ANTAHKARANA

Gnose et Spiritualité
 
AccueilPortailS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Le combat spirituel

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Jeu 16 Déc 2010, 16:30


Le nouveau spiritualisme







La deuxième religiosité


Selon Spengler, la « deuxième religiosité » est un des phénomènes qui accompagnent toujours les phases terminales d’une civilisation. En marge de structures d’une grandeur barbare, en marge du rationalisme, de l’athéisme pratique et du matérialisme, se manifestent des formes de spiritualité et de mysticisme, voire des irruptions du suprasensible, qui ne sont pas les signes d’une remontée, mais les symptômes d’une désagrégation. Il ne s’agit plus de la religion des origines, des formes sévères qui, héritage d’élites dominatrices, étaient au centre d’une civilisation organique et qualitative (c’est proprement ce que nous appelons le monde de la Tradition) et en marquaient toutes les expressions. Dans la phase dont il s’agit, même les vraies religions perdent toute dimension supérieure, se sécularisent, s’aplatissent, cessent de remplir leur fonction originelle. La « deuxième religiosité » se développe en dehors de celles-ci, souvent même contre celles-ci, mais se développe aussi en dehors des courants prédominants de l’existence et correspond généralement à un phénomène d’évasion, d’aliénation, de compensation confuse, n’ayant aucune répercussion sérieuse sur la réalité, qui est désormais celle d’une civilisation éteinte, mécanisée et purement terrestre. Telle est la place et le sens de la « deuxième religiosité ». On peut compléter le tableau en se reportant à R. Guénon, dont la doctrine est bien plus profonde que celle de Spengler. Cet auteur a constaté qu’après que le matérialisme et le « positivisme » du 19ème siècle furent parvenus à isoler l’homme de ce qui est réellement au-dessus de lui – du vrai surnaturel, de la transcendance – de nombreux courants du 20ème siècle, ayant justement un semblant de « spiritualisme » ou se présentant comme une « nouvelle psychologie », tendent à l’ouvrir à ce qui est au-dessous de lui, au-dessous du niveau existentiel correspondant généralement à la personne humaine accomplie. On peut aussi se servir d’une expression de A. Huxley et parler d’une « auto-transcendance descendante » opposée à l’« auto-transcendance » ascendante ».


L’intérêt morbide pour le sensationnel et l’occulte


De même qu’il est certain que l’Occident se trouve actuellement dans la phase sans âme, collectivisée et matérialisée, qui est le propre de la fin d’un cycle de civilisation, de même il n’y a pas de doute que la plupart des faits que l’on considère comme le prélude d’une nouvelle spiritualité relèvent simplement d’une « deuxième religiosité ». Ils représentent quelque chose d’hybride, de déliquescent et de sub-intellectuel. Ce sont comme les fluorescences qui se manifestent lors de la décomposition d’un cadavre ; c’est pourquoi il faut voir dans ces tendances, non pas l’opposée de la civilisation crépusculaire d’aujourd’hui, mais, comme nous le disions, une de ses contreparties qui pourrait même, si ces tendances se confirmaient, être le prélude d’une phase régressive et dissolutive plus poussée. En particulier, là où il ne s’agit pas de simples états d’âme et de théories, là où l’intérêt morbide pour le sensationnel et l’occulte s’accompagne de pratiques évocatoires et d’une ouverture des couches souterraines de la psyché humaine – comme c’est souvent le cas dans le spiritisme et la psychanalyse – on peut toujours, avec R. Guénon, parler de « fissures de la grande muraille », de dangereuses lézardes dans cette ceinture de protection qui préserve, malgré tout, dans la vie ordinaire, tout individu normal et d’esprit lucide contre l’action des forces obscures réelles, cachées derrière la façade du monde des sens et sous le seuil des pensées humaines formées et conscientes. De ce point de vue, le néo-spiritualisme apparaît donc plus dangereux encore que le matérialisme, ou positivisme, car celui-ci, du moins, par son primitivisme et sa myopie intellectuelle, renforçait cette ceinture, qui limitait, certes, mais aussi protégeait.


La mystification et la superstition


D’autres part, rien n’indique mieux le niveau où se situe le néo-spiritualisme que la qualité humaine de bon nombre de ceux qui le cultivent. Alors que les anciennes sciences sacrées étaient la prérogative d’une humanité supérieure, de castes royales et sacerdotales, aujourd’hui ce sont en majorité des médiums, des « mages » de quartier, des radiesthésistes, des spirites, des anthroposophes, des astrologues et voyants, annonces publicitaires, des théosophes, des « guérisseurs », des vulgarisateurs d’un yoga américanisé, etc., qui proclament le nouveau verbe antimatérialiste, s’accompagnant de quelque mystique exalté et visionnaire et de quelque prophète improvisé. La mystification et la superstition se mêlent presque constamment dans le néo-spiritualisme dont un autre trait significatif est la proportion importante des femmes (ratées, dévoyées ou « hors d’usage ») qui s’y adonnent, particulièrement dans les pays anglo-saxons. […]


La contrefaçon des doctrines traditionnelles


Dans le cadre du problème qui nous intéresse particulièrement ici, il importe seulement de dénoncer la regrettable confusion qui peut naître des fréquentes références que fait le néo-spiritualisme, à partir du théosophisme anglo-indien, à certaines doctrines appartenant à ce que nous appelons le monde de la Tradition, particulièrement dans ses formes orientales.


Or, il importe de faire ici une nette séparation. Il faut bien savoir qu’il ne s’agit presque toujours, dans les courants en question, que de contrefaçons de ces doctrines, de résidus ou de fragments de celles-ci auxquels se mêlent les pires préjugés occidentaux et de pures divagations personnelles. Le néo-spiritualisme n’a en général aucune idée du plan auquel appartenaient les idées ainsi reprises, non plus que du but véritable que poursuivent ses sectateurs. Ces idées, en effet, finissent souvent par servir de simples succédanés destinés à satisfaire des exigences identiques à celles qui poussent d’autres vers la foi ou la simple religion : grave équivoque, car il s’agit au contraire de métaphysique, et souvent ces enseignements appartenaient exclusivement, dans le monde traditionnel, aux « doctrines internes », non divulguées. Il n’est pas certain, en outre, que la décadence et le tarissement de la religion occidentale soient les seules raisons qui poussent les néo-spiritualistes à s’intéresser à ces enseignements, à les diffuser et à les étaler en public ; une autre raison, c’est que beaucoup d’entre eux croient que ces doctrines sont plus « ouvertes » et consolantes, qu’elles exemptent des obligations et des liens propres aux confessions historiques, alors qu’ici c’est précisément le contraire qui est vrai, même s’il s’agit d’une toute autre sorte de liens. Nous en avons un exemple typique dans le genre de valorisation tout à fait moralisante, humanitaire et pacifiste que l’on a fait récemment de la doctrine bouddhiste (d’après le pandit Nehru « on devrait choisir entre la bombe H et le bouddhisme »). Sur un autre plan, nous voyons Jung « valoriser » en termes de psychanalyse toutes sortes d’enseignements et de symboles des Mystères, en les adaptant au traitement d’individus névropathes et dissociés.


Julius Evola, « Chevaucher le tigre »

Dernier écrit important d'un iconoclaste sans passion, « Chevaucher le tigre » dresse une critique implacable des idoles, des structures, des théories et des illusions de notre époque de dissolution. Le marxisme et la démocratie bourgeoise, l'existentialisme et la connaissance scientifique, le retour à la nature et le phénomène de la drogue, le roman et le mythe de la patrie, le jazz et la pop music, le mariage, la famille et l'émancipation de la femme sont tour à tour examinés à la lumière des enseignements internes, purement doctrinaux et indestructibles, de la Tradition. Il en va de même pour la philosophie de Nietzsche, soumise elle aussi à une longue analyse.




Sans faire de concessions au spiritualisme humanitaire et à son ascétisme frileux, l'auteur trace la figure d'un type humain aristocratique capable de chevaucher le tigre, c'est-à-dire de transformer en remède, en vue d'une libération intérieure, des processus extrêmes presque toujours destructeurs pour la majorité de nos contemporains. Aussi éloigné des crispations d'un traditionalisme viscéralement passéiste que de tout projet révolutionnaire naïvement utopique et optimiste, l'homme différencié ne compte que sur lui-même et n'a qu'un but : donner un sens absolu à sa vie dans un monde où il n'y a plus rien à aimer et à défendre

CHEZ bouddhanar
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mar 21 Déc 2010, 10:56


L’asservissement et les 8 voiles de la connaissance.

Pendant plusieurs dernières années l’auteur, Don Harkins, a cherché à comprendre pourquoi il arrive que la plupart des personnes ne peuvent pas voir ce qui apparait évident à d’autre, quant à la conduite des affaires de ce monde, et l’asservissement qu’elle engendre, même lorsque cette réalité saute aux yeux. Il existe une “bonne” façon de percevoir la réalité sur terre. Et en même temps il est futile d’essayer d’en expliquer le contenu. Car plus vous êtes éloigné dans la connaissance de quelqu’un, plus il vous trouvera fou. C’est pourquoi la propagande peut facilement amener à faire croire que ceux qu’on appelle les “théoriciens du complot” sont des fous…


par Néo Trouvetout le 19 déc 2010


Citation :
Michele Says:

décembre 20th, 2010 at 15:12
Paroles du livre de Laura Knight-Jadczyk
“Depouillés jusqu’a l’os” en vente chez amazon

Q :Qui est Lucifer (l’ange dechu)?

Reponse de R.A : Vous. L’espece humaine

Je vous recommande ce bouquin, il apprend beaucoup de choses.

VOILA: belle synthèse faite par michèle de cette vidéo, que j espère tu vas conservé Néo!
Peu importe le messager, seul le message compte...
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mar 21 Déc 2010, 21:50



Boris Mouravieff : Gnôsis – Les émotions négatives


UNE CITATION/EXTRAIT POUR INTRODUIRE CE TEXTE:



"Ainsi que nous l’avons déjà souligné, les émotions négatives naissent, croissent et se développent sur la base de l’Amour. Ce fait semble paradoxal. Que les émotions positives naissent de l’Amour se conçoit facilement. Mais il semble difficile d’admettre que l’Amour se révèle comme le fondement constant des émotions négatives, lorsqu’on analyse les éléments qui les composent, comme on le ferait dans une analyse chimique."



En nous fondant sur ce que nous avons constaté au chapitre XVI par l’analyse des divers cas de déformation de la Personnalité, nous allons esquisser les moyens propres à rétablir dans celle-ci un certain équilibre. Un redressement énergique est indispensable pour celui qui s’engage sérieusement dans le travail ésotérique dont le but — nous le savons — est la croissance complète et le développement de la Personnalité, poussée jusqu’à la deuxième Naissance. Nous sommes ainsi amenés à considérer le grand problème de la pratique ésotérique, aussi important dans la vie extérieure que dans la vie intérieure : celui des émotions négatives.

Nous avons indiqué plus d’une fois que ces émotions sont le moyen par lequel la grande force destructrice agit dans l’homme. Il n’est pas exagéré de dire que les émotions négatives constituent le facteur principal du vieillissement, puis de la mort, généralement prématurés des êtres humains. Lutter contre le vieillissement et contre la mort consiste donc surtout à combattre en soi les émotions négatives. Ce postulat peut étonner; il surprendra davantage encore si nous ajoutons que ces mêmes émotions, si nocives, peuvent devenir une source abondante d’énergies fines et actives dont la présence est nécessaire au développement de la Personnalité, lorsqu’elles sont traitées selon des règles précises, fondées sur une discipline psychique rigoureuse.
II faut déjà être préparé par l’étude théorique et pratique de la science ésotérique pour saisir correctement et bien comprendre la doctrine des émotions négatives que nous allons exposer maintenant.

Il importe d’abord de se pénétrer de la notion fondamentale que la Foi, l’Espérance et la Connaissance (Gnôsis) sont les étapes consécutives de la Révélation progressive de l’Amour, et que le défaut ou la carence de révélation à l’étape précédente interdisent l’accès à la révélation de l’étape suivante. Ainsi, sans la Foi au cœur, il est impossible d’atteindre, au sens ésotérique, l’Espérance. Et sans l’une ni l’autre, on ne parvient jamais à Gnôsis, la connaissance vivante qui donne accès à l’Amour.

Le langage imagé de la Tradition appelle la triade : Foi, Espérance, Connaissance : l’Epée à triple tranchant, ou encore la Lame triangulaire.

Les textes sacrés1[1] et les commentateurs des premiers siècles de notre ère insistent sur l’importance des émotions négatives et sur l’attitude qu’il convient de prendre à leur égard. Ils recommandent une réaction positive et même une attitude de joie vis-à-vis des personnes qui répandent sur nous leur fiel. On lit, par exemple :


Bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour vos ennemis, jeûnez pour ceux qui vous persécutent[2]. Aimez ceux qui vous haïssent[3] et vous n’aurez pas d’ennemis[4]. Si quelqu’un te donne un soufflet sur la joue droite, présente-lui l’autre joue[5] et tu seras parfait[6].

On pourrait multiplier les citations semblables tirées de ces textes. Les commentaires des docteurs de l’Eglise œcuménique abondent eux aussi en exhortations de même nature[7].

Or, on y voit généralement un précepte dogmatique et on s’abstient de procéder à un examen quant au fond. Dans un certain sens, il est raisonnable de réagir ainsi : le malade absorbe les remèdes sans se préoccuper de leur composition chimique : ce qui l’intéresse, c’est l’effet connu qu’ils doivent produire.

On admet aussi en théorie la beauté de l’attitude générale prêchée dans l’Evangile de ne pas s’opposer au mal[8], tout en la rejetant, en pratique, comme un danger au point de vue politique ou social.

D’aucuns considèrent les préceptes évangéliques dont nous venons de parler comme le témoignage d’une exaltation religieuse transgressant les limites du bon sens. Pour eux, la dernière adjuration apparaît comme une pure folie. Et pourtant l’un et l’autre préceptes d’aimer ses ennemis et de ne pas s’opposer au mal ont bien leur raison d’être. Et nous verrons qu’ils conduisent tout naturellement à la recommandation que nous avons faite de ne pas fuir les émotions négatives.

La confusion s’explique parce que dans la plupart des cas nous émettons, à l’égard des faits et maximes qui relèvent du domaine ésotérique, des jugements qui ne s’appliquent correctement qu’à la vie extérieure, ou à des notions qui s’y rapportent. En d’autres termes, nous appliquons au domaine des influences « B », les arguments et maximes qui ressortissent aux influences « A ». Cette confusion naît de la fausse croyance que les paroles de Jésus sont « simples », donc accessibles à tous. Par conséquent, chacun est censé pouvoir les comprendre et même les critiquer. Ce malentendu dure depuis des siècles, malgré les nombreux avertissements donnés par des autorités telles qu’Origène, saint Isaac le Syrien et d’autres. Il est vrai que, pour respecter le principe d’hermétisme adopté par la Tradition, en particulier dans l’Orthodoxie orientale, ces avertissements ont été donnés sous une forme sibylline. C’est pourquoi saint Isaac le Syrien indique que :


L’Ecriture divine dit beaucoup et utilise souvent les termes dans un sens différent de leur sens originel. Parfois ce qui est propre au corps est traité comme appartenant à l’âme. Et inversement : ce qui est propre à l’âme est attribué au corps. L’Ecriture ne fait pas là de distinction. Cependant les hommes avertis comprennent[9].

Pour saisir le sens exact des préceptes évangéliques qui viennent d’être cités, il faut d’abord se rendre compte de la nature même des émotions négatives telles que : la colère, la jalousie, la haine, la calomnie, l’envie, l’insolence, etc., qui s’expriment par la violence.

Or, toutes les émotions humaines, de quelque nature qu’elles soient, négatives ou positives, et bien que naissant de différents mouvements psychiques, ont à la base un seul et même mouvement de l’âme. Si paradoxal que cela puisse paraître, cette base unique sur laquelle viennent se greffer les émotions positives ou négatives dans toutes leurs variations est l’amour. Pour préciser encore, disons qu’il n’existe en fait qu’une seule et unique émotion pure; et cette émotion, dans sa limpide pureté, est, comme nous venons de le dire, l’Amour.

Toutes les émotions et sentiments divers que l’homme éprouve sont composites; leurs éléments, en se mêlant à l’Amour pur, le troublent : celui-ci en effet a la capacité d’absorber et de dissoudre en lui les considérations, attitudes, passions, impulsions, etc., tout comme l’eau chimiquement pure a la faculté d’absorber et de dissoudre en elle des sels de nature différente. Il en résulte que la variété des sentiments humains, dans toute sa diversité, est fonction, en chaque cas particulier, à la fois quantitativement et qualitativement de mélanges ajoutés à l’Amour pur, dans lequel ils sont dissous.

L’organe qui permet à l’homme de ressentir cette émotion pure et unique, l’Amour, est le centre émotif supérieur. C’est pourquoi l’Apôtre saint Paul, s’adressant aux disciples et non pas au commun des hommes, donna ce précepte célèbre dans la Tradition ésotérique : cherchez à atteindre l’Amour[10]. Le lecteur peut maintenant mieux comprendre de quel Amour parle l’Apôtre, quel est le sens du contexte de cette maxime, et pourquoi, aussitôt après, il passe au problème des dons spirituels.

Il est évident que l’homme extérieur ne connaît pas l’Amour dans sa pureté divine et ne peut en avoir aucune notion, même approximative. Les disciples avancés qui gravissent les marches de l’Escalier sont encore éloignés de connaître cette émotion dans toute son ampleur. Car le Moi de la Personnalité, avec ses trois centres inférieurs, ne possède pas d’organe qui lui permette de l’éprouver. Pouvoir ressentir cette émotion est l’apanage du Moi réel, qui s’exprime dans l’Individualité, formée à la deuxième Naissance. Cette situation est comparable à celle de l’enfant : celui-ci ne s’attache à sa mère qu’après la naissance physique, lorsqu’il en a été séparé.

Si les disciples avancés, qui se trouvent sur l’Escalier — et c’est à eux que s’adresse cette sentence de saint Paul — ne peuvent atteindre l’Amour aussi longtemps qu’ils n’ont pas franchi le deuxième Seuil, combien, à plus forte raison, les hommes extérieurs, qui se trouvent en deçà du premier Seuil, n’ont-ils et ne peuvent-ils avoir aucune notion de cet Amour.

SUITE

Fragile

Si le sang s'écoule quand la chair et l'acier ne font qu'un
En séchant dans la couleur du crépuscule
La pluie de demain enlèvera toutes les taches
Mais une chose restera toujours ancrée en nous
Peut-être cette action finale était faite
Pour mettre fin à la dispute de toute une vie
Que rien ne nait de la violence et n'en naitra jamais
Pour tout ceux, nés sous une mauvaise étoile
De peur que nous oublions à quel point nous sommes fragiles

Tant que la pluie tombera
Comme des larmes d'étoiles, comme des larmes d'étoiles
Pour toujours, elle nous rappellera
A quel point nous sommes fragiles, à quel point nous sommes fragiles

Encore et encore la pluie
Comme des larmes d'étoiles, comme des larmes d'étoiles
Pour toujours, elle nous rappellera
A quel point nous sommes fragiles, à quel point nous sommes fragiles
A quel point nous sommes fragiles, à quel point nous sommes fragiles




Vidéo

nb:Deux autres post a été ouvert sur le thème de "l authenticité "pour des échanges:
Rester fidèle en parole et en acte à notre propre pensée!

Exhortation à l'authenticité
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Lun 27 Déc 2010, 22:35


extrait de
La Philosophie comme manière de vivre proposé par Bouddanar
Apprendre à vivre une vie spirituelle


Le sens de ces exercices est évident dans ce qu’on appelle le discours socratique, mais qui est aussi finalement le discours platonicien, et dans lequel les questions ou les réponses sont destinées à provoquer chez l’individu un doute, même une émotion, une morsure, comme dit Platon. Ce type de dialogue est une ascèse ; il faut se soumettre aux lois de la discussion, c’est-à-dire premièrement reconnaître à l’autre le droit de s’exprimer, deuxièmement reconnaître que, s’il y a une évidence, on se rallie à cette évidence, ce qui est souvent difficile quand on découvre qu’on a tort, et puis, troisièmement, reconnaître au-dessus des interlocuteurs la norme de ce que les Grecs appellent logos : un discours objectif, qui cherche en tout cas à être objectif. C’est vrai pour le discours socratique évidemment, mais aussi pour l’exposé soi-disant théorique, qui est surtout destiné à apprendre au disciple à vivre une vie spirituelle. Il s’agit de s’élever, de dépasser les raisonnement inférieurs, et surtout les évidences sensibles, la connaissance sensible, pour s’élever vers la pensée pure et l’amour de la vérité. C’est pourquoi je pense que l’exposé théorique a valeur d’exercice spirituel. Il est vrai aussi que l’exposé théorique ne peut être complet si l’auditeur ne fait pas en même temps un effort intérieur, dans la mesure où par exemple Plotin dit : il est impossible de comprendre que l’âme est immortelle si on ne se détache pas des passions et du corps.


Pierre Hadot ici http://bouddhanar.blogspot.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mar 04 Jan 2011, 16:23



textes replacés du Lun 30 Juil 2007 - 21:13:
La peur est la racine de presque tous les maux de l'humanité


Extrait de "L'Univers d'Edgar Cayce". Lectures recueillies et analysées par Dorothée Koechlin de Bizemont

Si l'on voulait résumer la pensée caycienne, on pourrait dire que:
- toutes nos maladies ont pour origine une mauvaise attitude mentale, un Soi qui s'est désaccordé des lois cosmiques. Puisque c'est notre esprit qui construit tout, la racine de tous nos maux physiques, affectifs, psychologiques est donc dans une mauvaise attitude de notre esprit;
- en réharmonisant notre esprit avec ces lois cosmiques, notre corps se réharmonise aussi. Ces lois cosmiques sont les lois divines qui font marcher aussi bien les étoiles que les glandes et les muscles de notre corps. Mais toutes ces énergies qui sont en nous sont aussi en notre pouvoir.
La guérison est donc toujours possible - si nous la voulons de toutes nos forces.
Car l'origine de toutes les maladies est "dans la tête".
Personne ne peut haïr son voisin sans avoir une maladie d'estomac ou de foie!(Lecture 4021-1)
Personne ne peut être jaloux et se laisser aller à la colère sans avoir des troubles digestifs ou des problèmes cardiaques.(Lecture 4021)
Mais la haine et la jalousie sont filles de la peur :
La peur est la racine de presque tous les maux de l'humanité: peur de soi, peur de ce que les autres pensent de vous, de l'image qu'ils ont de vous, etc. Surmonter la peur, c'est remplir son être mental et spirituel de ce qui chasse la peur, c'est-à-dire l'amour manifesté dans le monde à travers Celui qui s'est donné pour payer la rançon de beaucoup d'entre nous. L'amour, la foi, la compréhension de ces lois chassent la peur.(Lecture 1439-31)
Un avertissement pour tout être humain: la colère est un poison pour tout l'organisme.

(Lecture 2-14) (Page 41 - Edition J'ai Lu New Age)

Le pouvoir du "Notre Père" sur les glandes endocrines


Extrait de "L'Univers d'Edgar Cayce". Lectures recueillies et analysées par Dorothée Koechlin de Bizemont

[...] Cayce estime donc que la maladie touche le corps à travers les poisons secrétés dans les centres glandulaires par des attitudes négatives. Inversement, on pourrait provoquer la guérison - n'importe quelle guérison - en travaillant dans un sens positif sur ces centres glandulaires. Il faut agir sur eux, les réanimer, remettre leurs énergies en mouvement, les réveiller.
Cayce conseille pour cela un outil de base: la méditation - à l'instar de ce qui se fait au Tibet, par exemple. Il explique que chaque verset du "Notre Père" correspond à l'un de ces centres glandulaires. Et que la récitation méditative de cette prière peut avoir un effet dynamisant sur les glandes malades. (Le "Notre Père" est d'ailleurs beaucoup plus ancien que le judaïsme, puisqu'on le trouve déjà dans les prières d'Akhenaton à Tell-El-Amarna.)
- Monsieur Cayce, est-ce que le "Notre Père" provoque bien l'"ouverture" de ces centres glandulaires ?
- Oui, c'est juste comme on vous l'a dit. Ce n'est pas la seule voie possible, mais c'est une voie qui répondra au désir de ceux qui cherchent un moyen, un chemin, pour comprendre comment agit la Force Créatrice de Dieu (sur le corps). (Lecture 281-29)
- Alors, la pituitaire correspond au mot "cieux" ?
- Correct. Car dans toutes ses activités, elle joue un rôle de déclencheur.
- La pinéale correspond au mot "nom" ?
- Relativement, oui.
- La thyroïde, au mot "volonté" ?
- Correct.
- Le thymus, à "mal" ?
- Correct.
- Le plexus solaire au mot "offenses" (on se souvient que le plexus solaire est lié aux surrénales, centre des émotions) ?
- Oui.
- Et les cellules de Lyden au mot "tentation" ?
- Correct.
- Et les gonades, au mot "pain" ?
- Tout à fait. (Lecture 281-29)
- Alors, comment, pratiquement, utiliser le "Notre Père", compte tenu de cette connexion dont vous nous parlez avec les glandes endocrines?
- En essayant de ressentir le flot des significations de chaque verset couler à travers votre corps physique. Car il se produit dans le corps physique une réponse aux représentations du corps mental: il y a une réaction physique qui se construit. (Même lecture)
Cela nous amène à une autre possibilité de guérison: la guérison par la méditation et la prière, dont diverses formes se développent actuellement aux Etats-Unis, au Canada et en Suisse. Là encore, Cayce fut un précurseur.


Remarquons aussi que cette façon de réciter le "Notre Père" était dans la tradition des Cathares, qui accordaient à ces versets (que nous récitons sans y penser) un pouvoir de guérison extrêmement fort.

Extraits de lectures d’Edgar Cayce sur la guérison




« Le mental est le bâtisseur. Ce que nous entretenons en pensée, nous le devenons peu à peu. » [3102-1]

« Il n’existe d’autre panacée que l’harmonisation avec l’Infini. » [658-15]

« Toute guérison provient de la Source unique. Que l’on ait recours à un régime alimentaire, à de l’exercice physique, à des médicaments ou même à une intervention chirurgicale, le but est de permettre aux énergies du corps, qui œuvrent à la reconstitution des cellules, de se mettre à l’unisson de la Force Créatrice ou des forces divines. » [2696-1]

« Toute force, toute guérison correspond à un changement des vibrations internes — à l’harmonisation des tissus du corps avec les Énergies Créatrices. Voici ce qu’est la guérison. Que ce soit par des remèdes, par une opération chirurgicale ou par tout autre moyen, il s’agit d’harmoniser la structure atomique des cellules vivantes avec sa nature divine. » [1967-1]

« Les attitudes ont souvent une influence sur l’état de santé. Personne ne peut éprouver de la haine sans souffrir de l’estomac ou du foie. Personne ne peut être jaloux et manifester de la colère sans avoir des troubles digestifs ou cardiaques. » [4021-1]

« Sachez qu’en vous se trouve toute guérison pour votre corps. En effet, la guérison, quelle qu’elle soit, doit venir du Divin. Car qui guérit vos maux ? La source universelle de toute abondance. » [4021-1]

« Persévérez avec patience, sans vous décourager. Comprenez que toute guérison, tout secours résulte d’une manière de penser constructive, d’un mode d’action constructif et surtout d’une inspiration spirituelle constructive. […] Faites en sorte que vos maux vous permettent d’augmenter votre savoir et d’élever votre niveau de conscience. » [528-9]

« Rappelez-vous que le corps se renouvelle sans cesse, petit à petit. Une maladie existante peut donc disparaître complètement. » [1548-3]

« Un corps normal possède en lui tout ce dont il a besoin pour se régénérer. Si nous prenions pleinement conscience de cela, l’organisme ne vieillirait pas. » [1299-1]
http://www.edgarcayce.org/en_francais/index.html
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
kernoa



Masculin
Capricorne Cochon
Nombre de messages : 461
Date de naissance : 11/01/1948
Age : 69
Localisation : Rouen
Loisirs : informatique-navigation plaisance-jardinage
Date d'inscription : 28/03/2008

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mar 04 Jan 2011, 17:19

Tout d'abord tous mes voeux de bonne Évolution en cette nouvelle année à vous toutes et vous tous qui participez à la construction de tous nos chemins spirituels.

Je cite
Citation :
Mais la haine et la jalousie sont filles de la peur :
Je ne comprends pas que la source de la haine soit la peur. C'est un raccourci grossier du politiquement correct pour minimiser les responsabilités. On retrouve cette peur pour justifier le racisme et la xénophobie. Alors que la haine est fille de rejet et la jalousie, fille de la frustration.

autrement:


Citation :
La peur est la racine de presque tous les maux de l'humanité: peur de soi, peur de ce que les autres pensent de vous, de l'image qu'ils ont de vous, etc. Surmonter la peur, c'est remplir son être mental et spirituel de ce qui chasse la peur, c'est-à-dire l'amour manifesté dans le monde à travers Celui qui s'est donné pour payer la rançon de beaucoup d'entre nous. L'amour, la foi, la compréhension de ces lois chassent la peur.

J'ai bien peur de me répéter. C'est le manque de cognition qui est la source de tous les maux. Toutes nos émotions ne sont utiles à nos évolutions personnelles que s'il EXISTE un centre de traitement et de coordination efficace qu'on appelle intellect.

Je me sers beaucoup de ma propre peur pour progresser et évoluer dans la maitrise de mes émotions.

Revenir en haut Aller en bas
http://www.reussir2012.fr
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mer 05 Jan 2011, 11:39




Merci Kernoa!

Bien que tu ne poses pas de réelle question , un internaute / lecteur assidu te propose une réponse que je te partage:


Citation :
Bonjour, vous posez une question fondamentale.

Me permettrez-vous de vous proposer une réponse ?



L'amour est, dans son principe, une force universelle. C'est l'attirance (de type magnétique) entre les deux pôles de l'univers.



Cet amour peut être représenté, dans son état le plus élémentaire, par la puissance du feu nucléaire ; c'est, dans ce cas, la force libérée par les Physiciens, qui permet la cohésion des particules, dites à charge positive, (protons), avec celles dites à charge négative (électrons), d'un atome.



L'amour humain, n'est qu'une harmonique inférieure individualisée de cet amour universel.



Par extension, il est possible de dire que cette même force, montée de un échelon, correspond à la photosynthèse, chez les végétaux. Le pôle sombre de la plante (sève brute, tirée de la matière organique) est marié (par amour) au pôle lumineux, la lumière solaire. De cet amour entre le sombre et le lumineux naît la sève élaborée, qui devient le support de la force de la vie, qui fait grimper la plante, contre la pesanteur terrestre.



Cette même force peut monter encore d'un "octave", lorsqu'elle est mise en oeuvre par des animaux.



Tel le sphinx, l'humain est un être double, mi ange, ni bête. L'humain peut donc "potentiellement" "co-naître" (naître avec) deux ordres de l'unique force appelée "amour".



Ce que l'on appelle l'amour humain, est le plus souvent un amour de type "animal". Son objet, est, comme chez les animaux, la reproduction de l'espèce. L'humain a (contrairement aux animaux) la potentialité de "co-naître" à une forme d'amour qui vibre "une gamme, voire, deux gammes, au dessus de l'amour de type animal".



Ce qui caractérise un amour de type animal (reproductif) c'est que ses diapasons sonnent tous dans la gamme du "MOI individuel, que l'on attribue à l'Ego".

Ce qui caractérise un amour de type humain accompli (quatrième ordre de la gamme FA), c'est que ses diapasons sonnent tous dans la gamme des êtres vivants terrestres. Les Boudhistes l'appellent la com-passion (cum- passion).

Ce qui caractérise un amour de type universel (cinquième ordre de la gamme SOL, comme solaire), c'est que ses diapasons sonnent en dépassant la barrière de notre système solaire. Cet amour ne correspond pas à la notion de "Nirvana" ; elle correspond à la notion, grecque de "Sofia", islamique de "soufie", hébraïque de "Sofit" (les cinq dernières lettres, non encore manifestées sur notre Terre de l'alphabet hébreu), et, chrétienne de "Maître ascensionné".



Il n'est pas lieu, ici, de tenter de faire la différence entre un "Jnani" (connaissant de la Tradition de l'Inde) qui accède au Nirvana, et un "ascensionné" de la tradition chrétienne, qui accède à la Jérusalem céleste. Néanmoins, pour tenter de répondre à vos questions, résumons-nous.



La haine est de l'amour de type animal perverti (dont le sens de la force a été inversé).



Dans la quatrième, et, à plus forte raison, dans la cinquième gamme de cognition de l'amour, la haine ne peut plus exister. "Ex-ister = Ex – Ire" = aller ... "en dehors de la "co-naissance de notre Etreté individuelle : Je ... le Soi, = Je ... Suis".



La haine (perversité d'un amour d'ordre animal) est, bien, la fille de la peur, engendrée par les souvenirs devenus inconscients des souffrances de toute notre paléontologie terrestre. La haine prend sa source dans l'astral. L'astral est un champ mental alimenté par, les dinosaures, et autres poissons, dont la seule loi est " manges l'autre, ou sois mangé par l'autre".



Lorsqu'un embryon humain se développe dans l'utérus de sa mère, durant les six premières semaines de son développement, il repasse par tous les stades embryologiques qui se sont empilés par ce que Drwin appelait l'évolution, stades paléontologiques, qui ont précédé l'arrivée sur terre du premier Pythèque-antrhope (moitié singe-moitié humain). Par exemple, nous avons tous des restes de branchies atrophiées dans notre cou.



La peur est la fille de ces souvenirs enfouis au plus profond de la subconscience de chaque être humain. L'amour est une force. L'amour perverti (la haine) provient de nos chaînes ... INSTINCTIVES ! Voilà le mot clé lâché. L'instinct est, aussi, une force.



La haine est un mode d'amour perverti par la force de nos instincts.



Je vous cite : "C'est le manque de cognition qui est la source de tous les maux. Toutes nos émotions ne sont utiles à nos évolutions personnelles que s'il EXISTE un centre de traitement et de coordination efficace qu'on appelle intellect".



La cognition est l'aptitude à "connaître". (Du verbe grec : "cognosco")



Quand un humain connaît avec son cerveau, disons pour être précis, "télencéphalique" il apprend, en obtenant intellectuellement un "savoir", ou mieux s'il s'entraîne un "savoir faire". L'intellect est le fruit d'un seul mode cognitif ; celui appelé le "mental".

Quand un humain connaît sans utiliser ses hémisphères cérébraux (c'est le cas lors de comas très profonds, et lors des méditations très profondes des Sages), notre conscience "naît", dans un espace-temps, qui n'a plus rien de l'espace-temps exploré avec notre "mental, véhiculé par notre cerveau organique". Le plus bel exemple, en est, évidemment le terme sanscrit "Jnani", qui signifie "co-Né", ou "Re-Né". Notre cognition n'est plus alors de type "trois dimensions", elle est de celui du prélude composé par Strauss, qu'il a appelé : "Ainsi parlait Zarathoustra".



Ses caractères sont :



l'hyper cognition, (puissance cognitive à la puissance deux).

l'hyper mnésie, (sur-mémoire ; on ne pourra plus jamais oublier ce que l'on a connu).

l'hyper thymie, (les émotions sont remplacées par l'aptitude dite "extase dans la béa-attitude" (on en reste bouche bée)

et l'hyper chromatie. (explosion d'un espace temps hyper coloré dont la puissance ressemble à un bouquet final d'un immense feu d'artifice)



Permettez-moi de vous re-citer : " Je me sers beaucoup de ma propre peur pour progresser et évoluer dans la maitrise de mes émotions."



Vous croyez pouvoir obtenir la maîtrise de vos émotions (qui sont, en effet, de l'ordre du connu de type instinctif) ; vous ne faites, qu'empiler des couches de peinture dessus, pour ne plus les voir, et ne plus les entendre. En faisant ainsi, on nage en plein dans ce que le sanscrit nomme "maya" (illusion).



La Maîtrise de SOI ne s'obtient ni en déversant de la peinture opaque sur moi ou sur le "sur-moi" comme disait Freud, ni en utilisant .. le fouet, contre "Moi ..même" ; ce qui est possible, (dans ce cas on est masochiste) et non pas, contre "Soi même" ; ce qui n'est plus possible.



On ne fouette pas le "SOI", dont la source "EST" divine, on "succombe d'amour, devant son incommensurable charme" !



Ce n'est ni le fouet de la mauvaise sorcière, ni une volonté brisée à la force des poignets, qui retirera la pomme qui obstrue le chacra laryngé de Blanche neige ; c'est le "baiser de son prince ... CH-A-R-M ..ant", (AMANT ; AIMANT).



Regardez la femme de la onzième lame du Tarot de Marseille. Comment s'y prend-elle pour "maîtriser la force rugissante du lion qu'elle parvient à apprivoiser ?
richel
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
kernoa



Masculin
Capricorne Cochon
Nombre de messages : 461
Date de naissance : 11/01/1948
Age : 69
Localisation : Rouen
Loisirs : informatique-navigation plaisance-jardinage
Date d'inscription : 28/03/2008

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mer 05 Jan 2011, 15:42

Bonjour Ambre
merci pour ce témoignage d'un internaute que tu proposes en partage.
Bien évidement, comme toujours je le soumets au filtre de mon vécu personnel

donc voici mes commentaires:


Citation :
Cet amour peut être représenté, dans son état le plus élémentaire, par la puissance du feu nucléaire ; c'est, dans ce cas, la force libérée par les Physiciens, qui permet la cohésion des particules, dites à charge positive, (protons), avec celles dites à charge négative (électrons), d'un atome.

En effet. c'est une de mes découvertes personnelles. L' Amour est une sorte de force physique non encore élucidée. Laquelle, tout comme l'électron, s'identifie uniquement par les effets physiques qu'elle laisse sans qu'on puisse la visualiser.
Je ne vais pas développer ici mais cela ouvre à l'esprit des perspectives immenses.
Cette force d'attraction et de cohésion (Amour) revêt à la fois deux polarités opposées: l' une dextrogyre qui associe les éléments entre eux pour constituer les atomes, l'autre lévogyre, organisant la division des atomes entre eux en organisant une infinité de matières différentes qui forment notre univers.
C'est cela qu'il ne faudrait jamais oublier. Il me parait très problématique de proclamer que l'Amour pourrait être une source d'Unité pour les humains. Ce serait nier la théorie mathématique des ensembles pour laquelle qui se ressemble s'assemble.


Citation :

Ce qui caractérise un amour de type humain accompli (quatrième ordre de la gamme FA), c'est que ses diapasons sonnent tous dans la gamme des êtres vivants terrestres. Les Bouddhistes l'appellent la com-passion (cum (avec)- passion).

La compassion, tout comme tout ce qui est soumis aux lois métaphysiques de cet univers, revêts encore une fois une double polarité opposée. La compassion doit être considérée avec prudence car elle est vite détournée de sa fonction originelle par nos égos et nos émotions.


Citation :
Ce qui caractérise un amour de type universel (cinquième ordre de la gamme SOL, comme solaire), c'est que ses diapasons sonnent en dépassant la barrière de notre système solaire. Cet amour ne correspond pas à la notion de "Nirvana" ; elle correspond à la notion, grecque de "Sofia", islamique de "soufie", hébraïque de "Sofit" (les cinq dernières lettres, non encore manifestées sur notre Terre de l'alphabet hébreu), et, chrétienne de "Maître ascensionné".

Je me répète, mais par expérience je sais que l'amour universel tel que les humains le définissent n'existe pas dans notre paradigme. Toutefois pour l'avoir vécu intimement je peux témoigner que j'ai vécu un moment d' extase particulier au cours de laquelle la force d'Amour a vibré suivant un diapason de très haute intensité (ou fréquence) qui m'a propulse dans un monde au dessus de toute dualité. Cela m'a fait comprendre que nous ne sommes pas de ce monde et que notre devoir est, au contraire de ce que la majorité des humains pense, d'en sortir le plus vite possible en hissant notre taux vibratoire sur une fréquence de libération. Si je ne m'abuse, ce serait bien ce qu'enseignent de toute éternité les écoles gnostiques dites des mystères.
Ce que je retiens comme enseignement de cet évènement presque surnaturel, en toute humilité, se résume en trois points:
  • que ce moment d'extase ne peut pas se programmer intellectuellement. C'est une grâce que nous accorde l'Évolution (ou pour les contes, notre marraine la bonne fée) lorsque notre taux vibratoire est suffisant élevé.
  • que cette extase ne ressemble en rien à une émotion amoureuse ou compassionnelle, même l'émotion amoureuse la plus vive.
  • qu'une fois ce moment de grâce passé, nous redevenons des humains comme les autres confrontés à la dure réalité de la dualité et de la cruauté des épreuves que nous devons encourir. Et surtout nous nous retrouvons avec nos émotions égotiques à combattre et à maîtriser




C'est la raison pour laquelle dorénavant je poursuis un chemin de vie différent suivant la seule règle qui ne soit pas entachée de dualité qui est, je l'écris en majuscule, l' HONNÊTETÉ.

C'est uniquement sous cette condition de respecter la rectitude que les extraterrestres à l'origine de la civilisation des pharaons ont cédé une partie de leurs savoirs. Un civilisation qui a perduré plus de trois mille ans, alors qu'aujourd'hui les civilisations occidentales vont s'écrouler sous les mensonges. Mais là je me disperse.


On continue

Citation :
La haine est de l'amour de type animal perverti (dont le sens de la force a été inversé).

Je pense que c'est une évidence pour tout le monde. Sinon là encore, je peux témoigner que la Haine est de l'Amour inversé. L'adjectif perverti me parait excessif. Ce sont deux forces opposées qui ont pour origine une cause inversée. Ainsi l'homme que vous aimiez passionnément vous quitte (dans mon cas ce sera une femme), et voici venir des moments de haine de même intensité que l'affection que vous lui portiez. C'est une fois de plus que lorsque le stress de la déception-frustration est passé que le sentiment initial reprend ses droits. Selon mon vécu, bien évidemment.
Mais là encore la force double haine-amour peut surgir n'importe quand. Chacun peut ressentir une profonde aversion pour quelqu'un dès le premier contact sans que puisse se dégager de prime abord une raison quelconque. Ce que je ne peux pas expliquer dans l'état actuel de mes connaissances.
Ou plutôt si, mais ce serait trop long.


On continue?

Citation :
La Maîtrise de SOI ne s'obtient ni en déversant de la peinture opaque sur moi ou sur le "sur-moi" comme disait Freud, ni en utilisant .. le fouet, contre "Moi ..même" ; ce qui est possible, (dans ce cas on est masochiste) et non pas, contre "Soi même" ; ce qui n'est plus possible.

La Maîtrise de Soi n'existe tout simplement pas. Surtout pas dans un monde ou tout est cycles et changements d'humeurs, morts et naissances. Nous ne pouvons pas dominer les humeurs de nos corps biologiques, pas plus que nous pouvons dominer nos besoins organiques. Mais il est possible, en revanche d'acquérir une certaine forme de sagesse qui, à un moment donné, permet aux âmes incarnées de se mettre en position de "récevoir" la force d' Amour initiale et d'ascensionner. Un peu de la manière dont les héros de la trilogie du film MATRIX quittent le monde virtuel pour regagner le vaisseau à l'aide d'un téléphone.
Et pour acquérir cette sagesse, une seule clé: l'honnêteté: Laquelle qui engendre la lucidité et permet de démasquer les influences perfides de nos émotions. Sans les combattre, mais en les regardant en face.

Citation :
Vous croyez pouvoir obtenir la maîtrise de vos émotions (qui sont, en effet, de l'ordre du connu de type instinctif) ; vous ne faites, qu'empiler des couches de peinture dessus, pour ne plus les voir, et ne plus les entendre. En faisant ainsi, on nage en plein dans ce que le sanscrit nomme "maya" (illusion).

J'ai un peu répondu précédemment, mais je vais continuer quand même. Évidemment mon honnêteté envers moi même m'interdit de penser que je puisse un jour maîtriser toutes mes émotions. La seule émotion que je combats et que j'ai réussi à surpasser plusieurs fois, c' est ma peur. La seule émotion qui bloque toute progression. Et pourtant le combat est sans fin. Elle est toujours là.
C'est d'ailleurs un discours que je tiens à mon entourage. Je suis né peureux de nature et mon premier réflexe est la fuite. Mon intellect m'a rendu courageux. Alors je me retourne et j'affronte.
Combattre ses émotions, cela ressemble au mythe de Sisyphe. Parvenu au sommet, le rocher finit toujours par retomber.
Me mettre des couches de peintures dessus reviendrait à maquiller la réalité et donc de m'ôter toute possibilité de faire des choix judicieux. Dans ce cas également, c'est l'honnêteté qui a été ma marraine la bonne fée.
Mais si personnellement je ne peux pas maîtriser mes émotions, mon cursus personnel m'a permis de les démasquer et donc de les relativiser et d'amoindrir leurs effets. A travers , une nouvelle fois, une certaine forme de courage.

enfin pour terminer

Citation :
Regardez la femme de la onzième lame du Tarot de Marseille. Comment s'y prend-elle pour "maîtriser la force rugissante du lion qu'elle parvient à apprivoiser ?

Merci du conseil. Je vais le faire dès que j'aurais un jeu de tarots en main.

Merci Ambre de m'avoir transmis ce message. Je ne sais pas pourquoi il ne m'est pas parvenu directement.
A bientôt.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.reussir2012.fr
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: les armes spirituelles   Sam 08 Jan 2011, 00:58

Bonjour à tous,

En lien avec le combat spirituel, j'ai découvert cette citation de la Bible, et j'ai essayé de l'interpréter : il s'agit de Paul dans Ephésiens 6.10

"C'est pour cela qu'il vous faut endosser l'armure de Dieu afin qu'au jour mauvais vous puissiez résister et après avoir tout mis en oeuvre, rester fermes.
Tenez-vous donc debout avec la Vérité pour ceinture, la Justice pour cuirasse et pour chaussures le zèle à propager l'Evangile de la Paix;
Ayez toujours en main le bouclier de la Foi, grâce auquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Mauvais;
Enfin recevez le casque du Salut et le glaive de l'Esprit, c'est à dire la parole de Dieu."

L'analogie avec l'uniforme romain n'est pas très parlante ^^ mais après recherches, cette armure symbolique s'avère être un enseignement très précieux pour tout guerrier spirituel.
Elle protège contre à peu près tout ce qu'il peut rencontrer comme obstacle à sa progression...

Alors je me lance :
L'armure comprend 5 protections :

-la ceinture de la Vérité : condition sine qua non pour passer à l'action = avoir purifié son esprit, nettoyé son inconscient.
Donne Lucidité et dicernement. Protège de la confusion mentale
-La cuirasse de la Justice : être capable d'agir avec justice/justesse nécessite d'être guéri de toute blessure;
Donne la Paix et l'équilibre intérieur (yin/yang) Protège de la souffrance (émotionnelle).
-Les chaussures du Zéle à propager l'Evangile de la Paix revient à reconnaître et accepter sa "mission".
Donne la motivation et la persévérance. Protège de l'inertie.
-Le bouclier de la Foi : la Foi donne la force et le courage d'avancer. Protège de la peur.
-Le casque du Salut : signifie avoir la Connaissance de Plan Divin,
donne la confiance totale dans le Créateur. Protège du doute et de l'errance .

La seule arme (défensive et offensive):
-L'épée de l'Esprit : le Verbe. La parole divine & la prière.
Confère l'autorité.
Garde de la tentation et délivre de la possession.

Ceci est un essai, et j'espre bien des conseils ou idées pour affiner cette étude...:-)


Dernière édition par diane le Dim 09 Jan 2011, 23:27, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
kernoa



Masculin
Capricorne Cochon
Nombre de messages : 461
Date de naissance : 11/01/1948
Age : 69
Localisation : Rouen
Loisirs : informatique-navigation plaisance-jardinage
Date d'inscription : 28/03/2008

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Sam 08 Jan 2011, 11:48

Bonjour



Comme annoncé j'ai observé la onzième lame du tarot pour me rendre compte que c'est une femme qui domine le monde symbolisé par le lion. Pour ce faire elle lui maintient la gueule ouverte comme pour lui extirper son souffle.

La co-incidence veut que ce samedi matin j'ai ouvert ma radio au moment ou s'exprimait l'astrophysicien Hubert REEVES sur les ondes de France Inter. Il a notamment fait observer que pour progresser (spirituellement) il faut avoir un pied dans la rationalité et un autre dans l'émerveillement. Trop de rationalité abaisse l'esprit. Trop d'émerveillement l' égare dans les fantasmes. Il faut toujours soumettre la pensée à la rigueur scientifique tout en laissant s'épanouir nos aspirations au merveilleux. Aspirations propres au genre humain
C'est un bon résumé de ma démarche personnelle. Peu à peu, cette recherche du merveilleux sans cesse contrariée par les faits objectifs m'a persuadé que ce que la plus part des humains attribue à des manifestations divines s'inscrit en réalité dans des propriétés physiques naturelles. L' Homme ne peut donc compter que sur lui même pour progresser et toute forme de soumission est contraire à son devenir.

C'est un peu également le message subliminal de la onzième lame du tarot.




Saisissons nos destins à bras le corps!
Revenir en haut Aller en bas
http://www.reussir2012.fr
Athena

avatar

Féminin
Verseau Rat
Nombre de messages : 192
Date de naissance : 26/01/1973
Age : 44
Localisation : Rhône-alpes
Date d'inscription : 05/10/2008

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Dim 09 Jan 2011, 11:09

Merci Diane pour cette bonne idée...moi je rajouterais quelque-part l'énergie de l'amour, sans doute qu'une fois avoir appris à manier toutes ces armes, l'amour est enfin triomphant. C'est de soi-même finalement qu'il faut se protéger, car nous sommes bien souvent notre propre ennemi ! La peur si ancrée en chacun et qui nous paralyse...tout est en soi à dé-couvrir.

Le verbe oui, et le son qui va avec peut être si puissant, les paroles pouvant être des caresses, ou bien des couteaux lancés aux autres...

Pour moi, ce texte nous indique que la "guerre" à mener, est à faire avec l'intelligence du coeur, la sagesse, finalement la seule arme qui permet de guérir vraiment...et d'être en paix.
Revenir en haut Aller en bas
http://espritderencontrer-a.forumactif.com/index.htm
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Dim 09 Jan 2011, 23:05

Coucou Athena,

Je te demande : comment utiliser correctement l'énergie de l'Amour si le coeur n'est pas nettoyé ???
(Que dire si l'esprit est confus ??)


Evidemment la "guerre" est avant tout intérieure car pour moi, il n'y a pas d'ennemi à l'extérieur ;-)
Tu remarqueras qu'il s'agit principalement de se protéger -de certains pièges liès à la densité : la confusion, la souffrance, le doute, la paralysie, la perdition, la tentation...

Quant à l'epée, il s'agit d'une Epée divine octroyée par le Créateur lui-même : elle ne peut-donc servir qu'au bien (à la délivrance)

Paul (anciennement Saül) utilise l"armure" car il a été soldat et j'imagine qu'il y a 2000 ans, c'était plus évocateur...mais il aussi étudié avec de grands rabbins et était un Initié.
Je trouve son texte vraiment très sage et très puissant. (Certes, cela necessite de dépasser la forme - pas forcément évident)
Revenir en haut Aller en bas
Athena

avatar

Féminin
Verseau Rat
Nombre de messages : 192
Date de naissance : 26/01/1973
Age : 44
Localisation : Rhône-alpes
Date d'inscription : 05/10/2008

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mar 11 Jan 2011, 13:19

Citation :
Je te demande : comment utiliser correctement l'énergie de l'Amour si le coeur n'est pas nettoyé ???
(Que dire si l'esprit est confus ??)

oui, le coeur doit être nettoyé, il faudrait commencer par observer ce qui l'entrave, pour une meilleure diffusion de son énergie, et j'imagine qu'en enlevant les voiles un par un (traumatismes, shémas mentaux, peur....) il augmente en terme de diffusion de l'énergie. ensuite, l'énergie appelle l'énergie, et alors elle augmente encore, puis: "aide-toi, le ciel t'aidera" ;) les guides sont là.

Citation :
Evidemment la "guerre" est avant tout intérieure car pour moi, il n'y a pas d'ennemi à l'extérieur
oui, on se vampirise soi-même, dans ses réactions au niveau émotionnel...
mais ce monde me semble une grande bataille de l'énergie, les espèces se "vampirisent", alors on considére bien souvent le "concurrent" comme un ennemi, par instinct de survie peut-être, de défence, de protection...il n'y a ni méchants ni gentils, mais des espèces qui défendent leurs potentiels...justement, l'énergie du coeur est censée passer au delà de cette dualité.
Revenir en haut Aller en bas
http://espritderencontrer-a.forumactif.com/index.htm
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Jeu 24 Fév 2011, 17:28


L'inertie du quotidien


On ne vit que la nuit. Ou pendant les vacances. Pendant nos escapades. Nos fugues. On ne vit réellement que dans les interstices de l'existence.


Le reste du temps, nous sommes portés par les événements comme par une rivière en crue dont les eaux bouillonnantes nous avalent, nous secouent, nous déchirent, nous vomissent quelques minutes dans un méandre vaseux avant de nous happer à nouveau et nous ballotter comme des pantins pitoyables.

Il arrive que nous ayons l'illusion de diriger nos vies, d'avoir une emprise sur nos destins, mais non, nous sommes noyés dans l'apparente banalité des choses, des actes, des moments routiniers qui se suivent, s'entrechoquent et nous enchaînent dans les mailles serrées de nos habitudes.Parfois, comme une gifle en pleine lucarne, avec une acuité froide et lancinante, nous prenons conscience de la vacuité de notre existence, de notre incapacité à secouer notre inertie, à prendre des décisions, à faire des choix, à changer de braquet et, là, aux heures les plus sombres et solitaires de la nuit, nous entamons la litanie des grandes résolutions, des grandes phrases qui déclament la vérité nue.

Dans le secret de notre esprit tourmenté, nous trouvons les mots, nous voyons la route, nous sentons l'Histoire, nous percevons quelle devrait être notre place dans ce grand ensemble, dans cette chorale immense des âmes perdues. Le corps tendu par un déferlement de détermination soudaine, nous sortons de la matrice, nous distinguons le plan derrière le plan, nous embrassons du regard la totalité de l'édifice humain et là, nous savons. Nous savons très exactement ce qu'il faut faire, ce qu'il faut dire, ce qu'il faut penser. Nous sommes comme des bourgeons qui éclatent enfin après un trop long hiver : cogito, ergo sum !

Je me demande parfois si sauter sur ses pieds à ce moment précis serait vraiment suffisant pour dépasser ce qui suit inévitablement. La lente dilution de la détermination dans la pâleur diffuse de l'aube qui pointe et dont l'éclat grandissant occulte nos plus profondes aspirations. Le retour de la lumière, de la normalité, qui, paradoxalement, brouillent de nouveau la vision, enkystent l'élan, troublent la pensée.

Il est temps de se lever et la course recommence. La lente course contre nous-mêmes, la lente course contre le temps, qui file et nous échappe. Les moments s'imposent à nous sans que nous y prenions réellement part. La somme des petits gestes nécessaires et bêtement indispensables nous paralyse dans une frénésie vide et inféconde. Tant de pas pour passer d'une pièce à l'autre. Tant de minutes pour changer d'état. Tant de bruit pour faire semblant d'être là. La routine nous englue comme des mouches sur le papier collant : implacablement et mortellement.

Ce qui était la priorité, ce qui était le plus important devient une sorte de tâche de fond, diffuse, confuse, que la crudité de la lumière des néons rend un peu dérisoire et sans consistance. Cours, cours, petit hamster, dans ta roue qui ne va nulle part. Encore une occasion manquée, encore un petit matin qui déchante, encore une journée de perdue, une de plus, en attendant. En attendant quoi, d'ailleurs ?
Publié par Marc Lafontan et
Lire la suite sur l'excellent site d'Agnès Maillard

Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Sam 05 Mar 2011, 21:13



Désinformation dans la blogosphére




Citation :
Je l'ai déjà écrit quelque part, que je suis particulièrement content d'avoir un bagage de lectures et de réflexions qui proviennent d'AVANT internet et un cheminement qui ouvre à certaines connaissances en paralléle à mes lectures sur le web... parce que quand on navigue le web dans le secteur "conspirations" c'est à dire en bout de compte dans le secteur "comment on se fait entuber par le systéme" , on retrouve dans la blogosphére toutes sortes de littératures issues de différents types d'idéologies, cachées ou bien étalées, et souvent reprises par un paquet de sites qui n'examinent pas assez, selon ma perception, les origines des dites infos ...


Le Livre Jaune de Van Helsing en est un parfait exemple, combien d'histoires à la con sont tirées de ce livre pro-nazi et disséminées sur le net sans que les gens ne sachent d'où ça sort... y en a un paquet d'autres, il suffit de voir les Alex Jones, les Icke, les Jeff Rense, Glenn Beck, Godlike productions, Above the secret, David Booth dit Sorcha Faal, Adriana Evangelizt, et tant d'autres qui sont les lanceurs de rumeurs pour se demander sous quel agenda ( idéologique, religieux, fric, psy-ops) ils opérent ...

On peut y rajouter en couche supplémentaire les "dénonciateurs" (whistleblower) qui évidement ont vu des technologies futuristes, des extras-terrestres, des reptiliens, des illuminatis, ou fournissent channeling et enseignements ésotériques et autres ce qui enrobe encore plus une vérité déjà déformée et hautement apeurante pour le lecteur non averti qui se fait gober tout cru dans sa recherche de ce qui est derriere le voile.... ces gens qui prétendent tourner leur interlocuteur en ridicule quand tu veux débattre sont en fait souvent prompt à faire la démonstration de leur propre ridicule…

Exemple : déjà avant 2000, David Booth, avant de devenir Soeur Sorcha Faal , lançait toutes sortes de billets apocalyptiques qui évidement s'avéraient faux ... est ce que cela a mis fin à ces conneries ? pas du tout , ces livres se vendent comme des petits pains... tu te dis que les gens vont être assez intelligents pour reconnaitre le hoax mais ..
Mais tiens, tapez dans Google " Vortex dans le golf d'Aden" qui est un des derniers hoax lancé par ce gars .. combien de liens allez vous retrouver qui l'ont repris ? 373 000 ... ça donne une idée hein ??


N'imaginez pas que la désinformation est uniquement un truc gouvernemental pour bourrer le bêtail de conneries pendant qu'ils vous exploitent, non non, en plus y a aussi des gens sincéres qui font le boulot bénévolement pour le systéme ... fastoche.. tu prends quelques bouquins parus dans les années 70 que tout le monde a oublié, tu les re-arranges à la sauce quantique, tu mets un peu de piments apocalyptique, un zest de new age , et hop, voilà un billet qui va faire le tour de la blogosphére et créer une nouvelle peur, une nouvelle attente, un nouvel espoir , un nouveau conditionnement face à un concept qu'on simplifie au max ...il y a même un terme pour ça, imaginez vous, le "fondamentalisme particulariste" ... surtout avec toute une génération de jeunes pour qui la lecture est un sport extreme et qui se crée un "bagage culturel" par internet par ce type de sites à la hauteur de leur insatisfaction ...

Je remarque en plus, à travers mes nombreuses lectures de blogs et de forums, qu'une vaste majorité de gens expriment ouvertement des opinions fachos, de plus en plus ... il est loin le temps des chemises brunes, on a maintenant toutes sortes de gens,, venant de toutes sortes de milieu, qui se sentent décomplexés d'afficher ouvertement des propos racistes, de mettre dehors les immigrants, joker sur les couleurs de peau, qui sont prêts à avoir moins de libertés si cela préserve "leur pouvoir d'achat" , et qui soutiennent ouvertement certaines théses parce que, comme par hasard, ces théses confirment leur vision de la société et donnent une crédibilité à leur malaise et à leurs malheurs dans le quotidien ... c'est sûr que c'est la faute d'un autre hein ?

Couche supplémentaire à la haine du quotidien : Si quelqu'un est un enfoiré selon leurs critéres c'est parce qu'il est un "walk-in", ou un reptilien, ou un illuminati , bref quelque chose qui se trace loin dans l'histoire, avec une odeur d'occulte sataniste, et hop on évacue toute responsabilité personnelle à prendre son destin et son propre pouvoir en main parce qu'on fait face à une conspiration mondiale qui remonte à Sumer et qui est visibement trop grosse pour nous petits humains .. on est juste une victime du systéme, systéme qu'il faut redresser et hop la propagande facho subtile embarque sur qui est coupable et donc qui il faut éliminer de l'équation en projectant une histoire remaniée où les vrais coupables sont cachés ce qui déculpabilise les acteurs ..

On en arrive à phénomène « d’a-culturation » généralisé, phénomène où la parole dite à valeur de vérité, ce n’est plus » je pense, donc je suis » mais « je dis, donc je suis », le « je suis » et la « parole » ne sont qu’un.« Je est un autre » n’existe plus, il n’articule plus la possible figure alter de « l’autre » : la parole de l'autre est vouée à la destruction.

Dommage.

Publié par Marc Lafontan | Libellés : Textes perso
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Lun 28 Mar 2011, 21:57

Le Combat spirituel : Il n'y a pas de combat.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: L'ILLUMINATION PAR LA NON-ACTION...   Ven 13 Mai 2011, 06:54

"Je-sujet est l'état d'Eveil.
La Vérité est ce qui réside dans la dimension au-delà de la pensée.
Quel est votre tourment ? Une identité erronée.
La naissance est la naissance du je-concept. La mort est la mort du je-concept. Il n'est pas d'autre naissance. Il n'est pas d'autre mort. (...)
Il n'est pas de Chemin ! Les Chemins mènent d'ici à là. Comment un chemin pourrait-il mener d'ici à ici ? Il ne pourrait que nous éloigner de chez nous.
Toutes les méthodes requièrent quelqu'un qui les pratique : qui est le je-concept.
Le mental-intégral n'a pas de "pensées" ; les pensées sont le mental divisé.
La totalité des tendances latentes (samskaras), maintenues en cohésion par un je-concept, est ce qui se réincarne -- quoi que cela puisse être.
Il n'y a pas d'entité, il n'y a qu'un continuum --et ce continuum est l'état de conscience.
L'humilité est la condition inévitable résultant de l'absence d'un je-concept. Sans une telle absence, l'humilité ne peut être que le masque de la fierté, qui est sa contrepartie.
La science traite des objets, qui sont irréels. Si elle traitait du sujet des objets, elle pourrait découvrir ce que fondamentalement ils sont. Rechercher, c'est essayer de voir le Soi en tant qu'objet. Mais constamment, cet objet est Sujet.
Le karma, la réincarnation, et tout le reste appartiennent au monde de rêve. Le rêve se poursuit...
La méditation est l'exercice du je-concept.
"Celui qui a pour habitude de considérer autrui avec mépris ne s'est pas débarrassé de l'idée erronée d'un moi. (Hui Neng)
La "Non-action" est ce que nous appelons la Spontanéité.

http://nondualite.free.fr/c_weiwuwei.htm
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Ven 13 Mai 2011, 15:48

Bonjour Luce,

Essayons d'ajouter des watts à la "lumière".

En principal :

"Je-sujet" est un état d'éveil... transitoire comme le "Je". Juste qu'il appartient à chacun de savoir si cet état lui convient et de le faire perdurer. Personnellement je (nous) préfère(rons) le " Nous-sujet".

"Le tourment" est une identité recherchée, bien plus qu'erronée.


Il est parfois nécesaire de faire un bout de chemin pour "se voir", c'est même en essence le processus de création... actuel.

L'humilité étant un concept, il peut difficilement être le résultat de l'absence du "Je-concept".

La "Non-action" se perçoit par le "je-concept".

Amitié.

Revenir en haut Aller en bas
xzat

avatar

Masculin
Vierge Serpent
Nombre de messages : 74
Date de naissance : 20/09/1989
Age : 27
Localisation : lens
Date d'inscription : 07/03/2010

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Ven 27 Mai 2011, 05:15

Les trois corps


L'âme est revêtue de quatre corps inférieurs, même si l'on ne voit que le corps physique. Ce sont quatre champs d'énergie, ou couches de conscience, semblables à des passoires s'emboîtant l'une dans l'autre, chacune appartenant à une dimension différente. Ils entourant l'âme et constituent ses véhicules d'expression dans le monde matériel.

En plus du corps physique, vous avez un corps émotionnel, appelé corps de désirs, car c'est par lui que s'expriment vos sentiments et vos désirs, Vous avez aussi un corps mental, le corps de la pensée et du raisonnement. Le corps éthérique, dont la vibration est la plus élevée, est votre corps de mémoire.

Lorsque vos quatre corps inférieurs sont bien alignés, la lumière de votre Présence JE SUIS peut circuler librement à travers vous. Une partie du travail à faire sur le sentier spirituel consiste donc à acquérir un certain équilibre dans ces différents corps, au niveau physique, psychologique, mental et spirituel.

Le but du voyage de chaque âme évoluant dans le temps et l'espace est de s'unir de façon permanente avec le Soi et avec sa Présence JE SUIS par le rituel de l'ascension. Cela correspond à l'intégration des trois niveaux de conscience. En Occident, l'on dit que l'on est entré au paradis. En Orient, on a atteint la libération ou le parinirvana. Selon la pensée gnostique, l'on a retrouvé la perle et l'on est de retour auprès de ses parents divins. Ces diverses façons de dire les choses décrivent toutes l'état de conscience de l'âme une fois qu'elle est revenue au cœur de Dieu.

Il est possible d'accélérer le voyage de façon significative en invoquant la lumière spirituelle, particulièrement la flamme violette. La flamme violette correspond à la couleur et à la fréquence de vibration de la lumière spirituelle qui stimule les qualités de pardon, de justice, de liberté et de transmutation. Vous pouvez l'invoquer pour purifier les quatre corps inférieurs et consumer vos pensées et sentiments négatifs.

Citation :
Le trikaya, ou les trois corps du Bouddha

Certains bouddhistes estiment que chaque aspirant à la bouddhéité endosse successivement trois corps distincts. Le premier, situé au niveau du Nirmanakaya, est appelé le corps de transformation. Il s'agit de la forme physique d'un Bouddha incarné, comme le Gautama Bouddha. Il désigne aussi le corps régénéré, purifié, du disciple qui s'efforce de suivre le sentier spirituel.

L'aspirant endosse ensuite le Sambhogakaya, le corps de félicité ou corps d'inspiration. Il correspond au Moi bouddhique, ou Moi christique.

Le troisième corps est le Dharmakaya, appelé le corps de la Loi, ou corps de la cause originelle. C'est le corps éternel, permanent du Bouddha , correspondant à la figure du haut de la Représentation.

Lorsque les trois corps du Bouddha sont unifiés et éprouvés simultanément, on parle du Vajrakaya. En sanskrit, vajra signifie "diamant" et symbolise ici l'état ascensionné.

L'union de ces trois corps correspond à la pleine intégration de l'âme avec son image divine - le Moi christique et la Présence JE SUIS - et à sont ascension finale vers sont Dieu.

Retranscrit du livre L'odyssé de l'Âme , en quête de la perle de sa véritable identité, écrit par Elizabeth Clare Prophet. Au édition, Lumière d'El Morya.

Bien à vous !
Ludovic.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Jeu 09 Juin 2011, 00:26

Les dangers et les pièges de la compassion "humaine" :

Compatir, c'est "souffrir avec". La compassion n'est pas une émotion. Il s'agirait plutôt d'une attitude qui nous porte á être sensible á la souffrance de quelqu'un. Devant la douleur d'autrui, nous vivons alors différentes émotions. Il peut s'agir de tristesse, de colère, de révolte, etc..., toutes suscitées par ce que nous observons chez la personne qui pâtit.

Comment distinguer la compassion de l'empathie ?

L'empathie est une attitude qui rend capable de saisir ce qu'une personne vit émotionnellement, tel qu'elle le vit. C'est en quelque sorte la capacité de se mettre á sa place pour la comprendre "de l'intérieur".

Lorsque nous sommes emphatiques, nous choisissons volontairement d'essayer de voir et de ressentir la situation comme l'autre; nous adoptons volontairement son point de vue, incluant les réactions émotives qui en font partie. Mais nous restons toujours conscient qu'il s'agit de l'expérience de l'autre. La NEUTRALITÉ est alors préservée.

Dans la compassion, au contraire, une fusion s'opère avec la personne qui se confie, ce qui entraine un parti pris et des jugements de valeur allant dans son sens, sur le moment même.

Ensuite la personne qui aura compati, réintègre ses propres valeurs. A tout moment, par la suite, elle pourra émettre une insinuation, une réflexion personnelle qui démontrera le non-fondé de son parti pris lors de la confidence. La personne qui se sera confiée sera alors trahie et non-écoutée dans le sens oú ce qu'elle aura confié n'aura pas été pris en compte, contrairement á la promesse sous-jacente au parti pris affiché durant le temps de la compassion.

Trahisons et hypocrisies sont les effets pervers possibles de la compassion.

-soit de manière inconsciente : en toute bonne foie, la personne qui compatit prend parti au moment de la confidence, sans arrières pensées. Ce n'est qu'après un certain temps. lorsque le sujet de la confidence est abordée ultérieurement, en présence ou non de la personne principalement concernée, que la personne "confidente" émettra son point de vue personnel et honnête qui pourrait contredire la confidence. Elle ne sera plus dans le vie de la confidence et de la compassion.

-soit de manière consciente : il s'agit d'une personne manipulatrice qui pour l'une ou l'autre raison, aura mis en confiance sa victime en compatissant. Par la suite, elle utilisera les confidences aux dépens de sa victime, soit directement en la rabaissant, soit auprès de tiers en médisant, "analysant" voire en calomniant. (si nous regardons en nous, nous remarquerons que cela arrive, malheureusement, bien plus souvent que nous n'osons nous l'avouer).

L'hypocrisie qui fait suite á un acte de compassion est l'œuvre d'une personne faible - á un moment donné- á qui un tiers s'est confié et qui rencontre une troisième personne qui tente d'obtenir la révélation des confidences. La personne faible se situe alors dans une relation triangulaire. Après la révélation, le plus souvent, la troisième personne exprime á la personne faible un jugement de valeur négatif envers la personne qui s'est confié; la personne faible y compatit aussi, révoquant ainsi les premières confidences.

Exemple très succinct á la suite d'une évaluation confidentielle, au travail :

-A á B : "Je n'aime pas dire ca mais j'ai besoin de me confier á quelqu'un. J'ai subit les agressions de Z. parce qu'elle me rend responsable de évaluation, inférieure á la mienne et qu'elle juge injuste. Je compatis mais je ne suis pas coupable. Je n'ai fait que mon travail et si elle pense être mal évaluée, elle doit aller parler á son chef. "
-B á A : "Oui tu as raison."

-C á B : "Ces évaluations s'est vraiment n'importe quoi. Qu'en pense A ?"

B relate alors le confidence de A.

-C á B : "A est quand même assez frotte manche, pas étonnant qu'elle ait obtenu une meilleure évaluation !"
-B á C : "Oui tu as raison."

B aura trahit A dans cet exemple ci-dessus.

Une autre différence fondamentale entre compassion et empathie réside dans la panoplie des émotions concernées.

-Pour l'empathie, il peut s'agir de toutes les émotions et sensations possibles, allant du chagrin le plus profond á la joie la plus intense, comme de la douleur physique la plus pénible, au bien-être le plus total.

-Pour la compassion, il ne s'agit que de souffrances !

Attention ! la compassion est une vertu quand elle est spontanée, cordiale et de bonne foi et qu'elle répond á un chagrin authentique.

Compassion et interprétations


Un autre risque de la compassion est l'apitoiement, qui répond á l'interprétation que l'on se fait d'une communication qui peut pourtant être NEUTRE ou signifier une joie ou quelque chose de positif.

Exemple :
-As-tu de la famille?
-Non, je n'ai pas de famille, je suis orphelin.
-Ho mon dieu, comme je compatis, cela doit être très dure pour toi !

La question était -á priori- neutre. La réponse, authentique est NEUTRE. Celui qui l'émet ne rajoute aucune expression ni verbale, ni non verbale d'une souffrance quelconque. La personne qui compatit ne fait qu'exprimer ce qu'elle souffrirait si elle était orpheline. Elle ne se met nullement á la place de l'autre. Son feed-back est inauthentique et l'orphelin n'en dira probablement pas davantage. Si être orphelin est dur pour la plupart, rien n'exclut qu'avec le temps, il ne puisse s'apparenter á de nouveaux repères d'appartenance á un groupe autre que la famille. Au temps présent, cet orphelin est peut-être très heureux, au sein d'un groupe d'amis sincères et de confiance.

La peur de la compassion

Un autre risque de la compassion est la peur d'en avoir, donc son abstention. Souvent cette crainte provient de la méconnaissance de la différence entre empathie, compassion, affectivité, conseils,... Ce qui se traduit par une attitude soi-disant encourageante mais qui décourage l'expression des émotions salutaires issues de la souffrance.

Exemple :
-Je viens de perdre mon chien, dit une dame á un tiers, en pleurant.
-Mais voyons ne pleure pas ! Ton chien ne serait pas contant de te voir triste.

Alors que pleurer est salutaire quand on perd un être cher. Aussi qu'est-ce qui fait tirer, la conclusion hâtive que le chien pourrait éprouver du mécontentement de voir sa maitresse pleurer son absence ? Ou qu'est-ce qui exclut que la maitresse ne puisse penser justement le contraire ?
Attention au respect des croyances !

Ou bien :
- Tes enfants son en vie, c'est le principal ! Allez courage !

Alors que si pour certains la vie d'un enfant a davantage de valeur que celle d'un animal, pour d'autre la vie d'un animal a autant de valeur que celle d'un enfant. Attention aux projections et á favoriser la reconnaissance et les respect des différences de croyances et de valeurs !

Lien entre empathie et compassion

L'empathie allie le cœur á la raison. C'est pourquoi il est l'Intelligence du cœur. La compassion ne résonne pas, elle suit spontanément le cœur et les émotions.

L'empathie sait compatir quand la situation le nécessite. Il sait s'arrêter á temps et reprendre du recul dés que la compassion est superflue et pourrait devenir "dangereuse" comme décrit ci-dessus.

L'empathie permet toujours la compassion. La compassion ne permet pas nécessairement l'empathie. La relation entre empathie et compassion n'est pas symétrique.


Extrait du livre : EMPATHIE : UTOPIE ?
(p. 209 á 214 du livre)

http://dianedechievre.over-blog.com/article-20858899.html
Revenir en haut Aller en bas
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Jeu 09 Juin 2011, 08:53


Merci douceur,
revisiter ces sujets sur le même thème


ici
Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
AMBRE

avatar

Féminin
Lion Tigre
Nombre de messages : 5655
Date de naissance : 14/08/1962
Age : 54
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mar 16 Aoû 2011, 17:07



texte replacé de 2007 par Michaël :


Le discernement




Lorsque l'on découvre le chemin spirituel, nous avons tendance à nous émerveiller de nos premiers ressentis, de nos prises de conscience. Tout ceci est nouveau et révolutionne notre esprit. Nous voudrions que tous sachent ce que nous ressentons. Un tel enthousiasme crée l'esprit du missionnaire, qui souhaite faire partager à tous ses découvertes spirituelles, parfois en imposant son mode de pensée à autrui. Dans ce tourbillon d'énergie naissante nous recherchons parfois de manière frénétique des ouvrages multiples, des écrits de toutes sortes dans le but d'apaiser notre soif nouvelle de savoir spirituel. Il arrive que nous recherchions même un « maître », que nous pensons plus éveillé que nous et qui nous guiderait afin de nous aider à canaliser toute notre énergie vers une voie juste et honnête. Bien qu'il soit légitime de trouver un tel guide pour nous permettre d'avancer il ne faut pas oublier cette citation d'une des grande figure du bouddhisme chinois, Hui Neng : "C'est un non sens de soutenir que nous ne pouvons obtenir l'illumination sans maitres instruits et pieux. Parce que la sagesse est innée, nous pouvons tous nous illuminer nous-mêmes.

Dans cette quête de soi, le novice a tendance à se jeter parfois corps et âme dans un enseignement, et rentre sans y faire attention dans une sorte d'assistanat spirituel. Il laisse le maître penser à sa place, l'écrit « saint » lui dicter sa conduite. Le drame des religions est rempli de cette attitude où l'on abandonne son propre pouvoir créateur au nom de la religion ou d'une divinité qu'on croit extérieure à soi. C'est un sujet délicat car bon nombre de nos semblables sont prisonnier de l'appartenance qu'ils ont désirée à leur premier pas sur le chemin. Certains on renoncé à vivre leur divinité, on renoncé à leur pouvoir créateur, car créé, être libre impose d'être aussi seul devant l'inconnu et l'ego à peur de ce qu'il ne connaît pas. On n'a pas laissé à ces êtres l'opportunités de travailler leur esprit de discernement, non pas l'esprit critique mentalisé qui tente de trouver la faille pour justifier ses certitudes, mais le discernement véritable.

Le Bouddha en son temps, dans le célèbre Kalama Soutra, en parlait déjà, devant le doute permanent. Il exhortait au discernement, à ne pas croire un écrit parce qu'il est « sacré » ou parce qu'une autorité l'a imposé, mais regarder en soi-même comment l'être intérieur réagit. En quelque sorte ne pas prendre des vessies pour des lanternes. Facile à dire devant la multitude d'enseignements, de maîtres, des voies spirituelles parfois contradictoires o ù l'on trouve de tout et surtout n'importe quoi. Evidemment le doute fait peur au pratiquant novice, il ne sait plus où donner de la tête, qui écouter, il passe souvent sa vie d'un maître à l'autre, d'un bouquin à l'autre sans aller à l'essentiel des choses. Il est perdu et l'angoisse le tenaille, alors il se raccroche à la première bouée de sauvetage spirituelle, puis il aliène son propre pouvoir créateur et subit le statut de victime dépendante d'un système spirituel.

Mais alors qu'est-ce qui permet de créer le discernement en nous ?

Bonne question, oui, c'est sûr, je vais essayer d'y répondre alors tant que j'y suis.

Le discernement m'apparaît comme proche de la vision pénétrante chère à Krishnamurti, c'est lui à mon sens qui en a le mieux parlé, je le laisse introduire mes propos : "Toujours nous voyons les choses partiellement. D'abord parce que nous sommes inattentifs, secondement parce que nous les regardons à partir de nos préjugés, d'images verbales et psychologiques accompagnant ce que nous voyons. Jamais nous n'observons quoique ce soit d'une façon complète. C'est chose ardue que de regarder objectivement même la nature. Regarder une fleur sans qu'il n'y ait aucune image, aucune notion botanique, simplement l'observer. Cela devient assez difficile parce que notre esprit vagabonde et ne s'intéresse à rien. Et même s'il s'intéresse, il contemple la fleur avec certaines appréciations, certaines descriptions verbales qui donnent à l'observateur le sentiment d'avoir vraiment regardé. Regarder de propos délibéré, c'est ne pas regarder. Donc jamais nous ne voyons la fleur, nous la voyons seulement à travers son image."

Nous voyons ici que le manque de discernement vient du fait que notre mental est embrumé d'un tas de conditionnement sociaux, de préjugés, de certitudes toutes faites. Si nous tombons dans le piège du manque de discernement c'est que nous avons laissé le mot, l'image, l'émotion, la pulsion prendre le dessus sur le réel. Par exemple, si une personne sur le chemin ressent une angoisse, elle va vite prendre son livre « saint » pour y puiser une parole de réconfort, un enseignement et ainsi perdre de son autonomie. Au lieu de systématiquement avoir recours à cette béquille mentale, la personne pourrait laisser l'angoisse prendre toute son ampleur, la regarder calmement et voir ce qu'elle apporte comme compréhension. Tout de suite elle pourrait écrire une solution psycho spirituelle bien plus évoluée j'en suis sur que dans son livre « saint ». Car elle aura laissé agir en elle sa part de divinité, elle aura ressentit Dieu ou un autre mot, agir en elle et ainsi la voie de la maturité spirituelle s'ouvre à elle. Mais nous sommes conditionnés depuis des millénaires à croire qu'il existe un Dieu, une entité parfaite extérieure à nous, et que nous ne valons rien et devons nous soumettre à la bonne parole. Tout ceci est une machination qui a trop duré, on a brisé l'humain depuis des millénaires, on lui a arraché son droit de créer. La vie n'est pas une vallée de larme.

Le discernement, c'est aussi accepter la part d'ombre qui vit dans le monde et aussi en nous. Par peur de cette "part de ténèbre", certains se réfugient dans un idéal fantasmatique de pureté, d'amour inconditionnel, alors qu'ils n'en vivent même pas le quart. Ils veulent de l'amour et de l'harmonie uniquement pour les protéger du réel, pour les utiliser comme les verrous de leurs pulsions internes non résolues. Un cache misère, voila ce que c'est, si l'on refoule ce côté obscure celui-ci s'infiltrera sournoisement dans l'attitude en apparence altruiste mais dont le fond est gangrené par l'angoisse de vivre. Cette attitude créée les gourous, les illuminés et les missionnaires. Sous couvert de beaux apparats, de mots doux, on ne se rend pas compte du mal qui peut filtrer par le manque de discernement. Car on ne peut apprendre à discerner si l'on ne veut voir qu'une facette de l'existence : discerner c'est aussi intégrer toutes ces parties et en extraire la vue juste, la pensée juste, la parole juste, l'action juste, le moyen d'existence juste, l'effort juste, l'attention juste et la concentration juste. C'est ce que le Bouddha nommait le noble sentier octuple, tout un programme.

Lorsque l'aptitude au discernement commence à être ancrée, la sérénité n'est pas loin, car la confusion s'est éloignée. On a plus peur de se tromper, ou d'être absorbé par un enseignement. Le discernement permet de lire tout, de rencontrer toutes les personnes sans peur de perdre notre esprit créateur. Car souvent les pratiquants qui manquent de discernement ont peur de rencontrer des personnes qui cheminent différemment. Ils appréhendent la lecture d'ouvrages qui viendraient ébranler leurs certitudes spirituelles. Ceci est un manque de compréhension de la nature des êtres et de l'existence. Ne comprenant pas le fond commun qui unit toutes choses, le novice par son manque de discernement se perd dans la forme, dans le concept, dans le mot et en oublie le fond. Il prend encore de vessies pour des lanternes. Le pratiquant qui discerne lui, peut tout lire, rencontrer toutes les personnes sans avoir peur de se perdre, il sait que tout uni les êtres et que seul la forme les divise. Il sait faire la part des choses, ne s'attache pas au folklore, au discours pompeux sur la nature de Dieu, à la mission des prophètes et à tout le fatras ésotérique qui va avec. Grâce à sa vision pénétrante, il voit au cœur des cœurs et reste naturel. Il sait la voie qu'il arpente, elle lui convient mais il comprend aussi que la voie de l'autre, même si elle lui parait imparfaite, est celle qui lui convient à un instant T de son parcours de vie. Alors il ne tente pas d'influencer, comme le dit la sagesse taoïste : "Le sage ne ressent pas le besoin d'influencer les êtres, qui viennent à lui naturellement." Ah, merveille du non-agir !

Mais le maître peut avoir un rôle dans ce travail du discernement, il permet derecadrer, structurer le disciple et offrir un support stable à son évolution. Mais ce maître alors n'est pas une béquille (comme le perçoivent certains disciples qui s'y réfèrent sans cesse), mais un tremplin et c'est là la différence, on s'appuie sur une béquille car on manque de force. Sur un tremplin il faut apprendre à générer la vitesse et l'amplitude nécessaire pour pouvoir décoller de manière harmonieuse, c'est une différence cruciale à mon avis. Dans cet article je m'adressé à l'esprit occidental et son attrait à la gouroutisation, à la perte de son pouvoir créateur au nom d'une autorité : "Quand le disciple est prêt, le maître apparait." certes, mais on peut y ajouter, quand le maître est apparu, le disciple prépare son envol.

Au final, il faut une bonne dose de discernement pour arpenter le chemin, pour éviter les pièges tendus par les sectaires, mais aussi les pièges où l'on se fourvoie soi-même. On ne peut arriver au bout d'un chemin si la graine du discernement n'a pas fleurie, car l'on est ainsi démuni. La vie n'est pas difficile, mais elle n'est pas facile. Nous avons des défis à relever en ce monde et le discernement est notre sabre affûté qui brille de mille feux dans les ténèbres de l'ignorance. Des guerriers de la lumière voilà ce que nous sommes comme l'expose paulo coelho dans son livre du même nom. Nos combats sont intérieurs, la voie du guerrier est une école de vie, elle permet par la suite d'appréhender la voie du sage avec sérénité. Yoda fut un vaillant guerrier de la lumière avant d'être le sage aux axiomes énigmatiques que nous connaissons dans Star Wars. Quand nos combats seront terminés, nous pourrons ainsi goûter à la félicité, au repos du guerrier… Mais chaque chose arrive quand il est temps, et à chaque étape son défi à relever. Travaillez, affûtez votre discernement, il vous sauvera la mise dans de multiples combats, en attendant le jour ou il restera dans son fourreau pour laisser infuser l'être tout entier au-delà des mots et des hommes.

"Soyez à vous-même votre propre flambeau, votre propre refuge"
Siddharta Gautama


par Michael



http://www.unisson06.org/dossiers/spiritualite/discernement.htm


Revenir en haut Aller en bas
http://le-catharose.blogspot.be/
xzat

avatar

Masculin
Vierge Serpent
Nombre de messages : 74
Date de naissance : 20/09/1989
Age : 27
Localisation : lens
Date d'inscription : 07/03/2010

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mar 16 Aoû 2011, 20:17

Merci pour le texte, très parlant.
AMBRE a écrit:
[color=darkred]
il sait que tout uni les êtres et que seul la forme les divise.

AMBRE a écrit:
[color=darkred]
Au final, il faut une bonne dose de discernement pour arpenter le chemin, pour éviter les pièges tendus par les sectaires, mais aussi les pièges où l'on se fourvoie soi-même.


AMBRE a écrit:
[color=darkred]
Mais chaque chose arrive quand il est temps, et à chaque étape son défi à relever.

Tout est une question de temps quand on parle d'évolution.

Revenir en haut Aller en bas
Renaissance

avatar

Féminin
Poissons Singe
Nombre de messages : 99
Date de naissance : 20/03/1956
Age : 61
Localisation : France
Date d'inscription : 24/07/2009

MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mar 16 Aoû 2011, 21:31

Citation :
Le pratiquant qui discerne lui, peut tout lire, rencontrer toutes les personnes sans avoir peur de se perdre, il sait que tout uni les êtres et que seul la forme les divise. Il sait faire la part des choses, ne s'attache pas au folklore, au discours pompeux sur la nature de Dieu, à la mission des prophètes et à tout le fatras ésotérique qui va avec.

Citation :
On ne peut arriver au bout d'un chemin si la graine du discernement n'a pas fleurie, car l'on est ainsi démuni.

Je pense que ce sont les rencontres virtuelles (pour moi), les écrits, expériences qui nous amènent au discernement, sans cela comment savoir ce que ce mot "discernement" veut dire....

Code:
Soyez à vous-même votre propre flambeau, votre propre refuge"
Siddharta Gautama
sunny



Dernière édition par Renaissance le Mar 16 Aoû 2011, 23:55, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le combat spirituel   Mar 16 Aoû 2011, 22:30

Citation :
Tout est une question de temps quand on parle d'évolution.


L'Eveil Évolutif développe cette réflexion pertinente :

http://antahkarana.forumzen.com/t1894p120-eveil-illumination-y-a-t-il-une-pedagogie#22374
Revenir en haut Aller en bas
 
Le combat spirituel
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
 Sujets similaires
-
» Le Combat Spirituel
» Le combat spirituel
» le combat spirituel
» Combat Spirituel
» Le combat spirituel de l'abbé Joseph Guillot, prêtre exorciste

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ANTAHKARANA :: L'ANTRE DE MELCHISEDECK :: Partages-Recherches-Eveil du Soi...-
Sauter vers: