ANTAHKARANA

Gnose et Spiritualité
 
AccueilPortailS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 1 - Dialectique de la Perception

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 20:37

Le contrôle répressif entraîne l'explosion de débauche, qui amène la culpabilisation, qui renforce l'auto-contrôle répressif, qui provoque à nouveau une explosion de débauche, etc.

Par exemple, le contrôle économique des activités humaines induit un stress, qui va entraîner une altération de la santé des travailleurs, qui va entraîner un accroissement du poids social par absentéisme et augmentation des frais sociaux, qui va entraîner une culpabilisation des individus, qui va se confronter au contrôle économique de départ (compétitivité), qui va augmenter encore le facteur de stress, etc.

En fait, ce cercle vicieux est actif à TOUS les niveaux de la vie humaine individuelle et collective, sans exception, y compris en ce qui concerne l'aspect écologique.

Concrètement, le contrôle est une attribution faite sur la nature humaine lui signalant qu'elle n'est pas valable, responsable, intégrée de façon intrinsèque, et qu'il faut dès lors la contrôler pour qu'elle le soit relativement.

Partant de ce fait dans l'éducation des enfants, les êtres qui sont naturellement responsables, valables, participatifs, mais qui ont simplement besoin de pouvoir développer harmonieusement leur potentiel, vont intégrer une vision d'eux-mêmes pernicieusement dévalorisée qui va devenir leur façon d'être et compromettre le développement de leur potentiel humain.

Envisagés initiallement comme irresponsables, ils le deviennent. Engoncés dès le départ dans un système de valorisation compétitive où ils ne sont pas acceptés avec leurs faiblesses, ils sont détournés de la conscientisation de cette faiblesse et commencent à agir à l'envers pour répondre au système environnant.

La plupart des adultes humains incarnés agissent donc à l'envers, déresponsabilisés sur le plan humain, et faussement responsabilisés dans un système général fondé sur le contrôle discriminatoire et les inégalités illusoires. Ils nient leur faiblesse fondamentale puisqu'elle ne peut être socialement reconnue et acceptée, et de ce fait sont engoncés un système symbiotique abérant dans lequel la tension même de cette abération de contrôle provoque tous les débordements malheureux.

Ceci, encore une fois, n'est pas un jugement, mais une simple description de la façon dont les choses se passent. Cela prendra fin inévitablement lorsque l'émancipation cosmique se fera, ce qui ne saurait tarder me semble-t'il.

Il y a donc chez l'être non émancipé, inévitablement un conflit entre son désir de s'émanciper, et la perception de sa dépendance encore relative.

La subtilité dialectique qu'il faut arriver à comprendre et à intégrer à ce stade est que l'indépendance est une illusion, et que l'émancipation est la reconnaissance de notre faiblesse inévitable, et donc de notre interdépance naturelle.

L'illusion de l'être non émancipé est que paradoxalement, c'est parce qu'il n'a pas encore pu intégrer toute sa faiblesse et son interdépendance normale, qu'il subit une dépendance plus lourde tout aussi naturelle, mais anormale, la norme étant l'émancipation.

Cependant, le système social, lui même en état de refoulement, ne va pas l'aider à franchir ce cap harmonieusement, et va au contraire l'entraîner à culpabilliser de son état de dépendance, rendant impossible l'accession à une véritable autonomie. Le caractère normal de l'émancipation va être altéré, devenant un pricnipe normatif faussement moral, entraînant l'iexpression, certes souvent inconsciente, du fait que l'état de dépendance infantile est non seulement anormal, mais aussi non naturel.

A partir de là, l'enfant sera dévalorisé dans son potentiel humain, et s'inventera une faute pour justifier cette non appartenance naturelle. Ensuite, ayant refoulé cette prétendue faute, il l'exportera sur les autres.

Il ne sera pas capable de s'accepter, donc ne sera pas capable d'accepter les autres. Il ne pourra donc pas reconnaître son interdépendance aux autres et ne pourra pas s'émanciper.

La raison pour laquelle le système social est globalement perverti est le refoulement originel de la séparation de naissance, qui ne peut pas être pris en charge d'une façon ou d'une autre extérieurement, mais doit être réintégré par soi uniquement.

Le départ fondamental de l'erreur du jugement moral, est la sortie du ventre de la mère (ou pour l'Humanité la sortie du "jardin à l'Est d'Eden").

La séparation en effet ne pourra pas à ce stade être intégrée par le mental trop peu construit, et provoquera dès lors une inversion de la signification de l'événement:

Alors que la naissance est une séparation d'Amour, nécessaire pour devenir soi et rencontrer les autres, s'intégrer à la collectivité, elle sera refoulée sous forme d'un vécu de rejet, nécessitant la création imaginaire d'une faute et d'une culpabilité, entraînant un premier jugement moral de soi et des autres. Ce processus est certes nécessaire pour que la séparation soit au départ effective, mais doit être rectifié par la suite au moment de l'émancipation.

Le problème est que nul autre que le Soi ne peut intervenir dans la résolution de ce refoulement originel, et que c'est pour cette raison que le Créateur lui-même ne peut en aucune sorte intervenir pour le résoudre à notre place.

C'est en vertu de ce problème existentiel inévitable que le drame humain se joue depuis si longtemps dans l'illusion. Mais cela n'est qu'un passage qui prendra fin au moment approprié.

Globalement, l'Humanité entière et la planète avec toutes ses richesses plurielles, partagent la même tension existentielle, car ils partagent le même champ de flux dans l'éternel présent.

Cependant, en raison des refoulements identitaires inévitables de l'enfance humaine et de sa crise d'adolescence actuelle, l'ensemble de l'égrégore humain présente un niveau de cristallisation important, et donc un manque de fluidité délicat à gérer.

En effet, un tel manque de fluidité implique que des tensions excessives s'accumulent à certains endroits, et lorsque la pression devient trop forte, il y a des parois qui cèdent pour laisser passer le flux.

Autrefois, ayant l'intuition du phénomène, sans peut-etre cependant le comprendre parfaitement, les prêtres des religions primitives réalisaient des sacrifices humains. Ils tentaient de cette façon de réduire spontanément les tensions par des sacrifices organisés, essayant par là d'éviter d'éventuels accidents de pression dont l'impact moins prévisible peut se manifester sous forme de cataclysmes, de guerres ou d'épidémies.

Certes, ce n'était pas une bonne solution, mais c'était une solution partielle, même si elle est inacceptable.

Cependant, étant donné la réalité du manque de fluidité actuel, des tensions récurrentes au niveau planétaire, et de la suppression des sacrifices humains (heureusement!), que peut-on faire pour résorber la pression?

La seule solution est le travail énergétique dont j'ai parlé plus avant. Tant que l'être humain ne s'est pas ouvert au centre dardiaque, et plus haut, et n'a pas commencé à vibrer en harmonie avec la Terre et l'univers plusieurs heures par semaine, il n'a pas encore commencé à prendre un peu sa part de responsabilité collective.

Car un des aspects de la rencontre identitaire est, on l'a vu, la libération fonctionnelle. La fonction restituée à elle-même agit harmonieusement de façon spontanée. Concrètement, les tensions sont dégagées, leurs énergies en sont recyclées, et repartent alimenter l'égrégore général dans un sens positif, avec un effet de réaction en chaîne.

Méditer pour la planète, en allant jusqu'à l'extase vibratoire n'est donc pas seulement une simple recherche de plaisir ou d'expérience personnelle, mais un vrai travail au sens sacré du mot, par lequel de nombreux sacrifices, personnels, collectifs, et planétaires peuvent être évités.

Ce travail est permis par la rencontre désintéressée avec autrui, l'ouverture totale à autrui qui permet, dans l'inclusivité, d'harmoniser naturellement les tensions sans focalisation particulière sur un résultat.

Le paradoxe, dont j'ai déjà parlé, est qu'il faut rencontrer l'autre juste pour la rencontre, et non pas pour ce travail paticulier, ou alors l'intention serait faussée, et le travail dévié.

En effet, rencontrer l'autre pour le travail de dégagement des tensions serait aussi une façon d'attacher l'autre à soi par une attente fonctionnelle. Si on espère une résolution des tensions pour soi, c'est même egotiste. Si on attend une résolution des tensions chez l'autre, cela peut être prétentieux, et en tout cas ne tient pas compte de l'autre qui n'a peut-être pas de tensions à dégager, ou simplement pas de possibilité de les dégager avec soi à ce moment-là...

Bref, la seule attitude possible est la simple ouverture à l'autre, sans autre attente que la rencontre elle-même. A partir de là, spontanément et le plus souvent, mais pas toujours, l'autre se présentera pour la rencontre, et éventuellement des dégagements de tensions se produiront.

Si donc la majorité des êtres humains ne prennent pas actuellement leur responsabilité collective, ce n'est cependant pas un fait qu'on peut juger, on peut simplement le constater. En effet, puisqu'il ne peut jamais y avoir d'attente fonctionnelle dans la vraie rencontre, il ne peut pas y avoir non plus de culpabilité à ne pas la vivre.

La responsabilisation collective est une vérité qui doit jaillir d'elle-même dans la conscience d'un être humain, on ne saurait la forcer, ni en juger l'absence.

La vérité est toujours dans la simplicité et la spontanéité. Vouloir aimer les autres est une erreur, essayer d'aimer les autres est une erreur.

On aime ou on aime pas, c'est tout. Et ce n'est pas un problème moral qu'on puisse juger, c'est un problème d'auto-réalisation consciente.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 20:42

21. L'initiation régressive.


Or donc, l'enjeu essentiel de l'Oeuvre divine, qui trouve sa consécration en l'être humain, est l'intégration de la polarité sexuelle et sa promulgation au niveau de l'identité authentifiée.

En somme, la Nature, qui est la référence féminine du couple divin Créateur, nous donne la vérité de la Loi de l'être, sous la forme polarisée de la Loi qui s'applique sans s'imposer.

On ne peut donc pas laisser en retrait, ou sous-estimer, ou nier ce que nous dicte la Nature, car inexorablement, qu'on le veuille ou non, elle s'appliquera jusqu'à compréhension et intégration de ses principes.

La seule chose qu'il faut prendre en compte dans l'observation des lois naturelles, est leur variation en fonction du niveau d'individuation des êtres considérés.

Par exemple, au niveau animal, la sexualité est subie par instinct, et confusionnelle au niveau des individus, car assez souvent polygame, quoique pas toujours.

L'être humain en confusion continue donc d'aborder la sexualité sur un mode fort instinctuel subi, et dans une propension à la confusion polygame.

Mais à mesure que l'individuation se réalise, que la responsabilisation collective se renforce, et que l'identité sexuelle s'affirme spirituellement, la polygamie laisse progressivement la place à la monogamie stricte sur un plan universel et éternel.

La discrimination de l'Amour inconditionnel d'avec la polarité sexuelle finit par aboutir aux deux vérités fondamentales qui sont que:

- tous les êtres sont dignes du même Amour inconditionnel

- il n'y a qu'un être dont la polarité sexuelle est en vérité le correspondant parfait d'un autre être.

La problématique sexuelle étant le point crucial de l'intégration spirituelle, de la maturité humaine, donc de la Maîtrise, c'est aussi dès lors l'aspect qui est le plus délicat, difficile, qui a fait l'objet de toutes les erreurs de compréhension, et de toutes les perversions possibles.

Un de ces aspects pervers est la possibilité d'une initiation régressive par rejet de la polarité sexuelle. Le problème étant jugé ingérable par certains, il a été contourné pour ne pas risquer de rallentir leur ascension.

Le problème est qu'alors cette ascension devient artificielle.

En effet, toute polarité non intégrée est subie, comme l'instinct chez les animaux et les humains en confusion. Mais de plus, si une polarité est rejettée, alors cela devient le comble de la confusion...

Car alors la polarité est non seulement subie, mais elle devient complètement extériorisée et oppressive à un point inimaginable.

Concrètement, tout rejet de polarité mène à la production de deux pôles extra-humains, dont l'existence devient complètement redevable de l'énergie humaine sur un mode "vampirique".

Un pôle devient prétendument positif, et l'autre prétendument négatif, donnant naissance aux frères "blancs" et aux frères "sombres".

Qu'on se le dise, la véritable Fraternité de Lumière est au-delà d'un tel clivage artificiel, et parasitaire.

Le pire est que cette confusion provenant d'une erreur de compréhension essentielle sur le chemin de l'ascension, elle aboutit à des êtres qui restent persuadés de la légitimité de leur état de prétendue Maîtrise, quoique celle-ci ne soit qu'une illusion.

Il peuvent pour certains connaître l'extase, mais elle n'est qu'artificielle, pompée sur l'énergie de l'Humanité elle-même.

Leur pouvoir créatif, qui est parfois référencé chez certains "Maîtres", entre autres orientaux, n'est qu'illusion, car ce n'est pas de la Procréation, qui est la seule Oeuvre authentique.

La présence d'un tel système polarisé extraverti ne peut naturellement que contribuer à maintenir l'agitation de l'Humanité, faisant croire à un conflit entre forces du "Bien" et forces du "mal". Une illusion provenant de graves erreurs de compréhension. Rien à juger ou à condamner: juste des déplorables confusions.

Néanmoins, la situation exigera tôt ou tard une intervention de la part de la Nature qui est inexorable dans son application de la vérité de l'être.

Lorsqu'un être humain ascensionne en intégrant sa polarité sexuelle, en affirmant son identité sexuelle, en prenant avec lui la Loi naturelle comprise et rectifiée par rapport à son degré d'individuation d'être humain, alors il ascensionne vraiment, dans la reconnaissance de l'autre sexe comme réalité équivalente, mais différente et complémentaire. Par la complète discrimination des sexes, ceux-ci deviennent parfaitement harmonieux, s'unissent parfaitement dans le respect de leur différence, et la reconnaissance de leur égalité identitaire.

Ce n'est que comme cela qu'on peut valablement ascensionner.

En refusant de relever le défi de l'intégration sexuelle, et en rejettant cette polarité, on ne fait que s'illusionner sur la Maîtrise et faire porter au reste du monde la charge dont on s'est délesté.

Le paradoxe dialectique implique naturellement à un tel degré d'hyper-confusion, que les êtres qui d'une part se sont inversés et asexualisés, tendent naturellement à une expression accentuée, par compensation, de phalocratisme.

Le caractère masculin confus est en effet caractérisé par une propension éxagérée à son affirmation identitaire, finallement artificielle et en fait déficitaire.

Le pôle féminin, réprimé dans ce système, reste sans voix, hélas.

Certes, cette phase confusionnelle était probablement inévitable, et même nécessaire, mais la pression cosmique se fait de plus en plus forte pour que les bulles d'inflation spéculatives, autant "ascensionnelles" que karmiques, soient inévitablement crevées et se dégonflent.

Inexorablement, l'équilibre des sexes se renforcera jusqu'à égalité stricte par discrimination totale de la complémentarité dans la différence.

Concrètement, actuellement, l'hyper-polarité vampirique agite l'Humanité selon un cercle vicieux d'addiction/culpabilisation. Le rejet d'une certaine quantité de polarité sexuelle sur le collectif augmente la charge de la tension sexuelle globale, qui est vécue d'une façon plus addictive qu'elle ne le devrait, conduisant à l'illusion d'un hyper contrôle répressif, moralisateur et culpabilisant.

Plus simplement, l'augmentation artificielle de la charge sexuelle entraîne une aggravation de la perversion de cet aspect essentiel, une accentuation de l'incompréhension de sa vraie nature, une augmentation de la difficulté d'intégration spirituelle de la sexualité, et une hyper-réaction stérile de culpabilisation.

Le couple addiction/culpabilisation est le principe en deux temps de la pompe vamprique, énergétique, qui assure la subsistance parasitaire du système hyper-polarisé.

Il n'y a rien de négatif, de pervers, de répréhensible, de trivial dans la sexualité, même physique, à partir du moment où elle est intégrée à la responsabilisation collective de l'être authentifié, et dès lors expérimentée avec la bénédiction de la loi naturelle.

Mais encore une fois, point de jugement dans tout ce qui précède: nous n'avons toujours affaire qu'à une Humanité globalement très adolescente qui ne sait pas très bien assumer sa sexualité au niveau cosmique.

Je ne peux bien entendu pas me permettre de tenter de convaincre qui que ce soit. Chacun suit son chemin et expérimente ses croyances, voit ses erreurs, et rectifie éventuellement.

Néanmoins, je pense que je peux me permettre d'attirer simplement l'attention sur cette problématique cruciale qui concerne la sexualité, en préconisant de consulter intensivement le guide intérieur, la flamme vibrante en profondeur, qui étincelle au coeur de tout être humain, avant de s'engager dans un sens ou un autre par rapport à cet aspect du chemin.

L'essence de la spiritualité est la reconnaissance et le respect de l'Autre, des autres dans leur différence, leur équivalence, leur complémentarité.

Dans leur Sagesse, les Créateurs ont engendré un monde d'où l'on ne peut sortir, naître et s'émanciper qu'à la condition d'avoir intégré cette Connaissance de la valeur de l'Autre.

De ce fait, la nature des êtres naissants a été conçue pour ne pas leur permettre de se libérer seul, pour eux-mêmes.

Et pour aller encore plus loin, il leur a été imposé de ne pouvoir se libérer qu'à travers le respect de la complète différence, par la reconnaissance de la complémentarité de cette complète différence.

En d'autres termes: l'Oeuvre est conçue pour ne permettre la libération qu'aux couples de Flammes Jumelles mutuellement authentifiées.


Ceci implique dès lors le respect Sacré de la polarité de l'Autre et, autant le dire, surtout en ces temps-ci, un effort certain pour les hommes de vénérer l'énergie et l'identité féminine comme elle le mérite.

Car autant le savoir: aucun homme n'atteindra l'éternité sans l'appui libre et respectueux de la femme.


Ceci est la voie positive, celle qui intègre la polarité, pour en faire une complémentarité dynamique et synchrone.




Mais d'autres voies ont été imaginées. Des voies détournées, qui ne mènent nulle part. Des voies qui au lieu d'intégrer la polarité et de respecter la féminité, la rejettent, ou s'en servent comme d'un simple outil utile aux ambitions mégalomaniaques des hommes.

Pourquoi la plupart des prétendus Maîtres Ascensionnés sont-ils masculins ? Pourquoi ne s'avancent-ils ni ne se présentent-ils accompagnés de leur équivalente totalité féminine ?


Je le garantis, il faut être prudent.

Les voies régressives, illusoires, qui rejettent ou abusent de la féminité, même parfois sans le conscientiser, ne conduisent qu'au néant de Soi.

Probablement certains se sont-ils explosés dans une Maîtrise illusoire, faisant d'eux des vampires énergétiques de l'Humanité, sans même qu'ils n'aient réellement conscience de la vanité de l'état qu'ils ont atteint !

Car celui qui rejette ou abuse de la polarité, se soumet à une dualité accentuée, donc à une illusion plus puissante, dans laquelle il voudra attirer les autres.


Soyez vigilents : il y a maîtrise et Maîtrise, et comme je l'ai répété plusieurs fois déjà, un vrai Maître est toujours un Couple Sacré, formé de deux Personnes.


Ainsi était le Maître "Jésus et Marie-Madeleine".


Mais parce que nous étions encore dans un monde régi par les échos de la chute atlante, chute atlante provoquée par une tentative masculine de rejeter complètement la féminité, on nous a fait croire que seul Jésus était le Maître... c'est faux.

La croix de Jésus ne fut pas de bois.

Et en vérité, ce qu'il vécut fut une félicité...


Jésus et Marie-Madeleine ont simplement vécu la fusion de leur Couple Sacré dans la Maîtrise de l'espace-temps.

Au moment de la subjugation mentale mutuelle des Flammes Jumelles, l'espace et le temps sont "crucifiés par fascination" dans un orgasme éternellement maîtrisé.

Mais... comment parler de telles choses aux êtres humains ? Comment empêcher que les exemples porteurs d'espoir et de vérité ne soient faussés par l'illusion ?


Il y a de nombreuses illusions. Par exemple:

- Celle de l'hyper-complexification des mathématiciens et des ... pseudo-maîtres ascensionnés. C'est un état de faux dynamisme en excès, alimenté par un procédé "vampirique" souvent inconscient.

- Celle du simplisme, de la régression vers la staticité primordiale, de la re-fusion indifférenciée avec le grand Tout inconditionné, dans la négation de sa richesse plurielle et dynamique. L'aspect vampirique est également présent, mais agit autrement.


Il est vrai que lorsqu'on se débarrasse du poids de l'objet, du poids de l'altérité, l'absence totale de pesanteur est tellement grisante !!! On se laisse alors aller aux extrémités conceptuelles les plus débridées, et les plus illusoires, dans la complexification ou le simplisme, dans un faux dynamisme ou bien une installation dans une inertie progressivement absolue.


Seule la Gnose intégrale est la Connaissance mentale qui préserve le poids de l'objet, qui respecte l'altérité, et qui dès lors ne risque jamais de sombrer dans l'hyper-complexité, ni dans le simplisme.


La Nature de l'Etre n'est ni simpliste, ni hyper-complexe.



Il y a un seul Maître, c'est l'oiseau.


J'ai disposé chez moi une statue du Bouddha et, en face, j'ai placé une figurine d'oiseau, qui le regarde.

L'oiseau est bien plus petit que Bouddha, il en impose moins, et on pourrait le croire assistant à une leçon du Maître.


Mais qui est le Maître ?

A chaque fois que je les regarde, je me pose la question, et toujours la même réponse me vient: le Maître est l'oiseau, bien sûr! Bouddha est simplement l'élève... il sera éternellement l'élève!

La Maîtrise n'appartient à aucun être humain, car la Maîtrise est l'oiseau en Soi, insaisissable!

Et le Soi est formé par deux Personnes de polarités complémentaires, comme l'oiseau a besoin de deux ailes pour voler. Le Maître oiseau est un Couple, le Couple en lequel tous les couples sacrés se voient, se reconnaîssent, s'unissent et s'aiment.

Comment le Maître pourrait-il parler avec seulement une voix de femme, ou seulement une voix d'homme, puisque le Maître est un couple-oiseau ?

La séparation des voix, voyez-vous, est encore un indice de l'influence dualiste... le Maître c'est, au minimum, deux Personnes de sexes complémentaires parlant à l'unisson de leurs deux voix.

Il faut apprendre à chercher le vrai Maître, Christ-oiseau, Homme ET Femme, toujours.


Il est si simple, en fait, pour l'homme, de profiter de son excès de force participative pour rejeter sa part de féminité, s'approprier toute la force participative du couple sacré, et réduire la féminité à une énergie relationnelle dont on peut user et abuser dans un délire de maîtrise illusoire.

Ainsi sont les faux maîtres, ceux qui ont tué la femme en eux-mêmes, et qui l'ont réduite à l'avilissement à l'extérieur d'eux-mêmes, au temps de la chute atlante, ou encore dans la lignée de celle-ci.

Ils se sont libérés de la "contrainte d'autrui", de la nécéssité du respect des complémentaires, et débarrassés de ce poids, ils se sont envolés dans une maîtrise factice. Ils ajoutent chaque jour au poids des difficultés de ce monde sans même, pour certains, conscientiser les vampires qu'ils sont devenus.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 20:46

22. L'ombre du Soi.


Tout au début de son existence, le jeune être n'intègre pas la réalité de ses fonctions naturelles.

Parce qu'il ne les intègre pas, il n'agit pas spontanément selon sa propre nature... mais il subit en conscience la pression de sa propre nature. Il n'agit pas, il dit "je veux agir".

Or, la volonté de faire est la distance mentale qui sépare l'être de son action naturelle et spontanée. Cette distance mentale est une encapsulation de la fonction naturelle et spontanée dans une volonté différée.

C'est donc un emprisonnement de la fonction naturelle dans un désir de la posséder. Ceci est normal: ce qui n'est pas intégré est désiré.

Le jeune être immature désire s'émanciper.

Il ne maîtrise par sa nature parce qu'il ne l'a pas intégrée en conscience. Et de ce défaut de maîtrise naît logiquement le refoulement de la nature: le défaut de maîtrise crée la peur de soi, la négation de soi.

Et c'est ce refoulement de la nature par manque de maîtrise qui engendre le désir de la posséder. Tout est simple et logique.

Les parties de soi refoulées, sont donc des émotions encapsulées dans des énergies de refoulement, de clivage: des coques obsessionnelles.

L'ensemble des coques obsessionnelles forme l'ombre du Soi.

Ces coques obsessionnelles qui donc morcellent le soi, se présentent sous la forme d'impressions paranoïdes conduisant à penser qu'un ennemi extérieur existe.

Mais de fait, il n'y a pas d'ennemi extérieur. Le seul ennemi est à l'intérieur, et c'est le soi lui-même qui a refoulé des parties de lui-même par un manque de maîtrise parfaitement légitime.

Ce n'est qu'en réintégrant toutes ces parties de soi qu'il peut se réaliser.

Il faut rectifier l'ombre, et en réintégrer toutes les émotions qui y sont emprisonnées.

Le chaos de l'Humanité est simplement cela: un ensemble de parties de Soi qui sont devenues mutuellement excluantes, parce qu'elles sont encapsulées dans des énergies de refoulement, suite à un manque de maîtrise bien compréhensible pour un être aussi jeune que l'être humain.

Mais une fois ces coques dissoutes, toutes les parties de Soi s'harmonisent naturellement: le chaos n'est qu'une illusion transitoirement nécessaire. L'Harmonie est la seule vérité du vrai présent.

Le vrai travail spirituel consiste donc à dépasser l'illusion dualiste (car elle ne fait qu'entretenir les clivages en alimentant les coques obsessionnelles) pour dissoudre l'illusion de la séparation par Amour inconditionnel, libérer les émotions, les parties du Soi, et actualiser l'Harmonie ici et maintenant.

En vérité l'Harmonie est parfaitement possible au sein même de la 3ème dimension. Je dirais même qu'elle ne trouve sa réalité qu'en s'affirmant sur ce plan qui alors est intégré et peut réunifier les autres plans.

C'est cela qu'il faut comprendre: il ne s'agit pas de transiter vers un autre plan, une autre dimension... il faut toutes progressivement les fusionner avec ce plan de 3ème dimension.

Il faut devenir une torche vivante du Seigneur, brûlant éternellement sans se consumer, fermement plantée au coeur du monde pour le soutenir, pour l'aider à se guérir, pour attendre l'éveil des autres, et leur servir de phare dans l'obscurité et le brouillard.

Il faut faire le sacrifice absolu de tous les désirs, il faut même sacrifier le désir de voir le monde s'harmoniser, pour libérer la certitude qu'il s'harmonisera!

Il faut être de ceux qui tiendront fermement la corde qui tient l'Humanité liée à son centre christique. Etre de ceux qui on fait voeu d'attendre les autres aussi longtemps qu'il le faudra, de les Aimer encore et encore, sans lassitude, en relevant le défi d'un futur libéré des illusions prophétiques, et qui paradoxalement devient alors une certitude ouverte sur la Beauté: si un seul est capable de tenir bon et d'attendre les autres aussi longtemps qu'il le faudra, alors inexorablement, cela se produira.

Par le don de Soi, on offre au monde plus que l'espoir d'un renouveau, d'une libération, on lui offre la certitude de son futur harmonieux.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 20:50

23. La Naissance.


La discrimination est la lumière d'un état sans confusions.


Mais la confusion est inévitable à l'évolution humaine. Non pas nécessaire, mais inévitable.

Par exemple, si on veut, sur une feuille de papier, séparer deux cercles superposés (qui n'en font donc qu'un seul au regard), et bien, ils seront inévitablement mélangés avant que d'être complètement séparés.

Or, on voit bien dans ce cas que le fait d'être mélangés n'est pas nécessaire à la séparation, mais que c'est simplement inévitable.

Donc, le chaos du monde est simplement une confusion inévitable. Mais alors pourquoi, me demanderez-vous, cela ne va-t'il pas plus vite? En fait, cela ne pourrait-il pas être instantané?


Il est vrai que dans un exemple très théorique tel que celui des deux cercles, il n'y aurait pas de problème à les séparer très vite...

Mais si on imagine un accouchement...

... oui, techniquement peut-être y aurait-il moyen de provoquer l'expulsion du nouveau-né en une fraction de seconde?


Mais est-ce souhaitable? Le traumatisme encourru par l'enfant et la mère est-il acceptable?

La vérité est que l'évolution des êtres humains, êtres de vérité à l'image de leurs Créateurs, ne peut pas être forcée, ou alors il y aurait un traumatisme irréparable!

L'être humain ne peut se réaliser que par auto-détermination, conscientisation spontanée et individuelle.

Pour lui, la confusion n'est pas un état qui l'aide à évoluer, ni un état qui l'aide à conscientiser... la confusion n'est que l'aspect inévitable de sa condition d'être naissant. La confusion est l'état qui prend la place de la séparation tant qu'elle n'est pas réalisée.

Ce qui le fait naître, c'est sa nature d'être, car naturellement l'être veut vivre. C'est aussi les poussées de la mère, qui l'aide à naître. Mais en aucun cas la confusion ne peut l'aider. C'est un effet secondaire inévitable.

En fonction de ce qu'un être humain démontre comme capacité intrinsèque d'évolution, il trouvera de l'aide spirituellement parlant (poussées de la mère en réponse aux stimulations de l'enfant).

Ce n'est pas une aide qui est accordée comme un récompense à quelqu'un qui fait bien, mais une aide accordée à quelqu'un qui a donné une indication qu'il était apte à la recevoir sans risque de traumatisme pour lui-même.

Ce n'est pas une aide qui est refusée comme punition à ceux qui ne démontrent pas leur capacité à avancer, mais qui leur est refusée pour les protéger de tout risque d'accélération trop rapide qui leur serait préjudiciable.

Il n'y a pas de meilleurs et de moins bons. Il n'y a aucun jugement en vérité. Il y a une confusion inévitable et une attention portée à tous les enfants de Dieu, selon leur situations respectives.

Certes la souffrance existe inévitablement... mais que serait-elle si les choses étaient forcées, accélérées à outrance???


La dialectique est un support mental qui permet d'améliorer la discrimination. S'initier à la dialectique est donc un moyen parmi d'autres pour indiquer qu'on est prêt à recevoir une poussée vers l'avant.


Le chaos du monde n'est que le spectacle d'un accouchement. Le mal, la souffrance, ne viennent que de la confusion inévitable qui se produit lors de toute séparation, de toute naissance.


La naissance est l'événement le plus important d'un être. Elle est le passage d'un état lié à un état séparé.

En fait, dans tout le processus de reproduction, la séparation intervient régulièrement : séparation des brins d'ADN pour former les cellules reproductrices, séparation des ovules et des spermatozoïdes hors des glandes génitales, séparation de l'enfant et de sa mère.

Le problème qui se pose est que le passage d'un état naturellement lié à un état séparé ne peut pas être pris en charge par l'être naissant, car ses facultés de maîtrise mentale sont embryonnaires: il ne possède pas la capacité de donner un sens cohérent à ce qui lui arrive.

De ce fait, il va abdiquer la prise en charge consciente de l'événement et en refouler la perception. L'événement est perçu comme un traumatisme auquel est lié un sentiment indifférencié d'angoisse.

Parce qu'il n'y a pas eu prise en charge cohérente par la conscience, un sens abérant et probablement négatif va être donné à la séparation de naissance, alors qu'en fait son sens est très positif.

Mais ne connaîssant que l'état lié et indifférencié, l'être naissant n'est pas prêt à être confronté à un état séparé et différencié, et perçoit dès lors la séparation de façon traumatisante: c'est simplement inévitable.

La naissance peut alors revêtir pour lui le sens d'un rejet, ce qui implique une raison à ce rejet, raison qui peut être traduite en faute, donc en culpabilité, donc en jugement de soi.

Le refoulement, par incompréhension, de la séparation de naissance induit donc la perception dualiste "bien" et "mal".

Tant que l'être n'aura pas soigné et réintégré le refoulement de sa naissance, il n'acceptera pas en totalité sa présence au monde, donc il refusera de s'incarner vraiment par auto-jugement.

Ce refoulement initial est ce qui va produire tous les comportements abérants de l'être par rapport à lui-même et par rapport aux autres. Car puisqu'il ne s'accepte pas lui-même dans sa présence au monde, il ne peut accepter celle des autres non plus.

Tout refoulement du passé est un acte inachevé qui réclame inlassablement son achèvement. De ce fait, le présent est inconsciemment piloté par l'écho persistant d'une erreur passée: il y a mélange du passé avec le présent, donc assujetissement du présent au passé, et prédétermination négative du futur.

En somme, le mythe de l'ange déchu n'est que cela: le travestissement en rejet de la naissance cosmique de l'être humain, avec en prime, une projection de la faute sur un "ennemi" extérieur.

Ensuite, l'expulsion du jardin à l'Est d'Eden est le mythe qui représente la naissance psychologique de l'Humanité, avec encore une fois, jugement dualiste, rejet, et projection de la faute sur un "ennemi" extérieur.

Les mythes de la genèse du monde nous présentent donc une série de traumatismes issus de séparations en cascade, comme pour tout processus de reproduction, tout simplement. Ces mythes, de plus, incluent l'aspect refoulement des ces traumatismes, conduisant à des jugements dualistes sur base d'une faute imaginaire qui est rapidement collée à un "ennemi" extérieur.


Tentons de percevoir quel est cet ennemi:

Il s'agit, dans l'idée du traumatisé, de celui qui a fauté, de celui qui est responsable du rejet de la séparation. Donc, cet ennemi est celui qui détient le refoulement de la conscience de ce qui s'est passé, de la conscience de la naissance.

En somme, c'est une partie du vécu de l'être que celui-ci a rejeté. Donc c'est une partie de lui-même qu'il a refoulée. Ce partie de lui-même, parce que refoulée, non intégrée, va commencer à agir de façon autonome, mais surtout abérante, car elle porte une signification de faute et de rejet. Dès lors, la nature d'un refoulement est de se protéger, de s'écarter, de rejeter, de cliver. Un refoulement n'acceptera pas simplement de se réintégrer spontanément... il va provoquer des angoisses si on le cherche de trop près... il va resservir l'écho de la peur et de la faute originelle à la moindre tentative d'approche. Il est comme le magicien d'Oz: un être craintif et qui se défendra par tous les moyens possibles.

C'est en somme le souvenir de l'enfant traumatisé qui n'a pas été intégré positivement.

Paradoxalement, le refoulement a besoin d'un être pour exister, mais il ne peut pas se risquer à se lier ouvertement, consciemment, en raison de sa nature refoulée. Donc, il vit selon un système de parasitage de l'énergie de l'être dont il est issu.

L'"ennemi" est donc cela: un vilain petit canard qui croit en la nature négative qu'on lui a attribuée par erreur, par refoulement, par incompréhension.

La seule façon de réintégrer cette partie refoulée de soi est d'abord d'arrêter de projeter la faute sur un ennemi extérieur, afin de se réapproprier notre puissance et ôter celle du refoulement. Ensuite, on pourra fermement l'approcher et résister aux angoisses par lesquelles il se protège. Enfin, en comprenant sa nature profonde, qui est de souffrance, de rejet, d'incompréhension, on pourra accueillir son poids et réintégrer cette partie de soi.

L'être qui, en somme, n'a pas encore pu réintégrer positivement, en conscience, le poids de sa naissance, n'est pas encore né complètement.

Et un être qui n'est pas né complètement, parce que son passé détermine un futur funeste, devra mourir, pour pouvoir recommencer sa tentative d'intégration de sa naissance.


La naissance est naturellement un événement absolument positif, merveilleux, heureux. Cependant, pour comprendre la différence qui existe entre la négativité de l'être humain face à sa condition et la Joie des Créateurs devant l'Humanité, il suffit de penser à la différence d'état d'esprit qu'il eput y avoir entre la Joie éprouvée par les parents d'une part, et le traumatisme de passage éprouvé par le bébé d'autre part, au moment de sa naissance...

Il n'y a pas eu le moindre rejet, ni la moindre faute, il n'y a pas d'ennemi. La dualité n'est que le produit inévitable d'une naissance cosmique.

Il n'y a que l'Amour des Créateurs et la confusion mentale des enfants que nous sommes face à un événement que nous n'avons pas encore été capable d'assimiler totalement: notre naissance au monde, aux autres, et à nous-mêmes.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 20:52

24. Le Mental.


Le mental peut être compris comme une interface, ou, pour parler plus simplement, une surface de contact.

Le mental est un peu comme un dioptre en optique, une membrane de transit entre deux milieux différents.

C'est la surface entre le monde sensoriel intérieur et le monde sensoriel extérieur.

C'est comme la surface d'un plan d'eau. En "dessous" se trouve le milieu liquide intérieur, et au "dessus" se trouve le milieu aérien extérieur.

Comme toute interface, le mental est à la fois un lien et une séparation: c'est ce qui à la fois unit et sépare deux zones différentes.

Puisque le mental est à la fois un lien et une séparation, c'est aussi un organe perceptif.

Par exemple, la surface de l'eau rend compte des perturbations intérieures et extérieures: tout autant les perturbations d'un poissons sous la surface que d'un simple insecte se posant sur la surface va être répercutée sous forme d'ondes.

Le mental est le produit de l'union de l'Esprit et de l'Ame. C'est l'interface entre les deux principes formateurs.

Le problème qui se pose est qu'au départ, l'Esprit et l'Ame ne parviennent pas à s'unir harmonieusement: il subsiste de la confusion entre eux.

C'est une confusion inévitable dans tout processus de procréation et d'enfantement.

Parce qu'il y a une confusion entre l'Esprit et l'Ame, le corpuscule et l'onde en somme pour prendre un exemple de la physique quantique, le mental qui est le résultat de leur union va être mal défini.

Au lieu d'être une interface précise, une limite fine et bien réactive aux stimuli intérieurs et extérieurs, le mental aura une réactivité limitée, une "vision" peu précise, brouillée, et en somme sera une interface agitée par des perturbations internes.

Simplement parce que son manque de réactivité par rapport aux stimuli implique que le mental va être pénétré par une partie de l'énergie des stimuli.

En effet, parce que le mental n'est pas la fine interface qu'il est supposé devenir, il va y avoir un espace entre le lien et la séparation qui le constituent, le lien étant apporté par l'Ame et la séparation par l'Esprit.

Dans cet espace mental va s'introduire une partie de l'énergie des stimuli intérieurs et extérieurs qui vont l'agiter intrinsèquement. Puisqu'une partie de l'énergie des stimuli n'est pas captée, mais subie comme agitation à l'intérieur même de l'espace mental, la réactivité de l'interface perd naturellement en précision.

Le symptôme de l'agitation interne provoquée par les stimuli mal perçus est la pensée, le mental spéculatif.

La pensée est l'agitation interne de l'espace mental, espace qui tire son existence de la confusion entre l'Esprit et l'Ame, de la confusion entre les zones sensorielles internes et externes. Cette agitation interne qu'est la pensée est une réverbération qui va et vient entre les deux limites mentales que sont le lien et la séparation.

C'est un peu comme si, parce que l'interface mentale n'est pas réduite à une simple ligne de démarcation absolument fine et totalement imperméable, réactive, mais est plutôt une zone plus diffuse et moins réactive, elle constituait alors comme un prisme déformant, un double dioptre au sein duquel un partie des stimuli mal discriminés entre et y sont emprisonnés pour un temps, tout comme un rayon lumineux peut se retrouver piégé dans un cristal ou une fibre de verre.

Le mental est le Soi lui-même, mais qui n'est pas encore réalisé dans la perfection de ses facultés perceptives.


Parce que le mental n'a pas d'assez bonnes capacités perceptives, pas assez de réactivité, qu'il est en partie perméable et se fait agiter à partir de l'intérieur de l'espace de sa confusion par des stimuli qu'il y laisse pénétrer, et que cette confusion mélange les perceptions sensorielles internes et externes, la réalité n'est pas correctement perçue.

Elle devient donc partiellement mentalisée, ce qui compromet la spontanéité, entre autres choses.

L'absence d'union parfaite entre l'Esprit et l'Ame, de par une confusion partielle entre eux, et qui aboutit à la présence d'un espace intrapsychique qui déforce le mental en y invitant la pensée spéculative, trouve un corrolaire immédiat dans la présence d'un corps physique dense.

Le corps physique dense est un symptôme, lui aussi, de la confusion entre les perceptions sensorielles internes et externes, du manque d'unification de l'Esprit et de l'Ame.

Le corps physique dense est le contrepoids naturel de l'espace intrapsychique confus. La présence de l'organe cérébral, support de la pensée spéculative, est la réponse naturelle à ce besoin issus de la confusion.

Le corps physique dense est donc une cristallisation des perceptions sensorielles en réponse naturelle d'un manque de réactivité mentale intrinsèque aux stimuli sensoriels.

L'idée est qu'en raison de la confusion résiduelle chez l'être humain entre l'Esprit et l'Ame, l'Esprit n'est pas totalement uni à celle-ci, et donc n'est pas totalement incarné. Le corps physique dense est donc aussi le symptôme d'une incarnation partielle.

A mesure que l'Esprit s'incarne d'avantage, le réponse de l'Ame ve devenir meilleure, et le corps va commencer à se décristalliser.

Le corps énergétique se développe alors à mesure que l'interface mentale se précise au fur et à mesure que l'Esprit s'incarne d'avantage dans le monde.

Lorsque l'union sacrée de l'Esprit et de l'Ame est réalisée, le mental est devenu la parfaite interface sensorielle qu'il est destiné à être: le Soi est réalisé.

Ce n'est qu'alors que par réactivité sensorielle parfaite, la réalité va pouvoir être vécue de façon totale et directe, sans pensée spéculative.

L'Ame apporte donc le lien (onde).

L'Esprit apporte la séparation (corspuscule).

Mais tant qu'il y a confusion partielle entre les deux, un symtpôme de cette confusion va apparaître de part et d'autre.

D'une part, la confusion de la limite de séparation va déforcer la perception interne, donc déforcer la cohérence du mental, en y faisant apparaître de la pensée spéculative. Les sens internes sont faussés car affaiblis.

D'autre part, la confusion de la limite de lien va renforcer, cristalliser la perception externe, donc renforcer la pression physique, en y faisant apparaître la densité. Les sens externes sont faussés car amplifiés.

La confusion entre l'Ame et l'Esprit, qui est aussi une confusion entre l'espace et le temps, aboutit donc à la servitude de l'être humain au sein d'un paradoxe spatio-temporel.

Réaliser la discrimination de l'Ame et de l'Esprit afin de permettre leur union parfaite, c'est donc aussi discriminer l'Espace et le Temps, afin de les unir harmonieusement.

L'Ame est ce qui apporte la perception de l'espace. L'Esprit est ce qui apporte la perception du temps.

Inévitablement, l'être confus est soumis à un joug oppressif dans la sphère extérieure de l'espace tant qu'il n'est pas parfaitement en cohérence avec la référence temporelle intérieure.

Un empiètement partiel du temps dans l'espace extérieur est ce qui crée le joug oppressif spatio-temporel. Mais plus qu'un joug, c'est une protection.
Cet empiètement partiel du temps dans le domaine extérieur de l'espace est ce qui contrebalance l'empiètement partiel de l'espace au sein du domaine intérieur du temps où il y crée l'espace de la pensée.

Pour se libérer du joug extérieur, il faut se reconnecter à la Source à l'intérieur. Il faut réduire l'espace de la pensée à l'"épaisseur d'un point".

Un être qui serait extérieurement libéré sans avoir complètement adhéré à la référence interne, se perdrait définitivement. L'émancipation individuelle extérieure ne peut être obtenue sans avoir d'abord acquis la protection de l'adhésion à la référence interne.

L'évolution spirituelle se fait donc toujours positivement, en travaillant intérieurement à augmenter le contact avec la Source. A partir de là, l'extérieur suivra naturellement le mouvement et s'harmonisera spontanément.

L'erreur que font beaucoup de personnes est d'utiliser la volonté de puissance pour essayer d'avancer, par exemple en essayant de se changer eux-mêmes par volonté de puissance.

Ce n'est pas comme cela que cela marche. L'ascèse, les restrictions, l'abstinence volontarisée ne conduisent qu'à intensifier le conflit avec soi.

La seule façon d'obtenir des avancées réelles est de chercher l'Emotion de la Source, d'amplifier le contact et de remettre simplement nos imperfections de plus en plus entre les mains et les Coeurs de la collectivité.

L'Autre, les autres, est ce qui sauve, et pour permettre que cela se fasse, il faut reconnaître notre faiblesse individuelle, l'accepter sans la juger, et par lâcher-prise intérieur, l'offrir à l'inépuisable force collective de la Source.

On peut naturellement pour les problèmes les plus graves et urgents utiliser encore une certaine dose de volonté de puissance pour parer au plus pressé, mais il faut garder conscience que ce n'est qu'une solution de fortune n'offrant aucun véritable acquis. La seule vraie solution, la seule vraie médecine est l'adhésion intérieure.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 21:02

25.  L'Esprit et l'Ame.


Regardons le Tao:


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Il y a deux corpuscules entourés chacun d'une onde.

Et oui, le Tao faisait déjà de la physique quantique il y a des millénaires!

Un corpuscule est supposé rigide, ferme, dur, réactif. C'est sa nature.

Une onde est supposée souple, mutable, interférante. C'est sa nature.


Ces quelques propriétés nous indiquent donc simplement à quel pôle de la personne chaque aspect est associé:

- le corpuscule rigide et réactif est l'individu, l'être en lui-même, le pôle individuel.

- l'onde souple et interférante est le potentiel de l'être, le pôle collectif.


On peut simplement associer ces deux aspects de la personne aux deux principes constituants que sont l'Esprit et l'Ame: l'Esprit est le corpuscule, et l'Ame est l'onde.


En tant que principe interne, individuel, le corpuscule de l'Esprit est aussi le mental.

En tant que principe externe, collectif, l'onde de l'Ame est aussi le corps.


Si le corpuscule est bien rigide et réactif, alors le mental est simple, direct, solide, cohérent, spontané.

Si l'onde est bien souple, mutable, interférante, alors le corps est fluide, énergétique, en osmose naturelle avec le mileu extérieur, avec tous les corps.


Mais si il y a confusion entre les deux principes structurels de la personne, que se passe-t'il?

Le corpuscule de l'Esprit va se mélanger en partie avec l'onde de l'Ame, ce qui implique les conséquences suivantes respectivement pour les deux principes:

- Le corpuscule va voir sa rigidité déforcée par une partie de la souplesse de l'onde: cela engendre la pensée spéculative, fluctuante, au sein du mental. Cette pensée étant une conséquence d'un mixage avec l'onde, qui est de nature collective, cette pensée sera donc uniformisante.

- L'onde va voir sa souplesse opprimée par une partie de la rigidité du corpuscule: cela engendre le corps physique dense. Ce corps dense étant la conséquence d'un mixage avec la rigidité du corpuscule, dont la nature est individuelle, ce corps sera donc individualisant.


C'est aussi simple que cela!


L'Ascension ne consiste en rien d'autre que de séparer l'Esprit et l'Ame, préciser sans cesse plus finement leurs limites et qualités respectives, afin qu'il puissent travailler harmonieusement.

L'Ascension est un chemin vers la définition des limites inter - personnelles. Car plus la limite entre l'Esprit et l'Ame est claire au niveau personnel, plus la Personne devient cohérente, et plus la limite avec les autres personnes se précise.

Il faut rendre à la collectivité ce qui appartient à la collectivité et à l'individu ce qui lui appartient. L'Esprit, le corpuscule, l'inertie de la cause en soi, appartient à l'individu. Et l'Ame, le potentiel ondulatoire, la souplesse de la finalité, des buts, appartient à la collectivité.

Christ représente simplement ce potentiel collectif restitué à lui-même.

Donc, c'est à travers le Respect des Personnes, de Soi et d'Autrui, qu'on favorise l'Ascension.

Ce qui se passe concrètement alors, à mesure que les pôles sont discriminés, est que d'une part l'impact de la pensée sur le mental se réduit, augmentant la réactivité de la cause individuelle, sa clarté de perception de la réalité, et que d'autre part le corps se dédensifie sous forme d'un corps énergétique à composante collective: le Corps du Christ.

Alors, l'identité de l'Esprit s'authentifie, libère sa cause, et la fonction collective libère son harmonisation naturelle.


Bon, d'une part l'Ame est un potentiel de Vie, comme une matrice en quelque sorte: c'est la part "féminine" de l'être (mais attention, nous ne parlons pas ici de la polarité sexuelle, nous parlons de la polarité conceptuelle, celle qui préside à la création de nouveaux êtres, et qui est en quelque sorte, un écho, un effet dépendant directement des polarités sexuelles du couple Créateur, et donc pas liées aux polarités sexuelles des êtres créés! ).

L'Esprit est l'étincelle masculine qui féconde le potentiel d'Ame. Ensemble, ils doivent aboutir à la réalisation d'un être nouveau, qui sera lui sexué selon sa propre polarité.

Selon un point de vue organisationnel, l'Ame est donc "féminine", et l'Esprit "masculin", mais il s'agit là d'une polarité constituante du processus de Création. A côté de cela, autant l'Ame que l'Esprit ont leurs polarités complémentaires sexuelles, et celle de l'Esprit détermine la polarité sexuelle de l'être qui doit être créé (tout comme c'est le spermatozoïde qui détermine le sexe de l'enfant à venir).

Le Saint-Esprit, the Holy Ghost en anglais, est ce qui dans la Trinité représente la divinité féminine, et a été pudiquement cachée sous ce vocable neutre par une société à tendance phallocratique.

Le Saint-Esprit correspond à la Kundalini Shakti dans les traditions orientales. Elle représente en réalité l'énergie de l'Ame lorsqu'elle peut pénétrer dans l'être incarné, et se réfère donc bien à la polarité féminine Créatrice, non pas à la polarité sexuelle de l'être incarné.

En somme, si on devait prendre une référence de la physique quantique, l'Esprit est la particule, et l'Ame est l'onde. Ensemble ils forment une réalité d'être, mais tant qu'ils ne se sont pas totalement épousés, cette réalité reste en partie potentielle.

Prenons un exemple:

Une femme incarnée et qui est une vraie femme (dont le Soi est polarisé fémininement) est dans son mental en fait un Esprit dont la polarité sexuelle est féminine, et qui est associé à un potentiel d'Ame masculin.

Cependant, STRUCTURELLEMENT parlant, dans le processus de Création, l'Esprit représente la part masculine de l'être, et l'Ame la part féminine.


Pour permettre une différence claire entre polarité structurelle et polarité sexuelle:

l'ovule est la polarité féminine structurelle procréatrice, elle correspond à l'Ame

le spermatozoïde est la polarité masculine structurelle procréatrice, il correspond à l'Esprit


Mais ces polarités n'ont rien a voir avec la polarité sexuelle de l'être procréé.

Car le spermatozoïde peut véhiculer des gênes sexuels aussi bien masculin que féminin. Et l'ovule se polarisera naturellement en fonction de ce que porte le spermatozoïde.


En prenant cet exemple physiologique, on peut bien faire la différence.


En résumé, le Tao est un Soi, parfait dans son cercle, dynamique dans sa polarité.

Chaque polarité possède elle-même deux aspects polarisés:

- une polarité structurelle qui consiste en:

- un petit cercle central (Esprit)
- une onde périphérique (Ame)

- une polarité sexuelle qui consiste en une inversion des tonalités respectives:

- un petit rond blanc entouré d'une onde noire par exemple pour le masculin
- un petit rond noir entouré d'une onde blanche par exemple pour le féminin


Cette double polarité est l'essence de tout être. Elle signale que l'homme et la femme sont égaux dans leur structure, dans leur polarité primaire, qu'ils sont équivalents dans la valeur de leur identité, que leur réalité d'être est strictement la même, que la femme aussi bien que l'homme possède et l'Esprit et l'Ame. Tout ce qui est différent entre eux est une polarité secondaire, la polarité sexuelle.


Dernière édition par Sphinx le Mar 02 Déc 2014, 12:40, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 21:05

26. La Pierre Philosophale.


La clé de l'incarnation est l'acceptation de soi.

Mais qu'est-ce que soi?

C'est notre mental, avec toutes ses imperfections, ses erreurs, ses vices...

Alors, faut-il accepter tout cela? Oui, et non...

Il faut comprendre tout d'abord que s'opposer de front aux imperfections, aux vices, aux erreurs, ne mène à rien!

Car s'opposer mentalement à tout cela est un contrôle sur soi. Or, on ne peut s'accepter à travers le contrôle, mais bien à travers le lâcher-prise du contrôle.

En d'autre termes, tant qu'on s'oppose à un aspect de soi, on reste prisonnier de cet aspect qui nous tient dans la dualité, le conflit par rapport à soi-même!

Alors, quelle solution?

Promouvoir la vérité, promouvoir l'émotion, promouvoir le respect de la Personne, de la nôtre, et de celle des autres.

Combattre quelque chose consiste inévitablement en lui donner du poids illégitime. Il ne faut pas combattre l'erreur, il faut promouvoir la vérité, qui en s'amplifiant en soi, comme un arbre magnifique poussant avec force au milieu du jardin en friche, va progressivement diluer l'erreur, la réintégrer dans la vérité.

Mais qu'est-ce que la vérité de soi?

C'est l'Emotion. Et attention, je ne parle pas des sentiments humains basiques que sont la joie, la tristesse, la peur, la colère, etc.

Non, je parle de l'Emotion... celle qui nous vient parfois, à la rencontre d'une autre Personne, à la vue de la nature, d'un paysage, d'un symbole, d'un film, d'une oeuvre d'Art en géneral, ou même d'un sac en plastique agité par le vent, comme dans le film American Beauty.

Cette Emotion qui inexpicablement nous fait frissonner de beauté, nous arrache des larmes sans tristesse, tout en nous mettant le Coeur en effervescence, cela est la vérité. Cela est ce qu'il faut promouvoir, cela est ce à quoi nous devons rendre nos armes en lâchant prise de notre contrôle mental.

Cette Emotion, même fugace, représente déjà, de façon réelle, les premiers stade de l'extase contemplative, c'est-à-dire les prémisses de la méditation profonde.

Mais attention, la méditation profonde ne doit pas déconnecter du réel. Un entraînement progressif à des extases de plus en plus intenses mène non pas seulement à un état modifié de conscience vécu comme une fuite du monde, mais à un SUPERPOSITION des états conscience.

Un véritable méditant extatique vit des états profonds TOUT EN RESTANT AUSSI DANS SA CONSCIENCE DE BASE: il superpose les états, il ne s'évade pas dans un état.

Donc l'Emotion est le fil d'Ariane, de l'Amour inconditionnel de Soi, la note, la vibration qui nous lie à notre centre, à la Pierre cachée au centre du labyrinthe psychologique.

Car il faut comprendre que lorqu'on ressent cette Emotion, c'est que notre Beauté intérieure résonne avec la Beauté extérieure. C'est ce dialogue que le mental perçoit, et qui accapare soudain son attention en le plongeant en extase. L'Emotion nous signale donc que la Beauté perçue est en nous, que nous sommes cette Beauté, et qu'il nous appartient de la libérer complètement si nous le voulons.

Pour réaliser cette Beauté, la libérer dans le monde, il faut l'incarner ici et maintenant.

Il faut donc la rechercher, la promouvoir, provoquer le plus d'occasion possible de vibrer, de libérer l'Emotion.

D'une part en essayant résolument de respecter le plus souvent possible la Personne des autres, mais ne pas tomber dans la culpabilisation si parfois on échoue: car la culpabilisation est un manque de respect à l'égard de notre Personne. On ne peut s'accepter dans l'illusion qu'est la culpabilisation. De plus, elle mène souvent à cette autre illusion qui est le contrôle.

Par le respect des autres, qui consiste à projeter de moins en moins de désirs sur eux, par le respect de soi, qui consiste à laisser entrer de moins en moins d'introjections des autres en soi, par la recherche méditative pour promouvoir la libération de l'Emotion, l'énergie va augmenter dans le canal intérieur, comme la pression augmente dans une conduite d'eau.

La pression énergétique augmente, et elle va commencer à détacher et entraîner les refoulements psychologiques qui encombraient le canal.

L'individuation s'enclenche, et un processus cathartique commence: l'être se guérit, psychologiquement d'abord, physiologiquement ensuite. C'est pourquoi la Pierre est appelée Veram Medicinam: la vraie médecine.

Mais attention, car un phénomène d'auto-induction va se mettre en place, les processus va s'accélérer, comme lorsqu'on arrive près d'un siphon, ou d'un tourbillon...

Car plus le canal se dégage, plus l'énergie augmente, plus le canal se dégage. De gros blocs de refoulements psychologiques se détachent en série pour être réintégrés par la conscience: on avance si vite qu'on ne se reconnaît plus, qu'on ne se comprend parfois même plus! Il peut survenir des périodes de nature psychotisantes, il n'est pas inutile d'être parfois accompagné et soutenu.


La Pierre Philosophale est en relation avec VITRIOL. Ce nom est issu des initiales d'une phrase en latin:
Visita Interiora Terrae et Rectificando Inveniens Occultum Lapidem (Veram Mdicinam)

Sa traduction donne à peu près:

Après avoir visité l'intérieur des terres et, ayant rectifié, apparaîtra la Pierre Caché, la Vraie Médecine.

Le rapport avec la fécondation physiologique est évident:
le spermatozoïde, après avoir fouillé l'intérieur de la matrice, et avoir percé l'ovule, découvre dans le noyau de celle-ci, son vrai complémentaire de structuration génétique, biologique.

Rapporté à la synthèse sur l'Esprit et l'Ame, cela donne ceci:
L'Ame est le miroir collectif de l'Esprit individuel, car la collectivité est le miroir de l'individu, et inversément.

Mais tant que l'Esprit est mélangé à l'Ame, il ne peut pas se voir dans le miroir collectif, et il reste individualiste, fouillant encore et encore à l'intérieur de la Personne.

Et puis, lorsqu'il remarque l'Ame, lorsqu'il prend conscience de la distinction entre elle et lui, alors il peut commencer à rectifier la confusion, et à pénétrer l'Ame, à surfer sur l'onde.

Et lorsque la confusion sera complètement éliminée, alors il verra parfaitement le Soi dans le miroir. Le Soi, c'est lui même, l'Esprit, le corpuscule, se voyant clairement dans le miroir de l'Ame, l'ayant intégré à lui, ne surfant même plus sur l'onde, mais épousant l'onde de façon parfaite.

La Pierre Philosophale, c'est simplement cela: Soi, l'Esprit se reconnaissant enfin dans le miroir de conscience, l'individu révélé par le miroir collectif. La Pierre, c'est Soi qui, s'étant avancé vers un miroir, se voit enfin lui-même!

A partir de là, il devient naturellement un centre de force et de structuration universel, il devient une référence parmi les références. Son "nom" est clamé par toutes les voix de la Nature, de l'univers et au-delà! Un nouveau Soi est né à lui-même, aux autres et au monde!

Une vraie Personne dont la cause individuelle affirmée, est collectivement responsabilisée, en adhésion avec le finalisme du potentiel collectif, l'élan inextinguible de l'Amour inconditionnel.
Alors, rien ne peut plus l'atteindre, ni doute, ni malaise, ni peur, ni incertitude, ni maladie, ni mort.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 21:10

27. Le Son Intérieur.


Le but de la méditation est de résorber les instabilités mentales afin de préciser la perception des limites entre Soi et Autrui.

Tout dans l'univers et au-delà fonctionne par "convergence harmonique", à savoir que tous les êtres réalisés sur des plans supérieurs forment ensemble un seul être collectif, dont l'Harmonie générale est respectée par tous les membres de la collectivité. Ils forment en quelque sorte un seul "corps" dans lequel chacun occupe une "fonction" libérée et unique.

Concrètement, cela signifie que la méditation a pour but fondamental de développer le corps énergétique, qui est la libération de la fonction personnelle, et de le synchroniser avec l'Harmonie du corps christique universel pour qu'il s'y incorpore.

Le corps énergétique est formé de vortex d'énergie appelés chakras, et qui sont en fait des triple roues en rotations inversées, centrées sur un vortex lorsque le centre est dit "ouvert".

Puisque ces roues tournent, elles ont une certaine fréquence de rotation. Cette fréquence correspond à une note. Chaque chakra possède sa propre fréquence, ses propres harmoniques. Ces notes peuvent être entendues "intérieurement", en réverbération des sons de la vie. Un son qui par exemple constitue un très bon réverbérateur est celui de l'eau qui s'écoule. Mais un moteur de voiture pourrait aussi faire l'affaire!

Par l'audition "interne" de la note, on peut se connecter consciemment à l'Harmonie universelle, et engager alors spontanément un état méditatif extatique. En effet, le simple fait de conscientiser l'Harmonie entre ses propres chakras et ceux de l'univers va le plus souvent amplifier la synchronisation et ouvrir un canal d'énergie universelle.

Mais naturellement, pour entendre le son intérieur, il faut que certains chakras supérieurs soient ouverts, le coeur et idéalement aussi la gorge.

Dès lors, l'écoute consciente, mentalement silencieuse, du son intérieur permet de faciliter l'extase. Le Grand Silence des Sphères est perçu, plein de sa à la fois frénétique et majestueuse symphonie de Vie.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 21:11

28. L'imperfection.



L'imperfection est l'élément indispensable au dynamisme, à la richesse, et à la créativité, et surtout à la fécondité. Mais parce que l'être est au départ une pure perfection statique, il a besoin d'un temps pour maîtriser l'imperfection indispensable à sa vie.

Les problèmes du monde, de la condition humaine dans la densité matérielle, sont tous dûs à un rejet partiel de l'imperfection. Nos sociétés véhiculent toujours très fortement un message qui s'oppose à l'acceptation de l'imperfection. Alors, parce que l'imperfection n'est pas acceptée, elle se cristallise d'avantage.

Pourtant, dans leur Sagesse, les Créateurs nous ont conçu comme un tout cohérent: chaque imperfection individuelle n'est que le prétexte à de magnifiques échanges avec les autres!

On peut imaginer un moteur avec de multiples engrenages:

chaque roue dentée prise séparément pourrait faire sourire: par rapport à la pureté de la perfection d'un cercle, toutes ces dents paraîssent bien imparfaites. Et encore plus si, mises en contact avec une autre roue dentée désynchronisée, elles crissent et se cassent!

Pourtant, il suffirait que chaque roue dentée se synchronise avec les autres, et qu'on ajoute un peu d'huile, pour que tout baigne dans une harmonie dynamique.

Dans le cas des êtres humains, l'huile est l'Amour inconditionnel.

Certes, aller vers les autres juste par besoin est une erreur qui pervertit la rencontre, je l'ai déjà souvent dit... mais c'est là qu'une rectification est à faire...

Il faut comprendre que le besoin des autres créé par l'imperfection individuelle n'a pas pour but de simplement chercher sa résolution dans le contact avec les autres, mais à pour but de pouvoir produire ensemble un dynamisme créatif.

Dans l'exemple du moteur et des engrenages, les roues dentées ne se rencontrent pas juste pour combler respectivement leurs creux et leurs bosses! Elles se rencontrent pour participer au fonctionnement d'un moteur, d'un dynamisme collectif.

Le besoin rectifié passe donc au-delà de la perception du besoin pour se centrer sur l'exaltation collective. Le besoin n'est que l'expression momentanément inversée du dynamisme créatif collectif.

En somme, un être stabilisé au-delà de toute perception de manques, est en permanence prêt à agir, prêt à construire, à participer à des échanges constructifs, créatifs, avec les autres, mais n'éprouve aucun malaise si parfois il ne se passe rien, car sa position intérieure à rectifié le besoin en un dynamisme qui est sa propre justification et sa propre réponse. Je parle de cet état car il m'a déjà été permis de l'éprouver, sans toutefois pouvoir le stabiliser.

En résumé, pour rectifier le besoin, il faut le reconnaître et l'accepter en soi, puis sur cette base, le percevoir chez les autres. Ce déplacement du centrage sur le besoin en soi vers l'ouverture sur le besoin reconnu chez les autres est ce qui permet de dépasser la perception des manques qui fausse notre position consciente.

Mais il faut être prudent dans ce déplacement, car il peut subsister des illusions subtiles. Par exemple, vouloir à tout prix répondre aux besoins des autres peut le plus souvent ne pas être une véritable rectification, mais un système de valorisation personnelle erronée destinée à pallier à un manque d'estime de soi... c'est vouloir être parfait par une attitude de vie exemplaire qui nous cache l'imperfection que l'on n'a pas acceptée en soi ... c'est une illusion. Il faut d'abord accepter l'imperfection en soi pour pouvoir réellement se trourner vers les autres.

La véritable exaltation collective n'implique nullement qu'on se lance dans de grandes croisades humanitaires où l'on s'investit jusqu'à une overdose sédative d'un manque d'estime de soi... la vérité est à la fois plus simple, plus calme, et paradoxalement beaucoup plus exaltée.

Il faut simplement devenir vraiment présent là où on est, au moment où on y est, et participer avec le plus de conscience à ce qui se passe.

Si chacun occupait vraiment consciemmment sa place, on verrait de suite l'illusion des croisades humanitaires, dont je ne conteste pas l'utilité et la valeur relative au sein de l'illusion, mais dont je sais qu'elle n'est pas la véritable solution.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 21:13

29. L'effort.


l'effort fait partie de l'illusion. Là où il y a effort, il y a erreur.

L'effort n'est que le produit d'un combat contre soi-même, d'une volonté de puissance de modifier le cours naturel des choses.

L'effort est le résultat de la confusion entre l'identité et la fonction, entre le corpsucule et l'onde, entre l'Esprit et l'Ame, entre le temps et l'espace.

L'effort est un effet de la limitation des possibilités du corps physique par la densité (qui est appelée par la pensée spéculative). Tout ce qui est produit par effort au sein de la densité est illusoire, et l'on peut reprendre avec l'Ecclésiaste:

"Vanité des vanités, il n'y a rien de nouveau sous le soleil..."

L'effort, autant que la souffrance, ne sont que deux visages de l'inévitable confusion. Il n'y a pas la moindre vertu ni dans l'une, ni dans l'autre.

L'effort est la situation d'un être qui cherche à s'opposer au courant de la Vie, de l'Amour. La souffrance est la situation d'un être que le courant de la Vie commence à briser parce qu'il s'y oppose.

En vérité, la fonction, qui est la forme, doit être libre, mouvante, fluide, pour épouser naturellement le flux de l'instant présent. Lorsque la forme est cristallisée dans la densité, à cause de la confusion, elle devient un obstacle que les vagues prennent d'assaut inlassablement.

En vérité, l'identité, qui est la Force, doit être cohérente, réactive, dure, pour ne pas se laisser pénétrer par le courant de la Vie, et se laisser porter par lui.

Une identité solide détermine une fonction fluide. Il n'y a pas d'effort lorsque la fonction est libre.

La liberté de la fonction est la liberté de mouvement. Si cette liberté se réduit, parce que la forme se cristallise, alors elle se fixe et commence à s'opposer au courant.

De même, la cohérence de l'identité est celle la stabilité de la particule, de son inertie intrinsèque. Si cette cohérence se réduit, parce que la Force se désunit, alors au lieu de faire corps avec le courant, la particule va se faire pénétrer en partie par lui, se faire "éroder".

Fixation de la fonction et érosion de l'identité sont liées, puisque ce sont les deux aspects intrinsèquement liés de la confusion: densification du corps et décohérence du mental.

Lorsque la forme se libère, que le corps physique se décristallise en devenant une flamme de vortex énergétiques, une flamme qui brûle sans se consumer, alors cela veut dire que l'identité a affermi sa cohérence.

L'effort est le symptôme d'un feu qui consume, et qui donc s'étteindra inévitablement.


Envisageons la triade sentir - penser - agir

Elle détermine, en Analyse Transactionnelle, les trois conditions de l'autonomie:

- sentir : intimité
- penser: conscience claire
- agir: spontanéité

L'intimité est réalisée lorsque le ressentir se fait sans obstable, sans réticences, sans interférences.

La conscience claire est réalisée lorsque la pensée n'est parasitée par aucun aspect extérieur, aucune confusion, aucune "contamination".

La spontanéité est réalisée lorsque l'action n'est parasitée par aucune inhibition.

Il suffit d'imaginer ce petit jeu fait de sphères métalliques pendues au bout de ficelles et collées les unes aux autres. Lorsqu'on soulève une bille et qu'on la lache, elle vient taper contre la suivante qui, ne bougeant pas, transmet simplement l'énergie à celle qui suit, etc, jusqu'à ce que la dernière soit éjectée.

La parfaite réalisation de la triade sentir - penser - agir, c'est cela:

- parce que la bille est solide, rigide, sans faiblesses ni irrégularités ni lacunes dans sa surface, elle est parfaitement réactive: son "ressenti" est total.

Son "sentir", qui est ici sa réception de l'énergie, est donc parfaitement intime avec la bille qui vient la heurter: elle prend en charge de façon cohérente toute l'énergie transmise par la bille de contact: c'est l'intimité.

- ensuite, toujours par cette même cohérence réactive, elle fait transiter naturellement et de façon totale et immédiate l'énergie qui passe simplement à travers elle, sans en être affectée.

Son "penser" qui est ici la transmission interne de l'énergie, est donc direct, immédiat, non parasité: c'est la conscience claire.

- ensuite, toujours par cohérence, elle elle transmet totalement l'énergie à la bille suivante.

Son "agir", qui est ici la transmission externe de l'énergie, est donc également directe, non parasitée: c'est la spontanéité.



Mais un mental confus, infiltré par l'espace de la pensée spéculative, n'est pas cette parfaitement réactive bille d'acier. C'est plutôt une sorte de sphère de ressorts entremêlés qui vont:

1°) absorber en partie l'érengie transmise, réduisant ainsi l'intimité du "sentir".

2°) faire transiter maladroitement par oscillations incohérentes l'énergie à travers la sphère, réduisant ainsi la clarté de la conscience.

3°) transmettre une fraction résiduelle de l'énergie, réduisant ainsi la spontanéité de l'"agir".


Dans cet exemple, les oscillations incohérentes représentent la pensée spéculative, et ses efforts pour retrouver son équilibre, sa lutte contre elle-même.

Le corps physique est, pour l'être humain, le symptôme de son manque d'intimité et de spontanéité. Tous les efforts qu'il fait avec celui-ci sont vains, car dans le meilleur des cas, seule une fraction négligeable de l'énergie initiale pourra être utilisée.

On voit donc qu'en fait, l'effort est ce qui en soi déforce l'action: plus on fait d'efforts, moins on obtient de vrais résultats.

L'être humain est conçu pour être une unité énergétique intégrée, parfaitement perceptive, consciente, et réactive. Cet état est aussi dépourvu d'efforts internes et externes que l'est la réactivité d'une bille d'acier (et même encore plus, car dans le cas d'un être réalisé, on peut oublier tout aspect lié à la perfectibilité matérielle: la l'acier de la bille, lui, subi quand même un peu des tensions, l'être humain réalisé, lui, ne fait aucun effort dans son "travail").

L'être humain est donc conçu pour vivre la totale intimité-conscience-spontanéité de l'autonomie spirituelle.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 21:19

30. Espèce humaine et Humanité.


Les êtres pris dans le piège (inévitable) de la confusion sont, je le rappelle, nantis d'un corps physique dense et d'une pensée spéculative afin d'équilibrer le manque de discrimination entre l'Ame et l'Esprit.

L'authenticité de l'individu n'étant pas réalisée par complète discrimination entre l'Ame et l'Esprit, et puisque l'Ame représente le pôle collectif de l'être, et l'Esprit le pôle individuel de l'être, alors il est soumis à deux symptômes complémentaires:

- un symptôme individualiste qui est la pensée spéculative, excluante du collectif, comme un barrage par rapport à l'unité de l'Ame;

- un symptôme collectif qui est le corps physique dense, oppressif, forçant l'appartenance collective à l'espèce incarnée, comme un barrage par rapport à l'authenticité individuelle de l'Esprit;

Dialectiquement, la pensée spéculative, excluante du collectif, est paradoxalement d'essence collective: la pensée est un principe unique qui s'insinue chez tous les individus mal discriminés: il serait donc faux de croire que la pensée nous appartient en propre, ou qu'elle présente la moindre authenticité: la pensée spéculative est un principe banalisant, uniformisant, normalisant, appauvrissant.

Toujours dialectiquement, le corps physique dense, forçant l'appartenance collective à l'espèce incarnée, est paradoxalement d'essence individuelle: le corps physique dense est un principe multiple, dont la nature est de nous authentifier, pourvu que l'Esprit puisse s'y investir totalement.



La pensée est un espace qui s'est introduit dans le temps de l'Esprit, et qui y provoque une désynchronisation par rapport au collectif. Cette désynchronisation crée l'individualisme, mais paradoxalement, c'est une désynchronisation à composante collective, donc normalisante, puisque l'espace est collectif.

De la même façon, en retour, le corps physique dense est un temps qui s'est introduit dans l'espace de l'Ame, et y provoque une oppression synchrone, une densification. Cette densification crée l'assujettissement à l'espèce, mais paradoxalement, c'est une densification à composante individuelle car le temps est individuel.

Je sais que tout cela nécessite de jongler avec la dialectique, en utilisant plusieurs profondeurs de cheminement logique... ce n'est pas évident, même si le principe est simple.

En somme, ce qui nous maintient dans le conformisme et l'oppression de la collectivité incarnée, n'est pas le corps physique dense, quoiqu'on en pense, mais la pensée spéculative.

Il n'y a donc rien de particulier à opérer, pour se libérer, du côté du corps physique dense: tout est à opérer à partir du mental agissant sur la pensée spéculative dont il est investi, afin de la calmer, de la réduire, et de la supprimer.

Notre appartenance forcée à l'espèce implique les assuétudes que sont les nécessités de manger, boire, dormir, se reproduire, etc. Chacune de ces assuétudes naturelles possède donc deux pôles: le pôle corporel dense et le pôle mental spéculatif associé.

On a coûtume de voir les choses à l'envers: on pense souvent que c'est le pôle physique dense qui induit l'assuétude, et que le mental est alors obligé de la prendre en compte... et bien, ça fonctionne en réalité à l'envers: c'est une instabilité mentale émanant du principe unique de pensée spéculative qui appelle l'expression densifiée d'un besoin, créant alors l'assuétude.

Lorsque des instabilités mentales intrinsèques s'ajoutent à cela, apparaissent alors les adddictions, qui sont au-delà des assuétudes naturelles, et peuvent se rapporter autant aux matières des assuétudes (manger, boire, se reproduire,etc) qu'à d'autres matières très diverses.

Bien entendu, les assuétudes que nous qualifions de "naturelles" ne le sont que d'un point de vue humain incarné dans un corps physique dense, donc d'un point de vue confusionnel.

La suppression progressive de la pensée spéculative, conjointement à l'énergétisation du corps, conduit à un affranchissement des addictions et des assuétudes. Mais cela ne survient totalement qu'au terme de l'ascension.

Le but dès lors, pour l'aspirant à la Lumière qui avance, est d'abord de s'extraire du consensus commun de pensée spéculative: il doit s'extraire de toutes les contingences culturelles, sociales, intellectuelles, normatives. Il doit commencer à sortir du "troupeau" (non-péjoratif) que garde le mental spéculatif unique.

Plus l'aspirant s'extrait du conformisme mental, plus il s'authentifie, plus il s'incarne, plus il se remplit de Lumière. En somme, tant que la lumière inversée du mental spéculatif occupe une partie de la place, la vraie Lumière ne peut être présente en totalité.

Le mental spéculatif doit donc trouver le chemin de sa synthétisation, de sa simplification, dans le mental supérieur avec pour conséquence le développement du corps énergétique.

On pourrait se le représenter de la façon suivante: tant que la particule de l'Esprit reste sur une onde mentale perturbée par les incitations conformistes, uniformisantes, de la pensée spéculative, il ne peut pas exprimer son authenticité, et reste imparfaitement incarné, dans un corps dense.

Lorsque l'Esprit se libère des influences uniformisantes, alors il devient libre de manifester son authenticité à travers un corps énergétique auquel il est vraiment intégré, et non pas un corps dense comme simple support de la pensée commune.

Concrètement, cela signifie que lorsque le corpuscule de l'Esprit franchit une étape cruciale de libération (initiation ou expansion de conscience) ce qui se passe est qu'il y a "transfert" : le corspuscule d'Esprit ne va plus être limité à son orbite de pensée, mais va commencer à pouvoir investir l'onde de l'Ame. C'est alors que le corps énergétique se développe.

Ce qu'il faut comprendre dès lors est que ce qui crée toutes les lignes énergétiques du corps de Lumière, ce qui met en activation tous les chakras comme centre de force, est le corpuscule de l'Esprit lui-même surfant sur l'onde de l'Ame, et n'étant plus limité au mental spéculatif de la pensée.

L'Esprit investit vraiment le corps physique! C'est lui le corpuscule qui féconde l'onde de l'Ame et ensemble ils forment le corps énergétique: il y a donc alors fusion réelle du mental et du corps! Il n'y a plus de division entre eux.

Mais cela est progressif naturellement... on reste un temps avec un pied de chaque côté, passant d'un état vers un autre: on joue au "yo-yo". Certes la porte de l'Ame est ouverte, et on peut la prendre regulièrement, mais le transfert n'est cependant pas encore définitif.

Je pense toujours à tous ces mangas japonais (toujours très métaphysiques pour qui sait décrypter la symbolique). Il y est souvent question de robots pilotés par des humains, avec parfois un système de "transfert" (comme dans Goldorak par exemple).

Il s'agit simplement du transfert de l'Esprit qui se libère de sa trajectoire spéculative pour utiliser sa trajectoire holistique: il change de mode ondulatoire et passe du mode "pensée" au mode "Ame" pour flirter avec le mental supérieur (il passe du corps physique au corps de l'Ame). Tous ceux qui pratiquent l'extase vibratoire en méditation font cela à partir du moment où leur ascension a dépassé le chakra cardiaque .

(on peut aussi citer les mangas "Dragonball" dans lesquels les héros passent en mode "Supersaïen", leur chevelure devenant comme une flamme dorée... passage en mode vibratoire tout simplement... bref, les mangas japonais sont une mine d'or de symbolisme spirituel, et ils ont intégré avec beaucoup de brio et de pertinence les références symboliques européennes...).


Quelques commentaires sur ce qui précède:

Tout d'abord, espèce humaine et Humanité, ce n'est pas la même chose: l'espèce humaine est une partie de l'Humanité qui est en confusion. Et l'Humanité est donc plus vaste que l'espèce humaine incarnée sur Terre.
Les Créateurs font eux-mêmes partie de l'Humanité. Cependant, il existe une identité humaine attachée à l'Humanité terrestre (Christ terrestre) comme il existe aussi une identité humaine attachée à l'Humanité cosmique (Christ cosmique). Ce n'est pas la même, et l'identité terrestre est incluse dans l'identité cosmique (elle le sera du moins lorsque l'humain terrestre aura ascensionné).

Ensuite, lorsque je parle de suppression de la pensée spéculative, il faut bien comprendre ce que ça implique:

ce n'est pas une suppression pure et simple, définitive, c'est plutôt un dépassement de l'assujettissement à la pensée, une désidentification de la pensée. Tant que l'être s'identifie à ses pensées, il en est prisonnier.

Tant qu'il en est prisonnier, le corpuscule de l'Esprit se fait balloter sur l'onde de la pensée, qui est une onde "discontinue", présentant des inégalités récurrentes.

Mais lorsque l'Esprit s'affranchit de la pensée, sa trajectoire devient parfaite, "continue", et de ce fait, il peut exister sans pensée. Cependant, puisque ce qui peut le plus peut aussi le moins, l'être affranchi de la pensée spéculative peut toujours y avoir recours s'il le désire (comme une page blanche contient intrinsèquement toutes les formes possibles). Mais la pensée est alors un outil maîtrisé, et non plus subi comme facteur normalisant.

En somme, la pensée subie est ce qui se glisse entre l'action et la conscience de l'action. C'est un écart, un espace qui dilue la spontanéité consciente de l'action. Et logiquement, cette dilution déresponsabilise la conscience par rapport à l'action.


Cet espace de la pensée est l'espace de la division, de l'opposition, qu'il ne faut pas confondre avec la séparation nécessaire pour exister.

La division, l'opposition, vient d'une confusion, d'un manque de séparation justement.

Si on sépare deux cercles initiallement superposés sur une page blanche, ils vont s'entremêler avant d'être complètement séparés.

Cet entremêlement inévitable est la confusion des identités. Elle crée un espace d'intersection commune entre les cercles, et cet espace commun est celui de la pensée. On voit donc bien dans cet exemple que la pensée spéculative est un principe commun, réducteur, banalisant, uniformisant: c'est l'espace de la confusion, donc de la division.

C'est en somme notre seul "ennemi", celui qu'on appelle le diviseur. Il ne favorise nullement la séparation car il possède une sorte de latence, d'inertie intrinsèque qui fait qu'il s'oppose à la séparation complète: la confusion entretient naturellement la confusion, et ne favorise nullement la réalisation de la séparation. Cette inertie vient précisément de ce que nous investissons cet espace de confusion d'une puissance autonome, en le personnalisant sous l'appellation "ennemi". En somme, la confusion persiste tant que l'erreur qui fait considérer la séparation comme un rejet, un conflit, n'est pas rectifiée. Nous faisons nous-mêmes exister l'"ennemi" tant que nous y croyons.

C'est un état transitoire inévitable qui n'est pas obligé de durer, mais qui dure cependant plus ou moins longtemps.

En revenant à nos deux cercles entremêlés, si l'intersection commune représente la pensée spéculative, les deux zones distinctes et incomplètes des diamètres respectifs, de part et d'autre, représentent les corps physiques denses... denses car incomplets, puisqu'imparfaitement discriminés, séparés.

On voit bien, alors, que le corps physique dense, que la matière dense, n'est pas du tout un obstacle à la libération spirituelle: ils ne sont que les expressions partielles d'un devenir meilleur, des étapes d'une réalisation physique plus complète par intégration mentale. Ce qui constitue le seul obstacle est à l'intérieur, et c'est l'espace de la pensée spéculative à laquelle l'Esprit s'identifie érronément.


Le monde d'incarnation dense de 3ème dimension n'a donc rien de problématique en soi... c'est une étape vers la vraie Vie qui éclot lorsque l'Esprit y est totalement présent! C'est uniquement à l'intérieur que tout se joue.

Nous devons donc comprendre que le corps physique dense n'empêche en rien la spiritualité. Ce n'est pas le corps physique qui limite nos possibilités... ce sont les possibilités du corps physique qui sont limitées par notre mental assujetti à la pensée spéculative.

Pas plus que la matière dense n'est un problème... elle ne fait que prendre la densité à laquelle nous astreint la pensée spéculative!

L'ascension n'est pas à envisager comme un départ du plan de 3ème dimension vers un autre plan plus subtil... non, l'ascension est à envisager comme un achèvement du plan de 3ème dimension par l'intégration totale du mental en son sein, créant de ce fait un tout nouveau paradigme qui n'existait pas avant.

Encore quelques commentaires sur ce qui précède...


Premièrement, chaque chakra supérieur repésente une nette accélération vibratoire, de la fréquence de l'onde mentale, par rapport au précédent.

Dès lors, afin d'ouvrir un nouveau chakra, l'Esprit, le corpuscule qui surfe sur l'onde de l'Ame, doit maîtriser une une nouvelle fréquence orbitale. C'est ce qui rend les expansions de conscience parfois délicates à franchir.

Un temps d'adaptation est souvent nécessaire (on pourrait parler de paliers de décompression en comparant cela à de la plongée).

L'ouverture complète du chakra coronal implique la maîtrise d'une fréquence infinie. Lorsque cela se produit, l'Esprit a alors conquis tout le corps de l'Ame, et le Soi est réalisé.



Deuxièmement, l'astral est le témoin de la confusion. L'astral est nécessaire à notre équilibre au sein de la confusion. Dès lors, si la confusion n'est pas nécessaire, mais inévitable, l'astral est lui bel et bien nécessaire à notre équilibre tant que nous sommes dans l'inévitable confusion.

L'astral est donc un appui offert et gardé par les Créateurs pour nous protéger de l'inévitable confusion le temps qu'elle dure. C'est un peu comme une comptabilité karmique en partie double de toutes les confusions humaines.

Or, l'astral est la clé de notre "ennemi" illusoire: ce miroir offert par les Créateurs se comporte naturellement de la façon dont nous le qualifions... en tant qu'ennemi si nous le voyons comme tel, ou comme aide par rapport à notre confusion, si notre vision est plus claire...

Un être réalisé est complètement déconfusionné, et de ce fait n'a plus besoin du miroir astral qui ne fait dès lors plus partie de sa perception.



Enfin, j'ai écrit que l'ascension doit mener à la naissance d'un nouveau paradigme qui n'existait pas avant...

En fait, il y a déjà eu au sein même de cet univers, et dans d'autres univers, des paradigmes équivalents déjà réalisés par nos Frères et Soeurs "des étoiles". Mais naturellement selon leurs propres nuances identitaires.

Le paradigme humain sera donc inédit dans ses propres nuances identitaires, mais pas révolutionnaire en soi. La naissance d'un être humain est celle d'une identité unique, mais aussi simplement d'un être humain semblable et égal aux autres.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 21:21

31. L'Art.


l'être en confusion mélange son être et son action, son "faire".

Il assujettit l'un à l'autre. Il "dit":

"Je suis parce que je fais"

et

"Je fais parce que je suis"

Il ne s'autorise dès lors pas complètement ni à être, ni à faire. Son être est inhibé par son action et son action est inhibée par son être. C'est ce qui mène, entre autres, à la confusion intrinsèque de tout ce qui concerne le salarial, le commercial, et le financier.


Seules les phrases "Je suis qui je suis" et "Je fais parce que je fais" sont dialectiquement correctes et respectent les spécificités du Yin || et du Yang | en termes de buts et de causes:

L'être est une cause en soi : il est qui il est

L'action est un but en soi : on fait parce qu'on fait



L'action restituée à elle-même, c'est l'Art, tout "simplement". Néanmoins, il y a des expressions artistiques plus ou moins authentiques. Ce qui détermine l'authenticité d'une expression artistique est l'émotion véhiculée par l'oeuvre, par l'action.

Une oeuvre réalisée sans émotion n'est pas de l'Art, car même si en apparence elle est réalisée par pure action, ce n'est pas le cas. Moins il y a d'émotion, et plus il y a forcément de spéculation, car la spéculation s'engouffre inévitablement là où l'émotion est absente, comme l'ombre se glisse là ou la Lumière est absente.

C'est aussi pourquoi l'Art est un moyen cathartique si important (Art-Thérapie): elle véhicule l'émotion, et permet de dégager un passage vers l'authenticité de l'être.

Car bien entendu, l'authenticité du faire est liée à celle de l'être.


L'Art est toujours une rencontre, une relation à autrui, lorsqu'il est authentique. Quel que soit son mode d'expression, il est échange émotionnel, échange énergétique.

Tout autant que la rencontre, l'Art se justifie en lui-même: Art et Rencontre sont deux mots pour exprimer la même chose.


Mais les êtres humains confus, peu capables de vraies rencontres, ont oublié cet aspect en partie, et ont ainsi érronément limité l'Art à certains domaines d'expression privillégiés, afin de se protéger (illusoirement) d'une intimité trop forte dans les aspects courants de la vie, limitant la relation artitistique à un cadre précis et donc rassurant.

Mais tout peut être tranformé en Art, même le moindre geste, même l'aspect le plus banal, dérisoire en apparence, de la vie humaine.

Là est le secret du contact permanent avec le sacré: dans l'Art.

Si tout acte, même le plus insignifiant, est fait dans l'esprit de l'Art, alors cet acte sera investi naturellement du sacré. Il sera communion, même si, en apparence, il est exécuté dans la solitude (qui n'est qu'une illusion).

L'Art est la mise en action spontanée d'une cause individuelle authentique, et parce que cette mise en action est spontanée, elle adhère forcément à l'action collective dont elle est une partie intégrante.

L'Art est la mise en action directe du flux émotionnel du présent, qui ne fait alors plus obstruction à l'écoulement des flots de la vie, mais qui au contraire participe à leur mouvement dans la liberté et l'authenticité.

L'extase est toujours artistique, elle est l'expression d'un Art où l'oeuvre réalisée est soi-même, et à travers soi, toute la collectivité aussi. Car l'oeuvre est laissée absolument ouverte à l'intervention libre d'autrui: c'est ce qui permet la vraie rencontre.

L'Art, même dans ses modes d'expression différés, matériels, reste toujours une rencontre, une construction collective, car l'émotion véhiculée par l'auteur dépendra toujours au final de la sensibilité de celui qui la reçoit: celui qui achève l'oeuvre est celui qui la vit. Le seul critère d'authenticité est donc le degré d'ouverture, de possibilité d'accès à l'oeuvre par autrui. Une oeuvre fermée ne véhicule pas d'émotion. ce n'est pas de l'Art.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 21:23

32. La Prière, la Foi et les Miracles.


La Prière n'a pas besoin de mots, ni de pensées formulées.

La Prière est l'extase, et l'extase est la Prière.

La Prière est Rencontre avec le Soi collectif, source de tous les potentiels.

La Prière n'est pas une demande, ni même une certitude.

La Prière est la connaissance directe et immédiate du potentiel qui est effectivement appelé par le Soi collectif au "moment"-même où ce potentiel est appelé depuis l'instant présent.

La Prière est donc action, participation active à l'appel de ce potentiel, non comme une demande, mais comme l'ordre invocatoire clamé par la puissance du Soi collectif.

La Prière n'a pas besoin de savoir ni sous quelle forme, ni de quelle façon, le potentiel sera réalisé: la puissance invocatoire du Soi collectif mobilise intrinsèquement les ressources élémentaires nécessaires à la manifestation du potentiel.

La Prière n'a donc pas à s'occuper ni même à connaître du chemin causal qui sera utilisé pour la manifestation du potentiel ordonné.

Le potentiel émergera inévitablement selon la puissance mobilisée, c'est-à-dire le niveau d'intimité réalisée avec le Soi collectif.

La Prière appelle forcément un potentiel positif, tant pour la collectivité que pour l'individualité. C'est pourquoi il est essentiel de ne pas fixer à priori la forme et le chemin du potentiel: les élémentaux doivent tenir compte des pôles collectifs et individuels du Soi pour exercer leur travail.

On comprend alors que, par la cristallisation excessive sur les formes et les méthodes de réalisation des potentiels, l'être humain en confusion met aussi en confusion les élémentaux sensés le servir: ils ne savent plus où donner de la tête pour réaliser une mission d'emblée impossible! Ceci crée le chaos, le manque, et la souffrance.

Mais la vérité de l'univers et de la conscience collective est l'abondance, la félicité, la prodigalité. A partir du moment où tout potentiel est appelé en concertation collective au niveau du Soi, les élémentaux peuvent oeuvrer en harmonie et combler chacun et le collectif entier au-delà de toute imagination.

Dès lors, quiconque s'approche du Soi, vivant une intimité avec le collectif, se met en position de voir se réaliser des miracles, c'est-à-dire des réalisations ENFIN naturelles de la part des élémentaux.

Car c'est cela qu'il faut comprendre: le miracle est la méthode naturelle d'expression des potentiels. La façon causale engluée à laquelle est confronté l'être humain en confusion, n'est pas du tout naturelle! Les lois physiques dans leur expression pesante, telles que la science les étudie et les décrit, ne représentent pas un état naturel d'existence.


En s'approchant de l'intimité collective du Soi dans l'instant présent, l'être franchit le seuil quantique pour s'extraire de la décohérence du système cristallisé, et toucher le potentiel à sa Source quantique, où tous les possibles existent ensemble, et où le meilleur des possibles émerge spontanément.

Plus l'intimité de contact avec le Soi, l'inclusivité transpersonnelle est complète, meilleur et plus puissant sera le potentiel appelé.

Ce qui constitue un obstacle dans l'accession au potentiel quantique collectif, est l'ensemble des fausses croyances du mental spéculatif unique, du consensus de la confusion que nous vivons incarnés en 3D sur Terre.

Ce consensus de fausses croyances, d'échos karmiques refoulés, nous pousse à adhérer à l'illusion collective du péché, du rejet, de la faute, de la culpabilité, du jugement dualiste, de l'inexorabilité des lois causales de la matière.

Tout cela s'oppose à notre adhésion à la claire conscience du Soi, où l'on sait que seul l'Amour, la Joie et la Prodigalité existent vraiment.

La Foi, plus que comprendre, plus qu'être sûr, est vivre cette vérité lumineuse. Tant qu'on ne la vit pas complètement, c'est que de fausse croyances contaminant notre mental nous empêchent une totale intimité avec le Soi.

Nul ne peut nous contraindre à abandonner ces fausses croyances, à quitter l'esquif dérisoire, mais faussement rassurant, de la pensée consensuelle spéculative. Nul ne peut nous convaincre de la réalité des miracles, de la possibilité de se hisser au niveau de la Source quantique.

On peut juste proposer de changer la position intérieure, et rien de plus.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 21:25

33. La Raison et l'Emotion.


Contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'Emotion aime la Raison, la logique, et inversément, la Raison recherche l'Emotion.

Mais dans leur conflit apparent, fruit de leur mélange maladroit, de leur confusion, ils ont produit les fausses valeurs que sont le sentimentalisme et le rationnalisme.

Le sentimentalisme est une émotion mal discriminée de la raison, et qui donc s'attache maladroitement à une raison: l'émotion alors prend valeur de raison, ce qui conduit à un extémisme émotionnel: l'Emotion est vécue comme une Raison.

Le rationnalisme est une raison mal discriminée de l'émotion, et qui donc s'attache maladroitement à une émotion: la raison alors prend valeur d'émotion, ce qui conduit à un extrémisme rationnel: la Raison est vécue comme une Emotion.

Mais tout au fond de leurs essences respectives, la Raison et l'Emotion se rejoignent.

Tout au fond de la Raison demeure l'Emotion: la Raison est une Emotion en Soi.

Tout au fond de l'Emotion réside la Raison: l'Emotion est une Raison en Soi.


Pour les cinéphiles, amateurs du monde de Star Trek, on peut trouver une référence symbolique de cela dans le premier film long métrage de cette série: Star Trek, The Motion Picture, film "vitriolesque" par excellence!

Lorsque Spock s'engage seul tout au fond de la "machine vivante, Viger" et aboutit au "Sensor", il est percuté par l'Emotion, tout au fond de la Raison (de la machine).

Il en revient en disant à son commandant et ami: " ...ceci que... l'aspect émotionnel est de loin le plus important!"

Tout au fond de la Raison, il trouve donc la Raison en Soi, l'Emotion...

Toutefois, sa réponse n'est que partielle, car il privillègie encore un pôle, au lieu d'équilibrer les deux: choqué par la décharge émotionnelle, il en est à la considérer comme la plus importante, alors que jusque là, il ne jurait que par la Raison! Il y aura donc encore un autre mouvement à réaliser pour obtenir l'équilibre en voyant que tout au fond de l'Emotion, l'Emotion en Soi est la Raison.

Ce double mouvement de conscience est toujours nécessaire pour parvenir à la reconnaissance de la Personne, qui est l'essentiel du chemin spirituel.

En effet, confronté à la déferlante émotionnelle, l'être a tendance à ne plus voir que cet aspect-là, et à nier les raisons, même relatives, des Personnes. La déferlante émotionnelle ouvre les horizons de conscience sur un champ inexploré, mais induisent au départ une forme d'absolutisme qui refuse la réalité du monde, des autres, telle qu'elle est.

Un second mouvement doit alors conduire la conscience à accepter le monde des raisons relatives, tout en continuant à vivre l'Emotion profonde.

C'est cela le défi à relever, il n'y en a pas d'autre, et il conduit au Respect de la Personne dans l'Altruisme et la tolérance, lorsque l'Emotion et la Raison, l'Amour et la Liberté, se sont épousés,

On peut trouver d'autres références cinématographiques associées:

- 2001 Odyssée de l'Espace:

David Bowman, être qui semble froid, hyper mentalisé, se bat avec l'ordinateur de bord, et ne trouve le passage émotionnel du monolithe qu'après avoir déconnecté toutes les mémoires de l'ordinateur: l'Emotion est au fond de la Raison. Cette Emotion ouvre l'horizon intérieur de l'univers.

Mais ça ne suffit pas, et une autre transition doit amener à voir la Raison dans l'Emotion. Bowman, par un passage de retour, revient alors vers la Terre comme un Foetus divin afin de relever le défi existentiel.

- Matrix:

Neo est ressuscité par l'Amour de Trinity dans le premier film (premier mouvement: l'Emotion est rencontrée au fond de la Raison = fin de la Raison, mort théâtrale de l'ego). Puis, un second mouvement le fera trouver la Machine (la Raison) au fond de l'Emotion (voyage vers la Ville des Machines dans le troisième film). Alors seulement la guerre (la dualité, la confusion) sera finie.

(crucifixion énergétique de Neo à la fin, à comparer à la transsubstanciation énergétique à la fin de Star trek).

NB: le cortège funéraire de Neo sur une Machine est à comparer au bateau funéraire d'Arthur à la fin du film "Excalibur", mais aussi au cortège funéraire de "Sans-nom" à la fin du film "Hero".


"Kaena, la Prophétie": exploration vers le haut, puis exploration vers le bas.

Ce double mouvement consiste à retrouver l'Emotion spirituelle (la "Maison") et la ramener dans le monde (la réalité humaine telle qu'elle est). Ce double mouvement est aussi celui de Moïse: meurtre d'un Egyptien (meurtre de l'ego), et fuite dans le désert où la Source émotionnelle sera rencontrée, puis retour vers son peuple en Egypte pour y mener l'Exode.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 21:27

34. Soi et Autrui.


La nature du Soi est d'être un Etre unique avec des points de vue multiples. C'est une Personne collective constituée de Personnes individuelles.

Mais dans la confusion, le Soi est vécu à l'envers, comme un point de vue unique partagé par des Etres multiples. C'est la réalité matérielle dense associée à la pensée spéculative unique.

Ces Etres multiples, parce qu'ils partagent en fait le même point de vue, cherchent des artifices maladroits pour distinguer leurs points de vue: ils utilisent donc des prétextes formels et sans pertinence pour confronter illusoirement leurs points de vue, ce qui les amène à la division et au conflit.

Mais en réalité, nous sommes tous un seul Etre. Nous sommes donc tous, dans la matérialité dense, des refoulements les uns des autres, des refoulements de notre Soi à la fois individuel et collectif.

L'être humain en face de moi est le même Etre que moi, mais nous ne sommes pas la même Personne individuelle, quoique nous fassions partie de la même Personne collective.

Mais si je refoule le Soi, si je suis dans la confusion, la négation identitaire, le non respect de la Personne, alors je vais croire que nous sommes des êtres différents et, paradoxalement, notre point de vue sera alors mélangé, ce qui conduira à l'effort illusoire de nous différencier à travers des chipotages spéculatifs, menant au conflit.

Pensant que nous sommes des êtres différents, je vais avoir tendance à me comporter comme si nous étions une même Personne individuelle.

La confusion dualiste vient donc du mélange entre l'individuel et le collectif.


Tout refoulement de Soi est donc à l'origine un refoulement d'Autrui. Cela peut être vu comme une forme de pathologie mais, en fait, n'est qu'un état transitoire et inévitable des êtres spirituellement infantiles. Il n'y a donc aucun jugement à porter sur la confusion: le jugement est lui-même une confusion.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 21:28

35. Ici et Maintenant.


Tout est dans la discrimination du causalisme et du finalisme.


L'Etre est cause en soi. Et il n'est que cela au niveau individuel.

Le potentiel de l'Etre est fin en soi. Et il n'est que cela au niveau collectif.


La cause est un temps absolu.

Le potentiel est un espace absolu.


Lorsqu'on mélange les deux, on obtient:

Une cause individuelle déforcée, qui se finalise: individualisme

Une finalité collective déforcée, qui se défocalise: le hasard, l'aléatoire

Les deux aspects confus sont liés dans un espace-temps relativiste. Un mixage de l'espace et du temps.


Au niveau de la source quantique, l'être est absolu. Il est cause spontanée. Le potentiel est également absolu: il est but spontané.

Dès lors, tout situation qui se produit à ce niveau est toujours le fruit de l'appel d'un potentiel collectif, auquel une cause individuelle a répondu: les choses ne se produisent pas en raison d'une cause induisant un effet, mais inversément en raison d'un but appelant une cause à son service.

Dans un tel système tout événement est appelé par le but, et donc il n'y a pas d'incertitude, il n'y a pas d'aléatoire: il n'y a que du sens produit par l'appel du potentiel collectif. La liberté se situe ici uniquement dans l'expression sous laquelle la cause individuelle va répondre au potentiel, dans la créativité causale par rapport au but. Mais le but lui-même est certain.

Tandis que dans la confusion, le principe détourné de la cause à effet induit paradoxalement l'incertitude des buts, des objectifs, l'aléatoire, et réduit la liberté, la richesse de la réponse individuelle des causes.

Cette réduction de la richesse de réponse des causes au potentiel collectif est précisément la "décohérence de la fonction d'onde de potentiel" qui, en physique quantique, aboutit à l'effondrement de l'onde de potentiel sous forme d'une réalité densifiée.

Tout cela est très très simple.

La synchronicité est la réalité quantique de l'appel du potentiel collectif: ce qui se produit survient parce que cela a été appelé par un potentiel "futur", et non provoqué par une cause "passée".

En réalité, lorsque cause et potentiel sont bien séparés: la cause est l'absolu qui répond à l'appel Maintenant. Le potentiel est ce qui appelle une cause à son service Ici. Ici et Maintenant sont harmonisés.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 21:29

36. Le Désir.


Le désir de possession vient de l'espace de la division.

Parce que je crois à cette division, que je ne vois pas que tout est uni, alors il me semble qu'il me manque quelque chose, forcément.

De cette sensation de manque naît le désir de possession.

Possession d'objets divers, dont entre autres le corps d'autrui.

Mais si je vois que nous sommes un seul être, tous, minéraux, végétaux, animaux, humains, et Dieu même, alors que peut-il me manquer ?

Paradoxalement, c'est en voyant le lien qui nous unit au-delà de la division, que nous pouvons aussi voir précisément la séparation qui nous définit dans nos interrelations, la limite du respect de nos Personnes.

Je ne peux rencontrer une autre Personne véritablement en tant que Personne authentiquement séparée moi-même, que si je vois d'abord le lien qui nous unit tous en tant qu'Etre unique.

Alors, au-delà du désir de possession, apparaît le vrai désir... le désir de partager, d'offrir, de s'offrir. C'est ce désir qui conduira, en tant que sa propre réponse, sa propre justification, à la vraie capacité de procréer en tant que Dieu dans une totale offrande.

Procréer pour partager l'ivresse de la vraie vie avec de nouvelles Personnes.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 21:30

37. Le Mouvement.


il y a une chose que l'intellect, le mental spéculatif, ne peut pas connaître, c'est le mouvement.

Il peut l'envisager, le théoriser, le comprendre, mais il ne peut pas le connaître, car lui-même, l'intellect, n'est pas en mouvement. Il peut croire qu'il est en mouvement, mais en réalité, ce n'est qu'un artifice de mouvement.

Car l'intellect est l'immobilité, qui a sa place naturelle dans le Tout, mais qui n'occupe pas sa vraie place tant qu'il se croit en mouvement, tant qu'il se confond avec le mouvement.

Or, le mouvement est ce qui donne vie, c'est ce qui illumine, et toute théorie reste donc lettre morte sans illumination, sans mouvement.

Et puisque l'intellect est immobilité, il ne peut pas seul assumer la réalité de l'être en se prétendant aussi mouvement. Il lui manque son complémentaire, l'émotion, l'intelligence mouvante du Coeur, laquelle peut seule exprimer dans l'exhaltation, la vérité sur base de ce qui s'est reconnu immobile.

L'immobilité est ce qui Est. Le mouvement est ce qui Devient. Lorsque les deux sont réunis, tout est consommé.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 21:31

38. L'Intégration.


je suis incomplet.

Et c'est une bonne chose car le fait d'être incomplet est ce qui permet la vie, le dynamisme. Les complémentarités des êtres entre eux proviennent de leurs lacunes. Et sans complémentarité, point de relation, point de mouvement, point de vie.

Mais j'ai refusé mes lacunes. J'ai refoulé le fait d'être incomplet. J'ai voulu attacher à mes lacunes ce qui, chez les autres, pouvait les combler. Alors j'ai englué le mouvement de la vie, j'ai faussé mes relations, j'ai emprisonné mes potentiels.

Je me suis alors retrouvé comme un engrenage qui voudrait que les lacunes de sa roue dentée soient comblées en y attachant les créneaux d'un autre engrenage.

Alors, collés ou presque l'un à l'autre, les engrenages n'ont plus pu tourner correctement.

Car en refusant le fait d'être incomplet, j'ai créé la perception du manque, qui m'a entraîné vers l'attachement des potentiels de vie.

Ainsi, parce que j'ai refusé d'être un homme, masculin, polarisé selon son authenticité sexuelle, j'ai attaché la possession de la féminité à ma masculinité. J'en ai éprouvé le manque de la féminité, et la convoitise de la féminité, le désir de possession, le désir sexuel non transcendé.

Mais aujourd'ui, j'y vois plus clair. Je sais que pour vivre une vraie relation polarisée, je dois dépasser la perception des manques en abandonnant mon refus d'être incomplet.

Car paradoxalement, il faut accepter d'être incomplet pour pouvoir vivre dans la complétude. Il faut intégrer le fait d'être incomplet, imparfait, pour vivre la perfection de la relation à l'autre.

Il faut que je libère complètement mon potentiel en acceptant mon authenticité sexuée.

De la même façon, je subis la matière parce que j'ai refusé la matière. La matière dense est le produit de mon refus d'être incomplet, par lequel j'ai cristallisé mes potentiels dans la densité.

Je dois passer au travers, intégrer la matière, au lieu de la refuser. C'est cela l'ancrage.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 21:32

39. L'Ascèse.



l'ascèse volontaire est une illusion.

Car c'est une volonté de puissance assénée sur Soi.

Les chakras inférieurs sont déjà sous pression, au sein de la confusion 3D.

Si on leur impose une pression en retour, l'énergie débordera forcément ailleurs: dans un autre problème personnel... ou chez notre Flamme Jumelle !

Tout autant la culpabilisation que l'ascèse sont des vanités qui nous rançonnent notre énergie spirituelle.

La seule juste façon de progresser est selon moi le changement de la position intérieure par lâcher-prise uniquement. Elle produira naturellement les modifications espérées, mais d'une façon et dans un ordre que nous n'avons pas à contrôler.

Cela permet d'avancer de façon plus cohérente, et de ne pas nuire au Soi, que ce soit par rapport à notre personne ou celle de notre Flamme Jumelle.


Ce qui est attendu de l'être humain n'est pas l'ascèse, ni la culpabilisation, mais bien la responsabilisation.

Or, la responsabilisation est un attribut naturel de la Présence. Et il n'y a qu'une seule façon de favoriser la Présence : le lâcher-prise intérieur.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mar 29 Mai 2007, 21:41

40. La Maîtrise.


la Maîtrise ne présente pas de difficulté particulière. Chacun, intrinsèquement, possède la Maîtrise.

Il n'y a pas de problème à être en état de Maîtrise. Cela n'implique pas d'effort, ni de talent qui ne soit simplement naturel.

Il n'y a rien à perfectionner pour atteindre la Maîtrise. Il y a juste à lâcher prise, et s'autoriser à se resynchroniser à sa Flamme Jumelle, sans laquelle l'aptitude à réellement s'envoler ne sera pas possible.

Nous sommes tous déjà parfaits: il est impossible d'améliorer quoi que ce soit à ce que nous sommes.

La seule chose qui empêche notre Maîtrise de s'affirmer spontanément, est la confusion collective qui, entre autres, sépare les couples sacrés.

Parce que nous avons tous été inévitablement "mélangés" par le refoulement originel, nous vivons dans l'illusion de croire que nous sommes imparfaits, et aussi dans l'illusion de croire que nous devons donc faire des efforts pour nous améliorer, et aussi l'illusion de croire que la Maîtrise est un état particulier qui implique l'acquisition de facultés particulières.

Chaque partie d'Autrui mélangée à Soi et inversément chaque partie de Soi mélangée à Autrui se comporte simplement comme un "négatif" de la vertu naturelle que cette partie porte intrinsèquement. Un négatif qui réduit notre niveau énergétique, et donc notre liberté, notre simple affirmation identitaire, dans le Soi du couple sacré, qui est la seule vraie Maîtrise.

Chacune de nos "imperfections" n'est donc que l'image déformée d'un aspect de notre perfection dans le mirage de la confusion.

Le seul problème par rapport à la Maîtrise est donc simplement que la confusion tend automatiquement à persister, que l'erreur possède une inertie intrinsèque qui induit sa perpétuation.

Par exemple, j'ai dit à d'autres endroits de ce travail que le passage pour l'Esprit d'une orbitale mentale à une autre orbitale mentale de fréquence supérieure impliquait une difficulté de stabilisation, donc de "maîtrise" de la nouvelle fréquence... ceci semble en contradiction avec ce que je viens d'écrire à propos de la Maîtrise, mais ce n'est pas le cas!

Car ce qui rend difficile la stabilisation de la nouvelle fréquence sont des instabilités mentales récurrentes dont l'origine est encore et toujours la confusion collective. Sans confusion, la Maîtrise ne pose pas le moindre problème.

Tous les êtres humains sont donc en fait déjà des Maîtres, déjà des êtres réalisés, mais qui ne peuvent pas encore simplement le voir parce qu'ils donnent collectivement du poids à l'illusion.

La difficulté d'accéder à la Maîtrise n'est donc pas en fait un problème individuel... c'est le joug de l'illusion collective qui provoque cette difficulté inévitable.

Car on ne peut pas se soustraire simplement de l'illusion collective, on ne peut pas forcer le collectif à nous rendre les parties confusionnelles qui nous appartiennent, et on ne peut pas le forcer non plus à accepter les parties confusionnelles que nous voulons lui rendre.

On peut simplement accepter d'abord l'état de confusion sans jugement, rester autant que possible dans une position qui ne l'entretient pas ni ne le favorise, sans culpabilisation si on échoue parfois, et prier pour obtenir de l'aide afin que cette confusion soit ôtée de la meilleure façon dans les meilleurs délais.


On utilise souvent l'exemple du papillon devant sortir de son oeuf avec efforts par un tout petit trou, parce que c'est de cette façon que la pression va pouvoir renforcer la tension de ses ailes, autrement trop flasques pour voler. On cite ce cas pour tenter de justifier l'effort comme base de la solidité de l'être, l'obstacle comme moyen d'accession à un autre état.

Balivernes!

La dialectique nous dit simplement que ce papillon a intrinsèquement ses ailes rigides et sait voler, mais que c'est simplement la confusion de l'état intermédiaire entre sa procréation initiale et sa complète sortie de l'oeuf qui simulait l'absence de cette rigidité.

Et effectivement si on l'aide maladroitement à sortir de son oeuf en agrandissant le trou, ses ailes ne vont pas trouver leur rigidité intrinsèque... simplement parce que dans ce cas autrui sera intervenu dans son parcours en perpétuant l'état de confusion...

Ca ne veut pas dire que l'effort et la pression sont nécessaires... elles sont les produits de l'inévitable confusion.

Le causalisme de la pensée spéculative interprète donc tout à l'envers. Seul le finalisme émotionnel rend compte de la réalité.

Je voudrais aussi ajouter que ce n'est pas parce que le collectif détient la clé de l'illusion qu'il faut renoncer à cultiver l'attention.

Je ne désire pas faire croire à l'illusion de l'inertie collective et dénigrer par là la puissance individuelle.

En cultivant l'attention, en centrant la puissance en soi, on se tient prêt pour profiter de toutes les convergences qui se produiront et nous permettrons d'avancer, et de plus, on se signalera pour une éventuelle accélération de ces convergences. Car la cohérence globale du système est toujours une réalité active, et celui qui fait le mouvement de sortir de l'illusion sera finallement supporté dans son élan.

Cultiver l'attention au niveau individuel FAIT la différence. C'est d'ailleurs la seule position qui fasse une réelle différence: c'est le seul moyen de réduire la confusion collective.

Cultiver l'attention n'implique pas d'effort particulier, ni de tentative de perfectionner ou purifier quoi que ce soit. Cultiver l'attention ne peut en fait s'opposer à rien ni en soi ni en autrui! L'opposition crée l'effort, l'opposition crée l'imperfection illusoire contre laquelle on se bat comme Don Quichotte contre ses moulins à vent.

Cultiver l'attention est être à l'écoute de ce qui se passe en soi. Sachant ce qui se passe en soi, on perçoit mieux ce qui se passe autour de soi.

L'inattention est l'état d'un être qui se laisse distraire par ce qui se passe autour avant d'avoir porté son attention sur ce qui se passe en lui.

C'est un peu comme un photographe qui ne ferait jamais de mise au point, prenant dix mille clichés alentours sans pouvoir s'arrêter de cliquer frénétiquement sur le déclencheur. Les photos sont ratées, car la perception de la réalité n'était pas correcte.








Tous droits réservés. Stéphane Née 2006-2007
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mer 14 Mai 2008, 13:17

Bonjour Sphinx,

je découvre le site, je découvre tes écrits et tes réflexions, (je commence tout juste) je lis à droite à gauche un peu de tout un peu partout !

et me vient une première question, j'ai noté à plusieurs reprises qqch qui m'interpelle dans ce que tu écris :

tu emploies souvent le terme "discriminer"

ex : (je te cite) "
J'ai également déterminé que je pouvais discriminer deux champs distincts de perception:

- un champ "extérieur" de perception physique passant par le réseau des sens physiologiques, et incluant le corps physique;
-un champ "intérieur" de perception psychique directement lié à
l'activité cérébrale, et incluant pensées, intuitions, sentiments et
Emotion."

pourquoi ce terme en particulier, que tu semples employer spécifiquement avec une justification toute particulière,
plutôt que le terme "distinguer" ou mieux "discerner" ; le discernement étant déjà un principe intellectuel d'intelligibilité (!) si je puis dire ! càd un principe de distinction, d'éclairage par dissociation.

je trouve ça vraiment très très curieux cet attachement que tu sembles avoir à ce terme de "discriminer" mais je sens bien que l'utilisation de ce terme pour toi est le fruit d'un chemin et la conclusion d'une réflexion.

or, je suis donc très curieuse de savoir ce qui t'a amené à choisir ce terme si particulier et lourd de sens, et qui pour lors, là comme ça de but en blanc, me choque un peu !

au plaisir de te lire,

bien à toi,

Ysee.
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mer 14 Mai 2008, 13:48

Bonjour Ysée,


dans l'approche dialectique, la perception est assurée par un organe, ou appareil, formé d'un Lien et d'une Séparation.

En fonction de la position respective de ces deux aspects, le pouvoir discriminant de l'appareil perceptif augmente.

On parle aussi de pouvoir de séparation pour les instruments d'optique, par exemple.

Le mot discrimination n'a donc rien de jugeant, dialectiquement parlant, mais est pourtant "normatif", dans le sens où le meilleur pouvoir discriminant est naturellement recherché.


Si on prend cependant une définition de la discrimination, telle que celle-ci:

Citation :
La discrimination est l'action qui consiste à différencier les éléments d'un ensemble au moyen d'un ou plusieurs critères afin de pouvoir appliquer un traitement spécifique à chaque sous-ensemble ainsi constitué. Wikipedia

On comprend que ce qui est discriminé, non pas dans un sens d'exclusion ou de dévalorisation, mais de traitement spécifique, c'est la confusion.

La dialectique ne procède pas par exclusion, mais par intégration.

Le sens dévoyé du mot discrimination, qui est utilisé couramment, provient simplement du fait qu'un traitement spécifique peut s'établir sur des éléments de distinction arbitraires, non dialectiques. Cette distinction arbitraire conduit alors à un système de privilèges, et donc forcément aussi d'exclusion des privilèges (puisque c'est le sens même du privilège: tous ne peuvent y avoir accès).


De cette analyse on comprend donc que le mot discrimination n'a pas intrinsèquement valeur de spoliation. Il signifie simplement différencier pour appliquer des traitements spécifiques, adaptés. Et il implique naturellement que des critères justes (idéalement dialectiques) soient appliqués.


Mais à cause de la confusion entre Identité et Fonction, apparaîssent des critères arbitraires de différenciation, sur le plan social par exemple. Etant donné qu'ils sont confus, ces critères ne peuvent pas permettre une réelle discrimination, il ne peuvent induire que de la confusion.


Dialectiquement, ce que nous avons coûtume dans nos sociétés d'appeler "discrimination", est en réalité de la confusion, de la division fondée sur des critères confus.

En optique, cela donnerait une image floue: les différents éléments de l'image entrent en "division conflictuelle" car ils sont mélangés les uns aux autres. De ce fait, l'image est "conflictuelle", "dualiste". Elle est floue.


J'espère avoir répondu à ta question.


Amitié à toi,

steph
Revenir en haut Aller en bas
Sphinx

avatar

Masculin
Verseau Dragon
Nombre de messages : 4286
Date de naissance : 23/01/1965
Age : 52
Localisation : Belgique
Loisirs : Musique (guitare, basse, compo, MAO); photographie; aquariophilie; jardinage; informatique; bricolage
Date d'inscription : 25/05/2007

MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mer 14 Mai 2008, 17:07

Bonjour Ysée,


j'ai envie de compléter ma réponse par ce qui suit:


Les mots "discerner", "distinguer", "discernement" pourraient être utilisés valablement.

D'un autre côté, ils n'impliquent pas, selon moi, de la même façon que le mot "discrimination" l'application d'un traitement spécifique aux parties discriminées.

La discrimination est un processus dynamique: il ne se limite pas à un constat, mais implique intrinsèquement une prise en charge différenciée de la réalité perçue.

Car la dialectique implique que la réalité doit toujours être intégralement prise en charge par la conscience.

C'est un processus à la fois passif (perception) et actif (prise en charge).

C'est une des raisons pour lesquelles je préfère le mot discrimination.

Une autre raison est que ce mot est utilisé, comme je l'ai expliqué dans ma précédente réponse, dans nos sociétés exactement à l'envers de son sens véritable! Car il est utilisé pour ce qu'on appelle la "discrimination négative", c'est-à-dire ce qui est dialectiquement de la confusion.




La prise en charge de la réalité par la discrimination dialectique est la suivante:

I. - la prise en charge de ce qui est déjà dans la discrimination est naturelle: la discrimination se prend en charge elle-même comme évidence (auto-stimulation néguentropique).


II. - la prise en charge de ce qui est encore dans la confusion dépend de plusieurs cas:

II. A. La confusion est intégrée, limitée au pur potentiel:

Il y a choix entre deux prises en charge possibles:

- II. A.1. Laisser le pur potentiel à lui-même.
- II. A.2. Utiliser le pur potentiel pour procréer. La procréation est donc une application discriminante: elle prend en charge par volonté libre la confusion absolue du pur potentiel de façon à l'amener à une confusion relative.


II. B. La confusion est symbiotique, non intégrée, relative, comme conséquence de la procréation (point II. A.2.):

Il y a prise en charge selon le critère de l'authenticité:

- II. B.1. Le point du choix crucial d'authenticité n'est pas encore intégré: la prise en charge de la confusion implique une évolution assistée didactiquement (éducation dialectique) vers le point du choix (libre-arbitre).

- II. B.2. Le point du choix crucial d'authenticité est intégré:

Il y a alors prise en charge selon le choix:

- II. B.2.1. Le choix est positif, auquel cas la prise en charge réclame une évolution vers l'émancipation, toujours assistée, mais avec une diminution progressive de l'assistance didactique.

- II. B.2.2. Le choix est négatif, auquel cas la prise en charge implique un retour vers le pur potentiel, avec arrêt immédiat de l'assistance didactique. Cependant, la réintégration effective au pur potentiel peut être techniquement différée par l'agglomération causale du paradigme confusionnel.


Amitié,

steph
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   Mer 14 Mai 2008, 18:01

je n'avais pas vu que tu avais ajouté qqch, j'etais moi meme en train de te repondre !!
donc voici la reponse que je faisais (jespère que tu ne m'en voudras pas.. sourire)
et je m'en vais lire la tienne !!

Merci de ta réponse,

Autant je reconnais que ma question reste un peu stérile de toute façon compte tenu de l'ampleur du sujet que tu abordes,
mais néanmoins ta réponse reste un peu évasive et automatique (ce n'est pas une accusation bien entendu, ni affaire de jugement).

Je sais que là je vais rentrer dans un débat purement rhétorique, ce qui n'était pas du tout mon but à l'origine, donc on dira que cette petite intervention de ma part restera une parenthèse sans grande importance, vu que le sujet qui nous intéresse vraiment est celui que tu développes très longuement et brillamment, qui est passionnant et m'amène à en poursuivre la lecture.

Vu le contexte dans lequel tu l'emploies, je n'entendais pas ce terme comme jugeant ou tel qu'il est effectivement globalement dévoyé, et oui il est totalement normatif et le meilleur pouvoir discriminant est toujours recherché.

tu dis : " En fonction de la position respective de ces deux aspects, le
pouvoir discriminant de l'appareil perceptif augmente."

on pourrait tout aussi bien dire "le pouvoir dissociatif" de l'appareil augmente.
d'autant quand on parle de confusion, il y a en effet lieu de dissocier pour pourvoir faire (ou refaire) l'union juste.

tu dis : "On parle aussi de pouvoir de séparation pour les instruments d'optique, par exemple."

mais ce pouvoir de séparation ne vaut pas que pour les instruments d'optique !! c'est bien ce dont il est question et toute la question !

bref, dialectique ou pas, on peut tout aussi bien parler de juste discernement, de capacité à dissocier, à cerner, à distinguer et autres qui en sont les synonymes.
le but étant le sens, la compréhension, bref de se rendre intelligible.

en fait, là où je veux en
venir, c'est à 2 choses :

1) je trouve que lorsque l'on s'adresse au plus
grand nombre, il y a à être attentif, surtout vigilant, à pouvoir être perçu par le plus grand nombre. Or, il me semble que ce terme de "discriminer" , qui
revient bcp dans ton discours, peut porter à confusion justement, compte tenu qu'on en a perdu le sens initial et didactique.
dans ma lecture, bien que j'en aie tout à fait saisi le sens tel que tu l'emploies toi, j'étais néanmoins parasitée par le lieu commun que suggère cette notion de façon latente et subliminale, ce qui donc parasitait ma compréhension immédiate du propos.
je parle là de notion, car maintenant malheureusement, ce terme n'est plus neutre, ni entendu de façon neutre par le plus grand nombre, et ce terme est quasi devenu une notion.

alors étant donné que le sujet que tu développe est
assez complexe, mais essentiel, j'ai trouvé que l'utilisation volontaire (et non anodine) de ce terme qui peut s'exprimer de mille autres manières, ajoutait plus de confusion que de clarté dans l'élaboration du raisonnement que tu construis dans le but de faire la lumière sur un phénomène très complexe et que nous vivons tous.

donc, je me dis, que si moi de mon côté j'ai été parasitée, je me dis que d'autres sans doute le sont aussi, et qu'il ne faut pas perdre de vue l'ensemble des objectifs que l'on se donne, à savoir un quête personnelle
d'un côté, ainsi que le partage de cette quête assortie du partage de ses
connaissances.

que parfois, nous avons tendance à nous oublier dans le
discours, dans notre discours, où des automatismes peuvent s'immiscer, où
s'immiscent une problématique personnelle, au détriment de la volonté de rendre public et accessible.

2) ce que je vais ajouter est tout à fait personnel, mais forcément, je me demandais, si de ton côté, il n'y avait pas un attachement tout personnel à ce terme (par extension à cette notion) de ta part, qui se cache derrière ce choix d'expression pas tout à fait anodin (ce me semble)..
telle une forme "d'intrusion-introjection" en sommeil dans cet
immense et magnifique travail de recherche que tu poursuis.. signe d'une dualité là encore, qui préexiste et persiste ? !! (clin d'oeil).

Sinon, tu dis : "On comprend que ce qui est discriminé, non pas
dans un sens d'exclusion ou de dévalorisation, mais de traitement spécifique,
c'est la confusion."

euh là non, moi je ne comprends pas du tout cette phrase !!

"on comprend que ce qui est discriminé c'est la confusion" ??
que veux tu dire par là ??

D'autre part,

tu dis :

"dans l'approche dialectique, la perception est assurée par un organe, ou appareil, formé d'un Lien et d'une Séparation."

qu'entends tu par "L'approche dialectique" ?

Et pour finir :

tu dis : "La dialectique ne procède pas par exclusion, mais par intégration."

selon moi, ce n'est pas juste de parler de LA dialectique, car il est mille
dialectiques et mille sens dialectiques.
la dialectique étant un art de raisonnement, comme la rhétorique est l'art du discours.
il est mille et une façons de raisonner, par opposition (débat), par contradiction et antinomie (thèse antith synth) par dissociation, par analogie, association etc...

je cite :

Du grec dialegesthai, converser, et dialegein,
trier, distinguer.


La dialectique est une méthode de raisonnement, de questionnement
et d'interprétation qui a
pris plusieurs formes au cours des siècles. Ses sens sont nombreux et difficiles
à cerner. (wikipedia)


procède t elle par intégration ? en tout cas son but est néanmoins, oui,
l'intégration !


en tout cas, je salue hautement l'ensemble de ton travail et de ta bravoure !
et de mon côté, je continue de lire, de lire, de lire le fruit de ton prodigieux labeur, la synthèse que tu offres à tous, et qui mérite d'être vraiment saluée.

Bien à toi,

Ysée.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: 1 - Dialectique de la Perception   

Revenir en haut Aller en bas
 
1 - Dialectique de la Perception
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
 Sujets similaires
-
» Perception des chrétiens
» Les Phenomenes Aerospatiaux Non- Identifies et la psychologie de la perception, CNES.
» Matérialisme dialectique
» La perception du phénomène OVNI selon Aimé Michel
» La perception de la beauté

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ANTAHKARANA :: L'ANTRE DE MELCHISEDECK :: Dialectique de la perception ...l'envol...-
Sauter vers: