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 La sexualité spirituelle

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Sphinx

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Ven 16 Juil 2010, 23:23

Bonjour à toutes et tous,


ceci n'est pas une réouverture du forum, ni de cette section, réouverture qui n'interviendra probablement pas avant fin août, au plus tôt.

J'ai cependant souhaité intervenir aujourd'hui, d'une part afin de relater une expérience importante et probante que j'ai vécue il y a quelques semaines, et d'autre part pour synthétiser plus avant ma perception de la problématique dialectique de la Prédation.

Dans cette intervention-ci, j'aborderai essentiellement l'expérience en question. La Prédation fera l'objet d'un autre article.


La théorie dialectique relative au développement de l'identité sexuée humaine reconnaît donc une série de phases, toutes indispensables, qui s'enchaînent dans un ordre précis sans que l'on puisse en "sauter" une seule.

Pour rappel:

- refoulement originel de la complémentarité sexuée
- homosexuation précoce
- exclusion du même sexe
- hétérosexuation par exclusion
- hétérosexuation hybride
- hétérosexuation par inclusion


Or, j'avais précisé dans un article à ce sujet (où et quand, je ne sais plus?), que forcément, pour aboutir à l'hétérosexuation par inclusion, il était indispensable de désamorcer à un moment donné toute forme d'exclusion, y compris homosexuée.

Concrètement donc, celui qui souhaite aboutir à une position sexuée exclusivement postive et inclusive, ne peut plus être psychiquement le théâtre de la moindre exclusion, y compris par rapport à son propre sexe.


Cela implique donc qu'à un moment donné du développement sexué humain, si l'évolution (individuation) va assez "loin", il doit se produire en préalable à toute possibilité d'inclusion hétérosexuée (Couple Sacré), une intégration consciente de la part homosexuée.

Et je dis bien homosexuée, et non pas homosexuelle. Il s'agit de la rectification de l'exclusion homosexuée consécutive à la phase d'homosexuation précoce.

Un corollaire de cette intégration homosexuée, serait que la Personne en question ne serait plus aucunement réfractaire à l'homosexuation, sans pour autant devenir l'homosexuel.

Pour vivre la vérité de la positivité absolue, il ne faut plus aucune exclusion, aucun système dualiste d'attraction/répulsion, tout simplement.


Or donc, j'ai vécu il y a quelques semaines une expérience qui a confirmé tous ces aspects prévus par la théorie dialectique, expérience que l'on peut appeler "intégration de la part homosexuée".



Pour tout dire, j'ai été confronté de plein fouet à la réalité de la précarité de toute sexualité encore fondée sur l'exclusion, même de façon très marginalisée.

En fait, ma part homosexuée s'est présentée pour intégration, et au départ, sous sa forme refoulée, donc addictive, c'est logique.


J'ai donc éprouvé un désir sexuel pour une Personne masculine, certes assez fortement effeminée, mais quand même, ma conscience en fut, dans un premier temps, très perturbée.

Alors j'ai décidé de confronter sans détour cet aspect de mon être, de le regarder franchement, ce qui m'a mené rapidement au point où la reconnaissance consciente intégrale en était possible.


Je l'ai donc intégralement reconnu comme étant moi, et à ce moment, la brûlure du désir s'est totalement évanouie dans une extase vibratoire, dans laquelle le refoulement se dissipait, dans l'épanouissement de la pureté de mon identité masculine libérée, s'affirmant comme jamais auparavant, dans une sorte de simplicité "juvénile", mais pas "infantile".

J'ai connu alors l'affirmation simple et épanouie, rayonnante, de l'identité masculine se reconnaissant et se baignant dans sa propre essence, indépendamment de l'essence féminine, donc sans confusion dualiste avec celle-ci.


Il va sans dire que cela est une étape cruciale sur le chemin de l'hétérosexuation par inclusion, car on ne peut inclure l'autre sexe, sans avoir d'abord pu s'affirmer de façon strictement positive dans son propre sexe.

Et il est aussi très clair, que l'intégration de la part homosexuée ne débouche pas sur l'homosexualité, mais au contraire désamorce, paradoxalement, toute précarité sexuelle résiduelle à ce niveau.

Dans ce contexte, l'homosexualité apparaît plutôt comme corrélée à un rejet de la possibilité d'intégration de la part homosexuée.


Je suis heureux que la Providence m'ait permis de vivre cette confirmation fondamentale de la théorie dialectique à propos de la construction de la sexuation humaine, et il me semble que c'est d'une importance suffisante pour justifier ce partage, alors même que le forum est encore en sommeil.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Sam 12 Mar 2011, 23:03

Cette lecture m'a permis de réaliser à quel point tu étais hors-confusion lorsque ces textes furent écrit...

C'est de l'oeuvre d'art. J'adhère totalement à tout ceci!
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Sphinx

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Dim 13 Mar 2011, 13:48

Bonjour Pascal,

Je saisis l'occasion de ton intervention pour aborder le sujet de la déconfusion:

l'Oiseau me permet d'être "hors confusion" transitoirement, et de façon assistée, lorsque je l'écoute et que nous écrivons ensemble, lui et moi. En fait, il est toujours avec moi, mais je ne suis pas, moi, toujours avec lui. Et c'est "ok" comme ça car il ne sert à rien de vouloir forcer les choses.

Comme je l'ai déjà dit, la puissance de déconfusion provient seulement de la prise de conscience des processus. Car la vertu éthique est simplement corrélée à la conscience, et donc à la conscientisation.

Prendre conscience, c'est se fiabiliser, même si on n'est pas encore déconfusionné pratiquement. Pour conscientiser, il faut accepter d'écouter la voix de la vérité, de la réalité, donc de la Rencontre avec l'Autre. A contrario, se culpabiliser, c'est abandonner de la fiabilité dans une négation de l'Autre, puisqu'on s'attache narcissiquement, même négativement, à l'action narcissique.

Au final, on peut être déconfusionné sur le plan de la compréhension des processus, ce qui rend déjà bien plus fiable, même si par ailleurs, "techniquement", l'émancipation n'est pas atteinte, et donc la déconfusion effective et complète non plus.

Il faut aussi tenir compte du fait que la réalité non-dualiste est un point limite de la dualité, à la fois dedans et dehors. Il en va de même de la déconfusion: c'est un état à la fois "en" et "hors" confusion. Tout comme la netteté d'un appareil optique n'est qu'un état particulier de la mise au point, inscrit dans la continuité du "flou", mais se démarquant pourtant essentiellement de ce dernier.


Amitié,

steph
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Le Mat



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MessageSujet: "La plupart des femmes ont un "athanor" mort." Gurdjieff   Mar 23 Aoû 2011, 13:16

"La plupart des femmes ont un "athanor" mort." Gurdjieff

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Citation :
"Tu vois, quand ton esprit formule un souhait avec passion, le miroir que nous appelons réalité le fait apparaître devant toi.

Sa peau, intensément parfumée, provoqua en moi une sorte de folie. Je la laissai me prendre par la main, me trainer jusqu'à la rue et arrêter un taxi. Pendant le trajet, elle m'embrassa avec passion ; arrivée dans la suite de son hôtel elle se dévêtit à la hâte, se mit à genoux en me tournant le dos, inclina la tête jusqu'à toucher le sol et, m'interdisant de me déshabiller, comme ça, avec mon costume en cuir, mon chapeau et mes bottes, elle me demanda de la pénétrer.

Avec la démence de l'excitation accrue par l'intense humidité de son vagin, j'entrai dans son intimité en donnant un rude coup de hanches. J'allais commencer mes vas-et-vient lorsqu'un puissant "Stop !" me paralysa. "Ne bouge pas. Je veux que tu sois l'axe de ma passion." Avec une surprenante agilité, cherchant des appuis précis sur mon corps, elle se retourna de façon à se retrouver face à moi, ses cuisses serrant ma taille, ses pieds croisés dans mon dos et son front appuyé au mien. Dans cette nouvelle position, je voulus enfin me frotter dans son éden, mais de nouveau elle s'exclama "Stop !" avec une telle autorité que je me vis contraint d'obéir.

Une minute s'écoula, plus longue qu'une heure. Mon pubis tremblais, voulant reculer pour revenir à la charge. Dans cette torturante immobilité commença soudain un clignotement de parois aqueuse qui acquit peu à peu de la vitesse. Son vagin tout entier, pressant de façon vertigineuse, devint un gant trépidant. Au milieu de cette tempête musculaire je n'eus plus besoin de bouger. En quelque seconde ma semence l'inonda. Lorsque, après trois éjaculation consécutives, je lui dis que je n'avais jamais connu une femme aussi habile, elle me confia : "j'ai eu un maitre important. Je veux que tu saches que je suis la fille de Gurdjieff (philosophe occultiste russe, qui fonda en 1922, à fontainebleau, un centre expérimental pour l'étude de la conscience : l'institut pour le développement harmonique de l'homme). En 1924, le maitre à visiter New York avec son groupe de disciples,pour y présenter des danses initiatiques. Ma mère, qui venait alors d'avoir treize ans, lui portait la nourriture qu'il commandait au restaurant russe. Il l'à séduite et lui a appris les techniques vaginales que j'emploie à présent.


Gurdjieff disait que, par paresse, la plupart des femmes ont un "athanor" mort.

Dès l'enfance on leur apprend que le phallus est puissant, actif, vital, et qu'elles, elles ont entre les jambes une corbeille semblable à un marécage, sans autre possibilité d'action que celle d'être remplie par le semeur de spermatozoïdes. On prend pour acquis que le vagin est un organe passif. Mais il y a un monde de différence entre cette nature passive et un sexe délibérément entrainé. Gurdjieff a appris à ma mère à éveiller et faire croitre son âme en développant un vagin vivant.
Reyna décida de me faire une démonstration. Elle écarta les jambes, contracta les lèvres de sa vulve et, avec un "psitt", se mit à aspirer l'air. Puis elle l'éjecta sous forme d'un puissant soufflement. "Phase numéro un : apprendre à aspirer et éjecter, comme si le vagin était un poumon. Quand on domine ça, on peut propulser des choses au loin ..."

Elle aligna quatre olives et, le périnée frôlant le sol, elles les avala une à une, puis couché sur le dos, les projeta en les faisant rebondir sur le plafond. Elle alluma plusieurs bougies et les éteignit d'un seul souffle. Elle s'introduisit un bout de ficelle et au bout d'un moment le déposa dans ma main pourvu d'un noeud. "Mon vagin parvient à réaliser tous les mouvements que fait la langue. Plus encore, je peux à volonté augmenter ou diminuer la sécrétion lubrifiante." Elle se concentra et fit un effort. Je vis surgir à la base de ses lèvres internes un ovale de petits jets transparents qui inondèrent ses cuisses. Enfin, assise comme un reine, les genoux très écartés, après une longue absorption d'air elle l'expulsa pour produire un bruit musical, mi-métallique mi-organique, qui me rappela le chant des baleines... Mes cheveux se hérissèrent : la légende des sirènes de l'Odyssée attirant les marins de leurs voix pour les faire naufrager était fondé sur quelque chose de réel ! Fasciné par ce chant, j'appuyai ma tête sur ses genoux et me mis à gémir comme un enfant regrettant un paradis perdu.

D'une voix très douce, elle dit: "Dans l'antiquité la plus reculée, pour faire dormir les petits, les femmes chantaient les berceuses avec leur vulves. Quand elles oublièrent cette capacité, leurs enfants cessèrent de se sentir aimés. Une angoisse inconsciente se fixa à l'âme des êtres humains... Le pleurs qui te brisent expriment la douleur d'avoir eu une mère au sexe muet. Nous allons résoudre cela."
Elle me déshabilla avec des gestes délicats mais précis, me fit allonger sur le lit et commença par m'embrasser la plante des pieds pour continuer ensuite sur tout le corps : des baisers innombrables, profonds, donnés de toute son âme, patiemment, sur chaque centimètre carré de mon organisme. Des pieds à la tête, pendant deux heures, sans oublier le moindre pli, elle m'accorda cette ineffable caresse en murmurant chaque fois : "Tu es aimé."
Bien des femmes m'avaient embrassé, dans le cou, sur la bouche, le sexe, les mains, mais aucune sur la totalité de ma peau. Je me rendis... Lorsqu'elle termina, me donnant un dernier baiser au bout du nez, je soupirai avec un bonheur mêlé d'une profonde tristesse : "Tu m'as fait connaitre le nirvâna... Mais j'aurais préféré qu'au lieu de "Tu es aimé" tu me dises : "Je t'aime"...

Ses yeux bleus brillèrent d'un implacable dédain. "Au fur et à mesure que je multipliais mes baisers, je t'ai vu reculer dans le temps. De trente ans tu es descendu à vingt, à quinze, à dix, à cinq ans, et soudain tu as eu six mois. Un bébé émerveillé de trouver une mère universelle. C'est ce que tu ressens en ce moment. Dois-je, moi, en te disant : "Je t'aime", accepter ce rôle indigne ? Que désires-tu ? En sollicitant mon amour tu me dis en vérité : "Comme je n'ai pas eu la tendresse d'une mère je suis confus, perdu dans la vie. Le seul refuge émotionnel que j'ai, c'est toi. Voilà pourquoi je m'accroche à toi. Sois autoritaire, dirige-moi, possède-moi, amarre-moi, nourris mon âme, ne m'abandonne jamais, satisfais sans cesse mes désirs, divertis-moi quand je m'ennuie, prépare-moi des plats délicieux, oublie-toi toi-même, admire-moi plus que personne. Deviens mon public. "Tu te trompes toi-même en te disant que je suis une projection de cette femme intérieur que tu appelles âme, mais en aucun cas tu n'acceptes de me voir comme le portrait de ta mère. Quand tu dis : "Je t'aime", lequel de tes multiples moi évoques-tu ? Le moi mental, le moi émotionnel, le moi sensuel, le moi moral, le moi culturel ? Quel est le moi profond qui ne dépend ni de l'age, ni du sexe, ni de la nationalité, ni des croyances ? Quand tu te définis, quelle est la partie de toi-même qui te définit ? Peux-tu dire, sans te diviser en deux : "Je suis celui que je suis" ? Te rends-tu compte que tu n'es pas un organisme individuel ? Te rends-tu compte que ce corps que tu crois tien est tous les hommes, ceux qui existent, ceux qui ont existé et existeront, et que je suis toutes les femmes depuis le commencement de la création jusqu'à sa fin ?

Ton moi essentiel est le cosmos qui se manifeste à travers toi. Si tu entres en contact avec moi, c'est pour t'unir à la totalité du temps à travers notre infime présent... Lorsque tu veux, en me possédant, t'ancrer dans l'avoir, tu te fourvoies. L'amour dépasse les désirs de possession. Lorsque tu demandes "Je t'aime" eu lieu de "Tu es aimé", tu ne te rends pas compte que si tu es en ce monde, si tu es né dans un corps de chair et d'os qui engendre une conscience, c'est que la force mystérieuse qui, instant après instant, crée l'univers t'aime. Tu obéis à un destin divin. A tout moment, maintenant, cellule par cellule, atome par atome, tu es aimé, toi, tel que tu es, avec ta forme particulière, avec ton style, avec tes limites, avec ton aura non reproductible. L'univers a soif de cette conscience que produira ton organisme, conscience dont on te remet une graine que tu dois faire fructifier pour ne pas disparaitre sans laisser de trace dans le temps... Mon saint père disait : "Celui qui ne se crée pas une âme vit comme un porc et meurt comme un chien." On t'a appris à penser que tu n'étais personne, qu'aucun dieu intérieur n'habitait au cente de ton obscure psychisme. Tes géniteurs, cherchant en toi une incarnation de leurs projets égoïstes, ne t'ont pas vu et, ne te voyant pas, ne te connaissant pas, t'interdisant d'être ce que tu es pour être ce qu'ils voulaient, ils ne t'ont pas aimé. C'est pourquoi tu te fabriques des imbroglios émotionnels avec des femmes qui jamais ne pourront t'aimer comme tu le voudrais. Un perpétuel état de demande. Ton "Je t'aime" veut dire : "Mauvaise maman, tu ne m'aimes pas. Je cherche en vain ton regard : si tu ne me vois pas, je ne peux me voir, et je suis obligé d'être tel que tu t'imagines. Si tu ne me dis pas qui je suis en réalité, je ne suis pas. Je reste un enfant : je ne suis pas devenu un adulte parce que, pour pouvoir le faire, il fallait que tu me vois tel que je suis. Chose impossible : pour cela, il aurait fallu que tu te vois tel que tu étais, ce qui ne t'es pas arrivé parce que tes parents, mes grands-parents, ne t'ont pas vue. De peur que tu m'abandonnes, avant que tu ne le fasses, c'est moi qui t'éloignerai de moi..."


Nous nous mettons toujours en colère pour autre chose que ce que nous croyons. Tu penses que je t'ai offensé, mais en réalité, parce qu'en quelques heures tu es reçu de moi ce qu'elle ne t'a pas donné dans toute sa vie, la haine que tu accumulais contre ta mère est remontée à la surface. Tu réagis comme un barbare psychologique. Sans soupçonner que l'amour entre un homme et une femme est l'expression de la névrose de deux arbres généalogiques, tu aspires à une relation aussi simple que celle des animaux. Comprends : le seul couple possible n'est pas une symbiose, mais la collaboration de deux conscience libres ! Cesse de quémander ! Je ne suis pas ta solution, encore moins ta béquille ! Nous nous sommes rencontrés pour partager le sublime plaisir d'une existence qui n'est ni tienne ni mienne. Un texte alchimique dit : "D'une substance on en ait deux, et de ces deux dernières on en fait une qui ne ressemble en rien à la première." Nous allons établir un contact d'âme à âme afin que cette énergie androgyne se répande dans l'éternel et infini présent. c'est merveilleux de rencontrer quelqu'un qui ait notre niveau de conscience ! Chose qui ne m'arrive pas avec toi. Ton intellect est semblable à un cheval sauvage, tu ne l'as jamais dompté. Il fait ce qu'il veut, s'impose à toi, te dirige, agit guidé par les idées folles que les ancêtres ont implantées en lui depuis le berceau. Au lieu d'être esclave de ses désirs, tu dois lui apprendre à obéir, le développer, en faire une machine sans limites...
Vous les barbares psychologiques, il vous parait naturel de passer des heures à perfectionner un sport, mais à aucun moment il ne vous vient à l'idée d'entrainer votre esprit."

(extrait "Mu, le maitre et les magiciennes" Alexandro Jodrowsky )
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mar 23 Aoû 2011, 13:49

magnifique ..............
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ladyserapis

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mar 23 Aoû 2011, 14:16



magnifique, vraiment....
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Sphinx

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mar 23 Aoû 2011, 19:26

Bonjour Le Mat,


je n'ai pas lu Gurdjef, mais j'y retrouve de nombreux aspects que la dialectique m'a enseignés.

Tout d'abord que la sexualité narcissique n'est qu'une continuation du maternage.

Ensuite, que le but est la Rencontre de deux polarités sexuées déconfusionnées dans un androgyne différencié.


Là où j'achoppe un peu, est qu'il y a des incitations à des formes subtiles de toute-puissance.

Comme par exemple dans le fait de devoir s'entraîner pour récupérer une "puissance vaginale", ou encore qu'il faille "dompter" l'intellect. Tout cela revoie à des prétentions narcissiques, et donc confusionnelles.

C'est par lâcher prise intérieur que les choses peuvent se déployer naturellement, sans efforts ni entraînements, et donc de la plus juste façon.


La sexualité spirituelle ne peut plus laisser le moindre mouvement, ou micro-mouvement narcissique, induire volontairement des modifications dans la perception (sexuelle et sensuelle) d'autrui. Le fait d'aboutir à un orgasme éjaculatoire représente pour la Personne masculine une situation de vanité.

Donc, aucun entraînement vaginal ne peut accéder à la vraie sexualité spirituelle.

Et je peux le dire car j'ai vécu une expérience authentique de sexualité spirituelle:

C'est comme un moteur sur le plan éthérico-énergétique, qui tourne tout seul, où aucune induction n'est narcissiquement envoyée de l'un à l'autre, mais où il y a une convergence perceptive naturelle émanant spontanément de la Rencontre des deux polarités sexuées dans une unité de conscience partagée.

Cette faculté ne dépend aucunement du moindre entraînement, mais seulement de la Présence à l'autre. Et donc d'une non présence physique à l'autre: il doit y avoir distance (des kilomètres idéalement).


Dès qu'on entraîne, ou qu'on veut dompter, dominer, on s'enfonce dans une erreur, certes parfois très subtile.


En conclusion je dirais que les Femmes n'ont pas un Athanor mort, mais qu'il sommeille dans l'attente d'être réveillé par une véritable Présence masculine, qui ne saurait, sauf de façon caricaturale, se fonder sur une quelconque volonté de domination, ni d'autrui, ni de soi, ni de l'intellect.

Synthèse: la sexualité spirituelle est totalement dépourvue de narcissisme interférent, et donc dépourvue d'actions visant à induire volontairement des sensations et des effets chez le partenaire.

On n'est pas des polarités libres si on est dans une induction narcissique mutuelle.


Amitié,

steph


Dernière édition par Sphinx le Mar 23 Aoû 2011, 19:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mar 23 Aoû 2011, 19:33

Sphinx a écrit:
Et je peux le dire car j'ai vécu une expérience authentique de sexualité spirituelle:

C'est comme un moteur, qui tourne tout seul, où aucune induction n'est narcissiquement envoyée de l'un à l'autre, mais où il y a une convergence perceptive naturelle émanant spontanément de la Rencontre des deux polarités sexuées dans une unité de conscience partagée.

Cette faculté ne dépend aucunement du moindre entraînement, mais seulement de la Présence à l'autre.

c'est beau
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jsf

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mer 24 Aoû 2011, 01:40

Tout est dit dans le texte de Jodorowsky!
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mer 24 Aoû 2011, 02:50

Bonsoir Jsf,


Il y a des erreurs narcisiques, qui sont non seulement confrontées par la théorie dialectique, mais aussi par mon expérience pratique.


Amitié,

steph
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jsf

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mer 24 Aoû 2011, 03:05

Ce qui me gène en général, c'est le ton de Jodorowsky. J'ai toujours l'impression avec lui qu'il prend met en avant sans arrêt son originalité et ça en dévient écoeurant. C'est comme si l'on voulait faire passer une information en écrivant un texte, et que pour "faire beau" on y mettait des petites fleurs et des enluminures partout. Résultat on y voit plus rien. Mais bon, là ça ne ressort pas trop. Je n'avais aucune connaissance de cette fille de Gurdjieff. Peut-être est-elle toujours en vie ? J'espère qu'il ne l'a pas inventée ! En tout cas le style est très Gurdjieffien. Il me fait penser à Jeanne de Salzmann.

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mer 24 Aoû 2011, 05:28

coeur quel texte à réfléchir...

merci pour le partage...!!!
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mer 24 Aoû 2011, 08:33

Citation :
Cette faculté ne dépend aucunement du moindre entraînement, mais seulement de la Présence à l'autre. Et donc d'une non présence physique à l'autre: il doit y avoir distance (des kilomètres idéalement).

Bonjour,
Serait-il possible d'avoir plus d'infos sur ce sujet ? Des références claires à lire qui permettent d'apprendre à pratiquer cette technique ?
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AMBRE

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mer 24 Aoû 2011, 08:53

Bonjour à tous,

*JSF pour info la fille de Gurdjieff s' appelle Reyna D 'assia et est en photo avec son père à la page 168 dans le livre "Mu , le Maître et les magiciennes " de Jodorowsky,d' où est extrait le texte précité...

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mer 24 Aoû 2011, 10:36

Citation :
Il y a des erreurs narcissiques, qui sont non seulement confrontées par
la théorie dialectique, mais aussi par mon expérience pratique.

en effet, il y a des erreurs ... relativiser les expériences des autres qu'on ne peut prendre pour vérité absolue pour soi ... tendre vers la sienne est déjà un grand pas ... à chacun sa lueur même si tout ces partages sont des "voix" ....
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Sphinx

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mer 24 Aoû 2011, 18:35

Bonsoir Opale céleste,


Citation :
Serait-il possible d'avoir plus d'infos sur ce sujet ? Des références claires à lire qui permettent d'apprendre à pratiquer cette technique ?

Bin, le "problème", c'est que justement, ce n'est pas une technique, et que dès lors, il n'y a pas d'apprentissage possible. Ce n'est ni une technique, ni une pratique.

Cette convergence éthérico-énergétique correspond par exemple, à la représentation chinoise Fuxi et Nuwa:

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Elle est rendue possible par une série de conditions qu'il faut remplir, et dont aucune ne représente un entraînement, mais une Vérité initiatique.

L'Homme doit avoir vu son énergie rectifiée par ses initiatrices Ames Soeurs. Il doit avoir préalablement vécu le "franchissement cardiaque". La Femme doit être en condition d'ouverture, de disponibilité narcissique.

L'accroche initiale se réalise au niveau des pieds, ensuite, il y a interpénétration des jambes. Et puis soudain, d'elle-même, sans crier gare, la dynamique Sacrée se met en oeuvre.

Il n'y a pas de tentative de contrôle narcissique sur la perception d'autrui comme dans la sexualité classique où l'on désire produire des effets sur l'autre et sur soi. C'est une synergie naturelle et spontanée, qui émane de sa propre Vérité, celle de la Rencontre des deux Personnes humaines, des deux polarités sexuées. Une Rencontre qui réclame donc un cheminement sublimatoire et non pas l'artifice d'un quelconque entraînement.

C'est pourquoi il n'y a pas d'entraînement possible: c'est l'aboutissement d'un cheminement initiatique. C'est la Rencontre de l'Autre. C'est la synthèse de l'androgyne différencié.

Cependant, l'expérience que j'ai vécue n'a pas (encore) été jusqu'au bout, jusqu'à l'envol définitif.

La théorie dialectique m'avait expliqué avant que je ne vive cette expérience, que la sexualité était en fait un moyen de propulsion spatio-temporel pour le Couple Sacré. Et il m'a été donné ensuite d'en éprouver pratiquement la vérité.

Il y avait une synchronisation de la sphère sexuelle des deux Personnes (à 35km de distance, par téléphone), avec la sensation d'un fonctionnement de moteur, avec une forme de succion mécanique régulière, comme celle d'un carburateur (je n'ai pas de meilleur exemple).

Le vortex était d'une puissance incroyable au niveau des jambes, et nous ressentions les os du bassin de l'autre dans le nôtre, et nous savions ce que l'autre ressentait en grande partie, car nous étions deux consciences dans une même conscience.

Mais comme ce n'était pas encore le moment, nous en avons été éjectés avant que la transsubstantiation ne commence.

Nous étions en phase de crucifixion mentale. Ma parèdre Sacrée dans cette expérience m'a confié il y a peu, qu'elle avait eu l'impression d'une auto-combustion imminente. Ce qui semble confirmer implicitement que si l'expérience avait continué, il y aurait eu transsubstantiation.


Amitié,

steph
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MyrÂme

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mer 24 Aoû 2011, 20:44

Sphinx a écrit:
L'accroche initiale se réalise au niveau des pieds, ensuite, il y a interpénétration des jambes. Et puis soudain, d'elle-même, sans crier gare, la dynamique Sacrée se met en oeuvre.

En effet, la sexualité spirituelle n'est pas sous la forme "dominant-dominé" et c'est sur un même pied d'égalité que s'ancre la Rencontre.

Pour ma part et selon mon vécu j'ai perçu une interpénétration des chakras qui chacun tournant dans le sens inverse de celui de l'Autre, engendre une intense aspiration mutuelle qui active une Force (de rotation) prodigieuse dans laquelle on s'abandonne l'un l'autre.

Et c'est cette Force qui est Active et qui mène la danse et non l'un ou l'autre.

.
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mer 24 Aoû 2011, 21:17

Merci Sphinx pour cette belle et longue explication. J'ai le sentiment de mieux comprendre de quoi il est question, même sans l'avoir vécu pour m'en rendre compte.

Merci aussi à MyrÂme pour le complément apporté et la démonstration que chaque expérience est unique et personnelle.

Je voudrais vraiment vivre de telles expériences ! Je comprends et j'ai assimilé des théories et des concepts en tout genre, mais je ne vis rien de concret par rapport à tout ça, je ne ressens rien, alors que ça m'attire depuis toujours. Je ne sais même pas par quel bout commencer; je voudrais tout brasser à la fois. :o)

Bonne soirée à tous !
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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Mer 24 Aoû 2011, 21:50

Attention au Tantrisme, qui peut, dans le meilleur des cas, imiter plus ou moins cette expérience, mais sans légitimité, pouvant conduire au crash identitaire.

Le remplacement de l'authenticité initiatique par un entraînement particulier, rend l'expérience artificielle, adultérée dans sa signification, et donc dangereuse, parce que le garde-fou de la Vraie Rencontre n'est pas présent.

Il est d'ailleurs probable, à mon avis, que le Tantrisme même préparé et sécurisé, ne puisse établir une véritable dynamique Sacrée, mais au mieux des gros transferts énergétiques relativement vaniteux.


Amitié,

steph
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Le Mat



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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Jeu 25 Aoû 2011, 08:10

La " caresse " tente d'éviter " le danger qui existe toujours de croire ou de faire croire en la vérité d'un système interprétatif qui dévoilerait certains aspects ou tous d'une réalité ultime cachée aux yeux de l'observateur qui ne sait pas ".

La " caresse " soutient que l'unique vérité divine peut et doit se décomposer en une pluralité de vérités relatives que les hommes peuvent partager. Le relativité de la " caresse " exclut la vérité totalitaire.

De manière générale, l'homme souhaite un monde où le bien et le mal soient nettement discernables car il a en lui le désir, inné et indomptable, de juger avant de comprendre. Sur ce désir se sont fondées les religions et les idéologies; celles-ci traduisent la relativité et l'ambiguïté du monde dans leur discours apodictique et dogmatique. Elles exigent que quelqu'un ait raison.

A I’inverse, la " caresse " n'exige rien de tel car elle est fondée sur la capacité de supporter la relativité essentielle des choses humaines. La " caresse " incarne la sagesse de l’incertitude. Les implications de la " caresse " sont nombreuses: philosophiques, logiques, éthiques, politiques et épistémologiques. Tous ces domaines entretiennent des liens plus ou moins étroits, et il est souvent difficile, de ce fait, de ne s'arrêter ponctuellement qu'à un seul champ de la problématique générale.

Éloge de la Caresse
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Sphinx

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Jeu 25 Aoû 2011, 15:03


Bonjour Le Mat,


La caresse n'est dans la plupart des cas, et certainement en sexualité, qu'un fruit de la toute-puissance foetale refoulée qui cherche à se prouver sa main-mise sur le monde, sur l'Autre auquel on est addicté, tout comme la religiosité, les dogmes, le fait d'avoir raison. Tout cela est vérité totalitaire et la caresse en fait partie.

Le totalitaire s'arrête là où la véritable Rencontre commence, et donc au-delà des addictions et de toute puissance, même subtile, exercée sur autrui et sur soi. La Rencontre n'a pas besoin de caresse: elle est totale, en elle-même, mais pas totalitaire, justement.

Le totalitaire s'arrête lorsque les causes humaines sexuées reconnaissent la finalité harmonique du Soi, et y adhèrent, et s'y épousent sans vouloir se posséder.

Le plus souvent, la caresse cherche à posséder.

La Rencontre implique le respect interpersonnel, qui n'est intégral que lorsque le meilleur potentiel est reconnu au-delà des partenaires, donc en Christ. Et les caresses échangées, par leur possessivité narcissique inévitable, ne rencontrent pas ce meilleur potentiel conjugal, et collectif. Elles le réduisent au profit d'une illusion... totalitaire.


Le problème est que ceux qui sont trop pris dans cette illusion totalitaire, se clivent d'eux-mêmes de la réalité de la Vraie Vie. Et donc, tout un champ perceptif leur échappe.

Ce n'est donc pas que cette réalité leur est cachée: ils l'ont eux-mêmes refoulée dans l'inconscient.


Amitié,

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Le Mat



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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Jeu 25 Aoû 2011, 15:24

Steph t'es tombé dans le piège ;-)
Non seulement tu n'as pas lu le texte et en plus tu marques bien ton aversion du corps, de la chair. C'est pas pour rien que le cerveau n'est pas recouvert d'une peau chaude et sensible mais d'une carapace. Et toi tu vis là dedans, comme bcp d'entre nous ici sur ce forum, + ou -...
Lis le texte stp...
Ce n'est pas en expliquant comment fonctionne le parapluie que tu sais arrêter la pluie...
En toute amitié.
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MyrÂme

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Jeu 25 Aoû 2011, 15:37

Sphinx a écrit:
Il est d'ailleurs probable, à mon avis, que le Tantrisme même préparé et sécurisé, ne puisse établir une véritable dynamique Sacrée, mais au mieux des gros transferts énergétiques relativement vaniteux.

A mon sens, dès lors que l'on se prépare on se place dans le conditionnement et dans l'attente.

Or la Rencontre Véritable nous libère de nos conditionnements et se trouve dans la Présence.

C'est pourquoi, et selon mon vécu, la Rencontre se réalise par surprise, de sorte que nous ayons le moins de prise sur nous-même comme sur l'Autre.

A+

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Sphinx

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Jeu 25 Aoû 2011, 15:43

Bonjour Le Mat,


Sisi, j'ai bien lu le texte. Et non, je ne suis pas tombé dans un piège.

La véritable perception, comme celle que j'ai pu vivre dans l'expérience que j'ai relatée, implique d'être particulièrement incarné dans la conscience physique.

La vérité, est que la perception sensorielle du corps physique dense, est une perception fragmentée, adultérée, qui caractérise justement un manque d'incarnation de l'Esprit.

Donc, la nature de la perception est à l'inverse de ce que tu crois. Les sens physiques du corps densifié ne sont là que pour compenser un manque de conscience physique.

La caresse fait partie de cette compensation artificielle d'une conscience physique déficiente.

Lorsque la conscience physique est totalement affirmée, PARCE QUE le foetus a enfin accepté de naître vraiment, il n'y a plus besoin d'artifices compensatoires.

Et c'est donc lorsque la conscience physique est pleinement vécue, que la Rencontre avec l'Autre devient possible, parce que la Présence à l'Autre est complète. CQFD.

La Présence de l'Autre, en conscience partagée, dans l'expérience, prouve par ailleurs que ce n'est pas un enfermement cérébral, comme tu le dis, mais une véritable ouverture à l'Autre, donc à l'opposé de toute psychose.


Ah oui... un point que j'avais oublié: la morale, la croyance au bien et au mal, est au centre de l'arsenal que la toute-puissance foetale refoulée utilise pour interpréter totalitairement la réalité.


Amitié,

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MessageSujet: Re: La sexualité spirituelle   Jeu 25 Aoû 2011, 15:49

Bonjour MyrÂme,


je fais ici allusion à une distinction entre le trantrisme très frelaté, à vocation purement sexuelle, et le Tantrisme encadré par des conditions "éthiques" très strictes, à vocation "spirituelle". Je ne valide dialectiquement aucun des deux, mais je fais la distinction entre les deux.

Il est clair que cette préparation éthique reste une forme d'incohérence, car la Vraie Rencontre ne peut pas être véritablement préparée (puisque la préparation suggère une forme de contrôle sur soi et ou sur l'autre).


Stéphane
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