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 La sexualité spirituelle

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Sphinx

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MessageSujet: La sexualité spirituelle   Dim 30 Sep 2007, 16:53

La sexualité spirituelle:


Bonjour à toutes et tous,

j'ai déjà abordé à plusieurs reprises le sujet de la sexualité par plein.

Je vais plus particulièrement y revenir ici à propos des "flux" et des "positions" respectives aux deux sexes dans la sexualité spirituelle.


Dans la confusion de la dualité, du monde en condition de libre-arbitre, la réalisation incomplète des polarités sexuées incarnées engendre une sexualité par manque dont les aspects s'expriment de façon inversée.

Le masculin, par défaut identitaire, a tendance à se laisser aller à la projection identitaire possessive, et la féminité, par un défaut identitaire équivalent, à se laisser aller à l'introjection identitaire finalement possessive également.

Mais la masculinité réalisée s'exprime par une "tension de retenue projective" qui représente en somme la "rigidité phallique" de la cohérence éthique du Père. La masculinité réalisée ne projette pas, mais soutient librement une position d'ouverture à la participation.

Et la féminité réalisée s'exprime par une "tension de retenue introjective" qui représente en somme l'aspiration matricielle du potentiel, en tant que nature spontanée de l'être issue de la Mère. La féminité réalisée n'introjecte pas, mais soutient librement une position d'ouverture à la relation.

De cette façon le respect mutuel est assuré et les risques de confusions et de manques de respect sont absents.

Dès lors, tout fonctionne à l'envers par rapport aux références habituelles de la confusion.

En effet, si causalement on peut dire que l'homme à la prérogative dans le processus procréatif, puisque c'est sur son impulsion que la féminité expanse l'espace, en réalité, dans l'optique finaliste de ce même processus, il faut comprendre que ça fonctionne à l'envers: c'est la tension soutenue de l'aspiration relationnelle féminine qui a la prérogative de la procréation, et l'impulsion masculine ne fait que se tenir prête à répondre à cette aspiration à travers l'expression de son impulsion.

L'homme propose, et la femme dispose, c'est l'ordre naturel des choses qui implique que, dialectiquement, dans la réalité non dualiste du couple, l'homme assume le pôle de l'immobilité réactionnelle, représentant par là la référence de l'immuabilité temporelle de l'éternel présent, et la femme assume le pôle du mouvement inspirateur, représentant par là la référence de la mouvance immanente de l'espace.

S'il fallait donc exprimer l'expérience de la sexualité spirituelle, par plein, dans son vrai sens finaliste, il faudrait considérer que c'est en fait la femme qui projette sur l'homme un flux d'aspiration, et que ce dernier introjecte ce flux afin de produire les impulsions requises à la création appelée par ce flux.

La cohérence de ce processus implique donc une capacité d'aspiration "projective" suffisante de la part de la femme, ce qui réclame une position de retenue introjective bien développée, et une capacité de réactivité introjective pulsionnelle suffisante de la part de l'homme, ce qui réclame une position de retenue projective bien développée.

Qu'il suffise de comprendre que l'homme représente le pôle de la cohérence éthique, théorique, de la nature de l'être, alors que la femme représente la mise en application pratique et spontanée de cette nature.

Et de ce fait, on peut logiquement comprendre que c'est l'application créatrice spontanée, donc la féminité, qui appelle les impusions "éthiques" à mesure que l'expansion en a besoin, et que l'homme se tient prêt à répondre à ces appels. Un peu comme un maître d'oeuvre fait appel progressivement aux "plans généraux" d'une oeuvre.


Amitié,

steph
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Sphinx

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Dim 30 Sep 2007, 18:19

Explications supplémentaires:



Concrètement, la possibilité d'atteindre la position de retenue "projective" pour le masulin, et "introjective" pour le féminin, ne provient nullement d'un contrôle volontariste, ou d'une quelconque ascèse.

Cette possibilité n'émerge qu'à travers la perception des essences physiques jumelles, bien discriminées, induisant naturellement une conscience physique accrue, mutuellement et naturellement respectueuse.

On comprend, encore une fois, pourquoi le couple sacré permet la réintégration de la pureté sexuelle totale, précisément grâce à ce fondement sur la conscience physique amplifiée par la discrimination mutuelle des essences.

En sexualité par plein, tout aspect de manque, d'attente et de spéculation particulière doit être abandonné, et si l'accouplement dense y est possible, il doit cependant respecter également et absolument ces critères: rien de précis ne peut être attendu.

Car la sexualité spirituelle vraie au sein d'un couple sacré inclut naturellement tous les aspects sexués, y compris ceux de la densité, mais ne permet leur expérience que dans la vérité non spéculative. Ceci est en fait aussi une protection contre tout accident identitaire, qui pourrait se produire entre deux Flammes Jumelles, si elles voulaient s'unir à travers une intention encore en partie spéculée: cela ne sera pas permis.

Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mar 02 Sep 2008, 22:12

La simulation ProCréatrice:


Dans la sexualité narcissique par manque, non sublimée (non intégrée), s'inscrivent des jeux de domination divers, en partie simulés, mais pas entièrement simulés, puisque ces dominations diverses sont supposées répondre aux manques narcissiques.

Or, dans la sexualité sublimée, décontaminée, de la ProCréation cosmique, il y a effectivement simulation d'une domination intégrale.

Cette simulation est ce qui protège l'accès au libre-arbitre de l'être nouveau: la Nature de l'être est camouflée par la simulation de domination sexuée, et de cet fait, il y a ouverture au libre-arbitre du choix existentiel de reconnaître et d'adhérer, ou pas, à la Nature de l'être.

Si les Créateurs ne simulaient pas de domination intégrale, la Nature de l'être resterait manifestement respectée et affirmée, empêchant une véritable ProCréation cosmique.


Mais la différence avec la sexualité par manque, c'est que dans la sexualité par plénitude, la simulation de la domination est seulement une simulation, sans enjeux narcissiques personnels interférant entre les polarités sexuées.

La simulation de domination est uniquement destinée à offrir le choix aux êtres nouveaux, et non pas à compenser les non-choix narcissiques résiduels des polarités ProCréatrices elles-mêmes!

Or, dans la sexualité narcissique par manque, ce qui se passe est que la simulation n'est pas seulement une simulation, même si les protagonistes peuvent le croire sincèrement, et même s'ils sont totalement consentants au niveau mental...

En fait, sans sublimation intégrale du narcissisme, la domination n'est pas seulement simulée, et conserve toujours une part de réalité qui transite par les canaux symbiotiques, narcissiques. Et cela n'est jamais anodin du point de vue karmique, sans consentement de l'Ame elle-même!

Car le viol présente plusieurs niveaux d'implication...

En général, on limite la définition du viol sexuel à l'absence de consentement mental et/ou affectif. Et on n'envisage pas que le viol puisse présenter aussi une réalité (toute aussi fondamentale sinon plus) au niveau de l'Ame...

Le non-consentement de l'Ame est déjà un niveau de viol, et peut-être le plus important!

Des Personnes déjà très décontaminées peuvent intrinsèquement reconnaître l'absence de consentement de l'Ame, et réagir naturelement à ce facteur inhibiteur.

Mais dans la plupart des cas, ce facteur ne sera pas perçu par les protagonistes du rapport sexuel.


Tout rapport sexuel narcissique, non sublimé d'une part et sans consentement de l'Ame d'autre part, est forcément un choc karmique, et un entrelacement causal symbiotique.

La sexualité par manque, avec viol de l'Ame, est donc un phénomène largement récupéré par la spéculation vampirique.

Le véritable Tantrisme vise, soit dans des conditions de formation éthique très strictes, soit idéalement par relation spontanée (rencontre non spéculée avec une Ame Soeur particulière), à vivre une sexualité hors Couple Sacré, mais protégée malgré tout par consentement de l'Ame, de façon à ne produire aucune adultération karmique.


Pour en revenir à la simulation de la domination, elle repose sur une altération de profondeur nulle, purement superficielle et donc apparente, de l'ordre dialectique entre les polarités sexuées.

Cette altération superficielle repose sur la marginalisation du narcissisme, par sublimation, au centre du Couple Sacré, qui permet la maîtrise du potentiel central grâce au pivot dialectique du Conflit rendu à lui-même.



Amitié,

steph
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Sphinx

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mar 12 Mai 2009, 11:19

Bonjour à toutes et tous,



l'excitabilité sexuelle non maîtrisée, dans la sexualité classique, est manifestement un jeu de pouvoir narcissique entre les partenaires sexuels, même si il y a, en apparence, acceptation mentale et/ou adhésion sentimentale.

Un acte sexuel réalisé en dehors d'une Rencontre iinterpersonnelle intégrale, présente donc toujours a minima un risque de viol de l'âme, même en cas de consentement mutuel. Bien pire encore est le cas d'une relation tantrique "sauvage"!

La sexualité classique est un processus parasitaire, dans lequel la relation entre les deux Personnes (ou plus) est manipulée par des instances externes à ces Personnes. Les jeux de pouvoir basés, entre autres, sur l'excitabilité non maîtrisée, permettent de détourner de l'énergie psychique jusqu'à la détente sexuelle orgasmique qui survient comme "récompense" (conditionnement opérant) au fait de s'être laissé vampiriser.


L'idée est qu'il n'est pas possible, ni pertinent, de supprimer totalement l'aspect parasitaire, puisqu'il préfigure déjà le potentiel de Procréation avant la lettre, mais dans un état où ce paramètre n'est pas intégré totalement en conscience, et fonctionne donc de façon indirecte.

On ne peut jamais déparasiter en supprimant la confusion, mais seulement l'intégrer en développant -par ailleurs- un état de conscience claire dans la véritable Rencontre interpersonnelle.

Supprimer la "part d'ombre en soi" n'est donc pas désirable, et ce qui importe est de développer une conscience intégrale de Soi de sorte que la part d'ombre y soit totalement reconnue, acceptée, intégrée, laissée à son mystère fondamental, et que sa toute-puissance en soit alors désamorcée.

Car la part d'ombre est le potentiel: ce que l'Etre n'a pas encore mis en Lumière, et qui constitue sa faculté de Procréation. Et sous cet angle, la part d'ombre possède sa propre Lumière.


Le Couple Sacré établit un rapport interpersonnel intégralement décontaminé, où plus aucun jeu de pouvoir n'est présent, et où aucune domination ni manipulation narcissique n'existe donc plus, non pas parce que la part d'ombre a été supprimée, mais parce qu'elle a été reconnue et intégrée à sa juste place, dans la Lumière du potentiel Procréateur, et que de ce fait sa toute-puissance est sponténament et naturellement compensée par la cohérence de la conscience conjugale qui gravite autour.

Un équilibre parfait, mais parfaitement dynamique, est alors établi entre l'Etre (le Couple Sacré), et la part d'ombre, le potentiel de Procréation.

Dans un tel état, il n'existe plus aucun jeu de pouvoir réel, même des jeux peuvent demeurer en pure simulation.

Les "jeux sexuels" de la sexualité classique préfigurent bien entendu une telle simulation, mais dans tous les cas, la sexualité narcissique non protégée par la Rencontre identitaire du Couple Sacré, reste violente au moins en latence, car ses jeux de pouvoirs sont toujours en partie effectifs dans leur toute-puissance narcissique, eut égard à une excitabilité sexuelle non maîtrisée (= dont la finalité véritable n'est pas reconnue intégralement en conscience, et donc n'est pas responsabilisée).

En fin de compte, la part d'ombre de l'Etre est le mystère de la perfection de son potentiel intégral, lorsque la Beauté de ce mystère est refoulée parce qu'on souhaite archaïquement la posséder (attachement formel).

En faisant le deuil de la possession de la perfection, la Beauté de son mystère est libérée, et on peut faire Alliance avec le potentiel de perfection, sans avoir à atteindre une telle perfection, et même paradoxalement parce qu'on a accepté de ne jamais pouvoir l'atteindre!

Dans l'Alliance avec la perfection du potentiel à l'horizon infini de l'éternel Présent, la perfection peut être vécue par une structure qui pourtant, ne constitue pas par elle-même une telle perfection, mais une synthèse sublimatoire de cette perfection: une acceptation de reddition intégratrice face à la perfection du potentiel. Une telle structure est le Couple Sacré.

Il s'agit d'un état de la perfection qui, reconnu par la perfection inaccessible, y est inscrit pour l'éternité, puisqu'elle ne sera jamais atteinte. Ce que fait le Couple Sacré est donc d'inscrire son imperfection comme état de la perfection absolue, et parce que cette perfection absolue ne peut pas être atteinte, alors le Couple vivra éternellement.

Dans la sexualité classique, la perfection est attachée dans l'attachement à la persistance formelle, à la possession narcissique du Corps de la Mère, et de ce fait, le couple narcissique ne peut pas inscrire son imperfection dans la perfection absolue, puisqu'il est en confusion avec cette perfection absolue qu'il veut attacher.

De ce fait, l'Alliance Sacrée ne se réalise pas, et l'éternité n'est pas intégrée dans l'instant Présent. Le couple est ainsi voué à la rupture.


Amitié,

steph
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delz

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mar 12 Mai 2009, 14:03

Citation :
Les jeux de pouvoir basés, entre autres, sur l'excitabilité non maîtrisée, permettent de détourner de l'énergie psychique jusqu'à la détente sexuelle orgasmique qui survient comme "récompense" (conditionnement opérant) au fait de s'être laissé vampiriser.


On ne peut jamais déparasiter en supprimant la confusion, mais seulement l'intégrer en développant -par ailleurs- un état de conscience claire dans la véritable Rencontre interpersonnelle.

[...]

Supprimer la "part d'ombre en soi" n'est donc pas désirable, et ce qui importe est de développer une conscience intégrale de Soi de sorte que la part d'ombre y soit totalement reconnue, acceptée, intégrée, laissée à son mystère fondamental, et que sa toute-puissance en soit alors désamorcée.

Merci pour ce post qui rejoint certaines de mes problématiques actuelles (et communes à la majorité des Humains à mon avis)

La "marge de manoeuvre" semble toujours difficile à négocier. D'un coté, le risque de vampiriser (ou de se faire vampiriser) énergétiquement, d'un autre, celui de refouler, d'évacuer la question, ce qui est tout autant une attitude involutive. Car la finalité n'est pas de supprimer mais d'accepter, d'alchimiser.

Ce n'est pourtant pas simple car même en tentant d'être en pleine conscience (car je pense que la conscientisation est la seule voie véritable), il y a souvent des impulsions (externes donc intrusives, ou même internes) qui font que malgré une certaine conscientisation, il y a une incapacité à ne pas "tomber" dans un des deux éceuils (vampirisation sous une certaine forme ou refoulement, rejet des impulsions, attitude involutive spirituelle elle aussi).

Pas simple à expliquer.

Une deuxième remarque, qui est plutot une question ici:

- Comment reconnaître une authentique rencontre énergétique d'une rencontre symbiotique basée sur la spéculation?

Une rencontre énergétique authentique répond clairement à certains impératifs éthique comme le respect véritable de la personne, une absence de spéculation, de projections,...

Ok mais je pense qu'à moins d'être véritablement réalisé, il subsiste toujours un minimum de projection et le fait de reporter suir l'autre ce qui n'est pas encore réglé en nous-même.

Alors, comment différencier clairement, le plus objectivement possible deux types de relations ou plutot de rencontres, à savoir une rencontre seulement ou en grande partie symbiotique, par manque et une relation sinon pleinement authentique, qui répond déjà à un niveau certain niveau de rencontre énergétique, un rapport qui peut faire avancer les deux personne dans ce cas-ci, qui est garant que la Rencontre soi par exemple faite entre deux âmes assez proche et non deux âmes complètement éloignées qui ne se rencontrent que par projections symbiotiques sur l'autre, hors de tout contact énergétique réel (et même si celà peut être utile à un certain moment de l'évolution personelle).

Certains diront peut-être que celà est évident, que celà se sent pleinement s'il y une véritable rencontre énergétique, que le coeur le sait, que tout l'Etre en est conscient que c'est une véritable rencontre authentique qui s'installe. J'ai pourtant l'impression que nombre de personnes qui le disent sont néanmoins englués dans des relations symbiotiques et que ce n'est pas une réelle rencontre énergétique authentique.

Celà se sent peut-être physiquement, au niveau du coeur, hors de la spéculation du mental? (le coeur qui batttttttttttttttttt) :), un ébranlement?

Je suis peut-être un peu confus dans ma "remarque-question", je préciserai si ce n'est pas assez clair.

Bonne journée à tous.
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Sphinx

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mar 12 Mai 2009, 16:50

Bonjour Delz,


Citation :
Ce n'est pourtant pas simple car même en tentant d'être en pleine conscience (car je pense que la conscientisation est la seule voie véritable), il y a souvent des impulsions (externes donc intrusives, ou même internes) qui font que malgré une certaine conscientisation, il y a une incapacité à ne pas "tomber" dans un des deux éceuils (vampirisation sous une certaine forme ou refoulement, rejet des impulsions, attitude involutive spirituelle elle aussi).

Pas simple à expliquer.

C'est très clairement décrit. Et il y a là quelque chose à comprendre: c'est l'acceptation de la faillibilité, de la faiblesse personnelle, avec dans le même temps l'expression consciente que ces "impulsions" ne correspondent pas à la signification personnelle, tout cela indépendamment du fait qu'on "succombe " ou pas à ces impulsions, et donc sans aspect de culpabilisation qui ne peut rien résoudre (la culpabilisation étant en soi une toute-puissance attachant l'Etre au Faire et le Présent au Passé), qui permet d'avancer vers la conscience claire.

Car la seule vraie solution réside dans une auto-reprogrammation consciente, pas par toute-puissante décisionnelle unilatérale, mais par acceptation sublimatoire.

En d'autres termes, il faut permettre à un "code" de déconfusion de pénétrer le "programme" mental et d'y agir comme "remède" au "défaut" de responsabilisation consciente.

Et pour qu'un tel "code" soit correctement introduit, sans être lui-même contaminé par les croyances insensées issues des refoulements, il doit être introduit en l'absence de toute forme de culpabilisation, ou de déni forcené ou d'ascèse toute-puissante (ou d'abandon total à la perversité, bien entendu). Un tel "code" doit donc être introduit dans une décontamination mentale que seule la sublimation permet.

L'être humain est inévitablement soumis à la toute-puissance de ses refoulements précoces, et la seule véritable façon de les réintégrer est l'acceptation intégrale de soi en l'état, par la sublimation de l'attachement à l'illusion de la force et de la perfection personnelles.

Tout autant le jugement de soi conduisant à la culpabilisation que l'abandon de soi à la perversité sont des formes de toute-puissance refoulée (inverses et liées), et la seule position juste est donc l'abandon à l'acceptation de soi, mais pas l'abandon de soi à la perversité... subtil, mais fondamental!


La valeur d'une Personne ne dépend pas d'un critère de perfection, ni de ce qu'elle fait ou a fait: elle ne dépend que du fait d'être une Personne, et rien d'autre. C'est dans la reconnexion à cette vérité existentielle que réside la Source de toutes les vertus.

Naturellement, on a mis en place des tas de systèmes de contrôle pour encadrer, par toute-puissance contrôlante, les débordements de la toute-puissance refoulée.

Et il s'agit là d'un cercle vicieux qui, certes, a probablement son "utilité" transitoire et très relative, mais au bout du compte il faudra tordre le cou à l'illusion du contrôle qui crée lui-même les conditions de sa perpétuation, pour se reconnecter vraiment à notre valeur personnelle.

Car il faut comprendre que le refoulement originel et les refoulements précoces qui ont conduit à un état d'esclavage et de prédation de l'Humanité, ont tous pour nature essentielle des contrôles qui, comme des "parasites", se sont instillés dans la conscience primitive.

On peut comprendre dès lors qu'aucun contrôle ne peut résoudre le moindre refoulement, puisqu'un refoulement provient lui-même d'un contrôle: LE contrôle ne fait qu'entretenir sa vaniteuse perpétuation en simulant des solutions illusoires contrôlantes, addictives, vampirisantes.


Alors oui, on peut "composer" pour un temps, et du bout des doigts, avec le contrôle, mais il faut garder à l'esprit l'illusion transitoire qu'une telle "solution" représente, et que le but est de sublimer tout contrôle pour s'affirmer soi.


Amitié,

steph
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delz

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mer 13 Mai 2009, 15:46

Merci Stéphane.

Celà "résonne".

Amitié aussi.
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mer 13 Mai 2009, 17:18

Bonjour,

Je souhaiterais revenir sur un de tes post plus ancien (30 septembre 2007), que je ne connaissais pas, et notamment sur ce paragraphe:

Citation: "Car la sexualité spirituelle vraie au sein d'un
couple sacré inclut naturellement tous les aspects sexués, y compris
ceux de la densité, mais ne permet leur expérience que dans la vérité
non spéculative. Ceci est en fait aussi une protection contre tout
accident identitaire, qui pourrait se produire entre deux Flammes
Jumelles, si elles voulaient s'unir à travers une intention encore en
partie spéculée: cela ne sera pas permis.
"

- Qu'entends-tu par "accident identitaire" ?

- "cela ne sera pas permis..." est-ce à dire que la relation jumelle ne
sera jamais symbiotique, le travail sur soi, de sublimation devant être
réalisé à travers nos couples croisés entre autres ?

J'ai quand même l'impression que les rencontres avec sa flamme jumelle
sont possibles tout au long de nos vies, certes pas conscientisées,
pouvant quand même passer par une relation symbiotique.


Tout à fait d'accord sur le fait que nos refoulements alimentent la prédation de l'humanité.

Athena
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mer 13 Mai 2009, 19:27

Bonsoir Athena,

Citation :


- Qu'entends-tu par "accident identitaire" ?

Le schéma suivant, tiré de la page 1 du sujet en Post-It "Chakras et Merkabah", montre le risque d'accident identitaire que présente, par exemple, le tantrisme dévoyé, mal balisé, sans éthique suffisante:

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


L'accident identitaire dont il serait question est un téléscopage, ou écrasement, un effondrement narcissique qui, a minima, occasionnerait une grave fracture identitaire.

Les polarités s'articulent dans une dynamique basée sur un "levier" énergétique, dans lequel on trouve un point d'appui "répulsif" et une force "attractive" (point 1 du schéma). La combinaison croisée de ces aspects répulsifs et attractifs engendre la dynamique sexuée du Couple Sacré.

Dans le cas de deux Flammes Jumelles, l'aspect répulsif est suffisant, car les points d'appui sont articulés entre eux sur l'angle plat, l'angle "éthique", à 180°.

Dans ce cas, les polarités sont libres de se rapprocher jusqu'à une distance infinitésimale sans risque de téléscopage et d'effondrement narcissique.

Ceci est montré au point 2 du schéma.

Mais si les polarités ne sont pas jumelles, et "jouent" quand même à la sexualité énergétique (tantrisme dévoyé), ou bien si la polarité masculine n'est pas en phase par rapport à sa polarité jumelle féminine, alors les aspects répulsifs ne sont plus dans un même axe, et ne sont plus articulés par l'angle plat, mais par un angle forcément inférieur, qui n'est plus capable de contrecarrer l'attraction des polarités totalement et parfaitement.

De ce fait, il y a risque de collision des polarités entre elles (point 3 du schéma), ce qui présente un risque pour les phases identitaires des deux partenaires s'il sont d'identités différentes, ou de la phase identitaire de leur Couple Sacré s'ils ont la même identité.

Donc concrètement, il ne sera jamais permis aux Flammes Jumelles de se rencontrer dans la spéculation symbiotique et, en fait, elle ne sera simplement pas possible (les accroches symbiotiques ne seront pas présentes), si leur degré de différenciation est suffisant pour une rencontre dans la densité.

D'un autre côté, il y a quand même un cas dans lequel le téléscopage narcissique des polarités jumelles entre elles peut se produire, et c'est dans le cas d'un Couple Sacré totalement régressif dont la phase identitaire avorte.


On peut synthétiser tout cela en se fondant sur l'angle plat (qui est l'angle éthique du Couple Sacré):


- Le Couple Sacré est fondé sur le modèle éthique de l'angle plat (l'angle plat entre les polarités affirme leur diamètre sur le cercle existentiel, leur "phase identitaire")

- Dès le départ, le Couple Sacré doit respecter l'éthique de son modèle fondateur, et de ce fait les polarités ne pourront pas se rencontrer dans la densité tant que l'angle plat n'aura pas été assez affirmé entre elles.

- D'un autre côté aucun couple "croisé" ne peut s'articuler sur l'angle plat, et c'est pourquoi la sexualité narcissique densifiée, passant par le corps physique dense, existe comme garde-fou dérivatif (flèche jaune au point 3 du schéma) contre des rapports énergétiques qui seraient dangereux pour les identités des partenaires: la sexualité classique permet de dériver l'excédent d'attraction vers le plan corporel dense.

- Néanmoins, des pratiques particulières (tantrisme), saines et très strictement règlementées, ou bien complètement dévoyées, veulent court-circuiter le garde-fou de la densité corporelle, et permettre un rapport sexuel énergétique de FJ entre des partenaires qui ne sont pas FJ.

- Le risque identitaire est alors majeur si toutes les précautions ne sont pas prises, et dans l"idéal, un tel rapport bien encadré par l'éthique ne se réalisera qu'une seule fois!

- Car il n'y a pas de limite aux possibilités d'un tel rapport énergétique: un couple croisé possède un potentiel de rapprochement sexuel (énergétique) identique à celui d'un Couple Sacré. Le seul problème est que les forces en présence ne sont pas tarées naturellement pour prévenir tout risque de collision et d'effondrement narcissique (donc le potentiel réel d'un couple croisé est nul, puisqu'il ne pourra éviter la collision s'il se rapproche au même point que peut le faire un Couple Sacré sans danger).

- Dès lors, après la première expérience, la tentation d'aller plus loin se présentera forcément, et là, le véritable tantrisme dit "stop": une fois, parfaitement préparée, et pas une de plus! Car il n'y a pas de garde-fou énergétique pour un couple croisé.

- Un Couple Sacré peut cependant régresser intégralement au point que ses polarités constituantes s'effondrent l'une dans l'autre, faisant avorter la phase (l'angle plat s'est transformé en angle zéro au cours de la régression), mais le téléscopage est alors intérieur, et aucune rencontre ne se sera produite dans la densité.


Citation :
- "cela ne sera pas permis..." est-ce à dire que la relation jumelle ne
sera jamais symbiotique, le travail sur soi, de sublimation devant être
réalisé à travers nos couples croisés entre autres ?

Précisément. L'angle plat entre les polarités jumelles a été décomposé en plusieurs angles symbiotiques (plus petits que 180°) vers des Ames Soeurs, ce qui constitue le karma naturel.

La sublimation progressive de ces composantes symbiotiques permet d'intégrer progressivement l'angle plat, et de permettre la rencontre des polarités au moment où cet angle s'affirme entre elles.

Il faut en somme comprendre que le Couple Sacré est un "Tout ou Rien éthique".

Soit il est totalement dans l"éthique, ayant intégré l'angle plat, soit il avorte totalement le modèle éthique et s'effondre.

Entre ces deux extrêmes, il y a la symbiose, qui ne peut se jouer qu'à travers des partenaires croisés, harmoniques (karma naturel - Ames Soeurs), ou dysharmoniques (karma spéculé).

Donc le Couple Sacré est fondamentalement hors symbiose, car aucun état intermédiaire entre la complète différenciation, ou la complète indifférenciation, ne peut lui être appliqué.

La complète indifférenciation ne peut en effet plus être qualifiée de symbiose classique, car elle possède la légitimité vampirique du nihilisme intégral.



Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mer 13 Mai 2009, 21:07

La densité matérielle de l'agglomération causale étant une conséquence directe de la désynchronisation des polarités jumelles, les événements de ce monde dualiste sont inexorablement conditionnés par la contrainte relative des polarités jumelles.

Elles ne peuvent pas se rencontrer dans la densité sans synchronisation suffisante entre elles: l'insuffisance de répulsion au niveau de l'ancrage énergétique de la phase identitaire est forcément suppléée par une répulsion événementielle dans la densité (aspect qui sera récupéré par la spéculation karmique et servira de moyen de renforcement de l'emprise et de la persistance de la dualité).

En d'autres mots, tant que la Séparation interpersonnelle n'est pas intégrée dans une synchronisation des polarités en opposition sur l'angle plat de leur phase identitaire, la Séparation se manifestera concrètement, extérieurement, dans les événements de la dualité, empêchant la rencontre.

C'est, pour ainsi dire, "technique", et incontournable. L'état de séparativité des FJ dans la réalité densifiée, est directement une conséquene de l'état de leur intégration éthique de la Séparation interpersonnelle, donc de leur synchronisation, ni plus ni moins.


Amitié,

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Jeu 18 Juin 2009, 13:29

Bonjour à toutes et tous,


toute relation narcissiquement sexuelle et/ou amoureuse est inévitablement une relation de prédation.

Tout simplement parce que le Superprédateur Sacré, l'Eternel potentiel collectif, ne peut pas être intégré, centralisé, dans une relation qui comporte encore des interférences narcissiques.

Et que la prédation alors s'exporte du potentiel vers les Personnes, ce qui se traduit par des jeux de pouvoirs.

A cela s'ajoute la récupération, la manipulation, et l'exacerbation de la prédation par les superprédateurs régressifs, vampires légitimes mais inauthentiques du système dualiste.

Tout simplement parce que par régression, ils se sont intégralement, et confusionnellement, identifiés au Superprédateur Sacré, ne pouvant donc le Rencontrer ni faire Alliance avec Lui, oeuvrant avec sa légitimité, mais sans authenticité consciente.


Or donc, pour en revenir à un couple narcissique, la seule façon de mettre fin à la prédation est la sublimation, par éthique, dans le respect de la Personne.

Mais il est très probable que dans un tel contexte, la relation s'achève pour ce qui est de ses modes narcissiques, sexuels et amoureux, pour se centrer sur le seul mode véritable de l'Amour.


Si un couple narcissique se sépare sans sublimation, il ne se sépare pas vraiment, et ne permet d'autre part aucune véritable Rencontre.

L'intimité narcissique n'est qu'un artifice d'intimité. La sexualité amoureuse ne fait que dériver la véritable intimité, qui fait peur, vers un artifice d'intimité qui est en fait une prédation fondée sur le refoulement, le clivage et la peur de l'autre.


Amitié,

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Jeu 25 Juin 2009, 19:05

Bonjour à toutes et tous,



or donc, la véritable Vertu, c'est la reconnaissance de la valeur fondamentale et absolue de la Personne humaine dans tous les cas, sans exception.

En somme, cette reconnaissance est liée à l'identification de la Personne, à son identité essentielle, liée au Couple Sacré, au Soi.

Mais tant que la conscience reste partiellement fascinée par elle-même, ce narcissisme interférant empêche une complète reconnaissance interpersonnelle, empêche une vraie Rencontre de se produire en toute conscience.

Et de ce fait, la Personne voit sa valeur inaliénable, se diluer en apparence dans l'illusion de l'utilitarisme, de l'objectivisation exacerbée.

C'est dans ce cadre que la sexualité narcissique comporte inévitablement toujours une part de négation interpersonnelle, de prédation, où la Personne est en partie abordée comme objet de satisfaction narcissique, avant d'être intégralement reconnue et Rencontrée comme identité dans sa valeur centrale.

Cela permet de comprendre en fait que la sexualité narcissique ne peut se produire effectivement que dans le cadre de cette négation interpersonnelle partielle, ou complète, car lorsque c'est la Rencontre identitiare qui préside véritablement à l'échange interpersonnel, c'est la convergence harmonique et l'authenticité identitaire qui prévalent, et qui tout simplement interdisent de facto toute dérive sexuelle narcissique.


Dans le cadre de la sexualité sacrée, je le répète, il n'y a pas de désir sexuel en tant que tel, mais réactivité sexuelle pure, convergente, libérée de tout besoin de satisfaction, protégée par la Rencontre identitaire.

Et si l'identité n'est pas corrélée par le Soi, par le Couple Sacré, la sexualité sacrée ne peut pas s'opérer véritablement.

Car même dans le Tantrisme le plus éthique et le mieux protégé, il y a encore inévitablement de la spéculation qui adultère la Rencontre interpersonnelle malgré tout.

Dans la sexualité Sacrée, la Rencontre intervient d'abord, dans sa vérité intrinsèque, dépourvue de toute spéculation, et ouvre alors la porte à la véritable sexualité spontanée, naturelle, intégralement protégée dans le respect absolu des Personnes.

Toute Personne qui donc avance vers l'intégration du Respect absolu de la Personne humaine dans tous les cas, focalise sa conscience dans la reconnaissance de l'identité personnelle, et réduit progressivement et effectivement le champ de sa compatibilité sexuée.

Cette refocalisation éthique de la compatibilité sexuée, par reconnaissance identitaire, est la sublimation narcissique du libre-arbitre personnel.



Amitié,

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Credo



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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Jeu 25 Juin 2009, 22:25

Je reconnais avoir une sexualité narcissique mais celle-ci me permet de la sublimer de plus en plus, par pleine acceptation de sa nature, des désirs et "satisfactions" qui l'accompagnent. Je n'ai jamais réussi à sublimer toute la gamme des refoulements liés à la possession du corps en méditant seul, ou encore en présence d'une femme sans aller au bout de l'acte sexuel proprement dit.

Une sexualité narcissique est-elle possible avec la flamme jumelle si celle-ci n'est pas reconnue?


Merci!
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Ven 26 Juin 2009, 15:22

Bonjour Credo,

Credo a écrit:
Une sexualité narcissique est-elle possible avec la flamme jumelle si celle-ci n'est pas reconnue?

Peut être que la vrai question, est, les flammes jumelles existent elles vraiment ?

Ce n'est peut être qu'une illusion de plus...

Il n'y a peut être que le Coeur qui compte ?


Chaleureusement
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Sam 27 Juin 2009, 13:01

Bonjour Credo,


Citation :
Une sexualité narcissique est-elle possible avec la flamme jumelle si celle-ci n'est pas reconnue?

La dialectique me semble répondre par la négative.

Tout simplement parce qu'il est impossible de se posséder soi-même, et que la sexuation du Soi en deux polarités en est une conséquence directe.

On pourrait arguer du fait que la sexualité narcissique est une illusion de possession, et que cela ne peut donc pas avoir d'impact. Mais c'est oublier que dans le cadre du Couple Sacré, il ne peut pas y avoir d'illusion du tout, à aucun moment, sur aucun point.

Somme toute, lorsque le Soi reçoit l'opportunité de naître éventuellement à lui-même, va se présenter spontanément à lui le mirage de la possession de Soi, la pulsion d'affirmer arbitrairement, absolument, l'existence du Soi.

C'est parce que la conscience archaïque est confrontée au flash originel du mirage de la perfection formelle statique, du Corps de la Mère, qui est la toute première perception consciente (altérée), et qui de ce fait hypnotise la conscience profondément.

Mais très logiquement, s'engouffrant dans la pulsion de proclamer arbitrairement son existence, le Soi va par là-même se livrer au refoulement de lui-même, appelant de ce fait ses causes polarisées, qui vont effectivement poser le problème de la naissance du Soi, une polarité sexuée posant la question de cette naissance, et l'autre polarité sexuée répondant à la question de cette naissance.

Paradoxalement, le clivage primordial des polarités, leur appel par le Soi, est le refoulement du Soi par lui-même, à travers sa pulsion vitale (qui est donc morbide, puisque pulsionnelle). Et à partir de là, les polarités constitutives appelées vont apparaître, dissocier le Soi en deux aspects corrélés, qui vont pouvoir apporter une réponse éthique à la pulsion initialement arbitraire de naissance du Soi. Le refoulement du Soi est un passage obligé vers sa naissance éventuelle, car ses polarités constitutives doivent pouvoir apparaître dans leur narcissisme interférant pour arbitrer dialectiquement la question de sa naissance

Ce processus reflète manifestement l'impossibilité catégorique pour le Soi de se posséder lui-même: dès qu'il tente de le faire, il se refoule, et clive ses polarités constitutives.

Cela a un intérêt, puisque cela nantit ses polarités constitutives d'un narcissisme personnel, qui va leur permettre de poser et de répondre à la question de naissance du Soi, par l'entremise de relations avec des tierces Personnes, extérieures à la question du Soi (de "leur" Soi).

On pourrait aller jusqu'à dire que si deux Flammes Jumelles nées d'un même Soi ( ce qui est leur définition essentielle) faisaient l'amour narcissiquement ensemble, cela constituerait une réponse négative à la question de la naissance du Soi, puisque dans le cas du Couple Sacré, il n'y a jamais d'illusion (l'illusion est forcément vécue à l'extérieur du Couple Sacré, tout simplement parce que l'authenticité du Soi ne doit jamais être compromise).

En résumé, lorsque le Soi a reçu l'opportunité de naître à lui-même, inévitablement fasciné par le mirage archaïque du Corps de la Mère, il a voulu le posséder et donc arbitrairement imposer sa propre existence, posséder sa naissance, ce qui concrètement signifie refouler sa naissance...

Ce refoulement a logiquement conduit à l'appel des polarités constitutives du Soi, de façon à répondre à la question de sa naissance.

C'est donc principalement à travers la Femme que transite le mirage du Corps de la Mère, et c'est à travers la possessivité vis-à-vis de la Féminité que se joue la dialectique de la naissance éventuelle du Soi: le refoulement de la réalité Féminine en tant que Personne est concrètement l'expression de la question de l'existence du Soi.

Reconnaître la Féminité en tant que Personne à part entière, c'est répondre "oui" à la question de la naissance du Soi...

A cet égard, la sexualité narcissique semble devoir être strictement réservée aux couples croisés, dans le cadre desquels la question de la naissance du Soi est effectivement traitée. Le Couple Sacré ne peut en effet pas régler son propre karma (confusion des polarités) par lui-même.

C'est par respect de l'autre Personne dans tous les cas, malgré et au-delà du transfert narcissique amoureux et de la possessivité à l'égard du corps physique, écho illusoire du mirage archaïque du Corps de la Mère, que le traitement du karma s'opère, et que se prépare la fusion Sacrée, la naissance du Soi à lui-même. Donc, ce n'est pas par rejet de la sexualité narcissique, mais par son intégration dans "autre chose", dans un "ailleurs éthique", dans une attitude de Respect et de Rencontre de la Personne, que se "travaille" la question de la naissance du Soi.

Et au final, dans le paradoxe de la vraie Vie, la perfection formelle est effecitvement retrouvée, éprouvée, mais à travers une dynamique absolue permise par des instances intégralement relativisées par reconnaissance de leur équivalence personnelle. C'est l'astuce qui transforme le mirage en réalité (astuce simple à comprendre: un mouvement circulaire absolu (absolument rapide) inclut la staticité, puisqu'il peut la simuler sans difficulté; il peut même à la fois simuler la staticité, tout en effectuant en même temps des mouvements relatifs, et en restant bien entendu dans le mouvement absolu; il est intégralement libre).



Par cette réponse, j'ai aussi répondu à Benoît, puisque l'on se rend compte que le Soi ne peut pas naître à lui-même sans appel à la dialectique de ses polarités constituantes.


On peut même résumer de la façon suivante: pour naître à la vraie Vie, le Soi, pur potentiel, doit accepter de faire le deuil de sa virtualité toute-puissante, absolue, et ce deuil passe par l'intégration d'instances polarisées, relativistes (qui relativisent la virtualité absolue du Soi), à travers une vraie dynamique de vie, et non point par le mirage narcissique d'une forme statique, absolue, idéalisée, et donc en fait morte et stérile.

Les relations sexuées croisées, narcissiques, posent toutes ce choix fondamental entre l'attachement à un mirage, et la sublimation (relativisation) en tant que reconnaissance de l'autre, de la Personne d'autrui, et donc de soi.

Sans relativisation différenciée de ses aspects absolus, le Soi n'intègre pas de représentation effective de ces aspects, et ne répond donc pas à l'éthique de la Réalité: il reste dans la pure Virtualité, et ne naît pas à la dynamique de Vie.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Lun 29 Juin 2009, 16:16

Supprimer la "part d'ombre en soi" n'est donc pas désirable, et ce qui importe est de développer une conscience intégrale de Soi de sorte que la part d'ombre y soit totalement reconnue, acceptée, intégrée, laissée à son mystère fondamental, et que sa toute-puissance en soit alors désamorcée.

Car la part d'ombre est le potentiel: ce que l'Etre n'a pas encore mis en Lumière, et qui constitue sa faculté de Procréation. Et sous cet angle, la part d'ombre possède sa propre Lumière.


Le Couple Sacré établit un rapport interpersonnel intégralement décontaminé, où plus aucun jeu de pouvoir n'est présent, et où aucune domination ni manipulation narcissique n'existe donc plus, non pas parce que la part d'ombre a été supprimée, mais parce qu'elle a été reconnue et intégrée à sa juste place, dans la Lumière du potentiel Procréateur, et que de ce fait sa toute-puissance est sponténament et naturellement compensée par la cohérence de la conscience conjugale qui gravite autour.

Je crois avoir bien compris ce passage autant avec mon mental qu'expérienciellement.
As-tu vécu cet état toi-même ou connais tu quelqu'un qui le vit ???

Je te pose la question car je n'ai de ma vie présente jamais rencontré de couple qui vivait cet état. Etant moi-même en recherche de cela, je serais bien heureuse de savoir que certains le vivent

Merci d'avance pour la réponse Sphynx...

:358:
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mar 30 Juin 2009, 22:42

Bonsoir Poussières d'Etoiles,


je ne l'ai pas vécu intégralement, car je serais en ce cas fusionné dans le Soi du Couple Sacré, et je doute qu'en tant qu'Avatar christique, le Soi intervienne sur un forum d'internel (il n'a pas besoin de cela), mais j'en ai reçu des expériences effectives, avec certaines Ames Soeurs.

C'est aussi cela la "magie" du chemin spirituel: la compréhension intervient avant l'expérience intégrale de façon à pouvoir lui conférer une signification correcte le moment venu, mais des expériences préliminaires, bien concrètes et suffisantes, sont fournies avant l'heure pour confirmer la compréhension, mais aussi pour l'affiner, lui apporter des éclairages supplémentaires..


Amitié,

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Dim 19 Juil 2009, 14:44

Bonjour à toutes et tous,


la sexualité narcissique habituelle dans la sphère du libre-arbitre est inévitablement un jeu de pouvoir, même lorsqu'elle est totalement acceptée mentalement chez tous les intervenants (plus ou moins nombreux), même prétendument émancipés, tout simplement parce qu'elle inclut l'exercice d'un pouvoir personnel implicite sur la perception sensorielle de l'autre (des autres) et de soi-même, donc une forme de manipulation sensorielle servant à rassurer et nourrir le narcissisme interférant.

Sous cet éclairage, l'onanisme est lui-même une forme de jeu de pouvoir par rapport à soi-même, spécifique d'une Personne dont la nature perceptive n'est toujours pas naturellement maîtrisée, libre et spontanée, mais sous contrôle.

Le narcissisme interférant n'étant après tout qu'un contrôle redondant de la perception par attachement superflu à la faculté perceptive (l'être perçoit par nature, et n'a nul besoin de vérifier ce fait, vérification qui mène à l'erreur et à la souffrance, mais qui est inévitable, transitoirement, chez l'être nouveau).

L'émancipation existentielle est la faculté de percevoir sans attacher la perception, donc sans spéculation perceptive, ce qui passe par la capacité à signifier de façon toujours cohérente la perception.


Or donc, la sexualité narcissique utilise la soumission des uns et des autres à la pulsion sexuelle, pour obtenir un pouvoir (illusoire) sur la perception sensorielle de soi et d'autrui.

Ce pouvoir est illusoire puisqu'il requiert un élément tiers, intermédiaire, celui de la pulsion sexuelle, qui fait partie du système de contrôle des êtres humains dans leur refoulement de la complémentarité.

En réalité, la sexualité narcissique est une prédation mutuelle, mais plus encore, le vrai prédateur est une entité intermédiaire entre les acteurs sexuels, et l'orgasme apparaît comme une "sucette de récompense", en tant que libération provisoire de l'emprise de la tension sexuelle imposée par l'entité intermédaiire et les parasites éventuels qui la squattent.


En spiritualité Sacrée, il n'y a aucun jeu de pouvoir, et il n'y a donc aucune spéculation sur la perception sensorielle de l'autre ni de soi.

Il s'agit forcément d'une Rencontre intégrale de la perception sensorielle de l'autre et de soi telle qu'elle est, sans projections et donc sans volonté personnelle narcissique d'interférence dans le phénomène perceptif.

La conscientisation de la dynamique sexuelle Sacrée se fait donc bien au prix d'une sublimation narcissique qui libère la perception sensorielle de tout contrôle redondant, manipulatoire, et en fait parasite.

Et dans l'évidence de l'harmonisation perceptive spontanée, chacun s'affirme dans la liberté de vivre la Rencontre authentique telle qu'elle est, dans l'extase de l'inclusion intégrale de l'autre pour l'autre, indépendamment de toute vélléité de contrôle sur sa et/ou sur notre perception sensorielle.

En vérité, pour vivre le partage perceptif intégral en conscience unifiée, mais discriminée, du Couple Sacré, il faut avoir abdiqué toute prétention à vouloir redéfinir l'autre, donc à le nier, ce qui inclut la non-ingérance absolue par rapport à sa perception sensorielle, même si il y a d'autre part un "accord mental" apparent pour une telle ingérance, accord qui est en fait extorqué par la pulsion sexuelle plantée dans le narcissisme immature de l'être.

La sexualité Sacrée ne peut pas naître comme dérivation narcissique de la véritable intimité, par rejet de cette intimité, mais au contraire strictement fondée sur une intimité intégrale, fruit de la Rencontre véritable, qui doit se produire au-delà de toute spéculation, de toute attente, de tout jeu de pouvoir. Ce qui s'oppose à l'intimité véritable, et nous manipule pour éviter l'occurence d'une telle intimité, est l'entité intermédiaire, confusionnelle et parasitée. La dérivation sexuelle narcissique fait partie de la stratégie d'évitement de l'intimité orchestrée par l'entité intermédiaire.

Et l'orgasme véritable n'est pas une conséquence de la détente de la tension sexuelle, comme résultat de la prédation effectuée, tout comme la faim se calme lorsque la proie est dévorée. L'orgasme véritable n'est pas issu de la résolution apparente d'un manque, d'un contrôle redondant de la perception, mais de la conscientisation de la fusion des perceptions acceptées telles qu'elles sont, ce qui est une plénitude en soi.


Il est très clair, par ailleurs, que la sexualité narcissique dévie très vite vers l'intrusion des processus vitaux d'autrui, de toutes les façons possibles jusqu'aux plus perverses, parce qu'elle porte en elle fondamentalement l'intrusivité du contrôle narcissique d'autrui, puisque basée fondamentalement sur l'exercice d'un pouvoir sur la perception sensorielle d'autrui.

Il n'y a donc qu'un petit pas à franchir pour transformer l'orgasme en souffrance, et le pouvoir sexuel en pouvoir absolu, intégral, intrusant toutes les sphères personnelles, physiologiques et psychologiques, dans une négation de la Rencontre interpersonnelle, et donc de la véritable intimité.

L'intrusion des sphères personnelles intimes, même mutuellement consentie, n'est pas de l'intimité, mais une illusion symbiotique d'intimité, tentant de reproduire une symbiose foetale dont la toute-puissance refoulée n'a toujours pas été désamorcée.


Une telle intrusitivité narcissique mène d'ailleurs au final jusqu'à l'anthropophagie (de sa petite amie par exemple), même éventuellement consentie, comme l'actualité du net l'a clairement exposé il y a quelques temps.

Et l'on peut se demander si une telle confusion ne compte pas au moins pour partie dans certaines vocations infirmières, médicales, et chirurgicales, pour lesquelles une certaine intrusivité consentie dans les processus vitaux est la règle.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Ven 04 Sep 2009, 13:02

En somme, la sexualité narcissique est fondée sur la latence d'une toute-puissance foetale non-désamorcée. Les jeux de pouvoir de cette sexualité peuvent se comprendre comme étant dans la continuité de cette toute-puissance refoulée, et comme une façon transitoire de la canaliser tout en "servant l'espèce".

En effet, puisque l'être humain reste inconsciemment non encore né, dans une possessivité persistante et refoulée, donc niée, à l'égard de la matrice maternelle, alors il est de fait incapable de véritablement procréer, et ne peut donc constituer par lui-même un genre particulier. De ce fait il doit servir l'amalgame spécifique de la collectivité.

Mais donc, le pouvoir d'interférer narcissiquement avec la perception d'autrui, par l'entremise des comportements érogènes par exemple, correspond toujours, sournoisement mais effectivement, au pouvoir absolu que le foetus s'imagine posséder sur le Corps de la Mère, et qu'il n'abandonne pas à la confrontation de la naissance physique, mais refoule alors plutôt que d'être capable d'y renoncer.

C'est donc bien toujours le narcissisme primaire (foetal), articulé sur le narcissisme secondaire projectif (oedipien), qui sous-tend la sexualité narcissique en en faisant une expression travestie et à maints égards mystificatrice, de la toute-puissance archaïque.

Ce narcissime tout-puissant qui prétend à être la source du plaisir de l'autre, jusqu'à l'orgasme, ou même éventuellement de la douleur de l'autre, est toujours la mise en oeuvre du mirage de la toute-puissance foetale par la conscience archaïque refoulée au fond de soi. "J'ai pouvoir sur mon partenaire sexuel, et cela me rassure car cela évoque le temps où j'avais (illusoirement) tout pouvoir sur maman" (et cela peut finalement concerner toutes les formes de pouvoir apparent sur la perception d'autrui, comme la souffrance psychique et/ou physique, et ce jusqu'au meurtre: tout cela vise à rassurer la toute-puissance foetale refoulée).

Or, l'action est forcément collective et impersonnelle, et le fait de croire qu'on peut personnellement réaliser une action qui procurerait des sensations à autrui est une illusion, une mystification narcissique introduite par l'entité intermédiaire.



En sexualité Sacrée, rien n'est fait pour ou contre autrui, rien n'est agi dans le but de favoriser ou de susciter l'orgasme, ou le plaisir. Tout se déroule spontanément dans une action libre qui naît d'elle-même, les deux polarités sexuées du Soi étant en quelque sorte des spectateurs de la dynamique Sacrée, et paradoxalement pleinement investis dans l'action, parce qu'ils ne s'y amalgament pas en conscience, justement.

La sexualité Sacrée se met en oeuvre d'elle-même, et ne comporte donc plus aucun jeu de pouvoir narcissique prétendant contrôler la perception d'autrui.

Et alors, la fiabilité éthique permet de ressentir complètement, en conscience partagée, tout ce qu'éprouve autrui.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Sam 06 Mar 2010, 14:06

Or donc, la sexualité narcissique dans la densité (sauf circonstances exceptionnelles sublimatoires) représente une tendance à la régression et à la reproduction d'un état artificiel équivalent au narcissisme primaire tout autant chez l'Homme que chez la Femme.

On se souviendra que le narcissisme primaire est lié au stade foetal, et fonctionne par possessivité à l'égard du Corps de la Mère chez l'Homme (puisque le foetus masculin est confronté dès ce stade à la sexuation), et par identification substitutive chez la Femme (qui n'est pas confrontée à la sexuation au stade foetal). Mais dans les deux cas, le narcissisme primaire préfigure un attachement possessif au Corps de la Mère, dont la Femme sera préférentiellement la représentante physique (et donc elle-même l'objet principal de la convoitise narcissique, même si cela fonctionne aussi dans l'autre sens).

Les narcissismes primaires sont ensuite complétés de façon différente chez l'Homme et chez la Femme par les narcissismes secondaires, oedipiens, qui vont en permettre l'expression transférentielle par la suite.

Lorsqu'un couple "croisé" a un rapport sexuel, il s'agit donc d'une reconfiguration artificielle du narcissisme primaire, refocalisé par le narcissisme secondaire, et visant à reproduire la configuration foetale originelle par rapport au Corps de la Mère.

L'Homme simule une entrée dans la matrice pour reproduire sa configuration foetale centrale de possessivité de sa mère, et la Femme simule une incorporation matricielle pour reproduire sa configuration foetale identificatrice, substitutive de sa mère, et donc périphérique.


La sexualité Sacrée remet les choses à leur juste place, non symbiotique: elle n'implique plus aucun enjeu narcissique de possessivité à l'égard du Corps de la Mère qui est restitué à sa réalité collective individuée. Et alors le potentiel phallique est aussi restitué à sa réalité individuelle collectivisée.

Le Couple Sacré s'engendre lui-même (Naissance du Soi) et rompt l'illusion régressive de l'empreinte du narcissisme primaire foetal, qui est alors intégrée dans un sens rectifié.

Le Couple Sacré ne naît pas sur un monceau de manques, mais dans la vérité d'une complète plénitude où donc l'Autre n'est forcément plus du tout l'objet d'une convoitise narcissique primitive, mais est Rencontré intégralement pour sa Personne d'abord, mais aussi dans une magnification quintessentielle du potentiel sexuel.

La possession du Corps de la Mère est sublimée, et sa perfection devient alors une réalité intégrée et véritablement accessible à chaque instant. On ne peut intégrer la perfection sans l'avoir d'abord détachée de soi par sublimation.


Amitié,

steph


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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Lun 22 Mar 2010, 18:00

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Lun 22 Mar 2010, 20:18

Bonsoir Credo,



- Parce que l'on ne peut sublimer le narcissisme sans l'avoir préalablement acquis et consommé.

- Parce que l'Esprit doit intégrer le Corps christique unifié, et qu'il ne peut le faire sans traverser narcissiquement la Matière de part en part.

- Parce que l'inégalité narcissique prévaut inévitablement avant que l'on puisse adhérer à l'égalité corpusculaire universelle, et que le corps de chair nous maintient tous malgré tout dans une égalité de condition qui compense transitoirement l'inégalité narcissique sur le plan collectif.

- Parce que notre assujetissement aux assuétudes et dépendances physiques constitue le chemin d'intégration de l'humilité, jusqu'à l'adhésion à l'égalité corpusculaire universelle.

- Parce que le véhicule narcissique du Couple Sacré doit pouvoir évoluer (ou dévoluer), ce qui implique une indépendance artificielle et transitoire des polarités sexuées du Soi, narcissiquement "doublées" dans des corps physiques densifiés.

- Parce que la Matière est la clé (Cendrillon), la croix dialectique elle-même, la Fille, LE quatrième Principe représentant l'unité de la Trinité au-delà de la Trinité, et qu'Elle est à la fois l'agent catalyseur (Matière dense) et le Principe résultant (Matière transmutée) de la conscientisation collective.

- parce que l'on ne peut pas prendre conscience de l'autre sans prendre conscience de soi d'abord, et que l'artifice du double narcissique, fondement du corps de chair, permet d'emprunter le chemin de cet apprentissage.

Etc.



Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Lun 29 Mar 2010, 17:33

Bonjour à toutes et tous,


en somme, on peut dire que depuis l'origine de la Création, l'évolution a eu pour finalité d'aboutir à une personnification psychique parfaitement différenciée des organes sexuels du cercle, le Centre et la Circonférence.

Ce mouvement discriminant est donc parti de la confusion fondamentale, centralisée, du pur potentiel, pour en extraire des instances décentralisées, relativistes, différenciées, des Personnes sexuées, capables de représenter les organes centralisés, dans une configuration dynamique qui préviendrait définitivement toute possibilité d'effondrement régressif des organes l'un dans l'autre, et qui perpétuerait dès lors la Rencontre de ces organes à travers celle des Personnes sexuées.

Pour qu'une Personne sexuée s'inscrive dans une telle dynamique, elle doit identifier correctement, d'un point de vue narcissique, l'organe sexuel adéquat.

Cette identification, pour être correcte, ne doit pas être narcissiquement attachée à l'organe, qui doit être libre dans sa centralité.

Elle ne doit donc ni refouler la réalité organique (homosexuation), ni la contraindre (hétérosexuation par exclusion). Seule l'hétérosexuation par inclusion constitue une correcte identification de l'organe sexuel en affinité.

Cependant, dans le processus évolutif de cette identification psychique, les phases d'homosexuation précoce et d'hétérosexuation par exclusion précèdent naturellement et obligatoirement l'émergence de l'hétérosexuation par inclusion.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Dim 25 Avr 2010, 02:00

Bonjour à toutes et tous,


j'ai réalisé un schéma pour clarifier le processus d'intégration de la différenciation tel que la dialectique l'envisage.

Tout d'abord, il s'agit de ne pas se laisser tromper par les termes utilisés: ils ne sont pas normatifs, ni donc moralement clivants, jugeants, ou dévalorisants.

En effet, la dialectique en tant qu'expression de la Nature de l'Etre, ne peut s'imposer à l'Etre, eût égard à l'éthique universelle, à savoir le Respect de la Personne et de sa signification, dans tous les cas.

De ce fait, le terme "régression" utilisé dans le schéma ne porte atteinte à aucune prérogative inaliénable de la Personne humaine, quelque soit le plan envisagé (sexuel, social, culturel, religieux, spirituel, etc)

Plus particulièrement, aucune spéculation sur la valeur inaliénable de la Personne humaine n'est impliquée dans l'utilisation du mot "régressif".

Il s'agit simplement de caractériser l'évolution de l'intégration de la différenciation sexuée, si l'on prend pour repère le canon dialectique de l'hétérosexuation inclusive.

Mais nul n'est tenu à reconnaître un tel repère, auquel l'adhésion ne peut qu'être totalement libre et spontanée et qui ne se pose donc pas en tant que référence normative.

La non reconnaissance de ce canon ne remet donc nullement en question la valeur fondamentale de toute Personne humaine, ni tous les droits qui lui sont attachés selon ses diverses facettes.

La dialectique ne saurait cliver ou servir de prétexte au clivage en quelque criconstance ou quelque domaine que ce soit: elle ne peut qu'inclure par discrimination positive.

Le narcissisme est en effet la pierre angulaire de l'intégration personnelle, et la signification de la Personne humaine revêt à ce titre une importance essentielle que rien ne peut prétendre invalider, même au titre de la plus exacte et complète connaissance existentielle. Au contraire.

Si donc la dialectique est la Vérité de la Nature de l'Etre, elle ne peut pas se poser en référence normative, donc coercitive par rapport à l'Etre, ou bien l'Etre ne pourrait intégrer librement la Connaissance de sa propre Nature.

Exprimé autrement, l'Etre doit être libre de reconnaître sa propre Nature par lui-même, ou il ne pourrait tout simplement pas authentifier sa signification personnelle dans l'intégration de cette Nature. CQFD.



D'autre part, les flèches utilisées dans le schéma ne décrivent pas le mouvement des polarités sexuées autour du pivot du Tao.

Ce schéma ne décrit donc pas la dynamique Sacrée. Il ne décrit pas non plus le cycle narcissique (même si tous ces aspects sont étroitement liés entre eux).

Il décrit l'évolution de la discrimination positive entre les polarités sexuées. Il décrit donc l'évolution de la séparation des polarités sexuées entre elles.

Les flèches courbes correspondent donc en fait à une translation rectiligne (horizontale sur le schéma) des polarités, modifiant l'écartement entre elles.

Etant donné que les deux polarités sexuées, Homme et Femme, peuvent être confrontées à tous les cas de figure envisagés, selon leurs modalités narcissiques particulières, elles ne sont pas caractérisées l'une de l'autre, et sont présentées de façon équivalente (les deux corpuscules sont laissés "vides").



Tout ceci étant précisé, voici le schéma:


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Commentaires sur le schéma:


Tout commence logiquement par le refoulement fondamental de la complémentarité (sexuée), et donc l'absence d'affirmation de la différenciation.

Tout stade foetal humain est véritablement une répétition pratique du refoulement originel de la complémentarité sexuée, car toute Personne doit s'incarner comme si elle devait accomplir un cycle narcissique complet, même si le potentiel n'en est pas assez affirmé.

Cette nécessité fait partie intégrante de l'éthique universelle, du Respect de la signification personnelle dans tous les cas.

Cela veut dire que toute Personne humaine qui s'incarne (re)commence au stade complètement confusionnelle de la conscience archaïque, caractérisée par sa toute-puissance exclusive, dans la négation intégrale de la complémentarité sexuée.

Cet état de refoulement est pratiquement réalisé par la gestation.


Si la Personne ne commençait pas à un tel stade de refoulement intégral, elle n'aurait aucune possibilité de construire son narcissisme ultérieurement, car l'intégration de la Personne humaine repose sur le préalable du refoulement originel de la Personne humaine.


Tout souvenir primordial de la Vérité sur la Nature de l'Etre, serait une entrave à l'évolution et à l'authentification de la Personne humaine, et donc aussi à l'évolution et à l'authentification du Soi conjugal.

L'Etre doit naître dans l'ignorance de sa Nature, même s'il la "connaîssait" en quelque sorte lorsqu'il flottait dans les limbes symbiotiques de la conscience universelle.

La "chute" du jardin à l'Est d'Eden ( = la nécessaire sortie des limbes à l'orée de la vie incarnationnelle), représente la concrétisation du refoulement de la complémentarité, par lequel l'Autre est transformé en miroir narcissique, et la Connaissance de la Nature du Lien et de la Séparation est adultérée en peuso-connaissance morale, clivante, entre le "Bien" et du "Mal".

Le point d'inflexion du Tao, le "Serpent", se transforme alors en pivot transférentiel, par lequel le refoulement de soi est projeté sur l'Autre transformé en miroir narcissique.

Adam alors projette son refoulement de lui-même, de sa réalité différenciée, dans l'illusion du miroir Eve, par lequel il "accuse" autrui de sa propre "faute" (pure illusion issue de la psychose moralisatrice).



Il est donc naturel que ce qui prévaut au développement primaire du narcissisme personnel humain est le refoulement, donc le clivage, donc l'exclusion.


Le premier degré d'exclusion est aussi le plus simple et le plus absolu. C'est celui où l'autre sexe est tout simplement ignoré, ou presque, en rapport avec le refoulement originel de la complémentarité.

Nous avons donc là une phase d'évolution où le déploiement de la tension sexuée se traduira préférentiellement par de l'homosexuation.

Arrivé à la moitié de l'angle droit, qui représente un point d'inflexion sur la sinusoïdale associée au cycle narcissique (un "demi-cercle" de ce schéma-ci correspond à un tour complet du cycle narcissique), une modification des tendances se produit: à partir de ce seuil, l'attraction de l'ouverture à la réalité de l'altérité devient prépondérante (mais l'ouverture pas effectuée: la cible en devient seulement perceptible).

Ce point représente l'exclusion ( = intégration) du sexe identique à soi, ce qui permet de s'ouvrir à l'hétérosexuation par exclusion.

En effet, à partir de ce point, on quitte le domaine de l'influence directe du refoulement originel de la complémentarité, et la tension sexuée sera donc exprimée selon d'autres modalités.

S'ouvre alors une phase d'hétérosexuation par exclusion pure, qui reste de ce fait très critallisée sur le plan narcissique, car même en partie intégré, le refoulement y conserve une puissance totale.

A ce stade, l'Autre n'est pas du tout reconnu dans sa réalité différente et équivalente. Sa différence est seulement envisagée comme paliatif au problèlme posé par le refoulement de la complémentarité, et donc comme simple objet narcissique dont la différence est réquisitionnée et l'équivalence niée.


Arrivé au sommet de la courbe de différenciation, de nouvelles tendances pourront être perçues. Ce point représente non pas une intégration à proprement parler, mais l'accès à de nouveaux critères relationnels authentifiés par choix existentiel (de prôner la reconnaissance de la réalité d'autrui): à partir de ce seuil, l'ouverture à l'altérité est effectuée, et l'attraction de l'inclusiion de la réalité de l'altérité devient prépondérante (mais l'inclusion pas effectuée: la cible en devient seulement perceptible).

Disons qu'après avoir exclu l'autre sexe (refoulement originel), puis son propre sexe (homosexuation précoce), la Personne humaine peut naturellement aboutir à un point d'amorce de neutralisation de ces deux exclusions complémentaires. C'est le point du choix de commencer cette neutralisation (= synthétisation), ou de ne pas la commencer.

On comprend ici pourquoi le refoulement originel de la complémentarité, et le refoulement sexué d'une façon générale, est indispensable à la construction narcissique: l'intégration de la Personne humaine résulte de la neutralisation de deux refoulements corrélés de façon polaire.

Le refoulement de l'autre polarité renvoie à soi, et le refoulement de sa propre polarité renvoie finalement à l'autre. D'abord dans le strict refoulement. Puis dans une neutralisation progressive du(des) refoulement(s) si le choix en est fait.


S'ouvre alors une phase d'hétérosexuation hybride, dans laquelle l'exclusion conserve un caractère prépondérant, mais est nuancée de plus en plus par une capacité d'inclusion de l'autre dans la différence équivalente.

A ce stade, l'Autre n'est pas seulement perçu comme objet narcissique paliatif du refoulement de la complémentarité, mais est Rencontré authentiquement, même si cette Rencontre demeure manifestement parasitée par les enjeux narcissiques.


Intervient ensuite un second seuil intégratif, constituant un point d'inflexion sur la sinusoïdale associée au cycle narcissique. C'est le point de mise en oeuvre des Rencontres entre Ames Soeurs, qui n'intervient donc que lorsque l'inclusion s'égalise avec l'exclusion, et va prendre le dessus sur cette dernière. A partir de ce seuil, l'inclusion de la réalité de l'altérité est effectuée, et l'attraction de la fusion des réalités différenciées devient prépondérante et inexorable (mais la fusion pas encore effectuée: la cible en devient seulement perceptible).


Les Rencontres entre Ames Soeurs sont en effet axées sur les échanges et les calibrages énergétiques réciproques, et non pas sur la sexualité narcissique.

Cela requiert une capacité suffisante de Rencontre de l'Autre dans la différence équivalente, et ne peut donc se produire que lorsque l'inclusion a le dessus sur l'exclusion en vertu d'une neutralisation/synthétisation achevée au moins à moitié.

Ce point particulier est associé, en fait, au franchissement cardiaque, et donc à la Promesse (d'aller jusqu'au bout du cycle narcissique, donc jusqu'à la sublimation intégrale, dans la Rencontre du Couple Sacré).

C'est le "point de non-retour", et c'est pourquoi il n'y a pas de segment associé sur la flèche inverse, régressive, en dessous du cercle.

Sur la base de la Promesse, les polarités seront conduites vers l'asphyxie mentale, et la sublimation (intégration) du narcissisme.

Au final, le point de fusion des polarités sexuées totalement discriminées, ouvre sur l'émancipation du Couple Sacré, par inclusion complète de l'Autre sexe, et donc par intégration de la réalité équivalente de la Personne humaine, en chaque polarité.


La flèche régressive représente aussi bien des mouvements de retour vers le refoulement originel, que des arrêts ou blocages à certains stades de progression.

La zone la plus importante, qui est en relation avec les hétérosexualités par exclusion et hybride avec dominante exclusive, est relative à la précarité de l'hétérosexualité par exclusion dans tous les cas.

Le mouvement du véhicule conjugal peut dans cette zone, fluctuer vers la différenciation ou l'indifférenciation, avec toutefois la conservation d'une tendance hétérosexuelle préférentielle tant qu'on reste au-delà ou proche du point médian.

Plus on s'approche du point originel, plus la tendance homosexuellle s'affirme, déterminant une zone de bisexualité.


Tout ceci ne préjuge pas des aptitudes relationnelles humaines des uns et des autres dans la réalité dualiste, et ce quel que soit leur position par rapport à la différenciation seuxée.

La finalité de l'intégration sexuée, consacrée par la fusion du Couple Sacré, procède d'un relationnel non-dualiste qui ne peut pas servir de référence coercitive, de norme, pour le point de vue de la dualité.

Ce point de fusion s'inscrit dans un processus réalisé dans la dualité, mais échappe finalement à ce processus en en constituant une synthèse intégratrice.

De ce fait, ce point bien qu'atteint par l'entremise d'un processus dualiste, constitue une réalité totalement différente de la dualité, une réalité toute autre, qui ne peut donc pas être utilisée comme norme celle qui l'a "précédée", même si elle l'intègre et la dépasse, en un certain sens.


La position relative des Personnes humaines par rapport à ce schéma n'implique donc aucun critère moral, ni d'infériorité ni de supériorité, ni de justesse ni d'erreur, ni de raison ni de tort, ni de bien ni de mal.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Ven 21 Mai 2010, 17:11

Bonjour à toutes et tous,



en synthèse, on peut dire que la sexuation doit aboutir à la perception du Féminin dans le Masculin et réciproquement.

Car un clivage entre les deux ne peut aboutir qu'à une caricaturisation immature des sexes, exclusifs l'un par rapport à l'autre.

La véritable sexuation est inclusive, chaque sexe se reconnaissant implicitement en l'autre selon une proportionnalité particulière (2/3-1/3).

Voir ce qui est masculin en la Femme et ce qui est féminin en l'Homme permet déviter la caricature sexuée, exclusive, et aboutit à la Rencontre des instances sexuées dans l'équivalence complémentaire.

C'est l'angoisse engendrée par le refoulement originel de la complémentarité qui continue à repousser l'Etre immature vers la caricature régressive du clivage dualiste.

C'est la peur illusoire de se perdre dans l'autre, de se diluer dans l'altérité, qui conduit à s'accrocher à la bouée dérisoire, et funeste, de la caricature.

C'est l'angoisse du refoulement de l'identité sexuée.


Seule la différenciation inclusive à 2/3-1/3 est dialectiquement aboutie, décontaminée de tout clivage, et permet la fusion du Couple Sacré dans la conscience conjugale du Soi, dans la juste articulation dialectique du Lien et de la Séparation.


Amitié,

steph
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