
ANTAHKARANA Gnose et Spiritualité |
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AMBRE

  Nombre de messages: 4697 Date de naissance: 14/08/1962 Age: 49 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Chaman! Lun 17 Sep 2007, 18:12 | |
| Chaman!  extrait:
Ainsi, dans l'arrangement Cosmique des choses, qu'est-ce qui est VRAI Amour et Don ? Pour soutenir et supporter une personne dans l'illusion avec toute "l'alimentation" propre qui est implicite dans la relation du mariage, continuer à amplifier leur fréquence SDS, ou les LIBÉRER aux leçons – le don de ce qui est vraiment approprié à leurs actions/demandes - qui peut finalement faciliter leur propre croissance et-ou initiation, si non dans cette vie - dans la suivante ?
Bien sûr, la question devient alors : pouvez-vous retirer le support de la dynamique et encore supporter la personne ? Le fait est, en termes de choix d'âme, il est impossible d'intimement supporter une personne qui est alignée sur un certain choix d'âme sans aussi supporter les choix de cette personne.
Mais, c'est là qu'un regard très dur doit être posé sur le moi pour demander POURQUOI vous voudriez continuer à soutenir et supporter une personne qui fait partie d'une dynamique que vous avez choisie ne PAS alimenter plus longtemps ? (De nouveau, je répète que ce que je dis est SEULEMENT pour ceux qui ont pris le chemin vers la pleine initiation!)
Restez-vous en relation à cause des considérations financières ? Est-ce "pour les enfants ?" Ou parce que vous ne voyez pas comment vous pourriez continuer votre chemin d'étude sans le support financier du mariage ? Si c'est pour des considérations financières touchant à vous-même, il est facile de voir que VOUS êtes le vampire. Vous offrez une "illusion" d'amour et de support pour obtenir quelque chose que VOUS voulez ou dont vous avez besoin. Si vous restez pour les enfants, vous devez être très prudents sur la manière dont vous pensez que cela va leur profiter. En premier lieu, à un certain niveau d'âme, ces enfants apprennent en observant et en éprouvant. Ils observent et éprouvent un vampire dynamique et ils grandissent pour l'imiter dans leurs propres vies. Est-ce ce que vous voulez pour vos enfants ? Dans un autre sens, si vous êtes dans un rapport où il y a de "l'alimentation" qui se passe, un ou les deux des conjoints se trouve devant le besoin d'obtenir l'énergie de quelque part et les sources les plus probables vont être les enfants. Est-CE ce que vous voulez ?
La clé est, pouvez-vous rester dans le rapport sans ESPÉRANCE DE QUOI QUE CE SOIT étant changé ou rendu meilleur par votre présence et/ou support ?
La chose essentielle du chemin SDA chamaniste est de donner seulement une fois DEMANDE. Et ensuite, pour donner TOUT CE qui est demandé. Cela exclut à peu près le don à ceux de l'orientation SDS parce qu'ils ne demandent JAMAIS ! Ils manipulent, ils exigent, ils prient, ils demandent même avec leurs mots, mais pas leurs actions. Cette question de "demander" est une chose que vous pouvez seulement voir en voyant l'invisible. Peut-être qu'une façon d'y penser consisterait en ce que vous pouvez dire si quelqu'un "demande" vraiment s'il n'y a AUCUNE espérance de leur part que vous leur donnerez ce qu'ils demandent! Et, il n'y a aucune condition placée sur VOUS quant à si vraiment vous dites oui ou non. Autrement dit, si vous dites "Non", (parce que vous ne pouvez pas dire oui pour n'importe quelle raison) vous êtes certain qu'il n'y aura aucune cassure ou déclin dans vos relations. Et la même chose s'applique au moi. Si vous "demandez," demandez-vous vraiment ? Ou, y a-t-il une certaine chaîne attachée comme "si vous m'aimez vous direz oui," ou "voyez ce que j'ai fait pour vous; maintenant c'est votre tour," que vous soyez impliqué ou non?
La chose essentielle à savoir est que le Service des Autres est le chemin d'amour spirituel, qui est entièrement distinct de l'amour du monde et de l'amour-propre. Le secret entier de la Vraie Magie se trouve dans les lois de la proximité divine. Comme vous grandissez tout près pour Aimer comme Dieu le créateur l'exprime, vous grandissez plus près de Dieu. Et Dieu aime tout exactement tel que c'est. C'est POURQUOI il EST!
Plus une personne devient assimilée à l'orientation du Service des Autres, plus ses choix deviennent efficaces, mais, en même temps, son existence devient incompréhensible aux autres.
Maintenant, il est assez facile de pratiquer ces termes en donnant aux étrangers ou aux associés qui ne sont pas intimement impliqués dans votre vie. Il est beaucoup plus dur de le faire dans des relations proches, personnelles! Mais c'est où c'est le plus essentiel pour le Chaman!
La raison de cela est le rôle particulier que le Chaman joue dans la dynamique Cosmique de tous les temps et plus particulièrement le présent - celui du Guerrier Spirituel.
... le chamanisme est important non seulement pour la place qu'il tient dans l'histoire du mysticisme. Les chamans ont joué un rôle essentiel dans la défense de l'intégrité psychique de la communauté. Ils sont avant tout les champions antidémoniaques; ils combattent non seulement les démons et la maladie, mais aussi les magiciens noirs. La figure exemplaire du champion de chaman est le fondateur mythique du shamanisme Na-khi, le tueur inlassable de démons. Les éléments militaires qui sont très importants dans certains types de chamanisme asiatique sont représentés selon les pré-requis de guerre contre les démons, les vrais ennemis de l'humanité. D'une façon générale, il peut être dit que le chamanisme défend la vie, la santé, la fertilité, le monde de "lumière", contre la mort, les maladies, la stérilité, le désastre et le monde de "l'obscurité". [Eliade, 1964]
La fonction fondamentale et universelle du Chaman est d'avoir la force nécessaire pour ce que nous appelons la lutte contre les "pouvoirs du mal." Cela NE signifie PAS d'aller se bagarrer avec un démon ou se disputer sur quelle information channelée est juste ou fausse ou prier pour la Paix du Monde ou l'envoi de l'Amour et la Lumière en Bosnie déchirée par la guerre. Cela ne signifie pas faire la sortie d'esprit ou exorcisme (quoiqu'il puisse inclure de telles choses dans certaines circonstances).
Ce que cela signifie VRAIMENT est le besoin constant et toujours présent de supporter une Résonance de Fréquence très particulière. Ce que le Chaman représente est un "Pôle du Monde," par lequel les énergies de Création peuvent être transformées dans la 3ème densité. Ils sont exigés pour manifester dans leurs corps certaines fréquences qui peuvent seulement être développées dans des rapports où la force de vie du Chaman est AUGMENTÉE par l'interaction, non drainée.
Et, la "lutte de démons" est clairement un indice que le Chaman SDA doit amplifier la fréquence SDA et éviter l'amplification des dynamiques SDS. C'est où on livre la vraie bataille.
Dans les histoires des Chamans antiques de grand pouvoir, il est souvent noté que, s'ils deviennent un Chaman à un moment dans leur vie quand ils ont un conjoint et une famille, très souvent on donne au Chaman un nouveau "conjoint d'esprit" dont la fonction la plus importante est de préparer l'alimentation spéciale pour le Chaman pour qu'il/elle puisse faire le travail spécial. Parfois ce "conjoint d'esprit" était une réelle "deuxième femme" ou mari, qui emménageait dans la famille. Dans des cultures où le chamanisme était compris, si la femme originelle n'était pas "appropriée", elle comprenait au moins la nécessité d'une "femme spéciale" pour accomplir la fonction d' "alimenter le chaman." Bien sûr, il y a quelques histoires de premières femmes qui N'ont PAS bien pris d'avoir une deuxième femme, même si c'était seulement un esprit et pas incarné dans une autre femme et le résultat était généralement un conflit qui aboutissait à la mort de la première femme. (Ou le mari si le chaman était une femme.)
Le point de cela n'est pas qu'il nous dit quelque chose dans un sens littéral, mais que c'est symbolique du besoin spirituel du Chaman d'interagir avec des êtres qui "alimentent" plutôt qu'ils drainent. Une conclusion pourrait être tirée que le Chaman SDA doit être en interaction directe, sur un niveau intime, seulement avec quelqu'un qui est "semblable". Dans un tel cas leurs énergies échangeront, commuteront et s'étendront de l'interaction. Elles "pousseront l'oscillation de chacun." Elles installeront une Vibration de Résonance de Fréquence entre eux qui est si puissante qu'ils "grandiront" naturellement .
Et, bien sûr nous savons à ce jour que les forces obscures avanceront beaucoup de leurs propres candidats pour cette interaction intime qui NE sont PAS semblables pour le but de s'assurer que le Chaman n'acquiert jamais la force suffisante. En même temps, la présence de telles personnes dans la vie du Chaman PEUT servir la fonction de la plus haute importance d'assister dans la "destruction" et le dépouillement de la chair des os dans la préparation pour l'initiation. Mais, une fois que l'initiation est arrivée, il est CRUCIAL pour le Chaman d'AGIR pour renforcer immédiatement sa polarité. Il est mieux de n'avoir AUCUNE relation plutôt qu'une qui draine et amortit le moi et alimente et amplifie la fréquence SDS.
Et en agissant basé sur les indices subtils dans son environnement, y compris son propre corps, sa capacité de VOIR grandit aussi. Et quand sa capacité de voir augmente, il est mieux capable de faire des choix basés sur l'observation de l'invisible qui agit d'une façon avantageuse pour toute la polarité SDA. Plus le Chaman exerce le Libre arbitre et assure la Liberté de Volonté des autres, plus l'énergie de Libre arbitre devient disponible à la planète entière. Et cela a une implication énorme : plus le Libre arbitre est disponible, plus la domination SDS DIMINUERA NATURELLEMENT ! Moins de gens sont "disponibles" pour l'alimentation, moins l'orientation SDS peut grandir!
Le Chaman est un "spécialiste dans le sacré." Ils sont capables de "voir" l'esprit, de monter dans le ciel et de rencontrer les dieux, descendre au Monde souterrain et se battre avec les démons, la maladie et la mort. Le rôle essentiel du chaman dans la défense de l'intégrité psychique de la communauté dépend par dessus tout de sa capacité de VOIR ce qui est caché et invisible au reste et de rapporter une information directe et FIABLE des mondes surnaturels.
Ainsi, peut-être avons nous une certaine meilleure idée de la fonction du Chevalier-chaman ... les Anoblis : les Incarnations des Centres d'archétype/pensée de Persée, le héros qui coupa le tête de la Gorgone, qui libéra l'esprit des limitations, celles d'une Vibration de Résonance de Fréquence particulière de force et de pureté suffisantes pour être capable de créer un pont entre l'homme et les dieux, ouvrir les embrasures du temps.
http://quantumfuture.net/fr/schwaller4-fr.htmet ceci pour rappel: "La Sophia perennis, c'est connaître la Vérité totale et, par voie de conséquence, vouloir le Bien et aimer la Beauté ; et cela conformément à cette Vérité, donc en pleine connaissance de cause." http://www.sophia-perennis.com/index2.html _________________ d'Ambre et de Lumière
Dernière édition par le Sam 17 Nov 2007, 16:48, édité 1 fois |
|  | | Serena

  Nombre de messages: 289 Date de naissance: 06/02/1961 Age: 51 Localisation: France Date d'inscription: 06/07/2007
 | Sujet: Re: Chaman! Dim 21 Oct 2007, 22:49 | |
| MÉDECINES CHAMANIQUES
0"> Souffle de l’esprit, alliance avec la nature, globalité de l’univers, voici que reviennent à la mode des pensées que le XXème siècle avait oubliées. Véritable pirouette des Temps Modernes, cette autre façon de percevoir le monde resurgit presque par surprise des entrailles mêmes de l’humanité. A vrai dire, elle fut pendant des millénaires la voie spirituelle et instinctive de l’humanité, avant d’être étudiée, non sans une certaine condescendance par l’Homme Blanc, sous le terme générique de chamanisme. A la fois ancêtre des "grandes" religions et technique archaïque de guérison, on se précipitait à son chevet pour en recueillir ses ultimes soupirs. Contre toute attente, le chamanisme est resté bien vivant... il s’est adapté aux nouvelles contraintes en prenant de multiples formes dites néochamaniques, il se propose même aujourd’hui de pénétrer la modernité jusqu’à la réformer. Définir le chamanisme est certainement une entreprise des plus délicates tant la diversité de ses formes d’expression est immense. Le terme même de chamanisme faisant référence à une doctrine ou un culte établi est d’ailleurs fort mal adapté pour tenter de le cerner. Il serait plus opportun de parler de chamanismes au pluriel afin d’insister sur ses multiples facettes et interprétations du monde, voire de chamanité pour mieux traduire cet état d’esprit si particulier qui forge toutes les cultures dites primitives et qui probablement a pris naissance dés l’apparition des premiers hommes sur Terre. Des chamans de Sibérie (saman en langue Toungouse) aux hommes-médecine des Amériques en passant par les sorciers-guérisseur d’Australie ou d’Afrique sans oublier nos druides, chaque continent a vu surgir une infinité de versions du sacré, chacune d’entre elles s’illustrant par une pratique spécifique fondue dans une culture, une géographie, un climat, un mode de vie. Aussi différentes que puissent être ces visions du sacré, une idée centrale forge leur unité : hors de portée de nos cinq sens, la nature possède en son sein des « forces » actives sur la vie ordinaire. Appelées esprits ou flèches magiques, elles peuvent être perçues de tous, mais seul le chaman grâce à un apprentissage particulier parvient à les atteindre et les manipuler. En d’autres termes, le point de rencontre des mille versions du chamanisme réside dans une certaine forme de sacralisation de la nature, ce qui précisément le rend attrayant en ces temps d’écologisme. Perception culturelle du monde et chamanisme Le chamanisme ne peut cependant pas se réduire à une simple vénération des forces cachées de la nature car il se veut avant tout une manière d’envisager le monde et d’interagir avec lui. Plus qu’une voie spirituelle quelque peu abstraite, il est un modèle de vie cherchant à mettre en pratique au quotidien l’alliance avec l’univers, une sorte de fusion totale qui conduit à des notions de temps et d’espace bien différentes de celles aujourd’hui couramment admises. La pensée sauvage refuse notamment l’idée d’un monde extérieur, indépendant et hostile à la survie de l’individu. Elle se fonde au contraire sur un principe simple, traduit ici en termes occidentaux : l’univers contient l’homme et l’homme renferme l’univers. Abolissant toute idée de lutte, l’être humain n’est pas seulement dans la nature, il est la Nature. On a trop souvent voulu réduire cette position à une sorte de soumission de l’être humain aux forces de la nature. Or, il n’en est rien. Car à l’instar de la notion de « Terre-Mère » chère à tous les Amérindiens, c’est bien de complicité ou de connivence dont il faut parler. Ainsi à titre d’exemple, la foudre qui s’abat tout près du village n’est pas perçue comme un déferlement des puissances hostiles, mais sera interprété sous la forme d’un message adressé aux hommes, lesquels en sont peut-être la cause par leurs actes récents. De même, l’ours, le loup, l’anaconda ou le jaguar, animaux capables d’attaquer l’homme dans certaines circonstances, sont systématiquement considérés comme nos proches ancêtres avec la volonté évidente de forger une alliance avec eux plutôt que de verser dans une peur irrationnelle. Ici, les légendes ne racontent pas le monde, elles sont littéralement investies du pouvoir de créer la réalité, une réalité mouvante de par le mode de transmission oral, mais une réalité à la mesure des hommes et que les anthropologues ont appelée cosmovision. Sans cesse à l’écoute des forces qui meuvent la nature, le sauvage entretient ce lien magique qui le relie à l’univers entier. Cette vision le transcende, il n’est plus seul mais en communion avec le « Grand Tout », une sorte de confident mystique de l’univers. Humble particule d’une fresque grandiose, il a su cultiver une certaine conception de la solidarité aujourd’hui inconnue en Occident : les hommes étant reliés entre eux et avec leur environnement, toute modification d’attitude de l’un d’eux ou événement naturel influencera leur propre vie. En terre sauvage, il y a comme de la prudence ou de la précaution à ne pas gêner l’équilibre du Grand Tout et un souci constant de se fondre avec celui-ci comme pour mieux profiter de son étonnante dynamique. La pensée sauvage refuse aussi l’idée d’un temps linéaire déroulant son intraitable empreinte sur l’espace. Aux antipodes de cette conception, les peuples de la nature affectionnent dilater l’instant présent au point d’en oublier leur passé et de ne rien attendre du futur. Par exemple, pour beaucoup d’entre eux, le premier homme est né tout au plus deux ou trois générations avant les derniers aïeux qu’ils ont connus. Etouffer la marche du temps, c’est en quelque sorte rendre à l’espace son entière puissance. On parvient alors à saisir toutes les forces de l’univers concentrées en un seul instant dilaté et omnipotent. Celles-ci dansent une sarabande éternelle et l’homme pris dans son tourbillon se doit d’interagir avec elles pour maintenir le miracle de sa vie. Sauver sa vie n’est pourtant pas le sentiment qui s’en dégage. On pourrait presque dire qu’il faut savoir donner sa vie pour qu’elle existe vraiment. Aussi, il n’est pas étonnant de constater que pour tous ces peuples, le prestige et les valeurs morales ont plus d’importance que les aspects matériels. Conséquence incontournable de cette disposition d’esprit, la vie et la mort se côtoient en permanence. L’une et l’autre sont à l’oeuvre en même temps et rien ne servirait à repousser l’une au profit de l’autre, telle la surprenante attitude des peuples premiers pour qui la notion de survie est en elle-même inconcevable. Le chamanisme est à n’en point douter l’héritier légitime de cette façon ancestrale de penser le monde. Il se propose de plonger au delà de nos sens à la recherche de cette autre partie du monde qui nous échappe. Voyages hallucinatoires, transes extatiques, envoûtements, c’est dans une sorte de « réalité profonde » que se meuvent les chamans. Mais leurs efforts seraient vains, si tout un peuple derrière eux ne se sentait pas concerné. En terre sauvage, il est du ressort de chaque homme, de chaque femme d’aller à la rencontre des signes annonciateurs du monde total. Plus qu’un devoir, cela est devenu le sens de leur vie comme de leur mort. Car cette réalité-là est perçue comme le cadre élargi de la vie, la véritable dimension dans laquelle il faut agir pour orienter le modeste destin de chacun. |
|  | | Serena

  Nombre de messages: 289 Date de naissance: 06/02/1961 Age: 51 Localisation: France Date d'inscription: 06/07/2007
 | Sujet: Re: Chaman! Dim 21 Oct 2007, 22:52 | |
| L’acte thérapeutique des chamans Alliance des hommes avec la nature, alliance des hommes entre eux, la voie spirituelle des chamans, de par son caractère profondément holistique s’exprime tout autant si ce n’est plus, au sein d’une troisième alliance essentielle, celle de l’esprit et de l’âme avec le corps. Car si le chamanisme s’emploie à insérer l’homme dans son milieu puis à cimenter le lien social, il ne s’exprime pleinement que dans un secteur touchant l’individu au plus profond de son être : la santé. Ainsi et on l’oublie souvent, les chamans sont des guérisseurs avant même d’être des hommes porteurs de la « bonne parole ». Le concept chamanique de la maladie se retrouve pratiquement à l’identique chez tous les peuples de la nature. Il est d’ailleurs une étonnante synthèse de leur spiritualité : un corps tombe malade lorsque les relations qu’il entretient avec l’esprit (ou l’âme), les autres hommes et/ou l’univers relèvent d’un déséquilibre. Autrement dit, la maladie survient lorsque les actes d’un homme sont en désaccord avec ses sentiments ou ses pensées, ou bien lorsqu’il rompt l’harmonie des relations avec ses semblables ou encore lorsqu’il déroge à l’équilibre des forces de l’univers. Dans tous les cas, il s’agit toujours d’un « défaut » dans l’interaction avec le monde environnant, ce que précisément un chaman peut corriger grâce à sa capacité d’agir sur les forces du monde. Autre fait important, la maladie est perçue comme fulgurante. Ainsi dans le monde total, un petit désordre organique peut conduire à la mort à tout instant. Et de façon réciproque, la guérison ne peut être qu’instantanée et complète. Lorsqu’une maladie se prolonge ou bien disparaît puis réapparaît, le patient sera persuadé que la véritable cause de son affection est restée hors de portée du guérisseur, il cherchera d’autres voies, d’autres chamans plus puissants. La plupart des ethnies reconnaissent aussi deux grands types d’affections, d’une part celles causées par un envoûtement au sens large du terme et d’autre part celles issues d’un désordre purement physique. De manière simplifiée, les désordres intérieurs sont soignés en première intention par des plantes médicinales sachant qu’à travers elles, c’est le souffle guérisseur de l’univers qui est considéré comme l’agent thérapeutique. L’énergie de la plante remonte à la source du déséquilibre et efface sa trace dans le corps. Lorsque les plantes ne parviennent pas à guérir le patient, celui-ci en conclura tout naturellement qu’il a été ensorcelé, ou en d’autres termes que son âme est touchée et ceci indépendamment des symptômes qui sont pourtant restés les mêmes. C’est là qu’entre en jeu le chaman. L’art du chaman-guérisseur repose essentiellement sur des techniques d’altération de la conscience permettant d’atteindre ce que l’on appelle des états modifiés de conscience (EMC). La transe extatique obtenue à l’aide de danses, de sons et de litanies est le mode le plus répandu dans le Grand Nord (Sibérie, Amérique du Nord) tandis que les plantes hallucinogènes sont surtout utilisées par les peuples des pays chauds. Dans les deux cas, la conscience du guérisseur parce qu’elle est amenée à un état différent, deviendrait « réceptrice » des forces cachées de l’univers ce qui lui permettrait d’interagir avec elles. Un tel résultat ne s’obtient qu’après des années d’enseignements et de travail sur soi. Même si en théorie toute personne peut approcher cet état, certaines semblent plus douées que d’autres. Selon les cultures, elles auraient reçu de leurs proches cette fameuse disposition soit de manière héréditaire, soit au contact d’un vieux chaman sur le point de mourir, soit lors d’un événement particulier de leur vie aux frontières de la mort. Partout les chamans insistent sur leur initiation, ils parlent volontiers à son sujet d’une « petite mort », une expérience baignée de souffrance qui les a radicalement transformés. Leur vision du monde a changé ; ils se sont alliés à des esprits auxiliaires qu’ils retrouvent régulièrement pour mieux poursuivre leur quête dans ce que certains ethnologues appellent « la réalité cachée » et d’autres « le monde-autre ». La bataille des mots est d’ailleurs loin d’être innocente. Car si le premier terme recueille en général la faveur de ceux qui ont expérimenté les EMC, le second convient mieux à ceux qui s’en... méfient. Elle trahit surtout deux interprétations opposées du chamanisme : l’une soutenant qu’il existe une « autre dimension » de l’univers accessible à l’homme sous certaines conditions et l’autre réduisant le chaman a un excellent psychothérapeute, voyageur émérite de l’imaginaire culturel.  Ceci étant précisé, la guérison chamanique repose chez tous les peuples de la nature sur un principe identique : le chaman est considéré comme étant en capacité d’agir dans le monde non-ordinaire lequel est plutôt perçu comme contigu, omniprésent, pénétrant et englobant tout à la fois. Par la force de ses pouvoirs et de ses connaissances, il entre dans un combat visant à rétablir un équilibre précédemment rompu. Chez les Sibériens, les chamans parlent plus volontiers d’aller récupérer l’âme perdue ou volée du patient. En Amazonie, le corps vu en transparence trahit une zone obscure, le chaman aspire par la bouche l’énergie néfaste qui s’y est nichée (flèche), il doit ensuite la neutraliser avant de la rejeter dans l’univers. Cette opération n’est jamais sans danger pour le guérisseur, car l’énergie aspirée peut parfaitement se retourner contre lui. Elle rappelle en permanence au chaman qu’il n’est rien d’autre que le modeste gardien du secret de la guérison. S’il venait à se prendre pour un individu tout puissant, un prêtre, un chef, alors l’univers saurait lui rappeler en un seul souffle quelle est sa juste place... Guérisons instantanées, lésions se refermant à la vitesse de l’esprit, les chamans aux limites de leur alliance avec l’univers parviennent à réaliser des miracles, mais doivent aussi parfois renoncer, lorsque la mort s’approche de trop près. Endossant alors leur rôle de guide spirituel, c’est de nouveau avec les vivants qu’ils s’apprêtent à travailler pour leur faire accepter la mort d’un proche. Car il faut maintenant se préparer à aider le futur défunt à quitter son enveloppe charnelle. Corps et esprit changent juste d’état et se remettent en jeu dans le grand cycle de la nature. Quoi de plus naturel pour des hommes et des femmes qui ont appris dés leur naissance que la vie n’est pas un combat mais un don. Autant ils ont su se donner à la vie sans calcul, ni retenue, en vivant l’instant présent, autant ils sauront se donner à la mort pour que la fête éternelle du monde continue. |
|  | | Serena

  Nombre de messages: 289 Date de naissance: 06/02/1961 Age: 51 Localisation: France Date d'inscription: 06/07/2007
 | Sujet: Re: Chaman! Dim 21 Oct 2007, 22:58 | |
| Comprendre le chamanisme Le chamanisme, décliné sous des milliers de formes différentes, n’est ni une médecine à part entière, ni une religion en elle-même, il est en fait le mélange inextricable des deux. Voie spirituelle qui enseigne à l’individu comment se fondre avec l’univers entier, il est avant tout une façon de percevoir, de pratiquer et même de créer le monde dans l’alliance tout en cultivant la diversité. « L’unité dans la diversité » telle pourrait être sa devise. Ses racines s’ancrent au plus profond de la perception du monde des premiers peuples nomades chasseurs-cueilleurs. Sans aucun écrit, celles-ci se sont perpétuées pendant des millénaires jusqu’à nos jours par la puissance vivante du verbe. Un peu comme si l’histoire et le progrès n’existaient pas... Autant dire que lorsque l’on tente de pratiquer le chamanisme, ce dernier nous interpelle sur ce que nous avons gardé de sauvage en nous... Sauvage, bien sûr, dans le sens de sylvicole, habitant des forêts et habité par la nature... Il reste que l’analyse froide et extérieure des Occidentaux nous propose une autre version du chamanisme. Présenté sous la forme d’une simple solution utilitariste visant à vivre en société, à se soigner et à satisfaire les besoins essentiels de l’homme, il ne serait alors qu’une première et grossière tentative de s’approprier le monde. Les chamans avaient à faire face à l’urgence ; ils devaient sauver la communauté de la famine en faisant en sorte que le gibier s’offre au chasseur ; ils devaient expliquer et justifier la souffrance, l’injustice, les intempéries, la mort ; ils devaient aussi soulager les malades et résoudre les conflits du clan. Tout à la fois prêtres, sociothérapeutes, médecins, devins, conseillers de guerre et sages, ils ne seraient que l’état indifférencié de ce que nous avons su décortiquer. La différence immense entre ces deux versions illustre le gouffre qui sépare la pensée des peuples de la nature de celle des « civilisés ». Après avoir considéré les chamans comme une incarnation du diable, puis comme des charlatans, voire des psychopathes, la version la plus reconnue en ethnologie semble engluée dans notre propre conception linéaire du temps et de l’évolution du vivant, un vivant qui à notre image serait en guerre contre l’univers entier... Certains anthropologues d’avant-garde, anglo-saxons pour la plupart, ont alors sauté le pas ; ils cherchent dans la physique quantique, de nouvelles pistes de compréhension, ce qui nous montre à quel point les chamans restent des êtres… insaisissables ! L’avenir du chamanisme Face aux contraintes grandissantes du monde moderne, le chamanisme dans sa conception originelle semble n’avoir aucune chance de se maintenir. Les peuples autochtones qui le pratiquent encore sont en pleine déliquescence. Leur mode de vie est sur le point de disparaître et leur culture ne pourra se maintenir que de manière parcellaire sur de minuscules territoires de plus en plus convoités par l’économie mondiale. Personne ne parierait donc une flèche magique sur son avenir, d’autant que le chamanisme apparaît comme un tout indivisible. Et pourtant… Fort curieusement en effet, le chamanisme résiste mieux que les traditions. A la manière des rebouteux et autres magnétiseurs qui en Europe continuent de survivre dans la discrétion, les chamans réussissent à s’accommoder de la pollution des villes... Ils profitent de l’élan écologiste et même mondialiste pour réapparaître ici ou là sous des formes syncrétiques néochamaniques tels que le New Age, le Santo Daime ou la Native American Church. Ailleurs, dans de petites communautés néorurales, on réinvente à tâtons une perception du monde et des pratiques de vie identiques à celles des chamans. Qu’est-il donc en train de se passer ? Ultime sursaut avant l’extinction définitive de ce que nous avons de sauvage en nous ou bien renouveau post-moderne dans le sillage d’une écologie spiritualiste, nul ne peut le dire. Tout au plus peut-on avancer que contre vents et marées, l’alliance avec l’univers reste encore une version possible pour l’humanité. Entre universalisme d’un genre nouveau et humanisme déjà ancien, porte caution d’un matérialisme ravageur, elle devra choisir.... http://arutam.free.fr/Chaman.html
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|  | | AMBRE

  Nombre de messages: 4697 Date de naissance: 14/08/1962 Age: 49 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: Chaman! Sam 17 Nov 2007, 16:37 | |
| j ai regardé "Blueberry " hier !( http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18361078.html ) que d émotions ! le début du film est un peu long mais prend tout son sens par la suite...) celà m a fait revenir à mes premiers amours...  voir le superbe blog de Louve Blanche! http://louve-blanche.spaces.live.com/ La beauté des arbres, la douceur d'air, Le parfum de l'herbe me parle.... Le sommet de la montagne, le tonnerre du ciel, Le rythme de la mer, me parle.... La fraîcheur du matin, la goutte de rosée sur la fleur, me parle... La force du feu, le goût des saumons, la traînée du soleil me parle... Et la vie qui ne part jamais me parle, Et mon coeur monte.... (chef Dan) Une tentative d’explication de la transe chamanique Publié le : mardi 16 mars 2004 par Daniel-Philippe de Sudres Le "chamanisme" est à la mode... Mais quel chamanisme ? Celui de gens vivant au chaud dans notre civilisation, incapables de tout "miracle", ou celui que vivaient des hommes et des femmes devant lutter contre le froid, les bêtes sauvages, les maladies, et leur méconnaissance des lois de l’univers les plongeant dans des croyances et des superstitions incertaines ? Comment les chamans - vivant dans les conditions difficiles ci-avant évoquées - parvenaient-ils à opérer leurs "miracles" ? Et si une approche nouvelle - neuropsychologique et psychosociologique - enrichissait le débat ethnologique en posant de vraies questions auxquelles serait proposée une tentative d’explication... Dans les cultures primitives, fut reconnu chaman [1] celui qui pouvait décrire un voyage initiatique [2] vécu à la façon d’un rêve éveillé spontané [3] subdivisé en trois phases : "destruction par tortures", "mort" et "résurrection" [4]. Comparables à des examinateurs lors d’une soutenance de thèse, les chamans "certifiés" vérifiaient que ce processus, tenu secret, fut correctement exposé par le postulant, dans ses moindres détails. Si tel était le cas, s’il avait vu, senti et ressenti ce que les chamans en titre avaient eux aussi, lors de leur révélation en forme d’"appel", vu, senti et ressenti, alors il était déclaré à son tour chaman [5]. La raison pour laquelle les visions, les sensations tactiles et les sentiments éprouvés en état de transe sont identiques chez tous les chamans, vient de ce que Carl Jung décrit à la façon d’un archétype de la construction du processus de maturation de l’individu opéré à travers ses rêves. Tous les enfants rêvent de chevaliers, que ceux-ci portent l’armure des Teutoniques, des Templiers, des Hospitaliers ou celle des samouraïs, la peau d’un serpent ou d’un autre animal, ou encore d’un super-héros de bandes dessinées tel Batman. Tel est le champ morphogénétique [6] en lequel chacun va puiser, à la même source, un même savoir. Tandis que le chaman croit avoir assisté à des phénomènes se passant à l’extérieur de lui, l’observation neuropsychologique de son comportement nous permet aujourd’hui d’affirmer que tout ce qu’il "perçoit" se passe en son for intérieur, à l’instar d’un schizophrène ou d’un drogué en état halluciné. Des programmes neuronaux régulent, lors de certains chocs physiologiques et psychologiques, des mécanismes d’autodéfense qui lui font imaginer et "sentir" des "tortures" qui provoquent sa "mort", puis sa "renaissance". Tout individu subissant des chocs de cette nature vit, à l’identique, cognitivement parlant, ce processus. Ces mécanismes se manifestant notamment chez des individus particulièrement sensibles, si le premier choc a lieu tandis qu’il souffre d’une maladie accompagnée d’une fièvre induisant un état de transe quasiment immédiat, s’agissant d’une maladie ayant capacité à causer sa mort, l’"appelé" se tourne vers la religion qui lui a été enseignée, en l’occurrence le culte chamaniste... Tout individu - vous ou moi - placé dans une situation où sa vie est directement et immédiatement menacée, devient soudain capable de connaître des "visions" ; ainsi, des vieillards qui sentent leur fin toute proche, prédisent parfois des faits qui se réalisent effectivement par la suite. La dissociation, survenant entre certaines régions du cerveau lors de telles transes, renforce [7] celles-ci : celui - ou celle - qui est appelé à devenir chaman lors de sa révélation, son "appel", prend peur car il va quitter le monde rassurant des gens simples pour pénétrer celui, terrifiant, de ce qu’il croit être des esprits de démons ou de défunts. En fait, de même qu’un repas trop copieux provoque parfois des cauchemars, la désactivation d’aires cérébrales liées à la connaissance momentanée de sa réalité corporelle, parallèle à l’activation d’autres régions du cerveau qui, elles, sont liées au traitement des probabilités - tout ceci étant amplifié et accéléré par le contexte de peur que nous venons d’évoquer - produit, chez le chaman, la transe chamanique se manifestant alors dans toute sa complexité. A cet état de conscience momentanément modifié, à l’instar de ceux qui accompagnent des phénomènes de poltergeist [8], s’adjoignent, lors de la sortie de transe, des "visions" qui se révéleront justes dans les jours suivants, voire des phénomènes de guérison "miraculeuse" par imposition des mains et autres faits "mystérieux". Tandis que chez la plupart des chamans, la maladie, la dépression nerveuse ou la crainte une fois dépassée les dons de clairvoyance, de guérison et autres faits suprasensoriels qui ont suivi leur "appel", s’amenuisent, voire disparaissent, ne laissant place qu’à des individus rusés et cupides qui utiliseront leur titre et leur charge de façon intéressée, - chez quelques uns ces dons s’amplifient. Cette amplification résulte de deux causes. L’une est intrinsèque au chaman, observé en tant qu’être humain considéré sous son angle neurobiologique : en état de transe, des connexions neuronales - ou neuroconnexions - non activées lors des états de conscience ordinaires (sommeil léger, profond ou paradoxal, veille plus ou moins active) le sont, momentanément, jusqu’à épuisement de l’énergie [9] chez le pratiquant. L’autre cause de cette amplification est extérieure au chaman : il s’agit, dans le cadre des phénomènes psychobiologiques ici évoqués, de la recherche d’appropriation d’un modèle, par la foule. En effet, lorsqu’un groupe d’individus se constitue autour d’un leader, chaque membre dudit groupe perd, pour ainsi dire, les attributs de son individualité en s’identifiant au meneur [10]. Paradoxalement, de par ce transfert affectif de l’individualité du meneur dans celle propre à chacun de ses suiveurs, ceux-ci produisent un champ énergétique et informatique [11] inversement proportionnel dans son double rapport à l’énergie les animant et à l’information les reliant. En effet, clarifions ainsi cette notion systémique spécifique à cette relation meneur-suiveurs : plus les suiveurs s’identifient au meneur du groupe et plus ils perdent leur capacité à décider par eux-mêmes de ce qu’ils doivent ou ne doivent pas faire, se déresponsabilisant du fait de décider en lui laissant, via une "information" dictatoriale, la paternité des objectifs du groupe. En échange de cette perte de soi décisionnelle, ils gagnent de l’énergie alors dévolue à leur vie quotidienne, à l’instar, si la comparaison nous est permise, des abeilles ouvrières que la nature prive des organes de reproduction - seuls émergeant chez la mère pondeuse ou "reine" - afin de leur permettre de développer leurs organes de chasse (odorat, vue, mécanismes moteur du vol). D’un point de vue purement fonctionnel, pour qu’un individu trouve l’énergie nécessaire à une attention toujours éveillée, portée simultanément sur soi et sur les autres, il lui faut - littéralement - absorber l’énergie d’autrui. Une telle prouesse est réalisable au moyen d’échanges formels ou informels passant par des transferts répétitifs d’informations de nature affective ; ce mode de communication étant lui-même porteur d’une intensité énergétique variable selon les individus, les circonstances de l’interaction reliant ceux-ci entre eux et leur degré d’identification au leader. Chaque être humain développe environ cent watts d’énergie due à ses échanges nerveux intrinsèques, à son rapport physique à son environnement (électricité statique, accrochages de particules...) et, bien sûr, au processus de digestion propre à la machine biologique que nous sommes (combustion de glucose, entre autres sucres, alimentant tant nos muscles que nos neurones). D’ordinaire, nous dispersons notre énergie en pensées inutiles, craintes futiles, considérations affectives, etc., ou en toutes sortes de mouvements (des doigts, des mains, des jambes ou de la langue) automatiques, inconscients. L’affection, voire la passion que les autres nous portent, ouvre des portes hormonales en tournant des clés neuronales [12] qui nous permettent de décupler l’usage de notre énergie, simplement parce qu’au lieu de la disperser, notre énergie, en sa totalité, est polariser en vue de répondre à la demande formulée par nos admirateurs : ainsi, plus un leader est sollicité et plus ils se sent énergétiquement transporté par "sa" foule. Concomitamment, plus celle-ci l’affectionne et plus elle le place dans un état de conscience modifié qui se renforce, au fil du temps, par une forme de transe permanente le portant à dépasser le comportement énergétiquement habituel d’un être humain "normal" ; dans ce cadre de recherche, l’observateur spécialisé, s’il est suffisamment attentif, notera une corrélation manifeste entre des adolescents produisant étrangement des phénomènes "paranormaux" [13] tels que des poltergeists, et des schizophrènes dont on a pu observer que leur état psychopathologique apparaît lorsqu’ils sont dans leur milieu familial, cet état cessant d’être lorsqu’ils en sont retiré : à l’évidence de telles observations, les émotions et, plus finement, la charge affective que plusieurs individus développent quant à un individu spécifique aurait des incidences directes quant à sa relation aux objets, aux êtres et aux événements constituant sa vie, sa "destinée". Ainsi, plus notre leader se sent dynamisé par l’excès d’énergie acquis lors de son "rapport" - au sens ericksonnien, il s’entend "hypnotique", du terme - à la foule de ses fidèles, et plus il éprouve mécaniquement le besoin d’augmenter, pour la stabiliser, cette énergie. A cette fin, il éprouve irrésistiblement le besoin d’accroître le nombre de ses supporters tout en répondant de plus en plus intensément à leurs exigences, toujours en vue d’être aimé, admiré et adulé par eux. Enfin, dernier effet rétroactif de cette partie de tennis psycho-énergétique : plus il génère d’efforts en vue de se surpasser, plus le leader tend à produire des phénomènes hors du commun qualifiables de "mystérieux", "paranormaux", répondant aux demandes de la foule. Ce processus qui tient de la magie et du mysticisme atteint ses limites lorsque la foule vient à manquer en quantité d’individus ou en motivation, d’où son aspect dangereusement totalitaire. Il atteint ses limites lorsque le meneur, jouant de fait un rôle de catalyseur, se découvre incapable d’aborder l’énergie affective transmise par son public, il s’entend : quand il devient inapte à concentrer toute son énergie vers son but [14]. Il les atteint encore lorsque le meneur se découvre incapable d’utiliser toute son énergie dans le but d’activer ses ressources personnelles, lesquelles diminuent brusquement, notamment après un échec ou parce qu’il vieillit. Le rapport double entretenu avec le public (le leader "énergisant" son public qui le "nourrit" en retour, et vice versa) produit une tension énergétique quasiment permanente, donnant au chaman le sentiment non plus de remplir une simple fonction sociale, mais d’accomplir une mission sacerdotale de la nature d’une vocation d’intérêt cosmologique et ontologique. Ainsi le chaman - pour en revenir concrètement à l’objet de notre étude - se sent transporté par la foule qui l’admire et lui prête des pouvoirs que, seul, il ne possède qu’à l’état latent, à l’instar de chacun d’entre nous tels que nous sommes dans notre état "naturel", hors de toute initiation, apprentissage ou formation spécifique. Dès lors, les "pouvoirs" dont est mythologiquement doté le chaman, deviennent réels. Ils peuvent même être exacerbés jusqu’à des niveaux de fonctionnement insoupçonnés du commun des mortels. En l’occurrence, certains - et certaines - chamans sont réputé(e)s pour avoir "vu" des tumeurs, par exemple, à travers le ventre de leurs patients, et les avoir ensuite incisées, non sans avoir placé leurs malades dans un état de transe inhibiteur de la douleur et rapprochant ces derniers de l’hystérie, état induit par la présence, tout autour due ces patients, d’autres chamans opérant un rituel comportant des chants et des jeux de percussions. [15] Lors de telles manifestations, les spectateurs furent toujours impressionnés par la vitesse à laquelle la plaie se refermait "mystérieusement". Cependant, si la totalité du fibrinogène [16] contenu dans un corps humain était concentrée dans un lieu du corps, unique, cette substance restructurante transporteuse de fibrine pourrait aisément cicatriser un trou béant de la taille d’un doigt, en moins de cinq heures. Toutefois, notre incapacité à produire pareil "miracle" ne provient pas de notre ignorance biomédicale, elle résulte d’abord de notre inaptitude à comprendre et, avant tout, admettre - il s’entend : à postuler, voire à "croire" - que ceci est physiologiquement possible. Cette incapacité est due, ensuite et surtout, à notre inaptitude (si nous ne produisons pas un effort réel en ce sens) à nous concentrer suffisamment durant ces quelques heures, en oubliant nos peurs, nos inquiétudes métaphysiques, notre douleur physique et toutes les pensées qui nous traversent à propos de Pier, Pol ou Jack, pour ne plus avoir en soi qu’un objectif unique, quasiment obsessionnel : visualiser et se représenter de façon sensible la fermeture de la plaie - via des films d’images mentales - en accélérant puis décélérant notre rythme respiratoire. [17] Dans leur infiniment grande sagesse, les peuples primitifs l’ayant compris ou su intuitivement, inventèrent la charge de ces prêtres sorciers, à la fois philosophes, médecins et magiciens, que furent les chamans. Article [18] rédigé par Daniel-Philippe de Sudres [19] Source documentaire : l’ouvrage de référence D-P Sudres (de) , Le sens des mystères, Apolline, Paris, 2000. http://www.prismeshebdo.com/prismeshebdo/article.php3?id_article=100 voir aussi pour rappel Des voyages de l'âme et autres termes cités http://www.archipress.org/narby/chamane.htm et http://antahkarana.forumzen.com/dialectique-de-la-perception-l-envol-f15/l-art-du-chamane-t687.htm?highlight=chamane_________________ d'Ambre et de Lumière |
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 | Sujet: Le Voyage Sacré Amérindien Lun 07 Jan 2008, 11:51 | |
| Le Voyage Sacré Amérindien
Don Marcelino, interview par Charles Antoni La retraite amérindienne est une invitation au respect de la vie. Du jour où l'on comprend que l'on est mortel, alors on a tout compris de la vie. On ne se berce plus d'illusions, on ne fait plus appel à des compensations. On sait qu'à la mort on laissera sur terre tout ce que l'on a acquis, que l'argent ne nous sera d'aucun secours pour le grand voyage. Alors on apprend à vivre l'essentiel, à être heureux dans ce temps de vie qui nous est accordé. Le Voyage Sacré Amérindien Editions L'Originel
C.A. : Don Marcelino, qu'est-ce que le Voyage Sacré ? D.M. : C'est un contact vivant avec le monde parallèle. Il n'existe pas de technique pour "décoller". Le chant, la danse, la musique, celle du tambour par exemple, ou le silence, peuvent aider. Mais ce qui est indispensable, c'est la présence d'un guide qui reçoit et transmet cette énergie venue de l'autre réalité. Alors le niveau vibratoire de la personne prétendante au voyage s'élève. L'entrée est permise ou non par les êtres de l'autre monde. Elle ne dépend pas de nous, de notre volonté, de notre niveau intellectuel… Une telle expérience ne peut être vécue par des gens motivés par une curiosité malsaine ou par les retrouvailles avec un être cher- un père ou une mère décédée- ou par la recherche de ses vies antérieures. La tradition amérindienne n'envisage pas la réincarnation. Cette expérience est également interdite aux personnes mal dans leur peau, perdues, désincarnées, épileptiques, et en particulier à celles qui ont pris des drogues. Ces dernières subiraient une ouverture de l'esprit trop brutale, les confrontant à de très belles visions mais aussi à des monstres créés par leur imagination. Certains se sentiraient mourir. Cette expérience permet d'accéder à un autre plan, une autre conscience. Le voyage se déroule sur une trentaine de minutes, sans drogue. Il est totalement paisible et chacun revient à lui tranquillement. Il ne provoque pas une sortie du corps, contrairement aux phénomènes rencontrés lors d'anesthésies ou d'opérations. Dans ces derniers cas, le patient se promène, on ne sait où et le retour dans son corps est très violent. Chaque participant est invité à écrire aussitôt ce qu'il a vu, entendu et à le partager avec les autres lors d'une retraite ou bien de le raconter à son guide. En effet, très vite la mémoire se referme et tout s'efface. Beaucoup voient leurs parents décédés, des ancêtres ou des guides liés à leur tradition spirituelle, Jésus, Mahomet… Très souvent ils oublient de leur poser des questions, des questions précises. Ces êtres, pourtant sont là pour les aider, pour veiller sur eux, pour leur indiquer leur mission personnelle sur terre. C.A. : A qui s'adresse votre livre, Don Marcelino ? D.M. : En guise de réponse, je vais vous raconter une histoire. Lors de notre premier rendez-vous, un thérapeute belge m'a interpellé ainsi : "- Je voudrais être initié. Je suis là pour un an, et je souhaiterais que vous m'initiiez à la médecine amérindienne. Très surpris par une telle requête, je l'ai regardé et lui ai posé une seule question : - Êtes-vous prêt à mourir ? - Non évidemment, m'a-t-il répondu, interloqué. - Dans une première étape, l'initiation, vous savez, c'est une mort à toutes vos certitudes, à votre personnage, à votre masque social, à votre petite personne qui sait tout, qui connaît tout, qui demande d'être reconnu, admiré, apprécié. S'exiler de son propre pays est parfois nécessaire, et devenir un étranger c'est vivre la mort de ses illusions et n'avoir comme compagnie que le silence et la solitude. L'initiation exige d'être un homme sans histoire. Vous sentez qu'il n'y a plus de repères. Par ce travail, vous commencez à toucher des réalités inconnues. Au cours de cette étape, la tentation de tout abandonner est très présente. Dans une deuxième étape, l'initiation est une mort à la recherche du pouvoir : ne pas vouloir créer d'écoles spirituelles pour y donner son enseignement ou se préoccuper de la construction d'un ashram ; ne pas vouloir être reconnu à tout prix ; ne pas vouloir accumuler de l'argent. L'initiation consiste à se faire oublier pour avoir la porte ouverte à son Essence et comprendre ainsi qu'il n'y a rien à perdre parce qu'il y a l'éternité. Et puis, une année ce n'est rien. Vous êtes jeune, trente cinq ans. Un médecin amérindien commence réellement à approfondir sa pratique à partir de soixante ans, à maîtriser son savoir à partir de soixante quinze ans. Plus il vieillit, plus il approfondit ses connaissances. Et si l'on veut parler en termes de niveau, le premier niveau dure sept ans, le deuxième sept ans et ainsi de suite. La troisième étape est la rencontre avec l'humilité qu'il ne faut pas confondre avec l'humiliation. Nous prenons conscience qu'il existe sur Terre et dans le Cosmos des forces qui nous dépassent. Nous ne pouvons expliquer l'inexplicable. Nous comprenons que nous sommes reliés à tous les règnes de la nature, aux humains, à la Terre, au Cosmos et aussi aux autres mondes parallèles que nous pouvons contacter si le ciel le permet. La quatrième étape est la rupture avec la normalité d'une société malade. Elle est la rencontre avec notre mort. La conscience aiguë que nous devons mourir et laisser tout ici, est un détachement mais en même temps un attachement à chaque instant de la vie. En entendant ces paroles, l'homme se leva et prit congé. - C'est trop long, dit-il, et je ne veux pas mourir." C.A. : Don Marcelino, comment avez-vous été initié à la médecine amérindienne ? D.M. : La première voie de l'initiation est la délégation. C'est la voie la plus commune. Le pouvoir de guérir se transmet de père en fils. Il est vrai que tous les êtres humains ont ce pouvoir mais bien souvent le père choisit son fils pour lui transmettre ses secrets. C'est ainsi que je le fus par mon père. Je me souviens d'un jour, au cours de ma vie d'adulte, où il me fut proposé de parler de la médecine amérindienne lors d'une conférence sur l'ethnomédecine organisée par un médecin. Celui-ci désirait connaître mes références. - Quel est votre cursus universitaire, Don Marcelino ? - Je n'ai aucun diplôme et vous ne trouverez aucun diplômé de médecine amérindienne. Cette question me fit beaucoup rire. Bien évidemment, aucune université, aucun examen des corps défunts n'enseigne cette médecine. Dépité, le médecin occidental décida de ne pas m'inviter à sa conférence. La seconde voie est la révélation. C'est généralement très étrange, c'est un appel qui vient du monde parallèle. Un être de ce monde propose à la personne de recevoir ses dons. Très souvent, ce pouvoir de réveiller les forces de guérison lui arrive soit après une grave maladie, soit après une N.D.E. La troisième voie est la consécration. Un médecin amérindien choisit d'initier une personne qui devient alors apprenti. Il enseigne à cette personne le secret de la simplicité. Il lui apprend à manipuler l'énergie et à l'approcher avec beaucoup de respect, à travailler son corps pour réveiller la force de guérison chez ceux qui souffrent. Le médecin devient le guide spirituel de l'initié. Autrefois, bien avant l'arrivée des Conquistadores, les Incas avaient coutume d'envoyer dans la communauté de Nazca des émissaires pour qu'ils soient initiés. Partout où ils allaient, ces initiés véhiculaient les connaissances ancestrales et œuvraient à leur maintient dans la mémoire collective. Ces trois formes d'initiation exigent un contact spirituel avec le monde parallèle. Le contact se fait par le Voyage Sacré. Il faut bien comprendre ceci : on ne demande pas à devenir médecin amérindien, on est choisi. Dans ma tradition, les gourous et les maîtres n'existent pas. Celui qui se prend pour un maître entre dans le pouvoir. _________________ d'Ambre et de Lumière |
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 | Sujet: Re: Chaman! Lun 07 Jan 2008, 11:52 | |
| Le médecin amérindien est un homme consacré. C.A. : Don Marcelino, pouvez-vous nous dire comment se déroule une retraite amérindienne ? D.M. : La première étape de la retraite c'est une confession. Il s'agit de parcourir de manière rétrospective la vie du patient, en passant en revue les événements importants ou traumatisants qui la jalonnent. Les missionnaires combattirent fermement cette forme de confession à leur arrivée en Amérique latine, croyant à tort qu'il s'agissait d'une grossière imitation de la confession chrétienne. Cette phase du processus de guérison trouve son origine deux mille ans avant JC et ne ressemble nullement à une confession des péchés. Les Indiens ne croient ni aux péchés, ni au démon. Pour eux, seul existe un esprit lumineux et bon. Quant aux péchés, si péché il y a, ils consisteraient davantage en une transgression des lois de la nature et de la communauté. Avant d'assister à la confession de mon patient, je m'assure toujours que celui-ci ne se déplace pas pour le folklore, mais avec la ferme intention de changer et d'entamer un processus d'évolution ou de guérison. Changer implique en effet pour le patient de mourir à son personnage pour ressusciter la personne heureuse qu'il est en réalité. Ce rite de passage est douloureux. Il condamne en effet les anciennes croyances et les habitudes. La personne doit assumer son âge et renoncer à être l'enfant, l'adolescent ou l'homme ou la femme mûr(e) qu'elle fut, pour vivre pleinement la nouvelle tranche de vie qui s'offre à elle. La confession est une phase importante du processus de guérison. C'est à ce moment-là que le médecin amérindien teste la sincérité de son patient. Veut-il vraiment guérir ? S'il est sincère, la thérapie commence. Dans le cas contraire, si le médecin constate que le patient cherche à tirer profit de sa maladie, il renonce à poursuivre la démarche. Le processus de guérison implique un profond changement, une ouverture spirituelle et sociale le rendant apte à se prendre lui-même en charge. En pratique, je demande au patient de me fournir une cordelette portant autant de nœuds que de fautes commises par cette personne envers la nature ou la société. Après un moment de recueillement, la cordelette est jetée au feu et l'on n'en parle plus. Le travail se poursuit par une purification du corps. Ce rituel doit faire prendre conscience au patient que son corps est sacré et qu'il doit l'aimer. Un massage avec des huiles essentielles, sous la protection d'une personne aimée vivant dans l'autre monde, permet d'éliminer les pollutions psychiques accumulées au cours de l'enfance, de l'adolescence, depuis le mariage, tout au long de la vie. Le corps a peut-être manqué de caresses. Le contact avec la peau sera très doux, allant jusqu'à lui rappeler les gestes d'une mère. Une fois la purification effectuée, il s'agit de débloquer les énergies en incitant le patient à retrouver son calme. Il lui est alors conseillé de manger et de marcher lentement, de ne pas se disperser. Pourtant très simple, cette méthode est difficile à appliquer pour des Occidentaux conditionnés dans leur vie de tous les jours par la rapidité et le stress. Guérir leur impose dès lors de se déprogrammer, de renverser les mécanismes habituels de fonctionnement. Dernière phase de cette étape de confession : apprendre ou réapprendre à prier, quelle que soit sa croyance ou ses repères spirituels. Un athée, peut croire en la vie, en l'énergie, il leur adressera ses prières. L'essentiel est de se relier par la prière aux énergies de la Terre et du Cosmos afin de se régénérer. C.A. : En quoi consiste une retraite spirituelle, Don Marcelino ? D.M. : La retraite spirituelle amérindienne dure de deux à quatre jours et se limite à une vingtaine de participants. Elle est guidée par le médecin amérindien qui a travaillé son corps-esprit pour pouvoir transmettre cette énergie vibratoire qui nous vient d'une autre réalité. Cette énergie transmise va réveiller tout doucement l'énergie de chaque participant. C.A. : Que se passe-t-il réellement lors d'une retraite amérindienne ? D.M. : C'est un appel qui nous vient d'une autre réalité. Les personnes qui y participent, souhaitent se retrouver face à elles-mêmes et sortir de la prison dans laquelle elles se sont enfermées depuis dix, vingt, trente ans ou plus. J'entends par prison, une vie trépidante, sans repos ni plaisir, un corps stressé qui réagit comme une machine, la toute puissance du masque social et des signes extérieurs, les dépendances de toutes sortes (alcool, tabac, téléphone portable…), l'absence de silence et de solitude. Bien sûr, pour ne pas trop souffrir, la plupart des gens décorent leur prison en effectuant toutes sortes de thérapies, en participant à de nombreux stages. Ils se donnent ainsi l'illusion de faire une recherche de l'Humain, mais en réalité, ils ne changent rien à leur vie. Or, dans une retraite amérindienne, chacun expérimente son unité avec la nature, le flux de la vie et peut réveiller son innocence perdue. Réveiller son innocence, c'est retrouver la capacité à s'émerveiller, d'entrer en contact avec tout ce qui vit. Les enfants parlent avec les pierres, les animaux, les fleurs. Ils aiment les contes, les histoires enchantées, leur monde ne se limite pas à une réalité concrète, tangible, visible. Puis vient l'âge d'aller à l'école. L'enfant peint, par exemple un arbre bleu ou rouge. Et l'institutrice ou les parents disent à l'enfant : un arbre, ce n'est ni bleu ni rouge. Et l'enfant est contraint à une certaine réalité tronquée, plate, à une rationalité rassurante, à une triste normalité. Désormais, il devra vivre uniquement sur le plan ordinaire, visible, logique et si jamais il s'aventure sur l'autre plan, dans une autre réalité, on le jugera fou, malade ou déséquilibré. On fera alors appel à des psychologues, à des psychanalystes pour le soigner. Une retraite, selon la tradition amérindienne, permet de s'ouvrir à nouveau à cette réalité invisible mais présente, à ce plan d'amour infini où se trouvent tous les êtres qui veulent nous aider. La nature est un environnement indispensable. Chaque participant se purifie avec la terre, l'eau, l'air ou le feu, communique avec les esprits de la nature, fait des rituels. Chacun comprend alors que, dans le temps d'existence qui lui est imparti, il a le droit d'être heureux, qu'il est sur terre pour expérimenter les trois lois cosmiques qui sont la Paix, l'Harmonie et l'Amour. Chacun ressent que la vie est un souffle très léger, très précieux et que l'on doit la savourer comme si c'était le dernier instant, le dernier regard, la dernière caresse. La retraite est une invitation au respect de la vie. Du jour où l'on comprend que l'on est mortel, alors on a tout compris de la vie. On ne se berce plus d'illusions, on ne fait plus appel à des compensations. On sait qu'à la mort on laissera sur terre tout ce que l'on a acquis, que l'argent ne nous sera d'aucun secours pour le grand voyage. Alors on apprend à vivre l'essentiel, à être heureux dans ce temps de vie qui nous est accordé. On apprend à faire ce qui est bon pour soi et pour les autres. La retraite enseigne à vivre la simplicité. La guérison consiste en l'harmonie du corps et de l'esprit. C'est le rôle du médecin d'y contribuer, en répartissant tout en douceur les énergies cosmiques qu'il maîtrise, dans le corps de son patient. Quant à ce dernier, il devra accomplir entre les séances les actes qui lui sont prescrits, pour prouver sa volonté de changer. S'il s'abstient de le faire, le médecin arrêtera son travail sur le champ. Contrairement à la psychanalyse, cette pratique de la guérison n'exige pas de longues années d'effort. Le corps est plein de sagesse… Le médecin amérindien ne guérit pas, il réveille les forces d'auto-guérison du patient en lui transmettant les énergies cosmiques qu'il a préalablement modulées. Post-scriptum : Pour aller plus loin, lire : Le Voyage Sacré Amérindien, de Don Marcelino Editions L'Originel-Charles Antoni Don Marcelino anime des retraites amérindiennes. Pour connaître les lieux et dates de ces retraites, contacter Editions L'Originel, 25 rue Saulnier, 75009, Paris. Tél. : 01 42 46 75 78.ou www.loriginel.com cadeau de Julien aussi sur Rosamystica! voir aussi ceci pour rappel,partage de jean Charles Le message prémonitoire des Indiens d'Amérique http://www.syti.net/MessageIndiens.html _________________ d'Ambre et de Lumière |
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 | Sujet: Chamanisme & C. Castaneda Jeu 20 Mar 2008, 08:50 | |
| L'oeuvre de Carlos Castaneda comprend une philosophie très complexe incrustée dans le récit, et, pour une part importante, totalement inédite (argument majeur des défenseurs de l'authenticité du récit). Curieusement, elle représente une approche protéiforme du monde, qui pourrait tout aussi bien se laisser cataloguer en tant que religion, en tant que philosophie, en tant que métaphysique ou en tant qu'art de vivre. Son semblant syncrétique se désagrége à l'analyse, elle ne se réclame d'aucune religion ni philosophie existante, et pourtant, parmi les notions inédites et inconnues elle rappelle de grands principes bien connus, souvent contradictoires, qu'elle semble parvenir à conjuguer, comme par exemple un nihilisme et un élitisme très nietzschéen au semblant incompatibles avec une rédemption très chrétienne. • Aspects nihilistesL'univers est sans Dieu, vide, il n'est constitué que de champs d'énergie, originaire d'une unique source, métaphoriquement appelé "Aigle", dont la conscience humaine n'est qu'une infime émanation. La vie humaine n'est qu'un enrichissement de la conscience dévorée par l'aigle après la mort (voir également Saturne en mythologie grecque et les notions de théosophie "La vie est prêtée"). • Aspects de rédemptionSous certaines conditions, très précises et parfaitement modélisables, l'homme peut échapper à son destin de voir sa conscience dévorée. Cette unique condition s'appelle "vivre en guerrier" (voir ci-après). Elle correspond à un mode de vie très rigoureux, qui consiste à accumuler une réserve énergétique suffisante pour offrir à l'aigle un placebo, le contourner et ainsi conserver sa conscience sur une durée pouvant être illimitée. Dans ce cas, le guerrier "ne meurt pas". • Aspects gnostiques et d'élitismeIl existe un déterminisme supérieur, nommée "Connaissance", inaccessible au commun des mortels. Cette connaissance est cachée (ésotérisme). Un "sorcier" seul peut prétendre y accéder, mais il aura été, auparavant, prédestiné comme tel. Une conscience supérieure, appelée l'Esprit, le désigne comme tel par un ou plusieurs présages. Seul un sorcier expérimenté, appelé, Nagual, peut lire ces présages et reconnaître un futur apprenti. • Aspects de 'charité' et du désinteressementSeul un apprenti désigné par l'Esprit peut être formé à acquérir la Connaissance. Toute autre formation est vaine, le Nagual mettrait en danger n'importe qui d'autre que le prétendant naturel, et se mettrait en danger lui-même, les énergies en jeu étant très élevées. Le Nagual est désinteressé (la rémunération n'a aucun sens), bien que cette prise en charge lui soit profitable au sens de la perfectibilité de sa voie de guerrier. Néanmoins, et toujours paradoxalement, n'importe qui peut s'engager, seul, dans la voie de guerrier, s'il est conscient de l'inconfort extrême de cette voie. • Aspects alchimiques et hermétiquesBien que vide, l'Univers est pourvu d'une substance neutre, impersonnelle. Elle n'a pas de volonté par elle même, mais un "sorcier" peut la polariser avec son 'intention'. Cette substance est appelée Nagual (homonyme du précédent), et va renvoyer, comme un miroir, l'image solidifiée appelée 'tonal'. Comme en alchimie, la part mâle, sulfureuse, active, va féconder la part femelle, passive, mercurielle. C'est ainsi que les 'sorciers' accomplissent ici-bas des actes prodigieux, des actes magiques. • Aspects phénoménologiquesLa base de la 'sorcellerie' est le mouvement du point d'assemblage. La constitution énérgétique de l'univers peut se décomposer en un nombre quasi-infini de filaments, ayant chacun conscience d'eux-mêmes. Le point d'assemblage permet de se connecter sur certains d'entre eux, créant ainsi notre perception du monde. La position du point d'assemblage d'un homme commun est sensiblement la même pour toute l'humanité. Un 'sorcier' peut bouger ce point pour accéder à d'autres filaments habituellement inaccesibles. Sa perception du monde change, tout en restant parfaitement réelle (pratique nommée 'stopper-le-monde'). Cet art s'appelle "l'art de traquer" ou l'art de la folie contrôlée. A l'extrême, il peut même ne plus assembler les filaments de ce monde pour assembler celle d'un autre. • Aspects dualistes, non-dualistes et d'unitéL'oeuvre de Castaneda se distingue par une polarité Nagual-Tonal (voir définition ci-dessus). Un homme normal ne connaît que le Tonal, étant éduqué à cette perception, qui se stabilise à l'âge adulte pour devenir sa vision courante de l'Univers. Un 'Sorcier' connaît l'existence du Nagual, structure totalement indescriptible et complémentaire (parviendrait-on à la décrire, elle deviendrait Tonal, voir aussi le Taoïsme). Même indescriptible, le Nagual est un domaine expérimentalement tangible. Un 'sorcier' ne privilégiera pas l'un au détriment de l'autre, mais s'efforcera d'unifier les deux, pour atteindre 'la totalité de soi-même'. A noter que le dualisme conventionnel Bien-Mal, tout comme la moralité, n'a aucun sens chez Castaneda. Sur cet aspect l'oeuvre s'apparente bien aux récits épiques orientaux, comme le Mahabharata, pour lesquelles la notion de bien et de mal est inconnue. • Aspects démonologiques et de possessionL'enchevêtrement des structures énergétiques de l'Univers occasionne des transferts très pénétrants. La conscience de l'homme se trouve violée en permanence par des incursions étrangères d'énergie, ressenties comme changements humoraux plus ou moins puissants, appelées 'êtres inorganiques', la plus virulente étant "l'ombre", entité obscure capable de substituer sa conscience à la nôtre, pour exacerber le pire ennemi du 'sorcier', sa propre auto-contemplation, et se nourrir de ses effets funestes. Certains sorciers parviennent à contrôler ces énergies étrangères, et en font leur 'allié'. Même si l'alliance avec les êtres inorganiques est déconseillée, la composition avec eux est incontournable, car ce sont eux qui apportent l'énergie dont nous avons besoin. Ils agissent sur un homme normal alors qu'il croira agir de sa propre volonté. Le 'sorcier', conscient de la présence furtive de l'énergie étrangère, la capte, mais conserve sa propre volonté. Ce procédé, consécration d'un "homme de connaissance", est appelé "l'ultime art de traquer". • Aspects d'immanence et de déterminismeBien que l'objectif du 'sorcier' soit la liberté absolue, il n'en demeure pas moins que le travail visant à l'acquérir s'effectuera dans un ensemble de règles très précises, formant un tout homogène et cohérent appelé 'Voie du guerrier' (voir ci-après). En outre, cette voie présuppose la détermination d'un objectif, prenant impérativement en compte la Nature du guerrier, c'est-à-dire l'ensemble de ses prédispositions (on notera la forte similitude avec toute la littérature orientale antique, notamment le mahabharata, où le Dharma, la Nature d'un individu, constitue le principe fondateur). Castaneda nomme ce déterminisme "La voie du cœur". • Aspects divinatoiresAyant acquis la capacité à bouger son point d'assemblage, un 'sorcier' peut avoir le pouvoir de percevoir son environnement sous sa forme énérgétique. Cette perception ne se fait pas avec les yeux, mais avec le corps, qui doit être, comme condition nécessaire, sans être suffisante, en excellente santé. Cet acte s'appelle 'voir'. Par ce procédé, Don Juan arrive tout au long de la formation, à connaître l'état émotionnel de Castaneda, mais aussi les traces de son passé. 'Voir' est utilisé par les 'sorciers', par simple focalisation, pour connaître des personnes ou groupes de personnes déterminés, des étapes d'histoire, reconnaître des lieux bénéfiques ou maléfiques, ressentir le danger ou l'aspect favorable d'une situation. A la fin de son apprentissage, Castaneda va 'voir' les sorciers anciens, race totalement disparue, et va finir par les rejoindre malgré les avertissements répétés de Don Juan. SUITE
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|  | | AMBRE

  Nombre de messages: 4697 Date de naissance: 14/08/1962 Age: 49 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: Chaman! Jeu 27 Mar 2008, 12:23 | |
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Merci Balzac! Bien que très controversé ,je re-découvre l "oeuvre" de Castenada avec ce que tu nous proposes là:| Citation: | | L'oeuvre de Castaneda se distingue par une polarité Nagual-Tonal (voir définition ci-dessus). Un homme normal ne connaît que le Tonal, étant éduqué à cette perception, qui se stabilise à l'âge adulte pour devenir sa vision courante de l'Univers. Un 'Sorcier' connaît l'existence du Nagual, structure totalement indescriptible et complémentaire (parviendrait-on à la décrire, elle deviendrait Tonal, voir aussi le Taoïsme). Même indescriptible, le Nagual est un domaine expérimentalement tangible. Un 'sorcier' ne privilégiera pas l'un au détriment de l'autre, mais s'efforcera d'unifier les deux, pour atteindre 'la totalité de soi-même'. A noter que le dualisme conventionnel Bien-Mal, tout comme la moralité, n'a aucun sens chez Castaneda. |
Texte de Guillermo Marín Ruiz
Écrivain, journaliste, conférencier, auteur notamment de
"Para leer a Carlos Castaneda", 1995)
Traduit par Cristal
Peut-être que le plus extraordinaire dans l’oeuvre de Carlos Castaneda est de nous enseigner combien il est difficile d’arpenter les chemins compliqués de la connaissance toltèque et de la fragilité humaine. Elle nous enseigne que, bien qu’ayant pénétré sur les champs embourbés de la connaissance humaine, qui nous paraissent véritablement incroyables, les guerriers de la bataille fleurie du lignage de don Juan continuent d’être des êtres humains ordinaires.
Généralement nous idéalisons ces personnages. Nous les mystifions et les abandonnons, mais le plus important est peut-être leur condition d’être simplement des êtres humains. En effet, le plus terrifiant dans les récits de Castaneda c’est que la poignée d’intrépides et vaillants guerriers et guerrières que guidait don Juan, continuaient, jusque dans les derniers moments de leur « entraînement », d’être des personnes ordinaires, vivant dans un monde de compromis, de travail et d’obligations.
On ne peut envisager d’entrer dans le monde merveilleux du nagual si auparavant on n’a pas la maîtrise totale du monde du tonal. Don Juan, à la fin de son enseignement, dit à Castaneda qu’il l’avait toujours trompé avec « l’importance » du monde du nagual, mais que le monde du tonal était aussi important que celui du nagual. S’il ne dominait parfaitement le premier il ne pourrait jamais, même pas vaguement, aspirer à entrer dans le monde mystérieux du nagual, les deux mondes se soutenant mutuellement.
Si le guerrier de la bataille fleurie n’a pas la maîtrise des ses faiblesses, de ses déficiences, de ses vices ; s’il n’a pas trempé sa vie dans l’exercice quotidien de la discipline, de la responsabilité et de la sobriété ; si sa vie quotidienne n’est pas le reflet immaculé de son impeccabilité, tempérée et pondérée, jamais il ne pourra aspirer à devenir un apprenti de cette sagesse millénaire. S’il n’a pas une façon convenable de gagner sa vie, il sera seulement un « mort de faim » qui remplit sa tête d’un tas de fantasmes.
Dans une partie de l’oeuvre, don Juan dit à Castaneda que si une personne du peuple était un guerrier, elle ne serait pas en train de mourir dans sa triste masure. Don Juan, don Genaro et tous leurs apprentis, étaient avant tout des personnes du monde quotidien qui avaient leur vie, un travail et une responsabilité. Les guerriers ne vivent pas dans un monde de fantasmes, ils vivent dans le tourbillon quotidien du monde qui nous fait face et nous bombarde tous les jours. C’est là que se trouvent les véritables défis et pièges du guerrier.
« Les explications de don Juan furent interrompues parce qu’il dut faire un court voyage d’affaires. Nestor le conduisit en voiture à Oaxaca. Les voyants partis, je me souvins qu’au début de mon association avec don Juan je croyais, chaque fois qu’il faisait allusion à un voyage d’affaires, qu’il utilisait un euphémisme qui masquait autre chose. Je me rendis compte finalement qu’il employait l’expression à bon escient. Avant ce genre de voyage, il portait un de ses nombreux costumes trois-pièces à la coupe irréprochable et ne ressemblait plus en rien au vieil Indien que je connaissais. » Le feu du dedans
Si le nagual en personne travaillait dans le monde de la vie courante, s’il utilisait son énergie et son temps à « travailler » et gagner sa vie, cela nous enseigne que le monde quotidien est aussi important que le monde des sorciers. Bien plus que cela, le second ne peut exister sans le premier. Si l’on ne domine pas le monde immédiat, tout le reste n’est que rêves stériles ou fuite intellectuelle.
Lire Castaneda ou connaître ses textes par coeur ne nous convertit pas forcément en « guerriers ». Certains utilisent les enseignements de don Juan comme un moyen de s’évader ou d’embobiner quelques naïfs. Le fait de lire la Bible ne fait pas de nous des « Saints ».
« – Voulez-vous dire qu’il y a différents types de voyants ? – Non. Je veux dire qu’il y a un tas d’imbéciles qui deviennent voyants. Les voyants sont des êtres humains pleins de faiblesses, ou, plus exactement, des êtres humains pleins de faiblesses sont capables de devenir des voyants. C’est tout à fait comme le cas de certains individus lamentables qui deviennent de grands savants. La caractéristique des voyants lamentables est qu’ils sont prêts à oublier la splendeur du monde. Ils se laissent submerger par le fait qu’ils voient et croient que c’est leur génie qui compte. Un voyant doit être un parangon de vertu pour surmonter la négligence presque invincible propre à notre condition humaine. Ce que les voyants font de ce qu’ils voient est plus important que voir en soi. » Le feu du dedans.
L’héritage le plus important des enseignements de don Juan, c’est qu’il nous ouvre le monde incommensurable de sagesse humaine de nos ancêtres. La richesse la plus grande est l’aspect culturel. Tout le monde ne parviendra pas à être un voyant ou un nagual, ni même à l’époque des meilleurs moments des anciens voyants. En revanche il est possible d’apprendre une manière correcte de vivre et une table efficace de valeurs et de principes. Dans ce sens, les enseignements de don Juan et l’œuvre de Castaneda représentent un formidable apport pour les personnes qui cherchent une nouvelle façon de vivre et d’interpréter le monde, face à l’effondrement de la civilisation occidentale.
La partie culturelle de la sagesse de la Toltequitude, comme l’appelle don Juan, ou Toltecáyotl comme l’appellent les historiens, est un instrument d’une grande valeur, non seulement pour posséder sa « propre technologie pour décanter l’Esprit », mais elle nous aide également à revaloriser notre passé indigène maltraité et nié, à fortifier notre Identité Culturelle affaiblie et transformer la société.
La partie suicidaire de l’affaire est de se prendre pour un guerrier dans l’imagination, et dans la réalité de se laisser entraîner dans le tourbillon quotidien du monde matériel immédiat. De fait, c’est ce qui est arrivé aux « premiers voyants » qui négligèrent le monde du tonal, tout absorbés dans le monde sophistiqué du nagual. Et un jour sont arrivés les peuples sauvages et belliqueux qui les ont réduit en bouillie.
http://urianakadreams.uniterre.com/13281/_________________ d'Ambre et de Lumière |
|  | | Sphinx

  Nombre de messages: 3389 Date de naissance: 23/01/1965 Age: 47 Localisation: Belgique Loisirs: Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: Chaman! Jeu 27 Mar 2008, 16:24 | |
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|  | | AMBRE

  Nombre de messages: 4697 Date de naissance: 14/08/1962 Age: 49 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: Chaman! Ven 28 Mar 2008, 10:58 | |
| Un voyage au cœur du shamanisme shipiboSite officiel du film "Other Worlds" (2004) de Jan kounen  Arthur C. Clarke Verrouillé par nos sens, on ne peut voir qu'une dimension de la réalité. Avec nos yeux, nous ne percevons qu'une faible partie de la réflexion du spectre de la lumière sur la matière. Il en est de même avec le reste de nos sens. J'ai toujours eu la conviction qu'il existe d'autres dimensions, que notre cerveau et notre système nerveux sont un filtre pour notre conscience. Un filtre nécessaire pour appréhender le monde matériel, mais un filtre trop souvent source de doctrines culturelles, morales et scientifiques qui nous envoient une image réductrice de l'Univers. Donc la question restait pour moi en suspens... est-il possible un instant de déchirer le voile ? Les directions à venir du film. | Le film sera le témoignage d'une aventure personnelle et subjective, mais n'oubliera pas de montrer aussi les dangers du shamanisme, celui de se perdre dans la lumière ou dans l'ombre de ses émotions fraîchement éveillées ; celui de mal interpréter le ressenti ou les visions au risque d'amener jusqu'à la schizophrénie si le travail n'est pas fait avec des shamans compétents ou si on ne l'aborde pas avec une grande discipline et une diète stricte. Le film montrera surtout le pouvoir thérapeutique de ces shamans et de leurs plantes, une forme ancestrale de psychanalyse, une psychothérapie de l'être ayant 4000 ans d'expérimentations. Le film laissera aussi la parole aux shamans, et montrera que leurs cultures et leurs croyances découlent de leur connaissance de l'Invisible. Des images de synthèse reproduiront la puissance des visions récurrentes et le spectacle, la vision poétique, l'humour et la terreur que j'ai ressentis en les éprouvant. Le film poursuivra son enquête par des entretiens avec des thérapeutes, des ethnologues, des spécialistes de la chimie moléculaire du cerveau. Et pour tenter de cerner l'interaction invisible du travail du shaman vis-à-vis d'un " novice ", nous enregistrerons les ondes cérébrales entre Questembetsa et moi durant une cérémonie, ce printemps, afin d'étudier leurs résonances et permettre de les matérialiser. Enfin, les entretiens commencés en décembre 1999 d'occidentaux suivant une thérapie seront poursuivis afin de confronter les interviews sur maintenant plus d'une année. Mon expérience personnelle s'exprimera dans le parallèle de témoignage sélectif entre science occidentale et thérapie indienne.
| Le but, à l'heure ou l'Occident reconnaît timidement que le bouddhisme tibétain a développé une connaissance de l'esprit, est de faire ressentir au spectateur que ces indiens méconnus ont développé eux aussi depuis des milliers d'années au travers de leur propre science de l'esprit, une véritable technologie cognitive. Ces hommes sont pour moi des guerriers engagés dans la voie de la conscience car pour un shaman, le plus grand allié et le pire ennemi de chaque homme ne font qu'un : lui-même. Pour conclure, je garantis que ce film ne sera pas une homélie " new age " sur la culture de ces indiens. Les autres mondes ne sont pas tous des mondes de lumière.Jan Kounen NB aux membres d Antahkarana! | Citation: | chère Ambre,
Vous pouvez faire tout ce que voulez, seulement ne pas mettre le film en téléchargement.
merci pour votre attention,
Amicalement,
Jan
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_________________ d'Ambre et de Lumière
Dernière édition par AMBRE le Ven 28 Mar 2008, 12:53, édité 1 fois |
|  | | AMBRE

  Nombre de messages: 4697 Date de naissance: 14/08/1962 Age: 49 Localisation: Belgique Date d'inscription: 25/05/2007
 | Sujet: Re: Chaman! Ven 28 Mar 2008, 12:12 | |
| Plantes et chamanisme Conversations autour de l'ayahuasca et de l'iboga
http://www.eyrolles.com/Loisirs/Livre/9782845940208/livre-plantes-et-chamanisme.phpTrois personnalités venant d'horizons divers mêlent pour la première fois leurs voix et témoignent librement d'une pratique qui échappe à l'ordinaire : la découverte et l'expérience du chamanisme par un Occidental.
Plantes sacrées, hallucinogènes, initiations, états de conscience modifiée, bénéfices ou dangers possibles pour ceux qui s'y essaient... Jan Kounen, Jeremy Narby et Vincent Ravalec explorent ces sujets avec une sincérité rare.
Leurs regards croisés, bienveillants mais sans compromis, livrent une nouvelle approche du monde indigène, et une autre vision de la réalité.voir aussi Sur la piste du serpent par Jeremy Narby etLa nature est intelligente, et nous ?
Dix ans après sa première hypothèse - les chamanes auraient un accès direct à la double hélice d’ADN -, l’anthropologue Jeremy Narby se tourne vers des scientifiques... aux découvertes étonnamment animistes. http://antahkarana.forumzen.com/partages-recherches-eveil-du-soi-f2/les-codes-de-lumiere-font-partie-de-nos-dons-t474.htm?highlight=code _________________ d'Ambre et de Lumière |
|  | | Serena

  Nombre de messages: 289 Date de naissance: 06/02/1961 Age: 51 Localisation: France Date d'inscription: 06/07/2007
 | Sujet: Re: Chaman! Sam 29 Mar 2008, 17:08 | |
| "Le sorcier français qui combat la drogue par la drogue"
Soigner les toxicomanes à l'aide d'une plante hallucinogène : la méthode utilisée par un médecin français en pleine jungle péruvienne est sujette à polémique.
A l'exception du cercle de lumière projeté par une lanterne, il fait nuit noire. Daniel Mattin (c'est un pseudonyme) est assis, jambes croisées, à l'intérieur d'une petite hutte. Il écoute le chant des oiseaux tropicaux et le bruissement des feuilles frôlées par le vent. Un chaman bardé de colliers et autres grigris invoque l' "esprit de la plante" en chantant des icaros (chants). Cette plante, c'est l''ayahuasca, une espèce originaire de l'Amazone péruvienne, censée provoquer des visions mystiques.
Quelques minutes après en avoir avalé une infusion, Mattin sent l'"esprit" s'emparer de lui. Des éléphants parés de bijoux et de couronnes et un nain magicien défilent devant lui. Ces hallucinations sont plutôt inoffensives, mais d'autres, comme cette image d'organes génitaux féminins putréfiés, sont terrifiantes. C'est pourtant, selon lui, le signe qu'il est sur la voie de la guérison. "Bien sûr, les visions sont parfois très sombres, explique-t-il. Mais il faut en passer par là pour revenir vers la lumière." Mattin trouve finalement ce qu'il pense chercher : Jésus-Christ et la Vierge Marie lui apparaissent, aussi réels que le chaman à côté de lui.
"Dans la région qui nous intéresse , l’ayahuasca (Banisteriopsis Caapi) représente l’assise même de l’édifice thérapeutique. Cette liane possède des propriétés hallucinogènes potentialisées par divers additifs ajoutés au breuvage lors de la préparation par cuisson. Le principal additif est constitué par la chacruna (Psychotria Viridis) également désignée par « suija » et dans d’autre régions par le terme « yagé ». La véritable initiation suppose des conditions très strictes : isolement dans la forêt, diète ou jeûne, abstinence, pas de contact avec le feu, exclusion totale de certains aliments (surtout sel, porc, piments…). Il est impératif que l’hallucination par l’ayahuasca se déroule sous contrôle d’un maestro entraîné. En effet, l’expérience n’est pas dénuée de dangers. Il est toujours possible qu’à travers l’intensité de l’ivresse le patient évolue vers des visions effrayantes (bad trip) qui, si elles n’étaient pas canalisées, pourraient provoquer de véritables états d’épouvante accompagnés de troubles de la conduite ou de déstabilisation mentale. Au cours de l’apprentissage, l’élève doit obtenir une maîtrise progressive de ces états de conscience « négatifs » qu’il doit être à même de prévenir ou de dominer seul si nécessaire, chez lui-même et chez les autres."
http://www.dailymotion.com/video/x1s5mo_layahuasca-le-serpent-et-moi-part-1
http://www.dailymotion.com/video/x1s5fj_layahuasca-le-serpent-et-moi-part2
http://www.dailymotion.com/video/x1s34l_layahuasca-le-serpent-et-moi-part-3
http://www.dailymotion.com/video/x1s1x1_layahuasca-le-serpent-et-moi-part4 |
|  | | Karen

  Nombre de messages: 298 Date de naissance: 22/03/1949 Age: 63 Localisation: Isère France Date d'inscription: 01/06/2007
 | Sujet: Re: Chaman! Sam 29 Mar 2008, 20:17 | |
| Merci Ambre et Serena, J'ai connu un jeune homme très déstabilisé, très déprimé qui souhaitait utiliser l'ayahuasca afin de se sentir mieux. Je l'ai dissuadé, car en effet, c'est à employer sous surveillance. Et il risquait bien pire que l'état dans lequel il était... A mon sens, utiliser une quelconque drogue hallucinogéne pour accéder à d'autres plans de conscience ne me paraît pas nécessaire pour progresser spitiuellement aujourd'hui, dans notre culture, s'entend... karen |
|  | | Invité Invité

 | Sujet: Possession et chamanisme : Les Maîtres du désordre. Ven 11 Avr 2008, 19:50 | |
|  Le chamanisme et la possession n'appartiennent pas au passé, bien au contraire. Partout, que ce soit en Sibérie, en Asie du Sud-Est, en Afrique ou aux Amériques, l'idée d'une alliance possible avec la surnature est vivante. Le désenchantement annoncé du monde tarde, car, lorsque le malheur frappe et ébranle les certitudes, le recours aux spécialistes des esprits demeure privilégié. En quoi le vaudou haïtien ou le chamanisme coréen permettent-ils de faire face à l'infortune, de surmonter l'adversité ? Comment le tambour de chaman bouriate ou le couteau ensanglanté du possédé marocain peuvent-ils faire refluer la maladie ?
Confrontant sa connaissance approfondie des cultes de possession au Maroc, avec d'autre études, Bertrand Hell met en évidence le fondement anthropologique de ces pratiques. Pour cela, il nous invite à comprendre la place extraordinaire réservée, dans chaque société, à l'allié des esprits. Alors se dessine la figure universelle d'un maître du désordre associé à l'ambivalence, à la transgression et au bricolage. Rompant avec les à priori réducteur, cet ouvrage livre un éclairage original dur l'efficacité symbolique du chamanisme et de la possession. |
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