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 NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages

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frère Claude

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MessageSujet: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Lun 10 Sep 2007, 14:55

NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:


Témoignages


Bonjour mes frères et soeurs

Je vous fait partager un magnifique témoignage qui vient de m'être envoyé par un frère.

Témoignage de Nicole Dron

Il m’a été donné de vivre il y a plus de 30 ans une expérience particulière qui a élargi ma conception du monde et renversé toutes les valeurs de ma vie. Ce fut une expérience profonde et inoubliable. Elle a touché tous les aspects de mon être et m’a donné la certitude que la mort n’existe pas. Je n’oublierai jamais cette expérience. Elle est en moi et me rappelle la plénitude, la beauté et la paix immense d’un état qui défie toute description et en comparaison duquel les recherches exclusives de richesses matérielles, de renommée, de pouvoir et de gloire paraissent dérisoires et misérables. Je souhaite que cette expérience puisse sécher toute larme. Puisse-t-elle aussi démystifier la mort, afin que chante la vie.



45 secondes d’éternité



Cela se passait donc en 1968. Trois semaines après la naissance de mon second enfant, j’ai fait une très grosse hémorragie. J’ai été hospitalisée et opérée d’urgence.

En cours d’intervention (hystérectomie ou ablation de l’utérus), une seconde hémorragie s’est déclarée.

Je suis descendue entre 2 et 3 de tension et mon cœur s’est arrêté de battre pendant, m’a-t-on dit par la suite, environ 45 secondes avec électrocardiogramme plat.



Et pendant ces 45 secondes, j’ai vécu un instant d’éternité !



Tout d’abord, je me souviens m’être trouvée à la hauteur du plafond.

J’étais là avec toutes mes pensées, mes émotions, mes impressions, avec tout ce qui constitue mon être profond.

J’ai pris conscience de voir de tous les côtés à la fois, mais surtout j’éprouvais un sentiment nouveau et incroyable : celui d’exister en dehors de mon corps.

Je vous assure que c’est quelque chose de bouleversant de se sentir vivre au-delà de soi.

J’ai pris conscience que j’étais l’habitant de mon corps. Celui-ci était étendu sur la table d’opération.

Je l’ai donc regardé et je ne l’ai pas trouvé beau. J’étais cadavérique, j’avais des tuyaux qui me sortaient du nez et de la bouche, je n’étais pas du tout à mon avantage. Cela n’avait déjà plus d’importance parce que ce corps n’était pas réellement moi, il n’était que mon véhicule. J’ai entendu le chirurgien s’exclamer : "Elle me pète entre les mains !".

Ce qui m’a été confirmé un mois après par une infirmière ayant assisté à mon opération.



Je ne me suis pas trop attardée dans cette salle d’opération, car j’ai pensé à mon mari et à mon beau-père qui attendaient dans la salle d’attente.



En pensant à eux, instantanément, je me suis trouvée près d’eux. J’ai pris conscience de traverser les murs.

Tout m’a paru naturel, parce que sur le coup, on ne pense pas, on est dans l’action tout simplement.

Plus tard je me suis demandé : comment est-ce possible ? Comment ai-je pu traverser les murs et trouver cette salle d’attente, car je ne connaissais même pas le chemin qui y conduisait, n’ayant jamais eu l’occasion de m’y rendre !



Dans cette salle d’attente, j’ai constaté qu’il n’y avait pas de siège. Mon mari me l’a confirmé plus tard. Je voyais qu’ils arpentaient la pièce et moi j’essayais de me manifester à eux, en vain. Ils ne me voyaient pas. Je ne comprenais pas. J’éprouvais une sorte de désespérance, celle de ne pas pouvoir communiquer avec ceux que j’aimais. En désespoir de cause, j’ai posé la main (du corps plus subtil dans lequel j’étais) sur l’épaule de mon beau-père et ma main a traversé son corps !



Mais, en même temps, je prenais conscience d’une faculté nouvelle, celle de pénétrer tout ce qui est. Je n’ai jamais perdu la notion d’être " moi ", mais j’avais l’impression de prendre plus d’espace et je me suis trouvée dans le cœur de mon mari. Je connaissais toutes ses pensées, mais aussi l’essence de son être, ce qu’il valait en tant qu’être humain. La même chose s’est produite avec mon beau-père. Mes beaux-parents avaient perdu leur premier fils à l’âge de 25 ans. Il s’était noyé en voulant en vain sauver un camarade. Par suite, ils avaient reporté toute leur affection sur leur second et dernier fils qui avait 14 ans à cette époque. Quand plus tard il est devenu mon mari, j’avais l’impression de leur avoir pris leur fils et qu’ils ne m’aimaient pas pour moi-même, mais seulement selon ma capacité à rendre leur fils heureux. Et cela me faisait souffrir. Et là, dans le cœur de mon beau-père, je me rendais compte de toute la compassion et de toute l’affection qu’il avait pour moi et j’étais capable de voir au-delà de mes propres projections.



Propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette Lumière



Je me suis ensuite trouvée dans un abîme de ténèbres, de silence. J’étais seule au monde, dans un néant infini et j’aurais tout donné pour entendre un bruit et voir quelque chose. Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Peut-être une fraction de seconde ? Le temps n’existait pas. J’ai pensé : "Ca y est ma fille, tu es morte". Et pourtant, je n’étais pas morte puisque j’existais. Une phrase qu’on m’avait enseigné toute petite au catéchisme m’est revenue à la mémoire : "On vivait jusqu’à la fin des temps, jusqu’à la résurrection finale". Dans ce contexte, l’idée de vivre dans ce néant et ces ténèbres m’est apparue insupportable.



Quelque chose en moi a appelé à l’aide et au loin, j’ai vu une lumière. A partir de ce moment je n’étais plus seule au monde. J’ai été propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette Lumière et, au fur et à mesure que j’en approchais, elle grandissait jusqu’à occuper tout l’espace. Les ténèbres s’éclaircissaient, je sentais des présences autour de moi sans les voir, distinctement, mais surtout une joie inouïe s’élevait de mon cœur, une joie mille fois plus grande que toutes les joies que j’ai pu éprouver sur cette terre.



Et je suis rentrée dans la Lumière. Là il n’y a plus de mots.





Cette lumière était aussi un océan d’Amour, mais de l’Amour pur, celui qui s’offre et ne demande rien, un Amour soleil et j’étais l’Amour. J’étais immergée dans un océan d’Amour, totalement comprise, comblée et aimée telle que j’étais et ceci de toute éternité et si loin des soucis et des agitations de cette terre ! Je n’avais plus conscience du temps et de l’espace, mais d’être, d’avoir toujours été.

J’ai compris que j’étais une partie de cette lumière, que j’étais éternelle.

Dans cette plénitude et aussi cette paix immense, j’ai compris le sens des mots : "Je suis".

C’est comme si, tout en étant moi, je devenais tout et que je retrouvais ma nature réelle. J’avais retrouvé ma patrie. J’étais devenu l’Amour et j’étais la vie.

Comment mon Dieu partager cette expérience ? Si chacun d’entre-nous pouvait la vivre, ne serait-ce qu’un instant, il n’y aurait plus de misère ni de violence, ni de guerre sur cette planète. Le sens même de l’existence serait perçu et la beauté serait son accomplissement.



Dans cette lumière j’ai vu un jeune homme resplendissant de lumière venir vers moi.

Mon cœur a bondi de joie car je reconnaissais mon frère. Mes parents avaient perdu un jeune enfant de sept mois, alors que j’avais 11 ans. J’adorais cet enfant, j’étais sa petite maman. Après son départ, mes parents et moi avons vécu ce chagrin si bien exprimé par ces vers de Victor Hugo : "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé".

Mais il était là et il vivait ! Et j’étais heureuse, si heureuse ! Je me suis trouvée dans ses bras. Il était solide et moi aussi.

Nous communions totalement par la pensée et les sentiments et je lui ai "dit" : "Comme papa et maman seraient heureux de te voir !" Il m’a dit qu’il nous avait toujours suivis et accompagnés dans notre vie. J’ai compris que les liens d’amour ne meurent jamais. Comment pouvais-je être certaine que cet être était mon frère ? Il y a évidemment une grande différence entre les traits physiques d’un bébé et ceux d’un adolescent. Pourtant je sais de façon absolue que c’était lui. Je pense qu’il s’agit d’une reconnaissance d’âme à âme.



J’ai rencontré aussi le frère de mon mari, Jacques, que je n’ai jamais vu sinon sur photo. J’ai été très surprise qu’il m’aimait et me connaissait bien. Il m’a montré les circonstances de son décès, combien ses parents avaient souffert, en particulier ma belle-mère. J’ai souhaité ne jamais avoir à connaître une telle épreuve dans ma vie. En ce qui concerne certaines situations difficiles, voire contraignantes, il m’a dit que l’on pouvait transformer toutes les conditions défavorables autour de nous, qu’il n’était pas nécessaire de tout accepter mais que nous devions le faire avec amour.



J’ai rencontré également des êtres que je n’ai jamais vus sur cette terre. Et pourtant je les connaissais et j’éprouvais un bonheur immense de les revoir.

Ils dégageaient tellement de noblesse et de respect que je me trouvais devant eux comme une petite fille face à son professeur envers lequel elle éprouverait une grande déférence. Ils lisaient en moi comme dans un livre ouvert et j’aurais aimé ne leur montrer que de beaux aspects de moi-même. Je sais qu’ils m’accompagnent et me guident dans cette vie.



Toutes ces rencontres avaient lieu dans un paysage inondé de lumière, de beauté et de paix. J’étais dans un très beau jardin. La nature y était magnifique. L’herbe elle-même était plus verte. Il y avait d’autres fleurs, d’autres couleurs, les sons eux-mêmes devenaient couleurs. Et cela créait une harmonie, une unité telles que j’ai compris le sacré de la vie. Tout vivait, un simple brin d’herbe me ravissait, car j’y voyais toutes les molécules de vie, de lumière à l’intérieur.



Dans cet état, j’ai pensé qu’au-delà du chagrin et de la souffrance bien humains que nous éprouvons lors du départ de ceux que nous aimons, nous devrions nous réjouir de savoir qu’ils sont retournés au pays ou qu’ils sont en route pour retrouver la Vie.



"Comment as-tu aimé et qu’as-tu fait pour les autres ?"



J’ai revécu ma vie à l’envers, de mes 26 ans de 1’époque jusqu’à ma naissance. Près de moi il y avait un Etre de lumière, un être que notre cœur connaît.

Je ne peux pas décrire le rayonnement et la force d’Amour qu’il dégageait.

Je me suis aperçue par la suite qu’`il avait aussi beaucoup d’humour. J’ai entendu sa voix qui semblait venir du fond de l’univers, une voix puissante et douce à la fois, mais qui n’a rien à voir avec de la sensiblerie. C’est une voix qui par la force et l’amour vrai qui s’en dégagent, est capable de restaurer les forces vives d’un individu.

Cette voix m’a demandé : "Comment as-tu aimé et qu’as-tu fait pour les autres ?".

J’ai senti tout de suite l’exigence de la question. Simultanément, j’avais la vision d’une multitude d’êtres dont les bras étaient tendus vers le ciel et qui imploraient. Je savais que ces êtres souffraient dans leur corps ou dans leurs cœurs et je ressentais toutes leurs souffrances.



Qu’avais-je fait pour eux ? Je n’avais pas été méchante, mais je n’avais rien fait de particulier.

Cette question exigeait de moi plus de fraternité, d’ouverture, de disponibilité et même de faire grandir la vie en moi et en ceux qui m’entourent, de la rendre plus ardente, plus libre. Elle exigeait comme 1’a dit Emerson : ".de faire tout le bien qui existe dans l’individu", de l’aider à croître dans tous les aspects de son être et je comprenais simultanément que cela demandait beaucoup d’amour, de cet amour fort et éclairé qui libère la vie. Elle exigeait aussi de moi une croissance, une extraction du meilleur de moi-même afin que ma transformation et mon accomplissement puissent aider l’autre à s’accomplir lui-même. Et je sentais l’humanité comme un seul être dont tous les membres étaient interdépendants pour leur progrès et leur survie. Je m’éveillais à une responsabilité toute neuve.



La compréhension de ces deux petites questions si simples en apparence, ne cesse de s’approfondir avec le temps.



Toute ma vie était là, toutes les joies, les attentes, les espoirs et les peines qui la constituaient. J’ai retrouvé mes émotions d’enfant. J’ai redécouvert certains épisodes oubliés. Tous les mobiles de mes actes étaient à découvert. On ne peut rien cacher. Tout est inscrit dans le grand livre de la vie.





C’était troublant car, pendant le déroulement de ce bilan, j’étais en même temps celle qui revivait chaque situation avec toutes les émotions qui l’accompagnaient et j’étais aussi l’autre partie du moi, celle qui n’était pas du tout affectée par les émotions et qui était toute sagesse, connaissance, amour et justice.

C’était cette pure Lumière, cette autre partie du moi, qui évaluait ma vie. A travers elle tout devenait clair. Je comprenais tous mes mécanismes psychologiques, de quelle manière je fonctionnais et appréhendais la vie, tout ce qui me limitait, tous mes manques et tant de choses plus subtiles que je n’ai pas encore réussi à traduire en mots.

Je prenais conscience du bien et du mal que je m’étais fait à moi-même sans le soupçonner ainsi que les répercutions de mes actes et de mes pensées en moi-même, mais aussi en ceux-qui m’entouraient. Lorsque j’avais accompli un acte de bonté, j’étais dans le cœur de la personne à qui j’avais fait du bien et je recevais le bien que je lui avais fait. Il en était de même lorsque j’avais été désagréable envers autrui. J’éprouvais en moi-même les souffrances que j’avais infligées à cette personne et surtout je prenais conscience des mesquineries qui avaient conduit à cela.



Comme nous tremblons quand cette grande conscience évalue notre vie suivant les critères de l’amour absolu et de la sagesse ! C’est là que nous nous rendons compte de nos manques, de nos misères et de nos faiblesses ! C’est à ce moment que l’on regrette tout le temps passé à la recherche de fausses valeurs ! C’est là que l’on regrette aussi de ne pas avoir vécu "vrai" !



Mais cette prise de conscience s’accompagne aussi de compassion pour soi car l’on découvre que l’ignorance, la peur, les conditionnements, les faiblesses nous ont éloignés de ce que nous sommes et de ce que nous aurions pu accomplir sans elles.



La transformation et la rigueur s’imposent à nous car si l’on comprend ce qui nous limite, il est difficile de transformer la peur en confiance, l’égoïsme en altruisme, etc . Il faut du temps et le vouloir.



Mais je sais que c’est la chose la plus importante que nous soyons venu réaliser ici-bas et je suis en route sur ce chemin, peinant très souvent, mourant de ne pas mourir comme l’a dit Saint Jean de la Croix, mais avec dans le cœur l’espoir de la délivrance.

Désormais le désir le plus profond de ma vie est de retrouver consciemment cet état de liberté et de plénitude que j’ai goûtés lorsque je suis arrivée "au cœur de moi-même" dans cet espace intérieur où il n’y a plus ni conflit, ni peur, ni passion, ni conditionnement, où je n’étais plus prisonnière de mes émotions et de mes identifications. Quelle merveilleuse liberté dans cet oasis de paix ! C’est certainement ce qui est le plus important dans cette expérience car, à partir de ce centre de paix qui, je le sais désormais, est ma véritable nature, je me rendais compte de tout ce qui, en moi ou autour de moi, faisait obstacle à cette plénitude.

Première partie
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frère Claude

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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Lun 10 Sep 2007, 14:57

Deuxième partie

Je comprenais et je renaissais



Il m’a été montré ce que serait ma vie lorsque je reviendrai sur cette terre. Mais auparavant, "on" m’avait demandé si je désirais rester ou revenir sur terre. Mon âme voulait rester mais j’ai pensé à mes deux jeunes enfants qui avaient besoin de leur maman. Il m’a été dit que lorsque je reviendrai, j’oublierai beaucoup de choses car il le fallait. Malgré mon désir de fixer toutes ces connaissances en moi, je sais que beaucoup d’entre-elles se sont effacées. Je n’en ai ramené que des miettes et je le regrette.



Quand je dis "on" m’a montré ou "il m’a été dit", c’est une façon de dire que je recevais ces informations d’un être (frère, etc .) ou tout simplement de la grande Lumière. C’était comme si j’étais dans une classe d’enseignement sans professeur.



Donc j’ai vu mes enfants grandir et j’étais très fière d’eux. Il m’a été montré que mes beaux-parents et ma grand-mère quitteraient cette terre presque en même temps et que deux d’entre-eux partiraient à trois semaines d’intervalle. Cela m’avait frappé.



Mon beau-père et ma grand-mère nous ont quittés 13 ans après cette expérience, à trois semaines jour pour jour d’intervalle et ma belle-mère transitait l’année suivante... J’avais révélé ces informations à mon mari et à mes parents, ce qui les avait fort troublés.



Je me rappelle aussi avoir été en possession d’une grande connaissance. En 45 secondes (mais le temps n’existait pas) j’ai vécu des millénaires. Je me rappelle avoir vu des géants, des sacrifices humains. J’avais toute une information sur les civilisations disparues dont l’Atlantide et sur Jeanne d’Arc aussi. Je sais que j’ai su, mais j’ai oublié l’information.

L’on me disait que Dieu était la force, la vie et le mouvement, que la vie existait partout dans l’univers, qu’à l’intérieur de notre terre il existait de grandes cavités, que notre planète était une planète non sacrée, que le Christ, Bouddha et Mahomet travaillaient ensemble à la régénération de la terre, que lorsque je mourrai, on ne me demandera pas à quelle religion, quelle philosophie ou race particulière j’appartiens, mais comment j’ai aimé et ce que j’ai fait pour les autres et que seule la qualité d’être d’un individu est importante.



L’on m’a dit également que tout ce qui allait dans le sens de l’unité était bien et que ma vie, par rapport à l’éternité, correspondait à un battement de cils dans ma propre vie. J’étais capable dans cet état de renoncer à toute revendication, à toute condition au bonheur et à "être", tout simplement.



Il m’a été montré aussi le futur de l’humanité. J’ai vu que notre terre serait l’objet de grands bouleversements et que nous traverserions de grandes épreuves, de grandes tribulations, car nous avions une technologie avancée, beaucoup de science, mais peu de fraternité et de sagesse.

Et l’on me montrait tout ce qui risquait d’arriver SI on ne changeait pas. J’insiste sur le si car il est déterminant. L’on me disait que nous étions à la croisée des chemins et que rien n’était inéluctable, tout dépendait de notre capacité à aimer et à agir avec sagesse. J’ai senti néanmoins l’extrême urgence d’une grande transformation individuelle et planétaire de l’humanité et la nécessité d’instaurer la paix et la tolérance en nous et autour de nous, pour vivre en harmonie et dans le respect de ce qui vit.



Mais il est vrai qu’il y a 32 ans, alors que tout était florissant, j’ai vu le chômage s’étendre sur la terre entière, une peste ravager elle aussi la terre, irruptions volcaniques, intempéries, etc . et bien d’autres catastrophes. Mais je ne suis pas venue apporter la sinistrose. Je connais trop bien le rôle de la pensée et je sais que ces événements n’arriveront que si nous continuons à vivre en bafouant les lois de l’amour et de la conscience.



J’ai vu aussi que j’avais déjà vécu sur cette terre. L’on me montrait certaines tranches d’autres vies et le lien qui les unissait toutes. L’on me disait que l’on revenait sur terre tant que l’on n’avait pas acquis assez d’amour et de sagesse, que tout était une question d’évolution. Dans cet état, cela me paraissait évident.



Plus tard, lorsque je suis revenue dans mon corps, ce souvenir m’a beaucoup troublée, mais je suis intimement convaincue que ce concept de vies "successives" ne doit diviser personne car l’important n’est pas de s’accrocher à une croyance ou à une conviction mais de se transformer.



Au niveau de l’absolu, au-delà de l’espace et du temps, il n’y a que la vie, la Grande Vie. Mais dans notre dimension limitée où s’inscrit le temps et l’espace, nous ne prenons conscience que d’un segment, que d’une partie de cette vie se déployant entre la naissance et la mort et nous pensons que cette petite vie est tout ce qu’il y a à connaître. Et pourtant...



Et l’on m’a dit que le Christ allait revenir sur la terre et que c’était imminent. Je ne sais plus si c’est une entité telle que le Christ qui doit s’incarner sur cette terre physiquement ou si c’est sa conscience dont nous sommes chacun une étincelle en devenir que nous devons laisser s’épanouir en nous jusqu’à la dimension "Christ", mais j’ai pleuré car je comprenais que sa venue était la seule chose qui nous sauverait.



Le Christ, tel que je le comprenais dans cette expérience (je n’ai pas la prétention d’avoir saisi tout son mystère) représentait toute la plénitude de la vie dans tout ce qui Est. C’était la conscience, l’amour et la vie qui se manifestaient totalement dans l’être humain et dans l’humanité délivrée de ses misères humaines. Il n’appartenait à aucune religion puisqu’Il était au cœur de toutes. C’était la plénitude de Dieu dans l’homme. Je comprenais et je savais que ce qui nous sauverait de nous-mêmes et qui éviterait guerres, catastrophes et calamités serait d’éveiller cette dimension Christ en nous.



"Je veux me marier avec toi."



J’ai aussi le souvenir d’être allée de plan en plan. C’est même beaucoup plus subtil que cela. J’avais l’impression de pénétrer profondément dans ma conscience et cela se manifestait par une lucidité et une compréhension intérieures qui allaient en croissant et aussi extérieurement par beaucoup de lumière et de beauté. Je me suis trouvée dans une ville de lumière, d’or et de pierres précieuses. C’était la gloire des gloires.



Je me sentais transportée et élevée au plus haut niveau. J’ai compris encore plus profondément le sens des 26 ans que j’avais passés sur terre et ce que j’avais fait de cette opportunité.



Puis il m’a été montré que j’aurai beaucoup d’épreuves et de souffrances dans le temps qu’il me restait à vivre sur cette terre. Je me suis vue pleurer bien des fois et j’ai demandé le pourquoi de ces épreuves.

Et l’on m’a dit que je les avais acceptées avant de naître, car, grâce à elles, je grandirai.

J’ai supplié que me soient alors données toutes les expériences et épreuves qui me seraient nécessaires pour arriver au but et ceci en une seule vie, car je ne voulais plus revenir à nouveau. Je comprenais que l’enfer était sur terre et j’étais prête aux plus grands renoncements et aux plus grands sacrifices pour ne plus avoir à y revenir.

Mais on m’a fait comprendre qu’on ne pouvait me donner à porter plus que ce que mes épaules ne pouvaient supporter.



Il peut paraître extravagant ou contre-nature de désirer cela. Dieu merci, je ne suis pas masochiste. J’aime la vie.

Mais dans cet état de conscience sublime, je n’avais plus qu’un seul désir : celui d’arriver le plus vite possible au but, celui de me fondre dans cette splendeur. Sur terre, devant l’épreuve, la souffrance ou la maladie, on s’insurge, on se révolte. De "l’autre côté", l’on en comprend le pourquoi et l’on en voit les résultats. Et tout s’éclaire.



Et l’on m’a montré un mur de pierres précieuses et l’on m’a invité à être une de ces pierres.



J’ai vu venir à moi un être très beau. Il m’est impossible de dire si cet être était un homme ou une femme, car il était viril et féminin à la fois. J’avais l’impression de le connaître depuis la nuit des temps. Je voulais me fondre en lui. Je lui ai dit : "Je veux me marier avec toi.".



Et je prenais conscience que cet être était moi, mais moi à la fin des temps, moi totalement réalisée. Ce fut une grande leçon d’humilité car je mesurais tout le chemin qui me restait à parcourir pour être ce que je suis.



Je comprenais que le temps n’était que la distance qui me séparait de moi-même et que j’étais déjà cela dans la mesure où j’étais capable de vivre à la pointe de mon âme. Mon incapacité à vivre la plénitude de ce que je suis attire les expériences qui me sont nécessaires pour acquérir ce qui me manque.



"C’est la blessure qui guérit" comme l’a si bien dit un expérienceur suisse.



Mon frère et moi, nous nous sommes fait nos adieux. Il m’a conseillé de ne pas parler de cette expérience à mon réveil et d’attendre 17 ans avant d’en témoigner car, avant ce temps, elle serait considérée comme un traumatisme consécutif à un choc opératoire.



Je ne me rappelle pas être sortie de mon corps, mais je me rappelle l’avoir réintégré en passant par ma tête et m’y être glissée comme dans une chaussette.



Toute l’expérience s’effaçait. Je ne pouvais pas la retenir



Et pour moi c’est cela le drame de l’existence. Fini la plénitude, fini la liberté, fini le fait de se sentir un et tout à la fois. L’on rentre dans son corps comme si l’on rentrait dans une boite. On oublie que les autres sont nous et l’on se fait du mal les uns les autres ...



On a dû me réveiller rapidement par une paire de claques. A mon réveil, j’avais dans les oreilles une musique sublime, une symphonie d’une grande amplitude, d’une grande douceur et qui me faisait fondre d’amour.



J’ai essayé plus tard de retrouver cette musique en écoutant de la musique sacrée et des classiques, mais en vain.

Mais derrière cette musique, à l’arrière plan, il y avait un accomplissement, une paix infinie, une plénitude, une connaissance que j’aurais voulu garder toujours en moi.



Je ramenais une parcelle d’éternité et le sentiment d’avoir compris toutes choses. Tout était bien.



Mais en m’éveillant, la douleur s’est éveillée aussi, (j’étais ouverte du nombril au pubis) et toute l’expérience s’effaçait. Je ne pouvais pas la retenir. Je n’en ai ramené qu’une infime partie.



Cette expérience est désormais le centre, le moteur de ma vie



Aujourd’hui, je ne peux que constater à quel point cette expérience est désormais le centre, le moteur de ma vie. Il n’y a pas une journée, peut-être pas une heure, sans que son souvenir ne se manifeste et je sais que la fréquence de manifestation de ses réminiscences n’est pas de nature obsessionnelle. Cette expérience fait partie de moi, elle repose en moi . Elle me remplit et me nourrit. Elle est là comme une force, un point d’ancrage autour duquel tout gravite. Elle est un point de référence pour toutes mes pensées, émotions et activités. Je la ressens comme une densité, comme un plan subtil au creux de la poitrine qui à la fois, m’ancre sur la terre, me relie au ciel et ne demande qu’à grandir avec souvent une telle force que cela en est parfois presque douloureux.
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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Lun 10 Sep 2007, 14:58

Troisième partie


C’est peut-être cela le plus beau prolongement de cette expérience : la sensation d’une "Présence". Cette Présence est la révélation de mon expérience. Elle est le poids de mon essence retrouvée.



Je sais depuis que l’Amour est le secret de la vie, le secret de Dieu et que Celui-ci est cette Lumière splendide et merveilleuse, ainsi que l’énergie qui imprègne l’univers.



Je crois en une religion sans frontière, celle de l’amour qui est au cœur de chaque être et qui, au-delà des dogmes, amène l’homme à se transformer de chenille en papillon.



Et je sais qu’il n’y a que la Vie.



Nicole DRON.





C’est pour moi une tâche ardue que de tenter d’exprimer l’impact d’une telle expérience dans ma vie de tous les jours. Il ressemble à une lame de fond qui parcourrait les plages de mon être pour balayer ce qui n’est pas "Cela". C’est du domaine du subtil et pour la plus grande partie, de l’incommunicable puisque que cela a trait à des mouvements de l’âme.



Ce que je peux dire c’est que je sais maintenant que la vie ne se limite pas à celle que nous connaissons sur cette terre, qu’il y a une autre réalité, un monde de lumière et d’amour pur qui est notre véritable patrie et que nous retrouvons avec une telle joie, si vous saviez avec quelle joie !



Je sais aussi que nous sommes éternels que nous avons toujours vécu et que nous vivrons toujours, que nous sommes des étincelles de cette Lumière. Je sais que la mort n’existe pas, qu’elle est la grande illusion. Il n’y a que la vie qui nous invite à entrer dans sa plénitude.



Le regard sur la vie change totalement



Alors, c’est évident, le regard sur la vie change totalement. Celle-ci devient cohérente, porteuse de sens. Son but est d’évoluer vers cette perfection, cette plénitude.



Je sais désormais que le but de ma vie n’est pas uniquement d’acquérir avoir, savoir et pouvoir, mais surtout de retrouver cet état de plénitude et de le réaliser en soi, en somme d’incarner sur cette terre tout l’amour et toute la sagesse du ciel.



Mon véritable travail est de devenir consciemment ce que je suis de toute éternité, être cette perfection de moi que j’ai vue et qui m’attend.



C’est une tâche exaltante et exigeante que de mourir à ses propres vouloirs mais c’est la seule qui, à mes yeux, ait du sens. Je suis sur ce chemin, peinant bien souvent, mourant de ne pas mourir -comme le disait si justement Saint Jean de la Croix- mais emplie d’une confiance indéfectible en la vie, en sa réalité et en sa capacité à nous révéler à nous-mêmes et à nous mener plus loin sur le chemin de notre être. Je suis revenue avec le désir profond de révéler cette expérience à l’humanité afin qu’elle puisse faire grandir la vie en elle, comme elle l’a fait en moi.



J’ai remarqué, à la suite de cette expérience, que je m’implique beaucoup moins dans les conflits de personnalité, les rapports de force existant autour de moi. Je prends naturellement de la distance envers les événements et les êtres. Je vais bien mieux à l’essentiel.



Il m’arrive de plus en plus souvent de sentir s’il est bon d’aider les personnes au niveau de leur personnalité ou s’il est meilleur de les laisser à la sagesse aimante de leur âme. Je suis de plus en plus encline à refuser de succomber aux mirages de leurs personnalités parce que ce n’est pas leur rendre service, ceci afin de mieux les aider (à ma mesure) au niveau de l’âme ; peut-être en aidant celle-ci à s’éveiller. Il est vrai aussi qu’il est plus facile de sentir ce qui fait défaut chez les autres qu’en soi-même.



Le fait d’avoir vu que cette vie n’était qu’une phase transitoire dans la progression de l’âme m’a aidée à mieux accepter les injustices et les souffrances de l’humanité, tout en l’aidant le mieux possible.



Position par rapport à la religion



En ce qui concerne ma position par rapport à la religion, je dirais que je me sens faire partie de la Grande Religion, celle de l’Amour, celle qui est au cœur de chaque être. J’ai été élevée dans la religion catholique romaine qui recèle en son sein des trésors, mais je ne me sens plus limitée par le poids de l’institution religieuse.



J’ai énormément de respect pour toutes les religions et philosophies qui font grandir l’homme mais le plus important pour moi, c’est le chemin de la transformation bien plus que la croyance en des dogmes établis. Le chemin de transformation est pour moi la voie, le processus alchimique qui fait de la chenille un papillon et l’amène à la grande expérience qui est l’expérience de Dieu dans chaque être humain. Là, nous arrivons à la réconciliation.



Cette expérience m’a permis d’être plus tolérante envers les autres, de ne pas les juger, sans être pour autant complaisante, parce que je sais que nous sommes tous en "devenir".



Je sais aussi que notre vie est sacrée, qu’elle est un don du ciel pour évoluer.



Je suis revenue avec un sens de la beauté exacerbé, beauté d’une fleur, d’un paysage, d’un enfant qui s’éveille à la vie mais aussi, beauté des âmes. Je ressens beaucoup plus qu’avant la présence d’une grâce dans la nature et dans tout ce qui est et, parfois, j’en ai les larmes aux yeux. J’aspire à retrouver l’unité éprouvée durant l’expérience où j’étais dans le tout et où le tout était en moi.



Vivre après cette expérience



Il y a surtout trois choses qui ont été difficiles à vivre après cette expérience. L’une concerne ma difficulté à ne pouvoir vivre "à la pointe de mon âme" comme durant l’expérience. En effet, j’avais goûté à une telle paix, si loin des mesquineries et misères humaines, j’étais si comblée et dans une telle plénitude que j’aurais voulu toujours garder cet état.



J’aimerais vivre toujours de cette Présence mais comme il est difficile, dans la vie courante, de la garder, alors que tous les êtres qui vivent autour de nous n’ont pas cet idéal, faute d’avoir vécu l’expérience.



C’est une souffrance de ne pouvoir réaliser cet état en nous et autour de nous.



Le temps a passé et avec plus de maturité, j’ai compris qu’il fallait donner du temps au temps pour réaliser cette perfection en soi-même et qu’il y aura toujours un décalage entre l’idéal et sa réalisation.



Une autre source de difficultés a consisté à maintenir l’équilibre et l’harmonie dans mon couple et la stabilité chez mes enfants. Il n’est pas facile de vivre une expérience aussi profonde sans affecter tous les membres de son entourage.



Il a fallu de nombreuses années pour nous harmoniser, mon mari et moi, pour qu’il me respecte et ne craigne pas que mon changement intérieur modifie notre situation de couple, pour qu’il sache que je l’aime tel qu’il est, sans avoir besoin de changer quoique ce soit à ce qu’il est. Il faut dépasser la peur et cela nécessite beaucoup de patience et de confiance mutuelles ainsi que d’amour des deux côtés. Je le remercie pour avoir accepté d’être dérangé.



Ma plus grande difficulté, tout au long de ces années, a été de vivre à l’intérieur de moi quelque chose de puissant, exigeant, presque incommunicable, tout en restant dans le silence et la solitude pour la plupart du temps, et sans que mes proches ne devinent à quel point ce qui se passait à l’intérieur de moi était important. Mes enfants avaient besoin, avant tout, de l’aspect familier et sécurisant de leur maman pour leur équilibre personnel et je craignais que mon aspiration intérieure ne risquât de les désorienter. J’ai dû doser progressivement et les protéger. Ils sont adultes maintenant, proches de moi et au courant de ce que je vis, mais ils me disent qu’ils ont du mal à m’imaginer autrement qu’en ma fonction de maman. Ils ont besoin que je sois avant tout leur mère.



Ce qui a été très troublant, c’est que l’on m’a demandé de partager cette expérience, donc de m’absenter parfois de chez moi lorsque mes enfants ont quitté le nid, pas avant, comme si l’intelligence divine respectait mes devoirs envers eux.



J’essaie de vivre toutes ces transformations intérieures le plus simplement possible. Je constate que j’ai besoin de beaucoup de solitude, j’aime à rentrer dans le silence et pourtant, je sens que je dois partager cette expérience. Étrange paradoxe ! Les conversations oiseuses, les controverses mentales m’ennuient. Ne parlons pas de la médisance ! J’ai un besoin très fort d’authenticité, de vérité, d’innocence même. Je me sens parfois aspirée dans mon oasis de paix, dans la quiétude, libre du passé et du futur. L’on m’a déjà demandé si j’avais des "pouvoirs". Je ne les recherche pas car ils peuvent être un piège pour l’ego et celui-ci est si futé .Il y a la voie des pouvoirs et celle de la paix. Mais, s’il m’en était accordé un, j’aimerais que ce soit celui qui aiderait les autres à changer de conscience.



Je n’oublie pas qu’on m’a dit que le Christ allait revenir sur la terre, que c’était imminent, qu’Il était la plénitude de vie en potentialité dans chaque être humain. J’ai pleuré car j’ai pensé que si nous permettions à cette partie en nous de s’éveiller, de grandir en conscience, alors ce serait le ciel qui viendrait sur la terre et ce serait la fin de nos tribulations.



Cette expérience m’a ouvert des horizons insoupçonnés sur le passé et le futur de notre humanité Quand je suis "revenue à la vie", j’ai pensé que c’était plus fantastique que ce que l’on pouvait imaginer et que l’avenir nous apporterait de grandes surprises.



Alors, évidemment, c’est tout un sensorium intérieur qui s’est ouvert et le besoin de retrouver et de comprendre les mystères qui ont été révélés pendant l’expérience. Des sujets qui m’étaient auparavant indifférents sont devenus importants pour moi, l’espace et le temps, le mystère de la création, l’énergie, le sens et le but de la vie, la conscience, etc. L’amour, dans mon expérience, était de l’amour-connaissance et j’essaie de le vivre simplement dans la vie de tous les jours, en m’ouvrant à l’autre en "étant" tout simplement. La découverte que l’amour-sagesse est la vie de l’univers, est mon trésor à moi et j’aimerais qu’elle soit le trésor de tous. Imaginez au cœur de la politique, de l’armée, de la finance, de l’éducation, des institutions "l’amour-sagesse" ! Tout deviendrait juste, le bonheur de l’homme serait assuré.



La croissance intérieure



J’en reviens à l’expérience. Si elle est difficile à exprimer, la croissance intérieure qui en découle, le travail souterrain, l’appel de l’âme, les aridités, les silences, les souffrances secrètes, l’exigence de vivre vrai, de cette vérité de l’âme qui est au-delà des lois conventionnelles, tout cela est encore bien plus difficile à exprimer et ne peut vraiment être compris que par quelqu’un faisant la même démarche, d’où l’obligatoire solitude et le silence.



Mais je suis heureuse d’avoir vécu cette expérience. S’il n’a pas été facile à un certain moment de ma vie d’en parler sans susciter l’ironie, l’indifférence ou la condescendance, je comprends maintenant que l’épreuve était nécessaire pour "tremper l’acier". Vivre vrai, sans renier l’expérience par facilité ou pour plaire aux autres, a été à la fois un défi mais aussi une exigence car sinon, j’aurais eu l’impression de mourir.



Cette expérience a donné une dimension immense à ma vie. Sans elle, j’ai l’impression que j’aurais risqué de vivre d’une façon superficielle et de passer à côté de l’essentiel.



Quand on est sur le chemin de son âme, l’on s’aperçoit que les difficultés existent toujours, puisqu’elles sont éducatives mais l’on s’aperçoit aussi que l’on est aidé de toutes les façons possibles, rêves, synchronicités, rencontres et livres qui vous aident. Je dis aussi merci du fond du cœur à tous ceux qui ont été là, mon mari et mes enfants, et grâce à ce qu’ils sont, m’ont permis de réaliser ce que je suis. Merci en particulier à mon mari qui, dans l’ombre, me soutient et m’accompagne dans un service commun. Sa retraite n’est pas aussi paisible qu’il l’aurait souhaité ; mais il est ma force bien plus qu’il ne peut l’imaginer.



Cette expérience a suscité en moi le désir de la transparence, le désir d’Etre, mais aussi le goût du partage et du don de soi.



Roland de Jouvenel a dit à sa mère "Maman, on se nourrit de ce que l’on donne aux autres".

Cette citation est le fil conducteur, le fil d’or de ma vie. J’ai la conviction profonde que je n’ai pas vécu cette expérience pour moi seule et que je dois la partager avec tous.



Quand je retournerai dans la Lumière de Dieu, j’aimerais que toutes les petites graines de lumière qui ont été semées aux quatre vents dans le cœur des gens soient devenues des pierres précieuses.



Nicole DRON
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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Mar 11 Sep 2007, 09:10

Bonjour mes frères et soeurs

Nicole Dron...
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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Mar 11 Sep 2007, 22:23

Merci pour cette magnifique image Ambre. Elle me transporte dans un autre univers.

Frère Claude, merci d'avoir posté ce témoignage ici.Par synchronicité, je l'avais posté ailleurs, mais Nicole Dron mérite qu'on s'y arrête plus d'une fois.

En lisant son histoire, un sentiment indéfinissable est monté en moi, fait de frissons, de magnificence, de paix, d'une immense joie et de reconnaissance.
Celle de voir confirmée la promesse d'un ailleurs d'une beauté et d'une pureté infinies.
.
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MessageSujet: LES DEFINITIONS DE LA MORT !   Ven 26 Oct 2007, 15:17

LES DEFINITIONS DE LA MORT !
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par Marc-Alain DESCAMPS


Citation :
CENTRE d'ETUDE des
EXPERIENCES de MORT IMMINENTE

Les rescapés de la mort et les témoins d'Expérience de Mort Imminente (EMI) ne disent pas autre chose. Ils ont été dans les zones frontières, à la porte de Thanatos, aux confins de la mort. Dans cet état intermédiaire entre la vie et la mort, on a déjà bien avancé dans le processus du mourir, mais l'on n'est pas complètement et définitivement mort. Les témoins d'EMI ont commencé à mourir en franchissant les premières étapes, mais jamais les dernières. Et cette découverte de la nouvelle science occidentale de la mort était bien connue depuis longtemps des Tibétains. Leur étude expérimentale du processus du mourir les avait amené à conclure qu'il faut parfois jusqu'à 49 jours pour que le processus du mourir soit complètement achevé. C'est ce qu'expose leur Livre de la mort et de la vie (Bardo-Thödol).


Nous n'avons pas de définition incontestable de la mort. Et celles que nous utilisons actuellement en Occident sont en train de changer très rapidement.

On peut distinguer les définitions scientifiques, qui portent sur le moment de la mort et les définitions philosophiques, qui portent sur sa nature.


a) les définitions scientifiques.


1. Les définitions médicales et administratives. Les médecins ont constamment changé leurs critères de la mort. Scientifiquement, on est donc amené à distinguer bien des morts : clinique, cérébrale, physiologique, biologique, fonctionnelle ...

1) la mort clinique. C'est la constatation par un médecin des premiers signes d'apparition de la mort. Il constate d'abord la disparition du regard, devenu fixe, avec la dilation da la pupille, qui devient ovale On peut parler de mort respiratoire que le médecin cherchait aux siècles derniers en mettant un miroir sur la bouche du patient pour voir s'il y avait ou non formation de buée. Puis vient la mort cardiaque par arrêt du coeur sans qu'on ait réussi à le faire battre à nouveau (massage, choc électrique, défibrilateur ...). Le médecin pratique des tests : à la fluorescéine d'Icard (1948), à l'H²S avec un papier qui noircit par élimination du soufre, ou à l'éther qui lors d'une piqure intramusculaire ressort en jet en cas de mort (1958).

2) la mort encéphalique ou cérébrale. Le problème d'une nouvelle définition de la mort est apparu en 1959 à la 23ème réunion internationale de neurologie lorsque Mollaret et Goulon ont décrit le "coma dépassé" qui survient lors des réanimation. Les intellectuels ont alors admis que l'homme est plus dans son cerveau que dans son coeur et que l'on est mort alors que tout le corps est "vivant" mais que le cerveau ne fonctionne plus. Le fondement de cette nouvelle définition est purement philosophique : la pré-éminence du cerveau. On accorde soudain plus d'importance au cerveau qu'au coeur.

c) la mort administrative. Il existe maintenant une définition officielle de la mort en France. C'est celle de la Circulaire Jeannenay n° 27 du 24/04/1968, qui, en fait, reprend mot à mot la description de Mollaret et Goulon de 1959, avec ses trois conditions :

1. la constatation des quatre signes fondamentaux : 1. abolition contrôlée de la respiration spontanée 2. abolition de toute activité des nerfs crâniens 3. perte totale de l'état de conscience, à l'exception des réflexes du tronc et des membres 4. un électroencéphalogramme plat pendant trois minutes.

2. l'élimination des étiologies simulatrices comme intoxication, hypothermie, troubles métaboliques ...

3. un délai d'observation minimum, mais variable selon l'étiologie, où ces signes sont constants.

On voit combien cette définition reste imprécise, il faut que cela dure "un certain temps", on est passé de 3 à 30 minutes d'électroencéphalogramme plat et maintenant à deux EEG à 6 heures d'intervalles par deux médecins différents ou une angiographie cérébrale. Et ce n'est pas suffisant. On n'a atteint en fait que la première étape de la mort, mais c'est cela qui permet tous les prélèvements d'organes vivants sur le corps d'un individu mort ! Mais ceci ne se pratique pas ni Japon ni dans la plupart des pays musulmans qui ne veulent pas que l'on prélève des organes sur un corps "le coeur battant". 39% des Français considèrent que ce n'est pas une mort véritable.

D'ailleurs une enquête récente sur les médecins préleveurs montrent qu'eux-mêmes ne parlent de mort qu'après leurs prélévements. Le plus révélateur de l'absence de définition incontestable de la mort est l'étude de l'heure du décès portée sur le certificat de décès. Selon l'enquête de France Transplant cela peut être selon les hôpitaux : l'heure d'entrée au bloc opératoire pour les prélèvements, l'heure du clampage de l'aorte ou bien l'heure du débranchement du respirateur.

Cette absence de définition de la mort se répercute sur le statut incertain de ces vivants/mourants. Et cela va de plus en plus se généraliser avec les transplantations d'organes. Des individus, déclarés en état de mort cérébrale, (donc officiellement morts), continuent à être soignés et nourris (pour éviter la mort physiologique) dans l'attente d'un prélèvement d'organe, en tenant parfois les personnels paramédicaux dans l'ignorance de la mort de ce "cadavre vivant", dont ils continuent à s'occuper avec dévouement parfois jusque pendant 10 jours.

4) La mort physiologique, dite mort cadavérique. Puis va s'installer progressivement la mort physiologique avec le froid du cadavre et sa paleur caractéristique puis vient la paralysie et s'installe la rigidité cadavérique. Le cadavre se vide.

5) la mort biologique. Enfin arrive la mort biologique qui suit avec l'explosion des cellules et des tissus, la liquéfaction, la putréfaction avec émission de méthane et d'odeurs nauséabondes, enfin les chairs qui se détachent des os. Mais ceci ne se produit pas toujours et ne résout pas encore les problèmes des corps incorruptibles, myroblytes, des cadavres parfumés, etc. Ils ont été étudiés en particulier par le Dr. Larcher dans La mémoire du soleil (Désiris, 1990).

6) la mort fonctionnelle. Mais cela n'est pas suffisant car il reste la mort fonctionnelle : toutes les fonctions ne sont pas encore abolies et sur des cadavres la barbe et les ongles peuvent encore continuer à pousser.


2. Le mourir. Nous concluons donc qu'il faut remplacer "la mort" ( l'acte instantané) par "le processus du mourir", ou transformation progressive avec bien des étapes successives. La mort n'existe pas en tant qu'état soudain et instantané : vivant ou mort, en un instant on serait passé de l'un à l'autre. Ce qui existe à sa place c'est "le processus du mourir", un long et lent processus avec bien des étapes qui font que l'on est de plus en plus mort. Ceci est conforme à la définition de Bichat : la vie est "l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort".

Les rescapés de la mort et les témoins d'Expérience de Mort Imminente (EMI) ne disent pas autre chose. Ils ont été dans les zones frontières, à la porte de Thanatos, aux confins de la mort. Dans cet état intermédiaire entre la vie et la mort, on a déjà bien avancé dans le processus du mourir, mais l'on n'est pas complètement et définitivement mort. Les témoins d'EMI ont commencé à mourir en franchissant les premières étapes, mais jamais les dernières. Et cette découverte de la nouvelle science occidentale de la mort était bien connue depuis longtemps des Tibétains. Leur étude expérimentale du processus du mourir les avait amené à conclure qu'il faut parfois jusqu'à 49 jours pour que le processus du mourir soit complètement achevé. C'est ce qu'expose leur Livre de la mort et de la vie (Bardo-Thödol).


b). Les définitions philosophiques.


Mais ceci ne régle pas ce qu'est la mort en elle-même, dans sa nature et son essence. Les médecins ne peuvent que déterminer l'instant de la mort. Dire ce qu'elle est est une option philosophique, qui ne relève pas de la science. En voici 6 définitions possibles: 3 matérialistes et 3 spiritualistes

A). Matérialistes

1. L'état dont on ne revient pas. La définition philosophique la plus répandue est "l'état dont on ne revient pas". Ce n'est pas une définition scientifique car il n'y en a aucune preuve, c'est une définition "philosophique" ou plutôt dogmatique. De plus c'est une pure tautologie, qui préjuge de la question, car c'est bien là ce qui est contesté (depuis toujours et au moins depuis Platon). Aussi lorsqu'un médecin adopte cette définition, il sort du cadre de la science, pour adopter une position philosophique, parfaitement légitime, mais qui n'a plus rien à voir avec la science et ses preuves. Dans cette pétition de principe la question est résolue car on est amené à nier les faits : lorsque quelqu'un revient à la vie après avoir été déclaré mort, le médecin se désavoue et reconnaît s'être trompé dans son Certificat de décès, puisque qu'il sait, par sa conviction philosophique, que ce n'est pas possible.

2. La fin de tout , du corps et du principe de conscience. Terrorisés par la mort religieuse, avec son alternative entre l'éternité de jouissance du Ciel ou les souffrances sans fin de l'Enfer, les philosophes matérialistes du dix-huitième siècle, scientistes du dix-neuvième, marxistes du vingtième ont inventé, créé, puis diffusé obligatoirement, cette nouvelle définition de la mort. Ils ont préféré inventer une mort qui serait la fin de tout. La mort pour eux serait la disparition du principe pensant (âme, mémoire ou conscience ...), l'anéantissement total, après il n'y aurait plus rien. C'est la mort matérialiste ou la mort-anéantissement. Or ils n'en ont aucune preuve scientifique et le témoignage des EMI y est opposé.

3. La fin absurde d'une vie dénuée de sens. Une telle croyance, indûment diffusée au nom de la science, va avec le monde matérialiste que nous subissons : l'acharnement thérapeutique, la vieillesse/catastrophe, les mouroirs/dépotoirs, la désespérance et la nausée sartrienne. Le choix de la première définition engendre les deux autres et se répercute dans la société. Le malheur est que ces définitions sont auto-réalisatrices et organisent réellement notre société en conséquence.


B). Spiritualistes

1. L'absence de corps physique et l'impossibilité de communiquer avec ceux qui ont une corps physique.

Or que nous disent ceux qui sont revenus des premières étapes du processus du mourir ? C'est qu'après avoir été déclaré mort, on est toujours là. Le principe conscient est toujours présent et vivant. Et même l'on a encore un corps, seulement moins dense, moins matériel. On n'est plus dans le corps de chair, mais on a encore une enveloppe d'énergie (que certains appellent le corps éthérique et le corps astral). Simplement ceux qui ont un corps de chair (les vivants) ne les voient pas, ne leur parlent pas, peuvent passer à travers leur corps d'énergie, comme à travers un brouillard. Les morts sont donc au milieu des vivants et la mort peut se définir comme l'impossibilité de communiquer avec ceux qui ont un corps de chair.

Et ceci est expérimenté dans de nombreuses circonstances (opérations, accidents, chutes, noyades, extases, transes, sorties du corps ...). De plus en plus d'affirmations de ces "morts" dans le coma sont vérifiées sérieusement et indubitablement dans des témoignages de plus en plus nombreux (paroles de l'équipe chirurgicale, descriptions d'appareils sous anesthésie, voyages ailleurs, comme la chaufferie de l'hôpital ...). L'esprit scientifique demande de vérifier ces témoignages, au lieu de se boucher les oreilles et de fermer les yeux pour ne pas avoir à renoncer à ses convictions. (Comme Claude Bernard qui a refusé d'aller examiner une femme qui vivait sans manger, car il savait que l'inédie est impossible). On doit donc tenir compte du témoignage de Diane Chauvelot, médecin psychanalyste, qui a montré en 1995 que pendant ses 47 jours de coma son esprit fonctionnait et enregistrait inconsciemment ses perceptions. La définition philosophique des spiritualistes est donc "l'impossibilité de communiquer avec ceux qui ont un corps physique".

2. Le changement et oubli. La vraie mort est dans le changement et l'oubli, alors elle est de tous les instants et n'est pas séparable de la vie. Elle ne lui est pas opposable, elle en fait partie. La condition humaine, qui est incluse dans le temps, fait que nous mourons et renaissons à chaque instant. J'ai commencé par être un nouveau-né, qui a disparu pour laisser la place à un nourrisson, puis à un bébé, enfant, ado. jeune, adulte, personne âgée ...

La vraie mort n'est donc pas celle du corps mais celle de la conscience, ce serait l'extinction du principe de conscience. L'outil de permanence dans le changement est la mémoire qui assure la persistance. Au delà du changement, la véritable mort est l'oubli. Cet oubli se disait en grec léthé et se trouvait dans l'eau d'un fleuve des enfers que l'on buvait avant de se réincarner pour oublier sa vie passée. Aussi un peu partout sur la terre le culte des morts inclut-il les cérémonies du souvenir.

3. Célébrer ses noces avec l'éternité. La tradition philosophique nous apprend que le Soi ou essence de nous-mêmes, est immortel et éternel. La "mort" n'est qu'une transformation ou transmutation, comme une femme qui change de nom en se mariant ou la chenille qui pour devenir papillon passe par la nymphe et la chrysalide. Cela n'est jamais vécu comme une perte ou une diminution, mais comme un accroissement ou un gain : lorsqu'on allume la lumière forcément disparaît l'obscurité.

Et l'on comprend avec Rumi que "mourir c'est célébrer ses noces avec l'éternité". Le Soi ne naît ni ne meurt. Si l'on peut reconnaître sa présence sous la coquille de l'égo, la peur de la mort s'amenuise et disparaît. D'ailleurs ceux qui ont avancé dans les premières étapes du processus de mourir disent avoir ressenti un grand sentiment de calme et de paix, puis d'amour et de joie. Et à leur retour, ils se disent délivrés de la peur de la mort.




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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Ven 26 Oct 2007, 15:30



Nature de la conscience - Nature de l’esprit ?
L’Expérience de Mort Imminente à la croisée des chemins


par Jocelyn Morisson, journaliste scientifique




Résumé : L’Expérience de Mort Imminente (EMI), médiatisée depuis quelques années, reste un « ovni » scientifique. Elle pose la question de la nature de la conscience, et plus encore celle de l’inconscient. Elle interroge surtout la réalité de l’esprit, au sens d’une nature spirituelle de la conscience humaine. Le vécu transcendant évoqué dans tous les témoignages ne peut se réduire au concept d’hallucination. Pour autant, l’EMI ne prouve nullement l’existence de l’âme ou de l’esprit au sens religieux, ni d’une forme de survie à la mort physique. Sa parenté avec l’expérience mystique en fait un objet au-delà du religieux qui nous oblige à y confronter nos conceptions métaphysiques et spirituelles.


Quelles questions pose la NDE (1) aujourd’hui ? Après plusieurs décennies de médiatisation, que savons-nous du phénomène EMI, l’expérience de mort imminente, cet état modifié de conscience si profond et si puissant qu’il laisse un souvenir impérissable à qui le traverse, l’éprouve ? Car c’est une épreuve. Elle est sublime, ineffable, indicible, au-delà des mots et des concepts. Elle laisse émerveillé et décontenancé, perdu et retrouvé à la fois ; elle laisse tellement en décalage avec les « valeurs » de notre civilisation, nos modes de vie, que plus d’un « expérienceur » (2) peine à retrouver, sinon sa place, au moins une place parmi les prétendus-vivants.
Gurdjieff disait que nous dormons, somnambuliques et quasi déjà-morts. L’EMI est un éveil, comme les autres états modifiés de conscience profonds. Un éveil à une autre réalité qui « dépasse » de tellement loin celle-là, l’ordinaire, qu’elle la transcende naturellement, évidemment. Elle transcende l’espace et le temps, nos modes de perception, d’analyse, de connaissance… C’est une évidence y compris à qui n’y « croyait » pas, avant. Et la première difficulté sera de mettre tout cela en mots, car c’est forcément une trahison.
Ayons le courage, à partir de ce que nous pouvons en savoir et en comprendre, de l’extérieur, de regarder en face ce qu’interroge en nous cette « expérience », et les raisons de sa difficile intégration dans nos modèles.

Là où les états modifiés de conscience, ou EMC (rêve, hypnose, transe, méditation, etc.), posent la question de la nature de la conscience, sa relation à cette interface ou ce générateur que serait le cerveau, l’EMI va quant à elle plus loin en posant clairement la question de la nature spirituelle de cette conscience, et donc de l’homme. Car l’expérience est profondément et essentiellement spirituelle, ou mystique. En aucun cas en revanche on ne peut la qualifier d’expérience religieuse. Il s’agit là d’une nuance d’importance, étant précisé que la notion de mystique dépasse celle de religion. Ainsi une expérience mystique peut se dérouler dans un cadre religieux ou non.
On peut en effet rapprocher l’EMI des états d’extases mystiques, mais outre qu’elle est bien plus rare, l’extase survient dans un contexte de foi religieuse profonde alors que l’EMI arrive à des gens, a priori, « ordinaires ». L’extraordinaire commence alors qu’ils sont inconscients, en état de mort clinique et/ou cérébrale…
Voyons d’abord en quoi l’EMI interroge notre connaissance et surtout notre conception de la conscience, avant d’adresser le point, ô combien plus délicat, de la composante profondément spirituelle de l’expérience.
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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Ven 26 Oct 2007, 15:31


HORS DU CORPS: UNE AUTRE DIMENSION?

Cette conscience, qu’est-elle ? Passons les définitions académiques pour s’accorder sur des choses simples, disons de première analyse.La conscience est la somme de ce par quoi nous sommes présents au monde ; la somme de nos sensations, perceptions, émotions et pensées. Le tout interagissant sans cesse, et les auteurs s’entendent pour y ajouter ce qui fait également notre identité mais qui reste méconnu : l’inconscient. Le choix des mots prête à confusion mais disons que le terme d’inconscient s’oppose alors à conscient et non à conscience.
Lors d’une EMI ou d’un phénomène du même type, le « sujet » - nous verrons que ce terme devient inadéquat – se découvre d’abord « hors de son corps ». C’est-à-dire qu’il perçoit la scène dont il est le protagoniste – inconscient en apparence et donc passif - depuis un point de vue extérieur à son corps, au-dessus de celui-ci, généralement au plafond s’il est à l’intérieur d’une pièce. Il a parfois même du mal à réaliser que ce corps est bien le sien, tant il se sent littéralement « détaché » ce cette contingence physique, alors même qu’il semble conserver toute son intégrité psychologique. Il est alors conscient et lucide, dans une situation « normale » dont il mesure peu à peu l’étrangeté. Cette première impossibilité relativement à la conception en vigueur, ne doit cependant pas retenir à elle seule l’attention, car il y a bien plus, même à ce stade…
Les centaines de témoignages recueillis, analysés, décortiqués par des professionnels de santé, des universitaires, anthropologues, psychologues, etc., ont permis de dégager les traits communs, et les « variables ». Un de ces éléments récurrents et qui mériterait à lui seul une très longue analyse, c’est le rapport au temps… et à l’espace. C’est simple : ils n’existent plus. La conscience (qui est alors un « point de vue ») se trouve « en tous points de l’espace » simultanément et le temps ne s’écoule plus, comme figé. En outre, le « champ de vision » s’étend sur 360° et certaines images apparaissent comme inversées ! Il est bien connu que de nombreux psychotropes et hallucinogènes altèrent notre perception de l’espace et du temps, c’est également le cas dans certaines pathologies, les « psys » ont donc eu tôt fait de ranger l’EMI parmi les « désordres mentaux» (de mental disorder), dans la case des psychoses hallucinatoires de type dissociatif… La situation a légèrement évoluée depuis et l’EMI n’est plus classée parmi les états pathologiques.
En effet, dans l’EMI les perceptions ne sont pas altérées, elles sont au contraire parfaitement claires, plus que jamais en l’occurrence, et bien que les règles soient totalement modifiées. Ainsi, tout se passe comme si la conscience évoluait alors dans une « dimension supplémentaire » à nos quatre dimensions habituelles (trois dimensions spatiales plus une temporelle). Je ne saurais conseiller meilleure lecture à ce sujet que la présentation de cette hypothèse par le Dr Jean-Pierre Jourdan qui en est l’auteur (3). En résumant grossièrement, l’exercice intellectuel requis est une analogie avec le passage d’une perception 2D à une perception 3D. En effet, imaginons la perception qu’un être à deux dimensions – comme un ver infiniment plat - a d’une feuille de papier (infiniment fine) sur laquelle il se trouve : il doit l’explorer dans sa totalité pour en percevoir tous les points, les uns après les autres. Mais si ce ver s’élève dans la 3ème dimension, et donc perpendiculairement à la feuille, il perçoit tous les points de la feuille, simultanément.
Un esprit cartésien se trouve à ce point déjà bien déconcerté ; ça se complique pourtant singulièrement avec notre 4ème dimension, le temps. En effet cette hypothétique dimension supplémentaire (la 5ème) englobe aussi le temps, de sorte qu’il devient une simple dimension spatiale de plus, une « ligne » que la conscience peut parcourir instantanément.
C’est d’ailleurs ce qu’elle fait – vers le passé – à travers l’épisode de la « revue de vie », une autre composante majeure de l’expérience. La personne voit alors sa vie défiler, dans tous ses détails, mais – lui semble-t-il - instantanément ! Moins fréquents sont les témoignages mentionnant une perception d’événements futurs…
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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Ven 26 Oct 2007, 15:32


PAR-DELÀ L'OBJET ET LE SUJET

Mais non contente de se « situer » hors espace-temps, la conscience est capable de bien d’autres prouesses.
Les chausse-trappes de l’interprétation sont multiples, aussi il faut tâcher de coller d’aussi près que possible aux témoignages eux-mêmes. Un autre élément très troublant que l’on retrouve dans nombre d’entre eux, est la capacité de la conscience à s’identifier à ce qu’elle observe, de sorte « qu’on devient ce que l’on observe », de là naît la sensation de faire Un avec Tout. Notons au passage qu’il s’agit d’un concept central et fondateur des spiritualités hindouistes et de leurs dérivés.
Une conséquence immédiate est que la notion de perception objective devient caduque : le sujet devient l’objet perçu, il ressent ce que l’objet ressent (s’il s’agit d’un être vivant), il connaît son histoire, il peut percevoir sa forme jusque dans les moindres détails, y compris microscopiques, puisque la perception change tout aussi aisément d’échelle, vers l’infiniment petit ou l’infiniment grand... Il faut là aussi noter une analogie forte avec certaines descriptions de transes ou d’états méditatifs au cours desquelles le « voyageur » accède aussi bien aux confins de l’univers qu’à la structure intime des atomes, ou encore pénètre l’esprit d’un animal au point de devenir celui-ci.
Il est fondamental d’insister sur cette abolition du rapport sujet/objet. En effet, le sujet étant la conscience et cette dernière incluant l’inconscient, l’ensemble des « perceptions » dont l’expérienceur se souviendra ensuite, mêle des éléments objectifs (perceptions d’objets réels, lecture de mots et de chiffres) à des éléments dits subjectifs, dans lesquels la personne projette son « moi », et en particulier ses peurs et fantasmes.
Il faut ajouter dans la part objective de la perception, la possibilité maintes fois évoquée de pouvoir lire les pensées des personnes présentes. De nombreux témoignages ont permis d’établir qu’il y avait eu acquisition d’information réelle par le biais d’un moyen non conventionnel.
On est déjà submergé par tant d’impossibilités relativement au modèle matérialiste, mais jusqu’à quel point ce modèle est incomplet ou même faux, cela est incommensurable.
Convenons que le terme « hallucination » appliqué à ce genre de phénomène, est non seulement un raccourci simpliste, mais surtout ne dit rien du ou des mécanismes en jeu, et réfute purement et simplement l’aspect objectif des perceptions au motif que ces témoignages, même dûment étayés, recoupés et enquêtés, ne constituent pas une Preuve au sens scientifique. Un témoignage ne sera au mieux qu’une « preuve faible ».
Pour autant, si l’on s’en tient aux définitions, est objectif ce qui est « hors de l’esprit », ce qui est identique quel que soit l’observateur. Or on a dans l’EMI des constantes identiques quel que soit le témoin et c’est précisément ce qui valide l’expérience comme objet scientifique. Nous verrons que la difficulté à « considérer » scientifiquement un tel objet provient de la composante essentiellement spirituelle de l’EMI.

Les rares fois où des expériences scientifiques ont pu être menées sur ces « sorties du corps », avec des résultats inégaux mais bel et bien des cas de perceptions avérés (4), il s’est trouvé des incrédules mal inspirés pour faire l’hypothèse que les informations avaient pu être obtenues par « voyance ». N’est-ce pas là un faux problème ? Si la conscience peut d’une manière ou d’une autre s’extraire de l’espace-temps, s’affranchir de ses contraintes, n’est-il pas logique de faire l’hypothèse que les phénomènes de voyance, pré et rétro-cognition, procèdent des mêmes mécanismes que ceux mis en jeu lors d’une sortie du corps ?

Pour être convaincu que la conscience est d’une nature bien plus vaste que la conception matérialiste en vigueur, l’indécrottable sceptique devra en faire l’expérience directe, par lui-même, la seule qui vaille d’ailleurs. Bergson enjoignait à croiser les résultats de l’approche objective de la science et ceux de l’exploration subjective du mysticisme. Mais on peut aussi tenter d’objectiver l’expérience mystique, en partie seulement. Le raisonnement qui intègre les limites de sa propre objectivité reste valide jusqu’à devoir céder la place à l’autre mode d’appréhension du monde : l’expérience directe, analogique. C’est le propre de la méditation dont l’objet est d’accéder au « sans-forme », pure conscience sans mots ni images, et ce par la mise en sommeil des sens, des émotions et des pensées. En parvenant ainsi à s’observer lui-même, le méditant constate que ce qui observe est alors son « esprit », son essence-même, mais gardons ici le terme conscience entendu comme dépassant et englobant le concept de « moi » ou d’ego…

suite
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MessageSujet: L'euthanasie   Sam 22 Mar 2008, 11:56

Il est beaucoup question du cas de cette femme, gravement atteinte d'une maladie incurable, et qui sollicitait de la part du corps médical, son assistance pour mourir dignement et volontairement, devançant ainsi une fin inéluctable et génératrice de grandes souffrances.

Le cas de conscience posé par cette malade est le sujet de nombreux débats et polémiques sur la justification de la pratique de l'euthanasie dans des cas considérés comme extrêmes.


Il me semble que ce sujet est révélateur avant tout, de notre profonde attitude face à la mort, de la compréhension que nous en avons et des croyances qui y sont attachées.

La gravité du sujet, et les émotions diverses qu'elles déclenchent, ne sont-elles pas les reflets de toutes nos interrogations vis-àvis de la mort, et de ce qu'elle signifie pour les uns, et ce qu'elle symbolise pour les autres?

Quelqu'un a-t'il pu penser un jour que la mort pouvait être un évènement joyeux, un évènement à célébrer? que nous pouvions la fêter pour ce qu'elle incarnait en tant que libération, détachement de la matière, et retour à notre véritable nature ou essence?

Si l'on en croit les témoignages de ceux qui ont vécu une expérience d'EMI (expérience de mort imminente) encore appelée NDE ( near death expérience), le passage de l'autre côté est vécu comme un intense et vibrant moment de bonheur total, de fusion complète dans l'amour universel.

Tous, quelle que soit leur situation présente sur terre, conservent la nostalgie de ce bonheur parfait, et de la perfection ressentie alors.
Nombreux sont ceux qui ont exprimé le désir de rester "là-bas" et de ne plus revenir ici bas, malgré toutes les obligations qui les attendaient de ce côté-ci du voile.

C'est pourquoi,la mort, les problématiques d'euthanasie, les souffrances engendrées par le décès d'une personne aimée, ne paraissent que les conséquences de notre profonde méconnaissance, de l'ignorance de Qui nous sommes vraiment, et de ce qui nous attend, une fois le portail de la mort franchie.

Le débat qui nous anime ici, n'est-il que le faux problème de notre perspective actuelle sur la mort, sur sa véritable signification, et sur la compréhension que nous avons, du monde dans lequel nous vivons, et de la place que nous y occupons?

Il représente aussi pour moi, la profonde carence dont fait preuve l'ensemble du corps de santé, dans un domaine où, de l'esprit à la lettre, il ne manifeste que sa connaissance imparfaite de la lettre, et sa totale ignorance de l'esprit.

Je demande d'avance pardon à ceux que mon discours pourrait déranger, et dont les croyances ne résonneraient pas avec la teneur de mon message.

Bien amicalement,

Michel
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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Dim 23 Mar 2008, 02:56

Bonjour Djehouti,

cela ne se sait pas mais l'euthanasie est déjà répandue
dans certains hopitaux(et ils sont nombreux)mais d'une
manière "très discrète".La décision est demandée par
les familles des malades qui n'en peuvent plus de
voir souffrir leurs parents proches
comme cela existe
principalement dans les phases terminales de cancers.

Et cela se pratique"en toute discrétion" je precise entourage familial et équipe médicale se concertent alors pour prendre la décision
d' abréger les souffrances.
Cela s'est passé pour mon papa en 1990
Pour mon oncle quelques années plus tard,
et ce fut une "délivrance" pour tout le monde.

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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Mer 26 Mar 2008, 15:35


bonjour,
Djehouti ,j ai mis du temps pour te répondre parce que...


Citation :
Si l'on en croit les témoignages de ceux qui ont vécu une expérience d'EMI (expérience de mort imminente) encore appelée NDE ( near death expérience), le passage de l'autre côté est vécu comme un intense et vibrant moment de bonheur total, de fusion complète dans l'amour universel.

Tous, quelle que soit leur situation présente sur terre, conservent la nostalgie de ce bonheur parfait, et de la perfection ressentie alors.
Nombreux sont ceux qui ont exprimé le désir de rester "là-bas" et de ne plus revenir ici bas, malgré toutes les obligations qui les attendaient de ce côté-ci du voile.

...ce n'est pas tout à fait ma perception ,ni ce que j'ai vécu dans deux cas de NDE...bien différentes!(l'une s apparente à ce que tu décris,l'autre pas)

" je n'ai jamais pu en parler et à ce jour et je n'ai pas trouvé de témoignages écrits qui corroboreraient mon "expérience".
Je t'avoue que si V ne m avait pas "interpellé" sur ce sujet le mois passé, si Marie n avait pas posté un texte aussi aujourd' hui,ainsi que d'autres sur un autre forum ami,j e n écrirais pas ce qui suit.
je témoigne de quelque chose qui m'est très personnel et qui je l' espère ne vous choquera pas...

Lumière Divine? oui,mais/et!

Il y avait lors de ma deuxième NDE, en effet une lumière ,attirante, éblouissante et presque impossible de résister à cet attrait...
cependant quelque chose n'était pas en" harmonie"...
un truc étrange, faux , pas juste qu 'intuitivement j'ai apparenté à une mort "programmée" et "assistée" pas normale!

après l'attrait de cette lumière"métallique" et une espèce de nausée ,vient un grand doute...
comme si on voulait me happer...me voler une part de moi..
j'étais dans une espèce de vide et pas du tout sereine...
j'ai vu des "gens ombrés" comme dans les ombres chinoises qui voulaient m'attraper, me toucher...j'étais au centre" d un tube " en forme d'octaèdre de matière style cellophane qui était en mouvement..ce fût étrange...
ce que je sais c'est que j'ai décidé alors de revenir ...
une semaine pour réintégrer mon corps a été nécessaire"


je ne commente pas ici ton avis sur l'eutanasie, c'est un sujet qui me touche en effet de très près depuis et ma perception /vision de la mort et de la vie sont bien différentes aujourd'hui!
en ps ce film que j'ai vu quelques années après et qui m'a beaucoup touché:
"Au delà de nos rêves"
lien restauré[/b]

Au-delà de nos rêves (1) - Film (Français-French ...
Extrait du film "au-delà de nos rêves" réalisé en 1998 par Vincent Ward, avec Robin Williams. Ce film a reçu l'oscar des meilleurs effets spéciaux.
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MessageSujet: La vie après la vie existe...   Mar 08 Avr 2008, 02:03

La vie après la vie existe...




Jean-Jacques Charbonier (Médecin anesthésiste réanimateur) L'Après-Vie existe (49:09)

La vie ne s’arrête pas au moment de la mort. "L’après vie" existe ; c’est la conviction de Jean-Jacques Charbonier. Si cette certitude acquise au fil du temps ne se démontre pas, elle peut du moins, se partager. Bien que de formation scientifique, et exerçant une spécialité médicale très technique comme peut l’être l’anesthésie réanimation, il pu finalement admettre que la mort n’est qu’un passage obligé vers une destination inconnue. Tout ce qui existe n’est pas nécessairement expliqué ou explicable. En revanche, ce n’est pas parce qu’un phénomène paraît illogique ou aberrant qu’il faut nécessairement nier une existence, et à mon avis, c’est faire preuve d’un sérieux manque d’humilité que de vouloir prétendre le contraire. Puisse son témoignage redonner espoir à ceux qui l’ont perdu en offrant la certitude d’une éternelle survivance.

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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Mar 08 Avr 2008, 04:29

Merci Serena , j'ai visionné au complet , très intéressant, et donne en effet de l'espoir, nous avons nos propres croyances sur le sujet dû à toutes les histoires de fin de vie familiale ,je me souvient que ma mère dans son agonie avait pendant 2 jours raconté sa vie et parlait avec tous ses frères et soeurs décédés depuis plusieurs années dont son père depuis 50 ans...elle leur disait je fais ma valise et je m'en viens...tu as encore ta belle barbe blanche..etc...
:nnn: Jonquille
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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Mer 09 Avr 2008, 09:51

Autre témoignage:

Voyage à travers la lumière -
mellen-thomas benedict


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


partie 1:

En 1982, Mellen-Thomas Benedict, caméraman de cinéma, était atteint, selon le diagnostique médical, d'un cancer incurable. A son « décès », il connut une expérience de mort imminente (EMI/NDE) qui dura 90 minutes, pendant lesquelles il expérimenta les effets classiques des EMI avant de retourner à la vie. Cet épisode pourrait être expliqué de façon scientifique, excepté un détail : lorsqu'il revint à la vie, son cancer « incurable » avait totalement disparu.

En 1982 je suis mort d'un cancer en phase terminal. Il était inopérable et toutes les chimiothérapies possibles m'auraient laissé comme un légume. On me donnait six à huit mois à vivre.

J'avais eu accès à des informations terrifiantes dans les années 70 et j'avais commencé à devenir incroyablement sensible aux problèmes nucléaires, écologiques et autres. Or, comme je n'avais aucune base spirituelle, je commençai à croire que la nature avait fait une bêtise et que nous étions probablement un organisme cancéreux pour la planète. Je ne voyais aucune solution à tous ces problèmes que nous avions créés nous-mêmes. Je percevais tous les humains comme un cancer et c'est ce que j'ai récolté.

C'est ce qui allait me tuer. Faites attention à votre façon de voir le monde. Il se retourne contre vous, particulièrement si c'est un point de vue négatif. Le mien l'était vraiment et il me conduisait directement à la mort. J'essayais toutes sortes de méthodes de guérisons alternatives, mais aucune ne m'aidait.

Je fus donc déterminé à chercher ce qu'il y avait réellement entre moi et Dieu. Parce que jusqu'ici je n'avais pas jugé bon d'avoir affaire avec Lui. A l'époque, j'étais très éloigné de la spiritualité. Je commençai mon parcours en étudiant les spiritualités. Je décidai de lire toute la littérature sur ces sujets, parce que je ne voulais pas être surpris en arrivant de l'autre côté. J'ai donc lu tout ce qui se rapportait aux diverses religions et philosophies. C'était très intéressant et cela m'a donné l'espoir qu'il y avait quelque chose de l'autre côté.

A la fin j'avais une garde malade. Je me souviens de m'être réveillé un matin à la maison vers 4h30 et j'ai su que ça y était. C'était le jour où j'allais mourir. J'ai donc téléphoné à quelques amis et je leur ai dit au revoir. J'ai réveillé mon infirmière. Nous avions passé un accord pour qu'elle me laisse seule au moins six heures après ma mort, car j'avais lu que toutes sortes de choses intéressantes pouvaient arriver après la mort. Et je me suis rendormi.

Ce dont je me souviens ensuite est typique du commencement de la NDE. Soudain, je fus totalement conscient et debout, mais mon corps était couché. Il y avait cette clarté autour de moi. Être hors de mon corps était même plus vivant que pendant la vie ordinaire. C'était si vivant que je pouvais voir chaque pièce de la maison, je pouvais voir le toit de la maison, je pouvais voir autour de la maison, je pouvais voir en dessous de la maison.

Il y avait une Lumière brillante. Je me tournai vers la Lumière. La Lumière était très semblable à ce que beaucoup de gens ont décrit dans leur NDE. Elle était si magnifique. Elle était tangible ; vous pouviez la sentir. C'est très attirant ; vous désirez aller vers elle comme auriez désiré aller dans les bras de votre père ou votre mère idéale.



Comme je commençai à me déplacer vers la Lumière, je sus intuitivement que si je La touchais, je serais mort. Donc, tout en allant vers Elle, je disais « S'il Te plait, attends une minute, arrêtons-nous une seconde maintenant. Je veux réfléchir ; j'aimerai parler avec Toi avant de partir. » A ma grande surprise, à ce moment là, tout s'est arrêté. Car vous avez le contrôle de votre vie après la mort, vous n'êtes pas dans une descente en roue libre.

Ma demande a été entendue et j'ai eu de nombreuses conversations avec la Lumière. La Lumière n'arrêtait pas d'apparaître sous différents visages et formes, comme Jésus, Buddha, Krishna, des mandalas, des images et des signes archétypaux. Je demandais à la Lumière « Qu'est-ce qui se passe ici ? S'il Te plait, peux-tu m'éclairer ? Je veux réellement connaître la réalité de la situation. » Et la Lumière me répondit. Je ne peux pas répéter exactement ses mots, car c'était une sorte de communication télépathique.



Ce que j'ai compris c'est que pendant la NDE vous recevez le feedback ajusté à vos croyances d'avant la rencontre avec la Lumière. Si vous êtes Bouddhiste, Catholique ou Fondamentaliste vous recevez un feedback qui a la forme de votre propre imagerie. On vous donne une chance de l'examiner de plus près, mais la plupart des gens ne la saisissent pas. A mesure que la Lumière se révélait à moi, je pris conscience que ce que je voyais vraiment était la matrice de notre Soi le plus élevé.

Nous avons tous un Soi le plus élevé, c'est-à-dire une partie de notre être qui est une âme supérieure. Elle me fut révélée dans sa forme énergétique la plus pure. On pourrait la décrire réellement non pas comme un tunnel mais bien plus comme une connexion directe avec la Source. La Source à laquelle chacun de nous est connecté. Ainsi la Lumière me montrait la matrice du Soi le plus élevé. Puisque je n'étais engagé dans aucune religion particulière, j'ai continué à m'en nourrir après ma NDE.

Comme je demandais à la Lumière de continuer à clarifier, j'ai compris ce qu'était la matrice du Soi le plus élevé : nous avons un réseau autour de la planète où tous les Soi les plus élevés sont connectés. C'est comme une grande confrérie, un cercle d'énergie subtile tout près de nous, le niveau spirituel pourrait-on dire. Puis après deux minutes j'ai demandé à savoir vraiment ce qu'était l'Univers et j'ai dit : « je suis prête, prends-moi».



Alors la Lumière se transforma en la plus belle chose que j'aie jamais vue : un mandala d'âmes humaines sur notre terre. J'étais encore dans le point de vue négatif au sujet de ce qui arrivait sur notre terre. Alors comme je Lui demandai de continuer à m'éclairer je vis dans ce magnifique mandala combien nous étions merveilleux dans notre essence, dans notre noyau. Nous sommes la plus magnifique des créations.

L'âme humaine, la matrice humaine que nous formons ensemble est absolument fantastique, élégante, exotique, une multitude de magnificences. Je ne peux même pas exprimer comment mon opinion a pu changer à cet instant à propos de l'humanité. Et je m'exclamai : « Oh, Dieu, je ne savais pas comme nous étions beaux ». A tous les niveaux, les plus hauts ou les plus bas, sous quelque forme que vous soyiez, vous êtes la plus magnifique des créations.



Je Lui demandai : « Est-ce que cela veut dire que le genre Humain sera sauvé ? » Alors, dans une explosion de fanfare avec une douche d'étoiles tournoyantes la Grande Lumière me répondit : « Souviens-toi de cela et ne l'oublie jamais : vous vous sauvez, vous vous rachetez, vous vous guérissez vous-mêmes. Vous le pouvez toujours. Vous le pourrez toujours. Vous avez été créés avec le pouvoir de le faire depuis avant le commencement du monde ».

A cet instant ma compréhension s'élargit encore. Je réalisai que NOUS AVONS DÉJÀ ÉTÉ SAUVÉ. Nous étions destinés à nous sauver nous-mêmes comme tout le reste de la création divine. C'est pourquoi il nous est donné une seconde chance. Je remerciai la Lumière de Dieu de tout mon coeur. Je ne pouvais exprimer qu'une totale appréciation « Oh ! cher Dieu, cher Univers, cher Grand Soi, J'AIME Ma Vie. ».



Le Lumière sembla m'aspirer encore plus. C'était comme si je me dissolvais complètement en Elle. Encore aujourd'hui, je ne peux trouver les mots pour décrire cet Amour-Lumière. J'entrai dans un autre royaume, plus profond encore, et ma conscience s'élargit encore et encore. C'était un énorme fleuve de Lumière, vaste et plongé au coeur de la Vie. Je demandais ce que c'était.

La Lumière répondit : « C'est LA RIVIÈRE DE LA VIE, bois jusqu'à plus soif de cette manne liquide ». C'est ce que je fis. Je bus un grand coup et encore et encore. Boire la Vie elle-même ! C'était l'extase !



Alors la Lumière me dit : « Tu as un souhait » La lumière savait tout de moi, tout de mon passé, de mon présent, et de mon futur. « Oui » chuchotai-je.

Je lui demandai de voir le reste de l'Univers, au-delà de notre système solaire, au-delà de toutes les illusions humaines. La Lumière me dit alors que je pouvais aller avec le Fleuve. Je le fis, et je fus transportée NOYÉ dans la Lumière jusqu'à la Fin du Tunnel. Je sentis et entendis simultanément des bourdonnements très doux. Quelle course folle !

Soudain toujours sur ce Fleuve de la Vie, il m'a semblé être propulsé comme une fusée hors de la planète. Je vis la terre flotter au loin. Le système solaire dans toute sa splendeur fendit l'air et disparut. Plus vite qu'à la vitesse de la lumière, le flot me précipita dans la galaxie tandis que j'assimilai plus de connaissances que jamais. Je compris que cette galaxie et toutes celles de l'Univers, débordent de multiples formes de VIE. Je découvris des mondes et des mondes. La bonne nouvelle est que nous ne sommes pas seuls dans l'Univers !


Dernière édition par AMBRE le Mer 09 Avr 2008, 09:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Mer 09 Avr 2008, 09:51

partie 2:
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Tandis que je chevauchai ce fleuve de conscience traversant la galaxie, le fleuve se fractura en terrifiantes vagues d'énergies. Les faisceaux superbes de la galaxie avec toute leur sagesse antique s'enfuyaient. Au début je pensais que j'allais quelque part, que je voyageais. Mais finalement je réalisai qu'en même temps que le fleuve s'élargissait, ma conscience allait s'élargissant pour tout apprendre de l'Univers ! Toute la création se déroulait devant moi. C'était une merveille inimaginable ! J'étais véritablement un Enfant Emerveillé : un bébé au pays des merveilles !

A ce moment précis, je me trouvai dans une paix profonde, au-delà du silence. Je pouvais voir et percevoir le TOUJOURS, au-delà de l'Infini.

J'étais dans le VIDE.



J'étais dans l'avant-création, avant le Big Bang. J'avais dépassé le Début des Temps/le Premier Mot/la Première Vibration. J'étais dans l'Oeil de la Création. C'était comme si je touchais la Face de Dieu. Ce n'était pas un sentiment religieux. Simplement je ne faisais qu'UN avec l'Absolu, la Vie et la Conscience.

Quand je dis que je pouvais voir et percevoir le TOUJOURS, je veux dire que je pouvais expérimenter toute la création se générant elle-même. C'était sans début ni fin. C'est une pensée qui ouvre largement l'esprit, n'est-ce pas '

Les scientifiques perçoivent le Big Bang comme un simple événement qui a créé l'Univers. Durant ma vie après ma NDE je compris que le Big Bang n'est qu'un parmi un nombre infini d'autres Big Bangs créant des Univers indéfiniment et simultanément. Les seules images qui s'en rapprocheraient ici, seraient celles créées par des super ordinateurs utilisant des équations géométriques fractales.

Les anciens savaient cela. Ils disaient que Dieu créait périodiquement des nouveaux Univers en expirant et en créaient d'autres en inspirant. Ces cycles de manifestations furent appelées Yugas. La science moderne l'appela Big Bang. J'étais dans la pure conscience, dans l'absolu. Je pouvais voir et percevoir tous les Big Bangs ou les Yugas se créant et se recréant eux-mêmes. Instantanément et simultanément j'entrais en eux. Je voyais que chacune des plus petites parcelles de la création a le pouvoir de créer. C'est très difficile de tenter de l'expliquer. Je reste encore sans mots à ce sujet.

Il m'a fallu des années pour assimiler cette expérience du Vide. Je peux vous le dire maintenant : le Vide est moins que le Rien, et cependant plus que le Tout. Le Vide est le Zéro Absolu ; c'est du chaos que toutes les possibilités surgissent. C'est la Conscience Absolue, qui est bien plus que l'Intelligence Illimitée.



Le Vide est la vacuité ou le néant entre toutes les manifestations physiques : l'ESPACE entre les atomes et leurs composants. La science moderne a commencé a étudier cet espace entre les particules. Ils l'appellent le Point Zéro. Leurs instruments de mesure sont dépassés. Ils n'ont aucun moyen de mesurer l'infini avec précision. Il y a davantage d'espace zéro dans votre propre corps et l'Univers que n'importe quoi d'autre !

Ce que les mystiques appellent le Vide n'est pas un vide. Il est tout plein d'énergie, une sorte différente d'énergie qui a créé tout ce que nous sommes. Tout depuis le Big Bang est vibration, depuis le premier Mot qui est la première vibration. Le terme biblique « Je suis » porte vraiment un point d'interrogation « Je suis ' Qui suis-Je ' » Ainsi la création est Dieu Se découvrant Lui-même de toutes les façons imaginables, dans une exploration continue et infinie à travers chacun d'entre nous. Je commençais à comprendre, pendant ma NDE, que tout ce qui est, est littéralement le Soi, votre Soi, mon Soi. Tout est le Grand Soi. C'est pourquoi Dieu sait même quand une feuille tombe. C'est possible parce que, où que vous soyez, c'est le centre de l'Univers. Où que soit chaque atome, c'est le centre de l'Univers. Là est Dieu, et Dieu est dans ce Vide.



Pendant ma NDE, quand j'éprouvais le Vide, les Yugas et toutes les créations, j'étais complètement hors du temps et de l'espace comme nous le savons. Dans cet état d'expansion je découvris que la création est Pure Conscience Absolue, ou Dieu, entrant dans l'expérience-Vie que nous connaissons. Le Vide lui-même est dénué d'expérience. C'est la pré-Vie, avant la première vibration. Dieu est plus que la Vie et la Mort. Donc il y a plus que la Vie et la Mort à expérimenter dans l'Univers !

Quand je réalisai ça, j'en avais fini avec le Vide. Je désirai retourner dans cette création, ou yuga. Cela me semblait tout à fait naturel. Alors soudain, je suis revenu à travers la seconde lumière ou le Big Bang, dans un bruit assourdi de bourdonnements. Je chevauchais à nouveau le fleuve de conscience à travers toute la création, et quelle chevauchée ! Les faisceaux de galaxies me pénétraient avec encore plus d'acuité. Je traversai le centre de notre galaxie qui est un trou noir. Les trous noirs sont les traiteurs ou les recycleurs de l'Univers.

Savez-vous ce qu'il y a de l'autre côté d'un Trou Noir ? Nous, notre galaxie, qui a été retraitée à partir d'un autre univers. Dans sa configuration d'énergie, elle ressemble à une fantastique ville de lumière. Toute énergie, de ce côté du Big Bang est lumière. Chaque sous-atome, atome, étoile, planète, même la conscience elle-même est faite de lumière et a une fréquence et/ou une particule. La Lumière est une substance vivante. Tout est fait de lumière, même les pierres. Donc tout est vivant. Tout est fait de la Lumière de Dieu. Tout est très intelligent.



Comme je chevauchais le fleuve encore et encore, je pouvais voir une immense Lumière arriver. Je sus que c'était la Première Lumière ; la Matrice de notre système solaire, notre Soi Lumineux le plus élevé. Alors le système solaire en entier apparut dans la Lumière, accompagné de ces grondement assourdis.

Je pouvais voir toute l'énergie que ce système solaire générait, et c'est un spectacle incroyable, je pouvais entendre la Musique des Sphères. Notre système solaire, comme le font tous les corps célestes, génère une unique matrice de lumière, de sons et d'énergies vibratoires. Les civilisations avancées venant d'autres systèmes stellaires peuvent, comme nous le savons, laisser l'empreinte d'une matrice énergétique ou vibratoire pour marquer leur passage dans l'univers. C'est un jeu d'enfant. Les Merveilleux enfants de la terre (les êtres humains) fabriquent actuellement d'innombrables sons, comme des enfants jouant dans la cour de récréation de l'univers.

La Lumière m'expliqua que la mort n'existe pas. Nous sommes immortels. Nous avons déjà été vivants pour toujours ! Nous sommes une partie de la nature, de ce système vivant qui se recycle lui-même indéfiniment. On ne m'a jamais dit que je devais rentrer. Mais je savais maintenant que je le voulais. C'était simplement naturel après ce que j'avais vu pendant cette expérience de NDE.

En temps humain je n'avais aucune idée du temps passé avec la Lumière. Mais j'avais eu des réponses à toutes mes questions et mon retour était proche. Quand je dis que toutes mes questions avaient eu une réponse de l'autre côté, je veux simplement dire ça. Toutes mes questions ont eu une réponse. Chaque être humain a une vie différente et un lot de questions à explorer. Certaines de nos questions sont Universelles, mais chacun de nous explore d'une façon unique ce que nous appelons la Vie. Car toute forme de vie depuis les montagnes, jusqu'à la moindre feuille de chaque arbre est unique.

Et ceci est très important pour nous dans cet Univers. Parce que Tout contribue au Grand Tableau, à la plénitude de la Vie. Chacun de nous littéralement est Dieu, Dieu s'explorant lui-même dans une Danse de Vie infinie. Votre unicité contribue à l'accroissement du Vivant.



Je revenais à la vie. On ne m'avait jamais dit et il ne m'était pas venu à l'esprit que j'allais retourner dans le même corps. Aucune importance. J'avais une totale confiance en la Lumière et dans le processus du Vivant. Comme le fleuve fusionnait avec la grande Lumière, je demandai seulement de ne jamais oublier toutes les révélations et les sensations que j'avais éprouvées de l'autre côté.

Il y eut un « OUI ». Je sentis comme un baiser sur mon âme.

Je fus entraîné sur le chemin du retour à travers la Lumière dans le royaume vibratoire. Je recevai encore plus d'informations. Je rentrai à la maison et on me donnait des leçons à partir de mon expérience de NDE, sur le mécanisme de la réincarnation. Je recevais les réponses à toutes mes petites questions : « Comment ça marche ? Comment ça peut marcher ?». Je savais que j'allais être ré-incarnée.


Dernière édition par AMBRE le Mer 09 Avr 2008, 10:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Mer 09 Avr 2008, 09:52

partie3:
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La terre est un grand producteur d'énergie et la conscience individuelle en émerge et se développe en chacun de nous. Pour la première fois je pensais à moi comme à un être humain et j'étais heureuse de l'être. D'après ce que j'avais vu, j'aurai été heureuse d'être un atome dans cet Univers. Un simple atome. Car, être une partie humaine de Dieu'' c'est la plus fantastique des bénédictions. C'est une bénédiction au delà de la plus folle projection de ce que peut être une bénédiction. Pour chacun d'entre nous, être la partie humaine de cette expérience est à la fois terrifiante et magnifique. Qui que nous soyions, où que nous en soyions, cinglés ou non, chacun de nous et nous tous, sommes une bénédiction pour la planète, à l'endroit exact où nous en sommes.

Je m'attendais à me réincarner en un petit bébé n'importe où. Mais je reçus une leçon sur l'évolution de la conscience et de l'identité individuelle. Quelle surprise lorsque j'ouvris les yeux, ce fut une telle surprise de retrouver ce corps, d'être de retour dans ma chambre. Je ne sais pas pourquoi bien que je l'ai compris. Quelqu'un me regardait en sanglotant. C'était mon infirmière. Une heure et demie après ma mort, elle avait renoncé. Mon corps était froid et raide. Elle était sortie dans une autre pièce. Quand je me suis réveillé, je vis de la lumière dehors et j'essayais de me lever pour aller vers elle, mais je tombai du lit. Elle entendit un grand bruit et courut dans la chambre pour me trouver par terre.

Une fois rétabli, j'étais très surpris et même terrifié par ce qui m'était arrivé pendant ma NDE. Au début je ne me souvenais pas de tout. Le souvenir me revint plus tard. Je m'échappais de ce monde et continuais à demander « Suis-je en vie ' ». Le monde réel ressemblait plutôt à un rêve. Au bout de trois jours je redevins normal, ma perception était plus claire et cependant bien différente de ce que j'avais toujours ressenti dans ma vie. Je ne voyais plus rien de mauvais chez quiconque comme avant où j'étais vraiment dans le jugement. Avant je pensais que tout le monde était cinglé. En fait je pensais que tout le monde était cinglé sauf moi. Maintenant, je voyais clair.

Environ trois mois plus tard un ami me dit que je devrais me faire examiner, j'y allais donc, et on me fit un scanner. Je me sentais vraiment bien et pourtant j'avais peur d'apprendre une mauvaise nouvelle. Je me souviens de ce docteur dans cette clinique regardant les scanners d'avant et d'après et me disant « Bien, il n'y a plus rien maintenant » Je dis « Vraiment, ce doit être un miracle !» Il dit « Non, cela arrive, on l'appelle une rémission spontanée » Il n'était absolument pas impressionné. Pourtant, c'était un miracle et j'étais impressionné même si personne d'autre ne l'était.

Pendant ma NDE j'étais descendu dans ce qu'on appelle l'Enfer, et c'était très surprenant. Je n'ai vu ni Satan ni le diable. Ma descente aux enfers était une descente dans un monde de misère humaine, d'ignorance, une éternité misérable dans la nuit de l'inconnaissance. Mais chacune des millions d'âmes autour de moi avait une petite étoile de lumière toujours disponible. Mais personne ne semblait s'en apercevoir tant ils étaient consumés par leurs propres chagrins, leurs traumatismes et leurs misères. Mais après ce qui m'a semblé une éternité, je commençais à appeler vers cette Lumière comme un enfant appelle ses parents à l'aide.

Alors la Lumière s'ouvrit et forma un tunnel qui vint droit sur moi et m'entoura de toute cette peur et cette souffrance. C'est cela l'Enfer. Ainsi, ce que nous avons à faire est d'apprendre à se donner la main. Les portes de l'Enfer sont vraiment ouvertes maintenant. Nous allons nous relier, nous entr'aider et marcher ensemble hors de l'Enfer. La Lumière vint vers moi et se transforma en un immense ange doré. Je demandai « Etes-vous l'Ange de la Mort ? » Il m'exprima qu'Il était ma super âme, la matrice la plus élevée de mon Soi : la partie de nous-même originelle. Et la Lumière m'emporta.



Bientôt notre science quantifiera l'esprit. Est-ce que ce ne sera pas merveilleux ? Nous allons bientôt avoir des appareils qui vont être sensibles aux énergies subtiles. Les physiciens font entrer en collision les atomes pour voir de quoi ils sont faits. Ils ont déjà trouvé les quarks et tout ça. Eh ! bien un jour ils vont être confrontés à cette petite chose qui maintient tout ensemble et ils devront l'appeler ?. Dieu. Nous commençons tout juste à comprendre que nous aussi, nous sommes créateurs à mesure que nous avançons. Ainsi que je l'ai compris pour toujours, j'ai atteint durant ma NDE, un royaume dans lequel il y a un point au delà de toute connaissance qui est le commencement de la création du prochain niveau fractal. Nous avons le pouvoir de créer tout en explorant et c'est Dieu lui-même qui se répand à travers nous.

Depuis mon retour j'ai expérimenté la Lumière spontanément et j'ai appris à atteindre cet espace presque à chaque méditation. Chacun de vous peut le faire. Il n'est pas nécessaire de mourir ou de faire une NDE pour y arriver. Nous sommes équipés pour ; nous sommes déjà branchés. Le corps est le plus magnifique Etre de Lumière qui soit. Le corps est un incroyable univers de Lumière. L'Esprit ne nous pousse pas à dissoudre ce corps. C'est pas du tout ça. Arrêtez d'essayer de devenir Dieu. C'est Dieu qui devient vous. Ici et maintenant.

Je demandais à Dieu « quelle est la meilleure religion sur cette planète ? Quelle est la plus juste ? » Le Dieu tout puissant dit « ça m'est égal » Cétait une grâce incroyable. Lorsque Dieu dit « ça m'est égal » j'ai immédiatement compris qu'il n'y avait que nous pour nous en préoccuper. C'est important parce que c'est nous qui avons en charge cette préoccupation. Cela nous importe et c'est là que c'est important. Nous avons l'énergie de résoudre l'équation en matière de spiritualité. Pour Dieu tout puissant, peu importe que vous soyez protestant, bouddhiste ou n'importe quoi. Tout ça ce sont les boutons fleuris d'un même jardin. Je souhaiterai que toutes les religions en soient convaincues et laissent chacun être. Ce n'est pas la fin de chaque religion, mais nous parlons du même Dieu. Vivre et laisser vivre. Chacun a une vue différente et cela embellit le Grand Tableau. C'est très important.

Je suis allé de l'autre côté pendant ma NDE avec un tas de frayeurs concernant les dégâts écologiques, le nucléaire, la surpopulation, la déforestation. Je suis revenu rempli d'amour pour chacun de ces problèmes. J'aime le gaspillage nucléaire. J'aime le champignon atomique : c'est le plus sacré des mandalas qui se soit manifesté à ce jour, tel un archétype. Cet événement, plus qu'aucune religion ou philosophie sur cette terre, nous a tous emportés d'un seul coup vers un nouveau niveau de conscience. Sachant cela nous pouvons peut-être faire exploser la planète 50 ou 500 fois, pour finalement réaliser que peut-être nous sommes tous liés maintenant.

Pendant un moment ils ont du déclencher davantage de bombes pour que cette idée entre dans nos têtes. Puis nous avons commencé à dire « nous n'en avons plus besoin ». En ce moment nous sommes en fait dans un monde plus sécure que jamais et il le devient de plus en plus. Aussi, je suis revenue de ma NDE en aimant les dégats écologiques parce qu'ils nous rassemblent. C'est tellement énorme ! Comme pourrait le dire Peter Russell, ces problèmes sont maintenant « à la mesure de l'âme ». Avons-nous des réponses « à la mesure de l'âme » ' OUI.

La déforestation va ralentir et dans 50 ans, il y aura plus d'arbres sur la planète que depuis longtemps. Si vous êtes écolos, foncez, vous êtes cette partie du système qui devient conscient, allez-y de toutes vos forces, mais ne tombez pas dans la dépression. C'est la partie d'un plan plus vaste.

La terre est dans un processus d'auto-régulation. Elle ne sera plus jamais un lieu de nature sauvage comme elle l'a été autrefois. Il y aura des grandes réserves où la nature sauvage prospérera. Dans le futur les jardins et les réserves seront primordiaux. L'augmentation de la population s'approche de très près du niveau optimal d'énergie nécessaire pour provoquer un changement de conscience. Ce déplacement de conscience entraînera le changement en matière de politique, en matière d'argent, en matière d'énergie.

Après ma mort, mon voyage en NDE et le retour, je respecte vraiment la vie et la mort. Il est possible que nous ayons ouvert la porte sur un grand secret à travers nos expériences de DNA. Bientôt nous serons capables de vivre dans ce corps aussi longtemps que nous le voudrons.

Après avoir vécu 150 ans environ, une intuition de l'âme nous indiquera qu'il est temps de changer de canal. Vivre pour toujours dans le même corps n'est pas aussi créateur que l'acte de réincarnation dont l'énergie serait transférée dans ce fantastique tourbillon énergétique dans lequel nous baignons. En fait nous sommes en train de découvrir la sagesse de la vie et de la mort, et de nous en réjouir. De toute façon, nous sommes déjà en Vie pour toujours.

Ce corps, ce corps dans lequel vous êtes, est vivant pour toujours. Il arrive depuis le Fleuve Infini de la Vie et retourne au Big Bang et au-delà. Dans une énergie subtile et dense, ce corps donne Vie à la prochaine Vie. Ce corps a déjà été en Vie éternellement.

Mellen-Thomas Benedict



Traduction de Michèle T. et Annie A.

Mellen-Thomas Benedict vit actuellement en Californie où il développe, avec beaucoup de succès, des technologies basées sur la lumière à effet cicatrisant, dont la connaissance lui provient, en partie, d'informations qui lui ont été données lors de sa NDE.

Site de Mellen-Thomas Benedict (en Anglais) : mellen-thomas.com





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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Mer 09 Avr 2008, 11:11

merci, ce texte m'a touchée trés profondément dans sa justesse et sa réalité. Quel bonheur de lire tout ceci ....

nous sommes des enfants des étoiles, et nous sommes ces étoiles ... C''est l'essence de ce que je vis ...

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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Mer 09 Avr 2008, 12:01

Je n'avais pas vu ce post, merci pour ces très beaux témoignages !

Morgane

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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Mer 09 Avr 2008, 14:00

Ces textes font du bien ! et l'image de Myriam est superbe!

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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Mer 09 Avr 2008, 18:01

Merci Ambre (et Joss) pour ce merveilleux et réconfortant voyage aux confins de l'esprit et de l'univers...alors qu'on est parfois tenté d'oublier notre glorieuse origine, et donc notre fabuleuse destination...

coeur
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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Jeu 10 Avr 2008, 01:28

Ce témoignage est de toute beauté,,
Un nouvel Espoir,,
Merci Ambre et Joss
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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Lun 14 Avr 2008, 05:51

Merci Ambre pour ton témoignage qui ouvre pour moi une perspective inconnue et qui génère bien des interrogations.

J'ai eu l'occasion d'assister il y a peu, à une conférence du docteur Jean-Jacques Charbonnier sur l'après-vie, et ses constatations en tant que médecins-anesthésiste et réanimateur.

Tous les cas qu'il cite, parlent de ce fameux tunnel de lumière, et aussi d'une rétrospective de leur vie terrestre, jusque dans les moindres détails, avec le sentiment de posséder une conscience capable d'explorer instantanément les moindre recoins de l'univers.

Evidemment, les mots sont insuffisants pour exprimer de tels états.

Je n'ai pas d'avis tranché sur l'euthanasie, je souhaitais attirer l'attention sur des croyances généralisées sur la mort et les idées que l'on s'en fait.

Cependant, au même titre que le droit à la vie, pourquoi n'aurions nous pas accès au droit à la mort? notamment si nous pensons que c'est favoriser, lorsque c'est inéluctable, le retour à la "maison"?
A mon sens, ce serait une décision qui doit appartenir à chacun, dans le total respect de son intégrité.
.
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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Mer 16 Avr 2008, 10:27

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Merci Jonquille pour ton émouvant témoignage!






" L'espace-temps de la mort est une occasion inoubliable d'intimité."
Marie de Hennezel



Les NDE rapportées ici n'ont fait l'objet d'aucune sélection.Ce sont les dix premières expériences qui me sont parvenues lorsque je me suis mis en quête. Elles sont très différentes les unes des autres et font voler en éclats les images d'Epinal de la NDE. Plus de «profil type », finie la NDE idéale en cinq étapes, envolé le système qui, déjà, se figeait dans ma tête. Non qu'il faille brûler ce que l'on a adoré. L'essentiel est sauf. Les chercheurs américains de l'acte II - de Moody à Greyson, en passsant par Ring ou Sabom - n'ont pas travaillé en vain..Nous sommes juste invités par l'évolution normale des choses à sans cesse renouveler notre vision et à refuser de croire que nos filets verbaux auraient réussi à capturer l'indicible comme un gros poisson !
Bien sûr, ces NDE ont quelque chose en commun. Un goût, une lumière, une musique, une présence... L'essentiel !Deux d'entre elles (celles de Michel et de Dovan) ont été recueillies par mon amie Marie Haumont, qui a fondé la section belge de l'lANDS . Toutes les autres viennent des quatre coins de la France et nous ont été racontées, à Jean-Pierre Moreau, grand aventurier devant l'Eternel, et à moi-même. Une seule exception : celle de Jean-Yves Leloup. Le célèbre prêtre-écrivain a décrit la NDE que nous rapportons dans un très beau livre intitulé L'Absurde et la Grâce. C'est d'ailleurs par son récit que
s'ouvre notre arc-en-ciel d'extases aux portes de la mort.

1.Jean-Yves

Arrivé à Istanbul, je tombai gravement malade. On m'a dit par la suite que j'avais dû être empoisonné mais je ne trouve personne à accuser sinon moi-même, qui dans mon indifférence pouvais manger ce qui restait dans les rues après un marché et boire des eaux qui ne coulaient pas toutes de source. Je mangeais si peu qu'à mon avis, c'est dans les eaux sales du Bosphore qu'il faut chercher le microbe fatal. On me trouva dans la rue sans connaissance. Voyant que j'étais européen, on me conduisit dans un hôpital où vivaient encore des médecins et des infirrnières français. Après les examens d'usage, dont un électroencéphalogramme, on me déclara « mort ». Je n'étais pas le premier de ces jeunes Européens qu'on retrouvait ainsi. Drogue, misère, empoisonnement, peu importe, on les déclarait vite morts, et s'ils n'avaient pas de papiers, ce qui était mon cas, on ne tardait pas à les enterrer, ce qui allait être mon cas. On décida néanmoins d'attendre un peu et de m'installer dans une chambre fraîche, à l'écart.
Raconter ce que je vivais alors me semble bien difficile, d'abord parce qu'avec un électro-encéphalogramme plat on ne pense plus, ensuite parce que mon expérience n'a rien de très original lorsqu'on connaît les nombreux récits de Near Death Experience dont on parle aujourd'hui. Je suis toujours étonné de J'abondance d'images et de lumière dont témoignent ces rescapés de la mort. Pour moi ce fut plutôt le vide. Rien, mais j'avoue n'avoir jamais connu un état de plénitude semblable à ce vide, à ce rien. Je vais essayer d'être le plus honnête possible et de décrire avec des mots ce que je sais hors d'atteinte des mots. Les concepts en effet appartiennent à l'espace-temps, et font toujours référence à un « quelque-chose» ou au monde. Or cette expérience ne s'est pas vécue dans notre espace-temps et demeure donc hors d'atteinte des instruments qui y sont forgés. D'abord - fait étrange après tout ce que je viens d'écrire - préparé de toutes sortes de façons, conscientes et inconscientes, et, au moment où «cela» arrivait, je disais non. J'ai peur, et plus je dis non, plus je souffre... quelque chose d'intolérable, une révolte de tout mon corps, de tout mon psychisme, non! Puis, devant l'inéluctable, l'intolérable surtout de la souffrance physique, quelque chose en moi craque, sombre, et en même temps acquièse. A quoi bon lutter? Oui. J'accepte - je meurs.
A l'instant même de ce oui, toute douleur s'évanouit. Je ne sentais plus rien ou quelque chose de très léger. Je comprenais le symbole de l'oiseau dont on se sert pour représenter l'âme. J'étais toujours dans ma petite boîte ou dans ma cage, mais l'oiseau déjà étendait ses ailes, prenait son vol. Sensation d'espace, «horizon non empêché », mais toujours conscience extrêmement vive, lumineuse, que je percevais à la fois dans mon corps l'oiseau sortit de sa cage, sortit du corps et du monde qui l'entourait, l'oiseau avait sa conscience d'oiseau, autonome par rapport à sa cage. L'âme existe bien en dehors du corps qu'elle informe ou qu'elle anime, cela a été rapporté par d'autres témoins. Puis, comment dire? comme si le vol sortait de l'oiseau, un vol qui continue sans l'oiseau et qui s'unit à l'espace. Il n'y eut plus de conscience, plus de «conscience de quelque chose, disent mieux les Anglais), c'était l'espace qui contenait le vol, la cage et l'oiseau, cette vastitude contenait la conscience, l'âme et le corps, ce n'était rien de particulier, de déterminé, d'informe. Cela n'est rien, cela est, c'est tout ce que je peux dire. Pendant ce «temps-là », ou plutôt pendant cette «sortie de temps-là », on préparait mon enterrement. Que s'est-il passé? Je me souviens seulement d'un homme qui a crié en français: « Il n'est pas mort », et on entreprit alors des choses désagréables pour me réanimer. Le vol revint dans l'oiseau, l'oiseau redescendit dans sa cage, l'oiseau suffoquait, il n'arrivait pas à respirer, on lui mit dans les poumons un air qui n'était pas le sien, on transfusa dans les veines toutes sortes de liquides qui n'étaient pas son sang.
Quand il commença à gémir, tout le monde fut rassuré : « Il sort du coma! »
Mon rétablissement fut rapide, personne ne s'en étonna, personne ne me posa de questions. On me demanda quand même qui allait « payer pour ça », est-ce que j'avais une famille, quel était mon pays, pour qu'on prévienne l'ambassade. Je fis le muet (pour le sourd, c'était trop tard, mes yeux avaient répondu...)« Il est muet! » Cela ne surprit personne. « Mais comme tu n'es pas sourd, me dit en début d'après-midi un médecin, je vais t'indiquer par où tu trouveras la porte de sortie. » Je me retrouvai ainsi dans la chaleur d'Istanbul, plutôt bien, je n'ose pas dire «ressuscité », mais c'est là un mot qui par la suite aura pour moi du sens.


Patrice Van Eersel. "Réapprivoiser la Mort" (ed.Albin michel)
(écrit en collaboration avec Jean-Pierre Moreau)

(SUITE)


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MessageSujet: Re: NDE, DEFINITIONS DE LA MORT , l Euthanasie...:Témoignages   Mer 16 Avr 2008, 15:43

Merci Serena pour ce texte



0">En lisant c'est comme si mon esprit était habité par une vague souvenance.... et l'aspiration à retourner dans cet espace au delà de notre réalité....

À travers la quête de l'indicible n'est-ce pas cet état que nous tentons d'atteindre..... n'est-ce pas cette conscience que nous recherchons à retrouver tout en demeurant dans notre état incarné?

L'homme incarné, les pieds au sol s'étire en conscience vers le ciel.
Non pas comme l'oiseau mais comme un ange humain....
Et chacun dans sa propre essence.

Magnifique !!! :aa:
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