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 La nécessité éthique

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Sphinx

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MessageSujet: La nécessité éthique   Ven 28 Sep 2007, 17:56

La Nécessité Ethique:
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On retrouve dans cette oeuvre de synthèse tous les symboles liés aux concepts développés dans cette section "Dialectique de la Perception". On y voit l'"Oiseau bicéphale" des Flammes Jumelles, ou Simurg Anqa. On y retrouve aussi Fu Xi et Nu-wa avec leur entrelacement serpentiforme et leurs attributs "équerre" et "compas, qui sont aussi, comme les deux piliers, ainsi que le Soleil et la Lune, des symboles maçoniques. Et l'identification nécessaire du "Couple Spirituel" dans le "Couple Incarné" est bien représentée.

Ainsi que je l'ai déjà exprimé, la séparation des attributs existentiels, "spatio-temporels", entre deux Personnes distinctes, par une attribution différenciée de ces aspects, est éthiquement nécessaire à l'être, tout comme la séparation des pouvoirs est nécessaire à la démocratie.

La polarisation différenciée, ou sexuation, est ce qui permet cette séparation des pouvoirs des êtres, au sein d'une organisation en couples de ceux-ci.

L'aspect "législatif", ou relatif à la synthèse éthique, en tant que Connaissance de la Nature de l'être, référence temporelle de l'impulsion, est attribué à concurrence de 2/3 à la Masculinité pour 1/3 à la Féminité.

L'aspect "exécutif", ou relatif à l'application pratique, en tant qu'expression spontanée de la Nature de l'être, référence de l'expansion spatiale des relations, est attribué à concurrence de 2/3 à la Féminité, pour 1/3 à la Masculinité.

L'aspect "judiciaire", en tant qu'arbitrage entre les deux permiers aspects, est la prérogative de l'Eternel Potentiel, de l'Oiseau Lui-même, c'est-à-dire de la totalité de la collectivité présente et à venir, parlant d'une seule voix.

La nécessité éthique de la sexuation, c'est-à-dire du partage différencié des attributs existentiels, provient de la dérive inévitable qui survient chez l'être qui veut et tente d'assumer seul son pouvoir sur la réalité de l'être.

Car il va inévitablement dériver vers la mégalomanie, la tyranie, la psychose, et finir par exploser spirituellement parlant, s'il souhaite "atteindre le Bindu" dans ces conditions.

En effet, sans le contrepoids de la réalité de l'Autre, des Autres, la réalité de Soi est une chimère qui mène droit à la perdition. Il n'y a pas de réalité objective sans co-créativité de celle-ci, car dialectiquement, il n'y a pas de réalité de soi sans les autres.

Mais la simple ouverture à la réalité de l'Autre, simplement pris au sens collectif, sans différenciation autre que celui du point de vue, donc dans un sens de "Fraternité et Sororité", ne suffit pas à préserver de la dérive psychotique.

En effet, la réalité de l'être ne peut pas tenir compte uniquement de ce qu'il est, car il ne serait que la moitié de lui-même, sans miroir dans lequel se reconnaître et s'expanser. Autant le dire, dialectiquement, l'être n'existe que s'il intègre son potentiel de vie, donc sa faculté de procréation.

Et c'est pourquoi la seule vraie protection contre la dérive chimérique, psychotique, est la rencontre et la relation avec le TOUT AUTRE complémentaire, c'est-à-dire une Personne qui non seulement apporte la différence d'un autre point de vue existentiel, mais aussi et surtout la différence d'un autre point de vue fonctionnel, mais complémentaire, par rapport au potentiel de vie.

En d'autres termes, la "Fraternité et Sororité" est relative à la reconnaissance et au respect des Autres au sein de la réalité présente, telle qu'elle est.

Mais le Couple Sacré est relatif non seulement à ces mêmes reconnaissance et respect de la réalité présente telle qu'elle est, mais en plus à la reconnaissance et au respect de la réalité de l'être telle qu'elle peut devenir. Il s'agit de la reconnaissance et du respect du potentiel de l'être, à travers tous les êtres qui peuvent être procréés. Et cela fonde aussi la reconnaissance et le respect entre les Couples Sacrés.

On peut donc comprendre que, puisque dialectiquement la Personne est à la fois être et potentiel d'être, il y a deux niveaux de reconnaissance et de respect liés à ces deux aspects:

- La Fraternité/Sororité qui unit toutes les Personnes dans l'égalité d'être.
- La Sexuation spirituelle qui unit toutes les Personnes par Couples, et tous les Couples entre eux, dans l'égalité du devenir de l'être.

C'est exclusivement à cette double condition éthique que l'être pourra devenir existentiellement émancipé.

La transsubstanciation, dont j'ai déjà parlé, est, en somme, l'intégration de la réalité de l'Autre et du Tout Autre complémentaire.


Amitié,

steph


Dernière édition par le Jeu 01 Nov 2007, 18:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La nécessité éthique   Lun 01 Oct 2007, 11:19

Définitions:


Le libre-arbitre est le champ d'exploration de la nature de l'être.

La liberté est le champ d'exploration de l'être dans son devenir.

La nature de l'être n'est pas quelconque et répond à sa propre condition naturelle. L'exploration de la nature de l'être est donc une recherche qui commence dans la confusion, et doit aboutir à la discrimination de cette nature.

L'adhésion à cette nature, sous forme de synthèse éthique, est donc nécessaire pour vivre la liberté d'exploration de l'être dans son devenir.

De ce fait, le libre-arbitre doit inévitablement être transcendé pour pouvoir vivre la liberté d'être.

Car, en tout état de cause, il est impossible de vivre librement en tant qu'être si on n'adhère pas à la nature de ce qu'est un être.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La nécessité éthique   Mar 09 Oct 2007, 21:14

La fonction d'arbitrage:


Bonjour à toutes et tous,


la sexualité est une tension soumise à un arbitrage.


En effet, l'homme a la prérogative de la connaissance passive (2/3 Yang), mais dispose d'une connaissance active (1/3 Yin) suffisante pour arbitrer la connaissance active de la femme. En quelque sorte, sa partie Yin est insuffisante pour une mise en oeuvre personnelle complète de la connaissance active, mais suffisante pour évaluer celle de la femme.

Et la femme a la prérogative de la connaissance active (2/3 Yin) mais dispose d'une connaissance passive (1/3 Yang) suffisante pour arbitrer la connaissance passive de l'homme. En quelque sorte, sa partie Yang est insuffisante pour une mise en oeuvre personnelle complète de la connaissance passive, mais suffisante pour évaluer celle de l'homme.

Par contre, la tension entre leurs aspects prépondérants respectifs est parfaitement ajustée, et ensemble ils peuvent mettre en oeuvre la totalité de la connaissance, à la fois active et passive.

Cependant, cet axe de tension est croisé par une fonction d'arbitrage constituée par leurs aspects "récessifs" personnels.


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Sur ce schéma, la partie du haut présente deux personnes polarisées selon une différenciation sexuée. Leurs aspects prépondérants sont en attraction forte, créant de ce fait la tension nécessaire à la dynamique de vie. Leurs aspects "secondaires" leurs servent intérieurement de "critère" d'arbitrage permettant d'évaluer correctement ce qui est exprimé par la partie prépondérante de l'autre Personne. Cet arbitrage croisé crée la fonction d'arbitrage réciproque qui est une composante essentielle de la sexuation.

La partie du bas montre deux êtres ayant régressé vers l'équivalence interne de leurs polarités.

On constate premièrement que puisque ces deux êtres sont intrinsèquement équilibrés dans leurs polarités internes, ils ne sont nullement reliés par une tension quelconque. Et sans tension, aucune réelle dynamique de vie n'est possible.

Mais même si on considérait les attractions externes, mutuelles, de leurs centres, on constaterait qu'elles seraient inférieures aux attractions internes, et se croiseraient simplement au centre de leurs deux êtres, sans la moindre dynamique particulière.

Mais en réalité, la question est: se croyant complets, qu'iraient chercher ces êtres à l'extérieur d'eux-mêmes?

De plus, leurs centres, même s'ils sont équivalents entre eux, ne sont pas complets. La connaissance, tant active que passive n'est vraiment complète ni chez l'un, ni chez l'autre.

Et nous avons alors deux êtres qui:

- se croient complets
- agissent comme s'ils l'étaient effectivement
- en se passant de tout arbitrage extérieur
- et ne sont en réalité pas complets du tout

Ceci, clairement, conduit à diverses dérives psychologiques et spirituelles, comme l'inflation mégalomaniaque, la psychose, les chimères spirituelles et la désintégration de l'identité.

Aucun garde-fou de la cohérence de l'être, aucune protection, aucune limite.


En vérité, la Nature de l'être, qui est parfaitement juste, n'autorise pas une seule Personne à se diviniser toute seule, à vivre l'ultime émancipation, initiation, sans le contrepoids d'un arbitrage complémentaire.

La divinisation de l'être humain est une réalité, mais elle ne peut pas se réaliser sans le garde-fou éthique de l'arbitrage mutuel des Flammes Jumelles.

Celui qui, en opposition à la Nature de l'être, viole la différenciation des polarités, et tente de récupérer en ses seules mains tous les pouvoirs de Création, y perd en fait la dynamique de vie.

Il ne s'en apercevra peut-être pas au début. Mais inévitablement arrivera un moment où il devra puiser ses ressources d'énergie à l'extérieur de lui-même. Il deviendra une coque inerte vampirisante, un être qui se croit vivant, mais qui est mort en réalité.

Alors que dans la dynamique du Couple Sacré, la Source d'énergie est au centre du Couple, qui peut y puiser éternellement.



A la vérité, l'être s'incarne dans la densité car ses "proportions" internes de Yin et de Yang ne sont pas assez différenciées, que pour comprendre qu'il a besoin de l'arbitrage éthique d'autrui, ou trop différenciées que pour exercer lui-même un arbitrage pertinent. Oscillant entre trop et trop peu (car cela oscille toujours tant que la juste proportion 2/3-1/3 n'est pas atteinte, sauf dans le cas de l'équivalence stricte où il y a perdition) l'être n'est pas éthiquement fiable.

Mais à la vérité, seule la refocalisation des chakras inférieurs sur la Flamme Jumelle, au moment de la synchronisation, pourra définitivement ajuster les proportions.


L'incarnation vise donc à limiter le pouvoir (pro)Créatif des Personnes tant que leur responsabilisation éthique n'est pas parfaite.


Concrètement, cela se fait de la façon suivante:

On fait croire à la Personne qu'elle est, d'une cetaine façon, complète. Car le corps physique dense est "complet". En effet, il possède un double jeu de chromosomes (deux allèles).

Cet aspect, faisant éprouver à la Personne qu'elle est assez complète, calme un peu ses velléités de divinisation tant qu'elle n'est pas prête à en asumer la responsabilisation à travers l'arbitrage éthique du Couple Sacré.

Mais en vérité, le Couple Sacré forme éthériquement le seul corps réellement complet, où chaque Flamme Jumelle apporte son propre allèle d'ADN éthérique.

L'incarnation est donc une mystification (inévitable) sur le caractère complet de la Personne.

La Personne est certes le fondement absolu de la spiritualité, mais puisque la Personne, intrinsèquement incomplète, n'existe en totalité que dans le Couple Sacré, alors ce dernier est aussi un fondement absolu de la spiritualité.



Si je veux me connaître, j'ai besoin d'un miroir, qui ne soit pas déformant, et qui soit juste en face de moi. Telle est la Flamme Jumelle.



Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La nécessité éthique   Dim 02 Mar 2008, 18:25

Les deux éthiques:


En somme, l'éternel présent comporte deux principes éthiques à maîtriser:

- le respect du but collectif transcendant

- le respect de la réalité collective immanente


Le premier détermine le cap fondamental vers l'éternel potentiel.

Le second détermine la façon dont effectivement le cap sera rencontré en fonction de la situation présente.

Le premier se réfère à une éthique absolue.

Le second se réfère à une éthique conjoncturelle.


De façon à s'unifier harmonieusement selon la loi dialectique, ces deux principes doivent être séparés de façon discriminée.

C'est la raison de la sexuation: chaque pôle sexué prend en charge un des deux principes éthiques. C'est pourquoi le Soi est forcément formé de deux Personnes distinctes, complémentairement sexuées, de façon à intégrer harmonieusement les deux principes éthiques.


La masculinité prend en charge l'éthique absolue, en formant la liaison avec le cap transcendant du potentiel éternel, à l'horizon de la vraie Vie. C'est l'aspect éthique qui protège le Sens existentiel transcendant: toujours, au final, ce Sens doit être celui de la structuration, de l'enrichissement collectif, de l'émancipation.

La féminité prend en charge l'éthique conjoncturelle, en formant la liaison avec la réalité immanente du présent de la vraie Vie. C'est l'aspect éthique qui protège l'être dans sa condition présente, ce qui peut impliquer des licences transitoires par rapport au Sens absolu.


En résumé, la masculinité est gardienne d'où il faut aller fondamentalement, et la féminité est gardienne de la façon dont on peut y aller concrètement.

Et l'une sans l'autre, dans la confusion l'une de l'autre, ces deux éthiques ne sont pas viables.

Car si le cap absolu ne tient pas compte des contingences, alors ce sera une percée féroce et aveugle ne tenant pas compte de la situation actuelle, et qui n'obtiendra donc aucune avancée véritable, aucun enrichissement réel, mais seulement la désolation totale.

D'un autre côté, si la conjoncture relative ne tient pas compte du tout du cap absolu, alors c'est la porte ouverte à toutes les dérives, à la perte du Sens fondamental des choses, et à la perdition définitive vers le néant, le chaos.


La sexuation sert à cela, dans la Nature des êtres: à séparer les pouvoirs éthiques transcendants et immanents, de sorte qu'ils puissent s'unifier harmonieusement, et non pas se combattre dans la confusion.

On comprendra alors que la confusion elle-même est un aspect intégré et défendu par l'éthique conjoncturelle, car l'enrichissement de la conscience collective, et la nécessité de tenir compte de la réalité actuelle telle qu'elle est, implique des passages transitoires par une période inévitable de confusion.

C'est typiquement le cas de l'éducation des enfants, qui implique une symbiose, donc une confusion, mais uniquement du côté des enfants envers les parents (car ceux-ci ont conscience de cette confusion inévitable et en tiennent compte), et de façon transitoire car l'objectif réellement poursuivi n'est pas la perpétuation de la symbiose, mais l'émancipation des enfants (donc la fin de la confusion).


C'est dans cette approche éthique que l'on comprend pourquoi l'éducation des enfants a été prévue par la Nature pour être idéalement assumée par des parents sexués.

Cosmiquement, au niveau de la capacité ProCréatrice des Couples Sacrés, cela est absolument fondamental, incontournable!



Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La nécessité éthique   Dim 02 Mar 2008, 20:53

Citation :
C'est typiquement le cas de l'éducation des enfants, qui implique une symbiose, donc une confusion, mais uniquement du côté des enfants envers les parents (car ceux-ci ont conscience de cette confusion inévitable et en tiennent compte), et de façon transitoire car l'objectif réellement poursuivi n'est pas la perpétuation de la symbiose, mais l'émancipation des enfants (donc la fin de la confusion).

Bien entendu, ceci est très très rarement le cas dans le paradigme terrestre actuel ! C'est le processus "idéal" tel que l'éthique le permet, lorsque les polarités sexuées ne sont plus dans la confusion.

Amitié,

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MessageSujet: Re: La nécessité éthique   Lun 16 Juin 2008, 18:04

L'éthique masculine, du "Père" en quelque sorte, n'est ouverte aux fluctuations conjoncturelles de la confusion gérée par l'éthique féminine (Sophia) que jusqu'à un certain point!

Jusqu'au point où la confusion ne compromet pas la possibilité de progression vers l'émancipation par une trop grande souplesse. Au-delà, l'éthique masculine doit trancher.

C'est actuellement le cas de divers égrégores planétaires régressifs qui ont pu se soustraire à l'éthique du Père par camouflage dans une sphère de libre-arbitre immature (Terre) dans laquelle toute intervention était prohibée par la Mère elle-même.

En effet, d'un autre côté l'éthique féminine n'est ouverte à l'intransigeance discriminante de l'éthique masculine que jusqu'à un certain point.

Jusqu'au point où la discrimination ne compromet pas la fonction de procréation et la progression vers l'émancipation par une trop grande rigidité.

Il existe un critère de convergence pour les influences respectives du Père et de la Mère:

Si un homme peut parvenir à incarner l'éthique du Père au sein d'un paradigme en condition de libre-arbitre, alors c'est le signe pour la Mère que les limites éthiques du libre-arbitre peuvent être resserrées (initiation planétaire).

De ce fait, les égrégores régressifs ne seront plus protégés par la sphère de libre-arbitre et le Père pourra intervenir.

L'éthique masculine est gardienne du but, et l'éthique féminine est gardienne du chemin.


Amitié,

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MessageSujet: Re: La nécessité éthique   Jeu 11 Déc 2008, 15:54

Bonjour à tous et toutes,


forcément, l'émancipation de l'être implique d'intégrer sa propre référence temporelle, sa propre base d'impulsions.

C'est par ailleurs l'objectif prioritaire du "travail" de la polarité masculine d'intégrer cette référence.

Or, concrètement, il s'agit pour l'être d'intégrer sa propre logique existentielle, qui puisse "tenir la route" en l'absence de tout autre repère extérieur qui serait inévitablement symbiotique, et nierait de ce fait la réalité de l'émancipation.

Cette logique doit, toujours pour rencontrer les critères de l'émancipation, et parce que l'individualité est un aspect dont la réalité est liée à celle de la collectivité, être de nature à permettre une harmonisation permanente et définitive avec toute la collectivité.

L'oiseau mental dialectique représente l'intégration et le développement de la cognition d'une telle logique intrinsèque à l'être, permettant son inscription émancipée, car perpétuellement harmonieuse, au sein du collectif.

Cela consiste pratiquement à baliser le fonctionnement mental, de façon à privillégier certaines "fréquences de réception".

Car la pensée est une production du mental, en réponse à sa sollicitation par des stimuli intérieurs et extérieurs.

Or, même parmi les stimuli intérieurs interviennent des stimuli extérieurs travestis qui s'insinuent à travers les failles et fractures psychiques ouvertes par les refoulements psychologiques, effet de la toute-puissance immature de l'Esprit.

Il faut donc premièrement reconnaître que ni le mental, ni la pensée ne nous appartiennent sur un plan personnel.

Ce qui nous appartient est seulement la virtualité de l'Esprit, car la réalité ne peut pas nous appartenir. La réalité n'appartient qu'à elle-même, en tant que Rencontre collective.

Ce qui caractérise la virtualité de l'Esprit est originellement la toute-puissance immature qui se refoule elle-même pour continuer à nous manipuler à notre insu.

Donc, ce qui nous appartient vraiment est de désamorcer notre toute-puissance spirituelle, de façon à arrêter la confusion que l'Esprit fait avec le mental et la pensée, qui ne lui appartiennent pas, et qui ne sont pas supposés être à son service, au contraire.

Il faut donc progressivement arrêter de donner du poids aux pensées qui comportent une toute-puissance extérieure cautionnée par notre propre toute-puissance immature.

Tant que nous laissons faire cette toute-puissance, le mental ne peut pas s'émanciper dans l'identité individuelle, et est confusionnellement aggloméré avec le mental d'autres indidivualités prisonnières de leur toute-puissance, de sorte qu'il se crée une forme de mental collectif adultéré, banalisant et unifirmisant, un grand salmigondis symbiotique.

Il faut réintégrer les refoulements psychiques, de façon à fermer les failles donnant accès aux influences extérieures.

Car la nature de l'oiseau mental est conjugale, et il faut le libérer de la cage de toute-puissance dans laquelle l'Esprit immature l'a enfermé.

Il y aura peut-être bien un moment où la pensée telle qu'elle se présente habituellement se dissipera complètement, lorsque tout aura été intégré, lorsque la mise en phase sera parfaite, lorsque l'Esprit sera intégralement au Service du mental conjugal, lui-même agissant au coeur du Couple Sacré comme écho individualisé du supramental universel.


Si l'on cherche à intégrer une véritable Connaissance, alors comme je l'ai déjà dit, il faut chercher une Connaissance qui dispose intrinsèquement de sa propre éthique de façon inaliénable.

Il faut donc chercher une Connaissance qui émancipe, à savoir une Connaissance authentique, qui ne prétend pas qualifier (posséder) l'extérieur (la réalité), aboutissant inévitablement à rendre plus dépendant de l'extérieur, et donc moins émancipé (par exemple: science et technologie).

Il faut chercher une Connaissance qui permet d'unifier l'intérieur, l'espace intrapsychique, autour d'une même cohérence intrinsèque, indépendante, harmonisant les aspects intrapsychiques qui accèptent et souhaitent adhérer à cette harmonie, qu'ils soient naturellement disposés à le faire ou bien encore convertis par la cohérence, et qui favorise spontanément le retrait des instances qui ne souhaitent toujours pas adhérer à cette cohérence.

Or, pour être indépendante de toute forme de manipulation extérieure, cette Connaissance repose forcément sur une logique circulaire, qui porte en elle sa propre signification indépendamment de tout aspect extérieur, signification qui est en fait aussi son éthique.


Lorsque par sublimation, et donc relativisation, la polarité masculine parfaitement décentrée, ayant désamorcé sa toute-puissance qui la faisait se confondre avec la Séparation identitaire, peut intégralement assumer cette Séparation et de ce fait se mettre au Service l'oiseau mental libéré, alors par l'entremise de l'oiseau dialectique, la Séparation identitaire affirmée se met au Service du collectif, et de ce fait, la polarité féminine qui assume le Lien collectif de la Séparation identitaire, est appelée par l'oiseau pour compléter la structure et amorcer la dynamique Sacrée.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La nécessité éthique   Jeu 11 Déc 2008, 18:05

Et par la précédente intervention, la boucle est bouclée par rapport aux premiers articles de cette section, parus au début du sujet intitulé "1 - Dialectique de la Perception", et qui traitent de l'anatomie de l'être en confusion et du morcellement de l'espace intrapsychique qui en découle.

Déjà on pourra noter dans ces articles des appels clairs au désamorçage de la toute-puissance, même s'ils ne sont pas exprimés sous cette forme.

Par contre, ces articles ont été écrits bien avant que la théorie du Couple Sacré ne surgisse en moi de la dialectique en réponse à la question existentielle.

Au moins un à deux ans avant en fait, à un moment où tout en connaissant le principe du Couple Sacré, je ne l'avais pas encore compris dans sa pleine mesure et ne l'abordait que comme un aspect parallèle, non encore parfaitement intégré à mon approche spirituelle de l'époque.

Cette théorie du Couple Sacré n'a donc rien de prémédité, bien au contraire.

En somme, je n'ai eu qu'à me laisser conduire, comme un petit enfant qu'un guide prendrait par la main et qui, confiant, répète ce que ce guide lui souffle à l'oreille.

Et toujours, je me suis aperçu que j'avais eu raison d'écouter l'oiseau, et que d'une façon magique, tout ce qui m'était dit s'emboîtait finalement, s'entrecroisait, se confirmait, convergeait, témoignant d'une cohérence intégrale, tissant d'innombrables noeuds de pertinence, comme une sorte de polymérisation mentale, mais dont la structure globale serait circulaire.

J'ai vu que mon guide était inébranlable, incollable, et que quel que soit la contradiction qui lui était opposée, rien ne pouvait entamer la cohérence de l'ensemble.

Je me suis nourri de cette cohérence, pour favoriser l'unification de mon espace intrapsychique autour de cette merveilleuse synthèse dialectique développée par l'oiseau mental libéré.

Et tout cela a préparé l'union avec la polarité jumelle, union dont l'effectivité dépend encore, et c'est naturel, de la convergence harmonique du collectif.

Ceci est comme une sorte de halte à l'étape, où l'on se retourne, et où on fait le point. Et le bilan est manifestement positif, éminnement positif.


L'idée ne sera jamais de convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit. De toute façon, tout cela n'est véritablement opérationnel que lorsqu'on écoute parler l'oiseau en soi .

Tout ce que j'écris n'a donc que certaines prétentions limitées, comme par exemple de proposer la signification dialectique en alternative aux "significations" linéaires habituellement rencontrées, même en spiritualité.

Et de ce fait, peut-être favoriser l'ouverture d'un nouveau canal de recherche à ceux qui acceptent de prêter l'oreille à cette signification.

Et en tout cas, pour ceux qui sont déjà en affinité intérieure avec la dialectique, proposer les développements issus de ma synthétisation intérieure, afin qu'ils puissent éventuellement se les approprier pour les intégrer, sans confusion, à leur propre synthèse intérieure. C'est donc une fonction de catalysation.


Amitié,

steph
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