ANTAHKARANA

Gnose et Spiritualité
 
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 Chaman!

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MessageSujet: Re: Chaman!   Ven 22 Juil 2011, 00:28

je vais mediter ton texte car il m'ouvre a des portes que sans toi je n'aurais pu me lire

pour ceci
Citation :
Pour moi, le langage aussi sacré soit-il, fait juste partie d'un outil de la création, et il est appelé à disparaître. Alors penses un peu où je situe l'écriture...
lorsque je rentre dans une pièce, les véridiques se dévoilent de même que les hypocrites
l'un ou l'autre n'a pas d'importance , ils sont d'une tel transparence ...
Disons qu'au travers de mes textes je peu lire ou j'en suis , mais sans l'autre je ne peu me lire

Je n'ai pas encore lâcher prise au texte , ils sont envoutant et m'indique la présence, alors que le reste m'indique l'absence sans aucune référence d'humanité , alors que je suis encore accro a sa théophanie
je ne maitrise pas l'heure

mais froid ou chaud ce n'est pas important , le problème est "le temps" et je suis là à le vivre alors que je suis mort , les uns se demandent qui suis je ? et moi je me demande que faire ?




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MessageSujet: Re: Chaman!   Ven 22 Juil 2011, 01:08

Citation :
se demandent qui suis je ? et moi je me demande que faire ?



mais où vas tu donc ???
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MessageSujet: Re: Chaman!   Dim 18 Déc 2011, 20:57

texte replacé de la news de fev 2009

Chamanisme : vers une écologie spirituelle ?
L’homme, hôte de la nature

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L’air est précieux à l’homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle -la bête, l’arbre, l’homme, ils partagent tous le même souffle. L’homme blanc ne semble pas remarquer l’air qu’il respire. (...) Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est précieux, que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son derniersoùpir. Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? L’idée nous parait étrange. Si nous ne possédons pas la fraicheur de l’air et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ? Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisant, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte est sacré dans le souvenir et l’expérience de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l’homme rouge...

Propos du chef indien Seattle (1884).




"Toute la vision du monde des peuples chamanistes dépend étroitement de leur environnement naturel et s’enracine dans cette expérience quotidienne. Dans leurs mythes contant l’origine et les transformations du monde, les forces invisibles de la nature jouent un rôle central.

Les peuples à chamanes se sentent les "hôtes" de la nature, au même titre que tous les êtres vivants, animaux ou végétaux, souligne l’anthropologue Roberte Hamayon. Intégrés au même univers cyclique et immuable, ils se perçoivent comme les "égaux" des animaux dont ils partagent la mobilité. Ils n’en sont pas moins contraints d’en faire des proies et d’éviter de devenir les leurs, d’où la nécessité d’établir avec eux les meilleures relations possibles, conçues sur le modèle de l’échange. »

La pensée chamanique conçoit ainsi les êtres humains comme un des éléments naturels parmi d’autres, tous interdépendants. Ce sentiment d’identité et d’interdépendance fait des éléments naturels des partenaires des êtres humains dans un univers dont toutes les composantes végétale, animale, mais aussi minérale) sont également animées par des puissances invisibles, les esprits animaux, de la forêt, des ancêtres ou des morts. Le monde naturel tel que le conçoit le chamanisme, est habité en permanence par ces entités spirituelles. Elles y agissent d’une manière immanente mais bien réelle et parlante. Ainsi, dans les sociétés chamanistes, le monde visible et le monde invisible ne sont pas séparés mais en perpétuelle interaction. Naturel et surnaturel, profane et sacré ne font qu’un, le sacré se révélant dans les phénomènes naturels.

Ce système de pensée permet de donner un sens au monde et d’agir sur lui en entrant en relation avec les esprits qui le gouvernent. Car le monde des esprits naturels est conçu à l’image de celui des êtres humains. Même si leurs pouvoirs sont supérieurs, les esprits pensent et agissent en effet comme les humains. Ils éprouvent les mêmes besoins, comme la faim, et les mêmes émotions, comme l’amour, la haine ou la jalousie. Il est donc possible de négocier avcc l’invisible, par l’intermédiaire du chamane et des rituels appropriés, afin de s’assurer du renouvellement des ressources vitales et de se protéger des aléas dc la naturc. Ce principe est à la base du ehamanisme : la subsistance du groupe dépcnd d’une sorte de contrat naturel avec les esprits qui repose sur un échange entre deux mondes dont chacun nourrit l’autre. "


La renaissance sibérienne

On peut qualifier de chamanes des individus capables d’accéder à volonté à des états modifiés de conscience, et de répondre à certains besoins de leur communauté en jouant un rôle de médiateurs entre le sacré et le profane. Mircéa Eliade définissait classiquement les chamanes comme maîtres des techniques archaïques de l’extase. Mais notre définition inclut également les médiums en transe et peut s’étendre jusqu’à nos jours à diverses politiques.

Le chamanisme est-il une religion ?
Chamanisme et occident , vers un nouvel imaginaire ?

Le chamanime est le fruit d’une construction occidentale multiforme, le chamanis a servi de support aux figures fantasmées dans lesquelles l’Occident projette son idée de l’autre en fonction de ses intérêts du moment. Autre de l’extérieur, sauvage et terrifiant, exotique et séduisant, inférieur à dominer. Autre de l’intérieur, malade à guérir, artiste à exalter... D’où la diversité des approches, qui vont de la sphère de la religion (le surnaturel, le spirituel) à celle des sciences de la nature et du cerveau (psychanalyse et neurosciences).
Quatre grands courants jalonnent la construction du concept de chamanisme. Originaire de la langue toungouse (Sibérie), le terme de « chamane » est introduit en Occident, au début du XVIIIe siècle, grâce aux récits de voyageurs germaniques commandités par les tsars pour explorer leur empire. Il désigne un type de spécialiste rituel caractéristique des sociétés qui, dispersées et sans chef, vivent de chasse dans la forêt sibérienne. Le premier courant émane ainsi des représentants du christianisme russe orthodoxe qui font du chamane un rival religieux, dont l’extravagance de la conduite rituelle a rapport avec le diable.

Sauvagerie et charlatanisme

Cette approche persiste au long du XVIIIe siècle, tandis que le regard des Lumières fait naître un fort courant rationaliste. Les explorateurs qui s’en réclament dénoncent le chamane pour la sauvagerie de sa conduite rituelle et, surtout, pour charlatanisme (La Grande Encyclopédie le définit comme un« imposteur »). Sur le terrain, leur attitude inquisitoire incite à la dissimulation des rites. En Europe, elle suscite une réaction préromantique, marquée par une vision exaltée du chamane : magicien démuni face à la nature hostile et, au-delà, précurseur de l’artiste, libre et inventif. Elle préfigure les positions occultistes de la fin du XIX siècle et postmodernistes de la fin du XX. siècle.


extraits d'un site disparu Prisme Hebdo

avec en complément la magnifique présentation de Saby
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MessageSujet: Re: Chaman!   Jeu 22 Déc 2011, 19:42

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Femme bison blanc
Publié par Elisheba

Il y a très, très longtemps, les tribus lakotas se rassemblèrent pour leur grande fête d’été, comme elles le faisaient chaque année, quand la terre était couverte de verdure, que l’herbe était haute et que les plaines regorgeaient de gibier. Cette année-là, pourtant, le gibier restait introuvable, et le peuple avait faim.
Parmis les sept tribus rassemblées se trouvaient les Itazipchos, les ‘Sans-Arcs”. Il étaient affamés, et ils cherchaient désespérément des bisons. Le chef Standing Hollow Horn (corne-creuse-dressée), choisit parmi ses guerriers deux jeunes hommes qui furent chargés de partir en éclaireurs à la recherche de gibier. Ils poussèrent leur exploration bien loin, de tous côtés, mais en vain. Pourtant, au moment où ils se préparaient renoncer et à rentrer au camp, l’un d’eux dit: “Mon frère, je vois un bison au loin, qui vient vers nous.” Ils l’observèrent qui se rapprochait, et l’autre jeune guerrier s’exclama: “Ce n’est pas un bison qui vient là, mais une femme!”







C'était une femme, d’une beauté que les mots sont bien pauvres pour décrire. Elle avait un visage radieux, et elle semblait flotter plutôt que marcher. Elle était vêtue d 'une peau de cerf blanche, bordée de franges, mais sans aucun ornement, qui l’enveloppait comme une robe longue. Ses cheveux, dénoués, flottaient doucement au vent; du côté gauche y était accrochée une touffe de poile de bison.
Quand cette étrange femme fut proche à la toucher, un des deux éclaireurs déclara: “cette fille est toute seule. Sa beauté dépasse l’imagination. Je vais m’allonger avec elle.
Mon frère, ne fais pas ça. Ce n’est pas une femme ordinaire. Tu ne vois donc pas qu’elle marche au-dessus du sol, sans que ses pieds touchent la Terre?”
Mais l’autre refusa de l’écouter, et il tendit la main pour la toucher. Alors un nuage s’abattit sur lui, et quand il se dissipa, il ne restait du guerrier qu’un tas d’os.


Cette étrange femme s’adressa alors à l’autre éclaireur: “Ton ami avait des pensées impures, et il a été puni de son manque d’humilité. Je suis envoyée par la nation du bison, et j’apporte un message pour ton peuple, un message d’une extrême importance. Retourne dans ta tribu, et raconte-leur ce qui s’est passé. Demain, au lever du soleil, je viendrai jusqu’à votre camp. Dis au peuple que tout doit être prêt pour ma visite. dis-leur de dresser un tipi spécial, dont la porte soit orientée dans la direction où le soleil disparaît le soir. Que le sol en soit parsemé de sauge. Avec trois bâtons, deux dressés, un couché, que l’on fabrique un râtelier, devant lequel on posera un crâne de bison. Veillez aussi à préparer un carré de terre soigneusement aplani. Que tout soit sanctifié. A présent, repars vers ton camp sans te retourner.”



Le jeune guerrier suivit ces instructions. Il rapporta au chef Standing Hollow horn ce qui était arrivée à son ami et les exigences de cette étrange femme. Avec l’aide de l’ensemble du peuple, le chef fit tous las préparatifs pour cette visite. L’eyapaha (le héraut) sillonna la camp pour demander à tous les hommes, femmes et enfants de se rassembler au lever du soleil pour souhaiter la bienvenue à cette femme wakan (sacrée). Au premières lueurs de l’aube, la Jeune Femme Sacrée apparut, dans la même tenue que la veille. Elle tenait au creux des mains la Pteehinchala Hulu Chanunpa, la pipe sacrée entre toutes, taillée dans l’os du jarret d’un jeune bison. Cette pipe n’était pas de fabrication humaine, mais c’est Wakan Tanka, le créateur, qui l’avait façonn"ée. Ptesan Win, femme Bison Blanc, car tel fut son nom désormais, marcha sur les brins de sauge répandu sur le sol en chantant.




Ptesan Win pénétra dans la hutte préparée à son intention, où elle s’assit à la place d’honneur. Puis elle entama un chant:” Mettez cette pipe sacrée au centre. Adressez vos prières à Wakan Tanka, le Créateur. Cette pipe, c’est lui qui vous la offerte.” Elle se vers l’ouest, dont la couleur est le noir, et leva la Pipe: “Je fais cette offrande aux Wakinyans, les Grands Êtres Ailés. Je leur adresse mes prières.” Puis elle se tourna vers la droite, en direction du nord, dont la couleur est le rouge, et leva la Pipe: “Au tourbillon, et à tout ce qui se déplace en cercle, au Vent et aux quatre directions sacrées, je fais offrande.” Elle se tourna vers l’est, dont la couleur est le jaune, pour présenter la Pipe: “Le soleil se lève, qui nous offre une nouvelle journée, qui rend grâce pour tout ce qui vit.” Elle se tourna vers le sud, dont la couleur est le blanc, en priant: “Je rends grâce au monde des Esprits, le monde qui se trouve au-delà.”



Quand elle eut bouclé le cercle, elle leva la Pipe bien haut vers le ciel, pour prier et instruire le peuple: “Je suis votre soeur. Nous ne formons qu’un, un peuple, un esprit. Nous sommes la nation du bison.” Puis elle chanta:

Je vous donne cette Terre,
Vous y marcherez
D’un pas sacré.
vous marcherez, en parfait équilibre avec Unchi,
Notre Grand-mère la Terre.
Je vous donne cette Pipe sacrée.
Avec elle vous prierez
Pour tout ce qui vit,
Pour les créatures qui marchent, qui volent,
qui nagent, et qui rampent.

S’adressant au peuple, elle ajouta: “Un jour, je reviendrai, et ce sera pour toujours. Alors commencera une nouvelle vie, et une nouvelle intelligence.”
Le Chef Standing Hollow Horn s’adressa à la Jeune Femme Bison: “Ma soeur, tu es venue pour nous consoler en temps de détresse. Nous avons coutume d’offrir à manger à nos hôtes,mais nous sommes pauvres, et nous ne pouvons t’offrir que de l’eau.” Sur ces paroles, il plongea une tresse de wachanga, de la glycérie odorante, dans une corne de bison remplie d’eau de pluies, qu’il offrit à la jeune femme. Elle le remercia: “Tu n’aurais pu m’offrir de festin plus agréable.”

Puis elle lui apprit à bourrer la Pipe de tabac sacré, à l’allumer à l’aide d’un morceau de bouse de bison rougie au feu, et à la fumer de la manière appropriée à une cérémonie. L’inipi ou Purification dans la loge à sudation, la quête de vision, la danse du soleil, la garde de l’esprit, l’Ishnati Alonwanpi, ou rite de la puberté des jeunes filles, l’Apparentement, et le lancer-de-Balle.





Aux hommes elle déclara: Vous possédez la force. Vous devez protéger et agir avec bienveillance envers ceux qui sont sans défense, les femmes et les enfants. Vous devez partager votre nourriture avec ceux dont la faiblesse physique ou l’âge les empêche de subvenir à leurs besoins. Vous devez prier avec cette Pipe. Vous, les Sans-arcs, vous avez été choisis pour recevoir ce présent, mais il appartient à toutes les nations rouges.”
Aux femmes, Ptesan Win déclara: “Vous n’avez pas la force, mais vous êtes fortes. C’est votre force qui maintient l’unité de la famille. Vous, qui donnez la vie, vous êtes le ventre de la nation. Vous aimez les enfants; Vous montrez de la bienveillance envers tout ce qui vit. Wakan Tanka vous aime.”





Aux petits enfants, elle dit: “Vous êtes encore petits, mais vous allez grandir, pour devenir des hommes et des femmes, qui marcherons sur la voie de la Pipe, et transmettront cette étincelle à la génération suivante. Vous êtes bénis.”

Quatre jours durant, Ptesan Win enseigna à tous à se comporter en très humains. Elle leur apprit tout ce qu’il devaient savoir. Quand elle eut achevé sa tâche, elle dit au peuple: “Je dois vous quitter à présent, mais si vous me suivez jusqu’au sommet de cette colline, là-bas, vous n’aurez plus faim.” Et elle se mit en route vers l’est, suivie, à distance respectueuse, par l’ensemble du peuple, qui était à la fois très impressionné et reconnaissant envers cette sainte femme. Quand elle fut sur la colline, elle se changea en jeune bison blanc, avant de lentement disparaître. Alors, le peuple eut la certitude qu’elle était envoyée par Wakan Tanka. Quand ils atteignirent le sommet de la colline, ils virent, de l’autre côté, un troupeau de bisons prêts à offrir leur chair afin que la nation puisse vivre.

Voilà, toute la légende que Acrhie Fire Lame Deer et tous les Lakotas reçurent de génération en génération.





La religion sioux est la seule au monde à avoir été enseignée par une femme et desti
née aux hommes!
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MessageSujet: Re: Chaman!   Jeu 12 Jan 2012, 16:11



NB:Après une longue absence, Karmapolis est enfin de retour avec pour
commencer une nouvelle interview de Sion Hamou qui nous emmène sur la
piste du nagual...

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Nahua
Première partie : conversation
autour du nagual



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Citation :

Sur les traces de Carlos Castaneda –au sens premier du terme– Sion Hamou s’est aventuré au sud-ouest des Etats-Unis sur le chemin de l’initiation. Une quête du Graal qui l’aura amené à rencontrer Craig Carpenter et les Hopis, à découvrir des clans de “sorciers” mexicains curieusement inspirés par la mystique de don Juan, mais aussi et surtout à s’immerger dans la métaphysique des indiens Nahuatls par l’intermédiaire du dernier Jefe de La Danza, le Maestro Andrés Segura. Un chaman mexicain qui a amené au Texas la pratique traditionnelle des « Danzantes » au début des années 60. Des groupes très hiérarchisés qui s’organisent en clans et dont les membres exécutent des chorégraphies initiatiques martiales venant de leur héritage préhispanique aztèque. Cette danse appelée « Danza Chichimeca » ou encore « La Danza de la Conquista » ne se résume évidemment pas à une performance folklorique. Pour certains clans, au-delà même de l’affirmation d’une certaine mexicanité ou d’un retour aux sources de l’indianité, il s’agit aussi d’une véritable initiation à l’instar d’autres rituels Indiens comme la danse du Soleil des Oglalas ou encore le rituel du peyotl des Indiens huichols.
Suite à une première interview que Sion Hamou nous a donné à propos de son livre sur Craig Carpenter (Le Gardien des Seuils, que vous trouverez ici), nous avons voulu en savoir d’avantage sur certains points qui méritaient selon nous des éclaircissements. Quel est l’enseignement d’Andrés Segura ? Qui sont les Danzantes ? Quelle est la finalité de ces danses aztèques ? Existe-t-il des liens, des similarités entre les concepts développés par Carlos Castaneda et la culture des ethnies précolombiennes. S’en est suivi une début de discussion plus qu’une interview que avons le plaisir de dévoiler sur Karmapolis. Une première partie quelque fois technique, parfois polémique mais toujours passionnante et qui nous l’espérons sera suivie par d’autres.

Une interview de Sion Hamou

Karmatoo : Dans les traditions spirituelles orientales, l'ego est perçu comme un voile d'ignorance masquant notre véritable nature. De façon assez semblable, Carlos Castaneda le définissait lui comme un égrégore de pensées extérieures et parasites qui mange toute notre énergie et nous empêche d'accéder à l'illumination, au feu intérieur. Existe-t-il dans le nagualisme tel que vous l'avez rencontré un chemin initiatique qui propose une telle refonte ou dissolution de l'ego ?
suite et source

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MessageSujet: Révélations d'un chef lakota!   Sam 05 Jan 2013, 18:54

Révélations d'un chef lakota!


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« Il est temps que les Indiens fassent connaître au monde ce qu'ils savent... sur la nature et sur Dieu. Je vais donc vous dire ce que je sais et qui je suis.
Vous feriez bien de m'écouter.
Vous avez tellement à apprendre ! »


QUI JE SUIS

« Je suis un Indien. Je suis un des enfants de Dieu. Mon nom indien est Noble-Red-Man. C'était le nom de mon grand-père. Je suis un chef. Je dis ce que j'ai à dire. C'est mon devoir. Si je ne le dis pas, qui le fera entendre à ma place ?

Je suis un prophète indien. Je peux voir l'avenir. J'émets des prophéties sur ce qui va arriver. Je peux regarder dans vos yeux, ou dans votre cœur, et savoir si vous mentez ou si vous essayez de tricher, si vous avez l'intention de nuire aux Indiens. Considérez-moi comme un chef lakota. Je suis le porte-parole des chefs. Je chemine avec le Grand Esprit, avec Dieu. Je Lui parle. Le Grand Esprit est mon guide dans l'existence. Parfois II vient et m'indique ce que je dois dire. D'autres fois, je ne m'exprime qu'en mon nom, au nom de Mathew King. »

LE POUVOIR DE LA PIPE

« J'ai en ma possession la pipe de paix de Red Cloud. On me l'a donnée quand on a fait de moi un chef. Au début, je ne voulais pas l'accepter. Red Cloud était un grand homme. Il a conclu tous ces traités. Il s'est battu quand il devait le faire, et il a vaincu les soldats de l'Homme Blanc. Il possédait de nombreux pouvoirs. Mais moi, je préfère résoudre mes problèmes par la paix. Je possède aussi les pipes de Black Bear et de mon grand-père Noble-Red-Man. La pipe de paix est notre seule arme. Elle est notre pouvoir sacré, le pouvoir de Dieu. La Pipe est un médiateur entre l'homme et Dieu. Pour recevoir la Pipe, le don de Dieu, il faut être pur dans son cœur, dans son esprit, dans son corps et dans son âme. Et ne pas oublier qu'après les prières, nous avons cette vie à vivre, en compagnie de Dieu. C'est la partie la plus difficile. »

DIEU A FAIT TOUTES LES CHOSES SI SIMPLES

« Dieu a tout créé d'une manière si simple. Nos vies sont très simples. Nous faisons ce que nous voulons. La seule loi à laquelle nous devons obéir est la loi naturelle, la loi de Dieu. Nous n'en reconnaissons aucune autre. Nous n'avons pas besoin de votre Église. Les Black Hills sont notre Église. Nous n'avons pas non plus besoin de votre Bible. Notre Bible, ce sont le vent, la pluie et les étoiles. Le monde est une bible ouverte, et nous autres, Indiens, l'étudions depuis des millions et des millions d'années.

Nous avons appris que Dieu dirige l'Univers, et que tout ce qu'Il a créé a reçu la vie. Même les pierres sont vivantes. Lorsque nous les utilisons dans nos huttes à sudation, nous leur parlons, et elles nous répondent. »

COMMENT ON PARLE À DIEU

« Quand nous sommes en quête de sagesse, nous grimpons sur une montagne et parlons à Dieu. Quatre jours et quatre nuits, sans nourriture et sans eau. Vous aussi, vous pouvez parler à Dieu de cette manière. Vous pouvez dire tout ce que vous voulez. Il n'y a personne pour vous entendre. Ça reste entre Dieu et vous. C'est très impressionnant de Lui parler. je le sais. Je l'ai fait, là-haut dans la montagne. je me suis tenu debout, dans le vent froid et la nuit, et j'ai parlé à Dieu. »

LES REMÈDES DE DIEU

« Un jour, clans la montagne, j'ai prié Dieu qu'il nous accorde un remède pour guérir le diabète. Tandis que je priais, une voix m'a ordonné : "Tourne-toi !". Je me suis retourné, et me suis trouvé en face de la plus belle Indienne que j'aie jamais vue. Elle avait de longs cheveux noirs et un visage absolument merveilleux. J'ai vu qu'elle tenait quelque chose pour moi dans sa paume. C'étaient de petites baies bleu sombre, de celles qui poussent sur les cèdres. Elle me les tendait, mais elle disparut avant que j'aie pu les prendre. Je sais qui était cette femme. C'est elle qui a apporté la Pipe Sacrée à notre peuple. Nous l'appelons la Femme-Bison-Blanc. Dieu l'a envoyée, dans des temps très anciens, pour sauver les Indiens. À cette époque, nous avions faim et nos enfants pleuraient. Nos chasseurs avaient beau aller très loin et faire de grands cercles dans la prairie pour tuer des bisons et d'autres bêtes sauvages, ils ne rapportaient rien, pas même un lapin ou un oiseau. Nous étions punis pour nous être éloignés de Dieu et L'avoir ignoré. Nous subissions Sa colère, mais même ainsi, Il ne cessait pas de nous aimer. Il voulait faire don de la Pipe à Ses enfants indiens, afin qu'ils puissent prier et parler avec Lui quand ils le désireraient. Il nous a donc envoyé cette très belle Femme-Bison-Blanc. Elle a fixé sur son dos le paquet contenant la Pipe, puis elle s'est mise en route pour l'apporter aux Lakotas. Chemin faisant, elle a rencontré deux guerriers. Elle a posé son paquet sur le sol pour les observer. Ils ont été frappés par sa beauté. Vrai, on ne résiste pas à une femme comme ça ! Aucun homme n'est assez fort pour résister à une femme, d'ailleurs. C'est tout simplement impossible ! Quand il l'a vue, le premier guerrier a été si effrayé qu'il est tombé là terre, incapable de faire un mouvement. Mais le second, troublé par sa grâce, a eu des pensées mauvaises à son endroit. Celui-là, elle l'a fait venir près d'elle, et quand il l'a rejointe, un nuage les a enveloppés tous les deux. Lorsque le nuage s'est dissipé, il ne restait plus de lui qu'un squelette. Dieu ne tolère pas les pensées impures ! En découvrant cette femme splendide près de moi sur la montagne, j'ai su aussitôt qu'il s'agissait de la même. Mais elle a disparu avant que je puisse prendre les baies qu'elle tenait dans sa main. Plus tard, j'ai souffert du diabète, mais je n'ai plus repensé aux baies. On m'a envoyé voir les médecins de l'Homme Blanc. Ils m'ont donné des pilules. Chaque matin, je devais prendre de l'insuline. J'ai passé aussi beaucoup de temps à l'hôpital. Puis un jour, je me suis souvenu de la Femme-Bison-Blanc et de ses petites baies de cèdre. J'en ai cueilli quelques-unes, je les ai faites bouillir, j'ai extrait leur jus et je l'ai bu. Il était si amer qu'il a fait sortir tout le sucre de mon corps. Les médecins qui m'ont ausculté ensuite n'en revenaient pas. Ils m'ont dit que je n'avais plus de diabète, que je n'avais plus besoin de prendre de l'insuline. Ils m'ont demandé comment j'avais fait, mais je ne leur ai rien dit. Dieu nous donne des remèdes pour que nous les partagions avec les autres, mais si l'Homme Blanc met la main dessus, il vous les vendra au prix fort, en vous laissant mourir si vous n'avez pas de quoi payer. La médecine de Dieu est gratuite, Il ne demande pas d'honoraires. Nous ne Lui donnons pas d'argent. Nous lui offrons nos prières, nos remerciements, et quelquefois la seule chose qui est réellement à nous : notre chair, notre souffrance. C'est là le sens de la danse du Soleil : offrir à Dieu notre corps, notre douleur et — ce qu'il ne faut jamais oublier — une prière de remerciements. »

L'HOMME BLANC SE TROMPE SUR TOUT

« L'Homme Blanc prétend que nous sommes belliqueux, alors que nous sommes pacifiques. Il nous traite de sauvages, mais c'est lui qui est un sauvage. Regardez cette coiffure de plumes d'aigle, il appelle cela un bonnet de guerre. Bien sûr, nous l'utilisions autrefois pour la guerre, mais la plupart du temps, nous l'arborions pendant les cérémonies rituelles, et pas pour aller au combat. Chaque plume représente une bonne action, et ma coiffure en compte trente-six. Elles n'appellent pas à la guerre, elles montrent seulement qui nous sommes. De même, l'Homme Blanc appelle nos chants des chants de guerre, mais il s'agit en fait de prières que nous adressons à Dieu. Il dit aussi à tort que nos tambours sont des tambours de guerre, alors qu'ils nous servent uniquement à communiquer avec Dieu. Parler de "tambour de guerre" n'a aucun sens pour nous. Quand il observe comment nos guerriers se peignent le visage, il y voit encore des peintures de guerre. En réalité, ils ne se peignent pas pour se battre, mais pour permettre à Dieu de distinguer clairement leurs visages s'ils sont appelés à mourir. Comment, dans ces conditions, pouvons-nous parler de paix à l'Homme Blanc, quand il ne voit partout que la guerre ? »

LA RELIGION INDIENNE

« La religion indienne est aussi vieille que le Créateur. Dans notre mode de vie, ce sont les Anciens qui dispensent l'enseignement spirituel. Une sagesse vieille de plusieurs milliers d'années coule de leur bouche. Certains essayent d'apprendre ce que savent les Anciens. Ils dénichent un quelconque chef de pacotille, qui leur fait payer deux cent cinquante dollars pour une séance dans une hutte de sudation, et après cela ils croient tout connaître de la religion indienne. Mais vous ne pouvez pas acheter la religion de notre peuple. Nos cérémonies et nos cultes ne sont pas des marchandises. Et nous n'avons pas non plus l'intention de vendre les Black Hills. »

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LES BLACK HILLS

« L'Homme Blanc nous propose cent millions de dollars pour nos Black Hills. Mais cent milliards de dollars ne suffiraient pas pour acquérir notre montagne sacrée. Pas plus que quatre cents milliards. Ils ne paieraient même pas les dégâts que vous avez faits. Vous ne pourrez jamais nous dédommager pour tout ce que vous avez volé et détruit. Vous ne pourrez jamais nous rembourser les milliers d'aigles que vous avez tué, ni les bisons et les autres bêtes sauvages. Et vous ne pourrez pas non plus effacer votre dette pour tous les Indiens que vous avez massacrés. Les Black Hills ne sont pas à vendre : nous sommes sortis de cette terre, nos ancêtres y sont enterrés, et nous y célébrons nos cérémonies sacrées. C'est le berceau et la terre sainte des Lakotas Que diriez-vous si nous vous offrions cent millions de dollars pour acquérir le Vatican ? Croyez-vous que c'est par hasard que vous nous avez ramenés de force dans les Black Hills et les Badlands, pour vous apercevoir ensuite que ces terres sont riches en or, en cuivre, en charbon et en uranium ? Aujourd'hui vous convoitez l'uranium. Mais vous ne l'aurez pas. Nous sommes les gardiens de l'uranium de Grand-Mère Terre. Si vous l'obteniez, vous ne vous en serviriez que pour détruire le monde créé par Dieu. »

VOUS NE NOUS AVEZ JAMAIS REMERCIÉS

« Vous nous avez tout pris et ne nous avez rien donné, mais le pire est que vous ne nous avez jamais remerciés. Vous devez changer vos manières. Je n'ai pas besoin de modifier les miennes, c'est vous qui devez vous corriger ! Moi, je vis selon la loi de Dieu, et je fais ce qu'Il désire. Nous, les Indiens, nous vivions heureux, jusqu'à ce que vous nous rendiez misérables. Qui vous a donné le droit d'agir ainsi ? Vous avez tué nos femmes et nos guerriers. Vous avez tué nos chefs. Vous nous avez volé notre terre, qui nous a été don-née par Dieu. Vous ne pouvez pas nous l'enlever ! » Mathew s'est levé. Ses yeux lancent des éclairs. Des échos de soufre et de feu résonnent dans ses paroles. Lorsqu'il crache ses vous, il n'accuse pas un quelconque Homme Blanc abstrait ; il s'adresse à nous, les deux Blancs assis en face de lui. Nous sommes les oppresseurs, les destructeurs, les meurtriers. Nous sommes l'ennemi !

UNE PROPHÉTIE : LA COLÈRE DE DIEU

« Je prédis de nombreuses choses qui finissent par se produire. Dieu va châtier le monde, Il est furieux. Je suis désolé de ce qui doit arriver. Il ne détruira pas le monde entier, mais toutes les créatures vivantes périront, et il faudra peut-être un million d'années avant que la vie réapparaisse. Grand-Mère Terre sera seule. Elle pourra se reposer. Tout cela à cause de la méchanceté de l'Homme Blanc. Vous tomberez, et votre chute sera très dure. Vous pleurerez, vous vous lamenterez. Vous comprendrez que votre punition, pour avoir détruit le monde de Dieu, est inéluctable. N'espérez pas lui échapper Dieu balayera le mal de toute la surface de la Terre. Vous pouvez déjà voir Ses signes : sur la côte Ouest, le volcan du mont Saint-Helens est un signe. Il y aura également des tremblements de terre ; la moitié de la Californie et peut-être celles de Washington et de l'Oregon disparaîtront sous les eaux. L'Est et le Sud subiront le même sort : on y verra des tremblements de terre, des éruptions volcaniques et des ouragans. [...]

C'est Dieu qui envoie Ses signes à l'Homme Blanc, qui le punit pour n'avoir pas réglé ses dettes avec l'Indien, pour avoir détruit la Terre par son avidité. Et cela ne fera qu'empirer, tant que vous n'aurez pas payé ce que vous nous devez, ce que vous nous avez promis... tant que vous ne nous aurez pas rendu ce qui nous appartient. Je vais maintenant vous apprendre la leçon la plus importante : rien ne peut être plus puissant que Dieu. Nous, les Indiens, nous n'avons pas peur de mourir. Nous irons dans un autre endroit, bien meilleur que ce monde, aussi ne craignons-nous pas la mort. Nous sommes prêts. Nous voulons seule-ment que vous le sachiez. Peut-être pourrez-vous changer, peut-être pourrez-vous arrêter ce qui est en marche. Il ne reste plus beaucoup de temps. C'est vraiment ce qui va arriver. Croyez-moi ! Et dites-leur à tous qu'ainsi parle Noble-Red-Man ! » […]

POST-SCRIPTUM

Depuis notre rencontre en 1983, Mathew King — le chef Noble-Red-Man — a rejoint son Créateur. Sa disparition nous rappelle une chose qu'il nous raconta lorsque nous nous entretînmes avec lui :

« La nuit dernière, nous confia-t-il, j'ai rêvé de ma femme pour la première fois depuis qu'elle m'a quitté, il y a maintenant quatre ans. Elle est apparue et m'a dit que tout est si tranquille là-haut. C'est un endroit bien meilleur, très différent de ce monde malade. "Nous avons une vie très agréable ici", m'a-t-elle expliqué. Elle voulait que je me dépêche de la rejoindre. Alors je lui ai répondu : "Ne sois pas impatiente. Il me reste beaucoup de choses à faire dans le monde. Attends-moi encore un peu, et je serai bientôt avec toi." »

Harvey Arden, Steve Wall, « Les Gardiens de la Sagesse ».


Les Gardiens de la Sagesse
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Les Gardiens de la Sagesse, ce sont les Indiens, aujourd'hui. Les auteurs les ont rencontrés juste avant la fin du millénaire. A travers leur quête, des représentants de nombreuses tribus s'adressent à nous, au monde, pour délivrer un message de sagesse, d'harmonie et de responsabilité. Parmi eux, deux grands hommes-médecine qui ont marqué le siècle, les Sioux oglalas Frank Fools Crow et Noble Red Man Mathew King. Par leurs paroles, ils nous rappellent leur identité propre mais aussi la nôtre, que nous avons occultée en oubliant nos traditions, mettant à mal notre milieu naturel et faussant nos relations avec lui. Fragiles dépositaires d'un savoir, d'une connaissance, remontant à plusieurs millénaires, le message des Indiens est précieux quant à notre avenir. Ils ne préservent pas leurs connaissances : ils les vivent !

Ce livre atteste que les cultures indiennes d'aujourd'hui, loin d'être fossilisées, éteintes, désagrégées et en proie au désespoir, demeurent plus que jamais vivaces. Le monde indien, dans son expression la plus authentique, est loin d'être révolu. Tous, avec un verbe inspiré et superbe, s'inquiètent du devenir de l'homme :

" Qu'avons-nous fait de notre monde en bafouant les lois naturelles, celles qui régissent les relations de l'homme à la nature et au sacré ?
Notre tragédie sera aussi la vôtre
. "Lu chez Félix ici
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MessageSujet: Re: Chaman!   Dim 06 Jan 2013, 01:45

Je me demande bien ce qu'il arrive quand femme bison blanc rencontre homme bison noir au pays des Lakotas! Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Chaman!   Dim 08 Déc 2013, 20:01

Une merveilleuse histoire à découvrir sur l 'autisme et le chamanisme ou quand des parents partent à cheval aux confins de la Mongolie rencontrer des chamans pour « sortir » leur fils de la prison de l'autisme.....!
Proposé par Marc Lafontan sur son blog!


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Rowan a huit ans aujourd'hui, et est encore autiste - son essence, ses nombreux talents, sont tous liés avec cela. Il a été guéri de dysfonctionnements terribles, son incontinence physique et émotionnelle, ses effondrements neurologiques, son anxiété et l'hyperactivité.
Toujours autiste, « c’est son essence », mais débarrassé de ses souffrances.
« Il ne sera jamais guéri de son autisme, et je ne voudrais pas qu’il le soit, conclut Rupert. Ce serait se fourvoyer.
Pourquoi ne pourrait-il pas nager entre deux mondes, comme un migrant entre deux cultures ? Apprendre les compétences nécessaires à survivre dans celui-ci, tout en conservant la magie du sien. »


Au bout de la route

richel 

Bonne semaine à tous...
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MessageSujet: Lions Blancs, suite...et résumé   Mer 19 Fév 2014, 09:15

Lions Blancs, suite...et résumé proposé par Jurian, voir aussi en page 4 de ce post
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« Nous ne sommes pas la première race intelligente sur cette planète ».

Ce résumé est lié aux informations du chaman zoulou Credo Mutwa. En effet, une grande partie du livre rapporte les échanges entre Linda Tucker, l’auteur, et Credo Mutwa qu’elle a rencontré à plusieurs reprises, à partir de 1996. John Lash ayant déjà résumé ce livre ici, nous nous concentrerons sur quelques passages, en particulier le chapitre 25 à propos des lions blancs comme annonciateurs d’une ère glaciaire.

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extrait:

Introduction

Normalement, ce serait une erreur pour l’auteur de révéler la fin de son histoire dans son introduction, mais cette histoire vraie ne peut pas être gâchée. D’ailleurs, la fin extraordinaire rend le début encore plus intéressant — donc, préparez-vous : Je vais vous raconter comment ça se termine !

Le 10 novembre 1991, une expérience de mort imminente a changé ma vie pour toujours. J’ai été sauvée de l’orgueilleuse colère de lions par une femme-médecine Shangaan indigène, Maria Khosa, également connue sous le nom de « Reine Lion de Timbavati ». Par la suite, j’ai laissé tomber ma vie dans la mode et la publicité en Europe et suis retournée en Afrique pour donner un sens à cette intervention miraculeuse et étrange. J’y ai retrouvé Maria, qui est devenue ma professeur en chamanisme, et avec elle, je me suis embarquée dans une extraordinaire aventure, riche en découvertes. Ce livre rassemble presque une décennie de recherches sur l’importance des Lions Blancs, qu’on dit être les animaux les plus sacrés d’Afrique.

Etant donné ma formation d’universitaire sceptique, je me suis d’abord opposée à la sagesse que Maria me transmettait, mais j’ai finalement succombé aux vérités probantes et profondément exactes. Par la suite, on m’a confié de plus en plus de connaissances secrètes. Maria m’a introduit à d’autres hommes médecine africains appartenant à de nombreuses traditions; parmi lesquels se trouvait l’éminent grand-prêtre Baba Credo Mutwa, sans aucun doute le plus grand dépositaire de de la culture d’Afrique, et le Gardien de ce qu’on appelle « Umbalo », la connaissance secrète d’Afrique.

La grande partie des informations de ce livre n’avaient jamais été mises par écrit. Elles étaient protégées depuis des siècles par les prêtres initiés d’Afrique, qui transmettaient les informations cachées de manière orale, sans que le monde extérieur ne puisse y accéder. J’ai eu le grand privilège de recevoir certaines parties de ces informations — qu’on appelle aussi la « Grande Connaissance » — et d’autres informations me sont venues directement des sources léonines ancestrales. [...]

Quelques informations du livre dans une série de notes


C’est en 1991 qu’un lion blanc sauvage a été aperçu pour la dernière fois.

Credo Mutwa a brisé le serment qui le rattachait aux autres chamans de la tradition secrète orale; parce qu’il pense que les informations qu’il donne pourraient sauver le monde. [p.XI]

L’apparition des lions blancs a quelque chose de mystérieux, mais ils sont considérés scientifiquement comme une simple mutation de Panthera leo. Ils sont toujours perçus localement comme des manifestations divines, des animaux extraordinaires. A cause de la chasse, il y en a presque plus. Il est encore plus rare que le léopard des neiges de l’Himalaya. D’ailleurs la situation n’est pas meilleure pour le lion d’Afrique de l’Ouest. [2]
Maria était aveugle d’un oeil, chose que Linda considère comme propre aux voyants. « Ils ont une vue plus limitée que la normale, ils ont symboliquement la capacité de voir ailleurs. » [11]
Maria a la capacité de parler aux ancêtres et aux lions. C’est pour cela qu’elle n’en a pas peur. Elle ne parle pas directement aux animaux, mais utilise l’état de « twasa« , une sorte de transe auto-induite. [13] « Twasa » est associé à la « maladie » caractéristique des chamans, qui fait partie de leur initiation à des réalités supérieures. Ils sont « choisis » par le monde des esprits. [15]
Elle utilise des os de lion (et de babouin) pour la divination. C’est un système complet, chaque détail compte. C’est comme de lire un livre. Les os portent une énergie. [13-14]
Maria dit que la Voie Lactée, « rivière d’étoiles », est le lieu d’origine des lions blancs. Elle dit aussi que « Ses ancêtres lui ont dit qu’il y a très longtemps, quand la rivière était dans le ciel, un très grand nombre de personnes moururent. Quand la rivière sera de nouveau dans cette position, l’humanité connaître le même sort. » [18] Parle-t-elle de la lumière zodiacale ?
Il y avait autrefois un contrat entre les humains et les lions, ils participaient directement aux activités humaines et les humains les protégeaient. [21]
Le mari de Maria était le Chef Kapama, descendant des Magigwana. Elle descendait d’une caste de prêtres de chamans léonins, et elle était mariée à une lignée royale de chefs léonins. A leur mort, certains chefs deviennent des lions. [22]
Les divinités féminines comme Atamgatis, Cybèle ou Rhéa, ne sont pas montrées en conflit avec les lions, mais en harmonie avec eux. Idem pour Monjubosatsu, Freyja, Ishtar, ou même la lame de la « Force » dans le tarot. [24] A Java, Laurent van der Post décrit un chamanisme avec les tigres. [25] On retrouve la figure du lion dans de multiples cultures religieuses (bouddhisme, islamisme, christianisme, hindouisme, etc).
Linda faisait des cauchemars avec une tête de lion devant elle. Maria lui a dit que c’était son ancêtre lion, qui venait pour un échange de pouvoir. [27]
La croyance veut qu’en Afrique, les chamans les plus puissants pouvaient se transformer en lion, partir chasser avec eux, et reprendre leur forme humaine. [28] Maria a aussi attesté de l’existence de mauvais sangomas — des sorciers traditionnels — qui pouvaient se transformer en lion à de mauvaises fins, comme de tuer quelqu’un. Ces mauvais sorciers s’appelaient rigedle. [29] Linda renvoie l’auteur à Credo Mutwa, qu’elle dit être le plus puissant des sangomas, mais en ajoutant que lui ne tue pas les gens. [30]
Maria a décrit la « poignée de pouvoir » des chamans comme ressemblant à la poignée franc-maçonnique de la « patte de lion ». [33]
Credo Mutwa a accepté de rencontrer Linda dans la banlieue de Johannesbourg, à Soweto, en 1996. Credo Mutwa lui dit qu’il n’est pas le seul à connaître l’histoire des origines des lions blancs, mais qu’il est le seul à avoir été « assez fou pour en parler ». Le fait d’avoir parlé lui a causé « une vie de mauvaise fortune », à commencer par le meurtre de sang froid de son fils. [33]
Credo Mutwa possède de nombreux anciens artefacts appartenant à des personnages importants. Certains de ces objets sont très anciens, datant « de l’époque où une ancienne civilisation de marins, non africaine, est arrivée sur les côtes d’Afrique. » [33]
Selon Credo Mutwa, l’être humain n’a pas 5 mais 12 sens. « L’un de ces sens est la capacité de se déplacer hors de son corps à volonté et d’entrer dans un autre espace. Ce n’est pas surnaturel, c’est une chose naturelle… » « L’homme possède la capacité d’influencer non seulement les animaux mais aussi des objets inanimés. » Nous ne faisons appel à ces sens qu’en général lors des périodes de crise. Mutwa explique qu’il a commencé à s’apercevoir de dons dans sa jeunesse à Sophitown dans les années 30, mais que « récolter le pouvoir » est une autre affaire. [34-35]
Selon Credo Mutwa, notre technologie, en particulier les télévisions, ordinateurs, portables… interfèrent avec nos capacités naturelles. « Même des chamans aguerris perdraient leurs dons s’ils étaient trop souvent en contact avec ces technologies. » [35]
Le grand-père de Credo Mutwa lui a appris à communiquer avec les animaux, sauvages ou domestiques, et les plantes, comestibles ou toxiques. Son grand-père était le guerrier-chaman Ziko Shezi, au temps du roi Dingane, et qu’il était un haut Sanusi (la caste de prêtres initiés). C’est lui qui a transmis son savoir à Mutwa. [36]
Durant sa période de 3 ans de maladie initiatique à Soweto, Mutwa a fait des « rêves sacrés » dont un dans lequel la terre était étendue comme une peau accrochée aux quatre extrémités. Selon Mutwa, l’univers est empreint de quatre forces, et la cinquième au centre (Nxaka-Nxaka) signifie « confusion » ou « chaos ». C’est ainsi que pour l’éternité, le chaos succède à l’ordre et l’ordre succède au chaos. [37]
Son grand-père lui apprend à parler aux arbres et à toute chose vivante, puisque ce sont des « personnes ». Puis sa « première leçon en tant que chaman-lion était de surmonter sa peur ». [38] Devant un lion, Mutwa a compris que s’il n’avait pas peur, mais qu’il était emprunt de respect, le lion ne l’agresserait pas, mais le respecterait aussi. Dans leur tradition, les lions sont considérés avec respect car on pense que les divinités peuvent prendre leur apparence. [39]
La divinité qui guide Credo Mutwa est Amarava, la Grand Mère du Premier Peuple. « C’est la Grande Mère de l’humanité elle-même, mère du Premier Peuple et elle sera aussi la mère du dernier. » [121] Elle lui apparaissait durant ses phases de twasa. « Elle est celle qui m’a tout appris, mais elle peut aussi être vengeresse ! » Ce serait elle qui a appris à Mutwa à construire un télescope, car à l’époque des missions Apollo, les chamans du bush voulaient voir l’alunissage. [44] Selon Mutwa, c’est à cause d’Amarava que son premier mariage s’est disloqué, parce que son ex-femme pensait qu’il le trompait. Et cela a même failli détruire son second mariage. Sa femme voyait une autre femme, les cheveux verts et la peau rouge, dans son lit. Sa femme Cecilia a dû apprendre à vivre avec ces apparitions. Mutwa voulait absolument faire partir Amarava, il a beaucoup prié. Puis il est allé voir un exorciste célèbre à Dar es Salaam, mais que peu de temps après il reçut un message d’une personne qu’il n’avait jamais connu, qui lui disait qu’elle était de retour ! Depuis lors, elle n’a jamais quitté Mutwa qui a dû apprendre à se réconcilier avec elle.  [45] Amarava pouvait se transformer en différentes formes : humaines, léonine, … (voir le livre de Credo Mutwa, Song of the Stars). [48]
Parce qu’il a rompu avec le secret, Mutwa a dû subir de nombreuses épreuves : mort par le fouet de son beau-frère en 1932, accident dans sa ferme qui a endommagé sa vision, perte de la femme avec qui il espérait se marier dans le massacre de Sharpeville de 1960, puis Mutwa est accusé de traîtrise durant le soulèvement de Soweto en 1976, sa maison de famille est rasée et la foule en colère le bat pratiquement à mort. En 1986, son fils Innocent, déjà initié au chamanisme léonin et qui devait poursuivre sa lignée, est victime d’un meurtre politique. [51]
Selon une légende d’Afrique du Sud relatée par Mutwa, une comète est apparue dans le ciel et il y eut une sécheresse terrible et la famine. Une femme guérisseuse, Nalindele, apparaît, mais les gens ne la comprennent pas et sacrifient son enfant. Malgré tout, elle continue à vouloir les aider car la sécheresse ne s’améliore pas. Depuis, « ange gardien » est synonyme de « Nalindele ». [53] Linda compare la légende de Nalindele à la vie de Credo Mutwa, qui a perdu son propre fils brûlé par le feu, ce qui est la pire des choses pour les africains (destruction du corps et de l’âme).
Selon Mutwa, certaines personnes naissent avec une marque dans la paume d’une main, ce qui est un signe distinctif indiquant que ces personnes transmettent la connaissance. Elles peuvent se rappeler de toutes les légendes au mot près. [55] Ces personnes peuvent aussi se connecter à la mémoire de toute vie. Mutwa appelle cette dimension la Grande Mémoire. [56]
Les chats sont des animaux sacrés parce qu’ils nous protègent d’enemis invisibles « que nous craignons plus que tout ». Les sorciers pouvaient aussi s’en servir à des fins maléfiques, et c’est pourquoi ils les volaient parfois dans un autre village. Les chats peuvent aussi servir à la divination, en regardant dans leurs yeux. [66]
Du fait de découvertes d’artefacts technologiques dans des couches anciennes du sol, Credo Mutwa pense qu’il existait une civilisation très avancée en des temps reculés, il y a des millions d’années. Il a exploré certains endroits avec Mr. Boshier et a découvert des sphères métalliques qui tournent avec le mouvement de la terre. [67]
 »En Egypte, les grands prêtres possédaient un don que nous appelons « la chose stellaire ». Nous ne devrions pas parler de cette chose, car c’est une très puissante force. Grâce à elle, ils pouvaient entrer dans l’esprit des animaux, comme les lions, et exploiter le pouvoir de ces animaux de sorte que ces animaux construiraient leurs monuments sacrés. Je ne dois pas en dire plus. » [73]
Le Sphinx est bien plus ancien que l’époque des pharaons. C’est ce que dit la Grande Connaissance. [74]
A un moment donné de ses recherches, Linda n’a plus réussi à contacter Credo Mutwa. Les conseillers qui le suivait disaient vouloir le protéger, alors qu’en fait, ils l’ont exploité et contrôlé. Cet agence s’était appropriée le savoir de Credo Mutwa. [NdT : se peut-il que ce soit en lien avec David Icke ? cf. Ivan Fraser et Chris White.] Le personnel de ces gens surveillait tous les faits et gestes de Credo Mutwa . [81]
Il y a des lieux d’une très grande énergie sur terre. Certains lieux ont une énergie liée à l’eau, ou à la terre, ou encore aux étoiles. « Timbavati est un lieu qui a une énergie des étoiles. » [Le Timbavati est une réserve zoologique d'Afrique du Sud].
Timbavati a pour étymologie « timba » (descendre, comme un oiseau), « vati » (au sol) en langue Tsonga ancienne. Credo Mutwa raconte ensuite la légende associée à ce lieu. Lorsqu’une grande reine d’une lignée matriarcale ancestrale était malade, tout le monde priait pour elle, et une nuit, une grande étoile est tombée sur terre. La reine voulait absolument aller le voir. Elle illuminait le paysage d’une lumière bleutée. Les gens criaient Timbi-Lé Vaa-ti, pour dire que l’objet était tombé au sol. La reine marcha beaucoup jusqu’à s’approcher de l’objet. Il émettait un bourdonnement bizarre. Les gens craignaient alors cette puissance des dieux. Puis la reine vit un « dieu » qui sortit de la lumière bleutée. Il apparaissait sous la forme d’une silhouette lumineuse. Il mit sa main contre celle de la reine, puis les disparut, et les yeux de la reine brillaient. La reine dit alors que les dieux voulaient l’emmener avec eux et qu’ils étaient venus pour ça. La reine s’avança vers la lumière. Les deux servantes qui accompagnaient la reine étaient transis de peur et dès que la reine disparut, elles coururent aussi vite que possible jusqu’au village, où tout le monde vit l’étoile monter dans le ciel, et partir d’un coup. Les années suivantes, tous les animaux à cet endroit eurent des petits de couleur blanche, avec des yeux bleus (babouins, léopards, éléphants, antilopes, impalas…). Certains oryx n’avaient plus qu’une seule corne. Le grand roi Npepo I déclara alors que Timbavati était un lieu sacré. Les lions blancs apparaissaient constamment à cet endroit. Le roi Shaka, grand prophète, se rendit aussi en pèlerinage à Timbavati. Finalement, dans la légende, la reine Numbi retourna sur terre avec des pouvoirs extraordinaires. Cela s’est produit avant le début de la nation Zoulou, il y a 400 ans. La reine Numbi, selon Mutwa, était une vraie personne, qui eut une descendance. [84-87]
Il y a dans le Timbavati d’étranges pierres noires en forme de couteau, plantées dans le sol. [NdT : on trouve dans le livre des photos, les pierres ressemblent à des menhirs penchés et rectangulaires, aux arrêtes tranchantes, en forme de lame]. Mutwa les appelle des pierres « astrologiques ». Elles émettent un son de cloche, et étaient utilisées dans d’anciens rituels. Elles venaient du Zimbabwe, où on les frappait lorsqu’une étoile apparaissait, et par exemple lorsqu’une comète apparaissaient, elles étaient frappées d’une manière particulière qui indiquait à la population qu’il fallait se préparer à des désastres. [cf. Grand Zimbabwe].
D’un point de vue génétique, les lions blancs sont une anomalie. Une forme albinos produirait des yeux roses. Or ils ont les yeux bleus. [97] Selon Credo Mutwa, ce n’est pas une mutation récente. Ces lions seraient apparus il y a très, très longtemps, et leur présence dans le Timbavati n’est qu’une « réapparition ». [98]
Selon Mutwa, le Grand Zimbabwe a été créé par une civilisation de marins colonisateurs, extérieurs à l’Afrique. Ils produisaient des outils en bronze, et Credo Mutwa montra à Linda une « Epée de Shelumi » qui aurait même été en la possession du Roi Salomon. Sur celle-ci, en photo dans le livre, on voit le symbole de la croix solaire (cercle divisé en quatre parties), entouré de petits points. [100] Le Grand Zimbabwe aurait été une civilisation stable ayant existé pendant des milliers d’années. Cette civilisation a été détruite par des envahisseurs Nguni du centre de l’Afrique, vers le 15ème siècle. Credo Mutwa indique qu’on a retrouvé des reliques de lions en or sur ce site.
Le Zimbabwe est connu depuis longtemps pour ses richesses en or. Il se peut que les Egyptiens prenaient leur or là-bas. Les Portugais avaient connaissance du roi ou empereur Benamatapa (=Monomotapa). [104]
Le lien entre le Grand Zimbabwe et Timbavati, indiqué par Mutwa, conduit à une découverte de Linda : le méridien nilotique. Les deux sites se trouvent à la même longitude : 31°14′E. [105]
Le peuple Lemba, une tribu africaine qui serait d’origine juive, serait à l’origine de la construction du Grand Zimbabwe. Ce sont eux, selon Mutwa, qui ont fabriqué l’Epée de Shelumi. Les Lemba auraient tenu pour sacrée une grande montagne qui pourrait rugir comme un lion. Il se trouve que si l’on continue le méridien nilotique vers le nord, on tombe sur Gizeh.
Selon Mutwa, la légende raconte qu’un grand fleuve coule sous le continent africain. Ce fleuve descendrait du nord vers le sud, jusqu’au Transvaal et au-delà. [111] Pour preuve, des scientifiques ont mis un colorant dans les grottes de Chinhoyi/Chinoia (Zimbabwe) et il est réapparu dans les eaux de Mulopo Oog/Wondergat, dans le Transvaal occidental. Selon les initiés, ce fleuve maintiendrait l’Afrique ensemble. Il s’appelerait Lulungwa Mangakatsi (fleuve en dessous).
Selon Mutwa, le Nil n’est pas un fleuve naturel mais artificiel. [112]
Quand Linda demande à Credo Mutwa pourquoi ce méridien nilotique relie les trois sites Gizeh, Zimbawe, et Timbavati, Credo répond : « Grande question… mais l’histoire des lions blancs résultait de créatures brillantes sortant d’un étrange objet… Comme le disait Shakespeare, « Il y a plus de choses sur la terre et dans le ciel, qu’il n’en est rêvé dans votre philosophie. » [115]
Credo Mutwa était prudent lorsqu’il parlait des origines de la caste de prêtres dont il descendait. Il disait que les haut rangs des Sanusis venaient d’être d’origine semi-divine, ayant un pouvoir céleste : un prêtre-lion (WaNdau) et un prêtre aigle (Ntswana).
Le processus de spiritualisation du chaman était le suivant : 1/ Avoir le courage de se tenir devant un lion, 2/ Prendre l’identité de l’homme-lion, 3/ Prendre l’identité de l’homme-lion-aigle. 4/ Evoluer dans l’identité la plus élevée, d’homme-lion-aigle-serpent, le Gardien de la Connaissance Secrète, qu’on trouve en héraldique sous la forme du griffon (Npenvu). [119]
Credo Mutwa : « Dans la Grande Tradition, les hommes n’avaient pas un statut supérieur à celui des femmes. » [120] « Dans les plus hauts rangs des Sanusis, la condition humaine parfaite n’était ni masculine ni féminine, mais une union des deux. Quand les Africains vous honorent comme sage, ils vous donnent un nom féminin. » [121]
Le principe du chamanisme léonin est une bataille pour l’illumination. « Quand nous les humains faisons des choses obscures, basses, blessantes, ou dégradantes, notre esprit devient pesant. Nous pouvons le sentir physiquement. Nous portons le fardeau de la honte et de la culpabilité, nous perdons notre sentiment d’être connexion aux étoiles brillantes. Plus nous cherchons à être raffinés, illuminés, et connectés, plus notre esprit est léger. Peut-être est-ce cela, la voie de l’ascension. » [124]
La tribu Bakwana, vivant dans le Lesotho, pensait que ses dieux venaient de Ntswana-tsasi, ce qui signifie, le Pays du Faucon-Soleil ou Aigle-Soleil (l’Egypte). [125] Selon Credo Mutwa, la tradition égyptienne a ses origines dans la tradition africaine. Selon lui, l’ankh est un symbole africain, symbole du Dieu Soleil unijambiste Mvelinqangi dont le retour est attendu (ce dieu n’est pas sans rappeler Tsui-goab, ou Viracocha, qui ont aussi une jambe blessée ou sacrifiée à un monstre).
Mutwa a également présenté à Linda une « pierre de Rosette », découverte dans le territoire de Venda (au nord du Timbavati), dans un « temple de Shelumi », qui montre différents textes, et des symboles comme un dauphin, un lion, une étoile (Sirius). Selon Mutwa, Shelumi était le Roi Salomon historique. Il aurait été blanc, pas noir, et était l’ami du premier roi mésopotamien Mutota. [Linda reproduit une gravure montrant un personnage barbu avec un chapeau conique et un sceptre se terminant par une demi-lune, près d'une étoile à huit branches]. [126] Mutwa fait aussi le lien avec le Lion de Juda, symbole de la lignée de David. [127]
Mutwa : « Amarava m’a dit que l’eau ne vient pas de notre planète, mais de l’étoile que nous appelons Sirius. Il y a beaucoup d’autre entre les étoiles. » [130]
Le fleuve souterrain d’Afrique a une énergie spéciale, comme les « songlines » (aborigènes), veines du dragon (feng shui), chakras (inde). « La prochaine fois que vous irez près d’une rivière, allez-y la nuit, pas avec des semelles en caoutchouc mais avec des semelles en cuir. Plus vous vous approcherez de la rivière, plus vous la sentirez… vous pourriez dire une vibration. Les rivières sont vivantes. Et par ailleurs, elles contiennent une mémoire — comme une photographie. Nous, les Sanusis, sommes entrainés à voir les images photographiques que portent les rivières. C’est d’autant plus le cas quand une rivière est souterraine, où elle forme des tuyaux invisibles de grand pouvoir. » [131] [NdT : A ce sujet, voir : Tom C. Lethbridge – La mémoire de l’eau]
Le fleuve souterrain d’Afrique est intimement lié à l’or. Mutwa : « Nous les Sanusis travaillons avec les métaux sacrés de la connaissance. Je ne peux pas en dire plus. » Linda réalise qu’on touche là à l’alchimie lorsqu’il est question des pratiques sacrées des forgerons, qui combinent les énergies stellaires à la matière terrestre. [132 et 218]
L’or, selon Mutwa, est essentiel à la vie sur terre lorsqu’il se trouve dans les boyaux de la planète. Il contrôle l’existence, le flux et la pureté de l’eau. L’or et le cuivre (plutôt que la gravité telle que nous la comprenons) apportent l’énergie qui fait couler les rivières et les purifie, car l’or n’est pas un simple métal physique, mais aussi un métal spirituel ayant une fonction métaphysique profonde. L’or est une « entité ». La Terre, de la même manière que le corps humain, contient des métaux (cuivre, or, fer). Ils ne doivent pas être extraits par l’humanité. Avec les mines, les humains se rendent esclaves de forces dont ils n’ont même pas conscience. [133] [NdT:  A ce sujet, voir cet article, p.46-49].
Mutwa : « Dans notre tradition, nous croyons qu’il y a au centre de la terre un très grand trou, et que dans ce trou il y a une montagne faite complètement d’or ou de cuivre. La sagesse émane de cette montagne d’or comme un grand fleuve, nourrissant tous les endroits, toutes les terres, et tous les êtres. »  Celle-ci « brillera pour tous les êtres » et fera surface à la fin de ce monde et au début du nouveau. « Tous les êtres partageront la grande connaissance des dieux, et deviendront semblables aux dieux. » [135]
Mutwa raconte que durant son initiation, il a commencé à entendre les pensées des gens en même temps qu’ils parlaient, et qu’il voyait la différence entre ce qu’ils pensaient et ce qu’ils disaient. Il avait aussi des « hallucinations étranges et expériences hors du corps ». Sa perception du temps pouvait aussi beaucoup changer, une minute pouvait durer une heure avant de se rendre compte que c’était lui qui avait ralenti le temps. Il voyait aussi des images et symboles brillants devant lui, comme un sablier allant à l’envers, et une tête de lion avec des rayons de soleil. Mutwa ne prenait aucune drogue, pas même douce, car il savait que toute drogue réduit les aptitudes du chaman et son lien à la nature. [144]
Durant son initiation, qu’il voit comme une course incessante et progressive, il avait plus aucune envie de manger, de boire ou autre. Cela dura 6 mois. Il vit alors un « tunnel » et une lumière. Mais avant d’atteindre la lumière, il a été repoussé, avec le message qu’il avait du travail à faire. [145]
Mutwa : « Commencez par accroître vos pouvoirs naturels de prédiction. Aiguisez votre épée et assegaai [lance] de l’esprit… Aiguisez les dons que Dieu vous a donné, de sorte que vous puissiez aider l’humanité à sortir de sa prison mentale… Le pouvoir de prédiction n’est pas une chose surnaturelle — c’est un don que nous possédons tous. Comme vous le savez, les animaux sauvages possèdent de grands pouvoirs de prédiction. Quand tout semble bien aller mais que quelque chose ne va pas dans notre cœur — ce que nous pourrions appeler un « signal d’avertissement précoce » — c’est une prédiction. Les voyants dans le monde entier ont relevé des signaux précoces depuis longtemps. Aujourd’hui, nous vivons dans l’époque la plus importante pour les êtres vivants. Nous vivons dans une époque de catastrophes et de vrais miracles. » [147] « Mais écoutez moi attentivement : une prédiction ne doit pas forcément s’accomplir. Elle n’arrive que si nous sommes aveuglés par la croyance que nous ne pouvons rien faire de ces signaux précoces. C’est la vérité qu’apportent les Lions Blancs messagers : nous ne devrions pas oublier qu’en tant qu’individus et être humains, nous pouvons faire quelque chose. » [148]
Mutwa a décrit de nombreux rituels exigeants réalisés par les initiés dans le processus évolutif vers la condition astrale. L’initié, qui n’est au début qu’un simple humain, essaye à plusieurs reprises de traverser tous les quatre stades successifs de l’ascension (connus sous le nom de « trois branches »), ou bien par la transe extatique chamanique, ou, comme dans le cas de Mutwa, par une souffrance intense. Ayant atteint la condition de lion ailé (ou pur faucon), l’initié tente d’entrer dans la condition stellaire. « Il n’est pas facile pour nous humains d’atteindre la connaissance stellaire sur terre. Cela implique beaucoup de souffrance et de discipline. Mais si, en tant que Sanusis, nous sommes capables de le faire, c’est notre devoir naturel de ramener cette illumination sur terre pour le bénéfice de tous les êtres vivants de cette planète. [166] La Grande Connaissance n’est pas une simple information transmise par un lignage, c’est une condition d’illumination atteinte par un développement spirituel. [166]
Il y a des rituels permettant d’entrer en communication avec des étoiles. Les pierres sonnantes d’Afrique ont une telle fonction astrologique. (On trouve également des « pierres sonnantes » en Europe, voir par exemple cette vidéo et cet article). [166]
Les Lion Blancs sont reliés aux étoiles. « Notre peuple croit que les rois lion sont reliés au coeur du lion céleste, que vos astronomes appellent le « petit roi », Regulus. » [168] « Mais tout sur terre est lié aux étoiles. Nous ne sommes pas seuls dans cet univers. » « Le lion est lié aux étoiles, mais pas n’importe lesquelles. Le lion est spécialement lié à Orion, les trois étoiles de la ceintures d’Orion. Les Ndebele appellent l’une de ces étoiles Mbube, ce qui veut dire « lion ». C’est l’étoile du milieu. Le peuple Ndebele croit que tout ce qui arrive sur terre est contrôlé par des êtres de l’étoile Mbube. » [169]
Les lions blancs sont aussi liés à la constellation appelé « Lion exilé », Mbubedingile, c’est-à-dire Leo. Mutwa indique que le nom des constellations correspond à l’origine des animaux. « Toutes les familles d’étoiles ou constellations tout autour du globe ont contribué à implanter les animaux sur terre à un moment de la création. » « La Terre Mère a demandé au Lion Exilé, I Mbubedingile, d’envoyer de grands carnivores sur terre – lions, léopards, et chats sauvages – pour protéger l’humanité des entités négatives. L’homme avait trop peur de vivre avec des lions, alors il a choisi d’apprivoiser les chats sauvages  et les avoir à la maison. » [170]
« Notre peuple ne croit pas que les êtres humains sont natifs de cette planète. Ils disent que les humains vinrent aussi de l’étoile centrale de la ceinture d’Orion : Mbube. Ils ont été apportés par le Puissant Chasseur, Matsieng, qui a également apporté des lions (et tous les carnivores) sur terre. On nous a dit que les êtres humains, comme les lions, sont les descendants du « Dieu Qui Marche Loin », le dieu qui va très loin, le dieu que les blancs appellent Orion. Nous l’appelons Matsieng en Setswana : Celui qui Voyage Très Loin, le Seigneur de la Route, l’Eternel Vagabond. C’est aussi le Grand Chasseur.  Mais notez qu’il ne tuait pas les animaux qu’il chassait – il les dépasse, leur joue un tour, et les capture vivant – puis les laisse partir. C’est pourquoi on le connait aussi sous le nom de Trickster ou de Héros. Ce dieu était suivi par deux créatures : son chien et son ami le Lion. » [170] Ce serait aussi Quetzalcoatl, et Osiris, ou Horus en Egypte [182], comparé à Hercule en Grèce. Parmi les divinités féminines associées à Horus il y a Bast, Hathor et Sekhmet (que Linda associe à Amarava). [183] On a aussi représenté les Suivants d’Horus avec un kaross de lion. [184] Aussi, la Vérité est représentée par un griffon. Le pharaon, qui englobe ces symboles, est donc celui qui rejoint les étoiles et apporte la lumière. Le personnage d’Orion représente donc une conscience christique [243], propre au chaman. [NdT : Pour des explications approfondies à ce sujet, voir Elizabeth van Buren].
Credo Mutwa montre un autre artefact important à Linda : une pierre de jaspe, de la forme d’un crâne aplati, avec un symbole inhabituel dans une ellipse. C’était Sirius. Près du cercle, il y avait un autre rond plus petit : Sirius B. Sur le front du crâne, un symbole représentait la terre. « On dit que cet objet représente la race d’origine de l’humanité, qui existait avant la notre ».
Selon Mutwa, les « crânes dans une certaine matière » — diamant, cristal, quartz rose, jaspe — peuvent contenir une connaissance. Si le crâne est façonné dans une de ces pierres, il peut non seulement conserver, mais aussi transmettre une mémoire. Il sert à transmettre de l’information d’une génération de prêtres -astronomes à une autre, qui gardaient les crânes sur leur tête, sous leur chapeau pointu, pour absorber et transmettre l’information depuis leurs cerveaux. Les chapeaux eux-mêmes étaient en forme pyramidale pour pointer les étoiles. Sous certaines circonstances et par certains rituels, les crânes peuvent « parler » et révéler leur connaissance secrète. C’est particulièrement vrai quand 12 crânes d’un certain genre sont réunis. [171]
Mutwa : « Si nous devions écrire un livre sur le folklore africain relatif aux étoiles, nous devrions écrire plusieurs volumes, des livres étonnants. Par exemple, on parle beaucoup des Dogons et de leur lien avec le système stellaire Sirius. S’il vous plait, réveillez-vous, car il y a 15 tribus, seulement en Afrique du Sud, qui sont encore plus liés aux étoiles. Il y a les Ndebele. Il y a les Mashona. Il y a mon peuple, les Zoulous. Le mot Zoulou ne signifie pas vraiment « ciel », comme vous le disent les anthropologues, mais « espace interstellaire », mais c’est une autre histoire. » [172]
« Notre peuple croit que la Grande Mère de la Terre vient du système stellaire de Sirius. Le symbole de Sirius était utilisé dans la construction du Grand Zimbabwe  [mur elliptique]. Sirius est l’oeil du lion, du lion céleste. Mbube, l’étoile centrale de la ceinture d’Orion, est « l’âme » du lion. L’étoile que vous appelez Regulus, au centre de la constellation du Lion, est le « coeur » du lion céleste. Et bien sûr, il y a notre soleil. Nous croyons que quand le soleil passe sur le coeur de la constellation Mbubedingile, un grand royaume s’élève, ou nait. [173]
La genèse selon les égyptiens se nomme Zep Tepi. (Zep = temps, tepi = premier). Cela signifie aussi « les ancêtres », ceux qui viennent en premier. Tepi-aui sont les divinités ancestrales qui créèrent la civilisation, durant l’Âge d’Or. Le hiéroglyphe correspondant montre un lion, ce qui indique que les premiers ancêtres étaient léonins. Horus descend donc d’un lignage de divinités léonines. [186] L’Âge d’Or est aussi en lien avec l’Âge du Lion en astrologie. La constellation prédominante dans l’hémisphère nord était le Lion en 10,500 avant J.-C. [193]
L’ankh que tient Horus donne la clé de l’entrée dans la dimension de l’âme, qui peut être perçue comme une réalité à cinq dimensions, associée au pentacle, l’étoile à cinq branches. [190] On retrouve l’ankh dans le Tau du christianisme, ce qui rappelle le mot sacré désignant le lion : Tsau!.
Revenant au méridien, Linda voit un parallèle entre le pays de Sokar, en Basse Egypte, défini par les coins extérieurs du Delta du Nil, et le Timbavati. Sokar (30°N) serait l’image miroir du Timbavati (30°S). [201] Ros-Tau ferait aussi référence au Tsau!, le lion. [202]
« Le méridien nilotique est sacré au-delà de toute comparaison, car il représenté le début des temps où les dieux lion marchaient parmi les hommes. » [205] « L’anomalie apparente du Nil, seul fleuve à couler du sud vers le nord, est extrêmement importante, tout comme son cours le long du premier méridien terrestre au centre des masses continentales de la terre. Le Nil prend sa source à l’équateur, à 0°. » [206] Cela forme une croix centrée sur l’Afrique (méridien nilotique/équateur). C’est une croix, dans une sphère, dans un cube imaginaire. [207]
Un rituel des chasseurs-cueilleurs africains était un chaman revêtissant une peau de lion, au milieu de quatre œufs d’autruche qui ne pouvaient tenir en équilibre que lors de l’équinoxe. [208] Les quatre âges, et les quatre directions de l’espace, sont donc maintenues par le centre – l’Âge d’or, qui représente l’équilibre.
Le « Verbe du Lion » est le Logos solaire, la vibration du soleil lui-même, l’essence même qui créa la vie sur cette planète. Le soleil et le lion sont directement liés parce qu’ils font partie de la même force-vitale du dieu-soleil. L’association du lion à l’or est profonde. Le soleil au centre de notre système solaire est directement lié au coeur en or du centre de la terre. De cette essence de l’âme, la vie elle-même naquit. [216]
Les Lions Blancs peuvent renvoyer à l’or dans son essence la plus pure, l’or blanc. [221]
L’évolution de l’humanité par la consommation de viande


(c) inconnu

Selon l’aventurier Bruce Atwin dans The Songlines, les hommes et les félins ont cohabité durant une ère glaciaire. Chatwin se basait sur le paléo-anthropologue Dr C.K. Brain (The Hunters or the Hunted?). Les restes d’hominidés retrouvés dans la Vallée de Sterkfontein, les grottes montrent la présence de grands prédateurs, chassaient-ils donc principalement des australopithèques ? Cependant, on a aussi retrouvé dans ces grottes des restes d’Homo erectus,  il se peut qu’il y ait donc eu un saut évolutif. Ce qui pourrait se retrouver dans la légende du premier couple, Kintu et Mamaravi, où Kintu parvient à tuer un lion pour nourrir sa femme, à une époque de grand froid. La consommation de viande et l’acquisition du feu marquent un grand tournant de l’humanité. L’intelligence augmente et la technologie apparaît. Comme l’indique Brain, c’est la consommation de viande qui différencie l’homme du singe, et ce changement d’habitude change toute la vie : la chasse implique la coopération dans un groupe, la division des tâches, le partage de la nourriture, l’utilisation d’outils, etc. Il y a donc un lien évident entre le monde symbolique de Mutwa et le monde scientifique de C.K. Brain.

Ce passage à une alimentation carnée, qu’on retrouve dans la légende relatée par Credo Mutwa, était un échange d’âmes. « Même les herbivores consommant des végétaux font un échange sacré des âmes. » Cet échange était un « contrat sacré », car « aucune âme d’animal ne peut être enlevée contre sa volonté. C’était un cadeau que les lions firent aux hommes à ce moment-là. » Malheureusement, comme nous mettons en péril tout l’écosystème, nous n’honorons plus cet échange. Il y avait un lien très profond entre les hommes et les animaux, car lorsqu’ils chassaient, ils devaient se mettre à la place de l’animal, anticiper ses déplacements. Le chasseur développe donc une relation de sympathie avec l’animal qu’il tue. Pour un examen approfondi de cette question, voir le livre The Art of Tracking.

Concernant le lien entre félins et humains, Credo Mutwa dira plus loin que les Dinofelis (tigres à dent de sabre) étaient appelés Ngewula et étaient apprivoisés. Ils défendaient les hommes. D’ailleurs, Credo Mutwa pense qu’il en reste dans les montagnes Magaliesberg. Cependant, Credo Mutwa indique que la question d’une interaction entre premiers hommes et félins est un détail d’une bien plus grande image. « Nous ne sommes pas la première race intelligente sur cette planète ».
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MessageSujet: Les Mondes d'en Bas Une entrevue avec Sophie Bruneau   Ven 21 Nov 2014, 10:35

Les Mondes d'en Bas

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Sophie Bruneau interpelle dès le premier coup d'œil. Atypique et rebelle, son regard bleu acier invite au respect mais aussi à la franche décontraction. Sur le fil du rasoir, partagée entre plusieurs états en apparence contradictoires, elle oscille toutes les deux secondes entre fragilité et force tranquille, entre ombre et lumière, entre ici et ailleurs. Amatrice du grand frisson, elle affectionne les romans noirs qui foutent les jetons tard le soir, la moto de son homme et Yoda son chat, noir bien sûr. Sophie aime rire et pas qu'un peu, pourtant son discours ponctué de sourires n'arrive pas vraiment à masquer les blessures d'une vie. Une enfance difficile d'abord, qui selon elle l'ouvrira aux mondes invisibles dès l'âge de 5 ans et la perte de son enfant qui sera la porte ouverte au chamanisme en 2002. Une découverte qui l'amènera plusieurs années plus tard à devenir une néochamane d'aujourd'hui, une ouvrière des royaumes non-ordinaires au service des autres. Sophie Bruneau a très gentiment accepté de nous recevoir chez elle pour répondre à nos questions sur le comment et le pourquoi du chamanisme urbain contemporain. Une exclusivité Karmapolis

Une entrevue avec Sophie Bruneau
 
Karmatoo : Vous considérez-vous comme une chamane ?
Sophie Bruneau : Je me définis avant tout comme une praticienne chamanique.
Pourquoi pas chamane ?
Le mot chaman est très galvaudé. C'est un terme qui vient des Inuits et qui signifie que l'on a la possibilité de ramener des informations du monde non ordinaire vers le monde des vivants dans le but de résoudre des problèmes divers, comme la maladie par exemple. On consulte donc un chaman pour ça.
En Europe, depuis le début du 20 sème siècle, on est dans une dynamique où tout le monde peut s'initier au chamanisme et donc j'ai beaucoup de mal à m'autoproclamer chamane.
Pourtant vous proposez des soins chamaniques ?
C'est effectivement ce que je fais et je permets à d'autres personnes de s'initier et d'apprendre des pratiques chamaniques car la plupart des gens a exactement les mêmes capacités que moi. C'est juste une question de niveau d'apprentissage. Nous avons tous la même capacité à apprendre le chamanisme. Je ne me définis pas comme une chamane car pour moi ce terme fait référence à une autre culture que la mienne. Ce que je veux dire, c'est qu'il est évident que l'on ne pratique pas le chamanisme de la même façon dans une tribu reculée de la jungle amazonienne qu'en ville où l'on trouve des "chamans" à chaque coin de rue.
Je pourrais effectivement me prétendre chamane puisque j'ai reçu l'autorisation des esprits et –dans le monde des vivants– des guides qui m'ont appris ce que je sais, mais je n'aime pas l'on puisse me percevoir comme une sorte de gourou. Il est arrivé que certaines personnes me présentent comme "leur chamane" et je dois dire que c'est une situation qui me stresse car je trouve que c'est particulièrement réducteur. Cela induit une distanciation ainsi qu'une hiérarchisation du savoir que je cherche à éviter.
Quel est selon vous la différence entre le chamanisme tribal des peuples natifs et le chamanisme urbain ?
Traditionnellement, chaman est un terme réservé à une personne qui a été reconnue comme tel par les membres de sa communauté ou de sa tribu. Souvent très tôt, car c'est la transmission d'un savoir transgénérationnel qui se manifeste dès l'enfance. C'est donc un individu qui est en connexion avec les mondes invisibles par opposition aux autres qui ne le sont pas. Les gens de la communauté viennent voir le chaman pour se faire soigner et le processus s'arrête là.
En ville, c'est différent. Il y a déjà un parti pris dans le fait que le chamanisme doit se pratiquer dans la nature. Pourtant dans nos cités, un arbre entend plus d'histoires que partout ailleurs dans les campagnes. Comme par exemple cet arbre magnifique que vous pouvez voir par la fenêtre et qui a été reconnu comme ancêtre. Une idée très ancrée en Occident consiste à se dire que le chamanisme s'apprend en symbiose avec la nature. Il y a donc ce risque de partir étudier une philosophie de vie, une certaine spiritualité dans les espaces naturels pour ensuite revenir à ses anciennes habitudes une fois de retour en ville. Pour moi, le chamanisme se pratique tous les jours. Les gens à qui j'enseigne pratiquent aussi bien chez eux, en famille, au travail, en ville ou à la campagne.
Pour en revenir à votre question, au sein des peuples natifs, le chaman est perçu comme le détenteur d'un savoir auquel le commun des mortels n'a pas accès. Ce qui pratiquement veut dire qu'à la différence de ce qui se passe chez nous, les membres de la communauté n'accompagnent généralement pas le travail du chaman.
Ce désir de communication ou de connexion avec les mondes invisibles n'existerait pas dans la pratique du chamanisme tribal ?
 
Il n'existe pas car ils estiment que seul le chaman a accès aux mondes invisibles. En Occident, l'être humain passe sa vie à se chercher, l'existentialisme en est un bel exemple. De nos jours, entreprendre une psychothérapie est devenu un acte banal et ne représente plus l'aveu d'une faiblesse ou d'un déséquilibre particulier. Ce qui n'était absolument pas le cas il n'y a pas si longtemps. Aujourd'hui, on réalise de plus en plus qu’un coup de main, ça fait du bien. D'un autre côté, nous avons aussi quelque part ce besoin d'analyser les choses, de tout vouloir comprendre. Chez les Quechua, par exemple, quand un chaman apprend à l'ensemble de sa communauté une technique de nettoyage qui consiste à aspirer les énergies lourdes dans une sorte d'estomac énergétique, il n'y a aucun doute sur ce qui a été proposé par le guérisseur. La question du pourquoi ou du comment de ces énergies lourdes ne se pose pas pour eux car ils n'ont pas besoin de savoir ce qu'ils nettoient. Ils s'en remettent entièrement au monde des esprits et c'est aussi mon mode de fonctionnement. Ici, la plupart d'entre nous a tendance à vouloir rationaliser ce qui relève de l'invisible.
Vous proposez des sessions d'initiation au chamanisme. Quelle en est l'utilité pour le commun des mortels?
Moi, je suis une obsédée des outils. Le propre des humains est de se réaliser et je rencontre beaucoup de personnes qui n'y arrivent tous simplement pas, qui se posent des tas de questions sur ce qu'ils auraient dû faire ou ne pas faire, ce qui en soi est inutile. Ces stages sont des occasions de réveiller un processus d'auto-guérison qui dort en chacun de nous. C'est l'apprentissage d'outils de guérison accessibles à tout un chacun. Faire appel à ses propres ressources plutôt que de systématiquement se tourner vers l'extérieur pour résoudre un problème. C'est aussi la découverte d'une certaine spiritualité.
Si j'ai bien compris vous avez pris refuge auprès de feu Lama Karta. Quels sont selon vous les ponts entre le bouddhisme tibétain et le chamanisme ?
Avant toute chose, il faut savoir que j'ai demandé à mon lama racine la permission de pouvoir apprendre le chamanisme et il m'a répondu oui, ce qui était loin d'être évident car par le passé il s'était généralement opposé à des requêtes du même genre venant d'autres personnes.
Il faut une certaine force de caractère pour pratiquer le chamanisme, histoire de ne pas se prendre la grosse tête face à un "pouvoir" que l'on estime avoir sur les gens et les choses.
J'ai découvert ces deux voies à peu près en même temps et je pense qu'il existe des liens très intimes entre ces deux traditions : le chamanisme bönpo qui a précédé et influencé le lamaïsme mais aussi la force du rituel, très présent dans le bouddhisme tibétain où tout est ritualisé, tout comme dans le chamanisme. Prendre le temps de contempler le lever du soleil par exemple, ou la beauté d'un paysage, est une forme de méditation que l'on retrouve aussi bien dans le bouddhisme que dans les rituels chamaniques. Dans certains temples bouddhistes, il n'est pas rare non plus de trouver des coquillages, des morceaux de bois ou des cailloux déposés par les gens. A ce propos, je pourrais vous raconter une petite histoire qui s'est passée à Yeuten Ling avec lama Karta. J'avais le front posé contre un arbre et lama Karta, qui visiblement m'avait observée de loin, avait interrompu sa marche autour du stupa pour venir me demander des explications sur ce que j'étais en train de faire. Je lui ai répondu que j'étais en communion, en relation intime avec cet arbre et que cela m'apaisait. Il est ensuite parti pour revenir aussitôt  sur ses pas et me demander :"mais qu'est-ce qu'il vous a raconté cet arbre?". Il m'a invité à tourner avec lui autour du stupa et j'ai essayé de le lui expliquer. De mon côté, j'avais remarqué des pierres sous les arbres qui semblaient avoir été posées intentionnellement et de manière rituelle. J'en ai profité pour lui demander si c'était le fait des lamas. Il m'a fait une réponse alambiquée mais je suis certaine que ce sont eux et peut-être aussi des gens de passage qui les ont posés, ce qui n'est pas étonnant car dans ce milieu, il n'est pas si rare de trouver des bouddhistes versés en chamanisme. Pour conclure, je dirais que la spiritualité n'est pas une voie à sens unique, je pense qu'elle offre au contraire une multitude de possibilités d'entrer en contact avec soi et le monde.
Comment fait-on pour reconnaitre une réalité dite «non-ordinaire» dans sa vie de tous les jours ? C’est par exemple loin d’être évident pour moi de tenir une conversation avec un arbre comme vous semblez naturellement pouvoir le faire. Quel est le point de reconnaissance ?
Certains rêves sont des exutoires au stress accumulé dans la journée par exemple. Il en est d’autres qui sont plus proches d’un état méditatif ou chamanique qui nous donne entre autres l’occasion de recevoir les conseils ou les enseignements de guides spirituels. En état d’éveil, ces états particuliers de communication non ordinaire peuvent être reconnus en portant une attention particulière à son corps et à ses émotions. Cela me permet par exemple de distinguer les sensations et les émotions qui appartiennent à mon histoire personnelle de celles qui sont clairement le fruit d’un échange avec quelqu’un d’autre, un arbre par exemple. Les émotions sont le baromètre du corps. Le fait de pouvoir les nommer, de savoir les reconnaître est une clé pour échanger avec ce qui nous entoure. Si devant un arbre, pour reprendre cet exemple, je me sens mal, je ne trouve pas ma place, si j’ai froid ou au contraire je suis brûlante, je sais que je reçois une réponse de cet arbre, même si elle est négative.
Le chamanisme, c'est aussi la découverte des "animaux de pouvoirs". Existe-t-il un lien entre ces animaux virtuels recherchés lors des rites chamaniques et leurs homologues physiques ?
Un animal de pouvoir est une projection mentale qui illustre en quelque sorte le message qu'un esprit essaye de faire passer. C'est une manière de communiquer qui se passe de mots si vous voulez. Il est bien plus facile pour le mental de se laisser aller à un soin délivré par une énergie informelle si cette dernière prend la forme d'un animal qui autrement pourrait se révéler effrayante. C'est une sorte d'interface entre le monde ordinaire et non ordinaire. Par exemple, le grand hibou est le seul animal qui peut pivoter sa tête à 360 degrés. Il nous permet d’avoir plusieurs points de vue différents sur un même problème. Les animaux de pouvoir nous révèlent des informations sur notre identité profonde, sur des qualités cachées difficilement accessibles au mental. D'une certaine manière, ce sont des informations provenant de nos vies passées et futures et qui sont nécessaires à l'individu pour mieux avancer dans sa vie actuelle, c'est du moins le point de vue que je défends. J’ai également coutume de conseiller à mes étudiants de ne pas hésiter à chercher des informations sur le mode de vie de la contrepartie physique de leur animal de pouvoir afin d’obtenir des indices permettant d’éclairer cette rencontre.
Le chamanisme est souvent associé à la prise de plantes visionnaires comme l'ayahuasca, la datura, le San Pedro ou encore le peyotl en Amérique centrale. C'est une voie que vous avez choisi, de ne pas prendre ?
Pratiquer sans psychotrope est une voie que j'ai choisie avec l'accord du monde des esprits et moi-même. Alors,  je suis peut-être un peu vieux jeu, mais je suis née en Europe et je n'ai pas eu d'ayahuasca dans mon biberon. Cela ne fait pas partie de ma culture.
Il se trouve que j'ai un passif assez lourd avec les drogues. J'en ai usé et abusé entre 14 et 18 ans quand j'ai finalement tout arrêté parce qu'il était évident que ça me détruisait. Ce qui explique ma réticence à utiliser un psychotrope. Cela dit je ne porte strictement aucun jugement sur ceux qui en prennent et il m'est d'ailleurs arrivé de conseiller à certains de mes patients d'en prendre car il était évident que cela pouvait leur ouvrir certaines portes. J'ai aussi un énorme problème avec le fait de ne pas pouvoir être consciente de ce que je fais. C'est vraiment une panique que j'ai et qui s'explique par une adolescence particulière durant laquelle j'ai expérimenté des états de dédoublement de personnalité ainsi qu'un léger autisme qui s'exprimait par un enfermement dans le silence. Même l'anesthésie opératoire me pose problème car pour moi perte de conscience signifie risque d'abus. Tout cela me fait dire que l'ayahuasca est difficilement compatible avec mon histoire personnelle. Pour conclure, je dirais que la facilité avec laquelle je peux voyager sans psychotrope, ainsi que ceux à qui j’enseigne, ne fait que vérifier qu’il existe un chamanisme avec et sans psychotrope et que ces deux chemins coexistent. Chacun sa voie donc.
Propos recueillis par Karmatoo
 
source © Karmapolis - avril 2014 & SON BLOG ici

Conférence et atelier prévu avec le Catharose Nomade Début 2015 !
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MessageSujet: Conférence & atelier avec Sophie Bruneau   Lun 01 Déc 2014, 13:53

CHAMANISME : OUTIL THÉRAPEUTIQUE OU SIMPLE MYSTICISME
Parce que le chamanisme se pratique depuis la nuit des temps, parce que cette pratique à toujours fait peur, et encore parce que cette Voie Spirituelle est remplie de préjugés... Je me propose de démontrer que ce chemin est avant tout une guidance probante dans un quotidien où les solutions se font parfois rares face aux stress incessant de nos vies trépidantes. A travers une conférence
abordant des outils ouverts à tous, des pratiques simples, comme autant de solutions interactive à placer tout naturellement dans notre vie, ... Alors se lever le matin devient plaisir, prendre une pause d'une seconde amène fierté de soi, regarder un arbre autrement nous conduit à notre propre stabilité
mentale et physique... et bien d'autres aspects nouveaux qui peuvent simplement éclairer différemment notre chemin de vie.

Conférence atelier interactif & Rencontre avec Sophie Bruneau, Praticienne Chamanique.

Sophie Bruneau est Énergéticienne - Sophrologue et Praticienne Chamanique.
Elle a suivit pendant de nombreuses années les cours de Caroline Marès et Micael Bastin en énergétique- régression et sophrologie ainsi que les
enseignements chamaniques de Claude et Noëlle Poncelet (CentreTetra), Gilles Wurtz, et d'autre part de la vie et de ses rencontres.
Ainsi chaque arbre, chaque rencontre visible ou invisible, sentiment propre ou appartenant à quelqu’un d’autre devient un apprentissage. Sophie est en effet, un de ses «enseignant » qui apprend aussi de la vie. Ni guru, ni maître , mais plutôt thérapeute «rebouteuse», elle enseigne et partage son savoir à travers des accompagnements personnels, des guérisons chamaniques, des
rituels, des ateliers et nous aide enfin à créer notre propre boîte à outils spirituelle afin de mieux comprendre les tenants et aboutissants de notre vie.
Elle enseigne finalement une spiritualité qui guide chacun de nous vers une auto-guérison.

Sophie nous dit : « Prenez le temps, quand il pleut, d’observer les gouttes de pluie tomber et rebondir sur le sol, intégrez l’architecture et la construction
dans l’espace de ce rebond, conscientisez que toute cette beauté, cette harmonie et ce sentiment de force n’est en fait qu’une infime partie d’eau, simplement une toute petite goutte d’eau ».

Une entrevue avec Sophie Bruneau sur Karmapolis:
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son blog : http://sophie-eaubrune.blogspot.be/



-PAF 10 euros
-8 euros* Membre et prépayés sur le compte avant le 31 Janvier 2015
-Ticket article 27 accepté

Le Catharose Nomade A.S.B.L
BNP Paribas Fortis 001-4663115-13 (BE 08 0014 6631 1513/ IBAN GEBABEBB)

*SOPHIE 2015 avec le NOM et le NOMBRE de places réservées

Inscription par mail à [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

PAGE FB ICI

***********************




Le chamanisme est une approche ancestrale emprunte de traditions et d’éthique.

Les participants apprendront à entrer dans la « réalité non-ordinaire ». Les méthodes enseignées serviront à développer des techniques d’auto-guérison physiques et mentales, elles éveilleront notre pouvoir intérieur. Cet atelier est voué à réveiller les «gardiens de la terre endormis» que nous sommes en passant par levoyage chamanique pour se connecter à la Nature. Nous aborderons à travers la réalité non ordinaire la recherche de nos esprits tutélaires, le recouvrement d’animal de pouvoir et du maître spirituel de chacun et le voyage divinatoire qui nous servirons dans notre quotidien pour répondre à des questions essentielles au bon déroulement de notre vie. Nous aborderons également l'animal médecine.

Nous voyagerons tels Gulliver à la rencontre de notre propre centre et ce au seul son du tambour,étant des enfants de la Terre, nous apprendrons à entrer en contact, nous nous unirons à elle pour avancer sur notre chemin intérieur, la seule voie vers une rencontre possible avec nous-même.

Il est demandé d’éviter de consommer de l’alcool ou tout autre psychotrope dans les jours qui précèdent la session.

Remarque: Un stage d’initiation au chamanisme est impératif pour pouvoir assister à d’autre stage. 

Dès inscription et acompte réglé la liste du matériel vous sera envoyée!

N’hésitez pas à me contacter pour toute information supplémentaire :

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0032 497278886

Stage de deux jours le 7& 8 Mars 2015 au Château de Lesve ,"Le Séquoia" ! 
Maximum 15 pers. 
Prix atelier deux jours avec Sophie 
logement le samedi et repas Bio végétarien , boissons et collations tout le séjour à 260 euros .

NB 130 euros comme acompte pour votre inscription vous seront demandé avant le 22 Février!
Le reste est payable sur place.

(vous apportez vos draps et essuies de toilette.)

Plan http://www.chateaudelesve.be/sequoia/plan.html
Arrivée le samedi 7 Mars à 10 h jusqu'au 
Dimanche 8 Mars 17 h.

Inscription par mail uniquement à [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Le Catharose Nomade A.S.B.L 
BNP Paribas Fortis 001-4663115-13
(BE 08 0014 6631 1513/ IBAN GEBABEBB) 
**Stage CHAMAN 2015 avec le NOM et le NOMBRE de places réservées
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MessageSujet: La Danse des Grand-Mères"   Jeu 11 Déc 2014, 14:33

"La Danse des Grand-Mères"

La femme qui sait
Ses attributs: la capacité de défier le sort et d'apprendre aux autres à en faire autant...

Les arbres-filles 


Chaque arbre possède sous la terre une version première de lui même. L'arbre vénérable abrite un "arbre caché" souterrain, constitué par un réseau de racines vitales qui s'abreuvent en permanence à des eaux invisibles. A partir de ces racines, l’âme cachée de l'arbre fait monter l’énergie afin que sa vraie nature, sage et audacieuse, puisse s'épanouir au-dessus du sol.
Il en va de même avec l'existence d'une femme. Malingre ou flamboyante, quel que soit l'état dans lequel elle se trouve en surface... il y a en dessous d'elle une "femme cachée" qui entretient l'étincelle d'or, cette énergie éblouissante, cette source d'âme qui ne se tarit jamais. Le "femme cachée" tente toujours de faire remonter cette force vitale... à travers le sol aveugle pour nourrir sa partie haute et le monde à sa portée. Ses périodes d'expansion et de réinvention dépendent de ce cycle.
Avez-vous jamais aimé d'amour un arbre? Si vous avez aimé un arbre ou une foret, vous savez que certains arbres, même dans les pires circonstances, surprennent tout le monde et sont là pour témoigner de leur retour à la vie. L'étincelle d'or, une fois encore.
Dans les forets du Nord où j'ai grandi, il y avait beaucoup d'arbres d'une semblable robustesse. Pourtant, à cette époque, les grands arbres étaient sans cesse mis en péril par des plans de "développement" rapides, comme il en va souvent dans la vie des femmes. Au lieu de considérer la terre comme un corps vivant et de construire en suivant ses courbes et ses contours, on lui imposait des programmes immobiliers qui l'obligeaient à se conformer aux idées des autres.
Ainsi, de nombreuses terres agricoles fertiles disparaissaient sous des maisons identiques, tant et si bien que les collines et les corniches, recouvertes de ces cubes, finissaient par hérissées d’écailles comme l'échine d'un dragon. Les plages étaient bétonnées et les chemins verdoyant asphaltés jusqu'à ce qu'il ne reste plus le moindre carré d'herbe. Dans cet environnement, les arbres, jeunes et vieux, étaient chaque jour menacés par la pollution, les empiétements, les modifications de la nappe phréatique et donc par le déséquilibre des nutriments essentiels qu'ils trouvaient dans le sol.
J'ai connu l'un de ces arbres, un peuplier. C’était une arrière-grand-mère séculaire qui avait survécu aux intempéries et aux attaques d'insectes. Elle était ce que nous appelions un arbre "tempête de neige en été", car le souffle chaud du Chinook emportait ses graines pourvues de poils blancs, créant un blizzard cotonneux. On aurait tort de croire qu'elle était fragile parce qu'elle lâchait ainsi ses graines vêtues de jupes arachnéennes. Au contraire. C'était une guerrière.
Mais un jour,après avoir fait maintes fois ses preuves dans des combats qu'elle dut affronter sans les avoir cherchés, et être restée droite et fière dans l'adversité, un jour, donc, elle fut "découverte" par un groupe de gens munis de scies et de haches. Alors, après plusieurs semaines épouvantables, car sa circonférence était impressionnante et sa force et son cœur étaient profonds, elle fut abattue sans autre forme de procès.
On l'emporta dans un gros camion crachant une fumée noire. Une fois dans la scierie au toit de tôle rouillée, on la débita, comme on dit dans le métier, en pièces de bois pour caisses et palettes. Et comme souvent dans la vie d'une femme, on pensa que c'en était fait d'elle et qu'elle ne se relèveraient pas. Et certains, qui avaient autre chose en tête, auraient même pu dire "Bon débarras!" C’était sans compter avec la femme cachée qui, en dessous, entretenait l'étincelle d'or.
Imaginez une brique, une vraie brique. Maintenant, imaginez un grand peuplier en vie sous une écorce qui a pris la forme de milliers de briques rudimentaires ondulant tout au long de son tronc. Eh bien, c'est le spectacle stupéfiant que donnait l'écorce profondément entaillée de ce peuplier. Les hommes installés dans l’enchevêtrement de fils et de tuyaux de la station d'essence racontèrent que l’épaisseur de l’écorce repoussa les premiers assauts des haches, qui rebondirent et firent fuir les bûcherons sur la route. D’après eux, il fallut sept jours de labeur juste pour ôter l’écorce du tronc. On ne vient pas facilement à bout de la dure carapace d'un esprit majestueux. La vie d'un arbre comme l'existence d'une femme, ne devaient pas, ne doivent pas être ainsi découpées à la hache pour faire place à une chose d'une valeur douteuse. Il existe d'autres façon de vivre et laisser vivre; se mélanger, s'épanouir en une intense floraison.
Ma famille est venue d'un vieux pays où, traditionnellement, on séparait les arbres destinés à l'abattage de ceux de la foret. Les arbres étaient plantés par lots: les uns pour être vendus, les autres conservés pour leur bois. Mais les gigantesques arbres de la Nature étaient à part... ceux qui poussaient dans la foret ne devaient pas être abattus, car les grands arbres étaient les vrais gardiens spirituels du village.
Ils protégeaient celui-ci des ardeurs du soleil estival. Ils faisaient obstacle au vent pendant les tempêtes. Ils retenaient les congères contre leurs troncs, évitant ainsi a la neige d'ensevelir les fermes et de mettre en danger la vie de leurs habitants. Ils empêchaient les poussières de s'introduire dans les gouttières et sous les portes, en retenant dans leurs branches feuillues la terre que le vent avait arrachée aux champs et qu'il faisait voler. Les vieux arbres offraient la tranquillité de l'esprit et la joie du cœur à tous ceux qui les voyaient ou s'appuyaient contre leur tronc. Ainsi au même titre que les anciens village, les vieux arbres n'étaient jamais coupés ni laissés à l'abandon.
Selon cette ancienne tradition paysanne, si le peuplier dont nous parlons était mort de mort naturelle, "quand son temps serait venu", cette belle plante aurait été abattue, à moins qu'elle ne soit tombé d'elle-même. Mais on aurait yaillé dans son corps une poutre de faîte ainsi que de nombreux étrésillons et coyaux. De la sorte, elle aurait permis l'édification d'une maison.
Cette maison serait bâtie "dans le champ de vision" des racines de la plante, de sorte que chacun puisse dire : "Vous voyez, à la fin de sa vie, elle a été abattue avec la délicatesse nécessaire, puis elle a pris une autre forme, belle et bonne. Notre affection réciproque dure. Elle vit toujours en nous."
Si ce grand peuplier avait vécu dans le vieux pays et non dans la confusion du mon moderne, qui oblige parois l’être humain à privilégier l'efficacité à court terme au lieu de prévoir à long terme la préservation des dons de la nature, ces vieux Souabes auraient taillé des jattes dans ses nœuds en respectant son grain. Dans ces jattes, ils auraient mis du lait de jument et du pain noir. Le peintre du village aurait reproduit l'image du vieux peuplier sur le mur blanchi à la chaux du porche pour montrer que les racines de la maison et celles du grand arbre étaient maintenant réunies sous terre et en surface. Mais cela, c’était autrefois. Ce qui est arrivé au vieux peuplier a eu lieu de nos jours, à une époque où certains oublient que la Nature n'est pas une étrangère, mais un membre de la famille. Une fois l'arbre abattu, sa mort a suscité des sentiments mélangés: certains ne se sont pas sentis concernés, d'autres, beaucoup plus nombreux, ont été furieux. Mais la majorité ont été atterrés par la destruction d'une créature aussi majestueuse, qui dans sa maturité, fournissait l'essentiel à l’être humain qui la sollicitait. Cette grand-mère végétale donnait de l'ombre pour s'y reposer; la nuit, elle laissait passer la lumière des étoiles à travers son feuillages;on pouvait s'appuyer sur son cœur; elle offrait le réconfort du bruissement apaisant du vent dans le bavardage de ses feuilles, un lieu où les amants pouvaient s'attarder, un tronc contre lequel verser des larmes, une canopée sous laquelle les âmes sœurs pouvaient se parler sans être dérangées. A l'endroit où elle avait autrefois touché le ciel, il y avait désormais un espace mystérieux, une ouverture obscure sur le néant. Les fougères et les buissons envahissants qui poussaient près du sol ne pouvaient en aucun cas remplir le vide laissé par cette tour de verdure. Et pourtant, la femme cachée sous terre entretenait l'étincelle d'or. Et pourtant...

Au cours de cette années là, il se passa quelque chose du côté de cette magnifique souche de peuplier, dont le diamètre dépassait un mètre quatre-vingts. Elle formait un plateau aux reflets argentés, assez grand pour que quatre femmes aux hanches larges s'y assoient à leur aise côte à côte. Le temps passa.
Et passa encore.
Puis ce que j'appelle un "lent miracle" débuta. Sur la souche, à l'emplacement où s'élevait l'arbre quand il était en vie, douze plants se mirent à pousser. A pousser droit et dru. Dansant en rond sur la souche. Le long des bords. Douze arbres qui dansaient.
Ces douze arbres qui se développaient sur le corps de l'ancienne étaient à n'en pas douter ses filles. Dans les mythes, on appelle parfois "arbre au cercle de fées" ce genre d'"arbres à rejetons", des esprits nés de ce qui est mort en apparence... et qui dansent et dansent dans la joie d'une vie nouvelle. Ils n'ont pas été plantés. Ce sont des évocations. Ils sont tous issus de la même etincelle d'or. Dans la mythologie grecque, c'est Déméter, la Terre-Mère, qui dépérit à la disparition de sa fille et revient à la vie quand celle-ci lui est restituée. Il en va ainsi avec cet arbre magnifique: les arbres-filles sont issus de la racine-mère la plus ancienne. ils font tout revenir à la vie rangée. Une vie qui danse.
On rencontre ces rejetons dans la nature, parce que la vie nouvelle est conservée dans la racine, même quand la grande masse qui pousse au dessus du sol a été abattue et emportée, même quand elle n'a pas été approchée ou engendrée correctement, même quand tout autour on ne rencontre qu'apathie et haussements d’épaules. Même quand la carapace a été brisée et détruite. Imaginez: à partir de cet espace vide, revenir avec une nouvelle jeunesse non pas une, mais multiple. Sans se préoccuper du reste, la femme cachée sous la terre entretient l'étincelle d'or.
Maintenant, sous le souffle des vents audacieux, les feuilles de ces jeunes et jolies pousses s'agitent et parlent sans cesse en un milliers de verts miroitements. Si ce n'est pas un miracle, c'est que nous ne connaissons rien aux véritables milagros. Qui peut dire en effet qu'une chose aimée est vraiment morte après avoir été taillée en pièces? En ce qui concerne une femme abattue, qui peut mesurer la vie qui par la suite va jaillir de ses entrailles, de ses blessures, de l'électricité montant de son cœur secret, cette étincelle d'or? Qu'importe la profondeur des coupures, la racine rayonnante qui est en elle continue à vivre et à donner et elle ne cessera jamais de puiser sous terre de la vie riche en sens.

Intuitivement, dans sa psyché, une femme comprend qu'être en bonne santé, c'est avoir une santé "florissante". Lorsqu'elle est blessée, il y a dans son esprit et dans son âme un filament vibrant et vivifiant qui, envers et contre tout, pousse en direction de la vie nouvelle - soit vers de nouvelles forces de toute sorte, soit vers la reconstitution de l'intégrité perdue, ou la constitution d'une intégrité inconnue jusqu'alors. Cette force intérieure est mue par le désir de bien-être. Elle croit à un élément salvateur capable de lutter contre le mal. Le système racinaire caché développe en dépit des évènements, pressions et projections extérieurs. Il continue à être littéralement en effervescence, à monter à gros bouillons, et, quel que soit l'obstacle qu'il rencontre, à passer au travers, à déborder, à s'écouler vers le dehors. Y compris si cet obstacle est continué par des forces extérieures. Ou par la femme elle-même. Même quand l'action du moi est momentanément contrariée, la femme cachée sous la terre, la gardienne du feu, maintient une attitude envers la vie - un surcroît de vie - qui pousse sans cesse vers le haut et réclame plus de vitalité et d'épanouissement, plus d'égards et d'affirmation de soi... et un peu plus encore, et encore jusqu'à ce que l'arbre de vie ait atteint au-dessus du sol la taille de son vaste réseau de racines souterraines. 
Quand nous parlons de créer l'âme, c'est-à-dire de nous donner littéralement l'ordre de générer un système racinaire de plus en plus étendu, un territoire de l'âme conquis et entièrement occupé de plus en plus vaste, nous vivons à la manière d'un arbre gigantesque... il ne se contente pas de faire monter l'énergie. Il la fait redescendre au fur et à mesure qu'il pousse en surface, en lui confiant la tâche de développer le système racinaire, la quête d'un supplément de nutriments, et l'adaptation aux conditions climatiques... tout cela pour soutenir la canopée de plus en plus fournie dans les hauteurs.
Cela se passe à peu près de la même manière dans la vie d'une femme. Toutes celles qui ont noté leurs rêves et la façon dont ils animent et influencent leurs journées et, réciproquement, la façon dont leur vie quotidienne influe sur leurs rêves, savent qu'il existe une relation complémentaire entre leur vie intérieure et leurs activités extérieures. Quand cet échange fonctionne bien, il y a apport mutuel de nourriture et de sagesse. Le fondement inextinguible que chacune possède en elle fait monter la "force vitale" jusqu'à mon cœur, on âme et son esprit. Si elle y prête attention, si elle écoute, elle "aura des idées"; en d'autres termes, elle donnera naissance à des "filles" sous la forme d'idées nouvelles et vibrantes pour vivre avec plus d'amplitude une vie plus riche de sens.
Au fur et à mesure que la femme croît au-dessus du sol dans la réalité consensuelle, elle commande à ses racines de s'étendre, de sorte que sa vision profondément sensible, sa capacité d'écoute accrue et sa pensée intuitive augmentent d'autant. C'est un double processus éternel et sacré, qu'elle déclenche en prêtant consciemment attention à la manière dont la psyché va passer de l'état d'adolescence à une sagesse mûrie, vibrante et dansante.
On peut avancer que ce cycle d'accumulation de l'énergie a son site dans l'inconscient psychoïde décrit par Jung comme le lieu de la psyché où la biologie et la psychologie s'influenceraient mutuellement. Mais à dire vrai, nous n'avons pas éclairci le mystère des origines de cette force en perpétuel surgissement qui tend non seulement vers une existence plus remplie, mais vers une vie en expansion, une vie dans laquelle les arbres-filles poussent à partir de la vieille et sage racine-mère.
Sans doute savons-nous où et quand tout cela a lieu, mais nous ne pouvons pas vraiment l'affirmer. Pour expliquer la force vitale d'une femme, la poésie est nécessaire; tout comme sont nécessaires la danse, la peinture, la sculpture, les tissage, la poterie, le théâtre, la parure, l'invention, l’écriture passionnée, l’étude des livres et de ses propres rêves, les échanges verbaux avec des personnes sages, une perception, une pensée, des sensations attentives... des réalisations et des apports en tous genres... car les mots ordinaires ne suffisent pas à exprimer certains éléments mystiques, mais les sciences, la contemplation de ce qui est invisible mais palpable, et les arts y parviennent.
Pourtant, dans les orages comme dans les moments de satisfaction, la femme cachée continue a veiller sur la magnifique force vitale et elle se démène pour faire savoir qu'au moment même où nous sommes détruites, la reconstruction a commencé. Ainsi, cette force intérieure agit comme une grand-mère, la plus grande des grand-mères, l'essence de la santé et de la sagesse de l’âme qui nous guide toujours et ne nous quittera jamais.
Nous faisons l'expérience de cette source mystérieuse par l'intermédiaire des connaissances précises et précieuses, d'une origine indiscernable, qui se présentent inopinément dans les rêves nocturnes clairs ou complexes, dans l'irruption d’idées et d'énergies apparemment surgies de nulle part, dans la certitude soudaine que notre affection, notre opinion, ou notre contact physique est réclamé quelque part, dans la détermination imprévue d'intervenir, ou de nous détourner, ou d'aller vers. Comme la vieille femme sage qui apparaît dans les contes, la source protectrice de l’étincelle d'or, se manifeste par l'intermédiaire d'exhortations intérieures à agir dans la discrétion ou au contraire de manière éclatante, d'une impulsion judicieuse à créer de nouveau, à chérir plus fort, à réparer plus complètement, à répandre plus largement, à protéger une vie nouvelle.
On peu constater cette manifestation intemporelle également chez les femmes de chair; celles qui cherchent toujours à faire le choix de ce qui a du sens au détriment de l'union avec ce qui est périssable; celles qui ont hâte de s'épanouir et développent avec une certaine conviction les ovaires qui vont leur permettre de fleurir pleinement et souvent; celles qui se donnent du mal pour s'appartenir sans se couper du monde; celles qui se battent pour devenir des réserves de graines et, au propre comme au figuré, voyagent loin de chez elles car elles ont besoin d'espace pour les semer.
On sent la force et laprésence de laplusgrande des femmes, la vieille femme sage, a grand-mère, la plus grande des mères, chez celles qui sont plus ou moins dangereuses, en ceci qu'elles repèrent les idées et les existences dénuées d'âme, qu'elles ont l'intention de les mettre en péril. On trouve toujours la preuve de l'existnce, au niveau des racines, de cette source mystérieuse et sage chez les femmes qui apprennent et veulent apprendre toujours plus, développent leur vision intérieure, écoutent leur intuition, ne se laissent jamais arrêter ni bâillonner, et qui, face à une perspective prometteuse ou enrichissante, mais intimidante au premier abord, ne vont pas dire "Je n'y arriverai jamais", mais se demanderont au contraire: "Quelle énergie dois-je rassembler pour pouvoir y arriver?"
Qu'importe le lieu où nous vivons et en quel état, qu'importe notre mode de vie... nous pouvons toujours compter sur cette alliée suprême, car même si notre structure extérieure est insultée, attaquée, terrorisée, voire pulvérisée, personne ne peut éteindre l'étincelle d'or ni tuer sa gardienne souterraine.

Extrait de "La Danse des Grand-Mères" - Les arbres-filles proposé par mon amie Iishak Heifel Grey
Clarissa Pinkola-Estés, La danse des grand-mères, éditions Grasset, 2007
peintres Karol Bak




Approche chamanique de la thérapie : Olivier Chambon et Liliane van der Velde
A voir absolument!





Dernière édition par AMBRE le Jeu 18 Juin 2015, 17:32, édité 2 fois
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MessageSujet: RAPPEL!   Ven 06 Fév 2015, 20:05

je remonte ce sujet pour rappal suite à nos discussions d 'hier lors de la soirée avec Sophie Bruneau!
Merci à elle pour cette belle soirée!


Histoire et tradition 4
« Emprunté aux Toungouses de Sibérie, le mot chamanisme s’est
répandu en Occident au XVIIIe
  siècle pour désigner diverses sociétés religieuses
traditionnelles qui s’inscrivent dans une conception holiste et animiste
du monde. L’être humain n’est pas conçu comme radicalement séparé du cosmos
et des autres êtres vivants. Il fait partie intégrante de la nature et il n’existe
pas de frontière étanche entre le monde visible et le monde invisible peuplé
de dieux et d’esprits. Certains individus peuvent ainsi rentrer en contact avec
les entités supérieures et les esprits des plantes, des arbres, des animaux. C’est
surtout dans des sociétés de chasseurs que se sont développés les rituels chamaniques,
visant, par des pratiques très codifiées d’échanges avec les âmes animales,
à obtenir du gibier avant la chasse. Mais le chaman est aussi un devin et
un medecine man, selon l’expression des Indiens d’Amérique, un guérisseur, qui
connaît l’origine des maladies par son contact avec le monde invisible et les
secrets des plantes favorisant la guérison.
Présentes depuis des millénaires, les croyances et pratiques chamaniques
ont persisté malgré l’expansion des grandes religions historiques. Bien
que fortement menacées et transformées par la modernité occidentale, elles
connaissent un vif regain d’intérêt depuis les années 1960 et le développement
du New Age, qui fait le succès d’un néo-chamanisme aux formes très variées. » 5



Le néo-chamanisme et ses dérives
Depuis l’année 2005, la Miviludes a attiré l’attention des pouvoirs
publics et de la population sur les dangers liés au néo-chamanisme et plus particulièrement
sur l’usage de substances dangereuses comme l’ayahuasca ou
l’iboga pouvant favoriser la mise sous emprise des personnes participant à des
stages pseudo-chamaniques.
Depuis cette époque, en Europe, une déferlante du néo-chamanisme
ou chamanisme contemporain s’est accentuée du fait de sa forte popularité sur
Internet, qui propose au travers de différents sites de nombreuses possibilités
de stages pour « prendre attache avec cette nouvelle sagesse chamanique et ses vibrations
émises par la création pour la guérison des âmes malades » (sic).
Le développement de la mouvance New Age à la fois au plan national
et international dans les années soixante à partir des États-Unis avec des
précurseurs en matière de chamanisme à l’occidentale comme les premières
expériences d’Aldous Huxley dans les années cinquante avec de la mescaline,
suivi par Timothy Leary, Stanislav Grof, puis Carlos Castenada et Jeremy Narby
(avec d’autres pratiques), et l’apparition de structures privées de recherches
dans le champ psychologique comme l’institut Esalen (États-Unis) et la fondation
Findhorn (Écosse), ne sont pas étrangers au regain d’intérêt pour ces
pratiques utilisées comme des rituels de guérison ou en vue d’un épanouissement
personnel.
Avec le fort développement d’Internet, il est désormais présenté aux
internautes toute une gamme de propositions pour découvrir les pratiques chamaniques
dans les pays d’origine mais également en Europe, où les « néo-chamans
» prolifèrent en s’adaptant à l’attrait et la forte demande des Occidentaux
pour ce « nouveau chamanisme », constitutif d’une certaine mode touristique.
Ces stages attirent de plus en plus de personnes malgré des prix parfois très
élevés.
Selon Joan Pinchu, chaman nordique, « il y aurait une incompatibilité
totale entre chamanisme et dérives sectaires, et la France marque ainsi sa singularité en
oubliant la France des Lumières, et en devenant la France des ténèbres en luttant contre
ces pratiques ancestrales et leur évolution récente… ».
Or sur le même site il est mentionné que quelques opportunistes en
mal de « créneaux », utiliseraient cette thématique « à des fins personnelles,
égoïstes, prédatrices et d’escroqueries ».
« Pour eux tous les moyens seraient bons mais c’est à chacun d’être vigilant, sans
attribuer au chamanisme des éléments qui lui sont totalement étrangers… » (Citation
de Joan Pinchu).
Force est de constater que des dérives en matière de chamanisme existent.
Des témoignages le prouvent, des poursuites judiciaires ont déjà été introduites en France et à l’étranger et trois signalements de faits graves, parvenus
en 2009 à la Miviludes, ont donné lieu à la saisine des autorités judiciaires.
Sans vouloir jouer sur la peur ou faire des amalgames, la prudence est
donc de mise en la matière.
Existe-t-il de bons chamans d’un côté et de mauvais sorciers ou initiés de
l’autre ? Ce serait trop simple évidemment. Comment faire la distinction alors
entre des chamans à la fois considérés comme « guérisseurs », « pharmaciens »,
« féticheurs », « sorciers », « hommes médecine », « thérapeutes », « hommes de
loi », « experts en substances magiques » pour les qualificatifs les plus usités ?
Certains disent que les traditions chamaniques les plus convoitées sont celles
qui utilisent des drogues dans leurs rituels ; alors, fantasme ou réalité ?
Les questions sont complexes mais, compte tenu des dangers potentiels,
il convient de s’interroger sur ces pratiques et de tenter une analyse des
phénomènes qui se développent aujourd’hui.
Une première précaution consiste à souligner la distinction entre des
méthodes chamaniques ancestrales, en principe plus encadrées et réalisées par
des « hommes médecine » locaux de formation solide puisqu’initiés pendant
de longues années, et des rituels chamaniques « nouvelle formule ». Ces derniers,
qui se sont adaptés à la recherche spirituelle, ésotérique, psychique ou
psychologique de nos contemporains occidentaux, risquent au final de dévoyer
les préceptes primitifs. Ils adapteraient ces cérémonials traditionnels avec de
nouveaux référents et outils, et seraient dès lors porteurs de risques de dérives
thérapeutiques et psycho-sectaires.
Mais cette distinction ne suffit pas. En effet, même chez les chamans
traditionnels existe un risque de dérives. De même à l’inverse, quelques « néochamans
» occidentaux ont poursuivi des formations longues et sérieuses — sur
plusieurs années — et ont été initiés pas des praticiens qui sont eux-mêmes
aujourd’hui reconnus comme prudents et respectueux des arts et traditions
ancestrales, sans usage de fioritures dangereuses.
Face à cette « nébuleuse », il est du devoir des services de l’État d’entretenir
une vigilance et d’informer le public, qui ne dispose ni de la compétence
ni du recul ou de la clairvoyance nécessaire pour distinguer un charlatan d’un
chaman scrupuleux et averti des dérives possibles.
L’objectif de cette étude n’est donc pas de stigmatiser des comportements
hétérogènes, originaux, ne rentrant pas dans la norme de coutumes
traditionnelles, ni ceux qui les proposent et les personnes qui s’y adonnent. La
Miviludes, saisie de cas préoccupants, estime de sa responsabilité de faire réflé-
chir le public sur de nouveaux comportements à risque et sur des conduites et
des attitudes dangereuses pour la santé et la vie même des individus.
La présente analyse a donc été bâtie d’après des signalements de concitoyens
qui ont eux-mêmes, ou bien des membres de leur famille, participé à des
rituels chamaniques, ainsi que sur des avis autorisés.
Après avoir tenté une présentation rapide du chamanisme traditionnel
et de ses évolutions contemporaines, il conviendra d’évoquer les difficultés
que devront affronter les candidats occidentaux à l’expérience chamanique.
On s’apercevra très vite des dérives potentielles menaçant l’intégrité physique,
psychique, affective et sociale des individus et plus généralement des dangers
que représentent ces dérives pour les sociétés occidentales et pour les sociétés
traditionnelles elles-mêmes.....suite et source
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MessageSujet: Le malentendu néochamanique peut devenir gigantesque    Sam 02 Mai 2015, 15:48


Le malentendu néochamanique peut devenir gigantesque
Par le Dr Jacques Mabit

« Chamanisme amazonien » / « stagiaires occidentaux ». La juxtaposition de ces deux termes auraient sans doute plongé nos ancêtres dans la perplexité. Ils nous sont devenus familiers. Or, selon un homme du terrain, notre tranquille assurance cache un malentendu dangereux. On ne franchit pas en sifflotant le gouffre millénaire séparant la modernité de la magie préhistorique ! L'alarme est d'autant plus fondée qu'elle émane d'un thérapeute qui n'a pas craint pour sa réputation en sortant du chemin, à la rencontre passionnée des « hommes médecine » de la jungle. Ami de Jeremy Narby ou de Jan Kounen. il jette sur le tourisme chamanique un regard inquiet.
Depuis plus de dix ans, le Dr. Jacques Mabit organise des stages pour Occidentaux auprès des chamans d'Amazonie péruvienne. Au début, son action se concentrait sur les toxicomanes, à qui la visite « magique » de leur intériorité permettait paradoxalement de s'arracher à la drogue. Mais peu à peu le « néochamanisme » est devenu à la mode et le centre Takiwasi (L'oiseau qui chante) a accepté de s'ouvrir à un public de plus en plus large. Aujourd'hui, Jacques Mabit tente un bilan et son discours est plus qu'ambivalent. Selon lui, beaucoup de naïveté, une impatience infantile, des habitudes douillettes, une trop longue coupure d'avec la nature et le corps sauvages et, plus que tout peut-être, une ignorance crasse et généralisée de la dimension symbolique véritablement vécue (associée à une hypertrophie de l'ego) font de la rencontre entre Occidentaux et chamans un marché de dupe plus souvent qu'on ne le croit. Et comme l'objet du malentendu n'est rien d'autre que l'éveil de la conscience (!), l'illusion peut rapidement se transformer en terrifiant labyrinthe. Extraits d'un article du Dr Jacques Mabit, paru à l'été 2005 dans la revue Synodies.

La déferlante « chamanique »

Dans le petit havre de Haute-Amazonie où je réside depuis presque vingt ans, je vois déferler une vague croissante d'Occidentaux avides d'aborder les pratiques des médecines traditionnelles amazoniennes. Ayant moi-même été un des initiateurs de ce mouvement, je ne peux m'empêcher d'hésiter entre la satisfaction et l'épouvante face à cet engouement pour ce qu'il est convenu de placer maintenant sous le vocable de « chamanisme », inadéquat sur le plan anthropologique (...)

On assiste actuellement à un débarquement massif de citoyens des pays du Nord dans les recoins les plus isolés des forêts, des montagnes et des déserts du Pérou, et d'ailleurs, pour y dénicher le « chaman » encore « vierge » qui les réconciliera avec eux-mêmes (les choses se compliquent depuis que le mouvement inverse s'est amorcé, avec déplacement de « chamans » vers l'Europe, sans parler des blancs se présentant comme initiés, capables de se substituer aux maîtres indigènes) (...)

[Or], l'univers symbolique de référence des uns et des autres est totalement distinct, et c'est précisément cette grille de lecture des vécus intérieurs qui sera mise en jeu lors des expériences chamaniques comme par exemple avec la prise d'ayahuasca. On risque donc fort, si notre voyageur occidental n'est pas un tant soit peu formé à la symbolique de sa propre culture (ce qui est devenu la règle), de le voir prendre des vessies pour des lanternes, des charlatans pour des grands maîtres et des visions personnelles pour des révélations universelles. Et la capacité d'auto-illusion est telle que face à l'attente mise en jeu et aux investissements engagés sur une telle démarche, l'impétrant n'a cure qu'on le mette en garde sur son ingénuité quand il croit entendre de son « maître » qu'il fait partie désormais des « initiés. La question se pose donc : un Occidental peut-il aborder l'expérience chamanique, de manière à en tirer un réel bénéfice et à ne pas contribuer à la dégradation accélérée de ces pratiques dans les sociétés traditionnelles ?

Quand Monsieur Dupont rencontre un chaman indien

Nous nous savons incapables d'endurer physiquement même une fraction de l'expérience réelle d'un sorcier amazonien. Mais nos fantasmes d'affinité s'alimentent autrement. Ainsi,] l'Occidental croit voir dans le chaman un homme qui a fait un long travail sur lui-même et vaincu ses démons intérieurs : un mélange du « bon sauvage » de Rousseau et d'un « éveillé » oriental. Or, un Indien peut devenir un expert dans le maniement des forces invisibles de la nature (notamment humaine), sans avoir fait le moindre travail sur lui-même, ayant essentiellement accumulé dans son corps les armes énergétiques nécessaires au combat.

[Dans le monde tribal, extrêmement structuré et hiérarchisé, la survie du groupe a priorité sur l'individu et la loi du talion (« œil pour œil ») doit en permanence rééquilibrer les relations à l'autre, dont le dysfonctionnement explique tous les maux.] Alors que notre fond occidental gréco-judéo-chrétien réclame que nous fassions de l'autre un frère et non un adversaire, l'individu représentant notre but suprême.

On peut avoir à faire à un très grand sorcier, un homme puissant mais qui ne contrôle nullement ses pulsions égotiques. La plupart des chamans sont redoutés de leurs proches pour ce pouvoir de retournement agressif toujours possible (...) C'est pourquoi de nombreux jeunes Indiens refusent l'apprentissage chamanique : cela les expose « à être haïs toute leur vie » ! (...)

Face à ce monde de sorcellerie extrêmement active, bien des 0ccidentaux se croient prémunis du fait « qu'ils n'y croient pas ». Ils riraient si un Indien leur disait être prémuni d'un virus ou d'une bactérie parce qu'il n'y croit pas ! (...)

L'angle aveugle du cerveau droit

De même que les Occidentaux ont développé de façon extraordinaire les fonctions psychiques du cerveau gauche, les groupes ethniques amazoniens sont des experts dans le maniement des fonctions psychiques du cerveau droit qui, chez nous, est sous-employé. On peut comparer notre ignorance en la matière à celle d'un Indien amazonien moyen en physique quantique ou en philosophie germanique. Un grand chaman peut s'avérer incapable d'exprimer ses expériences en séquences logiques. À l'inverse, combien de grands savants occidentaux sont inaptes à gérer leur vie émotionnelle ou interpréter leurs rêves ?

Les chamans ont développé des techniques sophistiquées de maîtrise des énergies - processus de matérialisation-dématérialisation, de maîtrise de l'humeur des sujets, d'induction de pensée par les rêves, etc. Ces fonctions qui échappent à notre formation occidentale intègrent l'espace inconscient de notre psyché. Leur manipulation est d'autant plus efficace sur nous que nous en ignorons l'existence. Ainsi, il existe un art chamanique de la séduction extrêmement développé, [à visée sexuelle, mais pas seulement, qui touche à leur insu beaucoup de « touristes chamaniques ».] (...)

Élargissement de la conscience ou inflation de l'ego ?

Le quiproquo s'établit aussi sur la finalité de la démarche chamanique. L'Occidental veut comprendre avec sa tête, afin de satisfaire son inquiétude et trouver la paix, qui est d'abord celle de son mental agité. Pour un habitant de l'Amazonie, l'angoisse essentielle concerne son équilibre avec la nature et le monde invisible, sa capacité de travail physique à maintenir son auto-suffisance, à survivre. Si son corps est purifié, il sait qu'alors sa tête aussi fonctionnera mieux, qu'il aura des rêves, que les esprits s'approcheront... Pour l'Occidental, c'est l'absence de vision qui est génératrice de frustration, car c'est ce qu'il en attend : il ignore que, pour la plupart des ethnies amazoniennes, la prise d'ayahuasca est secondaire par rapport à l'ingestion des préparations végétales purgatives ! Quand un Indien prend l'ayahuasca, le chaman lui demande surtout si les plantes vomitives ont eu de l'effet, car c'est la purification physique qui signe le succès de la prise. (...)

[Plus généralement], même dans un contexte idéal, avec un chaman correct, l'absence de préparation à l'entrée dans l'univers symbolique peut engendrer de sérieux problèmes. Pour l'Indien au sein de sa tribu, le bagage culturel transmis depuis l'enfance fournit une grille de lecture sur les expériences chamaniques : une cosmogonie, des interprétations collectives, des légendes, des mythes, des histoires familiales ou claniques qui lui permettent automatiquement de situer son vécu par rapport à lui-même et son univers de référence. À l'opposé, l'appauvrissement symbolique de l'éducation rationnelle occidentale, le réductionnisme du mythe scientifique et la désacralisation des pratiques cultuelles, produisent des citoyens dépourvus de repères clairs du monde intérieur, aussi bien que de toute dimension transcendante. Et la disparition des rites de passage « fabrique » en masse des adultes qui ne sont pas nés psychiquement et demeurent enfermés dans un monde maternant, d'où les fonctions psychiques masculines sont exclues et deviennent inaccessibles.
Chez l'Occidental, les processus de réification sont une tentation permanente, « chosifiant » ce qui est d'ordre symbolique. Le symbolisme s'est chez nous tellement vidé de sa substance qu'il n'a plus aucune fonction opératoire et s'est transformé en un reflet de la virtualité informatique. Par exemple, bien des féministes sont offusquées par le fait que, selon les guérisseurs, une femme ne peut pas prendre l'ayahuasca quand elle a ses règles ; elles souhaitent interpréter cette donnée comme un vestige machiste de tribus primitives ou bien à travers une lecture psychanalytique autour de la question du désir. Elles tendent donc à transgresser cette recommandation très importante, qui concerne concrètement le fait que les émanations du sang menstruel [interdisent momentanément, sur le plan énergétique, les voyages intérieurs].

Quant à l'ego, avec sa prétention à la toute-puissance, il se saisit immédiatement des expériences chamaniques pour se les approprier. Combien d'Occidentaux qui prennent l'ayahuasca et visualisent l'énergie dans leurs mains, croient immédiatement qu'ils sont appelés à devenir guérisseurs ou l'étaient déjà sans le savoir ? (...)

Et il y aurait encore bien des éléments culturels à développer, qui caractérisent le monde tribal et peuvent être source d'incompréhension entre Indiens et Occidentaux. Ainsi, la franchise occidentale sera perçu presque toujours comme une agression par un Indien dont l'impossibilité culturelle à dire « non » sera vue comme une hypocrisie par le visiteur occidental. Comment faire comprendre en peu de mots que l'amitié entre un homme et une femme n'existe pas dans le contexte tribal ? Une Européenne bien intentionnée, qui accepte aimablement un geste d'un indien, lui signifie en fait qu'elle est disponible sexuellement.

Les portes de la réconciliation

Dire que « chacun possède un chaman à l'intérieur de soi » nous paraît au mieux une boutade, au pire un mensonge.
Les vocations sont rares et il y a également peu de personnes qui ont un « Mozart ou un Modigliani à l'intérieur de soi ». À l'heure où il faut des années de formation pour devenir un technicien spécialisé, on est surpris d'apprendre qu'on peut devenir chaman et maîtriser les états de conscience en quelques week-ends de formation en forêt de Fontainebleau ! De nombreux stages dits chamaniques proposés dans le contexte new age font appel en réalité à des techniques de relaxation, de rêve éveillé, d'induction hypnotique, etc., mais n'ont de chamanique que le nom (...)

L'initiation est un processus lent et long qui demande l'intégration des expériences à divers niveaux (physique, psychique, émotionnel, spirituel) et pour lequel un Occidental ne peut faire l'impasse sur sa propre culture. Plutôt qu'une fuite vers un autre monde, il s'agit de réintégrer ses propres racines et se réconcilier avec soi-même et ses ancêtres, ce qui, chez nous, signifie se réapproprier également notre fondement culturel judéo-chrétien. Le détour par une culture ancestrale peut s'avérer judicieux à la condition de nous préparer à revenir « à la maison ». En outre, lacquisition préalable ou simultanée d'une formation à la relation d'aide ou bien à une profession qui inclut une dimension thérapeutique me paraît essentielle. L'expérience chamanique doit se préparer avant, se conduire ensuite au sein d'un dispositif symbolique de contention et enfin être suivie d'étapes ultérieures d'intégration du vécu. Elle requiert donc un espace spécifique.

À ces conditions, l'Esprit qui souffle où il veut et quand il veut, pourra inspirer des vocations thérapeutiques qui s'enracinent dans des cultures différentes mais qui parlent de l'Homme éternel.

--------------
Publié dans : Revue Synodies « Le transpersonnel ? », été 2005, Ed. GRETT (Groupe de Recherche en Thérapies Transpersonnelles)

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MessageSujet: Re: Chaman!   Sam 18 Juin 2016, 08:20

Sujets connexes sur "wetiko" les virus de l’esprit !

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] & ici chez Jurian et l' Art du Chamane par Sphinx [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

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Le Guerrier pacifique par Sophie Wilkins!
Merveilleuse artiste qui me touche beaucoup!
Beaucoup de points communs dans sa vision!
A découvrir!

Artiste peintre et muraliste
"Peindre pour moi est un besoin fondamental.
Un besoin d'exprimer en image cet univers parallèle qui danse dans ma tête.
"

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – avec Sophie Wilkins Arts.

Daniel Shoushi a écrit:

En l'honneur des peuples oubliés, que les hommes nomment "indigènes", "aborigènes", "sauvages"...
Malgré la destruction et de la spoliation, ils renaîtront sur les vastes prairies du monde.
Liens:

Les rites chamaniques et leurs visions en animation:
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Doc en 7 parties sur la pratique des chamanes:
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Un vrai chant des indiens d'Amérique:
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La voix des steppes de mongolie, musique:
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Chant des steppes de sibérie:
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Un peintre visionnant la transformation du chamane:
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MessageSujet: Re: Chaman!   Mar 21 Juin 2016, 14:43

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Nos invités du jour, Corine Sombrun (écrivaine-voyageuse, chamane) et Pierre Etevenon (directeur de recherche INSERM honoraire), s'interrogeront autour de la question suivante : « Pourquoi étudier la transe chamanique ? »

Pourquoi étudier la transe chamanique ? Comment percer le mystère de ces états modifiés de conscience ? Qu’est-ce qui se joue dans le cerveau d’un chamane ou quand les neurosciences éclairent les transes ?

Avec :

- Corine Sombrun. Corine Sombrun fait des reportages de par le monde pour BBC World, et a publié plusieurs livres dont Mon initiation chez les chamanes, Sur les pas de Geronimo (traduit en américain) et Les esprits de la steppe. Elle est passionnée par les mondes autochtones et le dialogue interculturel. Reconnue par les chamanes de Mongolie comme l'une des leurs, Corine Sombrun est à l'origine du premier protocole de recherche sur la transe chamanique mongole étudiée par les neurosciences. Son dernier ouvrage Sauver la planète est paru chez Albin Michel en 2015.
- Pierre Etevenon, directeur de Recherche honoraire INSERM, docteur ès sciences, spécialiste d'électroencéphalographie quantifiée sur ordinateur (CEEG) et de cartographie EEG, il se consacre principalement à l'étude des états de conscience, de vigilance et de sommeil et aux « états modifiés de conscience », tels que la méditation et la transe chamanique avec Corine Sombrun.

à écouter ici [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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MessageSujet: ROMUALD LETERRIER   Mer 15 Mar 2017, 09:14


Réflexions et éléments d'analyse pour une intégration positive du phénomène d'abduction au regard du chamanisme visionnaire amazonien.
L'expérience chamanique nous révèle une autre réalité invisible à nos sens mais quel est la nature de cette réalité, sa localisation, son essence ? En étudiant le chamanisme visionnaire amazonien Romuald Leterrier tentera d'apporter les éléments nécessaires pour inscrire dans le réel cette dimension ignorée de notre réalité physique. Dans cette perspective serons abordés le monde des plantes de visions, l'importance des rêves et de la rétro-cognition et l'influence de celle-ci sur l'organisation et la structure de notre réalité dite matérielle.

Ambre a écrit:
Re-voir les Vidéos & images des différentes interventions qui se sont déroulées lors du séminaire à NAMUR sur les thèmes de l'ouvrage '"Ovnis et Conscience" en novembre 2015.
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MessageSujet: http://le-catharose.blogspot.be/   Ven 31 Mar 2017, 16:38

"Spiritualité amérindienne, chamanisme et changements de société "
proposé par Sylvain Gillier Imbs en Belgique



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La Magie du Cheval chez les Amérindiens Navajo proposé par Sylvain Gillier Imbs.


Le philosophe Rudolf Steiner écrivait que les spiritualités amérindiennes seront nécessaires dans l'avenir pour équilibrer les dégâts causés à l'âme humaine par la société de consommation et la pensée matérialiste occidentales. Le psychanalyste Carl G. Jung, ainsi que le célèbre mythologue Joseph Campbell, tous deux ont étudié le sens psychologique des archétypes et modèles de guérison spirituelle présentés lors des cérémonies amérindiennes Navajo. Sur les réserves amérindiennes Navajo et Hopi, les cultures traditionnelles sont préservées, bien vivantes encore aujourd'hui en 2016.
Lors de séjours, de voyages et d'échanges, nous avons étudié en profondeur les enseignements de ces philosophies. Nous avons partagé leur vie profondément spirituelle, bien loin de l'image stéréotypée d'un chamanisme réinventé par un occident en mal de spiritualités vivantes. Lors de cette cette conférence, nous entrons dans la réalité des cultures amérindiennes d'aujourd'hui et de demain. Nous présentons en vidéo et schémas les mythes sacrés de création , comment les animaux continuent à guérir les hommes aujourd'hui, et le lien profondément spirituel qui unit être humains, animaux et éléments dans les enseignements amérindiens, principalement selon la tradition Navajo. Guidés par les "Diyin Diné", le peuple des esprits, nous vous invitons à vivre un moment unique de connexion à la nature, de rencontre avec les enseignements traditionnels des amérindiens, et de transformation intérieure.


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"Il y a une ancienne prophétie du peuple Lakota, formulée par Black Elk ( Elan Noir), qui parle de la dimension spirituelle et prophétique cercle de médecine sacrée. Le cercle universel de la manifestation correspond à la gnose. Le cercle universel comporte quatre rayons,et il contient le carré de base. Il contient aussi la croix, formée par les quatre fleuves du paradis originel. Dans cette ancienne prophétie du peuple Lakota, les quatres direction du cercle sacré correspondent à quatre couleurs, et à la manifestation des quatre races. La race Rouge a pour mission de garder la terre. Les Amérindiens sont les gardiens de la Terre. Ils ont pour mission de garder intact les enseignements de la planète Terre, car au centre de cette planète se trouve l'impulsion christique universelle. La race noir est reliée à l'eau, à la substance mercurielle, à ce qui coule et à ce qui donne la vie. La race noire est le gardien de l'eau. C'est aussi l'eau mercurielle, l'eau alchimique qui transforme tout. La race jaune a pour mission de garder l'élément air. Cela comprend aussi élément astral, et donc le compendium de la sagesse universelle gravé dans les annales Akashiques. La race blanche enfin, à comme mission de garder le feu. La mission de la race blanche est la Mission de Prométhée. Prométhée a volé le feu aux dieux, et c'est ainsi que la conscience de l'homme blanc a été créée. Par le feu de son mental, la race blanche peut soumettre entièrement les trois autres éléments. La mission originelle de la race blanche était de parvenir à un mental purifié par le feu. Toutes les inventions et la technologie qui s'est développée depuis les années 1870 sont une déviation de cette mission. La mission originelle du penser purifié par le feu était de développer les pouvoirs mentaux de l'homme originel. La race Rouge et la race blanche sont opposés dans le cercle de médecine. La race blanche a soumis et détruit la race Rouge, tout comme le penser matérialiste détruit la terre - mère. Entre la terre, l'eau, et le feu, se trouve la grande énigme de notre 21e siècle, l'union alchimique de la terre, de l'eau, et du feu. Au centre de la croix pourra surgir la cinquième race, la race de l'Ere du Verseau. Grâce à sa mission qui lui est propre, et si chacun comprend et accepte sa mission, le cercle universel en est renforcé." Sylvain Gillier - Imbs



A propos du Dr Sylvain Gillier-Imbs


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Médecin de formation, cavalier, j'ai suivi dans les années 2000 une formation en équithérapie avec des enfants handicapés et des autistes en utilisant les principes de l'équitation éthologique .

Je pratique l'homéopathie et la phytothérapie depuis plus de vingt ans, et m'intéresse aux travaux du psychiatre suisse Carl Gustav Jung sur la psychologie des profondeurs et à la psychologie humaniste de Roberto Assaglioli et Abraham Maslow.

Compagnon et partenaire des humains depuis des milliers d'années, le cheval est dans les mythes, les cosmogonies et les contes un symbole de la dualité du spirituel et de l'animal, un psychopompe qui fait voyager entre les mondes, et un guérisseur par sa connaissance des forces naturelles, comme en témoignent, par exemple, les cérémonies druidiques de la déesse Epona, ou les mythes classiques de Chiron et de Pégase des mystères d'Eleusis en Grèce. Etre avec un cheval, c'est entrer dans le monde merveilleux des mythes et des archétypes, réenchanter le monde en retrouvant le lien perdu avec la nature primordiale, traverser la nuit de l'inconscient pour se diriger vers une conscience nouvelle. Vivant quotidiennement avec un troupeau de chevaux en semi-liberté, le lien avec la nature est un concept important pour moi car il fait concrètement partie de ma vie, et j'ai établi un partenariat avec le Parc Naturel de Haute Vallée de Chevreuse, où j'habite, pour favoriser la biodiversité par une gestion des milieux naturels avec les équidés. J'organise de temps en temps des promenades botaniques dans ce cadre préservé du PNR de Chevreuse, à pied ou à cheval. Mieux connaître la nature, c'est aussi mieux la respecter. Depuis mai 2014, je suis instructeur Eponaquest certifié POH, après une formation diplômante de 350 heures dispensée aux USA par Linda Kohanov et la Fondation Eponaquest, en relation avec l'University of Arizona ( Université de l'Arizona) à Tucson ( Arizona, Etats-Unis). La formation a été dispensée par des médecins, des psychologues, des professionels de la relation thérapeutique et des professionnels de l'équitation éthologique. Depuis 2009, j'organise dans le cadre de l'association que j'ai créée, Cheval Communication, des stages en France et aux USA en partenariat avec Eponaquest Worlwide et eQuintessence, et des voyages à la découverte de soi, entre autres à la découverte des cultures amérindiennes du Sud-Ouest des Etats-Unis. En plus de mon activité en cabinet médical, je donne des sessions individuelles en équithérapie ( thérapie assistée par le cheval) . Le cheval y est un véritable assistant et facilitateur pour guérir et reconstruire, dans un mode non-verbal et expérientiel, les fonctions du cerveau émotionnel. Mais, pour moi, le cheval est avant tout un compagnon merveilleux de chaque jour qui ouvre les portes de la connaissance de soi.



Jeudi 13 Avril 2017
Salle Tan au Centre L’Ilon à Namur
De 19h30 à 22H 30
Paf 18€ (15 € adhérents)
Le Catharose Nomade A.S.B.L
BNP Paribas Fortis 001-4663115-13
(BE 08 0014 6631 1513/ IBAN GEBABEBB)
*CHAMANE 2017 avec le NOM et le NOMBRE de places réservées  
Inscription vivement souhaitée à [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Vous pouvez aussi payer à l'entrée ( il n'y a pas d'acompte)


Infos complètes ici pour la journée de stage à Yvoir chez Carine Thiran

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Quelques photos d'Audrey Leïla Pagès [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] dont nous présenterons
un extrait de son merveilleux film documentaire

"Sans Attache"

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MessageSujet: Re: Chaman!   Jeu 29 Juin 2017, 09:06

Chamanisme du 3ème millénaire. Ombre et lumière sur le sentier



ET UN extrait du site [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] d'une interview de Maja Cardot réalisée par Kévin Meunier

Maja Cardot travaille ces questions depuis plus de soixante ans. Récemment, elle a fait paraitre deux ouvrages : Manuel pratique de l’apprenti guerrier (Ed. Véga, 2016) puis A la Découverte de l’Allié (Ed. Véga, 2016). Avec un humour communicatif et une espièglerie de tout instant, elle évoque dans ce premier entretien sa vie de "sorcière" du XXième siècle. Une vie ponctuée de fortes rencontres - Alejandro Jodorowsky lui donnant le tarot il y a soixante ans - ou encore Jean-Louis Bernard, spécialiste de l’Inde et du Tantra, que les amis de Jacques Breyer (Ergonia) ont aussi bien connu.
Derrière les rires et la gentillesse non-feinte de Maja, on lit néanmoins perceptiblement une certaine gravité. Le chemin qu’elle nous dépeint ici n’a rien du tapis de roses et si l’extase, le ré-enchantement du monde constituent l’Alpha et l’Omega, la folie et la mort figurent toujours en embuscade…
Comment traiter des mondes invisibles sans sombrer, ni dans les mièvreries du New-Age, ni dans le dogme simpliste du "tout est quantique (et réciproquement)", ni dans une paranoïa soft qui entoure, bien souvent, les praticiens de l’occulte… ? La juste réponse, selon nous, consiste à allier une solide théorie à une pratique objective. Méditation, prière, compréhension des "forces" en présence, identification des élémentaux, interprétation des rêves et lectures des auras : tout un programme !

MAJA CARDOT, UNE AVENTURIÈRE DES MONDES INVISIBLES
ICI sur Baglis TV


De formation artistique et culturelle, - Beaux Arts - Arts Déco. - Architecture.

Traqueur de conscience, Chercheur dans le domaine de l'esprit et le fonctionnement du psychisme lié aux comportements humains.
Elle a étudié et recherché des lois qui influencent le monde dans les domaines: scientifique, spirituel, traditionnel et ésotérique.


Création de l’Association M.C. – pédagogie active, - information.

le site de MAJA CARDOT

Dans ce cadre, animation de nombreux séminaires en France et à l’étranger basés sur la Science de l’Esprit à plusieurs niveaux :
   - psychologie évolutive ;
   - ésotérisme ;
   - tradition comparée ;
   - psychophysique sensorielle,
   - symbolisme.

Ces disciplines visent à la construction de soi.

Elle a consacré de nombreuses années de travail à transmettre à ceux qui sont vraiment en quête d’autre chose. En un premier temps, leur permettre de découvrir leur propre comportement et contradictions, de respecter et comprendre leurs semblables, de retrouver les enseignements traditionnels fondamentaux que leur apportent la nature et leur propre nature.
Dans un esprit de recherche évolutive, cette connaissance favorise, dans un monde où les changements s'accélèrent et qui devient de plus en plus complexe, la meilleure intégration possible de tout un chacun dans son milieu. Les chercheurs ont ainsi à leur disposition les clés naturelles dont ils ont besoin. L’enseignement est axé sur le concret de la vie quotidienne, cheminement sur le sentier de la forêt humaine… C'est l'école de la sensibilité.
Les enseignements et l'entraînement sont à pratiquer, laissant à chacun la possibilité de se les approprier selon sa personnalité et ses aspirations.
Ces connaissances sont enseignées en toute liberté de participation, selon les besoins de chaque être et l'intensité de son engagement personnel.

Ainsi, par cette approche multidisciplinaire, basée sur une pédagogie active, chacun va trouver la démarche qui lui correspond et l'enrichira au mieux.


Travail régulier hebdomadaire, basé sur la science de l’Esprit, l'écoute intérieure, la méditation.

Elle donne de nombreuses conférences (voir, notamment, le site d’Ergonia pour les plus anciennes).
Ses deux dernières conférences publiques :
-    « La puissance de l’Intention. Comment émettre un vœu pour qu’il se réalise » (Paris. Mai 2010).
-    « L’épanouissement des 5 sens dans le Chamanisme du 3ème millénaire » (salon Zen à Paris le 3 octobre 2010).
Interview en direct de 2h, le 28 janvier 2011, par Laurent Fendt pour la radio
« Ici et Maintenant ».

Par ailleurs, Maja Cardot est l’auteur de livres à découvrir ici


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