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 Exégèses de films (entre autres Hero)

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Sphinx

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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Lun 02 Fév 2009, 22:19

Bonjour à toutes et tous,



il faudra que je parle un peu du film "10.000" une fois que je l'aurai revu, car il est manifestement dialectique. Je l'ai déjà cité dans un autre fil d'articles.


En outre, les deux films de la série "Riddick", avec Vin Diesel, "Pitch Black" et "Les Chroniques de Riddick" valent clairement le détour, en formant ensemble un tout cohérent, ressemblant d'ailleurs très fort à un scénario de SF qui s'était présenté intérieurment à moi il y a au moins dix ans.

Après une seconde vision, "Les Chroniques de Riddick" qui m'avait déjà bien interpelé dialectiquement en première vision, a largement confirmé sa cohérence dialectique, entre autres par un foisonnement de détails symboliques significatifs qui ne me sont clairement apparus que lors de cette seconde vision.

Je songe donc à écrire un article assez complet à son propos.


Amitié,

steph
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Sphinx

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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Sam 07 Fév 2009, 01:04

"Meet Joe Black" (Rencontre avec Joe Black), est un film sur le franchissement cardiaque, sur la repolarisation intérieure, et par voie de conséquence, sur le Couple Sacré.


C'est le moment où le "tueur identitaire" (La Mort) intervient, qui est aussi potentiellement le libérateur identitaire.

Pratiquement, la dualité de la Personne, dans son clivage Refus de la Vie (la Mort) et Attachement à la vie, va être amenée à se téléscoper, et la résultante sonnera la fin de la spéculation, tout autant du côté du point de vue clivé de la négation de la vie, que de celui de l'attachement à la vie.

C'est le moment où le "vieil homme" intérieur doit céder la place au "jeune homme" intérieur. Et un corollaire évident peut être fait avec le Serpent Vert de Goethe, au niveau de la dialectique de la Vie et de la Mort.


A la fin du film, un sacrifice intégral en faveur de la Femme, permet un téléscopage positif des points de vue clivés qui subliment tous deux leurs spéculations respectives, ce qui conduit à leur synthèse dans la "résurrection" intérieure de l'homme renouvelé. La Féminité intérieure est libérée (la Vie est libérée du clivage Refus/Attachement).

Le jeune homme réapparaît finalement en tant que synthèse des deux autres, synthèse des points de vue existentiels.


Comme je l'ai déjà dit, le franchissement cardiaque est une promesse... la promesse de libérer la Féminité. C'est cette promesse que fait le vieil homme à sa "fille" (polarité intérieure), en lui parlant de "coup de foudre".

Et c'est cette promesse qui, comble du paradoxe, donne envie, ayant entendu ces mots, au point de vue clivé du Refus de la Vie, de venir la visiter, la Vie, ce qui perturbe fondamentalement la dialectique de vie et de mort.

En effet, la Mort ayant voulu visiter la Vie, elle est alors en "dette de Vie", et de ce fait, le téléscopage final des points de vue ne pourra pas se solder par une mort, mais par un renouveau intérieur.

Cette promesse est représentée dans Matrix 1 par la pillule rouge, qui est un traceur psychique auto-programmé (le "tueur-libérateur identitaire").



Amitié,

steph
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Sphinx

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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Dim 15 Fév 2009, 02:10

"Le Labyrinthe de Pan" est profondément dialectique, et est un véritable chef-d'oeuvre.

Il montre fort bien la différence entre celui ou celle qui n'est pas happé par la guerre (l'illusion dualiste entre spéculation et contre-spéculation) et qui conserve donc une relation avec le magique (énergétique psychique) et l'éthique (authenticité de la "phase"), et celui ou celle qui a perdu cette relation.

Ceux qui sont happés par la "guerre" s'investissent dans des rôles de boureaux ou de sauveteurs, tous artisans du drame humain à leur façon.

Et bien entendu au final seul le sacrifice narcissique intégral et sa démystification du drame humain permet l'émancipation.

On peut bien entendu rapprocher la fin de ce film avec d'autres, et plus particulièrement avec celle de "Brazil".


Amitié,

steph
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Uglabald

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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Dim 15 Fév 2009, 18:40

Citation :
Ceux qui sont happés par la "guerre" s'investissent dans des rôles de boureaux ou de sauveteurs, tous artisans du drame humain à leur façon.

Oui cher Sphinx, je pense que ce mécanisme cité ci-dessus est bien le problème dans les différents combats mené aujourd'hui pour sauver la planète. Je pense que les personnes essayant de résoudre les problèmes humanitaires, écologiques et autres sont entrés dans un mécanisme qui ne fait que répondre sur le même terrain identifié que les destructeurs.
Et donc dans cette ligne d'action rien n'est vraiment résolut. Je dirais même plus que l'identification narcissique trouve une nouvelle façon de se renforcer.

Merci
Uglabald
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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Lun 23 Fév 2009, 02:18

Bonjour à toutes et tous,


pour en revenir à "Truman Show", il est clairement spécifié dans le film qu'il s'agit d'une incarnation en cohérence de phase, puisqu'il est stipulé qu'il est né juste à l'heure, étant même prématuré "comme s'il avait voulu naître juste à temps", pour être choisi.

En réalité, il s'incarne donc par appel collectiviste, auquel il a répondu, ce qui lui permet d'être synchrone avec sa phase identitaire.

Plusieurs références à son authenticité (ce n'est pas un acteur = pas un spéculateur), sont liées à cette cohérence collectiviste de l'incarnation.

Car puisqu'il s'est incarné en réponse intégrale à l'appel collectiviste, il est dès le départ une focale naturelle du collectif, et donc une Personne dont le potentiel d'authenticité est d'emblée libre de s'affirmer totalement.

Car ce qui favorise la spéculation en incarnation est la pression incarnationnelle individualiste, qui interfère avec la cohérence de phase.


Ce film montre aussi nettement de quelle façon le Prédateur utilise le système pour adultérer et vampiriser l'Emotion, à travers la manipulation par les sentiments symbiotiques.

On voit par exemple son "ami" lui répéter comme un perroquet ce que le Prédateur lui souffle à l'oreille, mettant en scène les sentiments symbiotiques pour tenter de renforcer l'emprise narcissique, et d'empêcher toute émancipation émotionnelle.

On comprend aussi de quelle façon la fidélité à soi, aux valeurs personnelles, sont essentielles, puisque l'exemple de l'affirmation de la phase, de la cohérence personnelle, peut toucher tout le collectif à travers l'inconscient collectif (ce qui est représenté dans le film par la diffusion mondiale de l'émission).

La fin du film démontre aussi que le Prédateur n'a en aucun cas favorisé l'affirmation de la phase identitaire, qui ne lui doit rien, et émerge de sa propre authenticité.

Truman en effet, ne réagit pas aux ultimes tentatives de manipulations symbotiques exercées par le Prédateur.


Truman a affirmé sa nature de vraie Proie, capable de confronter la provocation du Prédateur, capable d'accepter l'éventuelle fin de soi sans la moindre victimisation.

Et cette provocation du Prédateur n'est pas ce qui crée l'authenticité de la Proie, mais n'est qu'une occasion possible pour cette authenticité de s'exprimer, et de devenir alors une force exemplative au sein de l'inconscient collectif.


Amitié,

steph
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Credo



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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Lun 23 Fév 2009, 18:22

Depuis que je suis ne, tout mon environnement vise a me detourner de ce qui me permet d'etre en phase vibratoirement sur la plan materiel avec la vibration de mon centre cardiaque.

C'est a dire que chaque fois que j'ai mene une action qui me mettait en phase, une hostilite non dissimulee de mes proches et de tous les adultes et enfants m'entourant se mettait en place pour que je me retracte.

Je prends pour exemple parlant, mais il y en a tellement d'autres, le fait que des l'age de 4 ans, je vivais de reelles rencontres harmoniques avec les filles de mon age (avec le recul je peux en temoigner).Des qu'un adulte en prenait conscience, il nous separait et s'arrangeait pour qu'on ne se revoie plus, et des que d'autres enfants le remarquaient, ils nous encerclaient, criaient et gesticulaient pour qu'on s'eloigne l'un de l'autre.
Sans compter ma mere qui faisait tout pour me decourager de vivre ce genre de sentiment.

Un autre exemple est le fait que je chantais et faisais de la musique le plus naturellement du monde des la petite enfance, mais que mes parents m'en detournaient comme si je touchais la mort en personne.
Il m'a fallu attendre 25 ans pour avoir la force de m'opposer a l'ensemble de l'eggregore famillial, et devenir musicien, ce qui m'est simple et naturel.

Je prends ces exemples pour illustrer le fait qui me semble contradictoire entre la volonte du collectif qu'un etre s'incarne dans la densite, et sa meme volonte de l'empecher d'eclore naturellement.

Car ici, ce n'est pas le monde predateur qui s'est oppose a ce que je vive en coherence de phase, mais le collectif lui-meme, a travers les humains les plus proches de moi.

Peux-tu me de-con-fusionner sur ce point?:-)
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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Lun 23 Fév 2009, 19:12

Bonsoir Credo,


Et bien Truman est effectivement conditionné précocement pour avoir peur de l'eau, pour qu'il ne puisse pas s'échapper...


Certes, une incarnation en cohérence de phase répond purement à un appel collectif, parce qu'une convergence harmonique a été rendue possible.

Mais cela ne signifie nullement que les êtres humains incarnés vont tous avoir pleine conscience d'une telle chose, ni donc que la Personne va s'incarner sans le moindre problème apparent.

Le système, forcément symbiotique, ressentant intuitivement l'authenticité de la phase, la Présence de celle-ci à travers l'inconscient collectif, va tout faire pour la provoquer symbiotiquement.

Car il n'y a rien de plus addictif pour un monde symbiotique, manquant d'authenticité et de signification, que la Présence d'une phase identitaire, pleine de signification.

C'est donc à la phase de résister à ces provocations sachant qu'en gardant le cap identitaire, tout suivra un chemin qui restera sûr et certain dans sa signification jusqu'au bout.

D'ailleurs, la phase accepte de s'incarner dans une agitation apparente, entourée de provocations, tout simplement parce qu'elle sait pouvoir y résister, et qu'elle ne spécule à aucun moment.

Le Prédateur aura requis qu'elle soit provoquée, agitée dans son milieu de départ, spéculant sur la possibilité de la déstabiliser, et de pouvoir alors puiser dans le potentiel énergétique énorme de la phase.

Il a en quelque sorte "négocié" (il le croit) avec la phase pour qu'en contrepartie de l'incarnation d'une telle ampleur énergétique, qui risque de le déboulonner, lui, le Prédateur, elle se fasse dans des conditions initiales assez agitées.

Il connaît le risque qu'il prend, mais il ne peut pas résister à l'appât de la phase.

La phase, elle, n'a pas négocié. Elle a accepté, n'étant mue que par l'appel collectif, le potentiel de sa réalisation. Ne voyant dans l'intervention du Prédateur qu'un aspect s'intégrant à l'occasion d'une démonstration existentielle.

Mais au départ, pour la phase, il est clair que l'agitation initiale sera vécue péniblement, étant donné la jeunesse, la courte durée de l'incarnation, qui n'a pas encore permis une affirmation suffisante.


La phase, en quelque sorte, s'incarne pour précisément faire une démonstration de la qualité du divin au sein de la réalité densifiée, dualiste.

Une démonstration d'authenticité.

Et elle ne sera reconnue par le collectif que si elle réalise cette démonstration (cf la fin de Truman Show). Et le Prédateur s'inscrit comme élément participant à l'opportunité de faire cette démonstration de la phase, et rien de plus..

Certes on peut dire que le Prédateur participe à la phase, mais indirectement, récupéré, intégré par la convergence harmonique, et utilisé par celle-ci. La démonstration pourrait se passer de Prédateur. Il est là, il est intégré.

C'est comme ça que je vois les choses.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Lun 02 Mar 2009, 12:44

Le film "La Cité Interdite" (The Curse of The Golden Flower) symbolise une phase identitaire qui avorte, confrontée à la toute-puissance immature, foetale, tyrannique, de la polarité masculine (Empereur), menaçant toute sa famille, induisant implicitement une adultération de tous les aspects du Couple Sacré par sa propre instabilité essentielle, masquée par une intransigeance manifeste (de l'onde externe) qui ne fait que tenter illusoirement de suppléer au manque de cohérence intérieure de l'Esprit.

Poussée à bout, la Féminité finira par faire avorter la phase identitaire, projetant sur celle-ci le poison narcissique que l'Empereur lui destinait à elle, la Femme.

On se rappelera que cette table autour de laquelle la famille se tient, représente l'union du Ciel et de la Terre, du Cercle et du Carré (quadrature du Cercle), et que cette table représente donc la phase identitaire elle-même.

Mais la polarité masculine dans sa toute-puissance immature (et dans le cas du film, sa toute-puissance régressive sur le point de devenir vampirique), veut posséder cette harmonie entre Ciel et Terre, veut en être le maître et la focale narcissique...


Nous sommes dans ce film (du même réalisateur que "Héro") à la fin d'une phase qui avorte. La polarité Féminine complètement confrontée ne peut plus continuer à soutenir la phase identitaire, et la fait avorter. Ce film est donc un complément direct du films Héro, qui montrait lui les phases de l'harmonisation dialectique d'un Couple Sacré jusqu"à la différenciation complète.

Ici, c'est la régression complète, la mise en oeuvre effective du "scénario rouge" de "Héro".

La trace de l'acide du poison au centre de la table symbolise l'avortement (pour cette Création-ci) du potentiel d'harmonisation entre le Ciel et la Terre, entre l'Homme et la Femme, avortement mis en oeuvre par la polarité Féminine, et s'appuyant sur le dépassement des bornes narcissiques tolérables, par la polarité masculine (poison administré à la Femme, retourné contre la table, la phase identitaire)..

Et à la fin, la table reste seule, sans plus Personne autour (en réalité, la polarité Féminine assume seule la phase, pendant l'"intervalle entre les Créations", identifiée totalement à celle-ci, dans une sorte de léthargie, d'"hibernation existentielle").

La nature fondamentalement cohérente de la polarité Féminine lui autorise une telle transition existentielle.


On pourrait en somme se dire que l'Empereur devrait conscientiser que s'il est vraiment puissant, et que si autour de lui tout dérape, c'est peut-être parce que lui-même n'est pas assez cohérent, et que son incohérence, traduite par sa puissance, interfère au moins sensiblement avec son environnement.

Mais au lieu de conscientier sa puissance vitale, et d'assumer la responsabilité qui va avec, il la refoule dans une toute-puissance immature, et projette systématiquement l'origine de tous les problèmes sur les autres, et de ce fait leur applique un traitement culpabilisant, coercitif, réformateur, moralisateur, unilatéral... en incohérence avec l'exercce responsable de sa puissance personnelle.

Au lieu d'être puissant, l'Empereur se croit, se considère, se veut et se regarde narcissiquement puissant, ce qui n'est pas de la puissance, mais de la toute-puissance, et donc une complète illusion narcissique.


Amitié,

steph
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Sphinx

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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Lun 02 Mar 2009, 13:46

Ceci dit, une autre clé de lecture symbolique pourrait peut-être faire de "La Cité Interdite" la représentation d'une phase qui se réalise, qui s'émancipe.

Mais cela semble d'emblée beaucoup moins évident. Et probablement n'est-ce qu'une illusion produite par le fait qu'on est de toute façon à un moment crucial de la phase, où elle est rendue à sa vérité dans tous les cas, que ce soit par régression ou par sublimation.

Il eût été séduisant de tradurie symboliquement la marque acide faite à la fin sur la table d'Harmonie, comme l'inscription définitive de la spécificité identitaire sur la phase, mais à y bien regarder, il s'agit plutôt de l'invalidation du potentiel central.

Il eût été également séduisant d'associer l'inflexibilité de l'Empereur avec une cohérence dialectique, comme on a pu le faire dans le film "300" pour Léonidas, mais il n'y a pas dans ce cas-ci de sublimation finale comme dans "300", comme dans "Héro", qui validerait cette interprétation symbolique.

Au contraire, l'inflexibilité semble ici clairement symbiotique jusqu'au bout, faisant plutôt penser à une intransigeance nihiliste.

Pourtant, la piste mérite peut-être d'être creusée, et si quelqu'un développe une autre approche, allant dans ce sens ou dans un autre, il est cordialement invité à en faire le développement ici même.



Amitié,

steph
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alskida

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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Ven 06 Mar 2009, 16:02

Salut,

je viens de voir le film coréen "Duelist" qui m'a semblé avoir une dialectique très centrée sur le couple sacré en phase de rencontre, avec une belle représentation de la sublimation du conflit. Je crois que tu l'avais déjà evoqué, Sphinx, mais suis pas sûr.
Je (re)cite ce film car il a la particularité que les 2 personnages du couple central sont très féminin pour l'homme et très masculinarisé pour la femme.
Les conflits qui sont d'abord de vraies oppositions(par des combats à l'épée) et au fur et à mesure du rapprochement de Fleur de Lune avec Sad eyes ces conflits n'ont plus d'opposition, ils deviennent une dynamique de rencontre; en outre Sad eyes, le héro masculin est un personnage très éffeminé alors que Fleur de Lune est une femme très masculine...sauf à la fin, lorsque elle tente de faire dire à sad eyes son véritable nom, dont l'identité n'est pas encore dévoilée mais pourtant recherchée durant tout le film.
A partir de là, il abandonne son opposition ambigüe et permet à la femme(qui est au servise du roi) de récupérer les preuves permettant de mettre fin au parasitage économique(fausse monaie qui envahissait tout le royaume);
Alors il s'apprète à livrer son dernier combat, sans espoir de victoire car contre toute l'armée royale, là seulement son identité est révelée et bien que vaincu il est laissé en vie.
Il peut alors faire sa dernière rencontre à l'épée avec Namsoon(fleur de lune).
La dernière phrase du film est celle d'un témoin de cette rencontre:

"j'ai vu un homme et une femme en train de se battre avec des sabres, en fait c'était plutôt comme s'ils étaient en train de danser ou plutôt comme des amants faisant l'amour passionément sous le clair de lune ... et après d'un seul coup ils ont disparu, envolés.."
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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Ven 06 Mar 2009, 21:01

Merci Alskida,


très très intéressant! Non, je n'en ai pas parlé, et merci de l'avoir fait.

La plupart des aspects que tu évoques de ce film sont très évocateurs, d'un point de vue dialectique.

Cela donne envie de le voir...


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Sam 07 Mar 2009, 09:00

Pour en revenir au film (et au livre) "Le Parfum"...


Si on utilise la clé de compréhension dialectique selon laquelle tous les meurtres sont virtuels, parce qu'ils représentent des sublimations narcissiques par lesquelles les essences identitaires des Ames Soeurs sont consciemment discriminées et intégrées ("fixation du Parfum essentiel"), alors par la même clé, on peut considérer que ce qui est présenté comme virtuel par le film est en fait réel.

Or, une phase essentiellement virtuelle de ce film, et dans mon souvenir, la seule, est celle de la résurrection intérieure de la première Femme "tuée" accidentellement, phase qui est présentée sur un mode onirique, au moment du "procès".

Si donc il n'a jamais tué personne, qu'en sublimation narcissique à l'intérieur de lui-même, tuant son propre attachement et non pas la Personne objet de ce attachement, il est dialectiquement logique qu'il puisse finalement vraiment Rencontrer une Personne complémentaire.

Et à la fin, nourri de l'évidence selon laquelle on ne peut pas être Aimé narcissiquement, spéculativement, nourri de sa vraie Rencontre avec la complémentarité en tant que Personne et non objet d'attachement narcissique, il peut s'abandonner totalement à l'évidence de la puissance vitale, et s'offrir à la collectivité par l'entremise du Couple Sacré.


Amitié,

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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Ven 20 Mar 2009, 13:41

Bonjour à toutes et tous,


je voudrais rappeler ici, si je ne l'avais pas déjà fait, qu' "Equilibrium" mérite dialectiquement le détour malgré une mise en scène et un budget discutables.

Sont parfaitement décrites la répression de l'Emotion, par la désunion du Couple Sacré, et la sublimation finale indispensable.


Un autre film, plus ancien, dont le nom m'échappe EDIT ("Au-delà du réel" - "Altered States" , merci Alskida), avec William Hurt dans le rôle principal, où il est question de scientifique faisant des expériences en caisson d'isolement sensoriel, accompagné de drogues halucinogènes, et où le héro vit finalement une régression profonde, le confrontant à son incomplétude, son immaturité masculine, à l'issue de laquelle il peut enfin Rencontrer la Femme, est de façon évidente en lien avec le processus d'individuation et l'union du Couple Sacré.


Enfin, il faut considérer que "le Bon, la Brute, et le Truand" est un film dialectique, bien plus profond qu'on pourrait le croire.

Il s'agit somme toute de la confrontation des points de vue clivés de conscience, A, B et C, comme nous les avons appelés dans un autre sujet de ce forum.

A savoir les points de vue de conscience archaïque (la Brute), spéculative (le Truand), et contre-spéculative, (le Bon), dont doit émerger finalement la conscience "D" intégratrice, unificatrice des points de vue intrapsychiques.


C'est donc à l'émergence de cette conscience intégratrice que nous invite la fin du film, par sa tension à rallonge et sa musique superbe, mais grandiloquente.

Le "Bon" pose une pierre carrée au centre du cercle de pierres. Nous sommes symboliquement dans le cadre d'une alliance à affectuer entre la Terre et le Ciel, une quadrature du cercle, une union Sacrée.

Au final, la conscience arhaïque est "tuée" narcissiquement, et la conscience intégratrice émerge du point de vue contre-spéculatif, laissant la vie sauve au point de vue spéculatif.


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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Jeu 26 Mar 2009, 19:48

Bonjour à toutes et tous,


les deux films "Nightwatch" et "Daywatch", bien que touffus, exubérants et un peu confus en apparence par moments, sont à nouveau une expression du Couple Sacré.

La fin du second volet ne laisse planer aucun doute à ce sujet, et peut être très clairement comparée à la fin du film "The One".

La problématique de la dualité, des points de vue clivés, et de la nécessité d'avènement d'une conscience intégratrice est mise en scène de façon cruciale dans ces films.

Le "héro" doit ainsi parvenir à intégrer sa conscience archaïque refoulée ( son "propre fils" qu'il a voulu tuer), en désamorçant sa toute-puissance, de façon à finalement libérer sa polarité jumelle, menacée par la conscience archaïque, et en compétition narcissique avec celle-ci.

Une des dernières scènes montre le "héro" crucifié entre la conscience archaïque (son "fils" refoulé) et l'attraction de sa polarité jumelle, situation dont il devra se sortir en assumant intégralement sa responsabilité consciente d'Homme, en défaisant la trame de son refoulement archaïque ("craie du destin" = accès au vrai Présent de façon à obtenir un canal quantique permettant de libérer le passé clivé).


Amitié,

steph


EDIT: le second opus, Daywatch, illumine véritablement la signification du premier, et donne envie de revoir celui-ci pour confirmation de différents aspects symboliques.
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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Jeu 26 Mar 2009, 22:31

Il est à noter que dans "Nightwatch", la hauteur du vortex est donnée à un moment pour 314 mètres, comme la fenêtre d'accès à la Source est de 314 secondes dans "Matrix Reloaded".

Référence au tout-puissant Shaddaï (dont la valeur hébraïque est de 314..).

Le film "Pi" n'est pas loin...


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Dim 05 Avr 2009, 12:59

Bonjour à toutes et tous,


dans le film "300", pour revenir à lui, lorsque d'autres grecs se proposent de rejoindre les Spartiates, cela représente la conscience contre-spéculative (point de vue baptisé "C" dans d'autres sujets de ce forum) qui désire se joindre à la conscience intégratrice (point de vue "D").

En effet, lors de la rencontre de ces deux groupes, un échange centré autour de la "profession" (fonction) met en relief la différence entre les deux points de vue: pour les Spartiates, l'état de "guerrier" (dialectique = approche pure, non spéculative) est évidente, et exclut toute autre fonction qui ne serait pas dialectiquement naturelle.

Mais l'autre groupe est constitué de différents corps de métier (fonctions contre-spéculatives, en réalité opposées à Xerxès-Prédateur "A" et ses soldats esclaves = spéculatifs "B"), et leur participation dialectique n'est donc pas pure, mais conditionnée en réaction contre la spéculation, ce qui est encore de la spéculation.

Ce ne sont pas de purs "guerriers", et sont donc trop peu aguerris pour se frotter seuls au Prédateur qui influence Xerxès (= Prédateur qui contamine l'inconscient collectif, et en sape la cohérence, en substituant un autoritarisme exacerbé, exagéré, à la véritable identité collective naturelle: Ahriman, manipulé par la pression du Prédateur, "usurpe" le trône de Lucifer descendu nourrir les identités individuelles par le bas).

De ce fait, leur fiabilité n'est pas assurée, et leur intervention doit être totalement encadrée par les Spartiates, par la conscience intégratrice "D", qui à un moment, va confronter dialectiquement spéculation et contre-spéculation l'une contre l'autre ce qui tarira les ressources du Prédateur, et fera jaillir l'Harmonie par le Conflit.

Dans le film, au moment où les contre-spéculateurs entrent en scène dans le combat, les mots de Leonidas sont éloquents: "Ils font ce qu'ils peuvent... ils jouent leur rôle... ils mettent une belle pagaille..."

Il est clair que pour lui, même si les contre-spéculatifs sont des "alliés possibles", ils n'ont pas la cohérence dialectique suffisante pour être totalement fiables et véritablement "efficaces" sur le terrain de la dialectique.


Amitié,

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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Dim 12 Avr 2009, 20:41

Dans "Hook", la "pensée merveilleuse" qui permet à Peter Pan de retrouver sa faculté de voler représente la perception de l'évidence de la puissance vitale.

Cette "pensée merveilleuse" est celle de son fils qui représente le potentiel collectif, ce qui est juste, puisque l'évidence de la puissance vitale est irréductiblement associée à la conscience du potentiel collectif, le Fils.

En effet, Christ, la référence identitaire collective, est le Fils éternel, identitairement à la fois toujours achevé, et pourtant inachevé.

Tous les Couples Sacrés "servent" la cause du Fils éternel, sans que cela ne soit une servitude.


Amitié,

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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Mar 14 Avr 2009, 14:12

un film à voir :Nightmare detective 2.

Tout simplement hyper-réaliste et lucide.
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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Jeu 16 Avr 2009, 10:36

Merci Credo, je ne le connais pas, mais je m'y intéresserai donc spécialement.



On peut constater une similitude très nette entre la formulation dialectique de "Hook" et celle des films "Nightwatch/Daywatch".

Dans les deux cas, le potentiel collectif, le Fils, délaissé (dans Hook) ou même menacé de mort (dans Nightwatch) est récupéré et manipulé par le Prédateur (Crochet dans Hook et Zavulon dans la série Nightwatch/Daywatch).

Tout tourne donc effectivement dans les deux cas autour de la libération du Fils, du potentiel collectif, permettant la fusion finale du Couple Sacré.

La confusion du narcissisme humain non sublimé consiste en effet en une compétition immature du Père avec le Fils, donc de l'Identité avec la fonction Procréatrice associée.

Et c'est sur cette faille identitaire que le Prédateur peut asseoir son emprise sur le système (ceci dit, rien ne l'y obligeait, car ce n'était pas indispensable, le karma naturel étant suffisant à l'émancipation humaine).

Mais lorsque le Fils est libéré, il se manifeste alors en tant que "Superprédateur Sacré", confrontant inexorablement le Prédateur qui ne peut plus avoir d'emprise sur lui (fin de la confusion dualiste, de l'interférence narcissique) - cf l'arrivée des vaisseaux de Cortez à la fin d'"Apocalypto".



J'abordrai le film "Dead Man", de Jim Jarmusch, dans un prochain sujet, lorsque je l'aurai regardé une seconde fois, car il mérite vraiment une attention toute particulière d'un point de vue dialectique et donc spirituel.


Amitié,

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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Sam 18 Avr 2009, 14:05

Je voudrais cependant avant cela en revenir au film "Le Bon, la Brute, et le Truand".


En effet, on constate à la fin du film, que lorsque la Brute est tuée, elle glisse dans une tombe déjà préparée, comme si elle avait été creusée spécialement pour elle.

En fait, c'est le cas: la conscience archaïque "A", le point de vue du Prédateur, ne peut qu'être intégralement confrontée par l'avènement de la conscience intégratrice "D", qui ne fait que lui renvoyer son choix nihiliste.

La conscience du Prédateur est donc placée devant le destin légitime qu'elle a choisi: elle a en somme creusé sa propre tombe depuis le début, et c'est cette tombe qu'elle a toujours cherché encore et encore à travers la Prédation.


Un autre aspect très essentiel de cette fin, est que la tombe qui contient le trésor ne porte pas de nom, pas plus que la pierre carrée posée par le Bon au centre du cercle du cimetierre.

L'idée est la suivante: la féminité n'apparaît nulle part dans l'histoire. Pourtant, elle est bien présente. En fait, la Femme est le trésor contenu dans la tombe, car l'Homme doit mourir narcissiquement, se sublimer, pour Rencontrer la Femme.

Et c'est par rapport à la Femme, que les positions archaïque "A" (la Brute), spéculative "B" (le Truand), et contre-spéculative "C" (le Bon), vont se confronter.

Or, l'idée est que seule la conscience intégratrice "D" peut Rencontrer la Femme. Qui veut posséder la Femme sous l'un quelconque des points de vue clivés, ne pourra pas la Rencontrer au final.


Mais donc il doit y avoir sublimation narcissique de la part de l'Homme. Et c'est cela qui est représenté par l'absence de nom sur la tombe, et sur la pierre carrée.

Car concrètement, l'Homme cherche à posséder son identité, alors qu'il ne peut la connaître que lorsqu'elle s'exprime spontanément et naturellement à travers la Femme.

L'Esprit masculin immature veut narcissiquement posséder son identité, en utilisant et en dévoyant le mental, pour tenter d'exercer cette possessivité identitaire.

Or, le mental est ce qui exprime spontanément l'identité, lorsqu'on le laisse tranquille et libre de se déployer naturellement, incluant dialectiquement la Femme.

Forcer le mental à la possession de l'identité, alors qu'il est supposé l'exprimer spontanément, telle est la redondance narcissique créée par l'Esprit masculin immature.

Le mental alors est forcé par l'Esprit vers une possession de sa propre identité, qu'il ne peut alors plus exprimer spontanément.

De ce fait, la circularité mentale naturelle (dialectique) est détournée vers une boucle narcissique redondante, et ce détournement narcissique laisse le mental lui-même linéarisé, spéculatif, manquant de la circularité détournée dans la boucle narcissique.



Ce qui dès lors est à la base de tous les aspects du drame humain, de toutes les peurs, de toutes les addictions, de toutes les illusions, les attachements, de toutes les confusions et symbioses, est la tentative de possession de l'identité par l'immaturité masculine.

C'est par cette même possessivité à l'égard de l'identité, que l'être masculin est hyper-sensibilisé à la forme persistante, au mirage de la conscience archaïque, et qu'il cherche à posséder l'identité par la possession du Corps de la Mère, qui seul peut effectivement pérénniser l'identité, mais pas comme l'Homme immature le croit dans sa toute-puissance.

C'est pourquoi il veut posséder le corps de la Femme, écho du Corps de la Mère, et se reproduire narcissiquement dans la densité de façon s'illusionner sur la perpétuation de l'identité par la possession de la Féminité.

Mais on ne peut pas posséder ni le Corps de la Mère, ni la Femme, ni l'identité, sauf dans la plus totale et dangereuse illusion.

Comme dans "le Parfum", l'Homme doit reconnaître et accepter qu'il ne peut pas percevoir par lui-même son essence identitaire, et qu'il doit accepter ce fait, laissant à la Femme le soin de lui renvoyer cette essence, par l'entremise d'un mental naturellement déployé selon la dialectique universelle.


Il y a donc un moment dans le processus d'individuation où la question de l'identité peut être écartée, liquidée, sans toute puissance, et pas simplement en y pensant, en se disant qu'on l'accepte, mais en étant capable mentalement de l'enlever comme si on retirait un "objet encombrant" du mental.

Cette expérience est donc purement perceptive, et non pas illusoirement pensée, imaginée: cela se produit effectivement et c'est comme si un module-programme était soudaint retiré de l'onde mentale, avec une sensation quasi-physique de l'événement, et la compréhension simultanée, acceptée, de ce qui se passe.

Naturellement, cela se produira en plusieurs "passes", et l'attachement total à l'identité n'est pas dissout d'un seul coup.

La vérité est que l'on ressent immédiatement un impact autant dans la stabilité extatique que dans la simple expérience de vielle: la redondance narcissique est visiblement moins virulente, les dérives narcissiques toutes plus évidentes, rapidement décelées et démystifiées, les peurs et les angoisses et les projections spéculatives qui vont avec se sont fortement relativisées en l'espace d'une seconde.

Véritablement, il s'agit simplement d'accepter de reconnaître qu'on existe et que l'identité de la conscience s'affirme sans pour autant avoir besoin de définir, de surveiller, d'attacher cette identité. Mais cette acceptation doit être intégrée et pas seulement pensée.

De ce fait, la boucle narcissique redondante s'efface considérablement, et sert beaucoup moins bien de base à toutes les manipulations narcissiques impliquant recherche de valorisation comparative, compétition, peur, angoisse, spéculation.

Aucun être ne peut se confronter à l'éternité s'il n'est pas d'abord capable d'exister sans rien faire du tout. Et on n'est capable de ne rien faire du tout que si on n'a plus rien à prouver. Et on n'a plus rien à prouver que si on a liquidé l'attachement à l'identité. Au final, l'action juste accompagne la main qui sait ne rien faire.

Voilà donc pourquoi la tombe ne porte pas de nom dans le "Bon, la Brute et le Truand", pourquoi Neo doit se désidentifier comme l'agent Smith dans Matrix 3, et pourquoi le nom de l'indien est "Personne" dans "Dead Man".


Par ailleurs, notre merveilleuse langue française a subtilement intégré ce paradoxe, puisque le mot "personne" désigne aussi bien un être que l'absence d'un être. En fait, est une vraie Personne quelqu'un qui ne se prend pour personne en particulier... l'attachement de la Personne à son identité comprommet l'affirmation de cette identité.

L'extinction complète de l'attachement identitaire est la sublimation masculine intégrale qui permet l'émancipation du Couple Sacré.


Naturellement, il est difficile de rendre compte par des mots d'une expérience effectivement vécue et comprise. C'est un peu comme "retirer un bouchon", ou un truc du genre. Rien de bien extraordinnaire, et pourtant fondamental. Mais à coup sûr, il y a plusieurs parties au bouchon...

Certains effets font aussi penser à l'expérience de privation émotionnelle, par déconnexion transitoire des chakras inférieurs que j'avais vécue tout début 2008, avec dissipation immédiate de toute peur, de toute spéculation, pendant presque une journée. Le problème alors est que l'Emotion avait aussi été déconnectée ("lobotomisation" énergétique).

L'effet cette fois, bien que relativisant peurs et spéculations (résiduelles de mon processus cathartique), ne déconnecte pas de l'Emotion, au contraire (je ne parle pas des sentiments, aspects forcément symbiotiques, mais de l'Emotion spirituelle inclusive).

Clairement, une telle expérience permet de s'extraire d'avantage de l'équation, et d'aborder l'existence "comme si on était déjà mort", sans morbidité cependant, comme le préconise le vrai Bushido, qui est la voie exprimée dans "Dead Man" (et aussi dans "Ghost Dog", du même réalisateur).


Il serait cependant bien vain d'attendre une telle relativisation en l'absence d'un cheminement cathartique déjà bien avancé. Car il est nécessaire que l'espace intrapsychique soit déjà bien réunifié, pour que la conscience masculine accepte de se confronter au néant identitaire.


Mais clairement aussi, aucun Homme ne franchira la porte de l'éternité sans intégrer ce néant.

Il n'y a pas de nom sur la tombe, et il faut l'accepter.

En tout état de cause, on ne peut pas fonctionner en conscience transpersonnelle, en tant que focale du collectif, donc en tant que vraie Personne de ce collectif, si on attache et redéfinit unilatéralement l'identité qu'on assume au sein du collectif.

Ce qui se passe alors est qu'il y a confusion entre la Personne et le collectif, entre l'identité personnelle et l'identité collective, et il faut mettre fin à cette confusion en rendant l'identité collective (christique) à la collectivité ("rendre à César ce qui appartient à César").

Et alors en retour la collectivité, par l'entremise de la Personne féminine, attribue la véritable identité individuée.


Amitié,

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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Dim 19 Avr 2009, 15:57

Le film "Wolfen" aborde la dialectique sous l'angle Prédateur/Proie, et plus particulièrement de l'Alliance christique avec le Superprédateur Sacré.

Les "loups fantômes" représentent dans ce film le Superprédateur naturel, Sacré (leur repaire étant situé dans une église désaffectée).

On constate à un moment du film que l'union sexuelle entre Homme et Femme désactive la prédation (effet de l'union des polarités sexuées du Tao sur le potentiel collectif).

Enfin, lorsque le héro du film dépose son arme et ouvre les mains vers la fin du film, il devient la Proie qui peut réellement Rencontrer le Superprédateur Sacré, et devenir un canal de sa puissance collectiviste légitime.

Alors il détruit la maquette du projet immobilier (il confronte les Prédateurs profanes et leur spéculation absolutisée, par la puissance du potentiel collectif). De ce fait, le Superprédateur Sacré est intégré, et l'Alliance permet de désamorcer les interférences narcissiques conflictuelles: les loups Sacrés disparaîssent.


Amitié,

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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Jeu 07 Mai 2009, 12:44

De mémoire (car je ne l'ai pas vu depuis longtemps) le film "Flubber" est dialectique, et parle du Couple Sacré.

On y reconnaît le Frère séparateur tentant apparement de diviser le Couple Sacré, mais le renforçant en fait au final. On y reconnaît la possibilité d'envol spirituel découverte dans une "Matière animée" (intégation de la Croix dialectique dans la Matière qui alors transmute), et finalement l'élaboration d'un véhicule (conjugal) incorporant un "ordinateur de bord conscient", véhicule étant donc le Deva, la troisième Personne sytnhétique du Couple Sacré.

Sous une apparente légèreté se cache donc une dialectique très cohérente.


Amitié,

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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Sam 09 Mai 2009, 07:50

Bonjour,

Un film que j'ai beaucoup aimé et vu il y a bien longtemps m'est revenu à la mémoire en lisant ton dernier topic Sphinx: Petit bestiaire du couple sacré / La nature angélique et dévaique, mais cela me semblait plus pertinent de le mettre dans exégèses de films.

Il s'agit: "Des ailes du désirs", puis sa suite "Si loin si proche" de l'excellent Wim Wenders. Je ne sais pas si ces films sont dialectiques, mais ils ont un lien avec les flammes jumelles je pense...

J'ai l'impression (et il me tarde de les acheter en DVD pour les revoir) néanmoins que l'histoire est inversée, car ces anges veulent vraiment devenir des hommes et s'ennuient en tant qu'anges...je ne me souviens plus si en s'incarnant finalement, ils perdent leur "pouvoirs" d'anges...

Voici quelques extraits:

Les ailes du désirs:





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...Un ange qui voulait devenir homme….




Si loin si proche:



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Je me dis que si un ange "veut" devenir un homme, c'est que l'homme au fond de lui "veut" aussi devenir un ange, et nous sommes bien dans le cheminement du couple sacré.

Et puis le titre "Si loin, si proche", c'est souvent le cas pour la "distance" d'avec notre flamme jumelle...notre ange aussi...

ah! sinon la bande originale du film est magnifique, avec des morceaux "angéliques", dialectiques ?

Je reviendrais sur ce topic, quand je les aurais revus...

Bonne journée

Athena
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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Sam 09 Mai 2009, 12:21

Merci Athena,



oui, j'ai vu les "Ailes du Désir" il y a très longtemps.

Plus récemment, c'est "La Cité des Anges", sur un thème similaire, que j'ai revu avec intérêt, car l'expression dialectique y est fort bien campée (si on se dégage des pièges mélodramatiques classiques).

La fin du film est similaire à tous les autres (Excalibur, IA, 2001, Truman Show, Dead Man, Mission to Mars, Matrix:Revolutions, etc), à savoir qu'après le deuil du transfert maternel, et donc le deuil de l'attachement à l'autre sexe, la réalité spatiale, énergétique, de la Femme est Rencontrée, déconfusionnée de la temporalité transcendantale, et l'identité s'avère alors à la frange entre l'océan et le ciel.

De fait, une fois de plus, le héro de la "Cité des Anges" plonge dans l'océan à la fin du film...


Comme tu le dis, Athena, les Anges semblent s'ennuyer sans les êtres humains... en fait, nous parlons ici des Devas dont l'identité n'a pas encore été réalisée par intégration d'un Couple incarné.

Alors oui, on peut dire que le(s) Soi(s) s'"ennuie" tant que ses causes polarisées n'ont pas répondu à son appel finaliste.

Mais les Anges qui sont déjà individués, et qui interviennent en tant qu'instances d'encadrement de la Création, en assistance harmonique du Couple (Pro)Créateur, sont déjà des Couples Sacrés intégrés.


Amitié,

steph
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MessageSujet: Re: Exégèses de films (entre autres Hero)   Jeu 14 Mai 2009, 20:27

"Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal" met une nouvelle fois en scène l'aventurier en tant qu'Homme qui conduit les prédateurs spéculatifs vers le Superprédateur Sacré.

Si dans "Les Aventuriers de l'Arche Perdue", le Superprédateur en tant que puissance de l'Eternel Potentiel mise en Oeuvre par le Couple Sacré, était représenté par l'Arche d'Aliiance, dans "Le Royaume du Crâne de Cristal", c'est l'Alien, l'extra-terrestre symbolisant le Deva du Couple Sacré qui le représente.

Dès le début du film, une caisse abîmée lors d'une poursuite laisse apparaître l'Arche d'Alliance du premier film de la série, avec le thème musical correspondant. Par ailleurs, pour les connaisseurs de la série, le hangar et la recherche d'une caisse font immédiatement penser à l'Arche d'Alliance qu'on voit entreposée dans ce même hangar à la fin du premier film, avant de découvrir que, non, c'est d'un corps extra-terrestre dont il est cette fois question .

Cette ambiguïté volontaire, cet amalgame, n'est pas juste posé dans le film comme un clin d'oeil aux amateurs avec un petit suspense bien placé.

Non, la vision même de l'Arche dévoilée par la caisse brisée confirme ce que l'amalgame exprimait déjà: nous sommes précisément dans le même cadre que le premier film, et seul le mode narratif et les symboles utilisés vont changer.

Le crâne de cristal est donc une autre représentation de l'Arche d'Alliance.

Le retour (attendu) de Karen Allen dans la distribution, jouant le rôle de Marion Rosenwood, est par ailleurs très évocatrice de la similitude essentielle entre les deux films: le Couple Sacré tel qu'il était mis en scène dans le premier film est recomposé pour le dernier film.

Si l'expression de la puissance de l'Alliance change de forme, la représentation des prédateurs spéculatifs, fonçant vers l'illusion de la puissance individualiste, et donc vers leur engloutissement narcissique par le Superprédateur Sacré, change aussi.

La série des Indiana nous avait habitués aux nazis de la seconde guerre mondiale pour incarner la spéculation sur l'obtention de la Vie éternelle ou de la puissance absolue, à travers la recherche de l'Arche d'Alliance ou du Graal christique.

Cette fois, l'action se déroulant en pleine guerre froide, l'illusion de la dualité est représentée par le clivage idéologique Est-Ouest, et les prédateurs spéculatifs sont représentés à la fois par des soviétiques en quête d'absolutisation de leur pouvoir illusoirement collectiviste, et par un européen capitaliste qui leur est associé, recherchant uniquement la richesse matérielle.

De façon très subtile, par cette composition en apparence contradictoire des acteurs spéculatifs dans leur association "contre-nature", mais aussi par diverses allusions fort subtiles, les deux idéologies dualistes, en compétition, sont placées dos à dos dans une équivalence de dérive spéculative et contre-spéculative. En fait, leur association est loin d'être surréaliste, car leur confusion est équivalente et adultère la signification de la nature de l'Etre sous une forme seulement différente.

Par ailleurs, l'atmosphère de "chasse aux sorcières" exacerbée lors de cette période de l'histoire des USA, renforce bien l'idée qu'il y a là chou vert et vert chou, spéculatifs et contre-spéculatifs: des idéologies mal discriminées entre elles, qui donc pèchent par des travers similaires sous des formes seulement différentes, et se combattent dualistement sur le sujet des formes doctrinaires, pour ne pas avoir à actualiser la nature essentiellement refoulée et confusionnelle de leurs positions.


L'apparition du fils d'Indiana Jones nous signale que, plus encore que dans le premier film, l'enjeu central est ici le potentiel collectif du Couple Sacré qu'il s'agit d'intégrer (le couple est au départ divisé, et le père ignore l'existence de son fils), potentiel symbolisé par le crâne de cristal, convoité vaniteusement tant par le collectivisme exacerbé, tyrannique, des soviétiques, que par l'individualisme exacerbé, oppressif, du libéralisme débridé.


Bien évidemment, les prédateurs spéculatifs sont conduits par un Indiana Jones en toute innocence, vers leur destin funeste légitime, fruit de la vanité de la spéculation, de la destruction de la signification qu'elle engendre.

Et la soviétique sera confrontée dans sa recherche d'un collectivisme rejetant la vérité des Personnes, par la puissance légitime du Superprédateur Sacré, dont le collectivisme, au contraire, se fonde sur la vérité des Personnes (ce qui permet à plusieurs individus de fusionner en une même identité collective, à la fin du film).

Ce film met donc en oeuvre la croix dialectique de fort belle façon, avec ses quatre aspects Individualité-Collectivité, Homme-Femme, et le Soi, le Superprédateur Sacré, Christ, l'Eternel potentiel, au centre.

Les "extra-terrestres" (le Deva) sont au nombre de 13, dont il manque un crâne. Il s'agit de la configuration kabbalistique de l'Alliance de Feu et d'Eau (Etoile de David à 12 intersections plus le centre, soit le Couple Sacré), des 12 tribus d'Israël autour du Roi, ou encore de la configuration christique des 12 apôtres autour de Jésus.

A la fin donc, tant les spéculatifs (matérialistes-individualistes) que les contre-spéculatifs (contre-matérialistes contre-individualistes = faux collectivistes), meurent absorbés par le Superprédateur Sacré, et seul le Couple Sacré, le Fils, et le représentant du Superprédateur Sacré dans le Couple (le professeur, joué par John Hurt, qui a un lien particulier avec le crâne) restent en vie.


Amitié,

steph
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