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 "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan

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AMBRE

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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Dim 25 Nov 2007, 13:27


Les plans de notre être

29, novembre , 2007 Commentaire Share This

Le Supramental
Le Supramental se situe entre Satchidânanda et la création inférieure. Lui seul contient directement la Vérité déterminante de la Conscience divine, et il est nécessaire à une création de Vérité.On peut évidemment réaliser Satchidânanda dans ses rapports avec le mental, la vie et le corps aussi - mais c'est alors quelque chose de stable, qui soutient par sa présence la Prakriti inférieure mais ne la transforme pas. Seul le Supramental peut transformer la nature inférieure.

Le mental
Le "mental" au sens courant du terme est toute la conscience car l'homme est un être mental et voit tout sous cet aspect (l'aspect mental). Mais dans le yoga, "mental" est utiliser pour désigner la partie de la nature qui sert est en rapport avec les idées, l'intelligence, la réaction de la pensée devant les objets, la volonté mentale, etc.

Un autre genre d'erreur à ne pas commettre est de confondre le mental avec l'esprit. le mental est un instrument, ou une conscience instrumentale dont la fonction est de penser et de percevoir. L'esprit est une entité ou une conscience essentielle qui n'a pas besoin de penser ni de percevoir, que ce soit par le mental ou les sens, parce que toute la connaissance qu'il a est une conscience directe.


Le Plan du Vital
Il y a une partie que Sri Aurobindo nomme le Vital. C'est à ce niveaux là que nous vivons en particulier; c'est à dire que nous vivons dans nos désirs, nos sensations, nos émotions, c'est là aussi ou la plupart du temps notre petit point de vue se cramponne. C'est le vital qui nous fait agir, le mental étant rien de plus que son serviteur et non le maître.

Il faut distinguer le vital car la conscience de surface tout est mélanger et c'est seulement en rentrant suffisaemment en soi que l'on peut les voir séparés, voir leur différence et l'on peut analyser leurs mélanges superficiels.

On pourrait dire pour résumer que le vital est "une âme" de désir et de nature de désir qui domine dans une large mesure la conscience des hommes. Mais derrière toute la nature vitale de l'homme existe son être vital véritable qui est caché, tout à fait différente du vital de surface qui est étroit, ignorant, borné, pleines de passions obscures.

L'être vital véritable est, au contraire, large, pleine de force, calme, ferme. il est également sans égo, car l'on peut dire qu'il est une projection et un instrument du Divin.

La Conscience
La conscience est habituellement associé au mental, mais la conscience est quelque chose de plus vaste, et la conscience mentale n'est qu'une partie. Il y a d'autres domaines de consciences où l'homme normal est inconscient.

Ces domaines de consciences sont des états universels qui ne dépendent pas de notre personne pour exister car c'est notre petite personne subjective qui est façonnée par eux suivant le niveau de notre conscience, selon notre nature ou notre stade d'évolution.

Tout dépend du lieu où la conscience se place et se concentre. Si la conscience se place ou se concentre dans l'ego, vous vous identifiez à l'ego; si elle se place ou se concentre dans le mental, elle s'identifie au mental et à ses activités, et ainsi de suite. Si la conscience exerce sa pression au dehors, on dit qu'elle vit dans l'être extérieur, qu'elle oublie son mental et son vital intérieurs comme son psychique le plus profond; si elle va au-dedans, qu'elle y exerce une pression centrali-satrice, alors elle se connaît comme l'être intérieur ou, plus profondément encore, comme l'être psychique; si elle s'élève hors du corps jusqu'aux plans où le moi est naturellement conscient de son immensité et de sa liberté, elle se connaît comme le Moi et non le mental, la vie ou le corps. Toute la différence provient du point où s'exerce cette pression de la conscience C'est. pourquoi il faut concentrer la conscience dans le coeur ou dans le mental afin d'aller au-dedans ou au-dessus: la position de la conscience détermine tout, fait qu'on est plutôt mental, vital, physique ou psychique, en-chaîné ou libre, séparé dans le Pourousha ou involué dans la Prakriti.

La conscience n'a pas besoin d'un "je " clair et individuel pour exercer de diverses façons sa pression centralisatrice: quel que soit le lieu où elle la place, le "je" s'y attache, de sorte qu'on se considère soi-même comme un être mental, un être physique ou n'importe quoi d'autre. La conscience en moi peut s'organiser d'une manière ou d'une autre; elle peut descendre dans le physique et y travailler sur la nature physique, gardant tout le reste à l'arrière-plan ou au-dessus pendant un certain temps; ou elle peut monter au-dessus de la tête et se tenir alors au-dessus du mental, de la vie et du corps, les voyant ainsi comme des formes instrumentales inférieures d'elle-même, ou ne les voyant pas du tout, plongée dans le Moi libre et indifférencié; ou elle peut se jeter dans une conscience cosmique active et dynamique et s'y identifier, ou encore faire toutes sortes d'autres choses sans recourir à cette mouche du coche qui se mêle de tout, à laquelle on accorde beaucoup trop d'importance, et que vous appelez le "je" clair et individuel. Le vrai "je" - si vous tenez à ce mot - n'est pas "clair et individuel", il n'est pas un ego séparé, nettement délimité, il est aussi vaste que l'univers et même plus vaste, il peut contenir l'univers en lui, mais ce n'est pas l'Ahamkâr, c'est lÂtman.
La conscience est un élément fondamental, l'élément fondamental de l'existence - c'est l'énergie, l'impulsion, le mouvement de conscience qui crée l'univers et tout ce qu'il contient: non seulement le macrocosme, mais aussi le microcosme ne sont rien d'autre que de la conscience en train de s'organiser. Par exemple, quand la conscience dans son mouvement ou plutôt dans une certaine intensité de mouvement s'oublie dans l'action, elle devient une énergie apparemment "inconsciente"; quand elle s'oublie dans la forme, elle devient l'électron, l'atome, l'objet matériel. En réalité, c'est toujours la conscience qui est à l'œuvre dans l'énergie et détermine la forme et l'évolution de la forme. Quand elle veut se libérer de la Matière, lentement, par évolution, mais toujours dans la forme, elle émerge en vie, en animal, en homme, et elle peut continuer à évoluer en sortant plus encore de son involution et devenir quelque chose de plus qu'un homme. Si vous pouvez saisir cela, alors il ne devrait pas vous être très difficile de voir ensuite qu'elle peut se formuler subjectivement en conscience physique, vitale, mentale, psychique; toutes sont présentes en l'homme, mais comme elles sont toutes mélangées dans la conscience exté-rieure et que leur état véritable reste à l'arrière-plan dans l'être intérieur, on ne peut devenir pleinement conscient de leur présence qu'en élargissant la limitation imposée à l'ori-gine par la conscience, qui nous fait vivre dans notre être extérieur, en s'éveillant et en se centrant au-dedans sur l'être intérieur. Comme la conscience en nous, lorsqu'elle se con-centre ou se place principalement à l'extérieur, doit renvoyer tout cela à l'arrière-plan, derrière un mur ou un voile, elle doit détruire le mur ou le voile et revenir se concentrer dans ces parties intérieures de l'existence - c'est ce que nous appelons vivre au-dedans; alors notre être extérieur nous paraît petit et superficiel, nous sommes, ou pouvons devenir conscients du royaume intérieur, vaste, riche, inépuisable. En même temps, la conscience en nous a placé un couvercle, un écran - appelez cela comme vous voulez - entre les plans inférieurs du mental, de la vie, du corps soutenus par le psychique,, et les plans supérieurs qui contiennent les royaumes spirituels où le moi est toujours libre et sans limite, et elle peut briser ou ouvrir le couvercle, l'écran, monter dans ces plans supérieurs et de-venir le Moi libre, vaste et lumineux, ou faire descendre l'influence, le reflet et finalement même la présence et le pouvoir de la conscience supérieure dans la nature inférieure.

C'est donc cela la conscience: elle n'est pas composée de parties, elle est le fondement de l'être et donne elle-même une forme à toutes les parties qu'elle choisit de manifester, en les élaborant depuis le haut vers le bas dans une descente progressive depuis les niveaux spirituels vers l'involution dans la Matière, ou en leur donnant une forme au premier plan, dans un mouvement ascendant, par ce que nous appelons l'évolution. Si elle choisit de travailler en vous à travers le sentiment de l'ego, vous pensez que c'est le "je" clairement délimité qui fait tout; si elle commence à se libérer de ce fonctionnement limité, vous commencez à étendre votre sentiment du "je" jusqu'à ce qu'il éclate pour devenir infini et n'existe plus, ou vous vous en dépouillez et vous vous épanouissez pour devenir une immensité spirituelle. Evidemment, ce n'est pas là ce que la pensée matérialiste moderne appelle conscience, parce que cette pensée est assujettie à la science et ne voit la conscience que comme un phénomène qui émerge de la Matière inconsciente et qui consiste en certaines réactions de l'organisme aux objets extérieurs. Mais cela, c'est un phénomène de conscience, ce n'est pas la conscience elle-même, ce n'est même qu'une très petite partie de tous les phénomènes possibles de conscience, et cela ne peut donner aucune indication sur la Conscience, cette Réalité qui est l'essence même de l'existence.

L'Âme
L'âme est une étincelle du Divin qui soutient notre existence individuelle, elle est au coeur de toute créature vivante sur Terre. Parcelle du Divin.

Le psychique
La définition du psychique, ou l'être psychique, d'après la terminologie de Sri Aurobindo est la partie qui vient directement du Divin et qui est en contact avec le Divin. Cet élément divin est dans tous les êtres humains, et l'on ne pourrait exister sans elle. L'être psychique est une forme consciente de l'âme qui grandit au fils des vies et des vies. Il ne faut pas confondre avec l'âme et il faut fair une distinction entre l'âme dans son essence et l'être psychique; en effet, l'être psychique est une personnalité spirituelle formé par l'âme au court de son évolution.

L'être psychique se situe derrière le coeur, c'est notre être le plus profond, et il soutient le mental, le vital, le physique. D'abord voilé par les parties mental, vitale et physique, L'aspiration du psychique est l'amour, la vérité, à une transformation de nos trois instrument, c'est à dire le mental, le vital et le physique. Et lorsque le psychique les influences fortement, alors nos instruments aspirent eux aussi.

La conscience physique
La partie la plus grossièrement matérielle a aussi une conscience qui lui est propre.

Le Subconscient
L'action du subconscient est irrationnelle, mécanique et répétitive. Elle est fermer au raisonnement. La pluparts de nos petits instincts, les habitudes, formes de caractères, ont pour origine le subconscient. C'est lui qui est responsable dans une grande mesure de nos maladie; en fait, les maladies chroniques sont surtout dues au subconscient, à sa mémoire obstinée et son habitude de tout répéter ce qui est imprimé dans la conscience corporelle.

Le subconscient est autant universel qu'individuel, comme toutes les autres parties de la natures.Toutes nos expériences conscientes s'enfoncent dans le subconscient, pas comme des souvenir précis (ce qui est différent du subliminal), mais comme des impressions, à la fois obscures et obstinées, qui, à tout moment, peuvent remonter sous forment de rêves.
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Mar 27 Nov 2007, 19:24

Bonsoir a tous,

Je vous partage un magnifique extrait ou Natarajan mêle avec joie grande poésie et profonde sagesse:


Citation :
Extrait de la lettre du 12 février 2007 « L’invitation a la terre » (1991)

« …N'appartenir à rien, telle est la première initiation solaire, celle qui ouvre le chemin quand les certitudes sédentaires cèdent le pas à l'ivresse de l'interrogation vagabonde, mais pour y parvenir, il te faudra t'être lassé des sentiments faciles et des satisfactions mesquines.

On t'a simplement appris, quelquefois, à changer de Maître sans que tu t'affranchisses.


Or, n'appartenir à rien ni à personne, voici la meilleure voie quand seuls le Ciel et la Terre sont complices de tes questions fulgurantes. Tout chemin embrassé sans en être compris exigera des retours en arrière pour ne pas suivre aveuglément les plus beaux itinéraires déjà tracés. Toute piste où il ne suffit pas de glisser ses pas dans les empreintes du prédécesseur, révèle plus d'indices que la trace d'un dieu que plusieurs chasseurs auront déjà truquée pour s'en approprier la découverte.


Je t'exhorte à marcher seul le long de centaines de millions d'années presque identiques, et qui finissent par déboucher sur une pépite d'étoile, l'homme, confronté aux sidéraux espaces et à sa propre genèse immémoriale. Et tout est là, concentré dans le je qui s'empare maladroitement du moment, une puissance imparable forçant le cerveau à anticiper avec la même intensité qu'il se souvient.


Le présent éternel est donc rarement atteint, soit que le maintenant soit seulement le prolongement des rêves de l'œuf, soit qu'il ne représente que le prélude à des fins qui se dérobent, à des ambitions qui engloutissent la fraîcheur du jour dans un projet conforme au cocon du passé. La Terre n'espère point que tes pas soient homologues à ceux de tes prédécesseurs. Elle détruit et innove, perfectionne et invente, et les arborescences de l'esprit où les souhaits se forment sont ses fruits les plus délicats.


Voilà pourquoi certains retrouvent le dessein originel de l'existence dans la plénitude consécutive aux chaînes brisées, alors que les derniers bagages se sont évanouis dans la douceur d'une aurore accouchant de tous les matins, révélant leurs sens éparpillés dans une gerbe d'étoiles intérieures. Une fois l'œuf brisé, l'esprit retrouve son propre mystère dans le vent et la poussière, la fleur qui chante les nombres dans la symétrie de ses pétales, dans l'animal serein, mieux plongé dans le temps exact que l'homme qui se plaint ou espère, désire ou calcule.


Une fois l'œuf brisé, la nature devient une matrice dont on se détache, une mère dont on ne cautionne plus les drames, une patrie dont on ne respecte plus les illusions, tandis que le Soleil annonce de nouveaux décrets: le vœu que toutes les vies humaines s'affranchissent de leurs innombrables tutelles pour trouver l'immensité éclatante de l'esprit libre des désirs et des craintes, et qui apprécie les œuvres de la vie sans se laisser piéger dans ses rets.


Ton esprit voudrait gagner le radieux sans en finir avec l'opaque. Il voudrait gagner le bonheur sans avoir démonté le malheur et ses sortilèges, il veut courir sans apprendre à marcher. Il deviendra insatiable de triomphes s'il mange le temps pour accumuler les victoires. Ton esprit voudrait vaincre la peur sans regarder le danger en face. Il voudrait éviter l'angoisse sans analyser dans quels méandres d'émotions elle sourd pour ruisseler ses cauchemars.

Vois comme le souvenir est une fuite, dés que tu l'appelles pour substituer au moment des images fanées. Vois comme l'anticipation est une fuite, dés qu'elle t'entraîne hors du présent vers d'imaginaires spectacles où tu as le beau rôle. Tu te déplaces aisément dans ce qui n'existe pour personne d'autre, car ni tes rêves ni tes nostalgies ne sont palpables, et tu t'enroules dans ton propre temps jusqu'à perdre de vue la matière et ses exigences perpétuelles.

Tu crois ainsi posséder un vaste espace, et même, tu te vantes de parcourir l'étendue. Mais tes souvenirs sont trop violents pour ne pas teinter le présent de leur propre couleur, et tes espoirs sont trop naïfs pour être conformes au futur. Tu navigues dans les subtils effluves de ce qui fut, mais ce n'est pas là que tu trouveras le parfum d'aujourd'hui. A quoi bon refaire la piste que tu as déjà tracée, ne vois-tu pas qu'elle t'enchaîne au même labyrinthe, à moins que tu n'évoques que les lumières des passages et les symboles des seuils...


Ton esprit sue dans son labeur d'appropriation de tes préférences, et il souffre des choses qui lui résistent, et s'étonne de ne pas pouvoir forcer leur consentement. Tu cherches à attraper ce qu'il y a derrière le mur avant de l'avoir franchi, sous prétexte que, de l'autre côté, les choses seraient meilleures. Tu oublies ta prison en te délectant d'envisager ce que tu feras en t'évadant, mais tu ignores si tu en sortiras jamais, tes désirs ne sont pas des serrures. S'il suffisait de regarder le ciel à travers les barreaux pour que les portes s'ouvrent, je te conseillerais de rêvasser sur ton devenir, mais les lois régissent la périphérie du temps jusqu'à son centre insoupçonné, et si tu ne les découvres pas, tu les subis.


Et cependant, tu as raison d'attendre du nouveau. Il ne viendra pas des circonstances, ne jaillira pas des évènements, mais franchira tes inventaires de jours analogues, tes séries d'habitudes, tes stratifications de préjugés, tes miettes de vérités. Le nouveau piétinera tes musées personnels où sont fichés tes attachements.


Le ciel n'est pas un amoncellement d'étoiles, ni la connaissance une somme de vérités. L'amour n'est pas une addition de sentiments, et la lumière ne s'accumule pas: elle se disperse dans l'étendue pour tout embrasser.


Au fond des jours les plus sordides, tout au bout de leur grisaille, tu franchiras la porte de l'inattendu qui t'éclaboussera de la plénitude d'un chemin sans départ. L'éblouissement te guette, pour que des zéniths à portée de souffle t'emportent par-delà tes emplois du temps impitoyables, jusqu'aux promesses du Soi intérieur qui ensevelit les chimères de ton passé. Il te suffit de devenir guetteur, de scruter le flot de tes pensées qui mêlent les courants de plusieurs torrents en une seule rivière apprivoisée... Ne sais-tu pas que tes désirs mêlent leur substance à tes observations, que tes souhaits proviennent de cascades d'eau pure rencontrant les lacs ténébreux de grottes souterraines nourrissant les racines endormies de la Terre? Ignores-tu que les émotions sont des pluies qui viennent s'amasser dans ton esprit, et qu'elles réparent la sécheresse du cœur ou dévastent et inondent l'âme quand elles sont trop abondantes? Typhons et déluges rôdent autour de ta démarche pour la noyer dans un temps où seuls les chagrins et les démissions se perpétuent, mais l'âme de l'eau est bienveillante si tu acceptes de couler avec elle, et les inondations te sauvent te révélant l'humilité, et la dissolution des jugements.


N'as-tu pas repéré quelques marécages où ta conscience s'enfonce dangereusement, quand tu les évoques, et où pourrissent encore des évènements que tu n'acceptas jamais? N'as-tu jamais rencontré ton fleuve, ton Gange, ton Nil, qui peut ramasser toutes les eaux et couler impassible en fertilisant ta terre sur son passage?


Méfie-toi des écluses artificielles, qui embellissent les doctrines aux systèmes révolus, n'immobilise pas dans les dogmes les papillons des saveurs éternelles. Car la plus belle erreur t'attend: que tu veuilles dompter le temps, le faire tourner en rond dans ta cage mentale, sans qu'il te morde. Apprivoise-le plutôt, offre-lui des moments qui ne seront qu'à lui. Donne-toi à sa vastitude, sans rien réclamer...contemple son âge à l'étalon des étoiles, et prends conscience de l'inanité de tes ambitions. Si tu le laissais vraiment faire, si la rivière de ton esprit acceptait de couler jusqu'à l'Océan éternel en se fondant dans le fleuve unique de la durée, tu serais entraîné vers les mystères de l'existence qui coule largement, tes chagrins passeraient, tes limites se noieraient, emportées par les soleils des jours, et tes épreuves jalonneraient, comme des apnées, cette descente expérimentale dans le flux des époques.


Tes choix seraient complices de la pente de l'eau, tu te laisserais aller vers la sagesse, qui se moque des choses qui ne dépendent pas d'elle, et cueille chaque moment comme un baiser divin. Tu ne résisterais pas à l'absolu. Tes regrets se dissoudraient dans le cours majestueux du fleuve, tes remords seraient bénis par de nouvelles berges, tes accomplissements seraient d'éviter les écueils, en te fondant sur l'observation perpétuelle du lit. Et tu sais bien que regarder le sillage te conduirait à ta perte puisque il te faut barrer sur la crête de l'instant



Source : http://www.supramental.fr

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MessageSujet: COSMOPHILOSOPHIE   Mar 11 Déc 2007, 12:11

COSMOPHILOSOPHIE

Citation :
Natarajan salue bien les membres d Anthakarana, et a le plaisir de vous annoncer la création d'un nouveau site voir nouvelles de http://supramental.fr/
Lumière Natarajan

Lettre du 11 Décembre 2007


«Question de vocabulaire»

Il y a deux manières d'utiliser le mot supramental:

La première constitue une référence directe à Sri Aurobindo qui a attribué ce nom à l'énergie divine originelle, la shakti de la Conscience suprême. Ce terme est pratique dans ce contexte parce qu'il permet de regrouper les quatre aspects de la Mère divine et parce qu'il contient aussi la conscience qui accompagne nécessairement ce type d'énergie. Il s'agit finalement d'un terme très technique, qui, sorti de son contexte, ne veut plus dire grand chose. La seconde manière d'utiliser le mot supramental est entièrement fallacieuse. Elle consiste à prendre le terme mental dont chacun sait qu'il caractérise l'esprit qui «pense», et de supposer qu'au-dessus de lui quelque chose existe, et que c'est là que nous devons nous rendre. Dans ce contexte, le terme supramental n'est rien d'autre qu'une catégorie intellectuelle vide de sens, mais tout-à-fait propre à jeter la confusion chez des esprits innocents qui s'imagineront qu'un monde merveilleux est à leur disposition, pour peu qu'ils traversent vers le haut le monde de la pensée. Je souhaiterais pour ma part que ceux qui veulent employer ce mot hors du contexte aurobindien l'écrivent avec un trait d'union entre supra et mental, de manière à ce qu'ils puissent continuer d'évoquer l'ensemble des plans qu'ils supposent au dessus du mental, tout en renonçant à s'approprier à si bon marche la shakti divine. Rien n'est plus facile que jouer sur les mots, et le propre justement d'une conscience qui se développe vraiment, c'est de traverser immédiatement le signifiant pour goûter la saveur du signifié. Personnellement je suis même prêt à abandonner le terme supramental s'il se galvaudait à toute vitesse, et je continuerais pour autant à être transformé par la mère des mondes.

La manifestation ne serait plus ce qu'elle est, si elle n'autorisait pas les tricheurs et les contrefacteurs à créer des illusions nouvelles dans un monde perclus d'illusions anciennes et démodées. Tant que l'espèce humaine continuera d'être fascinée par le mental, elle aimera remplacer la réalité elle-même par les mots qui la désignent, afin de pouvoir s'enivrer à bon marché, comme quelqu'un qui trouverait le vin meilleur parce qu'il aura changé l'étiquette de la bouteille. Le «supramental» peut devenir un nouveau miroir aux alouettes, et cela est tout à fait conforme à notre histoire. Des centaines de sectes chrétiennes se sont créées en récupérant le mot amour auquel Jésus donnait un certain sens pour en faire tout autre chose, et cela a très bien marché. Il serait donc naturel que le terme supramental tombant peu à peu dans le langage commun devienne le porte-flambeau de toutes sortes de mouvements qui n'auraient rien à voir ni avec son origine ni avec sa finalité. Bienvenue aux escrocs qui forcent tout un chacun à devenir un expert en discernement, et nous obligent à une vigilance suprême: ils mettent à l'épreuve notre aspiration, ils maquillent la voie de signes trompeurs pour que chacun devienne véritablement responsable de ses propres pas, de ses propres erreurs, de ses propres découvertes.

Nouvelles

- J'ai le plaisir de vous annoncer la création d'un nouveau site http://www.supramental-astrologie.fr/

- Afin d'organiser ses déplacements, Natarajan invite les internautes lyonnais, bretons et belges à se manifester et à préciser leur demande en prévision d'une éventuelle rencontre.




Courriel: 11 Décembre 2007
par Natarajan

Quelques personnes m'écrivent et ont le courage de m'avouer qu'elles souffrent. La seule chose que l'on sache vraiment sur la souffrance, c'est qu'on ne l'a pas demandée. Vous vous rendez-compte de ce qu'elle se permet la souffrance!Elle s'invite! Reprenons tout depuis le début. La souffrance, c'est quelque chose qui se présente alors qu'on ne cherche pas du tout, mais pas du tout, à la rencontrer. C'est une mauvaise surprise. Bien. Ne vous-est-il jamais arrivé de vivre des choses que vous n'attendiez pas et qui ont été merveilleuses, aussi merveilleuses qu'inattendues? Je ne sais pas, moi, une rencontre amoureuse qui n'aurait jamais dû se produire, un livre qui vous tombe par hasard dans les mains et vous procure une prise de conscience magistrale, cette émission attrapée en zappant et qui soudain vous fait vivre un divertissement riche et plein, qui vous manquait. Ou alors ces moments de grâce qui parviennent de je ne sais où, que vous ne recherchiez même pas, et qui débarquent à l'improviste...

Croyez-vous qu'il soit raisonnable de considérer la chance comme un dû, et de s'insurger contre toutes les manifestations inattendues et soi-disant préjudiciables que la vie nous soumet? Si nous acceptons l'imprévu merveilleux, au nom de quoi refuser l'imprévu désobligeant?

L'imprévu n'est-il pas l'imprévu, comme la journée entière comprend la nuit et le jour?

Okay, mettez la souffrance à la porte, supposons que vous y parveniez, je ne donne pas cher alors de votre "chance", et j'irai même jusqu'à me complaire à imaginer que l'imprévu, pour vous, ne sera plus jamais merveilleux, riche d'enseignements, profondément révélateur. En tout cas, c'est ce que je vois: Des gens qui ne souffrent plus, qui ont rétrogradé, grâce à une persévérance toute saturnienne, jusqu'au stade du rhinocéros moyen, eh bien, question insights, illuminations, dilatations fusionnelles dans les fréquences divines, ça se pose là...Avec l'invulnérabilité, est arrivée aussi, dans le même paquet-cadeau, l'insensibilité totale à l'âme du jour, à la réceptivité vraie (celle qui ne se contente pas de juste se refléter, mais qui s'élargit sans cesse à capter de nouveaux flux vibratoires), et le gain me paraît alors minable: on ne souffre plus, d'accord, mais l'anesthésie générale qu'on s'est infligée a totalement émoussé les facultés des antennes, disons plutôt de l'aura, qui vit en circuit fermé.

Faut-il pour autant cultiver la souffrance pour parvenir à de meilleurs résultats dans la réceptivité? Eh bien, non, ce serait trop facile. D'abord ce serait un calcul, et plus empiriquement, je ne sache pas que les fakirs soient nécessairement des maîtres spirituels.

Et puis il y a la grave question du résultat. On en a parlé dans les journaux, à l'époque...Cet homme qui est resté le bras tendu vers le haut pendant douze ans, en Inde of course, pour parvenir à l'illumination, et qui n'y est pas parvenu...Maintenant son bras ne bouge plus, il reste paralysé, dans le sens obligatoire du ciel. Va-t-il recommencer avec le bras qui lui reste? Peut-être que Dieu, dans sa compassion infinie, lui donnera-t-il l'illumination au bout de six ans seulement, jour pour jour, pour récompenser la persévérance?

Je sais, ce n'est pas drôle du tout, et bien que je récuse le moyen et la forme, je doute que cet homme soit n'importe qui.

L'idée d'en rajouter pour s'immuniser est quand même dangereuse, et le masochisme tend la perche aux âmes fortes qui veulent utiliser la souffrance comme un marche pied.

Quand elle s'absente, ils sont un peu surpris, ça les gêne, ils perdent leurs bonnes habitudes, heureusement, Saturne veille, encore lui, et ils pensent à mettre des cailloux dans leurs chaussures pour mieux profiter de la longue promenade.

Ne nous égarons pas hors sujet, la question est grave, que je sache, c'est celle de la souffrance, qui rappelons-le, s'invite. Quel culot!Que voulez-vous que je vous dise, que moi-même je n'ai pas souffert, et que je ne peux pas "comprendre"... Ce serait une hypothèse gratuite, car la raison majeure pour laquelle je ne mets pas mon jourrnal en ligne, c'est pour vous épargner, jsutement, enfin aux âmes douillettes, de voir que le yoga supramental déborde à ras bord de souffrances, heureusement proportionées aux états célestes, lumineux, divins ans so on, mais elle peut être là, et même s'acharner.

Donc, la souffrance, oui, nous connaissons, bien sûr, c'est étrange d'ailleurs l'euphorie qui suit sa disparition, et que bien des humains ne savent ni apprécier, ni prolonger. Moi, je fête toujours ça, sa fuite, et je le fête tellement bien que l'idée qu'elle revienne ne me dérange plus....Je sais que je ferai une fête encore plus somptueuse après sa prochaine attaque. Je suis né "mordu de l'existence", contrairement à Satprem qui ne s'en est jamais contentée. J'ai toujours trouvé cela tellement extraordinaire de vivre avec ce logiciel du moi qui perçoit et se pose des questions, que j'ai pensé que c'était possible d'abolir la souffrance, non seulement pour moi, mais pour l'humanité entière. Je me suis mis à cette tâche très jeune.

Je ne supportais pas de voir d'un côté la merveille de la vie, sentir, respirer, voir, entendre, imaginer, comprendre, aimer, et de l'autre l'ignominie humaine. Cela m'a torturé, quand je ne me laissais pas aller à percevoir, c'est-à-dire rarement mais régulièrement, qu'il y ait une telle contradiction sur la Terre...De fil en aiguille, le chemin s'est ouvert...Et la souffrance est devenue une sorte de compagne souvent très docile, "elle s'écrase souvent", mais quand même suffisamment forte pour me terrasser quand elle le souhaite.

C'est ce que j'appelle "les trous de souris".

Jésus parlait du chas de l'aiguille....

La seule vraie question est celle-ci: si nous souffrons intelligemment, est-il possible de progresser sur le chemin de la non-souffrance? Peut-on inclure la souffrance dans le développement évolutif qui tend à l'ananda, la plénitude? Je suis catégorique: oui.

Premièrement, la souffrance cherche à nous intimider, c'est ce que j'appelle "la peur de la peur", et qui est bien pire que la peur elle-même. La peur véritable a le mérite, comme toutes les identifications, de s'appuyer sur un objet. La peur de la peur se mord la queue, et l'idée de "l 'obstacle à souffrir", non seulement renchérit quand la chose se présente, mais parfois va le chercher. La peur de la peur part à la pêche de ce qui va enfin légitimer son élan. C'est amusant pour un psychologue, moins pour celui qui vit cela.

C'est le jour où ça ne va pas qu'on prend pour un serpent, à la tombée de la nuit, un cordage oublié. La souffrance intelligente, déjà, se débarrasse de la peur de souffrir, qui empêche son usage transcendantal. Quand il ne reste que la vraie souffrance, elle est prise pour ce qu'elle est. Un empêchement. Ni plus ni moins. Et voir ce qu'elle empêche montre ce que l'on souhaite obtenir. C'est donc, avec le plaisir son opposé, le moyen évolutif le plus efficace pour s'ancrer dans la Manisfestation, et leur jeu, leur réciprocité, permet de sans cesse transformer ses propres mobiles, les sources de ses satisfactions, et les moyens de les obtenir.

"Méfie-toi d'un homme qui n'a jamais souffert", nous dit sri Aurobindo, dans un de ses aphorismes. Il n'explicite pas. Cela implique certainement, premièrement, qu'il a souffert lui-même, deuxièmement qu'il en a tiré parti. Bien sûr, il ne s'en est jamais vanté, et c'est Mère qui le rappelle, après son "départ", dans les années cinquante. Il insiste même tellement sur l'ananda, qu'il s'agit là, pour le mental, d'un paradoxe. En fait, comme le supamental récupère aboslument tout dans son intelligence infinie, il est indubitable que Sri Aurobindo ait trouvé son "emploi", c'est-à-dire son utilité, en tout cas pour lui-même, car il ne s'agit plus de la justifier par principe. Gautama s'y était déjà attelé, de belle manière, et je suis certain de ne pas le trahir en résumant sa vision: de toute façon, la souffrance est là, de par notre condition, alors on l'accepte, on la regarde, et l'on a une chance de s'en sortir, ou alors on la refuse, on vit en surface, et elle vient nous surprendre quand elle veut, sans qu'elle soit jamais éradiquée.

Bouddha a eu l'audace de fonder la souffrance comme le produit naturel de l'ignorance. Autrement dit, tu n'as pas choisi de souffrir, mais tu peux choisir de t'en affranchir.

À ceux qui se plaignent de souffrir, je leur dirai: "comment combattre un ennemi que l'on ne connaît pas?".

Nous combattons tous la souffrance, dès que nous sommes sincèrement établis dans la Voie (qu'on m'épargne de nommer les différents itinéraires, d'autant que chaque jour davantage le Divin oblige à trouver sa propre voie), et nous le faisons pour nous, et pour la TERRE, qui part en brioche. Que la souffrance cherche parfois à s'acharner sur les meilleurs, c'est normal. Les meilleurs veulent sa mort, elle se défend la bougresse. Alors bienvenue à la souffrance.

Ce n'est même pas la peine de l'appeler, elle s'invite.

Et puis un jour, de fil en aiguille, la souffrance, même si elle est là, même si elle nous épie, prête à bondir, un jour, même présente, elle ne fait plus mal. Le Divin est capable de tout.




Dernière édition par le Jeu 13 Déc 2007, 19:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Jeu 13 Déc 2007, 19:50

Citation :
Origine du site

Au moment où presque toute l'humanité vacille dans un fondamentalisme quelconque, matériel, intellectuel, ou religieux, j'ai la chance de percevoir, grâce au supramental, les principes d'équilibre qui maintiennent la réalité en place, tout en utilisant les forces chaotiques et les turbulences nées du mouvement de l'histoire. J'ai donc l'intention de partager cette connaissance avec ceux qui sont sensibles au défi que l'humanité doit aujourd'hui tenter. Une longue réflexion m'a permis de revoir la théorie des correspondances avec une intelligence nouvelle, et, pour elle, les choses sont simples. Mais en aval, les êtres humains ne se préoccupent pas suffisamment de leur constitution pour identifier une fois pour toutes les composantes de leur personnalité. Pourtant, en se fiant à un art millénaire, nous disposons d'un système de lecture très performant pour comprendre en nous le jeu des antagonismes, le rôle créateur du conflit, et les atermoiements du libre arbitre, qui nous permet de jouer avec des possibles. C'est avec un extrême plaisir que j'ai continué, seize ans plus tard, le travail commencé avec Astrologie supramentale, publié en 1991.

Cette fois j'ai mis de côté l'aspect temporel de l'astrologie, pour mieux insister sur son aspect essentiel, l'éventail des pouvoirs psychologiques qui correspondent aux planètes et aux luminaires. Avant de nous occuper de leurs proportions, nous pouvons revenir à la question fondamentale de ce qu'ils représentent, puisqu'ils agissent simultanément sur trois plans à la fois, dont deux nous échappent en partie. Si l'on parvient à «normaliser» et à canaliser les tendances psychologiques dans la conscience mentale, elles oeuvrent d'une part en-dessous, dans le subconscient, et au-dessus, dans le moi subliminal, où le Divin prépare sa propre manifestation en nous, avant que nous n'en ayons pleinement conscience. Plus nous devenons conscients de l'action des pouvoirs planétaires, plus nous pouvons les transformer, nous libérer des compulsions qui leur sont propres, ce qui permet au moi subliminal de se développer, et de se révéler. L'action de la totalité ne cesse jamais en nous, et, pendant le sommeil, des contrats importants se jouent pour notre évolution. Nous ne percevons qu'une partie de nous-mêmes, à travers la boucle du discours intérieur, mais par l'ascèse exhaustive, il est possible de descendre dans l'infra rouge et soulever des adversaires obscurs avant de les dissoudre, compulsions ou survivances dynamiques; comme on peut monter dans l'ultra violet, et voir par l'œil du voyant ce qui échappe aux hommes ordinaires, et à tous ceux qui doutent du Divin et de son projet de transformer la Matière. L'action du Divin à notre insu et sur nous-mêmes constitue pour moi une évidence après trente ans de transformation. C'est un dessein immense de se préparer à recevoir l'action supramentale sur terre, et montrer le fonctionnement humain à travers le paradigme de la théorie des correspondances n'est qu'une petite participation dans la globalité du jeu terrestre, mais qui a le mérite d'expliquer d'une manière quasi exhaustive le fonctionnement psychologique humain avec son potentiel.

Je ne prétends donc pas intéresser tout le monde, mais comme j'ai constaté pour ma part que le supramental n'abandonnerait pas l'usage de l'intelligence, mais lui donnerait une autre dimension beaucoup plus vaste, j'ai apprécié de pouvoir augmenter ma connaissance du réel tout au long du vrai travail qui consiste à accepter, subir et participer à la transformation du corps physique. Mes satisfactions sur le plan intellectuel ont même rendu plus supportable le travail de la shakti dans la matière organique, car je ressens une profonde satisfaction à comprendre l'ordre du réel, et, sans le supramental et ses exigences, je ne serais sans doute pas parvenu à une telle vision d'ensemble de la réalité. J'ai pu apprécier les percées de la science et les ramener aux préoccupations du philosophe de l'évolution, et c'est avec une jubilation certaine que j'ai retrouvé les lois physiques à l'œuvre dans le matériau même de la vie, tout élan étant contrebalancé par une réaction, ce qui explique la lenteur des véritables progrès spirituels, qui ne s'effectuent que rarement sans des retours en arrière désagréables. D'autre part, en m'appuyant sur le concept de vitesse dans la mécanique quantique, j'ai pu établir ou confirmer que l'immédiateté avait un pouvoir transformateur infini, méprisé par l'espèce humaine. J'affirme donc qu'une seule journée permet des centaines de «prises de conscience», pour ceux qui sont vraiment ouverts à ce qui se passe plutôt qu'à ce qu'ils veulent à tout prix défendre ou préserver. Le changement de l'atmosphère terrestre contribue d'ailleurs à faciliter les remises en question tout en favorisant la manifestation d'exigences supérieures.

En créant la cosmophilosophie, je bâtis un système ouvert, où j'explique que nos difficultés sont naturelles, car plusieurs juridictions traitent la réalité en nous, selon des couches différentes, de l'immédiateté au permanent, et de la forme au principe, en passant par la structure. La forme est facilement destructible et renouvelable, la structure a tendance à se figer, souvent à tort, et le principe peut perdurer dans une souveraineté immuable, mais le temps malaxe et mélange les trois aspects ensemble, et c'est donc à nous de sentir les transformations de formes et les modifications de structures du même principe, de chaque pouvoir planétaire.

Ces pouvoirs luttent les uns contre les autres, soit par définition dans l'écartèlement du moi contre le non-moi, soit selon les moments. Ils forment néanmoins des alliances, qui peuvent se briser sous l'impact des événements, ils possèdent chacun une certaine autonomie, dont le développement outrancier peut attaquer le système entier, et créer des conflits de personnalité. Dissidence, obstruction, trahison, usurpation, rébellion, sont là. Si l'être humain ne se transcende pas, malgré tous ses efforts et ses idéaux, depuis des milliers d'années, c'est tout simplement que les dés sont pipés par la nature. Qu'on la comprenne en entier, pour s'en libérer, ou qu'on cherche à la soumettre, peu importe le moyen, pourvu qu'il permette une élévation de la manifestation psychologique correspondant à un pouvoir planétaire. Le fait est qu'il est nécessaire de l'observer sans cesse en action en nous-mêmes, pour identifier ses manipulations et ses ruses, plus nombreuses que ses élans purs vers l'amour ou la connaissance. De nombreux individus peuvent naturellement découvrir les obstacles intérieurs génériques sans passer part la nomenclature que je propose, mais il n'est pas stupide de penser que la carte permet l'exploration d'un territoire, si elle est employée correctement. Je fournis donc quelques points de repères, c'est-à-dire une symbolique poussée des corps du système solaire qui est le nôtre, transposée dans le monde intérieur, et, dans cette mesure, la cosmophilosophie complète l'énoncé du traité «guérir par l'éveil», en ligne sur le premier site.

J'aimerais préciser aussi qu'il n'existe aucun lien direct entre mon statut de yogi et mes compétences en astrologie, pour prévenir que ce système est insuffisant pour constituer une discipline à part entière, et je recommande un regard avisé sur la vie et l'œuvre de Sri Aurobindo, pour ancrer la connaissance que je fournis dans un contexte sans limites. J'ai appris l'astrologie à trente-trois ans, après sept ans de yoga supramental, par acquit de conscience, et comme j'ai été encouragé par certains à poursuivre, j'ai pensé à l'époque que cela pourrait me fournir une profession, dont j'avais besoin pour devenir indépendant, n'ayant pas pu m'installer à Auroville. J'ai adapté après quelques années l'astrologie aux exigences d'un yoga intégral, mais, je le répète, s'attacher à elle est dangereux: elle n'est qu'un moyen, un outil, un instrument de «prise de conscience» précieux, puisque le thème natal d'une personne représente vraiment la configuration du système solaire à sa naissance. Toute notre vie nous chercherons à retrouver ce modèle originel dans la perfection universelle qui était la sienne au moment de notre premier inspir. Il s'ensuit des «schémas de conformité» propres à chacun, dans la mesure où certaines proportions entre les tendances doivent être respectées, ce qui demande déjà une approche presque technique de l'équilibre, comme celle d'un surfeur. Mais, de toute façon, pour jouir des esprits des planètes dans leur perfection principielle, il est nécessaire de les dégager du subconscient, et c'est ce travail-là qui permet ensuite de les retrouver en amont, sur le plan subliminal, disponibles pour des actions merveilleuses et élevées. C'est dans cette optique que j'ai écrit ce traité, rendre possible la transformation psychologique en faisant confiance au Divin qui œuvre dans le subliminal chez chacun, à condition, bien sûr, que le moi collabore déjà à la transformation de la nature matérielle, symbolisée par les cerveaux reptilien et limbique, transformation qui seule peut rendre l'incarnation lumineuse et divine.


http://www.supramental-astrologie.fr/supramental_astrologie_origine.php
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Jeu 13 Déc 2007, 19:55

Citation :

Kiron

C'est en 2003 que j'ai commencé à avoir une vision directe de Kiron, astéroïde entre Saturne et Uranus, dont les éphémérides semblent dignes de confiance, lors de consultations avant mes séminaires d'éveil. Depuis, il m'arrive assez souvent, au bout d'un long échange avec la personne dont j'interprète le thème, d'entrer dans des fréquences karmiques négatives, qui, comme par hasard, relèvent de la symbolique de la maison où se trouve Kiron dans le natal. Néanmoins, il est impossible de généraliser cette connaissance, puisque c'est toujours l'aspiration de la personne à évoluer qui me permet d'entrer en contact avec certaines traces négatives de ses naissances antérieures. Normalement, plus l'aspiration au divin est forte, plus j'ai de chances de découvrir le champ vibratoire karmique révélé par Kiron.

Mon approche n'est donc point intellectuelle ou théorique, cependant la symbolique que j'attribue à Kiron recoupe celle qui est communément admise, par exemple par Zane B. Stein dans «Chiron essence et interprétation». Ce que je conserve de l'interprétation courante est bien l'idée d'une blessure excessivement profonde, à laquelle il est difficile de remonter par des moyens ordinaires ou même par une introspection. Ce que j'ai réellement observé, c'est un positionnement défectueux de l'âme dans un passage précédent sur la terre, positionnement défectueux au moment de mourir, comme si «une mauvaise manière» de décéder pouvait laisser des traces dans la renaissance suivante. Je vais donc citer des exemples concrets de manière à ce que chacun puisse éventuellement plonger au plus profond de lui-même pour dénicher ce genre de fantôme qui parasite l'élan spirituel.

Je soulage tout de suite le lecteur en précisant qu'il n'est pas question dans ce diagnostic de relever des fautes de l'âme, mais au contraire de comprendre comment la puissance des événements a pu contraindre un être humain en fin de parcours à prendre une mauvaise position vis-à-vis du Divin, position qui reste engrammée dans la naissance actuelle et que Kiron peut donc révéler. Mais la «blessure» peut constituer une sorte de «parasite» et interdire l'accès à certains champs, à certaines questions, ou expliquer des craintes dans certains domaines. Le poids mort de Kiron n'est ni à négliger ni à surestimer. Il dresse un mur quelque part, fausse certaines représentations, retient certains élans supérieurs, mais son prisme est quand même assez étroit, sauf à l'ascendant, où il rappelle au sujet, si tel est le cas (il n'y a pas de raison non plus que l'interprétation soit juste dans tous les cas, il faut bien hériter de sa position quelque part) une fuite en avant intense vers l'altérité chargée de régler le problème d el'identité personnelle.

J'ai constaté plusieurs fois qu'avec Kiron en fin de douze ou dans le signe de la première maison, le sujet était incapable de se désidentifier du non-moi pour se fonder en tant qu'individu. Il peut conserver des attaches très profondes à des maîtres, à des proches, comme s'il ne pouvait vivre qu'en s'impliquant par rapport à des valeurs extérieures, qui peuvent d'ailleurs être très élevées. Ces personnes, qui peuvent être spirituellement très développées sont néanmoins embarrassées par leur propre moi, en tout cas dans certains secteurs rémanents, alors qu'en revanche elles reconnaissent avec une facilité déconcertante l'autorité du Tout sur elle-même, à laquelle elles peuvent se soumettre, sans parvenir pour autant à réellement se connaître elles-mêmes. J'ai observé également dans ce cas de figure que l'image de soi est volatile ou biscornue, parfois tyrannique à travers le narcissisme, ou au contraire la culpabilité, ou même l'alternance pathologique des deux, mais la prise de conscience d'un décalage avec soi-même constitue un des moyens ordinaires par lequel l'univers réoriente le sujet vers son âme, en triturant la pensée. Il est probable qu'au moment d'une mort passée ces personnes soient parties avec le sentiment de s'être déçu elles-mêmes pour avoir manqué le but d'une réalisation personnelle. Dans la vie présente, un petit fantôme subsiste, la difficulté de se confronter face à face avec soi-même sans aucun intermédiaire et en s'acceptant tel qu'on est.

C'est souvent dans l'axe des maisons deux/huit que Kiron révèle des blessures profondes, accidentelles, mais si violentes que la personne au moment de sa mort a rejeté la valeur de l'existence, ou la valeur du Divin avec le sentiment profondément légitime d'être une victime innocente. À la lumière du Supramental, pour lequel toute la manifestation n'est que le jeu du Divin, il n'est pas surprenant de constater ce style de gâchis dans les incarnations humaines. Il est donc tout à fait normal qu'un être qui a profondément souffert quitte l'existence dans un sentiment de haine ou de dégoût vis-à-vis de la réalité et de Dieu, et que cela soit suffisant pour pervertir à la renaissance suivante la perception de la légitimité de l'évolution spirituelle, ou la légitimité du don de soi au Divin, ou même seulment la légitimité d'une recherche quelconque de la perfection morale ou spirituelle.

J'ai ainsi rencontré un homme qui avait tout perdu sans en être responsable, biens et famille, et qui par suite de ce choc était devenu un assassin avant de se suicider. Par un travail remarquable sur lui-même, il a pu cette fois-ci repositionner son âme correctement. Des femmes qui meurent après un viol, ou des hommes qui ont été persécutés pour leurs valeurs, peuvent très bien se trouver avec un Kiron en maison 8 et peiner à retrouver l'amour humain, personnel ou pour le genre entier, quelle que soit par ailleurs la qualité de leur développement spirituel.

J'ai également constaté que des personnes qui possèdent Kiron autour du milieu du ciel, dans un orbe de quelques degrés, ont l'impression de ne pas trouver quelle mission elles ont à accomplir, ce qui laisse souvent entendre que dans une vie passée, elles aient pu mourir sans avoir senti qu'elles étaient allées au bout de l'objectif qu'elles s'étaient fixé. Elles sont toujours à la recherche d'un positionnement parfait qui leur donnerait le sentiment d'être vraiment utile tout en se réalisant elles-mêmes.

La seule généralisation que l'on peut faire avec Kiron, c'est de supposer que pendant une incarnation, l'âme a refusé de s'abandonner au moment de la mort, en restant attachée, par le véhicule physique qui décède, à certaines représentations censées guider le passage vers l'au-delà. Personnellement je ne peux pas affirmer qu'il s'agit du dernier passage. J'ai aussi rencontré des personnes qui traînent cette vie-ci un contentieux avec leur corps, parce que lors d'un passage précédent, le moi avait décidé de se libérer de la renaissance, et ses âmes conservent donc le souvenir d'un déni de l'existence et de la vie dans l'incarnation présente (position de Kiron en maison quatre dans l'expérience, peut-être en 2 dans les probabilités).

Au cours de l'ascension spirituelle, un jour ou l'autre vient la nécessité de se confronter à cet angle mort, car c'est très difficile d'aller voir la blessure Kironnienne, vu tout ce qu'elle peut rappeler de souffrances et d'échecs, d'incapacités ou de fuites dans le secteur concerné. Cette blessure doit néanmoins être retrouvée, et en quelque sorte désinfectée par l'aspiration et l'énergie divine, sinon sa force d'inertie empêche la pleine réalisation de l'âme dans l'existence présente. Toutes sortes de peurs peuvent surgir dans la maison kironnienne, tant que le fantôme karmique vibratoire n'a pas été identifié. Quels que soient les progrès spirituels, c'est souvent dans le secteur kironien que la même question se pose tout au long d'une vie, sans qu'aucune réponse définitive n'apparaisse. Les fréquences du préjudice kironien s'interposent en permanence dans le champ qui correspond au problème qui se pose et elles détournent le discernement du sujet vers des orientations fausses, qui empêchent la prise de conscience radicale. Si on découvre une faiblesse dans la maison kironienne, la première chose à faire est de l'accepter et de la reconnaître, sans se sentir coupable, tout en demandant au Divin de nettoyer cette blessure afin que le champ de conscience redevienne panoramique et intégral., pour permettre l'évolution la plus parfaite possible.

Vérifier que l'on est conscient de la maison kironienne, et compter les aspects de conjonction avec une orbe serrée (jusqu'à 2 degrés). Pour ma part, je n'interprète pas les autres aspects à Kiron, ni Kiron en signe. La blessure semble être plus probable en 8 et aux Angles. Ne pas s'étonner de ne rien trouver par la pensée, même s'il y a quelque chose, seules des prises de conscience spontanées et très profondes révèlent le problème. Inutile de s'imaginer qu'il y a quelque préjudice si l'on ne ressent rien, mais réfléchir quand même sur la question de l'intégration de la maison kironienne.
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Ven 14 Déc 2007, 07:20

Citation :
L’évolution de l’humanité
"Sri Aurobindo était là depuis le matin jusqu'au soir.
Pendant,oh !pendant plus d'une heure il m'a fait vivre comme la vision concrète et vivante de la condition de l'humanité et des différentes couches d'humanité par rapport à la création nouvelle ou supramentale. Et c'était merveilleusement clair et concret et vivant... Il y avait toute l'humanité qui n'est plus tout à fait animale, qui a bénéficié du développement mental et qui a crée une certaine harmonie dans sa vie-une harmonie vitale et artistique, littéraire - et dont et dont la grande majorité vit,satisfaite de vivre" ....

"Ceux -là peuvent être attirés (parce qu'ils ont du goût, ils sont développés intellectuellement), ils peuvent être attirés par des forces nouvelles, la vie future; par exemple, ils peuvent devenir des disciples de Sri Aurobindo mentalement, intellectuellement. Mais ils ne sentent pas du tout le besoin de changer matériellement, et si on les y forçait, ce serait d'abord prématuré, injuste, et cela créerait tout simplement un grand désordre et troublerait leur vie tout à fait inutilement."

"Puis il y avait les quelques uns - rares individus - qui étaient prêts à faire l'effort nécessaire pour la préparation de la transformation et pour attirer les forces nouvelles, essayer d'adapter la Matière , chercher les moyens d'expression, etc. Ceux-là sont prêts pour le yoga de Sri Aurobindo. Ils sont très peu nombreux. Il ya même ceux qui ont le sens du sacrifice et qui sont prêts à avoir une vie dure, pénible, pourvu que cela mène ou que cela aide à cette transformation future. Mais il ne faudrait pas, il ne faudrait d'aucune manière qu'ils essayent d'influencer les autres et de leur faire partager leur propre effort; ce serait tout à fait injuste- non seulement injuste, mais extrêmement maladroit, parce-que cela changerait le rythme et le mouvement universels, ou tout au moins terrestres, et au lieu d'aider ,cela produirait des conflits et aboutirait à un chaos.

Mère et Sri Aurobindo ne cherchaient pas à ébranler les convictions des gens.
Les constructions mentales d'une personne baties durant cette vie font partie intégrante de sa personnalité. Essayer de la changer sans avoir une comprehension profonde de sa complexité et de ses possibilités, est une action susceptible de déséquilibrer quelqu'un pour le reste de son existence en cours .
par Dot avec son aimable autorisation pour:
Le site Web à été mis en place en 1996, nous étions au tout début de la découverte de l'Internet. Nous voulions apprendre le langage HTML pour publier sur le Web afin de faire connaître l'Agenda de Mère et le yoga Intégral de Sri Aurobindo. Nous n'appartenons à aucune secte, nous sommes simplement en quête de Vérité. Voir plus d'article de Supramental Dot Com , ou voir son siteWeb
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Ven 14 Déc 2007, 08:49

Merci Ambre pour tous ces articles,

Le nouveau site de Natarajan, comme le précédent, est une mine d'or remplis d'infos et points de vues utiles pour éclairer en profondeur notre propre chemin spirituel. Le sens de la profondeur, du détail, de la nuance, de la précision en font un véritable outil de la chirurgie de l'âme. Un dépoussièrage rafraichissant de l'astrologie "traditionnelle".

Je conseille par exemple "la dialectique des maisons", en particulier si vous possédez déja votre thème astral. Ce véritable chemin initiatique cosmologique en forme de jeu de l'oie (de loi) permet un éclairage nouveau et des prises de consciences cruciales sur les atouts et les obstacles qui jalonnent notre existence, et ceux-ci diffèrent bien largement d'une personne à l'autre... à ce titre, c'est aussi une école de tolérance et de respect par rapport " à la vie des autres". Chacun fait ce qu'il croit devoir faire en fonction de son modèle du monde du moment...

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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Ven 14 Déc 2007, 10:27

Merci beaucoup pour ces textes,

Sensible aux enseignements de Sri Aurobindo, j'ai participé en son temps aux groupes de Danièle Stiénon ,à Esneux près de Liège en Belgique, qui s'en inspirait...

J'ai bien aimé dans le dernier texte l'idée de respect de chacun...dans mes actions, j'ai beaucoup cherché à transformer...cette idée qu'il n'y a pas à le faire pour les autres renforce en moi la paix...

merci
amitiés
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Ven 14 Déc 2007, 11:42

à propos de chiron, voici un extrait d'un forum /

Citation :

Chiron transmet les message de Saturne à Uranus, et vis et versa, en
effet la trajectoire de Chiron se fait de telle manière qu’il passe de
saturne à Uranus.Le retour de Chiron
Révolution irrégulière, dans le passé elle aurait eu des révolutions de
46 ans et peut aller jusqu’à 52 ans. En moyenne sur plusieurs siècles
elle s’approche de 49 ans et actuellement elle est proche de 51 ans.
Voilà pourquoi son retour se fait après cette période. Suivant le signe
ou elle se situe la durée du retour sera plus ou moins importante.

Avant tout que veux dire à notre naissance le signe qui est transité
par Chiron signifie en principe les types de problèmes que nos parents
comme nous même (mais encore inconscient vu notre âge) ns à ce
moment-là.
Les problèmes qu’ils tentent de surmonter constituent alors des sujets
d’inquiétudes principales qui mobilisent alors une grande parties de
leurs pensées et esprits.
Cela peut correspondre à des choses qu’ils ont négligées trop longtemps
et qui doivent absolument être résolues à ce moment-là, ou bien peuvent
résulter de changements dans le monde qui nécessite la restructuration
ou la redéfinition des problèmes et situations. L’importance est qu’ils
faillent de toutes manières résoudre ses problèmes.
L’époque et les problèmes seront bien sûr différents en fonction du
signe dans lequel Chiron se situe ainsi que du contexte dans lequel
vit la famille. Un exemple pendant la crise de 1929 avec Chiron en
Taureau l’important était la survie d’une famille pauvre qui cherchait
simplement à se nourrir ou à une famille riche de protéger ses biens.
Le dénominateur commun étant toutefois est que le signe de Chiron
représente la préoccupation générale des parents. Ainsi l’esprit de
l’enfant s’imprègne de ces problèmes principalement. L’esprit s’en
imprègne et donc l’idée de résoudre ces problèmes « est un problème
dans mon subconscient, problème lié à Chiron ». D’autre point lié au
subconscient peuvent aussi être décelé dans un thème par d’autres
points du thème, mais ici nous parlons du problème Chironnien. Ainsi
l’enfant apprend qu’il faut éliminer tous les obstacles à la résolution
des difficultés dans ce domaine particulier. C’est un point crucial
personnel enraciné et qui suit l’individu durant toute sa vie. Par
l’avance de Chiron dans le thème et donc sa traversée dans les signes
et maisons on affronte chaque problèmes qui se présentent et qui
viennent souvent de direction inattendue. Chaque résolution et chaque
problèmes apportent la capacité àa résoudre les problèmes, cependant
l’impératif personnel sera toujours celui de base lié à Chiron.
Quand Chiron apporte un aspect dur, inharmonique au natal l’individu en
général apprend que certains autres problèmes sont tout aussi
impérieux. Mais encore une fois le problème de base du natal restera le
même il sera seulement revu, remis en lumière et ou réajusté.

Ainsi à l’approche du retour de Chiron, on a expérimenté tous les
aspects possibles à la position natale et le passage dans toutes les
maisons et signes, on a expérimenté les difficultés de diverses façons,
dans tous les domaines et sous tous les points de vues. En espérant
qu’on a appris beaucoup de ses expériences le cycle jusqu’au retour de
Chiron azura été source de nombreuses leçons. Nous auront donc fait un
saut dans l’évolution de notre existence mais aussi probablement dans
l’esprit pour ceux qui vivent avec la notion de réincarnation.
La personne pourra alors prendre un autre élan et s’attaché à remplir
son dessein dans cette incarnation pour lui-même ou pour autrui.
Cependant ce saut est parfois trop difficile et n’aura pas lieu.
Comme au moment de la naissance, au moment du retour de Chiron le monde
extérieur est confronté à des problèmes en rapport avec le signe ou il
se trouve. Nous vérifions donc alors les problèmes lié aux amis, le
travail, le mondial, etc,. Donc ce qui a préoccupé consciemment ou
inconsciemment l’individu avant le retour de Chiron était la base des
problème qu’il devait résoudre, maintenant le souci devient non plus
uniquement le sien, mais le souci de tous les autres aussi.
Mais n’oublions pas non plus que certains individus plus éveillés ou
s’étant éveillés avant le retour de Chiron lors d’autres aspects noué à
l’éveil n’auront pas à subir cette période de retour avec autant de
force. Ici tout individu normalement constitué et pas encore éveillé
auparavant à la réalité du subconscient et à l’esprit n’échappera plus
à ce qu’il sera obligé de voir autour de lui. La majorité sera
confronté au fait que ses problèmes personnel ne lui sont pas seulement
attribué, il se rend compte que ses problèmes sont aussi les mêmes pour
les autres, d’une manière comme d’une autre. Alors voyant cela, parfois
l’individu se rend compte de la détresse des autres, de la perplexité
des gens face à leurs problèmes, face au problèmes du monde, voit la
confusion qui règne chez autrui , pour lui la plupart des réponses
semblent alors évidentes, la plupart des problèmes deviennent faciles à
résoudre.
Le temps s’arrête en quelques sortes, l’individu éveillé à Chiron alors
se situe dans un temps mort, c’est une période décisive, il doit tirer
profit de ses expériences, il se posera sans doute la question, ne
doit-on pas aider les autres des expériences que l’on a apprise ?
Ici un nouvel avenir Chironnien se présente et plusieurs options se présente :
Soit devra-t-il devenir un mentor, un guide, un conseiller, un professeur ou même un gourou pour de plus jeunes que lui ?
Soit il va devenir une personne qui conseillera les autres
Soit va-il tenter de mettre à profit l’expérience acquise et devenir un matérialiste en vendant ses connaissances ?
Soit va-il se replier sur lui-même sans même aider qui que ce soit ?

Ici une possibilité se présente, et même si l’on a mené une vie
égoïste, matérialiste ou d’isolé par la pauvreté, ne par avoir pu faire
un seul pas en avant, et même si l’on a été roi, ministre, ou si l’on
est encore parmi les mieux positionnés dans un domaine ou l’autre, le
temps s’arrête pour chacun, un peu comme une renaissance qui permettra
maintenant d’une manière consciente et sage de construire non plus son
monde mais aider à construire l’humanité, et même l’univers.
Sachant que Chiron n’est pas lié au temps chronologique (pas régulier
du tout et sans doute pas éternellement présent dans notre système
solaire, de plus ayant un lien entre Saturne et Uranus) tel que nous le
déterminons dans notre monde, lorsque cet astre, produit des énergie
forte sur notre être (thème), il nous permet et nous donne la
possibilité d’user totalement de notre libre arbitre et de changer pour
devenir ou être autrement dans le cas ou ne nous l’aurions pas encore
fait auparavant. Mais cela ne sera pas facile pour ceux qui sont
emprisonner dans le monde ou par le monde matérialiste.
Et si la vie semble pour beaucoup dans leur vision des choses devenir
sombre et triste dans la vieillesse, elle peut devenir vraiment
fantastique au moment de la décision que nous pouvons encore prendre a
ce retour, au retour de ce guérisseur et enseignant.
S’en suivra alors le retour de Saturne qui lui marquera alors pour les
uns l’entrée dans l’âge froid et solitaire de la vieillesse ou le
déclin de la matière se fait ressentir. Ou au contraire dans l’âge de
la sagesse et de l’éveil à la vie qui ne s’arrête jamais et ou chaque
instant se vit au présent pour le bien de tous..
Bien à Vous
DMR


http://www.astromail.fr/forum/read.php?id=71031&f=51

vous pouvez aussi allez à la page d'accueil et faire votre thème vous meme.
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Ven 14 Déc 2007, 12:49

Merci pour ce dernier lien

amitiés
Josiane
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Nathalie

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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Ven 14 Déc 2007, 18:40

soleilamethyste a écrit:
,

Sensible aux enseignements de Sri Aurobindo, j'ai participé en son temps aux groupes de Danièle Stiénon ,à Esneux près de Liège en Belgique, qui s'en inspirait...
.


Et bien Josiane!
nous nous connaissons alors?


l'énergie du groupe que Danielle a créé restera à jamais dans la mémoire de mon coeur:
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AMBRE

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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Sam 22 Déc 2007, 09:05

Citation :
Entretien du 21 décembre 1950
21, décembre , 2007 22:30 par Supramental Dot Com

Ô Conscience immobile et sereine, Tu veilles aux confins du monde comme un sphinx d'éternité. Et pourtant, à certains Tu livres Ton secret : ceux-là peuvent devenir Ton vouloir souverain qui choisit sans préférer, exécute sans désirer."
Cette Conscience immobile, c'est The Mother of Dreams La Mère des Rêves, poème de Sri Aurobindo], le sphinx d'éternité qui veille aux confins du monde comme une énigme à résoudre. Cette énigme, c'est le problème de notre vie, la raison d'être de l'univers. Le problème de notre vie est de réaliser le Divin, ou plutôt de reprendre conscience du Divin qui est l'Univers, l'origine, la cause et la fin de la vie.


--------------------------------------------------------------------------------
Ceux qui trouvent le secret du sphinx d'éternité deviennent le Pouvoir agissant et créateur.
Choisir sans préférer et exécuter sans désirer, est la grande difficulté à la base du développement de la véritable conscience et du contrôle de soi. Choisir, dans ce sens, veut dire voir ce qui est vrai et lui donner existence; et choisir ainsi, sans aucune inclination personnelle pour une chose, une personne, une action, une circonstance, est bien ce qu'il y a de plus difficile pour l'être humain ordinaire. Pourtant, il faut arriver à agir sans avoir aucune préférence, en dehors de toute attraction et de toute affinité, en se basant uniquement sur la Vérité qui vous guide. Et après avoir choisi selon la Vérité l'action à faire, il faut l'exécuter sans aucun désir.Si vous vous observez attentivement, vous verrez qu'avant d'agir il faut avoir un élan intérieur, quelque chose qui vous pousse. Dans l'homme ordinaire, cet élan est généralement le désir. Ce désir doit être remplacé par une vision claire, précise et constante de la Vérité. Quelques-uns appellent cela la Voix de Dieu, ou la Volonté de Dieu. Le véritable sens de ces termes a été faussé, c'est pour cela que je préfère dire "la Vérité", quoique ce ne soit qu'un aspect très limité de Cela que nous ne pouvons nommer, mais qui est la Source et le But de toute existence. Je n'emploie pas volontiers le mot Dieu, parce que les religions en ont fait le nom d'un être tout-puissant autre que sa création, en dehors d'elle. Ce qui est inexact. Pourtant, sur le plan physique, la différence est évidente. Car nous sommes encore tout ce que nous ne voulons plus être, et Lui, Il est tout ce que nous voulons devenir.

Comment savoir quelle est la Volonté divine ?
On ne le sait pas, on le sent. Et pour le sentir il faut vouloir avec une telle intensité, une telle sincérité, que toute entrave disparaît. Tant que vous avez en vous une préférence, un désir, une attraction, une affinité, toutes ces choses vous voilent la Vérité. Donc, le premier travail est d'essayer de maîtriser, diriger, corriger tous les mouvements de votre conscience et éliminer ceux qui ne peuvent être changés, jusqu'à ce qu'ils deviennent l'expression parfaite et permanente de la Vérité.
Et vouloir même n'est pas assez, car très souvent on oublie de vouloir. Il faut une aspiration qui brûle dans l'être, comme un feu constant, et chaque fois que vous avez un désir, une préférence, une attraction, il faut le jeter dans le feu. Si vous faites cela d'une façon persistante, vous verrez qu'une petite lueur de conscience vraie commence à naître dans votre conscience ordinaire. D'abord elle sera indistincte, très loin derrière tout le bruit des désirs, des préférences, des attractions et des affinités. Mais il faut passer derrière tout cela et trouver cette conscience vraie, si calme, si tranquille, presque silencieuse. Ceux qui sont en contact avec la véritable conscience voient toutes les possibilités à la fois, et sont capables de choisir même la plus défavorable si c'est nécessaire. Mais pour en arriver là, il faut parcourir un long chemin.
Faut-il neutraliser les préférences ou les oublier ?
Il ne faut pas en avoir !

Quand le mental devient silencieux, quand il cesse de juger, de se mettre en avant avec son prétendu savoir, on commence à pouvoir résoudre le problème de la vie. Il faut s'abstenir de juger, car le mental est seulement un instrument d'action, pas un instrument de connaissance vraie - la connaissance vraie vient d'ailleurs.
Si l'on s'abstenait de juger, on arriverait à une connaissance de plus en plus précise de la Vérité, et les neuf dixièmes de la misère du monde disparaîtraient. Le grand désordre du monde serait en majeure partie neutralisé si le mental pouvait admettre qu'il ne sait pas.

Puis il est question d'un passage de Aperçus et Pensées : "Quand nous avons passé au-delà des jouissances, nous avons la Béatitude. Le Désir fut une aide, le Désir est l'entrave." (Sri Aurobindo: Aperçus : Le But)
Mère ajoute aussitôt
... selon le stade où l'on se trouve.
Je parle naturellement pour ceux qui veulent sincèrement devenir conscients de leur vérité vraie et l'exprimer dans leur vie... Je pense que c'est le cas de tout le monde ici. Et je dis aux professeurs qu'ils doivent enseigner de plus en plus selon la Vérité, car si nous avons une école ici, c'est pour qu'elle soit différente des millions d'écoles dans le monde, c'est pour donner aux enfants une chance de distinguer entre la vie ordinaire et la vie divine, la vie de vérité - de voir les choses autrement. Il est inutile de vouloir répéter ici la vie ordinaire. Les professeurs ont pour mission d'ouvrir les yeux des enfants à quelque chose qu'ils ne trouveront nulle part ailleurs.
La Mère

"Entretiens 1950-1951" (pages 1-4)
publié par Sri Aurobindo Ashram - Pondichéry
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Sam 22 Déc 2007, 09:40

Superbe!!!

Merci beaucoup Nathalie d'avoir mis ce texte..... il est de circonstance!

Il est aussi un réel cadeau pour moi aujourd'hui et il me conforte dans la vision et la continuité de mon chemin....

144000 Touchée en plein coeur!
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Atlantea



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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Dim 23 Déc 2007, 13:13

Il y a des moments, je me demande si j'ai pas des trous dans le cerveau, des cases en moins ou tellement vides !
J'ai lu ce fil et les liens proposés par Ambre concernant les écrits de Natarajan.. Hier soir, j'ai essayé de lire ses écrits... Trop de mots pour moi... Trop compliqué... En survolant je sais tout de même car mes yeux s'arretent sur des mots clefs de ses textes qu' en moi il y a résonnance...
Il y a des moments, je me demande ce que je fiche dans cette existence et aujourd'hui c'est un de ces moments.
La sensation que j'ai de mon existence est tellement dans la simplicité que les connaissances ainsi écrites et livrées à la pensée de tous me perdent.
Je dois dire que ce matin, j'en suis fatiguée.
Doit-on apprendre tout cela pour être Soi ?
J'ai le ressenti que c'est un mouvement intérieur naturel et je le ressens depuis toujours. C'est comme une logique qui se matérialise et qui doit être vécu, jour après jour, dans le calme, comme en étant un peu en observation des expériences rencontrées mais aussi acteur consentant de tout ce qui nous est apporté, dans le calme et la simplicité.
Est-ce moi qui ne comprend pas qui je suis et qui ne cherche pas à savoir, juste à Me vivre.
L'existence me parait très simple d'elle-même.
Serait-il possible que trop d'informations et de connaissances tendent à brider la co-naissance ?
Dans tous les cas, j'ai le cerveau en ébullition ce matin et ça me fatigue.
Si je cherche le pourquoi de cet état du jour, je m'aperçois que je ne comprends pas la pensée des autres telle qu'elle se matérialise... Je ne comprends pas leur réaction et j'ai l'impression qu'ils se compliquent l'existence ou alors c'est moi qui ne sait pas.
C'est peut-être pour cela que je me sens mieux avec les jeunes enfants... Ils sont pas compliqués... Avec les animaux aussi, pas de complications... et la nature me ravit par sa simplicité et son harmonie... Serais-je dans l'illusion et je ne m'en rendrais pas compte ? Ou bien ce sont les autres qui sont dans l'illusion ?
Je me rends compte que je ne sais rien... Que je ne sais même pas vous expliquer ce que je ressens, je n'en ai pas les mots... Cela arrive souvent chez moi... Ces sacrés mots qui me manquent..; J'ai des images qui me viennent mais ils faudrait des milliers de mots pour les communiquer aux autres... et ces images bougent sans arrêt donc les mots ne correspondent plus très vite... Pffff...
Je crois que mon coeur prend toute la place dans mon être et que ce qui me sert de cerveau, ne sait plus penser par lui-même et forcément j'ai souvent l'air d'être comme une extra-terrestre... quand quelqu'un me dit : " pour telle affaire je ne sais pas comment faire", j'ai tendance à répondre "fais-le et tu sauras"... Et il me disent :"oui mais quoi ?"... Je réponds "ça je ne sais pas, c'est à toi de savoir au fond de toi, ce qui te correspond vraiment, et seulement à toi"...
Là je souris, car en fait c'est ce que je dois faire surement... Ne pas m'occuper de ce que pensent les autres ou de ce qu'ils vivent... si ailleurs nous sommes Unité dans l'Âme Universelle, ici nous sommes séparés déjà à l'intérieur de nous-même, donc avec les autres âmes... Et L'Esprit Divin compose avec chacune de nous pour nous ramener à Lui...
C'est vraiment un chemin personnel, très difficile... faits de vaguelettes et de stunamis, quelque fois de plages émergeant ça et là pour se reposer un peu... Mais ça n'arrête jamais...
Pour le moment, à cet instant, j'en suis là face à tout ce que je lis ici...
Je ne crois pas être particulièrement bête... peut-être non plus pas très intelligente... Mais je me rends compte que j'ai une compréhension de la Vie qui m'est bien personnelle et que plus j'avance moins je sais... Je pourrais me coucher et attendre que ça se passe ? Serait-ce la solution ? Je pourrais aussi me mettre hermite dans le Haut Atlas, entre Ciel et Terre ? Je n'ai pas de solutions miracles...
Dans tous les cas, je sais que la lecture des expériences des autres aujourd'hui ne m'est pas d'une grande aide semble-t-il...Ce sont les autres avec leurs découvertes d'eux-même là où ils en sont de leur existence. C'est la seule chose que je dois retenir, je crois.
Nous sommes à la fois tellement semblables et dissemblables... J'accepte d'exister avec cela... mais à ma façon, c'est à dire sans savoir où je vais ou ce que je suis, sans comprendre, sans attendre, sans vouloir... Amour, Paix et Fraternité d'ailleurs, Ici... :76: Atlantea
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Nathalie

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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Dim 23 Déc 2007, 13:58

Bonjour Atlantea;

quand je te lis, j'ai l'impression de m'entendre!
Citation :
C'est peut-être
pour cela que je me sens mieux avec les jeunes enfants... Ils sont pas
compliqués... Avec les animaux aussi, pas de complications... et la
nature me ravit par sa simplicité et son harmonie... Serais-je dans
l'illusion et je ne m'en rendrais pas compte ? Ou bien ce sont les
autres qui sont dans l'illusion ?

je suis moi aussi vraiment très simple.....

[quote][Je crois que
mon coeur prend toute la place dans mon être et que ce qui me sert de
cerveau, ne sait plus penser par lui-même et forcément j'ai souvent
l'air d'être comme une extra-terrestre...
/quote]


bienvenue au club! (rire)

Alors....pensons avec le coeur!!!

Mais, je dois te dire que l'approche des écrits de Natarajan,n'est pour moi ni mental, ni intellectuel, ni enseignement, il est simplement rappel de ce qu'est mon âme, de ce qu'elle vit en profondeur et que j'oublie par moment!

je ne peux pas toujours TOUT comprendre des écrits de Natarajan, car ma personnalité n'en ai pas encore prête, mais quand un de ce texte me rencontre, alors c'est là, que toutes mes cellules sont en fêtes!!
La grande retrouvaille, une vrai reconnaissance!

petite astuce peut être .....ressentir et non comprendre

:8788:
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Jeu 27 Déc 2007, 10:06



NATARAJAN - Le bricolage évolutif et les tentatives subjectives (extrait de : "se transformer avec la cosmophilosophie").


Citation :
Depuis des milliers d'années, en sens inverse de la ratification banale des besoins génériques, différentes catégories de ruses sont mises au point pour éviter la confrontation aux objets convoités par les planètes sensibles, et ces mouvements vont systématiquement à l'encontre des coutumes, en tombant parfois dans l'excès inverse. Certains ascètes évitent de voir des femmes, ce qui ne les rend que plus désirables quand une occasion ou un accident, selon la manière dont la rencontre est interprétée, se présente. Mars et vénus demandent soudain à sortir de leur involution et réclament leur dû, sous l'égide de la lune qui exalte ce qu'il y a de particulier dans ce moment précis où l'objet du désir apparaît. Autour du mythe de Siva, se développe le paradigme de la sexualité comme une entrave à la libération, tandis que sa toute-puissance est quand même affirmée, ce qui donne lieu à des séries de justifications aussi bien de l'érotisme, comme signature fondamentale de la nature, que de l'ascétisme, comme moyen d'élévation. (Siva, W Doniger Gallimard NRF). On peut aussi contourner la lune en s'interdisant les distractions, la nourriture agréable, l'imagination, et ne respecter l'immédiateté que dans le silence, comme le préconisent encore de nombreux ordres monastiques, jetant le bébé avec l'eau du bain, calculant d'obtenir un gain de vérité facile en bridant ce pauvre corps, qui se vengera par la suite. L'on peut aussi réduire le jupiter intérieur aux activités sociales nécessaires, parfois en s'exerçant à des tâches rémunératrices obscures, pour rester uni, comme le préconisaient les taoïstes, mais les partis pris sur le contrôle ou la diminution de l'exercice des pouvoirs planétaires ne s'adaptent pas à toutes les circonstances, et les nivellent. On peut donc douter que des stratagèmes généraux réussissent à quiconque en particulier, vu la différenciation extrême de chacun aux prises avec son circuit énergétique, figuré par le thème natal, mais tout le passé nous renseigne sur les normalisations des champs psychologiques.

Les événements doivent entrer dans un cadre préconçu, sévère ou étroit, qui interdit à mars ou à vénus de reconnaître le moindre objet (beaucoup de mariages sont encore aujourd'hui arrangés un peu partout), ou qui prive la sensibilité de jouir gratuitement d'un coucher de soleil ou du parfum d'une fleur, puisque ces sensations ouvriraient la porte à la revendication de l'inutile, du ludique, et de l'euphorie, dans la société matérialiste triomphante du dix-neuvième siècle. Toutes les cultures cultivent des tabous, d'ailleurs fort différents, pour limiter l'accès au champ du réel, qui doit, par définition, se soumettre à la loi des pères, entrer dans les pochoirs des règles et du culturellement correct, comme s'il s'agissait de la simple pâte à pâtisserie à mettre en forme. Or, le réel déborde toujours les conventions, quelles qu'elles soient, et le «scandale» le prouve, amenant peu à peu la mentalité collective à reconnaître tous les aspects de la psyché humaine qui la dérangent. L'intensité étant ainsi constitutionnellement refusée, le champ panoramique interdit, et la verticalité authentique ignorée, elle trouve son refuge dans la décadence des mœurs, tandis que la médiocrité triomphe dans de fausses vertus hypocrites, dans les cérémonies où le Divin et l'avenir sont des marchandises vénales. Tout cela empêche la grandeur d'âme héroïque et la générosité vraie, ensevelit le risque solaire et l'idéal audacieux, pousse aux compensations basses, à une sexualité dévoyée, à un laisser-aller du corps, qui devient gourmand en plaisirs, drogues et médicaments. Le culte de la cité moderne nivelle ou décapite les élans de l'âme, écrase donc le soleil potentiel, tandis que l'intelligence universelle, altière et prompte, rapide et détachée, doit se soumettre aux seuls balbutiements de la causalité et de l'autorité de la preuve, pour finir enfermée dans un pragmatisme procédurier qui la tue. Nul ne se plaint ou presque, l'obscurité se pare d'éclats trompeurs, le faux prend l'apparence du vrai, somptueusement. (Cfrs Sri Aurobindo, Savitri). Pour le moment encore, aucun modèle culturel universel n'est établi, et s'enfermer dans des valeurs particulières passe pour un engagement.


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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Sam 29 Déc 2007, 00:10

[quote="Nathalie"]Bonjour Atlantea;

quand je te lis, j'ai l'impression de m'entendre!
Citation :
C'est peut-être
pour cela que je me sens mieux avec les jeunes enfants... Ils sont pas
compliqués... Avec les animaux aussi, pas de complications... et la
nature me ravit par sa simplicité et son harmonie... Serais-je dans
l'illusion et je ne m'en rendrais pas compte ? Ou bien ce sont les
autres qui sont dans l'illusion ?

je suis moi aussi vraiment très simple.....

Citation :
[Je crois que
mon coeur prend toute la place dans mon être et que ce qui me sert de
cerveau, ne sait plus penser par lui-même et forcément j'ai souvent
l'air d'être comme une extra-terrestre...
/quote]


bienvenue au club! (rire)

Alors....pensons avec le coeur!!!

Mais, je dois te dire que l'approche des écrits de Natarajan,n'est pour moi ni mental, ni intellectuel, ni enseignement, il est simplement rappel de ce qu'est mon âme, de ce qu'elle vit en profondeur et que j'oublie par moment!

je ne peux pas toujours TOUT comprendre des écrits de Natarajan, car ma personnalité n'en ai pas encore prête, mais quand un de ce texte me rencontre, alors c'est là, que toutes mes cellules sont en fêtes!!
La grande retrouvaille, une vrai reconnaissance!

petite astuce peut être .....ressentir et non comprendre

:8788:


Coucou les filles !

Juste un petite pause tendresse pour vous dire que mon coeur vibre aussi sur ces quelques lignes écrites mais partagées par le coeur...

PArfois, j'aimerais m'en aller dans la forêt et m'Enraciner aupres de mes merveilleux arbres et simplement ETRE.

Mais voila, je suis la dans ce corps, avec ses pensées, avec ses émotions, avec ce ressenti que je sais etre lié a la source de vie

Si on arrivait a simplement ne pas juger aucune parcelles de vie, on atteindrai surement le CRÉATEUR dans son infini

Merci a vous 2 en tout cas pour ce moment de grace ou je vous ai ressenti en moi et me suis vue en vous

:bisouxxx:
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Sam 29 Déc 2007, 00:19

Citation :
Si on arrivait a simplement ne pas juger aucune parcelles de vie, on atteindrai surement le CRÉATEUR dans son infini

C'est très beau ça, poussières d'étoiles....et très vrai...merci

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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Sam 29 Déc 2007, 02:14

bisou a tous et toutes


etre dans le ressentis du coeur

vibree juste la donne la verite


merci aussi pour le lien astro je n ai pas mon heure exacte

donnee celle approx je demanderai a l hopital au archive l heure de ma naissance
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Nathalie

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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Sam 29 Déc 2007, 10:37

coeur
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Dim 30 Déc 2007, 00:24

est-ce que ça se rapprocherait de L’Advaïta védanta ?
remonter à l'original est une bonne idée pour transmettre ce qui était déjà enseigné, non ?
c'est ma 1ère impression.
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AMBRE

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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Mer 02 Jan 2008, 09:25


Bonjour,
Dachaia dis nous en plus sur" l Advaita védanta "si tu le souhaites,ce serait très interressant et une bonne idée en effet de nous partager tes connaissances sur ce sujet .
j ai découvert il y a peu ce qui est présent sur ce post et comme d autres il me semble opportun d avoir quelqu un qui puisse nous aiguiller un peu plus.
Nous pourrions même ouvrir un post sur ce thème:

" l Advaita védanta "


Le cygne symbolise deux choses en ‘‘advaïta’’ védanta : premièrement, en sanscrit, il est appelé « hamsah » (avant un /h/ du mot suivant--"hamso"), et en répétant ce mot continuellement, il devient « so-aham », qui signifie « je suis cela ». Deuxièmement, il représente une personne libérée. Tout comme le cygne habite sur l'eau, mais ses plumes ne sont pas salies par l'eau, de même, une personne libérée habite dans ce monde de Mâyâ, mais n'est pas touchée par cette illusion.


L’Advaïta védanta (अद्वैत वेदान्त, se prononce /ədvaitə ve:dα:ntə/) est probablement la mieux connue de toutes les écoles philosophiques hindouistes du Védanta, les autres étant, entre autres, Dvaïta et Vishishtadvaïta (six en tout). Advaïta signifie littéralement « non deux » et se traduit le plus souvent par non-dualité, ou monisme, dans la mesure où son principe fondamental affirme l'indivisibilité du Soi (Atman) et du Tout (Brahman). Les principaux textes du Védanta (littéralement « l'aboutissement du Véda ») sont les Upanishads, dont douze ou treize en particulier terminent les Védas, et les Brahma Sutras (également connus sous le nom de Védanta Sutras), qui sont des interprétations des Upanishads.

L’Advaïta peut être considéré comme l'aboutissement de la philosophie indienne, dont l'origine peut se trouver dans le Rig Véda. Il affirmait que « la vérité est une, bien que les sages la voient sous de multiples formes ». L’advaïta est certainement la philosophie la plus influente de l'Inde. La plupart des gurûs hindous ont été influencés par la philosophie advaïta.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Adva%C3%AFta_v%C3%A9danta

merci à toi.

144000
un nouveau partage

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Le Pouvoir de l’Attitude Juste - Entretien - 1930
2, janvier , 2008 2:00 par Supramental Dot Com

Ce qui arrive est-il vraiment toujours ce qui pouvait arriver de mieux?... Il est évident que tout ce qui est arrivé devait arriver, il ne pouvait pas en être autrement - suivant le déterminisme universel cela devait arriver.


Mais on ne peut dire cela qu'après coup, pas avant. Car le problème du mieux qui peut arriver est un problème individuel, quelque soit l'individu, nation ou être humain particulier - et tout dépend de l'attitude personnelle. Si en présence de circonstances qui sont sur le point de se dérouler, vous pouvez prendre l'attitude la plus haute possible, c'est-à-dire si vous mettez votre conscience en contact avec la plus haute conscience qui soit à votre portée, vous pouvez être absolument certain, en ce cas, que ce qui vous arrivera sera ce qui pouvait arriver de mieux.

Mais aussitôt que vous tombez de cette conscience et descendez dans un état inférieur, alors évidemment ce qui vous arrive n'est pas le mieux qui pouvait arriver, pour la simple raison que vous n'êtes pas dans votre état de conscience le meilleur... J'irai même jusqu'à affirmer que dans la zone d'influence immédiate de chacun, l'attitude juste a non seulement le pouvoir de faire tourner toutes les circonstances à son avantage, mais elle peut changer jusqu'aux circonstances elles-mêmes. Par exemple, si un individu vient pour vous tuer et si vous restez dans la conscience ordinaire, si vous êtes effrayé et perdez la tête, il réussira très probablement à mettre à exécution son projet. Si vous vous élevez un tout petit peu plus haut et si, malgré votre peur, vous appelez l'aide divine, il se peut que cet homme vous manque ou ne vous blesse que légèrement. Mais si vous avez l'attitude juste et la pleine conscience de la présence divine partout autour de vous, il ne pourra même pas lever le petit doigt contre vous.

Cette vérité est la clef véritable de tout le problème de la transformation. Restez toujours en contact avec la présence divine, essayez de la faire descendre, et ce qui arrivera sera toujours ce qui pouvait arriver de mieux. Bien sûr, le monde ne va pas changer tout de suite, mais il progressera aussi rapidement qu'il lui est possible de progresser. Et n'oubliez pas que c'est seulement si vous restez sur la voie droite du yoga ou de l'union avec Dieu qu'il en sera ainsi et non si vous déviez et perdez votre chemin, si vous errez capricieusement ou à l'abandon comme dans une forêt vierge.

Si chacun de vous faisait tout son possible, alors il y aurait une vraie collaboration et le résultat serait beaucoup plus rapide. J'ai vu d'innombrables exemples du pouvoir de l'attitude juste. J'ai vu des foules sauvées de la catastrophe par une seule personne qui gardait l'attitude juste. Mais cette attitude juste ne doit pas rester quelque part très haut tandis que le reste du corps est abandonné à ses réactions habituelles. Si vous restez comme cela dans les hauteurs en disant : "Que la volonté de Dieu soit faite", vous risquez de vous faire tuer quand même, car votre corps tout tremblant de peur n'est peut-être pas divin du tout. Il faut pouvoir garder la conscience vraie jusque dans le corps lui-même et ne pas avoir la moindre peur, il faut être rempli de la paix divine. Alors, vraiment, il n'y a pas de danger. Non seulement vous pouvez parer les attaques des hommes, mais vous pouvez aussi agir sur les bêtes et même sur les éléments.

Je peux vous donner un petit exemple. Vous vous souvenez de la nuit du grand cyclone, lorsqu'il y avait ce bruit épouvantable et ces cataractes de pluie partout sur la ville. J'ai pensé que je devrais aller dans la chambre de Sri Aurobindo pour l'aider à fermer ses fenêtres. J'entrouvris sa porte et le trouvai tranquillement assis à son bureau, en train d'écrire. Il y avait dans cette chambre une paix si solide que personne n'aurait imaginé qu'un cyclone faisait rage dehors. Les fenêtres étaient grandes ouvertes, pas une goutte de pluie n'entrait.
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Mer 02 Jan 2008, 09:56

Bonjour Ambre, et merci pour cet excellent texte.

Citation :
Si vous restez comme cela dans les hauteurs en disant : "Que la volonté de Dieu soit faite", vous risquez de vous faire tuer quand même, car votre corps tout tremblant de peur n'est peut-être pas divin du tout. Il faut pouvoir garder la conscience vraie jusque dans le corps lui-même et ne pas avoir la moindre peur, il faut être rempli de la paix divine. Alors, vraiment, il n'y a pas de danger.

La peur est une énergie qui attire la concrétisation de ce qui nous fait peur. Nous devons donc juste avoir peur d'avoir peur...
On en revient toujours à l'essentiel : ancrer l'énergie divine dans notre corps, dans nos cellules, faire confiance à Dieu, lui laisser nous donner la foi, un vrai programme de TDL...!

:1111:
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Mer 02 Jan 2008, 10:06

... donc travaillons à chaque instant à cultiver notre ouverture du coeur, notre foi, notre confiance... décidons une bonne foi(s) pour toute qu'il est grand temps de ne plus avoir peur...
...et acceptons de vivre l'aventure terrestre dans la joie et la bonne humeur...
...quelque chose me dit... que le meilleur nous attend... là... pas très loin!

:53: Bonne journée à vous, amis de lumière... soyons courageux... ensemble!

:m14: Maelysande
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MessageSujet: Re: "Le Supramental " Sri Aurobindo/ Mère/ Satprem/ Natarajan   Mar 29 Jan 2008, 14:11

LES 7 BLESSURES FONDAMENTALES - Selon Natarajan



Peut-être que certains d'entre-vous connaissent les "5 blessures de l'âme" de Lise Bourbeau, un livre intéressant qui montre en quoi notre morphologie est liée à l'existence de blessures fondamentales contractées durant la petite enfance. Natarajan propose une autre approche selon laquelle nos blessures fondamentales (7 pour lui), sont liées à des compulsions issues des influences astrologiques qui nous influent à la naissance. Ainsi, connaitre "sa planète principale" permet d'en déduire la blessure a laquelle nous sommes le plus sujet. Mais inversement, si vous ne connaissez pas votre thème astrale, vous vous reconnaitrez peut-être dans l'une des 7 blessures suivantes, et en déduirez quelle est la planète principale qui vous "pilote". C'est un test psychologiquement très instructif.

Christalain
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Les blessures fondamentales sont en général infligées par un événement grave d'ordre extérieur, tandis que les compulsions psychologiques qui correspondent aux mêmes pouvoirs et corps célestes, proviennent du caractère — de la combinaison astrale et génétique. Ces compulsions sont donc indépendantes des événements, et constituent une manière de les colorer, de toute façon. Elles sont si naturelles que le moi générique s'y habitue et ne cherche guère à les transformer avant qu'elles n'empirent. Elles peuvent tenir lieu de terrain aux blessures proprement dites, voire les appeler par une attitude provocante, ou elles se contentent d'animer l'esprit d'une manière récurrente et chronique. Ces compulsions, si elles sont cultivées, finissent par former des pièges pour les blessures fondamentales, l'attitude d'esprit négative appelant, au cours des cycles astrologiques, l'occasion de matérialiser l'accident qui les renforce. Je les ai représentées dans leur essence, et si cet inventaire semble confiner à l'exagération, c'est dans le but de les identifier facilement.

*La dramatisation compulsive (lune)
*Le désir blessé (mars),
*l'amour interdit (vénus),
*la tricherie ou culte subjectif (mercure)
*la loi perdue (saturne)
*le rôle décapité (jupiter),
*l'image de soi défectueuse (soleil),

1) BLESSURE LUNAIRE: Qui ne regarde pas en face sa plainte émotionnelle peut s'y engloutir et se prendre tout entier pour elle, en refusant de la distinguer de son identité, et nous avons-là, ni plus ni moins que la maladie (lunaire) de la complaisance, qui caractérise les personnes chez qui le yang est noyé dans le yin. Elles prennent l'habitude de revenir à l'ornière plaintive, et plus elles y reviennent, plus le sillon se creuse. Plus elles s'imaginent que les solutions doivent venir de l'extérieur, plus l'événementiel prend le pas sur l'identité intrinsèque. Cette dramatisation compulsive déforme la sensibilité et la receptivité.

2) BLESSURE MARTIENNE : Qui cautionne sans arrêt ses désirs, ses réactions et sa violence, finit par développer une pathologie (martienne) qui devient la substance du moi et le phagocyte. L'acte irréparable menace, ce qui caractérise les personnes chez qui le yin est asséché par le yang, ou carrément brûlé par lui. Plus le sillon se creuse, moins la personne supporte que les choses se passent d'une autre manière que ce qu'elle entend, et elle s'épuise entre la colère et l'autorité. Plus l'individu s'imagine que les solutions proviendront de sa manière même de contrôler tous les événements par la force et la détermination, sans jamais en démordre, et plus il sera menaçant pour y parvenir.

3) BLESSURE VENUSIENNE : Qui ne se soucie pas d'isoler son besoin d'idéal et sa capacité d'amour du reste de son moi peut devenir un être faux et meuble, caractérisé seulement par le besoin de bien faire et de projeter sur tout ce qui lui apparaît le rose et le bleu pale du besoin compulsif d'aimer — sans distinguer pour le moins du monde les objets de sa propre projection. C'est la pathologie idéaliste (vénusienne), dont le sujet affecté s'imagine avoir gagné les rives sublimes de l'amour universel, alors qu'il patauge seulement dans le besoin infantile de tout rendre homogène par l'apprivoisement, la reconnaissance et la séduction. Plus le sillon se creuse, plus la personne y revient en se persuadant «que les choses devraient être autrement», ce qui la privera en fin de course de tout esprit critique véritable, le devrait remplaçant le c'est comme ça. Le yin recouvre tout ce qui est yang. La personne s'imagine que les solutions doivent se mettre en place en douceur, à partir de sa capacité à faire reconnaître ses qualités d'écoute, mais sans rien changer à ce qu'elle entretient vis-à-vis d'elle-même, même si une confrontation difficile s'impose à soi. Elle vit souvent dans le souvenir de personnes exemplaires à qui elle n'a jamais osé déplaire.

4) BLESSURE MERCURIENNE : Qui invente le réel en forçant l'interprétation des faits, en refusant de les voir tels quels pour les enchevêtrer dans des causes imaginaires et des finalités subjectives, pour ne pas perdre la face et conserver ses prérogatives erronées sans jamais évoluer, peut perdre pied sans s'en rendre compte, vivre dans un verbe de mensonge tout en se donnant le change par l'artifice d'un discours admirablement bien construit. Moins les événements se plient à l'interprétation subjective, plus la personne fabule pour s'en emparer quand même, de la manière qui lui convient. C'est la dérive subjective, (mercurienne), assez courante, imprenable, tant le moi peut confondre voir et interpréter. Plus le sillon se creuse, plus la personne y revient et décrète que le réel est constitué des éléments du monde extérieur qui reçoivent son assentiment, son approbation, tandis que le reste est tout bonnement irréel ou illusoire. L'esprit d'objectivité quittera définitivement la personne, capable par ailleurs de vivre dans une folie sereine, une tour d'ivoire d'où elle ne perçoit plus que les événements qui l'arrangent ou lui correspondent, les autres n'existant plus. Le yin et le yang perdent leurs propriétés et se dissolvent l'un dans l'autre. Le moi finit par ne plus distinguer quand il est passif ou actif. C'est homogène, mais monstrueux. Les réactions ont pris l'habitude de se structurer, et les émotions, les sentiments, et la structure mentale du moi sont confondus. Ces personnes-là sont souvent des forteresses. Elles s'imaginent que les solutions doivent se conformer à ce qu'elles pensent, et trient toutes les situations pour n'en conserver que celles où elles dominent. Elles peuvent en revanche être assez légères, et paraître ouvertes, avec un mental aérien rapide en surface.

5) BLESSURE SATURNIENNE : Les pathologies de déni (saturniennes) sont fort nombreuses, dans lesquelles le moi élague et détruit, rejette tout ce qui l'encombre, jusqu'à ne conserver du réel et de lui-même que quelques aspects obsessionnels. C'est là que les intégrismes divers prennent leur source, dans un déni supérieur de la réalité, supplantée par quelque puissante structure mentale qui pourfend, condamne, écrase, au nom d'une réalité supérieure à mettre en place. Plus le sillon se creuse, plus la personne qui y revient croit que ses lois devraient avoir pignon sur rue, que ses propres règlements devraient contaminer l'entourage, qu'elle seule aime la vérité. Le yang élimine le yin. Le monde n'est plus qu'un conflit d'autorités. La personne élimine les solutions qui ne viennent pas d'une structuration personnelle rigide, et refuse les compromis, quitte à faire le vide autour d'elle. Elle est amère ou seule, et ne cherche pas, contrairement à l'exemple mercurien, à fabuler et à imaginer. Elle utilise des principes sévères pour se justifier, et ne dispose d'aucune fantaisie. Elle peut être dévorée par un sens critique acéré qui monopolise l'esprit et ne lui révèle que les injustices, les malheurs, les fautes et les erreurs.

6) BLESSURE JUPITERIENNE : Les complexes de la persona (jupitériens), assez sympathiques, sont très répandus dans notre société. Le moi se prend pour ce qu'il représente, s'identifie toujours plus à son rôle, et ne revient que rarement sur son identité propre. Il est avalé par le non-moi, mais semble s'y complaire. Le sujet et sa projection sociale se sont confondus, pour le meilleur et pour le pire, et le moi est prêt à faire des sacrifices mirobolants pour préserver son image, sa carrière, son prestige. Plus le sillon se creuse, plus la personne se prend réellement pour ce qu'elle incarne dans la société, et perd le contact avec les autres aspects d'elle-même, affectifs, structuraux, parfois émotionnels, tandis que le moi ne cherche plus à se distinguer, en tant qu'entité, des événements auxquels il s'identifie. Le yin et le yang ont collaboré mais sur un seul registre, et se sont emparé de l'énergie. La personne croit que toutes les solutions sont d'ordre relationnel, et s'implique difficilement dans une remise en cause de son identité.

7) BLESSURE SOLAIRE :Qui ne pense qu'à se séduire soi-même utilise à tour de rôle tous les artifices pour y parvenir, cultive chèrement l'idée de sa propre supériorité qu'il cherche à établir autour de lui jusqu'à trouver des complices prêts à admirer ou obéir, écouter et servir. Le complexe d'inflation du moi (solaire) étant synthétique, il peut se développer à partir de n'importe quelle fonction chargée de le faire, vénus pour les artistes mythomanes, mercure et saturne pour les intellectuels, mars pour les hommes d'action et les sportifs, jupiter pour les notables et dirigeants. Plus le sillon se creuse, plus la personne utilise toute son énergie à conserver la tête haute et sauver la face, par des changements de tactique, de milieu, de partenaires, d'activité. Le yang est paradoxal, car il cherche l'approbation, et le yin n'est plus dévolu qu'à la séduction, perdant au passage l'écoute et la souplesse. La personne s'aime par le ricochet des images positives qu'elle inspire, mais ignore le soleil intérieur.

La compulsion septénaire finit par appeler la blessure, plus grave, mais la blessure peut également se présenter seule, dans un secteur psychologique sain, par la seule occasion, et le sujet s'imagine alors être victime. S'il persévère dans ce sentiment, la blessure provoquera l'apparition de la compulsion correspondante. Si la blessure est rendue au non-moi, la guérison est plus rapide. Le thérapeute, le conseiller, le maître, doit donner des moyens d'exorciser les blessures, et de soigner à l'intérieur les compulsions. Ce sont deux procédures différentes.

Natarajan. Source: "guérir par l'éveil" - supramental.fr
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