Maria Stella Barberi
  • ce sujet
  • http://antahkarana.forumzen.com/vous-avez-aime-f10/la-beaute-est-une-manifestation-privilegiee-de-dieu-t77.htm#14206
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Ven 27 Fév 2009, 21:13

Je n'ai pas lu tous les liens que tu donnes mais ce sujet m'inspire...

Le désir, me semble-t-il est un moteur important et essentiel pour nous "propulser" et cependant, je pense qu'il est surtout essentiel de se rappeler que notre seul vrai désir est le retour à la source...

C'est Dieu qui nous appelle en toutes choses désirées...

C'est Dieu qui nous appelle en l'autre, c'est Dieu qui m'appelle en cette fleur que je désire humer...

C'est toujours le désir d'unité qui nous appelle, quelque soit la forme qu'il prenne....

Voilà pourquoi, une fois obtenu l'objet du désir, nous sommes déçus...
Simplement parce que nous nous sommes trompés sur la véritable priorité : ce n'est pas l'objet qui nous comble mais c'est le divin que nous éveillerons en nous, en nous servant de cet objet comme d'une nouvelle occasion de trouver le divin en lui...

Merci pour ce dossier Ambre,

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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Dim 01 Mar 2009, 18:39

Citation :
....D’un bout à l’autre de nos vies, nous sommes habités par la soif, à la fois charnelle et spirituelle, dirigée vers nous-mêmes... mais aussi vers l’autre, nous conduisant au bonheur... mais aussi à l’illusion et à la souffrance. De nombreux sages en ont tiré la conclusion abrupte que le désir est en réalité un piège, son objet demeurant inaccessible, tel un mirage fascinant que le but d’une vie bien menée serait de dépasser. Et pourtant, vie et désir ne sont-ils pas synonymes ? Et la multiplicité des désirs les plus échevelés ne cache-t-elle pas un seul Désir, une seule quête, ancrée dans le cœur humain ? Et vous, qu’en pensez-vous ?....


C'est une belle question que vous posez, effectivement le désir c'est une illusion, un piège forgé par la personnalité qui voile la réalité profonde de l'être, celle de l'aspiration à quelque chose de noble en soi, notre double, le grand Soi qui comblera ce manque permanent ressenti par l'être.

C'est la prise de conscience de l'aspect divin en soi qui transformera les désirs en aspiration.

Le désir fait partie des "sous, sous-plans" de l'Amour dans les plans les plus bas, du rayon 2, qui est celui de l'Aspect Amour de Lui. C'est la vibration la plus basse qu'il nous faut élever par les qualités nobles des aspirations telles que : la fraternité, la compassion, le service, le don de soi..



damejane




..jusqu'à l'aspiration directe (la plus directe possible) à l'amour, qui est union.. c'est entre l'aspiration et la réalisation que se situent tous les degrés du désir, entre sa satisfaction la plus basique et sa poursuite à travers des idéaux adaptés aux "possibles" (ou opportunités), du temps et du lieu de notre vie. Ce sera peut-être l'aboutissement pour nous un jour, des plus élevées de nos aspirations par la sublimation de nos désirs en amour véritable.


Lamadelama




bien à vous, votre dévouée : damejane.
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Lun 02 Mar 2009, 16:55

Le désir de nourriture :
J’ai faim, donc je mange.
Mais ne pas manger quand on a faim est à expérimenter aussi. Pour être complet.

Le désir d’utiliser ses 5 sens :
J’ai envie de voir, d’entendre, de gôuter, … Mais fermer tous les orifices sensoriels est à expérimenter aussi. Pour être complet.

Le désir d’action :
J’ai envie de bouger, de marcher, de voyages. Mais se forcer à rester une heure dans l’immobilité peut être enrichissant. Pour trouver la source du désir ?

Le désir d’un autre corps :
Le désir charnel est tout-à-fait normal, tout-à-fait naturel.
Mais le non-désir charnel est à expérimenter aussi. Pour vivre d’autres formes d’échanges.

Le désir d’enfants.
Le désir de se prolonger, se perpétuer, est tout-à-fait naturel. Mais on peut aussi expérimenter d’être le dernier de la lignée. Pour appréhender le néant.

Le désir de vivre.
Existe-t-il vraiment .. puisqu’on est là ?
Son opposé, le désir de mourir, permet de mieux appréhender cette force, cette ‘pression’ qui nous pousse à vivre.

Le désir de dormir.
Ca fait du bien de dormir ! surtout si on fait de beaux-rêves.
Mais se forcer à ne pas dormir est à expérimenter. Pour être complet.

Le désir de connaître :
‘ j’ai appris tellement de choses … que je ne sais plus rien.’
De qui est-ce ? Socrate ?
Je ne sais plus.
Moi peut-être.

Au final, peut-être qu’aller contre son désir permet de mieux connaître l’origine de ce désir.
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Jeu 16 Avr 2009, 16:32



Pensée et non pensée

Dialogue entre Peter Fenner et JM Mantel


Jean-Marc Mantel : quelle est la racine de l'attachement ?
Peter : La source de l'attachement réside dans notre croyance que le bonheur durable est obtenu par la présence ou l'absence d'un phénomène particulier. Nous sommes attachés à certaines expériences et ressentons de l'aversion pour d'autres. Perceptions, sensations et pensées sont constamment en changement. Il est impossible de prolonger une quelconque expérience ou d'éviter celles que nous préfèrerions ne pas connaître. La mort, la maladie, la perte d'êtres chers, les possessions et notre réputation sont des exemples concrets d'expériences qui requièrent un effort pour être acceptées.
Aussi longtemps que nous expérimenterons une séparation fondamentale entre nous-mêmes, les autres et l'environnement, nous produirons alors les conditions propices à l'attachement et la souffrance.
L'expérience de la séparation veut dire que, souvent, la réalité "extérieure" ne correspond pas à nos "préférences intérieures". Ainsi, à travers notre réalité intérieure, nous continuons à faire l'expérience de séparation entre "le penseur et nos pensées", et entre « nos sensations et nous qui en faisons l'expérience ». En conséquence, nous sommes continuellement confrontés aux pensées et aux sensations que "nous" ne préfèrerions pas expérimenter.
La solution est de voir qu'il n'y a pas de frontière séparant l'intérieur et l'extérieur. "Nous", qui vivons les expériences, sommes inséparables de "ce qui est expérimenté".
Il n'y a pas de division ultime entre les deux. Nous sommes l'univers à l'intérieur duquel les pensées du "moi-même" et du "Je" se manifestent. Nous semblons toujours être au centre de notre existence. Mais si nous regardons avec attention, il n'y a ni centre, ni périphérie. L'émergence et la dissipation continuelles de la réalité phénoménale se produit dans un espace non-limité et non-localisé.
Il n'y a pas de soi qui soit séparé de l'univers. En réalisant cela, la réalité intérieure de nos pensées et de nos sensations se produit en complète harmonie avec la soi-disante réalité extérieure perçue par nos sens. L'origine de la souffrance se dissout et l'univers se révèle comme un espace de béatitude transcendante. Dans le Bouddhisme, cela est appelé "union de la béatitude et de l'ouverture" (sukha-shunyata). Et dans l'hindouisme, on appelle cela "être-béatitude-conscience" (satcit-ananda)

Comme l'a écrit le grand bouddhiste Maha Ati master H.H. Dilgo Khyentsé Rimpoché :
Tout aspect de chaque phénomène est complètement clair et lucide. L'univers entier est ouvert et non-obstrué, toutes les choses étant mutuellement interdépendantes... La nature des choses apparaît naturellement, et est naturellement présente dans la conscience qui transcende le temps ; c'est la complète ouverture.
Traduction André Bianchino
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Sam 18 Avr 2009, 00:39

Bonsoir,
Merci Ambre, ce texte répond silencieusement à des questions souvent pensées, "de façon haute", dans un conflit dualitaire entre beaucoup, en soi et avec les autres dans l'effet "miroir".
Il apparait nécessaire de se connecter ou se re-connecter à son âme pour aller dans cet état de béatitude ... ou je dirais à la porte de la plénitude.
Pourvu que l'on sache reprendre confiance en soi et pour celà, en ces temps présents, il suffit juste de le demander en conscience pour recevoir.

Beaucoup de "conflits" intérieurs, engendrent des incompréhensions de toutes sortes.
Pour l'image, d'un côté l' Âme "pousse" et de l'autre, l' égo résiste car il ignore tout de l'inconnu et se "raccroche" au connu qui est sa "raison" de vivre, entretenant ainsi la séparation, bloquant également l'accès au "passage".

Effectivement, à demi-mots, il est sous entendu que tout, absolument tout, est parfait dans ce plan et cette création, du moment que nous sachions nous remettre en cause pour aller vers un "ensemble" cohérant par le coeur et dans l'amour manifesté, exprimé, vécu au quotidien en conscience que c'est le "divin" en nous qui aime. C'est à dire non pas de reproduire mais de restituer à Qui de droit ce qui Lui revient. Tout devient alors plus simple, sans analyse du mental qui récupère même l'inconnu à des fins de croyances d'aboutissement..

Il n'y a ni centre ni périphérie, c'est exact.C'est une très belle définition de l'inconditionnel tant recherché.
Il n'y a ni hommes d'un côté, ni femmes de l'autre. Il n' existe que le Règne Humain ou l'ÂME HUMAINE universelle. Il n' existe qu'un seul ensemble qui n'a pas lieu d' être séparé, quels que soient les "motifs" ou les "croyances"..
(À ce sujet, d'ailleurs, permettez moi de rappeler cette parole tirée d'une parabole très sage: "...Ce qui a donné naissance à une croyance peut bien disparaitre, la croyance, elle.... elle demeure!") L'un(e) se positionnant, par rapport aux autres, tour à tour comme centre et comme périphérie...ou comme bourreau et ensuite victime... et ce, à tour de rôle.

Cette séparation, nous la retrouvons au sein des "couples" et de leurs distorsions, dans leurs failles et dans leur quotidien. Le manque de confiance en eux, dans leur amour et dans leur coeur, reflets de leur propre conflit intérieur est alimenté régulièrement par la manipulation de masse dont l'humanité toute entière se trouve confrontée:
À des FINS de CONFUSION .

Ce texte définit en quelques mots simples le "chemin" du "passage" ou pour répondre à un "conscient" collectif: L' ASCENSION.
Merci pour ton intuition Ambre, et pour ce texte, il est présentement approprié et d'une très grande Sagesse.
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Sam 18 Avr 2009, 10:32

Merci pour ce texte Ambre,
Comme le dit UCEM, il n'y a pas de pensées privées et en réalité un seul Esprit.
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MessageSujet: "TROUVER LE SENS DE LA VIE"   Dim 30 Aoû 2009, 12:42




Les mystères de notre psychisme

Depuis l’aube de la conscience, l’Homme a toujours été engagé dans la quête du sens de la vie. Bien souvent, le genre de vie que nous menons nous prédispose à nous entourer de fausses réalités masquant ainsi notre véritable état d’être au monde. Et par conséquent, nous nous contentons de ce qui nous entoure et nous ne cherchons pas à prendre contact avec notre véritable force intérieure. Dans l’enfance et l’adolescence, chacun de nous se façonne selon l’éducation et les valeurs sociales de son milieu. Dés que l’on quitte le milieu familial et que l’on se sente autonome et responsable, on se laisse très vite séduire par le charme du monde extérieur. Dans les meilleurs des cas, l’éducation actuelle ne fait qu’encourager l’individu à devenir un bon citoyen en accumulant de plus en plus de savoirs et de richesses matérielles mais hélas, ne prête aucun intérêt à son bien-être ni à son épanouissement personnel. Ainsi, dés la prime enfance, la personne apprend à enfouir ses sentiments et très vite elle prend l’habitude à vivre en surface et à faire semblant tout en ayant une satisfaction à jouer des rôles et à avoir des comportements superficiels. Alors qu’en réalité tout ceci n’est qu’un compromis pour que l’individu tienne sagement la place qui lui est allouée par sa famille et son entourage. C.G. Jung nomme cela persona et dit : « La persona n’est qu’un masque… un masque qui fait penser aux autres et à soi même que l’être en question est individuel, alors qu’au fond il joue simplement un rôle à travers lequel ce sont des données et des impératifs de la psyché collective qui s’expriment.(1)»

L’éducation de nos enfants ne les aide pas essentiellement à devenir des individus à part entière ni même des personnes conscientes du sens profond et fondamental de l’existence et des véritables valeurs de la vie. Ainsi, l’Homme moderne devient affairé, un citoyen « bien intégré » sur le plan professionnel et social. L’individu qui est pris dans cette agitation citadine « métro, boulot, dodo » se sent valorisé d’être surbooké et y alimente cela avec une grande satisfaction. Par son rôle social et professionnel, il se met à s’éloigner petit à petit de lui-même et perd ainsi le contact avec son intériorité. Son conditionnement l’oblige à vivre dans une sorte de réalité secondaire et risque de perdre toute sa richesse et parfois même son humanité. En perdant tout contact avec le centre de nous-mêmes, par où se manifeste le Soi, l’Esprit ou tout simplement la Vie, nous devenons pour toujours prisonniers de notre mental et de nos préjugés.

Pourquoi est-il si difficile d’être soi même? Et comment atteindre un équilibre solide et durable ?
En général, une grande partie des Êtres ignore et dénie l’existence de leur inconscient et n’éprouvent nullement le besoin de l’accomplissement de soi. Beaucoup n’y voient aucun intérêt, d’autres n’ont pas le temps de se le demander. Comment le pourraient-ils, d’ailleurs ? Parfois sans même se rendre compte, ils se retrouvent par la force des choses noyées dans le doute et le scepticisme. La peur et les préjugés deviennent alors pour eux la seule certitude. Nous vivons dans un monde normatif sans tolérance pour la différence et surtout axé sur le profit et la concurrence. Le monde scientifique, en voulant développer une approche technique et mécaniste, a orienté ses recherches dans une démarche réductionniste et objective. De ce fait, il a négligé la complexité de la vie et a occulté la dimension spirituelle de l’être humain. Toute connaissance scientifique avec sa portée grandiose et ses possibilités fructueuses n’est qu’une exploration du monde physique et matériel et ne peut constituer la Connaissance Fondamentale pour toute l’humanité. Pris par les pièges de la dualité, l’Homme d’aujourd’hui est devenu un être divisé qui ne peut ni dépasser ni aller au delà de son ego. La connaissance et le savoir deviennent alors peu utiles si nous ne savons pas qui nous sommes ni en quoi nous sommes constitués. Comprendre qui nous sommes afin d’évoluer tout au long de notre existence est pourtant primordial. Nous passons beaucoup de temps à mettre en place des scénarios pour contrer nos peurs et nos angoisses et en même temps à déformer la réalité de notre quotidien. Ainsi, nous refusons d’acquérir la conscience de l’autre, de nous-mêmes et du monde ; et donc des questions essentielles et primordiales qui en découlent, concernant notamment la traversée des épreuves et les difficultés de la vie. Certaines personnes, lorsqu’elles ne sont pas conscientes de leurs souffrances, affirment que celles-ci vont disparaître avec le temps ou qu’elles finissent par tout oublier et tourner la page. Tant que nous ne connaissons pas suffisamment, nous persistons à croire que la solution à nos difficultés ne peut venir que de quelqu’un ou de quelque chose extérieur à nous. Découvrir qui nous sommes est essentiel pour incarner une vie terrestre et pouvoir changer ce qui nous fait tant souffrir. Œuvrer pour une transformation ultime qui peut durer toute une vie et conduire à ce qu’on puisse nommer « la libération de soi ». Nous avons besoin de maîtriser le cours de notre vie. Pour cela, nous devons nous libérer de notre passé et de son lot de souffrances afin d’accéder à la réalisation de soi et être simplement nous-même.

Y’a-t-il un moyen de lâcher prise ?

Nous sommes tous plus ou moins prisonniers de notre mental. Qui d’entre nous peut prétendre connaître parfaitement tous les pièges de la susceptibilité de l’esprit. Face aux souffrances, notre psyché s’enlise avec fanatisme dans les idées toutes faites. Et parfois, en voulant tout contrôler, on se lance dans des généralisations simplistes, des préjugés et des jugements de valeurs. C’est ce qu’on peut appeler dans le jargon psy « faire son cinéma ». La majorité des Êtres préfèrent ignorer leurs conflits et ne cherchent nullement à les résoudre car le changement fait peur. Bien souvent, ils choisissent de se maintenir dans leur situation avec son lot de souffrances au lieu d’aller vers l’inconnu. Même si cet inconnu promet le renouveau et la libération. Face aux tourments de la vie, souvent on se réfugie dans les pleurs et les lamentations de toute sorte sans chercher à affronter les réalités du moment. Pourtant, chaque chose qui arrive a un sens et doit arriver parfois. Les événements traumatisants nous submergent d’angoisse et de peur. Ainsi nous nous installons dans un conflit qui nous éloigne chaque jour de la réalité et de nous-mêmes. Par conséquent, l’individu s’emprisonne dans une sorte d’armure de défense ou cuirasse contre les teneurs affectifs de son intériorité. Dans l’analyse caractérielle, Wilhelm REICH écrit : « C’est comme si la personnalité affective se revêtait d’une cuirasse, d’un blindage rigide, capable d’absorber les coups portés contre elle par le monde extérieur et intérieur. (2)»

Reconnaître, laisser advenir et exprimer ce qui se présente à soi dans l’ici et maintenant est un lâcher prise, une ouverture sur soi et sur les autres. C’est ainsi que nous pouvons renouer avec nos sentiments profonds et changer notre point de vue sur les difficultés que nous impose la vie. C’est ce que nous pouvons nommer l’art de se retourner vers soi. Être à l’écoute de notre monde intérieur. Prendre contact avec la puissance féconde de notre inconscient. Se laisser aller et devenir son propre observateur. Descendre dans la profondeur de notre âme et y découvrir la lumière véritable. Cette remise en question va conduire à un réaménagement psychique intérieur dont le seul but sera de cheminer vers la réalité essentielle de notre être. On se met ainsi dans le processus qui permet à la personne d’atteindre le meilleur de soi. Le changement profond qui en résulte fait que la manière de penser, de ressentir et de réagir permet à l’individu d’exprimer son potentiel et d’accéder au véritable sens de la vie.

Notes:

1. Carl Gustave JUNG, « Dialectique du Moi et de L’inconscient », Paris, Gallimard, 1964, p. 84.
2. Wilhelm REICH, « L’analyse caractérielle », Paris, Payot, Chapitre V.

Par Saïda Mekrami
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MessageSujet: "L'EGO,L'AME ET LE SOI, D'APRES YUNG"   Sam 03 Oct 2009, 12:49




Par Laura Winckler et Frédéric Blanchard
(Article paru dans la revue 178 de Nouvelle Acropole)


L’ego

L’ego est le siège de la conscience : c’est lui qui permet de se sentir séparé de la mère et du reste du monde et d’être une entité pouvant à son tour affecter le monde.

L’ego adulte développe des capacités visant à satisfaire divers besoins, physiologiques, de sécurité ou d’insertion sociale.


L’enfant jeune est faible, vulnérable et dépendant de ses parents et de son environnement. A ce stade, son ego n’est pas encore formé. Par la suite, ce dernier commence à remplacer les parents et acquiert des fonctions protectrices. Sa deuxième tâche consistera à relier l’individu au monde environnant, lui apprenant à survivre, puis à s’insérer socialement et à réussir dans la vie. Certaines épreuves permettront de fortifier l’ego. Notre ego ou notre moi est la partie consciente de nous-mêmes qui se différencie de l’océan des potentialités de l’inconscient collectif. Pour s’affirmer il devra rompre, d’une certaine façon, avec le milieu d’où il est issu. L’ego est un outil, l’image de notre moi, notre persona, un masque. Cependant, une fois complètement développé, il doit être vidé de son contenu afin de devenir l’enveloppe qui héberge et porte l’âme (l’acteur), sans que la rencontre entre ces deux dimensions soit vécue comme un drame. Cela suppose un ego bien développé et correctement formé, conscient de ses limites et de ses qualités, tel que l’acquiert le Héros pendant la préparation de son périple : l’optimisme de l’innocent, l’entraide de l’Orphelin, le courage du Guerrier, la générosité du Bienfaiteur.

Cette personnalité bien intégrée en elle-même et dans son environnement sentira alors l’appel de l’âme, d’une force qui la conduira vers la quête de son destin. C’est seulement à ce moment-là que peut commencer la traversée.

L’âme

L’âme, pour se réaliser sans encombre, a besoin de la coopération et de la présence de l’ego qui a du bon sens et les pieds sur terre. Disons que Don Quichotte se fera accompagner de Sancho Pança pour partir en quête du trésor ou des mystères de la vie.

Pour Jung, l’âme symbolise souvent notre psyché ou le point par lequel s’expriment les archétypes de l’inconscient collectif. Elle est la partie de notre psyché qui nous connecte avec ce qui est éternel et procure la sensation de sens et de valeur à notre vie.

Nous commençons à nous occuper de l’âme lorsque nous ressentons le besoin de comprendre le sens de la vie, le sens de notre vie, que nous cherchons à nous relier au cosmos.
Elle rend possible le sens de l’unité. Malheureusement, dans nos sociétés où on la refuse, elle est contrainte de s’exprimer à travers les fissures ou les failles de la vie, dans certains moments de trouble ou de souffrance, ou bien lorsque nous traversons les grandes crises de l’existence : les transitions entre l’enfance et l’adolescence, entre l’adolescence et l’âge adulte, lors de l’entrée dans la maturité puis dans la vieillesse, enfin face à la mort.
Dans ces moments liminaux, donc de passage, où il n’y a plus ni certitudes, ni sécurité, l’âme parvient alors à s’exprimer, dans la souffrance parfois ou à travers des comportements négatifs et autodestructeurs.

De nombreuses sociétés traditionnelles ont élaboré des mythes et des rites, notamment d’initiation, pour aider à ces mûes de l’âme. Le but de l’initiation étant essentiellement de comprendre avec le langage de l’âme, par le vécu, ce que signifient les expériences de la vie.
La traversée du Héros est une initiation aux réalités du périple de l’âme. Elle nous demande de contrôler notre vie pour ensuite nous en détacher, abandonner la peur du vide, de la mort, et être prêts à expérimenter la totalité de la vie. Pour cela, il nous faut élargir l’étroit champ de vision de l’ego, nous détacher des sentiments, de la quête mais tôt ou tard il nous faut atteindre les mystères centraux de la vie et apprendre la mort, la passion, la naissance, la création, en tant que mystères.

Sans l’âme, nous sommes pareils à des automates : nous effectuons tous les mouvements possibles, mais ils manquent de sens. L’initiation nous offre l’opportunité d’expérimenter le sens de la vie et, grâce à elle, d’apprendre la quête de dépassement du Chercheur, le détachement du Destructeur, l’engagement de l’Amant et, finalement, l’union avec notre propre âme qui permet la naissance d’un nouveau Soi, le Créateur.

Le Soi

Le Soi est l’expression de l’intégrité, le point final du processus d’individuation. La traversée est achevée, le trésor retrouvé, et nous sommes de retour dans le royaume qui se transformera en fonction d’un nouveau principe ordonnateur.

L’essence du Soi est le paradoxe, car il nous permet de vivre ce qui est singulier et unique en nous et, en même temps, met notre ego en relation avec la dimension transpersonnelle. A son niveau, le vie n’est plus perçue comme une lutte mais comme une source d’abondance. Nous devenons les rois et les reines de nos propres domaines et si nous sommes fidèles à notre Etre intérieur (le Soi), nous faisons fleurir la terre desséchée. Le soi est donc profondément blessé si l’ego et l’âme sont déconnectés. Sa réalisation demandez d’assumer pleinement nos responsabilités et de les intégrer à notre conscience.

Si l’éveil de l’ego fait surgir le particulier de l’universel, le multiple de l’unité, le retour au Soi permet de réintégrer le particulier à l’universel, le multiple à l’Un. Par la force de restitution et le lien créé par l’homme avec Dieu et toute la création, l’être refait en lui l’unité perdue.

Tout grand Gouvernant a besoin d’un Magicien pour prédire le futur, pour soigner les malades, pour créer des rituels qui relient les hommes au cosmos et maintiennent la liaison permanente avec la dimension spirituelle de la vie. Il peut aussi avoir à ses côtés un Sage qui lui donne des conseils objectifs et le sort de sa subjectivité. Et aussi un Bouffon, capable de réjouir le château et de dire au Gouvernant de terribles vérités. Le Gouvernant le Mage, le Sage et le Bouffon s’aident mutuellement et contribuent, grâce à leurs talents, à produire un royaume salutaire, prospère et joyeux. Ils symbolisent les quatre aspects du Soi intégré.

L’ombre

Nous nous savons tous porteurs d’une ombre, sorte de personnage dont la silhouette se compose de tout ce que nous refoulons et qui ne cadre pas avec l’apparence sociale que nous voulons nous donner. Cette ombre est le dragon qui se nourrit, dans l’homme mûr et bien sous tous les rapports, de tout ce que son moi refuse à intégrer consciemment. C’est le premier aspect de chaque archétype à reconnaître si l’on veut avancer dans le processus d’individuation.

La difficulté réside dans le fait que l’ombre est généralement repoussante mais qu’elle porte en elle la régénération de la vie consciente. Elle repousse et fascine, et se laisse ainsi facilement projeter sur autrui pour éviter d’avoir à reconnaître qu’elle fait partie de nous-mêmes.
L’ombre peut se manifester par des omissions (actes manqués …) ou par des actes impulsifs, commis par inadvertance. Elle est avant tout personnelle, mais s’enracine aussi, comme l’illustre image quasi universelle du diable, dans l’inconscient collectif. Tout peuple a son diable, trop souvent projeté sur ceux qu’il ne parvient pas à intégrer dans sa vision du monde.

L’ombre pose un problème moral à l’individu car elle peut contenir aussi bien des qualités que des défauts. La morale commune, ou celle qui a baigné l’individu dans sa jeunesse, est le plus souvent incompétente pour juger de la vraie nature de l’ombre : constructive ou destructive ? Plus qu’une morale conventionnelle et sociale qui rassure par ces concepts arrêtés de ce qui est bien ou mal, c’est d’une philosophie du risque, du combat intérieur et de la responsabilité des choix qu’il implique, que l’homme a besoin dans cette aventure. Il ne dépend que de lui que l’ombre soit son amie ou son ennemie. Elle ne devient hostile que si elle est ignorée ou traitée avec incompréhension ; elle ne peut se transmuter que si le moi accepte l’aide du Grand Homme : du Soi. La quête du Soi est à l’image de celle du Grâal ou de toute quête initiatique de l’immortalité au sens spirituel du terme.

S’engager dans cette voie, c’est donc déjà accepter le fait qu’une crise n’est pas une fatalité insurmontable mais l’opportunité d’une nouvelle naissance par un dialogue constructif avec l’ombre : de là peuvent naître de nouveaux comportements, plus ouverts, plus riches. Une connaissance approfondie des mythes peut être d’une grande utilité car ils nous parlent, notamment des plus archaïques, un langage pas encore contaminé par une morale trop rationnelle et peuvent ainsi éveiller des images positives de dialogue avec l’ombre.

Par Guillaume BOTTOLLIER

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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mar 12 Jan 2010, 12:06

Max Heindel dans le livre
"Cosmogonie des rose-croix", nous dit,
extraits choisis que je vous partage après réflexions:


Citation :

«
Les Religions de race ont été données pour soustraire l'intellect à l'empire des désirs.
La « crainte de Dieu » a été suscitée pour s’opposer aux « désirs de la
chair ». Cela n’a pas suffit cependant à rendre l'Ego capable de contrôler ses corps et d'obtenir leur collaboration volontaire. Il est devenu nécessaire pour l'Esprit de trouver dans le corps une autre position avantageuse qui ne soit pas dominée par les désirs
».

« Penser est un processus très compliqué où sont impliqués non seulement le cerveau physique, mais aussi, le cerveau éthérique, le corps du désir et l'intellect ou corps mental ».

« Cette forme-pensée peut être dirigée contre le corps du désir d'une autre personne pour la pousser à l'action, comme dans le cas où l'hypnotiseur influence sa victime à distance.
La forme-pensée ainsi projetée agira sur sa victime exactement de la même manière que sa propre pensée
».



voir aussi, mais je ne l ai pas encore lu :
Le corps du désir, Max Heindel

Le corps du désir de l'homme est son véhicule des sentiments, désirs, souhaits et émotions. Les enseignements de Max Heindel mettent l'accent sur la transmutation des désirs inférieurs en désirs élevés, au moyen du service à autrui motivé par la dévotion à des idéaux élevés. Cela engendre l'Arne Emotionnelle, nourriture essentielle à l'esprit en évolution.
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MessageSujet: La spiritualité de (grande) surface !   Jeu 14 Jan 2010, 20:06

La spiritualité de (grande) surface




Je sais, le titre est un peu provocateur…mais plus le temps passe, plus je ressens une certaine dérive au sujet de ce terme « spiritualité » devenu fourre-tout, en particulier sur internet. Toute personne consciente, sincère, et en quête d’éveil ne devrait-elle pas cesser bien vite de croire au Père-noël ? Vous savez, celui qui vient d’une flotte intergalactique et promet le paradis sur terre, sans le moindre effort évidement. Or, les adeptes des gourous 5D à paillette gominés, genre Ashtar et autres figures pittoresques nées d’imaginations fertiles ne sont pas les plus « dangereux », du moins pour les autres ! Encore que, si vous grattez un peu le vernis, l' amour "inconditionnel" se transforme vite en agressivité tout à fait ordinaire.



Regroupés en confréries virtuelles, les adeptes en général assument pacifiquement leurs statuts de « Travailleurs de lumière venus sauver le monde avec leurs idoles ». Ils attirent plutôt la sympathie et parfois quelques moqueries, mais ça reste lisse et poli. C’est logique, les « horreurs » de l’inconscients sont soigneusement refoulées sous un couvercle de déni : « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». L’ego est ravi car les canalisations interminables, redondantes, soporifiques et… « creuses » ne guérissent qu’une chose : le désir réel de s’éveiller. Mais ce qu’on appelle le new-âge ne représente que la partie émergée de l’iceberg et sert de leurre, de « focalisateur » pour ne pas voir que le malaise est plus étendu qu’il n’y parait. La non-profondeur peut aussi revêtir des habits de « sériosité » et d’érudition convaincants pour qui celui qui confond savoir et connaissance. Il n’y a aucun jugement ici, chacun fait le rêve qu’il choisit tant qu’il le veut et n’en demeure pas moins d’essence divine. Le simple fait décrire cet article me montre que j'ai moi même beaucoup à faire en matière de dépouillement, d'acceptation de ce qui EST.



Toutefois, dans la perspective de l’éveil façon UCEM, j’aime côtoyer des étudiants vrais, natures, spontanés, non-polis, voir malpolis. Des étudiants qui ne prétendent pas être plus qu’ils ne sont en se voyant déjà enseignants et seulement cela. (Nous sommes tous enseignants ET étudiants à la fois). Des êtres qui ne trichent pas avec leurs émotions et leurs faiblesses, qui déballent leur sac au lieu d’afficher une sérénité de façade fallacieuse. Mais dans les 2 cas il y a matière à apprendre: pardonner à l’autre ce que l’on a cru qu’il nous a fait (ou pas fait), et se pardonner soi même de l’avoir cru, avant de le rendre à son irréalité. On ne peut transmuter que ce dont on a conscience. De toute façon, le couvercle finit toujours par nous sauter à la figure si on ne daigne pas descendre au sous-sol de son être.



Ce que je trouve plus dommageable (encore que rien ne soit à prendre au sérieux dans ce monde), c’est la « new-agisation » insidieuse qui infiltre parfois des enseignements profonds et rigoureux comme ceux du Cours en miracles. Bien sur, l’ego (il y a un seul ego sous de multiples facette ) est toujours aux manettes de ces tentatives de corruption du sens car il veut se préserver. Habilement, il introduit subrepticement, ça et là, des idées qui ressemblent au cours, qui ont la couleur du cours…mais en fin de compte, n’en sont pas…Je précise bien qu’il s’agit d’un procédé de l’ego, et pas de « personnes » qui seraient « coupables » de quoi que ce soit : de toutes façons nous sommes tous innocents… et en plus il n’y a « personne » !



Pour citer quelques exemples, évoquons le cas des « références ». Pour légitimer des messages, faire passer certaines idées personnelles, on cite parfois de manière hasardeuse des extraits hors contexte. On donne alors une autre signification que celle exprimée au départ. Par exemple (Je prend mon livre UCEM et j’ouvre une page au hasard). Page 586, je lis cette belle phrase : « La vérité ne prend pas de décision, car il n’y a rien entre quoi choisir ». Citée isolément, on pourrait croire qu’elle suggère une totale passivité de l’esprit. Or, elle signifie simplement qu’à un certain niveau, la vérité est réellement UNE, qu’il n’y a pas de parties séparées entre lesquelles choisir. Ainsi, dans le monde de la forme, choisir une illusion plutôt qu’une autre est sans importance pour la vérité que rien ne menace et rien ne construit, car elle EST immuable et éternelle. Or, il reste un choix dans la manière de VOIR ce monde du rêve pour accéder au monde réel ou aucun choix n’est possible ni nécessaire. La vérité ne prend pas de décision, mais nous, SI pour l’instant ! Evidement, on pourrait prendre de multiples autres exemples, comme l'emblématique: "Il n'y a rien à faire", lourd de malentendus...



Un autre exemple avec les fameuses « guidances » : Du moment qu’un canal a été reconnu comme fiable et crédible par un minimum d’auditeurs, ses paroles ne sont plus jamais remises en cause. Comme si la perfection était de ce monde. Ainsi, des personnes sincères nous gratifient de beaux messages profonds et nous devons les en remercier. Mais parfois, cela déraille, et on prête à l’Esprit, aux maîtres et autres archanges des propos manifestement désalignés, incohérents ou infiltrés de peur. (Qu’il s’agisse d’UCEM ou de tout autre voie). Bizarrement, beaucoup d’étudiants continuent à boire les paroles du canal devenu « idole » (au sens du cours). Le discernement a t’il été perdu en route ?. Sous prétexte de guidance, parfois, on entend surtout la voix de l’ego ou du désir déguisés en Saint-esprit. Ou le loup qui prend la voix de la grand mère ! Une fois encore, ce n’est pas grave pour le processus qui fait son chemin : « Erreur vue en l’autre, erreur à corriger en soi ! », chacun fait de son mieux en fonction de ses croyances en vigueur.



Ainsi, je ne veux surtout pas paraître donneur de leçons, je suis concerné comme tous par la plupart des travers que j’évoque ici. Mais alors pourquoi se priver d’en parler alors que nous sommes tous ici pour la même raison ? (en l’occurrence s’aider mutuellement à s’éveiller du rêve). Une erreur n’est pas un péché, elle demande une correction, pas un jugement. Alors, je crois simplement, pour conclure sur le thème de cet article, qu’il est important de distinguer ces 2 attitudes : Suivre un enseignement ET suivre ceux qui suivent le même enseignement que nous. Le sentiment d’appartenance a un groupe nous rassure, nous aide certainement, mais nous fait parfois oublier que le seul guide toujours fiable est en nous et c’est le même pour tous. C’est d‘ailleurs un des principaux messages du Cours : Apprenons à choisir et entendre l’Esprit Sain(t). Réalisons aussi que ses messages, utiles pour soi-même, à un moment donné, ne le sont peut être pas toujours pour tous, tout le temps..!


Il y aurait encore beaucoup à dire sur l'opportunité de ne pas opposer une spiritualité clinique, technique, virtuelle, et de simples partages informels au quotidien, dans le coeur, à mille lieux de toute discipline spirituelle déclarée comme telle. La vérité étant UNE, totale, globale, le meilleur moyen d'y accéder n'est-il pas de tout embrasser ? même ce qui semble le moins "spirituel" pour un oeil inexercé ?
J'aurais sans doute l'occasion d'en reparler...


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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Ven 07 Mai 2010, 23:15

C'est le principe politique du gouvernement actuel...nous sommes déjà cuits et nous nous en sommes pas aperçus !

sauf une minorité...

Lorsque la France capitule, en 1940, Jacques Prévert écrit L’ordre nouveau – « poème de résistance » selon Georges Bataille – dans lequel il met en scène un nazi qui, après avoir assassiné une jeune fille, aperçoit :
[…] dans les débris
D’une boutique calcinée
Le portrait d’un vieil homme blême
[qui] le regarde avec bonté
Sur sa manche des étoiles brillent
Comme aussi sur son képi
Comme les étoiles brillent à Noël
Sur les sapins pour les petits
Et l’homme des sections d’assaut
Devant le merveilleux chromo
Soudain se retrouve en famille
Au cœur même de l’ordre nouveau […]

Le portrait du vieil homme blême est celui du Maréchal Pétain : il est âgé de quatre-vingt-quatre ans lorsqu’il obtient les pleins pouvoirs en 1940 et devient Chef de l’Etat. D’emblée, Pétain s’oriente vers une politique paternaliste qui rassure les notables français, lesquels, au cours des années trente, avaient vu leurs angoisses accrues par les soulèvements sociaux et l’avènement du Front populaire. Rassurés par la propagande de Vichy, ils sont nombreux en 1940 à voir l’ancien ennemi sous un nouveau jour : la lutte de l’Allemagne contre le bolchevisme et sa politique antisémite rendent parfois à leurs yeux plus acceptable la politique hitlérienne, et la collaboration proposée par Pétain est d’autant mieux acceptée que ce dernier a promis d’être l’homme qui « expierait les péchés du Front populaire ». Les sacrifices imposés par l’Allemagne apparaissent dans les discours de Pétain comme une juste punition à la débauche vécue sous la troisième République, qu’il importe d’éradiquer en ramenant les français à un comportement plus moral :
« Notre défaite est venue de nos relâchements. L’esprit de jouissance détruit ce que l’esprit de sacrifice a édifié. C’est à un redressement intellectuel et moral que, d’abord, je vous convie. »
C’est à cet Ordre nouveau que se rapporte le titre du poème de Prévert, qui fait référence au discours du maréchal prononcé le 25 juin 1940, dans lequel ce dernier annonçait la collaboration de la France avec l’Allemagne nazie et l’occupation d’une grande partie de son territoire ; Pétain concluait : « c’est vers l’avenir que, désormais, nous devons tourner nos efforts. Un ordre nouveau commence. » Cet ordre nouveau passe alors par une réforme de la société française et de ses valeurs, qui s’opère sous l’emblème de la Révolution sociale. Le triptyque républicain « Liberté Egalité Fraternité » est remplacé par une nouvelle devise : « Travail, Famille, Patrie ». Pétain, qui vante les valeurs traditionnelles, passéistes et réactionnaires, souhaite apparaître non seulement comme le chef, mais surtout comme le père de la Nation. Ses discours sont paternalistes (« Bon Noël mes enfants » dit-il dans son message du 26 décembre 1940) et il invite les Français à se recentrer sur leur famille… et sur lui : « Serrez-vous, ce soir, autour de moi, pour que cette France, une France neuve et saine, grandisse et se fortifie. »
La propagande menée par le régime de Vichy cherche surtout à imposer l’idée que la France, en acceptant la collaboration avec l’Allemagne nazie, a sauvé son honneur et sa dignité ; Pétain espère qu’au moment de la victoire de l’Allemagne, jugée inéluctable, celle-ci saura reconnaître les services rendus et qu’elle accordera à la France une place importante dans le nouvel ordre européen. Ayant recours à des modèles historiques et culturels français, Pétain se distingue des régimes fasciste et nazi, qui se prétendent révolutionnaires (le nazi est qualifié par Prévert d’ « automate de l’Europe Nouvelle »), en imposant aux Français le retour de la hiérarchie, la soumission aux autorités traditionnelles, la croyance en une France dont il se veut le patriarche. Pétain affirme dès le mois de juin 1940 que la capitulation est le seul moyen de sauver l’unité de la France : « Le gouvernement reste libre, la France ne sera administrée que par des Français » ; mais le maintien de l’unité nationale n’aura pas lieu, Pétain mettra en place un régime totalitaire, utilisera ses pleins pouvoirs pour adopter des lois antisémites et la promesse qu’il avait faite que la capitulation épargnerait à la population les tourments d’une occupation militaire ne sera pas tenue. Ce bilan très noir avait été présagé par Prévert qui terminait ainsi L’ordre nouveau :
Et son pas et son chant s’éloignent dans la nuit
Et le portrait du vieillard blême
Au milieu des décombres
Reste seul et sourit
Tranquille dans la pénombre
Sénile et sûr de lui


Source :

http://actualites34.blog.lemonde.fr/2007/04/30/lordre-nouveau/
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Lun 11 Oct 2010, 11:56

Citation :





Nathalie,
Bonsoir

Bien contente de retrouver Antahkarana, il m'avait manque durant ces derniers mois.

Puis je me permettre de te demander si je peux diffuser cette annonce, sur le site Antahkarana, je suis dans une groupe de spiritualite sur la non dualite, nous avons invite Rupert Spira qui sera present a Bruxelles le week end au mois de novembre (voir annonce), si cela interesse certaines personnes, elles sont les bienvenues......

Merci

Je t'Ambrasse

Joy


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{margin-left:1pt;padding-left:4pt;border-left:#800000 2px solid;}

Rupert Spira
RENCONTRE AVEC L'AMOUR
INCONDITIONNEL
Non-Dualité

12, 13 et 14 novembre à Bruxelles
Soirée et Week-end intensif
Exposés - questions/réponses - temps de silence et d’explorations guidées.
(en Anglais avec traduction française)

Une opportunité exceptionnelles !
Vous avez peut-être lu des livres de Judu Krishnamurti, Nisargadatta Mahraj, Ramana Marharshi...
Rupert Spira fait partie du nombre grandissant de ces occidentaux qui mettent à notre portée
cet enseignement de Non Dualité qui semblait autrefois réservé à quelques initiés.

Rupert Spira participe en tant qu’orateur aux congrès annuels
"Sciences et Non Dualité" en Californie.

http://scienceandnonduality.com


Sites à consulter

http://non-duality.rupertspira.com ( Site en anglais )
http://perlesdebonheur.blogspot.com/search?q=Rupert+Spira ( textes en français - videos sous-titrées )
http://www.leveil.org/Rupert_Spira ( Audios traduits en Français )

RESERVATION INDISPENSABLE, MERCI DE NE PAS TARDER
Envoyez vos coordonnées à : mjd7@swing.beInfo - contact : Marie-Jo Dittgen - tél 02-375 14 16
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MessageSujet: Conscience, désir et intention    Sam 13 Nov 2010, 22:18


Conscience, désir et intention








Nous avons vu que l intentionnalité est le thème central de la phénoménologie de Husserl. En fait, Husserl reprend une découverte de son maître Brentano qui considérait l’intention comme la première caractéristique du psychisme. (texte) L’intentionnalité désigne le fait que toute conscience est conscience-de-quelque-chose, de sorte que toute expérience consciente, tout vécu, se situe dans une relation sujet-objet. Ainsi, percevoir, imaginer, croire,jugements de fait juger, se souvenir, c’est percevoir imaginer, croire, juger, se souvenir de quelque chose ; le sujet ne semblant dès lors exister que par rapport à l’objet dont il est conscient.
Cependant, quand nous parlons de l’intention, nous n’avons pas du tout en vue cette dualité sujet/objet, ou l’idée d’une structure relationnelle sujet-objet. L’intention ne se trouve pas dans la conscience-de-quelque-chose, mais au fond de nous-mêmes, dans la
conscience-de-soi, comme la première étincelle, le premier germe d’énergie et d’intelligence qui donnera par la suite le désir.

Tout désir commence par une intention, ou autrement dit ; le pouvoir de l’intention oriente un courant de conscience susceptible d’être converti en désir. Il existe une puissance secrète et créative de l’intention. Dans une précédente leçon, nous faisions la critique du velléitaire, en disant que la puissance du désir se défait quand il est trop exposé. Nous disions qu’un vrai désir est comme une graine qui dort dans l’obscurité de la terre, jusqu’au moment où elle jaillit au dehors pour donner la pousse, la tige, puis enfin la plante et le fruit. Si on extrait tout le temps la graine de la terre, pour voir où elle en est… on l’empêche de germer ! Le pouvoir de l’intention est semblable à la graine dans la terre. Il y aurait donc tout lieu de distinguer entre intentionnalité, telle que la phénoménologie l’a décrite dans les formes du vécu, et cette étrange pulsation de la conscience qui, dans l’Invisible, est à la racine du désir : l’intention.

Mais, dans ce cas, l’intention ne dit-elle pas plus de choses sur la conscience, que l’intentionnalité ? En quoi le désir est-il le résultat d’une intention ?

L’intention est-elle la conscience du désir lui-même ou le processus inconscient qui conduit au désir ?




suite Leçon 198.
Vos commentaires
Questions :


1. Parler d'intention consciente implique-t-il nécessairement que l'on parle aussitôt de bonnes et de mauvaise intentions?

2. Peut-on réellement se cacher ses propres intentions?

3. Concevoir l'intention comme immanente au cosmos, n'est-ce pas valider directement la théorie de la synchronicité des événements?

4. Mis à part ses effets produits dans la nature qu'il est possible d'étudier, l'intention n'est-elle pas rebelle à toute explication scientifique?

5. Peut-on être sûr de déceler les intentions d'autrui?

6. Peut-on vraiment prouver qu'un acte a été accompli avec l'intention de son auteur et non de manière automatique ou mécanique?

7. Le sens commun tend à prendre le mot intention uniquement comme un motif d'ordre moral soumis au jugement (ce n'était pas mon intention!) A-t-il raison? Qu'est-ce qu'il néglige?
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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Sam 20 Nov 2010, 01:26

CONSCIENCE ET INTELLIGENCE



Y a-t-il une différence entre la conscience et l'intelligence ? Si oui, quelle est-elle ?


Tout d'abord, il faut définir ce que sont l'une et l'autre.

Étymologiquement, la conscience est la "connaissance". L'intelligence vient de intellegere : "comprendre". Mais il n'y a rien à comprendre s'il n'y a de connaissance au préalable. C'est la première différence fondamentale : la conscience ne saurait se confondre avec l'intelligence, puisqu'elle la précède nécessairement. Con-naître, c'est "naître avec". Com-prendre, c'est "prendre avec" : on ne peut "prendre" que ce qui est "né", ce qui existe. L'intelligence est conséquemment la faculté de comprendre le réel. La conscience est la faculté de s'y adapter : comment appréhender le réel pour le comprendre sans la volonté préliminaire d'adaptation ? La conscience est en quelque sorte le sillon labouré, et l'intelligence est le grain semé qui porte du fruit.

Il y a donc naturellement une interconnexion étroite entre conscience et intelligence : la première éveille la seconde ; celle-ci élargit le champ de la connaissance, et ainsi de suite.



Si la conscience est libre, elle n'est pas autonome : elle est aussi la conscience de l'autre. Cette conscience est mutuelle.

L'intelligence libre se confronte également à celle de l'autre : confrontation n'est pas nécessairement contradiction ! (Celle-ci engendre l'affrontement, non la confrontation.) La conscience de l'autre en éclaire les différences : la confrontation est donc l'examen de ces différences pour en déceler la complémentarité.

La confrontation de deux ou plusieurs intelligences libres et harmonieuses multiplie l'intelligence de chacun, ainsi que le champ de sa conscience. Selon le fameux mot de Saint Exupéry, c'est "regarder ensemble dans la même direction."



Bien entendu, cette pleine harmonie n'existe que sur le papier ! Le réel nous fait prendre conscience qu'existe une propension à opposer conscience et intelligence : il nous faut comprendre d'où émane cette opposition. Elle n'émane pas nécessairement de l'autre...

Toute opposition est une tentative de séparation. Toute séparation naît d'une confusion entre plusieurs éléments qui n'ont pas pu -ou su- être distingués : seule la distinction (soit l'établissement formel des différences) permet l'union. La jonction de deux éléments identiques n'est pas une union : c'est une fusion.

Enfin, toute confusion a pour origine une inversion.

Dans le cas présent, postulons que l'intelligence prenne une conscience imbue d'elle-même. Cela signifie déjà qu'elle revendique la première place au détriment de la conscience. Celle-ci nous informe que c'est là une situation des plus courantes : c'est bien sûr le fruit séduisant de l'orgueil...



Malgré lui, l'orgueil permet justement d'établir une seconde différence entre conscience et intelligence : c'est l'ivraie qui vient se mêler au grain semé. De fait, il rend "ivre" l'intelligence ! Mais il ne peut l'atteindre... du moins, pas directement. Il peut la pervertir en s'attaquant à la conscience, qu'il peut toucher. On sait que l'orgueil génère un obscurcissement de la conscience, non de l'intelligence en soi. Plus la conscience est amenuisée et plus l'intelligence devient livrée à elle-même. Décentrée de la conscience, elle se recentre sur elle-même : le réel intérieur va alors prendre le pas sur le réel extérieur, infiniment plus vaste. Or, la conscience est l'expression intériorisée du réel extérieur. La nature ayant horreur du vide, l'intelligence va compenser cette perte en se fabriquant sa propre conscience sur le modèle de son réel intérieur.(Dans le langage courant, c'est ce qu'on appelle "se donner bonne conscience".)

Il va sans dire que cette conscience de contrebande va incliner l'intelligence à s'opposer au réel extérieur, puisque celui-ci correspondra de moins en moins à ce qu'elle en perçoit. inéluctablement, l'intelligence se déconnecte du réel et fabrique de l'idée. Elle prend ainsi une tournure idéologique, qui n'est rien d'autre que la tentative de substituer au réel extérieur le produit d'un réel intérieur faussé par une conscience tordue.



La liberté de conscience est en soi un bien précieux, qu'il convient d'entretenir par une constante vigilance. Et cela commence par le respect de l'ordre entre conscience et intelligence : cet ordre nous est antérieur, supérieur et extérieur. Mais elle ne vaut que pour une conscience droite : une liberté de conscience faussée ne peut que diviser l'intelligence au lieu de la multiplier. La sienne, et celle des autres. Une intelligence tournée sur elle-même se veut antérieure, supérieure et extérieure : elle dénie toute liberté de conscience à une intelligence extérieure... une conscience droite lui étant particulièrement insupportable.

La liberté de l'intelligence est un bien non moins précieux : sans intelligence, la liberté n'est qu'un leurre parce qu'elle s'appuie sur l'intelligence de l'autre : c'est la porte ouverte à la manipulation. De fait, une intelligence prisonnière d'une conscience idéologique cherche également à se confronter à une intelligence extérieure : si la nature peut se corrompre, elle ne change pas fondamentalement. Mais cette conscience n'éclaire plus les différences : elle les annule en les opposant. Substituant au réel extérieur le produit d'un réel intérieur, elle cherche à se reproduire chez l'autre. Elle peut y parvenir aisément, à proportion de la malléabilité de l'intelligence qu'elle rencontre.

Il existe cependant une exception notable : pourvue d'une conscience droite, l'intelligence de l'autre ne supporte pas l'inversion. Il s'attache à restaurer l'ordre entre conscience et intelligence. En ce sens, elle restaure de surcroît la liberté de conscience... chez lui comme chez l'autre. Ce qui présente une difficulté majeure, car l'autre va prendre peur en interprétant cette immixtion comme une violation de conscience ! Le paradoxe n'est qu'apparent, la conscience "violée" étant idéologique. Pour son détenteur, c'est nonobstant une "conscience", celle qui lui reste et le rassure : même faussée, elle conserve en effet son statut "protecteur" de l'intelligence... tout en trahissant cette dernière. Se voulant autonome, cette conscience va donc protéger sa fausse liberté en plaquant son réel intérieur sur le réel extérieur tel qu'elle le perçoit. Autrement dit, elle cherche à semer le doute sur la conscience droite, jetant l'anathème sur l'intelligence extérieure... en la qualifiant d'orgueilleuse !



Pour conclure, une ultime différence entre conscience et intelligence est perceptible. Le cerveau est l'organe physiologique de l'exercice de l'intelligence rationnelle, ainsi que le siège de sa mémoire. De même, est-il l'organe mémoriel de ce qui provient de la conscience : ce qui se traduirait en langage informatique par une mémoire de stockage... en langage psychanalytique par l'inconscient. Mais le cerveau N'EST PAS l'organe de l'exercice de cette conscience. Rappelons que cette dernière anime l'intelligence : elle est principe de vie. En langage informatique, c'est la mémoire vive.

Que se passe-t-il quand un cœur cesse de battre, fût-ce momentanément ? Nous perdons conscience.

Que se passe-t-il quand nous nous donnons "bonne conscience" ? Nous nous fermons le cœur... à notre propre conscience comme à celle d'autrui.

Que se passe-t-il quand, au contraire, nous avons mauvaise conscience ? Nous nous fermons également le cœur... quand nous la compensons justement par la "bonne conscience". Selon notre degré de repentir et notre désir sincère de rédemption, nous nous attachons toutefois à le rouvrir.

Que se passe-t-il quand nous travaillons à garder une conscience droite ? Nous nous ouvrons le cœur à cette conscience comme à ce qui la dépasse en hauteur, en largeur et en profondeur.

Le cœur apparaît comme étant l'organe de l'exercice de la conscience. L'intelligence du cœur n'est-elle pas l'heureuse concordance entre l'intelligence rationnelle et l'exercice d'une conscience droite ?



"On ne voit bien qu'avec le cœur ; l'essentiel est invisible pour les yeux." nous dit encore Saint Exupéry. Tant il est vrai que les yeux sont reliés au cerveau... non au cœur.



http://micheldetiarelov.hautetfort.com/conscience-et-intelligence.html



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MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Sam 20 Nov 2010, 14:24

Disséquer les différences entre conscience et intelligence servirait surtout pour ceux qui ont la conscience d y porter un intérêt, l intelligence de comprendre et aussi la mémoire pour retenir... c est à dire pour ceux qui savent déjà tout cela ... en conscience !

"L intelligence qui recherche à l extérieur" ne serait pas obligatoirement l effet d une compensation du vide intérieur. Un "trop plein" pourrait aussi porter l intelligence dans cette direction. L appreciation du but recherché permet d'en déterminer la cause.

Le coeur comme les autres organes du corps auraient bien une conscience et une intelligence propre, subordonnées à la conscience de l individu.

Le cerveau humain ne serait actuellement qu en phase de pré-gestation.

Accessoirement, une recherche efficace devrait commencer par une analyse de l image de sa personne que l on souhaite présenter. Les pseudos indiquent généralement ce qui est recherché, c est à dire qu ils présentent donc l opposé de la réalité. On rencontre rarement des gens s affirmant, se vantant ou s auto-gratifiant être dans une situation positive, sinon ceux au sortir d une situation négative... encore bien présente en eux ... avec les avantages et inconvénients que cela induit dans leurs appréciations subjectives.

Hum, "Sursis" est-il un pseudo approprié ?
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