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 L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?

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AMBRE

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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Lun 22 Nov 2010, 21:16

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Narcisse Et Le Mal Du Siècle
Narcisse et la crise de la modernité par Negin Daneshvar-Malevergne aux éditions Dervy.

Sommes nous condamnés à nous répéter en écho à notre propre image désormais vidée de tout sens ? Cette question méritait d'être posée et elle est magistralement traitée dans cet ouvrage qui - tout en abordant la naissance et la genèse du mythe, notamment à travers le portrait baudelairien du spleen et la figure du dandy (le baron de Charlus) ou du snob tel que la littérature nous en donne le portrait caricatural jusqu'à Marcel Proust - n'omet pas de le replacer dans notre propre crise identitaire actuelle, celle de la post-modernité. L'homme contemporain peut et doit se réconcilier avec lui même et sans doute absorber cette étape clé de féminisation des valeurs, seul moyen selon l'auteur pour contourner et refuser la décadence qui nous guette. Narcisse est pleinement un mythe initiatique de première importance, celui par lequel les sociétés apprennent à se libérer du poids des totalitarismes, là où l'altérité est violemment refoulé au nom d'une identité qui étouffe toutes les différences. A l'inverse, la traversée du mythe nous apprend à élaborer une réelle profondeur de l'homme intérieur. A ce titre Narcisse est bien au fondement de la psyché et aborder son étude devient d'une urgente nécessité pour qui veut réamorcer les mécanismes d'un idéal créateur propice à la formation de toute individualité épanouie. JK

Le choix d'observer la crise, les ruptures et les mutations en France et en Angleterre n'obéit pas à l'intention de marquer des oppositions, mais répond plutôt au souci de reconstituer les manifestations diverses d'un mythe probablement central pour la connaissance de l'être et sa capacité d'adhérer au monde.


Le premier chapitre de cet essai est consacré à la genèse du mythe de Narcisse. Il présente une observation fouillée de ses origines, de sa thématique, de sa structure et de son évolution à travers les âges littéraires. L'objet principal est d'apporter des lumières sur l'essence et notamment les finalités du mythe, les quelles ont été partiellement omises des études tant anciennes que récentes.


Le second chapitre identifiant la Décadence à une figure nar cissique, explique la natUre du phénomène en insistant sur son rôle dans la remise en cause des repères dans les sociétés et l'intérêt d'une prise de conscience des erreurs par le biais de doutes, d'interrogations et de réflexions. La Décadence ou la Crise, en participant au retour du refoulé, du déchaînement des sens et des idées primaires, remonte à la source de l'humanité et fait ressurgir les valeurs futures du Chaos. Cette phase suit celle où les individus, pour fuir les vérités cruelles de l'existence s'acheminent vers le faux, la valeur refuge des temps de crise, où l'attrait pour les apparences vides de sens désintègre les assises de la société.


Le troisième chapitre détermine la phase du rejet comme la première étape de la réaction de l'individu confronté à la réalité extérieure. Pour échapper aux angoisses imposées par cette réa­lité envahissante, menaçant l'intégrité psychique du moi, l'indi vidu rompt ses relations avec le monde extérieur et surcompense ses angoisses par une affirmation hypertrophiée de sa personne. Ce retour au narcissisme primaire est reconnu comme une défense contre la perte d'autonomie face à l'autorité imposante et hostile d'un environnement frustrant qui condamne l'être à se détruire. L'idéalisme, dès lors comme système de fuite, sert à inventer un contre monde utopique pour empêcher la rupture totale avec la réalité.


Le quatrième chapitre, la phase de la réaction, correspond aux manifestations auto-conservatrices du moi affecté par le malaise d'exister. L'exaltation de l'ego, signe d'une grande fragilité marque les conséquences d'une modernité aliénante et incapable d'apporter des éléments de réponse à une humanité en souf france. Le vide des valeurs contribue à écarter l'amour comme principe. De cette fuite résulte une génération introvertie, désexualisée et narcissique. Freud désignait les deux cas de nar cissisme primaire et secondaire comme l'investissement total de la libido sur le Moi, aspirant à former une unité de défense au détriment du monde extérieur. Quelle stratégie adopter pour réapprendre à vivre ?


La littérature érotique, des scènes initia tiques d'auto-érotisme, la propagation de figures de femmes séductrices, comme l'image offerte au regard de Narcisse, par ticipent à l'éveil des sens tombés dans la léthargie. Le retour au monde mythique, comme moyen de réflexion sur les origines d'une humanité habitée par le sacré et la vie, comme l'appel à la psychanalyse, dans le but de saisir les origines du mal contri buent à alimenter les débats.


Le cinquième chapitre correspondant à la phase de l'unité, marque la fin de l'opposition entre l'homme et la nature, le sujet et l'objet, la vie et la mort. La conscience de la vérité essentielle du monde et de soi mène à la prise de conscience de l'empri sonnement de l'homme. Renonçant à l'amertume du pes simisme, l'individu n'échappe pas totalement à une pensée défaitiste, étant toujours attaché à une vision idéaliste du monde. Au cœur de cette immensité qu'est la nature, l'homme est encore à la recherche de cette fusion avec la mère qui rappelle la phase du narcissisme primaire. Ce retour à la nature-mère initiatrice ou au sacré simule un retour à l'origine paradisiaque, voire un retour au Moi originel, sans faille, innocent et non corrompu. Cette évasion dans la spiritualité, cette recherche d'abstraction est une forme de renoncement au Moi ancré dans le réel, dans le but de s'extraire des désordres du monde. La vérité à laquelle Narcisse accède n'est ni partagée ni communiquée à ceux qui œuvrent dans la société.


Le sixième chapitre, Vers une féminisation des valeurs pour contourner la Décadence, renverse la situation, sous l'effet de ces mêmes procédés qui participent à la mise en œuvre d'une société transgressive. Salomé, figure inversée de Narcisse se joint au mou vement qui mettra un terme à l'initiation de l'individu confrontéà un monde en crise. Se transformant en ce fameux miroir, qui permit au jeune Narcisse de se retrouver, de grandir et devenir adulte; Salomé par sa danse, qui est mouvement et non pas fixité, action et non pas contemplation, apprend à l'homme par le biais de cette tentation dionysiaque à aspirer à vivre, désirer vivre. Sa contribution à la libération des formes narcissiques et figées dans l'art et dans la société procède à la naissance d'une nouvelle individualité agissante, créatrice et fertile.



> Retour à la fiche du livre



http://dervy-medicis.com/Nos-dossiers-Dervy/narcisse.html
et



Le livre d'Eliette Abécassis, Une Affaire Conjugale, met en scène un divorce dans le cadre d'un harcèlement moral et de violences conjugales. Toutes les étapes qui mènent de la prise de conscience du harcèlement, à la libération y sont décrites. C'est en analysant au quotidien, les méthodes et manœuvres d'un homme manipulateur et dominateur, que l'on nomme aujourd'hui, un pervers narcissique, que l'ouvrage nous décrit la dépossession de toute faculté critique, et la perte de sa valeur sociale et humaine que subit Agathe, la narratrice. C'est la force de la description de la violence psychologique vécue par le personnage central, c'est l'analyse lucide des conséquences traumatiques de ladite violence, qui ont permis à de nombreuses lectrices d'enfin prendre conscience de l'agression quotidienne dont elles sont les victimes. En décrivant pour la première fois les méthodes de domination psychologique vues de l'intérieur, en mettant en lumière ce phénomène social, Eliette Abecassis brise un tabou et ouvre la porte de la parole, permettant de mettre en mots une souffrance tue, et qui parfois, tue.




http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/01/la-loi-la-liberte-et-les-femmes_1433973_3232.html ethttp://www.emarrakech.info/Une-affaire-conjugale-Eliette-Abecassis_a43059.html


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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Mar 23 Nov 2010, 12:53


Je continue avec quelques extraits très significatifs sur une étude de
"Le portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde, "Guérir l'âme par les sens, guérir les sens par l'âme" .

Publié en 1891, « Le Portrait de Dorian Gray », chef d’œuvre classique d’Oscar Wilde est l’unique roman de cet homme de théâtre, célèbre dandy et chef de fil des esthètes* d’essence romantique « fin de siècle ». Roman du scandale, jugé « immoral » et « pervers » par la critique victorienne de l’époque… et prémonitoire du tragique destin de l’auteur (emprisonné par la suite).


"Le critique, selon Wilde, ne doit considérer l'œuvre littéraire que comme « un point de départ pour une nouvelle création », et non pas tenter d'en révéler, par l'analyse, un hypothétique sens caché. Ce sont pourtant bien ses (multiples) sens cachés que chacun tente d’interpréter depuis plus d’un siècle ! A commencer par le thème central de l’œuvre sur lequel les avis divergent. Le plus évident consiste à se baser sur le cœur de l’histoire à savoir le culte de la jeunesse et de la beauté éternelle, la suprématie des apparences : « Jeunesse ! Jeunesse ! Il n’existe absolument rien d’autre au monde que la jeunesse ! », s’exclame Lord Henry. Avant d’ajouter plus tard : « La beauté est une forme de génie ; en fait elle est supérieure au génie parce qu’elle se passe d’explications », ou encore « Les manières ont plus d’importance que les mœurs. » .
C’est ainsi que Dorian Gray, jeune dandy encore innocent, sera conduit à souhaiter « donner son âme » pour voir vieillir et devenir hideux, à sa place, son portrait peint par son ami Basil Hallward. Et même plus : « Que sa propre beauté demeurât sans tâche, tandis que le visage sur la toile payerait le prix de ses passions et de ses péchés ».
Un vœu insensé qui s’exaucera ! Ce pacte faustien l’entraînera dans une vie de débauche et de plaisirs mais aussi de tourments intérieurs à mesure que son tableau, double horrifique, s’enlaidit…
C’est ainsi que Le portrait de Dorian Gray est souvent qualifié de « roman sur le narcissisme et la vanité ».

Les liens mystérieux de l’âme et du corps…
Pourtant, c’est un peu plus complexe que cela… A travers ce procédé de miroir entre Dorian Gray et son portrait peint, ce sont surtout les liens entre l’âme et le corps, l’esprit et la matière, qu’Oscar Wilde explore. Comment l’un marque l’autre et vice versa. La parabole du tableau (qui devient « l’emblème visible de sa conscience ») en est l’illustration première, renforcée par les différentes théories développées par Lord Henry tout du long. Dés le début du roman, à la vue de Dorian humant avec délice des lilas, il prédit : « Rien ne guérit l’âme que les sens, comme rien ne guérit les sens que l’âme. »
Et c’est finalement, ce subtil équilibre, cette réconciliation entre les deux, indispensable à notre bien-être, que les personnages recherchent, sans y parvenir, se perdant dans l’excès : « Foin de l’ascèse qui émousse les sens comme de la débauche vulgaire qui les abrutit. » Tout du long, il interroge les mystères de l’âme et le corps : « Il y a des traits animaux dans l’âme, et le corps possède ses moments de spiritualité. Les sens peuvent affiner et l’intellect peut dégrader. Qui dira où cessent les impulsions charnelles, où commencent les psychiques ? (…) L’âme est-elle une ombre installée dans le nid du péché ? Où est-ce le corps qui est dans l’âme, comme le pensait Giordano Bruno ? La séparation de l’esprit et de la matière est un mystère, et l’union de l’esprit et de la matière en est un aussi. »
On pense aussi aux écrits de D.H Lawrence qui a beaucoup interrogé les rapports entre l’intellect, l’imagination et la sensation physique.
Comme lui, Wilde appelle à une réhabilitation du charnel, « le culte des sens (…), souvent décrié, parce que les hommes éprouvent une peur naturelle et instinctive des passions et des sensations qui leur semblent plus fortes qu’eux et qu’ils ont conscience de partager avec des formes de vie plus rudimentaires. »

L’hédonisme comme remède contre le spleen
Dorian, comme son pygmalion de Lord Henry, luttent contre la souffrance et les tourments. Et contre ce spleen menaçant à tout instant de les assaillir, ils ont choisi l’hédonisme comme philisophie de vie.
« Un nouvel hédonisme recréerait la vie et la sauverait de ce puritanisme dur et laid (…) »
Leur devise ? Succomber aux tentations, exprimé par le célébrissime aphorisme « Le seul moyen de se délivrer de la tentation, c'est d'y céder », pied de nez scandaleux au chrétien « Ne nous soumet pas à la tentation »…
Ils s’étourdissent ainsi dans une vie de plaisirs mondains, une frénésie festive, qui ne laissent pas le temps à la tristesse de s’installer. Mais aussi la débauche, comme le suggère la référence à Satyricon (de Pétrone).
« Il n’y a que les gens superficiels qui aient besoin de plusieurs années pour se remettre d’une émotion. Si on est maître de soi-même, on se débarrasse d’un chagrin aussi facilement qu’on invente un plaisir. Je ne veux pas être à la merci de mes émotions. Je les utiliser, en profiter, les dominer. » Lord Henry, épris de beauté, aura encore cette phrase terriblement juste sur la vieillesse : « La tragédie de la vieillesse ce n’est pas qu’on soit vieux c’est qu’on soit jeune. » Oscar Wilde nous entraîne ainsi dans la vie mondaine des dandys anglais du XIXe, la société aristocratique des lords et des ladys : des bals de Mayfair aux clubs de Pall Mall en passant par les salons, l’Opéra, les théâtres… Où l’art de la conversation et le jeu intellectuel dominent.
Ainsi lorsque Dorian apprend le suicide de Sibyl Vane, son premier grand amour déçu, il se laisse entraîner par son mentor à l’Opéra, plutôt que de se laisser envahir par le chagrin et la culpabilité. « Apprends-moi à oublier ce qui est arrivé ou à le voir, comme il faut d’un point de vue artistique. » demande-t-il.
Lorsque Lord Henry fait l’éloge du péché « si merveilleux », il faut y voir avant tout une quête du bonheur. Bonheur qui passe par l’égoïsme « qui nous donne des couleurs ».
Et si Wilde emploie les termes de péché et du mal, il est à noter qu’il ne définit jamais clairement les actes qui y sont associés. Il se limite à de simples suggestions comme l’évocation de « déguisements »… Il nous montre la frontière ténue entre ce que la société nomme « bien » et « mal » : « Chacun de nous porte l’enfer et le ciel en lui. » écrit-il, ou encore « Il y a des moments où il ne voyait dans le mal qu’une façon de réaliser sa conception du beau. »
source

je vous invite aussi à parcourir ce site assez surprenant sur l apologie(?) du dandysme avec en présentation ce livre dont j avais entendu parlé en mai (émision radio encore) et qui avait suscité ces recherches proposées ici.

Philosophie du dandysme

Daniel Salvatore Schiffer : Le dandysme, dernier éclat d'héroïsme



« Est-il encore possible de cerner aujourd’hui, comme Barbey, Wilde ou Baudelaire le firent autrefois en leurs historiques essais sur ce sujet, l’authentique et profonde nature du dandy ? » s’interroge, faussement naïf, et à dessein, Daniel Salvatore Schiffer en son dernier ouvrage : Le dandysme, dernier éclat d’héroïsme. Philosophe, spécialiste d’esthétique, professeur de philosophie de l’art à l’Ecole Supérieure de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège, l’auteur nous avait précédemment offert un émouvant portrait d’Oscar Wilde (2009) et une savante Philosophie du dandysme (2007), ouvrages dont nous avions rendu compte en ces colonnes.
A la question ainsi posée, situant d’emblée sa démarche dans le champ contemporain, Daniel Salvatore Schiffer apporte des réponses et propose diverses pistes de réflexions pour l’avenir.

et cette citation de Dolto:


Citation :
Ainsi pour Dolto, l’essentiel n'est pas "dans la fascination qu’il suscite chez ses détracteurs ou imitateurs, mais dans sa détresse" qui du point de vue de la psychanalyste d’enfants qu’elle est, "trouve ses causes profondes dans l’enfance". Ne s'éloignant guère de son sujet de prédilection, la psychanalyste voit donc le dandy comme le "créateur de lui-même en tant que sujet qui a voulu naître". Dès lors, né "d'une seule option" et de par sa propre volonté, le dandy "quitte son propre passé solitaire dont il ne retient rien, comme la flèche quitte l’arc aux formes de lèvres dans un jet décisif (...). Après la très intense souffrance du 'passé-flamme' purificateur, il entre dans une dimension nouvelle où toujours solitaire, il mène sa vie d’artiste, de poète, d’adorateur de beauté froide dans un engagement total. Il incarne pour son temps la figure de proue insensible aux tempêtes, et trace en un style de vie servant d’exemple, son orgueilleux chemin vers l’horizon de sa mort, indifférent aux dires et aux faires de qui se targue de le suivre.

De ce postulat, Françoise Dolto passe en revue les causes et les moyens de cette auto-naissance : le miroir d'abord, qu'elle nomme très justement "l'amant" du dandy, et qui est l'instrument essentiel de sa gestation, puis de son éducation ; le miroir est aussi, "telle la barre de la danseuse (...), le maître intransigeant de ses écarts". L'image de lui-même que le dandy envoie (réfléchie par le miroir ou par le regard de l'Autre) est vitale (au sens de nécessaire à la vie) et "l’accueil fait à [son] image-apparition, dans le jeu de cache-cache mondain des salons à la mode, prend pour [lui] le sens de retrouvailles."

Bien sûr, ce qui intéresse Dolto, au-delà de l'image, ou de l'habit, c'est l'âme du dandy. Derrière l'enveloppe, l'apparence, le dandy cache sa blessure : "Adolescent solitaire, aux traits déjà formés, au cœur sans oreilles ou aux yeux sans entrailles, il détonne. Attiré, attirant, fait pour séduire, il sent sa tête trop lourde, sa peau trop fine, ses membres étrangers à l’étreinte". Le dandy si "matériel" quant à son aspect, ne serait-il donc pas fait de chair au contraire de ses (dis)semblables ? Sans doute non puisque "aucun désir chez le dandy" n’admet "consommation, aucun désir passant par la médiation du corps" ne trouve "sa justification." Dès lors, le dandy devient "l’amant de la seule véritable beauté de la forme" et "dresse son dard contre la bêtise des larves processionnaires humaines. La lâcheté qui tolère la laideur au nom du conformisme est le dragon baveux qui doit rendre gorge."

Ainsi va le dandy, "sans pitié demandée, sans pitié donnée, chevalier solitaire, moine en dentelles, paillard chipoteur, artiste difficile, prince du faste, héros aveugle ou voyeur des fascinations qu’il suscite et décourage, officiant missionné du culte sans rituel d’une beauté qu’il veut et sait toujours inaccessible (...) Flèche inexorable au fulgurant tracé", il demeure "fidèle à son engagement total. Aucune cible terrestre ne saurait l’arrêter, et les plus captivantes sont pour lui transparentes. C’est au cœur même de Dieu qu’il doit atteindre, flèche de désir, c’est au cœur de Dieu qu’il doit ficher son cri."

Françoise Dolto, Le dandy, solitaire et singulier, suivi de Le dandy, une figure de proue (entretien avec Patrick Favardin et Laurent Boüexière), Ed. Mercure de France."

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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Lun 13 Déc 2010, 20:51


Programmes, tampons et « Esprit du prédateur »à lire ou à relire dans la continuité de ce sujet!


extraits:


A présent, examinons plus attentivement les Mécanismes de Défense Primitifs, autrement connus comme les programmes, les tampons ou « l'esprit du prédateur ».

Les mécanismes de défense sont la façon dont nous apprenons à traiter avec le stress ou le conflit tandis que nous passons de l'enfance àl'âge adulte. Très souvent ils sont formés par des fonctions automatiques du cerveau activées en réponse au stress.

Certains stress sont engendrés par des conflits entre nos pulsions, nos émotions, et le « monde réel ». L'un des plus courants est le stress précoce qu'un enfant peut expérimenter quand il est affamé (pulsion) et n'est pas nourri. Ou qu'il a froid ou chaud, ou mal et que le soulagement se fait attendre.

...



MAIS, voici le comble : le substrat humain instinctif est biologiquement programmé pour DÉFENDRE l'organisme. Si l'enfant a de mauvaises expériences qui affectent le cerveau, qui exercent une pression répétée et concertée sur certaines structures neurologiques qui disent « mal, mal, douleur, souffrance, etc. » stressant les mécanismes de lutte via la douleur, la souffrance, le malheur, etc., le cerveau va, à un certain point, s'effondrer et entrer en mode de défense.



Un dédoublement se produit.







Programmes, tampons et « Esprit du prédateur »

en images avec un photographe victime d un trauma à l âge de 6ans ,son art demeure dans l'exorcisme de ces traumatismes...

Citation :
« … je sais que le fondement de tout mon travail repose sur le désespoir de l’âme. Mes bienfaiteurs photographiques sont morts. Je vis pour créer des images représentant la lutte pour la rédemption des âmes. »
Joel Peter Witkin



Joel-Peter Witkin ici (NB certaines photos sont très choquantes!)
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Lun 10 Jan 2011, 18:09



Résumé de The Narcissistic Family:


Diagnosis and Treatment, de Stéphanie Donalson-Pressman et Robert Pressmann (1997). Ouvrage malheureusement disponible en anglais uniquement.

Cet ouvrage décrit très précisément et en termes simples la dynamique familiale de la plupart d'entre nous, tout en apportant des outils pour apprendre à observer son passé le plus objectivement possible, à changer le présent, et donc, l'avenir. Conçu pour des thérapeutes, il est accessible à tous ceux qui désirent aller au-delà dans la quête de Soi.

Stéphanie et Robert Pressman, tout comme beaucoup d'autres thérapeutes de l'école américaine, approchent ce sujet du point de vue non pas des actes commis par quelqu'un, mais de celui de l'enfant qui grandit dans un milieu où ses besoins (naturels) n'ont pas été satisfaits.

Le terme le plus souvent employé est « enfant issu d'une famille narcissique ».

Définition de famille narcissique :

Ce terme fait référence à un cercle familial où les besoins émotionnels des parents prennent le dessus sur ceux des enfants qui, par conséquent, assument des responsabilités qui ne correspondent pas à leur âge. Les actions de ces enfants se basent exclusivement sur la réaction qu'elles provoquent chez les adultes. Mais, étant donné qu'ils ne son pas en mesure de tout contrôler dans leur environnement, ils se sentent responsables, défectueux.
Leurs parents (dans la plupart des cas de façon non intentionnelle, que ce soit parce que, dans la plupart des cas, ils sont eux-mêmes issus de familles narcissiques, ou bien dû à des raisons pratiques -trop de travail, accident, décès...-) ne peuvent pas combler les besoins de leurs enfants. Lorsque les parents ne sont pas disponibles émotionnellement, très souvent il s'instaure une dynamique subtile mais très dommageable : Si l'enfant a un problème (surpoids, dyslexie, dépression...), il est étiqueté (« fainéant », « stupide »,...). Résultat : il apprend à cacher (et à se cacher lui-même) ses émotions.

Au lieu de reconnaître, comprendre et valider leurs émotions et besoins, ces enfants développent une sensation exagérée de l'impact que leurs besoins ont sur leurs parents. Ils deviennent donc le reflet des émotions de leurs parents, dont les besoins représentent l'unique objectif poursuivi par l'enfant. Les émotions de l'enfant n'ont donc plus de place, et il apprend à les ignorer, à ne plus les valider, les reconnaître.

Ceci est d'autant plus visible pendant la transition dans laquelle l'enfant cesse d'être entièrement dépendant de ses parents et qu'il a ses propres envies, émotions et besoins. A la naissance et pendant les premières années de sa vie, les parents ont plus de contrôle, mais au fur et à mesure que l'enfant grandit, ils ont plus de difficulté à lui donner ce dont il a vraiment besoin. Ils peuvent se sentir eux-mêmes rejetés, moins indispensables pour leur enfant, qui n'est plus totalement un reflet d'eux, mais un individu à part entière avec des besoins aussi importants mais plus compliqués. Quand l'enfant perçoit que ses parents ne peuvent pas satisfaire ses besoins, il commence le processus d'inversion des rôles, où il fait tout pour plaire, recevoir attention et approbation.

Le but de ce livre est d'enseigner aux adultes qu'un enfant qui grandit dans une famille dysfonctionnelle est façonné de cette façon dysfonctionnelle, mais qu'en tant qu'adulte, ceci ne doit plus de définir. Comprendre son passé permet de reconstruire son avenir.

Quelques traits communs aux enfants issues de familles narcissiques :

Ils ont, en général, un besoin chronique de plaire et d'être validés ; ils sont incapables de reconnaître leurs émotions, désirs et besoins ; ils oscillent constamment entre un manque et un excès de confiance en soi ; ils ressentent de la colère, qu'ils répriment ou bien expriment de façon explosive.

Pourquoi « narcissisme » ?

Dans le mythe à l'origine de ce terme il existe deux personnages symbolisant deux aspects opposés du même problème : Narcisse et Echo. Narcisse se sent uniquement concerné par ses propres besoins, sa beauté, son propre reflet. Et son égocentrisme le conduit à la mort. Echo, enamouré de Narcisse, essaie d'attirer son attention et approbation à tout prix, mais n'a pas de « voix » propre. Sa vie est purement réactive, ce qui le mène également à sa fin.

Cette analogie permet de mieux comprendre la dynamique entre les parents et les enfants d'une famille narcissique. Les parents (volontairement ou involontairement), sont plus concernés par leurs besoins et leur « monde ». Les enfants deviennent des « Echos ».
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Mar 11 Jan 2011, 09:39

J'avoue que j'essais toujours de trouver ce fameux miroir. En regardant l'eau d'une fontaine ne voit-on pas le fond ? Parfois on y trouve quelques pièces. De même, on peut admirer une image dans le miroir... ou bien la qualité de la partie réfléchissante, car l'image renvoyée est toujours moins brillante que l'image projétée.

La psychologie moderne semble appaiser le mental en avançant des causes aux comportements et en desserrant l'emprise des conditionnements. Elle pose aussi le mental en référence dans l'analyse, et le renforce. Les questions suivent les réponses, et sournoisement l'égo prend de la hauteur. Le jugement (qui peut être celui de ne pas juger) devient automatique, et infiltre le regard.

La psychologie est une connaissance, comme peut l'être l'expérience dans la vie. Il y a peu de chances qu'elle change notre nature profonde, et peutêtre même qu'elle la renforce. Donnez une claque à un lion dompté, il montrera toujours les dents.

Comme d'autres méthodes, comme la sophrologie ou le tout aussi imparfait -en essence- enneagramme (exemple : la confusion du 1 avec le 6), la psychologie à cela de bien, c'est qu'en l'étudiant on peut aussi la relativiser, et du coup relativiser le mental.

Faire Un avec l'Univers n'impliquerait-il pas finalement (à supposer qu'il y ait une finalité) aucune conception, absolument rien, pas même l'existance d'un miroir ?





















Dernière édition par sursis le Sam 02 Avr 2011, 00:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Ven 21 Jan 2011, 15:12


Comment se débarasser de l'introjection négative ?


"Les enfants de narcissiques doivent combattre pour leur indépendance vis-à-vis de parents narcissiques qui sinon vivraient à travers eux. Ces parents traitent leurs enfants comme imparfaits et rejetés ou bien parfaits et liés à eux. Une telle concaténation du moi et de nos valeurs n'est pas le chemin du développement. Les parents narcissiques n'accordent pas à leur progéniture la maturité de personnes autonomes. Ils ne peuvent concevoir une telle relation. "


"Nos parents narcissiques nous perçoivent comme un projet de réhabilitation. Nous exprimons des introjections négatives héritées de leurs propres parents qui les rejetaient. Ces introjections les prémunissaient de toute sensibilité humaine à notre égard, un cauchemar transmis de génération en génération. Munis de cette connaissance, nous allons essayer d'arrêter ce transfert. Nous n'appliquerons pas ses décisions même envers nous-mêmes. C'est un combat. Pour la vie. "


Comment faites-vous face au parent intérieur négatif lorsqu'il vous attaque ? Comment vous en débarrassez-vous, réfutez son message haineux, et rendez son influence moins destructrice ?

Il est difficile de terminer ce livre comme il est difficile d'avoir de l'amour propre. Les enfants de narcissiques doivent apprendre à discriminer, pas à absorber chaque opinion et directive négative qu'ils rencontrent. Autrefois nous étions trop ouverts. Puis nous avons réagi en optant pour une fermeture totale afin de nous défendre. La fermeture mène à l'ennui et au marasme. Nous avons besoin de trouver un juste milieu où les choses peuvent pénétrer notre conscience et être évaluées avant d'être acceptées comme faisant partie de notre être. Nous n'avons pas à intégrer ce que nous ne considérons pas comme valable.

Il nous est difficile de trouver le juste milieu. Nous avons été élevés dans les extrêmes et nous ne connaissons pas le milieu. Lorsque la vie est facile, le milieu est plus facile à établir. Lorsque la vie est difficile, nous avons besoin de travailler pour le trouver. Je termine ce livre en traitant de la lutte vers cet objectif.

L'introjection négative est partiellement la voix de votre parent narcissique et autoritaire dont la pensée a pris résidence dans votre esprit. Ce n'est pas précisément une partie de votre moi, mais un étranger hostile qui vous observe avec un oeil critique. Peu de chose échappe à sa quête de contrôle. Il vous critique avec des commentaires comme « Tu es un raté. » et « Pourquoi essayer ? » Vos sentiments de dépression augmentent sa force. Il vous fait rejeter la gratitude et douter de l'affection. Ses demandes punitives et ses arguments paralysants vous empêchent d'essayer de changer.

Nous voulons plaire à ce juge qui n'a pas été invité et qui ressemble beaucoup à nos parents narcissiques. Nous succombons à ses messages, les pensées que nous haïssons et croyons presque. Nous voulons rejeter ces notions si détestables mais n'avons pas la moindre idée de comment le faire. Nous acceptons amèrement sa présence comme un fait de la vie.

Mon introjection négative est entrée en scène il y a quelques heures après un appel téléphonique de mon illustre agent qui m'a dit que ce livre avait été vendu. Mon humeur et mon mental sont devenus radieux. Je suis rentrée à la maison des heures plus tard et mes sentiments ont commencé à changer étrangement. Rapidement, j'ai déprimé. C'était comme si la dépression était tombée du ciel mais en réalité elle était venue de l'attitude de mon introjection négative. J'étais inquiète et découragée alors que je m'interrogeais sur ma capacité à fournir le travail nécessaire. C'était comme si la personne qui avait écrit la première moitié du livre était à des millions de kilomètres.

Mon introjection négative disait, « Tu n'en finiras jamais l'écriture et tu seras humiliée, cataloguée comme une ratée, une tragédie, une honte vivante. » Je me sentais accablée par ces idées. Cela semblait logique. Mon humeur désespérée était une preuve de mon inutilité. Avec une note de triomphe, mon introjection dit, « C'est toi. » Plus tard, en me brossant les dents, la dépression me tira vers les souvenirs d'enfance. Je fis une crise d'asthme, mon souffle était court et provoquait un sifflement, chose dont je n'avais pas souffert depuis cette époque à des moments où j'étais émotionnellement abandonnée, stressée et sous pression. Etre incapable de respirer était la manifestation physiologique de mon horreur émotionnelle. Il était incroyable d'avoir une attaque le jour où j'entendais parler de la vente de mon ouvrage sur les enfants des narcissiques.

L'introjection négative écrasa mes sentiments de succès et éveilla des craintes d'humiliation. Atteindre quelque chose puis le perdre à nouveau peut être plus douloureux que ne rien atteindre du tout, ce qui est la raison pour laquelle nombre d'enfants de narcissiques font si peu. S'en tenir au minimum vital nous empêche de perdre quoique ce soit. On nous a appris à nous sentir responsable du destin plutôt que de faire ce que nous pouvons et en accepter les résultats quels qu'ils soient.

Ne soyez pas découragés par cette histoire. Ce ne fut pas une défaite totale mais cela illustre la réponse de mon introjection à un succès qui m'a élevée au delà de mon niveau escompté. A cette époque, totalement découragée, je ne pouvais pas rire. Après une période de lutte émotionnelle, j'ai résisté en riant à l'attaque de l'introjection contre mon implication et je me suis remise au travail. Quand nous mesurons les progrès d'une personne, il faut connaître son passé, la situation d'où elle vient.

J'ai entendu l'appel de mon introjection à l'échec. Il disait que je ne serais pas payée pour mon travail, ce qu'une part de moi croyait tandis que le reste me faisait aller de l'avant. J'entendais mon côté sain dire, « Les dieux pourront faire ce qu'ils veulent après que tu auras terminé. » Je suis heureuse d'avoir écrit ceci. Cela représente le triomphe de mon moi.

Dans un foyer divisé, les enfants de narcissiques doivent lutter pour exister. Ils combattent leurs introjections négatives et se sentent battus et fatigués par ses tentatives continuelles visant à saper leurs efforts. Ils perçoivent ses directives comme une punition ou une correction et sont menés au désespoir. S'ils sont ébranlés, ils acceptent des messages qui sont comme du poison. Le pouvoir qu'ils donnent à leur introjection la rend difficile à éradiquer.

Je me suis identifiée de plus en plus à mes buts. Notre état de santé est lié à l'état de notre moi. Le moi et la santé ne font qu'un. La force est venue en partageant des réflexions, des réalisations, avec d'autres enfants de narcissiques. Travailler sur le livre impliquait directement une loyauté envers mon propre moi. Pourrais-je lui faire justice en étant continuellement affaiblie par mon introjection négative et par des tiers narcissiques qui se focalisaient sur mes réactions négatives potentielles ? Mon moi inquiet m'a amenée malgré tout à penser, ressentir et écrire. Ma personnalité et mon moi n'avaient jamais été aussi proches. Mes actions et mes sentiments étaient comme unifiés. Merveilleux de se sentir être soi-même.

En faisant taire mon introjection encore et encore, j'en ai appris davantage sur cette lutte. Une éradication nécessite une pensée et un effort délibérés. Vous avez besoin d'identifier l'introjection comme étrangère à votre moi. Aussi longtemps que vous la considérez comme vôtre, vous êtes désavantagé. Si nous la voyons comme un non-moi, une identification qui nous pousse dans des rôles, des sentiments et des comportements inacceptables, nous pouvons travailler dessus. L'étiqueter comme un non-moi est difficile car nous percevons
inconsciemment l'introjection comme un aspect de notre parent narcissique. Que faisons-nous quand la loyauté envers le parent s'oppose à la loyauté envers nous-mêmes ? Nous avons été conditionnés à ne jamais faire passer le moi en premier. Le parent narcissique nous qualifierait d'égoïste.

Parfois nous pensons que l'introjection fait partie de nous et parfois non. L'introjection se sent forte, puis faible, puis forte à nouveau. Comme l'examen thérapeutique, les circonstances extérieures l'affectent. La participation à un groupe et une thérapie individuelle aident. La logique atténue son ardeur et les circonstances négatives la font ré émerger. Cette bataille peut durer toute une vie. Mais ce n'est pas nécessaire.
Cet agent étranger belliqueux entre initialement dans notre monde lorsque nous sommes bébés et avons besoin de l'amour de nos parents. S'ils sont critiques et narcissiques, leur oeil désapprobateur et leur bouche en colère commencent à nous blesser de l'intérieur. A mesure que nous grandissons, l'introjection négative impose des états de limitation avec lesquels notre moi est en désaccord mais est réprimandé et emprisonné par lui. L'introjection veut être le chien dominant et, contrairement à une conscience qui mène à un confort raisonnable, il enlève la sécurité du moi. Malgré son effet négatif, une idée puérile que ceci puisse mener à l'amour nous colle ensemble. L'amour parental était lent à venir mais nous ne connaissions pas d'autre moyen pour l'obtenir.

Un adulte est rendu malade par son introjection et pense que c'est dommageable. Il veut se libérer mais trouve que c'est difficile. Il n'est pas forcément conscient que son côté infantile est attaché à des manières de faire puériles et ignore les conséquences de ces attitudes. Une attente puérile peut être cachée dans l'inconscient et détectée seulement par inférence, par exemple dans le contenu de nos rêves.

Vous êtes confus et inquiet quant à ce que vous faites. Une part supplémentaire de gâteau, le travail important pas fait, choisir un partenaire qui ne vous aime pas. Les gens dominés par des introjections négatives accusent le destin. Ils traitent la pression exercée par leur introjection comme une plaisanterie et demandent, « Pourquoi fais-je cela ? » Ils suivent ses instructions visant à ce qu'ils échouent, rejettent leurs responsabilités, et admettent que leur moi enfant a le contrôle. « Tu me connais quand je... » Ils parlent comme s'ils étaient contrôlés de l'extérieur. Ils souffrent de ces répétitions mais ne considèrent pas leur comportement comme créant une dépendance, ce qui les obligerait à essayer de changer. Puisque leur problème crée une dépendance, ils s'adonnent à des besoins et des plaisirs puérils pendant que leur vie d'adulte s'écroule. Parlant de leurs intentions, ils disent « en quelque sorte » et « peut-être » tout en ignorant les besoins, responsabilités et attentes adultes.

Ils s'adonnent à un comportement puéril qui provient du désir tacite que cela poussera le parent narcissique à les aimer. Tout le monde a des désirs puérils. Cependant, afin de matérialiser notre potentiel, nous devons être autonomes et réaliser que le parent narcissique ne peut pas plus satisfaire adéquatement nos besoins d'enfant aujourd'hui qu'à l'époque. Si nous adhérons à un comportement puéril, nous continuerons à habiter un monde onirique fait de désirs et d'attentes illusoires, accros au désir irréalisable que le parent narcissique satisfasse nos besoins.

L'introjection utilise les valeurs de nos parents. Si il ou elle est narcissique, ses valeurs ne peuvent mener l'enfant vers le bonheur. Nous ne savons pas qu'on nous a mis dans la tête nombre de nos croyances, ce qui nous rend difficile de les reconnaître et de s'en passer. Il faut plus que de l'introspection pour les voir. Nous avons besoin de l'apport de nos amis, d'un thérapeute, de thérapie de groupe, des personnes qui partagent des batailles similaires mais qui ne sont pas liées par des contraintes identiques. Ces personnes sont également perplexes quant au fonctionnement de leur inconscient. Toutes oeuvrent à réduire le pouvoir de l'introjection négative.

Habituellement, les groupes de thérapie ne sont pas exclusivement constitués d'enfants de parents narcissiques. Mais la plupart des groupes aident de différentes manières. En groupe, vous découvrez que vous n'êtes pas le seul avec une image de soi hideuse, créée par les sempiternelles demandes parentales vous poussant à changer. On vous y répondra explicitement que les habitudes narcissiques que vous manifestez sont inacceptables. Une thérapie de groupe court-circuite l'inhibition sociale qui nous empêche d'exprimer notre mécontentement. Certains membres se mettaient en colère contre moi lorsque je prenais une posture de Madame-Je-Sais-Tout et de commandement face à leur comportement. Manquant de confiance en moi, je n'avais pas idée que je ressemblais à mes parents en parlant comme je le faisais.

Et puis il y avait les amis. L'un d'entre eux, Hal, un gentleman viennois qui était aussi suivi une formation universitaire en psychologie. C'était un amant qui me rappelait ma beauté physique. De mes petits seins il disait, « Plus qu'une bouchée, c'est gâcher. » Il m'a aidé à lutter contre ma peur des statistiques et à l'issue de son office, cet enfant de narcissiste a décroché la meilleure note.
Il avait un sens de l'humour décapant illustré par une série de photographies qu'il avait faites de moi dans mon désespoir. Sur une photo, nous étions en vacances à Provincetown et j'étais allongée sur une jetée en pierres, battue dans le désespoir par mon introjection. Il l'appela affectueusement, « Golomb abandonne. »


suite et source par Elan Golomb
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Mar 25 Jan 2011, 09:56

"Blessures narcissiques :
de l'égotisme intrusif, une forme de jalousie"

d après " Femmes qui courent avec les loups" du Dr. Clarissa Pinkola Estes que j ai présenté sur un autre sujet(Traduction SOTT ):



Chères âmes courageuses : une âme se demande pourquoi un membre adulte de sa famille imite ses faits et gestes, comme on dit...copie ce qu'elle fait, prend note des raisons pour lesquelles les autres lui font des compliments...et tente ensuite de posséder les mêmes biens, singer les mêmes traits, reproduire les mêmes efforts...au lieu de vivre une existence libre fondée sur ses propres idées et en particulier sur les appels de sa propre « encore petite voix ».

Au lieu de cela, il ne trouve pas son inspiration à l'intérieur, mais se dédie plutôt à observer ce qu'un autre semble faire/obtenir/posséder... et il désire ce que l'autre possède, convoite surtout l'énergie, les cadeaux, les résultats, l'aura autour de l'autre, l'approbation et les louanges imaginaires qu'il croit que l(es)'autre(s) reçoi(ven)t... dont il manque...ainsi, certaines personnes copient une certaine cible.

Du côté positif, nous partageons des ressources avec des amis et des membres de notre famille qui donnent beaucoup, ou même modérément ou discrètement en retour. Cela constitue une symbiose saine, dans laquelle chaque individu prospère plus grâce/avec l'autre, suite à une invitation explicite/implicite, en s'engageant activement dans une relation. Il y a un respect de la vie privée et du temps passé ailleurs, seul ou avec d'autres, y compris sans l'ami en question.

Il est épuisant d'être entraîné dans une relation où l'une de deux personnes tente trop fréquemment de pomper l'énergie et l'inspiration de l'autre, où seulement une en tire profit ...tandis que l'autre est de plus en plus fatiguée.

Car aucun soutien n'est donné en retour. Ceux qui sont susceptibles de vider les autres sont généralement intrusifs sans le vouloir, ou peut-être le sont-ils car ils n'ont pas encore fait le point avec un thérapeute qui aurait pu leur dire la vérité sur leurs talents, mais aussi sur les situations dans lesquelles ils insistent trop ou transgressent les frontières, leur montrant ce qui nécessite un traitement spécifique...

Ce n'est généralement pas une conversation qu'on peut avoir avec un ami qui est vidé. « Dis-moi mes torts », « dis-moi ce qui te dérange en moi ». Un tel échange continue littéralement à vider l'autre en le poussant à penser à l'ensemble du problème de façon plus approfondie que la personne qui lui pose ces questions.

En outre, un ami n'est habituellement pas coutumier des esquives et manoeuvres auxquelles un individu aura recours afin d'éviter d'être acculé ; d'entendre sans entendre qu'une thérapie est nécessaire... La guérison est différente d'une simple acquisition de connaissances, dans le
sens ou elle sous-entend une série d'exercices et de techniques thérapeutiques avancées sur une longue période de temps, souvent à vie. Il s'agit de remodeler nos attitudes à la racine avec la psyché comme soutien et comme guide ; il s'agit de se débarrasser de tout ce qu'un individu porte en lui et qui le fait souffrir, et bien plus encore.

Certains de ceux qui sont intrusifs avec les autres ont pour habitude de refuser de se voir tels qu'ils sont, honnêtement, et refusent de grandir tant que leurs plaidoyers et leurs intrusions arrivent à leurrer une personne de plus et la poussent à les aider, à donner, à accepter les intrusions. Ses victimes sont souvent celles dont l'instinct et les limites ont été minés...

Ceux qui prennent plus, demandent plus que ce que l'autre est en mesure de lui offrir, ou poussent à une intimité à laquelle ils ne sont pas invités, sont souvent dirigés par une jalousie et une envie de s'accaparer ensuite d'une autre manière ce qui ne leur est pas offert et ce qui ne leur appartient pas.

Souvent dire non à de tels individus touche directement leurs blessures les plus profondes... car généralement ils ne voient pas les autres comme étant séparés d'eux-mêmes, menant des vies séparées de la leur... et ils sont souvent surpris, car ils estiment eux-mêmes donner beaucoup, et souvent ils dressent une longue liste de ce qu'ils donnent aux autres.

Mais la plupart du temps, une personne capable qui prend beaucoup trop aux autres sans donner en retour de manière qu'ils soient heureux de la voir... ne leur demande jamais au préalable ce qui pourrait les aider. Ainsi, les autres sont de plus en plus fatigués d'être obligés de donner indéfiniment. Et si on leur demande ce qu'ils veulent qu'on leur donne, une réponse honnête pourrait être « rien », ce qui peut générer davantage de confusion chez une personne souffrant d'une blessure narcissique qui ressent presque toujours le besoin de quelque chose, et ceci peut être fort déroutan
t.


Dernière édition par AMBRE le Mar 25 Jan 2011, 09:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Mar 25 Jan 2011, 09:56



suite
La plupart d'entre nous sommes extrêmement sensibles à l'idée d'être exploités et colonisés par des gens encore incapables de vivre de manière autonome. La partie instinctive de notre psyché nous signale que nous devons nous éloigner de quiconque commence à tenter de nous envahir, voler notre temps et notre énergie, dérober des parcelles et des fragments de notre corps, notre mental, notre coeur et notre esprit, qui font partie de notre vie privée, de notre intimité, de notre vie professionnelle et familiale ; de ceux qui prennent notre temps et le gaspillent à cause de leur propre fragilité. Envahir autrui et l'imiter provient d'un manque d'identité, où cette dernière n'est pas encore assez solide.

Comme je vous l'ai tous dit à de nombreuses reprises, le moi dérivé n'est pas la même chose que le moi véritable. Chaque âme mérite un moi authentique plutôt qu'une copie artificielle.

La bonne nouvelle est que tout ce dont une personne souffrant de blessures narcissiques impose à autrui (du temps, être vue, regardée, aidée, assistée, soutenue, comprise, estimée, conseillée, etc.) est précisément ce qu'elle aurait besoin de s'offrir avec le soutien d'une personne qualifiée qui ne la laissera pas déraper comme elle le veut... afin d'aboutir à une guérison profonde...

Ce qui consiste à ne pas demander à autrui mais à soi-même... de la compassion, de la confiance,une prise de responsabilité totalement fiable , suffisamment de temps pour travailler sur les problèmes intérieurs, voir sans relâche ses propres blessures, en particulier pour ceux
qui tendent à mettre en avant leurs talents et leurs biens matériels...plutôt qu'accorder suffisamment de temps et de réflexion pour sécher leurs larmes, apprendre à se calmer et à se tempérer, à tenir debout sans assistance, avoir plus qu'une idée passagère de ce qui est approprié et quand, et d'être un vrai individu... un exemplaire original, et non pas une copie ou un moi réduit en pièces.

C'est également un acte de compassion à l'égard de l'esprit de l'enfant intérieur que de rechercher de l'aide dans un lieu confiné avec un professionnel, plutôt que de rechercher ailleurs une nourriture plus globale et à sens unique.

Parfois ceux qui passent leur temps à convoiter et imiter autrui, à user de leur jalousie, tentent de punir l'autre s'il refuse de coopérer et de leur offrir de plus en plus de temps, de leur donner de l'énergie sans se plaindre, d'avoir une vie avec des limites aisément franchissables.

(Comprenez que les personnes dans une telle situation ne peuvent véritablement pas connaître leur propre soi, ce n'est pas méchant, ce n'est pas fait exprès... c'est inconscient... jusqu'à ce que dans la plupart des cas, on leur dise en face, et souvent à plusieurs reprises jusqu'à ce que ça traverse leur armure... Ce qu'ils disent vouloir, ils peuvent l'obtenir, mais seulement en étant authentiques plutôt que la copie de quelqu'un d'autre, et à la seule condition de se donner non seulement ces choses, mais aussi de les accepter de leur propre soi.)

Des tentatives et des violations agressives des limites posées par autrui se produisent car la jalousie attire la personne vers l'hôte, mais quoiqu'il donne, la personne finira par le punir pour ne pas être tout, tout, tout... vidant ainsi l'hôte jusqu'à ce qu'il n'ait plus rien à lui donner.
Parfois la personne demandera à l'hôte, est-ce que ça te vide, est-ce que je te draine ? Et la plupart des hôtes vont rechigner à répondre honnêtement, en partie parce la personne qui envahit les autres n'agit pas non plus avec honnêteté. Encore une fois, ce n'est pas de leur faute et ce n'est pas méchant. C'est l'un des derniers moyens qu'il leur reste d'avoir une identité après avoir subi une blessure narcissique.

Dans le pire des cas : la personne qui a tendance à drainer / s'approprier l'énergie qui n'est pas librement donnée...se tourne vers un autre hôte.

Dans le meilleur des cas : La personne se tourne vers elle-même et demande comment guérir cette soif qui ne peut être étanchée quoi que l'autre donne...ce n'est jamais assez, jamais suffisament bon, et en particulier ça ne permet jamais à l'autre d'être authentique. Les personnes authentiques ont besoin de repos, de répit, de grâce, d'amour, d'attention, de soutien... obtenus honnêtement.

Cette forme agressive de jalousie par imitation n'est pas perçue comme l'acte d'« honorer » ou d'« admirer », car elle dépouille l'autre de son énergie, violant ses limites sans permission, s'immisçant là où on n'est pas invité, faisant irruption en disant : « J'espère que ça ne te dérange pas ».

C'est nocif pour l'esprit ou l'âme d'autrui. Être insatiable, possessif, rivaliser inutilement à moins qu'on participe à un triathlon, imiter les autres comme une forme de « compliment »... n'est pas un compliment. C'est voler des facettes de l'autre car on souffre de ce que j'appelle
un « courant insuffisant », une déficience variable en termes d'énergie et de confiance, ou une incapacité à s'apaiser, s'aider, se soutenir soi-même ? De manière durable.

Cela dérange vraiment les gens. La plupart d'entre eux veulent vivre en paix et disposer d'un espace intime aussi vaste que possible. Pour nombre d'entre eux, il est difficile de poser des limites face à des gens insistants et fragiles à la fois... au moins tant qu'ils ne sont pas drainés. Et puis les limites sont posées, telles qu'elles doivent l'être, et ce pour la cohérence de l'individu.

Être drainé implique qu'on se remette sur pied. Peu reconnaitront avoir été drainés par un adulte, que ce soit un collègue de travail, un ami, un membre de la famille, un voisin... qui est en mesure de guérir mais ne l'a pas encore fait ou ne le fera jamais, obligeant ainsi les autres à prendre beaucoup de temps pour récupérer de ses assauts.

La plupart des adultes apprennent au cours de leur vie à choisir les moments et les activités qui leur procurent de l'apaisement, une personnalité épanouie et stable, des opportunités d'introspection et d'apprentissage, la possibilité d'agir avec une implication concentrée et humble sur ce qui est le plus important, pas forcément pour eux, mais pour celui qui leur parle et s'exprime à travers eux.

Dans un tel cas, la jalousie, l'envie, les comportements intrusifs, l'imitation et l'épuisement d'autrui, l'exigence deviennent des problèmes secondaires. Le problème de fond est un grave manque de respect pour la blessure que le moi véritable a subie... l'ignorer ou la réparer à l'emporte pièce, se sentir un peu mieux et puis perdre sa concentration et oublier jusqu'à ce que ça resurgisse avec fracas ...

On peut s'attendre à une telle jalousie ou de tels comportements intrusifs de la part d'un enfant de 10 ans à l'égard de son frère de 18 ans. L'enfant de 10 ans est simplement immature, il veut agir comme un adulte et montrer ce dont il est capable. A cause de sa naïveté il ne se rend pas compte qu'il voudra bientôt trouver son propre style, suivre sa propre voie, pas celle de son frère. Vouloir exceller fait partie de la nature humaine...mais il faut le faire à sa manière. Ne pas être un mini-clone dont tout le monde dit : « diable il tient beaucoup de Frédéric ». Mais plutôt : « c'est vraiment quelqu'un de bien ».

Les adultes qui tentent d'imiter partiellement ou totalement quelqu'un d'autre disposent également d'un moi original. C'est juste que ce dernier n'est pas encore pleinement développé à cause d'obstacles dus à des blessures. Et même si un adulte pourra trouver charmant un enfant de 10 ans qui veut en avoir 40 du jour au lendemain, ce ne sera pas la même chose avec un adulte qui s'immisce dans les affaires d'un autre adulte.

Et pourtant, traiter ces blessures narcissiques légères à modérées est tellement bénéfique, tout comme la quête pour découvrir son propre soi, gagner en maturité et se soigner... un difficile labeur, qui mérite toutefois d'être entrepris. Cette quête curative provoque également le respect chez ceux qui ont mené ce type d'entreprise difficile, qui ont réussi à redécouvrir leur véritable moi et en prennent désormais grand soin, et aussi... ne s'attachant plus à ceux qui peuvent leur apporter de la joie ou un coup de main temporaire, mais ne sont pas capables de maintenir cette attitude dans la durée.

Au bout du compte, il ne s'agit pas d'obtenir amour, attention ou sympathie. Il ne s'agit pas que les autres pensent que vous êtes formidable dans tel ou tel domaine. Il ne s'agit pas d'être encensé, ou de faire avancer les choses ou de gagner en renommée, ou de faire quelque chose de noble, de grand ou de petit « dans le monde ». Il s'agit de guérir.

Comme nous le savons tous, nous portons tous dans notre psyché tel ou tel complexe ou faille qui peuvent nous rendre la vie misérable, et habituellement lorsqu'on se retrouve dans la tourmente, on recherche partout un moyen de réduire la douleur, un médicament qui agisse, vite.
C'est peut-être le facteur déterminant qui explique pourquoi certaines blessures ne guérissent pas...le manque de patience et d'habileté accordées au temps nécessaire à la guérison ... au lieu de choisir la solution « rapide ». Ce type de blessure nécessite un effort approprié, récurrent et durable pour guérir. Et chaque petit succès comporte des propriétés curatives.

Nous ne connaissons aucun moyen d'accélérer la guérison, mais nous savons que, pour la ralentir, il suffit de ne pas s'y impliquer. Tout comme le corps, la psyché a les moyens de se réparer, mais elle a aussi des délais et des limites...

Ainsi, il existe des médicaments qui soulagent temporairement la douleur mais doivent être pris de manière récurrente...et il y a un médicament qui soigne efficacement et durablement.

Prenez cet exemple : vous êtes à l'hôpital. Vous avez une jambe cassée. Les gens peuvent veiller sur vous jour et nuit. Ils peuvent vous aimer infiniment. Ils peuvent vous aider en faisant le ménage chez vous, en vous apportant de la soupe tous les jours, en vous disant que vous êtes formidable, en vous tenant la main, en vous faisant la lecture, en vous faisant des compliments, en vous disant que bientôt votre jambe sera complètement guérie, en écoutant encore et encore comment vous vous êtes cassé la jambe, combien vous avez souffert, et ainsi de suite.

Mais votre jambe guérira seulement si vos os sont ressoudés, si un plâtre est soigneusement posé, si vous portez ce plâtre suffisamment longtemps, si vous gardez cette jambe en hauteur, si vous évitez d'y exercer de la pression, si vous mangez et prenez les vitamines et minéraux appropriés pour renforcer les os, si vous prenez soin de votre jambe, si vous entraînez votre jambe pour développer la masse musculaire, si vous réparez cet escalier terriblement dangereux duquel vous êtes tombé car une marche a cédé.

Ainsi la carte menant à votre véritable foyer est tracée.
De grands espoirs et de bonnes résolutions attendent ceux qui n'ont pas guéri de la manière décrite. Peut-être ont-ils essayé à plusieurs reprises, et le temps est venu d'essayer à nouveau. Ça serait bon pour eux et pour ceux qui les entourent. Je pense également qu'on peut décider de ne pas entreprendre cette démarche, ou de l'arrêter, ou de ne pas solliciter l'aide qui est proposée ; cependant, dans un tel cas, le prix à payer pourrait être très élevé comparé à l'effort pour mener à bien ce projet, pour apprendre à contrôler plus efficacement le véhicule appelé corps, mental, esprit, âme.

Lorsqu'on est prêt à entreprendre cette démarche et qu'on souhaite donner et recevoir de soi-même... tout ce qui est nécessaire pour guérir, se renforcer et tenir debout par soi-même...
pas seulement les éléments périphériques qui sont souvent illusoires et éphémères... alors on pourra guérir, on pourra se renforcer. On pourra se tenir debout par soi-même, plus orphelin de son véritable soi.

En même temps, nous avons tous le droit de poser les limites qui nous semblent le plus pertinentes, et de dire non, oui, peut-être, peut-être pas, plus tard, et non, jamais...quand bon nous semble, et de demander que ces limites réfléchies soient respectées, sans provoquer flatteries, lamentations ou questionnements par quiconque.

Plus nous guérissons, mieux nous comprenons un « oui dit de tout son coeur » et le plus facilement nous acceptons un « non dit de tout son coeur »... que nous en comprenions les raisons et objectifs ou pas.

A mes yeux, un « non » signifie juste ça : Ce n'est pas à toi d'ouvrir cette porte. Va de l'avant, de nombreuses portes t'attendent. Nombre ne t'ouvriront pas non plus, mais certains le feront. Poursuis ton effort. Et la plupart de ces portes contribuent à ta guérison.

Heureusement, notre force et notre guérison ne dépendent de personne - absolument personne - hormis nous-mêmes.

Dieu merci...

Avec tout mon amour,
Dr
.e


richel
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Lun 20 Juin 2011, 10:06



La victime oubliée :
Les femmes qui aiment les psychopathes


Sandra L. Brown
Traduction : SOTT

« On ne peut prévenir ce qu'on n'identifie pas, on ne peut traiter ce qu'on ne diagnostique pas. Et l'on ne peut enseigner la façon de les repérer à moins de comprendre soi-même la pathologie. »
Des millions de dollars ont été investis dans la recherche et la publication d'études sur les psychopathes, tandis que rien n'a été consacré, aussi bien en termes de temps que d'argent, au « sous-produit » alarmant de la psychopathie - ses victimes. Puisqu'il y a 3 ou 4 fois plus d'hommes psychopathes que de femmes psychopathes, je parlerai essentiellement des femmes victimes d'hommes psychopathes dans cet article.

En dépit du fait que les psychopathes dévastent tout et tout le monde sur leur passage, y compris les femmes et les enfants qui les aiment, pourquoi les cliniciens n'ont-ils pas jugé bon d'étudier et de parler, dans leurs écrits, de la source la plus évidente de compréhension de ce problème : les personnes ayant survécu à des relations intimes avec des psychopathes ? L'étude de toute maladie implique la collecte et l'analyse minutieuse de ses symptômes, et la psychopathie est assurément une maladie sociétale. Même notre système judiciaire rassemble des informations sur les criminels en recueillant sur place des récits de témoins directs. Alors, à nouveau : pourquoi n'existe t-il pas d'informations cliniques sur - et encore moins d'intérêt pour - les compagnes des psychopathes ?

Je pense qu'une des réponses est : les thérapeutes ne les reconnaissent pas comme victimes de la psychopathie car, en général, ils ne reconnaissent pas leurs compagnons comme psychopathes ! Les rares fois où des victimes de psychopathes sont identifiées, elle sont mises dans le même sac que les survivantes de violences domestiques plus typiques ; ou bien étiquetées « co-dépendantes », accro aux relations/sexe ; et/ou encore étiquetées comme souffrant du Trouble de la personnalité dépendante. Ces explications données aux relations amoureuses pathologiques, explications inexactes et souvent fondées sur des préjugés, n'aident pas les victimes à trouver un traitement spécifique à leur dynamique relationnelle atypique et aux symptômes qui en résultent, pas plus qu'elles ne contribuent (comme elles le pourraient) à nos connaissances en matière de psychopathie elle-même. Il est grotesque que, dans le milieu médical, les victimes ne soient pas plus plus facilement identifiées ou mieux comprises, et que cette source abondante d'informations vitales ne soit pas exploitée.

J'en suis venue à étudier la pathologie de façon indirecte - je ne cherchais pas à travailler sur les relations Cluster B (c'est-à-dire les troubles de la personnalité narcissique, antisociale, histrionique et borderline ; il existe 3 clusters [groupes - NdT] dans lesquels classer les troubles de la personnalité, en se fondant sur des caractéristiques communes). Mon but était seulement de conseiller des victimes de crimes. Toutefois, ce travail m'a menée à une carrière dans le domaine de la psychopathologie et, aujourd'hui, après avoir passé 20 ans à « traiter » des personnes souffrant de troubles de la personnalité, j'ai acquis une nouvelle appréciation de la profondeur des ravages permanents causés par ce que Otto Kernberg appelle les « troubles graves de la personnalité ». Ces troubles sévères affectent non seulement celui qui en souffre, mais aussi les membres de sa famille, ses compagnes/compagnons, amis, enfants, voire même les thérapeutes eux-mêmes. Aujourd'hui encore, je suis bouleversée quand je vois que les progrès thérapeutiques des personnes souffrant de troubles de la personnalité sont mesurés au millimètre près, tandis que la dévastation qu'ils laissent derrière eux se mesure en kilomètres.

Après des années passées à travailler avec des personnes souffrant de ces troubles, mon centre d'intérêt a évolué : j'ai réalisé qu'il serait beaucoup plus productif de consacrer mon temps et mon énergie aux personnes qui ne reconnaissaient pas le pathologique en approche dans leur vie. Le problème était clair : les femmes devenaient victimes parce qu'elles ne reconnaissaient pas la différence entre une diversité de personnalité normale et les signes et symptômes de la pathologie. En dépit du fait que la plupart des individus souffrant de troubles de la personnalité peuvent se dissimuler pendant un certain temps sous un masque de santé mentale, il y a des signes et symptômes que les non-professionnels peuvent apprendre à détecter, afin d'éviter certains des événements les plus dévastateurs connus de notre société. J'ai remarqué que les expériences avec des « hommes dangereux » dont ces femmes tentaient de guérir découlaient en grande partie de deux types de pathologie : les narcissiques et, à l'autre bout du spectre antisocial, les troubles de la personnalité antisociale, les sociopathes et les psychopathes. Alors, j'ai commencé à donné des cours d'éducation à la psychopathologie pour le public. Dans l'un de mes premiers livres, How to Spot a Dangerous Man Before You Get Involved [Apprendre à repérer un homme dangereux avant de s'engager - NdT], je me suis focalisée sur les effets que peuvent induire les troubles de la personnalité Cluster B sur une relation. À cette occasion, j'ai inventé l'expression "relationships of inevitable harm" [« relations entraînant un mal inévitable » - NdT]

En conseillant les victimes d'individus souffrant de troubles de la personnalité, en les entendant raconter des choses qui me faisaient dresser les cheveux sur la tête, je me suis demandée pourquoi les autres thérapeutes ne s'étaient pas donné la peine d'étudier les personnes qui étaient exposées aux relations les plus dangereuses sur la planète ! Les programmes de prévention de la violence existaient pourtant depuis les années 1970, alors pourquoi ce groupe de victimes potentielles d'homicides n'était-il pas mieux identifié, pour lui faire bénéficier de programmes de prévention ou, à tout le moins, de traitements ? Pourquoi personne n'avait jamais pensé à rassembler les précieuses données que seules ces victimes pouvaient fournir ?

En tant que l'un des premiers thérapeutes à avoir étudier de façon approfondie les aspects cliniques caractérisant les compagnes de psychopathes, j'ai découvert avec fascination que ces femmes avaient en commun certains traits de personnalité. Les histoires de leurs dynamiques relationnelles étaient comparables, et les symptômes post-relationnels identiques. En même temps, en dépit de l'erreur de catégorisation thérapeutique mentionné plus haut et de l'incompréhension sociétale concernant ces victimes, il s'est avéré que les femmes qui aimaient les psychopathes ne correspondaient à aucune de ces catégories ! Il était ironique de constater qu'il y avait tant de similarités entre elles, mais qu'aucune de ces similarités n'avaient quoi que ce soit à voir avec les catégories dans lesquelles on les avait rangées !

L'Institut que j'ai fondé a conduit une enquête de fond sur 75 femmes dans le monde entier (et a continué à enquêté sur nombre d'autres femmes depuis). Cette étude intensive a recueilli des données, des récits relationnels, des symptômes, des traits de personnalité et des comportements caractéristiques chez ces femmes, ainsi que les dynamiques de leurs interactions avec des compagnons pathologiques. Ces recherches centrées sur les victimes ont mis en avant le problème (il était temps) de leurs dynamiques relationnelles singulières et leur symptomatologie post-relationnelle, souvent masquée. (Pour plus d'informations, lire Women Who Love Psychopaths: Inside the Relationships of Inevitable Harm with Psychopaths, Sociopaths & Narcissists. 2nd ed. Sandra L. Brown, M.A.). Elle ont également mis en avant certains aspects inhabituels que seuls les psychopathes peuvent amener, ou perpétrer, au sein d'une relation intime. Cette étude offre un aperçu choquant de la dynamique caractérisant le mode de vie pathologiqu
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Mar 21 Juin 2011, 20:45

Citation :
La liste suivante ne présente pas tous les traits caractérisant ces femmes, seulement les traits les plus développés, qui sont probablement des facteurs qui ont contribué à leurs relations avec des psychopathes :

  1. Extraversion et recherche de stimulation. (Les psychopathes sont eux aussi des extravertis et recherchent la stimulation). En d'autres termes, avant la relation, il s'agissait des femmes les moins dépendantes qu'on pût trouver sur la planète !

  1. Investissement dans la relation. (La victime s'investit énormément, que ce soit émotionnellement, spirituellement, physiquement ou financièrement, dans toutes ses relations, pas seulement les relations intimes).

  1. Sentimentalité

  1. Compétitivité. (Elle est peu susceptible de se laisser distancer, relationnellement. Elle campe sur ses positions. À nouveau, rien à voir avec le type co-dépendant.)

  1. Faible évitement du danger. (Elle ne s'attend pas à souffrir, elle voit les autres selon sa propre vision d'elle-même. En d'autres termes, elle n'est pas du genre à chercher à recréer une relation abusive subie dans l'enfance. En fait, le plus souvent, ces femmes n'ont jamais subi d'abus quels qu'ils soient dans leur enfance.)

  1. Coopération

  1. Hyper-empathie. (Possiblement génétique).

  1. Responsabilité et ressource/ingéniosité


Je pense qu'on peut tous s'accorder pour dire qu'il s'agit là de femmes remarquables à tous les égards ! Ces qualités exceptionnelles ne semblent pas problématiques au premier abord, mais certains de ces traits se sont avérés plus développés que la moyenne à hauteur de 97%, ce qui prouve que le mieux est parfois l'ennemi du bien. Quand on additionne tout cela :

Trop d'empathie + attachement fort + sentimentalité forte + faible évitement du danger

... on obtient un mal inévitable. Voilà des femmes fabuleuses qui aiment profondément, qui ont un grand cœur, qui tirent un maximum de leurs relations et qui ont tendance à faire confiance sincèrement car elles croient que tout le monde ici-bas est aussi bon et loyal qu'elles. Qui plus est, ces super-traits les rendent capables de s'accrocher à cette croyance en dépit de certaines des preuves les plus effroyables du contraire.


Les pièges de l'empathie


Définition et Ambiguïté

Une étymologie étonnante

Définition du dictionnaire Le petit Robert : de en- "dedans" et -pathie "ce qu'on éprouve"
en- Élément, du latin in- et im-, de in « dans », servant, avec le radical substantif qu'il précède, à la formation de verbes composés (devient em- devant b, m, p) : emboîter, emmancher, emprisonner, enterrer.
-pathie, -pathique, -pathe Groupes suffixaux, du grec -patheia, -pathês, de pathos « ce qu'on éprouve » : antipathie, apathique, névropathe.
Philosophie, psychologie: Faculté de s'identifier à quelqu'un, de ressentir ce qu'il ressent.

Définition du dictionnaire de psychologie Doron-Parot (Puf):
Selon Carl Rogers: L'empathie consiste à saisir avec autant d'exactitude que possible, les références internes et les composantes émotionnelles d'une autre personne et à les comprendre comme si l'on était cette autre personne

(Naturellement nous prendrons soin de ne pas résumer tout le travail remarquable de Carl Rogers sur la communication à cette simple phrase. Mais c'est justement ce point qui est source d'ambiguïté: "comme si l'on était cette autre personne").

Ambiguïté

L'empathie est prônée par de nombreux spécialistes de l'aide et de la communication. Pourtant, dans le même temps, ces mêmes professionnels de la communication invitent souvent à trouver la bonne distance, à ne pas trop s'impliquer, à ne pas mettre d'affectivité.

Ceci nous donne un ensemble d'informations ambiguës car contradictoires:

Se mettre à la place de l'autre génère forcément de l'affectivité!
Garder ses distances conduit forcément à ne pas comprendre l'autre.

Cela produit des discours maladroits où l'on entend qu'il faut comprendre, écouter, humaniser (car on sent bien qu'il est urgent de progresser sur ce point) mais en même temps qu'il faut ne pas trop s'investir et garder ses distances (car il faut aussi prendre soin de soi, éviter le stress, l'attachement)

Tout cela est un peu vrai.. et aussi, en même temps, très faux. Il s'agit de concepts mal précisés. Même de nombreux professionnels s'y embrouillent. Ils en ont certainement l'intuition mais cela reste confus et les ballotte dans une oscillation entre trop et trop peu

Pour vraiment comprendre l'autre

L'illusion du miroir

Écouter l'autre pour se mettre à sa place (tout en restant soi-même) est un leurre. Se mettre à la place de l'autre, ne peut permettre de le comprendre.

Cela fait penser à Narcisse qui, voyant son image se refléter dans la fontaine, croit voir une autre personne et en tombe amoureux. Puis, dans sa stupéfaction il en oublie même de boire et meurt de soif devant sa fontaine. Il fut alors transformé en la fleur "Narcisse" dont l'étymologie nous ramène au grec narké qui a donné narcose. La fleur était reconnue comme pouvant endormir même les divinités (Dictionnaire Larousse de la mythologie grecque et romaine de Joël Schmidt)

Celui qui s'adonne à l'empathie ne fait que du narcissisme relationnel. Croyant accéder à une compréhension de l'autre, il ne voit que lui-même... et encore! il ne voit qu'une image erronée de lui-même. En effet, si plus tard il vit une situation équivalente à celle de son interlocuteur d'aujourd'hui, il vivra une expérience très différente de ce qu'il avait imaginé.

Plutôt s'ouvrir sans se mettre à la place

Se mettre à la place de l'autre est un "jeu" compliqué et dangereux. L'autre s'y sent incompris (ça peut même le rendre agressif... ou déprimé!). Quand à nous, nous croyons l'avoir compris et nous ne saisissons que de l'illusion... ce qui en découlera sera donc inadapté. En plus nous nous chargeons d'un poids qui ne nous appartient pas en tentant de "ressentir" ce que vit l'autre.

Nous pouvons faire beaucoup mieux en nous ouvrant simplement à notre interlocuteur.

Plutôt que de nous mettre à sa place, nous pouvons mettre du soin à l'entendre exprimer ce qu'il ressent, pense, ou vit à la place où il est. En laissant notre imaginaire et nos hypothèses de côté, nous pourrons mieux le comprendre.

Notre imaginaire nous est cependant très utile pour être créatif. Notre capacité à émettre des hypothèses nous est aussi très utile dans la résolution de problèmes... mais à deux conditions: d'une part, avec une rigueur mathématique, nous ne devons pas confondre hypothèses et certitudes... d'autre part avant de conclure, apprenons à lire tout l'énoncé.

Une vraie qualité d'écoute s'opère de façon active. Il serait maladroit d'être passif et de simplement laisser parler. Il est plus efficace d'aider notre interlocuteur à exprimer ce qu'il a à dire grâce à des questions pertinentes, sans conditions de réponse, et non indiscrètes. Ceci amènera la précision et la concision optimum pour le plus grand bonheur de chacun.

Cliquez ici si vous souhaitez en savoir plus sur cet aspect de la communication. Vous pourrez aussi découvrir la technique d'écoute thérapeutique qui en découle: le guidage non-directif

Être distinct sans être distant

J'entends souvent des stagiaires se préoccuper de garder la bonne distance (dans le management, dans la conduite de réunion, dans les entretiens individuels, dans l'accueil, dans l'aide et l'accompagnement, dans les soins, dans la prise en charge des personnes âgées, dans la fin de vie etc...) Que de domaines concernés!

Ceux qui se préoccupent d'humaniser les rapports humains recherchent cette distance optimum un peu comme l'alchimiste recherche la pierre philosophale... ils semblent ne jamais la trouver et ils oscillent seulement entre le trop proche et le trop loin (c'est à dire entre le copinage et l'indifférence).

Ils ne la trouvent pas car le problème de la distance et trop simple pour les esprits compliqués: La bonne distance c'est PAS DE DISTANCE DU TOUT.

Le zéro de la distance produit l'infini de la qualité. Mais "distance zéro" ne signifie surtout pas "se mettre à la place". Car se mettre à la place, c'est aboutir à une sorte de fusion... qui amène la confusion. Si la bonne distance c'est pas de distance du tout, il est par contre fondamental d'être distinct.

Nous mettrons donc un soin tout particulier à ne pas confondre distinct et distant autant qu'à ne pas confondre proche et fusionnel

Être distant, c'est se mettre en rupture (se couper) de son interlocuteur. Il en résulte bien sûr qu'on ne le voit plus.
Se mettre à la place, c'est se mettre en fusion (ne faire q'un) avec lui. Il en résulte alors qu'il disparaît et qu'on ne le voit pas non plus.

Pour voir l'autre, ce qui est important, c'est de s'individualiser. Être pleinement SOI face à quelqu'un à qui on accorde d'être pleinement LUI.

Affectivité et chaleur humaine

La chaleur humaine sans l'affectivité

Il n'y a jamais assez de chaleur humaine et toujours trop d'affectivité. Nous avons bien remarqué que l'excès d'affectivité est nuisible à la qualité de la communication, de l'aide et surtout de la psychothérapie.

Mais le problème est que l'affectivité et la chaleur humaine sont mal différenciées dans l'esprit de beaucoup de monde (y compris dans l'esprit de nombreux thérapeutes et professionnels de la communication).

Alors pour se libérer de l'affectivité, malencontreusement, certains suppriment aussi la chaleur humaine... et le résultat est toujours insatisfaisant. Où alors, voyant que cela pose problème, ils reviennent à la chaleur humaine... mais réintroduisent l'affectivité.

La chaleur humaine c'est quand on est ouvert à l'autre sans avoir besoin de lui.
L'affectivité c'est quand on a besoin de l'autre ou qu'on a peur de l'autre. Besoin de lui pour combler un de nos manques, pour nous rassurer. Peur de lui quand il risque d'aggraver un de nos manques et de nous déstabiliser.

Bien différencier la chaleur humaine de l'affectivité, permet d'être chaleureux sans ambiguïté, et d'avoir une communication plus efficace et plus sereine.

Si on est thérapeute, cela permet d'être plus efficace et plus rapide car un patient a besoin de la chaleur humaine de son thérapeute pour oser lui livrer ce qu'il a de plus précieux, intime, douloureux en lui. Mais il a besoin évidemment aussi que son thérapeute ne soit pas dans l'affectivité, sinon ça brouille sa recherche et peut même avoir des effets très néfastes.

L'empathie source d'affectivité

La chaleur humaine réchauffe alors que l'affectivité étouffe. Nous comprenons alors bien pourquoi l'affectivité est indésirable.

L'affectivité est d'autant plus indésirable qu'elle nous expose à l'envahissement. En nous mettant à la place de l'autre, nous nous exposons à ressentir une expérience qui ne nous correspond pas et pour laquelle nous ne sommes pas prêts.

Au contraire, en étant proche et distinct, nous sommes à même de comprendre l'expérience de notre interlocuteur, de nous enrichir de ce qu'il en a fait sans pour autant en subir la pression émotionnelle. Nous pouvons aussi mieux l'aider ou l'accompagner quand il vit une expérience douloureuse.

Nous devenons ainsi capables d'entendre cette expérience sans la dramatiser ni la banaliser. Nous devenons capables d'en saisir la juste mesure: celle de l'autre (qui n'a forcément que peu à voir avec la nôtre). Nous pouvons ainsi humaniser profondément notre communication qui s'ajuste à la réalité de l'autre.

L'inconvénient majeur de l'empathie est qu'elle produit au contraire une sorte d'état fusionnel, générant illusion, confusion et affectivité. Il n'en résulte aucune chaleur humaine, mais par contre beaucoup de stress et d'incompréhension.

Conclusion

Le poids des mots

Au fond peut-être ne devons-nous pas attacher trop d'importance au fait qu'une chose, une idée, une attitude soit désignée par un mot plutôt qu'un autre. Au fond, ce qui importe c'est ce que nous en faisons! Les mots ne sont peut-être qu'une convention?

Pourtant, quand je rencontre autant de professionnels de l'aide et de la communication avoir personnellement (et même promouvoir dans leur entourage) des propos et des attitudes qui produisent l'inverse des effets attendus... je pense que la précision du langage est ici particulièrement nécessaire.

Et puis les mots ne sont pas seulement une convention. Quand on les étudie, on peut remarquer que souvent ils contiennent dans leur étymologie, dans leur construction, un aspect profond de ce qu'ils désignent.

Se remettre aux commandes

J'ai bien conscience qu'avec cet article j'invite quelques personnes à se remettre en cause par rapport à l'empathie.

Mais se remettre en cause c'est se remettre au commandes de sa vie. C'est ne pas croire ce qui est dit parce qu'on nous le dit (même si on prétend nous donner des "preuves"). C'est plutôt confronter ce qu'on sait à l'expérience et en mesurer l'efficacité sans complaisance.

Les remises en cause sont sources de progrès
. Elles ne sont pas destruction du passé, mais ajustements, ajouts, discernement accru, enrichissement. Ce qui importe, ce n'est pas d'avoir raison. Ce qui importe, c'est que l'aide, le communication, la psychothérapie, l'accompagnement soient efficaces au delà des croyances de chacun.

Thierry TOURNEBISE
http://www.maieusthesie.com/nouveautes/article/empathie.htm

:aa:


Dernière édition par douceur le Mar 21 Juin 2011, 23:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Mar 21 Juin 2011, 22:11

Citation :
Ce qui importe, ce n'est pas d'avoir raison. Ce qui importe, c'est que
l'aide, le communication, la psychothérapie, l'accompagnement soient
efficaces au delà des croyances de chacun.

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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Mar 21 Juin 2011, 22:40



............ l'empathie


Pour Naomi Feil, l'empathie, c'est marcher dans les pas de l'autre............

Nicole Poirier parle d'aller à la rencontre de l'autre, de percevoir comment la personne a envie qu'on l'accompagne

Quand a Carl Rogers, il parle de la compréhension de l'autre, de l'art de percevoir le sentiment, avec les notions d'authenticité, de non jugement.........


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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Mar 21 Juin 2011, 23:35

Citation :
Définition du dictionnaire de psychologie Doron-Parot (Puf):

Selon Carl Rogers: L'empathie consiste à saisir avec autant d'exactitude que possible, les références internes et les composantes émotionnelles d'une autre personne et à les comprendre comme si l'on était cette autre personne

(Naturellement nous prendrons soin de ne pas résumer tout le travail remarquable de Carl Rogers sur la communication à cette simple phrase. Mais c'est justement ce point qui est source d'ambiguïté: "comme si l'on était cette autre personne").
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Mer 22 Juin 2011, 14:13

Je découvre... cet intérêt pour ces femmes de psychopathes! qu'elles soient connues, reconnues, accompagnées...

Sujet intéressant a partager, à faire suivre..
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Mer 22 Juin 2011, 23:57

Citation :
DIFFÉRENCE ENTRE MANIPULATEUR ET PERVERS NARCISSIQUE

Après avoir lu beaucoup de commentaires d'internautes, je me suis aperçu que beaucoup d'entre vous confondent manipulateur et pervers narcissique.
Il n'y a rien de plus faux !
Un manipulateur n'agit pas forcément dans le but de faire du mal alors que le pervers narcissique prend plaisir à faire souffrir.
La manipulation n'est alors qu'une des caractéristique de sa personnalité.

Pour être sûr de vous, vous pouvez aller voir ce blog qui explique clairement la personnalité du pervers narcissique :

http://pervers-narcissique.blogspot.com/

Citation :
Ce blog a été créer pour venir en aide à toutes les personnes qui en ressentent le besoin, ainsi que pour comprendre cette psychopathologie. Vous pouvez également parler de votre vécu. Si des psychiatres ou autres spécialistes viennent sur ce blog, nous les remercions de nous laisser des commentaires afin de nous aider à mieux connaître la perversité narcissique.

profil du pervers narcissique

Ruses, stratégies et tactiques des pervers narcissiques

Le pervers a en général beaucoup d’imagination, et il est difficile de recenser, ici, les milliers de ruses et tactiques, dont il dispose dans son arsenal.

L’induction (suggérer l’idée à l’autre)

La grande force du pervers narcissique est l'art de l'induction.

Il s'applique à provoquer chez l'autre des sentiments, des réactions, des actes, ou, au contraire, à les inhiber. Il fonctionne en quelque sorte comme un magicien maléfique, un hypnotiseur abusif, utilisant successivement injonctions et séduction. Evitant d'exprimer à l'autre ce qu'il pense, de l'éclairer sur ses intentions, il procède par allusion, sans jamais se compromettre. Pour mieux duper, il suscite chez l'autre un intérêt pour ce qui va faire l'objet de la duperie, qu'il va rendre aussi alléchant que possible sans jamais en parler ouvertement. Etalant connaissances, savoir, certitudes, il va pousser l'autre à vouloir en savoir plus, à convoiter l’objet en question et à exprimer son désir de se l’approprier.

Il procède de la même façon s’il a l'intention a priori de refuser quelque chose. L'autre, qui n'avait pas l'idée de demander quoi que ce soit, va se sentir pris à contre-pied sans savoir exactement pourquoi : il se promettra alors de ne jamais demander quelque chose, il doutera de sa propre honnêteté, ou même se sentira suspect, entrant inconsciemment dans le jeu du pervers narcissique. Ce dernier, pour prendre l'ascendant sur sa « victime », assortira volontiers son discours d'un message moralisateur et s'affichera comme un être « noble et pur », contraignant l'autre qui ne veut pas être repoussé à s'identifier à cette morale, que cela soit dans l’acceptation ou le refus de la chose suggérée.

Faisant parler le pervers narcissique, Alberto Eiguer écrit : « Il faudrait que vous agissiez de sorte qu'il ne reste aucun doute que vous êtes moi... et que tout ce que vous faites, dites ou éprouvez, confirme que je suis le seul, moi, le plus grand et cela même au prix de votre propre disqualification ». On touche ici au fondement de l'induction narcissique.

Inhiber la pensée critique de la victime

Lors de la phase d'emprise, la tactique du pervers narcissique est essentiellement d'inhiber la pensée critique de sa victime. Dans la phase suivante, il provoque en elle des sentiments, des actes, des réactions, par des mécanismes d'injonction ou d’induction. « Si l'autre a suffisamment de défenses perverses pour jouer le jeu de la surenchère, il se met en place une lutte perverse qui ne se terminera que par la reddition du moins pervers des deux. Le pervers essaie de pousser sa victime à agir contre lui (et à la faire agir d’une façon perverse) pour ensuite la dénoncer comme « mauvaise ». Ce qui importe, c'est que la victime paraisse responsable de ce qui lui arrive ». (Marie-France Hirigoyen, « Le Harcèlement Moral », page 122).

Emploi de messages paradoxaux

Le pervers narcissique se complaît dans l'ambiguïté. Par ses messages paradoxaux, doubles, obscurs, il bloque la communication et place sa victime dans l'impossibilité de fournir des réponses appropriées, puisqu'elle ne peut comprendre la situation. Elle s'épuise à trouver des solutions qui seront par définition inadaptées et rejetées par le pervers dont elle va susciter les critiques et les reproches. Complètement déroutée, elle sombrera dans l'angoisse ou la dépression (voir Marie-France Hirigoyen, « Le Harcèlement Moral », « La communication perverse », p. 111).

Calomnies et insinuations

« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! » (Beaumarchais).

Le pervers narcissique a le talent de diffamer sans avoir l’air d'y toucher, prudemment, en donnant l’apparence de l’objectivité et du plus grand sérieux, comme s’il ne faisait que rapporter des paroles qui ne sont pas les siennes. Souvent il ne porte pas d’accusation claire, mais se contente d'allusions voilées, insidieuses. À la longue, il réussira à semer le doute, sans avoir jamais prononcé une phrase qui pourrait le faire tomber sous le coup d’une accusation de diffamation.

Il usera du pouvoir de la répétition et ne cessera pas de semer le doute sur l’honnêteté, sur les intentions de l’adversaire qu'il veut abattre s'appuyant sur la tendance humaine à croire « qu’il n’y a pas de fumée sans feu ».

Vous encenser pour mieux vous couler

Il commence par vous encenser. Vous êtes le meilleur, le plus doué, le plus cultivé… Personne d'autre que vous ne compte pour lui (il n'hésite d'ailleurs pas à dire la même chose successivement à plusieurs personnes). Ces éloges et ces protestations d'attachement lui permettent de mieux « vous couler » ensuite en jouant sur l'effet de surprise, et de vous atteindre d'autant plus que vous ne vous attendiez pas à l'attaque et qu'il a en outre pris soin de choisir précisément le moment où vous pouviez le moins vous y attendre.

Se valoriser sans cesse et dévaloriser l’autre

Les narcisses cherchent à évoluer sous les feux de la rampe, à choisir des situations où d'autres pourront les admirer. Ils veulent capter l'attention de leurs semblables qu'ils considèrent, par ailleurs, comme de simples faire-valoir, victimes potentielles qu’ils n'hésiteront pas à critiquer en public, souvent insidieusement.

Séduction, jeu sur les apparences

Contrairement au pervers de caractère, qui irrite son entourage par ses revendications et nie radicalement l’autre, le pervers narcissique, lui, réussit à créer un élan positif envers lui. Comme toute personne manipulatrice, il sait se rendre aimable.

Il change de masque suivant les besoins, tantôt séducteur paré de toutes les qualités, tantôt victime faible et innocente. Il a un souci scrupuleux des apparences, donnant le plus souvent l’image, valorisante pour son ego, d’une personne parfaite, image qui cache son absence d’émotion, d’amour, de sincérité et d’intérêt pour tout ce qui n’est pas lui. Il ne s'intéresse pas à la réalité, tout est pour lui jeu d'apparences et de manipulation de l'autre. Il excelle à susciter, amplifier et faire alterner chez l'autre regrets et peurs.

Fausse modestie

Lors de l’utilisation de la technique de l’induction (voir plus haut), il se présente bien volontiers comme une personne modeste, n’osant pas proposer ses solutions ou l’objet de sa duperie (l’appât), l’objet qu’il veut soumettre à la convoitise de l’autre.

Comme un rusé paysan, il est capable parfois de se faire passer pour bête et naïf, prêchant le faux pour savoir le vrai. Un très bon moyen de guerre psychologique pour tirer les vers du nez d’une personne trop pleine de certitudes.

Confusion des limites entre soi et l'autre

Le pervers narcissique n'établit pas de limites entre soi et l'autre. Il incorpore les qualités de l'autre, se les attribue pour pallier les faiblesses de sa véritable personnalité et se donner une apparence grandiose. Ces qualités qu'il s'approprie, il les dénie à leur véritable possesseur, cela fait partie intégrante de sa stratégie de la séduction. « La séduction perverse se fait en utilisant les instincts protecteurs de l'autre. Cette séduction est narcissique : il s'agit de chercher dans l'autre l'unique objet de sa fascination, à savoir l'image aimable de soi. Par une séduction à sens unique, le pervers narcissique cherche à fasciner sans se laisser prendre. Pour J. Baudrillard, la séduction conjure la réalité et manipule les apparences. Elle n'est pas énergie, elle est de l'ordre des signes et des rituels et de leur usage maléfique. La séduction narcissique rend confus, efface les limites de ce qui est soi et de ce qui est autre. On n'est pas là dans le registre de l'aliénation - comme dans l'idéalisation amoureuse où, pour maintenir la passion, on se refuse à voir les défauts ou les défaillances de l'autre -, mais dans le registre de l'incorporation dans le but de détruire. La présence de l'autre est vécue comme une menace, pas comme une complémentarité. » (Marie-France Hirigoyen, Le Harcèlement Moral, p. 94).

Utilisation de fausses vérités énormes ou crédibles

La communication perverse est au service de cette stratégie. Elle est d'abord faite de fausses vérités. Par la suite, dans le conflit ouvert, elle fait un recours manifeste, sans honte, au mensonge le plus grossier.

« Quoi que l'on dise, les pervers trouvent toujours un moyen d'avoir raison, d'autant que la victime est déjà déstabilisée et n'éprouve, au contraire de son agresseur, aucun plaisir à la polémique. Le trouble induit chez la victime est la conséquence de la confusion permanente entre la vérité et le mensonge. Le mensonge chez les pervers narcissiques ne devient direct que lors de la phase de destruction, comme nous pourrons le voir dans le chapitre suivant. C'est alors un mensonge au mépris de toute évidence. C'est surtout et avant tout un mensonge convaincu qui convainc l'autre. Quelle que soit l'énormité du mensonge, le pervers s'y accroche et finit par convaincre l'autre. Vérité ou mensonge, cela importe peu pour les pervers : ce qui est vrai est ce qu'ils disent dans l'instant. Ces falsifications de la vérité sont parfois très proches d'une construction délirante. Tout message qui n'est pas formulé explicitement, même s'il transparaît, ne doit pas être pris en compte par l'interlocuteur. Puisqu'il n'y a pas de trace objective, cela n'existe pas. Le mensonge correspond simplement à un besoin d'ignorer ce qui va à l'encontre de son intérêt narcissique. C'est ainsi que l'on voit les pervers entourer leur histoire d'un grand mystère qui induit une croyance chez l'autre sans que rien n'ait été dit : cacher pour montrer sans dire. » (Marie-France Hirigoyen, Le Harcèlement moral, page 94)

Il use d'un luxe de détails pour éteindre la vigilance de ses proches. « Plus le mensonge est gros, plus on a envie d'y croire. »

Se poser en victime

Lors des séparations, les pervers se posent en victimes abandonnées, ce qui leur donne le beau rôle et leur permet de séduire un autre partenaire, consolateur.

Il peut se faire passer pour faible, pour le « chien perdu sans collier », prendre la mine de chien battu, les yeux tristes, dont voudront alors justement s’occuper les femmes maternelles, dévouées, celles ayant une vocation de dame patronnesse, celles n’existant que par le dévouement à autrui, celles qui deviendront souvent leurs future victime. Cela afin de mieux faire tomber dans ses filets

Il a d’ailleurs un talent fou pour se faire passer pour une victime. Comme il a un talent fou, pour se faire passer pour malade ou irresponsable ou tirer profit d’une maladie (imaginaire ou réelle), d’un accident, user ou abuser d’un handicap réel etc.

Création d’une relation de dépendance

L'autre n'a d'existence que dans la mesure où il reste dans la position de double qui lui est assignée. Il s'agit d'annihiler, de nier toute différence. L'agresseur établit cette relation d'influence pour son propre bénéfice et au détriment des intérêts de l'autre. « La relation à l'autre se place dans le registre de la dépendance, dépendance qui est attribuée à la victime, mais que projette le pervers [sur l’autre]. A chaque fois que le pervers narcissique exprime consciemment des besoins de dépendance, il s'arrange pour qu'on ne puisse pas le satisfaire : soit la demande dépasse les capacités de l'autre et le pervers en profite pour pointer son impuissance [celle de sa victime], soit la demande est faite à un moment où l'on ne peut y répondre. Il sollicite le rejet car cela le rassure de voir que la vie est pour lui exactement comme il avait toujours su qu'elle était » (Marie-France Hirigoyen, « Le Harcèlement Moral », page 115).

Le plus dur pour la victime est de ne pas rentrer dans le jeu, en particulier le jeux des conflits artificiels, provoqués par le pervers.

Dissimulation

Le pervers agit à l’abri des regards. Les maltraitances sont rarement sous le feu des projecteurs, mais plutôt perpétrées dans le secret des alcôves. Les pervers sont les professionnels de la double vie et de la double personnalité.

Mimétisme

Ce sont de véritables caméléons, aptes à mimer les attitudes et les paroles de son interlocuteur pour susciter chez lui l'illusion d'un accord parfait, d'une entente exceptionnelle qui ne cesse de s'approfondir. Le mimétisme est d’ailleurs l'une des techniques employée par la Programmation neuro-linguistique.

Diviser, cloisonner ses relations

Par prudence, il divisera et cloisonnera ses relations, afin qu’on ne puisse pas recouper ses mensonges ou que ses victimes ne risquent pas de se s'allier contre lui. Sa technique, dans ce domaine, finit par être magistrale.

Le principe d’autorité

Il utilise son pouvoir de séduction, ses talents de comédien, son apparence de sérieux, toutes les facettes de ses « personnalités » pour s'imposer. Il aime arrêter toute discussion par quelque phrase définitive, utilisant le principe d’autorité : « Je suis malade ! », ou bien « Tu te rends compte de ce que tu me demandes ! », « Je ne peux pas discuter avec toi pour l’instant, tu vois bien que je suis pris ».

Contradictions ou contradictions apparentes

Un jour, relâchant sa vigilance, content et fier de son coup, le pervers narcissique pourra même se vanter auprès de tiers auxquels il prête ses propres pensées, de son succès, l'autre l'avait mérité, puisqu’il « n'avait qu'à ne pas être si bête et si naïf ».

Mais même quand les contradictions de son comportement éclatent semant alors le doute sur sa personnalité, ses intentions ou sa sincérité, il parvient le plus souvent à rattraper ses erreurs et à restaurer la belle image de lui-même qu'il a laissée se fissurer par manque de prudence. Il affirmera alors, par exemple, qu’il a plaisanté et qu’il ne cherchait qu’à tester son interlocuteur.

La plupart du temps, on lui pardonnera malgré tout, parce qu'il sait se rendre sympathique et surtout parce qu’il a toujours une explication pour justifier un comportement soudain contradictoire. L’erreur « désastreuse » sera mise sur le compte d’une faiblesse momentanée, d'une fatigue, d’un surmenage, d’une maladie. Finalement, on se dira que toute personne « parfaite » est faillible.

« Le pervers narcissique, […] aime la controverse. Il est capable de soutenir un point de vue un jour et de défendre les idées inverses le lendemain, juste pour faire rebondir la discussion ou, délibérément, pour choquer. » (Marie-France Hirogoyen, Le Harcèlement moral, page 108)

Tactique du harcèlement moral pervers

Isoler quelqu'un, refuser toute communication, ne pas lui transmettre de consignes, multiplier les brimades, ne pas lui donner de travail ou un travail humiliant, au contraire, lui donner trop de travail ou un travail largement au dessus de ses compétences etc... les cas de figure du harcèlement moral, du bizutage ou du mobbing, telles sont les tactiques du harcèlement moral, pouvant se décliner à l’infini.

Selon la définition la plus courante « Le harcèlement moral est un ensemble de conduites et de pratiques qui se caractérisent par la systématisation, la durée et la répétition d'atteintes à la personne ou à la personnalité, par tous les moyens relatifs au travail, ses relations, son organisation, ses contenus, ses conditions, ses outils, en les détournant de leur finalité, infligeant ainsi, consciemment ou inconsciemment, une souffrance intense afin de nuire, d'éliminer, voire de détruire. Il peut s'exercer entre hiérarchiques et subordonnés, de façon descendante ou remontante, mais aussi entre collègues, de façon latérale ».

Tactiques ultimes (sur le point d’être confondu)

Si un emballement peut conduire le pervers narcissique à commettre des actes de violence, il évite soigneusement de se faire « emballer » par la police et la justice. Pour cela, il maîtrise l'art de « l'emballage » des faits dans le discours. Pour paraphraser Philinte, dans « Le Misanthrope » : « Toujours, en termes convaincants, ses dénégations sont dites ». Acculé, il peut se faire passer pour fou, irresponsable de ses actes, car on sait que les fous peuvent tout se permettre (article 122-1 du nouveau code pénal).

http://profil-pervers-narcissique.blogspot.com/
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Jeu 23 Juin 2011, 00:04

Test du manipulateur à tendance pervers

Vous souhaitez savoir si vous êtes un manipulateur pervers ou comment les reconnaître?

Il faut au moins une dizaine de caractéristiques du test ci-dessous pour être un manipulateur pervers :


1 - Il culpabilise les autres, au nom du lien familial, de l'amitié, de l'amour, de la conscience professionnelle, etc...

2 - Il reporte sa responsabilité sur les autres ou se démet de ses propres responsabilités.

3 - Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et ses opinions.

4 - Il répond très souvent de façon floue.

5 - Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations.

6 - Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes.

7 - Il fait croire aux autres qu'ils doivent être parfaits, qu'ils ne doivent jamais changer d'avis, qu'ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et aux questions.

8 - Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres: il critique sans en avoir l'air, dévalorise et juge.

9 - Il fait faire ses messages par autrui ou par des intermédiaires (téléphone au lieu du face à face, laisse des notes écrites).

10 - Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux règner et peut provoquer la rupture d'un couple.

11 - Il sait se placer en victime pour qu'on le plaigne (maladie exagérée, entourage "difficile", surcharde de travail, etc...)

12 - Il ignore les demandes (même s'il dit s'en occuper).

13 - Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins (notions d'humanité, de charité, de racisme, "bonne" ou "mauvaise" mère, etc).

14 - Il menace de façon déguisée ou fait un chantage ouvert.

15 - Il change carrément de sujet au cours d'une conversation.

16 - Il évite ou s'échappe de l'entretien, de la réunion.

17 - Il mise sur l'ignorance des autres et fait croire à sa supériorité.

18 - Il ment.

19 - Il prêche le faux pour savoir le vrai, déforme et interprète.

20 - Il est égocentrique.

21 - Il peut être jaloux même s'il est un parent ou un conjoint.

22 - Il ne supporte pas la critique et nie les évidences.

23 - Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres.

24 - Il utilise très souvent le dernier moment pour demander, ordonner ou faire agir autrui.

25 - Son discourt paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes, ses actes ou son mode de vie répondent au shéma opposé.

26 - Il utilise des flatteries pour nous plaire, fait des cadeaux ou se met soudain aux petits soins pour nous.

27 - Il produit un état de malaise ou de sentiment de non-liberté (piège).

28 - Il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d'autrui.

29 - Il nous fait faire des choses que nous n'aurions probablement pas faites de notre propre gré.

30 - Il est constamment l'objet de discussions entre gens qui le connaissent, même s'il n'est pas là.

http://manipulation-perverse.blogspot.com/
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Dim 10 Juil 2011, 00:31

La perversion narcissique
Du psychopathe au PN histoire d'une évolution


Le peuple humain outragé par l'élite perverse ! Le peuple humain brisé par l'élite perverse ! Le peuple humain martyrisé par l'élite perverse ! mais Le peuple humain libéré par l'élite juste, noble et courageuse ... quand pourrons nous dire cela Jean Faggiani ?

Dans ce chapitre nous allons nous intéresser à la perversion narcissique et à ses implications et conséquences sur l'humanité.

Il s'agit d'une réflexion rudimentaire et béotienne, tous vos éclaircissements à ce sujet et vos apports pour en corriger les imperfections sont les bienvenus.

Démocratie : système politique, forme de gouvernement dans lequel la souveraineté appartient au peuple.
« La démocratie c'est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. » Périclès, elle s'oppose à l'aristocratie, à la ploutocratie, à l'oligarchie, au népotisme.

Un lien existe me semble-t-il entre ces 6 événements ;

La valorisation des tendances négatives ; narcissisme, égocentrisme, orgueil ... à la place de l'humilité, de la modestie, de la simplicité ...

La montée en puissance des élitismes, du culte des stars, des célébrités, la valorisation du concept de VIP, la valorisation du pouvoir, de la richesse.

la dévaluation progressive de l'image du peuple, la réduction du peuple au rang d'objet dans les médias

La montée progressive des injustices, des humiliations et de la violence au sein et envers le peuple

La valorisation, l'exaltation et la normalisation des conduites perverses, par les médias

et l'emprise des marchands sur la société humaine et ses médias.


La manipulation marchande

Sans que nous ne nous rendions compte de rien, les marchands ont mis la main sur tous les médias de grande influence, et agissent envers le peuple comme le manipulateur narcissique envers sa proie.

Le manipulateur narcissique séduit sa victime en se montrant attentionné, prévenant, attentif.

La séduction perverse qui peut se mettre en place sur plusieurs années consiste à influencer, fasciner l'autre jusqu'à ce qu'il perde toute sa spontanéité, le privant de toute parcelle de liberté. Il sera amené à penser, a décider, à agir autrement que par lui-même, et suivant les désirs du manipulateur.
Tout cela sans qu'il s'en rende compte.

Par une manipulation subtile et par des manoeuvres successives, la victime sera amenée à accepter l'emprise sans qu'elle soit consciente qu'il y a pour elle menace. Elle se trouve alors ligoté psychologiquement.

Nous pourrions ajouter une quantité d'autres similitudes entre l'attitude du manipulateur narcissique et l'attitude du marchand à travers sa nouvelle vitrine qu'est la télévision.

Pour le marché, l'être humain ne représente qu'une puissance d'achat ou de travail, il est considéré comme un objet. Il s'agit donc d'un système pervers car tout pervers narcissique considère autrui comme s'il s'agissait simplement d'un objet.

L'exaltation des conduites sexuelles perverses par tel ou tel présentateur vedette de la télévision (partouzes, voyeurisme, échangisme prôné par certains), les conduites perverses évidentes de certains autres présentateurs (frottisme, vexations sous forme de plaisanterie, tripotages imposés par quelqu'un ayant de l'autorité), où les émissions dans lesquelles l'humiliation est devenue une norme (le maillon faible, l'île de la tentation etc.) ne sont que le reflet d'une mise sous tutelle du peuple par un système pervers, présenté par des pervers narcissiques ou des vénérateurs de la perversion (certains présentateurs de jeux semblent « se tire la bourre », à celui qui dominera le plus sont public ou ses invités considérés comme des objets).

À l'échelle individuelle, le pervers narcissique choisi une proie naïve, la séduit, puis en maniant la suggestion, le chaud et le froid, la culpabilisation sournoise, la met progressivement sous sa dépendance pour en faire au mieux un fan au pire un esclave. Ces mécanismes sont simples : il humilie sa victime et, à la moindre réaction, lui dit qu'elle n'a pas le sens de l'humour qu'elle ne comprend pas la plaisanterie.
Il l'a culpabilise sans qu'elle s'en rende compte l'obligeant ainsi à agir selon sa volonté. Il crée en elle un système de dépendance qu'il prétend être le seul à savoir soulager. Il génère en elle du stress et s'érige ensuite comme celui qui calme, qui gère, qui apaise, ou qui permet d'oublier.
Il offre des « cadeaux » que la victime doit payer en retour ; soit en acceptant les désirs du pervers, soit en acceptant d'être humilié pour faire grandir le sentiment de puissance du pervers, soit en acceptant de vénérer le pervers.

N'avons-nous pas là l'impression de voir certain présentateur de jeux télévisés, qui parviennent même à pousser le cynisme en laissant croire à leur « public victime », être les généreux donateurs de leurs gains, alors qu'en réalité ce sont eux et leurs maisons de production qui engrange les véritables gains sur le dos de leur victime le peuple.

N'avons-nous pas l'impression de voir à l'oeuvre le « système manipulateur marchand actuel » engendrant de plus en plus de dépendant, d'accroc, que la communauté doit soigner ?

Il s'agit en fait d'un pur mécanisme de manipulation narcissique, érigée en véritable système.

Quelques exemples de perversité normalisée depuis la prise en main des valeurs par le système champ.
Les jeux d'argent sont par principes immoraux puisqu'il s'agit de gagner beaucoup sans véritablement travailler, (1500 € en cinq minutes autrement dit 18 000 € de l'heure pour répondre à quatre questions idiotes de « qui veut des millions », ils opposent en fait à la morale humaine prescrivant de mériter son salaire, de travailler pour gagner de l'argent.

Non seulement le système marchand a introduit les jeux vénaux à la télévision mais il en a truffé la plupart des programmes. Les marchands poussent en même temps la perversité en demandant à des journalistes d'être les vendeurs de leurs jeux, de devenir de simples boutiquiers, ce qui permet aux marchés de corrompre un peu plus le système des journalistes le rendant de plus en plus inaptes à sa vocation, c'est-à-dire critiqué les puissants et les systèmes pervers pour défendre le peuple dont ils devraient être au service dans une démocratie réelle. Le marché intègre des êtres humains censés défendre l'humanité de la manipulation dans la manipulation elle-même.

Pour la psychiatrie, certains types de sexualité sont considérés comme perverses, déviantes. C'est le cas du sadomasochisme, du voyeurisme, de l'exhibitionnisme.
Si la psychiatrie considère ces conduites sexuelles comme déviantes ce n'est pas pour rien, c'est parce qu'elles maltraitent les victimes, c'est-à-dire les personnes vulnérables, à l'origine non-perverses entraînés dans ces pratiques par des pervers manipulateurs et habiles contre leurs convictions, leurs capacités psychiques, et contre le véritable sens qu'ils veulent donner à leur existence.
Comment se fait-il alors que ces conduites déviantes soient régulièrement prescrites, mises en avant, par certains présentateurs de télé comme si elles étaient des conduites normales. C'est exactement par le même subterfuge, que les pervers entraînent leurs victimes dans leur conduites perverses, en leur faisant croire « qu'il est normal de vivre ses fantasmes », « d'aller jusqu'au bout de sa sexualité », en les culpabilisant en leur disant « qu'ils sont ringards, démodés » etc.
Seulement, seuls les pervers sortes indemnes de ces pratiques perverses. En effet, ils sont les seuls à être suffisamment dépourvus de sensibilité, de morale, de sentiment de culpabilité, de regrets, de remords, pour vivre dans la perversion sans en être touché puisque la perversion ne peut pas toucher les pervers narcissiques immergés naturellement dans celle-ci. Le pervers ne risque pas de détruire son image, car dans la perversion il est à son image ce qui n'est absolument pas le cas des personnes vulnérables et normalement névrosées entraînées dans ces pratiques démoralisantes (un névrosé à des fantasmes comme tout le monde mais il s'interdit à les mettre en acte).

Le risque est aussi grave pour les victimes du pervers narcissique individuel que pour les victimes d'un système pervers narcissique global.

Vidée de sa substance, vidée de son sens, au bord de la dépression, et maintenu dans cet état par le pervers sadique pour jouir du spectacle, la victime finit par s'autodétruire.

Les grands pervers psychopathes comme Hitler finissent toujours par tuer l'objet qu'ils disent aimer (Hitler a conduit le peuple allemand jusqu'au suicide), quand aux « petits pervers narcissiques », ils maintiennent leur victime en état de dépendance et de vénération, ils génèrent un manque perpétuel et un épuisement psychologique et physique afin de l'utiliser à leur seule fin et de la dépouiller en permanence.
Nous pouvons dire cela du marché qui depuis qu'il est au pouvoir (le début des années 90), stresse continuellement l'humanité naïve et vulnérable, en réduit une part à l'état d'esclave (la cohorte des ouvriers du monde qui travaille aujourd'hui pour un simple salaire de survie), une autre part à l'état de fan destiné à vénérer l'élite perverse pour lui donner une bonne image d'elle-même, une autre part du peuple sensible à cela, est orienté vers les dépendances « jeux, sexe, drogue, consommation ».

De même que le pervers, efface l'image que la victime a d'elle-même pour mettre la sienne à la place, le système pervers efface l'image que le peuple a de lui-même, pour mettre la sienne à sa place (c'est pourquoi il n'est plus question du peuple à la télévision depuis les années 90, l'élite ayant pris toute la place).


L'inversion des rôles

Il faut soigner les pervers plutôt que leurs victimes.

Curieusement et bien que la psychiatrie (Freud), nous explique que le véritable malade c'est le pervers, le narcissique, le névrosé correspondant à la normalité, la psychanalyse semble délaisser totalement le cas du pervers narcissique pour ne s'intéresser qu'à ses victimes.

Une étrange pudeur semble s'être installée dans les esprits les plus critiques et les a empêchés d'essayer de percer les secrets de la relation entre deux individus caractérisés par l'emprise de l'un sur l'autre ; étonnante ou omission, et ceci d'autant plus que le narcissisme a été considéré, à l'origine, comme une perversion. Sigmund Freud en 1914 dits avoir emprunté le terme « narcissisme » a P. Näcke (1899) lequel l'avait trouvé chez H. Ellis (1898) ; ces deux derniers le considèrent comme une perversion. Alberto Eiguer ; le pervers narcissique et son complice.

Une chose d'emblée paraît remarquable dans le trio ; pervers légal, victimes sans preuve, psychothérapeute, c'est que les psychothérapeutes malgré le fait qu'ils comprennent tout à fait les mécanismes du pervers et les souffrances de la victime, continuent de soigner les victimes souvent légèrement névrosées et sensibles (c'est-à-dire tout à fait normale aux yeux de l'humanité) au lieu de mettre en garde l'humanité et ses victimes potentielles des mécanismes et de la dangerosité de ces pervers sans symptômes

Ce sont les pervers qui rendent ce monde invivable et violent pour les névrosés sensibles c'est-à-dire pour le commun des mortels, ce sont les pervers qui poussent les plus fragiles d'entre nous vers l'alcool, la drogue, l'anorexie, la perversion sexuelle, le suicide sous toutes ses formes par leurs attaques perverses, et pourtant la plupart des psychothérapeutes semblent ne se préoccuper que des victimes sans rien faire pour mettre hors d'état de nuire les bourreaux.

Depuis les débuts de la psychanalyse, le névrosé est considéré à juste titre comme la normalité et le narcissisme et la perversion, comme la véritable anormalité, et pourtant ce n'est que du névrosé dont parle la psychanalyse, c'est la victime que l'on cherche à restaurer pour les remettre d'aplomb, pour le remettre au travail et en circulation dans un monde entièrement voué aux perversions imperceptibles.
Aujourd'hui il me semble, la médecine et la psychanalyse travaille de façon générale pour le pervers narcissique. (Le pervers narcissique stresse et épuise sa victime pour mieux l'abuser, exactement comme le marché aujourd'hui qui rend fou une grande partie de l'humanité, l'épuise et l'essore, tout en demandant aux médecins de freiner les arrêts maladie consécutifs à ces attaques perverses indiscernables.
Nous sommes exactement dans le même mécanisme que les gourous des sectes, qui stressent et fatigue leurs adeptes tout en les empêchant de se soigner).

Depuis la grande émergence du système de consommation et de la prépondérance du marchand et de son « élite », même le système psychanalytique semble avoir été embrouillé par la perversion narcissique et ses moyens de séduction.

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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Dim 10 Juil 2011, 00:52

Le cas Picasso

Nous pouvons trouver un symbole de ce brouillage de conscience dans la manipulation réussie par Picasso sur la psychiatrie et sur le psychanalyste Jacques Lacan. En effet, par ses techniques de séduction sur son entourage, Picasso pervers notoire est parvenu dans un premier temps à rendre quasiment folle une de ses nombreuses victimes en l'occurrence Dora Maar, et à convaincre son ami psychothérapeute que c'était elle effectivement qui était à soigner dans la mesure où elle était au bord de la folie et du suicide, épuisé et vidé par les humiliations et les manipulations du peintre catalan. Un psychothérapeute clairvoyant, aurait dénoncé les agissements du bourreau en même temps qu'il soignait sa victime.

Voici quelques lignes à ce sujet extrait du livre de Nicole avril chez Plon :

La rupture signifiée (mais qui n'en sera pas véritablement une car le pervers ne libère jamais sa victime et c'est ce qui l'a rendu folle), Dora Maar refuse de prendre dans les salons la pose avantageuse de l'« ex-maîtresse de Picasso ». Elle se noie dans la jalousie, le chagrin, la colère. Lacan viendra l'arracher à l'enfermement et aux électrochocs de Sainte-Anne et la fera entrer dans un tolérable « après ». Tolérable, la vie le serait davantage si Picasso ne venait de temps à autre raviver les blessures en infligeant à l'abandonnée de perverses humiliations. Quelques années après leur séparation - elle ne l'a plus revu ni n'en a eu de nouvelles -, on lui livre un énorme et très lourd colis. L'envoi est de la main du peintre. L'emballage est d'une complication extravagante pour mieux protéger le contenu qui se révélera, au bout de longs efforts, être une misérable chaise, lourde, massive, encombrante, sans valeur ni utilité. Colère et chagrin de la destinataire : elle comprend la perversité de l'expéditeur qui la fait rêver un instant d'un faux retour en grâce, et peut ensuite vérifier qu'elle reste trop dépendante de lui pour se débarrasser de l'horrible cadeau (qu'effectivement elle conservera). Dora Maar signale brièvement les cris de plaisir que lui arrachait Picasso dans leurs ébats, mais ce sont les cris de malheur qui résonnent le plus fort dans le roman de Nicole Avril. Comme pour signifier que, si Picasso était un génie, il avait aussi le génie du mal

Nous sommes aujourd'hui encore dans la même mécanique, les psychothérapeutes font entrer les victimes du marché dans un « tolérable après » comme s'ils admettaient le tribut de victimes innocentes réclamé perpétuellement par le Minotaure.

Il est temps me semble-t-il, que les psychanalystes, les psychologues et psychiatres, prennent l'attitude de Thésée et d'Ariane face au Minotaure et désigne volontairement leur corporation pour aller combattre et terrasser le monstre. Le fil d'Ariane correspond aux mécanismes stéréotypés de la perversion narcissique et du sadisme, le révéler au grand jour correspond à la mise à mort du monstre qu'il soit homme ou système (le marché aujourd'hui agi à l'échelon mondial comme un pervers narcissique envers sa victime).

Si comme le soutient P. Recamier, le pervers est un psychotique sans symptômes, il n'est pas sans victimes et ce sont ses victimes potentielles et futures qu'il est du devoir du psychothérapeute de protéger, en mettant hors de nuire le pervers narcissique, même s'il recèle un artiste (et je ne sais pas si Picasso survivra a l'échelle du temps de l'histoire de l'art) car tout pervers fini par conduire vers la mort ses victimes.

Pablo Picasso meurt à Mougins le 8 avril 1973. Des éclairs déchirent le ciel. Il a 92 ans. Comment a-t-il pu les quitter? S'interrogent ses proches, lui qui répétait : Dans la vie, il est beaucoup plus facile de commencer que de s'arrêter. Le matin de l'enterrement, Jacqueline, folle de douleur, interdit l'entrée du cimetière de Vauvenargues à la famille du peintre. Deux jours plus tard, Pablito, le fils de Paulo, fait une tentative de suicide. L'année suivante, c'est au tour de Paulo, devenu alcoolique, de mourir d'une cirrhose. En 1977, Marie-Thérèse Walter se pend dans son garage. Neuf ans plus tard, Jacqueline Roque travaille sur la rétrospective des oeuvres de son mari, puis se tire une balle dans la tête. Voyageurs sans bagages, ombres fidèles, fantômes en sursis, ils ne pouvaient se résoudrent à vivre un seul jour sans lui.

Rien n'est à exalter dans ce type de fin , quelle gloire peut en tirer Picasso, ce n'est que la conséquence de l'emprise redoutable d'un pervers sur ses diverses victimes et de l'effet dévastateur d'un pervers banal incapable d'émanciper son entourage, de l'élever pour lui offrir les moyens de grandir après lui.

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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Mar 12 Juil 2011, 14:24

Citation :
(...) L'exaltation des conduites sexuelles perverses par tel ou tel présentateur vedette de la télévision (partouzes, voyeurisme, échangisme prôné par certains), les conduites perverses évidentes de certains autres présentateurs (frottisme, vexations sous forme de plaisanterie, tripotages imposés par quelqu'un ayant de l'autorité), où les émissions dans lesquelles l'humiliation est devenue une norme (le maillon faible, l'île de la tentation etc.) ne sont que le reflet d'une mise sous tutelle du peuple par un système pervers, présenté par des pervers narcissiques ou des vénérateurs de la perversion (certains présentateurs de jeux semblent « se tire la bourre », à celui qui dominera le plus sont public ou ses invités considérés comme des objets).

(...) N'avons-nous pas là l'impression de voir certain présentateur de jeux télévisés, qui parviennent même à pousser le cynisme en laissant croire à leur « public victime », être les généreux donateurs de leurs gains, alors qu'en réalité ce sont eux et leurs maisons de production qui engrange les véritables gains sur le dos de leur victime le peuple.

Humiliation, violence, cruauté

Mise à mort en guise de divertissement


Vidéo (plus qu'étonnante car elle introduit la notion d' "état agentique" - provenant du mot agent -!)
reprenant ce jeu de la mort, ici :

http://www.acjlv.org/articles/le-jeu-de-la-mort-documentaire/

Citation :
" L"emprise de la T.V. sur la plupart des individus dépasse celle d'autre système d'emprise comme l'emprise que peut avoir la religion dans nos sociétés. "

Le Jeu de la mort est un documentaire mettant en scène un faux jeu télévisé (La Zone Xtrême) durant lequel un candidat doit envoyer des décharges électriques de plus en plus fortes à un autre candidat, jusqu’à des tensions pouvant entraîner la mort.

La mise en scène reproduit l’expérience de Milgram réalisée initialement aux États-Unis dans les années 1960 pour étudier l’influence de l’autorité sur l’obéissance : les décharges électriques sont fictives, un acteur feignant de les subir, et l’objectif est de tester la capacité à désobéir du candidat qui inflige ce traitement et qui n’est pas au courant de l’expérience. La différence notable avec l’expérience originelle est que l’autorité scientifique est remplacée par une présentatrice de télévision, Tania Young.

Selon les premières estimations, le taux d’obéissance est de 81 % ; le documentaire compare ce résultat aux 62,5 % obtenus lors de l’expérience originale, mais oublie de préciser que plusieurs reproductions de l’expérience, aux États-Unis ou en Europe, ont donné des taux supérieurs à 80 %.

* Les participants reçoivent 5 injonctions dans la version de France Télévisions au lieu de 4 dans la version de Milgram, dont : o L’injonction « nous assumons toutes les conséquences », présente seulement dans des variantes de l’expérience originale o La présence d’un public (qui intervient à la cinquième injonction) ; * La mise en jeu fictive d’une somme d’argent (même si les candidats étaient avertis qu’ils ne gagneraient rien, l’argent est une raison invoquée dans la quatrième injonction) ; * Contrairement à l’expérience de Milgram, une femme perçue comme séduisante représente l’autorité, ce qui pourrait influencer davantage les résultats ; * Le rôle de la télévision (qui a notamment incité 6 % des candidats de La Zone Xtrême à dire qu’ils avaient considéré qu’il était impossible que la télévision laisse souffrir un être humain).

http://www.acjlv.org/articles/le-jeu-de-la-mort-documentaire/
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Sam 16 Juil 2011, 15:15

Dans ce sujet les messages expliquent surtout la manipulation... et beaucoup moins les raisons qui poussent à en être la victime (mot utilisé par convention mais qui ne reflète pas la réalité).

Certes, lorsqu'une personne est victime d'une manipulation, c'est par définition qu'elle ne s'en rend pas compte. Cependant, surtout dans le cadre d'un couple, il est rare que la victime ne s'aperçoive pas de sa condition. Car tout le monde sait bien qu'il y a toujours un "gentil narcissique" qui vient prendre "sa dose" en venant expliquer les choses à la victime. Au passage et à une autre échelle, c'est ce qui se passe ici sur le forum. Ohhh miroir mon beau miroir....

Donc, dire que dans un couple la victime ne soit pas alertée de l'état déficient du manipulateur semble être une erreur. Alors pour quelles raison ne s'y soustrait-elle pas ?

Est-elle conditionnée à être directement victime ? C'est sans doute bien bien plus subtil.

Le mental d'une personne est en réalité "programmé" pour toujours prendre une position supérieure, la symétrie inverse, c'est à dire la position dominée s'explique par l'identification directe au dominant, ce qui revient au même. Ce "programme" est l'héritage de la prédation organisée... elle-même l'ayant d'ailleurs héritée à son tour de quelque part. Alors lorsque la victime voit le manipulateur dans l'erreur, égotiquement elle lui pardonne ses atteintes, car au fond d'elle elle se croit supérieure à lui. Ainsi, plus le manipulateur commet de fautes, plus la victime lui pardonne (elle se sent égotiquement supérieure)... et plus elle l'aime... narcissiquement s'entend.

Seulement, bien trop souvent la victime n'a pas les capacités mentales admirées du manipulateur auquel elle se complaît inconsciemment à entrer en confrontation dans le jeu de la domination. Dans un premier temps elle va user de toutes ses possibilités intellectuelles, de douceur, de maîtrise de soi et d'abnégation pour arriver à ses fins, c'est à dire à contrôler (à prendre inconsciemment l'ascendant) sur l'autre, sur celui qu'elle admire. Comme souvent elle n'y arrive pas, car contrairement à son mental enfermé dans la morale celui du manipulateur plus libre se joue des conventions contraignantes, elle se dit que finalement elle juge narcissiquement avantageux à "laisser lomber". Souvent la réaction de prise de contrôle ratée se manifeste alors par une tentative de domination ultime en initiant la rupture. Généralement le prétendu "amour" qu'elle portait au manipulateur depuis le début va subsister aussi longtemps que va durer son amertume (réaction égotique) à ne pas avoir réussit à le contrôler. Parfois aussi la colère est aussi une tentative réactionnelle de prise de contrôle. L'autre alternative, celle de la dépression, ne viendrait que confirmer qu'un objectif n'a pas été atteint, et il devient alors difficile d'en sortir. Et comment sort-on de la dépression ? En reprennant le contrôle sur un autre. D'ailleurs, à quoi reconnait-on les personnes réellement évoluées, éh bien elles sont rarement en dépression !

On remarquera aussi que l'armerturme égotique de la victime est parfois si tenace qu'elle en devient latente et produit des effets à la moindre occasion. Cela peut se traduire par un préjugé péjoratif sytématique sur des personnes avançant les qualités des narcissiques sans pour autant en produire les réels défauts, ou encore à "poster" de longs messages sur les forums, surtout lorsque l'amertume est ré-activée.

Donc, si le narcissique est un psychopathe nécessitant des soins, il en est bien de même pour la victime.

Hum... dans tous les cas, je prends rendez-vous direct chez un psy.
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Lun 18 Juil 2011, 13:54

Citation :

Donc, si le narcissique est un psychopathe nécessitant des soins, il en est bien de même pour la victime.

comme de fait!
et cette rubrique du forum a été ouverte dans ce sens Sursis avec cette petite phrase en début de post:

Citation :
je vous propose pour commencer un livre qui propose des solutions!
la thèse de Steph va dans ce sens aussi, et je ne voie donc pas le pourquoi de ce genre de petite phrase à l égard de certaines de tes "amies" , alors qu il me semble que ces longs posts sont ici pour susciter une "réflexion"...que tu utilises et récupère pour régler des comptes privés .
Je ne trouve pas celà constructif et suis certaine , mais celà je n' engage que moi, que si nous entreprenons des recherches dans ce sens , c est que nous avons pris "conscience" de nos "états" de victimes, consentantes ou pas!
Là est le véritable débat pour ma part.
La qualité qu est à mes yeux "L intelligence du Coeur" n' est elle que féminine?
Les trois piliers de la Rigueur ,de la Miséricorde et de la Conscience sont de mise pour s' ouvrir à l' autre ...surtout sur un sujet aussi brûlant!


Citation :
On remarquera aussi que l'armerturme égotique de la victime est parfois si tenace qu'elle en devient latente et produit des effets à la moindre occasion. Cela peut se traduire par un préjugé péjoratif sytématique sur des personnes avançant les qualités des narcissiques sans pour autant en produire les réels défauts, ou encore à "poster" de longs messages sur les forums, surtout lorsque l'amertume est ré-activée.

Pour ma part, et selon ma compréhention de ce sujet, ce ne sont pas des défauts, mais un état d être problématique, où sont à prendre en compte des tas de critères déjà évoqués sur ce sujet.

Un peu de modération s' impose.



Belle fin de journée
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Lun 18 Juil 2011, 16:07

Certainement que des histoires personnelles viennent ce greffer sur beaucoup de thèmes, et ce sujet concerne beaucoup de personnes. Je sais bien que plusieurs vont s'y reconnaître. D'ailleurs c'est en étant touché emotionnellement que l'on saisis toute la valeur de mes interrogations.

Si mon message est bien écrit en tenant compte de l'état psychologique de certains lecteurs, affirmer que je cherche "à régler des comptes" ne reflète pas sa teneur.

Cette affirmation est spéculative et gratuite, sauf à le démontrer le contraire, ce qui n'a pas été fait, car tout simplement il ne peut l'être en l'absence de motif. "Régler des comptes" suppose "punir" après avoir subit une forme "d'injustice".

Nous n'avons en réalité que ce dont nous avons besoin pour notre évolution. Il n'y a donc pas d'injustice, tout vient de Soi. Je ne pense pas être stupide au point de me contredire.

La "punition" est l'expression d'une toute puissance. La qualifier chez l'autre dans une spéculation exprime sa propre toute puissance.

Ta réponse Ambre ne vient pas du tout infirmer le fond de mon message et n'enlève aucunement sa pertinence. La bonne question, serait plutôt d'examiner si elle le confirme.

Après avoir consenti une incitation à la retenue sur un autre sujet, c'est à dire à l'occultation de mon expression dialectique, je prends note de l'orientation que tu souhaites donner à ce sujet. Du coup, je ne vois plus vraiment ce que j'ai à y faire.

Je terminerai juste par ce rappel puisé dans mon précédent message :

"Souvent la réaction de prise de contrôle ratée se manifeste alors par une tentative de domination ultime en initiant la rupture. Généralement le prétendu "amour" qu'elle portait au manipulateur depuis le début va subsister aussi longtemps que va durer son amertume (réaction égotique) à ne pas avoir réussit à le contrôler."
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Lun 18 Juil 2011, 18:46

Bonsoir Sursis,

Citation :
Après avoir consenti une incitation à la retenue sur un autre sujet, c'est à dire à l'occultation de mon expression dialectique, je prends note de l'orientation que tu souhaites donner à ce sujet. Du coup, je ne vois plus vraiment ce que j'ai à y faire.


je te renvoie à nos échanges privés ainsi qu' à ma réponse en mp cette après midi et ne désire aucunement "vérouiller" ce sujet cher "Prédateur narcissique un brin pervers... qui veut changer tout ça !" .
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Lun 18 Juil 2011, 19:32

Merci de ton attention pour m'avoir répondu en MP, j'apprécie ton tact.

Que dire... que j'aurais souhaiter que tu le fasses sur le forum ?

Je n'en sais rien. En voulant me préserver plusieurs personnes ne sauront pas le fin mot de l'explication. Enfin, certains auront déjà compris. Et puis, c'est ton forum, et sans toi je ne pourrais même pas écrire ces lignes.

Je file sur le MP.

Bisous.
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MessageSujet: Re: L'illusion du miroir: pervers narcissiques, qui sont-ils ?    Ven 05 Aoû 2011, 21:40


Les liaisons dangereuses, ou quand un ex-conjoint abusif crie à la secte/ le témoignage de Marie, ICI
ET MISE AU POINT DE LAURA ICI
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