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 "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan

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AMBRE

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MessageSujet: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Jeu 21 Juin 2007, 22:34

L'Agenda de Mère





   « L'Homme est un être de transition disait Sri Aurobindo. Cette transition de l'espèce à un autre état est la question de notre temps. C'est cette question même qui est en train d'être de plus en plus martelée à nos oreilles d'hommes civilisés. Car, bien qu'il en semble, nous ne sommes pas à la fin d'une civilisation mais à la fin d'un cycle évolutif.
   « Avec ce qu'elle appelait son Agenda, Mère, la continuatrice de l'expérience de Sri Aurobindo nous livre le document de la prochaine espèce, du prochain état de l'homme sur la terre. »


    « L'Agenda de Mère, plus de 6000 pages en 13 volumes, relate jour après jour, pendant vingt-deux ans, l'exploration de Mère dans la conscience du corps et sa découverte d'un “mental cellulaire” capable de reformer la condition du corps et les lois de l'espèce, aussi radicalement qu'un jour les premiers balbutiements d'un “mental pensant” ont transformé les conditions de l'anthropoïde. »





Ce livre est le premier d'une trilogie...il nous raconte à traversla vie de Mère ses fabuleuses expériences pour la conquéte d'une nouvelle"humanité"...Le livre nous parle du début et des balbutiements de ce qui va devenir une extraordinaire aventure ,la plus grande de tous les temps :l'évolution de l'etre humain...Avec l'aide de la conscience Supramentale , Mère va suivre le chemin qu'ont suivis avant Elle les Rishis védiques et plus récemment Sri Aurobindo.Satprem nous conte avec beaucoup d'émotion et de tendresse les découvertes de Douce Mère.



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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Dim 24 Juin 2007, 22:53

Très très intéressante approche qui rejoint la mienne, à ce qu'il me semble...

J'aurais envie d'insister sur le fait qu'il s'agit en réalité d'un travail de couple (Sri Aurobindo et Mère)...

Sri Aurobindo était à la recherche du "supramental" et de la construction du corps de perfection.

L'accession à l'éternité implique non pas un rejet du corps physique, mais au contraire une totale intégration du corps physique par l'Esprit.

En effet, la densité du corps physique est due à un manque de Présence de l'Esprit. Ce manque de Présence et donc de responsabilisation corporelle doit être suppléée, et elle l'est en fait par la densité matérielle, à savoir une causalité exagérément coercitive. Mais cet état par défaut, par manque de Présence, laisse la porte ouverte aux détériorations corporelles et à la mort car ce n'est pas un état naturel dynamique!

Alors que la Présence totale de l'Esprit au corps (incarnation complète) décharge la densité de son rôle supplétif, et permet alors de vivre un corps libéré du poids et des altérations.


Amitié,

steph
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AMBRE

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MessageSujet: "Le Supramental "?   Ven 14 Sep 2007, 09:51

"Rencontre avec Natarajan"


je vous présente Natarajan,une rencontre exceptionnelle qui m a touché au coeur....et qui nous parle avec simplicité et conviction du "Supramental".

Le Supramental ?

Théorie pour les uns, vision prophétique pour les autres, expérience pour Mère et Satprem, ce mot et cette réalité ont dejà fait couler beaucoup d'encre. Voici une nouvelle pièce à apporter au dossier, je vous fait simplement part des reflexions issues de ma propre expérience supramentale depuis 1977, pour partager l'esprit de verité qui anime nos démarches.



La descente du supramental entre les deux guerres ouvre un nouveau champ de possibilités pour la conscience humaine. Cette opportunité extraordinaire d'évolution révélée sur Terre par Sri Aurobindo et la Mère arrive au moment où une grande inquiétude s'empare des sociétés industrielles concernant l'avenir. Tandis que toutes les idéologies s'effondrent et que la plupart des religions ont perdu leur pouvoir de transformation, la conscience supramentale apparaît comme un pas décisif dans l'évolution de l'espèce humaine.

Information
Natarajan appartient à cette minorité de chercheurs qui est en contact direct avec le Supramental, il est donc disponible aussi bien pour une information sur ce phénomène spirituel inconnu que pour une sensibilisation à ce nouveau passage. Le supramental est une véritable révolution qui montre l'unité transcendante de l'Esprit et de la matière et permet de diviniser le corps à travers le yoga des cellules.


je vais commencer avec son accord par une lettre qui en quelques lignes le présente:

«les principes de la Manifestation»

Lettre du 22 Avril 2007


C'est parce que vivre le supramental est à la fois un défi majeur et une nécessité absolue dans l'avenir que je signe des ouvrages fidèles à une expérience diffcile. S'il m'avait été facile de supporter cette force inconnue, j'aurais sans doute tracé un itinéraire en concluant, «maintenant réjouissez-vous, vous allez peut-être décrocher la lune». Mais il s'avère que ces trente ans d'expériences m'ont appris à passer de l'extase à l'enfer, dans la même journée, des centaines de fois, et que j'écris donc dans une seule optique, faire comprendre les difficultés de la chose, pour aider ceux qui suivront, qu'ils n'abandonnent pas quand tout semble perdu, car c'est là que ça commence.

Pour le moment, c'est un guerrier qui parle, qui, sans être désabusé, décrit le front pour ceux qui prétendent vouloir s'y rendre, en bons petits soldats de la lumière. Peut-être croyaient-ils que c'était un front imaginaire, et que le Divin leur distribuerait des satisfactions énormes en échange de leur engagement. Peut-être pensaient-ils que le supramental n'était qu'un soi amélioré, avec félicité perpétuelle garantie sur facture, vite poussons la porte et ronronnons à tout jamais. Que nenni. Ceux qui ne le connaissent pas en parlent avec des effets de manche mirobolants, l'œil gourmand, mais le très petit nombre qui en fait l'expérience directe présente la chose autrement: difficult de chez difficult. Il est donc prévisible que les lâches rejettent les vrais témoignages pour s'en tenir à des paroles fleuries, d'imposteurs, de fabulateurs ou d'exaltés, de truqueurs qui nomment «supramental» ce qui leur passe par la tête, ça ne mange pas de pain et cela leur permettra de tourner en rond, ou en cage, dans leurs rêves dorés, tandis que les autres, que je me permets de choisir avec mes livres dénués de toute complaisance, s'engagent à comprendre les premiers témoins, avec humilité, circonspection, et détachement. Comme le disait si bien Mère, «ils ne veulent pas d'un Dieu qu'ils ne peuvent pas berner».

Je veux qu'il soit bien entendu que je ne réglemente en rien l'accès au soi ou au supramental, et que je livre des textes issus de ma seule expérience. C'est le Divin qui possède les vrais critères et non moi-même. Mais il est peu probable que je sois arrivé par hasard à l'illumination en 74, et par hasard au supramental en 77. Il m'appartient donc de témoigner, de m'exprimer, d'avancer quelques certitudes tout de même, au risque de généraliser, sur tous les thèmes qui ont été au centre de mon existence.

1/ «La racine de l'éveil» constitue un hommage fervent au soi impersonnel, qui, par son détachement, permettra aux évoluteurs de supporter le supramental physique. Il est vraisemblable que cette réalisation demeure pérenne, même pendant le règne supramental, puisqu'elle rend infiniement passif et prépare donc l'instrument à recevoir, sans le filtre des attachements ni de la volonté personnelle. C'est, pour ma part, une erreur de chercher un raccourci supramental, en sautant à pieds joints au-dessus de la spiritualité classique et authentique, comme si le Divin faisait table rase. Ce n'est pas cela du tout. Le supramental dépasse tout, mais ne dément rien de la spiritualité pérenne. Le soi trouve une autre place, sans rien perdre de ses qualités. Il faudra donc le trouver, après ou avant le contact supramental, pour rester homogène.

2/ «Guérir par l'éveil» est un ouvrage essentiel pour comprendre la résistance du subconscient, à la quête et au supramental, et je l'ai écrit à la fin d'une longue convalescence, il n'est peut-être pas très «chargé» de joie, mais annoncer qu'il faut «descendre au charbon» fait partie de mes prérogatives, car c'est tout simplement la vérité nue de l'expérience spirituelle, et l'adversaire est nommé. Ce qui peut l'affaiblir.

3/ La «méditation quantique» est pour moi un petit bijou ciselé, que j'offre à l'intelligence suprême, que j'ai toujours aimée avec passion, et bien que je doute que les techniques puissent avoir des résultats tangibles dans l'ordre spirituel, elles en ont d'immenses dans le domaine psychologique. Un investissement libre, gratuit, désintéréssé dans la pratique évoquée peut être une source d'éclaircissement intérieur. Comme l'œuf de Colomb, il fallait y penser, à ce diagramme absolu, mais je précise un point important, la méditation quantique se pratique dans la désinvoture, même en cas d'urgence. Je déconseille fortement de «tirer la force» en ce moment, surtout dans le mystère 2, car de «drôles» d'entités, jeunes gens, n'attendent que ça pour s'incruster sur votre cervelet. Attention, ne mélangeons pas tout, la méditation quantique est un outil, fourni avec mode d'emploi, mais il est facile de s'imaginer que c'est plus ou moins que ce que c'est réellement, et, une fois de plus, vous serez renvoyé à vos attentes grasses, à votre attachement au fruit des œuvres, si vous voulez «l'exploiter» d'une manière pragmatique. Ce n'est pas du développement personnel.

Le supramental se manifeste de lui-même, il entre sans frapper, et n'entend pas les coups de sonnette, ne forcez pas. Désinvolture, désinvolture, et désinvolture, mais de la vraie, sérieuse et sans coquetterie, un avant-goût, donc, du détachement.

C'est un complément aux rencontres sur ce thème, la méditation, expérimentée plusieurs fois sur trois ans, et j'admets que cela fonctionne d'une manière différente pour chacun, très différente, puisque, justement, le diagramme originel très simple contient tous les possibles, et donc, tous les cas particuliers.. C'est une mine inépuisable de petites prises de conscience. C'est un feng shui pour aider le cerveau à faire son boulot, le pauvre, depuis qu'il se coltine le mental en plus du reste, il est débordé....

4/ «Eveil et philosophie» est un pied-de-nez sans méchanceté aux «acharnés» du mental, qu'ils souffrent donc davantage les bougres de s'imaginer mettre le monde en «représentations», ou bien qu'ils en profitent pour lâcher, dans l'aveu qu'ils peuvent «laisser faire» cette intelligence dont ils s'emparent vainement avec les prétentions de leur petit moi à refaire le monde avec des jugements. J'aime les intellectuels, qu'ils ne m'en veuillent donc point de m'exprimer sur le mental et son emploi. Chacun peut dire ce qu'il veut là-dessus - le rôle de la pensée, c'est la règle du jeu, le mental qui se mord la queue dans la diversité des opinions, les contradictions de ses affirmations, l'arbitraire de ses présupposés. Alors pourquoi pas moi? J'ai adoré penser, avant de voir que cela ne menait nulle part. Et j'avais envie de me soulager, Sartre m'a fait pleurer une heure à grands sanglots quand j'avais dix-neuf ans, sous l'effet d'un excellent haschich «rimbaldien», et Nietzsche m'a envoyé à l'infirmerie à la fin d'une dissertation quand j'étais interne à Nice en Hypokhâgne, je me suis même cru fou pendant quleques heures. L'empathie, c'est plutôt mon fort. Alors quand j'ai lu Yankélévitch à Mayotte, en l'an 2000, j'ai été si touché de voir qu'il y avait encore des «mecs» bons et intelligents qui pratiquaient la philosophie, que j'ai profité des retombées d'un contact avec la Mère divine pour rédiger à la main, à la va vite, ce petit texte, avec un interlocuteur factice, comme faisait tonton Platon, parce que ça permet de déblayer plus vite le terrain d'avoir un contradicteur en face.

Enfin, grâce au web, puisque les éditeurs refusent Natarajan, qui c'est celui-là, je suis convaincu que le titre «les principes de la Manifestation» aboutira là où il peut être utile, et laissera la trace et le parfum du supramental chez toutes sortes de personnes, même peu nombreuses, qu'importe, chez quelques enfants indigo bientôt, chez quelques-uns qui ont besoin de cette confirmation que l'intuition ouvre des espaces infinis, et que l'univers repose sur un ordre qui se dévoile de lui-même, pour qui sait y être attentif. J'ai commencé à écrire cet ouvrage en 1991, à la main, par petites touches, à Sri Lanka, un matin où j'avais l'impression que mon esprit commençait à travailler différemment, naturellement, en voyant tous les aspects des choses sans effort. Puis le livre s'est bâti à différentes reprises, avec parfois deux ou trois ans de jachère, et je l'ai entièrement remanié tout l'été 1999, pour le corriger finalement en février 2007.

J'aime la simplicité, mais non la simplification. Une réflexion sur le corps humain seulement (sans parler des milliards d'ondes mentales possibles), nous met en présence de la complexité: plus de deux cents os, différents appareils qui regroupent plusieurs organes, d'invraisemblables «circulations», du sang, d'énergies, tout un labyrinthe de représentations symboliques inconscientes étagées dans les trois cerveaux, alors oui, j'ai fait le pari de faire aimer la complexité, dans tous ses univers, à tous ceux qui prétendent déchiffrer le réel......pour coïncider avec lui, avec son principe...

P.S Je ne suis pas un marchand d'aurores, mais un spéléologue de la mémoire de l'évolution, et c'est dans ce sens que s'orienteront mes prochains écrits, pour une part. Le supramental peut dissoudre les concrétions des réactions subconscientes, jusque dans leur principe peut-être, individuel et collectif. Il faut continuer l'expérience et voir si le corps résiste. Et être un peu plus nombreux...Cela vous étonne-t-il vraiment que le «prix» d'un tel projet soit si élevé? Et que j'annonce la couleur? Désolé, nous ne marchandons pas. Nous priver d'illusions, c'est le projet du Divin, pour toute l'humanité, encore faut-il l'accepter, c'est-à-dire préférer les vérités qui dérangent aux mensonges qui rassurent. Et dans tous les domaines, tous sans exception.

Autant dire saboter le mental, et ne conserver que l'intelligence de l'amour.


Un peu de chemin ensemble...
Avant de passer à la pratique de la méditation indiquée à la fin du site, je vous propose la lecture de deux ouvrages différents, l'un consacré à la réalisation spirituelle telle qu'elle a toujours été décrite dans les arts traditionnels de l'orient, et l'autre qui est une synthèse de la psychologie moderne issue des explorations que l'énergie supramentale m'a permis d'effectuer dans les mécanismes mentaux et les structures du subconscient. La lecture de ces deux livres, l'un qui rappelle les critères les plus classiques de la recherche spirituelle, et l'autre qui s'avance dans l'inconnu, devrait constituer une preparation utile à la pratique dite des quatre mystères, qui propose une nouvelle méthode de méditation entièrement libre.




Racine de l'éveil
(Les enseignements traditionnels de l'Orient à la lumière du Supramental)

Guérir par l'éveil
(Traité d'alchimie spirituelle)

http://www.supramental.fr/supramental_chemin.php


je remercie Natarajan de sa présence sur Antahkarana et de son autorisation de diffusion de ses textes.
0000


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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Ven 14 Sep 2007, 10:37

Intention de la transmission
Extrait du séminaire fondamental

Les Quatre Mystères. 5 Décembre 2004, Natarajan



Donc, je vais partir de la chose la plus simple qui soit: nous avons l'impression d'être libres et l'usage de la liberté pose des problèmes. A partir de là il n'y a plus que deux solutions: ou on décrète que l'on a soi-même découvert l'usage de la liberté et on oblige les autres à faire comme soi-même ou alors on reste devant ce mystère et on se dit: «ce n'est pas parce que moi j'ai l'impression d'avoir plus ou moins trouvé certaines clés que ça m'autorise à dire aux autres comment il faut faire». Alors là ça devient beaucoup plus compliqué parce que si on a envie de transmettre quelque chose on ne peut plus dire: «faites ceci, faites cela».
Donc je ne suis pas ici ni pour vous ni pour moi, je suis ici pour la terre, parce que c'est la première fois depuis des milliers d'années que la terre se trouve dans une position aussi difficile. Personnellement je n'ai pas grand-chose à me prouver à moi-même et je n'ai pas grand-chose à vous prouver à vous non plus. Seulement, dans la mesure où la conscience divine s'est emparée de ma personne, elle a beau faire le travail qui est le sien je reste quelque part l'individu que je suis et cet individu est un petit peu étonné de la malveillance de l'espèce humaine. Beaucoup prédisent un tas de choses pour les années qui viennent, moi je m'en abstiens. Je dédicace ce séminaire à la terre dans l'espérance que certains d'entre vous trouvent à travers mon discours des moyens peut-être ou des outils pour faire face à ce qui se passe sur la terre, pour y faire face en tant qu'âme et en tant qu'individu. Le résultat de ce travail ne m'appartient pas. Vous n'êtes aucunement obligés de me rendre des comptes sur la méthode que je vais exposer. Vous pouvez la pratiquer une fois et l'abandonner pour le restant de votre vie, ça ne m'affecte absolument pas. Vous pouvez la pratiquer, elle peut transformer votre vie, ça ne m'affecte pas non plus.
J'ai voulu créer un système qui évite les injonctions. C'est à dire les maîtres jusqu'à présent vous disent: «faites ceci, faites cela». Moi, la seule chose que je vais vous demander de faire, c'est de comprendre. Une fois que vous aurez compris le système que j'ai nommé: le système des quatre mystères, il sera à votre disposition. Ca va «booster» certains, d'autres ne vont pas pouvoir y pénétrer, d'autres vont y recourir un certain temps puis l'abandonner pour, peut-être y revenir plus tard. Toutes ces choses là ne m'appartiennent pas. Je vous demande de ne pas transmettre ce système (les documents distribués sont votre propriété personnelle) je ne veux pas que vous en parliez parce que si le système est mal pratiqué il ne peut pas porter de fruits et pour en parler il faut déjà bien le connaître. En revanche, si c'est ma destinée et que le système se développe vous pouvez coopter, c'est-à-dire me présenter des personnes pour ce travail là ou pour un autre travail.
Le travail que je suis en train de faire est donc très très fondamental puisque je vous mets en face de votre propre liberté et j'appuie un petit peu fort là-dessus parce que l'usage de la liberté est rendu difficile par la friction en nous du Yin et du Yang. Cette friction est purement dialectique, c'est-à-dire, en fin de compte, c'est parce que nous avons quelques hésitations, quelques remises en question et, quelques choix à faire que l'on marche. Si l'on marchait sur une voie toujours plane, toujours droite, on finirait par devenir un robot. Donc, la première chose qui fait partie de ma transmission supramentale c'est de reconnaître que l'adversité est un allié. Toutes les personnes qui ne sont pas capables de comprendre que l'adversité est un allié, ne peuvent pas mener la guerre: or comme il n'existe que la guerre, c'est un petit peu ennuyeux! Il n'existe que la guerre et ceux qui fuient cette réalité, on sait ce qu'il leur arrive, ils «rasent les murs», ils répètent les schémas, ils vivent endormis. Donc la guerre, vous choisissez la guerre que vous voulez mener: ça peut être une guerre contre les manipulations dont vous êtes l'objet, ça peut être une guerre pour la lumière, ça peut être toute forme de guerre mais le fait est que si nous ne bénissons pas l'adversité, nous nous plaignons, si nous ne bénissons pas l'adversité, nous nous transformons en victimes. A partir de là le cercle vicieux est amorcé, c'est-à-dire que puisque nous sommes victimes c'est les autres qui ont tort et c'est nous qui avons raison et l'on ne sort jamais de ça.
Donc là, on pourrait dire qu'un des premiers résultats de la pratique des quatre mystères pourrait justement, par cette méthode qui permet de faire le point en permanence sur le lieu où nous sommes, d'éviter de rester dans des sentiments négatifs. Les empêcher, je n'irais pas jusque là. Je crois que ce serait tout à fait naïf et prétentieux de supposer qu'une formule magique va nous dispenser de tomber, de sombrer, d'avoir des contenus de conscience obscurs, pas du tout! En revanche, tous ces contenus de conscience obscurs nous indiquent la voie de leur propre transformation. Autrement dit, il n'y a que dans des moments particulièrement lourds que l'on peut s'autoriser à être terrassé, on peut le dire mais ça arrive d'être terrassé! Il faut l'accepter, on va pas claquer des doigts et dire: «Demain ça ira mieux!». On peut essayer des techniques soit-disant de positivisme, etc. Donc je ne suis pas là pour vous remettre «clés en main» un système d'évitement du non-gratifiant, je laisse ça aux animateurs de développement personnel.
La souffrance fait partie de notre voie, non pas dans le but de la conserver, non pas non plus dans le but d'en faire un faire-valoir comme certains essaient de nous le montrer. La souffrance est un signal d'alarme. Bon, on souffre, ok, et la souffrance est accueillie. L'idée de rejeter la souffrance à la périphérie de soi-mème ne fait que la faire revenir quand les mêmes occasions se représenteront (ça quand on connaît un peu l'astrologie, ça, on voit que ça arrive.). On arrive à refouler un problème, «à mettre la poussière sous le tapis» et un jour ou l'autre cette chose là revient. Donc la souffrance va nous tomber dessus et alors? Qu'est-ce qu'elle aurait de si terrible? Le fait est qu'elle est là. Donc, je ne veux pas non plus entrer dans un système assez pernicieux où en se disant qu'on mérite la souffrance on va mieux s'en dégager. C'est également stupide, ça peut s'appuyer sur des vieux systèmes génétiques judéo-chrétiens, des choses qui sont dans nos gènes, et donc non content de souffrir on se flagelle un peu plus de souffrir. C'est pas ça non plus! Donc accueillir la souffrance ça ne veut pas dire non plus qu'on va forcément la légitimer, ça veut dire qu'on va reconnaître qu'elle est là et, si on est lucide et sincère, on va quand même découvrir la cause, et à défaut de découvrir la cause, on peut aussi essayer d'en sortir. Donc ce qui devient très agréable c'est de se maintenir dans une vitesse de croisière de notre personnalité, de notre mental, qui est suffisamment neutre pour absorber les chocs sans dramatiser, par exemple, mais en voyant ce qui se passe à l'intérieur de nous, on le voit ce qui se passe à l'intérieur de nous, ça on ne le nie pas, on peut absorber les chocs. Ce qui se produit par la suite devient très très très agréable puisqu'on peut se remettre en question sans effort.
On peut donc déjà considérer aussi que si vous réfléchissez sur le système des mystères ou si vous le pratiquez, vous aurez l'occasion d'aimer vous remettre en question. Ca, c'est quelque chose de merveilleux et ma théorie personnelle c'est que si l'on parvient à se remette profondément en question, tout le temps, on peut de plus en plus absorber les conflits et y faire face sans violence, sans haine. Seulement la manipulation dont nous sommes l'objet est très profonde. Donc je vais vous rappeler en gros comment cette manipulation s'effectue: Elle s'effetue déjà à travers les planètes, c'est-à-dire en termes concrets et pratiques que l'on peut transformer les tendances de notre horoscope. Je ne dirai jamais assez ça. Donc je suis contre l'astrologie telle qu'elle est pratiquée à l'heure actuelle et il y a même que peu d'astrologues humanistes qui vont aussi loin que moi. On n'a pas à s'identifier outre mesure à son thème natal. C'est un réseau de forces qui nous conditionnent parce que nous sommes montés de la nature. Nous incarnons quelque chose dans l'univers qui est tout à fait exceptionnel qui est la rencontre de la vie et de ce qu'on pourrait commencer à appeler la conscience. Donc je suis très heureux quand je rencontre des personnes qui ressentent l'extraordinaire qualité du fait d'exister parce qu'il y a une quantité inénarrable de gens qui ont banalisé l'existence au point de passer à côté du miracle permanent qui est le fait de pouvoir joindre la conscience et la vie. Ceci dit, la conscience en tant que telle sera toujours plus libre, moins conditionnée que la vie, puisque la vie repose sur des systèmes de cristallisation dynamiques, ce qui est un exploit absolument invraisemblable. (Je me souviens d'une expérience où, dans la conscience supramentale, j'ai refait le parcours de l'acte sexuel à la naissance d'un bébé. J'ai vu ça à partir de la conscience supramentale. Un tel résultat en neuf mois, quand c'est vu en dehors de la banalisation de notre mental, du «dessus» ou du «Divin» en quelque sorte, c'est absolument époustouflant. On continue à faire des recherches sur l'embryogenèse, on ne comprend toujours pas vraiment comment les cellules découvrent leur propre place alors qu'elles partent d'un magma indifférencié. Donc si vous aussi vous aimez vous tourner vers le mystère exceptionnel de la vie, il y a des surprises extraordinaires. Toujours est-il que cette vie est quand même profondément codée). Et ce codage nous est utile à certains moments pour un grand nombre de procédures. On va peut être parler de ce codage de la vie dans le mystère numéro 3.
Le codage essentiel qui reste à transcender, à dépasser, c'est la mort physique. Il semblerait que le supramental essaie aussi de s'attaquer au système qui implante le processus de mort dans le corps humain. (Personnellement je me suis battu contre lui en 2001). C'est très profond, c'est très costaud. Il y a un «mental physique» qui est au service de la mort et qui est une abomination contre laquelle je me suis battu, parce que le supramental m'a fait descendre jusque-là alors que c'est un plan normalement qui reste absolument inconscient. C'est très ennuyeux que ce plan reste inconscient, d'un autre point de vue, parce que si nous ne sommes pas suffisamment en harmonie entre nous mêmes et la vie ce mental physique va récupérer les préjudices et les somatiser. Donc, on pourrait dire, même si c'est théorique, que si l'on parvient à se maintenir dans un bel équilibre entre le moi et le non-moi, c'est à dire ce que je donne à la vie et ce qu'elle me donne, les somatisations ont moins lieu d'être. Donc j'en reviens à ce que je disais au début: si nous savons traiter la souffrance quand elle se manifeste, elle va quand même être moins préjudiciable que si elle s'enfonce dans le subconscient, parce qu'en fait c'est ce qu'elle fait. Les préjudices qui commencent à être assez grave fabriquent des mémoires, et ces mémoires ensuite prennent leur propre autonomie et c'est comme cela qu'au bout de dix ans ou vingt ans après un traumatisme on peut déclencher un cancer. Donc effectivement quand on se penche sur le mystère de la vie et le codage de la vie il y a des choses merveilleuses, ce qui nous permet le désir, ce qui nous permet la satisfaction, ce qui nous permet l'empathie, ce qui nous permet l'identité entre le moi et la totalité; mais il y a aussi des choses qui nous dépassent complètement et qui appartiennent à la vie elle-même comme par exemple le codage des maladies psychosomatiques. Donc cette manipulation dont nous sommes l'objet vous êtes tout à fait libres de la regarder, de l'accueillir et de la transformer. Pour n'importe quel type de raison. Chacun etant different, les mystiques comme moi peuvent dire que c'est pour se rapprocher du Divin, d'autres personnes que c'est pour obtenir leur propre intégrité, d'autres c'est parce qu'elles sont amoureuses de la vie et veulent que leur vie soit réussie et belle, je n'ai pas personnellement à indiquer les causes qui sont les vôtres et qui peuvent vous porter à pratiquer un système spirituel ou à faire une thérapie ou à utiliser mes quatre mystères, puisque, je le répète, la fondation de la vie humaine c'est la liberté. Et si je peux vous aider ou transmettre ce qui enracine la liberté en vous, personnellement, je trouve que j'ai fait mon travail parce que, enraciner la liberté ça veut dire cesser d'être manipulé et si on regarde les sources des manipulations, on a un éventail extrêmement large.
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Ven 14 Sep 2007, 10:50

Méditation quantique

Introduction

Le paradigme de la méditation quantique.



Sous prétexte de caractériser la voie qui mène à l'Illumination, confondue avec une connaissance ultime, les voies traditionnelles du passé énonçaient des interdits et préconisaient des comportements obligatoires qui maintenaient dans un registre d'expériences convenues. La méditation quantique propose un balayage exhaustif de notre ressenti, de notre vécu, de notre moi et de l'image qu'il se forme de lui-même, et enfin de notre moi subliminal, la partie la plus profonde de notre être où le Divin exerce déjà son pouvoir, bien que nous n'en ayons qu'une expérience limitée.

L'adepte spirituel qui cherche à adopter une conduite trop précise pour se confronter au mystère de l'existence, finit par déterminer lui-même les vérités qui l'arrangent et les erreurs qui le gênent, et, finalement, son esprit ne s'attaque jamais aux angles morts. Il crée des ornières nouvelles, sans doute supérieures, et invente des œillères plus larges, mais cela est insuffisant pour parvenir à un éveil authentique. Jusqu'à présent, les enseignements traditionnels étaient trop détachés de la vie concrète, à laquelle ils opposaient une «vision», et tout le vécu devait se conformer au moule proposé, de gré ou de force en quelque sorte. Enfermé dans une dogmatique, le moi manipule les critères de la méditation, et en manque le pouvoir absolu. Naturellement, cette attitude n'est pas volontaire, mais voulue par le descriptif de l'enseignement à suivre, qui force le mental à louer certains progrès, et à blâmer certaines habitudes, sans pour autant que le centre de l'esprit, ou sa source, le Soi, ne puisse être atteint, à cause, justement, des dualités perpétuelles qui se font jour entre le cheminement supérieur à suivre et le vécu pétri d'habitudes matérielles.

Le pratiquant de la voie intégrale choisit la méditation cardinale, que nous allons exposer dans ses principes, pour épouser l'itinéraire dépouillé de toutes formes particulières, celui qui s'attache à explorer le réel avant d'en juger les caractères, ce qui ne serait fondé que sur le passé. Mû par une aspiration profonde à participer dans une intégrité suprême à la totalité, le méditant commande à son esprit de ne plus s'emparer de ce qu'il saisit pour l'interpréter comme convenu dans le fil de sa mémoire et de ses préjugés. Il commence à se méfier de la pensée, sans pour autant éprouver pour elle le moindre ressentiment, puisqu'elle fait encore partie intégrante de son être, et qu'il doit la considérer à part entière comme un de ses propres organes. Cette méfiance de principe, détachée et sereine, paradoxale mais qui s'apprend, ouvre sur différents univers qui se manifesteront à travers de nouvelles procédures d'intelligence, le cerveau étant tout à fait capable d'interpréter des modes vibratoires plus subtils que ceux de la pensée qu'il génère, et qui produisent des perceptions nouvelles. Pour donner une image simple, la pensée subsistera, mais elle sera perçue par un autre pouvoir au moment de sa manifestation, une conscience difficile à caractériser et à transmettre, mais qui peut se faire jour de l'intérieur.

Sur ce point, la pratique des quatre Mystères, ou méditation quantique, demeure conforme aux prédicats des enseignements traditionnels de l'Orient. Il s'agit bien de mettre l'individu aux prises avec ses propres représentations, puis de le pousser à voir qu'elles sont issues d'un éventail de conditionnements divers, comme autant de filtres empêchant la saisie de la réalité pure dans le moment même. C'est pour assurer la survie du spécimen humain que le cerveau associe la perception vitale, celle de l'énergie de vie, et la perception mentale (pensées ordonnées) pour permettre au Moi de saisir en permanence les dangers et les opportunités qui l'entourent. L'excessive rapidité de la pensée constitue donc une survivance du monde animal dans l'être humain en quête de son devenir spirituel, la production de la pensée abstraite se tissant instinctivement avec la conscience vitale du corps dans la même résultante, qui renseigne sur l'environnement à chaque instant. Si le chercheur ne convient pas que la pensée l'encombre et se mélange aux sensations, ne reconnaît pas qu'elle est une sorte de prison pour le faire réagir en permanence aux sollicitations du monde extérieur, il ne peut pas aspirer à la vastitude du non-mental, ni pressentir les immenses satisfactions que la conscience peut éprouver quand les intuitions supérieures enchaînent les perceptions d'une manière entièrement nouvelle.

Certes, l'exploration du Moi ne guide pas par principe vers le bleu, la nacre et l'or des horizons spirituels avant de plonger le sujet dans la structure du subconscient, où le rouge de la violence et du désir est profondément enraciné dans des territoires archaïques, où le noir de la mort et de l'obscurité ressurgit parfois pour ensevelir les aspirations solaires dans la loi du passé, et c'est justement afin de faciliter ces voyages de la conscience dans les domaines qu'elle a créés que nous mettons à la disposition des chercheurs la méditation quantique, ou cardinale, qui consistera à explorer les quatre champs fondamentaux où s'exprime notre réalité. Bien qu'il s'agisse de la même chose, nous désignerons par méditation quantique le moment passé à se laisser entraîner au fil des associations dans les quatre champs, dans n'importe quel ordre, tandis que la méditation cardinale constitue le projet de s'en tenir à l'exploration d'un seul des quatre Mystères, en adoptant d'ailleurs, la position physique adéquate, différente pour chacun, décrite à la fin de l'ouvrage.

Une fois ces champs décrits, nous comprendrons que chacun possède une juridiction particulière, une finalité qui lui est propre, ce qui nous contraindra à rassembler leurs perspectives singulières en une seule approche, équilibrée par l'investigation. La méditation découvre la lutte plus ou moins avouée ou sournoise entre les quatre zones fondamentales, que nous appelons Mystères, pour comprendre les enjeux et trancher, tout en découvrant un espace illimité de contenus psychologiques tirés du subconscient et du supraconscient.

En fait, il est aujourd'hui certain que la structure de la vie possède ses propres lois dans l'organisme cellulaire, et que ces règles, issues de l'évolution de la matière, ne collaborent pas à l'envol de l'âme vers la connaissance ou le Divin, mais qu'elles déterminent au contraire des types de cristallisation de pensées archaïques, au service de l'appareil biologique, nous forçant parfois à utiliser des réactions animales en guise de réponses, ou nous inspirant de conserver des habitudes dont l'abandon serait propice à une meilleure adaptation. Mettre des bâtons dans les roues, présenter de nombreux obstacles à la démarche solaire afin que celle-ci trouve sa propre force dans le dépassement même des limites qui lui sont imposées par les contraintes de l'enveloppe charnelle, voici le travail des conditionnements divers dont nous héritons, qu'ils soient culturels, éducatifs, ou héréditaires.

Cibler la connaissance est donc peine perdue, mais elle se révèle en désintégrant les filtres qui l'opacifient, et en œuvrant pour décider le cerveau à élargir son mode de fonctionnement. La connaissance s'échappe toujours plus loin que là où on s'imagine l'avoir piégée, ne serait-ce que par la force du mouvement des choses et de l'histoire, qui nous fait participer à chaque instant à un monde déjà différent de celui d'hier. Le seul pouvoir vraiment disponible est celui d'une passivité entièrement attentive, et panoramique, comme n'ont jamais cessé de le chanter aussi bien les grands maîtres de la sagesse que les mystiques accomplis, et que nous apprendrons à mettre en œuvre grâce à la méditation quantique. Comme le dit la Guîta, la bible hindoue en quelque sorte, la connaissance est supérieure aux œuvres, mais la non-action (naïshkarma) est supérieure à la connaissance. Le voyant de la vérité, le chercheur intégral, se dirige vers l'inspiration totale, où ne demeure de la volonté personnelle que le but de servir le Divin, ou, s'il n'en a pas la connaissance, l'intention de parvenir à l'intégrité pure, conforme au plus haut Idéal de vérité et d'amour que nous puissions concevoir. Les autres objets de la volonté sont plus pratiques ou plus subjectifs. La volonté supérieure devient passive, et elle accueille les vibrations supérieures, tandis que l'esprit reste ouvert à tous les événements, et apprend à les traiter en les séparant des émotions qu'ils suscitent. Les buts plus prosaïques que l'individu se forme dans son contexte de vie n'ont pas forcement à être abandonnés, et la volonté contingente et active peut être conservée, mais ils méritent d'être relativisés, et, parfois, sacrifiés à la consécration. C'est d'ailleurs un des pouvoirs de la pratique des quatre Mystères d'ordonner les comportements, de hiérarchiser les valeurs, et d'éliminer rapidement les objets révolus.


http://www.supramental.fr/supramental_meditation.php
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Sam 15 Sep 2007, 07:30

Désolé Ambre,

Je n'ai pas trouvé que cet auteur parle avec simplicité du supra-mental.C'est baucoup trop alambiqué et intellectualisé pour moi, ça me fait penser à de la "psychanalyse mystique".

Je préfère Bernard de Montréal qui joue dans un registre plus accessible, malgré des tournures typiquement québecoises.

Il est possible que je n'aie rien compris à la démarche, mais c'est sans importance, il y a tant de voies pour accéder à "l'inaccessible"....
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Nathalie

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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Sam 15 Sep 2007, 09:15

Bonjour Djéhouti

je peux te comprendre , car je suis moi même quelqu'un de très simple..et je recherche la simplicité

tout ce qui parle avec trop d'intellect et que je ne ressent pas relié au coeur et au vécu, me bloquent et me fait plutot fuir....

mais ici, j'avais rencontrer le site de Natarajan...."par hasard", il à quelques mois, et je suis tombée sur une phrase qui m' a percutée!
j'ai ensuite parcouru le site au "feling" et rencontré des textes qui me parlaient énormément, bien que je ne comprene pas tout le vocabulaire, je me laissais allé à travers l'énergie dans le texte....et c'est comme si je m'y retrouvais, je me reconnaissais dedans,j'arrivais à deviner ce qu'il voulait dire... c'était un peu une reconnaissance!

je pense que cela ne se comprend pas avec l'intellecte, ni avec le mental mais avec la conscience...et l'ouverture du coeur

je n'ai pas lu les textes ici plus haut qu"Ambre à installé, mais je te propose d'essaier de parcourir le site de Natarajan, comme moi , ...au feeling, simplement,en rencontrant, ce qui te conviens à toi uniquement....
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Sam 15 Sep 2007, 09:27

Bonjour ,
merci de votre attention et de vos réponses!

Citation :
je pense que cela ne se comprend pas avec l'intellecte, ni avec le mental mais avec la conscience...et l'ouverture du coeur

...c est de cette façon que j ai "rencontré" Natarajan...et si je vous expose le pourquoi..et bien c est pour mieux comprendre Sphinx que je ne "décode" pas toujours!
Le langage que Sphinx utilise est trop Yang pour moi parfois,tandis que Natarajan est plus la douceur et ce coté plus ying me parle plus..ce qui est probablement plus à la portée des femmes étant donné les mails de remerciement tous féminins que j ai reçu pour ce "partage"...depuis des mois que je lis Sphinx,que je diserte avec lui,des incompréhensions se sont lévées,envolées si je puis dire et nombres de conversations ont pris formes,même si j ai toujours été d accord avec le fond de ce que disait Sphinx,mais pas sur la forme...trop abrupte et mentale...me semblait il..."carré",alors que Natarajan est plus doux ,plus "rond" ...j ai fini par com-prendre que Sphinx "affirme" quelque chose en quoi il croie,parcequ il le voie,le vis et qu il ne l "impose" pas comme il pourrait parraitre...

quand à Bernard de Montréal (Bernard Boucher)

http://www.bibliographe.com/html/bernard_de_montreal.html
BERNARD DE MONTREAL

Bernard De Montréal a été le premier à vivre la fusion, en 1969. Celle ci a été brutale. Le processus d'assimilation a duré de nombreuses années. C'est le premier initié.

Sri Aurobindo et Mère étaient tous les deux «contactés» par leur double mais n'ont pas vécu la fusion.

Bernard De Montréal est le premier homme à avoir pu contacter tous les plans de vie ainsi que le plan de la mort parce que ses corps avaient suffisamment été purifiés pour pouvoir y accéder.

A travers ses conférences, ses séminaires et ses livres, il a mis en garde l'humain par rapport au monde invisible qui est une réalité.

Il a quitté le monde terrestre le 15 octobre 2003.
http://www.bibliographe.com/html/bernard_de_montreal.html

je vais approfondir comme je te l ai dit hier soir Djéhouti !

Citation :
Il est possible que je n'aie rien compris à la démarche, mais c'est sans importance, il y a tant de voies pour accéder à "l'inaccessible"....

-toute démarche est Honorable et Honorée pour accéder à l "inaccessible"...ce qui importe c est de faire le premier pas...cest ce que nous faisons tous en tant que marcheur sur "les sentiers"!




je vous Ambrasse
0000

ps:pour en discuter ou juste lire
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Sam 15 Sep 2007, 10:39

Nathalie, Ambre,

merci de me donner un bien joli aspect de la lumière que vous reflétez.

Effectivement, c'est un texte qu'il faut aborder avec le coeur, mais le coeur éprouve de la difficulté à accéder au message, car il est trop dilué à mon sens.

Je ne doute pas que Natarajan soit une personne très respectable. toute personne en recherche, mérite mon humble considération.
Comme tu le signales Ambre, la prise directe avec quelqu'un est bien plus significative, elle permet de ressentir à d'autres niveaux de perception.

Pour moi, le supramental évoque le Tao, un espace qui recule chaque fois que l'on cherche à le définir.Un espace ou rien n'est censé exister, mais pourtant si plein.
Un espace qui se laisse entrevoir parfois, ou la pensée se fond dans le "vide", et qui vous fait presssentir que vous êtes à la fois dedans et dehors.

La difficulté est de vouloir décrire la chose avec des mots qui ne peuvent relater qu'imparfaitement cette impermanence.
Je me rends compte en même temps que j'écris, de la vanité de mes propos qui n'abordent qu'un pâle reflet de cette vérité.

Je vous souhaite beaucoup de douceur pour aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Sam 15 Sep 2007, 11:30

Citation :
j'ai ensuite parcouru le site au "feling" et rencontré des textes qui me parlaient énormément, bien que je ne comprene pas tout le vocabulaire, je me laissais allé à travers l'énergie dans le texte....et c'est comme si je m'y retrouvais, je me reconnaissais dedans,j'arrivais à deviner ce qu'il voulait dire...

Bonjour Nathalie, j'ai la meme approche que toi du site de Natarajan, certains textes m'ont littéralement attiré tandis que d'autre m'ont parus trop littéraires ou indigestes.
Même si notre consciecne "mentale" ne comprend pas tout, une instance supérieure en nous semble envoyer de petits signes rassurants du genre: "moi j'ai bien compris, et j'intègre l'information...". Cette instance ne serait-elle pas justement le SUPRAMENTAL ?

Je comprend aussi ce que Ambre explique au niveau de la différence d'approche entre Natarajan et Sphinx, très complèmentaires d'ailleurs: plutot Yang, conceptuel, pour le second: sous formes "d'impusions", de "petites touches spontanées", de "chevauchées dialectiques saillantes"...et plutot Yin pour le premier: plus globalisant, systémique, "matriciel", "humide", "sentimental", étalé..ect,

J'ai l'espoir (utopique?) qu'il soit possible de concilier ces deux approches dans une synthèse qui permette de restituer au mieux, au niveau de la forme, ce précieux savoir spirituel.
Mais chacun bien sur ayant une manière personnelle d'effectuer sa propre synthèse, sa "théba".
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Sam 15 Sep 2007, 23:29

Citation :
Je comprend aussi ce que Ambre explique au niveau de la différence d'approche entre Natarajan et Sphinx, très complèmentaires d'ailleurs: plutot Yang, conceptuel, pour le second: sous formes "d'impusions", de "petites touches spontanées", de "chevauchées dialectiques saillantes"...et plutot Yin pour le premier: plus globalisant, systémique, "matriciel", "humide", "sentimental", étalé..ect,

J'ai l'espoir (utopique?) qu'il soit possible de concilier ces deux approches dans une synthèse qui permette de restituer au mieux, au niveau de la forme, ce précieux savoir spirituel.
Mais chacun bien sur ayant une manière personnelle d'effectuer sa propre synthèse, sa "théba".
Très imagé et très juste Christalain!
0000





NB,
Le sujet étant "rencontre avec Natarajan" et non "ressenti et sentiment" ,et afin de ne pas dénaturer ce topic ,j ai déplacé vos échanges dans la rubrique :

http://antahkarana.forumzen.com/notre-quotidien-dans-toute-ses-dimensions-f20/supramental-p2879.htm#2879

:4444:

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MessageSujet: Biographie de Mère   Mar 18 Sep 2007, 08:55

Biographie de Mère

La mère : Une biographie

Quelle destinée exceptionnelle que celle de Mirra Alfassa, née à Paris en 1878 ! Celle qui devint plus tard la Mère de Pondichéry est aujourd’hui révérée par des milliers de gens de par le monde, mais très peu connue en France. Peintre accomplie, elle vécut parmi les Impressionnistes et fréquenta Henri Matisse et Auguste Rodin. Elle devint l’amie d’Alexandra David-Néel, d’Anatole France, d’Ambroise Thomas et de Henryk Sienkiewics. Musicienne de très bon niveau, elle rencontrera également César Franck et Camille Saint-Saëns. Très jeune, elle a d’intenses expériences spirituelles et se lance dans l’occultisme sous la tutelle du grand maître Théon. Et puis en 1914, elle rencontre le philosophe, poète et yogi indien Sri Aurobindo à Pondichéry, dans le sud de l’Inde. C’est le grand tournant de sa vie. Elle deviendra sa collaboratrice spirituelle, et fondera l’ashram de Sri Aurobindo, puis plus tard la cité internationale d’Auroville, ” le rêve de l’unité humaine “. L’histoire de sa vie illustre non seulement les lumières du XXe siècle, mais elle représente également l’aspiration et la volonté de réalisation de l’évolution future de l’humanité. Elle disparaîtra en 1973, mais son œuvre lui survit.

extrait:
L’Agenda de Mère - 7 mars 1967
http://www.supramentale.com/articles/lagenda-de-mere-7-mars-1967.html

Biographie de l’auteur
Georges Van Vrekhem : historien et poète belge vivant en Inde, à Auroville, près de Pondichery depuis 1970. Auteur de plusieurs livres sur Sri Aurobindo et la Mère dont Au-delà de l’espèce humaine, Sri Aurobindo, Lignes de force du présent (Sri Aurobindo Ashram Press), il a récemment publié en anglais Hitler and His God (Rupa, New Delhi).
http://www.amazon.fr/gp/product/2251720162?ie=UTF8&tag=aurorefrance-21&link_code=as3&camp=2522&creative=9474&creativeASIN=2251720162

HYMNE À DURGÂ

Durgâ, notre Mère ! Toi montée sur le lion, Toi la source de toute Force, toi l’Aimée de Shiva ! Nés d’une parcelle de Ton Pouvoir, nous la jeunesse de l’Inde sommes présents dans ton temple. Écoute, ô Mère, descends sur la terre, manifeste-Toi dans ce pays de l’Inde.

Durgâ, notre Mère ! d’âge en âge, vie après vie, nous descendons dans un corps d’homme, nous faisons Ton travail et retournons dans Ta demeure de délice. Nous sommes nés cette fois encore, consacrés à Ton oeuvre. Écoute, ô Mère, descends sur la terre, viens à notre aide.

Durgâ, notre Mère ! montée sur le lion, le trident à la main, Ton corps splendide recouvert d’une armure, Mère qui donne la victoire, l’Inde T’attend, désirant voir Ta forme gracieuse. Écoute, ô Mère, descends sur la terre, manifeste-Toi dans ce pays de l’Inde.

Durgâ, notre Mère ! Source de la force, de l’amour et de la connaissance, Tu es terrible en Ta puissance, Mère belle et farouche. Dans le combat de la vie, dans le combat de l’Inde, nous sommes les guerriers que Tu as mis à leur poste; donne à notre coeur, donne à notre intelligence, ô Mère, l’énergie du titan, donne à notre âme et à notre compréhension le caractère et la connaissance d’un dieu.

Durgâ, notre Mère ! l’Inde, la race du monde la plus noble, est enveloppée de ténèbres. Tu Te lèves, ô Mère, à l’Orient, Tu parais à l’horizon, l’aurore vient avec la flamme de tes membres divins qui repoussent les ténèbres. Étends Ta lumière, ô Mère, détruis les ténèbres.

Durgâ, notre Mère ! nous sommes Tes enfants par Ta grâce. Puissions-nous par Ton influence devenir apte à servir la Grande Oeuvre, le Haut Idéal. Détruis, ô Mère, notre petitesse, notre égoïsme, notre frayeur.

Durgâ, notre Mère ! Tu es Kâlî, nue et portant la guirlande des têtes humaines: Ton épée à la main, Tu mets à mort les Asura. Par Ton cri impitoyable, Tue, ô déesse, les ennemis qui demeurent en nous. Que pas un ne survive en nous, pas un seul. Puissions-nous devenir purs et sans tache, telle est notre prière, ô Mère ! manifeste-Toi.

Durgâ, notre Mère ! l’Inde est profondément enfoncée dans l’égoïsme, la peur, la petitesse. Rends-nous grands, rends notre effort grand, fais que nos coeurs soient vastes, rends-nous fidèles à notre résolution. Que cesse notre désir pour ce qui est petit, sans énergie, livré à la paresse, frappé de peur.

Durgâ, notre Mère ! Étends au loin le pouvoir du Yoga. Nous sommes Tes enfants, ranime en nous ce que nous avons perdu, l’enseignement de la route, le caractère, la force de l’intelligence, la foi, la dévotion, la force de l’austérité, le pouvoir de la chasteté, la vraie connaissance et répands cela sur le monde. Parais, ô Mère, pour secourir l’humanité, dissipe tous les maux.

Durgâ, notre Mère ! détruis l’ennemi en nous, puis écarte tous les obstacles. Que la grande, la puissante, l’héroïque race indienne, qui règne par l’amour et l’unité, la force et la connaissance, habite à jamais dans ses bois sacrés, ses champs fertiles, au pied de ses collines qui escaladent le ciel, sur les bords de ses rivières pures. Telle est notre prière auprès de la Mère. Manifeste-Toi.
Durgâ, notre Mère ! entre en nos corps, avec Ton pouvoir d’union divine. Nous serons Tes instruments, Ton glaive qui détruit tout mal, Ta lampe qui dissipe toute ignorance. Accomplis ce désirs de Tes jeunes enfants, ô Mère. Sois le Maître, et conduis l’instrument, brandis le glaive et tue le mal, porte la lampe et répands la lumière de connaissance. Manifeste-Toi.

Durgâ, notre Mère ! quand nous Te posséderons, nous ne Te chasserons plus, nous Te retiendrons par le lien de notre amour et de notre dévotion. Viens, Mère, manifeste-Toi dans notre intelligence, notre vie, notre corps.

Viens, Toi qui révèles au héros son chemin. Nous ne Te chasserons plus. Que toute notre vie soit une incessante adoration de la Mère, toute notre action, un service continuel de la Mère, plein d’amour, plein d’énergie. Telle est notre prière, ô Mère, descends sur la terre, manifeste-Toi dans ce pays de l’Inde.

(Traduction en français par La Mère)
Une autre traduction se trouve dans le Bulletin, août 1952
Article: “Un centre universitaire international” reproduit dans “Éducation”
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Mer 26 Sep 2007, 16:25

extrait:

Réflexion sur les limites des enseignements spirituels.


Les modèles de doctrines sont générales et se plient mal aux cas particuliers à moins qu'elles ne soient totalement pures et universelles. Les exemples ne peuvent pas être suivis, car nul ne doit parcourir le même chemin que l'autre, et néanmoins ils irradient tous quelque chose, non point que ceux qui les incarnent surveillent nos itinéraires ou les balisent, mais simplement parce qu'ils pérennisent nos propres interrogations et fournissent des réponses à nos questions. Et c'est dans cette confrontation, cet échange, que jaillissent les intuitions profondes. Aussi faut-il toujours comprendre dans quelle intention une chose est dite, car l'intention est en réalité le véritable contexte.

L'éveillé qui prétend vous montrer le chemin propose ses services, une aide. Celui qui assure qu'il ne peut rien faire pour vous, car aucune voie n'existe, ne veut, en réalité, ne s'occuper de personne. Mais celui qui vous montre le chemin peut parfois beaucoup moins que ce que vous imaginez, et celui qui ne veut rien vous révéler, pourrait en réalité faire beaucoup pour vous. Tandis que chaque individu défend sa propre liberté avec une âpreté indéfectible, nul n'accepte vraiment la liberté de l'autre quand cela contrarie ses plans. Un enchevêtrement de malentendus constants tisse les relations. L'appropriation de l'autre constitue le schéma dominant du mental, perpétué dans le couple et la génération, les enfants devant devenir conformes aux parents, l'autorité archaïque prévalant encore dans toutes les formes de relations familiales, parfois sociales. Certains éveillés refusent d'être des maîtres pour ne pas devenir des personnages adulés, des pères, des bouées de sauvetage. Mais le témoignage doit persister pour éclaircir les rumeurs, fort nombreuses, sur ce qu'est l'éveil, ce qu'il permet d'obtenir, et finalement sur son «utilité». S'il faut élaguer sans arrêt pour y parvenir, les éveillés possèdent en commun certaines qualités. C'est probable qu'ils aient tous abandonné une somme incalculable de représentations des choses et d'eux-mêmes — sans pour autant renoncer à comprendre et à aimer.

L'éveil ne s'abattra jamais sur une personne qui exige que quoi que ce soit lui soit conforme, et elle doit donc se libérer des schémas de conformité hérités qui l'inféodent à sa culture, sa religion, bref, sa tribu en terme de sociologie. Tout autant, elle combat ses propres exigences produites par la souche personnalisée, particulière, de la volonté. Car les voiles doivent se déchirer, et n'en déplaise à certains, la subjectivité, dans tous ses caractères compulsifs (non créatifs donc), doit être démolie, dissoute, assassinée. Alors l'impersonnel se manifeste, détaché, sans limites, transparent, complice de toutes choses. L'esprit doit être pur de projections, la volonté pure de convoitises, le corps lui-même doit éviter les excès sensuels, ou encore s'en lasser. S'il n'y avait pas quelques conditions à remplir, les éveillés seraient moins rares, et les maîtres n'insisteraient pas sur les contraintes.

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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Mer 26 Sep 2007, 19:55

Bonsoir Ambre,
je tenais à te remercier de nous avoir fait connaitre l'excellent site de Natarajan. La lecture de ses textes est un bonheur. Je me sens a l'aise avec sa réthorique a la fois brillante mais accessible, dans la filiation de Sri Aurobindo. Je veux bien croire que ce Monsieur est un éveillé compte-tenu de la hauteur de son point de vue et du recul pleins de sagesse qu'il a sur les differents chemins d'accès au SOI.
A recommander sans modération !

:358:
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Jeu 27 Sep 2007, 16:34

Extrait de Retour à la source.Chapitre 14 - Or

"L'homme s'enfuit machinalement vers le futur, en restant ainsi éperdument amoureux de la médiocrité de l'esprit, saoul d'une foi naïve et injustifiée dans l'avenir meilleur - quels que soient les démentis que la vie fournit continuellement à la validité de cette croyance. L'espèce verticale se précipite même vers demain, d'un seul tenant, triomphale, euphorique, comme pour s'éloigner à toutes jambes de sa mémoire, dont l'examen, nécessaire, ne peut s'ajourner qu'en cédant à la fascination urgente de la divinité vierge du moment prochain qui s'avance - envoûtant de propreté, de promesses, de rêves qui volent dans l'azur des possibles. On puise dans l'atmosphère opaque de cette illusion bienveillante - la fuite en avant -, brillante comme une brume que le soleil hésite à percer, une assurance vaniteuse prise pour de la sagesse, une soumission indéfectible aux événements déguisée en maîtrise de l'anticipation. Peu s'engagent dans la voie du paria, du saint, du héros, du pionnier. Peu décident d'aller à rebours, à rebours des autres, à rebours des lois, à rebours du temps pour saisir le premier matin du monde dans son murmure de luttes émerveillées. L'espèce est générale, mieux, elle est collective, elle est fabriquée en série, et la seule liberté consiste sans doute à tâcher de briser le moule, contre vents et marées, quitte à rencontrer le diable et le bon Dieu au passage, au hasard d'un bivouac. L'espèce est faite d'animaux debout qui fuient leur mémoire de peur de réveiller des blessures endormies ou des merveilles brisées, et qui fuient aussi l'or de l'inconnu, sous prétexte qu'il est difficile d'échapper aux lois du clan, et qui fuient encore - d'où la persistance éternelle des charniers et des sociétés maladroites - le Verbe qui conjugue leur je dans la mousse étincelante des émotions, l'écume de la personnalité humaine.

C'est ainsi que les cercles tournent, n'est-ce-pas, est-il la peine de vous en convaincre, mais rien ne nous oblige à nous soumettre. J'ai pour ma part toujours joué le rôle du grain de sable dans l'engrenage sans déchoir, j'ai été l'épine dans le pied de mon père, qui avait tout réussi sauf moi, et le remords peut-être de ma mère, qui, n'ayant pas su reconnaître son mari, n'a jamais pu aimer son propre fils dont la sensibilité lui rappelait sans trêve son échec conjugal. J'ai été l'objet de multiples malédictions pour avoir empêché de danser en rond des individus, des lettrés, des pontifes sûrs de leur savoir, des doctes chefs de rayon, des familles férues d'Héraldique, des gourous au catéchisme fade - restés puceaux par perfectionnisme et dont le désir puait. J'ai porté le fer dans toutes sortes de groupuscules dont l'imagination était féroce, et qui voyaient enfin le monde changer à travers leur propre propagande d'amour, mais qui pouvaient vous torturer pour ne pas y adhérer. J'ai vu florir toutes sortes de tendances sectaires, j'ai assisté à la guerre des Bibles, et mon innocence même m'a valu de terribles condamnations. J'ai toujours combattu les certitudes aveugles des prosélytes, du politicien moyen jusqu'à l'idéologue de génie, en passant par tous les petits maîtres à trouver le bonheur, par tous les marchands d'aurore - pragmatiques, religieux, ou transcendantaux, et le nom de mon étoile est sans doute difficile à prononcer, c'est un mot, j'en suis persuadé, qui dérange.


....

L'humanité a le coeur en veilleuse et l'âme endormie, et son esprit s'acharne seulement à ne pas trop dériver vers les interrogations profondes pour garder le cap rassurant que le troupeau suit: rites dérisoires perpétués par tous - dans le même élan de résignation triomphante. Rituels que je n'ai jamais pu partager, au risque de ne jamais trouver ma place dans aucun club, ni aucun milieu, tous les groupes étant friands de célébrer leurs propres messes idiotes où l'on se congratule en choeur d'avoir les mêmes principes, qui bientôt boucheront l'horizon. Merci, j'ai déjà donné. "

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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Jeu 04 Oct 2007, 16:09




Dernière édition par le Ven 05 Oct 2007, 12:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Jeu 04 Oct 2007, 17:32

Citation :
AMBRE a écrit:
Bernard De Montréal est le premier homme à avoir pu contacter tous les plans de vie ainsi que le plan de la mort parce que ses corps avaient suffisamment été purifiés pour pouvoir y accéder.

M a écrit:
Les vidéos que j'ai visonnées ne me montrent qu'un simple humain au mental hyper actif, rien de supramental la-dedans, mais je ne suis moi-même qu'un simple humain, alors....

je ne connais pas Bernard de Montréal,c est un partage de Djéhouti,
et j ai cité un extrait...je dirais ,sans jugement de ma part,
qu en effet il ressemble plus à un "simple étre humain au mental hyper actif"...je n ai d ailleurs pas pu,pas su ,pas voulu tout regarder...

quand à
Citation :
Je ne suis pas sûr que cette phrase reflète la réalité de leurs exprériences.

tu veux nous en dire plus..là aussi je découvre grace à Natarajan!

bien à toi
144000
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Jeu 04 Oct 2007, 19:25

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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Ven 12 Oct 2007, 12:35




Tableau d Artémis

Le Yin et le Yang
La polarité, l'équilibre actif/passif, masculin/féminin, rigide/souple, ouvert/fermé, clair/confus, doit toujours être analysée et comprise, en alchimie, thérapie, ou dans une quête intuitive saine, qui ne se met pas martel en tête pour libérer le passé. Dans tous les cas de figure, l'excès de fermeté engendre une attitude rigide, dure, autoritaire, excessivement préventive; l'excès de souplesse provoque une attitude lâche, molle, soumise aux circonstances, dangereuse par négligence. La notion du lâcher-prise, que Lao-Tseu a utilisé dans la métaphysique chinoise pour en faire le principe du non-agir provient d'une époque spirituellement supérieure à la nôtre où il était tout à fait commun de compter sur la bienveillance du Ciel pour régler des problèmes personnels. Les hindous aussi, avec la notion de naïshkarma, révèlent que ce qui vient d'au-dessus de nous est supérieur, qu'une ouverture transcendante vaut mieux qu'un labeur fermé sur soi-même, travail insuffisant puisqu'il méprise l'aide qu'on peut recevoir du cosmos, en tant qu'intelligence, puisqu'il sous-estime le pouvoir du non-moi sur le moi. Nous avons certes le concept de grâce, mais il est presque toujours entaché de connotations religieuses qui le réduisent. Ce lâcher-prise est indispensable à pratiquer pour soigner le soleil et la lune intérieurs simultanément. Chacun a plus de mal à lâcher prise d'un côté ou de l'autre, soit du côté du moi, le soleil, soit du côté du non-moi, la lune, puisque c'est elle qui fait du phénomène une réalité.






Le Pardon, valeur universelle
Le yang, le sujet intrinsèque par rapport à lui-même, doit être désinfecté de sa blessure narcissique en se pardonnant à lui-même, et le yin, le moi en adhésion au non-moi, c'est-à-dire le moi étendu dans des séquences successives, doit être nettoyé des mémoires traumatiques et capable de pardonner à la vie et aux autres. Chacun est mieux à même de se pardonner à lui-même ou de pardonner aux autres. Savoir pardonner au moi autant qu'à l'autre relève d'une démarche profonde, qu'on ne peut s'approprier par quelques ficelles. L'esprit inférieur aime la vengeance qui renchérit la défense du territoire, et agit sur les endorphines pour en faire une pulsion dirigée contre les auteurs réels ou imaginaires d'un préjudice. Or il semble bien que le pardon soit le moyen par excellence de libérer les mémoires (peut-être pas sur le plan physique qui nécessitera repos, massages, exercices du souffle), mais sur les plans émotionnel et mental, par où il convient de commencer si l'on ne veut pas reproduire les mêmes schémas. Le corps libère bien plus facilement les mémoires traumatisantes quand au-dessus le travail a été fait par le pardon — une manière d'autoriser, a posteriori, ce qui avait été défendu: être offensé par l'autre, par la vie, par le contexte contingent toujours prêt à menacer l'ordre intérieur des souhaits et des attentes.

S'abstraire du temps qui coule, et voir qui l'on est sans lui, est un des buts informels de toute méditation. Le moi solaire et le moi lunaire ne se distinguent et ne s'opposent que pour mieux se réunir dans une dialectique infinie. Ils forment un seul mystère. Voici notre vécu ramené à des antagonismes dynamiques, créateurs de conflits par définition, à plusieurs alambics d'interprétation qui distillent chacun sa liqueur ou son venin et se rejoignent dans un lieu unique où l'on se débat, où l'on souffre, où l'on s'interroge avec une intensité poignante, incoercible, terrifiante.

http://www.supramental.fr/supramental_guerir.php#34
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Sam 27 Oct 2007, 18:55

Nathalie a écrit:
Bonjour Djéhouti

je peux te comprendre , car je suis moi même quelqu'un de très simple..et je recherche la simplicité

tout ce qui parle avec trop d'intellect et que je ne ressent pas relié au coeur et au vécu, me bloquent et me fait plutot fuir....

mais ici, j'avais rencontrer le site de Natarajan...."par hasard", il à quelques mois, et je suis tombée sur une phrase qui m' a percutée!
j'ai ensuite parcouru le site au "feling" et rencontré des textes qui me parlaient énormément, bien que je ne comprene pas tout le vocabulaire, je me laissais allé à travers l'énergie dans le texte....et c'est comme si je m'y retrouvais, je me reconnaissais dedans,j'arrivais à deviner ce qu'il voulait dire... c'était un peu une reconnaissance!

je pense que cela ne se comprend pas avec l'intellecte, ni avec le mental mais avec la conscience...et l'ouverture du coeur

je n'ai pas lu les textes ici plus haut qu"Ambre à installé, mais je te propose d'essaier de parcourir le site de Natarajan, comme moi , ...au feeling, simplem ent,en rencontrant, ce qui te conviens à toi uniquement....
bonjour à toutes et tous,une réponseà votre >>comprehension >>de natarajan,et de ses écrits!!! LE SUPRAMENTAL S,EXPLIQUERA DE LUI MEME>nous dit L,immense SRI AUROBINDO>ne cherchez pas avec la pensée discursive!du mental pensant et raisonnant!!!n,i avec l,intellect!!mais par le coeur!c,est la parcelle divine,dans votre coeur,(votre ame)qui répondra à votre aspiration!!si,celle-ci est sincère....gerard conseille toujours de rentrer dans LES AGENDAS DE MERE...pour comprendre plus facilement...gerard se porte >>volontaire!pour partager son chemin de YOGA,dans le vrai sens du mot..union au divin SUPREME..Si vous avez des questions sur le yoga des cellules?(c,est le yoga de MERE dans la matière)gerard ,désirerait partager en toute Fraternité,Votre approche du yoga intégral, et creéer des echanges constructifs dans ce domaine.....Oui gerard est en communication avec NATARAJAN .Il faut ecouter ceux qui savent et qui experimentent sur leur propre corps:LE SUPRAMENTAL...c,est un etre vrai! et dans ses mots!!!;beaucoups de >force qui tombe dans notre cerveau!!!comprendra celui qui veut!!!!ommmmmmmmmmmmmm.gerard...
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Sam 27 Oct 2007, 19:16

Bonjour Gérard,
merci de vous présenter pour ceux qui ne vous connaisse pas encore.
j ai pu suivre certaines de vos interventions et discutions avec Gilbert et Varuna sur le forum http://www.supramentale.com/ et donc c est avec plaisir et curiosité que je répond par l affirmative à cette proposition:

Citation :
gerard conseille toujours de rentrer dans LES AGENDAS DE MERE...pour comprendre plus facilement...gerard se porte >>volontaire!pour partager son chemin de YOGA,dans le vrai sens du mot..union au divin SUPREME..Si vous avez des questions sur le yoga des cellules?(c,est le yoga de MERE dans la matière)gerard ,désirerait partager en toute Fraternité,Votre approche du yoga intégral, et creéer des echanges constructifs dans ce domaine.....

je vous suggère d ouvrir un topic d échanges à votre nom dans cette section.

bien à vous
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Lun 29 Oct 2007, 10:28


Eveil et philosophie

28, octobre , 2007 21:03 par Varuna
http://www.supramentale.com/author/varuna

Extraits d’ « Eveil et philosophie » - Questions/Réponses, Natarajan

La conscience n'est pas morale. On dira ce que l'on voudra, mais le besoin d'expérimenter semble totalement associé à la manifestation de la conscience. C'est là où je dis que cette tendance naturelle peut être détournée ou freinée par les diktat religieux ou politiques. Par ce qu'on s'imagine que pousser à l'expérience c'est en quelque sorte pousser au vice, à la facilité, à la complaisance. Mais beaucoup d'individus qui ressentent profondément leur conscience sont capables d'expérimenter dans de nombreux domaines, sans se focaliser par exemple dans la quête du plaisir ou celle du pouvoir, ou celle de l'argent.
Encourager le goût de l'expérience, ce n'est pas pousser à la jouissance, mais c'est poser le cadre d'une confrontation à soi-même, qui s'effectue dans un registre large d'émotions et d'activités, de sentiments et de comportements, d'informations et de valeurs. Il faut naturellement trouver un contrepoids à cet amour de l'expérience, c'est le recul, la distanciation, la désidentification permanente. En ce cas, la procédure est possible, on augmente peut-être légèrement l'identification, mais on se prend tellement moins au jeu, que la désidentification finit par l'emporter, alors le travail se fait, et ce qu'on vit nourrit. On revient naturellement sur ce qu'on vit, et s'il faut jeter à la poubelle, on le fait, sans calculs, pour préserver l'intégrité.
Le seul sentiment moral authentique, c'est celui qui vient de l'intérieur, ce qu'on s'autorise ou s'interdit, entre soi et soi, et cela ne peut être rattaché que très grossièrement à des mythes fondateurs ou à des déontologies sociales. Les monastères sont remplis de gens qui n'en peuvent plus de se forcer à être polis, aimants, respectueux, justes et droits. L'être vital, qu'on partage avec les animaux, et qui est perclus de systèmes de désir, d'appropriation et de défense, est mis sous pression. La ligne extérieure comprime le mouvement intérieur, et cela ne marche que pour la minorité de ceux qui sont vraiment entièrement consacrés au mystère. La nature et l'esprit sont différents, mais souligner cette différence en les opposant jusqu'à en faire deux entités parallèles, ne facilite rien. C'est bon de lutter contre la nature pour ne pas être entraîné dans la complaisance du désir, et, là dessus, les éveillés, la plupart des philosophes et les moralistes sont d'accord. Mais la nature n'est pas mauvaise, ou alors il faut imaginer que le Divin est pervers, excellent du côté pile, du côté de la conscience qui s'élève, et tout à fait mauvais, voire méchant, du côté face, grosso modo, la perpétuation de la chair à travers les générations. C'est là que s'inscrit le mépris du corps, et partant, la lacune de ressenti véritable qui caractérise notre civilisation. On en revient à se priver d'expériences pour avoir établi des catégories artificielles, alors que le temps nous invite à tout goûter, tout aimer, tout refuser, c'est selon, dans le secret de chaque moment. Le ressenti doit être retrouvé, ce qui n'a rien à voir avec la complaisance émotionnelle. La liaison subtile à l'extérieur se perd, on ne sait plus respirer ni s'alimenter.
Et par expérience j'entends non seulement ce qui est gratifiant, mais tout ce qui ne l'est pas et nous pousse dans nos retranchements, les expériences de séparation d'avec les êtres chers, d'avec nos illusions, d'avec l'image de soi. La durée peut être d'une richesse infinie, mais il faut s'ouvrir totalement, traquer la moindre trace manipulatrice, qui veut que l'objet perçu corresponde à ce qu'on en attend. La «souffrance» peut être merveilleuse si l'on sait s'en servir, mais pour cela, d'abord l'accepter. Si l'on n'y parvient pas, on peut d'ailleurs développer des choses comme le cancer...L'individu peut revêtir la forme d'une expérience qui rate pour l'évolution. Je suis désolé. Nous ne sommes pas simplement ce que nous croyons être. Des contrats lient notre corps à notre identité, et parfois les mécanismes de la nature l'emportent sur ce que nous croyons être. Beaucoup d'êtres humains sont sacrifiés à l'expérience de l'univers. Si l'on ne s'aventure pas dans le mystère, si l'on suit ce qu'il faut penser et ne pas penser, on réplique forcément des schémas qui nous masquent l'essentiel, et l'émotionnel ne lâche pas, parce qu'il ne pressent pas d'évolution dans les changements.

QUESTION: Tu affirmes donc que le mental coupe non seulement du Réel en teintant la perception extérieure, mais qu'il coupe aussi de soi-même, en limitant la conscience d'autres zones, comme la vraie sensibilité, l'imagination pure, l'intuition, et même, le sentiment du corps?

RÉPONSE: Absolument. Les systèmes traditionnels l'attaquent en général complètement mais globalement, et sans vraiment s'en expliquer d'une manière exhaustive, ou seulement dans une perspective particulière. C'est-à-dire que certains maîtres vont dire que le mental est mauvais pour telle raison, et d'autres pour telles autres. C'est alors embêtant parce qu'on cherche à s'en débarrasser pour les raisons évoquées, et non pas parce qu'on en éprouve soi-même les limites. Et c'est aussi pour cela que la convergence des maîtres est difficile à obtenir. Pour le chinois, le mental empêche la réceptivité aux énergies fines du ciel et de la Terre, mais il n'est pas, et n'a jamais été diabolisé parce qu'il empêche le moi de se connaître. La culture chinoise a donc conservé des pratiques très abstraites, comme le yi-king, où l'on fait confiance à l'intelligence, qui participe, qu'on le veuille ou non, du monde mental, dans certains domaines précis et particuliers. C'est nuancé, et c'est une culture supérieure, qui traque tout déséquilibre.
En Inde, c'est plutôt l'inverse. On se moque que le mental empêche le contact avec l'extérieur dans sa dimension la plus profonde et la plus naturelle, car la nature est quelque peu méprisée, et la vie inspire méfiance; mais on le dénonce comme le producteur de pensées multiples qui donne de l'identité une fausse image, et qui détournent de la contemplation de «Dieu». C'est très difficile en Inde de savoir s'ils considèrent le Brahman comme une réalité extérieure, ou comme le sentiment subjectif de s'être éteint hors de la vie, car le Brahman est pour eux si vide et si fluide que même son existence se ramène à une non-existence...divine! Ils emberlificotent tout le monde les hindous. Le bouddhisme est plus mitigé, et attaque le mental générique car il renforce les mécanismes de l'inconscient si l'on n'intervient pas (le couple peur-désir à dissoudre) et prive également de la vacuité, dont le statut est difficile à comprendre. Elle ne serait pas une illusion, ce qui l'interdit d'appartenir au monde des phénomènes, mais étant vide de toute détermination, elle est inqualifiable.
Moi je trouve cela compliqué, et m'en tiens aux caractéristiques de l'éveil que j'ai expérimentées, c'est-à-dire la cessation de la pensée dynamique, l'esprit ne recherche vraiment plus rien, et c'est le sentiment de non-séparativité absolue avec l'extérieur qui mène la danse, mais dans un détachement où les choses existent et n'existent pas en même temps.
Je ne peux pas transmettre cette expérience, et le supramental l'a transformée. Je suis aujourd'hui convaincu que tout est absolument réel, même les illusions les plus tenaces, les vides les plus parfaits, les sommeils les plus profonds. Il n'y a strictement rien qu'on puisse disjoindre. Mais je me suis toujours servi de mon intelligence, qui m'a permis de voir les ruses du mental et que je ne confonds pas avec lui. Une certaine intelligence peut être utilisée dans la voie, et les grecs par exemple, ne l'ont jamais éliminée. Je sais que c'est discutable, car on peut s'attacher à elle, et le jugement d'Héraclite est sévère sur les soi-disant initiés qui cultivent encore l'intelligence. Héraclite a raison dans le fond, mais tout le monde ne peut pas se permettre d'aller aussi profond, et j'ai d'ailleurs déjà mentionné que l'intelligence était à double tranchant.

QUESTION: Comment se fait-il que le mental puisse représenter autant de choses différentes? J'ai l'impression qu'on ne se mettra jamais d'accord là-dessus, d'une culture à l'autre?

RÉPONSE: Cela n'a plus d'importance, la culture se meurt, pour le meilleur et pour le pire. Il y aura bientôt des dépôts de coca-cola dans les déserts, et ça coûtera peut-être moins cher que de creuser des puits. C'est à dire que le mental de l'Occident, parce qu'il est dynamique, impose ses valeurs partout. S'il existe de grands mouvements millénaristes qui prévoient régulièrement la fin du monde, c'est parce que nous avons peur de cela, de l'apparition définitive de l'homme urbain aliéné au travail dans les moindre recoins de la planète. Produire...
L'hypothèse la plus probable, c'est que le mental permet à l'univers de prendre conscience de lui-même à travers des créatures biologiques — en l'occurrence l'homme — et même une seule expérience mentale par galaxie ou métagalaxie, ça fout un bordel épouvantable aussi bien dans la nature qu'au sein des forces elles-mêmes. On est arrivé à scinder l'atome! La bombe thermonucléaire, c'est l'accident sur le chemin du Réel prenant conscience de lui-même à travers la montée du mental. Un gros pépin, compensé par la découverte du supramental de l'autre côté, au même moment. Le supramental aussi va à l'intérieur de la Matière, mais sans violence. Sri Aurobindo est le seul humain missionné, à ma connaissance, pour sortir la Terre de son marasme. Ce sont des moyens qui semblent biscornus, puisque même le Christ et d'autres avatars de son niveau n'en avaient pas connaissance, mais c'est le seul moyen, pour la Terre. Peut-être pas pour les âmes qui peuvent se réfugier ailleurs, mais pour la Terre, c'est le seul moyen.
Pour se dédouaner, on présente l'explosion thermonucléaire comme une «reconstitution de ce qui se passe dans le soleil». Sauf que le soleil donne la vie. Les scientifiques sont quand même en train de devenir plus dangereux que les politiques, et c'est vraiment parmi eux que des philosophes doivent se lever et prendre position pour les empêcher d'aller trop loin. Créer la TERRE prend des milliards d'années, tandis que les stocks de plutonium, d'ici cinq ou dix mille ans, peuvent se libérer à cause d'un cataclysme par exemple. L'homme n'est pas foncièrement une créature compétente, et ça se révèle tous les jours, et en dépit de cela, tout le monde pavoise du matin au soir. Il y a vraiment quelque chose qui m'échappe. Cette ivresse existentielle destructrice, c'est vraiment une horreur.
.
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Lun 29 Oct 2007, 10:29

QUESTION: Comment transformes-tu ton sentiment d'impuissance?

RÉPONSE: Il y a encore des contingents d'armée aux frontières, et même des troubles en Europe. Pour le supramental cosmique, celui qui m'anime quand je le laisse faire et que j'oublie ma condition d'homme dans la perception pure, c'est évident, car il voit tout en même temps. Il se régale des ruses de la Manifestation, des crocs-en-jambe qu'Elle se fait à elle-même pour grandir. Mais dès que je ne suis plus dans l'ananda supramental (d'ailleurs parfois «c'est fait pour») tu ne comprends même plus comment font les êtres humains pour ne pas se reconnaître comme étant la même chose, le même être démultiplié. Tu vois alors l'empire de la forme, la différenciation individuelle a tout atomisé, fragmenté, séparé, démembré, mais ça ne peut pas être autrement. Chaque individu, s'il n'entre pas dans le processus spirituel, s'éloigne par le mental de tous les autres à la vitesse de la lumière. C'est d'une hypocrisie pharaonique d'œuvrer pour la paix. Cela attise les conflits. C'est aussi idiot que d'entrer dans un bordel pour prêcher l'abstinence.
La paix, c'est l'apparence, ou le répit. Le futur éveillé est en guerre perpétuelle, même si c'est une guerre contre la violence ou sa propre violence, c'est une guerre quand même, un combat. Il y a des enjeux dans chaque creuset d'instant. Ce n'est pas la paix que nous devons instaurer, mais de vrais combats. Cela, c'est une recherche commune chez l'éveillé et le philosophe: trouver un vrai combat, aller aux racines des problèmes, ne pas faire semblant; ne pas se rassurer par des emplâtres sur la jambe de bois.
Les mouvements acceptés à des fins conservatrices me font mourir de rire, c'est du chantage. «Je veux bien lâcher ça, madame la marchande, mais vous devez me donner ça à la place».
Sous-entendu, je vais bouger à condition d'assurer mes arrières. Cela, c'est le mental tout craché. C'est vraiment un truc collant, qui prétend soumettre la durée à son caprice, mais je ne le laisserai pas faire.

QUESTION: En fin de compte, j'avais l'impression que tu t'exprimais assez librement, mais que cela restait presque inaccessible. Avec ce que tu avances sur la résistance évolutive — désir, appropriation, défense —, tu recoupes toutes les découvertes. L'ensemble du problème s'enroule autour de trois notions complémentaires seulement.

RÉPONSE: Toutes les choses évoluent. Bouddha a raison avec son système de peur/désir, l'envers et l'endroit d'une même médaille. Mais il y a plus que cela. Les recherches modernes en physiologie, ethnologie, psychologie, et même psychiatrie (sans compter les transmissions génétiques) montrent bien, en extrapolant un peu, que la conscience du territoire est quelque chose de bien ancré dans le sujet biologique, et quasi indécrottable, une couche menant à une autre. L'appropriation n'est pas seulement possessive, cela c'est le côté superficiel, épidermique, morphologique.
L'appropriation c'est aussi plus subtil, c'est se former une image du monde, infiniment réduite bien entendu, qui fait que le monde, ou le Réel, devient le territoire du moi. Mais ce n'est pas l'espace véritable, ni l'étendue authentique. L'espace est une dimension physique. L'étendue c'est une vision sans bornes, qui vient du dedans, s'il se tourne vraiment vers le mystère, la conscience, s'il abandonne le quantitatif.
L'appropriation subtile, c'est une photo du réel prise avec un amalgame de sensations, de désirs, de buts, d'émotions, de valeurs, de sentiments du moi. C'est un vulgaire cliché qui tient dans une mire quadrillée, et tout ce qui n'entre pas dans les petits carrés de la mire, est rejeté. C'est cela le véritable obstacle, le filtre mental. C'est lui qui cautionne ce qui arrive par la suite. C'est un verre de visée plein de géométrie factice, de symétrie mal comprise, où n'importe quoi devient l'opposé de tout autre n'importe quoi vu à l'envers. C'est ça le pire, la vision fragmentaire, mélangée et subjective jusqu'à l'arbitraire, de la Manifestation. Mais l'animal manqué qui pense, qui est forcé de dire moi-je, est obligé de passer par là. Il n'est plus dans la pureté de l'automatisme naturel, il n'est pas dans le non mental qui perçoit, sans rien faire porter d'anthropomorphique, aux objets concrets ou abstraits, qu'il saisit.
Le mental, c'est la machine à rendre conforme à soi-même l'infini Réel, le mystérieux autre insaisissable, le fluide moment sans origine ni fin.
Quant à la défense, ce sont des mécanismes qui empêchent l'entrée du Réel dans le filtre. Comme le Réel est très puissant, il faut des défenses puissantes pour l'empêcher de casser le filtre, et elles sont là. C'est l'héritage de l'évolution. Si l'antilope découvrait la bonté, elle se laisserait manger par le lion, et il n'y aurait bientôt plus que des lions condamnés à mourir de faim ou à s'entre-déchirer ou à devenir végétariens. Si tous les herbivores découvraient d'un seul coup qu'ils sont faits, non seulement pour se reproduire, mais pour nourrir les carnassiers, et qu'ils l'acceptent en allant se jeter dans la gueule du loup, la nature ne tiendrait pas le coup. Mais pour l'homme, la situation est différente, et ce sont ceux qui n'ont rien à défendre qui sont le plus libres, bien sûr, mais sans doute aussi les plus conscients. Ils ont fait tomber les défenses, quitte à moins savoir s'identifier à leur origine familiale et culturelle. Ils ont transformé la conscience du territoire, et le Christ, entre autres, agissait aussi pour cette transformation. Abolir les filtres n'est pas un processus naturel, cela doit venir d'en-haut, et cela brise l'homogénéité naturelle.
Par la suite, l'individu est plus conscient mais moins automatique.
Les prédateurs passent leur temps à chasser de leur espace les autres prédateurs proches qui pourraient convoiter les mêmes proies. J'ai l'impression que c'est la même chose au-dessus: des groupes de vérité s'affrontent, pour s'accaparer le moment, la proie par excellence. Selon que tu veuilles défendre ta sécurité ou ta liberté, tes attachements affectifs ou ton ascèse, ton image ou ton identité, ton rôle ou ton intégrité, des groupes de représentations différentes se présentent et s'affrontent pour faire valoir chacune un avenir concurrent, car deux avenirs distincts ne peuvent pas occuper la même et unique durée disponible.
La morale, l'éthique, la foi religieuse, la conviction philosophique, font pipi autour du territoire mental du moi, et empêchent l'intrusion de l'Absolu, de la perception pure, du Tao. L'homme tient à sa vision du monde. Pourvu que ce soit la sienne, elle est meilleure qu'une autre.

Il n'y plus rien à dire après cela.

Les philosophes sceptiques savaient que cela fonctionne ainsi, et tout le monde leur en voulait d'être désabusés, alors qu'ils étaient simplement sortis du culte de la vision subjective. Si tu trouves l'éveil, tu peux le garder pour toi, ou t'exposer, c'est la même chose. On peut gagner des univers sublimes sous le mépris des autres, il n'aide pas mais n'empêche rien. À la barbe de tous, un moi ouvert et qui ne paie pas de mine peut attirer à lui le soi, puis le Divin. C'est cela le plus amusant, l'intraçabilité du cheminement exhaustif. J'ai repris pendant des années le même texte, réellement descendu d'autre part, et la seule chose qui revenait comme un leitmotiv, c'était la dominance. Je la retrouvais partout, partout. Jusque dans le paternalisme et le néo-colonialisme du droit d'ingérence des fondateurs du Droit international. Il faut passer par là, je ne le conteste pas, c'est un mouvement incœrcible, mais ce n'est pas cela le problème. Les choses correspondent vraiment à leurs causes, jusqu'à un certain point.
Substituer une dominance à une autre, c'est déplacer le même tas de cailloux sur un site plus convenable. C'est pour cela que certains font attention quand ils changent de religion, de philosophie, de maître. Ils savent qu'une part du moi cherche une soumission sécuritaire, et ils se méfient de leurs préférences.
Le besoin de transcendance n'est pas logé partout par l'Histoire, dans le même lieu. Pour beaucoup de religions, c'est la consécration de l'âme qui prime et le temps terrestre y est subordonné. Le terrestre est subordonné au céleste, la mine disponible d'expérience est inféodée à un plan. L'incarnation devient le levier pour quelque chose qui me semble personnellement aléatoire.
Lao-Tseu, Bouddha, Sri Aurobindo disent non: non, il n'y a rien à attendre du projet céleste pour transformer la Terre, et les faits le prouvent. Transformons ce que nous sommes, et l'on verra bien où cela nous mènera.
Quand on loge le besoin de transcendance autre part que dans la vie elle-même, quand on le justifie dans la peur de la mort, la nostalgie d'une condition prénatale, ou dans la fuite de l'immanent, le mouvement vers le temps est impur.
Dès que le filtre mental est pris en défaut, la transcendance s'engouffre, et elle n'a rien à sauver, puisque elle se manifeste.

QUESTION: Alors pourquoi est-il si difficile d'en sortir?

RÉPONSE: Parce qu'on veut que les motivations aboutissent. On ne lâche prise que si c'est notre intérêt de le faire. Le Divin existe, et je n'en suis pas responsable, ni vraiment responsable qu'Il m'ait choisi. J'ai peut-être eu une courbe karmique qui facilitait les choses, mais je trouve aujourd'hui l'homme particulièrement obscène, et c'est cela qui l'empêche d'évoluer. Je ne parle pas de l'obscénité du manque de pudeur. Je parle de l'obscénité mentale: s'imaginer que le Divin est presque au service de notre volonté de réalisation personnelle. Il y a quelque chose de profond dans ce que j'ai découvert et nommé l'appropriation subtile, il y a la clé.
Parvenir à vivre sans territoire mental, c'est cela la solution. À ce moment-là, pas de problème de frontières, d'adversaires, de légitimité. Cesser de s'approprier le réel par le discours. S'en approcher, le dé-couvrir, ne jamais l'enfermer dans ce qu'on sait déjà de lui, car il réserve des surprises!
Nul être humain n'est responsable du Divin, vous plaisantez, ou alors vous n'avez jamais ressenti la force gravitationnelle dans votre corps, vous n'avez jamais expérimenté la cohérence absolue des planètes qui ne tombent ni vers le dedans ni vers le dehors par une vitesse appropriée? Le DIVIN, c'est vraiment quelque chose, et toutes nos plaintes vers lui et nos séductions l'indiffèrent. La danse de Shiva, le tourbillon atomique qui pénètre tout est une réalité extraordinaire. Je me suis rendu à l'intérieur de la Matière, et il se trouve que c'est purement et simplement l'ESPRIT. Mais chacun est libre de chercher là où il veut, comme Nasruddin cherchait ses lunettes sous le réverbère, parce qu'il y avait de la lumière dessous, alors qu'il savait les avoir perdues dans le noir, et il ne voulait pas tâtonner.


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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Ven 02 Nov 2007, 16:38

Le retour au ressenti
Nous souffrons parce que nous utilisons des grilles préconçues d'interprétation: les événements se jugent en termes d'échecs et de réussites, mais au moment où nous les vivons, ils constituent seulement une manière parmi tant d'autres d'être reliés au non-moi. L'échec et la réussite ne sont pas des faits, mais des interprétations fermées saupoudrées d'euphorie ou de ressentiment. L'échec ne nous coupe pas du monde autant qu'on se l'imagine et le succès n'est pas une panacée. Les attacher à leurs répercussions émotionnelles est une erreur. On devrait pouvoir provisoirement souffrir d'avoir manqué quelque chose, et cela devrait passer rapidement, sans nous arracher au rythme du mouvement vital. On devrait savoir digérer l'échec avec l'esprit, d'autant qu'on en comprend facilement la source, et transmettre cette information en aval pour calmer le préjudice émotionnel. Oui, on devrait, ce serait dix fois moins pénible, mais c'est un vœu pieux, l'espèce humaine dans son ensemble ne sait pas faire cela. Les taoïstes savent faire, et quelques autres qui se penchent réellement sur leur vécu, et leur être, et qui jouent à ne plus les confondre.

Et comment voulez-vous que les prises de conscience s'effectuent si le cadre des représentations demeure conforme au passé, si tout est codé en échec, réussite, gratifiant, non-gratifiant, alors que les événements ont force de loi par eux-mêmes et qu'ils sont susceptibles d'amener des milliers d'autres significations et prises de position?

L'ouverture évolutive transforme le moment en une situation paradoxale, quantique — on est et on n'est pas à la fois ce que l'on croit être, car chaque information peut éventuellement démentir ou rectifier tout ce que l'on a cru acquérir. L'esprit surfe en permanence sur la vague du présent sans tomber en arrière dans le passé ni se précipiter dans l'avenir du rouleau. C'est la méthode du yoga supramental (où les expériences sont rapides, ininterrompues, inattendues, et contradictoires), autant se préparer tout de suite.

Autant recommander immédiatement cet état d'écoute parfaite où le moment peut venir infirmer ce que nous en attendons sans que cela ne soit gênant. C'est la condition objective, si éloignée du mécanisme de la projection que peu d'êtres humains l'expérimentent. Ceux-là sont unanimes pour faire de l'écoute absolue la condition même de l'éveil. C'est un état de souplesse remarquable qui dément les préjugés, et prévient les raisonnements répétitifs. Les préjugés sont fondés sur un manque d'information, ou sur des malentendus, ou encore sur des attentes illégitimes, fort nombreuses au demeurant. Par exemple, hier c'était un crime de ne pas gagner assez d'argent et on avait peur de manquer. Aujourd'hui on se rend compte que cette crainte a été inculquée par les parents qui n'avaient pas de quoi manger pendant la guerre, et qu'on peut avoir une vie pleine sans être riche. On s'installe dans le présent, et cela suffit pour ne plus subir la peur de l'avenir enracinée peut-être jusque dans les gènes. Le Tout est un univers magique où presque tout nous échappe.

L'acharnement à nier que presque tout nous échappe ne supprime pas les angles morts, et nous pousse à l'hérésie suprême: faire confiance au contrôle.

C'est l'ouverture totale — rare s'il en fut, mais c'est elle qui permet de faire du présent une nourriture toujours fraîche, celle qui permet d'accepter que tout nous échappe tout en y remédiant. Sinon, chaque journée n'apporte plus son dû de vérités nouvelles, de pistes solaires, de progrès non-séparatifs, d'étoiles filantes, car le moi demeure trop structuré, trop yang, trop convaincu de lui-même. Mais sans l'alchimie spirituelle, refermer la brèche est toujours tentant, dès que l'on est satisfait de ses petits voyages touristiques vers la vérité, de ses progrès de singe mental s'épatant lui-même. On aura ouvert les portes, les fenêtres, pris beaucoup d'air, et maintenant déjà rassasié, se reconstruit le territoire sur de nouvelles bases. On évolue en vitesse de croisière. Le pouvoir critique s'émousse vis-à-vis de soi-même, alors que vis-à-vis des autres, naturellement, il augmente. C'est irrésistible de drôlerie et de prétention, une sorte d'orgueil tenace qui se nourrit des progrès même de l'humilité — un monstre subtil d'une grande efficacité, courant chez les spiritualistes, et ceux qui feignent de savoir de quoi il en retourne. On se taille un nouveau domaine sur mesure après s'être évadé du milieu générique, et comme c'est un territoire, on le défendra avec la même fougue que le bon vieux terroir abandonné. On jugera sa tradition meilleure que celle de l'autre, son maître supérieur à tout autre, sa lignée la seule authentique, sa propre démarche la plus sincère, ses avertissements les plus bienveillants — quand ils ne seront encore que des menaces. Le nouveau moi plaqué or surplombe le passé, mais ne s'offre pas réellement au ciel. Pourquoi l'ascension s'arrête-t-elle chez la plupart? Car il faut bien admettre l'échec de la spiritualité. Combien d'éveillés, de maîtres pour mille chercheurs? Pourquoi, n'ayons pas peur des mots, autant de déchets dans ces démarches qui se voudraient au service de la vérité, et qui ne forment que des individus un petit peu plus conscients seulement que les autres, en dépit des efforts spirituels, des pratiques, des Lao-Tseu sur les étagères?

La meilleure solution est de se débarrasser de ce problème en invoquant le karma, c'est le point de vue théorique. C'est facile et sans doute vrai en partie. Si nous prenons le problème d'un point de vue pratique, peu nous chaut pourquoi tant de vies sont (presque) gaspillées dans des efforts qui ne mènent à rien ou presque. Nous voyons là le sacrifice du Divin Lui-Même remontant sans Se presser vers sa plénitude et son Omniscience à travers des individus. Nul reproche n'est à faire à quiconque; en revanche, rendre l'éveil plus accessible est la seule réponse adéquate. Pour ce faire rien de tel qu'associer sa quête à une thérapie susceptible de libérer l'ego en nettoyant les mémoires.

Beaucoup de chercheurs verticaux ont une belle aspiration, un référentiel ésotérique brillant, mais il leur manque l'accès à la transformation de l'inconscient. A l'inverse, certaines personnes savent évoluer, en particulier chez les femmes, en nettoyant le passé et en rectifiant le tir, en pressentant une satisfaction d'être supérieure et plus authentique, mais il leur manque une vision claire des principes transcendants qui gouvernent toute démarche holistique. C'est le moment d'encourager le cheminement, prévenir des dangers tout en louant l'obstacle révélateur. Mon but est de rendre votre sadhana, votre quête, ou votre thérapie, plus claire et plus précise.

Nous allons sans cesse nous rapprocher des obstacles évolutifs et le tableau parait sombre. Nous ne savons pas nous transformer en profondeur, et je montre simplement pourquoi c'est difficile. Dès qu'il a conquis quelque chose, l'homme pavoise et le singe réapparaît, dès qu'elle gagne, la femme se dandine. L'énergie vitale caresse alors l'esprit d'une manière en quelque sorte érotique, tandis qu'une satisfaction enivrante, en tout cas primaire, s'empare du moi et l'installe dans une certaine complaisance supérieure. C'est vulgaire.

L'évolution perpétuelle, celle qui ne comporte plus que des étapes, chaque but atteint découvrant la marche suivante, voilà ce que nous demande la Terre amoureuse du Ciel, et voilà ce qu'elle peut nous donner. Il s'agit de ne pas s'enfermer ni chez le docteur, ni chez le maître, ni chez le psy.

Une prison est une prison et Bob Dylan avait raison: quand Dieu est à nos côtés, on oublie qu'Il est aussi à côté de tous les autres, de tous les autres messies des bons et mauvais apôtres


Aparté autobiographique

C'est cette impression qu'un tas de perfections séparées les unes des autres forment un vrai chaos, que j'ai fini par ressentir en Inde après plusieurs mois d'affilée. Tout marche mal parce que chacun est persuadé de faire exactement ce qu'il faut en respectant les règles. Chacun a son petit rayon de compétence absolue, mais ne voit rien d'autre et n'en sort pas. Les prêtres font exactement ce qu'il faut, mais ils dorment, les parents font ce qu'il faut, chacun fait ce qu'il faut en se cassant la tête pour trouver sa forme de religion, mais rien ne marche nulle part. Tout le monde fait exactement ce qu'il a à faire, mais rien ne communique. Krishnamurti s'en plaignait à la fin de sa vie, il voyait son Inde natale s'attacher à la lettre et perdre sa profondeur et sa générosité, abandonner son courage spirituel. On s'y perd en formulaires, en procédures, en étiquette, en politesse, en rites, règlements, en castes et sous-castes, en castes chez les intouchables, ce qui est le comble, en secteurs de responsabilité quadrillés, mais le chaos est omniprésent dans un ordre aussi précis que superficiel puisque tout le monde obéit à des choses qu'il respecte sans comprendre ni vérifier, ni expérimenter. Chacun ne s'occupe que de son petit rayon. Même la quête spirituelle y est artificielle et convenue. Se remettre en question est facile puisqu'on a appris à le faire depuis des générations lors d'une cérémonie ou de la visite d'un saint ou d'un maître. Mais c'est un pur spectacle, une représentation. C'est une habitude de se remettre en question, c'est lettre morte, un rituel d'une complaisance obscène, c'est la procédure prétendue sacrée depuis trois mille ans, et on continue exactement pareil, dès le lendemain. On parvient en Inde à tout remettre en cause sans sincérité, car c'est tout bêtement une coutume, et la coutume, sauf initiation véritable, endort, c'est un berceau. Les gourous y sont indispensables, eux seuls peuvent permettre de différencier une remise en question formelle, certifiée conforme et mondaine, du vrai processus de confrontation à soi-même, qui vise la nudité, et appelle l'insécurité.




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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Mer 14 Nov 2007, 10:05

Citation :


Mâ Suryananda Lâkhsmî
14, novembre , 2007 1:00 par ananda

Si j’ai choisi de parler de Mâ sur ce site, c’est qu’elle est pour moi un modèle d’intégrité spirituelle, une servante du Divin, chez qui le spirituel n’est pas mélangé, déformé, ou souillé par les préoccupations personnelles.

Le premier livre publié par Mâ est à l’image de toute sa vie, et de son enseignement ; il parut sous son nom hindou, sans aucune référence personnelle. Elle avait écrit ses visions des Dieux hindous, avec une précision presque scientifique, et c’est Jean Herbert, qu’elle avait rencontré « par hasard » dans un train, des années plus tôt, alors qu’elle était une jeune fille, qui l’a publiée chez Albin-Michel dans sa collection « Spiritualités vivantes », dans les années 60. Ils avaient tout naturellement parlé de recherche spirituelle, et il lui avait offert la Bhagavad Gitâ, commentée par Sri Aurobindo. Ils étaient restés en contact, et c’est elle, qui vivait à Genève, qui fut le lien entre l’Ashram et lui pendant la seconde guerre mondiale : elle reçut le manuscrit du « secret du Veda » de Sri Aurobindo, et le fit parvenir à Paris.

A cette époque, elle expliquait la Gîta à un groupe d’amis, pendant le couvre-feu. Elle écrivait des poèmes, et avait fait des études classiques et musicales. Elle avait lu le Karma-Yoga de Swami Vivekananda, prêté par son professeur de philosophie, à qui elle avait confié qu’elle n’était pas satisfaite des réponses données par les représentants des églises chrétiennes : elle sentait qu’il y avait autre chose à comprendre des textes sacrés. Noutte Sunier se maria, en Suisse, avec un médecin (et elle devint Noutte Genton-Sunier), et eut 4 enfants. Elle aidait son mari en faisant les préparations pharmaceutiques, car ils vivaient dans un petit village. Et en secret, en vivant sa vie quotidienne de mère de famille qui aidait beaucoup son mari, elle commença (grâce à une maladie, elle eut l’occasion de s’isoler pendant 3 mois à la montagne) et poursuivit une sâdhana hindoue, remplie d’expériences spirituelles, souvent extraordinaires ; elle eut la grâce de la Lumière et des Visions, mais jamais n’en parla (pendant plus de 20 ans, personne dans son entourage ne sut ce qu’elle vivait). Elle demanda, par une lettre très courte à Sri Aurobindo d’être son Maître, et elle reçut sa réponse par une vision ; dès lors, Il la conduisit dans son ascèse secrète, et lui donna le nom de Suryananda Laksmï.


Elle reçut le nom de Mâ de Sri Mâ Ananda Mayi. Elle dit avoir été conduite principalement par Sri Aurobindo, mais Sri Ramakrisna, Mâ Ananda Mayi et Ramana Maharshi eurent aussi un grand rôle dans sa vie intérieure. Après des années de saddhana et de samadhis, elle sut qu’elle devait vivre une vie intérieure ordinaire, comme si elle faisait descendre la Révélation dans sa vie humaine. Un jour, elle sentit qu’elle devait commencer un travail d’explication spirituelle, et elle pensait devoir faire le même genre de travail que Sri Aurobindo avec les Vedas, avec les Evangiles. Et à sa grande surprise, ce fut l’Apocalypse de Saint Jean qui s’imposa à elle, qu’elle vécut pas à pas, avant de l’expliquer : et elle y trouva l’Esprit et seulement l’Esprit, la Révélation de l’Esprit en l’homme, loin des explications habituelles. Ensuite, ce fut des passages des Evangiles, et de la Bible, et toujours, comme Sri Aurobindo, elle y trouvait que l’Esprit parlait à l’âme humaine, pour la ramener à la Vérité Divine. Par exemple, elle écrit et dit que Noël et Pâques sont éternels et intérieurs, en nous tous, des étapes de la vie spirituelle, que Jésus n’est pas une personne, mais Dieu soi-même à l’intérieur de nous tous, qui nous attend, naît en nous, et ressuscite en nous si nous acceptons, non pas la mort, mais la métamorphose, la Transfiguration de l’ego…et tout ce qui s’était révélé à elle par l’expérience intérieure des Dieux hindous l’aidait à décrypter et à vivre la même Réalité Unique par et dans les textes hébreux et chrétiens.
Pourtant, elle prenait garde qu’aucun de ses auditeurs ne confonde sa démarche avec un quelconque syncrétisme : le respect de chaque voie spirituelle, la compréhension de chaque spécificité font partie d’une compréhension juste. Elle disait, comme les Hindous, que c’était le Divin (l’Ishta choisit son dévôt) qui choisissait la voie à suivre, et que toujours, c’est le Divin qui s’approche de nous, « toujours un Seul et Le Même sous tous les Noms qu’Il s’est donnés ».

Une de ses amies qu’elle avait aidée dans sa vie spirituelle, voulut que ce message si nouveau et si profond soit partagé, et elle réussit à la faire entrer à l’Université Populaire de Genève où Mâ (que personne n’appelait encore ainsi bien sûr) donna des « conférences », à qui elle avait trouvé le titre de « Foi chrétienne et Spiritualité hindoue », et bien sûr, ce sont des chrétiens qui furent ses premiers auditeurs. Il y eut de plus en plus de monde, et un jour, quelqu’un l’appela Mâ spontanément, et c’est ainsi que nous l’appelions tous… A sa première causerie à Paris, André, le fils de Mère lui apporta un « Blessings » avec des pétales de fleurs et un petit mot de Mère…

Ensuite, elle voyagea entre la Suisse et la France, pour rencontrer ceux qui, de plus en plus nombreux venaient l’écouter (mais n’exagérons rien : à la fin de sa vie, elle disait qu’elle avait peut-être 500 personnes qui venaient la voir et restaient en contact avec elle…certains lui écrivaient même du Canada…mais combien se donnaient, se donnent encore, complètement au travail qu’elle proposait ? Cela fait partie du mystère et du secret des consciences).

De nombreux livres (et même des cassettes audio et vidéo) sont disponibles, dont certains édités à compte d’auteur aux éditions de la Baconnière en Suisse. Certaines Fnac ont ses livres (voir la bibliographie à la fin de l’article).

Elle disait toujours (à moi entre autres) qu’elle n’était pas un gourou, car le seul Maître est Dieu en nous, et qu’elle avait une fonction de passeur, de trait d’union. Elle nous conduisait si humblement vers l’Unité : « Dieu seul ! », « C’est Dieu qui Est, c’est Dieu qui fait, c’est Dieu qui sait » ; Laisser la Mère Divine agir en nous et nous transformer ; il faut seulement s’ouvrir à la Grâce divine et devenir son collaborateur, dans un abandon absolu de sa personne « sans préférence et sans orgueil, sans aucune idée d’importance personnelle ».

De temps en temps, elle parlait de Sri Aurobindo, nous expliquait un de ses poèmes, et faisait allusion à Savitri : je me souviens que j’ai reçu de nombreux « chocs électriques » à ces occasions !

Mâ a quitté son corps en juillet 1996, mais pour beaucoup, elle est toujours présente intérieurement. Pour moi, Sri Aurobindo, Mère et Elle, qui est aussi pour moi une incarnation de la Mère Divine, ne font qu’UN, et j’ai eu cette certitude intérieure d’avoir été littéralement « conduite » et « offerte » par Elle à Sri Aurobindo et Mère.

Elle nous disait souvent qu’il fallait garder les pieds sur terre, ne pas laisser le mental s’emballer, laisser les expériences spirituelles à leur juste place, sans les déformer, sans « y toucher », revenir toujours en arrière, sur tous les plans, physique, vital et mental, pour nettoyer, purifier et revivre tout sur le plan d’une Vérité toujours plus haute. Et ceux qui l’écoutaient repartaient avec plus de « Volonté Divine pour la croissance », avaient une vision plus large, une conscience plus grande. Mais comme elle refusait tout prosélytisme, et laissait tous les résultats de son travail au Divin, son enseignement est resté très discret. Si on se réunissait pour l’écouter sur des cassettes, par exemple, elle insistait pour que chacun reste dans le silence ensuite et évite tout bavardage ou discussion personnelle.

Elle nous invitait aussi à « prier sans cesse », nous conseillait le japa, et la lecture de quelques livres, (surtout pas trop de livres, pour ne pas se disperser). Elle nous mettait en garde contre les faux maîtres, contre tout ce qui était « spectaculaire », contre les promesses de « réussite spirituelle et matérielle », car le « résultat, comme la sadhâna, n’appartient qu’à Dieu », et nous conseillait de prendre régulièrement, chaque jour si possible, un moment de calme, de silence intérieur : « la méditation est donnée par Dieu, comme l’extase, rien ne nous appartient ». Et elle nous encourageait à « voir le Divin en toutes choses », car « le monde est Sa démarche dans l’Eternité ».

Si je me permets de parler d’elle, c’est que j’ai vu tant de sites sur tant de faux gurus, tant de faux enseignements, tant d’enseignements mélangés, où une vérité cache le mensonge et l’erreur…Mâ Suryananda Lâkhsmî a laissé ses livres et ses cassettes, pour ceux qui veulent comprendre les Vérités cachées dans les textes chrétiens et hindous, et s’est effacée pour nous laisser avancer dans notre propre recherche de la Vérité et de la Réalité Divines, « sur tous les plans de l’Etre et de la Vie »….

BIBLIOGRAPHIE :

« Quelques aspects d’une Sâdhana », Ed. Albin- Michel, 1963« Les sentiers de l’âme », poèmes, diffusion Payot, 1974 et 1988« Exégèse spirituelle de la Bible, Apocalypse de jean », Ed. La Baconnière, 1975« Journal spirituel », Ed. La Baconnière, 1978 « L’Ascension de Jésus-Christ », La Baconnière, 1979« Six poèmes de Sri Aurobindo », traduits et commentés, 1985 (édités par l’auteur)

« Foi chrétienne et spiritualité hindoue » L’Apocalypse de Jean, tome 1, 1988

« Foi chrétienne et spiritualité hindoue » Le Yoga des Hymnes Vediques, tome 2, 1989

« Foi chrétienne et spiritualité hindoue », tome 3 ,Le Yoga de la princesse Kunti, 1996

« Une offrande de soi-même »,Recueil, Ed. Terre du Ciel, 1995
http://www.supramentale.com/articles/ma-suryananda-lakhsmi.html
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