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 ..."Elargir son horizon"...

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AMBRE

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MessageSujet: Re: ..."Elargir son horizon"...   Ven 06 Jan 2012, 13:53




Trinh Xuan Thuan:
"Les étoiles sont nos ancêtres"




Trinh Xuan Thuan, à Paris le 20 juillet dernier. Dans son nouvel ouvrage, Le Cosmos et le Lotus, l'astrophysicien dresse le bilan des différentes idées métaphysiques développées lors de sa carrière


Trinh Xuan Thuan en 7 dates
20 août 1948: Naissance à Hanoï (Vietnam).
1967: Etudes au California Institute of Technology (Caltech).
1974: Ph. D en astrophysique à Princeton.
1988: Ecrit La Mélodie secrète, panorama de la cosmologie moderne.
2000: Dialogue avec le moine bouddhiste Matthieu Ricard dans L'Infini dans la paume de la main.
2004: Découvre la plus jeune galaxie de l'Univers, I Zwicky 18.
2011: Publie Le Cosmos et le Lotu
s.

Depuis qu'il a fait d'Einstein son auteur de chevet, "TXT", 62 ans, ne se lasse pas de contempler l'Univers. En astrophysicien, découvreur de I Zwicky 18, la plus jeune des galaxies. En lettré passionné de considérations cosmologiques et philosophiques. En vulgarisateur aguerri, dispensant sur son campus de Charlottesville (Virginie) un cours d'astrophysique pour les poètes. D'origine vietnamienne, élevé "à la française", formé outre-Atlantique, c'est d'émotions, de beauté cosmique et de métaphysique que cet auteur prolixe, pétri de bouddhisme et de confucianisme, adore parler. Pour dire que nous sommes tous poussières d'étoiles. Que d'autres, ailleurs, tentent sans doute de décrypter la mélodie sans fin du cosmos. Que la création de l'Univers ne doit peut-être rien au hasard. "Un point de vue métaphysique", reconnaît l'intéressé dans son dernier ouvrage à paraître en septembre chez Albin Michel, Le Cosmos et le Lotus.
Dans les prochains jours, la Nuit des étoiles va voir passionnés et néophytes pointer le nez vers le firmament. Comment vivez-vous ce type de rendez-vous?
C'est une excellente initiative. Il faut éveiller la conscience des jeunes aux mondes qui sont au-delà de notre Terre et à la beauté de l'Univers. Pas besoin d'un grand télescope pour ressentir la fantastique émotion que procure l'observation du ciel. On peut très bien admirer la beauté des quatre lunes les plus grosses de Jupiter, découvertes par Galilée, ou la poésie des anneaux de Saturne avec un petit télescope d'amateur.
N'avoir aucune idée du contenu de l'Univers, c'est le mystère des mystères?
C'est vrai! On ignore tout de 96% de son contenu. La matière lumineuse dans les centaines de milliards de galaxies observables n'en constitue qu'un demi pour cent! Ça nous remet à notre place. Malgré toutes les connaissances acquises, nous vivons dans un Univers-iceberg dont on ne voit que la partie émergée. On parle beaucoup de cette mystérieuse énergie noire responsable de l'accélération d'un Univers composé, pour une part, de quelque chose qui n'émet aucune lumière visible, mais exerce de la gravité et qu'on appelle matière noire. Elle serait constituée d'une infime proportion de protons et de neutrons, comme vous et moi - les astrophysiciens parlent de matière noire "ordinaire", qui cohabite avec une matière noire "exotique" dont on ne connaît aucunement la nature!
A quelle échéance pourrait-on avoir un commencement de réponse?
Je ne pense pas qu'on puisse établir un calendrier. Je place beaucoup d'espoirs dans l'accélérateur de particules du Cern, à Genève, le Large Hadron Colliter (LHC). Grâce à cette machine, on va reproduire l'énergie et les conditions physiques de l'Univers quand celui-ci était âgé de seulement un millième de milliardième (10 puissance -12) de seconde après le big bang. De quoi remonter le temps et reconstituer l'histoire de nos origines presque jusqu'à la naissance de l'Univers!

Votre dernier ouvrage, Le Cosmos et le Lotus, est sous-titré "Confession d'un astrophysicien". Pourquoi?
Ce manuscrit est sans doute le livre le plus personnel que j'aie écrit jusqu'à présent. Notamment parce que j'y aborde pour la première fois mon parcours de Vietnamien élevé dans la tradition bouddhiste et confucéenne et qui, après avoir fait toutes ses études en français à Saïgon, est finalement devenu astrophysicien aux Etats-Unis. Et puis, à 60 ans passés, c'est le moment de faire la synthèse des idées métaphysiques que j'ai pu développer au travers de mes recherches sur l'évolution des galaxies. Parce que je suis au confluent de trois cultures, je vois des connexions que d'autres ne remarqueraient peut-être pas...

D'où les considérations philosophiques qui émaillent votre propos?
Absolument. Pour faire court, on peut dire que la cosmologie s'interroge sur le destin de l'Univers. Aristote pensait que ciel et terre étaient réglés par des lois différentes et que le ciel, domaine des dieux, devait être parfait et immuable. Cette vue a prévalu jusqu'à la Renaissance, quand l'astronome danois Tycho Brahe, voyant une comète apparaître dans le ciel, fit valoir qu'il était impossible que le ciel ne change jamais. Désormais, on sait que l'Univers a une histoire, un début - le fameux big bang -, un présent et un futur. Qui plus est, au xxe siècle, l'avènement de la mécanique quantique, une révolution de la pensée, a balayé toutes ces visions réductionnistes. Son principe d'incertitude - les données concernant une particule élémentaire seront toujours incomplètes - ouvre de nouveaux horizons. Pour peu qu'on renonce au vieux rêve humain du savoir absolu!
Et vous y avez renoncé?
A priori, le scientifique ne renonce jamais à chercher la vérité ultime. Mais je pense qu'on n'arrivera jamais au bout du chemin! Dès qu'on résout une question, mille autres se présentent. Dès qu'on approche du but, celui-ci recule. C'est parce que je ressens l'ineffable mystère du monde que je fais de la science! Et puis, il y a toutes les implications philosophiques de cette activité, ses émotions aussi.
Quelles émotions vous ont le plus marqué?
La recherche est une continuité d'émotions! Chaque image reçue du télescope spatial Hubble est une grande émotion. Parce qu'on se demande, à partir de là, quel pan de mystère de l'Univers va être révélé. Se confronter à l'inconnu, à ce qui est au-delà du connaissable, est une émotion. Recueillir, via un télescope, cette lumière partie il y a des milliards d'années, avant même que les atomes de mon corps ne soient fabriqués, me remplit d'émotion.

Chaque image reçue du télescope spatial Hubble est une grande émotion

Le président Obama veut mettre le cap sur l'espace profond. Qu'en pensez-vous?
Aller explorer des astéroïdes, c'est bien. Mais je suis très inquiet quant au manque de financement pour certains grands projets. On vient d'annoncer que le James Webb Telescope, qui doit succéder à Hubble aux alentours de 2018, risque de ne pas voir le jour... J'espère que la communauté scientifique va exercer un lobbying efficace pour faire revenir le Congrès américain à de meilleurs sentiments, sinon c'est catastrophique pour l'astronomie. On peut espérer que les missions robotiques vont permettre, à terme, de revenir sur Mars, où il y avait de l'eau - donc peut-être de la vie sous forme de micro-organismes présents dans les calottes glaciaires. C'est essentiel pour connaître le chaînon manquant, pour savoir comment la vie a surgi sur Terre. Comment, à nos origines, il y a 3,8 milliards d'années, on est passé des poussières d'étoiles à la première cellule vivante. Les micro-organismes martiens auront-ils le même ADN que nous? Il faut aussi aller voir du côté d'Europe, une des quatre grandes lunes de Jupiter, où il y a également de l'eau. Et puis explorer un site déjà visité par la sonde spatiale Huygens: Titan, lune de Saturne. Son atmosphère contient du méthane et de l'éthane, comme la Terre primitive, il y a plus de 4 milliards d'années.
Pourquoi parler de "poussières d'étoiles"?
Parce que tous les éléments lourds contenus dans nos corps ont été fabriqués par les étoiles. Elles sont nos ancêtres. L'histoire de l'Univers est celle de nos origines. Toute cette épopée cosmique de près de 14 milliards d'années débouche sur nous, les humains. Retracer la saga de l'Univers, c'est reconstituer notre propre généalogie cosmique. Mettre le nez dans les étoiles, c'est poser un autre regard sur soi-même. Einstein disait: "Ce qui est incompréhensible, c'est que le monde soit compréhensible!" En fait, il s'extasiait sur notre aptitude - unique - à comprendre l'Univers. Est-elle pur accident ou la conséquence d'une intime connexion cosmique entre l'homme et le monde?
D'autres, ailleurs, pourraient-ils avoir cette "aptitude" à déchiffrer l'Univers?
Oui! Il existe des centaines de milliards de galaxies observables, chacune contenant des centaines de milliards d'étoiles. Si chaque étoile est escortée d'un cortège de dix planètes, il paraît invraisemblable que la Terre soit la seule planète à héberger la vie. Il devrait donc y avoir des intelligences extraterrestres qui contemplent aussi l'Univers.

L'Univers est-il né d'un hasard?
Il y a une formule qui, de mon point de vue, résume les choses. Elle est de Freeman Dyson, un physicien anglo-américain, et dit que l'"Univers savait quelque part que l'homme allait venir". C'est un résumé de ce qu'on appelle le "principe anthropique fort". Pour le comprendre, il faut savoir que toutes les propriétés de l'Univers sont déterminées par des constantes physiques - une quinzaine de nombres comme la vitesse de la lumière. S'y ajoutent des conditions initiales, ces propriétés dont les fées l'ont doté à son berceau - quantité d'énergie noire, taux d'expansion de l'Univers. Tout cela détermine la totalité de ce que nous voyons, de la taille et la forme des galaxies à celles des montagnes ou des hommes. Or, en réalisant diverses modélisations informatiques, on s'est aperçu qu'en changeant un tant soit peu un de ces paramètres les étoiles massives ne se formaient plus. Qu'il n'y a donc plus les éléments lourds nécessaires à la vie et à la conscience. Finalement, la seule combinaison gagnante est celle du réglage que nous connaissons sur Terre - puisque nous sommes là pour en parler! C'est cela le principe anthropique.

suite et sourceICI
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MessageSujet: Re: ..."Elargir son horizon"...   Mer 08 Fév 2012, 15:47

Citation :
Interview de Joël Labruyère.

Joël Labruyère lutte depuis des années pour la défense des spiritualités et des thérapies non-conventionnelles. À contre courant de la machine médiatique, son ouvrage " L’État inquisiteur " a été l’une des rares enquêtes à faire la lumière sur l’inquisition en France. Il publie un nouvel ouvrage, " Rencontre ".

Lorsque vous affirmez qu’une nouvelle inquisition s’installe en France, n’est-ce pas exagéré ?

J’ai cherché à comprendre le mécanisme de l’inquisition traditionnelle ; il s’agit d’une science de la normalisation mentale que tous les régimes tyranniques ont utilisé. Ces méthodes de déstabilisation et de manipulation sont d’une telle habileté qu’on finit par les trouver normales. Elles ont fonctionné pendant des siècles et font partie intégrante de notre culture. Le but ultime de l’inquisition est de terroriser les populations en leur présentant des boucs émissaires qui changent de nom de siècle en siècle. Aujourd’hui, c’est les sectes. Gare à ceux qui s’écartent de la pensée dominante !

Selon vous, il existerait une inquisition moderne utilisant les mêmes méthodes de coercition (1) que par le passé quoique sous des formes politiques acceptables ?

L’esprit d’inquisition est une très vieille idéologie qui s’est cristallisée à l’apparition du monothéisme. Depuis qu’on a décrété qu’il n’existe qu’un seul dieu, tous les autres doivent périr et maudits soient les hérétiques qui douteraient que l’Église est le seul intermédiaire entre l’humanité et le dieu unique. On peut remplacer le dieu unique de Église par la raison unique de la Science officielle, mais le résultat est le même : le dissident doit être exclu de la communauté des gens normaux. Aujourd’hui, on use de moyens d’excommunication identiques à ceux en usage depuis la fondation de l’inquisition en 1233. Prenons pour exemple la " procédure d’office " qui est fondée sur le soupçon et la délation, sans que l’accusé soit l’objet d’accusations précises. Accusé, donc coupable.

http://antahkarana.forumzen.com/t95-elargir-son-horizon?highlight=Sortir+du+vortex+Jo%EBl+Labruy%E8re#549

Bonjour à tous,

Le site CROM.be remet à jour certains écrits de Joël Labruyère dont le suivant :

SORTIR DU VORTEX !
LA MÉTHODE DE LA CORBEILLE

Auteur: Joël Labruyère

Le vortex de notre enlisement est constitué, entre autre, de deux éléments très lourds: l’accrochage naturel auquel nul ne peut se soustraire tant qu’il transite sur la dimension matérielle à l’aide d’un corps biologique, et l’accrochage culturel dont on peut se déconditionner – si on le veut. Le premier pas pour se reconnecter aux forces de l’univers interne consiste à se détacher de l’imagerie du monde, et en premier lieu à rompre avec le système culturel et ses représentations politiques, religieuses et scientifiques. Il faut jeter tout cela par-dessus bord, comme un dirigeable se débarrasse des sacs de sable pour s’alléger.

Curieusement, les gens en cheminement spirituel parlent de déconditionnement, mais ils restent soumis à une vision conformiste de la société et du monde.
Ils croient qu’il est moral de vouloir améliorer l’ordre établi gouverné par les basses hiérarchies. Ils continuent ainsi à promouvoir la culture d’aliénation à laquelle ils prétendent échapper.
Ils s’identifient toujours à la nationalité, la race, le mode de vie matérialiste et la représentation de l’univers promu par les scientistes et les théologiens.
On continue à faire tourner la roue, soit en s’y conformant, soit en désirant réformer les choses. On vaque à l’entretien du camp de la mort.
Un être conscient de la fausseté de la civilisation où il vit actuellement n’émet plus de protestation sur les aberrations de la société car il sait que tout devra être changé. Or, la meilleure façon de changer une situation aberrante, c’est de ne pas la rendre encore plus perverse en l’améliorant. Les humanistes bien pensants améliorent l’enfer.
La lucidité, c’est de ne plus s’alarmer des risques et périls qui menacent l’espèce humaine en y apportant des solutions boiteuses par bonne conscience ou par ignorance des causes réelles. La lucidité, c’est de rompre radicalement avec la politique et la culture qui entretiennent ces maux. Il faut opérer une dissidence en esprit.
Prenons un exemple actuel. Au lieu de protester contre la hausse du prix du carburant en incitant à boycotter Esso et Total – tout en se fournissant à d’autres firmes appartenant au même lobby – il vaudrait mieux proposer un plan énergétique absolument autre.
Après tout, les rois du pétrole sont en droit de vendre leur carburant à prix d’or, puisque c’est le genre de civilisation énergétique qu’ils ont voulu et qu’ils nous imposent de force. Charbonnier est maître chez lui, que cela nous plaise ou non.
Personnellement, je ne me sens pas responsable des crises déclenchées par les lobbies, et si l’on m’avait demandé mon avis sur l’énergie, je n’aurais jamais songé à forer des puits de pétrole, ni à construire des usines nucléaires. Alors, ce que cet enfer deviendra ne me regarde plus, puisque je n’ai pas la parole quoique j’en supporte l’aberration. Il est ridicule de croire que nous avons le moindre pouvoir sur ce que nous n’avons pas choisi. On proteste et on descend dans la rue, ou bien on exprime sa sainte colère sur l’Internet du Pentagone.
Laissons-les plutôt s’enfoncer dans leurs problèmes, à moins que nous voulions défendre le pétrole et le nucléaire.
Cet aveu serait plus cohérent que des gesticulations effarouchées.
Je me désolidarise du système car s’en préoccuper – compte tenu de ma faiblesse humaine toujours prête à pardonner – c’est collaborer à un crime contre la nature et la vie.
Il ne faut pas aider les gardiens du camp de la mort lorsque leur système s’effrite et que les miradors commencent à s’écrouler.
Il est stupide de rafistoler leur système concentrationnaire sous prétexte qu’ils nous y laissent végéter. Mais encore faut-il savoir de quel bord on est?
Les gens qui veulent réformer ce monde ne connaissent pas le sens de la vie et de la mort.
Au lieu de se plaindre du traçage du cheptel humain par la micropuce – ce qui est inévitable puisque la machine est lancée – il faudrait plutôt réfléchir à une parade spirituelle.
Face aux ondes nocives, on préfère mettre des aimants à ses semelles, ce qui évite de penser, acte pénible entre tous. Le commerce des rafistolages alternatifs a un bel avenir.
Au lieu de se plaindre au sujet de la désinformation et des manipulations, coupons le contact avec les sources d’émission médiatiques polluantes. N’écoutons plus «la voix de son maître» qui cause dans le poste.
Il y a des années que je n’écoute ni ne lis aucune information sur l’actualité. Quand je dois apprendre quelque chose de remarquable, cela m’arrive d’une façon ou d’une autre. Les dernières photos qui m’ont intéressé remontent à la mort du Commandant Massoud. J’ai achevé là ma carrière de lecteur de reportages. Qu’a-t-on encore besoin de savoir après le meurtre du dernier chef héroïque? Seule tentation nostalgique, les images des années 60, le bon vieux temps. Mais lire un article de journal, non. Ce n’est jamais vrai. Je suis pourtant au courant des faits les plus significatifs sur la plongée de l’espèce humaine dans le gouffre de la barbarie.
Ils tuent les loups en France, par exemple. Cela donne à réfléchir car je vois se rapprocher mon tour. Si les moutons pouvaient désigner leur prédateur, ce serait plutôt le berger que le loup qui se saisit à l’improviste de la bête faible et déjà condamnée.
Accorder de l’attention à la propagande sélectionnée par les médias, c’est lui donner du crédit et de la puissance. Suivre l’actualité est déjà un acte de complaisance envers ceux qui font l’actualité; y réagir est de la naïveté car les événements sont déjà décidés sur un plan occulte.
Il ne faut plus écouter ces cocaïnomanes de la presse qui nous pressent le citron.
Ne vous tracassez plus pour savoir qui sera président ou pape puisque dans tous les cas c’est cousu de fil blanc: Grande Loge ou Loge Grande?
Mais si, par sentimentalité, vous voulez perpétuer le système, alors, étonnez-vous, révoltez-vous, manifestez, pétitionnez, rejoignez les «amis des amis de l’Homme qui a vu l’homme qui défend la Nature», et proposez des solutions aussi idéalistes qu’inefficaces… car c’est exactement ce qu’on attend de votre candeur.
En émettant de bonnes vibrations vers les pourris, vous les endurcissez dans le mal. Vous ne rendez service à personne avec vos bons sentiments mal orientés.
Pendant qu’on vous occupe ainsi, vous renforcez le système dont vous êtes les collabos. Vous finirez par le rendre acceptable en vous convainquant qu’on peut sauver le monde, alors que vous aurez vendu votre âme pour établir un enfer à visage humain.

QUE FAUT-IL FAIRE POUR SORTIR DU VORTEX?

D’abord, observons ce que fait la concurrence – pour ne pas dire «l’adversaire» car nommer par son nom le carnassier qui les dévore est insupportable aux ruminants.
L’élite est organisée en réseaux occultes relayés par des clubs et des loges où l’on maintient les esclaves de la technocratie mondiale sous contrôle. Ils sont organisés depuis des siècles, et ils obéissent à des chefs implacables qui leur procurent des privilèges et un pouvoir sur le genre humain.
Pendant que ces messieurs se réunissent dans leurs loges pour décider de votre sort, vous batifolez en brandissant le «Livre Jaune», expliquant à votre concierge éberluée le complot des illuminati.
Et lorsqu’elle prête attention à vos élucubrations sans vous traiter de dingue, vous pensez «les choses évoluent, ma concierge commence à comprendre».
Et pendant ce temps, vous continuez à rêver, vous ne vous organisez pas. Vous passez d’un complot à l’autre sans chercher à comprendre. Vous zappez. Laxisme, paresse? Vous ne voyez pas que le système politique que vous dénoncez est fondé sur une organisation technocratique militaire où rien n’est laissé au hasard.
Les journalistes, les banquiers et les stars mangent et couchent ensemble. Ils sont organisés. Pas vous. Vous, vous êtes isolés, donnant votre âme en pâture à l’Internet du Pentagone.
On vous fait croire que vous représentez une force morale, unis autour de toutes les bonnes causes. Internés sur Internet.
Quant à elle, l’élite vit dans le monde réel, se côtoie physiquement, travaille et s’amuse ensemble. L’élite est une fraternité qui applique le principe «aime ton prochain». Ils s’entraident, ils se poussent en avant, ils échangent des bons procédés, et ils se mangent aussi selon l’adage «c’est plus drôle avec de la compétition».
Ils s’amusent beaucoup lorsqu’ils font semblant de se chicaner devant les médias, et ils se moquent de vous pendant que vous les applaudissez. L’élite jouit de tous les plaisirs raffinés pendant que vous êtes devant votre écran, triste masturbateur des bonnes causes.
Quand bougerez-vous votre derrière plombé? Quand comprendrez-vous qu’il faut s’organiser, se fixer un objectif, un but fort, établir un programme, réunir des forces et passer à l’acte? Quand passerez-vous à la riposte? Même ce mot vous fait peur.
Alors, si l’on vous parle d’une stratégie de reconquête de l’espace planétaire, vous trouvez que cela «manque d’amour» alors qu’il s’agit de sauver vos âmes.
Finirez-vous par comprendre la loi de cette jungle où vous servez de canard, ou continuerez-vous à vous bercer de rêves de prolétaires? (Prolétaire signifie «sans pouvoir».)
Lorsque vous travaillez bénévolement dans l’humanitaire, l’élite vous en sait gré car tout le profit est pour elle. Vous donnez bonne conscience au système. Vous servez de serpillière.
Désirez-vous réunir des fonds pour des médicaments? C’est très bon pour les labos. Lutter contre la faim dans des régions vampirisées par les lobbies? Excellent pour leur image. Ils vous sponsoriseront et vous pourrez faire carrière dans la bureaucratie humanitaire en vampirisant à votre tour les maudits de la terre. Avec bonne conscience, car «il faut bien faire quelque chose». Il faut construire des hôpitaux pour éponger les ravages de la civilisation matérialiste tout en faisant des profits (la vente continue pendant les travaux et les massacres).
L’élite vous utilise pour régler les problèmes générés par son avidité. C’est un système machiavélique parfait. Ils font la guerre pour augmenter leur fortune et vous descendez dans la rue pour bêler «la paix, la paix» jusqu’à ce qu’ils vous donnent le prix Nobel. Vous êtes un super gagnant au dîner de cons et vous avez bien mérité le prix. Alors, le trafic d’armes peut continuer, avec votre caution, en attendant qu’un nouveau Don Quichotte se lance à l’assaut des moulins à Rothschild qui tournent dans l’astral en aspirant votre énergie.
Vous ne voyez pas que celui qui accorde le prix Nobel est le même que celui qui fabrique les armes. On vous le dit et on vous le répète, mais cela n’imprime pas, et dès qu’une nouvelle mère Térésa se lève, vous applaudissez de vos petites menottes.
Comment des enfants pourraient-ils imaginer que le grand humanitariste est Satan en personne? A sa place, vous agiriez pourtant ainsi. Vous vous montreriez sous le masque de la philanthropie. Vous enduiriez vos pattes griffues avec de la farine. Vous vous présenteriez comme un être de lumière.
Pourquoi ne vous posez-vous pas la question juste? On vous a dit que la candeur est une vertu, et que ceux qui voient le mal partout sont négatifs.
Vous voulez être du côté du bien, mais celui-ci n’est que l’envers du mal.
Vous n’avez pas les bases, vous refusez de les apprendre, et ceux qui vous trompent ont des siècles d’avance. Ils ont pris beaucoup d’avance car ils sont organisés. Et ils ne vous lâcheront pas.
L’adversaire – disons le «concurrent» car vous n’aimez pas les termes négatifs – est très différent de vous. Il est initié à la «science du bien et du mal». Il peut jouer des deux côtés. Il a deux visages.
Il vous domine depuis des milliers d’années et vous n’osez pas en prendre conscience par peur de découvrir la vérité sur le monde et sur vous-même. Vous ne voulez ni voir ni savoir.
Vous pouvez admettre dans un moment de lucidité que ceux qui vous dirigent sont organisés pour vous dominer, mais vous ne pensez pas à vous organiser par vous-mêmes. Lorsqu’une prise de conscience se fait en vous, alors, brûlants du désir de servir, vous rejoignez les organisations préparées à votre intention: politiques, religieuses, culturelles… c’est pathétique.
Si malgré tout vous êtes un rescapé, vous savez qu’on veut vous désarmer spirituellement avec «l’espoir en un monde meilleur». Vous comprenez que le monde meilleur est une propagande pour tenir votre système énergétique sous tension. Alors, si l’éclair jaillit dans votre esprit, vous attrapez les stupidités sur l’âge d’or pour les jeter aux cabinets avec tous les autres idéaux planétaires. Vous pouvez tout dégager sans complexe. Sans haine ni passion, tranquillement, méthodiquement, sans regret, vous allez vider la grosse corbeille culturelle avec la république, les droits de l’homme, le progrès, la démocratie, la dictature du prolétariat, les trusts, la science, la télé, les dieux de l’Inde, le grand lama et la CIA, le baptême et la circoncision, le comte de Paris ou le prétendant des Bourbon, Jack Lang l’éventreur, sœur Emmanuelle du tube catholique, les satanistes associés, le rap et la coke, l’Europe unie, les Verts, les rouges, le dernier channel à la mode, les faux ovnis du Pentagone, les apparitions mariales, les tours du World Trade Center, le sida, Nietzsche, Saint Augustin, Marylin, les reptiliens de Buckingham, Le Livre Jaune, les prophéties mayas, votre manuel «Vivre sainement en enfer», le Zen du non mental, le yoga du yoyo des gagas, la PNL et les thérapies, Hollywood, les jeux olympiques, le 14 juillet, votre soi-disant négritude, votre soi-disant juiverie, Pol Pot, le Coran, le Grand Larousse, le Code Civil, les œuvres complètes de Freud, Mein Kampf, le Kapital, Libération, Le Monde, Le Figaro, l’Humanité, Elle et Marie-Claire, l’Ordre Mondial à visage humain, l’ONU, l’UNESCO, la Sécu, les OGM garantis biologiques, mille et une horreurs et autant de merveilles… sélectionnez tout et puis d’un clic, videz. C’est magique. Voilà comment on commence à sortir du vortex.

SORTIR DE LA RÉPUBLIQUE

Ce n’est encore là qu’un début. Trop fastoche, direz-vous? On vous le concède, se débarrasser de tant de détritus et d’objets encombrants n’est pas un sacrifice pénible.
Mais maintenant, il faut faire un pas de plus. Il faut un acte de conscience si l’on veut se laver de l’affront fait à notre divinité intérieure.
D’abord, si vous le voulez, occupons-nous de cette chose terrifiante qui a pour nom «carte d’identité nationale». Comme on ne peut pas la détruire au risque d’encourir le courroux de l’autorité fasciste d’occupation, il faut la réduire à ce qu’elle est: un marquage pour le bétail.
Alors, d’un mouvement de conscience, on l’efface magiquement. La police n’y verra que du feu. La photo et la puce sont encore là. Ils ne verront pas que vous venez de passer dans une autre dimension où il leur sera très difficile de vous identifier.
Invention de la révolution française, inconnue des civilisations précédentes, la carte d’identité va évoluer naturellement vers la puce de traçage. L’origine d’une chose indique ce qu’elle deviendra.
La carte d’identité nationale est l’annulation de votre identité céleste.

Avec la nationalité française, vous abandonnez une lourde entrave intérieure. Ce n’est pas un blasphème puisque cette nationalité est l’invention de «notre grande révolution» comme disait Rothschild, et plus anciennement des rois pillards de la Bretagne, de la Provence et de l’Occitanie (ces Philippe le Bel «qui ont fait la France» avec l’aide de l’Inquisition).
En abandonnant cette chaîne en conscience, vous quittez à la fois le Grand Orient et la Fille aînée de l’Eglise. Vous faites d’une pierre deux coups. Cet acte magique aura des répercussions stupéfiantes sur votre âme qui s’émancipera à la fois du Vatican et de l’Elysée. Pas mal, pour un début, non?
Vous échappez symboliquement à la sainte Inquisition et au ministère des finances qui, lui, continuera à vous harceler un peu, mais si vous avez la foi dans votre révolution intérieure, il se créera un espace où il deviendra plus difficile de vous approcher. Vous devenez quasi invisible en abandonnant votre identification avec les autorités terrestres. Vous changez d’obédience existentielle.
Comme la nature ne connaît pas le vide, votre âme va se trouver naturellement reliée à une autre nationalité, votre véritable identité. Extérieurement, vous continuez à être un bon citoyen français – pâle ou bronzé – mais intérieurement vous commencez à quitter le vortex.
Il faut savoir ce que l’on veut. Soit vous continuez à vous identifier à votre statut de citoyen européen des Etats-Unis du monde, soit vous sortez du jeu et vous prenez une nouvelle nationalité. Pas besoin de papiers. Surtout pas de papiers! Pas besoin de casier judiciaire ni d’enquête de moralité. Juste un acte de conscience et exit la République maçonnique!
Vous levez le Saint Siège par la même occasion. Alors, l’Ordre Mondial aura du mal à vous rattraper.
Après cette seconde phase de déconditionnement conscient, les choses se corsent. Il faut quand même vous en avertir. Les deux phases précédentes, l’abandon de la culture parasitaire et de la nationalité de déportation sont assez faciles à dépasser – quoique pas pour tout le monde. Mais vous pouvez le faire.

Maintenant, après avoir vidé la corbeille philosophique et culturelle, et après avoir purifié le miroir de notre citoyenneté galactique, il faut faire le grand saut: la conversion de notre humanité en un être céleste. Bon, il y a déjà moins de candidats. Pourtant, ce n’est pas si difficile à comprendre en théorie, quoique malaisé à réaliser pratiquement, convenons-en.
Il faut laisser tomber le statut d’humain mortel dont on nous a affublés comme un pyjama rayé avec un matricule.
Imaginez que dans votre jeunesse, vos éducateurs aient été des êtres lumineux, sérieusement préoccupés de l’éveil de votre réelle individualité au lieu de n’avoir pour objectif que votre adaptation à la folie sociale. Prenons ça comme une simple hypothèse de travail car nul d’entre nous n’a reçu une éducation juste. Ces véritables éducateurs auraient mis en avant notre nature spirituelle au lieu de nous faire descendre d’un singe comme l’enseigne la République. Mais puisque le mal est fait et que nous voilà identifiés à ce sac de chair et de sang qu’on appelle le corps, nous pouvons essayer de changer notre façon de voir. Qu’avons-nous à perdre?
Rien d’autre qu’une image dévalorisante de nous-mêmes. Il est important d’avoir une image gratifiante, céleste de nous-mêmes.
Il faut que vous sachiez la vérité sur votre origine véritable. Le singe ou la paramécie n’ont rien à voir là-dedans. Si vous mettez de côté la culpabilité, vous verrez que vous êtes une sorte de dieu, certes un peu mal en point dans les conditions actuelles, mais qui, si on lui rafraîchit la mémoire, pourrait ressentir à nouveau le souffle de son être réel. Cela sera d’autant plus facile que vous aurez rejeté l’identification à la culture imposée dans le monde de la déportation. Si vous n’avez pas vidé la corbeille, ça devient beaucoup plus dur à comprendre. Refaites un clic. C’est si bon.

Suite : http://www.crom.be/documents/sortir-du-vortex
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MessageSujet: Re: ..."Elargir son horizon"...   Jeu 09 Fév 2012, 16:00

Citation :
Il faut laisser tomber le statut d’humain mortel dont on nous a affublés comme un pyjama rayé avec un matricule.

Bien que je ne sois pas d'accord sur le ton et l'esprit encore très attaché à protester sur ce dont l'auteur veut se détacher, je suis d'accord avec sa conclusion que ce passage résume.
Quand on veut quitter mentalement et conditionnellement un mode de penser il faut le remplacer par autre chose, il faut découvrir vraiment et faire grandir ce dont l'être est affamé et qu'il n'a pas trouvé dans la société, dans la culture dans lesquelles il est immergé.
Le texte décrit beaucoup plus sa vision de la société qu'il dénonce que la nouvelle vision, sa perception de cette nouvelle identité dont il fait allusion:

Citation :
Comme la nature ne connaît pas le vide, votre âme va se trouver naturellement reliée à une autre nationalité, votre véritable identité.
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MessageSujet: Re: ..."Elargir son horizon"...   Lun 24 Sep 2012, 21:25

Citation :


Le Dalaï Lama a rencontré Dmitry Itskov en début d'année pour le projet AVATAR!



On dit souvent que les films de science-fiction sont des avant-goûts de la réalité. Vous vous souvenez du film Avatar ? De la série Matrix ? Et plus loin en arrière, de la série télévisée Code Quantum (avec l'hologramme Al) ?


Un russe fou, soutenu qui plus est par le Dalaï Lama (sa réputation est définitivement faite, si cela n'était pas encore le cas), veut faire de cette fiction une réalité.



Bienvenue dans l'avenir virtuel que dénonce entre autres Joël Labruyère et qu'avait prédit Rudolf Steiner.


Transférez votre cerveau dans un hologramme : Projet Avatar 2045 – une nouvelle ère pour l'humanité ou la science qui devient (encore plus) folle ?

http://bistrobarblog.blogspot.fr/2012/07/le-film-avatar-va-devenir-realite.html

Traduit par Hélios

Citation :
"La version hollywoodesque du Dalaï-lama a conduit des millions de personnes autour du monde à croire que cet homme est un Saint. Pourtant, la vérité est loin de là. Ce moine tibétain a participé et même dirigé un régime féodal répressif contre le peuple tibétain dans les années ’50, alors qu’il organisait une insurrection contre la Chine avec le soutient de la CIA. Il a avoué lui-même recevoir annuellement des millions de dollars de la CIA pour entrainer ses troupes de guérillas pour se séparer de la Chine. Il appartenait alors à la classe riche et dominante tibétaine, mais lorsqu’il s’aperçut que l’insurrection ne fonctionnerait pas dû au manque de soutien populaire de la masse, il décida de s’enfuir avec cette caste d’aristocrates tibétains en Inde en 1959.

Oui, un moine tibétain créé en partie par Allen Dulles qui est sur la liste de paye de la CIA, vous avez bien lu, sans oublier l’argent des George Soros de ce monde et de leurs révolutions colorées financées par le cheval de Troie de la CIA qu’est la NED, etc... Pas ce qu’il a de plus spirituel." http://antahkarana.forumzen.com/t95p60-elargir-son-horizon?highlight=Sortir+du+vortex+Jo%EBl+Labruy%E8re

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MessageSujet: Re: ..."Elargir son horizon"...   Lun 22 Oct 2012, 10:32

Citation :
SAMEDI 20 OCTOBRE 2012

Le graphique de HAARP est enflammé hier et aujourd'hui
Le spectrogramme, que l'on peut voir sur le site officiel de HAARP en Alaska, montre le contenu fréquentiel des signaux enregistrés par le magnétomètre à induction HAARP. Cet instrument mesure les variations temporelles du champ géomagnétique au niveau des ultra-basses fréquences, variant entre 0 et 5 Hz.

La question: Est-ce que ces ondes proviennent d'un orage magnétique causé par le soleil ou bien, d'essais technologiques tels que HAARP ou les "Rods from God" ("projet Thor")?

http://www.haarp.alaska.edu/cgi-bin/scmag/disp-scmag.cgi?date=20121020&Bx=on

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MessageSujet: Les vrais penseurs de notre temps    Mar 24 Déc 2013, 10:44



« La maladie est une altération des fonctions du corps ;
or l'esprit ne fait pas partie du corps. La maladie mentale est un mythe. »

Thomas Szasz




TEXTE :
Le concept de « maladie mentale » est mythologique, utilisé pour des raisons stratégiques, des intérêts sociaux, nationaux, religieux. Szasz dénonce l'utilisation de la psychiatrie comme moyen de contrôle social, comparant le rôle du psychiatre envers les déviants à celui des inquisiteurs face aux hérétiques. (On dit de lui qu'il raconte que tout le monde est fou... sauf les fous, naturellement! ) En fait Szasz explique que personne n'est fou, y compris les « fous ». Mais les fous essaient de nous dire des choses embarrassantes que nous ne voulons surtout pas entendre. Aussi, la société compte sur les psychiatres pour les faire taire. La maladie mentale n'est pas un problème médical, mais un problème de pouvoir. Szasz a été l'un des premiers à dénoncer la répression de la folie avec son cortège de camisoles, enfermements, électrochocs, lobotomies et abrutissements chimiques. Les premiers asiles furent créés en Grande Bretagne par l'aristocratie afin d'empêcher ses membres « égarés » de dissiper leur fortune. Dans la plupart des cas, ce qu'on appelle schizophrénie ne correspond à aucun dérangement organique. « Arrêtons de raconter qu'il y a, derrière chaque pensée tordue, une molécule tordue dans notre cerveau ». Si tel était le cas, précise Szasz, il faudrait traiter la schizophrénie comme n'importe quelle autre maladie, et ne plus faire des malades mentaux une catégorie à part que l'on enferme et que l'on soigne d'autorité. « ais, précise-t-il, je n'idéalise pas la folie ; je ne pense pas que les fous soient des êtres supérieurs, victimes de la société capitaliste. »

« Nous sommes en présence d'un phénomène religieux et non pas scientifique ». Le diagnostic de « folie » a pris la succession, dans notre civilisation occidentale, de celui de « possession ». La sorcière, les possédés dérangeaient et étaient donc éliminés par des inquisiteurs au nom de la vraie foi. Aujourd'hui, les psychiatres sont les nouveaux inquisiteurs et procèdent à une élimination comparable, mais au nom de la « vraie » science. Autrefois, l'on croyait dans la religion, aujourd'hui, dans la science.

L'évolution des diagnostics selon les mœurs apporte une preuve supplémentaire, selon Szasz, du caractère peu scientifique de la maladie mentale. À la fin du XIXe siècle les psychiatres traitaient surtout des hystériques et des épileptiques. L'hystérique, comme la sorcière du Moyen Âge, était généralement une jeune femme. Aujourd'hui, ces deux « maladies » ont pratiquement disparu ― sans traitement. Elles ont été remplacées par la schizophrénie et la paranoïa. [Les enfants « hyperactifs » traités au Ritalin sont la mode psychiatrique actuelle.] Ce qui nous dérange a évolué.

Le concept de « maladie mentale » nous permet de nous accommoder de comportements dont nous avons du mal à accepter qu'ils puissent être normaux. Par exemple « le crime ». « Les criminels ne sont plus exécutés, ils sont soignés. » Le rôle des psychiatres dans la société moderne « est de libérer les coupables et d'interner les innocents ». Un condamné à mort en Floride, ne peut être exécuté parce que les psychiatres de la prison le trouvent trop fou pour subir sa peine. (histoire vraie) Faut-il donc le soigner pour pouvoir l'exécuter, demande Szasz? La cour suprême des États-Unis s'interroge. Jusqu'au XVIIIe siècle, le mal était interprété comme une possession par le Diable. Aujourd'hui le mal est nécessairement le signe d'un désordre génétique et chimique. Tout cela, selon Szasz, relève de la pensée mythique, et non pas de la science.

La psychanalyse, comme la psychiatrie, ne sert qu'à nier le libre arbitre et à faire reculer la responsabilité individuelle. Les voleurs, explique Szasz, étaient autrefois considérés comme responsables de leurs actes et punis comme tels. Mais dès l'instant où le voleur devient un « kleptomane », l'incendiaire, un « pyromane » etc., il n'est plus responsable du vol ; il est « agi » de l'extérieur par des pulsions qui lui échappent et qu'il ignore.


extrait de Guy Sorman, « Les vrais penseurs de notre temps », Ed. Fayard, 1989


Le Mot de l'éditeur : Les vrais penseurs de notre temps
Du Big Bang à la philosophie chinoise, des origines du langage à l'économie libérale, de la science du chaos à l'évolution des espèces, de la conquête de l'espace à la génétique, de la psychanalyse à l'intelligence artificielle, Guy Sorman explore toutes les théories intellectuelles qui caractérisent notre temps. Cette enquête n'est pas conduite dans le ciel des abstractions, mais organisée autour de rencontres avec les penseurs eux-mêmes, à Paris, Boston, Delhi, Pékin, Berlin, Londres, Tokyo ou Mexico. Ainsi s'ouvre un dialogue universel entre Noam Chomsky et Edward Wilson, Youri afanassiev et Edward Teller, Motoo Kimura et Stephen Gould, Karl Popper et Claude Lévi Strauss..., entre autres bâtisseurs de systèmes représentatifs de la pensée universelle d'aujourd'hui. L'ensemble constitue une sorte de bibliothèque vivante, véritable panorama des connaissances et des différentes interprétations de notre univers et de notre histoire à l'aube du troisième millénaire. Guy Sorman, éditeur et journaliste, est l'auteur de La Révolution conservatrice américaine, La Solution libérale, L'Etat minimum, La Nouvelle Richesse des Nations et Sortir du socialisme.


>>>Guy Sorman
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